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Exos GPT

Le document présente une série d'exercices de physique de niveau MP/X/ENS, abordant des concepts tels que la forme d'une chaînette, la chute d'un solide dans un fluide, l'équilibre d'une perle sur un anneau en rotation, et d'autres phénomènes mécaniques et électrostatiques. Chaque exercice inclut des questions théoriques et des calculs pratiques, permettant d'explorer des principes fondamentaux de la physique. Les exercices sont conçus pour renforcer la compréhension des lois de la dynamique, de l'électrostatique et des systèmes en équilibre.

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Le document présente une série d'exercices de physique de niveau MP/X/ENS, abordant des concepts tels que la forme d'une chaînette, la chute d'un solide dans un fluide, l'équilibre d'une perle sur un anneau en rotation, et d'autres phénomènes mécaniques et électrostatiques. Chaque exercice inclut des questions théoriques et des calculs pratiques, permettant d'explorer des principes fondamentaux de la physique. Les exercices sont conçus pour renforcer la compréhension des lois de la dynamique, de l'électrostatique et des systèmes en équilibre.

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Exercices légendaires de Physique – Niveau

MP/X/ENS
Le Grand Xavier

Exercice 1 : Forme d’une chaînette


On considère une chaîne souple, inextensible, de masse linéique λ, de longueur L, suspendue
par ses deux extrémités à deux crochets situés à la même hauteur et distants horizontalement de
2D. Sous l’effet de la gravité, la chaîne prend une forme d’équilibre appelée chaînette (voir schéma
ci-dessous). On note O le point le plus bas de la chaîne (point milieu, le plus bas), et l’on choisit
un repère Oxy avec Ox horizontal et Oy vertical ascendant (donc y(O) = 0 au point le plus bas).

O x

a) En considérant l’équilibre d’un petit élément de chaîne autour d’un point M (x, y), exprimer
les forces qui s’exercent sur cet élément (poids dP et tensions aux extrémités) et en déduire
l’équation différentielle satisfaisée par la courbe y(x) de la chaîne à l’équilibre. *(On pourra
notamment montrer que la composante horizontale de la tension est constante le long de la
chaîne.)*
b) Résoudre cette équation différentielle et montrer que la forme de la chaînette est donnée par
une fonction hyperbolique. En choisissant l’origine O au point le plus bas (où la pente est
nulle), montrer que l’équation peut se mettre sous la forme :
x
y(x) = a cosh − a,
a
où a est une constante positive (longueur caractéristique de la chaînette).
c) Relier la constante a aux grandeurs physiques du problème. *On pourra exprimer a en
fonction de la tension horizontale H (en newtons) dans la chaîne au point O, de λ et g.*
d) En exploitant la condition aux limites y(±D) = H (hauteur des points d’accroche), obtenir
une relation transcendantale liant L, D et a. *On ne cherche pas à résoudre cette équation de
manière analytique.* Indication : on pourra
RD p calculer la longueur de chaîne suspendue entre
x = −D et x = +D par l’intégrale L = −D 1 + y ′ (x)2 dx.

1
e) Calculer enfin la tension T dans la chaîne au point le plus bas, puis aux extrémités. Comment
la tension varie-t-elle le long de la chaîne ? *Justifier que la tension est maximale aux points
d’accroche, et qu’elle y dépasse le poids de la demi-chaîne.*

Exercice 2 : Chute avec frottement fluide non-interactif


Un petit solide de masse m tombe verticalement dans un fluide modélisé comme un gaz raréfié
« non-interactif » (les molécules du fluide n’interagissent pas entre elles). On souhaite étudier le
mouvement de l’objet, en particulier l’existence d’une vitesse limite de chute.
a) Modéliser la force de frottement fluide subie par l’objet en mouvement. Pour cela, on considère
que l’objet de section frontale A percute chaque seconde N = nAv molécules de fluide (de
masse m0 chacune, n étant la concentration de molécules au repos). En supposant que chaque
molécule rebondit de façon élastique sur l’objet, montrer que le solide subit une force de
traînée f dirigée vers le haut, de la forme f = − k v 2 . Donner l’expression du coefficient k en
fonction de n, m0 , A. *(On négligera la poussée d’Archimède.)*
b) Établir l’équation différentielle du mouvement pendant la chute :

dv
m = mg − k v 2 ,
dt
en précisant le choix du signe pour v (direction positive).
c) Résoudre cette équation pour v(t) en supposant v(0) = 0 au début de la chute. En particulier,
déterminer la vitesse limite vℓ atteinte pour t → +∞.
d) On suppose que m = 0,10 kg, A = 2,0×10−4 m2 , n = 2,5×1025 m−3 (air), m0 = 4,8×10−26 kg
(masse d’une molécule d’air). Calculer numériquement k et la valeur de vℓ . Comment cette
vitesse se compare-t-elle à la vitesse du son dans l’air ?

