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Crack Annale

Ce document est un livre de mathématiques destiné aux élèves de terminale C et E, conçu pour les aider à préparer les examens et concours. Il comprend des cours détaillés, des exercices, des problèmes, ainsi que des épreuves type BAC et leurs corrections de 2000 à 2022. L'objectif est de fournir un outil de référence pour maîtriser les fondamentaux en mathématiques et réussir brillamment les épreuves.

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Ce document est un livre de mathématiques destiné aux élèves de terminale C et E, conçu pour les aider à préparer les examens et concours. Il comprend des cours détaillés, des exercices, des problèmes, ainsi que des épreuves type BAC et leurs corrections de 2000 à 2022. L'objectif est de fournir un outil de référence pour maîtriser les fondamentaux en mathématiques et réussir brillamment les épreuves.

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LES CRACKS

Par

LARE Gbanfoulene
Ingénieur génie civil de l'école des Ponts et Chaussées Paristech
et ancien élève du Lycée Scientique de Kara

Livre de Mathématiques
Terminale C et E
• Cours-Exercices-Problèmes.
• Épreuves Type BAC proposée
• Épreuves du BAC CE du Togo de 2000 à 2021
• Correction de tous les exercices et problèmes du cours.
• Correction de toutes les épreuves type BAC proposées
• Correction de toutes les épreuves du BAC CE Togo de 2000 à 2022
Avant-propos
Ce document vient pour combler une des lacunes que connait les lières scientiques en ma-
tière de rareté des ouvrages présentant de façon simple, progressive et rigoureuse, les savoirs
fondamentaux en mathématiques. Je l'ai conçu et rédigé volontairement dans le but d'aider les
élèves en classe de terminale scientique à mieux préparer les diérents examens et concours
qu'ils peuvent avoir au cours de l'année académique.

Après trois (03) ans de dur et tenace travail, j'ai pu réunir ici dans cet ouvrage tout le nécessaire
du programme de mathématiques de terminale C à savoir :
• Les cours détaillés de tous les chapitres du programme suivi des exercices et problèmes
réalistes de niveau de l'examen du BAC avec leurs corrections détaillées ;
• La proposition de quinze (15) épreuves type BAC avec leurs corrections détaillées ;
• Retranscriptions de toutes les épreuves du BAC du Togo de 2000 à 2022 avec leurs correc-
tions détaillées.

L'objectif de cet ouvrage est double : assurer d'une part les bases qui permettront aux élèves
de proter au mieux de l'enseignement qu'ils vont suivre tout en leur habituant à la rigueur
mathématique et d'autre part permettre aux élèves de préparer et réussir brillamment les
épreuves de mathématiques des diérents examens qu'ils passeront. Cependant, le livre ne se
substitue pas au cours oral d'un professeur, mais j'espère qu'il constituera pour les élèves un
outil de travail de référence.

Quelques conseils
• Les exercices et problèmes sont proposés dans cet ouvrages pour que l'élève puisse maitriser
au mieux tout le programme et les corrections détaillées ont pour objectif de permettre à
l'élève de se repérer et de s'imprégner de la rigueur mathématique. Il ne s'agit en aucun
cas d'apprendre par c÷ur les corrections mais plutôt de chercher à connaître les astuces et
techniques qui ont permis d'aboutir à la réponse.
• L'examen du BAC (surtout dans les épreuves de mathématiques) se prépare depuis le début
de l'année et non dans les derniers mois ou dernières semaines avant le début de l'examen. Il est
important de connaitre sa grille d'évolution car pour réussir aux épreuves de mathématiques,
une seule magie : s'entrainer rigoureusement et intelligemment avec les exercices et problèmes.
• Tout élève doit se dire qu'il est capable de répondre à toutes les questions posées gurant
sur les épreuves car si la question est posée par l'examinateur cela veut dire qu'elle du niveau
de l'élève. Cependant, il est catégoriquement déconseiller de chercher à "ouer" le correcteur
avec un raisonnement ambigu. C'est pourquoi, il faut toujours détailler toutes les étapes ayant
permis à aboutir à la solution.
LARE Gbanfoulene
Ingénieur génie civil de l'Ecole Nationale des
Ponts et Chaussées (ENPC-France) et de
l'Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP-
Maroc) et ancien élève du Lycée Scientique de
Kara (LSK-Togo)
Table des matières
I Partie cours 1

1 Nombre complexes 2
Introductions aux nombre complexes et opérations dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Résolution des équations du second degré dans C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Forme trigonométrique d'un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Racines n-èmes d'un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Application à la trigonométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2 Arithmétiques 19
Division euclidienne dans Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
PGCD - PPCM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Nombres premiers entre eux-Équations diophantiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Congruences et numération de base a . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
3 Études de fonctions 44
Limites et continuité de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Dérivation d'une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Égalité et inégalité des accroissements nis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
Étude d'une branche innie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4 Les fonctions exp et ln 61
Étude de la fonction exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Étude de la fonction logarithme népérien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
Fonction puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
5 Primitives et intégration d'une fonction 79
Primitives d'une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Intégration d'une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
6 Suite numérique 103
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
7 Équations diérentielles 108
Équations diérentielles linéaires du premier ordre `a coecients constants . . . . . . . . . . . 108
Équations diérentielles linéaires du second ordre à coecients constants . . . . . . . . . . . . . 111

1
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
8 Courbes paramétrées 118
Études des courbes paramétrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
9 Les coniques 125
Introduction aux coniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
Paraboles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
Ellipses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
Hyperboles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
Réduction des coniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
10 Probabilités 146
Rappels sur le dénombrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
Théorie de probabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152
Probabilité conditionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160
11 Variables aléatoires discrètes 168
Variables aléatoires réelles sur un univers ni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168
Espérance, Variance et écart-type . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173
12 Calcul vectoriel et géométrie dans l'espace 176
Barycentre de n points pondérés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176
Produit scalaire et produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179
Géométrie dans le plan et dans l'espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190
13 Applications anes du plan 192
Applications linéaires et applications anes du plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192
Anité du plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198
14 Étude de quelques applications anes du plan 201
Notion de transformation du plan et écriture complexe d'une application ane du plan . . . . . 201
Étude d'une translation, homothétie, rotation, les symétries, projection et symétrie glissée . . . 202
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
15 Similitudes et isométries du plan 216
Notion et étude de similitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216
Notion et étude d'isométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 222
Exercices et Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 225

II Partie épreuves types BAC proposées & épreuves du BAC Togo 228

III Partie correction : Correction des exercices et problèmes du cours, des épreuves
proposées et les épreuves du BAC Togo série CE 303
Première partie
Cours
Chapitre 1 Les nombres complexes

Chapitre 1

LES NOMBRES COMPLEXES

I. Introduction aux nombres complexes


1. Ensembles des nombres complexes
Dénition 1
− On appelle nombre complexe, tout nombre qui s'écrit de la forme de z = x + iy tel que x et y ∈ R et i2 = −1.
− L'ensemble des nombres complexes est noté C
− Dans l'écriture précédente d'un nombre complexe, x est appelé partie réelle de z et noté Re(z) et y , partie
imaginaire et noté Im(z).
Remarque et vocabulaire
− Tout nombre réel est un nombre complexe mais l'inverse est faux car i est un nombre complexe mais pas un
nombre réel. R est alors inclus dans C ( R⊂C )
− Tout complexe dont la partie imaginaire est nul est un réel et tout complexe dont la partie réelle est nulle
est appelé imaginaire pure

2. Opérations dans C
On dénit l'addition et la multiplication des nombres complexes de la façon suivante :

1. Somme : Pour tous réels x, x′ , y et y′ , (x + iy) + (x′ + iy′ ) = (x + x′ ) + i(y + y′ ).


2. Produit : Pour tous réels x, x′ , y et y′ , (x + iy)(x′ + iy′ ) = (xx′ − yy′ ) + i(xy′ + yx′ )
3. Inverse : Soit z un nombre complexe non nul. Il existe un nombre complexe z ′ tel que z × z ′ = 1. z ′ est
′ 1
l'inverse de z ou encore z = .
z
1 x y
De plus, si on pose z = x + iy où x et y sont deux réels, alors z′ = = 2 2
−i 2 .
z x +y x + y2

Par conséquent on a :
1. Pour tous complexes z et z ′ , (z + z ′ )2 = z 2 + 2zz ′ + z ′2 et (z − z ′ )2 = z 2 − 2zz ′ + z ′2 .
2. Pour tous complexes z et z ′ , (z − z ′ )(z + z ′ ) = z 2 − z ′2 , (z + z ′ )3 = z 3 + 3z 2 z ′ + 3zz ′2 + z ′3 .
Pn Pn
3. Plus généralement, pour z et z ′ ∈ C, (z + z ′ )n = Cnk z n−k z ′k et (z − z ′ )n = (−1)k Cnk z n−k z ′k
k=0 k=0

NB : Le calcul dans C est comme dans R à condition de remplacer i2 par −1


Exemple
4+i 5 3
(3 + 2i)(1 − 7i) + i = 17 − 18i ; (3 + i)3 + 3(3 + 3i)(−2 + i) = −9 + 17i ; = − i
1+i 2 2
3. Quelques propriétés
Théorème 1
1. Soient x et y deux réels. z = x + iy = 0 si et seulement si x = y = 0.
2. Soient x, x′ , y et y′ quatre réels. x + iy = x′ + iy′ si et seulement si x = x′ et y = y′
3. Dans C, un produit de facteurs est nul si et seulement si un de ses facteurs est nul.

mail : [email protected] LARE G. Yves 2


Chapitre 1 Les nombres complexes

Démonstration :
1. Soient x et y deux réels tels que x+iy = 0. Supposons que y ̸= 0, on peut alors écrire i = − xy et en particulier,
i est un réel. ce qui n'est pas vrai. On en déduit que y=0 puis que x = 0.
2. x + iy = x′ + iy′ =⇒ (x − x′ ) + (y − y′ )i = 0 et d'après le 1. on déduit que x = x′ et y = y′ .
4. Conjugué d'un nombre complexe
Dénition 2 : Soit le nombre complexe z = x + iy. On appelle conjugué de z le nombre complexe noté z̄ déni
par z = x − iy

Théorème 2 : Pour tout nombre complexe z on a :


1. Si z est un réel alors z̄ = z et si z est imaginaire pur, z̄ = −z .
z + z̄ z − z̄
2. z + z̄ = 2Re(z) et z − z̄ = 2iIm(z). Alors : Re(z) = et Im(z) =
2 2i
3. z̄ = z .
2. Pour z et z ′ ∈ C, (z + z ′ ) = z̄ + z¯′ z × z ′ = z̄ × z¯′
et
z z̄
3. Pour z∈C et z ′ ∈ C∗ et pour n ∈ N on a ′
= ¯′ et (z n ) = (z̄)n
z z
Commentaires :On peut résumer le théorème
! précédent

en disant que  le conjugué marche bien avec toutes

(2 + i)z 2 + 3i (2 − i)(z̄)2 − 3i
les opérations . Par exemple =
(z + 4 − 5i)2 (z̄ + 4 + 5i)2

Exercice 1
Résoudre dans C les équations suivantes :

1. (4 + i)z + 3 − 4i = 0 ; 2. [(4 − 3i)z − 5][(1 + i)z + 1 − i] = 0 ;


3. (3 − 2i)z̄ − 1 + 3i = 0 4. (1 − i)z + (3 − i)z̄ = 1 + 2i ;

Solution
Résolution dans C des équations :
 
−3 + 4i 8 19
1. Soit z ∈ C tel que (4 + i)z + 3 − 4i = 0 ⇔ z = ⇔z=− + i
4+i 17 17
2. Soit z ∈ C tel que [(4 − 3i)z − 5][(1 + i)z + 1 − i] = 0 ⇔ ((4 − 3i)z − 5) = 0 ou (1 + i)z + 1 − i = 0
D'où l'ensemble des solutions de l'équation proposée est : {4/5 + 3i/5, i}
1 − 3i 9 7
3. Soit z ∈ C tel que (3 − 2i)z̄ − 1 + 3i = 0 alors z̄ = ⇒z= + i
3 − 2i 13 13
4. soit z = x + iy tel que (1 − i)z + (3 − i)z̄ = 1 + 2i ⇔ (1 − i)(x + iy) + (3 − i)(x − iy) = 1 + 2i. En développant et
factorisant on trouve : 4x − 2i(x + y) = 1 + 2i. En identiant la partie réelle et imaginaire des deux membres
1 5
on a alors : 4x = 1 et x + y = −1 ⇒ x = et y = − .
4 4  
1 5
D'où l'ensemble des solutions de l'équation proposée est : − i
4 4

Exercice 2
(1 + 2i)z − 1
Pour tout nombre complexe z , on pose f (z) =
(3 + i)z − 1
1. Déterminer le domaine de dénition de la fonction f .
2. Résoudre dans C l'équation f (z) = 0.

mail : [email protected] LARE G. Yves 3


Chapitre 1 Les nombres complexes

Solution  
1 3 1
1. Soit z ∈ C. f (z) existe si et seulement si (3 + i)z − 1 ̸= 0 ⇐⇒ z =
̸ . D'où Df = C \ − i .
3+i 10 10
1 2
2. Soit z ∈ C. f (z) = 0 ⇔ (1 + 2i)z − 1 ⇔ z = − i.
5 5

5. Représentation géométrique d'un nombre complexe


On munit le plan d'un repère orthonormée (0, ⃗u, ⃗v ).
− A tout point du plan M de coordonnées (x, y), on peut associer le nombre complexe ZM = x + iy . Le nombre
complexe ZM s'appelle l'axe du point M.
− Inversement, à tout nombre complexe z = x + iy avec (x, y) ∈ R2 , on peut associer le point M de coordonnées
(x, y). M s'appelle l'image ponctuelle du nombre complexe z .
−→
− A tout vecteur w de coordonnées (x, y) , on peut associer le nombre complexe z− w = x + iy . On dit alors que

zw est l'axe du vecteur w .






−→
− Inversement, à tout nombre complexe z = x+iy avec (x, y) ∈ R2 , on peut associer le vecteur w de coordonnées
(x, y). w s'appelle image vectorielle du nombre complexe z .

z A + zB
− Soient A et B deux points du plan. Le milieu I du segment [AB] a pour axe ZI =
−−−→
2
− Soient A et B deux points du plan. Le vecteur AB a pour axe z−−−→ = zB − zA .
AB
Exemple
Soient deux (02) points

−−−−−−

M1 , M 2 d'axes respectives suivantes dans le plan complexe : z1 = 4 − i et z2 = −3 − 2i
Le vecteur M 1 M2 a pour axe Z = zM2 − zM1 = −7 − i

Exercice 3

1. Pour tout nombre complexe z , on pose Z = (2 + i)z + 1 − i. Déterminer et construire l'ensemble E des
points M d'axe z Z soit un imaginaire pur.
tels que
2. Pour tout nombre complexe z , on pose Z = (1 − i)z + 3 + i. Déterminer et représenter l'ensemble des
points M du plan d'axe z tels que Z soit réel.

Solution
1. Soit z ∈ C. z = x + iy avec x et y ∈ R. Z = (2 + i)(x + iy) + 1 − i ⇒ Z = 2x − y + 1 + i(2y + x − 1).
Posons
Z ⇔ Re(Z) = 0 ⇒ 2x − y + 1 = 0
est imaginaire pur
D'où l'ensemble E des points M d'axe z tels que Z soit imaginaire pur est la droite 2x − y + 1 = 0.
2. Soient x et y deux réels. Soit M le point du plan de coordonnées (x, y) puis soit z = x + iy son axe.
Alors Z = (1 − i)(x + iy) + 3 + i ⇔ Z = x + y + 1 + i(y − x + 1).
Z est un réel ⇔ Im(Z) = 0 ⇒ y − x + 1 = 0
L'ensemble cherché est donc la droite d'équation y = x − 1.

6. Le Module d'un nombre complexe


Dénition 3
Pour tout nombre complexe
p z = x + iy , (x, y) ∈ R2 , le module de z est le nombre réel positif noté |z| dénit
par |z| = x2 + y 2 .

mail : [email protected] LARE G. Yves 4


Chapitre 1 Les nombres complexes

Remarque
− z est l'axe d'un point M , |z| représente la distance entre le point M et l'origine du repère O |z| = OM
Si

→ −

et siz est l'axe d'un vecteur u , |z| = ||u ||
− Pluspgénéralement si A et B sont deux points du plan complexe d'axe respective zA et zB , la distance
AB = (xA − xB )2 + (yA − yB )2 = |(xA − xB ) + i(yA − yB )| = |zA − zB |
− La notation |Z| se lit Module de Z et non valeur absolue de Z . Par contre si Z est un réel, on peut dire
indistinctement module de Z ou valeur absolue.

Exemple

|3 + i| = 10, | − 3| = 3, | − 3i| = 3
Quelques propriétés du module
Théorème 2
En appliquant la dénition, on déduit immédiatement les résultats suivants :

1. Pour z ∈ C, |z| = z z̄ et |z| = | − z| = |z̄| = | − z̄|
2. Pour z ∈ C, |z| = 0 ⇔ z = 0
z |z|
3. Pour (z, z ′ ) ∈ C2 , |z × z ′ | = |z| × |z ′ | et si z ′ ̸= 0, = ′
z′ |z |
4. Pour z∈C et n ∈ N, |z n | = |z|n

Démonstration
Les points 1. et 2. découlent directement de la dénition du module.
3. Soient z et z ′ ∈ . |z × z ′ |2 = (z × z ′ )(z × z ′ ) = (z × z̄)(z ′ × z¯′ ) = (|z| × |z ′ |)2 . D'où le résultat.
z 1 1 z
Si z ′ ̸= 0,

= z × ′ . Puisque ′ est un nombre complexe qu'on peut noter Z on a alors : = |z × Z| ⇒
z z z z′
|z × Z| = |Z| × |z|. D'où le résultat.
4. S'obtient par récurrence et en utilisant 3. on a aussi le résultat.
Commentaire
Le théorème précédent dit que le module fonctionne bien avec la multiplication. Par exemple, si on veut
(−2 + i)(−3 + 2i)2
calculer le module de Z = il serait très maladroit de chercher à développer le numérateur
4 − 3i
puis rendre réel le dénominateur avant de calculer le module. Le module de ce nombre complexe peut se calculer

| − 2 + i|| − 3 + 2i|2 13 5
facilement ainsi : |Z| = =
|4 − 3i| 5

Exercice 4
1 + 3i
1. Calculer le module de Z= et z = (1 + i)8
−3 + 2i
z−1
2. Déterminer l'ensemble des nombres complexes z ∈ C \ {−1} tels que Z= soit de module 1.
z+1
z−i
3. Déterminer l'ensemble des nombres complexes z ∈ C \ {−i, i} tels que Z = soit imaginaire
z+i
pure.

Solution

|1 + 3i| 130 √ 8
1. |Z| = = 8
et |z| = |1 + i| = ( 2) = 16
| − 3 + 2i| 13
|z − 1|
2. On sait que : |Z| = 2 2 2 2
. |Z| = 1 ⇔ |z − 1| = |z + 1| ⇔ (x − 1) + y = (x + 1) + y ⇔ x = 0
|z + 1|

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Alors l'ensemble des nombres complexes z tels que |Z| = 1 est l'ensemble des imaginaires purs ( iR)
3. soit z ∈ C \ {−i, i}
z − i z̄ + i 2(|z|2 − 1)
Puisque 2Re(Z) = Z + Z̄ et Z + Z̄ =
+ alors 2Re(Z) = . Z imaginaire pur signie que
z + i z̄ − i |z + i|2
Re(Z) = 0 ⇒ |z|2 − 1 = 0 ⇔ |z| = 1 avec z ̸= i et z ̸= −i ⇔ x2 + y 2 = 1 et (y ̸= 1 et y ̸= −1). L'ensemble
des solutions est donc le cercle de centre O et de rayon 1 privé des points de coordonnées (0, 1) et (0, −1).

Théorème 3 :
i. ∀ z ∈ C, |Re(z)| ≤ |z| et |Im(z)| ≤ |z|
ii. ∀ z ∈ C, |Re(z)| = |z| ⇔ z ∈ R et |Im(z)| = |z| ⇔ z ∈ iR
iii. ∀ (z, z ′ ) ∈ C2 , |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ | (Inégalité triangulaire)
iv. ∀ (z, z ′ ) ∈ C2 , |z + z ′ | = |z| + |z ′ | ⇔ z = 0 ou (z ̸= 0 et ∃λ ∈ R \ {0} / z ′ = λz )

Démonstration
p
i. ∀ z ∈ C, |z| = (Re(z)p 2 + (Im(z))2 ≥ |Re(z)|

De même, ∀ z ∈ C, |z| = (Re(z)2 + (Im(z))2 ≥ |Im(z)|


ii. ∀ z ∈ C, si |Re(z)| = |z| ⇔ |Im(z)| = 0 et donc Im(z) = 0.
De la même façon, on démontre aussi que |Im(z)| = |z| ⇔ z ∈ iR

iii. ∀ (z, z ′ ) ∈ C2 , |z + z ′ |2 = (z + z ′ )(z + z ′ ) = (|z|2 + z z¯′ + z ′ z̄ + |z ′ |2 ). Or z z¯′ + z ′ z̄ = z z¯′ + z z¯′ = 2Re(z z¯′ )
′ 2 2
Ainsi |z + z | = |z| + 2Re(z z ¯′ ) + |z ′ |2 . Or pour tout réel a , a ≤ |a|.
′ 2 2
Donc |z + z | ≤ |z| + 2|Re(z z ¯′ )| + |z ′ |2 ≤ |z|2 + 2(z z¯′ ) + |z ′ |2 d'après le i.. or |z|2 + 2|(z z¯′ )| + |z ′ |2 = (|z| + |z ′ |)2
D'où ∀ (z, z ) ∈ C , |z + z | ≤ |z| + |z |.
′ 2 ′ ′

iv. Puisque |z + z | et |z| + |z | sont des réels positifs, l'inégalité iii. et une égalité si et seulement si chacune des
′ ′

inégalités décrites en iii) est une égalité. C'est à dire :


|z + z ′ | = |z| + |z ′ | ⇔ |z z¯′ | = |Re(z z¯′ ) et |Re(z z¯′ | = Re(z z¯′ )
⇔ z z¯′ ∈ R et |Re(z z¯′ | = Re(z z¯′ )
⇔ z z¯′ ∈ R+
z z¯′
⇔ z = 0 ou (z ̸= 0 et ∈ R+ ) (car si z ̸= 0 alors |z| > 0)
|z|2
z′ z
⇔ z = 0 ou (z ̸= 0 et ∈ R+ ) ⇔ z = 0 ou (z ̸= 0 et ∃λ ∈ R+ tel que λ = ′ )
z z
⇔ z = 0 ou (z ̸= 0 et ∃λ ∈ R+ tel que z ′ = λz )
Réciproquement si ∀ (z, z ) ∈ C , z = 0 ou z = λz avec λ ∈ R alors on a : |z + z | = (1 + λ)|z| = |z| + λ|z| et
′ 2 ′ + ′
′ ′
par suite |z + z | = |z| + |z | (Ne pas oublier que λ est un réel positif ).

6. Équation du second degré dans C


6-1. Racine carrée d'un nombre complexe
Commençons par donner une nouvelle condition nécessaire et susante d'égalité de deux nombres complexes.

Théorème 4 : 
 Re(z) = Re(z ′ )
Soient z et z ∈Cz=z ⇔
′ ′ |z| = |z ′ | (1)

sgn(Im(z)) = sgn(Im(z ′ ))

Démonstration 
 Re(z) = Re(z ′ )
Supposons z et z′ ∈ C tels que |z| = |z ′ | . Notons z = x + iy et z ′ = x′ + iy .

sgn(Im(z)) = sgn(Im(z ′ ))
• Re(z) = Re(z ′ ) ⇒ x = x′ .
• |z| = |z ′ | ⇒ x2 + y 2 = x′2 + y ′2 ⇒ |y| = |y ′ |.
• sgn(Im(z)) = sgn(Im(z ′ ) ⇒ y = y ′ . Par conséquent z = z ′
Réciproquement pour z et z ∈ C, si z = z alors on a bien les
′ ′ égalités de (1).

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Le théorème ci dessus permet de trouver la racine carrée de n'importe quel nombre complexe.

 Z = a2+ ib, a, b ∈ R et soit z = x + iy


, x,2 y ∈ 2R tel que Z = z . D'après ce théorème on a :
En eet soit
2

 Re(z ) = Re(Z)  x −y =a √
2
Z=z ⇔ 2 ⇔ 2 2 2
(Rappel : z = x − y + 2ixy )
|z | = |Z| x2 + y 2 = a2 + b2
 2 
sgn(Im(z )) = sgn(Im(Z)) sgn(2xy) = sgn(b)
 √  q √
 1 
 2 2 2  1
 x = 2 ( a + b + a)
2 2
  x = ±q 2 ( a + b + a)

⇔ 1 √ ⇔ √

 y 2 = ( a2 + b2 − a) 
 y = ± 12 ( a2 + b2 − a)

 2 
 sgn(2xy) = sgn(b)
sgn(2xy) = sgn(b)
D'après tout ce qui précède, on peut déduire que tout nombre complexe non nul admet dans C deux
racines carrées, opposées l'une à l'autre.

Exemple
Z = 8 − 6i. Trouvons les racines carrées de Z dans C :
soit
z = x + iy 
soit
2
un complexe tel que Z = z . D'après le théorème on a :

 2 2 
 x −y =8  x = ±3
2
z = 8 − 6i ⇔ 2 2 ⇔⇔ ⇔ (x, y) = (3, −1) (−3, 1)
x + y = 10 y = ±1 ou

 

xy < 0 xy < 0
Les racines carrées dans C de Z = 8 − 6i sont : z =3−i et z = −3 + i .

Exercice 5
Trouver les racines carrées dans C des nombres complexes suivants :
1. Z = 7 + 24i 2. Z = −5 − 12i 3. Z = 2i 4. Z = −4
Solution
1. z1 = 4 + 3i et z1 = −4 − 3i. 2. z1 = 2 − 3i et z1 = −2 + 3i. 3. z1 = 1 + i et z1 = −1 − i.
4. z1 = 2i et z1 = −2i.
6-2. Résolution dans C des équations du second degré à coecients réels
Soient a, b et c∈R tel que a ̸= 0. Soit az 2 + bz + c = 0. On√pose ∆ = b2 − 4ac
(E) l'équation

−b + ∆ −b − ∆
− Si ∆ > 0, alors (E) admet deux solutions réelles distinctes : z1 = et z2 =
2a 2a
−b
− si ∆ = 0, alors (E) admet une solution réelle double : z1 = z2 =
2a √ √
−b + i −∆ −b − i −∆
− si ∆ < 0, alors (E) admet deux solutions complexes conjuguées : z1 = et z2 =
2a 2a

Exercice 6
Résoudre dans C les équations suivantes :
1. z 2 − 6z + 13 = 0.
2. z 2 − 2z cos(θ) + 1 = 0. Avec θ ∈]0, π[
solution
1. ∆ = (−6)2 − 4 × 13 = −16 = (4i)2 . Les solutions sont z1 = 3 + 2i et z2 = 3 − 2i.
2. ∆ = (−2 cos(θ))2 − 4 = −4 sin2 (θ) . Les 2 solutions non réelles z1 = cos(θ) − i sin(θ) et z2 = cos(θ) + i sin(θ).

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Chapitre 1 Les nombres complexes

6-3. Résolution dans C des équations du second degré à coecients complexes .


Cette résolution est similaire à celle d'une équation à coecients réels :

Théorème 5 : Soient (a, b, c) ∈ C∗ × C × C et l'équation (E) : az 2 + bz + c = 0. On pose : ∆ = b2 − 4ac


(Discriminant). Alors ∃δ∈C tel que δ 2 = ∆.
−b + δ −b − δ
L'équation (E) admet dans C deux solutions, distinctes ou confondues, à savoir : z1 = et z2 =
2a 2a

Exercice 7
Résoudre dans C les équations suivantes :
1. z 2 − (6 + i)z + (11 + 13i) = 0 2. 2z 2 − (7 + 3i)z + (2 + 4i) = 0.
Solution
1. Soit l'équation (E) : z 2 − (6 + i)z + (11 + 13i) = 0. Son discriminant est ∆ = (6 + i)2 − 4(11 + 13i) = −9 − 40i
et on déduit que : ∆ = (4 − 5i)2 .
6 + i + 4 − 5i 6 + i − 4 + 5i
Les solutions sont alors : z1 = = 5 − 2i et z2 = = 1 + 3i.
2 2
2. L'équation (E) : 2z −(7+3i)z+(2+4i) = 0 a pour discriminant ∆ = (7+3i)2 −8(2+4i) = 24+10i = (5+i)2 .
2
7 + 3i + 5 + i 7 + 3i − 5 − i 1
Les solutions sont alors : z1 = = 3 + i et z2 = = (1 + i).
4 4 2
6-4.Somme et produit des racine
Dans ce qui suit, on donne les relations existant entre les coecients et les racines d'un trinôme du second degré.

Théorème 7 : Soient (a, b, c) ∈ C∗ × C × C et z1 et z2 les solutions, distinctes ou confondues, de l'équation


b c
(E) : az 2 + bz + c = 0. Alors on a : z1 + z2 = − et z1 × z2 = .
a a

Exercice 8
On note de z1 et z2 les solutions dans C de l'équation z 2 − (1 − i)z + 2 + 3i = 0. Sans calculer z1 et z2 ,
1 1 2
Calculer + et z1 + z22 .
z1 z2

Solution
z1 + z2 = 1 − i et z1 z2 = 2 + 3i
On a d'après le théorème précédent
1 1 z 1 + z2 1−i −1 − 5i 2 2 2 2
+ = = = . Et z1 + z2 = (z1 + z2 ) − 2z1 z2 = (1 − i) − 2(2 + 3i) = −4 − 8i.
z1 z2 z1 z2 2 + 3i 13
7.Argument d'un nombre complexe non nul. Forme trigonométrique
Le plan est rapporté à un repère orthonormé direct(O, ⃗
u, ⃗v ).

7-1. Argument d'un nombre complexe non nul.


Dénition
soit z un nombre complexe non nul.
argument de z , l'angle orienté (⃗u, OM ) avec M
−−−−→
On appelle un point ayant pour axe z.

Notation : L'argument de z se note arg(z). C'est un angle en radian.


Illustration :

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Théorème 8
1. ∀(z, z ′ ) ∈ C∗ 2 , arg(zz ′ ) = arg(z) ′
 + arg(z )[2π].
arg(z)[2π ] si λ > 0
2. ∀(λ, z) ∈ R∗ × C∗ , arg(λz) = arg(z) + π[2π] si λ < 0
3. ∀z ∈ C∗ , arg(z̄) = arg(z1 ) = −arg(z)[2π] et arg(−z) = arg(z) + [π]
z
4. ∀(z, z ′ ) ∈ C∗ 2 , arg ′ = arg(z) − arg(z ′ )[2π] et plus généralement ∀z ∈ C∗ et ∀n ∈ N
  z 
1 1
arg n
= n × arg = −n × arg(z)[2π].
z z
5. ∀z ∈ C∗ et ∀n ∈ N, arg(z n ) = n × arg(z)[2π]
7-2. Forme trigonométrique d'un nombre complexe non nul.
soit z = a + ib. on peut alors représenter le point M (z) comme suit :

a = |z| cos(θ)
A partir de cette gure, on peut déduire que : . Alors on
b = |z| sin(θ)
peut écrire z = |z|(cos(θ) + i sin(θ)) avec θ = arg(z).
Notons donc cos(θ) + i sin(θ) = eiθ (Notation qui a bien un sens et qui est
déduite à partir des considérations géométriques dont on ne va pas essayer de
rentrer dans les détails ici).
On peut nalement écrire z = |z| eiθ .
Ce qui nous amène à la dénition suivante :

Dénition
Pour tout z un nombre complexe, on peut mettre z sous la forme de :

z = r(cos θ + i sin θ) = r eiθ


Avec |z| = r et arg(z) = θ.

La notation z = r eiθ est l'écriture de z sous forme exponentielle.

Exemple

3 1 √
i. z = ii. z = 1 − i
π π
+ i = cos( π6 ) + i sin( π6 ) = ei 6 3 = 2 e−i 3
2 2

Méthode pratique pour mettre un nombre complexe z sous sa forme exponentielle


Soit z = x + iy un nombre complexe non nul où x et y sont deux réels. Pour déterminer la forme complexe de
z, il faut suivre les étapes suivantes :
p
i. Calculer le module de z : |z| = x2 + y 2 . !
 
x y p x y
ii. Mettre |z| en facteur comme suit : z = |z| +i = x2 + y 2 p + ip .
|z| |z| x2 + y 2 x2 + y 2

 x
 cos(θ) = p 2

x + y2
iii. Chercher θ ∈ R tel que y

 sin(θ) = p 2

x + y2
iv. On obtient donc z = |z|(cos(θ) + i sin(θ)) = |z| eiθ

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Propriété :
D'après la dénition de la forme exponentielle on a les propriétés suivantes :

∀(z, z ′ ) ∈ C2 avec z = |z| eiθ , z ′ = |z ′ | eiθ
1. z × z ′ = |z||z ′ | ei(θ+θ′ ) et plus généralement ∀n ∈ N, z n = |z|n eniθ
1 1 z |z|
2. Pour z ′ ̸= 0, ′ = ′ e−iθ et ′ = ′ ei(θ−θ′ )
z |z | z |z |

Exercice 9

3−i
1. Déterminer la forme trigonométrique de z1 = .
1+i
2. En mettant (1 + i)16 sous forme exponentielle, calculer sa valeur exacte.
Solution
1. En suivant les étapes de la méthode pratique et les propriétés ci-dessus.
z′ √
On écrit d'abord z1 = 1′ z1′ =
3 − i et z2′ = 1 + i
avec
! z2
√ √ √ !
3 1 π √ 2 2 √ π
z1′ = 2 − i = 2 e−i 6 et z2′ = 2 + i = 2 ei 4
2 2 2 2

z1 2 π π √ 5π
Ainsi z1 =
′ = √ e−i 6 −i 4 = 2 e−i 12
z2 2 √ √ π
2. En suivant les mêmes étapes, on déduit 1 + i = 2(cos( π4 ) + i sin( π4 )) = 2 ei 4

16 = ( 2)16 ei 16π
Par suite (1 + i) 4 = 256 e4iπ or e4iπ = cos(4iπ) + i sin(4iπ) = 1 Ainsi (1 + i)16 = 256

7-3. Formules d'Euler


Expression de cos(θ), sin(θ) et tan(θ) en fonction de eiθ . Ces formules sont connues sous le nom de formules
d'Euler.

Théorème 9 :
1 iθ 1
i. Pour θ ∈ R, cos(θ) = (e + e−iθ ) et sin(θ) = (eiθ − e−iθ )
2 2i

Autrement dit : e + e
−iθ = 2 cos(θ) et eiθ − e−iθ = 2i sin(θ).
nπ o eiθ − e−iθ e2iθ −1 1 − e−2iθ
ii. Pour tout θ ∈ R \ + kπ, k ∈ Z on a : tan(θ) = = = .
2 i(eiθ + e−iθ ) i(e2iθ +1) i(e−2iθ +1)

Exemple ′
En utilisant les formules d'Euler, transformons
  les expressions 1 + eiθ , 1 − eiθ et eiθ + eiθ :

i θ2 −i θ2 i θ2 θ iθ
• 1 + eiθ = e (e + e ) = 2 cos e 2.
2 
θ θ θ θ iθ
• 1 − eiθ = ei 2 (e−i 2 − ei 2 ) = −2i sin e 2.
2  
′ i θ+θ

i θ−θ ′
−i θ−θ ′ θ − θ′ θ+θ ′
iθ iθ
• e + e = e 2 (e 2 + e 2 ) = 2 cos ei 2
2
8. Racines n-èmes d'un nombre complexe
8-1. Racines n-èmes de l'unité
Dénition
soit n ∈ N∗ et z un nombre complexe.
On appelle racine n-èmes de l'unité, l'ensemble des z∈C tels que zn = 1
Cet ensemble est le plus souvent noté Un

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Détermination des éléments de Un


soit z ∈ C. On peut écrire z = r eiθ avec r > 0 et θ ∈ R.
Alors pour tout n∈ N∗ , zn
= rn einθ . Ainsi (

|z|n = rn = 1 et |z| = r = 1 et
zn = 1 ⇔ ⇔
∃k ∈ Z tel que nθ = 2kπ ∃k ∈ Z tel que θ = 2kπ
n
2ikπ
Ainsi pour n ∈ N∗ , 1 admet dans Cn racines deux à deux distinctes à savoir e n , k ∈ {0, 1, 2....., n − 1}

Exemple
1. Pour n=2, on a z 2 = 1 admet pour solution e
2ikπ
2 , k ∈ {0, 1}. C'est à dire que U2 = {−1, 1}
2. Pour n = 3, on a z 3 = 1 admet pour solution e
2ikπ
3 , k ∈ {0, 1, 2}.
2iπ
En notant j=e 3 , on a alors U3 = {1, j, j 2 }
Notons qu'avec cette notation, j vérie :

• j3 = 1
4iπ −2iπ
• j 2 = 1j = j̄ = e 3 = e 3
• 1 + j + j 2 = 0 et donc 1 + j = −j 2 , 1 + j 2 = −j et j + j 2 = −1.
• ∀n ∈ Z on a j 3n = 1, j 3n+1 = j et j 3n+2 = j 2

3. Immédiatement on a aussi U4 = {e
ikπ
2 , k ∈ {0, 1, 2, 3}}

On peut remarquer que la somme des racines n-èmes de l'unité pour n = 2, n = 3 et n=4 est nulle. Cette
remarque est une propriété importante des racines n-èmes de l'unité.

Théorème 10 :
Soient z0 , z1 , · · · , zn−1 les racines n-èmes de l'unité deux à deux distinctes.
P
n−1
Pour n≥2 la somme des ces racines est nulle. Autrement, zk = 0
k=0
2ikπ
En eet pour n ≥ 2, les racines n-èmes 2 à 2 distinctes de l'unité sont sous la forme de e n , k ∈ {0, 1, . . . , n−1}.
2iπ
Posons ω = e n . ω ̸= 1 (car n ≥ 2 ) et ω n = 1. Ainsi on a :
P 2ikπ
n−1 P k
n−1 1 − ωn
e n = ω = = 0 (car ω n = 1). D'où le résultat.
k=0 k=0 1−ω
8-2. Racines n-èmes d'un nombre complexe
Soit n ∈ N∗ et Z un nombre complexe. On cherche les z ∈ C tels que z n = Z .
1er cas : Z = 0
Si Z = 0, alors pour tout z ∈ C, z n = Z = 0 si et seulement si z = 0. Par suite 0 admet une seule racine n-ème
à savoir 0.
2eme cas :Z ̸= 0
On suppose maintenant que Z ̸= 0, alors on peut écrire Z = R eiα avec |Z| = R et arg(z) = α .
Soit z∈C tel que z
n = Z. En écrivant z= r eiθ , on a :  √
  r= nR et
rn = R et
z n = Z ⇔ rn einθ = R eiα ⇔ ou encore α 2kπ
∃k ∈ Z tel que nθ = α + 2kπ  ∃k ∈ Z tel que θ= +
√ n n
α 2kπ
Puis on déduit que z= n
R ei( n + )
n avec k∈Z

√ α 2kπ
Les racines n-èmes de Z deux à deux distinctes sont de la forme de z= n
R ei( n + n
)
k ∈ {0, 1, 2, . . . , n − 1}

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Exercice 10

Résoudre dans C l'équation suivante : z 6 = 4 − 4 3i
solution √ π
Soit Z = 4 − 4 3i. Z sous forme exponentielle que nous savons déjà faire. On a alors : Z = 8 e−i 3
On écrit
−i π3
donc z ∈ C tel
Soit
6
que z = 8 e et écrivons z = r e

( n  √
√ π
r = 8 et  r = 6 8 et
z 6 = 4−4 3i ⇔ r6 e6iθ = 8 e−i 3 ⇔ π ou encore −π 2kπ
∃k ∈ Z tel que 6θ = − + 2kπ  ∃k ∈ Z tel que θ = +
3 18 6
√ √ −π kπ
6
Puis on déduit que :z = 4 − 4 3i ⇔ z = 2e i( 18 + 3 )
k ∈ Z. D'où l'ensemble de solutions complexes 2 à 2
√ n√ −π kπ
o
6
distinctes de l'équation z = 4 − 4 3i est : S= 2 ei( 18 + 3 ) , k ∈ {0, 1, 2, 3, 4, 5}

9. Applications à la trigonométrie
Retrouvons par exemple les formules donnant cos(2x) et sin(2x) en fonction de cos(x) et sin(x).
Soit x cos(2x) + i sin(2x) = e2ix = (eix )2 = (cos(x) + i sin(x))2 = cos2 (x) − sin2 (x) + 2i sin(x) cos(x).
un réel.
2 2
Par identication, on retrouve : cos(2x) = cos (x) − sin (x) et sin(2x) = 2 sin(x) cos(x).

Exercice 11
Exprimer cos(3x) et sin(3x) en fonction de cos(x) et sin(x).
Solution
Soit x un nombre réel. cos(3x) + i sin(3x) = e3ix = (eix )3 = (cos(x) + i sin(x))3 
Or (cos(x) + i sin(x))3 = cos3 (x) − 3 cos(x) sin2 (x) + i 3 cos2 (x) sin(x) − sin3 (x) . Par identication des parties

réelles et imaginaires, on obtient : cos(3x) = cos3 (x) − 3 cos(x) sin2 (x) et sin(3x) = 3 cos2 (x) sin(x) − sin3 (x).

10 Applications aux calculs de longueurs et d'angles


Le plan est muni du repère orthonormée direct (O, ⃗u, ⃗v ).
Théorème 11 : Soient A et B deux points d'axes zA et zB
1. AB = |zA − zB |.
2. Si de plus A ̸= B
−−−→
alors (⃗u, AB ) = arg(zB − zA )[2π]

En utilisant les résultats de ce théorème on a directement le théorème suivant :

Théorème 12 : Soient A , B , C et D quatre points d'axes respectives zA , zB , zC et zD tels que A ̸= B .

zD − zC CD
1. = .
zB − zA AB  
zD − zC
2.
−−−→ −−−→
(AB , CD ) = arg [2π]
zB − zA

Commentaires
 : Du théorème 2 on peut tirer les conclusions suivantes :  
z D − zC −−−→ −−−→ zD − z C π
Si arg = kπ k ∈ Z alors les vecteurs AB et CD sont colinéaires et si arg = + kπ
zB − zA z B − zA 2
−−−→ −−−→
k∈Z Alors les vecteurs AB et CD sont orthogonaux.

Théorème 13 : Soient A , B , C et D quatre points d'axes respectives zA , zB , zC et zD .


Si c'est quatre points sont non alignés, on dit que
−−−→ −−−→ −−−→ −
−−−

A,B,C et D sont Cocycliques si et seulement si
(CA , CB ) = (DA , DB )[π].    
zB − zC z B − zD
Autrement dit, A,B,C et D sont Cocycliques si et seulement si arg = arg [π]
zA − zC zA − zD

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Exercice 13
Le plan est rapporté du repère orthonormée direct (O, ⃗u, ⃗v ). !

3 3 √
On considère les points A(1, 1) , B(−1, 2) et C − , − 3 . Montrer que le triangle ABC est
2 2
équilatéral.

Solution
Calculons les 3 distances AB , AC et BC :
v
√   u √ !2  
√ 3 1 √ u 3 1 √ 2
AB = |zB −zA | = |−2+i| = 5 , AC = |zC −zA | = −1 − +i − 3 = t −1 − + − 3 .
2 2 2 2
v
√ !   u √ !2  
√ 3 1 √ u 3 1 √ 2
Ainsi AC = 5 et enn BC = |zC − zB | = 1− +i − − 3 = t 1− + − − 3 .
2 2 2 2

Ainsi BC = 5
.

Conclusion : AB = AC = BC = 5. ABC est alors un triangle équilatéral .

Exercice 13
1. Écrire sous forme algébrique :
1 + cos(θ) − i sin(θ) 1 + i tan(θ) π
a. z1 = ; 0 < θ < 2π b. z2 = ; θ ̸= + kπ c. z3 = (1 − i)2024
1 − cos(θ) + i sin(θ) 1 − i tan(θ) 2
2. Écrire sous forme exponentielle
√ :
√ √
a. z1 = (1 + i)3 (−3 + 3 3i) b. z2 = (1 + i 3)5 + (1 − i 3)5 c. z3 = 1 − eiθ ; θ ∈ 0 ≤ θ < 2π
3. Déterminer le module ainsi que le conjugué des nombres complexes suivants
tan(θ) − i π 1 π
a. z1 = 1 − eiθ θ ; ∈ [−π, 0] b. z2 = ; (θ ̸= ) c. z3 = ; (θ ∈ ] , π[)
tan(θ) + i 2 1 + i tan(θ) 2
d. z4 = e2iθ − eiθ ; (θ ∈ [0, π[)
Solution
1 + cos (θ) − i sin (θ) i 1 + i tan (θ)
1-a. z1 = =− b. z2 = = cos (2θ) + i sin (2θ)
1 − cos (θ) + i sin (θ) tan (θ/2) 1 − i tan (θ)
c. z3 = (1 − √ i)2024 = ((1 − i)2 )1012 = 4506
2-a. z1 = 12 2 e17iπ/12 b. z2 = 32 c. z3 = 2 sin ( 2θ )e( 2 − 2 )
iθ iπ

3-a. Puisque θ ∈ [−π, 0] alors |z1 | = −2 sin ( 2θ ) ; z3 = 1 − e−iθ


tan(θ) + i
b. |z2 | = 1 , z 2 = et arg(z2 ) = 2θ + π
tan(θ) − i
1
c. |z3 | = − cos (θ), arg(z3 ) = −(θ + π) et z 3 =
  1 − i tan(θ)
3θ π
d. |z4 | = 2 sin ( 2θ ), arg(z4 ) = + et z 4 = e−2iθ − e−iθ
2 2

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Exercices
Exercice 1 :
1. Résoudre dans C les équations suivantes :

a. z2 +z+1=0 puis résoudre 4z 2 − 2z + 1 = 0


b. 2z 2 + 2z + 1 = 0 et (1 + 3i)z 2 − (6i + 2)z + 11i − 23 = 0
1
c. z 6 + (1 + 3i)z 3 + 8 + 8i = 0 (Indication : poser Z = z 3 ) et z 4 + (3 − 6i)z 2 − 8 − 6i = 0
2
1+i
2- a. Déterminer le module et un argument de puis le mettre sous forme exponentielle.
1−i
 
1 + i 2022
b. Déduire alors l'expression de
1−i
√ √ 2022
3. Déterminer le module et un argument de 1 + i 3. En déduire 1 + i 3 .
1+i
4. En déduire les racines n-èmes de z0 = √
(1 − i)(1 + i 3)
Exercice 2  
z − 2i
1. Pour tout nombre complexe non nul z ̸= i on pose : h(z) = i
z−i
a. Vérier que : h(z) = z ⇐⇒ z 2 − 2iz − 2 = 0
b. Résoudre dans C l'équation (E) : z 2 − 2iz − 2 = 0.
2. Le plan complexe est rapporté au repère orthonormé direct (O, e 1 , e 2 ).

− →

On désigne par a et b les solutions de l'équation (E) tels que Re(a) = 1. Soit z un nombre complexe diérent

de i de a et de b et les points M (z) , M (h(z)) , A(a) et B(b).

h(z) − a z−a
a. Montrer que : =−
h(z) − b z−b

−−−−
→ −
−−−−

b.
−−−−→ −−−−→
En déduire que : (M ′ B , M ′ A ) ≡ π + (M B , M A )[2π]
3- a. Montrer que si les points M , A et B sont alignés alors les points M , A et B et M′ sont alignés.

b. Montrer que si M , A et B ne sont pas alignés alors les points M , A et B et M′ sont Cocycliques.

Exercice 3

− →

Le plan complexe est rapporté au repère orthonormé direct (O, e 1 , e 2 ). L'unité graphique est 2 cm.

z−4
1. Résoudre dans C = i. Écrire les solutions sous forme algébrique
l'équation
z
2. Résoudre dans C l'équation z − 2z + 4 = 0. Écrire les solutions sous forme exponentielle.
2

3. ′ ′
Soient A, B , A et D les points du plan complexes d'axes respectives : a = 2 ; b = 4 ; a = 2i et d = 2 + 2i.
Quelle est la nature du triangle ODB ?
√ √
4. Soient E et F les points d'axes respectives : e=1−i 3 et f = 1 + i 3.
Quelle est la nature du quadrilatère OEAF ?
5. Soit (C) le cercle de centre A et de rayon 2. Soit (C ′ ) le cercle de centre A′ et de rayon 2. Soit r la rotation
π
de centre O et d'angle .
2
a. On désigne par E′ l'image par la rotation r du point E. Calculer l'axe e′ de E′.
b. Démontrer que E′ est un point du cercle (C ′ )
c. Déterminer e−d en fonction de e′ et d. en déduire que les points E, E′ et D sont alignés.

6. Soit D′ l'image du point D par la rotation r. Démontrer que le triangle EE ′ D′ est rectangle.

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Exercice 4

− →

Le plan complexe est rapporté au repère orthonormé direct (O, e 1 , e 2 ).
Soit m un nombre complexe non nul.
On considère dans C l'équation (Em ) d'inconnue z : 2z 2 − 2(m + 1 + i)z + m2 + (1 + i)m + i = 0
1. Résoudre dans C l'équation (Em ).
1+i 1−i
On suppose que m ∈ C \ {0, 1, i} et on pose : z1 = (m + 1) et z2 = (m + i).
2 2
On considère les points A, B , M , M1 et M2 d'axes respectifs 1 , i , m , z1 et z2 .

2- a. Vérier que : z1 = iz2 + 1.


1+i π
b. Montrer queM1 est l'image de M2 par la rotation de centre Ω d'axe ω = et d'angle .
2 2
z2 − m m−1
3. Vérier que : =i .
z1 − m m−i
4. Montrer que si les points M et M1 et M2 sont alignés , alors le point M appartient au cercle (Γ) dont l'un
des diamètres est le segment [AB].
Déterminer l'ensemble des points M tels que les points Ω , M , M1 et M2 sont cocycliques.
z1 − ω
(On remarquera que = i)
z2 − ω

Problèmes
Problème 1 :
1 + i tan(θ)
On considère z0 =
1 − i tan(θ)
1. Écrire z0 sous forme exponentielle. Quel est le module de z0 ?
2. De la question 1., déterminer les racines n-èmes

de z0 . Et en particulier les racines cubique de z0

1 + iz 3
1 + i tan(θ) i π πh
3. On cherche l'ensemble des z∈C tels que = (E). On suppose θ∈ − ,
1 − iz 1 − i tan(θ) 2 2
2θ 2kπ
Posons ωk = ei( 3 + 3
)
avec k ∈ {0, 1, 2}
a. Prouver que ωk ̸= −1 pour tout k ∈ {0, 1, 2}.
ωk − 1
b. Pour tout k ∈ {0, 1, 2} on pose Sk =
ωk + 1
θ kπ θ kπ
ei( 3 + 3
)
− e−i( 3 + 3
)
Montrer que Sk = θ kπ θ kπ . En déduire que Sk =i tan( 3θ + kπ
3 )
ei( 3 + 3
)
+ e−i( 3 + 3 )
c. Déduire que les solutions de (E) sont sous la forme zk = tan( 3θ + kπ
3 ) k ∈ {0, 1, 2}
3. Soit z ∈ C \ {1} une racine n-ème de 1. On suppose que n = 5.
a. Quelles sont les 4 complexes qui vérient ces conditions ?

b. Montrer que 1 + z + z 2 + z 3 + z 4 = 0.
On pose f (x) = 1 + x + x2 + x3 + x4 + x5 avec x ̸= 1
c. Montrer que f (x) = 1−x6
1−x .
d. En calculant de deux manières diérentes la dérivée de f, calculer 1 + 2z + 3z 2 + 4z 3 + 5z 4
On suppose n quelconque.

P
n−1
e. Déterminer les racines n-ème de 1 puis déterminer z k = 1 + z + z 2 + · · · + z n−1 .
k=0
P
n
f. On considère f (x) = xk = 1 + x + x2 + · · · + xn avec x ̸= 1. En calculant la dérivée de f de deux
k=0
P
n
manières diérentes, calculer : kz k−1 = 1 + 2z + 3z 2 + · · · + nz n−1
k=1

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Chapitre 1 Les nombres complexes

Problème 2 :
1+z
Pour z ∈ C \ {1} on pose Z=
1−z
1. Déterminer et construire l'ensemble des points M d'axes z tels que : |Z| = 2 et Z∈R
2- a. Déterminer l'ensemble des points M tels que : |Z| = 1.
On considère l'équation (E) : (z − 1)n − (z + 1)n = 0
b. Montrer que les solutions de (E) sont imaginaires pures.

c. Montrer que pour tout nombre complexe z , (−z − 1)n − (−z + 1)n = (−1)n+1 ((z − 1)n − (z + 1)n ).En
déduire que les solutions de (E) sont deux à deux opposées.

d. Résoudre (E).
1+i
3. Calcul de la valeur exacte de cos( π8 ) et sin( π8 ). Pour cela on considère Z= √
2
a. Calculer le module et l'argument de Z. En déduire sa forme exponentielle.

b. ∀n ∈ N∗ , trouver les racines n-èmes de Z qui sont deux à deux distinctes.

c. Déduire alors, sous forme trigonométrique, les racines carrées de Z .

d. En posant z = x + iy , trouver les valeurs de x et y tel que z


2 = Z.
1p √
e. En déduire alors que cos( π8 ) = 2+ 2 et trouver la valeur exacte de sin( π8 ).
2
p √ p √
4. On cherche de même à calculer les valeurs exactes de
π
cos( 12 ) et
π
sin( 12 ) . Soit Z = 2 + 3 + i 2 − 3.
a. Calculer Z 2, puis déterminer un argument et le module de Z 2. Écrire Z2 sous forme exponentielle.

b. Déduire alors un argument et le module de Z et écrire Z sous forme exponentielle.

c. Déterminer les valeurs de cos(


π
12 ) et
π
sin( 12 )

Problème 3
Soit n≥2 et z un nombre complexe.

1. Déterminer les nombres complexes z tels que :

a. z 2n = 1 et déterminer l'ensemble des z tels que z n = −1.


b. Calculer la somme des complexes qui vérient z n = −1 et qui sont deux à deux distincts.

2. soit z un complexe tel que z


n = −1 et z ̸= −1.
P
n−1
Vérier que z ̸= 1 puis calculer Sn = z 2k = 1 + z 2 + z 4 + · · · + z 2(n−1)
k=0
3. Soit n ∈ N∗ et z ∈ C \ {1}.
P
n−1 zn − 1
a. Montrer que z k = 1 + z + z + · · · + z n−1 = .
k=0 z−1
b.
ix
Vérier que pour tout x ∈ R, on a : eix −1 = 2i e 2 sin( x2 )
c. Des deux questions précédentes, déterminer Zn = 1 + eix + e2ix + · · · + ei(n−1)x Puis en déduire
Xn = 1 + cos(x) + cos(2x) + · · · + cos((n − 1)x) et Yn = sin(x) + sin(2x) + · · · + sin((n − 1)x)
4. Pour tout x∈R
eix + e−ix eix − e−ix
a. calculer , .
2 2i
b. Linéariser alors

i. A(x) = cos3 (x) et B(x) = sin3 (x).


ii. C(x) = cos2 (x) sin2 (x) ; D(x) = cos3 (x) sin(x) et E(x) = cos(x) sin3 (x)
iii. F (x) = sin4 (x) ; G(x) = cos4 (x) ; H(x) = cos(x) sin4 (x)
5. soit z∈C de module r et d'argument θ.

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Chapitre 1 Les nombres complexes

a. Pour tout k ∈ N∗ , calculer z k + z̄ k .


b. Déduire alors l'expression de (z+z̄)(z 2 + z¯2 ) · · · (z n +z̄ n ) en fonction de r, θ et de cos(θ) cos(2θ) · · · cos(nθ)

Problème 4 2π
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal (O, ⃗u, ⃗v ). On note j le nombre complexe ei 3 . On
considère les points A, B et C d'axes respectives √ a = 8 , b = 6j et c = 8j 2 . Soient A′ , B ′ et C ′ d'axes
π
respectives a′ = −14, b′ = 16 e−i 3 et c′ = 7 + 7i 3.
1. Placer les points A,B,C , A′ , B ′
C ′ dans le repère.
et
2. Montrer que O est un point de la droite (BB ).

3. ′ ′ ′
Montrer alors que les droites (AA ), (BB ) et (CC ) sont concourantes en O.
On se propose désormais de montrer que la distance M A + M B + M C est minimale lorsque M = O.
4. a. Soient z , z ′ ∈ C. Montrer que |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ |.(Inégalité triangulaire)
b. Déduire plus généralement que pour n ∈ N∗ et pour zk ∈ C, k ∈ {1, 2 · · · , n}
|z1 + z2 + ..... + zn | ≤ |z1 | + |z2 | + · · · + |zn | ( Inégalité triangulaire généralisée)
c. De la question 4-b. déduire pour tout z ∈ C et n ∈ N∗ |1 + z + z 2 + · · · + z n−1 | < n|z|n pour |z| > 1.
d. En conclure que z ∈ C est solution de 1 + z + z 2 + · · · + z n−1 − nz n = 0 alors |z| ≤ 1
5- a. Calculer la distance OA + OB + OC .

b. Montrer que j 3 = 1 et que 1 + j + j 2 = 0. Déduire alors que pour un point M d'axe z quelconque,

|(a − z) + (b − z)j 2 + (c − z)j | = |a + bj 2 + cj| = 22 (rappel :a = 8 , b = 6j et c = 8j 2 )


c. Pourz, z ′ et z ′′ ∈ C, montrer d'après 3-c. que |z + z ′ + z ′′ | ≤ |z| + |z ′ | + |z ′′ |.en déduire que la distance

M A + M B + M C est minimale pour M = O

Problème 5
Partie A (
z0 = 2
On dénit, pour tout entier naturel n, les nombres complexes z par : 1+i
zn+1 = zn pour tout entier naturel n
2
On note rn le module de zn : rn = |zn |
Dans le plan muni d'un repère orthonormée directe (o, ⃗u, ⃗v ), on considère An , le point d'axe zn .
1. a. calculerz1 , z2 et z3 et placer les points A1 , A2 dans un graphique.
1+i
b. Écrire sous forme géométrique
2
c. Démontrer que le triangle OA0 A1 est un triangle rectangle en A1 .

2
2- a. Démontrer que la suite (rn ) est géométrique de raison . Déterminer alors rn en fonction de n. Cette
2
suite converge t-elle ?

b. Interpréter géométriquement le résultat précédent.


On note Ln la longueur de la ligne brisée qui relie A0 au point An en passant successivement par les points
P
n−1
A1 , A2 , A3 etc. Ainsi Ln = Ak Ak+1 = A0 A1 + A1 A2 + · · · + An−1 An
k=0
3- a. Montrer que les rectangles OAn An+1 sont rectangle et isocèle en An+1 . En déduire que pour tout entier
naturel n, An An + 1 = rn+1 .
b. Donner l'expression de Ln en fonction de n.

c. Déterminer la limite éventuelle de la suite (Ln ).


Partie B

→ →

Le plan complexe P est rapporté au repère orthonormé direct (O, u , v ) (unité graphique : 3 cm)

1. On désigne par A le point d'axe i. Une transformation f associe à tout point M du plan, distinct de A,
z2
d'axe z, le point M′ d'axe z′ déni par : z′ =
i−z

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Chapitre 1 Les nombres complexes

a. Déterminer les points M confondus avec leur image M ′.


b. On note z = x + iy et z ′ = x′ + iy ′ .
′ −x(x2 + y 2 − 2y)
Montrer que x =
x2 + (1 − y)2
c. En déduire l'ensemble E des points M dont l'image M ′ est située sur l'axe des imaginaires purs . Dessiner
l'ensemble E .

d. Trouver une relation simple liant les longueurs OM , AM et OM ′ . En déduire l'ensemble F des points
M du plan tels que M ′
et M soient situés sur un même cercle de centre O. Dessiner l'ensemble F.
 
1 1
2. Soit g l'application qui à tout point M de P d'axe non nulle z associe le point M′ d'axe : z′ = z+
2 z
a. Soit E le point d'axeE zE = −i . Déterminer l'axe du point E ′ image de E par g . Déterminer

l'ensemble des points M tels que M = M .

On note A et B les points d'axes respectives 1 et −1. Soit M un point distinct des points O , A et B .
 
z′ + 1 z+1 2
b. Montrer que, pour tout nombre complexe z diérent de 0, 1 et −1, on a : = .
z′ − 1 z−1
M ′B MB −
−−−−

→ − −−−−


En déduire une expression de en fonction de puis une expression de l'angle (M A , M B ) en
−−−−→ −−−−→
M ′A MA
fonction de l'angle (M A , M B ).

c. Soit ∆ la médiatrice du segment [AB]. Montrer que si M est un point de ∆ distinct du point O, alors
M′ est un point de ∆ .

Soit Γ le cercle de diamètre [AB].


d. Montrer que si le point M appartient à Γ alors le point M′ appartient à la droite (AB)
e. Tout point de la droite (AB) a-t-il un antécédent par g?

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Chapitre 2 Arithmétique

Chapitre 2

ARITHMÉTIQUE

Dans tout ce chapitre N désigne l'ensemble des entiers naturels et Z l'ensemble des entiers relatifs .

I. Divisibilité dans Z
1. Dénitions
Dénition 1
• Soient a et b deux entiers relatifs tels que a ̸= 0.
On dit que a divise est un diviseur de b si et seulement si il existe
b ou que a un entier relatif q tel que
b = qa. Il revient au même de dire que a divise b ou que b est divisible par a.
• Soient a et b deux entiers relatifs.
b est un multiple de a si et seulement si il existe un entier relatif q tel que b = qa.
Si de plus a ̸= 0, alors b est multiple de a si et seulement si a divise b.

Notation :
− Quand a divise b on écrit a|b.
− La notation a∤b signie que a ne divise pas b.

Remarque : :
− Dans la dénition 1, on a imposé à a d'être non nul ou encore on n'écrira jamais une phrase du genre  0
divise ... . Néanmoins, puisque 0 = 0 × 0, on peut se permettre de dire que 0 est un multiple de 0.
− Si a est un entier relatif, les multiples de l'entier a sont les entiers relatifs de la forme q × a où q est un entier
relatif. Ce sont donc les nombres : . . . −3a −2a −a 0 a 2a 3a ...

2. Propriétés de divisibilité
En utilisant la dénition précédente, on a les propriétés suivantes :

Propriétés :
i. Soit a un entier naturel non nul. Tout diviseur de a est inférieur ou égal à a.
ii. ∀ a ∈ Z, les diviseurs de a sont les diviseurs de |a|.
iii. ∀ a ∈ Z, les multiples de a sont les multiples de |a|.
Démonstration :
i. Soit b un entier naturel diviseur de a > 0. Alors par dénition, il existe un entier naturel k > 0 tel que a = kb
a
⇔b= . Or k ∈ N et k > 0 alors k ≥ 1. On conclut alors que a ≥ b.
k
ii. Soit a un entier relatif :
− Si a ≥ 0, alors |a| = a et le résultat est prouvé.
− Si a < 0 alors |a| = −a. Soit b un diviseur de a. Par dénition, il existe un entier relatif k tel que a = kb.

Alors −a = −kb ⇒ |a| = k b. Par suite b est aussi un diviseur de |a|. Comme b est un diviseur quelconque de a,
on conclut alors que tous les diviseurs de a sont aussi les diviseurs de |a|.
iii. Soit a ∈ Z. Si b = qa avec q ∈ Z, alors b = (sgn(a)q)|a| avec (sgn(a)q) ∈ Z.

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Chapitre 2 Arithmétique

Inversement si b = k|a| avec k∈Z alors b = (sgn(a)k)a. avec (sgn(a)k) ∈ Z. D'où le résultat.

Théorème 1 :
i. Pour a ∈ Z∗ , a divise 0. Pour tout a ∈ Z, 0 est multiple de a.
ii. Pour a ∈ Z, 1 divise a. Pour tout a ∈ Z, a est multiple de 1.

Démonstration :
i. Soit a ∈ Z∗ , alors on peut écrire 0 = 0 × a. Et donc a divise 0 ou encore 0 est multiple de a. Cette dernière
armation reste claire quand a = 0.
ii. Soit a ∈ Z. a = a × 1 et donc 1|a ou encore a est multiple de 1.

Remarque :
Le théorème précédent dit que tout entier relatif non nul divise 0 ou encore que 0 est multiple de tout
entier relatif. Cependant, 0 n'est le diviseur d'aucun entier relatif.

Théorème 2 :
i. Pour a ∈ Z∗ , a divise a (la relation de divisibilité dans Z∗ ou dans N∗ est réexive).
ii. Pour (a, b) ∈ (N∗ )2 , a|b et b|a ⇔ a = b (la relation de divisibilité dans N∗ est anti-symétrique).
iii. Pour (a, b) ∈ (Z∗ )2 , a|b et b|a ⇔ a = b ou a = −b.
iv. Pour (a, b, c) ∈ Z∗ × Z∗ × Z, a|b et b|c ⇒ a|c ( La transitivité )

Démonstration :
i. Immédiat (a = 1 × a)
ii. Soit (a, b) ∈ (N∗ )2 . Si a divise b et b divise a, alors d'après les propriétés, a ≤ b et b ≤ a ⇔ a = b.
Réciproquement si a = b alors a divise b et b divise a d'après i).
iii. Soit (a, b) ∈ (Z∗ )2 si a|b et b|a alors |a| divise |b| et |b| divise |a| puis on déduit que |a| = |b| (d'après ii.).
Ainsi a = b ou b = −a.
réciproquement, si a = b ou b = −a, alors a divise b et b divise a .

a|b ⇔ ∃ q ∈ Z tel que b = qa
iv. Soit (a, b, c) ∈ Z × Z × Z
∗ ∗ ⇒ c = qq ′ a et par suite a|c.
b|c ⇔ ∃ q ′ ∈ Z tel que c = q ′ b

Théorème 3 : Soit (a, b, c) ∈ Z × Z × Z∗


Si c|a et c|b alors ∀ (u, v) ∈ Z2 , c|(au + bv)

Démonstration : 
c|a ⇔ ∃ q ∈ Z tel que a = qc
Soit (a, b, c) ∈ Z × Z × Z∗ ⇒ ∀ (u, v) ∈ Z2 , au + bv = (qu + q ′ v)c
c|b ⇔ ∃ q ′ ∈ Z tel que b = q ′ c
Ainsi c divise aussi au + bv .

Commentaire :
Le théorème précédent peut être compris de la façon suivante : si a et b sont des multiples commun de c, alors
tout entier de la forme au + bv où u et v sont des entiers relatifs, est un multiple de c ou encore que si c est un
diviseur commun à a et b, alors c divise tout entier du type au + bv , (u, v) ∈ Z2 .

Exercice 1
Trouver tous les entiers naturels n tels que 2n + 3 divise 3n + 7.
Solution
Soit n 2n + 3 divise 3n + 7. Puisque 2n + 3 divise à la fois 2n + 3 et 3n + 7 alors 2n + 3
un entier naturel tel que
divise 2(3n + 7) − 3(2n + 3) = 5. . Puisque 2n + 3 est un entier naturel, on a donc nécessairement 2n + 3 = 1
ou 2n + 3 = 5 puis n = −1 ou n = 1 puis n = 1 car n est un entier naturel.
Réciproquement si n = 1 alors 2n + 3 = 5 et 3n + 7 = 10 et par suite 2n + 3 divise 3n + 7.
Il existe un et un seul entier naturel n tel que 2n + 3 divise 3n + 7 à savoir n = 1.

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Chapitre 2 Arithmétique

3. Nombres premiers
3-1. Dénition
Dénition 2 : Soit p ∈ N.
On dit que p est un nombre premier ou plus simplement qu'il est premier si : il admet exactement 2 diviseurs
entiers naturels distincts à savoir 1 et le nombre lui-même.

Remarque :
− La notion de nombre premier ne concerne que les entiers naturels.
− 0 a une innité de diviseurs donc il n'est pas premier.
− 1 n'a qu'un seul diviseur, qui est lui-même donc 1 n'est pas premier.
− 2 a exactement 2 diviseurs : 1 et 2 donc 2 est le plus petit des nombres premiers.

Attention : Un nombre premier n'est pas forcément impair. Par exemple 2 est premier mais pair. Les notions
de "parité" et de "primarité" sont bien distinctes.

3-2. Problématique de recherche de nombre premier


A ce jour, il n'existe toujours pas de critère ou de formule qui permet de dire instantanément si un nombre
quelconque est premier.
Prenons un entier naturel n 1, pour vérier si ce nombre est premier ou pas, il sut alors de partir
diérent de
de 2 n − 1. Si nous trouvons un entier naturel p, diérent de 1 et de n, qui
et de tester tous les entiers jusqu'à
divise n alors par dénition, n n'est pas premier. Sinon n est premier.
Mais prenons par exemple n = 145237. Est-il vraiment nécessaire de tester tous les entiers de 2 à 145237 jusqu'à
ce que l'on trouve ou non un diviseur de 145237 ?

Nous allons voir des théorèmes qui nous permettent d'aner nos recherches.

Théorème 3 :
Soit n ∈ N, si n ̸= 1, alors n admet au moins un diviseur premier.

Démonstration :
On va démontrer ce théorème en distinguant les diérents cas possibles :
Cas 1 : Si n = 0, 2 divise 0 et par suite n admet au moins un diviseur premier.
Cas 2 : Supposons que n ̸= 0.
− Si n est premier, ce diviseur est lui-même et la propriété est démontrée.
− Si n n'est pas premier, alors n possède au moins un diviseur diérent de 1 et de lui-même.
Notons D l'ensemble des diviseurs de n autre que 1 et n. Par hypothèses, D est un sous ensemble non vide de
N, alors il possède un plus petit élément que nous noterons p. p n'est pas nul car 0 ne divise pas n ̸= 0.
Montrons par absurde que p est premier :
Si p p a un diviseur k diérent de 1 et de lui-même.
n'est pas premier, par dénition, on peut conclure que
Puisque k|p alors k ≤ p et comme k ̸= p alors k < p.
Or p|n et k|p ⇒ k|n avec k < p < n. Mais alors, k est dans D et k < p ce qui contredit le fait que p est le plus
petit élément de D . Par suite p est premier.
Conclusion : n admet dans tous les cas un diviseur premier.
Commentaire :
La conséquence immédiate de ce théorème est qu'au lieu de tester tous les entiers naturels compris 2 et n − 1,
on ne va que tester parmi ces entiers, ceux qui sont premiers.

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Chapitre 2 Arithmétique

Le théorème suivant, qu'on va admettre, nous permettra d'alléger encore plus nos eorts de recherche de prima-
lité d'un nombre.

Théorème 4 : Méthode de discrimination d'un nombre premier.


Soit n un entier naturel supérieur ou égale à 2.
Pour déterminer la primarité de n, il sut de tester dans l'ordre croissant les nombres premiers inférieurs ou

égaux n.
• Si l'un d'eux divise n alors n n'est pas premier.
• Sinon, n est premier.

Exemple
Prenons n = 247. Ce nombre est-il premier ?

Pour déterminer si 247 est un nombre premier ou pas, on utilise le théorème précédent.


On a 247 = 15.71. On va alors tester pour voir s'il existe un nombre premier compris entre 2 et 15 qui divise
247. La liste des nombre premiers compris entre 2 et 15 est : {2, 3, 5, 7, 11, 13}.
247
On teste alors si l'un de ces nombres divisent 247 à l'aide d'une calculatrice. On retrouve que = 19.
13
Donc 247 n'est pas un nombre premier.

Exercice 2
En utilisant la démarche précédente, déterminer si les nombres suivants son des nombres premiers ou pas :
1. n = 569 2. n = 437 3. n = 881

3-3. Décomposition d'un entier en produit de facteurs premiers


Nous avons vu que si n≥2 alors il possède au moins un diviseur premier p1 . Ainsi ∃ q1 ∈ N n = q1 × p1 .
tel que
Si q1 ̸= 1 alors il possède à son tour au moins un diviseur premier p2 ( qui peut être éventuellement égal à p1 ).
Ainsi ∃ q2 ∈ N tel que q1 = q2 × p2 avec q2 < q1 car p2 ̸= 1.
On construit ainsi une suite (qn ) qui est décroissante et minorée par 1. Cette suite s'arrête donc  forcément 
or elle ne peut s'arrêter que si l'un de ses termes vaut 1. Ainsi on peut écrire n = p1 × p2 × .... × pk+1 .
En écrivant les produits de nombres premiers égaux entre eux sous forme de puissance, on obtient donc le théo-
rème suivant :

Théorème 5 : Soit n un entier naturel supérieur ou égale à 2. On peut alors décomposer l'entier n de façon
unique sous la forme : n = pα1 1 × pα2 2 × ..... × pαmm
Où p1 , p2 , ..., pm sont des nombres premiers tels que : p1 < p2 < ... < pm et α1 ,α2 , ... ,αm sont des entiers
naturels non nuls.
L'écriture de n sous cette forme est appelée décomposition de n en produit de facteurs premiers.
Remarques
− Ce théorème peut être montré de façon rigoureuse à l'aide d'un raisonnement par récurrence.
− L'ordre strict imposé sur les facteurs sert à garantir l'unicité de la décomposition.
− Quel que soit i : αi ̸= 0 donc quel que soit i : pi |n. De plus, il ne peut exister de nombre premier p diérent
des pi qui divise n car sinon la décomposition ne serait pas unique.

Exemple de décomposition : technique et présentation.


Décomposons le nombre n = 420

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Chapitre 2 Arithmétique

420 2
Méthode :
− On teste les nombre premiers par ordre croissant et on dispose les calculs comme dans cet exemple.
210 2
− Arriver à une étape i, si un entier premier ne divise pas le quotient trouver à l'étape i − 1, il ne
105 3
peut plus être un diviseur dans les étapes suivantes.
35 5
− A la n on fait le produit des diviseurs premiers trouvés aectés à leurs ordre de multiplicité.
7 7
− Dans notre exemple, n = 420 = 22 × 3 × 5 × 7

Exercice 3
Donner la décomposition en facteurs premiers des nombres suivants :
1. n = 2475 2. n = 1859 3. n = 18360

II. Division euclidienne dans Z


On admet le théorème suivant :

Théorème 6 : Soit a ∈ Z et b ∈ N∗ .
Il existe un couple (q, r) d'entiers relatifs et un seul tels que :
a = bq + r et 0≤r<b
q s'appelle le quotient de la division euclidienne de l'entier relatif a par l'entier naturel non nul b et r s'appelle
le reste de la division euclidienne de a par b.

