Exos GPT
Exos GPT
MP/X/ENS
Le Grand Xavier
O x
a) En considérant l’équilibre d’un petit élément de chaîne autour d’un point M (x, y), exprimer
les forces qui s’exercent sur cet élément (poids dP et tensions aux extrémités) et en déduire
l’équation différentielle satisfaisée par la courbe y(x) de la chaîne à l’équilibre. *(On pourra
notamment montrer que la composante horizontale de la tension est constante le long de la
chaîne.)*
b) Résoudre cette équation différentielle et montrer que la forme de la chaînette est donnée par
une fonction hyperbolique. En choisissant l’origine O au point le plus bas (où la pente est
nulle), montrer que l’équation peut se mettre sous la forme :
x
y(x) = a cosh − a,
a
où a est une constante positive (longueur caractéristique de la chaînette).
c) Relier la constante a aux grandeurs physiques du problème. *On pourra exprimer a en
fonction de la tension horizontale H (en newtons) dans la chaîne au point O, de λ et g.*
d) En exploitant la condition aux limites y(±D) = H (hauteur des points d’accroche), obtenir
une relation transcendantale liant L, D et a. *On ne cherche pas à résoudre cette équation de
manière analytique.* Indication : on pourra
RD p calculer la longueur de chaîne suspendue entre
x = −D et x = +D par l’intégrale L = −D 1 + y ′ (x)2 dx.
1
e) Calculer enfin la tension T dans la chaîne au point le plus bas, puis aux extrémités. Comment
la tension varie-t-elle le long de la chaîne ? *Justifier que la tension est maximale aux points
d’accroche, et qu’elle y dépasse le poids de la demi-chaîne.*
dv
m = mg − k v 2 ,
dt
en précisant le choix du signe pour v (direction positive).
c) Résoudre cette équation pour v(t) en supposant v(0) = 0 au début de la chute. En particulier,
déterminer la vitesse limite vℓ atteinte pour t → +∞.
d) On suppose que m = 0,10 kg, A = 2,0×10−4 m2 , n = 2,5×1025 m−3 (air), m0 = 4,8×10−26 kg
(masse d’une molécule d’air). Calculer numériquement k et la valeur de vℓ . Comment cette
vitesse se compare-t-elle à la vitesse du son dans l’air ?
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c) Pour Ω > Ωc , discuter le nombre et la nature (stables ou instables) des positions d’équilibre
de la perle. *On effectuera une étude qualitative de la stabilité en considérant si une légère
perturbation autour de l’équilibre tend à ramener la perle ou au contraire à l’en écarter.*
d) Déterminer l’évolution des positions d’équilibre θ lorsque Ω augmente progressivement au-
delà de Ωc . Que vaut θ lorsque Ω devient très grand ?
m, vL
L/2
a) En considérant le système {tige + balle} juste avant et juste après le choc, montrer que la
quantité de mouvement angulaire (moment cinétique) de ce système par rapport à l’axe O se
conserve pendant le choc. Calculer la vitesse angulaire ω du système couplé immédiatement
après le choc, en fonction de v. *(On pourra utiliser le moment d’inertie d’une tige par
rapport à une extrémité : It = 31 M L2 .)*
b) Après le choc, la balle incrustée et la tige pivotent ensemble autour de O. En appliquant le
théorème de l’énergie mécanique, déterminer la condition minimale sur ω pour que la tige
atteigne la position horizontale (angle de 90). En déduire l’expression de vmin .
c) Discuter qualitativement le cas où la vitesse v de la balle est supérieure à vmin . Que devient
l’énergie excédentaire ?
d) Application numérique : soit M = 1,0 kg, L = 1,0 m et m = 0,10 kg. Calculer vmin dans ces
conditions.