Exercice 3 : Perle sur un anneau en rotation


On considère un cercle (anneau) rigide de rayon R, de centre O, fixe dans un plan vertical.
L’anneau peut tourner autour de son axe vertical (axe passant par O et perpendiculaire au plan
de l’anneau) avec une vitesse angulaire constante Ω. On place sur l’anneau une petite perle de
masse m pouvant coulisser sans frottement le long de l’anneau. Initialement la perle est au bas de
l’anneau. On étudie ses positions d’équilibre sur l’anneau lorsqu’il tourne.
a) Faire un schéma de la perle sur l’anneau tournant. En décrivant les forces dans le référentiel
tournant lié à l’anneau (poids P⃗ , réaction normale N ⃗ , et force centrifuge d’inertie), établir
les conditions d’équilibre statique de la perle dans ce référentiel en notant θ l’angle entre la
position de la perle et le point le plus bas de l’anneau.
b) Montrer que les positions d’équilibre θ satisfont l’équation :
g
cos θ = .
Ω2 R
En déduire qu’il n’existe pas de position d’équilibre (autre que θ = 0) si la vitesse de rotation
Ω est inférieure à une valeur critique Ωc à déterminer.

2
c) Pour Ω > Ωc , discuter le nombre et la nature (stables ou instables) des positions d’équilibre
de la perle. *On effectuera une étude qualitative de la stabilité en considérant si une légère
perturbation autour de l’équilibre tend à ramener la perle ou au contraire à l’en écarter.*
d) Déterminer l’évolution des positions d’équilibre θ lorsque Ω augmente progressivement au-
delà de Ωc . Que vaut θ lorsque Ω devient très grand ?

Exercice 4 : Collision tige-balle et basculement


Une tige mince, homogène, de longueur L et de masse M , est articulée sans frottement autour
d’un axe horizontal passant par son extrémité supérieure O (pivot fixe). Initialement, la tige est
immobile et pend verticalement vers le bas. On tire une petite balle de masse m avec une vitesse
horizontale v dirigée perpendiculairement à la tige ; la balle atteint la tige à mi-longueur et s’y
incruste (collision parfaitement inélastique). On cherche la vitesse minimale vmin à communiquer à
la balle pour que, après le choc, la tige puisse monter jusqu’à la position horizontale (voir figure).

m, vL
L/2

a) En considérant le système {tige + balle} juste avant et juste après le choc, montrer que la
quantité de mouvement angulaire (moment cinétique) de ce système par rapport à l’axe O se
conserve pendant le choc. Calculer la vitesse angulaire ω du système couplé immédiatement
après le choc, en fonction de v. *(On pourra utiliser le moment d’inertie d’une tige par
rapport à une extrémité : It = 31 M L2 .)*
b) Après le choc, la balle incrustée et la tige pivotent ensemble autour de O. En appliquant le
théorème de l’énergie mécanique, déterminer la condition minimale sur ω pour que la tige
atteigne la position horizontale (angle de 90). En déduire l’expression de vmin .
c) Discuter qualitativement le cas où la vitesse v de la balle est supérieure à vmin . Que devient
l’énergie excédentaire ?
d) Application numérique : soit M = 1,0 kg, L = 1,0 m et m = 0,10 kg. Calculer vmin dans ces
conditions.

Exercice 5 : Glissement d’un bloc sur un coin mobile


Un bloc de petite taille, de masse m, est initialement posé en haut d’un coin (plan incliné)
de masse M , mobile sans frottement sur une table horizontale. Le coin a un angle d’inclinaison α
(par rapport à l’horizontale). On libère le bloc qui se met à glisser sans frottement le long du plan
incliné, tandis que le coin peut se déplacer sur la table (voir schéma). On note x(t) le déplacement
horizontal du coin et s(t) le déplacement du bloc le long du plan incliné (mesuré depuis le sommet
du coin). On désire déterminer le mouvement relatif et la vitesse acquise par chaque objet lorsque
le bloc a atteint le bas du plan incliné.

3
s α

x
Ox

a) Écrire les équations de mouvement du bloc et du coin en projetant le principe fondamental


de la dynamique sur l’axe horizontal Ox pour le coin, et le long du plan incliné pour le bloc.
Indiquer clairement les forces intervenant (le poids mg du bloc, la réaction normale N entre
le bloc et le plan incliné, etc.).
b) En déduire, par combinaison, la relation entre ax , l’accélération horizontale du coin, et as ,
l’accélération du bloc le long du plan. *(On pourra par exemple éliminer la force N pour
obtenir une équation liant ax et as .)*
c) Établir la relation géométrique liant les variations dx et ds lorsque le bloc glisse :
dx = − ds cos α.
En déduire la relation entre ax et as , et comparer avec la question précédente.
d) Déterminer l’accélération as du bloc le long du plan pendant le mouvement, ainsi que l’ac-
célération ax du coin. *On donnera les résultats en fonction de g, α, m et M .*
e) En utilisant les lois de conservation de la quantité de mouvement horizontale et de l’énergie
mécanique, retrouver les vitesses vs (le long du plan pour le bloc) et vx (horizontale du coin)
acquises lorsque le bloc atteint le bas du plan. Comparer ces résultats avec ceux obtenus par
intégration des accélérations précédentes.