Exemple
Soit n = 311.
On peut écrire n = 3 × 103 + 2. Dans ce cas :
− La division euclidienne de 311 par 3 a pour quotient q = 103 et pour reste r = 2.
− On peut aussi dire que la division euclidienne de 311 par 103 a pour quotient q = 3 et pour
reste r = 2.
On a immédiatement le résultat suivant concernant la divisibilité d'un entier par un autre :

Propriété : Soient a et b deux entiers relatifs tels que b ̸= 0.


b divise a si et seulement si le reste de la division euclidienne de a par b est nul.

III. PGCD - PPCM


On rappelle ce théorème important :

Théorème 7 :
• Toute partie non vide de N admet un plus petit élément.
• Toute partie non vide et majorée de N admet un plus grand élément.

A- PGCD
1. Introduction à la notion de pgcd
Soient a et b deux entiers relatifs non nuls. On note par D(a) l'ensemble des diviseurs de a qui sont des entiers
positifs et par D(b) celui des diviseurs de b qui sont des entiers positifs. L'ensemble de leurs diviseurs communs
est noté : D(a, b) avec D(a, b) = D(a) ∩ D(b).

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Chapitre 2 Arithmétique

D(a, b) est non vide car on sait que pour tout entier relatif n, 1 divise n. En particulier 1 divise a et b donc
D(a, b) n'est pas vide.
De plus, a et b admettant un nombre ni de diviseurs et par conséquent leurs diviseurs communs sont en nombre
ni. D(a, b) étant un sous ensemble ni et non vide de N, il admet donc un plus grand élément qu'on note d. d
est donc par construction, le plus grand commun diviseur à a et b.

On a alors la dénition suivante :

Dénition 3 : Soit a et b deux entiers relatifs tous non nuls.


On dit que le nombre d est le Plus Grand Commun Diviseur de a et b lorsque d divise a, d divise b et qu'il n'y
a pas un diviseur commun à ces deux nombres plus grands que d.
d est noté le plus souvent P GCD(a, b) mais aussi a∧b

Remarque :
Si a = b = 0, la notion de PGCD de a et b n'a pas de sens car tout entier relatif non nul est un diviseur commun
à a et b.

Exemple
Soienta = −12 et b = 26.
AlorsD(a) = {1, 2, 3, 4, 6, 12} et D(a) = {1, 2, 13, 26}. Alors D(a, b) = {1, 2}. On conclut que :
−12 ∧ 26 = 2
Dans l'exemple précédent, on peut remarquer rechercher le P GCD(−12, 26) revient à rechercher celui de (12, 26).
On généralise cette remarque dans le théorème suivant :

Théorème 8 :
Soient a et b deux entiers relatifs tels que a ̸= 0 ou b ̸= 0. Alors P GCD(a, b) = P GCD(|a|, |b|).

Démonstration :
On a vu dans les propriétés de divisibilité que pour tout a ∈ Z, les diviseurs de a sont les diviseurs de |a|.
En utilisant cette propriété, on peut conclure que , les diviseurs communs à a et b sont aussi les diviseurs com-
muns à |a| et |b|. En particulier, le plus grand des diviseurs communs à a et b est aussi le plus grand des diviseurs
communs à |a| et |b| ce qui démontre le résultat.

Commentaire :
Ce résultat ramène la recherche du PGCD de deux entiers relatifs à la recherche du PGCD de deux en-
P GCD(−35, 30) = P GCD(35, 30), P GCD(−100, −25) = P GCD(100, 25)
tiers naturels. Par exemple et le
P GCD(50, −60) = P GCD(50, 60).

2. Propriétés du PGCD
De la dénition du PGCD et les propriétés de divisibilité, on déduit facilement les propriétés suivantes :

Propriétés : Soient a et b deux entiers relatifs tels que a ̸= 0 ou b ̸= 0 :


i-a. P GCD(a, a) = |a|
b. P GCD(a, 1) = 1
c. P GCD(a, 0) = |a|.
ii-a. Si b divise a, alors P GCD(a, b) = |b|
b. Si a divise b, alors P GCD(a, b) = |a|.
iii-a. Pour tout entier naturel non nul k , P GCD(ka, kb) = k × P GCD(a, b)
b. Pour tout entier relatif non nul k , P GCD(ka, kb) = |k| × P GCD(a, b)

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Chapitre 2 Arithmétique

Exercice 4
Déterminer les PGCD suivants :
1. P GCD(24, 32) 2. P GCD(221, −187) 3. P GCD(−240, −32).

3. Techniques de recherche du PGCD


3-1. Utiliser l'ensemble de diviseur
Si on connait l'ensemble des diviseurs positifs des deux entiers, on peut facilement déterminer le plus grand
diviseur commun à ces deux nombres.

Application
Soient a = 84 et b = 726.
Alors D(a) = {1, 2, 3, 4, 6, 7, 12, 14, 21, 28, 42, 84} et D(b) = {1, 2, 3, 6, 11, 22, 33, 66, 121, 242, 363, 726}.
On déduit facilement a ∧ b = 6.

3-2. Utilisation de la décomposition d'un nombre en facteur premiers


Si l'on possède les décompositions de a et de b, il est alors inutile de rechercher l'ensemble des diviseurs communs
pour n'en garder que le plus grand. La méthode consiste à :
• décomposer chaque nombre en produit de facteurs premiers.
• Puis aecter aux facteurs premiers communs l'exposant le plus petit.

Reprenons a = 84 et b = 726.
♦ On décompose les entiers a et b en produits de facteurs premiers : 84 = 22 × 3 × 7 et 726 = 2 × 3 × 112 .
♦ Et on aecte aux facteurs premiers communs l'exposant le plus petit :
− En utilisant les décompositions, on voit 2 et 3 sont des facteurs premiers qui divisent 84 et 726.
− Alors P GCD(84, 726) = 21 × 31 = 6.

Les exemples suivants permettent de mieux comprendre cette technique :


i. a = 27 × 53 × 72 × 11 × 13 et b = 23 × 55 × 72 × 112 × 172 .
Soient
3 3 2
Alors le P GCD(a, b) = 2 × 5 × 7 × 11 = 539000
ii. Soient a = 2 × 72 × 11 et b = 33 × 52 × 172 . Dans ce cas, a et b n'ont pas de diviseur premier en commun.
Alors P GCD(a, b) = 1.
iii. Soient a = 22 × 3 × 72 × 17 et b = 22 × 3 × 55 . Alors le P GCD(a, b) = 2 × 3 = 12.

Exercice 5
En utilisant la décomposition en produits de facteurs premiers, déterminer les PGCD suivants :
1. P GCD(96, 252) 2. P GCD(1470, 252) 3. P GCD(1815, 98).
3-3. Utilisation de l'algorithme d'Euclide
Avant d'exposer cette méthode, On commence par le lemme d'Euclide qu'on va admettre :

Lemme d'Euclide : Soit a, b, q et r des entiers relatifs tels a ̸= 0, b ̸= 0, r ̸= 0 et a = bq + r.


P GCD(a, b) = P GCD(b, r) ( a∧b=b∧r )

En utilisant ce lemme, on peut énoncer le théorème de l'algorithme d'Euclide :

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Chapitre 2 Arithmétique

Théorème de l'algorithme d'Euclide : Soient a et b deux entiers naturels non nuls :


• Si b divise a alors P GCD(a, b) = b.
• Sinon P GCD(a, b) est le dernier reste non nul dans les divisons euclidiennes successives du diviseur par le
reste.

Donc l'algorithme d'Euclide consiste donc à :


• eectuer les divisions successives de l'algorithme d'Euclide.
• le dernier reste non nul est le P GCD de a et de b.

Remarque :
− Il faut toujours faire la division euclidienne du "grand nombre" par le "petit nombre".
− Si une des divisions a un reste égal à 1 alors P GCD(a, b) = 1 car le reste suivant strictement inférieur à 1 ne
peut être que nul.

Application
Soienta = 7260 et b = 2574.
7260 = 2 × 2574 + 2112 2574 = 1 × 2112 + 462 2112 = 4 × 462 + 264
462 = 1 × 264 + 198 264 = 1 × 198 + 66 198 = 3 × 66 + 0
D'où P GCD(2574, 7260) = 66
NB : Il faut bien noter que dans l'algorithme d'Euclide, on prend le dernier reste non nul comme PGCD.
Exercice 6
En utilisant la méthode d'algorithme d'Euclide, déterminer les PGCD suivants :
1. P GCD(66248, 9438) 2. P GCD(1122, 5915) 3. P GCD(343, 539).
A partir, de l'algorithme d'Euclide, on obtient une propriété importante du PGCD qu'on va admettre.

Théorème 9 : Soit a et b deux entiers relatifs non nuls.


• Il existe u et v deux entiers relatifs tel que : a ∧ b = au + bv .
• Les diviseurs communs à a et à b sont les diviseurs de leur P GCD.

B- PPCM
1. Introduction à la notion de PPCM
Notons Θ m ∈ N∗ tel que m est multiple de a et b ou encore Θ = {m ∈ N∗ / a|m et b|m}.
l'ensemble des entiers
Θ est une partie non vide de N car |ab| ∈ Θ. D'après le théorème 7, on peut déduire que Θ admet un plus
petit élément qui est par dénition un entier naturel non nul, multiple commun à a et à b et plus petit que tout
multiple commun à a et à b qui est strictement positif. On a alors la dénition suivante du P P CM .

Dénition 4 : On dit que le nombre entier naturel m est le Plus Petit Multiple Commun de deux entiers relatifs
a et b lorsque m est un multiple strictement positif de a et de b et qu'il n'y a pas d'autre plus petit multiple non
nuls de ces deux nombres. On note : m = P P CM (a, b) = a ∨ b

D'une manière pratique, pour déterminer le P P CM de deux entiers relatifs, on considère leurs valeurs absolues
qu'on décompose par la suite en produit de facteurs premiers. Une fois les décompositions trouvées,le PPCM
est obtenu en faisant le produit m1 × m2 avec :
− m1 produit des facteurs premiers gurant à la fois dans la décomposition de |a| et celle de |b| aectés aux
exposants les plus grand,
− m2 produit de tous les facteurs premiers gurant dans la décomposition de |a| et celle de |b| aectés à leurs
exposants et qui ne sont pas intervenus dans le calcul de m1 .

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Chapitre 2 Arithmétique

Cernons bien ce qui a été dit à l'aide d'exemples :

Exemple
i) Soient a = 440 et b = 2100. On a : a = 440 = 23 × 5 × 11 et b = 2100 = 22 × 3 × 52 × 7.
Application de la méthode :
− On repère les facteurs premiers communs à ces deux puis on fait un premier produit des
facteurs communs ayant le plus grand exposant.
− A ce premier produit, on multiplie avec le reste des autres facteurs restants des deux
nombres.
En appliquant la méthode, on conclue que P P CM (440, 2100) = 23 × 52 × 3 × 11 × 7 = 46200.
ii) Soient a = 27 × 32 × 13 et b = 2 × 32 × 7 × 11.
7 2
Alors on a P P CM (a, b) = 2 × 3 × 7 × 11 × 13 = 1153152.
iii) Soient a = 2 × 3 × 5 et b = 72 × 11 alors P P CM (a, b) = 22 × 3 × 72 × 11 × 5 = 32340.
2

Exercice 7
Déterminer les PPCM suivants :
1. P P CM (66, 660) 2. P GCD(294, 325) 3. P GCD(5775, 1365).

2. Propriétés du PPCM
De la dénition du PPCM on a immédiatement le théorème suivant :

Théorème 10 :
i. Pour tout entier relatif a non nul, a ∨ a = |a|. En particulier si a ∈ N∗ alors a∨a=a .
ii. Pour tout (a, b) ∈ (Z∗ )2 , P P CM (a, b) = P P CM (|a|, |b|)
iii. Pour tout a Z∗ alors a ∨ 1 = |a|.
iv. Pour tout (a, b) ∈ (Z∗ )2 , si b divise a alors a ∨ b = |a|.

Commentaire :
Le théorème 10 permet ramener la recherche du P P CM de deux entiers relatifs à la recherche du P P CM de
deux entiers naturels comme dans le cas du P GCD.

On peut également mentionner d'autres propriétés du P P CM .

Autre propriétés du PPCM : Soit (a, b) ∈ (Z∗ )2


i. (a, b) ∈ (Z∗ )2 et pour tout k ∈ Z∗ , P P CM (ka, kb) = |k| × P P CM (a, b)
Pour
En particulier si k ∈ N alors P P CM (ka, kb) = k × P P CM (a, b).

ii. Pour tout (a, b) ∈ (Z∗ )2 , a|(a ∨ b) , b|(b ∨ a) et (a ∨ b)|ab.

Lien entre PPCM et le PGCD

Théorème 11 : Soient a et b deux entiers relatifs non nuls :


P P CM (a, b) × P GCD(a, b) = |ab|

Commentaire :
Ce théorème nous donnes une autre méthode pour calculer le PPCM de deux nombres connaissant leur PGCD.
Il est le plus souvent facile de déterminer le PGCD que le PPCM ou vice versa.

NB : Le P P CM et le P GCD sont toujours des entiers naturels strictement positifs.

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Chapitre 2 Arithmétique

IV. Nombres premiers entre eux. Théorème de Bézout et Gauss


1. Nombres premiers entre eux
Dénition 5 : Soient a et b deux entiers relatifs non nuls.
On dit que a et b sont premiers entre eux si P GCD(a, b) = 1.

Par exemple le P GCD de 10 et 5 est 5. Donc 10 et 5 ne sont pas premiers entre eux.
Le P GCD de 11 et 12 est égale à 1. Donc 12 et11 sont premiers entre eux.

Commentaire :
− Deux nombres premiers entre eux ont donc 1 pour seul diviseur commun.
− Si a est un nombre premier et que a ne divise pas b alors a et b sont premiers entre eux.

En appliquant le théorème 9 pour deux nombres premiers entre eux, on a le théorème de Bézout :

Théorème de Bézout : Soient a et b deux entiers relatifs non nuls.


a et b sont premiers entre eux si et seulement si il existe deux entier relatif u et v tels que : au + bv = 1

Commentaire :
− Le couple (u, v) n'est pas forcément unique.
− Ce couple peut être trouvé en  remontant  les divisons de l'algorithme d'Euclide. Cette technique sera vue
dans le paragraphe sur les équations diophantiennes.

Le théorème suivant est une application du théorème de Bézout.

Théorème 12 : Soient a, b et c trois entiers relatifs non nuls.


Si c est premier avec a et b alors c est premier avec a×b

Démonstration : 
∃(u, v) ∈ Z2 tel que au + cv = 1
c est premier avec a et b ⇔ En multipliant membre à membre ces deux
∃(u′ , v ′ ) ∈ Z2 tel que bu′ + cv ′ = 1
égalités, on obtient : abuu′ + c(auv ′ + bvu′ + cvv ′ ) = 1. D'où le résultat d'après le théorème de Bézout.

2. Théorème de Gauss
Le théorème suivant est une conséquence du théorème de Bézout.

Théorème de Gauss :
Soient a, b et c trois entiers relatifs tels que a ̸= 0 et b ̸= 0. Si a divise bc et si a et b sont premiers entre eux,
alors a divise c.
Démonstration :
Soient c trois entiers relatifs tels que a ̸= 0 et b ̸= 0 :
a, b et
− a divise bc ⇔ ∃ q tel que bc = qa.
− a et b sont premiers entre eux ⇔ ∃ (u, v) ∈ (Z)2 tels que au + bv = 1.
On multiplie les deux membres de cette dernière égalité par c et on obtient :
acu + cbv = c ⇒ acu + qav = c ⇒ a(cu + qv) = c. Ainsi a divise alors c.

3. Équations diophantiennes
Une équation diophantienne est une équation d'inconnues relatifs x et y du type : (E) : ax + by = c avec a,
b et c des entiers relatifs tels que a ̸= 0 ou b ̸= 0.

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Chapitre 2 Arithmétique

3-1. Étapes de résolution des équations du type (E) : ax + ay = c


• Condition nécessaire et susante d'existence de solution :
Notons d = P GCD(a, b). Si (E) admet au moins une solution alors il existe u et v entiers relatifs tels que :
au + bv = c.Puisque d divise a et b donc d divise toute combinaison linéaire de a et de b. Par conséquent d|c.
Réciproquement supposons que d|c, alors ∃ k ∈ Z tel que c = kd. Puisque d = P GCD(a, b) alors il existe des
′ ′ ′ ′
entiers relatifs a et b premiers entre eux tels que a = d × a et b = d × b .
′ ′ ′ ′ ′ ′
En utilisant le théorème de Bézout, on déduit qu'il existe u et v deux entiers relatifs tels que a u + b v = 1.
′ ′ ′ ′ ′ ′ ′ ′
D'où : kda u + kdb v = kd Soit : aku + bkv = c. On pose u = ku et v = kv . Le couple (u, v) est bien une
solution de (E).

Conclusion : L'équation (E) admet une solution si et seulement si d = pgcd(a, b) divise c.


• Recherche de solution particulière :
La solution particulière de l'équation peut être évidente.
Cependant, si la solution particulière n'est pas évidente, on peut obtenir une solution de l'équation (E) en
remontant l'algorithme d'Euclide comme on va le voir dans l'exemple qui suit.

Exemple
Retrouvons la solution particulière de l'équation (E) : 63x + 55y = 1.
Algorithme d'Euclide : Recherche d'une solution de (E) à l'aide de l'algorithme d'Euclide
− On exprime 1 en fonction de 7 et 8 à partir de la dernière égalité : 1 = 8 − 7.
63 = 1 × 55 + 8
− On exprime ensuite 7 en fonction de 8 et 55 et donc 1 en fonction de 8 et
55 = 6 × 8 + 7
55 à partir de l'égalité précédente : 1 = 8 − 7 = 8 − (55 − 6 × 8) = 7 × 8 − 55.
8=1×7+1
− On exprime enn 8 en fonction de 55 et 63 et donc 1 en fonction de 55 et
7=7×1
63 à partir de la première égalité : 1 = 8 − 7 = 8 − (55 − 6 × 8) = 7 × 8 − 55 =
Ainsi P GCD(63, 55) = 1
7 × (63 − 55) − 55 = 63 × 7 + 55 × (−8)
Le couple (x0 , y0 ) = (7, −8) est un couple solution de l'équation 63x + 55y = 1.

• Résolution complète de l'équation (E)


Soit (a, b) ∈ (Z∗ )2 et soit l'équation diophantienne(E) : ax + by = c.
On vient de voir que (E) admet une solution si et seulement si le P GCD(a, b) divise c. Quitte à diviser les deux
membres de l'équation (E) par le P GCD(a, b), on peut transformer l'équation (E) en une équation du type :
a′ x + b′ y = c′ avec a = da′ , b = db′ et c = dc′ et de sorte que a′ ∧ b′ = 1.

Par la suite, on peut donc considérer l'équation (E) : ax + by = c avec a ∧ b = 1.

Soit (x, y) ∈ Z2 et soit le couple (x0 , y0 ), une solution particulière de (E).


(x, y) solution de (E) ⇔ ax + by = c ⇔ ax + by = ax0 + by0 ⇔ a(x − x0 ) = b(y0 − y).

− Puisque a(x − x0 ) = b(y0 − y) alors nécessairement b divise a(x − x0 ) et comme a ∧ b = 1, d'après le théorème
de Gauss, b divise x − x0 . Donc ∃ k ∈ Z tel que x − x0 = kb ou encore x = x0 + kb.
− De même a(x − x0 ) = b(y0 − y) alors a divise b(y0 − y) et puisque a ∧ b = 1, d'après le théorème de Gauss, a
divise y0 − y . Donc ∃ k ∈ Z tel que y0 − y = k a ou encore y = y0 − k a.
′ ′ ′

Réciproquement, soient (k, k ′ ) ∈ Z2 puis (x, y) = (x0 + kb, y0 − k ′ a).


′ ′
Si le couple (x, y) vérie : ax + by = c alors, a(x0 + kb) + b(y0 − k a) = c ⇒ ab(k − k ) = 0.
Or ab ̸= 0 on déduit alors que k = k . (On vient de montrer maintenant, l'égalité entre les deux variables )

Conclusion : Les solutions de (E) si elles existent, sont des couples (x, y) de la forme :
(x, y) = (x0 + kb, y0 − ka) avec k∈Z

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Chapitre 2 Arithmétique

3-2. Exemples de résolution des équations diophantiennes


Dans ces exercices, on va détailler les diérents points abordés dans le cas général.

Exemple
Soit l'équation diophantienne (E) : 616x + 585y = 12 .

• On calcul le P GCD de 616 et 585 : ( Pour facilement les choses, il faut toujours chercher le P GCD à
l'aide de l'algorithme d'Euclide pour pouvoir utilisé cet algorithme et retrouver une solution particulière)
616 = 1 × 585 + 31
585 = 18 × 31 + 27
31 = 1 × 27 + 4 Alors le P GCD(616, 585) = 1. Le P GCD(616, 585) divise c = 12. Par suite l'équation
27 = 6 × 4 + 3 (E) admet au moins une solution.
4=1×3+1
3=3×1+0
• Recherche de solution particulière : Une solution n'est pas évident ici.
On utilise la technique de remonter d'algorithme d'Euclide :

1=4−3 − Pour les étapes de calculs, il ne faut pas donner les

3 = 27−6×4 ⇒ 1 = 4−(27−6×4) ⇒ 1 = −27+7×4 résultats des opérations mais les écrire sous forme de

4 = 31−27 ⇒ 1 = −27+7(31−27) ⇒ 1 = 7×31−8×27 produit. Écrire par exemple 1 = −27 + 7 × 4 au lieu

27 = 585 − 18 × 31 ⇒ 1 = −8 × 585 + 151 × 31 de 1 = −27 + 28


31 = 616 − 585 ⇒ 1 = 151 × 616 − 159 × 585 − Et vue la probabilité de se tromper dans ce genre

Ainsi 151 × 616 − 159 × 585 = 1 de manipulation, il est conseillé de vérier le résultat
trouvé

On a donc 151 × 616 − 159 × 585 = 1, pour avoir une solution particulière de (E), il sut de multiplier les deux
membres par 12. Ainsi 1812 × 616 + (−1908) × 585 = 12.
Par suite le couple (x0 , y0 ) = (1812, −1908) est une solution de (E).

• Solution générale de l'équation (E) :


Notons (x0 , y0 ) = (1812, −1908) la solution particulière et (x, y) ∈ Z2 .
(x, y) est solution de (E) ⇔ 616x + 585y = 12 = 616x0 + 585y0 ⇒ 616(x − x0 ) = 585(y0 − y).
− Puisque 616(x−x0 ) = 585(y0 −y), alors 616 divise 585(y0 −y). Comme 616∧585 = 1 alors d'après le théorème
de Gauss, on conclut que 616 divise y0 − y . Par suite ∃ k ∈ Z tel que y0 − y = 616k ⇒ y = y0 − 616k .
− En remplaçant dans l'égalité 616(x − x0 ) = 585(y0 − y), y par y0− 616k on tire que x = x0 + 585k .
x = 1812 + 585k
Ainsi si un couple (x, y) est solution de (E) alors ∃ k ∈ Z tel que :
y = −1908 − 616k

x = 1812 + 585k
Réciproquement, soit un couple (x, y) ∈ Z tel que :
2
y = −1908 − 616k
Alors 616x + 585y = 616(1812 + 585k) + 585(−1908 − 616k) = 12 et le couple (x, y) est solution de (E).

Conclusion : Les solutions de (E) sont les couples de la forme : (x, y) = (1812 + 585k, −1908 − 616k) k ∈ Z

Exemple
Soit l'équation diophantienne (E) : 731x − 204y = 68 .

• On calcul le P GCD de 731 et 204 avec l'algorithme d'Euclide :

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Alors le P GCD(616, 585) = 17.


731 = 3 × 204 + 119
c = 68 = 4 × 17, alors le P GCD(731, 204) divise c = 68. Par suite l'équation (E) admet
204 = 1 × 119 + 85
au moins une solution.
119 = 1 × 85 + 34
85 = 2 × 34 + 17 ′
On divise les deux membre de (E) par le P GCD(731, 204) et on a l'équation (E ) :
34 = 2 × 17 + 0
43x − 12y = 4.
Alors résoudre (E) revient à résoudre (E ′ ) : 43x − 12y = 4. On considère désormais l'équation simpliée (E ′ )

• Recherche de solution particulière : Une solution de (E ′ ) n'est pas évident ici.


On exécute l'algorithme d'Euclide de 43 et 12 puis on refait le chemin inverse pour trouver la solution particulière

43 = 3 × 12 + 7 1=5−2×2
12 = 1 × 7 + 5 2 = 7 − 5 ⇒ 1 = −2 × 7 + 3 × 5
7=1×5+2 5 = 12 − 7 ⇒ 1 = 3 × 12 − 5 × 7
5=2×2+1 7 = 43 − 3 × 12 ⇒ 1 = −5 × 43 + 18 × 12
2=2×1+0
On a donc −5 × 43 + 18 × 12 = 1 ⇒ 43 × (−5) − 12 × (−18) = 1, pour avoir une solution particulière de (E ′ ),
il sut de multiplier les deux membres par 4. Ainsi 43 × (−20) − 12 × (−72) = 4.

Par suite le couple (x0 , y0 ) = (−20, −72) est une solution de (E ′ ).

• Solution générale de l'équation (E) :


Notons (x0 , y0 ) = (−20, 72) la solution particulière et (x, y) ∈ Z2 .
(x, y) est solution de (E ′ ) ⇔ 43x − 12y = 4 = 43x0 − 12y0 ⇒ 43(x − x0 ) = 12(−y0 + y).
− Puisque 43(x − x0 ) = 12(−y0 + y), alors 43 divise 12(−y0 + y). Comme 43 ∧ 12 = 1 alors on conclut, d'après
le théorème de Gauss, que 43 divise y − y0 . Par suite ∃ k ∈ Z tel que y − y0 = 43k ⇒ y = y0 + 616k .
− En remplaçant dans l'égalité 43(x − x0 ) = 12(−y0 + y), y par y0 + 43k on tire que x = x0 + 12k .
x = −20 + 12k
Ainsi si un couple (x, y) est solution de (E ) alors ∃ k ∈ Z tel que :

y = −72 + 43k

x = −20 + 12k
Réciproquement, soit un couple (x, y) ∈ Z tel que :
2
y = −72 + 43k
Alors 43x − 12y = 43(−20 + 12k) − 12(−72 + 43k) = 4 et le couple (x, y) est solution de (E ).

NB : (E) et (E ′ ) ont les mêmes solutions car c'est la même équation.

Conclusion : Les solutions de (E) sont les couples de la forme : (x, y) = (−20 + 12k, −72 + 43k) k ∈ Z

Exemple 3
Soit l'équation diophantienne (E) : 84x − 66y = 13 .

Existence d'une solution :


84 = 3 × 22 × 7 et 66 = 3 × 2 × 11. Alors le P GCD(84, 66) = 3 × 2 = 6.
Puisque 6 ne divise pas 13, alors on conclut l'équation (E) proposé n'admet pas de solution.

Récapitulatif :
Soit à résoudre dans Z, l'équation (E) : ax + by = c avec a et b des entiers relatifs non nuls.
3 Situations peuvent se présenter :

− Situation 1 : Le P GCD(a, b) ne divise pas c et dans ce cas, (E) n'admet aucune solution.

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− Situation 2 : Les coecients a et b sont premiers entre eux .


− Situation 3 : Les coecients a et b ne sont pas premiers entre eux . Dans ce cas, il faut alors simplier
l'équation par leur pgcd sinon on ne peut pas appliquer le théorème de Gauss.
Exercice 8
Déterminer, si elles existent, les solutions des équations suivantes dans Z × Z.
1. (E1 ) : 323x − 391y = 612 .
2. (E2 ) : 42x + 45y = 4 .
3. (E3 ) : 212x + 45y = 3 .
4. (E4 ) : 162x + 207y = 27
5. (E5 ) : 221x + 247y = 15
Solution :
1. L'ensemble des solutions de S1 = {(−216 + 23k, −180 + 19k), k ∈ Z } .
(E1 ) est :
2. Le P GCD(42, 45) = 3. Or 3 ne divise pas 4. Donc l'équation (E2 ) n'a pas de solution.
3. L'ensemble des solutions de (E3 ) est : S3 = {(−21 + 45k, 99 − 212k), k ∈ Z } .
4. L'ensemble des solutions de (E4 ) est : S4 = {(27 − 23k, −21 + 18k), k ∈ Z } .
5. Le pgcd de 221 et 247 est 13. Or, 13 ne divise pas 15. L'équation n'admet donc pas de solutions !

V. Congruences
1. Dénition
Dénition 6 : Soit n un entier naturel. Soient a et b deux entiers relatifs.
a est congru à b modulo n et on écrit a ≡ b[n] si et seulement si b − a est un multiple de n.
On dit que
Il revient au même de dire qu'il existe un entier relatif k tel que b = a + kn.

Commentaire :
− On dit aussi que a et b sont égaux modulo n.
− La congruence modulo 1 ne présente aucun intérêt car dans la division euclidienne par 1, tout nombre a pour
reste 0. Et donc deux nombres quelconques sont égaux modulo 1.

Exemple
• 17 = 4 × 4 + 1 ⇒ 17 ≡ 1[4].
• 24 = 9 + 3 × 5 donc on peut écrire 9 ≡ 24[5]
• Puisque −3 = 11 − 2 × 7 donc 11 ≡ −3[7]
Un résultat immédiat est :

Théorème 13 : Soit n un entier naturel non nul. Soit a un entier relatif. Soit r le reste de la division euclidienne
de a par n. Alors, a ≡ r[n].

a ≡ 0[n] ⇔ n divise a.

2. Propriétés de la congruence
Théorème 14 : Soit n un entier naturel.
i. Pour tout entier relatif a, a ≡ a[n] (réexivité)
ii. Pour tous entiers relatifs a et b, si a ≡ b[n], alors b ≡ a[n] (symétrie) .
iii. Pour tous entiers relatifs a, b et c, si a ≡ b[n] et b ≡ c[n] alors a ≡ c[n] (transitivité)

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Démonstration :
i. Pour tout entier relatif a, a = 0 × n + a et par dénition a ≡ a[n] .
ii. Pour les entiers relatifs a et b, si a ≡ b[n] alors par dénition (a − b) est un multiple de n et par conséquent,
(b − a) est aussi un multiple de n. D'où b ≡ a[n].
iii. Soient trois entiers relatifs a, b et c. a ≡ b[n] alors (a−b) est d'un multiple de n ⇒ ∃ k ∈ Z tel que a = b+kn.
De plus b ≡ c[n] alors (b − c) est d'un multiple de n ⇒ ∃ k ∈ Z tel que b = c + k n.
′ ′

Par suite a = b + kn ⇒ a = c + (k + k)n. D'où a − c est un multiple de n. Ainsi a ≡ c[n] .

3. Calculs avec des congruences


Opérations sur la congruence :

Théorème 15 : (compatibilité avec l'addition). Soit n un entier naturel


i. Soient a, b et c des entiers relatifs. Si a ≡ b[n] alors a + c ≡ b + c[n].
ii. Soient a, b, c et d des entiers relatifs. Si a ≡ b[n] et c ≡ d[n] alors a + c ≡ b + d[n].

Remarque :
− Ainsi, on peut additionner membre à membre des congruences
− L'écriture a + c ≡ a + b[n] pouvait être écrite a + c ≡ (a + b)[n]
Théorème 16 : (compatibilité avec la multiplication ). Soit n un entier naturel
i. Soient a, b et c des entiers relatifs. Si a ≡ b[n] alors ac ≡ bc[n].
ii. Soient a, b, c et d des entiers relatifs. Si a ≡ b[n] et c ≡ d[n] alors ac ≡ bd[n].
iii. Pour tout (a, b) ∈ Z2 , ∀ k ∈ N, Si a ≡ b[n] ⇒ ak ≡ bk [n].

Ainsi, on peut multiplier membre à membre des congruences.

Commentaires :
Grâce à ces propriétés nous allons pouvoir manipuler la congruence de façon assez intuitive mais attention :
− La congruence n'est pas compatible avec la division ! c'est-à-dire que si a ≡ b[n] et a′ ≡ b′ [n] alors
a b
on ne peut pas écrire que :

≡ ′ [n] pour le simple fait que la congruence est une notion qui s'applique à des
a b
nombres relatifs et que le rapport de deux relatifs n'est pas toujours un relatif.
−Il faudra se méer des simplications abusives en particulier lors de la résolution d'équations
modulo n. Plus précisément ka ≡ kb[n] n'implique pas forcement que a ≡ b[n].
En eet :
45 et 63, multiples de 3 sont congrus à 0 modulo 3 donc : 63 ≡ 45[3].
En simpliant par 9, on obtiendrait : 7 ≡ 5[3] or 7 − 5 = 2 qui n'est pas un multiple de 3 et donc on ne peut
pas écrire : 7 ≡ 5[3]

On va maintenant analyser le principal problème des congruences : la possibilité de simplier un même nombre
de part et d'autre d'une congruence.

Théorème 17 : (Simplication ). Soit n un entier naturel non nul.


i. Soient (a, b, c) ∈ Z3 , a + c ≡ b + c[n] ⇒ a ≡ b[n] (tout entier relatif est simpliable pour l'addition).
ii. Soient a et b des entiers relatifs, Si ac ≡ bc[n] et c ∧ n = 1 alors a ≡ b[n].
iii. Si n ≥ 2, les entiers relatifs simpliables modulo n sont les entiers non nuls et premiers à n.

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4. Applications de la congruence
4-1. Recherche du reste d'une division euclidienne

Exercice 9
1-a. Déterminer, suivant les puissances de n ∈ N, le reste de la division euclidienne de 2n par 5.
b. En déduire le reste de la division euclidienne de 22022 par 5.
2. Quel est le reste de la division par 5 de 13572022 .
3. Déterminer suivant l'entier naturel n le reste de la division euclidienne de 5n par 13.
En déduire les entiers naturels n tel que : 5n ≡ −1[13].
4. Déterminer les entiers naturels n tels que 13 divise 5
2n + 5n .

Solution :
1-a. Cherchons le premier entier k ≥ 1 tel que 2k ≡ 1[5] ou à défaut on trouve un k ≥ 1 à partir duquel un cycle
apparait.
20 ≡ 1[5], 21 ≡ 2[5] 22 ≡ 4[5] 23 ≡ 3[5] 24 ≡ 1[5].
Ainsi en utilisant les propriétés de congruence, on peut donc classer les entiers n modulo 4 : En eet, si n = 4k+r,
alors sachant que 22k ≡ 1k [5] soit 22k ≡ 1[5] et on retrouve que 2n ≡ 2r [5]

− n = 4k , alors 2n ≡ 1[5]
Si
− n
Si n = 4k + 1, alors 2 ≡ 2[5]
− n
Si n = 4k + 2, alors 2 ≡ 4[5]
− n
Si n = 4k + 3, alors 2 ≡ 3[5]
b. Puisque 2022 = 505 × 4 + 2. D'après la question 1-a), on conclut que le reste de la division euclidienne de
22022 par 5 est 4.
3. Même technique qu'en 1-a). on a :
50 ≡ 1[13], 51 ≡ 5[13] 52 ≡ −1[13] (ou 52 ≡ 12[13] ) 53 ≡ −5[13] (ou 53 ≡ 8[13] ) 54 ≡ 1[13].
On déduit à l'aide des propriétés de congruence ( comme en 1-a) ) que :
− Si n = 4k , alors 5n ≡ 1[13]
− Si n = 4k + 1, alors 5n ≡ 5[13]
− Si n = 4k + 2, alors 5n ≡ −1[13]
− Si n = 4k + 3, alors 5n ≡ −5[13]

En utilisant ce qui précède, on conclut 5n ≡ −1[13] si n = 4k + 2 avec k ∈ N.


4. On peut écrire 5
2n + 5n = 5n (5n + 1). Or 5 ∧ 13 = 1, d'après Gauss, 13 divise 5n (5n + 1) si 13 divise 5n + 1.

divise 5 + 1 ⇔ 5 ≡ −1[13]. En utilisant la question précédente, on conclut que n = 4k + 2 avec k ∈ N


13 n n

D'où 13 divise 52n + 5n si n = 4k + 2, k ∈ N

4-2. Résolution de la congruence


• Résolution de x + a ≡ 0[n].
Soient n un entier naturel et a et x deux entiers relatifs.
Si x + a ≡ 0[n], alors x + a − a ≡ 0 − a[n] ou encore x ≡ −a[n]
Si x ≡ −a[n], alors x + a ≡ a − a[n] ou encore x + a ≡ 0[n]
Ainsi x + a ≡ 0[n] ⇔ x ≡ −a[n]

• Résolution de ax ≡ b[n].
Supposons il existe un entier relatif a′ tel que a × a′ ≡ 1[n] (on dit dans ce cas que a est inversible modulo n).
Alors on a :
Si ax ≡ b[n] alors a × a′ x ≡ b × a′ [n] ou encore 1 × x ≡ ba′ [n] ou enn x ≡ ba′ [n].
et
′ ′
si x ≡ ba [n] alors a × x ≡ ba × a[n] ou encore ax ≡ b[n].

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Chapitre 2 Arithmétique

En résumé, si il existe un entier relatif a′ tel que a × a′ ≡ 1[n] alors ax ≡ b[n] ⇔ x ≡ ba′ [n].
Exercice 10
Résoudre dans Z les congruences :
1-a. 6x + 5 ≡ 2[9]
b. 6x + 5 ≡ 1[9]
2. 2x + 5 ≡ 0[7] et 3x + 5 ≡ 4[7]
3. Montrer que la congruence 2x ≡ 1[6] n'a pas de solution dans Z
Solution :
1-a. Soit x un entier relatif tel que : 6x + 5 ≡ 2[9] alors 6x + 5 − 5 ≡ 2 − 5[9] puis 6x ≡ −3[9]
6x ≡ −3[9] ⇔ ∃ k Z / 6x = −3 + 9k ⇔ ∃ k Z / 2x = −1 + 3k .
⇔ 2x ≡ −1[3]. Puisque 2 × 2 = 4 ≡ 1[3] alors 2 × 2 ≡ 2 × (−1)[3]
⇔ x ≡ −2[3] ⇔ x ≡ 1[3].
D'où l'ensemble solution est : S = {1 + 3k, k ∈ Z}

b. Soit x un entier relatif tel que 6x + 5 ≡ 1[9] alors 6x + 5 − 5 ≡ 1 − 5[9] ⇔ 6x ≡ −4[9] ⇔ 6x ≡ 5[9]. Par suite :
6x + 5 ≡ 1[9] ⇔ ∃ k Z / 6x = −4 + 9k ⇔ ∃ k Z / 6x − 9k = −4
Or l'entier 6x − 9k est divisible par 3 alors que 3 ne divise pas −4.
Par suite on conclut que la congruence 6x + 5 ≡ 1[9] n'a pas de solution dans Z.
2. − Soit x un entier relatif tel que 2x + 5 ≡ 0[7] alors 2x ≡ −5[7]. Or 2 × 4 = 8 ≡ 1[7]. Alors :
2x + 5 ≡ 0[7] ⇔ x ≡ −20[7] ⇔ x ≡ 1[7]
L'ensemble solution est alors S = {1 + 7k, k ∈ Z}

− Soit x un entier relatif tel que 3x + 5 ≡ 4[7] alors 3x ≡ −1[7] or 3 × 5 = 15 ≡ 1[7]. Par suite :
3x + 5 ≡ 4[7] ⇔ x ≡ −5[7] ⇔ x ≡ 2[7]
L'ensemble solution est alors S = {2 + 7k, k ∈ Z}

3. Soit x un entier relatif tel que : 2x ≡ 1[6] alors ∃ k ∈ Z tel que 2x = 1 + 6k ⇔ 2x = 1 + 2 × 3k.
2x est un multiple de 2 alors 1 + 2 × 3k ne l'est pas. D'où la congruence 2x ≡ 1[6] n'a pas de solution dans Z.

4-3. Les classes d'équivalence


Soit n un entier naturel non nul. On peut regrouper les entiers relatifs dont la division euclidienne par n a un
certain même reste r dans une classe.
Cette classe s'appelle la classe d'équivalence de r et se note : r.
r = {m ∈ Z/m ≡ r[n]} = {nk + r où k ∈ Z}.

L'ensemble qui contient toutes les classes d'équivalence modulo n est noté : Z/nZ
Z/nZ = {0, 1, 2, 3, · · · , n − 2, n − 1}
(
a+b=a+b
Dans Z/nZ, on dénit la somme et le produit des classes, de la façon suivante :
a × b = ab
Par exemple si on désire résoudre dans Z/24Z : 9x = 6 est équivalent à résoudre dans Z ; 9x ≡ 6[24].
On sait résoudre dans Z cette équation. L'ensemble solution est dans Z :
S = {6 + 8k, k ∈ Z} = {6 + 24k, 14 + 24k, 22 + 24k, k ∈ Z}.
Alors dans Z/24Z, l'équation 9x = 6 a pour solution S = {6, 14, 22}.

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5. Théorème Chinois (en exercice)

Exercice 11
Théorème chinois :
Soient m et n δ = m ∧ n et µ = m ∨ n.
deux entiers naturels non nuls. On 
note
a ≡ b[m]
1. Démontrer que pour tous entiers a et b, on a : a ≡ b[n] ⇔ a ≡ b[µ]

≡ α[m]
2. Soient α, β deux entiers. On se propose de résoudre le système : xx ≡ β[n]
(2)
Démontrer que si α − β n'est pas multiple de δ , alors le système n'a pas de solution.
3. On suppose désormais que α et β sont multiples de δ et on désigne par α′ et β ′ leurs quotients
respectifs par δ .
a. Justier l'existence
 d'un couple d'entiers
 (u, v) tels que : mu + nv = δ .
mu ≡ 0[m] nv ≡ δ[m]
b. Justier que : mu ≡ δ[n] et
nv ≡ 0[n]
c. En déduire que β ′ mu + α′ nv est une solution particulière de l'équation (2).
4. Résoudre l'équation (2). 
5. Application : Résoudre le système suivant : xx ≡ 0[105]
≡ 6[81]
Solution : 
a ≡ b[m]
1. − Soient a et b deux entiers relatifs et supposons que a ≡ b[n]
alors a−b est un multiple de m et n
donc de leur PPCM. D'où a ≡ b[µ].
− Réciproquement, supposons que : a ≡ b[µ]  a − b est
alors multiple de µ et µ est multiple de m et n donc, par
a ≡ b[m]
transitivité, a−b est multiple de m et n. D'où
a ≡ b[n]
2. Supposons par absurde que
 (2) admet une solution qu'on note x mais que α − β n'est pas un multiple de δ .
x = α + km
Alors il existe k et k′ tel que
′ ′
et par suite on déduit que α +km = β +k n ⇒ α −β = k n−km.
x = β + k′ n
m et n étant des multiples de δ , alors k ′ n − km l'est aussi et donc α − β est aussi un multiple de δ ce qui est
absurde .
On conclut alors que si α−β n'est pas multiple de δ, alors le système (2) n'a pas de solution.
3-a. On sait que δ = m ∧ n alors il existe un couple (u, v) tel que mu + nv = δ ( résultat du cours)
b.
 mu est multiple de m donc : mu ≡ 0[m]. D'après
 la question précédente, mu − δ est multiple de n, donc :
mu ≡ 0[m] nv ≡ δ[m]
. On établi de même que :
mu ≡ δ[n] nv ≡ 0[n]
 ′ 
mu ≡ 0[m] α′ nv ≡ α[m]
c. Par produits par α et par β , on en déduit que : ββ ′ mu
′ ′
≡ β[n]
et
α′ nv ≡ 0[n]
 ′ ′
β mu + α nv ≡ α[m]
puis par sommes, il vient :
β ′ mu + α′ nv ≡ β[n]
′ ′
Par suite β mu + α nv est une solution particulière de l'équation (2).
4. On déduit
 de 3-c. et de 1. que :
x ≡ β ′ mu + α′ nv[m]
(2) ⇔ ⇔ x ≡ β ′ mu + α′ nv[µ]
x ≡ β ′ mu + α′ nv[n]
D'où il vient l'ensemble des solutions de (2) : S = {β ′ mu + α′ nv + kµ/k ∈ Z}
(
x ≡ 0[105]
5. Application :
x ≡ 6[81]
On a donc : (m, n) = (105, 81) ; (δ, µ) = (3, 2835) ; (α, β) = (0, 6) ; (α′ , β ′ ) = (0, 2).

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Chapitre 2 Arithmétique

De plus : −10×105+13×81 = 3 ; on peut donc prendre : (u; v) = (−10, 13) ; on aura alors : β ′ mu+α′ nv = 2106.

D'où l'ensemble des solutions du système : S = {2106v + 2835k/k ∈ Z}

6. Petit théorème de Fermat


Petit théorème de Fermat :
Soient p un nombre premier et a un entier naturel non nul.
i. Pour tout a ∈ N, ap ≡ a[p]
ii. Pour tout a ∈ N, si P GCD(a, p) = 1 alors ap−1 ≡ 1[p].

Remarques :
La démonstration de ce théorème, assez technique, est ici admise.

7. Numération de base a
7-1. Le système de base 10
Dans la base 10, on dispose de dix symboles, les dix chires 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.
Tout nombre s'écrit dans le système de numération à l'aide de ces 10 chires.
Par exemple 48603 dans la base 10 4 × 104 + 8 × 103 + 6 × 102 + 0 × 101 + 3 × 100 .
peut être vu comme
D'une manière générale, un entier naturel n s'écrivant en base 10 sous la forme cn cn−1 cn−2 . . . c1 c0 peut être vu
n
comme cn × 10 + cn−1 × 10
n−1 + · · · + c × 101 + c × 100 . On a la dénition suivante :
1 0

Dénition 7 : Soit n un entier naturel non nul.


Il existecp , cp−1 , . . ., c1 et c0 tels que n se note sous la forme n = cp cp−1 . . . c1 c0 ou encore n s'écrit n =
cp × 10p + cp−1 × 10p−1 + · · · + c1 × 101 + c0 × 100 .
10
Pour dire que nous sommes dans la base 10, on peut aussi noter n = cp cp−1 . . . c1 c0 . Le système décimal est le
système de numération usuelle.

7-2. Le système de base a ≥ 2


En analogie avec le système décimal, pour écrire un entier n dans un système de numération de base a ≥ 2, on
aura besoin de a objets. Par exemple :
• Quand a = 2, on a besoin de deux chires. On choisit les symboles 0 et 1 : c'est le système binaire
• Quand a = 3, on a besoin de deux chires. On choisit les symboles 0, 1 et 3.
• Quand a = 16, on a besoin de seize (16) chires. On choisit les symboles 0, 1, 3, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B , C ,
D, E et F . C'est l'hexadécimale
• D'une manière générale, si a > 10, on utilise, en plus des 10 chires, des lettres pour compléter la base.
Si un entier naturel n s'écrit dans la base a ≥ 2 sous la forme cp cp−1 . . . c1 c0 alors la valeur de n dans la base 10
p
est alors : n = cp × a + cp−1 × a
p−1 + · · · + c × a1 + c × a0 .
1 0
On a alors la dénition suivante :

Dénition 8 : Soit n un entier naturel non nul et a un entier naturel supérieur ou égal à 2 donné.
Écrire n dans la base a cp , cp−1 , . . ., c1 et c0 se trouvant dans la base a
revient à trouver les chires tels que n
s'écrit dans le système décimal sous la forme n = cp × ap + cp−1 × ap−1 + · · · + c1 × a1 + c0 × a0 .
Dans ce cas, on dit que n s'écrit cp cp−1 . . . c1 c0 dans la base a.
Pour dire que nous sommes dans la base a, on peut aussi noter n = cp cp−1 . . . c1 c0 .
a

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Chapitre 2 Arithmétique

Quelques exemples de bases et de décomposition


a. La base 2 : les deux chires utilisés sont 0, 1.
Soit n = 345 écrit dans le système décimal (base 10). Cherchons l'écriture de
n dans la base 2. Comme la dénition 8 nous l'indique, il faut chercher le cp ,
cp−1 , . . ., c1 et c0 tels que : n = cp × 2p + cp−1 × 2p−1 + · · · + c1 × 21 + c0 × 20 .
Pour ce faire, on peut utiliser la méthode suivante :
On eectue les divisions successives des dividendes par la base a , comme dans
l'exemple ci-contre. L'écriture dans la base a s'obtient en écrivant les restes du
bas vers le haut ( dans la direction de la èche indiquée)
2
Ainsi n s'écrit dans la base 2 sous la forme 101011001

b. La base 3 : les deux chires utilisés sont 0, 1 et 2.


Soit n = 64 écrit dans le système décimal (base 10). Cherchons l'écriture de n
dans la base 3.
3
Ainsi l'écriture de n = 64 dans la base 3 est : 2101

c. La base 7
Soit n = 90 dans le système décimal. Écrivons ce nombre dans le système de
numération de base 7.
7
Donc n = 90 s'écrit en base 7 sous la forme : 156

d. La base 13
Soit n = 23982 10. Écrivons n dans le système de base 13.
dans la base
Si la base est supérieure à 10, on utilise les lettres avec les correspondance
A = 10, B = 11, C = 12, . . . et ainsi de suite.
13
Alors n s'écrit en base 13 sous la forme de ABBA

Exercice 12
1-a. Soient n1 = 124, n2 = 11 et n = 227 dans la base 10. Écrire ces nombres dans les bases 5 et 11.
b.Soit n = 210002203 , n2 = 27A311 et n3 = BAC 2021 . Écrire ces nombres dans la base 9, 5 et 20.
2. Ecrire n = 2199 ( écrit dans la base 10 ) respectivement dans les bases 11, 17 et 19.
3. Déterminer dans la base 10 les nombres suivants : n1 = 1011012 + 3627 et n2 = A15CD15 + 20547 .
4. soient, dans le système décimal, les nombres n1 = 2009, n2 = 2000 et n3 = 2020. Écrire ces nombres dans
le système de numération de base 2, 8 et 15.
5. soit, dans le système décimal, le nombre n1 = 44993556. Écrire ce nombre dans le système de numération
de base 2022.

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Chapitre 2 Arithmétique

Exercice 1
Exercices
1. Montrer que pour tout entier naturel n, les entiers naturels n et n+1 sont premiers entre eux.
2. Soit n un entier naturel. Démontrer que n(n4 − 1) est multiple de 5.
3- a. Soit n un entier naturel. Démontrer que le reste de la division euclidienne de n2 par 8 est 0, 1 ou 4.
b. En déduire que les nombres de la forme :8k + 7, k ∈ Z ne sont pas la somme de trois carrés parfaits.
4. Déterminer les entiers relatifs n tels que n + 2 divise 3n + 1.
5. Démontrer que, pour tout entier naturel n, 3
2n+1 + 24n+2 est divisible par 7.

6. Montrer que le produit de quatre entiers consécutifs, augmenté de 1, est un carré parfait.

Exercice 2 77
7 77
Le but de ce exercice est de trouver le chire des unités du nombre n= 77 .

1- a. Pour tout entier naturel n, déterminer le reste de la division euclidienne de 7n par 10.
b. En déduire le chire des unités de l'entier 7
2022 .

2- a. Pour tout entier naturel n, déterminer le reste de la division euclidienne de 7n par 4.


b. En déduire le reste de la division euclidienne de 72024 par 4.
77
77
3. En utilisant les propriétés de la congruence, en déduire alors le chire des unités de l'entier : n= 77
7
.
Vérier que ce nombre est impair.
4
4 44
4. En déduire de même le chire des unités de n=4 44 .
On considère l'ensemble des classes d'équivalence modulo 9 noté Z/9Z.
5- a. Pour tout entier naturel n, déterminer le reste de la division euclidienne de 7n par 9.
b. En déduire le reste de la division euclidienne de 7
2023 par 9.
77
77
6. Donner alors la classe de l'entier n = 77
7
dans Z/9Z.
Exercice 3
1. Résoudre dans N, l'équation suivante : 3n + 5n + 1 ≡ 0[8].
2. Montrer que : 4n est congru à 1 + 3n modulo 9. En déduire 22n + 15n − 1 est toujours divisible
que par 9.
On se propose de déterminer l'ensemble de solution de l'équation (E) : 567x + 2854y = 5.
3- a. Démontrer, en utilisant l'algorithme d'Euclide, que 567 et 2854 sont premiers entre eux .
b. Utiliser les calculs eectués à la question précédente pour déterminer deux entiers relatifs u et v tels
que :567u + 2854v = 5.
c. En déduire l'ensemble de solution de cette équation.
4. Moyennant la question 3., déterminer les solutions dans Z de l'équation (E0 ) : 143x − 195y = 52 .
Exercice 4 : (Anneau Z/nZ )
1- a. Déterminer le P GCD(49, 18) à l'aide de l'algorithme d'Euclide. En déduire le P P CM (49, 18).
En déduire deux entiers relatifs u et v tels que 18u + 49v = 1.
b. Moyennant la question précédente, Est-ce que 18 est inversible dans Z/49Z ?Si oui, quel est son inverse ?
2- a. En raisonnant comme dans la question précédente, donner l'inverse de 7 dans Z/37Z.
b. Résoudre alors dans Z/37Z l'équation : 7y = 2.
3- a. Préciser l'ensemble Z/4Z.
b. Moyennant la question 3-a., montrer que l'équation : 2x = 3 n'admet pas de solutions dans Z/4Z.
c. En utilisant 3-a., résoudre dans Z/4Z les équations (E1 ) : x2 + 3x = 0 et (E2 ) : 2013x3 + 2x = k.
4- a. En précisant l'ensemble Z/5Z, donner les solutions de l'équation 3x + 2y = 1 dans Z/5Z. (on pourra
s'aider du tableau de congruence modulo 5 à double entrées )

b. En déduire de même la résolution dans Z/5Z de l'équation : 2x + 4y = 3.

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Chapitre 2 Arithmétique


3x + 2y = 1
c. Donner alors les solutions du systèmes :
2x + 4y = 3

3x + 7y = 3
5. En utilisant la technique de la question précédente, résoudre dans Z/37Z le système :
6x − 7y = 0
Exercice 5
On considère dans Z2 l'équation : (E) : 35u − 96v = 1.
1. Montrer que cette équation admet au moins une solution.
Montrer que le couple (11; 4) est une solution particulière de (E) .
2. Déterminer l'ensemble solution de l'équation (E).
On considère dans Z l'équation (F ) : x35 ≡ 2[97]
3. Soit x une solution de l'équation (F ).
a. Montrer que le nombre 97 est premier et que les nombres x et 97 sont premiers entre eux.

b. Montrer que : x96 ≡ 1[97]


c. Montrer que : x ≡ 211 [97]
4. Montrer que si le nombre entier x vérie la condition x ≡ 211 [97], alors x est solution de l'équation (F ) .
5. Montrer que l'ensemble solution de l'équation (F ) est l'ensemble des nombres entiers naturels de la forme
11 + 97k avec k∈N

Problème 1
Problèmes
Partie A :
1. On considère dans Z l'équation suivante d'inconnue x : (E) : 3x2 + 6x + 5 ≡ 0[7].
a. Montrer que l'équation (E) est équivalente à l'équation (E ′ ) où : (E ′ ) : 3x(x + 2) ≡ 2[7].
b. Recopier et compléter le tableau des congruences modulo 7 suivant :
x 0 1 2 3 4 5 6
3x
x+2
3x(x + 2)

c. En déduire les solutions de l'équation (E).


2. Moyennant la démarche précédente, résoudre dans Z (E2 ) : x2 − 4x + 3 ≡ 0[12].
l'équation

3. Un entier naturel A s'écrit 361


β
dans le système de numération de base β et a pour reste 3 dans la division
euclidienne par 7.
a. Démontrer que : 3β 2 + 6β − 2 ≡ 0[7].
b. En déduire l'ensemble des valeurs possibles de β.
4. Vérier que 8 est une valeur possible de β .
Partie B
1. On se propose de résoudre dans Z × Z l'équation d'inconnue (x, y) suivante : (F ) : x2 + 10x = y2 + 46.
a. Vérier que l'équation (F ) est équivalente à : (x + 5)2 − y2 = 71.
b. Démontrer que 71 est premier.
c. Déterminer alors l'ensemble des solutions de (F ).

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Chapitre 2 Arithmétique

2. On considère à présent l'équation (G) : 13x + 7y = 16. On cherche à résoudre (E) dans Z.
a. Déterminer le P P CM (13, 7) et le P GCD(13, 7). En déduire que (G) admet au moins une solution.

b. Vérier que le couple (5, −7) est une solution de l'équation (G).
c. Déterminer alors les couples (x, y) d'entiers relatifs vériant (G).

Problème 2
On rappelle ici le petit théorème de Fermat : Pour tout nombre premier p et pour tout entier naturel non
nul a, si a∧p=1 alors ap−1 ≡ 1[p].

On souhaite déterminer les couples de (x, y) de N∗ × N∗ vériant l'équation (E0 ) : px + y p−1 = 2017 avec p un
nombre premier supérieur ou égal à 5.
I- Préliminaire
Soit a un élément de N∗ .
1- a. Montrer que si a et13 sont premiers entre eux alors : a2016 ≡ 1[13].
On considère dans N∗ l'équation (E1 ) : x2015 ≡ 2[13].
b. Montrer que x et 13 sont premiers entre eux.

c. Montrer que : x ≡ 7[13]


d. En déduire les solutions de (E1 ).
2. Montrer que 2017 est un nombre premier et donner la décomposition primaire de 2016.
II- Résolution de (E0 )
1. Vérier que p < 2017 et monter que p ne divise pas y .
2. Montrer que : yp−1 ≡ 1[p] puis en déduire que p divise 2016 .
3. En déduire alors que p = 7.
4. Résoudre alors l'équation (E0 ).

Problème 3
Les trois parties sont totalement indépendantes.
Partie A
1. On considère l'équation (E) : 25x − 49y = 5, où x et y sont des entiers relatifs.
a. Déterminer le P GCD de 25 et 49 à l'aide de l'algorithme d'Euclide . Déduire alors le P P CM de 25 et
49 à partir de leur P GCD.
b. Montrer que l'équation (E) admet au moins une solution. Déterminer une solution de (E).
c. Résoudre l'équation (E).
d. Montrer qu'il existe un unique entier p compris entre 1960 et 2018 tel que : 25p ≡ 5[49].
2- a. Justier que si (x, y) est solution de (E) alors 5x ≡ 1[7] et y ≡ 0[5].
b. Montrer que 5x ≡ 1[7] si et seulement si x ≡ 3[7].
3- a. Soit x un entier relatif. Quels sont les restes possibles de x2 dans la division euclidienne par 7.
b. Existe-t-il un couple (x, y) d'entiers relatifs tels que (x2 , y2 ) soit solution de (E) ?
Partie B
Dans cette partie, on pourra utiliser le résultat suivant :
 Étant donnés deux entiers naturels a et b non nuls, si P GCD(a, b) = 1 alors P GCD(a2 , b2 ) = 1 .
P
n
On considère ne suite (Sn ) est dénie pour n>0 par : Sn = k 3 . On se propose de calculer, pour tout entier
k=1
naturel non nul n, le plus grand commun diviseur de Sn et Sn+1 .

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Chapitre 2 Arithmétique

 2
n(n + 1)
1. Démontrer que, pour tout n > 0, on a : Sn = .
2
2. Étude du cas où n est pair. Soit k l'entier naturel non nul tel que n = 2k .
a. Démontrer que P GCD(S2k , S2k+1 ) = (2k + 1)2 P GCD(k 2 , (k + 1)2 ).
b. Calculer P GCD(k, k + 1).
c. Calculer P GCD(S2k , S2k+1 ).
3. Étude du cas où n est impair. Soit k l'entier naturel non nul tel que n = 2k + 1.
a. Démontrer que les entiers 2k + 1 et 2k + 3 sont premiers entre eux.

b. Calculer P GCD(S2k+1 , S2k+2 ).


4. Déduire des questions précédentes qu'il existe une unique valeur de n, que l'on déterminera, pour laquelle Sn
et Sn+1 sont premiers entre eux.

Partie C 
x ≡ a[p]
Soit dans Z le système (S) suivant : où a ,b ,p et q des entiers relatifs tels que p ∧ q = 1.
x ≡ b[p]
1- a. Montrer qu'il existe un couple de (u0 , v0 ) de Z2 vériant : pu0 + qv0 = 1.
b. Montrer que x0 = bpu0 + aqv0 est une solution du système (S) .
2. Soit x une solution du système (S) , montrer que le nombre pq divise le nombre x − x0 .
3. Soit x un entier relatif tel que pq divise le nombre x − x0 , montrer que x est solution du système (S).
4. En déduire l'ensemble solution du système (S) .

x ≡ 1[8]
5. Résoudre dans le système :
x ≡ 3[13]

Problème 4
On se propose dans ce problème d'étudier le problème (P ) suivant :
 Les nombres dont l'écriture décimale n'utilise que le seul chire 1 peuvent-ils être premiers ? 
On rappelle dès lors que : Np = 10p−1 + 10p−2 + · · · + 100 .

Partie I : Quelques résultats dans la base 10


On désigne x un entier naturel non nul et an an−1 . . . a0 avec an ̸= 0 son écriture décimale.
On a : x = an 10n + an−1 10n−1 + · · · + a0 .
1. Vérier que : ∀ p ∈ N∗ , 10p ≡ 0[5]. En déduire que : x ≡ a0 [5].
2. Montrer que : ∀ p ∈ N \ {0, 1}, 10 ≡ 0[4]. Conclure que x ≡ a1 a0 [4].
p
Pn
3. Montrer que : ∀ p ∈ N, 10 ≡ 1[9]. Conclure que x ≡
p ap [9].
p=0
Soit x un nombre entier naturel tel que : 10x ≡ 2[19]
4- a. Vérier que : 10x+1 ≡ 1[19]. En déduire que 10
x+1 et 19 sont premiers entre eux.

b. Montrer que 10
18 ≡ 1[19]. (On pourra utiliser le petit théorème de Fermat )

En déduire que 10
18 et 19 sont premiers entre eux.

5. Soit d un diviseur commun de x + 1 et 18.


a. Montrer que 10d ≡ 1[19]. Que dire des nombres 10d et 19 ?
b. Montrer que d = 18 . ( On pourra considérer l'ensemble des diviseurs de 18 )
c. En déduire que : x ≡ 17[18].
Partie II : Retour au problème (P )
1. Les nombres N2 = 11p, N3 = 111 et N4 = 1111 sont-ils premiers ?
10 − 1
2. Prouver que Np = p
. Peut-on être certain que 10 − 1 est divisible par 9 ?
9

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Chapitre 2 Arithmétique

3. On se propose de démontrer que si p Np n'est pas


n'est pas premier, alors premier.
On rappelle que pour tout nombre réel x et tout entier naturel n non nul,
xn − 1 = (x − 1)(xn−1 + xn−2 + · · · + x + 1)
a. On suppose que p est pair et on pose p = 2q , où q est un entier naturel plus grand que 1. Montrer que
Np est divisible par N2 = 11.
b. On suppose que p est multiple de 3 et on pose p = 3q , où q est un entier naturel plus grand que 1.
Montrer

que Np est divisible par N3 = 111.


c. On suppose p non premier et on pose p = kq où k et q sont des entiers naturels plus grands que 1.
En déduire que Np est divisible par Nk .
4. Énoncer une condition nécessaire pour que Np soit premier. Cette condition est-elle susante ?

Problème 5
Partie A
1- a. Vérier que : 503 est entier premier.
b. Montrer que 7502 ≡ 1[503]. En déduire que 72008 ≡ 1[503].
2. Soit dans Z2 , l'équation (E) : 49x − 6y = 1.
a. A l'aide de l'algorithme d'Euclide, déterminer le P GCD de 49 et 6. Déterminer ainsi le P P CM de 49
et 6 en utilisant leur P GCD. Justier que l'équation (E) admet au moins une solution.

b. sachant que le couple (8; 1) est une solution particulière de l'équation (E) , résoudre dans Z2 (E).
3. On pose N = 1 + 7 + 72 + · · · + 72007 .
a. Montrer que le couple (72006 , N ) est solution de l'équation (E) .
b. Montrer que : N ≡ 0[4] et N ≡ 0[503]
c. En déduire que N est divisible par 2012.
Partie B
On considère dans Z2 , l'équation (E) : 143x − 195y = 52.
1- a. Déterminer le P GCD de 143 et 195 , en déduire que l'équation (E) admet au moins une solution dans
Z2 .
b. (E). Déterminer alors la solution générale
Déterminer une solution particulière de de (E) dans Z2 .
2. Soit n un entier naturel non nul et premier avec 5 , montrer que ∀ k ∈ N, n
4k ≡ 1[5].

3. Soient x et y deux nombres entiers non nuls tels que x ≡ y[4].

a. Montrer que : ∀ n ∈ N∗ ; nx ≡ ny [5].


b. En déduire que : ∀ n ∈ N∗ ; nx ≡ ny [10].
4. Soient x et y deux entiers naturels non nuls tels que le couple (x, y) soit solution de l'équation (E) .
de N : les nombres
Montrer que quel que soit n ∗ nx et ny ont le même chire des unités dans le système de
numération décimal.

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Chapitre 3

ÉTUDE DE FONCTIONS

I. Limites de fonctions
1. Limite nie et innie d'une fonction en un point ou à l'innie
1-1. Dénitions
Soit f une fonction dénie sur un intervalle de la forme ]A, +∞[ et l un réel.

Dénition 1
• On dit que f admet une limite nie en un point a de ]A, +∞[ si et seulement si ∃ un réel l tel que limx→a f (x) = l
• On dit que f admet une limite innie en un point a de ]A, +∞[ si et seulement si limx→a f (x) = +∞
ou limx→a f (x) = −∞

Commentaire :
• On dénit également la limite de f à gauche en a par : lim f (x)
x→a
et la limite de f à droite en a par : lim f (x)
x→a
x<a x>a
f est continue en a si et seulement si lim f (x) = x→a
x→a
lim f (x) = lim f (x)
x→a
x<a x>a
• Soit Df le domaine de dénition def et a un nombre réel n'appartenant pas à Df . Si f admet une limite nie
pour x ∈ Df \ {a}, h(x) = f (x)
l en a alors la fonction h dénie par : est continue en a. On dit que h est
h(a) = l
le prolongement par continuité de f en a.

Exemple ( √
4x2 + 4x + 1 = |2x + 1| si x≤1
1. Soit f la fonction dénie par f (x) = lim f (x) = 3 et lim f (x) = 2
x3 + 1 si x > 1 x→1− x→1+
lim f (x) ̸= lim f (x) donc f n'est pas prolongeable par continuité en 1.
x→1− x→1+
cos(x) − 1
2. Soit f la fonction dénie par f (x) = . Df = R \ {0}. lim f (x) = lim f (x) = lim f (x) = 0 donc
x x→0− x→0+ x→0
f est prolongeable par continuité en 0 ou encore f est prolongeable par continuité sur R

Dénition 2
• On dit que f admet une limite nie en ±∞ si et seulement si ∃ un réel l tel que limx→±∞ f (x) = l ;
• On dit que f admet une limite innie en ±∞ si et seulement si limx→±∞ f (x) = +∞ ou limx→±∞ f (x) = −∞

2. Opérations sur les limites


2-1. limites d'une sommes de deux fonctions.
f a pour limite l l l +∞ −∞ +∞
g a pour limite l′ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
f + g a pour limite l + l′ +∞ −∞ +∞ −∞ ?

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Commentaire
Le tableau ci-dessus comporte un (?) qui veut dire qu'il s'agit d'une forme indéterminée. Pour ce cas, on ne peut
conclure en toute généralité et nécessite une étude au cas par cas.
Observons les exemples suivants où quand x → +∞, f (x) 7→ +∞ et g(x) → −∞ mais f +g tend vers deux
limites diérentes :
• f (x) = 3x2 + 2x et g(x) = −3x2 alors f (x) + g(x) = x. Dans ce cas, f + g tend vers +∞ quand x → +∞.
• f (x) = x2 + 1 et g(x) = −x2 alors f (x) + g(x) = 1. Dans ce cas, f + g tend vers 1 quand x → +∞.

2-2. limites du produit de deux fonctions.


f a pour limite l l>0 l>0 l<0 l<0 +∞ −∞ +∞ l=0
g a pour limite l′ +∞ −∞ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞ ±∞
f × g a pour limite l × l′ +∞ −∞ −∞ +∞ +∞ +∞ −∞ ?

Commentaire
0 × ±∞ est une forme indéterminée. Par exemple :
1 1
• f (x) = 3
, g(x) = x alors f (x)×g(x) = . lim f (x) = 0 et lim g(x) = +∞ mais lim [g(x)×f (x)] = 0.
x x2 x→+∞ x→+∞ x→+∞
1
• f (x) = , g(x) = x2 alors f (x)×g(x) = x. lim f (x) = 0 et lim g(x) = +∞ mais lim [g(x)×f (x)] = +∞
x x→+∞ x→+∞ x→+∞
Dans ces deux cas, lim f (x) = 0 et lim g(x) = +∞ mais lim [g(x) × f (x) dière d'un cas à l'autre.
x→+∞ x→+∞ x→+∞

2-3. limites du quotient de deux fonctions.


On résume ces diérentes possibilités dans le tableau suivant :

l>0 l<0 l>0 l<0


f a pour ou ou ou ou
limite l l +∞ +∞ −∞ −∞ ±∞ +∞ −∞ +∞ −∞ l=0
0 en 0 en 0 en 0 en
g a pour étant étant étant étant
limite l′ ̸= 0 ±∞ l′ > 0 l′ < 0 l′ > 0 l′ < 0 ±∞ >0 >0 <0 <0 0
f
a
g
pour
l
limite 0 +∞ −∞ −∞ +∞ ? +∞ −∞ −∞ +∞ ?
l′

Commentaire :
Pour la limite du quotient de deux fonctions, on a deux indétermination comme le montre le tableau.
Voici 2 exemples où les deux fonctions f et g tendent vers 0 avec à chaque fois un résultat diérent concernant
f
la fonction quand x tend vers +∞.
g
1 1 f (x)
• f (x) = et g(x) =
2
alors = x tend vers +∞ quand x tend vers +∞.
x x g(x)
1 1 f (x) 1
• f (x) = 3 et g(x) = 2 alors = tend vers 0 quand x tend vers +∞.
x x g(x) x
Voici 2 exemples où les deux fonctions f et g tendent vers +∞ avec à chaque fois un résultat diérent concernant
f
la fonction quand x tend vers +∞.
g
f (x)
• f (x) = x2 et g(x) = x alors = x tend vers +∞ quand x tend vers +∞.
g(x)
f (x) 1
• f (x) = x et g(x) = x2 alors = tend vers 0 quand x tend vers +∞.
g(x) x

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Chapitre 3 Étude de fonctions

±∞ 0
En conclusion : Il y a quatre formes indéterminées +∞ − ∞, 0 × ±∞, et
±∞ 0
2-4. Quelques techniques usuelles de lever de certaines indéterminations.
i. Polynômes et fractions rationnelles.
− La limite d'un polynôme en +∞ ou −∞ est égale à la limite de son terme de plus haut degré.
− La limite d'une fonction rationnelle en +∞ ou −∞ est égale à la limite du quotient de ses termes de plus
haut degré.
−8x2 − 7 −8x2
Par exemple : lim [4x3 + 6x] = lim [4x3 ] = +∞ et lim = lim =0
x→+∞ x→+∞ x→−∞ 3x3 + 2 x→−∞ 3x3

ii. Utilisation du nombre dérivé.


Soit I un intervalle de R etf une fonction dénie et dérivable sur I. Soit x0 un point de I. Puisque f est
f (x) − f (x0 )
dérivable sur I, on a : lim = f ′ (x0 ) .
x→x0 x − x0

Exercice 1
: Application sur l'utilisation du nombre dérivé et changement de variable pour le calcul des limites.
Déterminer les limites en 0 des fonctions suivantes :
sin(x) cos(x) − 1
a. h(x) = b. h(x) = .
x x
En utilisant un changement de variable, en déduire les limites suivantes :
sin(5x) x sin(5x) tan(5x) cos(3x) sin(5x) tan(5x)
lim lim lim lim . lim lim .
x→0 2x x→0 sin(3x) x→0 sin(4x) x→0 2x x→0 sin(2x) x→0 sin(3x)

Solution
a. On pose f (x) = sin(x) qui est dérivable sur R et en particulier en 0 et on a :
f (x) − f (0) sin(x) sin(x) sin(x)
= . Alors limx→0 = f ′ (0) = cos(0) = 1. D'où limx→0 = 1.
x−0 x x x
b. On pose f (x) = cos(x) qui est dérivable sur R et en particulier en 0 et on a :
f (x) − f (0) cos(x) − 1 cos(x) − 1 cos(x) − 1
= . Alors limx→0 = f ′ (0) = − sin(0) = 0. D'où limx→0 = 0.
x−0 x x x
sin(5x) 5 sin(5x) sin(5x) sin(X) sin(5x) 5
• = . On pose X = 5x alors lim = lim = 1. Par suite lim =
2x 2 5x x→0 5x X→0 X x→0 2x 2
x 1 sin(5x) 5 tan(5x) 5 cos(3x) sin(5x) 5 tan(5x) 5
• De même : lim = ; lim = ; lim = ; lim = et lim =
x→0 sin(3x) 3 x→0 sin(4x) 4 x→0 2x 2 x→0 sin(2x) 2 x→0 sin(3x) 3
x̸=0

iii. Mise en facteur du terme prépondérant.


Pour une somme contenant un terme clairement prépondérant, la technique consiste à mettre le terme
prépondérant en facteur.

Exemple : soit
√ f (x) = 4x2 + x + 3 − x. Calculer la limite de f en +∞.
La quantité
r 4x2 est prépondérante dans f (x). Donc on a :
r
√ 1 3 1 1 3 1 1
f (x) = 4x2 ( 1+ + 2− ) Or on a lim ( 1 + + 2 − )= . Ainsi lim f (x) = +∞.
4x 4x 2 x→+∞ 4x 4x 2 2 x→+∞
iv. Utilisation d'une quantité conjuguée √
Soit f la fonction dénie sur [0, +∞[ par f (x) = x2 + x + 1 − x.
Déterminons la limite de f (x) quand x tend vers +∞.