3
s α
x
Ox
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Exercice 7 : Champ d’une nappe circulaire chargée
On considère une nappe circulaire (disque mince) de rayon R, chargée uniformément avec une
densité surfacique σ (en C·m−2 ). On se place à une distance z de son centre, sur l’axe perpendi-
culaire au disque (axe normal). On cherche à déterminer le champ électrostatique E(z)
⃗ créé en un
tel point sur l’axe.
a) En utilisant le principe de superposition et la symétrie circulaire, exprimer le potentiel électro-
statique V (z) au point considéré comme somme (intégrale) des contributions des couronnes
circulaires élémentaires du disque. *On pourra considérer un anneau élémentaire de rayon r,
de largeur dr, portant une charge dq = σ(2πr dr).*
b) Intégrer cette contribution de r = 0 à R pour obtenir une expression de V (z). En déduire la
composante axiale Ez (z) = − dV /dz du champ électrique sur l’axe (orientée suivant z).
c) Vérifier que le champ obtenu s’écrit :
" #
σ z
Ez (z) = 1− √ ,
2ε0 z 2 + R2
dirigé vers l’extérieur du disque (si σ > 0). *On rappelle que ε0 est la permittivité du vide.*
d) Étudier les limites asymptotiques de Ez (z) pour z ≫ R (point lointain sur l’axe) et pour
z ≪ R (point très proche du disque, ou disque très large). Interpréter ces limites. *En
particulier, que vaut le champ juste au contact du disque (z → 0+ ) ?*
e) En déduire le champ créé en tout point du plan du disque (juste à l’extérieur). Comparer
avec le champ créé par un plan infini uniformément chargé.
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Exercice 9 : Champ magnétique d’une sphère en rotation
Une sphère conductrice de rayon R porte une charge électrique Q uniformément répartie à sa
surface. On la fait tourner à une vitesse angulaire ω constante autour d’un axe fixe (axe Oz).
Cette distribution de charge en mouvement équivaut à un courant électrique tournant, qui crée un
champ magnétique dans l’espace. On se propose de déterminer ce champ B ⃗ sur l’axe de rotation.
a) Montrer que la rotation de la sphère est équivalente à un courant électrique I circulant
autour de l’axe, de telle sorte que l’ensemble sphère en rotation puisse être assimilé à un
dipôle magnétique. En évaluant la charge traversant un méridien par unité de temps,
déterminer l’intensité I de ce courant tournant équivalent. En déduire le moment magnétique
⃗ (vectoriellement dirigé selon l’axe Oz) associé à la sphère chargée en rotation.
µ
b) En un point P situé sur l’axe de rotation, à une distance z du centre O (z ≥ R à l’extérieur
de la sphère), exprimer le champ magnétique B(z) ⃗ créé par le dipôle µ
⃗ . *On pourra utiliser
l’expression du champ d’un dipôle magnétique à grande distance : sur l’axe du dipôle, B(z) =
µ0 2µ
, dirigé selon l’axe.*
4π z 3
c) Calculer la valeur du champ magnétique au centre de la sphère (point O). *Indication : on
pourra intégrer la contribution de chaque couronne de courant différentiel (anneau à latitude
θ) sur la surface de la sphère, ou utiliser la loi d’Ampère sur un cercle de rayon r < R centré
sur l’axe.*
d) On considère maintenant le cas d’une sphère isolante (non conductrice) portant une charge
volumique ρ uniforme dans tout son volume, et tournant également à la vitesse ω. Quel est,
qualitativement, l’effet de la distribution volumique sur le moment magnétique et le champ
produit ? *On ne demande pas une démonstration intégrale, mais une réponse argumentée
sur la base du résultat de la question a).*
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d) En déduire le champ Bcentre au centre du solénoïde. Que vaut Bcentre dans le cas d’un solénoïde
très long (L ≫ a) ? *On pourra aussi donner l’expression du champ Bextré au niveau d’une
extrémité (x = L/2), et vérifier que Bextré ≈ 12 Bcentre pour L ≫ a.*
e) Que vaut le champ B(x) pour un point très éloigné du solénoïde (|x| ≫ L/2) ? Comment se
comporte le solénoïde, depuis loin, du point de vue magnétique ?
F⃗B
P⃗
⃗
B
(vers le plan)
dv B 2 L2
m = mg − v.
dt R
Déterminer la vitesse limite vℓ atteinte pour t → +∞.
d) Intégrer l’équation différentielle (avec la condition initiale v(0) = 0) pour obtenir l’évolution
de la vitesse :
−t/τ
v(t) = vℓ 1 − e .