Exercice 6 : Sphères conductrices reliées par un fil


Deux sphères conductrices métalliques A et B, de rayons respectifs RA et RB , sont initialement
isolées l’une de l’autre. La sphère A porte une charge Q (tandis que B est neutre). On relie
brièvement les deux sphères par un fil conducteur très fin, puis on les sépare à grande distance.
On étudie la répartition des charges et l’énergie électrostatique avant et après la connexion.
a) Justifier qualitativement que, lorsque le fil relie les deux sphères, les charges vont se redistri-
buer afin de porter les deux conducteurs au même potentiel VA = VB . Donner l’expression
de ce potentiel commun en fonction des charges finales QA , QB sur chaque sphère.
b) En supposant que les sphères sont suffisamment éloignées pour ne pas s’influencer mutuel-
lement, exprimer VA et VB (potentiels par rapport à l’infini) en fonction de QA , QB et des
rayons RA , RB . En déduire les valeurs des charges finales QA et QB en fonction de Q initial
et des rayons. *Comment les charges se répartissent-elles entre les deux sphères ?*
c) Calculer l’énergie électrostatique Ei du système {sphère A + sphère B} avant la connexion,
puis l’énergie Ef après connexion et séparation des sphères. Montrer que Ef < Ei (sauf cas
trivial). Où est passée la différence d’énergie ?
d) On applique les résultats au cas d’une petite sphère (RB ≪ RA ) initialement neutre que l’on
met en contact avec une grande sphère chargée (RA grand). Que devient la répartition de la
charge Q ? *Comment peut-on interpréter ce résultat pour la sécurité face à la foudre ?*

4
Exercice 7 : Champ d’une nappe circulaire chargée
On considère une nappe circulaire (disque mince) de rayon R, chargée uniformément avec une
densité surfacique σ (en C·m−2 ). On se place à une distance z de son centre, sur l’axe perpendi-
culaire au disque (axe normal). On cherche à déterminer le champ électrostatique E(z)
⃗ créé en un
tel point sur l’axe.
a) En utilisant le principe de superposition et la symétrie circulaire, exprimer le potentiel électro-
statique V (z) au point considéré comme somme (intégrale) des contributions des couronnes
circulaires élémentaires du disque. *On pourra considérer un anneau élémentaire de rayon r,
de largeur dr, portant une charge dq = σ(2πr dr).*
b) Intégrer cette contribution de r = 0 à R pour obtenir une expression de V (z). En déduire la
composante axiale Ez (z) = − dV /dz du champ électrique sur l’axe (orientée suivant z).
c) Vérifier que le champ obtenu s’écrit :
" #
σ z
Ez (z) = 1− √ ,
2ε0 z 2 + R2

dirigé vers l’extérieur du disque (si σ > 0). *On rappelle que ε0 est la permittivité du vide.*
d) Étudier les limites asymptotiques de Ez (z) pour z ≫ R (point lointain sur l’axe) et pour
z ≪ R (point très proche du disque, ou disque très large). Interpréter ces limites. *En
particulier, que vaut le champ juste au contact du disque (z → 0+ ) ?*
e) En déduire le champ créé en tout point du plan du disque (juste à l’extérieur). Comparer
avec le champ créé par un plan infini uniformément chargé.

Exercice 8 : Charge près d’un plan conducteur


Une charge électrique ponctuelle q est placée à une distance d au-dessus d’un plan horizontal
infini, conducteur, relié à la terre (potentiel zéro). On se propose d’étudier les forces d’interaction
entre q et le plan, ainsi que la charge induite sur le plan.
a) Justifier (par symétrie et équipotentialité) que le problème est équivalent à la présence, de
l’autre côté du plan, d’une charge image q ′ placée à la distance d sous le plan, convenablement
choisie pour reproduire les conditions aux limites (potentiel nul sur le plan). Quelle valeur
et signe faut-il choisir pour q ′ ? Quelle est alors la densité de charge induite sur le plan
conducteur ?
b) En admettant la méthode des images, déterminer la force exercée sur la charge q par le plan.
Préciser sa direction et son point d’application. *Comparer ce résultat avec la force entre q
et q ′ .*
c) Quelle est la résultante des forces exercées par la charge q sur les charges induites du plan ?
Conclure quant à l’action du plan sur q (principe de la « réaction » en mécanique).
d) Déterminer la charge totale induite sur le plan. *On pourra intégrer la densité de charge
induite σ(r) sur toute la surface (le résultat doit être égal à −q).*
e) Si l’on rapproche progressivement q du plan (d tend vers zéro), comment se comporte la force
exercée ? Que se passe-t-il en pratique lorsqu’une charge approche un objet conducteur relié
à la terre ?