Aucun terme n'est prépondérant dans f (x). Ceci étant dit, utilisons la technique de conjuguée ici.
√ √ 1
√ ( x 2 + x + 1 − x)( x2 + x + 1 + x) x + 1 1+
On a x2 + x + 1 − x = √ = r = r x
x2 + x + 1 + x 1 1 1 1
x( 1 + + 2 + 1) ( 1 + + 2 + 1)
x x x x

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Chapitre 3 Étude de fonctions

1
√ 1+ 1
Ainsi lim ( x2 + x + 1 − x) = lim r x =
x→+∞ x→+∞ 1 1 2
( 1+ + + 1)
x x2

Exercice 2
Déterminer la limite en
√ +∞ de :

a. f (x) = 4x2 + x + 3 − x. b. f (x)√= 4x2 + x + 3 − 2x.
2x + 5 − 3
c. Soit f la fonction dénie sur ]2, +∞[ par : f (x) = . Déterminer lim f (x)
x−2 x→2
x>2

Solution
√ √ 3
√ ( 4x2 + x + 3 − x)( 4x2 + x + 3 + x) 3x2 + x + 3 3x + 1 +
a. 2
4x + x + 3 − x = √ = r =r x .
4x2 + x + 3 + x 1 3 1 3
x( 4 + + 2 + 1) 4+ + 2 +1
x x x x
3
√ 3x + 1 +
lim 4x2 + x + 3 − x = lim r x = +∞
x→+∞ x→+∞ 1 3
4+ + 2 +1
x x
√ √ 1 3
√ ( 4x2 + x + 3 − 2x)( 4x2 + x + 3 + 2x) x+3 2 + 2x
b. 4x + x + 3−2x =
2 √ = r =r .
4x2 + x + 3 + 2x 1 3 1 3
2x( 1 + + + 1) 1+ + +1
4x 4x2 4x 4x2
1 3
√ + 1
lim 4x2 + x + 3 − 2x = lim r 2 2x =
x→+∞ x→+∞ 1 3 4
1+ + 2 +1
4x 4x
√ √ √
2x + 5 − 3 ( 2x + 5 − 3)( 2x + 5 + 3) 2x − 4 2
c. = √ = √ =√ . Ainsi
x−2 (x − 2)( 2x + 5 + 3) (x − 2)( 2x + 5 + 3) 2x + 5 + 3

2x + 5 − 3 2 2 1
lim = lim √ = =
x→2 x−2 x→2 2x + 5 + 3 6 3
x>2 x>2

3. Limites et inégalités
Dans ce qui suit, I est un intervalle de R; a désigne un réel ou +∞ ou −∞ et a est dans I ou une borne de I.

3-1. Limites nies et inégalités


Théorème 1 : Soient f et g deux fonctions dénies sur l'intervalle I de R.
Soient l et l′ deux réels. On suppose que pour tout x dans I , f (x) ≤ g(x) ; lim f (x) = l et lim g(x) = l′ alors :
x→a x→a
l≤ l′ .
3-2. Limites innies et inégalités
On admettra les théorèmes suivants :

Théorème 2 : Soient f et g deux fonctions dénies sur l'intervalle I de R.


On suppose que pour tout x dans I , f (x) ≤ g(x) et lim f (x) = +∞ alors lim g(x) = +∞.
x→a x→a

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Théorème 3 : Soient f et g deux fonctions dénies sur l'intervalle R.


I de
On suppose que pour tout x dans I , f (x) ≤ g(x) et lim g(x) = −∞ alors lim f (x) = −∞.
x→a x→a

3-3. Théorèmes des gendarmes


on admet le théorème suivant :

Théorème 4 : Soient f , g et h trois fonctions dénies sur l'intervalle I de R. Soit l est un réel. On suppose :
• Pour tout x dans I , f (x) ≤ g(x) ≤ h(x),
• lim f (x) = lim h(x) = l ;
x→a x→a
Alors : lim g(x) = l.
x→a

1 1
Par exemple si une fonction f vérie pour tout x≥2 , 2− 2
≤ f (x) ≤ 2 + 2 Alors lim f (x) = 2.
x x x→+∞

4. Limites d'une composée de deux fonctions


on admet le théorème suivant :

Théorème 5 : Soient I , J , et K trois intervalles de R et soient f : I → J et g : J → K


a désigne un réel ou +∞ ou −∞ et a est dans I ou une borne de I et b désigne un réel ou +∞ ou −∞ et est
dans J ou une borne de J . D'autre part, c désigne un réel ou +∞ ou −∞. Si :
• lim f (x) = b,
x→a
• lim g(x) = c ;
X→b
Alors : lim g(f (x)) = c.
x→a

II. Continuité d'une fonction


1. Continuité en un point. Continuité sur un intervalle
1-1. Dénitions
Dénition 1 (continuité en un point) :
Soit f une fonction dénie sur un intervalle I à valeurs dans R et a un réel élément de I .
On dit que f est continue en a si et seulement si lim f (x) = f (a) ou encore lim f (a + h) = f (a).
x→a h→0

Dénition 2 (continuité sur un intervalle) :


Soit f une fonction dénie sur un intervalle I à valeurs dans R.
On dit que f est continue sur l'intervalle I si et seulement si ∀a ∈ I , f est continue en a.

1-2. fonction continues et opérations


Théorème 6 : Soient f et g deux fonctions dénies sur un intervalle I. Soit a un réel de I. On suppose que f
et g sont continues sur I , alors :
• f + g est continue sur I .
• f × g est aussi continue sur I .
f
• Si de plus on suppose que g ne s'annule pas sur I alors est continue sur I.
g

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Théorème 7 : Soient I , J et K trois intervalles de R et soient f et g deux fonctions dénies par : f :I→J
et g : J → K . On suppose que :
• f est continue sur I .
• g sont continues sur J
Alors : f ◦ g est continue sur I .

De ces théorèmes on peut déduire que :


− Toute fonction polynôme est continue sur R.
− Toute fonction rationnelle est continue sur tout intervalle sur lequel elle est dénie.

2. Théorèmes de valeurs intermédiaires


Théorème 8 : Soient f une fonction , I un intervalle de R et a et b deux réels de I. Si f est continue sur
I alors pour tout réel k compris entre f (a) et f (b), il existe au moins un réel c compris entre a et b tel que
f (c) = k .

Commentaire
L'hypothèse f est continue sur I  est essentielle dans le théorème de valeurs intermédiaires .
1
En eet : soit f (x) = qui est dénie sur ]−∞, 0[∪]0, +∞[. On a f (−1) = −1 et f (1) = 1 donc 0 ∈]f (−1), f (1)[
x
pourtant il n'existe pas un réel c ∈] − 1, 1[ tel que f (c) = 0 faute de continuité de f sur ] − 1, 1[. (f est plutôt
continue sur ] − 1, 0[ et sur ]0, 1[ )

3. Fonctions continues et strictement monotones sur un intervalle


Théorème 9 : Soient a et b ∈ R tels que a < b.
Si f est une fonction Continue et strictement monotone sur [a, b] alors :
Pour tout k compris entre f (a) et f (b), il existe un unique x0 ∈ [a, b] tel que f (x0 ) = k .

Conséquence : Soit f une fonction continue et strictement monotone sur [a, b].
• Si f (a)f (b) < 0, alors l'équation f (x) = 0 a une solution unique dans [a, b].
• Tout fonction f continue et strictement monotone sur un intervalle K détermine une bijection de K dans f (K)

III. Dérivation d'une fonction


1. Dérivabilité d'une fonction en un point
Dénition 5 : Soit f I de R et soit x0 un réel, élément de I .
une fonction dénie sur un intervalle
f (x) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (h)
f est dérivable en x0 si et seulement si lim ou encore lim existe et est nie.
x→x0 x − x0 h→0 h
f (x) − f (x0 )
est appelé nombre dérivé de f en x0 et noté f (x0 ).
Dans le cas où f est dérivable en x0 , lim

x→x0 x − x0

L'équation de la tangente à la courbe de f , (Cf ), en M0 (x0 , f (x0 )) est donc : y = f (x0 )(x − x0 ) + f (x0 )

Trois situations où la fonction f n'est pas dérivable en un point x0 :


−f n'est pas continue en x0 c'est à dire lim f (x) ̸= f (x0 ) ou x→x
lim f (x) ̸= x→x
lim f (x) ou encore lim f (x) = ±∞
x→x0 0 0 x→x0
x>x0 x<x0
f (x) − f (x0 )
− La courbe de f admet une tangente parallèle à l'axe (oy) en x0 c'est à dire lim = ±∞.
x→x0 x − x0
− La courbe def admet deux demi-tangentes de directions diérentes en x0 c'est à dire :
f (x) − f (x0 ) f (x) − f (x0 )
lim ̸= x→x
lim .
x→x0
x>x
x − x 0 x<x
0 x − x0
0 0

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Chapitre 3 Étude de fonctions

2. Dérivabilité d'une fonction sur un segment


Dénition 6 : Soit f une fonction dénie sur un intervalle I.
f est dérivable sur I si et seulement si f est dérivable en chaque réel x de I .
La fonction dérivée de f, est notée f ′.

3. Opérations sur les dérivées


Théorème 8 : Dérivation de composé de fonctions.
Soient I , J des intervalles de R et soit K un intervalle ou un ensemble de R . Soient f et g deux fonctions telles
que f : I → J et g : J → K . Si f est dérivable sur I et g est dérivable sur J alors g ◦ f est dérivable sur I et
(g ◦ f )′ = f ′ × (g ′ ◦ f )

Théorème 9 : Soient f et g deux fonctions dénies sur un intervalle I de R.


1. Si f et g I alors ∀(λ, α) ∈ R2 , λf + αg est dérivable et on a (λf + αg)′ = λf ′ + αg ′ .
sont dérivables sur
2. Si f
et
′ ′ ′
sont dérivables sur I alors f × g est dérivable sur I et on a (f × g) = f × g + f × g .
g
Plus généralement pour n ≥ 2 et pour f1 , f2 , · · · et fn des fonctions dénies et  sur I , alors
dérivables

Pn Qn

f1 × f2 × · · · × fn est aussi dérivable sur I et on a : (f1 × f2 × · · · × fn )′ = ′
k=1 fk  fj  .
j=1
j̸=k
 ′
f f f ′g − f g′
En plus si g ne s'annule pas sur I alors est dérivable et =
g g g2
 ′
1 −nf ′
3. Si f est dérivable et pour tout n≥ 2, (f n )′ = nf ′ f n−1 . Et si de plus f ne s'annule pas sur I, = .
fn f n+1

Théorème 10 : Dérivation de la fonction réciproque.


Soient I, J des intervalles de R et soit f une fonction dénie telle que f : I → J. Si :
•f est dérivable sur I ′
et f ne s'annule pas sur I
•f est strictement monotone sur I , bijective de I sur J
Alors : f −1 est dérivable et on a (f −1 (x))′ = f ′ ◦f1 −1

Par exemple si une fonction f est dérivable sur un certain intervalle I de R et est à valeurs dans ] − 1, 1[ alors :
f′
(Arcsin(f ))′ =p
1 − f2

Exercice 4
Déterminer la dérivée des fonctions suivantes :
1. g(x) = arcsin(x). pour x ∈] − 1, 1[ 2. g(x) = arcos(x) 3. g(x) = arctan(x).
Solution
1. On cherche ici à calculer la dérivée de la réciproque de la fonction f (x) = sin(x). On dénie :
π π
f :] − , [→] − 1, 1[
2 2
x 7−→ sin(x).
Vérication des hypothèses.
π π
i. f est bien dénie, continue et dérivable sur ]− , [ et sa dérivée est : f ′ (x) = cos(x). De plus f′ ne s'annule
2 2
π π
pas sur ]−
, [.
2 2
π π
ii. Pour tout x ∈] − , [ , la fonction qui x 7→ cos(x) est strictement positive donc f est strictement croissante
2 2
π π
sur ] − , [ ( monotonie de f ).
2 2

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Chapitre 3 Étude de fonctions

π π
f réalise alors une bijective de ]− , [ vers ] − 1, 1[ et sa bijection réciproque est g(x).
2 2
Toutes les hypothèses sont vériées alors on peut appliquer le théorème de la dérivation de la fonction
réciproque.
1 1
g ′ (x) = (f −1 )′ (x) = ′ −1
= avec f (x) = sin(x).
f ◦ f (x) cos((f −1 (x))
π π p
Or pour tout x ∈] − , [, cos(x) > 0 et par suite on peut écrire que cos(x) = 1 − sin2 (x).
2 2
′ −1 )′ (x) = q 1 ′ 1
Ainsi on a : g (x) = (f . Par suite : (arcsin(x)) = √ avec x ∈] − 1, 1[ .
1 − (sin((f −1 (x)))2 1 − x2

2. De la même façon qu'en a., on pose :


π
f :]0, [→]0, 1[
2
x 7−→ cos(x).
Et comme en a. on vérie facilement que toutes les hypothèses du théorème de dérivation de la fonction réciproque
1 −1
sont vériées et on a : g ′ (x) = (f −1 )′ (x) = ′ =
f ◦ f −1 (x) sin((f −1 (x))
π p −1 −1
Puisque x ∈]0, [ alors sin(x) = 1 − cos2 (x) . Ainsi g ′ (x) = (f −1 )′ (x) = q =√ .
2 1 − x2
1 − (cos((f −1 (x)))2
−1
Par suite g ′ (x) = (arcos(x))′ = √ .
1 − x2

3. On pose :
π π
f :] − , [→ R
2 2
x 7−→ tan(x).
1 1 1
De la même manière : g ′ (x) = (f −1 )′ (x) = = ′ ′
. D'où g (x) = (arctan(x)) =
f ′ ◦ f −1 (x) 1 + (tan((f −1 (x)))2 1 + x2

4. Lien entre la continuité et la dérivabilité


Théorème 11
Soit f une fonction dénie sur un intervalle I de R. Si f est dérivable en un point x0 de I alors f est continue
en x0 .

La réciproque de ce théorème est fausse c'est à dire si f est continue en a alors f n'est pas forcement dérivable
en a. En eet :
f :R→R
x 7−→ |x| 
−1 si x < 0
Cette fonction est continue sur R et en particulier en 0 ′
mais on a : f (x) =
1 si x ≥ 0
f (x) − f (0) f (x) − f (0)
Par suite lim ̸= lim (−1 ̸= 1). Alors f n'est pas dérivable en 0 pourtant elle est
x→0+ x x→0− x
continue en 0.

5. Dérivées et sens de variation


Théorème 12 : Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I de R.
• Si f
′ ≥0 (respectivement f
′ ≤ 0), f est croissante sur I (respectivement décroissante sur I ).
• Si f
′ >0 (respectivement f
′ < 0), f est strictement croissante sur I (respectivement strictement décroissante
sur I ).

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Exercice 5

Soit f dénie par : −x2 + 4x − 3.
f (x) =
a. Déterminer le domaine de dénition Df de f .
b. Étudier la dérivabilité de f sur Df et préciser f ′ (x).
c. En déduire alors les variations de f puis dresser son tableau de variation.
d. Montrer que le graphe de f est un demi-cercle dont on précisera les éléments caractéristiques. Tracer
le graphe de f .

Solution
a. Domaine de dénition Df . Df = {x ∈ R/ −x2 + 4x − 3 ≥ 0} d'où Df = [1, 3] .

v ′ (x) −x + 2
b. f est dérivable sur ]1, 3[ et que pour tout réel x de ]1, 3[, f ′ (x) = p =√
2 v(x) −x2 + 4x − 3
Remarque On peut remarquer que f n'est pas dérivable aux bords c'est à dire en 1 et 3. Ce n'est pas le cas
pour toutes les fonctions, il faut toujours vérier la dérivabilité de f aux extrémités de l'intervalle aussi.
c. Les variations de f :
− Pour x ∈]1, 2[ f ′ (x) > 0 ⇒ f est strictement croissante sur ]1, 2[.
− ′
Pour x ∈]2, 3[, f (x) < 0 ⇒ f est strictement décroissante sur ]2, 3[.
− ′
Pour x = 2 on a f (2) = 0 alors f admet un extremum local en x = 2 de valeur 1.
d. Soit (Cf ) la courbe de f un repère
√ orthonormé (O,⃗ i, ⃗j). Soit M (x, y) un point du plan.
M (x, y) ∈ (Cf ) ⇔ y = −x2 + 4x − 3 ⇔ y 2 = −x2 + 4x − 3 ⇔ (y − 0)2 + (x − 2)2 = 12 .
(Cf ) est donc la partie du cercle de centre Ω(2, 0) et de rayon 1 constituée des points tels que y > 0.
Tableau des variations de f :
x 1 2 3
f ′ (x) + −
1
f (x)
0 0

6. Inégalités des accroissement nis


Propriété : Inégalités des accroissements nies
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I de R, a et b deux éléments de I tels que a < b.
(M, m) ∈ R2 tel que : pour
S'il existe tout x élément de [a, b], m ≤ f ′ (x) ≤ M alors
m(b − a) ≤ f (b) − f (a) ≤ M (b − a)

Démonstration
• Soit φ la fonction dénie sur [a, b] par : φ(x) = f (x)−mx. φ est dérivable sur I de dérivée φ′ (x) = f ′ (x)−m ≥ 0.
Donc φ est strictement croissante sur I ⇒ φ(a) ≤ φ(b) et par conséquent f (a) − ma ≤ f (b) − mb
⇒ m(b − a) ≤ f (b) − f (a) (*)
• Soit ψ dénie sur [a, b] par : φ(x) = f (x) − M x. ψ est dérivable sur I de dérivée ψ ′ (x) = f ′ (x) − M ≤ 0.
Donc ψ est strictement décroissante sur I ⇒ ψ(a) ≥ ψ(b) et par conséquent f (a) − M a ≥ f (b) − M b ⇒
M (b − a) ≤ f (b) − f (a) (**)
De (*) et (**), on conclut que m(b − a) ≤ f (b) − f (a) ≤ M (b − a)

Commentaire :
Si une fonction f est dérivable sur un intervalle ouvert I et s'il existe un réel M ≥ 0 tel que, ∀x ∈ I , |f ′ (x)| ≤ M ,
alors pour tous éléments a et b de I , |f (a) − f (b)| ≤ M |a − b|

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Chapitre 3 Étude de fonctions

7. Égalités des accroissement nis


Activité
Soit f une fonction continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et telle que : f (a) = f (b).
1.Justier qu'il existe m et M deux réels tels que f ([a, b]) = [m, M ].
2. On suppose que m = M . Que peut-on dire de f ?
3. Dans cette question on suppose que m ̸= M et m < f (a)
f (x) − f (c)
a. Justier qu'il existe un c ∈]a, b[ tel que f (c) = m puis déduire que ∀x ∈]a, c[, ≤ 0.
x−c
f (x) − f (c)
Montrer également que ∀x ∈]c, b[, ≥0
x−c
b. En déduire que f ′ (c) = 0
4. Montrer que si f (a) < M , il existe un réel c ∈]a, b[ tel que f ′ (c) = 0
5. En déduire alors que si f est une fonction continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et telle que f (a) = f (b) alors il
existe un réel c ∈]a, b[ tel que : f ′ (c) = 0.
Solution
1. Comme f [a, b] alors elle admet un maximum et un minimum qu'on note respectivement M
est continue sur
et m. Alors on déduit que f ([a, b]) = [m, M ]
2. Si m = M , alors f est une constante sur [a, b]
3-a. • f est continue, si m < f (a) alors m ∈ f ([a, b]) = [m, M ] donc il existe c ∈ [a, b] tel que f (c) = m
f (x) − f (c) f (x) − m f (x) − f (c)
• ∀x ∈]a, c[, = . Or ∀x ∈]a, c[, f (x) − m ≥ 0 et x − c ≤ 0. D'où ∀x ∈]a, c[, ≤0
x−c x−c x−c
f (x) − f (c) f (x) − m f (x) − f (c)
• ∀x ∈]c, b[, = . Or ∀x ∈]c, b[, f (x) − m ≥ 0 et x − c ≥ 0. D'où ∀x ∈]c, b[, ≥0
x−c x−c x−c
f (x) − f (c) f (x) − f (c) f (x) − f (c)
b. ∀x ∈]a, c[, ≤ 0 alors par passage à la limite lim ≤ 0. Or lim = fg′ (c).
x−c x→c − x−c x→c − x−c

Donc fg (c) ≤ 0
f (x) − f (c) f (x) − f (c)
De même ∀x ∈]c, b[, ≥ 0 ⇒ lim = fd′ (c) ≥ 0
x−c x→c + x−c
′ ′ ′ ′
et puisque f est dérivable en c alors fg (c) = fd (c). D'où fg (c) = fd (c) = 0 puis f (c) = 0

4. Si f (a) < M , on a la même démonstration qu'en 3. On déduit qu'il existe un réel c ∈]a, b[ tel que f ′ (c) = 0
5. Si f est continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ avec f (a) = f (b) alors il existe (m, M ) ∈ R2 tel que
f ([a, b]) = [m, M ]. De plus, il existe c ∈]a, b[ tel f (c) = m. Trois cas se présente : m = M ; m ̸= M et m < f (a)
ou m ̸= M et f (a) < M
• Si M = m alors f est une constante ⇒ ∀x ∈]a, b[, f ′ (x) = 0. Donc il existe c ∈]a, b[ tel que f ′ (c) = 0
• Si m ̸= M et m < f (a) d'après 3., il existe c ∈]a, b[ tel que f ′ (c) = 0.
• Si m ̸= M et f (a) < M d'après 4., il existe c ∈]a, b[ tel que f ′ (c) = 0.

D'où si f est une fonction continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et telle que f (a) = f (b) alors il existe un réel
c ∈]a, b[ tel que : f ′ (c) = 0

On a donc la propriété suivante :

Propriété :
Soit f une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ tel que f (a) = f (b) ;
alors il existe un réel c ∈]a, b[ ′
tel que f (c) =0

Remarque :
• Il n'y a pas unicité du point c tel que f ′ (c) = 0.
• Le théorème n'est plus vrai si f n'est pas dérivable sur ]a, b[ tout entier. Par exemple la fonction f (x) = |x|
sur [−1, 1]. f (−1) = f (1) mais il n'existe pas un c ∈] − 1, 1[ tel que f ′ (c) = 0 faute de la dérivabilité de f sur
] − 1, 1[.
• De même, le théorème n'est plus vrai si f n'est pas continue sur [a, b] tout entier.

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Propriété : Égalité des accroissements nis


Soit f une fonction continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ ;
f (b) − f (a)
alors il existe un réel c ∈]a, b[ tel que = f ′ (c) ou encore f (b) − f (a) = f ′ (c)(b − a)
b−a
Démonstration
f (b) − f (a)
Soit la fonction g(x) dénie sur [a, b] par g(x) = f (x) − f (a) − (x − a). g est continue sur [a, b] et
b−a
dérivable sur ]a, b[ et on a g(a) = g(b) = 0. Donc d'après la propriété précédente, on déduit qu'il existe un réel
f (b) − f (a) ′ f (b) − f (a)
c ∈]a, b[ tel que g ′ (c) = 0. Or g ′ (x) = f ′ (x) − ′
. g (c) = 0 ⇒ f (c) =
b−a b−a
Exercice 6
1. Soit f (x) = 3x4 − 11x3 + 12x2 − 4x + 2. Montrer que f ′ s'annule sur ]0, 1[
2. En utilisant l'inégalité des accroissements nies, montrer que ∀x ∈ R, | sin x| ≤ |x|
Solution
1. f (1) = f (0) = 2. Donc f est une fonction continue sur [0, 1], dérivable sur ]0, 1[ et telle que : f (0) = f (1)
alors d'après l'égalité des accroissements nis, il existec ∈]0, 1[ ′
tel que f (c)
= 0. ( ici f (b) = f (a) )
2. Soit f (x) = sin x ; f R et f ′ (x) = cos(x). Donc ∀x ∈ R, |f ′ (x)| ≤ 1. En appliquant l'inégalité
est dérivable sur
des accroissements nis sur un intervalles de bornes x et 0, on conclut que |f (x) − f (0)| ≤ |x − 0| ⇔ | sin x| ≤ |x|

IV. Étude d'une branche innie


f désigne une fonction de domaine de dénition Df et de courbe représentative (Cf ). Soit (l, x0 ) ∈ R2 .

1. Asymptotes verticales et horizontales


• Si lim f (x) = l ou lim f (x) = l alors la droite y=l est une asymptote horizontale de (Cf ).
x→−∞ x→+∞
• Si lim f (x) = ±∞ alors la droite x = x0 est une asymptote verticale de (Cf )
x→x0

2. Asymptotes obliques
Propriété : Soit f une fonction et (Cf ) sa courbe représentative.
f (x)
La droite d'équation y = ax + b est asymptote à (Cf ) si et seulement si , lorsque x tend vers +∞ (ou −∞)
x
tend vers a et [f (x) − ax] tend vers b. Ce qui revient à dire que lim [f (x) − ax − b] = 0
x→±∞

3. Direction asymptotiques
On suppose dans ce paragraphe que, lorsque x tend vers +∞ ou vers −∞, f (x) a une limite innie.
f (x)
• Si a une limite innie en +∞ ou −∞, (Cf ) admet une branche parabolique de direction celle de (OJ)
x
f (x)
• Si a une limite nulle en +∞ ou −∞, (Cf ) admet une branche parabolique de direction celle de (OI)
x
f (x)
• Si a une limite nie non nulle a en +∞ ou −∞ et [f (x) − ax] a aussi une limite nie b alors la droite
x
y = ax + b est asymptote à (Cf )
f (x)
• Si a une limite nie non nulle a en +∞ ou −∞ et [f (x) − ax] a une limite innie alors (Cf ) admet une
x
branche parabolique de direction celle de la droite y = ax.

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Exercices
Exercice 1
Soit f la fonction dénie sur R par : f (x) = sin(x) .

π −π
1. Soient (un )n≥0 et (vn )n≥0 deux suites numériques dénies pour tout n ≥ 0 par un = +2nπ et vn = +2nπ
2 2
a. Calculer les limites en +∞ des deux suites.

b. En déduire lim f (un )


n→+∞
et lim f (vn ).
n→+∞
c. En supposant que sin(x) admet une limite en +∞, quelle contradiction trouve t-on avec la question b.
Déduire ainsi que ni la fonction cos(x) ni sin(x) n'a une limite à l'inni.
d. Montrer que la fonction x 7−→ sin (1/x) n'a pas de limite en 0.
2. Montrer que la fonction x 7−→ x sin (1/x) est prolongeable par continuité en 0 et préciser son prolongement.
En déduire lim x sin (1/x) est nie et préciser cette limite .
x→+∞
3. Montrer que lim x2 sin (1/x) est nie mais que
x→+∞
lim x2 sin (1/x) n'existe pas.
x→0

Exercice 2 iπ π h π
Soit f la fonction dénie sur , par : f (x) = − sin(x) et la suite (Un ) dénie par : Un+1 = f (Un ) ∀n ∈ N
iπ π h 6 2 2
et U0 ∈ , .
6 2
iπ π h
1. Montrer que l'équation :f (x) = x admet une solution unique α ∈ ,
6 2
π π
2. Montrer que : ∀n ∈ N : < Un <
6 2 √
iπ π h 3
3- a. Montrer que : ∀x ∈ , , |f (x)| ≤

6 2 2

3
b. En déduire que : |Un+1 − α| ≤ |Un − α| ∀n ∈ N
2
c. Déduire lim Un .
n→+∞

Exercice 3
x2 + 3x + 4m mx2 − 2x + 1
Soit deux fonctions fm et gm dénie par : fm (x) = et gm (x) = où m est un
x2 + (5m + 1)x + 3 x2 − 2mx + 1
paramètre et x une variable. A chaque valeur de m correspond deux courbes (Cfm ) et (Cgm ).
1. Étude de fm
a. Montrer que toutes les courbes (Cfm ) passent par trois points xes dont on déterminera les coordonnées
indépendamment de m.
b. Étudier suivant les valeurs de m, l'ensemble de dérivabilité de fm . Déterminer
′ (x).
fm
c. Déterminer m pour que le point d'intersection P de (Cfm ) et de l'asymptote parallèle à l'axe des abscisses
3
ait pour abscisse
2
d. Pour m = 0, étudier les variations de fm puis construire (C0 )

2. Étude de gm
a. On suppose m ̸= 1. Montrer que toutes les courbes (Cgm ) passent par trois points xes dont on déter-
minera les coordonnées indépendamment de m.
b. Soit x ̸= {−2, 0, 2}. Déterminer m pour que [gm (x)]2 = 1
c. Représenter graphiquement la fonction pour m = 0.

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Exercice 4
x2 + x
On considère la fonction f dénie sur ]0; +∞[ par : f (x) =
x−1
On note (C) la courbe représentative de f dans le plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J).
c
1. Déterminer les réels a ; b ; c tels que : f (x) = ax + b +
x−1
En déduire une équation de la droite (D) asymptote oblique à (C).
2. Étudier les variations de la fonction f (on déterminera les points intersection de (C) avec les axes de coor-
données).
3. On note I le point intersection des asymptotes de (C)
a. Donner les coordonnées de I
b. En déduire que I est un centre de symétrie de (C)
4. Tracer (D) et (C)
5. Déduire de la courbe (C) l'existence et le signe des racines de l'équation f (x) = m .

Problèmes
Problème 1
x3 − 3x + 2
On considère la fonction f dénie sur R \ {2} par : f (x) =
x−2
1. Déterminer les limites de f en +∞, en −∞ et en 2. Préciser les asymptotes verticales et horizontales.
2. On considère le
3 2
polynôme P (x) = x − 3x + 2.

a. Vérier que P (x) = (x − 1)(x2 − 2x − 2).


b. Étudier le signe de P (x).
3-. a. Montrer que f est dérivable sur R \ {2} puis exprimer sa dérivée en fonction de P (x).
b. Étudier les variations de f et dresser son tableau de variation.
c. Tracer courbe représentative (Cf ) de f dans un repère orthonormé.
4. a. Pour quelle abscisse a la tangente au point d'abscisse a est-elle horizontale ? Justier.
b. Déterminer l'équation de la tangente (T ) à (Cf ) en x = 3 et la tracer dans le même repère que (Cf ).
d
5. Trouver a, b, c et d tels que f (x) = ax2 + bx + c +
x−2
4
6. On admet que f (x) = + 2x + 1 + x2 2
et on pose g(x) = x + 2x + 1 et (Cg ) sa courbe représentative.
x−2
a. Déterminer les limites en +∞ et en −∞ de f (x) − g(x). Que peut-on en déduire sur (Cf ) et (Cg ) ?
b. Étudier la position relative de (Cf ) et (Cg ).
c. Tracer (Cg ) dans le même repère que (Cf ) et (T ) en utilisant les résultats des questions a. et b.

Problème 2
3x2 + ax + b
Soit f la fonction numérique de la variable réelle x telle que : f (x) =
x2 + 1
1- a. Montrer que f est dérivable sur R et déterminer sa dérivée.

b. a et b pour que la courbe représentative de f soit tangente au point I de coordonnées


Déterminer les réels
(0, 3) (T ) d'équation y = 4x + 3.
à la droite
3x2 + 4x + 3
Pour la suite, on suppose que f (x) =
x2 + 1
βx
2. Montrer que pour tout x réel, on a f (x) = α +
2
, α et β étant deux réels que l'on déterminera.
x +1
3. Étudier les variations de f . Préciser ses limites +∞ et −∞ et en donner une interprétation graphique. Dresser
le tableau de variations de f .

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Chapitre 3 Étude de fonctions

4. Déterminer l'équation de la droite (T ) tangente à la courbe (Cf ) au point I d'abscisse 0. Étudier la position
de (Cf ) par rapport à (T ).
5. Démontrer que I est centre de symétrie de (Cf ).
6. Construire la courbe (Cf ) et la tangente (T ) dans un repère orthonormée.

Problème 3
sin(x)
On considère une fonction f dénie sur [0, π] par : f (x) = et f (0) = 1
x
1. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0.
2. Montrer que f [0, +∞[ dans un repère orthonormée
est paire. A partir de la courbe représentative sur de la
fonction f f sur R.
dire comment on peut déduire la courbe représentative de
3. On désigne par g , la fonction numérique dénie sur [0, π] par : g(x) = x cos(x) − sin(x).
Étudier les variations de g et dresser son tableau de variations. En déduire son signe sur [0, π].
4. ′
Pour tout x ∈]0, π[ déterminer f de f puis étudier les variations de f sur [0, π]. f est dérivable en π ?
5. Étude de la dérivabilité de f en 0.

x3
a. Prouver que pour tout x ≥ 0, 0 ≤ x − sin(x) ≤ .
6
b. Prouver que f est dérivable en 0 et calculer f ′ (0).
c. Construire la courbe représentative de f.

Problème 4
Partie I
On donne la fonction f dénie sur R par : f (x) = cos(2x) − 2 cos(x).
On note (Cf ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

1- a. Montrer que f est 2π-périodique et paire.


b. En déduire qu'on peut restreindre le domaine d'étude à [0, π].
2- a. Montrer que la fonction f est dérivable et donner sa dérivée f ′ .
b. En déduire les variations de f puis dresser son tableau de variations sur [0, π].
3. Tracer (Cf ) sur un intervalle de longueur [−2π, 2π].

Partie II
sin(x)
Soit g une fonction numérique dénie sur R par : g(x) =
1 − sin(x)
On note (Cg ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

1. Déterminer l'ensemble de dénition Dg .


2. Montrer que g est 2π -périodique.
3π π
pour la suite on étudie f sur l'intervalle ]− , [.
2 2
3. Déterminer lim g(x) et lim g(x).
x→− 3π
+
x→ π2 −
2
4. Calculer la fonction dérivée de g et étudier son signe. Dresser alors le tableau des variations de g.
3π π
5. Tracer (Cg ) sur ]− , [.
2 2
Problème 5
Partie A
1
Soit la fonction f (x) = et (Cf ) sa courbe représentative.
1 + x2
1. Étude de f.
a. Montrer que (Cf ) est symétrique par rapport à l'axe (Oy). Déterminer la dérivée f′ de f.

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Chapitre 3 Étude de fonctions

b. Trouver une équation de la tangente (T ) à la courbe (Cf ) de f au point d'abscisse 1.


c. Étudier la position de (Cf ) par rapport à (T ).
d. ′
Que peut-on dire de la tangente (T ) à (Cf ) au point d'abscisse −1 ?
π π
2. On considère la fonction tangente dénie sur ]− , [ par g(x) = tan(x).
2 2
π π
Déterminer la dérivée g′ de g , puis étudier les variations de g . Justier que g induit une bijection de ]− , [
2 2
sur un intervalle J à préciser.
3. On appelle arctangente et on note arctan(x) la réciproque de g.
a. Montrer que la fonction arctan est impaire.

b. Montrer que arctan(x) est dérivable sur J et que ∀x ∈ J et que (arctan(x))′ = f (x).
c. En déduire alors le tableau des variation deh(x) = arctan(x).
π π
d. On appelle Γ la courbe de tangente sur ] − , [ et γ est la courbe représentative arctan(x)
2 2
Tracez Γ et γ dans un même repère orthonormal (0,⃗ i, ⃗j). (on pourra remarquer que γ , la courbe repré-
sentative de arctan(x), est la symétrique de Γ par rapport à la droite y = x. )

e. Donner l'équation de la tangente à γ au point d'abscisse 1.

Partie B : Étude d'une composée.


s !
1 − cos(x)
On pose v : x 7−→ arctan .
1 + cos(x)
1- a. Justier que h est dénie sur D = R \ {π + 2kπ, k ∈ Z}.
s
1 − cos(x) √
b. On pose u(x) = . En remarquant que u(x) est la composée de la fonction u1 (x) = x et
1 + cos(x)
1 − cos(x)
u2 (x) = , Déterminer la partie D de R sur laquelle v est dérivable.
1 + cos(x)
c. Montrer que l'on peut restreindre l'étude de h à l'intervalle I = [0, π[. Déterminer la lim v(x) et en
x→π −
déduire que v est prolongeable par continuité sur [0, π]. En conclure que h est prolongeable par continuité
sur R.
1
d. Montrer que pour tout x ∈]0, π[, v ′ (x) = .
2
e. En déduire une expression simpliée de v(x) sur I puis sur ] − π, π[ et sur R tout entier.

f. Tracer la représentation graphique de v sur R.


2- a. Soit x ∈] − π, π[, donner la forme exponentielle de 1 + eix et de 1 − eix .
1 − cos(x) x
b. Montrer que = tan2 ( ) à l'aide des formules trigonométriques usuelles . Puis déduire l'ex-
1 + cos(x) 2
pression simpliée de v(x) trouvée en 1-e. de la Partie B
Problème 6
Partie I
|2x2 − x − 1|
soit f une fonction dénie par : √
f (x) = .
1 − x2
1. Déterminer le domaine de dénition Df .
2. Étudier la continuité de f en −1 et 1.
3. Étudier la dérivabilité de f en −1 et 1.
4. La fonction f est-elle dérivable en −1/2 ?
5. Montrer que f est dérivable sur ] − 1, −1/2[ et sur ] − 1/2, 1[ et déterminer sa dérivée.
6. ′
Déduire le signe de f (x) sur ] − 1, 1[ puis dresser le tableau des variations de f sur ] − 1, 1].
7. Tracer alors la courbe représentative de f en mettant en valeur les tangentes et asymptotes caractéristiques.

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Chapitre 3 Étude de fonctions

Partie II √ x
On considère h et g deux fonctions dénies sur R par : h(x) = x2 + 1 − 2x et g(x) = √ .
x2 +1
1- a. Montrer que g est continue, dérivable sur R. Déterminer sa dérivée.

b. En déduire le sens de variations de g sur R.


2. Calculer lim g(x)
x→+∞
et lim g(x).
x→−∞
3- a. Montrer que h est continue, dérivable sur R. Déterminer sa dérivée. Trouver une relation entre h′ (x) et
g(x).
b. En déduire alors le signe de h′ (x) puis dresser le tableau de variations de h.
4. Monter que l'équation f (x) = 0 admet une unique solution α sur [0, 1], puis déterminer une valeur
approchée de α à 10−2 près.

Problème 7
Dans le plan P rapporté à un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j) , on considère les points A, B , C de coordonnées
(2, 0), (0, 1) et (0, −1). Pour tout point M de P , on pose ϕ(M ) = M A + M B + M C et on se propose de trouver
un point M0 tel que ϕ(M ) > ϕ(M0 ) pour tout point M diérent de M0 . Autrement dit, on cherche à minimiser ϕ.

Partie A
On note ∆ le demi-axe des abscisses correspondant aux x positifs. On suppose que M est sur ∆.
√ √
1. Soient f et g [0, +∞[ par :
dénies sur f (x) = 2 x2 + 1 + x − 2 et g(x) = 2 x2 + 1 − x + 2.
Étudier les variations def et g . √
2. Soit h dénie sur [0 + ∞[ par h(x) = 2 x2 + 1 + |x − 2|. Étudier, les variations de h.
3. Soit M un point de ∆. Montrer que ϕ(M ) = h(x) où x est l'abscisse de M . Quel est le minimum de ϕ lorsque
M décrit ∆ ? En quel point de ∆ ce minimum est-il atteint ?

Partie B : Étude
p de ϕ sur le
p plan entier
Soit φ(x) = x2 + (a − 1)2 + x2 + (a + 1)2 .
1. On suppose que a ∈ R \ {−1, 1}.
a. Montrer que pour tout a ∈ R, |a − 1| + |a + 1| ≥ 2. Pour quelles valeurs de a a t-on l'égalité ?

b. Étudier les variations de φ puis dresser son tableau de variations.

c. Déduire que pour tout a ∈ R et pour tout x ∈ R , φ(x) ≥ 2. Donner la condition sur x pour qu'on
puisse avoir φ(x) = 2. Cette condition étant vériée, montrer qu'il existe un seul x de R où on a l'égalité
φ(x) = 2.
d. Déduire de ce qui précède que pour tout M de P on a : M B + M C ≥ 2.
2. Étant donné un réel r≥1 on note Γr l'ensemble des points M tels que M B + M C = 2r.
On suppose r = 1.
a. En utilisant la question 1-c. de la partie B, donner la condition sur l'abscisse x d'un point M du plan
P pour que ce point puisse appartenir à Γ1 .
b. En déduire alors Γ1 .
y
3. On suppose que r > 1. Montrer qu'un point M (x, y) ∈ Γr si et seulement si son ordonnée y vérie −1 ≤ ≤ 1.
r
y
On pose alors sin(t) = .
r
On suppose maintenant que r ≥ 1.
4. Établir que, pour tout r ≥ 1 ,Γr rencontre ∆ en un unique point Tr dont on précisera l'abscisse.
 √
x = r2 − 1 cos(t)
5. a. Vérier que tout point de Γr a pour coordonnées (x, y) telles que
y = r sin(t)
b. Soit M appartenant à Γr . Exprimer en fonction de t la diérence M A2 − Tr A2 .

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Chapitre 3 Étude de fonctions

c. Montrer que, si M est diérent de Tr alors M A2 − Tr A2 est strictement positive. En déduire alors que,
si M est un point de Γr et diérent de Tr , ϕ(M ) > ϕ(Tr ).
1
6. Soit M0 le point de coordonnées ( √ , 0). Montrer que, pour tout point M du plan diérent de M0 , on a
3
ϕ(M ) > ϕ(M0 ).

Problème 8
On considère les fonctions f (x) = arctan(x), u(x) = arctan(x) − x et v(x) = x2

Partie A : Étude de f et établissement d'une inégalité


Soit a et b deux réels tels que a<b
1
1. Justier que f est dérivable sur R puis montrer que f ′ (x) =
1 + x2
b−a b−a
2. En appliquant l'inégalité des accroissements nis, montrer que
2
≤ arctan(b) − arctan(a) ≤
1 + b→ 1 + a2
3.
− →−
Tracer la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, i , j )

Partie B : Étude de u
1- a. Justier que u est dérivable et déterminer sa dérivé.
b. Étudier puis les variations de u puis dresser son tableau de variations.
π
c. Montrer que la droite d'équation y = −x + est une asymptote oblique à la courbe de u en +∞.
2
La courbe de u admet une asymptote en −∞ ? Si oui, déterminer son équation.
π π
On rappelle que lim arctan(x) = et lim arctan(x) = −
x→+∞ 2 x→−∞ 2
d. Tracer la courbe de u dans le repère précédent.
2. On considère la fonction g(t) = u(x)v(t) − v(x)u(t) sur [a, b] où a = min(x, 0) et b = max(x, 0) avec x ̸= 0
a. Déterminer la dérivée g′ de g. (On ne demande pas l'expression explicite de g′)
b. Comparer g(0) et g(x). En déduire qu'il existe un réel c ∈]a, b[ tel que : g ′ (c) = 0
u(x) u′ (c)
c. En déduire qu'il existe c compris entre 0 et x tel que : = ′
v(x) v (c)
arctan(x) − x
3. En déduire lim
x→0 x2

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

Chapitre 4

LA FONCTION EXPONENTIELLE ET LA FONCTION


LOGARITHME NÉPÉRIEN

La fonction exponentielle
I. Dénition de la fonction exponentielle

f ′ (x) = f (x)
On cherche une fonction f dérivable sur R telle que Nous n'avons pas les moyens en terminale
f (0) = 1
de démontrer l'existence d'une telle fonction et nous l'admettons.

Dénition 1 
f ′ (x) = f (x)
La fonction exponentielle est l'unique fonction dénie et dérivable sur R telle que :
f (0) = 1
Pour tout réel x, l'exponentielle du réel x est notée exp(x).
Par dénition,pour tout réel x ′
, exp (x) = exp(x) et exp(0) = 1.

II. Propriétés algébriques de la fonction exponentielle


1. Relation fonctionnelle
Théorème 1 : Pour tout x et y ∈ R, on a : exp(x + y) = exp(x) × exp(y)

2. Changement de notation : Le nombre e


On pose e = exp(1) ≃ 2, 71828... (ce nombre est fourni par la calculatrice).
On a donc
 exp(1) = e = e1 et aussi exp(0) = 1. Poursuivons les calculs en utilisant le théorème précédent :

 exp(2) = exp(1 + 1) = exp(1) × exp(1) = e2


exp(3) = exp(1 + 1 + 1) = exp(1) × exp(1) × exp(1) = e3

exp(4) = exp(1 + 1 + 1 + 1) = exp(1) × exp(1) × exp(1) × exp(1) = e4
Par récurrence on déduit plus généralement que : ∀ n N, exp(n) = e .
n

Si n est un entier relatif strictement négatif, le théorème 1 fournit exp(n) × exp(−n) = 1 et donc :
1 1
exp(n) = = −n = en (Puisque n < 0, −n > 0 et exp(−n) = e−n ).
exp(−n) e
A partir de ce qui précède et pour d'autres raisons que l'on ne connaît pas en terminale, on décide de poser pour
tout x ∈ R, exp(x) = ex . La deuxième notation de la fonction exponentielle est alors f (x) = ex .

Remarque
− Le nombre e = exp(1) ≃ 2, 71828... est irrationnel c'est à dire qu'il ne peut s'écrire sous forme de fraction.

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

− On peut se permettre d'écrire eπ , e0.1 . Mais par exemple eπ ne s'interprète plus en disant que l'on a écrit un
produit de π facteurs tous égaux à e car π n'est pas un entier.
A partir de maintenant on va utiliser indistinctement la notation exp(x) et ex .

3. Propriétés algébriques de la fonction exponentielle


On déduit directement le théorème suivant :

Théorème 2
i. Pour tout x et y ∈ R, ex+y = ex × ey .
1
ii. Pour tout x ∈ R, ex ̸= 0 et on a x = e−x .
e
ex
iii. Pour tout x et y ∈ R, ex−y = y .
e
iv. Pour tout x ∈ R et pour n ∈ Z on a : enx = (ex )n .
Exemple
En utilisant le théorème on déduit facilement que :
3 2 2 e2x +1
f (x) = (ex )5 e1−2x = e3−x ; h(x) = (ex + e−x ) − (ex − e−x ) = 4 et j(x) = e−2x − = −1
e2x

III. Étude de la fonction exponentielle


1. Sens de variation de la fonction exponentielle
Théorème 3
• La fonction exponentielle est strictement positive R
• La fonction f (x) = ex est continue et dérivable surR de dérivée f ′ (x) = ex .

Le théorème précédent a des conséquences pour la résolution des équations et des inéquations.

Théorème 4
i. Pour a et b ∈ R ea < eb ⇔ a < b.
ii. Pour tout a et b ∈ R ea = eb ⇔ a = b.
iii. Pour tout x ∈ R, ex > 1 ⇔ x > 0.
iv. Pour tout x ∈ R, ex = 1 ⇔ x = 0.

Exercice 1
Résoudre les équations et inéquations suivantes :
2 2 −3x
e−5x+1 = 1 ex = e9 e2x −(1 + e2 ) ex +e2 = 0 e3x+5 > 1 ex ≤ e−2
Solution
1 x2
• e−5x+1 = 1 = e0 ⇔ −5x + 1 = 0 ⇔ x = ; e = e9 ⇔ x = 3 ou x = −3
5
• e2x −(1 2 x 2
 + e ) e 2+e =
x 2 2 2 2 2 2 2
 X = e alors X − (1 + e )X + e = 0. ∆ = (1 + e ) − 4e = (e − 1) .
0 on pose 2 On
X1 = e = e 1 x x1 = 2
a alors : x ⇔ L'ensemble des solutions est {0, 2}
X2 = 1 = e 2 x2 = 0
2
• L'ensemble des solutions de e3x+5 > 1 est ]−5/3, +∞[ et celui de l'équation ex −3x ≤ e−2 est [1, 2]

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

2. Limites de ex en +∞ et −∞
Théorème 5
lim ex = +∞ et lim ex = 0
x→+∞ x→−∞

3. Croissance comparée
Théorème
x
6
e x
i. lim = +∞ et donc lim = 0.
x→+∞ x x→+∞ ex
x
e −1
ii. lim x ex = 0 et lim =1
x→−∞ x→0 x

Exercice 2
Déterminer les limites suivantes :
ex −x ex + e−x
1. x→+∞
lim et lim .
ex +1 x→−∞ 3 + ex
x
e −1
2. lim (1 + x) ex et lim
x→−∞ x→0 + x2
Solution
En utilisant les théorèmes précédent on déduit :
ex −x ex + e−x
1. x→+∞
lim =1 et lim= +∞
ex +1 x→−∞ 3 + ex
x
e −1 1
2. lim (1 + x) ex = 0 et lim = +∞
x→−∞ x→0 + x x

4. Graphe de la fonction exponentielle


• lim ex = 0. Alors l'axe (Ox) est asymp-
x→−∞
tote à la courbe représentative de f en −∞.
• La tangente à la courbe représentative de f
au point (0, 1) est donc la droite d'équation
y = x + 1.
• La tangente à la courbe représentative de
f au point (1, e) a pour équation y = e x.
Tableau des variations de f (x) = ex :
x −∞ +∞
f ′ (x) +
+∞
f (x)
0
Représentation graphique de (Cf )

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

IV. Compléments sur la fonction exponentielle


1. Dérivée de la fonction composée x 7−→ eu(x)
Le théorème de dérivation d'une fonction composée fournit immédiatement :

Théorème 7 : Soit I un intervalle de R et u une fonction dérivable sur I .


Alors ∀x ∈ I , la fonction f (x) = eu(x) est dérivable en x de dérivée f ′ (x) = u′ (x) eu(x) .

Exemple
1. Soit f (x) = e−x2 . On pose u(x) =2 −x2 . u étant dérivable sur R alors eu(x) est dérivable sur R de

dérivée f (x) = u′ (x) eu(x)= −2x e−x .

1 1
2. Soit g(x) = exp . Soit u(x) = .u étant dérivable sur R alors eu(x) est dérivable sur
1 + x2 1 + x2  
2x 1
R de dérivée f ′ (x) = u′ (x) eu(x) =− exp .
(1 + x2 )2 1 + x2

2. Primitives des fonctions en exponentielle


Théorème 8 :
i. Les primitives sur R de la fonction x 7→ ex sont les fonctions de la forme x 7→ ex +k où k ∈ R.
ii. Plus généralement, soit u(x) une fonction dérivable sur un intervalle I . Les primitives sur I de la fonction
x 7→ u′ (x) eu(x) sont les fonctions de la forme x 7→ eu(x) +k où k ∈ R.

Exemple
1. Une primitive de la fonction f1 : x 7−→ e−x est la fonction
√ x 7−→ − e−x .
e x √ √
2. Pour x > 0 une primitive de la fonction f2 (x) = √ est la fonction x 7−→ e x car u(x) = x est
2 x
1
dérivable sur ]0, +∞[ de dérivée u′ (x) = √ et donc f2 (x) = u′ (x) eu(x) .
2 x

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

Fonction logarithme népérien


I. Dénition de la fonction logarithme népérien
L'étude de la fonction exponentielle fait ressortir que la fonction exponentielle réalise une bijection de R vers
]0, +∞[. Sa fonction réciproque est le logarithme népérien qu'on note ln.

Dénition 1 : Soit x un réel strictement positif. Le logarithme népérien de x est l'unique réel dont l'expo-
nentielle est égale à x . Il est noté ln(x). (exp(ln x) = x ; ∀x ∈]0, +∞[)
C'est la fonction réciproque de la fonction exponentielle, donc c'est une fonction dénie sur ]0, +∞[

Par construction de la fonction logarithme népérien, on obtient le théorème suivant :

Théorème 1 :
i. Pour tout a ∈ R et pour tout b ∈ ]0, +∞[, ea = b ⇒ a = ln(b). Et si a = ln(b) ⇒ ea = b.
ii. ln(1) = 0 et ln(e) = 1.
iii. Pour tout x ∈ R, ln(ex ) = x.
iv. Pour tout x ∈ ]0, +∞[, eln(x) = x.

Exercice 1
1. Résoudre dans R les équations suivantes :
(E1 ) : ln(1 + x) = 100 (E2 ) : ln(x) = −5 (E3 ) : e3x+7 = 5.
2. Résoudre
 dans R les systèmes suivants :
− ln(x) + 2 ln(y) = 1 −2 ln(x) + 3 ln(y) = −1
S1 : et S2 :
3 ln(x) − 5 ln(y) = −1 −7 ln(x) − 8 ln(y) = 1
Solution
1. Résolution dans R :
• L'ensemble solution de (E1 ) est : {e100 −1}
• L'ensemble solution de (E2 ) est : {e−5 }
−7 + ln(5)
•x∈R solution de (E3 ) ⇔ e3x+7 = 5 ⇔ ln(e3x+7 ) = ln(5) ⇔ 3x + 7 = ln(5) et donc x=
3
2. Résolution dans R de systèmes
 d'équations : 
− ln(x) + 2 ln(y) = 1 −3 ln(x) + 6 ln(y) = 3
• Soient x et y∈R tels que : ⇒ ⇒ ln(y) = 2
3 ln(x) − 5 ln(y) = −1 3 ln(x) − 5 ln(y) = −1
Ainsi y = e2 et en remplaçant la valeur de y dans l'une des
3
équations on trouve x = e .

D'où l'ensemble solution de S1 est le couple (x, y) = (e3 , e2 ) .


−2 ln(x) + 3 ln(y) = −1
• Soient x y ∈ R tels que :
et ⇒ 37 ln(y) = −9
−7 ln(x) − 8 ln(y) = 1
   
−9 5
Ainsi y = exp et en remplaçant la valeur de y dans l'une des équations on trouve x = exp .
37 37

II. Propriétés algébriques de la fonction logarithme népérien


1. Relation fonctionnelle
Théorème 2 : Pour tous réels strictement positifs x et y, ln(xy) = ln(x) + ln(y)

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

2. Propriétés algébriques de la fonction logarithme népérien


Théorème 3 :  
1
i. Pour tout x ∈ ]0, +∞[, ln = − ln(x).
x  
x
ii. Pour tout x et y ∈ ]0, +∞[, ln = ln(x) − ln(y).
y
iii. Pour x ∈ ]0, +∞[ et pour tout n ∈ Z, ln(xn ) = n ln(x).

Exercice 2
 
1 √ √
1. Simplier : A = ln(4) − 2 ln(8) + ln et B = ln(3 − 2) + ln(3 + 2) + ln(7).
2
2. Résoudre
( les systèmes d'équations suivantes
( :

x + y = 30 x2 + y 2 = 218
S1 : et S2 :
ln(x) + ln(y) = 3 ln(6) ln(x) + ln(y) = ln(91)
Solution  
1 √ √
1. A = ln(4) − 2 ln(8) + ln = −5 ln(2) et B = ln(3 − 2) + ln(3 + 2) + ln(7) = 2 ln(7).
2
2. Résolution des systèmes d'équations
: 
 x + y = 30  x + y = 30
• Soient x et y solutions de S1 alors : ln(x) + ln(y) = 3 ln(6) ⇔ ln(x × y) = ln(63 )
 
x > 0 et y > 0 x > 0 et y > 0

 x + y = 30
2
Ainsi x × y = 63 Alors x et y sont solutions de l'équation x − 30x + 216 = 0. Les solutions de cette

x > 0 et y > 0
dernière équation sont 12 et 18. Donc les solutions du système sont les couples (12, 18) et (18, 12).
• De même
 2 que 2la question précédente,
 2 la deuxième ligne du système S2 est équivalente à xy = 91.

 x + y = 218  x + 2xy + y 2 = 400  (x + y)2 = 202
S2 ⇔ xy = 91 ⇔ 2 2
x − 2xy + y = 36 ⇔ (x − y)2 = 62
  
x > 0 et y > 0 x > 0 et y > 0 x > 0 et y > 0

 x + y = 20
− Si on suppose x ≥ y alors on a : S2 dévient x−y =6 Les solutions sont x = 13 et y = 7.

x > 0 et y > 0

 x + y = 20
− Si on suppose x ≤ y alors on a : S2 dévient : −x + y = 6 Les solutions sont x = 7 et y = 13.

x > et y > 0
Les solutions du système S2 sont les couples : (13, 7) et (7, 13)

III. Étude de la fonction ln


1. Dérivée de la fonction logarithme népérien
Théorème 4 : La fonction ln est dérivable sur ]0, +∞[ et pour tout réel strictement positif x,
1
ln′ (x) =
x
Démonstration
Pour tout x ∈ ]0, +∞[, la fonction f −1 (x) = ln(x) est la réciproque de la fonction exponentielle.
De plus ∀ x ∈ R, e > 0. En utilisant le théorème de dérivabilité de la fonction réciproque on déduit
x :
1 −1 )′ (x) = 1 . D'où ln′ (x) = 1 .
(f −1 )′ (x) = ′ −1
x ′ x
avec f (x) = e et f (x) = e ⇒ (f
f ◦ f (x) x x

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

2. Sens de variation de la fonction logarithme népérien


Théorème 5 :La fonction logarithme népérien est continue et strictement croissante sur ]0, +∞[
Le théorème précédent a des conséquences pour la résolution des équations et des inéquations.

Théorème 6 :
i. ∀ a et b dans ]0, +∞[, ln(a) < ln(b) ⇔ a < b.
ii. ∀ a et b dans ]0, +∞[, ln(a) = ln(b) ⇔ a = b.
iii. Pour x ∈ ]0, +∞[, ln(x) > 0 ⇔ x > 1 .
iv. Pour x ∈ ]0, +∞[, ln(x) < 0 ⇔ 0 < x ≤ 1 et ln(x) = 0 ⇔ x = 1.

Exercice 3
1. Résoudre : (E1 ) : ln(2x + 3) > ln(x + 7). (E2 ) : ln(x2 + 3) ≤ ln(x) + 2 ln(2).
2. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que 2n ≥ 109 .
Solution  
2x + 3 2x + 3
1. • ln(2x+3) > ln(x+7) ⇔ ln >0⇔ > 1. D'où l'ensemble de solutions de (E1 ) est donc ]4, +∞[ .
x +7  x+7
4x 4x
• ln(x2 + 3) ≤ ln(x) + 2 ln(2) ⇔ ln ≥0⇔ 2 ≥ 1. D'où l'ensemble solution de (E2 ) est [1, 3] .
x2 + 3 x +3
9. ln(10)
2. 2n ≥ 109 ⇔ ln(2n ) ≥ ln(109 ) ⇔ n. ln(2) ≥ 9. ln(10) et donc n ≥
ln(2)
Le plus petit entier naturel n tel que 2n ≥ 109 est alors 30 .

3. Limites de ln(x) en 0 et +∞
Théorème 7 :
i. x→+∞
lim ln(x) = +∞

ii. lim ln(x) = −∞


x→0+

4. Graphe de la fonction logarithme népérien


• Puisque lim ln(x) = −∞ alors l'axe (Oy) est asymptote à la courbe représentative de ln(x).
x→0+
• La tangente à la courbe représentative de ln au point de coordonnées (1, 0) a pour équation y = x − 1.

Tableau des variations de f (x) = ln(x)

x 0 +∞

f ′ (x) +
+∞
f (x)
−∞

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

courbe de la fonction ln courbes de la fonction ln et exp

IV. Compléments sur la fonction ln


1. Dérivée de la fonction x 7→ ln(u(x))
Théorème 8 :
Soit I un intervalle de R et u une fonction dénie sur I. On suppose que :
i. u une fonction dérivable sur un intervalle I
ii. u est une fonction strictement positive sur I .
Alors pour tout x de I, la fonction f dénie par : f (x) = ln(u(x)) est bien dénie sur I. De plus f est dérivable

′ u′ (x)
sur I de dérivée f (x) =
u(x)

Exercice 4
Donner le domaine de dérivabilité puis Calculer
 la dérivée
 des fonctions suivantes :  
1 1+x
i. f (x) = ln(x2 + 12) ii. g(x) = x2 . ln 2
iii h(x) = ln(ln(x)) iv. R(x) = ln
x +1 1−x
Solution
i. On pose u(x) = x2 + 12. Pour tout x ∈ R, u(x) > 0. En plus u est dérivable sur R.
u′ (x) 2x
f (x) = ln(u(x)) est bien dénie, continue et dérivable sur R de dérivée f ′ (x) = = 2 .
u(x) x + 12
1
ii. On pose u(x) = . Pour tout x ∈ R, u(x) > 0. En plus u est dérivable sur R.
1 + x2
2x
f (x) = x2 . ln(u(x)) est bien dénie, continue et dérivable sur R de dérivée f ′ (x) = −x2 − 2x. ln(x2 + 1).
x2 + 1
iii. On pose u(x) = ln(x). D'après l'étude de la fonction ln, u(x) > 0 si x ∈ ]1, +∞[.
1
Puisque u(x) > 0 et dérivable dérivable sur ]1, +∞[, alors f (x) = ln(u(x)) est dérivable sur f ′ (x) = .
x ln(x)
1+x 1+x
iv. On pose u(x) = . u(x) > 0 ⇒ > 0 ⇒ x ∈ ] − 1, 1[. De plus ∀ x ∈ ] − 1, 1[, u(x) est dérivable.
1−x 1−x
′ u′ (x) 2
f (x) = ln(u(x)) est dérivable sur ] − 1, 1[ de dérivée f (x) = = .
u(x) 1 − x2

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

2. Primitives
Théorème 9 :
Soit I un intervalle de R et u une fonction. On suppose que :
i. u est dérivable sur I .
ii. u est strictement positive sur I .
u′ (x)
Alors les primitives sur I de la fonction x 7→ sont de la forme x 7→ ln(u(x)) + k avec k ∈ R.
u(x)

Exercice 5
Dans chacun des cas suivants, justier le fait que la fonction f admet une primitive sur l'intervalle I
puis fournir une primitive de f :
1 2x + 1 ex
1. f (x) = sur ] − ∞, 0[ 2. f (x) = 2
sur R 3. f (x) = sur R.
x x +x+1 ex +1
Solution
1 −1
1. Pour x < 0, f (x) = = . Pour x < 0 on pose u(x) = −x. Alors, u est dérivable sur ] − ∞, 0[ puis pour
x −x
′ u′ (x)
tout réel x < 0, f (x) = . De plus, la fonction u est strictement positive sur ] − ∞, 0[. Une primitive de la
u(x)
fonction f sur ] − ∞, 0[ est la fonction x 7−→ ln(−x).
2. Pour tout réel x, posons u(x) = x2 + x + 1. On vérie facilement que pour tout réel x ∈ R, x2 + x + 1 > 0.
La fonction u est dérivable et strictement positive sur R. D'où pour tout x ∈ R,
2x + 1 u′ (x)
. Donc, une primitive de la fonction f sur R est la fonction x 7→ ln(x + x + 1).
= 2
x2 + x + 1 u(x)
3. Posons u(x) = ex +1. On déduit de même une primitive de la fonction f sur R est la fonction x 7→ ln(ex + 1).

3. Quelques limites de références


Propriétés :
ln(x) ln(x)
1. x→+∞
lim = 0 et plus généralement pour tout entier n > 1 lim
x→+∞ xn
= 0.
x
2. lim+ x ln(x) = 0.
x→0
ln(x) ln(x + 1)
3. lim =1 et lim =1 .
x→1 x − 1 x→0 x

Démonstration
ln(x) X ln(x) X
1. Pour x > 0 on pose X = ln(x) ⇔ x = eX = X alors . Alors lim = lim X = 0.
x e x→+∞ x X→+∞ e
1 ln(X)
2. On pose X = . Alors lim x ln(x) = lim − = 0.
x x→0 X→+∞ X
x>0
f (x) − f (1) ln(x) ln(x)
3. Soit f (x) = ln(x) . On a = . Ainsi lim = f ′ (1) = 1.
x−1 x−1 x→1 x − 1
ln(x + 1)
En posant g(x) = ln(1 + x) on déduit de même que lim = g ′ (0) = 1.
x→0 x

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

V. Logarithme décimal
Dénition 2 : Soit x un réel strictement positif.
ln(x)
Le logarithme décimal du réel x, noté log10 (x) ou plus simplement log(x), est : log(x) = .
ln(10)
ln(x)
Plus généralement, pour tout a > 0, loga (x) désigne la fonction qui à x 7−→
ln a

Exercice 6
Soit f (x) = log2 (1 − log 1 (x2 − 5x + 6)).
1.
2
Domaine de dénition de f .
2. Montrer que f est dérivable sur son ensemble de dénition et déterminer f ′ (x).
3. Donner le sens de variations de f . Construire alors (Cf )

Solution
1. Domaine de dénition : On conclut alors que f (x) est dérivable sur Df .
f existe ⇔ x2 − 5x + 6 > 0 et 1 − log 1 (x2 − 5x + 6) > 0 Pour tout x ∈ Df ,
2
ln(x2 − 5x + 6) 2x − 5
⇔ x2 − 5x + 6 > 0 et <1 f ′ (x) = h i.
ln( 12 ) − 5x + 6) ln 2 1 − log 1 (x2 − 5x + 6)
(x2
11 √ 2√

⇔ x2 − 5x + 5+ 3 5 5− 3 5
2
>0 3. Comme > et que < , on conclut
Ainsi le de f est" alors :
2 2 2 # 2 √ "
# domaine√ de "
dénition
# √ 5− 3
5− 3 5+ 3 alors f est strictement décroissante sur −∞;
Df = −∞; ∪ ; +∞ 2
2 2 # √ "
2. La fonction x 7−→ x2 − 5x + 6 est dérivable sur Df . et strictement croissante sur
5+ 3
; +∞ .
ln(x2 − 5x + 6) 2
Par suite la fonction x 7−→ est déri-  
ln( 12 ) 5
NB : On peut remarquer ∀ x ∈ Df , f − x = f (x).
vable sur Df en tant que composée de deux fonctions 2
dérivables. 5
Donc la droite d'équation x = est un axe de symétrie
De plus, la fonction pour tout x ∈ D, 2
de la courbe (Cf ).
1 − log 1 (x2 − 5x + 6) > 0.
2

Représentation graphique de (Cf )

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

Exercice 7
Exercice de synthèse
1. Calculer les limites suivantes :
 
√ esin(x) −1 ex+1 −e 1
a. lim x5 e− −x . b. lim c. lim d. lim x. ln 1 + 2
x→−∞ x→0 x x→0 x x→0 x
 
p p 1
ln 1 − 2
ln(x2 − 2x + 2) ln( x2 − 1) ln(1 + x) x
e. lim f. lim g. lim √ h. x→+∞
lim  .
x→1 (x − 1)2 x→−∞ x2 − 1 x→0 1 − 1 + x 1
ln 1 +
x
2. Résoudre les équations et inéquations suivantes :

a. b. e2 ln( x )+1 > 2 e c. ln |x + 1| − ln |2x + 1| ≤ ln 2 .


1
ln(x2 − 3x − 2) = ln(2x − 6)
√ √
d. e2x −ex −6=0 e. 3 ex −7 e−x −20 = 0 f. x x = ( x)x
3. Résoudre les systèmes d'équations suivants :
 n 
a. x + y = 2e
b. ex −2 ey = −5 c. 5 ex − ey = 19
ln(x) − ln(y) = 1 3 ex + ey = 15 ex+y = 30
n 
2x = 3y x2 + y 2 = 12
d. x+y =1 e. ln(x) − ln(y) = ln(2)
4. Donner le domaine de dérivabilité puis calculer la dérivée des fonctions suivantes :

ln(x2 + 1) √
a. f (x) = b. g(x) = x ln(x) − x c. h(x) = (ex −4) ex −1 d. i(x) = x− ln x
x2 + 1

Solution
1. Calcul de limites : c. ln |x + 1| − ln |2x + 1| ≤ ln 2 ⇔ ln
x+1
≤ ln 2
√ esin(x) −1 2x + 1
a. x→−∞
lim x5 e− −x = −∞ b. lim =1 x+1
x→0  x  donc, ≤ 2 et x ̸= −1. L'ensemble solution est :
ex+1 − e 1 2x + 1
c. lim =e d. lim x. ln 1 + 2 = 0
S =] − ∞, −1[∪] − 1, −3/5] ∪ [−1/3, +∞[
x→0 x x→0 x
e. On pose X = (x − 1)2 . d. Posons X = ex . Alors l'équation dévient :
ln(x2 − 2x + 2) ln(X + 1) X 2 − X + 6 = 0. Les racines de cette équation sont
lim = lim =1
x→1 (x − 1)2 X→0 X X = −2 et X = 3.
f. On posepX = x2 − 1  
Puisque l'exponentielle n'est qu'à valeurs strictement

ln( x2 − 1) 1 ln X positives alors la seule solution est : S = {ln 3}


lim 2−1
= lim =0 e. L'unique solution est : x = ln(7)
x→−∞ xp X→+∞ 2 X √ √ √ √
√  √  f. x x = ( x)√x ⇔ √ x ln x = x ln( x)
ln(1 + x) ln(1 + x) 1+ x+1
g. √ = √ × − Alors ln(x) × x(2 − x) = 0. D'où l'ensemble solution
1− 1+x p x −x
ln(1 + x) est : S = {1, 4}
Ainsi lim √
x→0 1 − 1 + x
= −∞ 3. Résolution de systèmes d'équations
 :
  x + y = 2e y = 2 e −x
ln 1 − 2
1 a. ln(x) − ln(y) = 1 ⇒ ln(x) − ln(2 e −x) = 1
x
h. x→+∞
lim   = 0. 2 e2 2e
1 On déduit x= et y = .
ln 1 + 1+e 1+e
x b. x = ln(25/7) et y = ln(30/7)
2. Résolution des équations et inéquations : c. En écrivant ex+y = ex ×  ey et en posant a = ex et
a. ln(x2 − 3x − 2) = ln(2x − 6) ⇒ x2 − 3x − 2 = 2x − 6. 5a − b = 19
S {4}". b = ey , le système dévient :
L'ensemble solution est :
# =√ ab = 30
2 On obtient a = 5 et b = 6. D'où x = ln 5 et y = ln 6.
b. e2 ln( x )+1
1
> 2 e ⇒ x ∈ 0, .
2

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

 
ln 3 ln 2 2x 1 − ln(x2 + 1)
d. x = et y= a. f ′ (x)
= pour tout x ∈ R
ln 6 ln 6  2 (x2 + 1)2

x2
+ = 12 y2
 y + x2 = 12 b. g′ (x) = ln(x) pour tout x ∈ ]0, +∞[
e. ⇒ x/y = 2 3 e2x −2 ex
ln(x) − ln(y) = ln(2) 
x > 0 et y > 0 c. h′ (x) = √ x pour x ∈ ]0, +∞[
r r 2 e −1
Alors x = 4
3
et y = 2
3 d. i(x) = x− ln x = e−(ln x)2
5 5 i(x) est alors dérivable sur ]0, +∞[ et :
4. Dérivation : 2 2
i′ (x) = − (ln x) e−(ln x)
x

VI. Fonction puissance


1. Dénition et propriété
Dénition :
Soit a un réel strictement positif.
• Pour tout nombre réel x, ax = ex ln a
on a :
• On appelle fonction exponentielle de base a, la fonction x 7→ ax

Conséquences :
− La fonction exponentielle de base e est la fonction réciproque de la fonction logarithme népérien.
− La fonction exponentielle de base 10 est la fonction réciproque de la fonction logarithme décimal.
− La fonction exponentielle de base 1 est la fonction constante x 7→ 1.
Propriétés
Soient a>0 et b > 0;
1. ∀x ∈ R, ln(ax ) = x ln(a)
2. ∀(x, y) ∈ R2 , ax+y = ax ay et (ab)x = ax bx
1
3. Pour y ∈ R, a−y = y
a  a x
ax ax
4. ∀(x, y) ∈ R2 , ax−y = y et =
a b bx
5. ∀(x, y) ∈ R2 , (ax )y = axy

2. Croissance comparée de ln x, ex , xα
Propriétés
Pour tout réel α>0
ln x
1. lim
x→+∞ xα
=0
2. α
lim x ln x = 0
x→0+
ex
3. x→+∞
lim α = +∞
x
4. x→+∞
lim xα e−x = 0
2
ex +1
Exemple : Soit f (x) = . Déterminons la limite de f en +∞
ln(x10 + 3)
2 2
ex +1 x10 x10 + 3 ex +1 x10 x10 + 3
f (x) = 10 × 10 × . Or lim = +∞ ; lim =1 et lim = +∞
x x + 3 ln(x10 + 3) x→+∞ x10 x→+∞ x10 + 3 x→+∞ ln(x10 + 3)
D'où lim f (x) = +∞
x→+∞

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

Exercices
Exercice 1 r
1 2x2 −x2 .
Soient f (x) = √ 2x 2 et g(x) = x e
2 e
1- a. Montrer que g est dérivable et déterminer sa dérivée.

b. Démontrer que g est impaire.


2. a. Montrer que pour tout x ≥ 0, f (x) = g(x).
b. Déduire alors les limites de f en +∞ et −∞.
c. Etudier les variations de f puis dresser son tableau des variations.

d. construire le graphe de f.
Exercice 2
On considère la fonction dénie sur ]0; +∞[ par : f (x) = ex − ln x →
− →

et sa courbe représentative C dans un plan rapporté à un repère orthonormé (O, i , j )
1- a. Étudier les variations de la fonction g dénie sur ]0, +∞[ par : g(x) = x ex −1
b. En déduire qu'il existe un réel positif unique α tel que : α eα = 1. Donner un encadrement de α à 10−3
c. Préciser le signe de g(x) selon les valeurs de x.
2- a. Étudier les variations de f puis dresser son tableau de variations.
1
b. Montrer que f admet un minimum m égal à α+ . Justier que : 2.32 ≤ m ≤ 2.34
α
3. Donner une équation de la tangente (T ) à C en son point d'abscisse 1. Déterminer le point d'intersection de
(T ) et de l'axe des abscisses.
4. Tracer C et (T )
Exercice 3 :  
1 x
1- a. Montrer que pour tout x > 0 ; 1+ = ex ln(1+x) e−x ln(x) .
x
   
1 x 1 x
b. Déterminer alors lim 1+ et lim 1+ .
x→0 x x→+∞ x
x>0
 
1 n
c. Soit (un )n>0 dénie par un = 1+ . Montrer l'existence de un puis calculer sa limite.
n
x2
2- a. Démontrer que pour tout x ≥ 0, x − ≤ ln(1 + x) ≤ x.
2
ln(1 + x)
b. En déduire lim .
x→0 x
3- a. On considère f (x) = x ln(x) + (1 − x) ln(1 − x). Étudier les variations de f sur ]0, 1[.

b. Montrer que pour tout x ∈ ]0, 1[, f (x) ≥ − ln(2).


1
c. En déduire que pour tout x ∈ ]0, 1[, xx (1 − x)1−x ≥ .
2
Exercice 4
1. On considère la fonction f dénie pour tout réel x strictement positif par : f (x) = e ln x − x.
a. Calculer lim f (x)
x→+∞
et lim f (x)
x→0
b. ′
Calculer f (x) et étudier les variations de f. Dresser un tableau de variations de f.
c. e
Comparer alors les nombres π et eπ
2. On considère h(x) = x − ln(1 + x) et g(x) = (x + 1) ln(x + 1) − x.
a. Étudier h et g. En déduire que ∀ x ]0, +∞[, ln(1 + x) < x < (1 + x) ln(1 + x)

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

n 
Y k Yn  
(n + 1)n
1 1 k+1
b. Montrer que 1+ =
. Exprimer 1+ en fonction de n.
kn! k
k=1 k=1
Yn  k Yn  
1 1 k+1 (n + 1)n (n + 1)n+1
c. En utilisant 2-a., montrer 1+ < en < 1+ puis que < en < .
k k n! n!
k=1 k=1
√ p √
1n+1 n
n 1 + 1) n (n + 1)
(n n
n 1
d. En déduire que ∀ n ∈ N ,
∗ < < . Conclure que lim =
e n n e n n→+∞ n e

Problèmes
Problème 1 :
On considère les fonctions f et g dénies sur l'intervalle [0, +∞[ par :
x2
f (x) = ln(1 + x) − x et g(x) = ln(1 + x) − x + .
2
Partie I
1. Etudier les variations de f et g sur [0, +∞[.
x2
2. En déduire que pour tout x ≥ 0 ; x − ≤ ln(1 + x) ≤ x.
2 

 3
 u1 =
2
3. On considère la suite (un ) dénie sur N∗ par : 
1


 un+1 = un 1 +

2n+1
a. Montrer que un > 0 pour tout entier n ≥ 1.
     