Exprimer la constante de temps τ en fonction de m, R, B, L.
e) Exprimer la puissance mécanique fournie par la gravité (au cours du mouvement uniforme
à vℓ ), ainsi que la puissance dissipée par effet Joule dans la résistance R. Vérifier que ces
puissances se compensent à vitesse limite.
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Exercice 12 : Induction et courant de Foucault simple
Une boucle rectangulaire conductrice, de résistance R, est partiellement immergée dans une
région de champ magnétique uniforme B ⃗ (dirigé perpendiculairement au plan de la boucle). On
tire la boucle vers la droite avec une vitesse constante v, de sorte que la portion de boucle dans la
région magnétique diminue au cours du temps (voir figure). On analyse les courants induits et les
forces électromagnétiques en jeu.
⃗
B
a) Expliquer qualitativement (loi de Lenz) dans quel sens le courant induit I va circuler dans la
boucle lorsqu’on la tire vers la droite. *Préciser si le courant induit est horaire ou anti-horaire
sur la figure (vue de dessus).*
b) Établir l’expression de l’intensité I induite dans la boucle en fonction de B, L (longueur de
la portion immergée dans B à l’instant considéré), v et R.
c) Déterminer la force F⃗ que subit la boucle de la part du champ B ⃗ lorsqu’elle est tirée à la
vitesse v. Calculer sa valeur et préciser son sens. *On identifiera au passage quelle portion
de la boucle est effectivement soumise à une force magnétique (et laquelle).*
d) Quelle force minimale doit exercer l’opérateur (qui tire la boucle) pour la faire avancer à
vitesse constante v ? En déduire la puissance mécanique Pméc dépensée par l’opérateur.
e) Calculer la puissance dissipée par effet Joule dans la boucle (pour I calculé précédemment).
Vérifier que Pméc est égale à cette puissance perdue par Joule (interpréter ce résultat).
(0,0) to[battery1, l=U0 , invert] (0,3) to[closing switch] (2,3) to[L, l=L] (4,3) to[R, l=R] (4,0) to
(0,0) ; (2,3) to[short] (2,1.5) to[C, l=C] (2,0) ;
a) Établir l’équation différentielle vérifiée par la charge q(t) du condensateur (ou équivalemment
par l’intensité i(t) = q̇(t)). On exprimera cette équation sous la forme :
R 1
q̈ + q̇ + q = 0.
L LC
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b) Identifier la nature de l’équation obtenue (équation
√ d’oscillateur harmonique amorti). Don-
ner l’expression du pseudo-pulsation ω0 = 1/ LC (pulsation propre non amortie) et du
coefficient d’amortissement α = R/(2L). Définir le discriminant ∆ = α2 − ω02 du système.
c) En fonction du signe de ∆, donner la forme de la solution générale q(t). *On distinguera les
trois cas : régime apériodique (∆ > 0), régime critique (∆ = 0) et régime pseudo-périodique
amorti (∆ < 0).*
d) Dans le cas d’un régime pseudo-périodique faiblement amorti (i.e. R2 ≪ 4L/C), donner les
expressions de la pseudo-période T et du temps de décroissance de l’amplitude des oscilla-
tions. Exprimer l’évolution q(t) correspondante, ainsi que le courant i(t) associé.
e) Calculer les valeurs numériques de ω0 , α, T et du facteur d’amortissement ζ = α/ω0 pour
un circuit RLC donné : L = 10 mH, C = 1 µF, R = 20 Ω. Dans quel régime se trouve-t-on ?
*Préciser si des oscillations seront visibles ou non.*
f) Au cours de la décharge, quelle est la nature de l’énergie dissipée par l’effet de R ? Montrer
que l’énergie totale dissipée équivaut exactement à l’énergie initialement stockée dans le
condensateur ( 21 CU02 ). *Que se passe-t-il dans le cas limite R = 0 ?*
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Exercice 15 : Cycle de Joule (Brayton) d’un gaz parfait
On considère un moteur thermique à gaz parfait fonctionnant selon le cycle de Joule – Brayton,
composé des transformations idéales suivantes (voir diagramme P –V ci-dessous) :
1 → 2 Compression adiabatique réversible (sans échange de chaleur) du gaz, de (P1 , V1 , T1 ) à (P2 , V2 , T2 ).