5
Exercice 9 : Champ magnétique d’une sphère en rotation
Une sphère conductrice de rayon R porte une charge électrique Q uniformément répartie à sa
surface. On la fait tourner à une vitesse angulaire ω constante autour d’un axe fixe (axe Oz).
Cette distribution de charge en mouvement équivaut à un courant électrique tournant, qui crée un
champ magnétique dans l’espace. On se propose de déterminer ce champ B ⃗ sur l’axe de rotation.
a) Montrer que la rotation de la sphère est équivalente à un courant électrique I circulant
autour de l’axe, de telle sorte que l’ensemble sphère en rotation puisse être assimilé à un
dipôle magnétique. En évaluant la charge traversant un méridien par unité de temps,
déterminer l’intensité I de ce courant tournant équivalent. En déduire le moment magnétique
⃗ (vectoriellement dirigé selon l’axe Oz) associé à la sphère chargée en rotation.
µ
b) En un point P situé sur l’axe de rotation, à une distance z du centre O (z ≥ R à l’extérieur
de la sphère), exprimer le champ magnétique B(z) ⃗ créé par le dipôle µ
⃗ . *On pourra utiliser
l’expression du champ d’un dipôle magnétique à grande distance : sur l’axe du dipôle, B(z) =
µ0 2µ
, dirigé selon l’axe.*
4π z 3
c) Calculer la valeur du champ magnétique au centre de la sphère (point O). *Indication : on
pourra intégrer la contribution de chaque couronne de courant différentiel (anneau à latitude
θ) sur la surface de la sphère, ou utiliser la loi d’Ampère sur un cercle de rayon r < R centré
sur l’axe.*
d) On considère maintenant le cas d’une sphère isolante (non conductrice) portant une charge
volumique ρ uniforme dans tout son volume, et tournant également à la vitesse ω. Quel est,
qualitativement, l’effet de la distribution volumique sur le moment magnétique et le champ
produit ? *On ne demande pas une démonstration intégrale, mais une réponse argumentée
sur la base du résultat de la question a).*

Exercice 10 : Champ sur l’axe d’un solénoïde fini


On considère un solénoïde cylindrique (bobine longue) de longueur L, de rayon a, comportant
N spires (tours de fil) et parcouru par un courant I. On souhaite déterminer le champ magnétique

B(x) produit sur son axe (axe Ox, supposé centré sur le solénoïde).
a) En considérant le solénoïde comme une superposition de spires circulaires de courant, expri-
mer le champ magnétique élémentaire dB ⃗ produit au point P (abscisse x sur l’axe) par une
spire de rayon a située à une position x′ sur l’axe. *On pourra rappeler que le champ sur
2
l’axe d’une boucle circulaire de courant vaut Bsp (x) = 2 [aµ2 +x
0 Ia
2 ]3/2 (dirigé selon l’axe).*

b) Intégrer sur la longueur du solénoïde (de x′ = −L/2 à x′ = +L/2), en supposant N très


grand de sorte que les spires sont distribuées uniformément avec une densité n = N/L. En
déduire l’expression de B(x) sur l’axe, pour un point P quelconque (aussi bien à l’intérieur
qu’à l’extérieur du solénoïde).
c) Simplifier l’expression obtenue et montrer qu’elle peut se mettre sous la forme :
µ0 nI h i
B(x) = cos θ1 − cos θ2 ,
2
où θ1 et θ2 sont les angles sous lesquels l’on voit les extrémités du solénoïde depuis le point
P (angles définis par tan θ1 = L/2−x
a
et tan θ2 = L/2+x
a
).

6
d) En déduire le champ Bcentre au centre du solénoïde. Que vaut Bcentre dans le cas d’un solénoïde
très long (L ≫ a) ? *On pourra aussi donner l’expression du champ Bextré au niveau d’une
extrémité (x = L/2), et vérifier que Bextré ≈ 12 Bcentre pour L ≫ a.*
e) Que vaut le champ B(x) pour un point très éloigné du solénoïde (|x| ≫ L/2) ? Comment se
comporte le solénoïde, depuis loin, du point de vue magnétique ?

Exercice 11 : Barre glissant dans un champ magnétique


On considère un dispositif de rail conducteur rectangulaire (en forme de cadre ouvert) placé
dans un champ magnétique uniforme B, ⃗ perpendiculaire au plan du cadre (voir schéma). Deux
rails verticaux, séparés d’une distance L, sont reliés en bas par un fil de résistance R. Une barre
métallique homogène de masse m peut glisser sans frottement le long des rails. Initialement, la
barre est maintenue en hauteur et au repos. À l’instant t = 0 on la lâche : elle tombe alors en
glissant vers le bas, tout en restant en contact électrique avec les rails, et atteint une vitesse limite
vℓ . On analyse son mouvement.

F⃗B

P⃗

B
(vers le plan)

a) Expliquer qualitativement pourquoi la barre en mouvement induit un courant électrique dans


le cadre. Préciser le sens du courant induit lorsque la barre descend (en justifiant par la loi
de Faraday et la loi de Lenz).
b) Établir l’expression de la force électromagnétique F⃗B subie par la barre lorsqu’elle se déplace
à la vitesse v. Quel est le sens de cette force par rapport au mouvement ?
c) Écrire la deuxième loi de Newton appliquée à la barre, de masse m, à l’instant t :

dv B 2 L2
m = mg − v.
dt R
Déterminer la vitesse limite vℓ atteinte pour t → +∞.
d) Intégrer l’équation différentielle (avec la condition initiale v(0) = 0) pour obtenir l’évolution
de la vitesse :  
−t/τ
v(t) = vℓ 1 − e .
Exprimer la constante de temps τ en fonction de m, R, B, L.
e) Exprimer la puissance mécanique fournie par la gravité (au cours du mouvement uniforme
à vℓ ), ainsi que la puissance dissipée par effet Joule dans la résistance R. Vérifier que ces
puissances se compensent à vitesse limite.