1 1 1
b. Démontrer que pour tout entier n ≥ 1 : ln(un ) = ln 1 + + ln 1 + 2 + · · · + ln 1 + n
2 2 2
1 1 1 1 1 1
On pose Sn = + + · · · + n et Tn = + 2 + · · · + n .
2 22 2 4 4 4
1
c. En utilisant les questions 1. et 2., montrer que Sn − Tn ≤ ln(un ) ≤ Sn .
2
d. Calculer Sn et Tn en fonction de n.

e. En déduire lim Sn
x→+∞
et
x→+∞
lim Tn .

4. Montrer que la suite un est strictement croissante.


5. En déduire que un est convergente. On note l sa limite.
5
6. Montrer que ≤ ln(l) ≤ 1. En déduire un encadrement de de l.
6
Partie II
 
1 1 1 1
1. Soit n∈ N∗ . Montrer que − 2 ≤ ln 1 + ≤ .
n 2n n n
Pn 1 Pn 1
2. On considère les suites (vn ) et (wn ) dénies sur N∗ par vn = − ln(n) et wn = − ln(1 + n).
k=1 k k=1 k
a. Montrer que (vn ) est décroissante et que (wn ) est croissante.

b. Montrer que (vn ) et (wn ) sont adjacentes.

c. Trouver la plus petite valeur n pour laquelle la valeur approchée de la limite commune des suites vn et
wn soit à 10−3 près.

Problème 2
Partie A
2 ln(x)
Le but de cette partie est d'étudier la fonction f dénie sur ]0, +∞[ par : f (x) = x + .
x
On note (Cf ) la courbe représentative de f dans un repère orthonormal (O,⃗i, ⃗j).

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

1. On pose g(x) = x2 + 2 − 2 ln(x) pour tout x ∈ ]0, +∞[.


a. Étudier le sens de variation de g et calculer g(1).
b. En déduire le signe de g(x) pour tout x de ]0, +∞[.
2- a. Calculer les limites de f en 0 et en +∞.
b. Étudier les variations de f et dresser son tableau de variations.

c. Montrer que la droite ∆ d'équation y = x est asymptote à (Cf ) et étudier la position de (Cf ) par
rapport à ∆.
d. Déterminer les coordonnées du point A de (Cf ) où la tangente (T ) à (Cf ) est parallèle à ∆.
1
e. Montrer que l'équation f (x) = 0 admet une solution unique x0 . Prouver que ≤ x0 ≤ 1.
2
Partie B
On pose pour tout x ∈ R f (x) = x − e−x et soit (E) l'équation ex = 1/x.
1. Démontrer que x est solution de (E) si et seulement si f (x) = 0.
2. Étude du signe de f.
a. Étudier le sens de variations de la fonction f sur R.
 
1
b. En déduire que l'équation (E) possède une unique solution sur R, notée α. Montrer que α∈ ,1 .
2
c. Étudier le signe de f sur l'intervalle [0, α].
1+x
On pose pour tout réel x de l'intervalle [0, 1] : g(x) = .
1 + ex
3. Démontrer que l'équation f (x) = 0 est équivalente à l'équation g(x) = x.
4. En déduire que α est l'unique réel vériant : g(α) = α.
5. Calculer g ′ (x) g sur [0, α].
et en déduire les variations de la fonction

u0 = 0
On considère la suite (un ) dénie par :
un+1 = g(un ) ∀n ∈ N
6. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n : 0 ≤ un ≤ un+1 ≤ α.
7. En déduire que la suite (un ) est convergente. On note l sa limite.
8. Justier que g(l) = l. En déduire la valeur de l.

Problème 3
Partie I
Soit f dénie sur R par : f (x) = ex −x − 1 .

1- a. Étudier les variations de f puis dresser son tableau des variations.

b. Tracer la courbe représentative de f.


c. En déduire que pour tout réel x : ex ≥ x + 1 .
2. Montrer que pour tout x > −1 : ln(1 + x) ≤ x. En déduire que pour tout x > 0, ln(x) ≤ x − 1.
3. Montrer que pour tout x < 1 : ln(1 − x) ≤ −x.
1
4. Montrer que pour tout x > 0 : 1 − ≤ ln(x).
x
Partie II
un et vn . Soient (un )n≥1 et (vn )n≥1 dénies par :
Etude de deux suites numériques
Pn 1 1 1 1 Pn 1 1 1 1 1
un = = 1 + + + · · · + et vn = = + + + ··· + .
k=1 k 2 3 n k=1 n + k n + 1 n + 2 n + 3 2n
1- a. En utilisant la question 2, montrer que pour tout n ≥ 1 : un ≥ ln(n + 1).
b. En déduire lim un .
n→+∞
2. On pose pour tout entier n ≥ 1, Sn = un − ln(n).
1 1
a. Montrer que pour tout n > 1, Sn+1 − Sn = − ln(1 + ). En déduire le sens de variation de la suite
n+1 n
(Sn ).

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

b. En déduire que la suite (Sn ) est convergente vers un réel γ, puis vérier que : 0 ≥ γ ≥ 1. (γ est appelé
la constante d'Euler).
 
1 k+1 1
3. En utilisant la partie I, montrer que pour k ∈ N∗ , ≤ ln ≤
k+1 k k
4- a. Calculerv1 , v2 et v3 .
1 1 1 1
b. Montrer que + + ··· + = vn +
n n+1 2n − 1 2n
1
c. En déduire que vn ≤ ln(2) ≤ vn + .
2n
d. Démontrer que la suite (un ) converge vers ln(2).

Problème 4
Partie I
x. ln x
Soit f la fonction dénie par f (0) = 0 et pour tout réel strictement positif x par : f (x) = .
1+x
1. Étudier la continuité et la dérivabilité de f en 0.
2. Soitφ la fonction dénie sur ]0, +∞[ par φ(x) = ln(x) + x + 1.
a. Étudier les variations de φ.
b. Démontrer que l'équation φ(x) = 0 admet une solution unique β telle que : 0, 27 ≤ β ≤ 0, 28.
3- a. Exprimer f ′ (x) en fonction de φ(x). En déduire les variations de f puis dresser son tableau des variations.
b. Vérier que f (β) = −β .
4. Tracer la courbe représentative de f dans le plan muni du repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
5- a. Démontrer que l'équation f (x) = 1 admet une solution unique α dans [3; 4].
b. Démontrer que les equation f (x) = 1 et e1+ x = x sont équivalentes.
1

6. Soit g la fonction dénie pour tout réel strictement positif x par : g(x) = e1+ x .
1

a. Étudier les variations de g.Tracer la courbe représentative de g sur ]0, +∞[. En déduire que l'équation
g(x) = x admet une solution unique sur ]0, +∞[ qu'on notera α.
b. Démontrer que pour tout x élément de [3; 4], g(x) est un élément de [3; 4].
1
c. Démontrer que ∀ x ∈ [3; 4], |g ′ (x)| ≤ .
2

u0 = 3
7. Soit (un ) la suite dénie par :
un+1 = g(un ) ∀ n ≥ 1
1 1
a. Démontrer que pour tout entier n positif ou nul |un+1 − α| ≤ |un − α|.En déduire que |un − α| ≤ n .
2 2
b. Démontrer que la suite (un ) est convergente. Calculer sa limite.
c. Pour quelles valeurs de n, un est une valeur approchée de α à 10−2 près ?
Partie II
1. soit n un entier naturel non nul. Démontrer que l'équation f (x) = n admet une solution αn et une seule.
Placer α1 et α2 dans le même repère que précédemment.
2- a. Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n, on a αn ≥ e n .
α  n
b. Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n, f (αn ) = n est équivalent à ln n
n
= .
e αn
α 
c. Déduire des questions 2-a. et 2-b. que la suite n
est convergente et calculer sa limite.
en
Problème 5
Étude d'une fonction et sa réciproque.
Partie A
ex − e−x
On considère pour tout f dénie sur R par : f (x) = .
ex + e−x
On note (Cf ) la courbe représentative de f dans le un repère direct (O,⃗i, ⃗j).

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

1- a. Calculer lim f (x)


x→+∞
et lim f (x).
x→−∞
Interpréter graphiquement.

b. Vérier que f est impaire, puis dresser son tableau des variations.

c. Tracer la courbe représentative de f dans le repère orthonormée direct



(O,⃗i, ⃗j).
 2k−1

 P
n 1 4
 u
 2n = ln(3) −
2k − 1 5
2. On considère la suite un dénie par : u0 = ln(3) et  
k=1
 2k

 5 P 1 4
n

 u2n+1 = ln −
3 k=1 2k 5
Z ln(3)
(un ) est en fait dénie par : Un = [f (x)]n dx
0
 n+1
−1 4
a. Montrer que pour tout entier naturel n : un+2 − un = .
n+1 5
 n
4
b. On admet que pour tout entier naturel n, 0 ≤ un ≤ ln(3). Déterminer lim un .
5 n→+∞
  k   2  
P2n 1 4 4 1 4 1 4 2n
c. Pour tout entier naturel n ≥ 1 on pose : Sn = = + + ··· + .
k=1 k 5 5 2 5 2n 5
Calculer lim Sn .
n→+∞

3. Montrer que f est bijective et trouver la fonction réciproque de f.


Partie B  
1 1+x
On suppose que la réciproque de f est la fonction g dénie par : g(x) = ln .
2 1−x
1. Déterminer le domaine de dénition de g et montrer que g est impaire. Que peut-on dire de la courbe de g.
2. Déterminer le domaine de dérivabilité de g puis dresser son tableau de variations.
3. Tracer la courbe représentative de g dans le même repère que f.
4. On considère la suite (un ) dénie pour tout entier naturel n ≥ 2, par un = f ( n1 ).
a. Étudier les variations de la suite (un ).
b. Déterminer la limite de la suite (un ).
5. Montrer que g admet une primitive sur ] − 1, 1[ puis déterminer cette primitive.

Problème 6
Partie A
Soit n un entier naturel non nul et gn la fonction dénie sur ]0; +∞[ par : gn (x) = nx + (n + 1) ln(x).
1. Déterminer les limites de gn en 0 et en +∞.
2- a. Calculer gn′ (x) pour x élément de l'intervalle ]0; +∞[, où gn′ est la dérivée de gn .
b. En déduire le sens de variation de gn .
3. Démontrer que pour x ∈ ]0, +∞[ l'équation gn (x) = 0 admet une unique solution αn dans ]0; 1[.
4. Démontrer que : gn (x) ≥ 0 si et seulement si x ∈ [αn , +∞[.
Partie B
On considère la suite (αn )n≥1 dénie dans la partie A et h la fonction dénie sur ]0, +∞[ par : h(x) = x + ln(x).

1. Démontrer que l'équation h(x) = 0 admet une unique solution α telle que : α ∈ ]0; +∞[.
2. Démontrer que : ∀ n ∈ N∗ , ∀ x ∈ ]0; +∞[, gn+1 (x) = gn (x) + x + ln(x).
α
3. Démontrer que : ∀ n ∈ N∗ , gn+1 (αn+1 ) − gn+1 (αn ) = − n .
n+1
4- a. Démontrer que la suite (αn )n≥1 est décroissante.
b. En déduire la convergence de la suite (αn )n≥1 .
5. Démontrer que n→+∞
lim αn = α.

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Chapitre 4 Fonctions ln et exp

Partie C :    
ln(x) n ln(x)
Soit n un entier naturel non nul diérent de 1, fn la fonction dénie sur ]0; +∞[ par : fn (x) = 1+ .
x x
On note (Cn ) la courbe représentative de fn dans un plan muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗ i, ⃗j).
1. Selon la parité de n, déterminer les limites de fn
0 et en +∞, puis interpréter graphiquement les résultats.

en

1 − ln(x) ln(x) n−1
2- a. Démontré que : ∀ ∈ N∗ \ {1}, ∀ x ]0, +∞[, fn′ (x) = gn (x).
x3 x
b. En déduire, selon la parité de n, le sens de variation de fn puis dresser son tableau de variation.
nn
3. Montrer que ∀ ∈ N \ {1}, fn (αn ) = (−1)
∗ n
(n + 1)n+1
4. Construire (C2 ) et (C3 ) . On prendra :α2 = α3 ≈ 0, 6.

Problème 7
Le plan est muni d'un repère orthonormé (O, I, J). (
2
f (x) = (e−x −1) ln(x) si x>0
On considère la fonction f dénie sur [0, +∞[ par :
f (0) = 0
On note (Cf ) la courbe représentative de f dans le plan (O, I, J)
Partie A
On considère les fonctions f et g dérivables et dénies sur ]0, +∞[ par :
h(x) = ln x + ex +1 et g(x) = x ln x + ex −1
1. Étudier la fonction h. 
 ∀ x ∈ ]0; α[, h(x) < 0
En déduire qu'il existe un α ∈ ]0; 1[ tel que : ∀ x ∈ ]α; +∞, h(x) < 0

h(α) = 0
2. Calculer les limites de g en 0 et en +∞.
3. Justier que : ∀ x ∈ ]0; +∞[, g ′ (x) = h(x).
4- a. Étudier les variations de g sur l'intervalle ]0; +∞[

b. Dresser le tableau des variations de g.


5- a. Démontrer que l'équation : x ∈ ]0; +∞[, g(x) = 0 admet une solution unique β .
b. Justier que β ∈ ]0.3; 0.4[.
c. Démontrer que ∀x ∈ ]0, β[, g(x) < 0 et ∀x ∈ ]β; +∞[, g(x) > 0.
Partie B
1- a. Montrer que ∀ x ∈ R ; ex ≥ 1 + x
b. Montrer que ∀ x ∈ ]0; +∞[ ; −1 ≤ − e−x ≤ −1 + x
x2
c. Montrer que∀ x ∈ ]0; +∞[ ; 1 − x ≤ e−x ≤ 1 − x +
2
2. Démontrer que f est continue en 0.
3. Justier que f est dérivable en 0.
4- a. Calculer lim f (x).
x→+∞
f (x)
b. Calculer lim .
x→+∞ x
c. Donner une interprétation graphique des résultats des limites des questions a. et b.
5. On admet que f est dérivable sur ]0; +∞[.
2
e−x
a. Démontrer que : ∀x ∈ ]0, +∞[, f ′ (x) = − g(x2 )
x
b. Déterminer les variations de f sur [0, +∞[
c. Dresser le tableau des variations de f.
6- a. Déterminer une équation de la tangente (T ) à (Cf ) au point d'abscisse 1.
b. Tracer (Cf ) et (T ) dans le plan muni d'un repère (O, I, J)

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Chapitre 5

PRIMITIVE ET INTÉGRATION D'UNE FONCTION

I. Primitives d'une fonction


1. Primitives d'une fonction
Dénition : Soit I un intervalle de R f une fonction dénie sur I .
et
Une primitive de f sur I est une

fonction F dérivable sur I telle que F (x) = f (x).

Exemple
Soit f une fonction dénie sur ]0, +∞[ par : f (x) = ln x.
− La fonction F : x 7→ x ln x − x est une primitive de f sur ]0, +∞[.
− La fonction F : x 7→ x ln x − x + 2024 est une primitive de f sur ]0, +∞[.

Propriété :
• Si F est une primitive de f sur un intervalle I de R, alors les autres primitives de f sur I sont les fonctions
de la forme F +k où k ∈ R.
• Toute fonction continue sur un intervalle I admet des primitives sur I.

Remarque
Une fonction continue a une innité de primitives, donc il ne faut pas dire la primitive de f mais plutôt une
primitive de f
Par exemple les primitives de la f : x 7→ ex sont sous la forme de ex +k avec k ∈ R.

2. Formulaires de primitives usuelles


2-1. Fonctions trigonométriques réciproques

Fonction Une primitive Intervalle Commentaire


1
√ arcsin(x) ] − 1, 1[
1 − x2
1 x
√ arcsin ] − a, a[ a>0
a − x2
2 a
1
arctan(x) R
1 + x2
1 1 x
arctan R a ̸= 0
a + x2
2 a a
 
1 1 x+α
arctan R β ̸= 0
β 2 + (x + α)2 β β

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

2-2. les  fonctions puissances .

Fonction Une primitive Intervalle Commentaire


xn+1
xn R n∈N
n+1
1
ln(x) ]0, +∞[
x
1 1
− ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[ n ∈ N \ {0, 1}
xn (n − 1)xn−1
1 √
√ 2 x ]0, +∞[
x
xα+1
xα ]0, +∞[ α ∈ R \ {1}
α+1

ex ex R

1 ax
eax e R a ∈ R∗
a
ax
ax R a>1 et a ̸= 1
ln(a)
 
ex − e−x ex + e−x
ln R
ex + e−x 2

2-3. la  trigonométrie circulaire 

Fonction Une primitive Intervalle Commentaire

cos(x) sin(x) R

sin(x) − cos(x) R

1
= 1 + tan2 (x) tan(x) ]− π
2 + kπ, π2 + kπ[ k∈Z
cos2 (x)
1
− 2 = −1 − cotan2 (x) cotan(x) ]kπ, (k + 1)π[ k∈Z
sin (x)

tan(x) − ln | cos(x)| ]− π
2 + kπ, π2 + kπ[ k∈Z

1
ln | tan( x2 )| ]kπ, (k + 1)π[ k∈Z
sin(x)
1
ln | tan( π4 + x2 )| ]− π
2 + kπ, π2 + kπ[ k∈Z
cos(x)

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

3. Quelques propriétés
Théorème 1 : Si F et G sont des primitives de f et g sur I (intervalle donné de R), alors :
• Une primitive de f + g sur I est F + G et une primitive de λf (λ ∈ R) sur I est λF .
• D'autre part, si f est dérivable sur I et g est dérivable sur f (I), une primitive de f ′ × (g ′ ◦ f ) sur I est g ◦ f.

Le dernier point du théorème précédent fournit le formulaire non exhaustif suivant :

Fonction Une primitive Commentaire


f α+1
f ′f α α ∈ R \ {−1}
α+1
f′
ln |f |
f
f′ 1
− n ∈ N \ {0, 1}
fn (n − 1)f n−1
f′ √
√ 2 f
f

f ′ ef ef

f ′ sin(f ) − cos(f )

f ′ cos(f ) sin(f )

f′
= f ′ (1 + tan2 (f )) tan(f )
cos2 (f )
f′
p arcsin(f )
1 − f2
f′
arctan(f )
1 + f2

Exemple
Déterminons une primitive de chacune des fonctions suivantes sur l'intervalle I considéré :
x
1. f1 : x 7→ I=R
(1 + x2 )3
1 2x
f1 (x) est continue sur I =R donc admet une primitive sur R. De plus f1 (x) = × avec
2 (1 + x2 )3
+ 1)′ = 2x). la fonction f1 sur R
((x
2 En utilisant le tableau précédent on déduit qu'une primitive de
1
est la fonction x 7−→ − .
4(x2 + 1)2
3 3 5
2. f2 : x 7→ − √ + 3 + I =]0, +∞[
x x x
f2 est continue sur ]0, +∞[ en tant que somme nie de fonctions continues sur ]0, +∞[. Donc f2 admet
√ 3
une primitive sur ]0, +∞[ qui est la fonction x 7→ −6 x − + 5 ln(x).
2x2

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Exercice 1
Déterminer l'ensemble des primitives de chacune des fonctions suivantes sur l'intervalle I considéré (on
admettra que les fonctions considérées sont dénies et continues sur I)
x ex
1. f1 : x 7→ 2 avec I = R 2. f2 : x 7→ avec I = R.
x +1 1 + e2x
1
3. f3 : x 7→ (1 + ln(x))xx avec I =]0, +∞[ 4. f4 : x 7→ √ avec I =]0, 2[
2x − x2
Solution
1 2x
1. Pour tout réel x, f1 (x) = × 2
(Avec (x + 1) = 2x). D'après le tableau des primitives, une primitive
2 1 + x2
1 1
de f1 est alors x 7→ ln(|x2 + 1|) = ln(x2 + 1).
2 2
1
L'ensemble des primitives de f1 sont les fonctions x 7→ ln(x2 + 1) + k avec k ∈ R
2
ex
2. Pour tout réel x, f2 (x) = x ′ x
avec ((e ) = e ). On déduit qu'une primitive de f2 est la fonction
1 + (ex )2
x 7→ Arctan(ex ). L'ensemble des primitives de f2 sont les fonctions x 7→ Arctan(ex ) + k avec k ∈ R
3. pour tout x > 0 ; f3 (x) = [1 + ln(x)] ex ln(x) avec ( (x ln(x))′ = 1 + ln(x)).Alors une primitive de f3 sur ]0, +∞[
est x 7→ e
x ln(x) = xx . Les primitives de f sur ]0, +∞[ sont les fonctions x 7→ xx + k avec k ∈ R
3
1
4. Pour tout x ∈ ]0, 2[ f4 (x) = p ′
avec (x − 1) = 1. Alors une primitive de f4 sur ]0, 2[ est la
1 − (x − 1)2
fonction x 7→ Arcsin(x − 1). Les primitives de f4 sur ]0, 2[ sont les fonctions x 7→ Arcsin(x − 1) + k avec k ∈ R

II. Intégration d'une fonction


1. Intégrale d'une fonction continue et positive
1-1. Dénition de l'intégrale d'une fonction continue positive
Dénition :
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
Soit f [a, b] où a et b
une fonction continue et positive sur un intervalle
sont deux réels tels que a ≤ b. a à b de la fonction f est
L'intégrale de
l'aire , exprimée en unités d'aires, du domaine D du plan délimité par les
droites d'équations respectives x = a et x = b, l'axe des abscisses et la
courbe représentative de f .
Z b
Elle se note f (x) dx ce qui se lit  intégrale de a à b de f (x)dx
a

1-2. Calcul d'intégrale d'une fonction continue et positive .

Soit f une fonction continue sur [a, b] et F une primitive de f, alors on a le théorème suivant :

Théorème Z1 : Soit f une fonction continue et positive sur [a, b]. Alors
b
f (x) dx = F (b) − F (a)
a
où F est une primitive de f sur [a, b]

Remarque
• Dans le théorème précédent, le calcul de l'intégrale ne dépend pas du choix de la primitive F.
En eet soit F une primitive de f. Alors les autres primitives de f sont des fonctions F + k , k ∈ R.

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Prenons donc une primitive quelconque Fk = F + k de f alors d'après le théorème :


Z b
f (x) dx = Fk (b) − Fk (a) = (F (b) + k) − (F (a) + k) = F (b) − F (a).
a
• Habituellement pour alléger les calculs on choisit, pour le calcul d'intégrale d'une fonction, une primitive de f
dont la constante est nulle.

Exemple
Z ln(3)
− Une primitive de la fonction f x 7→ ex est ex . Alors : ex dx = eln(3) − e0 = 3 − 1 = 2.
Z0 1
x3 1 1
− Une primitive de la fonction f x 7→ x2 est . Ainsi x2 d x = −0= .
3 0 3 3
1-3. Relation de Chasles
Théorème 2 :Soit f une fonction continue et positive sur
Z Z Z
[a; b].
b c b
Pour tout réel c de [a, b] , f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx
a a c

Démonstration
On note D1 (respectivement D2 ) l'ensemble des points du plan si-
tués entre l'axe des abscisses et le graphe de f dont l'abscisse est
comprise entre a et c (respectivement c et b) puis on note A1 (res-
pectivement A2 ) l'aire de D1 (respectivement D2 ). La relation de
Chasles est alors lisible sur le graphique ci-dessous.
Z b Z c Z b A1 A2
A = A1 + A2 ⇒ f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx a c
a a c b

2. Intégrale d'une fonction continue de signe quelconque


On a vu dans le paragraphe précédent que si f est une fonction continue et positive sur un segment [a, b],
Z b
alors : f (x) dx = F (b) − F (a). On décide de conserver ce résultat comme dénition générale d'une intégrale :
a

Dénition :
Soit f une fonction continue sur [a, b]. Soit F une primitive de la fonction f sur [a, b].
Z b
L'intégrale de f sur [a, b] est par dénition : f (x) dx = F (b) − F (a).
a

Notation
La plupart des calculs d'intégrale se font en deux étapes :Déterminer une primitive F puis calculer F (b) − F (a).
Pour cette raison, on introduit la notation F (b) − F (a) = [F (x)]ba .

Interprétation de l'intégrale en terme  d'aire algébrique 


L'intégrale de a à b de f est la somme des aires algébriques quand x varie de a et b.

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

3. Propriétés de l'intégrale d'une fonction continue


Théorème 3 : Z b Z a Z a
• Pour tout fonction continue sur [a, b] ; f (x) dx = − f (x) dx. En particulier f (x) dx = 0
a b a
• Linéarité : Soient
Z
f et g deux fonctions continues sur un segment
Z Z
[a, b] à valeurs dans R et λ et µ deux
b b b
nombres réels. Alors (λf (x) + µg(x)) dx = λ f (x) dx + µ g(x) dx.
a a a Z b
• Positivité : Si f est une fonction continue sur [a, b] et positive sur [a, b] alors f (x) dx ≥ 0.
a
• Croissance : Si f et g sont deux fonctions continues sur [a, b] à valeurs dans R telles que pour tout x de [a, b],
Z Z b b
f (x) ≤ g(x) alors f (x) dx ≤ g(x) dx.
a a Z Z Z
b c b
• Relation de Chasles : Pour tout réel c de ]a, b[ f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx.
a Z b a Z b c
• Pour toute fonction f continue sur [a, b] à valeurs dans R, f (x) dx ≤ |f (x)| dx
a a

Démonstration
Z b Z a
− On a f (x) dx = [F (x)]ba = F (b) − F (a) = −(F (a) − F (b)) = − f (x) dx.
a b
− Linéarité f et g sont continue sur [a, b] alors elles ont des primitives sur cet intervalles. On
: Puisque
note F une primitive de f et G une primitive de g . Alors une une primitive de la fonction λf (x) + µg(x)) est
Z b Z b Z b
λF (x)+µG(x). Ainsi (λf (x)+µg(x)) dx = (λF (b)−λF (a))+(µG(b)−µG(a)) = λ f (x) dx+µ g(x) dx.
a a a
− Positivité : Cette propriété résulte de la dénition même de l'intégrale d'une fonction continue positive
comme étant une aire.
−Croissance : Si f
g sont deux fonctions continues sur [a, b] telles que
et pour tout x dans [a, b], f (x) ≤ g(x)
alors pour tout x dans [a, b], g(x) − f (x) ≥ 0. Et d'après la propriété de positivité d'intégrale on déduit que
Z b Z b Z b
(g(x) − f (x)) dx ≥ 0 ⇒ f (x) dx ≤ g(x) dx.
a a a
− Relation de Chasles : Même preuve que pour une fonction continue positive.

Exercice 2
Z 2
1
Pour tout entier n, on pose In = dx
1 (x2 + 1)n
1-a. Montrer l'existence de In puis étudier le sens de variation de la suite (In )n∈N
b. Montrer que la suite (In )n∈N est convergente.
1
2-a. Montrer que pour tout entier naturel n, 0 ≤ In ≤ n .
2
b. En déduire la limite de la suite (In )n∈N
Solution
1-a. • Pour tout entier naturel n et tout réel x de [1, 2], on a (1 + x2 ) ̸= 0. Donc, pour tout entier naturel n, la
1
fonction x 7→ est continue sur [1, 2] en tant qu'inverse d'une fonction continue sur [1, 2] ne s'annulant
(1 + x2 )n
pas sur [1, 2].On en déduit que pour tout entier naturel n, In existe.
• Pour tout Z∈N
n
2 Z 2 Z 2 
1 1 1 1
In+1 − In = 2 n+1
dx − dx = − dx
1 (x + 1) 1 Z(x2 + 1)n 1 (x2 + 1)n+1 (x2 + 1)n
Z 2 2
−x2 x2
= dx = − dx (Par linéarité de l'intégrale)
2 n+1 2 n+1
1 (x + 1) 1 (x + 1)

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Z 2
x2 x2
Pour tout réel x de [1, 2], ≥ 0 Par positivité de l'intégrale, on en déduit que d x ≥ 0.
(x2 + 1)n+1 1 (x2 + 1)n+1
Ainsi In+1 − In ≤ 0 et donc la suite In est décroissante .

1
b. Pour tout réel x de [1, 2], ≥ 0 ⇒ In ≥ 0. Ainsi, la suite (In )n∈N est décroissante et minorée par
(x2 + 1)n
0. On en déduit que la suite (In )n∈N converge
2-a. Soit n ∈ N. Soit x un réel de [1, 2]. 1 + x2 ≥ 2 puis (1 + x2 )n ≥ 2n par croissance de
On a
Z 2 Z 2 Z 2
la fonction
1 1 1 1
t 7→ tn sur [0, +∞[. On déduit que 0≤ 2 n
≤ n ⇒ 0 dx ≤ 2 n
dx ≤
n
d x.
(x + 1) 2 1 1 (x + 1) 1 2
1
D'où 0 ≤ In ≤ pour tout entier naturel n .
2n
1
b. Puisque n→+∞
lim =0 alors d'après le théorème des gendarmes : lim In = 0.
2n n→+∞

4. Intégrale fonction de la borne supérieure


On se donne f une fonction continue sur un intervalle
Z I de R à valeurs dans R et F une primitive
Z de f sur I.
x x
Pour a xé dans I et pour x variable I, on a : f (t) dt = F (x) − F (a) ⇒ F (x) = F (a) + f (t) dt.
a a
Théorème 4 :
• Soit f une fonction continue sur un Z
intervalle I et soit a un réel de I.
x
La fonction F dénie sur I par : x 7→ f (t) dt est dérivable sur I de dérivée f.
a
• EnZparticulier, pour tout x0 de I, la primitive de la fonction f sur I qui s'annule en x0 est la fonction
x
x 7→ f (t) dt
x0
Z x
1
Par exemple, pour tout réel x, Arctan(x) = dt
0 1 + t2
Commentaire Z x Z x
Dans la notation f (t) dt, la variable t est muette. f (t) dt est une fonction de x et non de t. Pour cette
a Z x
a

raison, une phrase du genre : ∀ t..... f (t) dt = .... ne veut rien dire.
a
Z v(x)
Continuité et dérivabilité des fonction de type : x 7→ f (t) dt
u(x)

Théorème 5 :
Soit f I . Notons u et v deux fonctions dénies respectivement
une fonction continue sur un intervalle sur les
intervalles J et K de sorte que ∀x ∈ J , u(x) ∈ I et ∀x ∈ K , v(x) ∈ I
Z v(x)
• Si u et v sont continues alors la fonction G dénie sur I par : x 7→ f (t) dt est continue sur I .
u(x)
• De plus, si u et v sont dérivables alors la fonction G est dérivable sur I de dérivée
G′ (x) = v ′ (x)f (v(x)) − u′ (x)f (u(x))

Démonstration
•f est continue sur I alors f I que l'on note F . Dans ce cas, G(x) = F (v(x)) − F (u(x)).
admet une primitive sur
De plus si u et v F (v(x)) et F (u(x)) sont continues sur I en tant que composée de fonctions
sont continues alors
continues puis on déduit que G est continue sur I en tant que diérence de fonctions continue sur I .
• Si de plus u et v sont dérivables alors F (v(x)) et F (u(x)) sont dérivables sur I en tant que composée de
fonctions dérivables puis on déduit que G est dérivable sur I en tant que diérence de fonctions dérivable sur I .
′ ′ ′ ′ ′ ′ ′
De plus G(x) = F (v(x)) − F (u(x)) ⇒ G (x) = v (x) × F (v(x)) − u (x) × F (u(x)) = v (x)f (v(x)) − u (x)f (u(x))

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Exercice 3
Z x
1
Pour tout réel x on pose : F (x) = dt et (Cf ) sa courbe représentative dans le plan rapporté à un
0 1 + t2
orthonormée (O,⃗i, ⃗j).
1. Montrer que F est dénie et dérivable sur R. Préciser sa dérivée.
2. Étudier le signe de la fonction F sur R.
3. Étudier les variations de la fonction F sur R.
4. Déterminer une équation de la tangente (T ) au graphe de F en son point abscisse 0.
5. En étudiant la fonction g : x 7→ F (x) − x, déterminer la position relative de (CF ) et de la droite (T ).
6. En étudiant la fonction h : x 7→ F (x) +Z F (−x), montrer que la fonction F est impaire.
x
1 1
7-a. Montrer que pour tout réel x ≥ 1 , 2
dt ≤ 1 − .
1 1 + t x
b. En déduire que pour tout réel x ≥ 1, F (x) ≤ 2.
c. En déduire que pour tout réel x, F (x) ≤ 2.
8. Donner une idée du graphe de la fonction F .
Solution
1
1. Pour tout x ∈ R,on pose f (x) = . f est dénie et continue sur R. De plus les fonctions x 7→ x et x 7→ 1
1 + x2
sont dérivables sur R on en déduit que la fonction F est dénie et dérivable sur R et que F ′ (x) = f (x). D'où
1
F ′ (x) = pour tout réel x.
1 + x2
2. Étude de signe de F :
1
− Pour x ≥ 0, ∀ t ∈ [0, x], ≥ 0.Par positivité de l'intégrale, on déduit : F (x) ≥ 0.
1 + t2 Z 0
1 1
− Pour x < 0 et tout réel t de [x, 0], 2
≥ 0.Par positivité de l'intégrale, on déduit : dt ≥0
Z x Z 0 1 + t x 1 + t2
1 1
Alors dt = − dt ≤ 0 ou encore F (x) ≤ 0.
2 2
0 1+t x 1+t
Conclusion : F est positive sur [0, +∞[ et négative sur ] − ∞, 0]
1
3. D'après la question 1), F ′ (x) = pour tout réel x ⇒ pour x ∈ R, F (x) > 0.

1 + x2
F est strictement croissante sur R

4. L'équation


de la tangente (T ) est y = F (0)(x − 0) + F (0).

 F (0) =Z1
0
Or 1 ⇒ (T ) a pour équation y = x
 F (0) = 2
dt = 0
0 1+t
5. • La fonction g est dérivable sur R en tant que somme de fonctions dérivable sur R et pour tout réel x,
1 −x2
g ′ (x) = − 1 = ≤ 0. Ainsi g est décroissante sur R.
1 + x2 1 + x2
• De plus on a : g(0) = F (0) − 0 = 0. Alors pour x ≥ 0, g(x) ≤ g(0) = 0 et pour x ≤ 0 ,g(x) ≥ g(0) = 0.
En résumé : (CF ) est au-dessus de (T ) pour x ∈ ] − ∞, 0] et en-dessous de (T ) pour x ∈ [0, +∞[ .

6. • Pour tout x ∈ R, h est dérivable en tant que somme de 2 fonctions dérivables et h′ (x) = F ′ (x)−F ′ (−x) = 0.
• D'autre part h(0) = 0. Alors h(x) = 0 pour tout x ∈ R.
En conclusion : pour tout réel x, F (−x) = −F (x) ⇒ F est impaire .

Z x Z x
1 1 1 1
7-a. Pour tout x ≥ 1 et pour tout t ∈ [1, x], ≤ 2 ⇒ dt ≤ dt.
1 + t2 t 1 1 + t2
1 t2
Z x  x Z x
1 1 1 1 1
Or dt = − = 1 − . D'où pour tout x ≥ 1, dt ≤ 1 − .
t2 t x 1 + t2 x
1 1 1

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Z 1 Z Z x x
1 1 1
b. Pour tout x ≥ 1, on a : F (x) = 2
dt =
2
dt +
2
dt (Relation de Chasles) .
Z 10 1 + t Z 10 1 + t 1 1+t
1 1
Or pour t ∈ [0, 1], ≤1⇒ dt ≤ 1 dt = 1
1 + t2 Z x 0 1 + t2 0
1 1
Par suite pour x ≥ 1, F (x) = dt ≤ 1 + 1 − ≤2
2
0 1+t x
D'où pour tout x ≤ 1, F (x) ≤ 2 .

c. Par croissance de F sur R, on a : pour tout x < 1, F (x) < F (1) = 2.


D'où Pour tout réel x, F (x) ≤ 2 .

8. Représentation graphique de (CF )


(T )
2

1 (CF )

−5 −3 −1 1 3 5
−1

−2

5. La formule d'intégration par parties


Nous allons maintenant donner une formule qui permet de transformer le problème du calcul d'une Nous allons
maintenant donner une formule qui permet de transformer le problème du calcul d'une intégrale en un problème
de calcul d'une autre intégrale beaucoup plus simple à calculer.

Théorème 5 : Soient a et b deux réels tels que a < b. Soient u et v deux fonctions dénies dérivables et telles
que leurs dérivées soient continues sur [a, b] à valeurs dans R. Alors :
Z b Z b
u′ (x)v(x) dx = [u(x)v(x)]ba − u(x)v ′ (x) dx
a a

Démonstration
Par hypothèse, les fonctions u et v sont dérivables sur [a, b] alors
(u(x)v(x))′ = u′ (x)v(x) + u(x)v ′ (x).Par hypothèses, u′ (x) et v ′ (x) sont continues sur [a, b].
Z b Z b Z b Z b Z b
Ainsi (u(x)v(x))′ dx = u′ (x)v(x) dx+ u(x)v ′ (x) dx. ⇒ [u(x)v(x)]ba = u′ (x)v(x) dx+ u(x)v ′ (x) dx
a a a a a
D'où le résultat.

Exemple
Z 1
1. x ex dx. Une primitive de la fonction qui à x 7→ x ex n'est pas évidente :
0
Dans notre cas on pose : u′ (x) = ex v(x) = x alors on a : u(x) = ex et v ′ (x) = 1. Alors :
et
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
x ex dx = [x ex ]10 − x
1 × e dx or x x 1 1
1 × e dx = [e ]0 = e −1. Ainsi x ex dx = e1 −(e1 −1) = 1
0Z 0 0 0
e
1
2. ln(x) dx . Comme dans ′
le cas précédent, on pose : u (x) =1 et v(x) = ln(x) ⇒ u(x) = x et v ′ (x) = .
1 x
Z e Z e Z e
Alors ln(x) dx = [x ln(x)]e1 − 1 dx = e −(e −1) = 1 (Intégration par parties). ln(x) dx = 1 .
1 1 1

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Exercice 4
En utilisant
Z une intégration par parties, calculer les intégrales suivantes :
e
1. I = x2 ln(x) dx
Z1 2
ln(1 + x)
2. J = dx
1 x2
Solution
1 x3
1. On pose : u(x) = ln(x) et v′ (x) = x2 alors u′ (x) = et v(x) =
x 3
Z e  3  Z e 2 3
x x e 1 2 e3 +1
On obtient donc : x2 ln(x) dx = ln(x) − dx = − (e3 −1). D'où I = .
1 3 1 3 3 9 9
1 1 −1
2. On pose : u(x) = ln(1 + x) et v′ (x) = 2 alors u′ (x) = et v(x) = .
 2 Z 2 x 1 + x x
ln(1 + x) 1 1 1 1
J= − − dx. En écrivant = − .
x 1Z 1 x(1 + x)  x(1 + x) x 1+x
Z 2 2
1 1 1 2
dx = − dx = [ln(x) − ln(1 + x)]1 = 2 ln(2) − ln(3).
1 x(1 + x) 1 x 1+x
ln(3) 3 ln(3)
Ainsi I=− + ln(2) − 2 ln(2) + ln(3) = − + 3 ln(2)
2 2

6. Changements de variable
6-1) Formule de changement de variable
Théorème 6 : Soit φ une application dénie et dérivable de dérivée continue sur un intervalle I à valeurs dans
R. Soit f une fonction continue sur φ(I) à valeurs dans R. Alors,pour tout (a, b) ∈ R2 ,
Z φ(b) Z b
f (x) dx = f (φ(t))φ′ (t) dt
φ(a) a

Exemple
A l'aide de changement de variable calculons les intégrales suivantes :
Z 4
√ √
1− t 1− t
1. √ dt. on pose f (t) = √
1 t t √
On fait le changement de variable en posant x= t (Ce changement ne se fait pas au hasard car l'objectif c'est
de transformer cette intégrale en une intégrale facilement calculable).

• On calcul les nouvelles bornes et dx. t 7→
t est bijective sur [1, 4]
On rappelons la fonction
√ 1
Pour t = 1,x = 1 = 1 ; pour t = 4, x = 2 et dx = √ dt. Ainsi dans l'intégrale précédente :
√ 2 t √ √
On remplace t par x ; t = 1 par x = 1 et t = 4 par x = 2 ; dt par 2 tdx = 2xdx car x = t.
Z 4 √ Z 2 Z 2 Z 4 √
1− t 1−x 2 2 1− t
On a alors : √ dt = 2x dx = (2 − 2x) dx = [2x − x ]1 = −1. D'où √ dt = −1 .
1 t 1 x 1 1 t
Z 2 x
e
2. x
dx. On fait le changement de variable : t = e .
x
1 1 + e
sur R et en particulier sur [1, 2].
• La x
( fonction x 7→ e est bijective Z 2 x Z e2  
Pour x = 1 et t = e e 1 1 + e2
e2
• Pour x = 2 et t = e
2 ⇒ x
dx = dt = [ln(1 + t)]e = ln
Et dt = e dx
x 1 1+e e 1+t 1+e

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Exercice 5
Calculer la valeur des intégrales suivantes :
Z e
(ln(t))n
1. En utilisant le changement de variable u = ln(t) calculer dt.
1 t
1 √
2. On admet que Arctan′ (x) = . En utilisant le changement de variable u = et −1, calculer
Z x2 +1
2
et
√ dt
t t
1 (3 + e ) e −1
Z π2 √
3. Calculer 2 cos( t) dt.
π
4

Solution
On suit la démarche
 de l'exemple précédent :

 t = 1 et u = 0
Pour
Z e Z 1  n+1 1
 (ln(t))n u 1
Pour x = e et u = 1
1. u = ln(t) ⇒ ⇒ dt =
n
u du = = .

 1 1 t 0 n+1 0 n+1
 Et du = dt
 t √

 Pour t = 1 alors u = e −1

 √ Z 2 Z √e2 −1
√ x = 2 u = e 2−1 e t 1
2. u = et −1 ⇒ Pour alors
t ⇒ √ dt = 2
√ du

 e t
1 (3 + e ) e −1
t
e −1 u 2+4

 Et du = √ dt
2 et −1  √ √
Z 2 t Z √e2 −1 
 Pour u = e −1 alors x = e2−1
e 1 1 u √ √
Ainsi √ dt =
√ 2 du On pose x = ⇒⇒ Pour u = e2 − 1 alors x = e2 −1
t
1 (3 + e ) e −1
t 2 e −1 u
+1 2 
 2
2 Et 2dx = du
√ !
Z 2 t Z e2 −1 √ √ 
e 1 2 2 e2 −1 e −1
Par suite √ dt = √ d x = Arctan − Arctan
t
1 (3 + e ) e −1
t 2 e −1 x2 + 1 2 2
2


 π2 π
√  Pour t = alors x =
3. On fait le changement de variable x = t alors : Pour t = π42 alors x = π2



Et dt = 2xdx
Z π2 √ Z π Z π
⇒ 2 cos( t) dt = 2 x cos(x) dx = 2[x sin(x)]ππ − 2 sin(x) dx = −2 − π
π π 2 π
4 2 2
Z π2 √
Ainsi cos( t) dt = −2 − π
π2
4

6-2)Quelques applications du changement de variables


En procédant à un changement de variables, on a le théorème suivant :

Théorème 7 : Soit f une fonction continue


Z sur un intervalle
a Z a
I de R :

i. Si f est paire, alors pour tout a de I, f (x) dx = 2 f (x) dx.


−aZ 0
a
ii. Si f est impaire, alors pour tout a de I, f (x) dx = 0
−a
Z T +a Z T
iii. Si f est T -périodique avec T ̸= 0 alors pour tout a, f (x) dx = f (x) dx.
a 0

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Z 1 Z 1 Z π Z 3π Z π
1 1 2
Par exemple :
2
dx = 2 dx ; sin x dx = 0 et | cos x| dx = | cos x| dx
−1 1 + x 0 1 + x2 − π2 2π 0

7. Applications du calcul intégral : Calcul de l'aire du domaine délimité par deux courbes
Propriété : Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a, b]. On suppose que 0 ≤ g ≤ f sur [a, b].
Alors l'aire du domaine D déni par : D = {M (x, y) ∈ P tels que a ≤ x ≤ b et g(x) ≤ y ≤ f (x)} est donnée, en
Z b
unité d'aire (u.a), par : [f (x) − g(x)] dx
a

Exercice 6

Soit f et g , deux fonctions dénies respectivement sur [0, +∞[ et sur [0, 1[ par : f (x) = 1 − e−x

− →
et

2
g(x) = − ln(1 − x ) ; (Cf ) et (Cg ) leurs courbes représentatives dans un repère orthonormé (O, i , j ), unité
graphique 5cm

1- a. Étudier la dérivabilité de f en 0
b. Étudier les variations de f puis dresser son tableau de variation.
1 ′
c. Vérier que pour tout réel x > , f (x) < 1. En déduire que l'équation f (x) = x admet dans ]1/2, +∞[
2
une unique solution α et que 0.7 < α < 0.8.
2. Justier que f est bijective sur [0, +∞[ puis montrer que f
−1 (x) = g(x) pour tout x ∈ [0, 1[

3. Justier comment tracer la courbe (Cg ) à partir de la courbe (Cf ). Tracer (Cg ) et (Cf ).
!

√ 1 + 1 − e−x
4. Soit h la fonction dénie sur [0, +∞[ par : h(x) = −2 1 − e −x + ln √ .
1 − 1 − e−x

Justier que pour tout x ∈ [0, +∞[, h (x) = f (x).
5- a. Déterminer, en unité d'aire, l'aire du domaine compris entre la courbe (Cf ), les droites d'équation y = x,
x = 0 et x = α en fonction de α
b. En déduire l'aire, en cm2 , du domaine D donné par : D = {M (x, y) ∈ P tels que 0 ≤ x ≤ α et g(x) ≤ y ≤ x}
en fonction de α
Pour α = 0.71, donner la valeur numérique de cette aire.
6. 2
Déterminer, en unité d'aire puis en cm , l'aire du domaine compris entre les courbe (Cf ) et (Cg ), les droites
d'équation x = 0 et x = α en fonction de α.
Pour α = 0.71, donner la valeur numérique de cette aire.

Solution √ r
f (x) − f (0) 1 − e−x 1 e−x −1
1-a. f est bien dénie sur [0, +∞[. Pour x > 0, = = ×
x−0 x x −x
e−x −1 f (x) − f (0)
Or lim =1 alors lim = +∞ la fonction f n'est pas dérivable en 0 et au point d'abscisse
x→0+ −x x→0+ x−0
0 (c'est l'origine), il y a une demi tangente verticale.
e−x e−x
b. f est alors dérivable sur ]0, +∞[ de dérivée f ′ (x) = √ = > 0. La fonction f est donc
2 1 − e−x 2f (x)
strictement croissante sur [0, +∞[. (Voir page suivante pour le tableau de variation de f )
lim f (x) = 1 donc la droite y = 1 est asymptote à (Cf ).
x→+∞
2f (x) − e−x
c. 1 − f ′ (x) = .
2f (x)
• On pose φ(x) = 2f (x) − e−x . φ est dérivable sur [1/2, +∞[ de dérivée φ′ (x) = 2f ′ (x) + e−x donc φ est
strictement croissante sur [1/2, +∞[ ⇒ ∀ x ∈ ]1/2, +∞[, φ(x) > φ(1/2) ≃ 0.6 > 0.
′ ′
Par conséquent, ∀ x ≥ 1/2, 1 − f (x) > 0 autrement dit f (x) < 1
• Notons ψ(x) = f (x) − x est continue sur I =]1/2, +∞[.
ψ est dérivable sur I de dérivée ψ ′ (x) = f ′ (x) − 1 < 0 alors ψ est strictement décroissante sur I . De plus

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

ψ(1/2) ≃ 0.127 et lim ψ(x) = −∞ alors on déduit de cela que l'équation ψ(x) = 0 a une unique solution α. (
x→+∞
En utilisant le théorème de valeurs intermédiaires et la bijection de f sur I )
Comme ψ(0.8) ≃ −0.058 < 0 alors 0.7 < α < 0.8
ψ(0.7) = 0.0095 > 0 et
2. f est continue et strictement croissante sur [0, +∞[ alors f réalise une bijection de [0, +∞[ vers [0, 1[.
∀y ∈ [0, 1[, ∃! x ∈√[0, +∞[ tel que y = f (x).
y = f (x) ⇔ y = 1 − e−x ⇔ 1 − y 2 = e−x . Ainsi y = f (x) ⇔ x = − ln(1 − y 2 )
D'où f
−1 est la fonction dénie sur [0, 1[ par f −1 (x) = − ln(1 − x2 ). D'où f −1 (x) = g(x) pour tout x ∈ [0, 1[

3. Comme g est la réciproque de f alors (Cg ) est l'image de (Cf ) par la symétrie orthogonale d'axe y = x.

x 0 +∞

f ′ (x) +
1
f (x)
0

√ √  √ 
4. Pour x ∈]0, +∞[, h est dérivable et h(x) = −2 1 − e−x + ln 1 − e−x − ln 1 − 1 − e−x :
′ e−x e−x 1 e−x 1
Par suite h (x) = − √ + √ × √ + √ × √
1−e −x 2 1 − e −x 1+ 1−e −x 2 1 − e−x 1 − 1 − e−x
e−x e −x 1 1 e −x e−x 1
h′ (x) = − √ + √ √ + √ = −√ +√ −x
1 − e−x 2 1 − e−x 1 + 1 − e−x 1 − 1 − e−x 1 − e−x 1 − e−x e
′ 1 − e−x √
Par suite h (x) = √ = 1 − e−x . h′ (0) existe. On conclut alors que ∀x ∈ [0, +∞[, h′ (x) = f (x)
1 − e−x
5-a
Z Pour x ∈ [0, α], (Cf ) est au dessus de la droite y = x, donc l'aire demandée est égale, en unité d'aire, à :
α
2
[f (x) − x] dx = h(α) − h(0) − α /2
0 √ !
√ 1 + 1 − e−α α2
Par suite, l'aire demandée est égale, en unité d'aire, à : −2 1 − e−α + ln √ −
1 − 1 − e−α 2
b. L'aire
" du domaine D est alors
√ : ! #
√ 1 + 1 − e −α α 2
A = −2 1 − e−α + ln √ − 5cm × 5cm
1 − 1 − e−α 2
" √ ! #
√ 1 + 1 − e−α α2
A = 25 −2 1 − e + ln−α √ − cm2
1 − 1 − e−α 2
Pour α = 0.71, A ≃ 2.71 cm
2

6. Pour x ∈ [0, α], (Cg ) est en dessous de (Cf ). Puis en utilisant le fait que (Cg ) est la symétrique de (Cf )
par la symétrie orthogonale d'axe y = x et le fait que f (α) = α (question 1-c.), f (0) = 0 on déduit que l'aire
demandée est : " √ ! #
√ 1 + 1 − e −α α 2
• En unité d'aire A′ = 2 −2 1 − e−α + ln √ −
1 − 1 − e−α 2
" √ ! #
√ 1 + 1 − e−α α2
• En cm2 , A′ = 50 −2 1 − e−α + ln √ −
1 − 1 − e−α 2

Pour α = 0.71, A ≃ 5.42 cm
2

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

III. Compléments sur le calcul d'intégrales


1. Inégalité de la moyenne et valeur moyenne d'une fonction
a. Inégalité de la moyenne
Cette propriété est une conséquence
Z de l'inégalité des accroissements nis appliquée à la fonction F dénis sur
x
l'intervalle [a, b] par : F (x) = f (t) dt
a
Propriété :
Soient f une fonction continue sur un intervalle [a, b] tel que a < b ; m et M deux réels donnés.
Z b
• Si pour tout x élément de [a, b], m ≤ f (x) ≤ M alors m(b − a) ≤ f (x) dx ≤ M (b − a)
Z a
b
• Si pour tout x élément de [a, b], |f (x)| ≤ M alors |f (x)| dx ≤ M (b − a)
a

b. Valeur Moyenne d'une fonction


Propriété :
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b] tel que a<b
Z b
1
On appelle valeur moyenne de la fonction f sur [a, b], le nombre réel f (x) dx
b−a a

2. Techniques du calcul d'intégrales


Z b
Quand on a une intégrale de la forme f (x) dx à calculer, il est conseillé de raisonner dans l'ordre suivant :
a
i. Recherche directement une primitive de f
Soit c'est une primitive simple à déterminer ou il faut utiliser les primitives usuelles : Voir si on peut écrire f
u′ (x)
sous la forme x 7→ u′ (x) × uα (x) (α ∈ R∗ ) ; x 7→ u′ (x) eu(x) ; x 7→ ... (Voir Exercice 1/ question 1.)
u(x)
ii. Intégration par parties
Dans le cas où une primitive de f n'est pas évidente ; on peut tenter une intégration par parties. Cependant,
pour que l'intégration par parties soit ecace, il faut bien choisir "u(x)" et "v
′ (x)" pour obtenir une fonction

beaucoup plus simple à trouver la primitive. (Voir Exercice 1/ question 3.)


iii. Changement de variables
Si les deux premières méthodes ne marchent pas, on peut essayer de faire un changement de variables. Mais en
générale, le changement de variable reste compliqué et peut induire facilement en erreur. (Voir Exercice 1/
question 5.)
Remarque :
• Des fois, il faut faire une petite transformation de la fonction f pour dégager facilement la primitive. C'est le
Exercice 1/ question
cas d'une fraction rationnelle où des fois, il faut écrire sous forme d'éléments simples (Voir
2. intégrale K et L) ou transformer le dénominateur (Voir Exercice 1/ question 2. intégrale I et J).
• Dans le cas des fonctions trigonométriques à puissances, une linéarisation s'impose le plus souvent. (Voir
Exercice 1/ question 4.)
2
• Des fois certaines fonctions n'ont pas primitives (C'est le cas de e−x ) ; dans ces cas, on peut calculer une
valeur approchée de l'intégrale avec la méthode des rectangles, la méthode du point médian ou la méthode des
trapèzes (Voir problème 7 et problème 8)

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Exercices
Exercice 1
Calculer les intégrales suivantes :
Z Z Z Z
2
4 1 π
3 ex + e−x 1
ex0
1. I= ex dx J= √ dx K= dx L= dx
1 x2 0 x −1 2 x
−1 e +5
Z 1 Z 4 Z 4 Z √3/3
1 3 2 x2
2. I= 2
dx J= dx K= dx L= dx
0 x + 2x + 2 1 4x2 − 4x + 1 3
3 x − 7x + 6 0 x4 − 1
3. En utilisant une intégration par parties, calculer les intégrales suivantes :
Z Z Z Z
1 1 x
π π
I= (x2 +x+1) ex dx J= x2 e − 2 dx K= ex cos(x) dx. L= e−x sin(x) dx.
0 0 0 0

4. calculer les intégrales suivantes( On peut linéariser les fonctions sous le signe intégrale si nécessaire ).
Z Z Z π
π π 2
I= cos4 (x) dx J= sin2 (x) dx K= cos(x) sin3 (x) dx
0 0 0
x Z π
1
5- a.
3
En utilisant le changement de variables t = tan calculer dx
2 π sin(x)
2
Z π Z π
1 1
b.
6 3
Montrer que dx = dx
0 sin4 (x) + cos4 (x) 0 1 + cos2 (x)
Z π
6 1
En posant u = tan(x) dans la dernière intégrale, Déterminer la valeur de
4 dx
0 sin (x) + cos4 (x)
Exercice 2
1. Soient u et v deux fonctions continues et dérivables sur
Z R et soit h une fonction continue sur R.
v(x)
Justier que H(x) = h(t) dt est dérivable sur R puis calculer sa dérivée.
u(x)
Z x
1
Pour tout x ∈ R, on pose F (x) = √ dt et on note (CF ) sa courbe représentative dans F dans le
0 t4 + 1
plan rapporté à un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
2. Vérier que F est dénie sur R.
3. Vérier que F est dérivable sur R et préciser sa dérivée. En déduire les variations de F sur R.
4. Déterminer une équation de la tangente à (CF ) en son point d'abscisse 0.
5. En considérant la fonction φ : x 7→ F (x) + F (−x), montrer que la fonction F est impaire.
6- a. Montrer que pour tout x ≥ 1 , F (x) < 2.

b. En déduire que F a une limite réelle en +∞.

Exercice 3 : Intégrale de
Z π
Wallis
2
Pour n∈N ,on pose In = sinn (x) dx
0
1. Calculer I0 et I1 .
2. Montrer que la suite (In )n∈N est décroissante et que pour tout n ∈ N, In ≥ 0. Que dire de la convergence de
la suite (In )n∈N ?
3. Montrer que pour tout entier naturel n ≥ 2, nIn = (n − 1)In−2 .
4. En utilisant la question précédente, montrer que (n + 1)In In+1 est constante puis déterminer cette constante.
5. En déduire alors que lim In = 0.
n→+∞
In
6. Pour tout entier naturel n, on pose un =
In+1
a. Montrer que la suite (un ) est bien dénie. Calculer un un+1 .
b. On admet que la suite (un ) est convergente. En utilisant 6-a., déterminer sa limite.
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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

r
√ π
7. Moyennant les questions 4. et 6., montrer que n→+∞
lim nIn = .
2

 (2n)! π

 I2n =
22n (n!)2 2
8- a. Déduire de la question 3. que pour tout entier naturel n, 22n (n!)2


 I2n+1 =
(2n + 1)!
 2
22n (n!)2
b. Moyennant ce qui précède, calculer lim 2(2n + 1) .
n→+∞ (2n + 1)!
Exercice 4 Z x2
1
On considère F dénie sur ]1, +∞[ par : F (x) = dt
x (ln(t))2
1. Étudier les variations de ]1, +∞[.
2
F sur
2
x − 21 − 14 x − 12 − 14
2. Montrer que pour réel x > 1, ≤ F (x) ≤ . Déduire alors lim F (x).
(ln(x2 ))2 (ln(x))2 x→+∞
3. Pour tout t ∈ ]1, +∞[, montrer que 0 ≤ ln(t) ≤ t − 1. En déduire lim F (x).
x→1
x>1
Z x2
1
On considère G dénie sur ]0, 1[ dt
par : G(x) =
x ln(t)
1 1 x2 − 1 1
4. 2
Pour tout x ∈ ]0, 1[ et pour t ∈ [x , x], Montrer que : ≤ ≤ ×
t−1 ln(t) 2 ln(x) t − 1
(x2 − 1) ln(x + 1)
En déduire que ∀ x ∈ ]0, 1[ , ≤ G(x) ≤ ln(x + 1). En déduire que G se prolonge par
2 ln(x)
continuité en 1.
5. Justier que G est dérivable sur ]0, 1[ et déterminer sa dérivée. En déduire que G est dérivable en 1 puis

déterminer G (1).
Z 1
t−1
6. En déduire la valeur de I = dt
0 ln(t)

Exercice 5
Z π   Z π  
−nx −nx
1.
2 2
Pour tout entier naturel n, on considère In = exp sin(x) dx et Jn = exp cos(x) dx
0 2 0 2
 
−nπ
a. En utilisant une intégration par parties, montrer que 2In + nJn = 2 et nIn − 2Jn = −2 exp
4
b. Déduire les expressions de In et Jn en fonction de n, pour tout entier naturel n.
c. Les suites (In ) et (Jn ) sont-elles convergentes ?
Z 1
2. Pour tout entier naturel n, on pose un = xn exp (1 − x) dx
0
a. Calculer u1 .
1 e
b. Démontrer que ∀n ∈ N∗ on a : ≤ un ≤ . En déduire la limite de la suite un .
n+1 n+1
c. A l'aide d'une intégration par parties, démontrer que ∀n ∈ N∗ , un+1 = (n + 1)un − 1.
Z 1
d. En déduire lim
n→+∞ 0
nxn e−x dx

Z x Z x
3. −t2 2
On considère les fonctions F et G dénies par : F (x) = e dt et G(x) = t2 e−t dt.
0 0

a. Étudier la parité de F et G. Montrer que F et G sont dérivables puis déterminer F ′ (x) et G′ (x).
b. Etudier les variations des fonctions F et G. Exprimer G en fonction de F

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Problèmes
Problème 1 
ln(x + 1)
f (x) = si x ̸= 0
On considère la fonction f dénie par : x
 f (0) = 1 sinon
(C ) désigne la courbe représentative de f dans le plan muni d'un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).

Partie A
1. Étudier la continuité de f Z Z x
1 x u2 1
2- a. Démontrer que pour tout réel x non nul de l'intervalle ]−1, +∞[ on a : 0 ≤ du ≤ x du
x 0 1+u 0 1 + u
(On pourra montrer ce résultat pour x appartenant à ]0, +∞[ et pour x appartenant à ] − 1, 0[).

1 u2
b. Vérier que : ∀ ∈ ] − 1, +∞[, =1−u+ .
1+u 1+u Z x
1 1 u2
En déduire que : ∀ x ∈ ] − 1, +∞[, x ̸= 0 , f (x) = 1 − x + du
2 x
0 1+u
c. En exploitant les résultats des questions précédentes, montrer que f est dérivable au point 0.

Déterminer une équation de la tangente à (C) au point d'abscisse 0 et étudier la position de (C) par
rapport à cette tangente.

d. Étudier la dérivabilité de f.
x
3. Soit g l'application dénie sur ] − 1, +∞[ par g(x) = ln(1 + x) −
1+x
a. Étudier les variations de g et déterminer le signe de g(x) suivant les valeurs de x.
b. En déduire le sens de variation de f.
4. Étudier les limites de f aux bornes de l'intervalle ] − 1, +∞[.
5. Déterminer les droites asymptotes à (C) et préciser la position de (C) par rapport à l'axe des abscisses.
6. Construire la courbe (C).

Partie B
Z b
1. Justier que pour tous réels a et b de ] − 1, +∞[ tels que a<b on a : (b − a)f (b) ≤ f (x) dx ≤ (b − a)f (a)
a
En déduire un encadrement de l'aire de la partie du plan délimitée par l'axe des abscisses, la courbe (C) et
les droites d'équations respectives x=0 et x = 1.
1
2- a. En utilisant la fonction g, montrer que pour tout x > 0, f (x) − ≥ 0.
1+x
Z t
b. En déduire la limite lorsque t tend vers +∞ de la fonction : t 7→ f (x) dx
0
3. Soit h l'application dénie sur ] − 1, 0] par h(x) = x + 1 − (x + 1) ln(x + 1).
a. Calculer h′ (x) x ∈ ] − 1, 0] et montrer que pour tout réel x de cet intervalle
pour on a h(x) ∈ ]0, 1].
 
1
b. Montrer que : ∀ x ∈ −1, − , 0 ≤ f (x) ≤ −2 ln(x + 1).
2
Z −1  
2 1
En déduire que la fonction F : t 7→ f (x) dx est majorée dans −1, −
t 2
Z 0
c. On considère la suite (vn )n>0 de terme général vn = f (x) dx.
1
−1+ n
Étudier le sens de variation de la suite (vn )n>0 . En déduire que cette suite est convergente.

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Problème 2
Les parties I et II sont totalement indépendantes :
Partie I
ln(x)
Soit f la fonction dénie sur ]0, +∞[ par : f (x) =
x2
1- a. Dresser le tableau de variation de f.
1 √
b. Déduire que pour tout entier n ≥ 6, l'équation f (x) = admet dans l'intervalle [1, e] une seule racine
n
notée an .
c. Prouver que la suite (an )n≥6 est décroissante, en déduire qu'elle converge.
Z k+1
ln(x)
ln(k + 1) ln(k)
2- a. Montrer que pour tout entier naturel k > 1, on a : dx ≤ ≤ .
k x 2(k + 1)2 k2
Z n
ln(x)
b. Utiliser une intégration par parties pour exprimer en fonction de n l'intégrale : dx, n ≥ 2
2 x2
ln(2) ln(3) ln(4) ln(n)
3. Pour tout entier n ≥ 2,on pose : Sn =
2
+ 2 + 2 + ··· +
2 3 4 n2
Z n
ln(2) ln(x) ln(n)
a. Montrer que : Sn − 2 ≤ 2
d x ≤ Sn −
2 2 x n2
1 + ln(2) n + (n − 1) ln(n) 2 + 3 ln(2) 1 + ln(n)
b. En déduire que : − ≤ Sn ≤ − .
2 n2 4 n
Z
Pn (ln 2)k−1 1 2 (ln(x))n
4. Pour tout entier naturel n non nul, on pose : un = et In = dx
k=1 k! n! 1 x2
(ln 2)n
a. Montrer que : ∀ n N∗ , 0 ≤ In ≤ . En déduire la limite de In .
n!
1 (ln 2)n+1
b. Montrer que : ∀ n N , In+1 = In −
∗ .
2 (n + 1)!
 
1 1 ln 2 (ln 2)2 (ln 2)3 (ln 2)n
c. En déduire que : ∀ n N , In =
∗ − + + + ··· +
2 2 1! 2! 3! n!
d. Exprimer (un ) en fonction de In . En déduire la limite de (un ).

Partie II
Soit f la fonction dénie sur ] − 1, +∞[ par : f (x) = x ln(1 + x)
On note (Cf ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j)
1. Dresser le tableau de variations de f.
2. Tracer la courbe (Cf ).
Z 1
x2 1 x2
3- a. En remarquant =x−1+ , dx.
calculer
1+x 1+x 0 1+x
b. En utilisant une intégration par parties, calculer l'aire A du domaine du plan limité par la courbe (C),
l'axe des abscisses et les droites d'équation x = 0 et x = 1.
Z 1
4. Pour tout entier naturel non nul n, on pose un = xn ln(1 + x) dx.
0
1
a. Montrer que l'écriture précédente est une suite numérique bien dénie et montrer que u1 = .
4
ln(2)
b. Montrer que pour tout n ∈ N∗ : 0 ≤ un ≤ . En déduire alors la limite de la suite (un ).
n+1
5. Pour tout entier naturel n≥2 et pour tout x ∈ [0, 1],on pose : sn (x) = 1 − x + x2 − x3 + x4 − · · · + (−1)n xn .
1 xn+1
a. Justier que sn (x) = − (−1)n+1
1+x 1+x
n (−1)k
Z 1 n+1
P x
b. Montrer que : un = = ln(2) − (−1)n+1 d x.
k=0 k + 1 0 1+x

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

 
ln(2) (−1)n+1 Pn (−1)k
c. En utilisant une intégration par parties, montrer que : un = − ln(2) − .
n+1 n+1 k=0 k + 1
1 1 1 (−1)n
6. Soit vn = 1 − + − + ··· + .
2 3 4 n+1
Z 1 n+1
1 x 1
a. Montrer que : ≤ dx ≤ .
2(n + 1) 0 1 + x n + 2
b. En déduire que lim vn = ln(2)
n→+∞
c. Déduire lim (n + 1)un
n→+∞

Problème 3
Partie I 
 h(x) = x − 1 si x ̸= 1
1. Soit la fonction h dénie sur l'intervalle [1, +∞[ par : x ln(x)

h(1) = 1 sinon
a. Montrer que la fonction h est continue à droite au point 1.
b. Montrer que : ∀ x > 1 ; ln(x) < x − 1 en déduire que h est strictement décroissante ]1, +∞[.
2- a. Calculer lim h(x)
x→+∞
puis dresser le tableau des variations de h.
b. En déduire que : ∀ x ≥ 1 ; 0 < h(x) ≤ 1.
Partie II  Z
 x2
 1
g(x) = √ dt si x ̸= 1
On considère la fonction g dénie sur [1, +∞[ par :
x t ln(t)

 g(1) = ln(2) sinon
(C) est la courbe représentative de g dans un repère orthonormé (O,⃗ i, ⃗j)
Z x2
1
1- a. Vérier que : ∀ x > 1; dt = ln(2).
x t ln(t)
Z x2 √
t−1
b. Montrer que : ∀ x > 1 ; g(x) − ln(2) = dt.
x t ln(t)
Z x
t−1
c. Montrer que : ∀ x > 1 ; g(x) − ln(2) = √ dt.
√ x ln(t)
t
√ √
2- a. Montrer que : ∀ x > 1 ; (x − x)h(x) ≤ g(x) − ln(2) ≤ (x − x)h( x).
b. En déduire que la fonction g est dérivable à droite au point 1.
g(x)
c. Montrer que : lim g(x) = +∞ et lim = 0.
x→+∞ x→+∞ x
1 √
3- a. Montrer que g est dérivable sur ]1, +∞[ et que ∀ x > 1 ; g ′ (x) = h( x).
2
1
b. En déduire que : ∀ x > 1 ; 0 < g′ (x) ≤ puis dresser le tableau des variations de g.
2
c. Construire (C).
Partie III
1. Montrer que la fonction k : x 7→ g(x) − x + 1 est une bijection de [1, +∞[ vers ] − ∞, ln(2)].
2. En déduire qu'il existe un réel unique α ∈ ]1, +∞[ tel que 1 + g(α) = α.
3. On considère la suite (un )n≥0 dénie par : 1u ≤ u= 0 <α
1 + g(un ) ∀ n ∈ N
n+1
4- a. Montrer que : ∀ n ∈ N, 1 ≤ un < α
b. Montrer la suite (un )n≥0 est strictement croissante.
c. Montrer la suite(un )n≥0 est convergente et que : n→+∞
lim un = α.

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

1
5- a. Montrer que : ∀ n ∈ N, |un+1 − α| ≤ |un − α|.
2
 n
1
b. Montrer que : ∀ n ∈ N,|un − α| ≤ |u0 − α|.
2
c. En déduire une deuxième fois que lim un = α.
n→+∞

Problème 4
-A-
Z x
t
1- a. Montrer que : ∀ x ∈ ]0, +∞[ ; dt = x − ln(1 + x).
0 1 + t
Z x Z 2
t 1 x 1
b. On pose u = t2 . Montrer que : ∀ x ∈ ]0, +∞[ ; dt = √ du.
0 1 + t 2 0 1+ u
1 x − ln(1 + x) 1
c. En déduire que : ∀ x ∈ ]0, +∞[ ; ≤ ≤ .
2(1 + x) x2 2
x − ln(1 + x)
2. Déterminer alors lim .
x→0 x2
x>0

-B-
  
 x+1
f (x) = ln(1 + x) si x>0
Soit la fonction f dénie sur l'intervalle [0, +∞[ par : x

f (0) = 1
On note (Cf ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
1- a. Montrer que la fonction f est continue à droite au point 0.
b. Montrer que la fonction f est dérivable à droite au point 0.
f (x)
c. Calculer lim f (x) et lim puis interpréter géométriquement le résultat obtenu.
x→+∞ x→+∞ x
x − ln(1 + x)
2- a. Montrer que f est dérivable sur l'intervalle ]0, +∞[ puis vérier que f ′ (x) = .
x2
b. En déduire que f est strictement croissante sur ]0, +∞[.
c. Vérier que : f ([0, +∞[) = [1, +∞[.
3. Construire la courbe (Cf ) et la demi-tangente à droite au point 0.

-C-
1. On considère la fonction g dénie sur ]0, +∞[ par : g(x) = f (x) − x.
1
a. Montrer que : ∀ x ]0, +∞[ 0 ≤ f ′ (x) ≤ .
2
b. En déduire que g est strictement décroissante sur ]0, +∞[ puis montrer que g(]0, +∞[) =] − ∞, 1[.
c. Montrer que l'équation f (x) = x admet une solution unique α sur ]0, +∞[.

u0 = a
2. Soit a un réel de l'intervalle ]0, +∞[, Soit la suite (un )n≥1 dénie par :
un+1 = f (un ) ∀ n ∈ N
c. Montrer que : ∀ n ∈ N ; un > 0.
1
b. Montrer que :∀ n ∈ N ; |un+1 − α| ≤ |un − α|.
2
 n
1
c. Montrer que :∀ n ∈ N ; |un − α| ≤ |a − α|.
2
d. En déduire que la suite (un )n≥1 converge vers a.

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Problème 5
Partie A   
1 −1 
f (x) = 1 + e x
Soit la fonction f dénie sur l'intervalle, I = [0, +∞[ par : x

f (0) = 0
On note (Cf ) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,⃗ i, ⃗j).
1- a. Montrer que la fonction f est continue à droite au point 0.
b. Montrer que la fonction f est dérivable à droite au point 0.
c. Montrer que f est dérivable sur ]0, +∞[, puis calculer f ′ (x) pour tout x ∈ ]0, +∞[.
2- a. Calculer, x→+∞
lim f (x), puis interpréter analytiquement le résultat obtenu.
b. Dresser le tableau de variations de la fonction f .
3- a. Montrer que la courbe (Cf ) admet un point d'inexion A qu'on déterminera.
b. Tracer la courbe (Cf ).
Partie B Z 1
Soit la fonction F dénie sur [0, +∞[ par : F (x) = f (t) dt
x
1. Montrer que F est continue sur [0, +∞[.
Z Z 1
1
1 1 −1
2- a.
1 1
En utilisant une intégration par parties, montrer que : ∀ x ∈ ]0, +∞[, e− t dt = −x e− x − e t dt.
x e x t
Z 1 
1
b.
1
Déterminer : 1+ e− t dt pour tout x de ]0, +∞[.
x t
Z 1
c. Montrer que : f (x) dx = e−1 .
x
3. Calculer en l'aire du domaine délimité par la courbe(Cf ) et les droites d'équations respectives,x = 0 ,x = 2
et y = 0.
4. Soit la suite (un )n≥0 dénie par : un = F (n) − F (n + 2).
a. En utilisant le théorème des accroissements nis, montrer que pour
 tout entier
 naturel n il existe un
1 − v1
nombre réel vn appartenant à l'intervalle ]n, n + 2[ tel que : un = 2 1 + e n .
vn
   
1 1
b.
1 1
Montrer que : ∀ n N ; 2 1 +
∗ e− n ≤ un ≤ 2 1 + e− n+2 .
n n+2
c. En déduire lim un .
n→+∞
Partie C
1- a. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , il existe un réel an ∈ R∗ tel que f (an ) = e− n .
1

b. Montrer que la suite (an )n≥1 est croissante.


 
1 1 1
c. Vérier que pour tout n ∈ N∗ , −
+ ln 1 + =−
an an n
1
2- a. Montrer que : ∀ t ∈ [0, +∞[ ;1 − t ≤ ≤ 1 − t + t2
1+t
x2 x2 x3
b. Montrer que : ∀ x ∈ [0, +∞[ ; − ≤ −x + ln(1 + x) ≤ − + .
2 2 3
3. Soit n un entier naturel tel que n ≥ 4.
a. Vérier que : a4 ≥ 1, en déduire que :an ≥ 1.
2 2a2
b. Montrer que : 1 − ≤ n ≤ 1.
3an n
r
n
c. Montrer que : ≤ an . En déduire lim an .
6 n→+∞
r
2
d. Déterminer lim an .
n→+∞ n

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Problème 6
Partie I
On considère la fonction g dénie sur R+ par : g(x) = 2 (1 − e−x ) − x.
1- a. Étudier les variations de la fonction g.
b. Dresser le tableau de variations de g.
2- a. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une solution unique α ∈ ] ln(4), ln(6)[.
b. Étudier le signe de g(x) dans R+ 
u =1
3. On considère la suite (un )n≥0 dénie par : u0 = 2 (1 − e−un ) ∀ n ∈ N
n+1

a. Montrer que : ∀ n ∈ N 1 ≤ un ≤ α.
b. Montrer que : ∀ n ∈ N ; un+1 − un = g(un ).
c. Montrer que la suite (un )n≥0 est strictement croissante.

d. Montrer que la suite (un )n≥0 est convergente et calculer


n→+∞
lim un .