2 → 3 Détente isobare (pression P2 constante) avec apport de chaleur, amenant le gaz à (P2 , V3 , T3 ).
3 → 4 Détente adiabatique réversible, jusqu’à l’état (P1 , V4 , T4 ).
4 → 1 Compression isobare (pression P1 constante) avec rejet de chaleur, ramenant le gaz à l’état
initial (P1 , V1 , T1 ).
P 2 2
P2
3 3
1
1 4
P1
4
V
V1 V3
On suppose que le fluide de travail est un gaz parfait (monoatomique de constante γ = 5/3, ou
diatomique avec γ = 7/5 selon le cas, peu importe le type).
a) Exprimer les rapports de compression rP = P2 /P1 et rV = V1 /V2 en fonction de γ et du
rapport de températures T2 /T1 (utiliser la loi de Poisson pour la compression adiabatique
1 → 2). Même question pour les rapports P1 /P2 et V3 /V4 lors de l’expansion adiabatique
3 → 4 (on supposera T4 /T3 = T2 /T1 si le cycle est symétrique).
b) Exprimer la chaleur Q2→3 fournie au gaz pendant l’étape de détente isobare (en fonction de
Cp et des températures T2 , T3 ). Exprimer de même la chaleur Q4→1 rejetée pendant l’isobare
de refroidissement (en fonction de T4 , T1 ).
c) Déterminer le travail total Wnet fourni par le gaz sur un cycle (aire du cycle). Déduire
Wnet
l’efficacité thermodynamique η = du cycle de Joule (le rendement du moteur).
Q2→3
d) Simplifier l’expression de η en fonction du seul rapport de compression rP et de γ. Montrer
que :
T1 1
η =1− = 1 − (γ−1)/γ .
T2 rP
Comparer ce rendement à celui d’un cycle de Carnot fonctionnant entre les deux températures
extrêmes T1 et T3 .
e) Application numérique : on considère de l’air (γ = 1, 4) initialement à T1 = 300 K. On choisit
un taux de compression rP = 8. Calculer le rendement théorique η (en pourcentage) dans
ces conditions, et comparer à un cycle de Carnot entre T1 et T3 . *Conclure sur l’avantage
d’augmenter le taux de compression pour améliorer le rendement d’un tel moteur.*
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Exercice 16 : Travail maximal entre deux sources de chaleur
On dispose de deux corps macroscopiques A et B, de capacités calorifiques (à pression constante)
CA et CB , initialement à des températures différentes T1 et T2 . Ces corps peuvent échanger de la
chaleur entre eux (mais pas avec l’extérieur), éventuellement via une machine thermique réver-
sible. On note Tf la température commune d’équilibre atteinte en fin d’échange. On se propose de
déterminer le travail maximal Wmax qui peut être extrait au cours de ce processus (sous forme
mécanique).
a) Exprimer les variations d’entropie ∆SA et ∆SB des deux corps, lorsque leurs températures
passent de T1 et T2 à la température commune Tf . *On pourra supposer CA et CB constants
et indépendants de la température sur l’intervalle considéré, et intégrer dS = CP dT /T .*
b) En supposant l’évolution réalisée de façon réversible, écrire la condition d’entropie totale
constante (∆SA + ∆SB = 0) et en déduire une équation transcendantale vérifiée par Tf .
Montrer que cette équation admet une solution unique en Tf , comprise entre T1 et T2 .
c) Exprimer Tf sous la forme :
CA CB
CA +CB CA +CB
Tf = T1 T2 .
*On pourra reconnaître ici la moyenne géométrique pondérée des températures initiales.*
d) Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système global {A + B}. En déduire
le travail maximal Wmax (fournie par la machine) en fonction de CA , CB , T1 , T2 et Tf .
Simplifier cette expression.
e) Considérer les deux cas limites suivants, et interpréter physiquement le résultat obtenu :
— CB ≫ CA (le corps B joue le rôle d’une source thermique de capacité quasi infinie à
T2 ) ;
— CB = CA (les deux corps ont même capacité calorifique).
