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DEVOIR SURVEILLÉ n°6
Vendredi 21/03/2025 – 13h-17h
L’usage de calculatrices est interdit.
La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements
entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront
pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Partie I
On désigne par R[X ] l’ensemble des polynômes à coefficients dans R.
On note Rn [X ], n ∈ N, l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à n.
On identifiera un polynôme P de R[X ] à la fonction polynomiale associée sur R.
Enfin, P ′ et P ′′ désigneront les polynômes dérivés de P et P ′ .
Soit (Tk )k∈N la suite de polynômes définie par :
T0 = 1 ; T1 = X ; ∀k ∈ N∗ , Tk+1 = 2X Tk − Tk−1
Dans tout le problème et sauf avis contraire, n désigne un entier naturel.
Partie A
1. Déterminer les polynômes T2 , T3 et T4 .
2. Quel est le degré de Tn et son coefficient dominant ?
3. Etudier la parité de Tn .
4. Calculer Tn (1), Tn (−1) et Tn (0).
5. Montrer que Tn est le seul polynôme qui vérifie :
∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ)
6. Dans cette question uniquement, on suppose que l’entier n est non nul.
(a) Pour quelles valeurs de θ a-t-on : Tn (cos θ) = 0 ?
(b) Montrer alors que Tn possède n racines réelles distinctes dans [−1, 1]. Conclure.
7. Déterminer les racines de Tn′ .
Partie B
On définit les applications L et N de R[X ] vers R+ par :
n
∀P ∈ R[X ], P (x) = ak x k
X
, L(P ) = sup |P (t )| , N (P ) = max |a k |
k=0 t ∈[−1,1] 0ÉkÉn
On considère enfin l’application ϕ de R[X ]2 vers R définie par :
Z π
2
∀(P,Q) ∈ R[X ] , ϕ(P,Q) = P (cos θ)Q(cos θ)d θ
0
1. Soient P et Q deux polynômes et λ ∈ R ; montrer les propriétés suivantes :
L(P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 et N (P ) = 0 ⇐⇒ P = 0
L(λP ) = |λ|L(P ) et N (λP ) = |λ|N (P )
L(P +Q) É L(P ) + L(Q) et N (P +Q) É N (P ) + N (Q)
Que peut-on en déduire ?
2. Montrer que γn = n + 1 vérifie :
∀P ∈ Rn [X ], L(P ) É γn N (P )
3. Donner un exemple de polynôme Q ∈ Rn [X ] tel que :
L(Q) = γn N (Q)
Que peut-on en déduire ?
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4. Calculer L(Tn ).
5. Montrer que ϕ est un produit scalaire sur R[X ].
6. Soient n et m deux entiers naturels distincts. Calculer ϕ(Tn , Tn ) et ϕ(Tn , Tm ).
7. Soit P ∈ Rn [X ] ; montrer qu’il existe un unique (n + 1)-uplet (α0 , . . . , αn ) ∈ Rn+1 tel que :
n
αk Tk
X
P=
k=0
Vérifier alors que pour tout entier k ∈ 0, n, on a :
|αk | É 2L(P )
8. Dans cette question uniquement, l’entier n est strictement positif. Montrer que :
N (Tn+1 ) É 2N (Tn ) + N (Tn−1 )
p
9. On pose q = 1 + 2. Montrer que :
∀n ∈ N, N (Tn ) É q n
10. En déduire que l’on a : p
∀P ∈ Rn [X ], N (P ) É q n+1 2L(P )
Partie II
On considère l’espace euclidien R3 orienté muni d’une base orthonormée directe (i , j , k).
On note 〈u, v〉 le produit scalaire usuel dans R3 des vecteurs u et v.
1. On considère la rotation r d’axe dirigé par le vecteur unitaire a et d’angle θ.
(a) Rappeler l’expression générale de l’image r (u) d’un vecteur u de R3 orthogonal à a.
(b) Montrer que tout vecteur v de R3 s’écrit de manière unique v = u + λa avec a et u orthogonaux et λ ∈ R.
(c) En déduire l’expression générale de l’image r (v) d’un vecteur v quelconque de R3 .
2. On considère f la réflexion par rapport au plan d’équation x + y = 0 et g la réflexion par rapport au plan
d’équation y + z = 0.
(a) Quelle est la nature de f ◦ g ?
0 0 1
(b) Montrer que la matrice de f ◦ g dans la base (i , j , k) est −1 0 0 .
0 −1 0
(c) Préciser les éléments caractéristiques de f ◦ g .
(d) Les endomorphismes f et g commutent-ils ?
(e) Déterminer les valeurs propres (complexes) de f ◦ g et de g ◦ f .
3
0 − 54
5
3. On considère l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique est 0 1 0 .
4 3
5 0 5
Montrer que cet endomorphisme est une rotation dont on précisera les éléments caractéristiques.
4. Soit a un vecteur non nul de R3 et λ un réel quelconque.
On considère l’application ϕ de R3 dans R3 définie par ∀u ∈ R3 , ϕ(u) = u + λ〈u, a〉a
(a) Vérifier que ϕ est un endomorphisme.
(b) Pour quelle(s) valeur(s) de λ l’application ϕ est-elle une isométrie ?
(c) Reconnaître alors ϕ.
FIN DE L’EPREUVE
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