Partie II
1 − ex
Soit la fonction f dénie sur R+ par : f (x) = .
x2
(Cf ) est la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
1. Déterminer lim f (x) et lim f (x).
x→+∞
x→0+
1
2- a. Vérier que : f (α) =
.
α(α − 2)
g(x) ex
b. Montrer que f ′ (x) = pour tout x de R+ puis dresser le tableau de variations de f.
x3
3. Tracer la courbe (Cf ). ( On prend α = 1.5 ).

Partie III  Z 2x
 1 − et
F (x) = dt pour x>0
On considère la fonction F dénie sur [0, +∞[ par :
x t2

F (0) = − ln(2)
Z 2x t
e2x −1 ex −1 e
1- a. En utilisant une intégration par parties montrer que : ∀ x > 0 ; F (x) = − − dt
2x x x t
Z 2x t
e
b. montrer que : ∀x> 0 ; ex ln(2) ≤ dt ≤ e2x ln(2).
x t
Z 2x t
e
c. Calculer lim dt. En déduire que la fonction est continue à droite au point 0 .
x→0+ x t
1 − ex
2- a. Montrer que :∀ x > 0 ; F (x) ≤ .
2x
b. Calculer lim F (x) dx.
x→+∞
 
1 ex −1 2
3. Montrer que F est dérivable sur l'intervalle ]0, +∞[ ′
et que : F (x) =− .
2 x
4- a. Soit x un élément de l'intervalle ]0, +∞[. Montrer qu'il existe un réel c de ]0, x[ tel que :
1
F (x) − F (0) = − x e2c .
2
1 F (x) − F (0) 1
b. Montrer que pour tout x de l'intervalle ]0, +∞[, − e2x ≤ ≤− ;
2 x 2
1
c. En déduire que la fonction F est dérivable à droite au point 0 et que Fd′ (0) = − .
2

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Problème 7 : Valeur approchée d'une intégrale par la méthode des rectangles


L'objectif de ce problème est de donner une approximation de l'intégrale d'une fonction par la méthode des
rectangles.
Partie A : Valeur approchée d'une intégrale par la méthode des rectangles.
Soit f une fonction continue et dérivable sur un intervalle [a, b]. On suppose que la dérivée de f est continue sur
[a, b] ′
aussi. On note f la dérivée de f sur [a, b]
1- a. ′
Justier brièvement pourquoi |f | admet un maximum sur [a, b]. On note M ce maximum.
Z b
(b − a)2
b. ∀t ∈ [a, b], |f (t) − f (a)| ≤ M |t − a|. En déduire que
Justier que |f (t) − f (a)| dt ≤ M
a 2
n−1   Z (k+1)(b−a)
b − aX k(b − a) a+
2.
n
On note, ∀n ∈ N , Rn (f ) =
∗ f a+ et Jk = f (t) dt
n n k(b−a)
a+ n
k=0
Z b
a. Écrire f (t) dt en fonction des Jk avec k = 0, 1, · · · , n − 1
a
Z b 
XZ a+ (k+1)(b−a)
n−1 
k(b − a)
b.
n
Vérier que : [f (t) − Rn (f )] dt = f (t) − f a + dt
a
k(b−a) n
k=0 a+ n
Z a+ (k+1)(b−a)    
n k(b − a) b−a k(b − a)
On remarquera que f a+ dt = f a+
k(b−a)
a+ n n n n
Z a+ (k+1)(b−a)  
k(b − a) (b − a)2
c. En utilisant la question 1-b., déduire que
n
f (t) − f a + dt ≤M
k(b−a)
a+ n n 2n2
Z b 2
(b − a)
Puis en déduire que [f (t) − Rn (f )] dt ≤ M .
a 2n
Z b
d. En déduire que f (t) dt = lim Rn (f )
n→+∞
a
3. Application 2
Soit la fonction f (x) = e−x dénie sur [a, b] = [0, 1]. Donner un majorant de M. Déterminer une valeur
Z 1
approchée de f (t) dt à 10−1 près.
0

Partie B : Valeur approchée d'une intégrale par la méthode des rectangles pour une fonction
croissante
Soitf une fonction continue croissante sur [a, b]. Pour tout entier n > 0 et tout k ∈ {0, 1, · · · , n}, on pose
Z b
b−a P
n−1 P
n−1
hn = et xk = a + khn . On pose enn Gn = hn f (xk ), Dn = hn f (xk+1 ) et I = f (t) dt
n k=0 k=0 a
On utilisera certains résultats de la partie A/
Z xk+1
1. Montrer que pour tout k ∈ {0, 1, · · · , n − 1}, on a : hn f (xk ) ≤ f (t) dt ≤ hn f (xk+1 )
xk
Comment interpréter géométriquement ce résultat ?
2. En déduire que Gn ≤ I ≤ Dn (On pourra faire une sommation entre 0 et n−1 des inégalités de la question
précédente)
3. Démontrer que Dn − Gn = hn [f (b) − f (a)]
4. En déduire une majoration des erreurs |Dn − I| et |Gn − I|
5. Que devienne ces résultats si on suppose f décroissante ?
6. Application Z 2
1
On pose f (t) = . Que vaut f (t) dt ? En utilisant la partie B/, déduire un encadrement de ln 2 à 10−1
t 1
près.

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Chapitre 5 Primitive et intégration d'une fonction

Problème 8 : Valeur approchée d'une intégrale par la méthode du point Médian et des trapèzes
Soit f une fonction deux fois dérivables sur un intervalle [a, b]. On note M le maximum de |f ′′ | sur [a, b] et on
Z b
pose I= f (t) dt.
a
Partie A : Méthode du
 point
 médian
a+b
On note Im = (b − a)f
2
Z c+x
a+b
1. Soit φ(x) = −2xf (c) + f (t) dt où c=
c−x 2
a. Justier que φ est deux fois dérivable puis déterminer φ′′ (x)
 
b−a
b. Justier que |φ′′ (x)| ≤ 2xM pour tout x ∈ 0, . ( On pourra utilisé l'inégalité des accroissements
2

nis pour f entre c−x et c + x)
c. ′ φ(0) ? Prouver que |φ′ (x)| ≤ M x2 .
Que vaut φ (0) et
 
b−a M (b − a)3
En déduire que φ ≤
2 24
 
b−a M (b − a)3
d. Exprimer I − Im en fonction de φ . En déduire que |I − Im | ≤
2 24
n−1  
b − aX xk + xk+1 b−a
2. Pour n ≥ 1, on pose Im,n = f où xk = a + k
n 2 n
k=0
Z xk+1   
xk + xk+1 M (b − a)3
a. Montrer que f (t) − f dt ≤
xk 2 24n3
Z b
(b − a)3
b. En déduire que f (t) dt − Im,n ≤ M
a 24n2
Z b
c. Conclure que f (t) dt = lim Im,n n→+∞
a
3. Application 2
Soit la fonction f (x) = e−x dénie sur [a, b] = [0, 1]. Donner un majorant de M. Déterminer une valeur
Z 1
approchée de f (t) dt à 10−1 près avec la méthode du point Médian. Que peut-on dire de l'ecacité de la
0
méthode du point médian par rapport à la méthode des rectangles ?

Partie B : Méthode des trapèzes


Z b Z b
(t − a)(t − b) ′′ f (a) + f (b)
1. En utilisant une double intégration, montrer que f (t) dt = −(b − a) + f (t) dt
a 2 2 a
Z b
(t − a)(b − t) (b − a)3
2. Montrer que dt =
a 2 12
b−a
3. On xe n ≥ 1 et on pose ak = a + k . On note Ik l'aire du trapèze (rectangle) dont les sommets sont
n
(ak , 0) ; (ak , f (ak )) ; (ak+1 , f (ak+1 )) et (ak+1 , 0) puis on note In la valeur approchée de I obtenue par la
méthode des trapèzes avec n intervalles

a. Exprimer les Ik en fonction de ak , ak+1 , f (ak )


f (ak+1 ). Exprimer In en fonction des Ik
et

X
n−1
f (ak ) + f (ak+1 )
 n−1XZ ak+1 (ak − t)(ak+1 − t)
b. Justier que I = (ak+1 − ak ) + f ′′ (t) dt
2 a 2
k=0 k=0 k
3 Z b
(b − a)
c. En déduire que |I − In | ≤ M puis que f (t) dt = lim In
12n2 a n→+∞

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Chapitre 6 Suites numériques

Chapitre 6

SUITES NUMÉRIQUES

Nous allons rappeler ici les diérents résultats sur les suites de nombres réels qui sont des suites arithmétiques
ou des suites géométriques ou les suites récurrentes.

I. Suites arithmétiques et géométriques


Suites arithmétiques Suites géométriques
Dénition Dénition
• (un ) est une suite arithmétique si et seulement si il • (un ) est une suite géométrique si et seulement si il
existe un réel r tel que, pour tout entier naturel n, existe un réel q tel que, pour tout entier naturel n,
un+1 = un + r un+1 = q × un
• (un ) est une suite arithmétique si et seulement si la • Si (un ) ne s'annule pas, la suite (un ) est une suite
suite géométrique 
si et seulement
 si la suite
(un+1 − un ) est constante un+1
est constante
un

Calcul de un en fonction n Calcul de un en fonction n


• Si la suite (un ) est arithmétique de premier terme u0 • Si la suite (un ) est géométrique de premier terme u0
et de raison r, pour tout entier naturel n, et de raison q , pour tout entier naturel n,
un = u0 + nr un = u0 × q n
• Pour tout entier naturel n et p, • Pour tout entier naturel n et p,
un = up + (n − p)r un = up × q n−p (q ̸= 0)

Sommes de termes consécutifs Sommes de termes consécutifs


• Si la suite (un ) est arithmétique,n∈N • Si la suite (un ) q, n ∈ N
est géométrique de raison
P
n (u0 + un )(n + 1) P
n 1 − q n+1
uk = u0 + u1 + · · · + un = uk = u0 +u1 +· · ·+un = u0 (q ̸= 1)
k=0 2 k=0 1−q
• Si la suite (un ) est arithmétique, n et p ∈ N avec • Si la suite (un ) est géométrique de raison q ̸= 1, n et
n≥p p ∈ N avec n ≥ p
P
n (up + un )(n − p + 1) P
n 1 − q n−p+1
uk = up + · · · + un = uk = up + · · · + un = up
k=p 2 k=p 1−q
• Expression littéraire de la somme. • Expression littéraire de la somme.
Pn (1er terme + dernier terme)(nbre de terme ) Pn 1 − q (nbre de terme)
uk = uk = (1er de terme) × (q ̸= 1)
k=p 2 1−q
k=p

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Chapitre 6 Suites numériques

II. Limite d'une suite


1. Quelques limites de référence et croissance comparée des suites (an ), (nα ) et ln n

1. Si q > 1, n→+∞
lim q n = +∞ 2. Si q = 1 n→+∞
lim q n = 1 3. Si −1 < q < 1 n→+∞
lim q n = 0
ln n nα
4. Si α > 0 alors n→+∞
lim =0 5. Si a > 1 et α > 0 alors n→+∞
lim =0
nα an

6. Si 0 < a < 1 et α < 1, n→+∞
lim = +∞
an

2. Théorème des gendarmes


Théorème 1 : Soient (un )n∈N , (vn )n∈N et (wn )n∈N trois suites de nombres réels. On suppose :
i. Qu'il existe n0 ∈ N tel que ∀ n ∈ N, n ≥ n0 un ≤ vn ≤ wn .
ii. (un )n∈N et (wn )n∈N convergent et de plus n→+∞
lim un = lim vn = l
n→+∞
Alors lim vn = l.
n→+∞

3. Limite d'une suite récurrente


Propriété :
Soitf une fonction continue sur un intervalle I. On note (un ) la suite récurrente dénie par un+1 = f (un ) avec
un ∈ I . Si on démontre que la suite (un ) est convergente vers un nombre réel l de I alors l est la solution de
l'équation f (l) = l

NB : Trouver la ou les solutions de l'équation l = f (l) ne prouve pas que la suite (un ) converge. La convergence
de la suite (un ) dépend aussi de son premier terme u0

4. Convergence des suites monotones


3-1. Convergence de suites croissantes
Théorème 2 : Soit (un )n∈N une suite de nombres réels.
i. Si la suite (un )n∈N est croissante à partir d'un certain rang
ii. Et si la suite (un )n∈N est majorée,
Alors la suite (un )n∈N converge. En d'autre termes, toute suite croissante et majorée converge.

Remarque : Tout suite croissante et non majorée diverge et dans ce cas, lim un = +∞
n→+∞

3-2. Convergence de suites décroissantes


Théorème 3 : Soit (vn )n∈N une suite de nombres réels.
i. Si la suite (vn )n∈N est décroissante à partir d'un certain rang
ii. Et si la suite (vn )n∈N est minorée,
Alors la suite (vn )n∈N converge. En d'autre termes, toute suite décroissante et minorée converge.

Remarque : Tout suite décroissante et non minorée diverge et dans ce cas, lim un = −∞
n→+∞

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Chapitre 6 Suites numériques

Exercice 1
Exercices
1. Calculer les limites suivantes :

sin(n) + 3 cos(n2 ) 3n + (−1)n+1


a. lim √ . b. n→+∞
lim
n→+∞ n 7n + (−1)n
√ √ √
c. lim
n→+∞
2n + 1 − 2n − 1 d. n→+∞
lim n2 + n + 1 − n

P
n n(n + 1)(2n + 1)
2. On considère la somme : Sn = k 2 = 12 + 22 + · · · + n2 . Montrer par récurrence que Sn = .
k=1 6
Pn n2 (n + 1)2
3. On considère la somme : Rn = k 3 = 13 + 23 + · · · + n3 . Montrer que Rn = .
k=1 4
Exercice 2 π π
1. Montrer que pour tout n ≥ 2, cos > 0. Que peut-on dire de sin ?
2n 2n
sin(x)
2. Déterminer lim
x→0 x  π  1q p √
3. Démontrer par récurrence que pour tout n ≥ 2, cos
n
= 2 + 2 + · · · + 2 (n − 1 radicaux).
 π  1q 2 2
p √
4. En déduire que pour tout n ≥ 2, sin
n
= 2 − 2 + · · · + 2 (n − 1 radicaux).
2 2 q p √
5. Moyennant les questions précédentes, calculer la limite de 2
n 2 − 2 + · · · + 2 (n radicaux).

Exercice 3
On considère deux réels
 a et b tels que 0<a<b
 , et les deux suites (un ) et (vn ) dénies par :
 u0 = a  v0 = b
2un vn et un + vn
 un+1 =  vn+1 =
un + vn 2
(rappel : un+1 est la moyenne harmonique de un et vn ; vn+1 est la moyenne arithmétique de un et vn )
Le but du problème est de montrer que les deux suites sont adjacentes, de trouver leur limite commune et d'en
déduire des approximations de réels par des rationnels.

1. Montrer que, pour tout entier naturel n, un et vn sont strictement positifs.


2. Montrer que, pour tout entier naturel n, un ≤ vn .
y−x 1
3. Montrer que, pour tous réels x et y tels que 0<x<y , on a : < .
2(x + y) 2
1
En déduire que vn+1 − un+1 < (vn − un ).
2
1
4. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n > 0, on a : vn − un < (v0 − u0 ).
2n
5. En déduire la limite de vn − un .
6. Montrer que les suites un et vn sont adjacentes.
7. Montrer que, pour tout entier naturel n,
√ un vn est constant. En déduire la limite des suites (un ) et (vn ).
8. Donner alors un encadrement de 6 par deux rationnels au cent millième près.

Exercice 4
Soient f et g deux fonctions dénies sur [2, +∞[ par : f (x) = 2 − x + ln(2x − 3) et g(x) = 2 + ln(2x − 3)
1. Étudier f puis dresser son tableau de variation. En déduire que l'équation f (x) = 0 admet une unique solution
α sur I = [3, 4]
2- a. Vérier que g(α) = α. Montrer que ∀x ∈ I , g(x) ∈ I

2
b. ′
Montrer que ∀x ∈ I , |g (x)| ≤ .
3

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Chapitre 6 Suites numériques

2
c. En déduire que ∀x ∈ I : |g(x) − α| ≤ |x − α|
3
3. Soit (Un ) la suite dénie par : U0 = 3 et Un+1 = g(Un ) pour tout entier naturel n.
a. Démontrer que pour tout entier naturel n, Un ∈ [3, 4]
 n
2 2
b. En déduire que pour tout entier naturel n, |Un+1 − α| ≤ |Un − α| puis que |Un − α| ≤
3 3
c. Étudier la convergence de la suite (Un ) puis donner sa limite.

d. Déterminer le plus petit entier naturel n0 tel que pour tout n ≥ n0 on ait : |Un − α| ≤ 10−3 .
Exercice 5
n2 un+1
On considère, pour tout entier naturel n non nul les suites (un ) et (vn ) dénies par : un = et vn = .
2n un
1
1. Montrer que lim vn = .
n→+∞ 2
1
2. Montrer que pour tout entier naturel n > 0, vn > .
2
3
3. Trouver le plus petit entier n0 n ≥ n0 ,
tel que, si vn < .
4
3
4. En déduire que si n ≥ n0 , alors un+1 < un
4
Pn
5. On pose pour tout entier n ≥ 5, Sn = uk = u5 + u6 + · · · + un
k=5
 n
3
a. Montrer par récurrence que, pour tout entier n ≥ 5 : un ≤ u5 .
4
"  1  2  n−5 #
3 3 3
b. Montrer que, pour tout entier n ≥ 5 : Sn ≤ 1 + + + ··· + u5 .
4 4 4
c. En déduire que, pour tout entier n ≥ 5 : Sn ≤ 4u5 .
6. Montrer que la suite (Sn )n≥5 est croissante et en déduire qu'elle converge.

Exercice 6
Soit f f (x) = ln(x + 2) ; (Cf ) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé,
la fonction dénies par :
l'unité de longueur sur les axes étant égale à 2cm. On appelle (D) la droite d'équation y = x dans le repère
précédent ; (un ) la suite numérique dénie par u0 = 1 et pour tout n ∈ N, un+1 = f (un ) ; (vn ) la suite numérique
dénie par v0 = 2 et pour tout n ∈ N, vn+1 = f (vn )

1. Démontrer que (Cf ) coupe (D) en deux points M1 et M2 dont les abscisses x1 et x2 vérient : −2 < x1 < −1
et1 < x2 < 2.
2. On note α et β x1 < α < x2 < β . Démontrer x1 < f (α) < x2 < f (β)
deux réels tels que
3- a. Démontrer que pour tout entier naturel n de N, 1 ≤ un < x2 < vn ≤ 2
b. Démontrer que la suite (un ) est croissante
c. Démontrer que la suite (vn ) est décroissante
3. On note I l'intervalle [1, 2]

1 1
a. Démontrer que, pour tout x de I , ≤ f ′ (x) ≤
4 3
1
b. En déduire que pour tout entier naturel n, 0 < f (vn ) − f (un ) ≤ (vn − un )
3
1
4- a. Démontrer que, pour tout entier naturel n, 0 < vn − un ≤ n
3
b. En déduire que les suites (un ) et (vn ) convergent et ont la même limite.
Exercice 7
P
2n 1 1 1 1
Soit (un ) la suite dénie sur N∗ par un = = + + ··· +
k=n k n n+1 2n
Partie A
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Chapitre 6 Suites numériques

−3n − 2
1. Montrer que pour tout n de N∗ , un+1 − un =
n(2n + 2)(2n + 1)
2. En déduire le sens de variation de la suite (un )
3. Établir alors que (un ) est une suite convergente.

L'objectif de la partie B est de déterminer la valeur de la limite de la suite (un )


Partie B  
1 x
Soit f la fonction dénie sur l'intervalle ]0; +∞[ par : f (x) = + ln
x x+1
Z n+1
1 1 1
1- a. Justier pour tout entier naturel n non nul l'encadrement : ≤ dx ≤
n+1 n x n
Z n+1
1 1
b. Vérier que dx = − f (n)
n x n
1
c. En déduire que pour tout entier naturel n non nul, 0 ≤ f (n) ≤
n(n + 1)
P
2n 1 1 1
2. On considère la suite (Sn ) dénie sur N∗ par : Sn = = + ··· +
k=n k(k + 1) n(n + 1) 2n(2n + 1)
a. Montrer que pour tout entier naturel n non nul, 0 ≤ f (n) + f (n + 1) + · · · + f (2n) ≤ Sn
b. a et b
Déterminer les réels tels que pour tout réel x distinct de −1 et de 0, on ait
1 a b
= +
x(x + 1) x x+1
n+1
c. En déduire l'égalité Sn =
n(2n + 1)
d. En utilisant les questions précédentes, déterminer alors la limite quand n tend vers +∞ de
P
2n
f (k) = f (n) + f (n + 1) + · · · + f (2n)
k=n
 
1
e. Vérier que pour tout entier n > 1, f (n) + f (n + 1) + · · · + f (2n) = un − ln 2 +
n
f. Déterminer la limite de la suite (un ).

Exercice 8 : Étude de deux suites d'intégrale


Z 1
dx
1. Pour tout n ∈ N, on pose In =
0 (1 + x2 )n
a. Calculer I0 et I1
Z 1
x2
b. Justier que ∀n ∈ N∗ ; In − In+1 = dx
0 (x2 + 1)n+1
2n − 1 1
c. En utilisant une intégration par parties sur In , n ∈ N∗ , montrer que In+1 = In + n+1
2n n2
d. Calculer alors I3 .
Z 1
2. On considère la suite (Jn ) dénie pour tout entier naturel n non nul par, Jn = (1 − t)n et dt
0
a. Déterminer les réels a et b tels que la fonction f : t 7→ (at + b) et est une primitive de g : t 7→ (1 − t) et
sur [0, 1]. En déduire la valeur de J1 .
b. Montrer à l'aide d'une intégration par parties que, pour tout n non nul, Jn+1 = (n + 1)Jn − 1
c. Montrer que pour tout entier naturel n non nul, Jn ≥ 0
d. Montrer que pour tout réel t de l'intervalle [0; 1] et ∀n ∈ N, (1 − t)n et ≤ e ×(1 − t)n
e
e. En déduire que pour tout n non nul, Jn ≤
n+1
f. Déterminer la limite de la suite (un )

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Chapitre 7 Équations diérentielles

Chapitre 7

ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES

I. Notions d'équations diérentielle


Soit l'équation (E) suivante : y ′ = 4y + 7

Résoudre cette équation sur un intervalle I de R c'est chercher toutes les fonctions f dérivables sur I et vériant
pour tout x de I : f ′ (x) = 4f (x) + 7.
Une telle équation, liant une fonction et sa ou ses dérivées est appelée équation diérentielle.

Dénition 1
Une équation diérentielle est une relation entre une variable réelle x ou t, une fonction qui dépend de cette
variable f et un certain nombre de ses dérivées successives f ′ , f ′′ , · · ·
Résoudre une telle équation signie déterminer toutes les fonctions qui satisfont cette relation.

Remarque
L'ordre d'une équation diérentielle est celui de la dérivée d'ordre le plus élevé apparaissant dans l'équation.
Par exemple l'équation : y ′ + 2y = −3 est de premier ordre et y ′′ − 2y ′ + y = 7 est de second ordre.

II. Équations diérentielles linéaires du premier ordre à coecients constants

Dénition 2
Une équation diérentielle de premier ordre est une équation de type :
y ′ + ay = b
Avec a et b dans R
Remarque
Plutôt que d'écrire l'équation : f ′ (x) + af (x) = b , on note f (x) à l'aide de la variable y, qui joue le rôle
d'inconnue, ou plutôt de  fonction inconnue . Ceci car un point (x; y) appartient à la courbe de f si et
seulement si y = f (x). y étant la variable utilisée pour les ordonnées et les images, il est cohérent de l'utiliser
pour symboliser une fonction.

1. Résolution des équations de types : y ′ = ay , a ∈ R

Théorème 1 :
Les fonctions solutions de l'équation diérentielle (E) : y ′ = ay sont les fonctions f dénies sur R par :
f (x) = C eax C ∈R

Remarque
− y ′ = ay n'admet pas une seule solution. Dans le théorème, le fait que les solutions sont sous forme
L'équation
de f (x) = C eax , C ∈ R montre qu'on a une innité de fonctions, solutions de cette équation. Par contre si on
précise la condition initiale, alors la solution est unique.

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Chapitre 7 Équations diérentielles

− Si f0 est une solution quelconque de l'équation diérentielle y ′ = ay alors toutes les autres solutions de cette
même équation diérentielle peuvent s'écrire sous la forme de f (x) = Kf0 (x) avec K ∈ R .

Démonstration
• Soit une fonction f sous la forme f (x) = C eax C ∈ R :
f ′ (x) = C.a. eax ⇒ f ′ (x) = af (x).
• Réciproquement supposons f solution de l'équation y ′ = ay et supposons g(x) = f (x) e−ax .

Alors g (x) = −af (x) e
−ax +f ′ (x) e−ax = (−af (x) + f ′ (x)) e−ax = 0. Puisque la dérivée de g est nulle sur R
alors il existe une constante C ∈ R telle que C = g(x) = f (x) e
−ax ⇒ f (x) = C e−ax .

En conclusion : f est solution de l'équation si et seulement si elle s'écrit sous forme f (x) = C eax

Exemple
Résolvons les équations diérentielles du premier ordre sans second membre suivants :

6y ′ − y = 0
1. (E1 ) : y ′ = 3y 2. (E2 ) : 5y ′ + 4y = 0 3. (E3 ) : f (0) = −1
Solution :
En utilisant le théorème précédent on a directement les résultats :
(Il faut toujours ramener sous la forme de : y ′ = ay )
1. Les fonctions solutions de (E1 ) sont sous forme f (x) = C1 e3x .
2. Les solutions de (E2 ) sont les fonctions de la forme : f (x) = C2 e− 5 x
4


3. Les solutions de l'équation diérentielle 6y′ − y = 0 sont sous la forme f (x) = C3 exp 1
6x .
De plus : f (0) = −1 alors : C3 = −1.
1

Ainsi la solution de (E3 ) est alors la fonction f (x) = − exp
6x .

2. Résolution des équations diérentielles du premier ordre avec second membre constant
Théorème 2 :
Soient a et b deux nombres réels, avec a non nul :
Les fonctions solutions de l'équation diérentielle (E ′ ) : y ′ + ay = b sont les fonctions f dénies sur R par :
b
f (x) = K e−ax + K ∈R
a
Démonstration :
b
Notons h(x) = . h est bien solution de l'équation diérentielle y ′ + ay = b.
a ′
Supposons f une solution quelconque de (E ). Alors on :
 ′
f (x) + af (x) = b
⇒ f ′ (x) + af (x) = h′ (x) + ah(x) ⇒ (f (x) − h(x))′ + a (f (x) − h(x)) = 0.
h′ (x) + ah(x) = b

Alors la fonction g(x) = f (x) − h(x) est solution de l'équation diérentielle y + ay = 0. Ainsi on conclut que g
, K ∈ R.
est une fonction de la forme : x 7→ K e
−ax

Conclusion : Les solutions de l'équation diérentielle y′ + ay = b sont des fonctions de la forme :


b
f (x) = K e−ax + , K ∈ R.
a

Exemple
:
Trouvons les solutions des équations diérentielles suivantes :

6y ′ − 5 = y
1. (E1 ) : y
′ + y = −2 2. (E2 ) : 3y
′ − 4y + 5 = 0 3. (E3 ) :
f (0) = 0
Solution
En se ramenant à la forme standard du théorème précédent, on a facilement :

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Chapitre 7 Équations diérentielles

1. Les solutions de (E1 ) est l'ensemble de fonctions de la forme :f (x)= C e−x −2, C ∈ R.
4 5
2. Les fonctions solutions de (E2 ) sont sous forme f (x) = K exp x + .
3 4 
1
3. Les solutions générales de 6y′ − 5 = y sont sous la forme : f (x) = A exp x − 5.
6
Puisque f (0) = 0 alors on déduit que A = 5.  
1
D'où la solution de (E3 ) est la fonction f (x) = 5 exp x − 5.
6

3. Résolution des équations diérentielles du premier ordre avec second membre variable
Intéressons nous maintenant à la résolution des équations diérentielles du type : y ′ + ay = g(x) avec g(x)
une fonction dépendant de x. Ici le second membre n'est plus constant mais variable.

Essayons de résoudre cette équation diérentielle (E) : y ′ + ay = g(x)


Soitf une fonction solution de (E) Alors :
+ af (x) = g(x) ⇒ f ′ (x) eax +af (x) eax = g(x) eax . Or f ′ (x) eax +af (x) eax = (f (x) eax )′ .
f ′ (x)
ax ′
Ainsi f solution de (E) ⇔ (f (x) e ) = g(x) e
ax ⇔ f (x) eax = C + H(x) (par intégration). Avec H(x) une
ax
primitive de la fonction : x 7→ g(x) e .
On conclut donc que : f solution de (E) ⇔ f est une fonction sous la forme de : f (x) = C e
−ax +H(x) e−ax .

On a alors le théorème suivant :

Théorème 3 : Soit a ∈ R et g une fonction continue sur un intervalle I de R.


Les solutions de l'équation diérentielle : y ′ + ay = g(x) sont les fonctions :
x 7→ C e−ax +H(x) e−ax
Avec C ∈R et H(x) une primitive de la
ax
fonction : x 7→ g(x) e .

Remarque
− H(x) est une primitive de la fonction x 7→ g(x) eax et non de g(x).
− L'équation diérentielle y ′ + ay = g(x) est la forme plus générale des équations diérentielles y ′ + ay = 0 et
y ′ + ay = b (en prenant respectivement g(x) = 0 et g(x) = b)

Dans certaines situations, il est facile de trouver une solution particulière de l'équation diérentielle. Dans ce
cas il sera très maladroit de refaire tout le travail précédent avant de trouver la forme générale des solutions.
Le théorème suivant traite ce cas.

Théorème 4 : Soient a ∈ R et g(x) une fonction continue sur un intervalle I de R à valeurs dans R.
Les solutions de (E) : y ′ + ay = g(x) sur I sont les fonctions de la forme Cf0 + f1 où f0 est une solution non
nulle quelconque sur I de l'équation homogène (Eh ) associée y ′ + ay = 0 , f1 est une solution particulière de (E)
sur I et C ∈ R.
Démonstration
D'après le théorème 3, l'équation (E) admet au moins une solution sur I.

Soit f1 une solution particulière de (E) sur I. Alors f1 (x) + af1 (x) = g(x).
Notons f0 une solution non nulle de (Eh ) sur I et soit f une fonction dérivable sur I.

f est solution de (E) sur I ⇔ f ′ (x) + af (x) = g(x) ⇔ f ′ (x) + af (x) = f1′ (x) + af1 (x)
⇔ (f − f1 )′ (x) + a (f − f1 ) (x) = 0.
⇔ f (x) − f1 (x) est solution de l'équation diérentielle (Eh ).
⇔ f (x) − f1 (x) = Cf0 (d'après la remarque du théorème 1).
⇔ ∃ C ∈ R / f (x) = f1 (x) + Cf0 (x).

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Chapitre 7 Équations diérentielles

Exercice 1
Le but de cet exercice et de résoudre l'équation diérentielle : (E) : 7y ′ + 2y = 2x3 − 5x2 + 4x − 1
1. ′
Trouver la forme générale des solutions de l'équation diérentielle (Eh ) : 7y + 2y = 0.
2. ′
Trouver la forme générale des solutions de l'équation diérentielle (E0 ) : 7y + 2y = −1.
3. 3 2
Soit P (x) = ax + bx + cx + d. Déterminer a, b, c et d pour que P (x) soit solution de (E).
4. En déduire alors la forme générale des solutions de (E).

Solution
1. La solution générale de (Eh ) est de la forme : f (x) = C exp(− 72 x) avec C ∈ R.
1
2. Les solutions de (E0 ) sont des fonctions de la forme : x 7→ A exp(− 72 x) − avec A ∈ R.
2
3. P solution de (E) ⇔ 7P ′ (x) + 2P (x) = 2x3 − 5x2 + 4x − 1
⇔ 7(3ax2 + 2bx + c) + 2(ax3 + bx + cx + d) = 2x3 − 5x2 + 4x − 1
⇔ 2ax3 + 2 3 2
 + (7c + 2d) = 2x − 5x + 4x − 1
(21a + 2b)x + (14b + 2c)x

 2a = 2 
 a=1
 
21a + 2b = −5 b = −13
Par identication on a alors : ⇔ ⇔ P (x) = x3 − 13x2 + 93x − 326.

 14b + 2c = 4 
 c = 93
 
7c + 2d = −1 d = −326
4. D'après le 1. et le 3., on conclut :
Les solutions de (E) sont les fonctions : x 7→ x3 − 13x2 + 93x − 326 + C exp(− 27 x) avec C ∈R .

4. Problème de Cauchy
Théorème 5 : Soient a ∈ R et g(x) une fonction continue sur un intervalle I de R à valeurs dans R.
Pour tout (x0 , y0 ) ∈ R2 , il existe une unique fonction f solution de (E) : y ′ + ay = g(x) sur I et une seule
vériant f (x0 ) = y0

Démonstration
Soit (x0 , y0 ) ∈ R2 .
Les solutions de (E) x 7→ C e−ax +H(x) e−ax avec H(x) une primitive de x 7→ g(x) eax et C ∈ R.
sont :
f est une solution de (E) et f (x0 ) = y0 ⇔ C e−ax0 +H(x0 ) e−ax0 = y0 ⇔ C = y0 eax0 −H(x0 ).
Ceci montre l'existence et l'unicité d'une solution prenant la valeur y0 en x0 .

Exemple
:
Soit l'équation diérentielle suivante (E) : 2y ′ − 4y − 3 = 0
3
La solution générale de l'équation diérentielle (E) : est l'ensemble des fonctions : x 7→ λ e2x − avec
4
λ ∈ R. Cependant il existe une et une seule fonction f solution de (E) telle que f (0) = 0 à savoir
3 3
f (x) = e2x − .
4 4

III. Équations diérentielles linéaires du second ordre à coecients constants


On s'intéresse maintenant aux équations diérentielles du type (E) : y ′′ + ay ′ + by = c où a, b et c sont trois
constantes réelles (a ̸= 0). Cette équation est une équation diérentielle linéaire du second ordre à coecients
constants .

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Chapitre 7 Équations diérentielles

1. Résolution des équations de types : y′′ + ay′ + by = 0 avec a et b ∈ R


1-1. Introduction de l'équation caractéristique
On veut résoudre sur R l'équation diérentielle y ′′ + ay ′ + by = 0, c'est-à-dire on veut trouver toutes les fonctions
deux fois dérivables sur R à valeurs dans R, vériant pour tout réel x, f (x) + af (x) + bf (x) = 0.
′′ ′

Découvrons le résultat. Par analogie avec le premier ordre, cherchons des solutions f de la forme x 7→ e , r ∈
rx

R. f est deux fois dérivable sur R et pour tout réel x,


f ′′ (x) + af ′ (x) + bf (x) = 0 ⇒ (r2 + ar + b) erx = 0 ⇒ r2 + ar + b = 0
′′ ′
Ainsi la résolution de l'équation diérentielle ay + by + cy = 0, d'inconnue une fonction f , se  transforme 
2
en une équation algébrique (r + ar + b = 0) d'inconnue r .

Dénition 3
Soient a et b deux nombres réels. Soit (Eh ) l'équation diérentielle y ′′ + by ′ + cy = 0.
L'équation caractéristique de l'équation (Eh ) est l'équation : r
2+ ar + b = 0.

1-2. Technique de résolution


Soit l'équation diérentielle linéaire du second ordre sans second membre (Eh ) suivante : y ′′ + ay ′ + by = 0.
L'équation caractéristique de (Eh ) est alors : r
2
+ ar + b = 0.
Résoudre (Eh ) revient à trouver les solutions de l'équation caractéristique.
2
Posons alors ∆ = a − 4b (le discriminant). Pour rappel :
• Si ∆ > 0, l'équation caractéristique a deux solutions réelles distinctes r1 et r2 .
• Si ∆ = 0, l'équation caractéristique une solution réelle double r0 .
• Si ∆ < 0, alors l'équation caractéristique admet deux solutions complexes distinctes qu'on note r1′ et r2′ .
′ ′ ′ ′
Il est à noter aussi que r1 est le conjugué de r2 . Posons r1 = r2 = α + iβ

On admet les résultats du théorème suivants :

Théorème 6 : Soit l'équation diérentielle (Eh ) : y′′ + ay′ + by = 0 d'équation caractéristique : r2 + ar + b = 0.


• Si ∆ = a2 − 4b > 0 alors les solutions de (Eh ) sont les fonctions : x− 7 → A er1 x +B er2 x
• Si ∆ = a2 − 4b = 0 alors les solutions de (Eh ) sont les fonctions : x 7−→ er0 x (λx + µ).
• Si ∆ = a2 − 4b < 0 alors les solutions de (Eh ) sont les fonctions : x 7−→ (K1 cos(βx) + K2 sin(βx)) eαx

Le tableau ci-dessous résume le théorème précédent :

cas Les solutions de l'équation ca- Formes des solutions de l'équation diérentielle (Eh )
ractéristiques

−a + ∆
∆= a2 − 4b > 0 r1 = x 7→ A exp(r1 x) + B exp(r2 x) avec A et B∈R
2 √
−a − ∆
r2 =
2
a
∆ = a2 − 4b = 0 r0 = − x 7→ exp(r0 x)(λx + µ) avec λ et µ∈R
2


−a + i ∆
∆= a2 − 4b < 0 r1′ = = α + iβ x 7→ [K1 cos(βx) + K2 sin(βx)] eαx
2 √
avec K1 et K2 ∈ R
−a − i ∆
r2′ = = α − iβ
2

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Chapitre 7 Équations diérentielles

Exercice 2
Résoudre les équations diérentielles du second ordre suivantes :
1. (E1 ) : y ′′ − 2y ′ + 2y = 0 2. (E2 ) : y ′′ + 6y ′ + 9y = 0.
3. (E3 ) : y ′′ − 7y ′ + 12y = 0 4. (E4 ) : y ′′ − 4y = 0 et (E5 ) : y ′′ + 4y = 0.
Solution
1. L'équation caractéristique de (E1 ) est r2 − 2r + 2 dont les racines sont 1 − i et 1 + i.
D'où les solutions de (E1 ) x 7→ ex (µ cos(x) + λ sin(x)) avec µ et λ ∈ R
sont les fonctions de la forme :
2. L'équation caractéristique de (E2 ) 2
+ 6r + 9 = 0 qui admet la racine double r = −3. Alors :
est r
Les solutions de (E2 ) sont les fonctions de la forme : x 7→ (λx + µ) e
−3x avec µ et λ ∈ R

3. L'équation Caractéristique de (E3 ) est : r − 7r + 12 qui admet r1 = 3 et r2 = 4 comme racines.


2

Donc les solutions de l'équation (E3 ) sont les fonctions : x 7→ α e


4x +β e3x avec α et β ∈ R

4. − L'équation caractéristique de (E4 ) est : r2 − 4 = 0 dont les racines sont : r1 = 2 et r2 = −2.


Les fonctions solutions de (E4 ) sont de la forme : x 7→ A e
2x +B e−2x avec A et B ∈ R
2
− L'équation caractéristique de (E5 ) est : r + 4 = 0 dont les racines sont : r1 = 2i et r2 = −2i.
Les fonctions solutions de (E5 ) sont de la forme : x 7→ A cos(2x) + B sin(2x) avec A et B ∈ R

2. Résolution des équations de types : y′′ + ay′ + by = g(x) avec a et b ∈ R et g continue


Théorème 7 : Soient a et b ∈ R et g une fonction continue sur un intervalle I de R.
Soit (E) l'équation diérentielle : y ′′ + ay ′ + by = g(x).
La solution générale de l'équation (E) sur I est la somme d'une solution particulière de (E) sur I et de la
solution générale sur I de l'équation diérentielle homogène associée y ′′ + ay ′ + by = 0 (Eh ).

Démonstration
Soit f0 une solution de (E). Alors f0′′ (x) + af0′ (x) + bf0 (x) = g(x).
Soit f une fonction deux fois dérivable sur I :
f solution de (E) sur I ⇔ f ′′ (x) + af ′ (x) + bf (x) = g(x) ⇔ f ′′ (x) + af ′ (x) + bf (x) = f0′′ (x) + af0′ (x) + bf0 (x)
⇔ (f ′′ − f0′′ ) (x) + a (f ′ − f0′ ) (x) + b (f − f0 ) (x) = 0
⇔ f (x) − f0 (x) solution de (Eh ) sur I
⇔ ∃ f1 solution de (Eh ) sur I telle que f (x) − f0 (x) = f1 (x).
⇔ ∃ f1 solution de (Eh ) sur I telle que f (x) = f1 (x) + f0 (x).

Une solution quelconque de (E) sur I est donc la somme d'une solution particulière de (E) sur I et d'une solution
quelconque de (Eh ) sur I.

Remarque
La fonction g(x) : x 7→ b avec b ∈ R est bien une fonction continue sur R. Donc la résolution de l'équation
diérentielle y + ay + by = b avec b ∈ R reste le même que celle décrit dans le théorème 7.
′′ ′

Exercice 3
:
Le but est de résoudre l'équation diérentielle suivante :(E) : y ′′ − 2y ′ + y = x.
1. Trouver l'ensemble de solution de (Eh ) − : y
′′
+ y = 0. 2y ′
2. On pose R(x) = ax + b. Déterminer a et b de sorte que R(x) soit une solution de (E).
3. En déduire alors l'ensemble de solutions de (E).

Solution
1. L'équation caractéristique de (Eh ) est : r2 − 2r + 1 = 0 dont r0 = 1 est la racine double.
Par suite les solutions de (Eh ) sont sous la forme de : x 7→ (λx + µ) ex avec λ et µ∈R

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Chapitre 7 Équations diérentielles

(
a=1
2. R(x) est solution de (E) ⇔ −2a + ax + b = x ⇔ D'où R(x) = x + 2
b=2
3. En utilisant le théorème 7 et les questions 1. et 2., on conclut que :
Les solutions de (E) sont des fonctions de la formes : x 7→ (λx + µ) ex +(x + 2) avec λ et µ ∈ R.

3. Théorème de Cauchy
On admet le théorème suivant (dont la démonstration est hors programme et dépasse de toute façon le niveau
de maths terminale) :

Théorème 8 : Soient (a, b) ∈ R2 et g une fonction continue sur un intervalle I de R.


0 , z0 ) ∈ R , il existe y ′′ + ay ′ + by = g(x)
Pour tout x0 ∈ I et(y( 2 une solution f de l'équation diérentielle sur I
f (x0 ) = y0
et une seule vériant :
f ′ (x0 ) = z0

Remarque
Ce théorème concerne aussi les cas y ′′ + ay ′ + by = 0 et y ′′ + ay + by = c car ce sont les cas particuliers de
l'équation diérentielle y ′′ + ay ′ + by = g(x) avec g(x) continue sur un intervalle I de R.

Exercice 4
 ′′
 y + 9y = 0
1. Déterminer l'ensemble solution du problème de Cauchy (E1 ) suivant : y(0) = 0
 ′
y (0) = −3
′′ ′
On considère l'équation diérentielle (E) suivante : y − 4y + 3y = (2x + 1) e
−x

2. Résoudre l'équation (Eh ) : y′′ − 4y′ + 3y = 0


3. Déterminer les constantes a et b pour que la fonction h(x) = (ax + b) e−x soit solution de (E).
4. Déduire alors l'ensemble des solutions de (E). 
5. On note f0 l'unique solution de (E) vériant : ff0′ (0) =0
Préciser f0 .
0 (0) = 0

Solution
1. L'équation caractéristique de y′′ + 9y = est r2 + 9 = 0 dont les racines sont 3i et −3i.
Par suite les solutions de l'équation
( ( y ′′ + 9y = 0 sont de la forme : x 7→ A cos(3x) + B sin(3x) avec A et B ∈ R.
y(0) = 0 A=0
⇒ Par suite La fonction x 7→ − sin(3x) est la seule solution de E1
y ′ (0) = −2 B = −1
2. L'équation caractéristique de (Eh ) est : r2 − 4r + 3 = 0 dont les racines sont 1 et 3.
D'où les solutions de (Eh ) x 7→ A ex +B e3x avec A et B ∈ R.
sont les fonctions de la forme
(
h′ (x)
= (−ax + (a − b)) e−x
3. Soit h(x) = (ax + b) e−x alors on a :
h′′ (x) = (ax + (b − 2a)) e−x

( 
 1  
8a = 2  a= x 5
−x
h(x) = (ax + b) e est solution de (E) ⇔ ⇔ 4 D'où h(x) = + e−x
8b − 6a = 1 
 5 4 16
 b=
16  
x 5
4. De 2. et 3., on conclut que les solutions de (E) sont des fonctions de la forme : x 7→ + e−x +A ex +B e3x
4 16
Avec A et B ∈ R. 

 
 1  
 f0 (0) = 0  A=− x 5 1 3
5. f0 solution de (E) avec ⇔⇒ 2 Ainsi f0 (x) = + e−x − ex + e3x .

 f ′ (0) = 0 
 3 4 16 2 16
0  B=
16

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Chapitre 7 Équations diérentielles

Exercice 1
Exercices
Résoudre les équations diérentielle suivantes :

1- a. (E1 ) : 7y ′ + y − 2 = 0
b. (E2 ) : y ′ + y = 0.
c. (E3 ) : 3y ′ = −y + x e−x
2- a. (E1 ) : y ′′ + 2y ′ = 0.
b. (E2 ) : 4y ′ = y ′′ + 4y .
c. (E3 ) : y ′′ = 3y ′ − 2y .
1
d. (E4 ) : y ′′ + y ′ = −2y .
2
Exercice 2 :
On considère l'équation diérentielle (E1 ) : y ′ − 2y = (x − 1) ex .
1. Déterminer les réels a et b pour que la fonction u dénie sur R par u(x) = (ax + b) ex soit solution de (E).
2. Montrer que v est solution de l'équation diérentielle (E1 ) si et seulement si u − v est solution de l'équation
diérentielle(E ′ ) : y ′ − 2y = 0.
3. ′
Déterminer les solutions de (E ). En déduire toutes les solutions de (E1 ).
4. Trouver la solution f de (E1 ) vériant f (0) = 1.
Z ln(3)
5. Calculer f (t) dt . Donner le résultat sous la forme a + ln(b) où a et b sont des entiers.
0
6. On considère cette fois-ci (E2 ) : y

− 2y = cos(x) + sin(x).
3 1
a. Montrer que la fonction h(x) = − cos(x) − sin(x) est solution de (E2 ).
5 5
b. En déduire alors toutes les solutions de (E2 ).
2
c. Trouver la solution g de (E2 ) vériant g(0) = .
5
7. Montrer que pour tout qu'il existe un unique x0 ∈ ]0, 1[ tel que f (x0 ) = g(x0 ).
8. En déduire pour tout x ≥ x0 , g(x) − f (x) ≥ 0.

Exercice 3 :
Soit θ ∈ [0, π2 [.
Le but de cet exercice est de résoudre l'équation diérentielle (E) : y ′′ + 2 sin(θ)y ′ + y = x cos(θ) + 2 sin(θ)
1- a. Résoudre dans C l'équation (e0 ) : z 2 + 2 sin(θ)z + 1 = 0.
b. Déterminer le module et un argument de chacune des racines (e0 )
2. Donner toutes les solutions de l'équation (Eh ) : y ′′ + 2 sin(θ)y ′ + y = 0.
3. Déterminer les réels a et b pour que la fonction f0 (x) = ax + b soit une solution de (E).
4. Montrer qu'une fonction f est solution de (E) si et seulement si f (x) − f0 (x) est solution (Eh ).
5. Déterminer toutes les solutions de (E).

Exercice 4 :
Soit l'équation diérentielle (E) : ay ′′ + by ′ + cy = u(x) avec u une fonction continue sur R. Notons (Eh )
l'équation ay
′′ + by ′ + cy = 0.
1. On suppose a, b et c dans R. On suppose que (E) admet au moins une solution f0 sur R.
Montrer que f est solution de (E) si et seulement si f − f0 est solution de (Eh ).
2. Applications :
a. On considère l'équation (E1 ) : y′ + y = x e−x (cas où a = 0).
x2 −x
i. Montrer que v(x) = e est une solution de (E1 ).
2
ii. En déduire alors toutes les solutions de (E1 ).

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Chapitre 7 Équations diérentielles

b. Soit l'équation (E2 ) : y ′′ − 4y ′ + 3y = (2x + 1) ex (cas où a ̸= 0).


i. Déterminer les réels a et b pour que f0 (x) = (ax2 + bx − 1/2) ex soit une solution de (E2 ).
ii. Déterminer toutes les solutions de (Eh ) : y
′′ − 4y ′ + 3y = 0.
iii. En déduire alors toutes les solutions de (E2 ).

Problème 1
Problèmes
1. On considère les équations suivantes : (E) : y ′′ − 4y ′ + 4y = 2 cos(x) + sin(x) ; (E0 ) : y ′′ − 4y ′ + 4y = 0.
a. Déterminer a et b pour lesquels la fonction g dénie par g(x) = a cos(x) + b sin(x) est solution de (E).
b. Soitf une fonction deux fois dérivable sur R. Montrer que f est une solution de (E) si et seulement si
f − g est solution de (E0 ).
c. Résoudre (E0 ) et en déduire la forme générale des solutions de (E).
2 1
2. Soit la fonction h dénie dans [0; π] par h(x) = cos(x)− sin(x). On désigne par (C) sa courbe représentative
5 5
dans un repère orthonormé (O,⃗ i, ⃗j).
a. Calculer pour tout [0; π[, h′ (x) et h′′ (x).
x de
hπ h hπ h
b. ′
Étudier les variations de h sur ; π et en déduire que l'équation h′ (x) = 0 admet dans ;π une
2 2
unique solution α avec 2.6 < α < 2.7 .

c. Montrer que h′ (x) > 0 si et seulement si x ∈ ]α; π[ et dresser le tableau de variation de h.


d. Tracer (C). (On prendra α = 2.6 )

Problème 2
Partie A 2
On considère l'équation diérentielle (E) : y ′′ − 2y = 4x2 ex .

1. Résoudre sur R l'équation diérentielle (Eh ): y


′′
− 2y = 0.
2- a. Déterminer les réels a et b pour que f0 (x) = (ax + b) ex
2
soit une solution de (E).
b. Soit f une fonction. Montrer que f est solution de (E) si et seulement si f − f0 est solution de (Eh ).
3. En déduire de ce qui précède la résolution sur R de l'équation (E).
Partie B
Soit la fonction f dérivable et dénie sur R par : f (x) = ex|x| .
On désigne par (C) la courbe représentative de f dans un plan muni d'un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
1. Calculer lim f (x).
x→−∞
Donner une interprétation graphique à cette limite.

f (x)
2. Calculer
x→+∞
lim f (x) et
x→+∞ x
lim
. En déduire une interprétation graphique.

f (x) − 1 f (x) − 1
3- a. Calculer lim et lim
x→0 x x→0 x
x<0 x>0
b. En déduire une interprétation graphique à ces résultats.

c. Étudier le sens de variations de f et dresser son tableau de variation.



2
4. Déterminer une équation de la tangente (T ) à la courbe (C) au point d'abscisse − .
    2
1 √ 
−x2 − x 2 + 2 exp − 1 .
5. Soit g la fonction dénie sur −∞, − par : g(x) = e
2 2
 
1
a. Justier que : ∀ x ∈ −∞, − , g′′ (x) = 2(2x2 − 1) e−x2 .
2
b. Étudier les variations de g′.

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Chapitre 7 Équations diérentielles

#
√ # # √ "
2 2 1
c. Démontrer que : ∀ x ∈ −∞, − ∪ − , − , g ′ (x) ≤ 0.
2 2 2
 
1
d. En déduire le sens de variations de g sur −∞, − .
2
# √ # # √ "
2 2 1
e. Démontrer que ∀ x ∈ −∞, − , g(x) ≤ 0 et ∀ x ∈ − , − , g(x) ≥ 0. En déduire les positions
2 2 2
relatives de (T ) par rapport à (C).

6. Tracer (C) et (T ).
Problème 3
Partie A
1 ′
On considère l'équation diérentielle (E) dénie par : y + y = 3 e−2x +2
2
1. Déterminer le réel a, tel que la fonction v dénie par v(x) = ax e
−2x +2 soit une solution de l'équation (E)
1 ′
2. ′
Donner les solutions de l'équation (E ) : y +y =0
2
3- a. Montrer que u est une solution de (E) si et seulement si v−u est une solution de (E ′ ).
b. En déduire les solutions de (E).
Partie B 


 2(3x − 1) e−2x +2 si x≤0
On dénit la fonction f sur R par :

 x ln x
 si x>0
1+x
On note par (Cf ) sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère orthonormal (O,⃗i, ⃗j).
Unité graphique : 4cm

I) Étude d'une fonction auxiliaire


On dénit la fonction g sur ]0, +∞[ par : g(x) = 1 + x + ln x
1- a. Calculer les limites de g en 0 et en +∞
b. Déterminer le sens de variations de g.
c. Dresser le tableau de variations de g.
2. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une solution unique α dans ]0, +∞[. Montrer que α appartient à
l'intervalle ]0.2; 0.3[
3. En déduire le signe de g(x) suivant les valeurs de x
II) Étude et représentation graphique de f
1. Étudier la continuité de f en 0
2. Étudier la dérivabilité de f en 0. Donner une interprétation graphique.
3. Étudier les limites de f en −∞ et en +∞.
f (x)
4. Calculer x→+∞
lim et interpréter le résultat obtenu.
x
5. Étudier le sens de variations de f sur R
6. Montrer que f (α) = −α et déterminer le point d'intersection de (Cf ) avec l'axe (Ox)
7. Dresser le tableau de variations de f . Construire (Cf )
Partie C
Soit λ < 0. On note A(λ) l'aire de la partie du plan délimitée par les droites d'équations : x = λ, x = 0, y = 0
et la courbe (Cf ).
1. On pose F (x) = (ax + b) e−2x . Déterminer a et b pour que F ′ (x) = (3x − 1) e−2x
2. Calculer A(λ) en cm2
3. Calculer lim A(λ). On donne : ln 2 = 0.7 ; ln 3 = 1.10 ; ln 5 = 1.61
λ→−∞

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Chapitre 8 Courbes paramétrées

Chapitre 8

COURBES PARAMÉTRÉES

I. Notion d'une courbe paramétrée


Dénition : Une courbe paramétrée est une courbe dont l'abscisse et l'ordonnée sont toutes les deux des

x(t) = f (t)
fonctions d'un paramètre t, c'est-à-dire il s'agit d'une courbe dont l'équation est de la forme
y(t) = g(t)
où t est la variable.

Remarque
Physiquement, cela s'interprète comme la trajectoire d'un point en fonction du temps : à tout temps t correspond
une position (f(t), g(t)).

II. Étude des courbes paramétrées


1. Domaine de dénition de la courbe
Le domaine de dénition D d'une courbe paramétrée est l'ensemble des points où les fonctions x(t) et y(t) sont
dénies. Alors D = Df ∩ Dg où Df et Dg sont respectivement les domaines de dénition de f et g .

2. Réduction du domaine de dénition


On peut réduire le domaine d'étude (plus petit que le domaine de dénition) grâce aux symétries, périodicités...
Nous allons à travers cet exemple réduire le domaine d'étude :

Exemple : 
x(t) = cos3 (t)
On considère
y(t) = sin3 (t)
− Les fonctionsx(t) et y(t) sont clairement dénies R.
− Les fonctionsx 7→ sin3 (t) et x 7→ cos3 (t) sont 2π -périodique, on peut donc limiter l'étude à un intervalle de
longueur 2π , par exemple [−π, π].
− Pour tout t ∈ [−π, π], −t ∈ [−π, π] et sin3 (−t) = − sin3 (t), cos3 (−t) = cos(t). On peut encore restreindre le
domaine d'étude sur [0, π].
− Par ailleurs, pour t ∈ [0, π], x(π − t) = −x(t) et y(π − t) = y(t) . Ce qui entraine
h π ique f (π − t) est le symétrique
de f (t) par rapport à l'axe des ordonnées. On peut donc restreindre l'étude 0, puis compléter par symétrie
2
par rapport à l'axe des
h πordonnées.
i π  π  π 
− Enn, pour t ∈ 0, , on a : x − t = y(t) et y − t = x(t). Ce qui entraine que f − t est
2 2 2 h2 π i
symétrique de f (t) par rapport à la première bissectrice. On peut donc encore limiter à l'intervalle 0, puis
4
compléter par symétrie par rapport à la première bissectrice.

h πi
Au nal au lieu de faire l'étude sur R, on peut l'étudier sur 0, .On trace son support sur cet intervalle puis on
4
complète par symétrie par rapport aux axes des ordonnées et des abscisses ainsi que par rapport à la première

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Chapitre 8 Courbes paramétrées

bissectrice.

Pour rappel, on résume les cas possibles qui reviennent le plus souvent dans le tableau suivant :

Traduction Domaine Exemple


Mathématiques d'étude

 x(t) = sin(2t)
x(t) et y(t) ∀ t ∈ D , t − T ∈ D ,t − T ∈ D Intersection de D Soit D =R
 y(t) = cos(3t)
sont et x(t + T ) = x(t − T ) = x(t), avec un intervalle
périodiques de y(t + T ) = y(t − T ) = y(t) de longueur T sin(2t) et cos(3t) sont 2π -périodique.
période T On peut faire l'étude sur [-π, π]

 x(t) = cos(2t)
x(t) et y(t) ∀ t ∈ D, −t ∈ D et D ∩ R+ Soit D =R
 y(t) = cos(3t)
sont impaires x(−t) = −x(t),
ou x(t) et y(t) y(−t) = −y(t) ou cos(2t) et cos(3t) sont paires .
sont paires x(−t) = x(t) et y(−t) = y(t) On peut faire l'étude sur R+

 x(t) = sin(2t)
x(t) paire et ∀ t ∈ D, −t ∈ D et D ∩ R+ Soit D =R
 y(t) = cos(3t)
y(t) impaire ou x(−t) = x(t), y(−t) = −y(t)
x(t) impaire et ou x(−t) = −x(t) et sin(2t) est impaire et cos(3t) est
y(t) paire y(−t) = y(t) paire . On peut faire l'étude sur R+

3. Étude des branches innies


Les cas suivants sont possibles :

a. lim x(t) = l, l ∈ R et lim y(t) = ±∞ : La courbe (C) admet la droite ∆ d'équation x = l


x→t0 x→t0
comme asymptote

verticale.
b. lim x(t) = ±∞, et lim y(t) = l , l ∈ R : La courbe (C) admet la droite ∆ d'équation y = l comme asymptote
x→t0 x→t0
verticale.
y(t)
c. lim x(t) = ±∞, et lim y(t) = ±∞ : On étudie lim :
x→t0 x→t0 x→t0 x(t)
y(t)
i. Si lim = ±∞ : alors (C) admet une branche parabolique dans la direction (0y).
x→t0 x(t)
y(t)
ii. Si lim
x→t0 x(t)
= 0 : alors (C) admet une branche parabolique dans la direction (0x).

y(t)
iii. Si lim
x→t0 x(t)
=a= ̸ 0 : on étudie la fonction y(t) − ax(t) :

• Si lim (y(t) − ax(t)) = b, b ∈ R : alors C admet la droite ∆ d'équation y = ax + b comme asymptote,


x→t0
et la position de (C) par rapport à ∆ dépend du signe de y(t) − ax(t) − b.
• Si lim (y(t) − ax(t)) = ±∞, alors C admet une branche parabolique dans la direction de la droite
x→t0
d'équation y = ax.
• Si y(t) − ax(t) n'a pas de limite, on ne peut pas conclure.

y(t)
iv. Si lim n'admet pas de limite, on ne peut conclure sur la nature de l'arc inni.
x→t0 x(t)

4. Dérivées et points particuliers


La dérivation et le sens des variations se font comme dans le cas de fonctions ordinaires rencontrées.

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Chapitre 8 Courbes paramétrées

Points particuliers :
• Si x′ (t0 ) ̸= 0 et y ′ (t0 ) = 0, la courbe admet une tangente horizontale en (x(t0 ), y(t0 )).
• Si x′ (t0 ) = 0 et y ′ (t0 ) ̸= 0, la courbe admet une tangente verticale en (x(t0 ), y(t0 )).
• Si x′ (t0 ) = 0 et y ′ (t0 ) = 0, la courbe admet un un point singulier en (x(t0 ), y(t0 )).

5. Tableau des variations


L'étude de x′ (t) et y ′ (t) permet de connaître les variations de x(t) et y(t). Reporter les résultats obtenus des
variations conjointes des fonctions x(t) et y(t) dans un tableau. Cela donne alors un tableau à compléter :

t
x′ (t)

x(t)

y(t)

y ′ (t)

6. Construction méticuleuse de la courbe


On place dans l'ordre les deux axes et les unités. On construit ensuite toutes les droites asymptotes. On place
ensuite les points importants avec leur tangente (points à tangente verticale, horizontale, points singuliers, points
d'intersection avec une droite asymptote,. . . ). Tout est alors en place pour la construction et on peut tracer
l'arc grâce aux règles suivantes :
Tracé de la courbe paramétrée (x(t), y(t))
• Si x croît et y croît, on va vers la droite et vers le haut.
• Si x croît et y décroît, on va vers la droite et vers le bas.
• Si x décroît et y croît, on va vers la gauche et vers le haut.
• Si x décroît et y décroît, on va vers la gauche et vers le bas.

7. Étude de deux exemples congrès


Exemple 1 :
Courbes de Lissajous. 
 x(t) = sin(2t)
Étude et construction de l'arc paramétré :
 y(t) = sin(3t)

♦ t ∈ R, sin(2t) et sin(3t) sont bien dénis. Ainsi le domaine de dénition D = R


Pour tout
♦ sin(2(t + 2π) = sin(2t) et sin(3(t + 2π) = sin(3t). Ainsi x(t) et y(t) sont 2π -périodique. On
Pour tout réel t,
peut réduire alors le domaine d'étude à [−π, π].

 x(−t) = sin(−2t) = − sin(2t)
♦ Pour tout t ∈ [−π, π], −t est aussi dans [−π, π], On peut encore restreindre
 y(−t) = sin(−3t) = − sin(3t)
le domaine d'étude sur [0, π]. puis on obtient la courbe complète par symétrie centrale de centre O.

 x(−t) = sin(2(π − t)) = − sin(2t)
♦ De plus pour t ∈ [0, π] On étudie et on construit la courbe pour t ∈
 y(−t) = sin(3(π − t)) = sin(3t)
h πi
0, , puis on obtient la courbe complète par réexion d'axe (Oy) puis symétrie centrale de centre O.
2
Variations conjointes de x(t) et y(t) :

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Chapitre 8 Courbes paramétrées


h πi  x′ (t) = 2 cos(2t)
Pour tout t ∈ 0, , les fonctions x 7→ sin(2t) et x 7→ sin(3t) sont dérivables et on a :
2  y ′ (t) = 3 cos(3t)
Par suite : h πi hπ π i
− Pourt ∈ 0, , cos(3t) ≥ 0 donc y(t) est croissante et pour tout t ∈ , , cos(3t) ≤ 0 d'où y(t) est
6 6 2
décroissante. h
πi hπ π i
− Pour t ∈ 0, , cos(2t) ≥ 0 donc x(t) est croissante et pour tout t ∈ , , cos(2t) ≤ 0 d'où x(t) est
4 4 2
décroissante.

Tableau des variations


Représentation graphique
π π π
t 0
6 4 2
x′ (t) + 0 −
1

x(t) 3
2

0 0
1

y(t) 2
2

0 −1
y ′ (t) + 0 −

Exemple 2 : 

 t
 x(t) =
1 + t4
Étude et construction de la courbe paramétrée :

 t3
 y(t) =
1 + t4
• On peut déduire directement que le domaine de dénition est R
t t3
• Les fonctions x(t) = et y(t) = sont toutes impaires, alors on peut réduire le domaine d'étude à
1 + t4 1 + t4
[0, +∞[.
  
 1

 x = y(t)  
t 1
• Pour tout t ∈ ]0, +∞[, un calcul simple donne :   Ainsi les points M et M (t) sont

 1 t
 y = x(t)
t
donc images l'un de l'autre par la symétrie par rapport à la première bissectrice du repère. On peut donc étudier
la courbe simplement sur l'intervalle [0,1].

Variations conjointes de x(t) et y(t) : 



 1 − 3t4

 x′ (t) =
(1 + t4 )2
Pour tout t ∈ [0, 1], les fonctions x(t) et y(t) sont dérivables et on a : 2 4

 y ′ (t) = t (3 − t )

 (1 + t4 )2
Par suite on a :

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Chapitre 8 Courbes paramétrées

   
1 ′ 1
− Pour t ∈ 0, √
4
, x (t) ≥0 donc x(t) croissante et pour t∈ √
4
,1 , x′ (t) ≤ 0 donc x(t) décroissante.
3 3
− Pour t ∈ [0, 1], y ′ (t) ≥ 0. Par suite, y(t) est croissante sur [0, 1].

Tableau de Variations conjointes de x(t) et y(t)

1
t 0 √
4 1
3
x′ (t) + 0 −
0.57
x(t)
1
0 2
1
2
y(t) 0.32
0
y ′ (t) +

Représentation graphique

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Chapitre 8 Courbes paramétrées

Problème 1
Problèmes
Le plan muni d'un repère orthonormé
 (O,⃗i, ⃗j). M(t) est un point mobile de coordonnées x(t) ; y(t)
 1
x(t) = cos(2t) − cos(t)
par : 2 ; (t ∈ R)
 y(t) = sin(t)
(C) est la courbe décrite par la trajectoire de M (t).
1- a. Montrer que les fonctions x : t 7→ x(t) et y : t 7→ y(t) sont périodiques de période T que l'on précisera.

b. Que peut-on dire des positions des points M (t) et M (t + T ) ?


c. Calculer Calculer x(−t) et y(−t) et en déduire les positions des points M (−t) et M (t).
d. Justier que l'on peut réduire le domaine d'étude à
 [0, π]
 1
x(t) = cos(2t) − cos(t)
2. Soit la courbe (C ′ ) dénie par : 2 ; (t ∈ [0, π])
 y(t) = sin(t)

a. Comment obtient-on (C) à partir de (C ′ ) ?


b. Calculer x′ (t) et y ′ (t) et dresser le tableau de variations des fonctions x et y.
c. Déterminer les coordonnées des points en lesquels la tangente est verticale.

d. Déterminer les coordonnées des points en lesquels la tangente est horizontale.

3. Tracer la courbe
√ (C).
On donne : 3 = 1.7
Problème 2
Le plan muni d'un repère orthonormé
 (O,⃗i, ⃗j). On considère M(t) un point mobile de coordonnées x(t) ; y(t)
x(t) = cos3 (t)
tels que : ; (t ∈ R)
y(t) = sin3 (t)
Soit (C) la trajectoire décrite par M (t).
1- a. Démontrer que x(t) et y(t) sont périodiques de période T que l'on déterminera.

b. Montrer que M (π + t) est le symétrique de M (t) par rapport à l'origine du repère O.

c. Déterminer M (−t). Que peut-on dire de la position du point M (−t) par rapport à M (t) ?
d. Calculer M (
π
2 − t). En déduire la position de M ( π2 − t) par rapport à M (t).
h πi
e. En déduire de ce qui précède qu'on peut réduire le domaine d'étude à 0,
4
2- a. Déterminer les variations de x(t) et y(t) puis dresser le tableau de variation conjointe de x(t) et y(t).
b. Montrer que le point M (0) est un point stationnaire. Quelle est la pente à la trajectoire (C) au point
M (0) ?
h πi
c. A partir de la représentation graphique de (C) sur 0, , dire comment peut-on obtenir la courbe totale.
4
d. Déterminer les points de la courbe (C) se situant sur l'axe des abscisses.

e. Déterminer les points de la courbe (C) se situant sur l'axe des ordonnées.
h πi
f. Tracer alors (C) sur 0, puis compléter la courbe sur R.
4
Problème 3 
t 

 x(t) =
1 + t3
On considère M(t) un point mobile de coordonnées x(t) ; y(t) tels que : ; (t ∈ R)

 t2
 y(t) =
1 + t3
Soit (C) la trajectoire décrite par M (t) dans le plan muni d'un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
1. Déterminer le domaine de dénition D de cette courbe paramétrée. Que dire de sa parité ?

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Chapitre 8 Courbes paramétrées

1
2. On considère la fonction g(t) dénit par : g(t) = .
t
a. Dresser le tableau de variations de g.
b. Exhiber alors un intervalle J de R tel que J ∪ g(J) = R.
 
1
3. a. Pour tout t de D, que dire de M (t) et M ?
t
b. Conclure alors qu'on peut restreindre le domaine d'étude de cette courbe paramétrée sur ] − 1, 1].
4. Étudier les variations de x(t) et y(t) et dresser le tableau de variation conjointe de x(t) et y(t).
5. Déterminer les points où on a de tangentes horizontales et verticales.
6. Montrer que cette courbe paramétrée admet un point double dont on précisera les coordonnées.
1
7. Montrer que la droite d'équation y = −x − est une asymptote à la courbe. Étudier la position relative de
3
cette asymptote par rapport à la courbe sur ] − 1, 1].
8. Connaissant la représentation graphique de la courbe sur son ensemble d'étude, comment faire pour obtenir
la totalité de la courbe sur son domaine de dénition ?
9. Tracer (C) sur son ensemble de dénition.

Problème 4
On considère M(t) un point mobile de coordonnées
 x(t) ; y(t) tels que :
x(t) = 2 cos(t) − cos(2t)
; (t ∈ R)
y(t) = 2 sin(t) − sin(2t)
Soit (C) la trajectoire décrite par M (t) dans le plan muni d'un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
1. Montrer que l'on peut réduire le domaine d'étude de (C) sur [0, π].
2. Étudier les variations de x(t) et y(t) et dresser le tableau de variation conjointe de x(t) et y(t).
3. Déterminer les points où on a des tangentes horizontales et verticales.
4. La courbe admet-elle de points multiple ? Justier.
5. Connaissant la représentation graphique de la courbe sur [0, π], dire comment faire pour obtenir la totalité
de la courbe sur son domaine de dénition ?
6. Déterminer l'ensemble des points , intersection de la courbe (C) avec l'axe des abscisses.
7. Construire (C)

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Chapitre 9 Les coniques

Chapitre 9

LES CONIQUES

Dans tout ce chapitre, sauf indication contraire, P désigne le plan rapporté à un repère orthonormée (O,⃗i, ⃗j).

I. Étude générale des coniques


1. Dénition géométrique
Dénition 1 : Soient F un point de P , (D) une droite ne passant pas par le point F et e un nombre réel
strictement positif (e > 0).
On appelle conique d'excentricitée, de foyer F et de directrice (D) , l'ensemble
MF
C = {M ∈ P/M F = e × d(M, D)} = M ∈ P/ = e où H est le projeté orthogonal de M sur (D)
MH

Déterminons l'équation générale d'une conique :


SoitC une conique d'excentricité e, de foyer F et de directrice (D).
(D)
M (x, y) ∈ C ⇔ M F = eM H
On choisit un repère orthonormé d'origine F et on note
p d = d(F, D).
Alors M F = eM H ⇔ x2 + y 2 = e|x + d| ⇔ x2 + y 2 = e2 (x + d)2
. d(M, D) M
Hk
Ainsi (1 − e2 )x2 + y2 + 2e2 dx − e2 d2 =0 . (eq1)
MF

Il faut donc trouver un repère dans lequel l'expression est encore


F
plus simple. Cependant on peut remarque que suivant les valeurs
de e on peut avoir plusieurs possibilités : Par exemple, si e = 1, on
n'aura pas de terme devant x2

On admet le théorème suivant :

Théorème 1 : Soit C une une conique d'excentricité e.


• Si 0 < e < 1, on dit que C est une ellipse.
• Si e = 1, on dit que C est une parabole.
• Si e > 1, on dit que C est une hyperbole.

Remarque :
− Quand l'excentricité e tend vers 0, la conique se rapproche d'un cercle.
− Quand e tend vers +∞, la conique se rapproche de sa directrice.

2. Vocabulaires
2-1. L'axe focal
Soit (Γ) la droite passant par le foyer F et orthogonale à la directrice (D). (Γ) est appelée axe focal de C.
L'axe focal (Γ) est un axe de symétrie de C .

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Chapitre 9 Les coniques

2-1. Les sommets de C


Les points d'intersection de l'axe focal (Γ) et de la conique C sont appelés sommets de C . On admet que :
− Si e = 1, l'axe focal (Γ) coupe la conique C en un seul point.
− Si e ̸= 1 l'axe focal (Γ) coupe la conique C en deux points. Cependant, nous verrons plus loin que les ellipses
admettent d'autres points qu'on appelle également  sommets .

A- Étude de la parabole : Cas où e = 1

Soit (P) une parabole de foyer F de sommet O et de directrice (D).


1 −−−→ M
On considère le repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j) tel que ⃗
i= OF . H
OF
M (x, y) ∈ (P)
p ⇔ M F = M H (d'après p la dénition d'une conique). (D)
Or M H = (x − xH ) et MF =  (x − xF )2 + y 2 .
2
p p G F
On pose alors KF = p ⇒ F , 0 et (D) : x = − .
 2 2
p 2  p 2
Ainsi M (x, y) ∈ (P) ⇔ x + = x− + y2.
2 2
2
D'où si M ∈ (P) alors ses coordonnées vérient : y = 2px.

On vient de démontrer que pour e = 1, l'équation (eq1) peut s'écrire simplement dans un repère bien choisi
sous la forme : y 2 = 2px . Ce qui nous conduit à la dénition suivante :

1. Dénition
Dénition 2 : Soit (P) une parabole de foyer F et de directrice (D). Alors il existe un repère dans lequel
l'équation réduite de (P) est sous la forme :
y 2 = 2px avec p>0
Ainsi une parabole est une conique dont l'équation réduite est de la forme : y 2 = 2px avec p > 0.

Commentaire :
− On peut aussi dénir une parabole d'excentricité e = 1, de foyer F et de directrice (D) , comme étant
l'ensemble C = {M ∈ P/M F = M H} H le projeté orthogonal de M sur (D) Dénition géométrique).
(
− Une parabole a un seul foyer qu'on note généralement F et une seule directrice qu'on note (D).

2. Étude analytique
√ √
Soit M x et y . M ∈ P ⇔ y 2 = 2px avec p > 0 ⇔ y = 2px ou y = − 2px avec x ∈ [0, +∞[.
de coordonnées

On pose alors f (x) = 2px et (Cf ) sa courbe représentative.
D'après l'expression de y , on conclut que la parabole P = (Cf ) ∪ (C−f ) avec (C−f ) la symétrie de (Cf ) par
rapport à l'axe (ox). Étudier la parabole P revient à étudier (cf ).