7
Exercice 12 : Induction et courant de Foucault simple
Une boucle rectangulaire conductrice, de résistance R, est partiellement immergée dans une
région de champ magnétique uniforme B ⃗ (dirigé perpendiculairement au plan de la boucle). On
tire la boucle vers la droite avec une vitesse constante v, de sorte que la portion de boucle dans la
région magnétique diminue au cours du temps (voir figure). On analyse les courants induits et les
forces électromagnétiques en jeu.


B

a) Expliquer qualitativement (loi de Lenz) dans quel sens le courant induit I va circuler dans la
boucle lorsqu’on la tire vers la droite. *Préciser si le courant induit est horaire ou anti-horaire
sur la figure (vue de dessus).*
b) Établir l’expression de l’intensité I induite dans la boucle en fonction de B, L (longueur de
la portion immergée dans B à l’instant considéré), v et R.
c) Déterminer la force F⃗ que subit la boucle de la part du champ B ⃗ lorsqu’elle est tirée à la
vitesse v. Calculer sa valeur et préciser son sens. *On identifiera au passage quelle portion
de la boucle est effectivement soumise à une force magnétique (et laquelle).*
d) Quelle force minimale doit exercer l’opérateur (qui tire la boucle) pour la faire avancer à
vitesse constante v ? En déduire la puissance mécanique Pméc dépensée par l’opérateur.
e) Calculer la puissance dissipée par effet Joule dans la boucle (pour I calculé précédemment).
Vérifier que Pméc est égale à cette puissance perdue par Joule (interpréter ce résultat).

Exercice 13 : Transitoire d’un circuit RLC série


On considère un circuit électrique série comportant un condensateur de capacité C, une bobine
d’inductance L et de résistance interne R. Le condensateur est initialement chargé sous une tension
U0 ; à t = 0, on ferme le circuit sur lui-même (voir schéma) de sorte que le condensateur se décharge
dans la bobine. On souhaite étudier l’évolution de la charge q(t) sur le condensateur et du courant
i(t) dans le circuit.

(0,0) to[battery1, l=U0 , invert] (0,3) to[closing switch] (2,3) to[L, l=L] (4,3) to[R, l=R] (4,0) to
(0,0) ; (2,3) to[short] (2,1.5) to[C, l=C] (2,0) ;

a) Établir l’équation différentielle vérifiée par la charge q(t) du condensateur (ou équivalemment
par l’intensité i(t) = q̇(t)). On exprimera cette équation sous la forme :
R 1
q̈ + q̇ + q = 0.
L LC
8
b) Identifier la nature de l’équation obtenue (équation
√ d’oscillateur harmonique amorti). Don-
ner l’expression du pseudo-pulsation ω0 = 1/ LC (pulsation propre non amortie) et du
coefficient d’amortissement α = R/(2L). Définir le discriminant ∆ = α2 − ω02 du système.
c) En fonction du signe de ∆, donner la forme de la solution générale q(t). *On distinguera les
trois cas : régime apériodique (∆ > 0), régime critique (∆ = 0) et régime pseudo-périodique
amorti (∆ < 0).*
d) Dans le cas d’un régime pseudo-périodique faiblement amorti (i.e. R2 ≪ 4L/C), donner les
expressions de la pseudo-période T et du temps de décroissance de l’amplitude des oscilla-
tions. Exprimer l’évolution q(t) correspondante, ainsi que le courant i(t) associé.
e) Calculer les valeurs numériques de ω0 , α, T et du facteur d’amortissement ζ = α/ω0 pour
un circuit RLC donné : L = 10 mH, C = 1 µF, R = 20 Ω. Dans quel régime se trouve-t-on ?
*Préciser si des oscillations seront visibles ou non.*
f) Au cours de la décharge, quelle est la nature de l’énergie dissipée par l’effet de R ? Montrer
que l’énergie totale dissipée équivaut exactement à l’énergie initialement stockée dans le
condensateur ( 21 CU02 ). *Que se passe-t-il dans le cas limite R = 0 ?*