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iii) En utilisant les propriétés d’entropie (dS = δQrev /T pour un processus réversible),
calculer la variation d’entropie ∆SA du gaz et celle ∆Sext de l’extérieur. Quelle est la
variation d’entropie totale ∆Stot ?
b) Transformation (B) :
i) Que valent le travail WB et la chaleur échangée QB au cours de la détente libre ? Qu’en
déduit-on pour la variation d’énergie interne ∆UB et la variation de température du gaz
entre l’état initial et final ?
ii) La transformation étant irréversible, on ne peut pas écrire simplement ∆S = Q/T .
Cependant, on peut relier l’état final à l’état initial par un chemin réversible équivalent
pour calculer ∆SB . Choisir une telle transformation réversible et en déduire ∆SB pour
le gaz.
iii) Calculer l’entropie produite ∆Sprod lors de la détente libre. Conclure sur le second
principe.
c) On dispose de deux gaz parfaits différents (par exemple de l’hélium et de l’air) dans les
conditions initiales de l’expérience (état 1). On effectue la transformation (B) de détente
libre sur chacun d’eux (vers état 2). Dans chacun des deux cas, T2 = T1 grâce aux parois
diathermanes. En revanche, si l’on effectue l’expérience de détente adiabatique libre (parois
isolantes), on constate expérimentalement que certains gaz se refroidissent alors que d’autres
gardent une température inchangée lors de la détente. Comment expliquez-vous ce phénomène
en vous plaçant du point de vue microscopique (gaz réel vs gaz idéal) ? *Ce phénomène est
connu sous le nom d’effet Joule–Thomson à enthalpie constante.*
M2
Écran
Source M1
BS
12
c) Exprimer le décalage de franges ∆N observé suite à l’insertion de la lame, en fonction de e, n
et λ. En déduire une méthode pour mesurer précisément l’indice n d’une plaque d’épaisseur
connue e.
d) Application : une plaque de mica (e = 0, 200 mm) provoque un déplacement de N = 60
franges lorsqu’on l’insère dans l’interféromètre, avec une lumière He–Ne (λ = 632, 8 nm).
Déterminer l’indice n du mica à cette longueur d’onde.
e) (Aller plus loin) On réalise l’expérience de la question c) en éclairant l’interféromètre avec
de la lumière blanche (continuum de longueurs d’onde). Décrire qualitativement l’apparence
des franges avant insertion, puis après insertion de la lame (on attend une frange centrale
blanche, puis des franges colorées). Expliquer comment la mesure de N peut être réalisée
malgré l’effacement rapide des franges quand |N | augmente.
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plan). On observe par réflexion un système de franges d’interférences dues aux ondes réfléchies
sur la face supérieure de la lame et sur la face inférieure (miroir). On suppose l’éclairement et
l’observation réalisés sous incidence normale pour simplifier.
a) Expliquer qualitativement pourquoi on observe des franges brillantes et sombres en regardant
la lame sous certains angles. Décrire et justifier le décalage de phase (en radians) associé à
la réflexion d’une onde plane sur un milieu optique d’indice plus grand.
b) Établir l’expression de la différence de marche δ entre les deux rayons issus d’un même rayon
incident, l’un réfléchi directement sur la face supérieure de la lame et l’autre transmis, puis
réfléchi sur le miroir et retransmis à travers la lame. *Tenir compte du décalage de phase dû
aux réflexions.*
c) En déduire les conditions d’interférences constructives et destructives en fonction de e, n et
λ. Simplifier ces conditions dans le cas d’une incidence normale.
d) Appliquer ces résultats au cas d’une lame de verre (n = 1, 5) d’épaisseur e = 5, 0 µm,
éclairée en incidence quasi-normale par de la lumière rouge (λ = 630 nm dans l’air). Quelle
est la nature (brillante ou sombre) de l’interfrange observée en réflexion ? *Calculer l’ordre
d’interférence correspondant.*
e) On cherche à rendre un verre transparent anti-reflet pour la longueur d’onde λ0 en ajoutant
une couche mince à sa surface (le miroir est remplacé par l’air). Quelle épaisseur e doit-on
choisir pour la couche, et pourquoi ? Comment doit-on choisir son indice n′ pour optimiser
√
l’annulation de la réflexion à λ0 ? *Justifier qu’idéalement n′ = nverre .*
f) (Enquête) Citer une application précise des interférences en lame mince dans le domaine
industriel ou technologique.
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