Etude de f
p
•f est dénie et continue sur ]0, +∞[. Pour tout x ∈ [0, +∞[, f est dérivable de dérivée : f ′ (x) = √ . f est
2px
alors croissante sur
√ [0, +∞[.
f (x) − f (0) 2px f (x) − f (0)
• = ⇒ lim = +∞. Ainsi f admet une tangente verticale en x = 0.
x x x→0 x
x>0
• La tangente en un point M0 (x0 , y0 ) a pour équation :
p √ p √
y = f ′ (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ) ⇒ y = √ (x − x0 ) + 2px0 Ainsi yy0 = √ (x − x0 ) × 2px0 + 2px0
2px0 2px0
On tire alors que : yy0 = p(x + x0 ). Par symétrie par rapport à l'axe (ox) on conclut que : La tangente en un
point M0 (x0 , y0 ) de la parabole a pour équation : yy0 = p(x + x0 ).

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Chapitre 9 Les coniques

Représentation graphique ( Allure générale pour p>0 )

Remarque :
Avec un simple changement de repère, on peut avoir d'autres formes simples d'équation réduite d'une parabole.
− Une permutation de l'axe (O,⃗i) et l'axe (0, ⃗j) x2 = 2py .
conduit à une équation réduite de la forme :
− Si le foyer F se situer sur le côté des x négatifs, l'équation réduite aura la forme y 2 = −2px.
− Si le foyer F se situer sur le côté des y négatifs, l'équation réduite aura la forme x2 = −2py
On va déterminer dans ce qui suit, les diérents paramètres de ces formes réduites

3. Les paramètres d'une parabole


Soit (P) une parabole de foyer F , de directrice (D) , de sommet O et de paramètre p. On considère le repère
(O, i, ⃗j) déni précédemment.

a- Cas où le foyer est sur l'axe (ox)


Si F est du côté des x positifs : Si F est du côté des x négatifs :
♦ L'équation réduite de la parabole est : y 2 = 2px. ♦ L'équation réduite de la parabole est : y 2 = −2px.
♦ L'axe (ox) est l'axe focal.
p  ♦ L'axe (ox) est l'axe focal.
 p 
♦ Le foyer F a pour coordonnées ,0 . ♦ Le foyer F a pour coordonnées− ,0 .
2 2
♦ Le paramètre de la parabole est p. ♦ Le paramètre de la parabole est p.
p p
♦ L'équation de la directrice (D) .
est : x=− ♦ L'équation de la directrice (D) est : x = .
2 2
♦ L'équation de la tangente (T ) en un point M0 (x0 , y0 ) ♦ L'équation de la tangente (T ) en un point M0 (x0 , y0 )
de la parabole est : de la parabole est :
y0 y = p(x + x0 ). y0 y = −p(x + x0 ).
Allure générale. Allure générale.

(D) (D)

F F

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Chapitre 9 Les coniques

b- Cas où le foyer est sur l'axe (oy)


Si F est du côté des y positifs : Si F est du côté des y négatifs :
♦ L'équation réduite de la parabole est : x
2 = 2py . ♦ L'équation réduite de la parabole est : x2 = −2py .
♦ L'axe (oy) est l'axe focal.
 ♦ L'axe (oy) est l'axe focal.
p p 
♦ Le foyer F
a pour coordonnées 0, . ♦ Le foyer F 0, − .
a pour coordonnées
2 2
♦ Le paramètre de la parabole est p. ♦ Le paramètre de la parabole est p.
p p
♦ L'équation de la directrice (D) est : y = − . ♦ L'équation de la directrice (D) est : y = .
2 2
♦ L'équation de la tangente (T ) en un point M0 (x0 , y0 ) ♦ L'équation de la tangente (T ) en un point M0 (x0 , y0 )
de la parabole est : de la parabole est :
x0 x = p(y + y0 ). x0 x = −p(y + y0 ).
Allure générale. Allure générale.
(D)

F
F

(D)
Remarque : Pour les diérents cas énumérés ci-dessus, l'étude et l'établissement de l'équation de la tangente
se font de la même manière que dans le cas de l'étude analytique de la section 2.

B- Étude d'ellipse : Cas où 0 < e < 1

Pour 0 < e < 1 on peut démontrer, comme dans le cas d'une parabole, que l'équation (eq1) peut s'écrire
x2 y2
simplement dans un repère adapté sous la forme de : + =1 avec a>0 et b > 0. Ceci nous conduit à la
a2 b2
dénition suivante d'une ellipse :

1. Dénition
Dénition 3 : Soit C une ellipse de foyer F , de directrice (D) et d'excentricité 0 < e < 1. Alors il existe un
repère dans lequel l'équation de C peut s'écrire sous la forme :
x2 y 2
+ 2 =1 avec a>0 et b>0
a2 b
x2 y2
Ainsi une ellipse est une conique dont l'équation réduite peut se mettre sous la forme de : + =1 avec
a2 b2
a>0 et b>0 dans un repère bien choisi.

Remarque :
− Comme une ellipse est une conique, on peut
 alors dénir une ellipse
 d'excentricité 0 < e < 1, de foyer F et de
MF
directrice (D) , comme étant l'ensemble C = M ∈ P/ = e où H est le projeté orthogonal de M sur (D).
MH
− Une ellipse a deux foyers qu'on note généralement F et F ′ et deux directrices qu'on note (D) et (D′ ).
x2 y 2
− Le repère (O,⃗i, ⃗j) dans lequel on peut réduire l'équation (eq1) sous la forme 2 + 2 = 1 est en fait le repère
a b
dont l'axe (0x) est parallèle à l'axe focal (OF ). (F se trouve alors forcement sur l'axe (Ox) ).

2. Étude analytique
M de coordonnées x et y .
Soit un point
x2 y 2 b2  b√ 2 b√ 2
M ∈ C ⇔ 2 + 2 = 1 ⇔ y 2 = 2 a2 − x2 ⇔ y = a − x2 ou y=− a − x2 avec x ∈ [−a, a]
a b a a a

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Chapitre 9 Les coniques

b√ 2
On pose alors f (x) = a − x2 et (Cf ) sa courbe représentative.
a
D'après l'expression de y , on conclut que l'ellipse C = (Cf ) ∪ (C−f ) avec (C−f ) la symétrie de (Cf ) par rapport
à l'axe (ox). Étudier l'ellipse C revient à étudier (Cf ).

Étude de f
♦f est dénie et continue sur [−a, a]. De plus f étant paire donc on peut réduire le domaine d'étude sur [0, a].
b −x
♦ Pour tout x ∈ [0, a[, f = √ ′
est dérivable de dérivée : f (x) . f est alors décroissante sur [0, a].
√ a a2 − x2

f (x) − f (a) b a2 − x2 b a+x f (x) − f (a)
♦ = × =− √ ⇒ x→a
lim = −∞.
x−a a −(a − x) a a−x x<a
x−a
Ainsi f admet une tangente horizontale en x = 0 et une tangente verticale en x = a.
Représentation graphique de l'ellipse C avec a = 5 et b = 3
4

−8 −6 −4 −2 2 4 6 8
−2

−4

3. Les paramètres d'une ellipse


x2 y2
L'équation réduite d'une ellipse est de la forme + = 1 avec a > 0 et b > 0 comme nous venons de voir
a2 b2
dans la dénition. Par contre les paramètres des ellipses avec a ≥ b ne s'expriment pas de la même manière que
ceux des ellipses avec b ≥ a. Pour cela nous allons dans les deux cas, donner l'expression des diérents paramètres.

Premier cas : cas où a ≥ b > 0


x2 y2
Soit une ellipse C d'équation + = 1 avec a ≥ b > 0. Toutes les notions que nous allons voir ici serons
a2 b2 √
illustrer sur la gure ci-dessous.On pose c = a2 − b2 .

3-1. Les foyers et la distance focale    


−c √
c
♦ Les foyers F ′
et F ont pour coordonnées dans ce cas : F
avec c = a2 − b2 .
et F

0 0
♦ La distance focale F F ′ est appelée distance focale et de plus F F ′ = 2c.
♦ L'ellipse a pour axe focal l'axe (ox) de demi grand axe a et de demi petit axe b.

3-2. Expression de l'excentricité et équations


r des directrices
b2 c
♦ L'excentricité e de l'ellipse a pour expression : e= 2
1−
= ( toujours strictement inférieure à 1 ).
a a
a a2 a a2
♦ Les directrices (D) et (D′ ) ont pour équations (D) : x = = ′
et (D ) : x = − =−
e c e c
3-3. Le paramètre de l'ellipse p etles sommets
     
a 0 −a 0
Les sommets ont pour coordonnées : S1 , S2 , S3 et S4 (Voir la gure 3 de la page suivante).
0 b 0 −b
S1 et S3 sont les sommets principaux.

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Chapitre 9 Les coniques

(D′ ) (D)
S2
d
a
b
S3 F′ O F S1
c a
a/e

S4

f ig3
Remarque :
− En utilisant la gure (f ig3), on peut directement déduire aussi que : OF = OF ′ = c.
− Sur la (f ig3), on remarque aussi que le triangle OF S2 est un triangle rectangle en O ⇒ F S2 = a

Deuxième cas : cas où b ≥ a > 0


x2 y 2
On considère à présent une ellipse C′ d'équation + 2 =1 avec b ≥ a > 0. On pose c2 = b2 − c2 .
a2 b
En tenant compte de la remarque on a les expressions suivantes pour les paramètres dans le cas où b≥a>0 :

♦ Dans le cas où b ≥ a > 0, l'ellipse a pour axe focal l'axe (oy) de demi grand axe b et de demi axe a.
♦ Les foyers ont pour coordonnées

et F (0, −c). Et
F (0, c) r la distance focale F F ′ = 2c.
a2 c
♦ L'excentricité e a pour expression : e = 1− 2 = .
b b
b b2 b b2
♦ Les directrices (D) et (D′ ) ont pour équations : (D) : y = = ′
et (D ) : y = − = − .
    e c   e c
a 0 −a 0
♦ Les sommets ont pour coordonnées : S1 , S2 , S3 et S4 (Voir la gure).
0 b 0 −b
S2 et S4 sont les sommets principaux.

(D)
S2 d
a/e
F
b
b
S3 O S1
a
c

F′
S4 (D′ )

g 4
Remarque :
On peut remarquer que les paramètres de C′ et ceux de C (c'est-à-dire que le cas où a ≥ b > 0) s'expriment de
la même manière à condition de remplacer a dans les expressions par b et b par a et d'inverser les coordonnées
des foyers. Tout se passe comme si on intervertissait les axes (Ox) et (Oy).

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Chapitre 9 Les coniques

4. Les propriétés d'une ellipse


x2 y2
Propriété : Soit C une ellipse d'équation 2 + 2 = 1 avec a > 0 et b > 0. On note F et F ′ les foyers de C .
a b
i. L'origine du repère O est le milieu du segment [F F ′ ]. O est appelé centre de l'ellipse. .

ii. Pour tout point M (x, y) de C , M F + M F ′ = 2a. (Dénition bifocale)


Démonstration
Le point i. est assez évident ( En considérant les coordonnées de F (D′ ) (D)

et F ).
M H′ M MH
ii. Soit M un point de C. H H
On va raisonner ici avec le cas a ≥ b > 0. Le raisonnement est le
même avec le cas
 b≥a>0
F′ F
M F = eM H
Par dénition ⇒ M F +M F ′ = e(M H +M H ′ )
M F ′ = eM H ′
a
or M H + M H ′ = d(D, D′ ) = 2 .
e
Ainsi M F + M F ′ = 2a.

5. Équation de la tangente en un point de l'ellipse


On admet le théorème suivant. Il s'obtient de manière analogue à celui concernant les paraboles.

x2 y 2
Théorème 2 : Soit C une ellipse d'équation + 2 =1 avec a>0 et b > 0.
a2 b
Soit M0 (x0 , y0 ) un point de l'ellipse C. L'équation de la tangente (T ) au point M0 est :
x0 x y0 y
+ =1
a2 b2
Commentaire
Il est très facile de retenir cette expression de l'équation de la tangente en un point d'une ellipse. Il sut juste
de prendre l'équation de l'ellipse puis remplacer un x par x0 et un y par y0

On résume dans ce tableau, l'essentiel à retenir :

x2 y 2 x2 y 2
Soit a ≥ b > 0. Alors la courbe d'équation + =1 Soit b ≥ a > 0. La courbe d'équation + 2 =1 est
a2 b2 a2 b
est appelée ellipse d'axe focal (ox) de demi grand axe appelée ellipse d'axe focal (oy) de demi grand axe b,
a, de demi petit axe b et d'excentricité
r de demi petit axe
r a et d'excentricité
b2 c 2 a2 c
e= 1− 2 = <1 avec c = a2 − b2 . e= 1− = <1 avec c2 = b2 − a2 .
a a b2 b
C'est une ellipse dont les foyers F et F′ sont : F (c, 0) C'est une ellipse dont les foyers F et F′ sont : F (0, c)

et F (−c, 0).

et F (0, −c).
Les directrices(D) et (D′ ) ont pour équations : Les directrices(D) et (D′ ) ont pour équations :
a a2 ′ a a2 b b2 ′ b b2
(D) : x = = et (D ) : x = − =− . (D) : y = = et (D ) : y = − = − .
e c e c e c e c
Les points S1 (a, 0), S2 (0, b), S3 (−a, 0) et S4 (0, −b) Les points S1 (a, 0), S2 (0, b), S3 (−a, 0) et S4 (0, −b)
sont appelés sommets de l'ellipse. sont appelés sommets de l'ellipse.
Pour tout point M0 (x0 , y0 ) de l'ellipse, l'équation de Pour tout point M0 (x0 , y0 ) de l'ellipse, l'équation de
x0 x y0 y x 0 x y0 y
la tangente en ce point est : + 2 = 1. la tangente en ce point est : + 2 = 1.
a2 b a2 b

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Chapitre 9 Les coniques

C-Hyperbole : Cas où e > 1


Pour e>1 on peut également démontrer que l'équation (eq1) peut s'écrire simplement dans un repère adapté
x2 y 2
sous la forme de : − 2 =1 avec a>0 et b > 0. On a alors la dénition suivante d'une hyperbole :
a2 b

1. Dénition
Dénition 4 : Soit C une hyperbole de foyer F , de directrice (D) et d'excentricité e > 1. Alors il existe un
repère dans lequel l'équation de C est sous la forme :
x2 y 2
− 2 =1 avec a>0 et b>0
a2 b
x2 y 2
Ainsi une hyperbole est une conique dont l'équation réduite peut s'écrire sous la forme − 2 =1 avec a>0
a2 b
et b>0 dans un repère bien choisi.

Remarque :
− Une hyperbole est une conique, alors on peut 
alors dénir une hyperbole
 d'excentricité e > 1, de foyer F et
MF
de directrice (D) , comme étant l'ensemble H= M ∈ P/ =e où H est le projeté orthogonal de M sur
MH
(D).
− Une hyperbole a deux foyers qu'on note généralement F et F′ et deux directrices qu'on note (D) et (D′ ).
x2 y2
− Le repère (O,⃗i, ⃗j) dans lequel on peut réduire l'équation (eq1) de la forme − =1 est en fait le repère
a2 b2
dont l'axe (0x) est parallèle à l'axe focal (OF ).

2. Étude analytique
 
x2 y2 2 2 x2 b√ 2
Soit un point M de coordonnées x et y . M ∈ H ⇔ 2 − 2 = 1 ⇔ y = b −1 + 2 ⇔ y = x − a2 ou
a b a a
b√ 2
y=− x − a2 avec x ∈ ] − ∞, −a] ∪ [a, +∞[
a
b√ 2
On pose alors f (x) = x − a2 et (Cf ) sa courbe représentative.
a
On conclut que l'hyperbole H = (Cf ) ∪ (C−f ) avec (C−f ) la symétrie de (Cf ) par rapport à l'axe (ox).
Étudier l'hyperbole H revient à étudier (Cf ).

Étude de f
♦f est dénie et continue sur ] − ∞, −a] et sur [a, +∞[ . De plus f étant paire donc on peut réduire le domaine
d'étude sur [a, +∞[.
b x
♦ Pour tout x ∈ ]a, +∞[, f est dérivable de dérivée : f ′ (x) = √ . f est alors croissante sur [a, +∞[.
√ a −a 2 + x2

f (x) − f (a) b −a2 + x2 b a+x f (x) − f (a)
♦ = × =− √ ⇒ x→a
lim = +∞.
x−a a x−a a x−a x>a
x−a
Ainsi f admet une tangente verticale en x = a.
x y x y
♦ Les droites (∆) et (∆′ ) d'équations : + = 0 et − = 0 sont des asymptotes de (Cf ) respectivement en
a b a b
−∞ et +∞ ( se démontre facilement avec les connaissances d'études de fonctions ).
♦ Soit M0 (x0 , y0 ) un point de (Cf ). Alors la tangente en M0 a pour équation : y = f ′ (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ).
b x bp 2 yy0 xx0
Ainsi on a : y = √ 0 (x − x0 ) + x0 − a2 ⇒ 2 = 2 − 1 .
a x2 − a2 a b a
D'où l'équation de la tangente de la tangente (T ) en un point M0 (x0 , y0 ) a pour équation :
xx0 yy0
− 2 =1
a2 b
Compte tenu de la symétrie de H par rapport à l'axe (ox) on conclut :

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Chapitre 9 Les coniques

Pour tout point M0 (x0 , y0 ) de l'hyperbole H, M0


la tangente en a pour équation :
xx0 yy0
− 2 =1
a2 b
Représentation graphique de l'ellipse ( Allure générale)

3. Les paramètres d'une hyperbole


x2 y 2
L'équation réduite dans un repère adapté d'une hyperbole peut s'écrire sous la forme : − 2 = 1 avec a > 0
a2 b
x2 y2
et b > 0 . Une permutation des axes du repère conduit à l'équation réduite de la forme − + = 1 avec a > 0
a2 b2
et b > 0 . Ce sont les deux équations les plus simples d'une hyperbole. Pour cela on va dans les deux cas, donner
l'expression des diérents paramètres.

x2 y 2
Premier cas : Équation réduite sous la forme : − 2 =1
a2 b
x2 y2
Soit une hyperbole H d'équation − = 1 avec a > 0 et b > 0. Toutes les notions que nous allons voir ici
a2 b2 √
sont illustrées sur la gure ci-dessous.On pose c = a2 + b2

3-1. Les foyers et la distance focale √


♦ Les foyers F et F′ ont pour coordonnées dans ce cas : F (−c, 0) avec c = a2 + b2 .
F (c, 0) et
♦ La distance focale F F est appelée distance focale et de plus F F = 2c.
′ ′

♦ ′
Les distances origine du repère foyers sont telles que : OF = c et OF = c. L'axe (ox) est l'axe focal .
♦ Les sommets ont pour coordonnées : S1 (a, 0) et S2 (−a, 0)

3-2. Expression de l'excentricité, équations desrdirectrices et des asymptotes


b2 c
♦ L'excentricité e de l'hyperbole a pour expression :
2
e= 1+
= ( toujours strictement supérieure à 1 ).
a a
a a2 a a2
♦ Les directrices (D) et (D ) ont pour équations : (D) : x = =
′ ′
et (D ) : x = − =− .
e c e c
x y x y
♦ L'hyperbole H admet également deux asymptotes (∆) et (∆)′ d'équations : + = 0 et − = 0
a b a b

(D′ ) (D)
(∆)
c
a
F′ S2 S1 F

(∆′ )

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Chapitre 9 Les coniques

2 2
Deuxième cas : Équation réduite sous la forme : − x2 + y2 = 1.
a b
x2 y2 √
Soit une hyperbole H d'équation − + =1 avec a>0 et b > 0. On pose c= a2 + b2 . Cette hyperbole a
a2 b2
les caractéristiques suivantes :

♦ Les foyers F et F ′ ont pour coordonnées : F (0, c) et F ′ (0, −c). (∆)


♦ La distance focale F F ′ est telle que F F ′ = 2c.
♦ Les distances origine du repère foyers sont telles que : OF = c et F (∆′ )
OF ′ = c. L'axe focal est l'axe (oy) . r
a2 c S1
♦ L'excentricité e a pour expression : e = 1 + 2 = . (D)
b b
b b2
♦ Les directrices (D) et (D ) ont pour équations : (D) : y = =

O
e c
′ b b2 (D′ )
et (D ) : y = − = − . S2
e c
♦ L'hyperbole H admet également deux asymptotes (∆) et (∆)′
x y x y F′
d'équations : (∆) : + = 0 et − = 0.
a b a b
♦ Les sommets ont pour coordonnées : S1 (0, b) et S2 (0, −b)

4. Les propriétés d'une hyperbole


x2 y2
Propriété : Soit H une hyperbole d'équation 2 − 2 = 1 avec a > 0 et b > 0.
a b
i. L'origine du repère O est le milieu du segment [F F ′ ]. O appelé centre de l'hyperbole.
ii. Pour tout point M (x, y) de H, |M F − M F ′ | = 2a (Dénition bifocale ).
iii. Soit M0 (x0 , y0 ) un point de H. La tangente à l'hyperbole en M0 a pour équation :
xx0 yy0
− 2 =1
a2 b
Démonstration :
Les démonstrations des points i. et iii. sont analogues à ceux d'une parabole.
ii. Démontrons que pour tout point M (x, y) de H, |M F − M F ′ | = 2a.
p p b2 2
MF = (x − c)2 + y 2 et MF = (x + c)2 + y 2 ( F (c, 0) et F (−c, 0) ). or y2 = (x − a2 ).
a2
c a2 c a2
Ainsi MF = x− et MF′ = x+ ⇒ |M F − M F ′ | = 2a.
a c a c

Tableau récapitulatif sur les hyperboles : Voir le tableau de la page suivante

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Chapitre 9 Les coniques

Soit a > et b > 0. Alors la courbe d'équation : Soit b > 0 et a > 0. Alors la courbe d'équation :
x2 y2 x2 y 2
2
− 2 = 1 est une hyperbole d'axe focal (ox) et − 2 + 2 = 1 est appelée hyperbole d'axe focal (oy) et
a b r a b r
b2 c a2 c
d'excentricité e = 1 + 2 = > 1 avec c2 = a2 + b2 . d'excentricité e = 1 + 2 = > 1 avec c2 = b2 + a2 .
a a b b

C'est une hyperbole dont les foyers F et F ont pour

C'est une hyperbole dont les foyers F et F ont pour

coordonnées : F (c, 0) et F (−c, 0).

coordonnées : F (0, c) et F (0, −c).

Les directrices (D) et (D ) ont pour équations :

Les directrices (D) et (D ) ont pour équations :
a a 2 a a2 b b2 b b2
(D) : x = = ′
et (D ) : x = − =− . (D) : y = = ′
et (D ) : y = − = − .
e c e c e c e c
Les points S1 (a, 0) et S2 (−a, 0) sont appelés sommets Les points S1 (0, b) et S2 (0, −b) sont appelés sommets
de l'hyperbole. de l'hyperbole.
Pour tout point M0 (x0 , y0 ) de l'hyperbole, l'équation Pour tout point M0 (x0 , y0 ) de l'hyperbole, l'équation
x0 x y0 y x 0 x y0 y
de la tangente en ce point est : − 2 = 1. de la tangente en ce point est : −
+ 2 = 1.
a2 b ′
a2 b ′
Les asymptotes à l'hyperbole qu'on note (∆) et (∆ ) Les asymptotes à l'hyperbole qu'on note (∆) et (∆ )
x y x y x y x y
ont pour équation : (∆) : + = 0 et (∆′ ) : − = 0 ont pour équation : (∆) : + = 0 et (∆′ ) : − = 0
a b a b a b a b

Exercice 1
Application directe du cours
1. Dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j) du plan on dénit 4 paraboles par leurs équations cartésiennes
réduites :
5
a. y2 = 12x b. x2 + 9y = 0 c. y2 − x=0 d. 8x2 − 5y = 0
6
Pour chacune d'elles, précisez l'axe focal, le foyer, le paramètre p , l'excentricité e et la directrice.
Construisez-les.
2. On considère les coniques d'équations suivantes :
x2 y 2 x2 y 2 x2 y 2 x2 y 2
a. + = 1 b. + = 1 c. − =1 d. − + = 1.
25 16 16 25 9 16 16 9
Pour chacune de ces coniques, préciser les éléments qui les caractérisent. Construisez-les.

II. Réduction des coniques ( complement )


1. Positionnement du problème
Analysons les deux représentations graphiques ci-dessous :

(D)
(D)
S2
S2 F
F S1

O S3 O S1

(D′ )
S3
F′
S4
F′
S4 (D′ )

gure 1 gure 2

On remarque facilement que l'axe focal de l'ellipse de la (gure 1) (la droite (S2 S4 ) ) ne coïncide ni avec l'axe

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Chapitre 9 Les coniques

des abscisses, ni avec l'axe des ordonnées.


On peut également remarquer qu'avec un changement de repère, on peut obtenir l'ellipse de la gure 1 à partir
de l'ellipse de la gure 2.

Plus généralement : Toute conique admet dans un repère orthonormé quelconque (O,⃗i, ⃗j) une équation de la
forme : Ax2 + By 2 + Cx + Dy + E + F xy = 0. Le but est alors de trouver un repère orthonormé adapté (Ω, ⃗u, ⃗v )
pour que cette équation soit la plus simple possible c'est-à-dire une équation réduite.

Remarque : Dans la plupart des cas, on donne le repère qui permet d'avoir une expression réduite de l'équation
de la conique. Le reste du travail sera alors de déterminer les paramètres de la conique dans l'ancien repère.
Mais pour des cas simple où le changement de repère est facile à faire, c'est à vous de déterminer le " bon " où
l'étude sera simple.
Nous allons traiter ces deux cas qui peuvent se présenter en terminale à l'aide d'exercices suivants.

Exercice 2
√ √
Le but de ce exercice est de tracer la conique C d'équation : 17x2 +17y 2 −16xy −84 2x+66 2y +9 = 0
x2 y2
On considère alors l'ellipse C0 d'équation : + = 1. On note par (D) et (D′ ) les directrices de C

25 9
et par F et F ses foyers
1. Déterminer le centre, l'excentricité , les coordonnées des foyers et les équations des directrices de
cette ellipse. Quel est l'axe focal ?
2. Construire alors l'ellipse C0 dans un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j) où l'origine O coïncide avec le centre
de l'ellipse et l'axe (O,⃗i) avec l'axe focal de l'ellipse.
On
 considère l'application T du plan dans lui-même d'expression analytique :
√ √

 2 2 √
 X= x− y+2 2
√2 √2

 2 2 √
 Y = x+ y− 2
2 2
3. Déterminer FT et FT′ image respective de F et F′ par l'application T.
′ ′
Donner de même les équation de (∆) et (∆ ) image respectives de (D) et (D ) par T .
4. ′ ′ ′
Soit M (x, y) un point de l'ellipse C0 . On note par M (x , y ) l'image de M par T .
√ ′ √ ′
′ ′2 ′2 ′ ′
Montrer que les coordonnées de M vérient : 17x + 17y − 16x y − 84 2x + 66 2y +9=0
5. On admet que l'application T C est une
conserve la forme et les distances. En déduire que la conique
ellipse dont on déterminera les éléments caractéristiques. Construire C dans le repère (O,⃗
i, ⃗j) précédent.

Solution : √
1. ( C'est une application directe du cours ) : c = 25 − 9 = 4
c
− L'ellipse C0 a pour centre l'origine du repère O et pour excentricité e= = 0.8.
a
− Ses foyers F et F′ ont pour coordonnées : F (4, 0) et F ′ (−4, 0).
a a
− Les équations des directrices : (D) : x = = 6.25 (D′ ) : x = − = −6.25.
e e
− L'axe (ox) est l'axe focal de cette ellipse.
2.
(D′ ) S2 (D)
3

1
S3 F′ O F S1
−6 −4 −2 2 4 6
−1

−3
S4

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Chapitre 9 Les coniques

3. Notons FT (X1 , Y1 ) et 
FT′ (X2 , Y2 ).
√ √

 2 2 √ ( √
 X1 = .4 − .0 + 2 2 √ √
2 2 X1 = 4 2
− On a : FT = T (F ) ⇒ √ √ ⇒ √ ⇒ FT (4 2, 2).

 2 2 √ Y1 = 2
 Y1 = .4 + .0 − 2
2
 2√ √

 2 2 √ 
 X2 = .(−4) − .0 + 2 2 X1 = 0 √

− De même on a : FT = T (F ) ⇒ √ 2 √2 ⇒ √ ⇒ FT′ (0, −3 2).

 2 2 √ Y1 = −3 2
 Y2 = .(−4) + .0 − 2
2 2
− Équation de (∆) image de (D) par T .
25
La droite (D) a pour équation x = 6.25 = .
4
Ainsi pour tout point M (x, y) de (D), T (M ) aura pour coordonnées :
 √ √  √ √

 2 25 2 √ 
 41 2 2
 X= .( ) − y+2 2  X= − y 29 √
√2 4 √2 ⇒ 8
√ √2 ⇒ X +Y = 2.

 2 25 2 √ 
 17 2 2 4
 Y = .( ) + y− 2  Y = + y
2 4 2 8 2
29 √
Par suite pour tout point M de (D), son image T (M ) appartient à la droite d'équation y = −x + 2.
4
29 √
Ainsi la droite (∆) image de (D) par T a pour équation : y = −x + 2.

4

 De la √même façon, soit un point M (x, y) de la droite (D ), alors son image T (M ) a pour coordonnées :

√ √ √

 2 25 2 √ 
 9 2 2
 X= .(− ) − y+2 2  X=− − y 21 √
√2 4 √2 ⇒ 8√ 2
√ ⇒ X +Y =− 2.

 2 25 2 √ 
 33 2 2 4
 Y = .(− ) + y− 2  Y =− + y
2 4 2 8 2
′ 21 √
Par suite pour tout point M de (D ), son image T (M ) appartient à la droite d'équation y = −x − 2.
4
′ ′ 21 √
Ainsi la droite (∆ ) image de (D ) par T a pour équation : y = −x − 2.
4  √ √

 ′ 2 2 √
 x = x− y+2 2
4. Soit M (x, y). Alors les coordonnées de M ′ (x′ , y′ ) image de M par T vérient : √2 √2


 2 2
 y′ = x+ y− 2
 √ 2 √ 2

 2 2 ′
 x= x′ + y −1
On exprime alors les coordonnées de M en fonction de celles de M . On a :
′ 2√ 2√

 2 ′ 2 ′
 y=− x + y +3
2 2
x2 y 2
Puisque M ∈ C0 alors + = 1. En remplaçant par leurs expressions x et y puis en développant et réduisant
25 9 √ ′ √ ′
′ ′ ′ ′2 ′2 ′ ′
on retrouve que les coordonnées du point M (x , y ) vérient : 17x + 17y − 16x y − 84 2x + 66 2y + 9 = 0.
5. Par hypothèse, l'application T conserve la forme et pour tout point M de C0 , l'image de M par T appartient
à la conique C . On conclut alors que C est aussi une ellipse.
Les paramètre de C .
− Puisque T conserve les distances alors on déduit l'excentricité de C est la même que que celle de C0 .
D'où C a pour excentricité e = 0.8.

√ √ √
− Les foyers ont pour coordonnées d'après la question 3 : FT (4 2, 2) et FT′ (0, −3 2).
29 √ 21 √
− D'après la question 3, les directrices de C sont : y = −x + 2 et y = −x − 2.
4 4
− Les coordonnées des sommets sont :

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Chapitre 9 Les coniques

 √ √

 ′ 2 2 √ √ √ !
 x1 = .5 − .0 + 2 2 9 2 3 2
• S1′ = T (S1 ) = √2 √2 ⇒ S1′ , .

 2 2 √ 2 2
 y1′ = .5 + .0 − 2
2 2 √ √ !

√  3 2 7 2 √ √ 
De manière analogue, on a : T (S2 ) = S2 0, − 2 ; T (S3 ) = S3′− ,− ′
et T (S4 ) = S2 3 2, −3 2 .
2 2
− Le centre Ω de l'ellipse C est l'image
 du centre O de l'ellipse C0 par T .
√ √

 2 2 √
 X= .0 − .0 + 2 2 √ √
Ainsi en notant Ω(X, Y ) on a alors : √2 √2 ⇒ Ω(2 2, − 2).

 2 2 √
 Y = .0 + .0 − 2
2 2
− Axe focal de C :
Notons (σ) l'image de l'axe (ox) par rapport à l'application T .
′ ′ ′
Soit M (x, y) un point de l'axe focal (ox) et soit M (x , y ) sont image par T .
 √ √

 2 2 √
 x′ = .x − .0 + 2 2 √
On a alors : √2 √2 ⇒ x′ − y ′ = 3 2.

 2 2 √
 y′ = .x + .0 − 2
2 2 √
Alors si un point M appartient à l'axe (ox), son image appartient à la droite d'équation y = x − 3 2.
√ (D)
D'où l'axe focal de C est la droite d'équation : y = x − 3 2.

3
S1
F
1 S2

−4 −2 2 4 6 8 10 12
−1 O

(D′ ) −3
S4
F′
S3−5

−7

Exercice 3
x2 y2
1. On considère la conique H0 d'équation : − = 1.
16 9
a. Déterminer les éléments caractéristiques de la conique. Construire H0
(x + 2)2 y 2
Soit l'hyperboleH d'équation − = 1. On considère l'application T du plan dans lui-même
 16 9
X =x−2
d'expression analytique :
Y =y
b. Montrer que pour M de H0 , démontrer que M ′ = T (M ) est un point de H.
c. En déduire alors les caractéristiques de l'hyperbole H puis donner sa représentation graphique.
2. Soit la conique C d'équation : x2 + 4y2 − 4x + 8y − 17 = 0.
Déterminer les éléments caractéristiques de cette conique puis Construire C .
3. On considère la courbe (P) d'équation : y2 + 3y − 5x + 3 = 0
Donner les paramètres de la courbe (P) puis la construire.

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Chapitre 9 Les coniques

Solution
1-a. Les éléments caractéristiques de la conique H0 .
L'équation de H0 p
est celle d'une hyperbole. ( Les formules pour les caractéristiques sont dans le cours).

(D′ ) 6 (D)

− La distance focale c = 16 + 9 = 5.
c 4
− L'excentricité e= = 1.25
a
− Les foyers sont : F (5, 0) et F ′ (−5, 0). 2
− Les directrices : F′ S2 S1 F
(D) x = 3.2 et (D′ ) x = −3.2. −8 −6 −4 −2 2 4 6 8
− Les sommets ont pour coordonnées : −2
S1 (4, 0) et S2 (−4, 0).
− Les asymptotes de H0 sont : −4
3 3
∆ : y = x et ∆′ : y = − x. −6
4 4
h
représentation graphique de H0
b. Soit 
M (x, y) un point deH0 . Notons x′ et y ′ les coordonnées de T (M ) :
x′ = x − 2 x = x′ + 2 x2 y 2 (x′ + 2)2 y ′2
Alors : ⇒ . Comme − =1 alors − =1 ( en remplaçant ).
y′ = y y = y′ 16 9 16 9
Par suite M ′ = T (M ) appartient à H.
c. De la question b. on conclut que H est l'image de H0 par T.
On déduit alors que :
− L'excentricité de H est celle de H0 . D'où e′ = 1.25.
− Le centre Ω de H est l'image du centre de H0 qui est
 ′ (D′ ) 6 (D)
x =0−2
O par T .Ainsi Ω a pour coordonnées .
4
y′ = 0
De manière analogue, les sommets de H sont : ST (2, 0)
′ ′ 2
et ST (−6, 0) et ses foyers sont : FT (3, 0) et FT (−7, 0).
− Si un point ΩF′ S2 S1 F
 ′ M appartient à (D) alors son image
x = 1.2 −10 −8 −6 −4 −2 2 4 6
M ′ (x′ , y ′ ) : ⇒ l'image de (D) est la droite −2
y′ = y
d'équation x = 1.2.

De manière analogue on déduit que l'image de (D ) est la
−4
3 3
droite x = −5.2, l'image de (∆) est la droite y = x+ −6
4 2
′ 3 3 représentation graphique de H
et l'image de (∆ ) est la droite y = − x −
4 2
NB : H est en fait l'image de H0 par la translation du vecteur u(−2, 0).
2. Le premier travail est de transformer l'équation de cette conique.
On a : x2 + 4y 2 − 4x + 8y − 17 = (x − 2)2 − 4 + 4(y + 1)2 − 4 − 17 = (x − 2)2 + 4(y + 1)2 − 25.
2 2 (x − 2)2 (y + 1)2
Ainsi x + 4y − 4x + 8y − 17 = 0 ⇒ +4 = 1.
25 25  ′
x =x+2
En restant dans l'esprit de la question 1., on considère l'application T suivante :
y′ = y − 1
′ ′ ′
Soit M un point de la conique C et notons M (x , y ) l'antécédent de M par T . Alors on a :

x = x′ + 2 (x − 2)2 (y + 1)2 x′2 y ′2
. Et puisque + 4 = 1 alors + 4 = 1.
y = y′ − 1 25 25 25 25
x2 y2
Par suite, la conique C est l'image de la conique C0 d'équation + 4 = 1.
√ 25 25  
3 5
C0 est une ellipse d'axe focal (ox) d'excentricité e = , de sommets : S1 (5, 0), S2 0, , S3 (−5, 0) et
2 2

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Chapitre 9 Les coniques

     
5 5√ 5√ 10 √ 10 √
S4 0, − , de foyers F 3, 0 et F − 3, 0 et de directrice (D) : x = 3 et (D′ ) : x = − 3.
2 2 2 3 3
On conclut alors que C
√ est une ellipse :
3
− d'excentricité e= .
2 
x′ = 5 + 2
− Soit S1′ (x′ , y ′ ) l'image de S1 par T alors on a : ⇒ S1′ (7, −1). De manière analogue, on calcul
y′ = 0 − 1
   
′ 3 ′ 7
les images des autres sommets et les foyers. On retrouve S2 2, , S3 (−3, −1) et S4 2, −
! ! 2 2
√ √
5 3+4 −5 3 + 4
Les foyers FT , −1 et FT′ , −1 .
2 2
− Images des diérentes droites :
Image de l'axe focal
 (ox) : Soit M (x, y) un point de (ox). On note par M ′ (x′ , y ′ ) image de M par T.
x′ =x+2
Alors on a : ⇒ l'image de l'axe (ox) est la droite y = −1.
y ′ = −1
De manière analogue, on détermine les images par
√ T des autres droites caractéristiques. On trouve que l'image

6 + 10 3 ′ 6 − 10 3
de (D) est la droite d'équation x= et l'image de (D ) est la droite d'équation x= .
3 3

(DT′ ) 3 (DT )

2 S2′
1
F′ F
−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7 8 9
−1 Ω S1′
S3′ FT′ FT
−2
−3
S′4
−4
NB : En pointillés la courbe de C0 et en trait plein celle de C
Commentaire :
La courbe C est en fait l'image de la courbe C0 par la translation du vecteur ⃗u(2, −1).
3. Le travail ici est similaire

à celui

des deux premières

questions

3 2 9 3 2
3
On a : y 2 + 3y − 5x + 3 =
y+ − − 5x + 3 = y + − 5x + .
2 2 2 4
 2  
3 3
Ainsi y 2 + 3y − 5x + 3 = 0 ⇔ y + =5 x− .
2 20 

 3
 x′ = x +
On considère l'application T du plan dans lui-même d'expression analytique :
20

 y′ = y − 3

( 2

x = x + 20 3
′ ′ ′ ′
Soit M (x, y) un point de (P) et un M (x , y ) tel que M = T (M ). Alors
y = y ′ − 32
 2  
3 3 ′ ′2 ′
Puisque y+ =5 x− alors les coordonnées de M vérient : y = 5x .
2 20
2
On conclut que la conique (P) est l'image d'une certaine conique (P0 ) d'équation y = 5x par T .
 
5 5
(P0 ) est une parabole d'axe focal l'axe (ox), de paramètre p = , de sommet O(0, 0), de foyer F ,0 et
2 4

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Chapitre 9 Les coniques

5 6
de directrice (D) d'équation : x=− . Par suite, (P) est aussi une
4
parabole avec les caractéristiques suivantes
:  4
5 3 3 (D′ )
− Paramètre p= . Soit Ω = T (O) ⇒ Ω ,−
2 20 2 2
 
7 3
De manière analogue on déduit que le foyer de (P) est FT ,− . O F
5 2
3 −4 −2 Ω FT2 4 6
− L'image de l'axe focal (ox) par T est la droite d'équation y=− .
−2
2
3
Par suite l'axe focal est la droite : y=− .
2 −4
De manière analogue, on déduit que la directrice de (P) image de
−11 −6
droite (D) par T est la droite : x= .
10

2. Paramétrages classiques des coniques étudiées

Théorème 3 : Soient a et(b deux réels non nuls et deux réels c et d quelconque :
x = a cos(θ) + c
i. L'équation cartésienne est une équation paramétrique d'une ellipse.
y = b sin(θ) + d


 et + e−t
 x(t) = a +c
ii. L'équation paramétrique t
2
−t est celle d'une hyperbole.

 e −e
 y(t) = b +d
( 2
x = 2pt2 + c
iii. L'équation paramétrique représente une parabole
y = 2pt + d

Démonstration :
i. Simple à démontrer. 

 et + e−t
 x(t) = a +c
ii. De la même façon, si une courbe à pour équation cartésienne t
2
−t

 e −e
 y(t) = b +d
 2  t 2 2
(x − c)2 (y − d)2 et + e−t e − e−t
Alors + = − = 1. On retrouve ainsi l'équation d'une hyperbole.
a2 b2 2 2
(
x = 2pt2 + c
iii. Soit l'équation paramétrique :
2
Alors (y − d) = 2p(x − c) qui est une parabole.
y = 2pt + d
Exercice 4
Étudier puis tracer les courbes suivantes :


 1 et − e−t
 x(t) = −1
1. La courbe H de représentation paramétrique :
2 2
t −t
 y(t) = √1 e + e


 2 2
√ 

 
 x = 2 cos(θ) + 2  x = 6t + 2
2. Les courbes H de représentations paramétriques : r
2
et

 
 y = 6t2 − 1
 y= sin(θ) − 1
3

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Chapitre 9 Les coniques

Exercice 1
Exercices
1. Soit α∈R dans le plan muni d'un repère orthonormé direct R, on considère l'ensemble Cα des points M de
coordonnées (x, y) telles que : x2 + y 2 + 2αxy − 1 = 0
a. On considère le repère

→ →

Rθ = (O, u , v ) obtenu par rotation d'angle θ de R, on note (X; Y ) les coordonnées
de M dans ce nouveau repère repère. Comment choisir θ ∈ [0; 2π] pour que le terme en XY de l'équation
Cα dans ce repère soit nul ? Quel est alors l'équation de Cα .
b. Discuter en fonction de α du genre de la conique.

c. Préciser les ensemble C0 ; C−1 et C1


d. En déduire les paramètres a, b, c et e dans Rθ suivant les valeurs de α
x2 y2
2. Soit a, b avec 0 < a < b. Pour tout t∈
/ {a, b} on considère la courbe Ct d'équation : + =1
a−t b−t
a. Quelle est la nature de Ct ? Montrer que si Ct est une conique, ces foyers ne dépendent pas de t.

b. Montrer que si Ct et Cu , pour t ̸= u, se coupent en M, alors elles sont orthogonales (c'est-à-dire les
tangentes en M à Ct et à Cu sont orthogonales).

Exercice 2
Le plan est muni d'un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).

1. On désigne par (C1 ) l'ensemble des points M (x, y) y 2 − 2 3y − 2x = 0.
tels que
Déterminer la nature de (C1 ). Donner les éléments caractéristiques de (C1 ) et la construire.
2. Soit C O et de rayon
le cercle de centre 2 et F un point de C . Justier que la parabole de foyer F et de
directrice ∆ : x = −2 passe par O
3. Soient A(a; 0) et B(−a; 0) deux points distincts du plan et soit I le milieu [AB]
a. Déterminer le lieu des points M du plan tels que M A × M B = M I2
x2 y2
b. On considère la courbe Ca d'équation : − = 1. Caractériser cette courbe.
2a2 2a2
c. Tracer C2 .
Exercice 3
Les parties A et B sont totalement indépendantes.
Partie A On considère dans P la courbe (P) d'équation 2x + 3y2 + 4y − 1 = 0.
1- a. Montrer que (P) est une parabole dont on déterminera le sommet S, le foyer F et la directrice (D) .
b. Construire (P).
2. Soit M0 le point de (P) d'abscisse −3 et d'ordonnée y0 ≥ 0.
a. Déterminer une équation cartésienne de la tangente (T ) à (P) en M0 .
b. Donner une équation de la perpendiculaire (N ) à (T ) en M0 .
3. (T ) coupe l'axe focal ∆ de (P) au point I et (N ) coupe ∆ en J.
a. Montrer que F est le milieu du segment [IJ].
1
b. Soit K le projeté orthogonal de M0 sur ∆ . Montrer que JK = .
3
Partie B
1. Soit C une ellipse de foyers F , F ′ et de centre O. On note a la longueur du demi grand axe et c = OF .
Montrer M ∈ C ⇔ M F ′ × M F + OM 2 = 2a2 − c2
2. ′
Un point M d'une hyperbole H est projeté orthogonalement en les points H et H sur les axes de H.

Prouver que le produit M H × M H est constant
3. ′ ′
Soit C un cercle de centre C(x, y) coupant (ox) en M et M tel que M M = a et soit D le point de tangence
du cercle à l'axe (oy). On note I le projeté orthogonal de C sur l'axe (ox)

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Chapitre 9 Les coniques

a. Déterminer CD ; CM et CM ′ . Quelle est la nature du triangle M IC


b. En déduire le lieu des centres des cercles tangents à (oy) et coupant l'axe (ox) en deux points M et M′
tels que M M
′ =a avec a>0

Problème 1
Problèmes

Soit f la fonction dénie sur [0; 2] par f (x) = 2 2x − x2 et soit C sa courbe représentative dans un plan rapporté
à un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
1- a. Montrer que f est dérivable sur ]0; 2[ et calculer f ′ (x) pour tout x de ]0; 2[.
b. Déduire les variations de f puis tracer C.
2. Soit C′ le symétrique de C par rapport à la droite (O;⃗i) , on note Γ = C ∪ C′ .

y2
a. Montrer que Γ a pour équation (x − 1)2 + =1
4
b. Montrer que Γ est une ellipse dont on précisera le centre Ω l'excentricité e et les foyers F et F ′ et
l'équation des directrices (D) ′
et (D ) (On note par F, le foyer dont l'ordonnée est positive et par (D) la
directrice proche de F ).

c. Montrer que pour tout point M de Γ ; M F + M F ′ = 2.



MF 3
d. Soit M un point de Γ et note par H son projeté sur la droite (D). Montrer alors que = .
MH 2
3
3- a. Donner une équation de la tangente (T ) à Γ en son point M0 d'abscisse et d'ordonnée y0 positive.
2
b. Soient H1 et H2 les projetés orthogonaux respectifs des foyers F et F′ sur (T ).
Montrer que F H1 × F ′ H2 = 1.
Z 1+cos(x)
3. On désigne par F la fonction dénie sur [0; π] par F (x) = f (t) dt
0
a. Montrer que F est dérivable sur [0; π] et que pour tout x de [0; π], F ′ (x) = −2 sin2 (x).
b. Calculer F (π) et en déduire l'expression de F (x) pour toutx de [0; π].
c. Calculer l'aireA , en unité d'aire de l'intérieur de l'ellipse Γ .
 Z 2p



 u0 = 2 2x − x2 dx
4. On pose : Z0 2 p

 n

 un = 2 x 2x − x2 dx pour n ∈ N∗
0
a. Calculer u0 − u1 ,en déduire u1 .
Z 2 p
b. Vérier que ∀ n N∗ , un − un+1 = xn (2 − 2x) 2x − x2 dx puis montrer, à l'aide d'une intégration
  0
2n + 3
par parties que un+1 = un
n+3
Z 2 p
c. En déduire l'intégrale I = (x2 − 2x + 3) 2x − x2 dx
0
d. Montrer que (un ) est croissante. En déduire que pour tout n ∈ N, un ≥ π .
e. Montrer que si la suite (un ) converge vers l alors l = 0. Conclure.

Problème 2
Le plan (P) est rapporte a un repère orthonormal (O,⃗i, ⃗j). On désigne par (Cm ) la courbe d'équation :
y 2 = mx2 − (m − 1)x − 3(2m + 1), où m est un paramètre réel.
Partie I
1. Montrer que quel que soit le réel m, la courbe (Cm ) passe par un point xe A dont on donnera les coordonnées.
2. On suppose que m est non nul.
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Chapitre 9 Les coniques

 
m−1
a. Montrer que (Cm ) est une conique à centre dont le centre Im a pour coordonnées ,0 .
2m
b. Préciser suivant les valeurs de m, si (Cm ) est une ellipse ou une hyperbole.

c. Construire (C0 ) et (C1 ) dans le même repère.

3. Soit (α, β) un couple de nombres complexes et f la transformation du plan (P ), qui a tout point M d'axe
z associe le point M′ d'axe z′ telle que : z ′ = αz + β .
b. Déterminer α et β sachant que les points A(3, 0) et B(−3, 0) ont pour images respectives les points
A′ (3, −3) et B ′ (−3, 3) .
b. Donner la nature de f, puis déterminer ses éléments caractéristiques.

Dans la suite du problème, f est la transformation ainsi déterminée.


4. Justier que l'ensemble
′ ), image de (C ) par f est un cercle dont on précisera le centre et
(C−1 −1 le rayon.
5. Soit M le point de
′ ′ ′
coordonnées (x, y ) et M le point de coordonnées (x , y ), image de M par f .

a. Exprimer x′ et y′ en fonction de x et y, puis x et y en fonction de x′ et y′ .


b. En déduire une equation cartésienne de (C1′ ) image de (C1 ) par f .
c. Construire (C1′ ) dans le repère précédent.
Partie II
Soit (D) la droite d'équation : 5x − y − 21 = 0.
1. Déterminer une equation de (D′ ), image de (D) par f.
2. E F (F d'ordonnée positive) sont les points d'intersection de (C1 ) et (D), E ′
et et F′ leurs images respectives

par f . Déterminer les coordonnées des points E , F , E et F .

3. ′
Soit (S) la surface délimitée par la courbe (C1 ) et le segment [EF ] et (S ) son image par f.
′ ′
Calculer l'aire A(S ) de (S ) et en déduire l'aire A(S) de (S).

Partie III
On prend m = 0.
1. Quelle est la nature de (C0 ) ? On note par F son foyer et (D) sa directrice.
2. Tracer (C0 ) dans un autre repère.
3. Soit M un point de (C0 ) et H le projeté orthogonal de M sur la directrice (D).
a. Démontrer que la tangente à la parabole en M est la médiatrice de [F H].
b.

−−−
→ −−−−→ −−−−→ −
−−−

En déduire une relation entre (F H , F M ) et (HM , HF ).
4. Soit G le barycentre du système (A, 2), (B, 1), (M, 1) où M est un point de (C0 ), A et B les points dénis
dans la partie I/. On note (Γ0 ) la courbe décrite par G lorsque M parcourt la courbe (C0 ). Démontrer que
(Γ0 ) est l'image de (C0 ) par une homothétie de centre K(1; 0) dont on précisera le rapport.

Problème 3
Dans le plan P rapporté à un repère orthonormé d'origine O, on considère l'application ψ dénie par :

−−−−
→ 4 −−−−→
ψ(O) = O et pour tout point M de P distinct de O, ψ(M ) = M ′ tel que OM ′ = OM .
OM 2
1- a. Montrer que pour tout point M de P , ψ ◦ ψ(M ) = M .
b. Justier que l'ensemble des points M de P distincts de O tels que ψ(M ) = M est le cercle de centre O
et de rayon 2.


Pour toute la suite, (D) est une droite quelconque de P , A u est un
est un point xé de (D) distinct de O ;


u →

vecteur directeur de (D). On pose e 2 = − → et on suppose le plan complexe rapporté à un repère orthonormé
||u ||

− →
− −−−→ →
− →

direct (O, e 1 , e 2 ). On note OA = ae 1 + be 2 .
2. Justier que (D) est l'ensemble des points M d'axe z tels que z = a + it où t ∈ R.
3. ′
Soient M et M deux points de P tous distincts de O et d'axes respectifs z et z .

4
a. Montrer que ψ(M ) = M ′ ⇔ z ′ = .
z

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Chapitre 9 Les coniques


4a

−−−−
→ 2
 x′ =
b. En supposant
−−−−→ →

OM = ae 1 + te 2


et
′→

OM ′ = x e 1 + y e 2 , ′→

montrer que ψ(M ) = M ′ ⇔ a + t2

 y′ = 4t
a2 + t2
 
2 2 4
c. Vérier que dans ce cas, x′ − + y ′2 = 2 .
a a
d. En déduire que si M appartient à (D) , alors ψ(M ) appartient au cercle (C1 ) de diamètre [OH ′ ] où H′
est l'image par ψ du projeté orthogonal H de O sur (D).

 x1 = x
4. Soit h l'application ane qui à tout point M (x; y) associe M1 (x1 , y1 ) tel que Montrer que
 y1 = 2 y
3
l'image de (C1 ) par h est une ellipse dont dont donnera l'excentricité.
9
5. On considère l'ellipse (C) d'équation : (x − 1)2 + y 2 = 1.
4
a. Soit m un réel. Déterminer les droites de coecient directeur m qui sont tangentes à (C) (Indication :
prendre une droite (D) : y = mx + c puis chercher les valeurs possibles de c en fonction de m).
b. A quelle condition les droites y = mx + p et y= m′ x + p′ sont elles perpendiculaires ?
c. En déduire que le lieu des points du plan par lesquels passent deux tangentes à (C) qui sont perpendi-
culaires est un cercle dont on précisera le centre et le rayon.

Problème 4
Dans le plan muni d'un repère orthonormé direct, on désigne par C d'équation x2 + 9y 2 = 9.
On considère le cercle (C1 ) de centre O et de rayon 1, et le cercle (C2 ) de centre O et de rayon 3.
N est le point de
i coordonnées (cos(θ), sin(θ)). P est le point de coordonnées (3 cos(θ), 3 sin(θ)), où θ est un réel
πh
appartenant à 0, .
2
1. Soit M le point de coordonnées (3 cos(θ), sin(θ)).
a. Vérier que M est un point de l'ellipse et placer le point M.

b. Déterminer l'équation de la tangente (T ) à C en M.


2. La tangente (T ) coupe l'axe des abscisses et l'axe des ordonnées respectivement en H et K .
9 1
Déterminer les coordonnées des points H et K . En déduire que : HK 2 = +
i πh cos2 (θ) sin2 (θ)
3. Soit f la fonction dénie sur 0, 2
par f (θ) = HK .
2
a. Déterminer la dérivée de f . En déduire θ pour que la distance HK soit minimale.
π
b. On par D le point de l'ellipse C correspondant à θ = . Déterminer l'équation de la tangente en ce point
6
à l'ellipse C .

4. Déterminer les éléments caractéristiques de C puis tracer C et les cercles (C1 ) et (C2 ) de C. ( On note par F
(D) la directrice proche de F ).
le foyer d'abscisse positive et par
5. ′
Montrer que M F + M F = 6 pour M ∈ C .
6. On considère une droite variable ∆ passant par F coupe l'ellipse C en M et M .

1 1
Prouver que + = 6.
FM FM′

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Chapitre 10 Probabilité

Chapitre 10

PROBABILITÉ

I. Analyse combinatoire et outils de dénombrement


1. Le cardinal d'un ensemble
Dénition 1 :
Soit E un ensemble non vide ni. Le cardinal de E est le nombre d'éléments de E. Il est noté card(E).
Dans la suite de cette section, pour mieux comprendre, nous allons illustrer certaines notions à l'aide de l'ex-
périence aléatoire suivante : l'urne contient 4 jetons indiscernables au toucher numérotées a, b, c et d puis nous
allons généraliser par la suite.

2. Les p-uplets
2-1. Dénition
Expérience 1
:
Tirages successifs avec remise de 3 éléments parmi 4 :

• On pioche un premier jeton, par exemple : b et on le remet dans le sac.


• On pioche un deuxième jeton, par exemple : a et on le remet dans le sac.
• On pioche un troisième jeton, par exemple : a et on le remet dans le sac.
L'expérience est terminée et le résultat est le suivant : (b, a, a).
Les résultats possibles de cette expérience sont des listes de 3 éléments , avec répétition d'éléments possible.
Plus généralement, une liste de p éléments est appelée un p-uplet ou une p-liste.

Attention ! ! ! !
Une liste respecte un ordre : (b; a; a) ̸= (a; a; b). Dans une liste, il y a un premier élément, un deuxième élément,
etc. . .

2-2. Dénombrement : p-uplets ou p-liste


Dans notre exemple, en tenant compte du fait que la répétition d'un même élément est possible, alors tous les
éléments, c'est-à-dire a ou b ou c ou d peuvent être tirés 3 fois :
on trouve qu'il existe : 4 × 4 × 4 triplets possibles, soit 64 triplets possibles.

Cas général : soit un entier naturel n ≥ 1 et soit p entier naturel tel que : p ≥ 1.
Le nombre de p-uplets ou de p-listes d'un ensemble à n éléments est : np .
Remarque :
Comme il peut y avoir répétition d'éléments, p peut être strictement plus grand que n.

3. Arrangements
3-1. Dénition

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Chapitre 10 Probabilité

Expérience 2
:
Tirages successifs sans remise.

• On pioche un premier jeton, par exemple : b que l'on ne remet pas dans le sac.
• On pioche un deuxième jeton, par exemple : a que l'on ne remet pas dans le sac.
• On pioche un troisième jeton, par exemple : c que l'on ne remet pas dans le sac.
L'expérience est terminée.Le résultat est noté à l'aide de parenthèses : (b; a; c)
• Une liste de 3 éléments sans répétition possible est appelée un arrangement de 3 éléments.
• Plus généralement, une liste de p éléments sans répétition possible est appelée un arrangement de p éléments
de E .

3-2. Dénombrement : arrangements


Dans notre exemple, au premier tirage on a 4 choix possible. Au deuxième tirage, on a 3 choix possible et au
troisième tirage on a 2 choix possible.
Le nombre de tirage possible est donc 4 × 3 × 2 = 24.

Cas général : Soit un entier naturel n ≥ 1 et soit p un entier naturel tel que : 1 ≤ p ≤ n.
Le nombre d'arrangements de p éléments d'un ensemble E à n éléments est noté :Apn .
p
Et en généralisant le raisonnement tenu sur le cas particulier, on a :An = n × (n − 1) × · · · × (n − (p + 1))

4. Permutation
− La permutation est un cas particulier d'arrangement. Si p = n on dénombre alors les permutations d'éléments
de E.
− Sur notre cas particulier on a alors 4 × 3 × 2 × 1 = 24 permutations de E.

Cas général : Soit n ≥ 1.


Une permutation étant un arrangement de n éléments de E alors Le nombre de permutations d'un ensemble à
n n! (se lit "factoriel n")
éléments est noté :
Avec n! = n × (n − 1) × (n − 2) × .... × 2 × 1

Remarque :
− D'un point de vue calculatoire ( qui perd le sens du dénombrement ) : n! = n × (n − 1) × .... × 2 × 1. Il
s'agit tout simplement du produit des n premiers entiers.
− Par convention : 0! = 1.

5. Combinaison
5-1. Dénition
Expérience 3
:
Tirages Simultanés.

On pioche trois jetons en une seule fois, par exemple : a, d et c. Le résultat est noté à l'aide d'accolades :
{a; d; c}.Les résultats possibles de cette expérience sont des sous-ensembles de E ou parties de E, possédant 3
éléments. Un sous-ensemble de E comportant 3 éléments est appelé une combinaison de 3 éléments de E .
Plus généralement, une partie de E possédant p éléments est appelée une combinaison de p éléments de E .

Remarque :
− L'ensemble {a; d; c} possède les mêmes éléments que l'ensemble {d; a; c}. Ils sont donc égaux d'un point de
vu combinaison.

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Chapitre 10 Probabilité

− Il est à noter qu'une combinaison de p éléments de E est diérente d'une liste de p éléments de E. En eet
contrairement aux listes, l'ordre d'écriture des éléments d'une combinaison n'a pas d'importance. Cette absence
d'importance de l'ordre est marquée par l'utilisation de l'écriture avec accolades pour une combinaison, écriture
réservée aux ensembles.

5-2. Dénombrement de combinaison


Considérons la combinaison de 3 éléments de E :{a; b; c}. En permutant ses éléments, il est possible de former
des arrangements de 3 éléments de E. Et le nombre de permutations d'un ensemble de 3 éléments étant : 3!, il
est donc possible à partir de cette combinaison de former 6 arrangements de 3 éléments de E.
On peut évidemment faire de même avec les autres combinaisons de 3 éléments de E , obtenant ainsi tous les
arrangements de 3 éléments de E . De plus, deux combinaisons diérentes ne peuvent générer deux arrangements
3
identiques. Donc, si nous notons C4 le nombre de combinaisons de 3 éléments de E , par analogie avec la notation
3
A4 des arrangements de 3 éléments de E , on a alors :
A24 = 6C43 or A34 = 4 × 3 × 2 = 24 donc C43 = 4.

Cas général : soit un entier naturel n ≥ 1 , et soit p entier naturel tel que : 0 ≤ p ≤ n .  
p n
Le nombre de combinaisons de p éléments d'un ensemble E à n éléments est noté : Cn ou
p
et se lit combinaison de p parmi n.
Apn n!
Cnp = =
p! p!(n − p)!

Remarque :  
p n
− Il est à noter que les notations Cn et désignent la même chose. Cependant il faut faire attention quand
p
aux positions de n et p dans les deux notations.
− Le cas p=0 : La notion de liste n'a plus de sens pour p=0 par contre, un sous-ensemble de
  E possédant
n
0 éléments existe, il est unique et il s'agit de l'ensemble vide. On a alors =1 .
0
5-3. Quelques formules de combinaison
Propriétés
  : soit un entier naturel n ≥ 1 , et soit p entier naturel tel que : 0 ≤ p ≤ n .
n
i. 0 = 1
 
n
ii. n
=1
   
iii. n − p = np
n
     
n−1 n−1 n
iv. p − 1 + p =
p

Démonstration :
n!
En utilisant le fait que , on démontre facilement les points i. , ii. et
Cnp = iii.
  p!(n − p)!
−1 (n − 1)! (n − 1)! × p
iv. On a : np − 1
= = et
  (p − 1)!(n − p)! p!(n − p)!
n−1 (n − 1)! (n − 1)!(n − p)
= = .
p p!(n − p − 1)! p!(n − p)!
   
n−1 n−1 (n − 1)! × p (n − 1)!(n − p) n × (n − 1)!
Alors + = + = = Cnp .
p−1 p p!(n − p)! p!(n − p)! p!(n − p)!

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Chapitre 10 Probabilité

5-4. formule du binôme de Newton


Propriété : Pour tous a et b réels et pour tout entier naturel n ≥ 1,
P
n
(a + b)n = Cnk an−k bk
k=0

Commentaires :
− Cette formule est également valable, de façon plus générale, pour a et b nombres complexes.
− On peut remarquer que la somme des exposants de chaque monôme vaut toujours n.
− En raison de leur rôle dans cette formule, les Cnp sont aussi appelés coecients binomiaux.

Tableau récapitulatif :

Modélisation Les p éléments Les p éléments type de dénom- Nombres de tirages pos-
sont ordonnés sont distincts brement sible

Tirages successifs oui Non p-uplet de E np


avec remise

n!
Tirages successifs oui Oui Arrangement de Apn =
sans remise p éléments de E
(n − p)!

n!
Tirages simultanés Non Oui Combinaison de p Cnp =
éléments de E
p!(n − p)!

6. Quelques principes importants du dénombrement.


Propriété 1 : Principe multiplicatif.
A se décompose en un produit cartésien d'ensembles A0 , A1 · · · Ak .
Si un ensemble ni Alors :
card(A) = card(A0 ) × card(A1 ) × card(A2 ) × · · · × card(Ak )

Nous allons voir dans l'exercice qui suit, comment on utilise cette propriété :

Exercice 1
Une classe de 30 élèves, 12 lles et 18 garçons, doit élire un comité composé d'un président, un vice-président
et un secrétaire.
1. Combien y-a-t-il de comités possibles ?
2. Combien de comités peut-on constituer sachant que le poste de secrétaire doit être occupé par une lle ?
3. Quel est le nombre de comités où un élève X donné est président ?
4. Quel est le nombre de comités pour lesquels le président est un garçon et le secrétaire une lle ?
5. Quel est le nombre de comités pour lesquels le président et le vice-président sont de sexes diérents ?
Solution :
1. On veut un président, un vice-président et un secrétaire parmi les 30 élèves. (On veut alors 3 élèves distincts
parmi les30 élèves). L'ordre de choix compte et il n'y a pas de répétition.
− Pour le premier choix (par exemple le président), on a 30 possibilités : On note A0 cet ensemble possible alors
Card(A0 ) = 30.

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Chapitre 10 Probabilité

− Le président étant choisi, il reste le vice-président qu'on peut choisir parmi les 29 élèves restants : on note A1
cet ensemble possible alors Card(A1 ) = 29.
− Le vice président et le président étant choisis, il reste un secrétaire qu'on choisit parmi les 28 élèves restants :
On note de même A2 cet ensemble donc Card(A2 ) = 28.
Notons A ={ comité composé d'un président, d'un vice-président et d'un secrétaire}.
un "comité" est dans A, alors il doit forcement contenir un président, un vice-président et un secrétaire. Et un
comité ayant un président, un vice-président et un secrétaire est dans A. Par suite A = A0 × A1 × A2 .
Ainsi le card(A) = card(A0 ) × card(A1 ) × card(A2 ) = 30 × 29 × 28 = 24360.
D'où on peut former 24360 comités possibles

Remarque :
− On pouvait tout simplement remarquer qu'il s'agissait d'un arrangement de 3 éléments parmi 30 car il s'agit
en quelque sorte d'un tirage successif sans remise.
− Dans cet exemple, on peut croire qu'il s'agit plutôt d'une combinaison. Dans le cas de doute, il est conseillé
de décomposer l'expérience en des expériences élémentaires comme nous venons de le faire plus haut.

2. On choisit 1 lle parmi les 12 lles (on note l'ensemble B1 ; card(B1 ) = 12). Puis après on choisit successive-
ment 2 élèves parmi les 29 restants (On note B2 cet ensemble donc card(B2 ) = A229 ).
Comme dans la question 1., On peut avoir dans ce cas 12 × A229 = 9744 comités possibles .

3. Comme l'élève X est dans le comités, alors on va choisir successivement les 2 élèves restants dans 29 restants.
De plus, pour l'élève X, il y a trois possibilités (il peut être président, vice-président ou secrétaire et le comité
dans lequel il est président est diérent du comité dans lequel où il est vice-président ou secrétaire)

On a alors 3 × 1 × A229 = 2436 comités possibles

4. On suit toujours la même démarche qu'en 1..


− Le président est garçon, alors on a 18 possibilités.
− Secrétaire est une lle , on a alors 12 possibilités.
− on choisit le vice président parmi les 28 élèves restants. on a alors 28 possibilités.

le nombre de possibilités est donc : 18 × 12 × 28 = 6048

5. − les possibilités de formé un comité avec une lle présidente et un garçon vice-président sont 12 × 18.
− les possibilités de formé un comité avec un garçon président et une lle vice-présidente sont 12 × 18.
− les deux membres du comité étant choisis, on choisit un autre membre parmi les 28 élèves restants : donc on
a : 28 possibilités.

Le nombre de possibilités est donc 2 × 12 × 18 × 28 = 12096

Propriété 2 : Principe additif.


Si A0 , A1 · · · Ak forment une partition d'un ensemble ni A alors on a :
Card(A) = Card(A0 ) + Card(A1 ) + · · · + Card(Ak )

Remarque :
• A0 , A1 · · · Ak forment une partition d'un ensemble ni A si :
− pour tout i et j avec i ̸= j ; Ai ∩ Aj = ∅
− A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ Ak = A
• Ce principe est très utilisé en dénombrement et caractérisé le plus souvent le "Ou".

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Chapitre 10 Probabilité

Exemple
On veut choisir 2 boules de couleurs diérentes parmi les 5 boules rouges, 10 boules blanches et 6 boules
noires : Combien y a-t-il de possibilités ?

On peut avoir (une boule rouge et une boule blanche) ou (une boule rouge et une boule noire) ou (une boule
noire et une boule blanche).
− le nombre de possibilité pour avoir une boule rouge et une boule blanche est : C51 × C101 .

− 1
le nombre de possibilité pour avoir une boule rouge et une boule noire est : C5
1
× C6 .
− le nombre de possibilité pour avoir une boule noire et une boule blanche est : C61 × C10
1 .

On déduit d'après le principe précédent qu'il y a : C51 × C10


1 + C 1 × C 1 + C 1 × C 1 = 140
5 6 6 10 possibilités

Propriété 3 : Soient A et B deux parties d'un ensemble ni E . On note Ā, le complémentaire de A :
i. Card(A) + Card(Ā) = Card(E)
ii. Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B) − Card(A ∩ B)

Exercice 2
Dans une entreprise, il y a 800 employés.
− 300 sont des hommes.
− 352 sont membres d'un syndicat.
− 424 sont mariés, 188 sont des hommes syndiqués
− 166 sont des hommes mariés.
− 208 sont syndiqués et mariés
− 144 sont des hommes mariés syndiqués. On cherche à déterminer le nombre de femmes céliba-
taires non syndiquées.
1. Quel est nombre des employés qui sont des femmes ?
2. Quel est le nombre de femmes mariées ? Quel est le nombre de femme syndiquées ?
3. Quel est le nombre de femme mariées et syndiquées ?
4. Quel est le nombres de femmes célibataires non syndiquées ?.
Solution
Conseil : Pour ces genres d'exercices, il faut toujours réaliser un diagramme pour mieux voir les choses.
Le diagramme de cet énoncé est ci-contre.
1. Il y a 800 employés dont 300 hommes. Donc il y a 500 femmes.
2. − Du diagramme, on a 424 − 166 = 258 femmes mariées.
− Le nombre de femmes syndiquées est : 352 − 188 = 164
3. Le nombre de femmes mariées et syndiquées est :
208 − 144 = 64.
4. le nombres de femmes célibataires non syndiquées est :
500 − 352 − 424 + 188 + 166 − 144 + 208 = 142.

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Chapitre 10 Probabilité

II. Théorie des probabilités


1. Notions de bases de la probabilité : quelques dénitions
A partir d'un exemple concret nous allons dénir ce que sait qu'une expérience aléatoire, la notions d'issue,
d'univers et d'évènement .

Exemple
Soient un jeton à deux faces numérotées 1 et 2 et un dé à 6 faces, numérotées de 1 à 6. On jeter
simultanément le jeton et le dé puis on note le résultat sous la forme d'un couple.

Pour un lancé du dé et du jeton, le couple qu'on obtient est forcement dans cet ensemble :
Ω = {(1, 1); (1, 2); (1, 3); (1, 4); (1, 5); (1, 6); (2, 1); (2, 2); (2, 3); (2, 4); (2, 5); (2, 6)}.

Avant de lancer le dé et le jeton, on ne peut pas prévoir à l'avance quel résultat on va obtenir. Les résultats
obtenus sont aléatoires.

Dénition 2 :
− Une Expérience aléatoire est une expérience dont le résultat ne peut pas être déterminé avec certitude à
priori.
− Les résultats possibles de cette expérience sont appelés des issues ou, une éventualité ou un résultat
possible. Par exemple (1, 1) et (1, 2) sont des issues.
− L'ensemble des issues d'une expérience aléatoire est appelé univers et est le plus souvent noté Ω.
L'univers Ω peut être diviser en de sous-ensemble.Par exemple le sous-ensemble dont  le chire sur le jeton est
1 . Ces sous-ensembles ou parties de Ω sont appelés des Événements.

Dénition 3 :
Un évènement est une partie (sous-ensemble) de l'univers Ω.
Exemple :
− Événement A :  le chire sur le jeton est 1 .
− Événement B :  au moins un des chires obtenus est pair .

cas particuliers :
− L'ensemble vide, ∅, représente un événement impossible.
− L'univers Ω, représente un événement certain.

2. Opérations sur les évènements


A partir de certains événements, on en construit d'autres.

Dénition 4 : Soit Ω un univers ni et non vide associé à une certaine expérience aléatoire. Soient A et B
deux événements.
− L'événement contraire de l'événement A est l'événement noté Ā.
− L'événement  A ou B  est l'événement A ∪ B.
− L'événement  A et B  est l'événement A ∩ B.
− Si A∩B =∅ alors les évènements A et B sont dits incompatibles ou disjoints

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Chapitre 10 Probabilité

Exemple
Soient les évènements :
− A= le chire sur le jeton est 2
− B=  le chire sur le dé est pair .
Alors l'évènement A ou B est l'évènement :  le chire sur le jeton est 2 ou le chire sur le dé est pair .
L'évènement B est l'évènement  le chire sur le dé est impair .

3. Probabilité d'un évènement


Considérons l'expérience aléatoire de lancé simultané de dé et de jeton décrit ci-dessus et son univers Ω associé.
En supposant que le dé et le jeton son parfait alors on a par exemple :
1
− Une chance sur douze de réaliser l'évènement  Avoir le couple (2, 4)  soit une probabilité de .
12
− L'évènement  Avoir un nombre pair sur le dé et le chire 1 sur le jeton  a trois chance sur douze de se
1
réaliser soit une probabilité de .
4
On note P(Ω) une famille de parties de l'univers Ω.

Dénition 5 : Soit Ω un univers ni associé à une certaine expérience aléatoire (ayant donc un nombre ni
d'issues).
Une probabilité sur Ω est une application P de P(Ω) dans [0, 1] vériant :
− P (Ω) = 1 ;
− ∀ (A, B) ∈ (P(Ω))2 , A ∩ B = ∅ ⇒ P (A ∪ B) = P (A) + P (B)

Commentaire :
− La probabilité d'un événement élémentaire {ωi } est notée P ({ωi })
− La seule donnée de l'univers ne dénit évidemment pas la probabilité. De même, qu'à une expérience aléatoire,
on peut associer plusieurs univers, à un même univers on peut associer plusieurs probabilités. Par exemple, si
on lance une pièce de monnaie, un univers associé à cette expérience, est Ω = {pile, f ace}. Si la pièce n'est pas
1
truquée, la probabilité associée est dénie par P ({P ile}) = P ({F ace}) = . Mais si la pièce est truquée, on
2
2 1
peut avoir par exemple P ({P ile}) = et P ({F ace}) = .
3 3
NB : La probabilité d'un élément A de P(Ω) est toujours inférieur ou égale à 1 ( 0 ≤ P (A) ≤ 1 )

4. Propriétés de calcul des probabilités


Théorème 1 : Soit l'univers ni Ω muni d'une probabilité P .
i. ∀ A ∈ P(Ω), P (Ā) = 1 − P (A).
ii. P (∅) = 0
iii. ∀ (A, B) ∈ (P(Ω))2 , A ⊂ B ⇒ P (B \ A) = P (B) − P (A)
iv. P est croissant au sens de l'inclusion : ∀ (A, B) ∈ (P(Ω))2 , A ⊂ B ⇒ P (A) ≤ P (B) .
Démonstration :
i. ∀ A ∈ P(Ω), A ∩ Ā = ∅ et A ∪ Ā = Ω . D'après la dénition de la probabilité, P (A ∪ Ā) = P (A) + P (Ā).
P (Ā) = P (Ω) − P (A) ⇒ P (Ā) = 1 − P (A)
ii. On a : ∅ = Ω ⇒ P (∅) = 1 − P (Ω) = 0.
iii. soit (A, B) ∈ (P(Ω))2 tel que A ⊂ B . B = A ∪ (B \ A) or A ∩ (B \ A) = ∅.
On déduit que P (B) = P (A ∪ (B \ A)) = P (A) + P (B \ A) ⇒ P (B \ A) = P (B) − P (A).
iv. Puisque pour tout (A, B) ∈ (P(Ω))2 tel que A ⊂ B , 0 ≤ P (B \ A) = P (B) − P (A) alors P (B) ≥ P (A).