Exercice 14 : Circuit RLC en régime sinusoïdal


On applique une tension sinusoïdale u(t) = U0 cos(ωt) à un circuit série RLC (résistance
R, bobine d’inductance L, condensateur de capacité C). On s’intéresse au régime forcé (régime
sinusoïdal stable, après extinction des transitoires) et aux propriétés de résonance du circuit.
a) Écrire l’équation différentielle vérifiée par l’intensité i(t) dans le circuit en régime forcé sinu-
soïdal. *On pourra pour cela écrire les lois de Kirchhoff en t puis passer en représentation
complexe ou par essai de solution i(t) = I0 cos(ωt − φ).*
b) En utilisant la méthode de la représentation exponentielle (complexe), déterminer l’impédance
complexe Z(ω) du circuit. En déduire l’amplitude I0 de l’intensité de régime permanent et
son déphasage φ par rapport à la source u(t). On exprimera I0 et φ en fonction de U0 , R, L,
C et ω. *On pourra introduire Z(ω) = R + j(ωL − ωC 1
).*
c) Calculer I0 (ω) pour un circuit RLC donné : R = 100 Ω, L = 0, 50 H, C = 4,0 µF, avec
U0 = 50 V. Tracer qualitativement le diagramme d’amplitude I0 (ω). Mettre en évidence la
résonance du circuit, et déterminer la pulsation de résonance ω0 . Calculer la fréquence de
résonance ν0 correspondante. *Comparer ω0 à la pulsation propre √LC 1
de l’oscillateur non
amorti.*

d) Définir la bande passante ∆ω du circuit (autour de la résonance) telle que I0 tombe à Imax / 2
aux fréquences extrêmes. Exprimer ∆ω en fonction de R et L. En déduire le facteur de qualité
Q de ce circuit (on rappelle Q = ∆ω ω0
). Calculer Q numériquement. *Que signifie un facteur
de qualité élevé ?*
e) Tracer également le diagramme de phase φ(ω). Indiquer la valeur de φ en dessous de la
résonance (ω ≪ ω0 ), à la résonance, et au-dessus (ω ≫ ω0 ). Interpréter physiquement le
signe de φ suivant la fréquence (comportement inductif ou capacitif du circuit).
f) Montrer que la puissance moyenne P (ω) dissipée par la résistance R sous l’effet de la
source vaut :
1 U02
P (ω) = U0 I0 cos φ = cos φ.
2 2 |Z(ω)|
Tracer qualitativement P (ω). Quelle est la fréquence ω pour laquelle P (ω) est maximale ?

9
Exercice 15 : Cycle de Joule (Brayton) d’un gaz parfait
On considère un moteur thermique à gaz parfait fonctionnant selon le cycle de Joule – Brayton,
composé des transformations idéales suivantes (voir diagramme P –V ci-dessous) :
1 → 2 Compression adiabatique réversible (sans échange de chaleur) du gaz, de (P1 , V1 , T1 ) à (P2 , V2 , T2 ).
2 → 3 Détente isobare (pression P2 constante) avec apport de chaleur, amenant le gaz à (P2 , V3 , T3 ).
3 → 4 Détente adiabatique réversible, jusqu’à l’état (P1 , V4 , T4 ).
4 → 1 Compression isobare (pression P1 constante) avec rejet de chaleur, ramenant le gaz à l’état
initial (P1 , V1 , T1 ).

P 2 2
P2
3 3
1

1 4
P1
4
V
V1 V3

On suppose que le fluide de travail est un gaz parfait (monoatomique de constante γ = 5/3, ou
diatomique avec γ = 7/5 selon le cas, peu importe le type).
a) Exprimer les rapports de compression rP = P2 /P1 et rV = V1 /V2 en fonction de γ et du
rapport de températures T2 /T1 (utiliser la loi de Poisson pour la compression adiabatique
1 → 2). Même question pour les rapports P1 /P2 et V3 /V4 lors de l’expansion adiabatique
3 → 4 (on supposera T4 /T3 = T2 /T1 si le cycle est symétrique).
b) Exprimer la chaleur Q2→3 fournie au gaz pendant l’étape de détente isobare (en fonction de
Cp et des températures T2 , T3 ). Exprimer de même la chaleur Q4→1 rejetée pendant l’isobare
de refroidissement (en fonction de T4 , T1 ).
c) Déterminer le travail total Wnet fourni par le gaz sur un cycle (aire du cycle). Déduire
Wnet
l’efficacité thermodynamique η = du cycle de Joule (le rendement du moteur).
Q2→3
d) Simplifier l’expression de η en fonction du seul rapport de compression rP et de γ. Montrer
que :
T1 1
η =1− = 1 − (γ−1)/γ .
T2 rP
Comparer ce rendement à celui d’un cycle de Carnot fonctionnant entre les deux températures
extrêmes T1 et T3 .
e) Application numérique : on considère de l’air (γ = 1, 4) initialement à T1 = 300 K. On choisit
un taux de compression rP = 8. Calculer le rendement théorique η (en pourcentage) dans
ces conditions, et comparer à un cycle de Carnot entre T1 et T3 . *Conclure sur l’avantage
d’augmenter le taux de compression pour améliorer le rendement d’un tel moteur.*