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Chapitre 10 Probabilité

Théorème 2 : Soit l'univers ni Ω muni d'une probabilité P . On pose Ω = {ω1 , · · · , ωn } où n ∈ N∗ et les ωi ,
1 ≤ i ≤ n, sont deux à deux distincts.
i. ∀ (A, B) ∈ (P(Ω))2 , P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B).
P
n
ii. On pose Pi = P ({ωi }) pour 1 ≤ i ≤ n alors : Pi = P1 + P2 + · · · + Pn = 1
i=1

Commentaire :
−Le point ii. traduit le fait que P (Ω) = 1. Ω est un évènement certain.
− A l'opposé de Ω, ∅ est un événement impossible donc le pourcentage de chance pour qu'il se produise lors de
la réalisation d'une expérience aléatoire est nul.

Exercice 3
On lance un dé cubique à 6 faces numérotées de 1 à 6. Ce dé est pipé.
− Le 1 a une chance sur 2 d'être obtenu .
− les 5 autres numéros ont tous la même probabilité d'être obtenus.
Calculer la probabilité d'obtenir un numéro impair.

Solution : 
 1
P1 =
Notons Pi la probabilité d'obtenir le numéro i pour 1 ≤ i ≤ 6. On a alors : 2 .
 P =P =P =P =P
2 3 4 5 6
Or pour un lancé de dé, Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
1 1
D'après le théorème 2 on a : P1 + P2 + P3 + P4 + P5 + P6 = P1 + 5P2 = 1. Or P1 = ⇒ P2 = .
2 10
7
D'où la probabilité d'obtenir un numéro impair est : P1 + P3 + P5 = .
10

5. Cas d'équiprobabilité : Probabilité uniforme


C'est le cas où les événements élémentaires sont équiprobables :

Dénition 5 :
Soit Ω un univers ni non vide associé à une certaine expérience aléatoire. On pose card(Ω) = n.
1
La probabilité uniforme sur Ω est la probabilité P dénie par les égalités : ∀ ω ∈ Ω , P ({ω}) = .
n
Autrement dit, si les événements élémentaires ont tous la même probabilité de se produire, on dit que les issues
sont équiprobables, ou encore, que l'univers est équiprobable.

Commentaire :
Les expressions suivantes  dé équilibré ou parfait ,  boule tirée de l'urne au hasard ,  boules indiscernables
 . . . indiquent que, pour les expériences réalisées, le modèle associé est l'équiprobabilité .

Théorème 3 : Soit Ω un univers ni non vide associé à une certaine expérience aléatoire. Soit P la probabilité
uniforme sur Ω. Alors :
.
card(A)
∀ A ∈ P(Ω), P (A) =
card(Ω)

Commentaire :
card(A) nombre de cas favorables
− La formule P (A) = peut se réénoncer traditionnellement sous la forme : P (A) = .
card(Ω) nombre de cas possibles

− Dans le cas d'un univers équiprobable, le calcul d'une probabilité se ramènera donc à savoir dénombrer l'uni-
vers et ses sous ensembles

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Chapitre 10 Probabilité

Exercice 4
1. Sur une grille sur laquelle sont écrits les numéros de 1 à 49, on coche 6 de ces numéros.
Dans une grosse boule transparente et creuse sont placées 49 boules numérotées de 1 à 49. Le
jour du tirage du loto, 6 boules sont extraites au hasard de l'urne. On gagne si on a coché les 6
numéros extraits.
Quelle est la probabilité de gagner au loto ?
2. Une course de chevaux a 18 partants numérotés de 1 à 18. Tous les chevaux terminent la
course et il n'y a pas d'ex-æquo. Avant la course, un joueur coche au hasard sur une grille 3
chevaux dans leur ordre d'arrivée. Calculer la probabilité que le joueur gagne.

Solution :
1. Dans la pratique, les boules sont tirées successivement l'une après l'autre sans remise mais l'ordre ne compte
pas. Cela revient à un tirage simultané de 6 boules successivement.
On choisit donc pour univers Ω l'ensemble des tirages simultanés de 6 boules parmi 49. Alors
card(Ω) = 6
C49 = 13 983 816.
On a tiré les 6 boules au hasard. On est dans la situation où les événements élémentaires sont équiprobables.
Soit A l'événement :  on gagne . Il existe un et un seul tirage pour lequel l'événement A est réalisé (quand les
6 numéros que l'on a coché sortent) ou encore card(A) = 1. La probabilité de gagner au loto est :

card(A) 1
P (A) = = = 7.15 10−8
card(Ω) 13 983 816

2. On peut modéliser cette expérience comme un tirage successif sans remise et sans répétition. Donc, c'est un
arrangement sans répétition de 3 éléments dans un ensemble de 18 éléments.
Alors card(Ω) = A318 = 4 896.
Parmi ces 4 896 arrivées possibles, une et une seule est favorable au joueur.

1
Alors La probabilité demandée est donc P = = 2.04 10−4 .
4896

III. Probabilités conditionnelles


1. Découverte des probabilités conditionnelles

Exemple
Dans un certain lycée, il y a 747 élèves répartis comme suit :

seconde Première Terminale Total


Filles 183 96 141 420
garçons 120 114 93 327
Total 303 210 234 747

On choisit un élève au hasard. On note :


F :  l'élève choisi est une lle 
G :  l'élève choisi est une garçon 
S :  l'élève choisi est un élève de seconde 
P :  l'élève choisi est un élève de première 
T :  l'élève choisi est un élève de terminale 

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Chapitre 10 Probabilité

234
• La probabilité que l'élève choisi soit un élève de terminale est : = 0.313 et la probabilité que cet élève soit
747
420
une lle est = 0.562.
747
141
• Si on choisit cet élève parmi les lles uniquement, la probabilité qu'il soit un élève de terminale est = 0.336.
420
On a ainsi considéré uniquement les 420 élèves qui sont des lles. Cette dernière probabilité est une probabilité
conditionnelle : c'est la probabilité que l'élève choisi soit un élève de terminale conditionnée par le fait que cet
élève est une lle.
Dit autrement, on a calculé la probabilité que l'élève choisi soit un élève de terminale sachant que cet élève est
une lle. On note PF (T ) (et on lit  la probabilité de T sachant F ).( PF (T ) = 0.336)

NB : Il faut bien distinguer cette probabilité de la probabilité de l'événement  l'élève choisi est une lle de
terminale  qui est l'événement F ∩ T . Pour ce dernier événement, on considère de nouveau les 867 élèves.
Parmi ces 867 élèves, il y en a 141 qui sont des élèves des lles en classe de terminale.

141
141 747 P (F ∩ T )
Il y a un lien entre les probabilités PF (T ) et P (F ∩ T ) : PF (T ) = = 420 =
420 747
P (F )
P (F ∩ T )
Ainsi la probabilité que l'élève choisi est une lle sachant qu'elle est en terminale est notée PF (T ) est = .
P (F )
On pose donc la dénition suivante :

2. Dénition de la probabilité de A sachant B


Dénition 7 : On suppose donné un univers Ω ni et une loi de probabilité P sur Ω.
Soient A et B deux événements tels que P (A) ̸= 0.
La probabilité de l'évènement B sachant que l'événement A est réalisé est :
P (A ∩ B)
PA (B) =
P (A)
PA (B) se lit  probabilité de B sachant A .

Remarque :
− la probabilité de B sachant A peut être notée aussi : P (B/A) ou P/A (B)
− Il faut remarquer que pour un évènement A, la probabilité de A sachant A est nulle (P (A/A) = 0 car
P (A ∩ A) = 0 puisque A ∩ A = ∅ et P (∅) = 0 par dénition.

3. Propriétés des probabilités conditionnelles


En appliquant la dénition de probabilité conditionnelle, on a les propriétés suivantes :

Théorème 4 : Soit A un événement tel que P (A) ̸= 0.


i. Pour tout événement B , 0 ≤ PA (B) ≤ 1
ii. PA (∅) = 0 et PA (Ω) = 1
iii. Pour tout évènement B , P (A ∩ B) = PA (B) × P (A). De plus si P (B) ̸= 0 alors P (A ∩ B) = PB (A) × P (B).
iv. Pour tout événement B , PA (B) = 1 − PA (B)
v. Si B et C sont deux événements incompatibles, alors PA (B ∪ C) = PA (B) + PA (C)

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Chapitre 10 Probabilité

4. Formule de probabilité totale


Propriété :
Soit Ω A1 , A2 , · · · , An une partition de Ω.
un univers. Soient
i. Pour tout événement B , P (B) = P (B ∩ A1 ) + · · · + P (B ∩ An ) (1)
ii. Pour tout k (1 ≤ k ≤ n) P (B ∩ Ak ) = PAk (B) × P (Ak )
Pn
Et par conséquent, pour tout évènement B , P (B) = P (Ak ) × PAk (B) (2)
k=1

Démonstration
Rappel : A1 , A2 , · · · , Anune partition de Ω signie que pour tout i et j entre 1 et n avec i ̸= j , Ai ∩ Aj = ∅
(les évènementsA1 , A2 , · · · , An sont dits deux à deux incompatibles) et A1 ∪ A2 · · · ∪ An = Ω. On déduit que
S
n
pour un évènement B , B = B ∩ Ak et comme les évènements A1 , A2 , · · · , An sont deux à deux incompatibles
k=1
alors les évènements B ∩ A1 , B ∩ A2 , · · · , B ∩ An sont aussi 
deux à deux
incompatibles
Sn S
n Pn
• Ainsi, pour un évènement B , B = B ∩ Ak ⇒ P (B) = P B ∩ Ak = P (B ∩ Ak ) car les évènements
k=1 k=1 k=1
B ∩ Ak sont deux à deux incompatible. Donc P (B) = P (B ∩ A1 ) + · · · + P (B ∩ An ) (*)
• En utilisant la dénition de la probabilité conditionnelle, on a : P (B ∩ Ak ) = PAk (B) × P (Ak ) (**)
Pn
De (*) et (**) on déduit que pour tout évènement B , P (B) = P (Ak ) × PAk (B)
k=1

Remarque :
• Dans la propriété précédente, la formule (2) est une autre façon d'écrire (1). Donc les formules (1) et (2) sont
identiques et sont appelées formule de probabilité totale.
• La démonstration de cette propriété avec une application fait l'objet du problème 7

5. Utilisation d'un arbre pondéré


On énonce ici les diérentes règles de construction d'un arbre de probabilités permettant de modéliser certaines
expériences aléatoires.

A∩B
pA (B)

A
− Règle n°1 : A chaque colonne, les évène-
ments forment une partition de l'univers.

p(A) − Règle n°2 : A partir d'un n÷ud de l'arbre,


pA (B) on dessine des  branches . A partir du
deuxième niveau, la probabilité des branches
A∩B sont des probabilités conditionnelles.
− Règle n°3 : La probabilité d'un che-
A∩B min est égal au produit des probabilités des

pA (B) branches ;
P (A) − Règle n°4 : La probabilité d'un évènement
est la somme des probabilités des chemins qui
A y conduisent.

pA (B)
A∩B

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Chapitre 10 Probabilité

Exercice 5
A propos de covid-19
Dans un pays, il y a 2% de la population contaminée par le nouveau Corona virus.
On dispose d'un test de dépistage de ce virus qui a les propriétés suivantes :
− La probabilité qu'une personne contaminée ait un test positif est de 0, 99 (sensibilité du test).
− La probabilité qu'une personne non contaminée ait un test négatif est de 0, 97 (spécicité du test).
On fait passer un test à une personne choisie au hasard dans cette population.
On note V l'événement  la personne est contaminée par le virus  et T l'événement  le test est positif .
V et T désignent respectivement les événements contraires de V etT .
1-a. Préciser les valeurs des probabilités P (V ), PV (T ), PV (T ) , PV (T ) et PV (T ) .
Traduire la situation à l'aide d'un arbre de probabilités.
b. En déduire la probabilité de l'événement V ∩ T.
2. Démontrer que la probabilité que le test soit positif est 0, 0492.
3-a. Justier par un calcul la phrase :  Si le test est positif, il n'y a qu'environ 40% de  chances  que la
personne soit contaminée .
b. Déterminer la probabilité qu'une personne ne soit pas contaminée par le virus sachant que son test est
négatif.

Solution :
1-a. L'énoncé fournit : P (V ) = 0.02, PV (T ) = 0.99, PV (T ) = 0.03 Représentons la situation par un arbre :
PV (T ) = 0.97 et PV (T ) = 0.01 T
0.97
b. Comme P (V ∩ T ) = PV (T ) × P (V ) alors P (V ) = 0.0198
2. Pour une personne prise au hasard on a deux possibilité : V
− Soit la personne est saine mais le test est positif,
0.98
0.03 T
− Soit la personne est malade et le test est positif :
Alors P (T ) = P (V ∩ T ) + P (V ∩ T ).
Or P (V ∩ T ) = P (V ) × PV (T ) = 0.98 × 0.03 = 0.0294 0.01 T
0.02
Ainsi P (T ) = 0.0492. V
3-a. On va calculer alors PT (V ) : 0.99
P (T ∩ V ) 0.0198 T
PT (V ) = = = 0.4. D'où PV (T ) = 0.4
P (T ) 0.492
b. On va chercher PT (V ) :
P (T ∩ V )
PT (V ) = . Or P (T ∩ V ) = PV (T ) × P (V ) = 0.97 × 0.98 = 0.9506 et P (T ) = 1 − P (T ) = 0.9508
P (T )
Ainsi PT (V ) = 0.9998

6. Indépendance de deux événements


Dénition 8 : Soient A et B deux événements.
Aet B sont indépendants si et seulement si P (A ∩ B) = P (A) × P (B).

De la dénition précédente, on déduit le théorème suivant :

Théorème 5 : Soient A et B deux événements de probabilités respectives non nulles.


− A et B sont indépendants si et seulement si PA (B) = P (B).
− A et B sont indépendants si et seulement si PB (A) = P (A).
− Si A et B sont indépendants, alors A et B sont indépendants

Commentaire :
− Quand A etB sont indépendants (et A a une probabilité non nulle), savoir A n'a aucune incidence sur la
probabilité de B.

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Chapitre 10 Probabilité

− Il faut prendre garde à ne pas confondre la notion d'incompatibilité de deux événements et la notion d'indépen-
dance de deux événements. Déjà, la notion d'incompatibilité est une notion ensembliste (A et B incompatibles
si et seulement si A ∩ B = ∅). Cette notion est dénie sans qu'intervienne des probabilités alors que la dénition
de l'indépendance fait référence à une probabilité.
− Les quatre situations sont possibles : incompatibles et indépendants, incompatibles et non indépendants, non
incompatibles et indépendants, non incompatibles et non indépendants. Par exemple, si A et B sont incompa-
tibles et tous deux de probabilités non nulles, avec P (A ∩ B) = 0 ̸= P (A) × P (B), alors A et B ne sont pas
indépendants.

Exemple
Une urne contient 2 boules noires et 8 boules blanches et donc 10 boules au total. On tire deux boules de .

cette urne. On note A l'événement  la première boule tirée est noire  et B l'événement  la deuxième boule
tirée est noire .

− Si le tirage de ces deux boules s'eectue successivement avec remise de la boule tirée dans l'urne, la
2
probabilité de B est et ceci quelle que soit la couleur de la boule tirée en premier. Dans cette situation les
10
événements A et B sont indépendants.
− Si le tirage de ces deux boules s'eectue successivement sans remise de la boule dans l'urne, la probabilité
2 1
de B est si la première boule tirée est blanche et si la première boule tirée est noire. La probabilité de B
9 9
varie en fonction de la réalisation ou non de l'événement A. Dans cette situation les événements A et B ne sont
pas indépendants.

Remarque :
• Pour démontrer que deux évènements A et B sont indépendants ou non, On détermine P (A) , P (B) et
P (A ∩ B) :
− Si P (A ∩ B) = P (A) × P (B) alors les évènements A et B sont indépendants.
− Si P (A ∩ B) ̸= P (A) × P (B) alors les évènements A et B ne sont pas indépendants.
• Pour démontrer que deux évènements A et B sont incompatibles ou non, On détermine P (A) , P (B) et
P (A ∪ B) :
− Si P (A ∪ B) = P (A) + P (B) alors les évènements A et B sont incompatibles.
− Si P (A ∪ B) ̸= P (A) + P (B) alors les évènements A et B ne sont pas incompatibles.

Exercice 6
Une usine d'horlogerie fabrique une série de montres. Au cours de la fabrication deux défauts peuvent
apparaître, désignés par a et b. 2% des montres fabriquées présentent le défaut a et 10% présentent le défaut
b. Une montre est tirée au hasard dans la production. On dénit les événements suivants :
A :  la montre tirée présente le défaut a  ; B :  la montre tirée présente le défaut b  ; C :  la montre
tirée ne présente aucun défaut  ; D :  la montre tirée présente un et un seul des deux défauts .
On suppose les événements A et B indépendants.
1. Montrer que la probabilité de l'événement C est égale à 0.882
2. Calculer la probabilité de l'événement D.
Solution :
1. Une montre tirée ne présente aucun défaut si elle ne présente ni le défaut de type a, ni le défaut du type b.
Puisque les événements A et B sont indépendants, on sait que les événements A et B sont aussi indépendants
et donc : P (C) = P (A ∩ B) = P (A) × P (B) = (1 − P (A))(1 − P (B)) = 0.882.
2. Si on tire une montre au hasard, elle peut être défectueuse ou non. La probabilité qu'elle soit défectueuse est
de 0.118 d'après la question 1.
Ainsi P (D) = 1 − P (C) − P (A ∩ B) = 1 − P (C) − P (A) × P (B). D'où P (D) = 0.116

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Chapitre 10 Probabilité

Exercices
Dénombrements
Exercice 1
On joue au loto en cochant dans une grille 6 numéros parmi les numéros 1, 2,· · · , 49. On place ensuite 49 boules
numérotées de 1 à 49 dans une urne et on en extrait 6. On obtient ainsi les numéros gagnants.

1. Combien y-a-t-il de tirages possibles ?


2. Combien de tirages nous fournissent exactement 1 numéro gagnant ?
3. Combien de tirages nous fournissent exactement 2, 3, 4, 5, 6 numéros gagnants ?

Exercice 2
1. Un groupe de 3 élèves de Terminale doit aller chercher des livres au CDI. De combien de manières peut-on
former ce groupe ? (il y a 24 élèves dans la classe ).
2. Quel est le nombre de mots comportant 5 lettres peut-on former avec les 26 lettres de l'alphabet ? (Sans se
préoccuper du sens des mots)
3. Un tournoi sportif compte 8 équipes engagées. Chaque équipe doit rencontrer toutes les autres une seule fois
Combien doit-on organiser de matchs ?
4. De combien de façons peut-on choisir 3 femmes et 2 hommes parmi 10 femmes et 5 hommes ?

Exercice 3
1. Dans une promotion de 36 étudiants :

• 22 maîtrisent le C++.

• 22 maîtrisent le C et 18 maîtrisent le Java.

• De plus, 10 étudiants maîtrisent à la fois le C++ et le C

• 9 maîtrisent à la fois le C et le Java

• 11 maîtrisent à la fois le C++ et le Java.

Combien d'étudiants maîtrisent les trois langages de programmation ?


2. Dans un lycée de 100 élèves :

• 53 pratiquent le football

• 20 pratiquent seulement basket-ball sans football

• et 13 le football et basket-ball.

a. Quelle est Le nombre d'élèves qui pratiquent le basket-ball ?

b. Quelle est Le nombre d'élèves qui pratiquent au moins un sport ?

c. Quelle est Le nombre d'élèves qui ne pratiquent pas Les deux sports ?

Exercice 4
Un cadenas possède un code à 3 chires, chacun des chires pouvant être un chire de 1 à 9.

1. Dans cette question les codes peut avoir des chires identiques ou distincts :

a. Combien y-a-t-il de codes possibles ?

b. Combien y-a-t-il de codes se terminant par un chire pair ?

c. Combien y-a-t-il de codes contenant au moins un chire 4 ?

d. Combien y-a-t-il de codes contenant exactement un chire 4 ?

2. Dans cette question on souhaite que le code comporte obligatoirement trois chires distincts.

a. Combien y-a-t-il de codes possibles ?

b. Combien y-a-t-il de codes se terminant par un chire impair ?

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Chapitre 10 Probabilité

c. Combien y-a-t-il de codes comprenant le chire 6 ?

Exercice 5
Christian et Claude font partie d'un club de 18 personnes. On doit former un groupe constitué de cinq d'entre
elles pour représenter le club à un spectacle.

1. Combien de groupes de 5 personnes peut-on constituer ?


2. Dans combien de ces groupes peut gurer Christian ?
3. Christian et Claude ne pouvant se supporter, combien de groupes de 5 personnes peut-on constituer de telle
façon que Christian et Claude ne se retrouvent pas ensemble ?

Exercice 6
Une assemblée est constituée de 200 membres. Elle doit élire une commission constituée de trois parlementaires
(chaque membre vote donc pour trois personnes). On s'intéresse au nombre de membres ayant voté pour trois
candidats qu'on désignera par A, B et C (et qui ne sont pas les seuls candidats). On sait que :

• 112 membres ont voté pour A

• 67 ont voté pour A et B

• 32 ont voté pour A et C

• 12 ont voté pour A, B et C

• 5 ont voté pour B et C mais pas pour A

• 56 ont voté pour C mais pas pour A ni B

• et 22 ont voté pour B mais pas pour A.

1. Combien ont voté pour A mais pas pour B ?


2. Combien ont voté pour C ?
3. Combien n'ont voté pour aucun des trois candidats ?
4. Combien ont voté uniquement pour A ?

Exercice 7
Une urne contient cinq boules blanches et huit boules noires. On tire successivement et avec remise quatre boules
dans l'urne. Quel est le nombre de tirages vériant chacune des conditions suivantes :

1. au moins une boule blanche a été tirée


2. une boule noire au plus a été tirée
3. trois boules noires et une boule blanche ont été tirées dans cet ordre
4. deux boules noires et deux boules blanches ont été tirées.

Exercice 8
Dans une urne se trouvent 9 boules :

• 4 rouges numérotées 0 ;1 ;1 ;2

• 3 vertes numérotées 1 ;2 ;2

• et deux noires numérotées 1 ; 3.

On en tire 3 boules et on considéré les évènements suivants :


A  obtenir trois boules de trois couleurs diérentes deux à deux 
B  obtenir trois boules qui portent le même numéro 
C  la somme des numéros des boules tirées est égale a 4 
D  obtenir au moins une boule rouge 
Trouver le nombre de possibilités des évènements A ; B ; C ; D dans les cas suivants :

1. Tirage de 3 boules simultanément


2. Tirage de 3 boules successivement avec remise
3. Tirage de 3 boules successivement sans remise.

Exercice 9
Soient les entiers naturels n et p tel que 0≤p≤n .

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Chapitre 10 Probabilité

1. Montrer que : Cnp = Cn−1


p p−1
+ Cn−1
2. Résoudre
p p−1 p
dans R l'équation suivante : x − Cn x + Cn−1 Cn−1 = 0
2

Probabilité
Exercice 1
Dans une assemblée de 250 personnes, on ne remarque que les hommes portant la cravate ou ayant les yeux
bleus. Il y a 120 hommes qui portent la cravate, 85 hommes qui ont les yeux bleus, dont 50 portent la cravate.
On discute avec une personne choisie au hasard dans cette assemblée.

1. Quelle est la probabilité que ce soit un homme portant la cravate ?


2. Quelle est la probabilité que ce soit un homme aux yeux bleus et portant la cravate ?
3. Quelle est la probabilité que ce soit un homme aux yeux bleus ou portant la cravate ?
4. Quelle est la probabilité de discuter avec une personne qui n'est ni un homme aux yeux bleus, ni un homme
portant la cravate ?

Exercice 2
Un sac contient 5 jetons verts (numérotés de 1 à 5) et 4 jetons rouges (numérotés de 1 à 4).

1. On tire successivement et au hasard 3 jetons du sac, sans remettre le jeton tiré. Calculer les probabilités :

a. De ne tirer que 3 jetons verts ;

b. De ne tirer aucun jeton vert

c. De tirer au plus 2 jetons verts ;

d. De tirer exactement 1 jeton vert.

2. On tire simultanément et au hasard 3 jetons du sac. Reprendre alors les questions a.,b., c. et d..
Exercice 3
1. On lance un dé à 6 faces. On note Pi la probabilité de sortie de la face marquée i . Ce dé est truqué de telle
sorte que les probabilités de sortie des faces sont : 1 p1 = 0,1 ; p2 = 0,2 ; p3 = 0,3 ; p4 = 0,1 ; p5 = 0,15 .

a. Quelle est la probabilité de sortie de la face marquée 6 ?

b. Quelle est la probabilité d'obtenir un nombre pair ?

2. Maintenant On suppose que la probabilité d'apparition de chaque face est proportionnelle au numéro inscrit
sur elle.

a. Calculer la probabilité d'apparition de chaque face.

b. Calculer la probabilité d'obtenir un nombre pair.

Exercice 4
Dans une entreprise deux ateliers fabriquent les mêmes pièces. L'atelier 1 fabrique en une journée deux fois plus
de pièces que l'atelier 2. Le pourcentage de pièces défectueuses est 3% pour l'atelier 1 et 4% pour l'atelier 2. On
prélève une pièce au hasard dans l'ensemble de la production d'une journée. Déterminer

1. la probabilité que cette pièce provienne de l'atelier 1;


2. la probabilité que cette pièce provienne de l'atelier 1 et est défectueuse ;
3. la probabilité que cette pièce provienne de l'atelier 2 et est défectueuse. En déduire la probabilité que la pièce
soit défectueuse ;
4. la probabilité que cette pièce provienne de l'atelier 1 sachant qu'elle est défectueuse.

Exercice 5
Un livre contient 4 erreurs, numérotées de 1 à 4, et est relu par une suite de relectures pour correction. A chaque
1
relecture, chaque erreur est corrigée avec une probabilité . Les erreurs sont corrigées de manière indépendante
3
les unes des autres, et les relectures sont indépendantes les unes des autres.

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Chapitre 10 Probabilité

1. Quelle est la probabilité que l'erreur numéro 1 ne soit pas corrigée à l'issue de la n-ième lecture ?
2. Quelle est la probabilité que le livre soit entièrement corrigé à l'issue de la n-ième lecture ?
3. Combien faut-il de relectures pour que cette probabilité soit supérieure à 0.9 ?

Exercice 6
Un sondage est eectué dans un conservatoire de musique.

• 60% des élèves pratiquent un instrument à cordes (C) .

• 45% des élèves pratiquent un instrument à vent (V)

• 10% des élèves pratiquent un instrument à cordes et vent.

1. On choisit un élève au hasard dans le conservatoire.

a. Quelle est la probabilité de l'événement  Cet élève pratique au moins un des instruments considérés 

b. Quelle est la probabilité de l'événement  Cet élève pratique un et un seul des instruments considérés 

2. On choisit au hasard un élève pratiquant un instrument C. Quelle est la probabilité pour que cet élève pratique
un instrument V ?
3. Soit n un entier supérieur ou égal à 2. On choisit au hasard n élèves. On suppose que le nombre d'élèves du
conservatoire est susamment grand pour que la probabilité de rencontrer un instrumentiste du type donné
soit constante au cours du sondage.

a. Quelle est la probabilité Pn qu'au moins un des élèves choisis pratique un instrument C?
b. Déterminer le plus petit entier n tel que Pn ≥ 0, 999
Exercice 7
Une urne U contient 8 boules indiscernables au toucher : 4 Boules rouges et 4 boules bleues
Une urne V contient 6 boules indiscernables au toucher : 2 Boules rouges et 4 boules bleues.
On considère l'expérience suivante :
On tire au hasard une boule de l'urne U : Si elle est rouge, on la met dans l'urne V, puis on tire une boule de
l'urne V, Si elle est bleue, on la met à côté, puis on tire une boule de l'urne V.
On considère les deux événements :
RU :  la boule tirée de l'urne U est rouge 
BU :  la boule tirée de l'urne U est bleue 
RV :  la boule tirée de l'urne V est rouge 
BV :  la boule tirée de l'urne V est bleue  .

1. Calculer la probabilité de chacun des événement : RU et BU .


2- a. Calculer la probabilité de l'événement BV sachant que et l'événement RU est réalisé.

b. Calculer la probabilité de l'événement BV sachant que et l'événement BU est réalisé.


13
c. Montrer que P (BV ) = .
21
d. En déduire la probabilité de l'événement RV
Exercice 8
On considère un carré ABCD et son centre de gravité Ω. On note ε = {A, B, C, D, Ω}. Une puce se déplace
aléatoirement en sautant d'un point de ε à un autre. La seule contrainte est que si un saut relis deux sommets
du carré, ceux-ci doivent être adjacents. A chaque saut, tous les déplacements possibles sont équiprobables. La
puce ne reste pas deux fois de suite au même endroit.
Ω.
Au départ (c'est-à-dire avant le premier saut) elle se trouve au point
Pour tout n ∈ N, on note Ωn l'évènement la puce se trouve au point Ω à l'issue de son n-ième saut
On dénit de même les évènements An ,Bn ,Cn et Dn . On notera pn = p(Ωn ) (donc p0 = 1)

1. Calculer p1 et p2 .
2. Pour tout n ∈ N, justier les égalités :
1
p(An ) = p(Bn ) = p(Cn ) = p(Dn ) = (1 − pn )
4

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Chapitre 10 Probabilité

1
3. Montrer que pn+1 = (1 − pn ), pour tout n ∈ N
3
1
4. On pose qn = pn − . Montrer que (qn )n≥0 est une suite géométrique dont on précisera la raison.
4
5. En déduire qn puis pn en fonction de n.
En déduire la probabilité que la puce se trouve en Ω pour un nombre inni de sauts.

Problème 1
Problèmes
Dans tout l'exercice on considère 20 boules indiscernables au toucher (10 noires et 10 blanches) et deux urnes
A et B dans chacune desquelles on placera 10 boules suivant un mode qui sera précisé dans chaque question.

1. On choisit dix boules au hasard et on les met dans l'urne A. On place les dix autres boules dans l'urne B.
a. Quelle est la probabilité pour que les deux urnes ne contiennent chacune que des boules de même
couleur ?

b. Quelle est la probabilité pour que les deux urnes contiennent chacune 5 boules blanches et 5 boules
noires ?

2. Soit n un entier tel que 0 ≤ n ≤ 10 . On place maintenant n boules blanches et 10 − n boules noires dans
l'urne A et les 10 − n boules blanches et n boules noires restantes dans l'urne B.
On procède à l'expérience E : on tire au hasard une boule de A et on la met dans B , puis on tire au hasard
une boule de B et on la met dans A.
On désigne M l'évènement  chacune des deux urnes a la même composition avant et après l'expérience .
a. Pour cette question on prend n = 6. Quelle est la probabilité de l'évènement M?
1 
b. Montrer que la probabilité de l'évènement M est égale à : −n2 + 10n + 5
55
c. Pour quelles valeurs de n l'évènement M est-il plus probable que l'événement contraire M?
Problème 2
Un joueur débute un jeu vidéo et eectue plusieurs parties successives. On admet que :

• la probabilité qu'il gagne la première partie est 0.1 ;


• s'il gagne une partie, la probabilité de gagner la suivante est égale à 0.8 ;
• s'il perd une partie, la probabilité de gagner la suivante est égale à 0.6
On note, pour tout entier naturel n non nul :
− Gn l'évènement  le joueur gagne la n-ième partie  ;
− pn la probabilité de l'évènement Gn .
On a donc p1 = 0.1 .

1. Montrer que p2 = 0.62 .


2. Le joueur a gagné la deuxième partie.
Calculer la probabilité qu'il ait perdu la première.
3. Calculer la probabilité que le joueur gagne au moins une partie sur les trois premières parties.
1 3
4. Montrer que pour tout nombre entier naturel n
pn+1 = pn + .
non nul,
5 5
5. Conjecturer à l'aide de la calculatrice la limite de la suite (pn ).
 n
3 13 1
6. Démontrer que, pour tout n ≥ 1 , pn = − .
4 4 5
7. En déduire la limite de la suite (pn ).
3
8. Déterminer par calcul le plus petit entier naturel n tel que − pn < 10−7 .
4
Problème 3
1. Une urne contient quatre jetons numérotés de 1 à 4.
On tire au hasard un jeton de l'urne, on lit le numéro, noté a, porté sur le jeton puis on remet le jeton tiré
dans l'urne. On tire un deuxième jeton de l'urne et on note b le numéro du jeton tiré.

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Chapitre 10 Probabilité

Soit (O,⃗i, ⃗j, ⃗k) un repère orthonormé de l'espace. On considère les vecteurs ⃗u et ⃗v de coordonnées respectives
(a, −5, 1 − a) et (1 + b, 1, b).
1
Montrer que la probabilité que les vecteurs soient orthogonaux est égale à : .
4
2. Deux personnes A et B jouent au jeu suivant, constitué d'un certain nombre de parties identiques décrit
ci-après : Au cours d'une partie, chaque joueur eectue le tirage de deux jetons décrit dans la première
question.

• Si A obtient des vecteurs orthogonaux et B des vecteurs non orthogonaux, A est déclaré vainqueur, le
jeu s'arrête.

• Si B obtient des vecteurs orthogonaux et A des vecteurs non orthogonaux, B est déclaré vainqueur, le
jeu s'arrête.

Dans les autres cas, les joueurs entreprennent une nouvelle partie et le jeu continue.
Pour tout entier naturel n, on désigne par :
An l'évènement : "A gagne la n-ième partie"
Bn l'évènement : "B gagne la n-ième partie"
Cn l'évènement : "le jeu continue après la n-ième partie"

a. Calculer les probabilités p(A1 ), p(B1 ) et p(C1 ).


 n
5
b. Exprimer p(Cn+1 ) en fonction de p(Cn ) et montrer que p(Cn ) =
8
 
3 5 n−1
Exprimer p(An+1 ) en fonction de p(Cn ) et en déduire que p(An ) =
16 8
3- a. Déterminer la limite de p(An ) quand n tend vers +∞
b. Déterminer le plus petit entier n tel que p(An ) soit inférieur ou égale à 0.01
Problème 4
Dans un lycée, les élèves candidats au baccalauréat se répartissent en 2022 selon les trois séries du lycée : C4 , D
et A4 . Nous savons de plus que :

• 37% des candidats ont choisi la série C4 .


• 25% des candidats ont choisi la série A4 .
• 21% des candidats ont choisi la série C4 et ont obtenu le baccalauréat.

• 32, 5% des candidats ont choisi la série D et ont obtenu le baccalauréat.

• De plus, parmi les candidats ayant choisi la série A4 , 72, 5% ont obtenu le baccalauréat.

On interroge un candidat pris au hasard. On note :


C l'événement  le candidat a choisi la série C4  ;
D l'événement  le candidat a choisi la série D  ;
A l'événement  le candidat a choisi la série A4  ;
R l'événement  le candidat a obtenu le baccalauréat .
On pourra faire un arbre pour faciliter la réponse aux questions. Les résultats seront arrondis au millième.

1. Traduire en termes de probabilités les informations numériques données ci-dessus.


2- a. Déterminer la probabilité pour que ce candidat ait choisi la série D.

b. Déterminer la probabilité pour que ce candidat ait choisi la série A4 et ait réussi aux épreuves du
baccalauréat.
3. Quelle est la probabilité pour que ce candidat ait choisi la série A4 et ait échoué au baccalauréat ?
4. Ce candidat a choisi la série C4 . Quelle est la probabilité qu'il n'ait pas obtenu le baccalauréat ?
5. Montrer que le pourcentage de réussite au baccalauréat pour les candidats dans ce lycée est 71, 6%.
6. On interroge successivement au hasard et de façon indépendante trois candidats.

a. Quelle est la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux soit admis ?

b. Quelle est la probabilité que deux candidats sur trois exactement soient admis ?

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Chapitre 10 Probabilité

Problème 5
On dénit, pour un test de dépistage d'une maladie :

• sa sensibilité : la probabilité qu'il soit positif si la personne est atteinte de la maladie (vrai positif ).

• sa spécicité : la probabilité qu'il soit négatif si la personne est indemne de la maladie (vrai négatif ).

• sa valeur prédictive positive (ou valeur diagnostique) : la probabilité que la personne soit réellement malade
si son test est positif.

• sa valeur prédictive négative : la probabilité que la personne n'ait pas la maladie si son test est négatif.

Les deux premières sont des valeurs caractérisant un test, du point de vue du concepteur (laboratoire).
Les valeurs prédictives sont quant à elles des données intéressantes du point de vue de l'usager (patient).
Le fabricant du test fournit les caractéristiques suivantes :
− la probabilité qu'un individu malade ait un test positif est 0, 98 (sensibilité du test) ;
− la probabilité qu'un individu non malade ait un test négatif est 0, 99 (spécicité du test).
On notera par la suite les évènements M :"l'individu est malade " et T :" le test est positif ".

1. On utilise ce test pour dépister une maladie qui touche 30% de la population.

a. Calculer la probabilité de l'évènement T.


b. Déterminer les valeurs prédictives positive et négative du test.

c. On admet que le résultat du test est correct s'il est conforme à l'état de santé de la personne soumise
au dépistage.

Déterminer la probabilité que le résultat du test soit correct.

2. On suppose maintenant que la proportion de malade est f.


a. Déterminer de même que précédemment les valeurs prédictives positive et négative que l'on notera
respectivement G(f ) et H(f ).
b. Étudier les fonctions G et H et tracer l'allure de leur courbe représentative.

c. Quel inconvénient majeur présente, dans une population, le dépistage d'une maladie rare ?

Problème 6
Partie I
Soient A et B deux évènements d'un espace probabilisé ni (Ω, P ) tels que P (A) ̸= 0 et P (B) ̸= 0
1. Montrer que P (A ∩ B) = P (A) × PA (B) = P (B) × PB (A).
2. Pour n ≥ 2, on considère les évènements A1 , A2 · · · An tels que P (A1 ∩ A2 ∩ · · · ∩ An ) ̸= 0
a. En remarquant que pour tout k tel que 2 ≤ k ≤ n, A1 ∩ A2 ∩ · · · ∩ An ⊂ A1 ∩ A2 ∩ · · · ∩ Ak−1 , montrer
que PA1 ∩A2 ∩···∩Ak−1 (Ak ) est bien dénie.

Q
n
b. Écrire plus simplement PA1 ∩A2 ∩···∩Ak−1 (Ak ).
k=2
n
Y
c. En déduire que P (A1 ∩ A2 ∩ · · · ∩ An ) = P (A1 ) PA1 ∩···∩Ak−1 (Ak ).
k=2
Partie II
Application 1 : Dans une urne se trouvent n boules rouges et n boules blanches. On tire deux par deux, sans
remise, les boules jusqu'à vider l'urne.
Pour 1 ≤ i ≤ n, on note Ei : On obtient deux boules de couleurs diérentes au i-ième tirage 

1. Déterminer P (E1 ).
2. Pour 1 ≤ i ≤ n − 1, déterminer PE1 ∩E2 ∩....∩Ek (Ek+1 ).
2n (n!)2
3. En utilisant la partie I/, déduire que P (E1 ∩ E2 ∩ .... ∩ En ) = .
(2n)!
4. Quelle est la probabilité que l'on tire une boule de chaque couleur à chaque tirage ?

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Chapitre 10 Probabilité

Application 2
Une particule possède deux états possibles numérotés 1 et 2. Pour n ∈ N, l'état de la particule au temps n+1
dépend uniquement de son état au temps n selon les règles suivantes :
1
− si au temps n, la particule est dans l'état 1, au temps n + 1, elle passe à l'état 2 avec une probabilité .
2
1
− si au temps n, la particule est dans l'état 2, au temps n + 1, elle passe à l'état 1 avec une probabilité .
4
On note An l'événement  au temps n, la particule est à l'état 1  et Tn l'événement  la première fois que la
particule est à l'état 1 est le temps n .
On note Pn la probabilité de l'événement An et on suppose que P0 = 1/2.
 
1 1 1
1. Trouver une relation entre Pn+1 et Pn . En déduire que Pn − = n P0 − puis en déduire la valeur
3 4 3
Pn .
explicite de
2. CalculerP (T0 ) et P (T1 ).
3. Déterminer P (Tn ) pour tout n ≥ 2.

Problème 7
Partie A
Soient A et B deux évènements d'un espace probabilisé ni (Ω, P ) tels que P (A) ̸= 0 et P (B) ̸= 0.
1. Montrer que PB (A) = P (A) × PA (B)/P (B).
P (A) × PA (B)
2. On suppose de plus que P (A) ̸= 0, PB (A) = .
P (A) × PA (B) + P (A) × PA (B)
3. Soient (Ω, P ) un espace probabilisé ni et A1 , A2 · · · An des évènements deux à deux incompatibles tels que
S
n
Ak = Ω et pour 1 ≤ k ≤ n, P (Ak ) ̸= 0.
k=1
S
n
a. Soit B un évènement. On admet B= B ∩ Ak .
k=1
Que peut-on dire des évènement Ak ∩ B 1 ≤ k ≤ n?
pour
Xn
En déduire que pour tout évènement B , P (B) = P (Ak ) × PAk (B).
k=1
P (Ak ) × PAk (B)
b. En déduire que pour tout évènement B, et pour 1 ≤ k ≤ n, PB (Ak ) =
P
n
P (Aj ) × PAj (B)
j=1

Partie B : Application.
On dispose de 100 dés dont 25 sont pipés.
1
Pour chaque dé pipé, la probabilité d'obtenir le chire 6 lors d'un lancer vaut .
2
1. On tire un dé au hasard parmi les 100 dés. On lance ce dé et on obtient le chire 6.
Notons A l'événement  le dé est pipé  et B l'événement  on obtient le chire 6
a. Déterminer P (A), P (A), PA (B) et PA (B). En déduire P (B) . On pourra remarquer que (A et A) vérient
les hypothèses de la question 3 partie A et on pourra utiliser les résultats de cette question pour n = 2.
b. Moyennant la question 1. partie A, Quelle est la probabilité que le dé soit pipé ?
2. On tire un dé au hasard parmi les 100 dés. On lance ce dé n fois et on obtient n fois le chire 6.
Notons une nouvelle fois A l'événement  le dé est pipé  et B l'événement  on obtient n fois le chire 6 .

a. Déterminer PA (B) et PA (B). En déduire P (B).


3n−1
b. Montrer que PB (A) = .
1 + 3n−1
c. On note Pn , la probabilité que le dé soit pipé, déterminer Pn .
Déterminer lim Pn . Interpréter la limite trouvée.
n→+∞

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

Chapitre 11

Variables Aléatoires discrètes réelles

Dans tout ce chapitre, sauf indication contraire, on illustrera toutes les notions à l'aide de l'expérience aléatoire
suivante :

Expérience aléatoire d'illustration :


Soient un jeton à deux faces numérotées 1 et 2 et un dé à 6 faces, numérotées de 1 à 6. On jette simultanément
le jeton et le dé puis on note le résultat sous la forme d'un couple.

L'univers engendré est alors :


Ω={(1,1) ;(1,2) ;(1,3) ;(1,4) ;(1,5) ;(1,6) ;(2,1) ;(2,2) ;(2,3) ;(2,4) ;(2,5) ;(2,6)}

I. Variables aléatoires réelles sur un univers ni


A l'univers Ω ci-dessus , on peut associer plusieurs opérations aux issues possibles. Par exemple :
• On note le produit de chires qui apparaissent à chaque lancé. Alors les valeurs possibles sont : 1, 2, 3, 4, 5,
6, 8, 10 et 12.
• ou on peut désirer faire la somme de chires qui apparaissent à chaque lancé. Et dans ce cas les valeurs
possibles sont : 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
• ou encore on peut chercher à savoir le nombre de chire pairs qui apparaissent à chaque lancé : Les valeurs
possibles sont alors : 0, 1, 2.

On peut facilement remarquer qu'à partir d'une expérience aléatoire, qu'il est possible de dénir une innité
d'opérations. Ces opérations sont appelées de variables aléatoires.

1. Dénition d'une variable aléatoire réelle


Dénition 1 : Soit Ω un univers non vide.
Une variable aléatoire réelle X est une application dénie sur l'univers Ω à valeurs dans R.
Il s'agit donc d'un événement, qui peut être noté : [X = xi ] ou (X = xi )

Notations
− X(Ω) = {x1 , x2 , ....., xp } sont les valeurs valeurs possibles. Par exemple si la variable aléatoire attachée à
chaque issue est égale à la somme des chires de l'issue alorsX(Ω) = {2, 3, 4, 5, 6, 7, 8}.
− La notation [X = xi ] désigne l'évènement  X prend la valeur xi . Par exemple (X = 6) désigne l'évènement :
la somme des chires vaut 6 .
− On peut également dénir des événements à l'aide d'inégalités sur X : Par exemple la notation [X < β] désigne
l'évènement :  X prend des valeurs strictement inférieurs à β 

Commentaire :
On notera qu'une  variable aléatoire  n'est ni une variable (puisque c'est une application), ni aléatoire (aucune
probabilité n'apparaît dans la dénition d'une variable aléatoire).

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

2. La loi de probabilités d'une variable aléatoire


Dénition 2 : Soit (Ω, P ) un espace probabilisé ni.
La loi de probabilité d'une variable aléatoire X sur Ω est l'application :
Pi : {x1 , x2 , ....., xp } → [0, 1]
xi 7−→ P (X = xi )

Concrètement, dénir la loi de probabilité d'une variable X, c'est :


i. lister les valeurs possibles de la variable.
ii. remplir le tableau suivant.
Loi de probabilité de X
X x1 x2 ··· xp
P
p
P [X = xi ] = 1
P [X = xi ] P [X = x1 ] P [X = x2 ] ··· P [X = xp ] i=1

Remarque :
Il faut donc toujours vérier, une fois le tableau de la loi de probabilité rempli, que la somme de tous les
P
p
P [X = xi ] vaut bien 1 : P [X = xi ] = 1.
i=1

Exemple
On revient à notre exemple de lancé de dé et de jeton. On considère X la variable aléatoire qui représente
le produit des chires qui apparaissent.

Alors on a : X(Ω) = {1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12}.


Pour le calcul des probabilités pour ces genres d'expériences, on peut utiliser un tableau double comme ci-
dessous :

1 2 3 4 5 6

1 1 2 3 4 5 6
Pour chaque case, faire ligne × colonne

2 2 4 6 8 10 12

Du tableau précédent, on peut facilement calculer les probabilités P [X = xi ].


La loi de probabilité de X
X 1 2 3 4 5 6 8 10 12

1 2 1 2 1 2 1 1 1
P [X = xi ]
12 12 12 12 12 12 12 12 12

P
12
On vérie bien que P [X = xi ] = 1
i=1

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

3. Fonction de répartition d'une variable aléatoire réelle


Dénition 3 : Soit (Ω, P ) un espace probabilisé et X une variable aléatoire sur Ω.
La fonction de répartition associée à la variable aléatoire X est la fonction F dénie sur R par :
∀ x ∈ R, F (x) = P (X ≤ x)

Exemple
Déterminons et représentons la fonction de répartition de la variable aléatoire de l'exemple 1.

En utilisant les résultats de l'exemple on a :


7
− Pour x < 1, F (x) = 0. − Pour 5 ≤ x < 6, F (x) = .
1 12
− Pour 1 ≤ x < 2, F (x) = 9
12 − Pour 6 ≤ x < 8, F (x) =
3 12
− Pour 2 ≤ x < 3, F (x) = 10
12 − Pour 8 ≤ x < 10, F (x) =
4 12
− Pour 3 ≤ x < 4, F (x) = 11
12 − Pour 10 ≤ x < 12, F (x) =
6 12
− Pour 4 ≤ x < 5, F (x) = 12
12 − Pour x ≥ 12, F (x) = =1
12
Représentation graphique de la fonction de répartition

0.8

0.6

0.4

0.2

−1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
−0.2

II. Espérance, Variance et écart-type d'une variable aléatoire réelle


1. Espérance E(x) d'une variable aléatoire
Dénition 4 : Soit X une variable aléatoire réelle sur un espace probabilisé ni (Ω, P ).
notons x1 , . . . , xn , les valeurs réelles deux à deux distinctes prises par la variable aléatoire X.
L'espérance de la variable aléatoire X est :
P
n
E(X) = xi × P (X = xi )
i=1

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

2. La variance
Dénition 5 : Soit X une variable aléatoire réelle sur un espace probabilisé ni (Ω, P ).
notons x1 , . . . , xn , les valeurs réelles deux à deux distinctes prises par la variable aléatoire X.
La Variance de la variable aléatoire X est :
 P
n
V (X) = E (X − E(X))2 = E(X 2 ) − (E(X))2 avec E(X 2 ) = x2i × P (X = xi )
i=1

Commentaire
− La variance est toujours un réel positif.
 2
P
n P
n
− Habituellement le calcul se fait à travers la formule : V (X) = x2i × P (X = xi ) − xi × P (X = xi ) .
i=1 i=1

3. L'écart type
Dénition 6 : Soit X une variable aléatoire réelle sur un espace probabilisé ni (Ω, P ).
L'écart-type de la variable aléatoire X est : p
σ(X) = V (X)

Remarque
L'écart-type est bien déni car la variance est toujours positive.

La lois de probabilité de X de l'exemple 1 est :

X 1 2 3 4 5 6 8 10 12

1 2 1 2 1 2 1 1 1
P [X = xi ]
12 12 12 12 12 12 12 12 12

De la loi de probabilité, on peut calculer l'espérance, la variance et l'écart-type :

1 2 1 2 1 2 1 1 1 21
− E(X) = 1 × +2× +3× +4× +5× +6× +8× + 10 × + 12 × =
12 12 12 12 12 12 12 12 12 4
− Pour le calcul de la variance, on connait déjà E(X). E(X 2 ).
Il faut juste calculer
1 2 1 2 1 2 1 1 1 133
E(X 2 ) = 12 × + 22 × + 32 × + 42 × + 52 × + 62 × + 82 × + 102 × + 122 × = .
12 12 12 12 12 12 12 12 12 4
2 2 133 441 91 91
D'où V (X) = E(X ) − (E(X)) = − = . V (X) =
4 16 16 16

p 91
− l'écart type est alors : σ(X) = V (X) =
4

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

Exercice
Soient un jeton à deux faces numérotées 1 et 2 et un dé à 6 faces, numérotées de 1 à 6. On jeter simultanément
le jeton et le dé . On note X la variable aléatoire attachée à chaque issue qui représente le nombre de chires
pairs puis on lit les chires pairs de l'issue.
1. Donner la loi de probabilité de cette variable aléatoire.
On constitue à l'aide de cette expérience un jeu de chance qui est le suivant :
Le joueur mise 600F et lance simultanément le jeton et le dé et on lit les chires qui apparaissent sur la face
de .
− si le joueur n'obtient aucun nombre pair, il gagne 900F
− si le joueur obtient un unique chire pair, il perd sa mise.
− si le joueur obtient deux nombres pairs, il gagne 1 200F.
Soit G la variable aléatoire qui représente le gain algébrique, c'est à dire le gain moins la mise de départ.
2-a. Déterminer la loi de probabilité de G.
b. Calculer l'espérance mathématique, la variance et l'écart-type associés à G.
c. Ce jeu est t-il favorable au joueur ?

Solution
1. A chaque issue, les deux chires qui apparaissent sur les faces supérieures du jeton et du dé peuvent être tous
pairs, tous impairs ou seulement un est pair et l'autre impair. Alors X(Ω) = {0, 1, 2}
Le tableau à double entrées permet de trouver facilement les probabilités :
1 2 3 4 5 6
X 0 1 2
1 (1, 1) (1, 2) (1, 3) (1, 4) (1, 5) (1, 6)
3 6 3
P [X = xi ]
12 12 12
2 (2, 1) (2, 2) (2, 3) (2, 4) (2, 5) (2, 6)

2-a. D'après l'énoncé, le joueur peut gagner -600F , 300F ou 600.


Alors X(Ω) = {−600, 300, 600}.
En utilisant la question précédente, la loi de probabilité de G est alors :

X -600 300 600

6 3 3
P [X = xi ]
12 12 12

6 3 3
b. − L'espérance de G : E(G) = −600 × + 300 × + 600 × = −75
12 12 12
6 3 3
− La variance : E(X 2 ) = 6002 × + 3002 × + 6002 × = 292 500 Alors V (X) = 286 875
12
p 12 12
− L'écart-type est alors : σ(X) = V (X) = 535.61
c. L'espérance mathématique est négative donc le joueur a plus de chance de perdre que de gagner. Le jeu est
alors défavorable au joueur.

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

Exercice 1 :
Exercices
Un joueur lance un dé à 6 faces qui a été truqué de la façon suivante :

• La probabilité de sortie du 6 est le double de celle obtenue dans le cas d'équiprobabilité ;

• Les probabilités de sortie des cinq autres résultats sont égales.

On appelle X la variable aléatoire égale au résultat de sorti.

1. Déterminer la loi de probabilité de X.


2. Quel est le résultat dont la sortie est le plus probable ?
3. Calculer E(X), V (X) et σ(X).
4. On suppose le dé non truqué, reprendre les questions précédentes.

Exercice 2 :
Une urne contient sept(7) boules : une rouge, deux jaunes et quatre vertes. Un joueur tire au hasard une boule.

• Si elle est rouge, il gagne 600F


• si elle est jaune, il perd 300F
• si elle est verte, il tire une deuxième boule de l'urne sans avoir replacé la première boule tirée.

• Si cette deuxième boule est rouge, il gagne 480F , sinon il perd 240F .
Soit X la variable aléatoire associant à chaque tirage le gain algébrique du joueur .

1. Établir la loi de probabilité de la variable X.


2. Calculer l'espérance de X .
3. Calculer la variance et l'écart-type de X .
4. Dénir F, fonction de répartition de X et construire sa représentation graphique .
5. Les conditions de jeu restent identiques. Indiquer le montant du gain algébrique qu'il faut attribuer à un
joueur lorsque la boule tirée au deuxième tirage est rouge, pour que l'espérance de X soit nulle.

Exercice 3
Dans une urne il y a n−1 boules blanches, n boules vertes, n+1 boules rouges. n étant un entier naturel
supérieur ou égal à 3.

1. On tire 3 boules simultanément de l'urne et on désigne par X la variable aléatoire qui, à chaque tirage, associe
le nombre de boules vertes obtenues.

a. Calculer l'espérance mathématique de X, notée E(X), et vérier qu'elle est indépendante de n.

b. Déterminer la Variance V(X) et l'écart-type σ(X) de X.

2. On suppose désormais que n = 4.


Un premier tirage simultanée de 3 boules ayant été eectué, on ne remet pas les boules tirées dans l'urne et
on tire une deuxième fois trois boules simultanément. On désigne par A0 , A1 , A2 , A3 , et B les événements
suivants :

A0 : le premier tirage ne contient pas de boule verte.

A1 : le premier tirage contient exactement une boule verte.

A2 :le premier tirage contient exactement deux boules vertes.

A3 : le premier tirage contient exactement trois boules vertes.

B : le deuxième tirage contient exactement une boule verte.

a. Calculer les probabilités des événements A0 , A1 , A2 et A3 .


b. Calculer p(B/A0 ) , p(B/A1 ) , p(B/A2 ) , p(B/A3 ).·
c. En déduire les probabilités des événements B ∩ A0 , B ∩ A1 , B ∩ A2 , B ∩ A3 .
d. Calculer la probabilité de l'événement B.

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

Exercice 4
An d'éviter des licenciements dans une entreprise, la direction et le personnel se sont mis d'accord, pour réduire
la durée hebdomadaire du travail et de la faire passer de cinq à quatre jours.
L'un des trois jours de congés sera dimanche, les deux autres étant répartis au hasard dans la semaine. Dans un
sac, on dispose six boules portant chacune le nom d'un jour de la semaine, du lundi au samedi. Chaque employé
choisit ses deux jours de congé autre que le dimanche en tirant au hasard et simultanément deux boules de ces
boules, supposées indiscernables au toucher. Il remet ensuite les deux boules tirées dans le sac.

1- a. Soit A l'évènement : L'un des jours de congé est le Lundi et B l'évènement : L'un des jours de congé est
le samedi.
1
Démontrer que : P (A) = P (B) = .
3
b. On dénit les évènements C et D suivants :

C : parmi les jours de congés, gurent le lundi ou le samedi ou les deux jours.

D : les jours de congés sont trois jours consécutifs.

Calculer P (C) et P (D).


c. Hervé choisit mardi et jeudi et Assou aimerait bien avoir les mêmes jours de congé qu'Hervé. Quelle est
la probabilité que son souhait se réalise ?
2. L'entreprise compte six employés. On désigne par X la variable aléatoire égale au nombre d'employés ayant
tiré le samedi comme jour de congé.

a. Quelle est la loi de probabilité de X ?

b. Calculer l'espérance mathématiques et la variance de X. En déduire l'écart-type de X.

c. Calculer la probabilité pour qu'au plus 4 employés tirent le samedi comme jour de congé.

d. Calculer la probabilité pour qu'au moins deux employés tirent le samedi comme jour de congé.

Exercice 5 :
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 1. Une urne contient des boules numérotées de 1 à 2n. On y trouve :
• 1 boule portant le numéro 1

• 2 boules portant le numéro 2

• 22 boules portant le numéro 3


• 23 boules portant le numéro 4

etc, et enn :

• 22n−1 boules portant le numéro 2n.


1. On appelle N le nombre de boules contenues dans l'urne, montrer que N = 4n − 1 et que c'est un multiple
de 3.
2. On désigne par I le nombre de boules portant un numéro impair, et par P le nombre de boules portant un
numéro pair.

4n − 1
a. Montrer que I= .
3
2N
b. Exprimer alors I en fonction de N et montrer que : P = 2I = .
3
On tire simultanément et au hasard 2 boules de l'urne et on désigne par X le nombre de boules tirées portant
un numéro pair.
3. Donner en fonction de N, la loi de probabilité de la variable aléatoire X.
4. Calculer son espérance mathématique et vérier qu'elle ne dépend pas de N.
On suppose maintenant que 100 ≤ I ≤ 1000.
5. Quel est le plus grand numéro porté par les boules.
6. On tire une boule au hasard. Calculer la probabilité pour que cette boule porte un numéro supérieur ou égal
à 8.

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Chapitre 11 Variables Aléatoires Réelles

Exercice 6 :
Un jeu consiste à lancer trois fois un dé cubique équilibré à 6 faces, numérotées de 1 à 6 et on note successivement
les chires obtenus sur la face supérieure :

1. Calculer la probabilité d'obtenir 3 chires identiques.


2. Calculer la probabilité d'obtenir 3 chires dont la somme est égale à 6.
3. Calculer la probabilité d'obtenir exactement deux chires identiques.
4. Le droit de participation au jeu est de 3.000 francs.

• si le joueur obtient 3 chires identiques, il reçoit 5000 francs ;

• s'il obtient 3 chires deux à deux distincts, il reçoit 3000 ;

• s'il obtient exactement deux chires identiques, il ne reçoit rien.

Soit X la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur au cours d'une partie. On appelle gain
algébrique d'un joueur la diérence entre ce qu'il reçoit et sa mise :
a. Déterminer les valeurs prises par X .
b. Déterminer la loi de probabilité de X .
c. Déterminer le gain moyen d'un joueur au cours d'une partie. Le jeu est-il équitable ?

Exercice 7
P
n−1 P
n+1
1. Soit p ∈ ]0, 1[, ∀ n ∈ N∗ et ∀ m ∈ N, n > m on dénit un = kp(1 − p)k−1 et vn = p(1 − p)k−1
k=1 k=m+1

1 − nxn−1 + (n − 1)xn Pn
a. Montrer
2
= kxk−1 pour x ∈ ]0, 1[
(1 − x) k=1
1 − n(1 − p)n−1 + (n − 1)(1 − p)n 1
b. En déduire que un = puis que lim un =
p n→+∞ p
P
n−m  
c. Montrer que vn = p(1 − p)m+i . Puis déduire que vn = (1 − p)m 1 − (1 − p)n−m+1
i=0
d. En déduire lim vn
n→+∞

2. Soit X une variable aléatoire de loi de probabilité : p(X = n) = p(1 − p)n−1 pour tout n ∈ N∗
a. On admet que E(X) = lim un
n→+∞
puis donner E(X)
b. Justier brièvement que ∀ m ∈ N, p(X > m) = lim vn .
n→+∞
Expliciter p(X > m)
c. Pour n et m ∈ N∗ , justier que : p({X > n + m} ∩ {X > n}) = p(X > n + m)
d. En déduire que pour n m ∈ N∗ , pX>n (X > n + m) = p(X > m) ( La loi de X
et est dite alors  sans
mémoire  car la connaissance du résultat des k premiers tirages ne modie pas les probabilités pour
les suivants)

3. Applications :
Soit un dé truqué avec une probabilité d'obtenir 6 égale à 0, 1. On lance ce dé jusqu'à l'obtention du premier
6. On note X la variable aléatoire égale au nombre de lancers eectués lors de la partie.
Quelle est la loi de probabilité de X? En déduire E(X).
Calculer p(X > 5) et pX>8 (X > 12)

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Chapitre 12

CALCUL VECTORIEL

A- Barycentre de n points pondérés


I. Barycentre de deux points pondérés
1. Dénition
Dénition 1 : −−−→ −−−→ →

Soient(A, α) et (B, β) deux points pondérés avec α+β ̸= 0. Il existe un unique point G tel que αGA +β GB = 0 .
Le point G est appelé barycentre des points pondérés (A, α) et (B, β).
On note G = bar{(A, α), (B, β)} .

Remarque :
A B
Si G est le barycentre des points pondérés (A, α) et (B, β) on peut aussi noter : G=bar . Mais cette
α β
notation est lourde à utiliser que la notation G = bar{(A, α), (B, β)}. Pour cette raison, on adopte, dans la suite
de ce cours, la dernière notation.

2. Propriétés
Propriété 1 : Soient (A, α) et (B, β) deux points pondérés tel que α + β ̸= 0.
−−−→ β −−−→
Le barycentre G du système {(A, α), (B, β)} est un point de la droite (AB) tel que : AG = AB
α+β

Démonstration : −−−→ −−−→ →


− −−−→ −−−→ −−−→ →

G= bar{(A, α),
(B, β)} ⇐⇒ αGA + β GB = 0 ⇐⇒ αGA + β(GA + AB ) = 0
−−−→ −−−→ −−−→ β −−−→
⇐⇒ (α + β)GA = −β AB ⇐⇒ AG = AB (car par hypothèse α + β ̸= 0)
α+β
−−−→ β −−−→
Puisque AG = AB alors G appartient bien à la droite (AB). D'où le résultat.
α+β
Propriété 2 : Soient (A, α) et (B, β) deux points pondérés tel que α + β ̸= 0.
Si G est le barycentre du système {(A, α), (B, β)} alors pour tout réel k non nul, G est aussi le barycentre du
système {(A, kα), (B, kβ)}.

Démonstration : −−−→ −−−→ →


− −−−→ −−−→ →

G = bar{(A, α), (B, β)} ⇐⇒ αGA + β GB = 0 ⇐⇒ kαGA + kβ GB = 0 or α + β ̸= 0 ⇒ kα + kβ ̸= 0 car
k ̸= 0.Ainsi, par dénition, on conclut que G est aussi barycentre du système : {(A, kα), (B, kβ)}.

Conséquences :
− Si on considère G= bar{(A, α), (B, α)} avec α ̸= 0 alors on auraG= bar{(A, 1), (B, 1)}. Ce point s'appelle
isobarycentre des points A et B ou tout simplement le milieu de [AB].
− Puisque pour tout α + β ̸= 0, G = bar{(A, α), (B, β)} est un point de (AB) la droite (AB) est l'ensemble
des barycentres des points A et B .

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Propriété 3 : Soient (A, α) et (B, β) deux points pondérés


−−−−→
tel que α + β ̸= 0.
−−−−→ −−−−→
G= bar{(A, α), (B, β)} ⇐⇒ pour tout M du plan, αM A + β M B = (α + β)M G
Démonstration : −−−→ −−−→ →
− −−−−→ −−−−→ −−−−→ −−−−→ →

Si G= bar{(A, α), (B, β)} alors αGA + β GB = 0 ⇐⇒ α(−GM +M A ) + β(GM + MB = 0
−−−→ −−−−→ −−−−→
⇐⇒ αM A + β M B = (α + β)M G . D'où le résultat.

3. Coordonnées du barycentre de deux points pondérés



− →

Dans le repère (O, i , j ), notons (xA , yA ) les coordonnées de A (xB
et , yB ) celles de B .

 αxA + βxB
 XG =
α+β
Soit G= bar{(A, α), (B, β)}. Les coordonnées (XG , YG ) de G sont :

 αy A + βyB
 YG =
α+β
−−−→ β −−−→
En eet, d'après la propriété 1, si G= bar{(A, α), (B, β)} avec α + β ̸= 0, alors AG = AB .
 α+β

 β
 XG − xA = (xB − xA )
α+β
On a alors : . En ramenant xA et yA au second membre, on a le résultat

 β
 yG − yA = (yB − yA )
α+β
souhaité.

Exemple : On
 considère les points A(0, 3) et B(6, 3) et G = bar{(A, 1), (B, 2)}. On note G(XG , YG ).
 0+6
 XG = =2
On a alors :
3
 YG = 3 + 6 = 3

3

II. Barycentre de trois points pondérés


1. Dénition
Dénition 2 :
Soient(A,−−α), (B, β) et (C, γ) trois points pondérés tels α + β + γ ̸= 0. Il existe un unique point G tel que
αGA + β GB + γ GC = 0 . Le point G est appelé barycentre des points pondérés (A, α), (B, β) et (C, γ).
−−−→ −→ −−−→ →

On note G = bar{(A, α), (B, β), (C, γ)}.

2. Propriétés
Propriété 4 : (A, α), (B, β) et (C, γ) trois points pondérés tels α + β + γ ̸= 0.
−−−→ β −−−→ γ −−−→
Le barycentre G du système {(A, α), (B, β), (C, γ)} est tel que : AG = AB + AC
α+β+γ α+β+γ

Démonstration −−−→ −−−→ −−−→ →


− −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ →

SoitG = bar{(A, α), (B, β)}. Il sut d'écrire αGA +β GB +γ GC = 0 ⇔ αGA +β(GA +AB )+γ(GA +AC ) = 0
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→ β −−−→ γ −−−→
Ainsi (α + β + γ)AG = β AB + γ AC puis on conclut que : AG = AB + AC
α+β+γ α+β+γ
Remarque
Connaissant les coordonnées des points A, B et C, on peut facilement retrouver les coordonnées de G en
appliquant la propriété 4.

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

De manière analogue que pour le barycentre de deux points pondérés, on a la propriété suivante :

Propriété 5 :.
Soient (A, α), (B, β) et (C, γ) trois points pondérés tels α + β + γ ̸= 0.
SiG est le barycentre du système {(A, α), (B, β), (C, γ)} alors pour tout réel k non nul, G est aussi le barycentre
du système {(A, kα), (B, kβ), (C, kγ)}.

Conséquences :
Si on a G = bar{(A, α), (B, α), (C, α)} avec α ̸= 0 alors G = bar{(A, 1), (B, 1), (C, 1)}. Ce point s'appelle
isobarycentre des points A, B et C .

Propriété 6 : ( Propriété de caractérisation ).


Soient(A, α), (B, β) et (C, γ) trois points pondérés tels α + β−−+
−−→
γ ̸= 0−.−−−→ −−−−→ −−−−→
G = bar{(A, α), (B, β), (C, γ)} ⇐⇒ pour tout M du plan, αM A + β M B + γ M C = (α + β + γ)M G

Démonstration : −−−→ −−−→ −−−→ →



G= bar{(A, α), (B, β), (C, γ)} ⇔ αGA + β GB + γ GC−−−=−→0 −−−−→
−−−−→ −−−−→ −−−−→ −−−−→ →

⇔ α(−−GM
−−→
+ M A
−−−−→
) + β( GM
−−−−→
+ M B ) + γ(GM
−−−−→
+ MC ) = 0
⇔ αM A + β M B + γ M C = (α + β + γ)M G . D'où le résultat.
Remarque
− Le barycentre de trois points non alignés de l'espace appartient au plan dénit par ces points.
− L'isobarycentre de trois points non alignés A, B , et C est le centre de gravité du triangle ABC .

III. Barycentre de n points pondérés


Cette section est consacrée à une étude plus générale du barycentre de n points pondérés.

1. Dénition
Dénition 3 :
P
n P
n −−−−→ →

Soient (Ai , αi )1≤i≤n n points pondérés tel que αi ̸= 0. Il existe un unique point G tel : αi GAi = 0 .
i=1 i=1
Le point G est appelé barycentre des points pondérés (Ai , αi )1≤i≤n .
On note G = bar{(A1 , α1 ), (A2 , α2 ) · · · (An , αn )} .

2. Propriétés
P
n
Propriété 7 : Soient (Ai , αi )1≤i≤n n points pondérés tel que αi ̸= 0.
i=1
Si G est le barycentre du système {(A1 , α1 ), (A2 , α2 ) · · · (An , αn )} alors pour tout réel k non nul, G est aussi le
barycentre du système {(A1 , kα1 ), (A2 , kα2 ) · · · (An , kαn )}

Remarque
Le barycentre de n points pondérés aectés de coecients égaux est appelé isobarycentre de ces points.

Propriété 8 : ( Propriété de caractérisation )


Soient (Ai , αi )1≤i≤n n points pondérés.  tout point M , on a :
 n Pour
P
n P
n −
−−−−→ P −−−−→
− Si αi ̸= 0 alors αi M A i = αi M G avec G le barycentre du système {(A1 , α1 ),· · · , (An , αn )}.
i=1 i=1 i=1
Pn P
n −
−−−−

− Si αi = 0 alors le vecteur αi Ai M est indépendant de M.
i=1 i=1

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Démonstration
soit M un point du plan.
P
n
− Supposons que αi ̸= 0.
i=1
P
n −−−−→ →
− P
n −−−−→ −
−−−−
→ →

G= bar{(A1 , α1 ), (A2 , α2 ),· · · , (An , αn )} ⇐⇒ αi GAi = 0 ⇐⇒ αi (GM + M Ai ) = 0 .
n  i=1 i=1
P
n −
−−−−
→ P −−−−→
Ainsi α i M Ai = αi M G .
i=1 i=1
P
n P
n
− Si αi = 0 alors α1 = − αi .
i=1 i=2  
Pn −
−−−−
→ −−−−−→ P
n −
−−−−
→ P
n −
−−−−
→ P
n −−−−−→ P
n −
−−−−

Alors α i Ai M = α 1 A1 M + αi Ai M =⇒ α i Ai M = − α i A1 M + α i Ai M .
i=1 i=2 i=1 i=2 i=2
Pn −
−−−−
→ P
n −
−−−−
→ −−−−−→ P
n −−−−−→
Ainsi α i Ai M = αi (Ai M + M A1 ) = α i Ai A1 .
i=1 i=2 i=2
P
n −
−−−−

Ainsi le vecteur α i Ai M est bien indépendant de M.
i=1
Exemple :
Soit ABC un triangle. Réduire les sommes :
1. Réduire la somme : M A +
−−−−→ −−−−→ −−−−→
2M B − 5M C−−−−→
2. Monter que la somme −2M A + 3M B − M C ne dépend pas de M .
−−−−→ −−−−→

1. Notons
−−−−→
G =−−bar
−−→
{(A,−−
1) , (B, 2), (C, −5)}.
−−→ −−−−→
Alors M A + 2−M B − −5−M C = −2 M G ; −−−−→ −−−→
2. −2M A + 3M B −−
−−−−→ −−−→ −−→ −−−−→ −−−−→ −−−→ −−−→ −−−→
MC
−−−→
= −2
−−−−→
M A + 3(M A + AB ) − (M A + AC ) = 3AB − AC .
−−−−→
D'où la somme −2M A + 3M B − M C ne dépend pas de M

Propriété 9 : ( Coordonnées du barycentre )


L'espace est muni d'un repère (O,⃗i, ⃗j, ⃗j).
P
n
Soient (Ai , αi )1≤i≤n n points pondérés tel que αi ̸= 0 et G= bar{(A1 , α1 ), (A2 , α2 ),...., (An , αn )}.
i=1
On suppose (xi , yi , zi ) les coordonnées du point Ai avec 1≤i≤n et (XG , YG , ZG ) celle de G. Alors :
P
n P
n P
n
αi xi αi yi α i zi
i=1 i=1 i=1
XG = YG = et ZG =
Pn Pn Pn
αi αi αi
i=1 i=1 i=1

Démonstration n 
P
n Pn −
−−−−
→ P −−−−→
Puisque par hypothèse αi ̸= 0 M,
alors pour tout point αi M A i = αi M G .
i=1 n  i=1 i=1
P
n −−−−→ P −−−→
En particulier pour M =O on a : αi OAi = αi OG et on déduit facilement les coordonnées de G.
i=1 i=1

B- Produit scalaire et angles orientés


I. Produit scalaire
1. Dénition
Dénition 4 : Soient ⃗u et ⃗v deux vecteurs du plan.
Le produit scalaire des vecteurs ⃗u et ⃗v est le nombre : ⃗u · ⃗v = ||⃗u|| · ||⃗v || · cos(⃗u, ⃗v )

Cas particulier :
• Si ⃗u et ⃗v sont orthogonaux alors cos(⃗u, ⃗v ) = 0 et par suite : ⃗u · ⃗v = 0.

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

(
− ils sont de même sens alors : ⃗u · ⃗v = ||⃗u|| · ||⃗v ||
• Si ⃗u et ⃗v sont colinéaires et si :
− ils sont de sens contraire alors : ⃗ u · ⃗v = −||⃗u|| · ||⃗v ||
• Si l'un des vecteurs est nuls alors le produit scalaire des deux vecteurs est nul.

Remarque
− Le produit scalaire est toujours un nombre réel.
− Pour démontrer que deux vecteurs sont orthogonaux, il sut alors de démontrer que leur produit scalaire est
nul.