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Exercice 16 : Travail maximal entre deux sources de chaleur
On dispose de deux corps macroscopiques A et B, de capacités calorifiques (à pression constante)
CA et CB , initialement à des températures différentes T1 et T2 . Ces corps peuvent échanger de la
chaleur entre eux (mais pas avec l’extérieur), éventuellement via une machine thermique réver-
sible. On note Tf la température commune d’équilibre atteinte en fin d’échange. On se propose de
déterminer le travail maximal Wmax qui peut être extrait au cours de ce processus (sous forme
mécanique).
a) Exprimer les variations d’entropie ∆SA et ∆SB des deux corps, lorsque leurs températures
passent de T1 et T2 à la température commune Tf . *On pourra supposer CA et CB constants
et indépendants de la température sur l’intervalle considéré, et intégrer dS = CP dT /T .*
b) En supposant l’évolution réalisée de façon réversible, écrire la condition d’entropie totale
constante (∆SA + ∆SB = 0) et en déduire une équation transcendantale vérifiée par Tf .
Montrer que cette équation admet une solution unique en Tf , comprise entre T1 et T2 .
c) Exprimer Tf sous la forme :
CA CB
CA +CB CA +CB
Tf = T1 T2 .
*On pourra reconnaître ici la moyenne géométrique pondérée des températures initiales.*
d) Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système global {A + B}. En déduire
le travail maximal Wmax (fournie par la machine) en fonction de CA , CB , T1 , T2 et Tf .
Simplifier cette expression.
e) Considérer les deux cas limites suivants, et interpréter physiquement le résultat obtenu :
— CB ≫ CA (le corps B joue le rôle d’une source thermique de capacité quasi infinie à
T2 ) ;
— CB = CA (les deux corps ont même capacité calorifique).

Exercice 17 : Détente irréversible sans échange de chaleur


On enferme une mole de gaz parfait dans un cylindre vertical de paroi diathermane (parfaite-
ment conductrice), fermé par un piston mobile sans frottement. On considère deux transformations
permettant au gaz de passer d’un volume V1 à un volume V2 = 2 V1 , entre les mêmes états initial
et final :
(A) Expansion isotherme (transformation lente en contact avec un thermostat maintenant la
température constante T0 ).
(B) Expansion libre (le piston est bloqué, puis la paroi interne qui séparait le cylindre en deux
compartiments — l’un contenant le gaz, l’autre vide — est brusquement retirée. Le gaz se
détend alors spontanément dans le volume total V2 , sans échange de chaleur et sans travail
produit).
On compare les deux transformations du point de vue du premier et du second principes.
a) Transformation (A) :
i) Calculer le travail W
R A échangé par le gaz lors de l’expansion isotherme de V1 à V2 . *On
rappelle que W = P dV et que P (V ) suit la loi idéale P = nRT0 /V .*
ii) En déduire la chaleur QA échangée et la variation d’énergie interne ∆UA du gaz.

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iii) En utilisant les propriétés d’entropie (dS = δQrev /T pour un processus réversible),
calculer la variation d’entropie ∆SA du gaz et celle ∆Sext de l’extérieur. Quelle est la
variation d’entropie totale ∆Stot ?
b) Transformation (B) :
i) Que valent le travail WB et la chaleur échangée QB au cours de la détente libre ? Qu’en
déduit-on pour la variation d’énergie interne ∆UB et la variation de température du gaz
entre l’état initial et final ?
ii) La transformation étant irréversible, on ne peut pas écrire simplement ∆S = Q/T .
Cependant, on peut relier l’état final à l’état initial par un chemin réversible équivalent
pour calculer ∆SB . Choisir une telle transformation réversible et en déduire ∆SB pour
le gaz.
iii) Calculer l’entropie produite ∆Sprod lors de la détente libre. Conclure sur le second
principe.
c) On dispose de deux gaz parfaits différents (par exemple de l’hélium et de l’air) dans les
conditions initiales de l’expérience (état 1). On effectue la transformation (B) de détente
libre sur chacun d’eux (vers état 2). Dans chacun des deux cas, T2 = T1 grâce aux parois
diathermanes. En revanche, si l’on effectue l’expérience de détente adiabatique libre (parois
isolantes), on constate expérimentalement que certains gaz se refroidissent alors que d’autres
gardent une température inchangée lors de la détente. Comment expliquez-vous ce phénomène
en vous plaçant du point de vue microscopique (gaz réel vs gaz idéal) ? *Ce phénomène est
connu sous le nom d’effet Joule–Thomson à enthalpie constante.*

Exercice 18 : Interféromètre de Michelson


Un interféromètre de Michelson est utilisé pour mesurer de fines variations de longueur. Une
source laser monochromatique (longueur d’onde λ) éclaire la lame séparatrice, et l’on observe
des franges d’interférence en sortie (figure). On note L1 et L2 les longueurs des deux bras de
l’interféromètre (séparatrice–miroir).

M2

Écran

Source M1
BS

a) On déplace très légèrement le miroir M1 de ∆x vers la droite. En déduire la variation de


différence de marche ∆δ entre les deux bras. Combien de franges défilent sur l’écran ? *Donner
le résultat en fonction de ∆x et λ.*
b) On insère maintenant dans le bras 1 (entre la séparatrice et le miroir M1 ) une lame de verre
d’épaisseur e et d’indice de réfraction n. Quelle est la nouvelle différence de marche δ ′ entre
les deux bras (en supposant les miroirs replacés aux positions donnant franges centrales avant
insertion) ? *On suppose l’incidence normale et on néglige les légers décalages de franges dus
à la dispersion angulaire.*

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c) Exprimer le décalage de franges ∆N observé suite à l’insertion de la lame, en fonction de e, n
et λ. En déduire une méthode pour mesurer précisément l’indice n d’une plaque d’épaisseur
connue e.
d) Application : une plaque de mica (e = 0, 200 mm) provoque un déplacement de N = 60
franges lorsqu’on l’insère dans l’interféromètre, avec une lumière He–Ne (λ = 632, 8 nm).
Déterminer l’indice n du mica à cette longueur d’onde.
e) (Aller plus loin) On réalise l’expérience de la question c) en éclairant l’interféromètre avec
de la lumière blanche (continuum de longueurs d’onde). Décrire qualitativement l’apparence
des franges avant insertion, puis après insertion de la lame (on attend une frange centrale
blanche, puis des franges colorées). Expliquer comment la mesure de N peut être réalisée
malgré l’effacement rapide des franges quand |N | augmente.

Exercice 19 : Association de deux lentilles minces


Un dispositif optique comprend deux lentilles minces convergentes L1 et L2 (de distances focales
f1 et f2 ), alignées sur le même axe optique et séparées par une distance d. Un objet réel AB est
placé devant la première lentille L1 , à une distance p de celle-ci. On étudie la formation de l’image
finale A′ B ′ donnée par le système de deux lentilles.
a) En appliquant la formule de conjugaison de Descartes à la lentille L1 , déterminer la position
de l’image A1 B1 formée par L1 seule. On notera p′1 la distance de cette image intermédiaire
à la première lentille, et g1 = A1 B1 /AB le grandissement transversale associé.
b) L’image A1 B1 sert d’objet pour la deuxième lentille L2 . En déduire la position de l’image
finale A′ B ′ formée par L2 . Exprimer la distance p′2 de A′ B ′ à la seconde lentille, en fonction
de d, p′1 , et des distances focales.
c) Donner l’expression du grandissement total g = A′ B ′ /AB du système, en fonction de g1 , p′1
et f2 . *Simplifier éventuellement l’expression obtenue.*
d) Étude numérique : soit f1 = 10 cm et f2 = 20 cm. Les deux lentilles sont séparées de
d = 15 cm. On place un objet de hauteur AB = 2 cm à p = 30 cm devant L1 . Calculer p′1 et
g1 , puis p′2 et g. En déduire la nature de l’image finale A′ B ′ (réelle ou virtuelle ? renversée ou
droite ?) ainsi que sa position par rapport à L2 et sa taille. Faire un schéma de construction
de l’image.
e) Déterminer la distance focale effective feq de l’association des deux lentilles (c’est-à-dire la
distance focale d’une lentille mince unique équivalente, produisant une image A′ B ′ à partir
de AB avec l’ensemble des deux lentilles). On exprimera feq en fonction de f1 , f2 et d.
f) On utilise ce montage de deux lentilles pour former un microscope composé. Quel ordre
de grandeur doit avoir la distance d entre L1 et L2 pour que le microscope soit correctement
réglé ? Dans ce cas, comment se nomment les lentilles L1 et L2 respectivement, et où se situe
l’image finale A′ B ′ par rapport à l’œil de l’observateur ?

Exercice 20 : Interférences par une lame mince


Une lame mince transparente, d’épaisseur uniforme e et d’indice de réfraction n, est disposée
en lumière monochromatique (longueur d’onde dans l’air λ) sur une surface réfléchissante (miroir

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plan). On observe par réflexion un système de franges d’interférences dues aux ondes réfléchies
sur la face supérieure de la lame et sur la face inférieure (miroir). On suppose l’éclairement et
l’observation réalisés sous incidence normale pour simplifier.
a) Expliquer qualitativement pourquoi on observe des franges brillantes et sombres en regardant
la lame sous certains angles. Décrire et justifier le décalage de phase (en radians) associé à
la réflexion d’une onde plane sur un milieu optique d’indice plus grand.
b) Établir l’expression de la différence de marche δ entre les deux rayons issus d’un même rayon
incident, l’un réfléchi directement sur la face supérieure de la lame et l’autre transmis, puis
réfléchi sur le miroir et retransmis à travers la lame. *Tenir compte du décalage de phase dû
aux réflexions.*
c) En déduire les conditions d’interférences constructives et destructives en fonction de e, n et
λ. Simplifier ces conditions dans le cas d’une incidence normale.
d) Appliquer ces résultats au cas d’une lame de verre (n = 1, 5) d’épaisseur e = 5, 0 µm,
éclairée en incidence quasi-normale par de la lumière rouge (λ = 630 nm dans l’air). Quelle
est la nature (brillante ou sombre) de l’interfrange observée en réflexion ? *Calculer l’ordre
d’interférence correspondant.*
e) On cherche à rendre un verre transparent anti-reflet pour la longueur d’onde λ0 en ajoutant
une couche mince à sa surface (le miroir est remplacé par l’air). Quelle épaisseur e doit-on
choisir pour la couche, et pourquoi ? Comment doit-on choisir son indice n′ pour optimiser

l’annulation de la réflexion à λ0 ? *Justifier qu’idéalement n′ = nverre .*
f) (Enquête) Citer une application précise des interférences en lame mince dans le domaine
industriel ou technologique.

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