Dénition 5 : ( Dénition à l'aide des coordonnées )


i. Soient ⃗u(x, y) et ⃗v(x′ , y′ ) deux vecteurs du plan muni d'un repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j).
Le produit scalaire des vecteurs ⃗u et ⃗v est le nombre : ⃗u · ⃗v = x · x′ + y · y ′ .
ii. u(x, y, z) et ⃗v (x′ , y ′ , z ′ ) deux vecteurs de l'espace muni d'un repère orthonormé
Si ⃗ (O,⃗i, ⃗j, ⃗k).
Le produit scalaire des vecteurs ⃗ u et ⃗v est le nombre : ⃗u · ⃗v = x · x′ + y · y ′ + z · z ′

2. Propriétés
Soient ⃗u, ⃗v et w⃗ deux vecteurs et α un réel donnée. On a :
• ⃗u · ⃗v = ⃗v · ⃗u et ⃗u · (⃗v + w)
⃗ = ⃗u · ⃗v + ⃗u · w ⃗;
• ⃗u · (α⃗v ) = α⃗u · ⃗v et ⃗u · ⃗u = ||⃗u||2 ;
• ||⃗u + ⃗v ||2 = ||⃗u||2 + ||⃗v ||2 + 2⃗u · ⃗v et ||⃗u − ⃗v ||2 = ||⃗u||2 + ||⃗v ||2 − 2⃗u · ⃗v
• ||⃗u||2 − ||⃗v ||2 = (⃗u + ⃗v ) · (⃗u − ⃗v )
• ⃗u · ⃗v = 0 ⇐⇒ ⃗u est orthogonal à ⃗v .

II. Angles orientés


1. Orientation
• Sens direct= sens trigonométrique=sens positif=sens contraire des aiguilles d'une montre.
• Sens indirect= sens rétrograde=sens négatif=sens des aiguilles d'une montre.

2. Angles orientés de vecteurs et angles de droites


• Soient et ⃗ ⃗u
v deux vecteurs non nuls.
L'écriture(⃗u, ⃗v ) = α[2π] signie que α est une mesure en radian de l'angle des vecteurs ⃗u et ⃗v et que toute autre
mesure de cet angle s'écrit sous la forme α + 2kπ .
Cependant, il existe une et une seule mesure de l'angle des vecteurs ⃗ u et ⃗v comprise entre −π et π et cette
mesure est appelée mesure principale de l'angle ⃗ u et ⃗v .
• Si on considère maintenant deux droites (D) et (D′ ) de vecteurs directeurs ⃗u et ⃗v , les deux droites dénissent
deux angles orientés (⃗ u, ⃗v ) et (⃗u, −⃗v ). Ainsi si α est une mesure de l'un de ces angles alors l'autre mesure serait
α + π.

3. Théorèmes usuels
Théorème : Soit (C) un cercle de centre O, A et B deux points distincts de (C). Les illustrations sont sur les
gures ci-dessous (page suivante).
i. Pour tout point M de (C), distinct de A et B , on a : 2(−M
−−−−→ −−−−→ −−−→ −−−→
A , M B ) =−−(−OA , OB )[2π] ( g i )
ii. Pour tout point T de la tangente à (C) en A, on a : 2(AT , AB ) = (OA , OB )[2π]−−−→ −−−→( g ii−−)−→ −−−−→
−−→ −−−→ → −−−→

iii. Quatre points A, B , C et D non alignés sont cocycliques si et seulement si : (CA , CB ) = (DA , DB )[π].
ZC − ZB ZD − ZA
Ce qui est équivalent à : × est un réel.
ZC − ZA ZD − ZB

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

g i ( α = 2β ) g ii ( β = 2α )

C- Produit vectoriel
1. Dénition
Dénition 6 : Soient ⃗u et ⃗v deux vecteurs de l'espace orienté. On appelle produit vectoriel des vecteurs ⃗u et ⃗v
le vecteur noté ⃗u ∧ ⃗v tel que :


• Si ⃗u et ⃗v sont colinéaires, ⃗u ∧ ⃗v = 0 .
• Si ⃗u et ⃗v ne sont pas colinéaires :
− ⃗u ∧ ⃗v est orthogonal à ⃗u et à ⃗v .
− ⃗u ∧ ⃗v est tel que la base (⃗u, ⃗v , ⃗u ∧ ⃗v ) est directe.
− ⃗u ∧ ⃗v est de norme ||⃗u ∧ ⃗v || = ||⃗u|| · ||⃗v || · | sin(⃗u, ⃗v )|

Cette dénition est lourde à utiliser. Nous allons donner dans ce qui suit une autre dénition plus pratique.

Dénition 7 : ( Coordonnées du produit vectoriel dans une base orthonormée directe )


Soient ⃗u et ⃗v deux vecteurs de l'espace orienté muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j, ⃗k).

Si(x, y, z) désignent les coordonnées du vecteur ⃗u et (x′ , y ′ , z ′ ) celles du vecteur ⃗v , alors le produit vectoriel des
vecteurs ⃗u et ⃗v noté ⃗u ∧ ⃗v a pour coordonnées :
(z ′ y − zy ′ , zx′ − xz ′ , xy ′ − yx′ )

Conséquences
Si ⃗u = ⃗i = (1, 0, 0), ⃗v = ⃗j = (0, 1, 0) alors ⃗i ∧ ⃗j = ⃗k .
De manière analogue, on a : ⃗ i ∧ ⃗k = −⃗j et ⃗j ∧ ⃗k = ⃗i. On alors :
⃗ ⃗ ⃗ ⃗ ⃗
• i ∧ j = k et j ∧ i = −k . ⃗
• ⃗i ∧ ⃗k = −⃗j et ⃗k ∧ ⃗i = ⃗j
• ⃗j ∧ ⃗k = ⃗i et ⃗k ∧ ⃗j = −⃗i

Remarque
− Le produit vectoriel de deux vecteurs est toujours un vecteur.
− Le produit vectoriel de deux vecteurs appartenant à un plan (P ) est un vecteur orthogonal à ce plan.
! !
x x′
Par exemple soit (P ) un plan muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j) et soient ⃗u et ⃗v deux
y y′
vecteurs de ce plan.
On note ⃗k un vecteur unitaire orthogonal à la fois à ⃗
i et ⃗j ( Par conséquent, ⃗k n'est pas dans le plan (P ) )

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Chapitre 12 Calcul vectoriel



Tout point M (x, y) du plan (P ) n'a pas coordonnées suivant k. Cela revient à
écrire M (x, y, 0) dans le repère (O,⃗i, ⃗j, ⃗k).
Dans cette logique, on peut récrire alors dans le repère (O,⃗i, ⃗j, ⃗k) les coordon-
   
x x′
   ′
nées des vecteurs ⃗u et ⃗v de cette forme : ⃗u y  et ⃗
v y 
0 0
 
0
 
Par conséquent, on a : ⃗u ∧ ⃗v =  0  En appliquant la dénition 4.

xy − yx′

On voit bien que le vecteur ⃗u ∧ ⃗v est suivant ⃗k donc orthogonal au plan (P ).

Technique pour retrouver les coordonnées du produit vectoriel de deux vecteurs :


Soient ⃗u = (x, y, z) et ⃗v = (x′ , y ′ , z ′ )
   
x x′
   ′
1- Première étape : On dispose les coordonnées comme suit : ⃗u ∧ ⃗v = y  ∧ y .
z z′
2- Deuxième étape : Calcul de la coordonnée suivant ⃗i :
y y′
On barre la ligne des x puis on calcul le déterminant = yz ′ − zy ′ ( c'est la composante suivant ⃗
i)
z z′
3- Troisième étape : Calcul de la coordonnée suivant ⃗j :
x x′
On barre la ligne des y puis on calcul l'opposé du déterminant = xz ′ − zx′
z z′
Donc la coordonnée suivant ⃗j est −(xz ′ − zx′ ). ( Il ne faut pas oublier de multiplier par −1 à cette étape )
4- Quatrième étape : Calcul de la coordonnée suivant ⃗k :
x x′ ⃗j
On barre la ligne des z puis on calcul le déterminant = xy ′ − yx′ ( c'est la composante suivant ).
y y′
On retrouve à la n les coordonnées de ⃗u ∧ ⃗v suivant ⃗i, ⃗j et ⃗k .
!
y y′ x x′ x x ′ a a′
On alors à travers cette méthode dire que : ⃗u ∧ ⃗v = ; − ; avec = ab′ − ba′ .
z z′ z z′ y y′ b b′

Exercice 1
1. On donne les vecteurs ⃗u = (4, −1, 2) ; ⃗v = (1, 5, −3) et w⃗ = (2, 0, −4). Calculez puis comparez :
a. ⃗u ∧ ⃗v et ⃗v ∧ ⃗u.
b. ⃗u ∧ (⃗v + w)⃗ et ⃗u ∧ ⃗v + ⃗u ∧ w⃗.
c. ⃗u ∧ (2⃗v), (2⃗u) ∧ ⃗v et 2(⃗u ∧ ⃗v).
d. ⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ et (⃗u ∧ ⃗v ) ∧ w⃗.
2. On considère deux vecteurs du plan muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j) : ⃗a = (4, −1) et ⃗b = (5, −3)
Calculer puis comparez ⃗a ∧ ⃗b et ⃗b ∧ ⃗a
Solution :
1-a. ⃗u ∧ ⃗v = (−7, 14, 21) et ⃗v ∧ ⃗u = (7, −14, −21). Alors ⃗u ∧ ⃗v = −⃗v ∧ ⃗u.
b. ⃗u ∧ (⃗v + w)
⃗ = (−3, 34, 23) et ⃗u ∧ ⃗v + ⃗u ∧ w⃗ = (−3, 34, 23). D'où ⃗u ∧ (⃗v + w)
⃗ = ⃗u ∧ ⃗v + ⃗u ∧ w
⃗.
c. ⃗u ∧ (2⃗v) = (−14, 28, 42) ; (2⃗u) ∧ ⃗v = (−14, 28, 42) et 2(⃗u ∧ ⃗v) = (−14, 28, 42)
Ainsi ⃗u ∧ (2⃗v ) = (2⃗u) ∧ ⃗v = 2(⃗u ∧ ⃗v )
d. ⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ = (14, 0, −28) et (⃗u ∧ ⃗v ) ∧ w⃗ = (−56, 14, −28). Alors ⃗u ∧ (⃗v ∧ w) ⃗ ̸= (⃗u ∧ ⃗v ) ∧ w

2. ⃗a ∧ ⃗b = −7⃗k et ⃗b ∧ ⃗a = 7⃗k avec ⃗k un vecteur unitaire tel que (O,⃗i, ⃗j, ⃗k) soit un repère direct.
On déduit que ⃗a ∧ ⃗b = −⃗b ∧ ⃗a

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Les propriétés vues dans la question 1. sont les principales propriétés du produit vectoriel. Nous généralisons
ces propriétés à tout vecteur dans le théorème suivant :

Théorème 2 : L'espace orienté est muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j, ⃗k). Soient ⃗u, ⃗v et w
⃗ trois
vecteurs et k un réel donné. On a les propriétés suivantes :
i. ⃗u ∧ ⃗v = −⃗v ∧ ⃗u
ii. ⃗u ∧ (k⃗v ) = (k⃗u) ∧ ⃗v = k(⃗u ∧ ⃗v )
iii. ⃗u ∧ (⃗v + w)
⃗ = ⃗u ∧ ⃗v + ⃗u ∧ w⃗

Remarque
− On n'a pas toujours une relation entre ⃗u ∧ (⃗v ∧ w) ⃗ et (⃗u ∧ ⃗v ) ∧ w
⃗ comme le montre l'exercice précédent.


− ⃗u ∧ ⃗v = 0 si et seulement si ⃗u et ⃗v sont colinéaires. Par conséquent, pour démontrer que deux vecteurs sont
colinéaires, on peut démontrer que leur produit vectoriel est vecteur nul.

2. Applications du produit vectoriel


Théorème 3 : . ( aire d'un parallélogramme ou d'un triangle ).
−−−→ −−−→
• Soit ABCD un parallélogramme. L'aire A de ce parallélogramme est : A = AB ∧ AD .

1 −−−→ −−−→
• Soit ABC un triangle. L'aire A de ce triangle est : A= AB ∧ AC .
2
Illustration :

−−−→ −−−→ 1 −−−→ −−−→


A = AB ∧ AD A= AB ∧ AC
2
Exemple :
1. Par exemple, soient
! A(3,!0, −1), B(0,
! 2, 2) et C(1, 1, 5) alors : √
−−−→ −−−→ −3
−2 9 1 −−−→ −−−→ 226
AB ∧ AC = ∧ 1 = 12 puis l'aire A du triangle ABC est : A =
2 AB ∧ AC =
36 1 2 2
2. On donne A(2, 1, −2) ; B(2,
! les points ! ! 3, 0) ; C(6, 6,!5) et D(6, 4, 3).
−−−→ 0 −−−→ 4 −−−→ 4 −−−→ 0
AB = 2 , AD = 3 , BC = 3 et DC = −2
2 5 5 −2
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→
On peut remarque ! que DC
! = AB!et que AD = BC . On conclut alors que ABCD est un parallélogramme.
−−−→ −−−→ 0 4 4 −−−→ −−−→
AB ∧ AD = 2 ∧ 3 = 8 puis l'aire A du parallélogramme ABCD est : A = AB ∧ AD = 12
2 5 −8

Théorème 4 : ( Volume d'un tétraèdre ou d'un parallélépipède ).


1 −−−→ −−−→ −−−→
• Soit ABCD un tétraèdre. Le volume V de ce tétraèdre est : V = (AB ∧ AC ) · AD .
6 −−−→ −−−→ −−−→
• Soit ABCDEF GH un parallélépipède. Le volume V de ce parallélépipède est : V = (AB ∧ AD ) · AE

Illustration

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

1 −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→


V= (AB ∧ AC ) · AD V = (AB ∧ AD ) · AE
6

D- Géométrie dans le plan et dans l'espace


I. Droites dans le plan (Rappels)
On se remémore les connaissances acquises dans les classes intérieures sur les droites.

1. Équation cartésienne d'une droite


Proposition 1 :
Le plan P muni d'un repère orthonormé R(O,⃗i, ⃗j) et soient α, β et c trois réels tels que α et β ne sont pas tous
deux nuls :
1. La droite D passant par le point A de coordonnées (xA , yA ) dans R et dirigée par le vecteur non nul ⃗u = (−β, α)
admet une équation cartésienne de la forme : αx + βy + c = 0.
2. Réciproquement, l'ensemble des points du plan d'équation αx + βy + c = 0 est une droite de vecteur
directeur ⃗u(−β, α)

Remarque (
x = xA + tα
La représentation paramétrique : t ∈ R est la représentation paramétrique, dans le plan,
y = yA + tβ
d'une droite passant par le point A(xA , yA ) et dirigée par le vecteur ⃗u(α, β).

Proposition 2 :
• On considère une droite(D) d'équation cartésienne αx + βy + c = 0. Alors le vecteur ⃗u (−β, α) est un vecteur
directeur de (D) et ⃗
n (α, β) est un vecteur normal à (D).
• Un repère orthonormal étant xé, la droite (D) passant par le point A(xA , yA ) et de vecteur directeur ⃗u (−β, α)
a pour équation : α(x − xA ) + β(y − yA ) = 0

2. Distance d'un point à une droite


Proposition 3 :
Le plan P muni d'un repère orthonormé R(O,⃗i, ⃗j).
Soit (D) la droite d'équation : ax + by + c = 0 et soit M (xM , yM ) un point donné du plan .
|axM + byM + c|
La distance du point M à la droite (D) notée d(M, D) est donnée par : d(M, D) = √
a2 + b2

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Exercice 2
Dans le plan rapporté à un repère orthonormal, on considère les points A(1, −2) et B(−2, 3).
a. Écrire une équation cartésienne de la droite (AB).
b. Déterminer la distance du point C(1, 1) à la droite (AB).
c. Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal H de C sur (AB).
d. Retrouver la distance du point C à la droite (AB) en utilisant la question précédente.
Solution : −−−→
a. Le vecteur AB (−3, 5) est un vecteur directeur de la droite (AB). Donc (AB) a une équation de la forme :
5x + 3y + c = 0. A ∈ (AB) donc on déduit que c = 1.
Or le point
L'équation de la droite (AB) est alors : (AB) : 5x + 3y + 1 = 0.
|5 + 3 + 1| 9
b. Avec la formule du cours, d(C, (AB)) = 2 2 = √ .
5 +3 34
c. Puisque H est le projeté orthogonal de C sur (AB) alors le vecteur normal (AB) dirige (CH). Or ⃗n(5, 3) est
normal à (AB), il dirige (CH) et comme C appartient à la droite alors (CH) a pour équation : 3x − 5y + 2 = 0.

(  11
5x + 3y + 1 = 0  x=−
H appartient à (CH) et (AB) alors ses coordonnées vérient : ⇒ 34
3x − 5y + 2 = 0  y= 7

    34

−−−→ 45 27 11 7
Ainsi CH = − ,− ⇒H= − ,
34 34 34 34
9
d. Il s'en suit que CH = √

−−−→

34

II. Géométrie élémentaire de l'espace


Dans tout ce qui suit, on notera E l'ensemble des points de l'espace et V l'ensemble des vecteurs de l'espace.

1. Notions de base : Combinaisons linéaires de vecteurs, droites et plans dans l'espace


Dénition 8 : Droite vectorielle, droite ane.
• Soit ⃗u un vecteur non nul de l'espace. On appelle la droite vectorielle engendrée ( ou dirigée ) par u
⃗ ,
l'ensemble D des vecteurs de l'espaces colinéaires à ⃗u : D = {v ∈ V / ∃ λ ∈ R : ⃗v = λ⃗u}
• Soient A un point et ⃗u un vecteur de l'espace. La droite ane passant−−−par le point A et de vecteur
directeur u
−→
⃗ est l'ensemble D des points M de l'espace tel que les vecteurs
−−−−→
AM et ⃗u sont colinéaires :
D = {M ∈ E /∃ λR : AM = λ⃗u}

Remarque
Se donnant deux points distincts A−−et
−→
B de l'espace, la droite de l'espace passant par les points A et B est la
droite passant par A et dirigée par AB .

Dénition 9 : Combinaison linéaire de deux vecteurs


Soient ⃗
u, ⃗v et w ⃗ est combinaison linéaire des vecteurs ⃗u et ⃗v
⃗ trois vecteurs de l'espace. On dit que w si et
seulement si il existe deux réels α et β∈R tels que : w
⃗ = α⃗u + β⃗v .

Dénition 10 : Plan Vectoriel, plan ane


− Soient ⃗u et ⃗v deux vecteurs non colinéaires de l'espace V. On appelle plan vectoriel engendré (ou dirigé)
par les vecteurs ⃗u et ⃗v l'ensemble, qu'on note P , des vecteurs V ⃗u et ⃗v .
qui sont combinaisons linéaires de
P = {α⃗u + β⃗v /α, β ∈ R}
− Soient ⃗u et ⃗v deux vecteurs non colinéaires de l'espace V et A ∈ E un point de l'espace. On appelle plan
ane engendré (ou dirigé)−−−−→
par les vecteurs u ⃗ et ⃗v et passant par A l'ensemble, noté−−P , des points M
−−→
de E tels que le vecteur AM est combinaison linéaire de ⃗ u et ⃗v : P = {M ∈ E/∃(α, β) ∈ R2 : AM = α⃗u + β⃗v }

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Remarque
− Avec les notations précédentes :
−−−−→
M est élément du plan ane passant par A et engendré par ⃗u et ⃗v si et
seulement si le vecteur AM est élément du plan vectoriel engendré par ⃗v : P .
⃗u et
− On peut aussi dénir un plan ane P en se donnant trois points non alignés A, B et C de P . On dénit le
plan ane passant par ces trois points comme étant le plan ane passant par A et engendré par les vecteurs
−−−→ −−−→
AB et AC .

Dénition 11 : Vecteur normal


normal à un plan P
Un vecteur est dit si et seulement si il est orthogonal à tous les vecteurs de ce plan.

Remarque
− Se donner un plan vectoriel revient à se donner un vecteur normal à ce plan.
− Se donner un plan ane revient à se donner un vecteur normal à ce plan et un point de ce plan.

→ →
− −
→ −
→ →

− Si u et v sont deux vecteurs non colinéaires d'un plan P alors n =u ∧v est un vecteur normal à P.

2. Vecteurs coplanaires, bases


Dénition 12 : Vecteurs coplanaires, Base de l'espace
− Trois vecteurs non nuls sont coplanaires si l'un des trois est élément du plan engendré par les deux autres
(ou ce qui est équivalent si l'un de trois est une combinaison linéaire des deux autres).
− Un triplet de vecteurs de V : (⃗u, ⃗v , w)
⃗ est une base de V si il est formé de trois vecteurs non coplanaires.

Commentaire : En prenant la négation de ce qui précède : trois vecteurs sont non coplanaires si et seulement
si on ne peut écrire aucun des trois comme combinaison linéaire des deux autres (on dit qu'ils sont linéairement
indépendants).

3. Plans dans l'espace


3-1. Représentation cartésienne
Pour tout ce paragraphe, on xe un repère orthonormal direct R(O,⃗i, ⃗j, ⃗k) de l'espace E.

Proposition 4 : Équation cartésienne d'un plan


• Soit P A(xA , yA , zA ) de l'espace E et admettant le vecteur ⃗n(a, b, c) comme
un plan ane passant par un point
vecteur normal alors une équation cartésienne de P est : a(x − xA ) + b(y − yA ) + c(z − zA ) = 0.
• Réciproquement, l'ensemble des points M (x, y, z) vériant l'équation ax + by + cz + d = 0 où a, b, c, d sont
des réels et où a, b, c ne sont pas tous nuls est un plan ane de vecteur normal ⃗ n(a, b, c).

Remarque
− Un plan est entièrement déni par la donnée d'un vecteur normal à ce plan et un point appartenant à ce plan.
− Nous pouvons donner une représentation paramétrique d'un plan : 
 x = xA + αx0 + βx′0
En eet, soient A(xA , yA , zA ) ∈ E et ⃗
′ ′ ′
u(x0 , y0 , z0 ), ⃗v (x0 , y0 , z0 ) deux vecteurs de V . Alors y = yA + αy0 + βy0′

z = zA + αz0 + βz0′
est une équation paramétrique du plan P passant par A et engendré par ⃗ u et ⃗v .
− Si P est un plan passant par A et engendré par ⃗
−−−−→
u et ⃗v alors dire qu'un point M appartient à P est équivalent
à : ∃ (α, β) ∈ R tel que AM = α⃗
2 u + β⃗v .

Exemple
Soient A(1, 0, 1) un point de l'espace et le vecteur ⃗n(1, −1, 2).
− D'après la formule, le plan P passant par A et de vecteur normal est ⃗n(1, −1, 2) est : x − y + 2z − 3 = 0.

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

− Pour trouver la représentation paramétrée de P , il nous faut connaître deux vecteurs ⃗u et ⃗v qui engendrent
P . Il sut de prendre deux
( vecteurs non colinéaires et orthogonaux à ⃗n. C'est le cas par exemple de ⃗u(1, 1, 0)
x = 1 + t + 2s
v (2, 0, −1). Donc P :
et ⃗ y=t avec t et s ∈ R
z =1−s

3-2 Position relative de deux plans


L'espace est rapporté à un repère orthonormal direct R(O,⃗i, ⃗j, ⃗k).

Dénition 13 : ( Plans parallèles, Plans perpendiculaires )


• Deux plans de l'espace sont parallèles si et seulement si ils admettent un vecteur normal non nul commun.
• Deux plans de l'espace sont perpendiculaires si et seulement si ils admettent des vecteurs normaux non nuls
orthogonaux.

Remarque : Explications de la dénition :


Soient P et P ′ deux plans de vecteurs normaux ⃗n(a, b, c) et ⃗n′ (a′ , b′ , c′ ) d'équations P : ax + by + cz + d = 0 et
P ′ : a′ x + b′ y + c′ z + d′ = 0. La dénition 11 dit que :
• Les plans plans P et P ′ sont perpendiculaires si et seulement si ⃗n · ⃗n′ = 0 ⇐⇒ aa′ + bb′ + cc′ = 0.


• Les plans plans P et P ′ sont parallèles si et seulement si ⃗n ∧ ⃗n′ = 0 .

Exemple
a. Soient P P ′ d'équations P : x − y + z = 1 et P ′ : x + 2y + z = 0.
et
n(1, −1, 1) et ⃗n′ (1, 2, 1). ⃗n · ⃗n′ = 0 Donc P et P ′ sont perpendiculaires.
Ainsi le vecteur ⃗
b. Soient P et P ′ d'équations P : 4x − 2z = 1 et P ′ : −2x + z = 0→ .

n(4, 0, −2) et ⃗n′ (−2, 0, 1). On vérie que ⃗n ∧ ⃗n′ = 0 et donc P et P ′ sont
Ainsi le vecteur ⃗ parallèles.

Proposition 5 :
Soient P et P′ deux plans de l'espace de vecteurs normaux respectifs ⃗n et ⃗n′ . Si P et P′ sont sécants alors leur
intersection est une droite de vecteur directeur ⃗n ∧ ⃗n′ .
Illustration :

3-3 Distance d'un point à un plan


Théorème 5 : ( Quand le plan est donné par une équation cartésienne )
On rapporte le plan à un repère orthonormal. Soient P un plan d'équation cartésienne ax + by + cz + d = 0 et
M (xM , yM , zM ) un point de l'espace. La distance du point M au plan P est donnée par :
|axM + byM + czM + d|
d(M, P) = √
a2 + b2 + c2

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

4. Droites dans l'espace


4-1 Représentation cartésienne
Puisqu'une droite de l'espace est l'intersection de deux plans non parallèles d'après la proposition 5 nous dédui-
sons l'équation d'une droite dans la proposition suivante :

Proposition 6 :
• Soit R un repère orthonormal de l'espace. On se donne des réels a, b, c, d et a′ , b′ , c′ , d′ tels que les triplets
(a, b, c) et (a′ , b′ , c′ ) sont
 non nuls et non proportionnels. L'ensemble des points du plan dont les coordonnées
ax + by + cz + d = 0
vérient le système : n ∧ ⃗n′ où ⃗n(a, b, c) et
est une droite de vecteur directeur ⃗
a′ x + b′ y + c′ z + d′ = 0
n⃗′ (a′ , b′ , c′ ).
• Réciproquement, toute droite admet au moins un système d'équations de ce type.
Remarque
On peut aussi caractériser une droite de l'espace à travers sa représentation paramétrique. En eet, soit D une
droite passant par A(xA , yA , zA ) et de vecteur directeur ⃗u(x0 , y0 , z0 ), une équation paramétrée de
( D est :
x = xA + tx0
l'ensemble des points du plan dont les coordonnées vérient le système : y = yA + ty0 t∈R
z = zA + tz0
4-2 Distance d'un point à une droite
Théorème 6 : ( Distance d'un point à une droite )
Soit D une droite de l'espace passant par le point A et de vecteur directeur ⃗u. Soit M un point de l'espace. Alors
la distance du point M à la droite D notée d(M, D) :

→ −−−−→
u ∧ AM
d(M, D) =
∥u∥

Exercice 3
On considère les plans P et P′ d'équations respectives :x −y+z+1=0 et 2x + y − z − 1 = 0.
a. Vérier que ces deux plans ne sont pas parallèles.
b. Déterminer une paramétrisation de leur intersection D
c. Donner une équation cartésienne du plan P0 passant A = (1, 1, 0) et perpendiculaire aux deux plans P et
P ′.
On considère la droite D passant par A = (1, −2, 0) et dirigée par ⃗u(1, 1, −1). Soit B(0, 1, −2) un point de
l'espace.
d. Déterminer les coordonnées du point H , projeté orthogonal de B sur D.
e. Calculer de deux manières diérentes la distance de B à la droite D.
Solution :
a. P a pour    n(1,−1,
vecteur normal ⃗
′ ′
1) et P a pour vecteur normal ⃗n (2, 1, −1).
1 2 0


Or ⃗n ∧ ⃗n′ = −1 ∧  1  = 3 ̸= 0 . Ainsi les deux plans ne sont pas parallèles.
1 −1 3
b. D est dirigée par le vecteur ⃗n ∧ ⃗n′ = (0, 3, 3) ou encore le vecteur ⃗u =
( (0, 1, 1). De plus le point M (0, 0, −1)
x=0
appartient à D . Ainsi une représentation paramétrique de D est alors : y=t avec t ∈ R.
z = −1 + t
c. Le plan P0 étant perpendiculaire aux plans P et P ′ admet donc ⃗u = (0, 1, 1) comme vecteur normal. Son
équation est donc de la forme : y + z + c = 0. Comme A(1, 1, 0) ∈ P0 alors on conclut que c = −1.
Ainsi l'équation de P0 est : y + z − 1 = 0.

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

(
x=1+t
d. L'équation paramétrique de D est : y = −2 + t t ∈ R. De plus une équation du plan passant B et de
z = −t
normal ⃗u est :x + y −z − 3 = 0. Le point H forme l'intersection de ce plan et de la droite D et ses coordonnées

 x=1+t

y = −2 + t
satisfont le système : Par conséquent, on déduit que H(7/3, −2/3, −4/3)
 z = −t

x+y−z−3=0
r −

u ∧ AB
−−−→
r
26 26
e. La distance de B

−−−

à la droite D est donnée par BH = . On a aussi : d(B, D) = −
→ =
3 ∥u ∥ 3

5. Coordonnées du milieu, coordonnées d'un vecteur,· · ·


Proposition 7
→ − →
− → −
: Soit(O, i , j , k ) un repère de l'espace. Soient A(xA , yA , zA ) ; B(xB , yB , zB ) deux points de

→ →

l'espace et u (x, y, z) ; v (x , y , z ) deux vecteurs de l'espace. Soit k ∈ R
′ ′ ′

1. Le vecteur u + v a pour coordonnées (x + x′ ; y + y′ ; z + z ′ )



→ →

2. Le vecteur k−−−u→−→a pour coordonnées (kx, ky, kz)


3. Le vecteur AB a pour coordonnées (xB −xA ; yB − yA ; zB − zA ) 
xA + xB yA + yB zA + zB
4. Le milieu I de [AB] a pour coordonnées ; ;
2 2 2

Exercice 4

On considère le cube ABCDEF GH ci-contre. I , J , K et L les milieux


respectifs des segments [EH], [F G], [AD] et [BC]. On considère le repère
−−−→ −−−→ −−−→
(A, AB , AD , AE )
a. Donner, en le justiant, les coordonnées des neuf points A, B , C , D, E , F ,
G, H et L.
b. Montrer que les plans (ABI) et (GHK) sont parallèles.

Solution
1-a. A est l'origine du repère et donc A(0, 0, 0) ; AB = 1 · AB
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→

−−−→
+ 0 · AD−−−→
+ 0 · AE
−−−→
⇒ B(1, 0, 0)
−−−→
De la même manière, on déduit que D(0, 1, 0) et E(0, 0, 1). AC = 1 · AB + 1 · AD + 0 · AE ⇒ C(1, 1, 0)
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −−−→
AF
−−−−

= AB
−−−→
+ BF
−−−−→
= AB
−−−→
+ AE−−−→
= 1 · AB−−−→
+ 0 · AD−−−→
+ 1 · AE−−−→
⇒ F (1, 0, 1) ;
AH
−−−→
= −AD
−−→
+−DH
−−→
=−−AD
−→
+−−AE
−→
=−−0−→· AB +−−1−→ · AD +−−1−→ · AE ⇒ H(0, 1, 1)
−−−→
AG = AC + CG = AE + AD + AE = 1 · AB + 1 · AD + 1 · AE ⇒ G(1, 1, 1).
L est le milieu de [BC] ⇒ I(1, 1/2, 0)
1 −−−→ 1 −−−−→
b. BJ = BF + F J = BF + F G = AE + EH = AE + EI = AI . Donc, le quadrilatère ABJI est un
−−−→ −−−→ −
−−→ −−−→ −−−→ −−−→ −
−−→ −−→

2 2
parallélogramme et en particulier, le point J appartient au plan (ABI).
De même, le quadrilatère GHKL est un parallélogramme et en particulier, le point L appartient au plan (GHK).
−−−−
→ 1 −−−→ 1 −−−→ −−−→
AK = AD = BC = BL . Donc, AKLB est un parallélogramme. En particulier, la droite (AB) est parallèle
2 2
à la droite (KL) qui est une droite du plan (GHK). Donc, la droite (AB) est parallèle au plan (GHK).
−−−−
→ 1 −−−→ 1 −−−−→ −−−→
AK = AD = EH = IH . Donc, le quadrilatère AKHI est un parallélogramme. En particulier, la droite
2 2
(AI) est parallèle à la droite (HK) qui est une droite du plan (GHK). On en déduit que la droite (AI) est
parallèle au plan (GHK).
Ainsi, le plan (GHK) est parallèle aux droites (AB) et (AI) qui sont deux droites sécantes du plan (ABI).
Donc, le plan (GHK) est parallèle au plan (ABI).

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

Exercice 1
Exercices
Pour tout cet exercice, l'espace est muni d'un repère orthonormal (O,⃗i, ⃗j, ⃗k).
1. Établir l'équation cartésienne d'un plan dont on connaît un vecteur normal ⃗n(a, b, c) et un point M0 (x0 , y0 , z0 ).
2. On considère les points A(1, 2, −3), B(−3, 1, 4) et C(2, 6, −1).
a. Montrer que les points A, B et C déterminent un plan.

b. Vérier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est 2x − y + z + 3 = 0.


c. Soit I le point de coordonnées (−5, 9, 4). Déterminer un système d'équations paramétriques de la droite

(D) passant par I et perpendiculaire au plan (ABC).


d. Déterminer les coordonnées du point J, intersection de la droite (D) et du plan (ABC).
e. En déduire la distance du point I au plan (ABC).
f. Le plan P a pour équation cartésienne x + 2y − 2z − 4 = 0. Déterminer la position relative des plans P
et (ABC).
Exercice 2
L'espace orienté est muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j, ⃗k). On donne les points : A(2, 0, 1), B(3, −2, 0)
et C(2, 8, −4).
1.
−−−−→ −−−−→
Soit M (x, y, z) un point. Exprimer en fonction de
( x et y les coordonnées du produit vectoriel AM ∧ BM .
−x + y − 2z = −4
2. Résoudre le système S : −x − y − z = −11 On fera gurer toutes les étapes de la résolution.
2x + y − z = 8
3.

−−−
→ −
−−−
→ −
−−−

Démontrer qu'il existe un unique point vériant AN ∧ BN = CN N. et donner les coordonnées de
1
4. On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par la formule V = bh où b représente l'aire d'une base
3
1 −−−→ −−−→ −−−→
et h la hauteur relative à cette base ou par la formule V = (AB ∧ AC ) · AD .
6
a. Le point étant déni à la question précédente, montrer que le volume du tétraèdre ABCN est égal à
1
CN 2 .
6
b. Calculer l'aire du triangle ABC .
c. Utiliser les résultats précédents pour calculer la distance du point N au plan (ABC)
Exercice 3 :
Soit ABC un triangle isocèle du plan tel que : AB = AC . On note E le milieu du segment [BC]. On donne :
AE = 8 cm ; BC = 4 cm.
1. On note G {(A, 2), (B, 1)(C, 1)}. Déterminer et
le barycentre du système construire le point G.
2. Déterminer et construire l'ensemble (E) des points M du plan tels que :
−−−−→ −−−−→ −−−−→ −−−−→ −−−−→ −−−−→
2M A + M B + M C = 2M A − M B − M C
3. Déterminer et construire l'ensemble (F ) des points M du plan tels que :
−−−−→2 −−−−→ −−−−→ −−−−→ −−−−→
2M A + M A · M B + M A · M C = 0
Exercice 4
Dans le plan (P ), soient A, B et C les sommets d'un triangle équilatéral dont la longueur d'un cote est 2d .

1- a. Déterminer l'ensemble E des nombres réels β tels que les points A, B et C aectés des coecients
respectifs 1, β et 1 admettent un barycentre Gβ .
b. Quel est l'ensemble des points Gβ lorsque β parcourt E?
2. On prend β = 1.
a. Déterminer G1 .
b. On pose :f1 (M ) = M A2 + M B 2 + M C 2 .
Déterminer l'ensemble (C) des points M tels que : f1 (M ) = 8d2 .

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Chapitre 12 Calcul vectoriel

3. On prend β = −2.
a.
−−−−→ −−−−→ −−−−→ −
→ −

Montrer que le vecteur M A − 2M B + M C est un vecteur V indépendant de M. Déterminer V .

b. Déterminer l'ensemble (E) des points M tels que : M A2 − 2M B 2 + M C 2 = 0


Exercice 5
Le plan complexe est muni d'un orthonormé (O, ⃗u, ⃗v ).
1. Pour tout nombre complexe z, on pose P (z) = z 3 − (4 − 2i)z 2 + (4 − 6i)z − 4 + 8i
a. Calculer P (−2i) et déterminer les nombres a et b tels que pour z ∈ C : P (z) = (z + 2i)(z 2 + az + b).
b. Résoudre, dans l'ensemble des nombres complexes, l'équation P (z) = 0.
2. Soient A, B et C P (z) = 0 avec |zA | < |zB | < |zC |.
les images des solution de l'équation

a. Placer les points A, B


C. et

b. Calculer l'axe du point G, barycentre du système {(O, 3), (A, −4), (B, 1), (C, 2)}. Vérier que A est
barycentre du système {(O, 5), (B, −5), (G, 2)}.
z−1−i
c. Déterminer et représenter l'ensemble Γ des points M d'axe z telle que soit imaginaire pur.
z + 2i
3. 2 2 2 2
Pour tout point M du plan, on pose : φ(M ) = 3M O − 4M A + M B + 2M C et on note Γk l'ensemble des
points M tels que φ(M ) = k , où k est un réel.

a. discuter suivant les valeurs de k, la nature de Γk .


b. Déterminer et construire Γ16 .
Exercice 6
L'espace orienté est muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j, ⃗k). On donne les points : A(−1, 0, 2), B(3, 2, −4),
C(1, −4, 2) et D(5, −2, 4). On considère les points I, J etK dénis par : I est le milieu du segment [AB], K est
1 −−−→
−−−→
le milieu du segment [CD]
BJ = BC .
et
4
1. Déterminer les coordonnées des points I , J et K .
2. Montrer que les points I , J et K ne sont pas alignés.
3. Justier qu'une équation cartésienne du plan (IJK) est : 8x + 9y + 5z − 12 = 0.
4. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AD) et montrer que le plan (IJK) et la droite
(AD) se coupent en un point L dont on déterminera les coordonnées.
1 −−−→
5.
−−−

Montrer que AL = AD
4
Plus généralement, dans l'espace, on considère un tétraèdre ABCD ainsi que les points I , J , K dénis par I
−−−→ 1 −−−→ −−−→ 1 −−−→
milieu de [AB], K milieu de [CD], BJ = BC et AL = AD .
4 4
Soit G le barycentre du système de points pondérés {(A, 3), (B, 3), (C, 1), (D, 1)}.
6. Déterminer le barycentre G1 du système {(A, 3), (D, 1)} et G2 barycentre du système {(B, 3), (C, 1)}.
7. En associant les points A, B , C et D de deux façons diérentes, montrer que G appartient aux droites (IK)
et (JL). En déduire que les points I , J , K et L sont coplanaires.

Exercice 7
L'espace orienté est muni d'un repère orthonormé direct (O,⃗i, ⃗j, ⃗k). On donne les points : A(2, 1, 3), B(3, 2, 1),
C(4, 1, 4), D(5, 3, −2) et E(6, −2, −4).
1- a.
−−−→ −−−→ −−−→ −−−→
Calculer AB , AC et DE . Vérier que le vecteur DE est normal au plan (ABC).
b. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC).
c. Déterminer un représentation paramétrique de la droite (DE).
d. Déterminer les coordonnées de F projeté orthogonal
−−−→ −−−→
de D sur le plan (ABC).
Déterminer un réel k tel que EF = k DF .
1
2- a. Calculer le volume du tétraèdre ABCD. ( On rappelle que V = Base × hauteur )
3
b. Déterminer les deux ensembles Γ1 et Γ2 des points M de l'espace dénis par :

M ∈ Γ1 ⇔ 11M D2 − M E 2 = −30
M ∈ Γ2 ⇔ M D2 − M E 2 = −36

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Chapitre 13 Applications anes du plan

Chapitre 13

APPLICATIONS AFFINES DU PLAN

I. Applications linéaires
Activité 1
Soit V l'ensemble de vecteur du plan P et l'application :
φ:V →V

→ −
→ −

( k ∈ R )
u 7→ φ(u ) = k u ∗

1. Montrer que −
→ → − 2 −
→ →
− −
→ →

∀ (u , v ) ∈ V : φ(u + v ) = φ(u ) + φ(v ).
2. Montrer que −
→ −

∀ λ ∈ R ; ∀ u ∈ V : φ(λu ) = λφ(u )

Solution
1. Soit (−u→, →
− −
→ →
− −
→ →
− −
→ →− −
→ →

v ) ∈ V 2 . φ(u + v ) = k(u + v ) = k u + k v = φ(u ) + φ(v ).
2. Soient λ ∈ R et u ∈ V . φ(λu ) = λku = λφ(u ).Les conditions 1. et 2. étant vériées, on dit que φ est une

→ −
→ −
→ −

application linéaire.

1. Dénition
Dénition : Soit V l'ensemble de vecteur du plan P .
On appelle application linéaire de V dans V , toute application φ de V dans V telle que :
i. ∀ (−u→, →
− −
→ →
− −
→ →

v ) ∈ V 2 : φ(u + v ) = φ(u ) + φ(v ).
ii. ∀ λ ∈ R ; ∀ −u→ ∈ V : φ(λ−u→) = λφ(−u→)

2. Propriétés d'une applications linéaire


En utilisant la dénition d'une application linéaire, on déduit les propriétés suivantes :
Si φ est une application linéaire de V dans V alors :
i.∀ (−u→, →
− −
→ →
− −
→ →

v ) ∈ V 2 et ∀ (α, β) ∈ R2 : φ(αu + β v ) = αφ(u ) + βφ(v ).
ii. ∀ u→

→ −
→ −

∈ V , φ(−u ) = −φ(u ).
iii. φ(0 ) = 0
− →

II. Applications anes


Activité 2
Soit O P et f l'application de P dans P dénie par :
un point du plan
φ:P →P −−−−−
→ −−−−→
M 7→ M ′ tel que : OM ′ = 2OM

Soit G est le barycentre du système {(A1 , α1 )......(An , αn )} et on note G = f (G).
a. Quelle est la traduction vectorielle de : G est le barycentre du système (Ai , αi )1≤i≤n ?
Pn P
n −
−−−−

b. Montrer que 2 αi GAi = αi G′ A′i .
−−−−→

i=1 i=1

192
Chapitre 13 Applications anes du plan

P
n −
−−−−

c. Déduire d'après les questions précédentes que : αi G′ A′i = 0 .

i=1
d. Sachant que A′i = f (Ai ) pour tout i ∈ {1, · · · , n} que représente le point G′ pour le système (f (Ai ), αi )1≤i≤n ?
Solution
P
n
a. G le barycentre du système (Ai , αi )1≤i≤n signie que
−−−−→ →

αi GAi = 0 .
i=1
P
n P
n
b. On a d'après la relation de Chasles
−−−−→ −−−→ −−−−→
αi GAi = αi (GO + OAi ).
i=1 i=1
En multipliant membre à membre par 2, on obtient :
P
n −−−−→ P
n −−−→ −−−−→ P
n −−−−→ −−−−→ P
n −−−−→ P
n −
−−−−

2 αi GAi = αi (−2OG + 2OAi ) = αi (OG′ + OA′i ). D'où 2 αi GAi = αi G′ A′i .
i=1 i=1 i=1 i=1 i=1
P
n P
n −
−−−−

c. Puisque
−−−−→ →
− →

αi GAi = 0 alors déduit d'après b) que αi G′ A′i = 0.
i=1 i=1
P
n −
−−−−

d. On a :


αi G′ A′i = 0 et A′ i = f (Ai ). Donc G′ = f (G) est le barycentre du système système (f (Ai ), αi )1≤i≤n .
i=1
On vient de montrer que si G est barycentre du système (Ai , αi )1≤i≤n alors G′ = f (G) est barycentre du système
(f (Ai ), αi )1≤i≤n . On dit alors que f  conserve  le barycentre. Ainsi une application ponctuelle f qui conserve
le barycentre est appelée une application ane de P dans P .

1. Dénition
Dénition :
On appelle application ane de P dans P, toute application qui donne pour image du barycentre de tout
système de points pondérés de P, le barycentre de points images de ce système.

On allège dans le théorème suivant la dénition d'une application ane.

Théorème 1 :
Une application ponctuelle f de P dans P est une application ane, si et seulement si f conserve le barycentre
de tout système de deux points pondérés au moins.

Exercice 1
Soit O un point du plan P et g l'application de P dans P dénie par :
g:P →P −
−−−−
→ −−−−→
M 7→ M ′ tel que : OM ′ = k OM avec k ∈ R∗ .
Montrer que l'application g conserve le barycentre.

2. Application linéaire associée


Dénition :
Soit f une application ane. L'application linéaire Φ :
Φ : V −→ −V
−−−−→ −−−−−−−−−−−



u = M N 7→ f (M )f (N ) .
est appelée application linéaire associée à l'application ane f.

Remarque −
→ −−−−→
′ ′
: En notant f (M ) = M et f (N ) = N on peut donc conclure que pour u = M N alors
−−−−−−



Φ(u ) = M ′ N ′ . On peut facilement démontrer que Φ est bien linéaire.

193
Chapitre 13 Applications anes du plan

3. Expressions analytique d'une application ane


Activité 3
Soit P le plan muni d'un repère (O; I; J) et soient A(3, 2) ; B(1, 1) ; C(0, 1) trois points non alignés de P d'images
respectives A′ (6, 6) ; B ′ (3, 3) ; C ′ (2, 1) par une application ane f .
−−−−→ −
−−−−−

′ ′ −
→ ′ ′
Soit M (x, y) un point de P d'image M (x, y ) par f . Soit Φ qui à tout vecteur M N on associe Φ(u ) = M N
′ ′
avec M = f (M ) et N = f (N ) ( Φ est l'application linéaire associée à f )
−−−→ −
−−−−→ −−−→ −−−−−→ −−−−→ −−−−−→
a. Déterminer les coordonnées ′ ′ ′ ′
des vecteurs AB , A B , AC , A C , AM , et A M .
′ ′

b. Montrer que

−− → −−−→ −−−→ −−−→
Φ(OI ) = OI + 2OJ . En déduire que Φ(OJ )
c. Écrire Φ(AM ) en fonction
−−−−→ −−−→ −−−→
des vecteurs OI et OJ .
−−−−−→
d. Sachant que Φ(AM ) = A′ M ′ donner l'expression de x′ et y′ en fonction de x et y.
−−−−→

Solution            ′ 
−2 −−−′−−→′ −3 −−−→ −3 −−−′−−→′ −4 −−−−→ x − 3 −−−−−→
x −6
a. On a dans le repère (O, I, J) : AB −1 , A B −3 , AC −1 , A C −5 , AM y − 2 et A M y′ − 6 .
−−−→
′ ′
( −−−→ −
−−−−
→ ( −
−−→ −−−→ −
−−→ −−−→
Φ(AB ) = A′ B ′−2Φ(OI ) − Φ(OJ ) = −3OI − 3OJ
b. On sait que −−−→ −
−−−−



⇒ −−−→ −−−→ −−−
→ −−−→ (⋆) (en utilisant la ques-
Φ(AC ) = A C −3Φ( OI ) − Φ(OJ ) = −4OI − 5OJ
tion précédente et la linéarité de l'application Φ) .

−−→ −
−− → −−−→ −−−→ −
−−→ −−−→
Ainsi de la relation (⋆), on déduit que Φ(OI ) = OI + 2OJ . On déduit de même Φ(OJ ) = OI − OJ .
 
−3
c. Puisque AM xy −
−−−−→

2 dans le repère (O, I, J), on peut alors écrire :


−−−−→
h −
−−→ −−−→
i −−−
→ −−−→
Φ(AM ) = Φ (x − 3)OI + (y − 2)OJ = (x − 3)Φ(OI ) + (y − 2)Φ(OJ ).

−−→ −−−→ −−−−→ −
−−→ −−−→
En remplaçant Φ(OI ) et Φ(OJ ) ; on déduit que
 Φ(AM ) = (x + y − 5)OI + (2x − y − 4)OJ .
−−−−−→
x + y − 5 = x′ − 6 x′ = x + y + 1
d. Comme Φ(AM ) = A′ M ′
−−−−→
on a alors : ⇒
2x − y − 4 = y ′ − 6 y ′ = 2x − y + 2
On donne une autre dénition d'une application ane.

Dénition : →
− →

Soit P un plan rapporté à un repère (o, i , j ) et soit l'application f dénie :
f : P −→ P
M (x, y) 7−→ M ′ (x′ , y ′ )
f est une application
 ane, si et seulement si l'expression analytique de l'application f est de la forme :
x′ = ax + by + c ′
avec a, b, c, a , b′ , c′ des réels.
y ′ = a′ x + b′ y + c′

x′ = ax + by + c
Pour une application ane f d'expression analytique , si ab′ − a′ b ̸= 0 alors f est bijec-
y ′ = a′ x + b′ y + c′
tive et f est appelée transformation du plan.

Dénition : →
− →

Soit P un plan rapporté à un repère (O, i , j ) et soit l'application f dénie :
f : P −→ P
M (x, y) 7−→ M ′ (x′ , y ′ )
f est dite une transformation du plan du plan dans lui-même si l'application ane f est bijective c'est-à-dire :
i. Tout point du plan P a une image unique.
ii. Tout point du plan P a un antécédent unique.
Propriétés :
Soit f une transformation du plan dans lui-même. On a les propriétés suivantes :
i. f admet une application réciproque, notée f −1 , qui est elle aussi une transformation du plan.

194
Chapitre 13 Applications anes du plan

ii. Si A ̸= B alors f (A) ̸= f (B). Deuxpoints distincts ont des images distinctes.
′ = ax + by + c
iii. Si f a pour expression analytique yx′ = a′ x + b′ y + c′
′ ′
alors ab − a b ̸= 0.

4. Image d'une droite, d'un plan et Conservation du parallélisme par une application
ane
4-1. Image d'une droite
Théorème 2 →
− →

Soit P un plan rapporté à un repère (O, i , j ) et f une application ane du plan dans lui-même.
L'image d'une droite (AB) par l'application ane f est :
• La droite passant par f (A) et f (B) si et seulement si f (A) est diérent de f (B).
• L'ensemble {f (A)} si et seulement si f (A) est égale de f (B)

Remarque :
L'image d'une droite par une transformation ane est une droite.

4-2. Image d'un Plan


Théorème 3 →
− →

Soit P un plan rapporté à un repère (O, i , j ) f une application
et ane du plan dans lui-même.
L'image d'un plan (ABC) par l'application ane f est :
• Le plan passant par f (A), f (B) et f (C) si et seulement si les points f (A), f (B) et f (C) ne sont pas alignés.
• La droite passant par f (A), f (B) et f (C) si et seulement si f (A), f (B) et f (C) ) sont alignés non tous
confondus.
• L'ensemble {f (A)} si et seulement si f (A), f (B) et f (C) sont tous confondus.

4-3. conservation du parallélisme


Théorème 4 :
Si f est une application ane du plan dans lui-même qui transforme une droite (D) en une droite (D′ ), alors
elle transforme toute droite parallèle à (D) ′
en une droite parallèle à (D )

Remarque : En générale une application ane ne conserve pas l'orthogonalité, les distances, le rapport des
distances.

5. Points invariants par une application ane


Théorème 5 : →
− →

Soient P un plan rapporté à un repère (O, i , j ) et f une application ane du plan dans lui-même.
• On dit qu'un point M f si et seulement si f (M ) = M .
est invariant par une application ane
• On dit qu'un ensemble E f si et seulement si f (E) = E .
est globalement invariant par
C'est-à-dire pour tout point M de E , f (M ) appartient à E
• E est dit invariant point par point si pour tout point M de E , f (M ) = M .

Exemple

x′ = −3x/5 − 4y/5 + 2/5
Soit l'application ane f d'expression analytique :
y ′ = −4x/5 + 3y/5 + 1/5
Cherchons l'ensemble des points invariants :

Soit M (x, y) un point invariant par f.

195
Chapitre 13 Applications anes du plan



 3 4 2
 x=− x− y+
Alors f (M ) = M ⇔ 5 5 5 ⇔ 4x + 2y − 1 = 0

 4 3 1
 y =− x+ y+
5 5 5
1
Ainsi M est un point point invariant par f si et seulement si M appartient à la droite d'équation y = −2x + .
2

Exercice 2
Pour chacun des applications suivantes, déterminer l'ensemble des points invariants.


 3 4 2
 x′ = − x + y −
1. L'expression de f est :
5 5 5

 4 3 1
 y′ = x + y +
5  5 √5 √
 x′ = 2 x − 2 y + 2 √2


2. f a pour expression analytique : √2 √2

 2 2 √
 y =
′ x+ y− 2
( 2 √ 2

x =x−2 2
3. f a pour expression analytique : √
y′ = y + 2
Solution : La démarche de recherche des points invariants est la même que dans l'exemple.
On donne ici directement les réponses, essayez de les retrouvées .
1. L'ensemble des point invariants est la droite d'équation

4x − 2y + 1 = 0.
√ ! √ √ !
−1 + 2 2 3 − 2 3 2+2 4+ 2
2. Le seul point invariant est le point Ω √ , √ = , .
2− 2 2− 2 2 2
3. Cette application ane n'admet pas de point xe.
Remarque :
Dire que E f ne signie pas que tous les points de E sont xes par f . Par exemple :
est globalement invariant par
Un segment [AB] est globalement invariant par la symétrie centrale dont le centre est le milieu de [AB], mais
seul le milieu de [AB] est un point xe par cette application.

6. Composée d'applications anes


Théorème 6 : →
− →

Soit P un plan rapporté à un repère (O, i , j ) et soient f et g deux applications anes.
La composée f ◦g de ces deux applications anes du plan est aussi une application ane du plan.

Exercice 3
 √  f et g d'expressions
On considère les applications anes

analytiques suivantes :

 ′ 3 1 
 1 3 √
 x = x− y  x′ = x − y+ 2
f : 2 √2 et g :
2
√ 2
  √
 y′ = x + 3 y
 1  y′ = 3 x + 1 y − 2

2 2 2 2
1. Déterminer l'expression analytique de f ◦ g.
2. Vérier que f ◦ g est bien une application ane.
Solution
1. Expression analytique de f ◦ g : Soit M (x, y) , M ′ (x′ , y′ ) et M ′′ (x′′ , y′′ ) tel que g(M ) = M ′ et

196
Chapitre 13 Applications anes du plan

 √

 ′ 1 3 √
 x = x− y+ 2
M ′′ = f (M ′ ) = f (g(M )). Alors x′ et y′ vérient
2
√ 2 et donc x′′ et y ′′ vérient

 3 1 √
 y′ = x+ y− 2
 √ 2 2

 3 ′ 1 ′
 x′′ = x − y
2 √2 ′
En remplaçant x et y
′ par leurs valeurs on a :

 1 3
 y ′′ = x′ + y′
 2 2 ! !
√ √ √ 

 3 1 3 √ 1 3 1 √ √


′′
x = x− y+ 2 − x+ y− 2 
 2 √ 
 2 2 2 2 2 2  x′′ = −y + 3+1
√ ! √ √ ! ⇒ √2

 1 1 3 √ 3 3 1 √ 
 2 √ 

 y ′′ = x− y+ 2 + x+ y− 2  y =x+
′′ 1− 3
 2 2 2 2 2 2 2
 √

 2 √ 
 x′ = −y + 3+1
Par suite l'application f ◦ g a pour expression analytique : √2

 2 √ 
 y =x+
′ 1− 3
2
2. A travers l'expression analytique de f ◦ g on conclut que f ◦ g est une application ane.
Remarque :
Généralement, les applications f ◦g et g◦f sont diérentes. On n'a pas toujours une égalité entre les deux
applications.

7. Anité du plan d'axe (D), de direction δ et de rapport k


Dénition :
Soit D une droite, δ une direction de droite distincte de celle de(D) et k un nombre réel.
On appelle anité d'axe (D), de direction δ et de rapport k l'application f qui à tout point M du plan associe
−−−−−→ −−−−→

le point M tel que : HM ′ = k HM , où H est le projeté de M sur (D) suivant la direction δ .

Remarque :
• Si k = 0, alors f est la projection sur (D) suivant la direction δ .
• Si k = 1, alors f est l'application identité du plan.
• Si k = −1 et si la direction de (D) est orthogonale à δ , alors f est la symétrie orthogonale d'axe (D).
Étude de quelques anités 
 x′ = x
Exemple 1 : Soit f , l'application ane du plan dans lui même dénie par : 1
 y ′ = (x + y + 1)
2
• L'ensemble des points invariants par f est la droite (D) d'équation y = x + 1.
−−−−−−→ 1 →
− −
−−−−−→
• Pour tout point M du plan n'appartenant pas (D), M M ′ = (x − y + 1)j ⇒ M M ′ garde une direction xe


2
qui est celle de j


• H le projeté de M sur (D) parallèlement à j alors H a pour coordonnées (x, x + 1) par suite
−−−−−→ 1 →
− −−−−→ →
− −−−−−→ 1 −−−−→
HM ′ = [−x + y − 1] j et HM = [y − x − 1]j . D'où HM ′ = HM
2 2
1 →

On déduit alors que f est l'anité de rapport , d'axe la droite y = x + 1 et de direction j .
2
Exemple 2 : Expression analytique de l'anité d'axe (D) : y = b, de direction


celle de j et de rapport k .
−−−−−→ −−−−→
′ ′ ′ ′
Soit T une telle anité. Pour M (x, y) d'image par T le point M (x , y ), HM = k HM où H est le projeté de
 ′

− −−−−−→ −−−−→ x =x
M sur (D) suivant la direction j . On a : HM ′ = k HM ⇔
y ′ = ky + (1 − k)b  ′

− x =x
D'où l'expression analytique de l'anité d'axe y = b, de direction celle de j et de rapport k est :
y ′ = ky + (1 − k)b

197
Chapitre 13 Applications anes du plan

Exercice 1
Exercices
Le plan P est rapporté au repère orthonormé (O,⃗i, ⃗j)
1. On considère l'application ane fqui à tout point M de P ,
√ de coordonnées x et y, associe le point M′ de

 ′ 3 3 1
 x = x+ y−
coordonnées x′ et y′ données par :
4
√ 4 2


 3 1 3
 y′ = x+ y+
4 4 2
a. Étudier l'ensemble (D) des points invariants par f.

−−−−−

b. Montrer que, pour tout point M, le vecteur MM′ est colinéaire à un vecteur constant qu'on précisera.

f est-elle une transformation ane du plan ? Justier.

c. Prouver que pour tout point M du plan, f (M ) = M ′ ∈ (D).


d. Déterminer f ◦f en fonction de f.
2.  g l'application
Soit

ane de P dans lui-même qui, au point M (x, y), associe le point M ′′ (X, Y ) déni par :

 3 3 1
 X = x+ y−
√4 4 √2

 3 1 3
 Y = x+ y+ +2
4 4 2
a. Étudier l'ensemble des points invariants par g.
b. Montrer que g peut s'écrire h◦f où h est une application de P dans lui-même dont on précisera
l'expression analytique.

Prouver que h est bijective et déterminer sa bijection réciproque.

c. Vérier que h ◦ f ̸= f ◦ h
Exercice 2
Dans le plan ane euclidien d'un repère orthonormé, on considère l'application
 f qui au point M de coordonnées
 3 1 1
 x′ = x − y +
′ ′ ′
(x, y) associe le point M de coordonnées (x , y ) telles que : 4 4 4
 ′ 1
 y =− x+ y+ 13
4 4 4
1. Montrer qu'il s'agit d'une application ane bijective. Dénir son application réciproque f −1 .
2- a. Démontrer que l'ensemble des points invariants par f est une droite (D0 ) que l'on précisera .

−−−−−

b. Vérier que le vecteur MM′ a une direction xe et que le symétrique de M par rapport à M′ appartient
(D0 ).
c. En déduire une construction simple de M′ connaissant le point M.
d. Déterminer l'expression analytique de f ◦ f.
2. Soit (E) la courbe d'équation : 5x2 + 5y 2 − 6xy − 10x + 6y − 11 = 0.
a. Déterminer une équation de l'image de (E) par f.
b. Quelle est la nature de cette courbe image.

Exercice 3
Dans le plan ane euclidien d'un repère orthonormé, on considère l'application
 f qui au point M de coordonnées
x′ = x + 1
(x, y) associe le point M′ de coordonnées (x′ , y ′ ) telles que :
y′ = y + 3
1. L'application laisse invariant un point du plan ? Si oui, déterminer les coordonnées de ce point.
2. Soient M (x1 , y1 ) et N (x2 , y2 ). On note M ′ = f (M ) et N ′ = f (N ).
a. Calculer les distances d(M, N ) et d(M ′ , N ′ ). Comparer ces distances trouvées.

b. Quelle conclusion peut-on tirer de la transformation f?

198
Chapitre 13 Applications anes du plan

Problème 1 : Étude d'une rotation.


Problèmes
Partie A
Soit P le plan muni d'un repère (O; I; J) et soit f l'application du plan dans lui-même transformant les points
√ ! √ !
1 3 3 1
A(0, −1) ; B(−1, 0) en A′ ,− et B
′ − ,− et laissant invariant le point O .
2 2 2 2
−−−−→ −
−−−−−


→ −

SoitM (x, y) un point de P d'image M ′ (x, y ′ ) par f . Soit Φ qui a tout vecteur u = M N on associe Φ(u ) = M ′ N ′
′ ′
avec M = f (M ) et N = f (N ) .

1. Justier que f est une application ane du plan et bijective.


2. Démontrer que Φ est une application linéaire.


−−−
→ 1 −−−→ 3 −−−→
3.
−−−→ −−−→
En remarquant que Φ(OA ) = OA′ , montrer que Φ(OJ ) = − OI + OJ .

−−−−

2 2
4.
−−−−→
Sachant que Φ(OM ) = OM ′ donner l'expression
′ ′
de x et y en fonction de x et y .

x′ = x − 3
On considère φ une application du plan dans lui-même d'expressions analytiques : φ :
y′ = y + 2
Soit h h = f ◦ φ.
l'application du plan dans lui-même dénie par
 √ √

 3 1 2+3 3
 x′ = x− y−
5. Montrer que h a pour expression analytique :
2 √2 2 √

 1 3 −3 + 2 3
 y′ = x + y+
2 2 2
6.  √ √
′ ′ ′
On considère l'application g du plan dans lui-même qui, à tout point M (x , y ) avec


 3 1 2+3 3
 x′ − 3 = x− y−
2 √2 2 √

 1 3 −3 + 2 3
 y′ + 2 = x + y+
2 2 2
a. Montrer que g admet un seul point invariant A dont on précisera.
b. Montrer que g est bijective et déterminer sa bijection réciproque g−1
Partie B
On considère dans cette partie l'application
 √ r du
√ plan dans lui même d'expression analytique :

 3 1 −4 + 3 3
 x′ = x− y−
2 √ 2 2 √

 1 3 −7 + 2 3
 y′ = x + y+
2 2 2
On note M (x, y) et par M ′ (x′ , y ′ ), l'image du point M par l'application r.
1. Déterminer le point invariant par r. On notera Ω ce point.
2. Justier que r est une transformation du plan. Déterminer la bijection réciproque r−1 de r.
\ ′
→ −
−−−−
→ π
3.

−−−
Démontrer que pour tout point M (x, y) du plan, ΩM = ΩM ′ et que (ΩM , ΩM ) = .
6
4. Déterminer l'expression analytique de r ◦ r .
5. Montrer que r ◦ r et r ont le même point invariant Ω.
′′ ′′ ′′
Démontrer de même que pour tout point M (x, y) du plan d'image M (x , y ) par r◦r on a :
− \
−−−
→ −− −−−→ π
ΩM = ΩM ′′ et que (ΩM , ΩM ′′ ) = .
3
π
Note : L'application ane r est en fait la rotation de centre A(3, −2) et d'angle .
6
On verra dans le chapitre suivant que plus généralement, une rotation de centre
 A(xA , yA ) et d'angle θ a pour
 x′ = (x − x ) cos(θ) − (y − y ) sin(θ) + x
A A A
expression analytique : De plus la composée de deux rotations
 y ′ = (x − xA ) sin(θ) + (y − yA ) cos(θ) + yA
d'angle θ1 et θ2 est une rotation d'angle θ1 + θ 2 .

199
Chapitre 13 Applications anes du plan

Problème 2 : Étude d'une symétrie axiale.


Partie A
Soit P le plan muni d'un repère (O; I; J)
Sl'application
et soit
  du plan dans lui-même
 transformant
 les points

′ 2 1 ′ 3 36 ′ 33 4
O(0, 0) ; A(−5, 5) et B(5, 5) en respectivement O , , A − , et B − ,− .
5 5 5 5 5 5
On appelle par Φ l'application linéaire associée à S .

1. Justier que S est une −application ane du plan et bijective.


2.

−−→ −−→ −−−
→ −−−→
Exprimer Φ(OI ) et Φ(OJ ) en fonction de OI et OJ .
3.
−−−−→ −
−−→ −−−→
Pour tout M (x, y), exprimer Φ(OM ) en fonction de Φ(OI ) et Φ(OJ ).
−−− −−→
4. Sachant que Φ(OM ) = O M et en utilisant les questions 2. et 3., exprimer les coordonnées
−−−−→
′ ′ de M ′ (x′ , y ′ )
en fonction de celles de M (x, y).
5. Déterminer l'ensemble des points invariants par S
6. Donner l'expression analytique S ◦ S . Vérier que S ◦ S est l'application identité.

Partie B 

 3 4 2
 x′ = − x − y +
Dans cette partie on admet que S a pour expression analytique :
5 5 5

 4 3 1
 y′ = − x + y +
5 5 5
On considère une autre application
 S ′ du plan dans lui-même même d'expression analytique :

 3 4 2
 x′ = − x + y −
5 5 5

 4 3 1
 y′ = x + y +
5 5 5
1. Montrer que S′ une transformation ane dont on déterminera l'ensemble des points invariants.
2. Déterminer l'expression analytique de S ′ ◦ S ′ . Que peut-on conclure
3. Déterminer l'expression analytique de S ◦ S ′ . Vérier que R(0, 1/2) est le seul point invariant de
 S ◦ S′.
x′ = x − 2
On considère l'application ane t−

u du plan dans lui-même d'expression analytique :
y′ = y + 4
4. Déterminer l'expression analytique de S ◦ t−
u.

5. Vérier que
u = tu ◦ S .
S ◦ t−
→ −


x′ = x − 4
6. On note g = S ◦ tu →.
− Démontrer que g◦g a pour expression analytique :
y′ = y + 8
Soit M (x, y) un point du plan et M ′′ (x′′ , y ′′ ) image de M par g ◦ g.
7. Déduire alors que g ◦ g conserve les distances.
−−−−−−→
Vérier que M M ′′ garde une direction xe que l'on précisera.

Note : Les applications S et S′ sont en réalité des symétries axiales d'axes respectifs (D) : 4x + 2y − 1 = 0

et (D ) : 4x − 2y + 1 = 0.
Nous verrons, dans le prochain chapitre, que plus généralement, que la symétrie axiale ou symétrie orthogonale


 b2 − a2 2ab 2ac
 x′ = 2 x− 2 y− 2
d'axe (D) : ax + by + c = 0 a pour expression analytique :
a + b2 a + b2 a + b2
 2 2
 y ′ = − 2ab x − b − a y − 2cb

2
a +b 2 a + b2
2 a2 + b2

200
Chapitre 14 Quelques applications anes

Chapitre 14

ÉTUDES DE QUELQUES APPLICATIONS AFFINES DU


PLAN

I. Quelques notions utiles


1. Notion de transformation du plan
Une application ane du plan bijective est appelée une transformation du plan .

Dénition 1 :
Une transformation du plan, ou transformation plane est une bijection du plan dans lui-même.

Exemple
− L'application identique du plan, IdP , c'est-à-dire l'application du plan dans lui-même dénie par :
IdP (M ) = M ; est une transformation du plan.
− Les translations, les rotations, les réexions et les homothéties sont des transformations.
Remarque
− La composée de deux transformations plane est une transformation plane.
− La réciproque d'une transformation plane est une
 transformation plane.
x′ = ax + by + c
− On suppose que f a pour expression analytique f est une transformation du plan si
y ′ = a′ x + b′ y + c′
et seulement si ab′ − a′ b ̸= 0.

2. Écriture complexe d'une application ane du plan



x′ = ax + by + c
Soit f une application ane du plan dans lui-même d'expression analytique :
y ′ = a′ x + b′ y + c′
L'écriture complexe de f consiste à trouver une relation entre l'axe z du point M et l'axe z de
′ son image.
Par exemple une relation de la forme : z ′ = az + b ou z ′ = az + b avec a, b des nombres complexes et z = x + iy ,
z ′ = x′ + iy ′ .
√
x ′ = x − 3y + 3
Par exemple : On considère la transformation du plan f d'expression analytique :
 y ′ = −3x − y + 1


′ ′ ′
Déterminons son écriture complexe : Pour M (x, y) d'image M (x , y ) on a :
x = x − 3y + 3
y ′ = −3x − y + 1

La technique de recherche est toujours la même : On multiple la ligne de y par i puis on essayer de combiner les
 √

x = x − 3y + 3
deux lignes du système pour avoir une expression correcte :
√ iy ′ = −3ix − iy + i √ on multiplie par i
′ ′
Alors x + iy = x − 3y + 3 − 3ix√ − iy + i alors x′ + iy ′ = x(1 − 3i)
′ ′ ′
√ − iy(1 − 3i) + 3 + i.
Ainsi x + iy = (1 − 3i)(x − iy) + 3 + i et donc z √= (1 − 3i)z + 3 + i.

L'écriture complexe de f est alors : z = (1 − 3i)z + 3 + i.

mail : [email protected] LARE G. 201


Chapitre 14 Quelques applications anes

Exercice 1
1. Pour les applications du plan dans lui-même données par leurs expressions analytique, déterminer
leurs écritures
 complexes.  
x′ = x − 2y + 4 x′ = y + 1 x′ = 5x + y − 3
a. y ′ = 2x + y + 3
b. y′ = x + 1
c. y ′ = x − 5y − 2
2. Pour les applications du plan dans lui-même données par leurs écritures complexes, déterminer leurs
expressions analytiques :
a. z ′ = (2 − 3i)z + 4 − i b. z ′ = 3iz − 7 − i c. z ′ = (−1 + i)z − 3

Solution
1. La technique est la même que dans l'exemple précédent. Après les calculs, on déduit l'écriture complexe des
applications proposées : (Il faut faire correctement toutes les étapes de transformation)

x′ = x − 2y + 4
a. L'écriture complexe de y ′ = 2x + y + 3

est : z = (1 + 2i)z + 3i + 4.
 ′
c. L'écriture complexe de yx′ = =y+1
x + 1

est : z = iz + i + 1
 ′
= 5x + y − 3
c. L'écriture complexe de xy′ = x − 5y − 2

est : z = (5 + i)z − 3 − 2i.

2. On pose z = x + iy et z ′ = x′ + iy′ . En remplaçant puis en identiant la partie réelle et la partie imaginaire,


on déduit que : 
x′ = 2x + 3y + 4
a. L'expression analytique de z
′ = (2 − 3i)z + 4 − i est :
y ′ = −3x + 2y − 1
 ′
= 3y − 7
b. L'expression analytique de z ′ = 3iz − 7 − i est : xy′ =
 ′ 3x − 1
= −x − y − 3
c. L'expression analytique de z ′ = (−1 + i)z − 3 est : xy′ = −x + y

II. Études de quelques applications anes du plan


1. Translation
1-1. Dénition
Dénition 2 : Soit −u→ un vecteur du plan.


On appelle translation de vecteur u l'application notée : t−

u du plan dans lui-même qui à tout point M du plan

−−−−−

′ −

associe M tel que : t−
u (M ) =
→ M′ ⇐⇒ MM′ =u

1-2. Points invariants par une translation




Soitt−
u une
→ translation de vecteur u :

→ →

− Si u = 0 alors tout point du plan est invariant par t−
u.


→ →

− Si u ̸= 0 alors t−
u n'a pas de point invariant.

Remarque
La translation de vecteur nul est en fait l'application identité du plan. De ce fait, les translations rencontrées
sont des translations de vecteurs non nul et donc ces translations n'ont pas de points invariants.

1-3. expression analytique et écriture


  complexe d'une translation

→ a
Soit t−
u une translation de vecteur u b .

Soit M (x, y) un point du plan et M ′ (x′ , y ′ ) l'image de M par t−


u.

mail : [email protected] LARE G. 202


Chapitre 14 Quelques applications anes

     ′

−−−−−



→ x′ − x −
→ a x =x+a
Alors M M =u ⇔ = u b ⇐⇒
y′ − y y′ = y + b  

→ a
En posant z = x + iy et z ′ = x′ + iy ′ on déduit alors que l'écriture complexe d'une translation de vecteur u b


est alors : z ′ = z + z0 avec z0 l'axe du vecteur u.
Ce qui nous conduit au théorème suivant.

 
a
Théorème 1 : Une application du plan dans lui même est une translation de vecteur −u→ b si et seulement

x′ = x + a
si elle a pour expression analytique ou une écriture complexe de la forme : z ′ = z + z0 avec
y′ = y + b
z0 = a + ib avec (a, b) ̸= (0, 0)

1-4. Propriétés fondamentales ou vectorielle et composée de translation


On regroupe quelques propriétés utiles d'une translation dans le théorème suivant :

Théorème 2 :   (
a → (A) = A′
t− −−−−−

i. Soit t−u→ une translation de vecteur −u→ b . Si tu−→ (B) = B ′ alors A′ B ′ = AB
−−−→

  u  
a c
ii. Soit t−u→ une translation de vecteur u b et t→


v


− une translation de vecteur v
d . La composée
u ◦ tv
t−
→ →
− est

→ →

une translation de vecteur u + v.
iii. Une translation t−u→ est une transformation du plan dans lui-même de transformation réciproque t−1
→ = t −

u
→.
−u 
x′ = x − a
Ainsi la transformation réciproque de
u , t−u ,
t−
→ −
→ a pour expression analytique et écriture com-
y′ = y − b
plexe : z ′ = z − z0 avec z0 = a + ib.
iv. Une translation conserve la distance.
Remarque
Les diérents points de théorème précédent se démontrent facilement en utilisant l'expression analytique d'une
translation.

Conséquences du théorème 2
En utilisant le théorème 2, on a les conséquences suivantes :
• Une translation conserve le parallélisme et l'orthogonalité ;
• Une translation conserve les angles orientés de vecteurs ;
• Par une translation, la nature des triangles (isocèle, équilatéral, rectangle) et des quadrilatères (parallélo-
gramme, losange, rectangle, carré) est conservée ;
• Par une translation , l'image d'un cercle C de centre I et de rayon r est un cercle C′ de centre I′ (image de I
par la translation) et de rayon r;
• Une translation conserve le barycentre puisque c'est une transformation du plan.

2. Homothétie
2-1. Dénition
Dénition 2 : Soient P un plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J), Ω un point de P et k ∈ R∗ .
On appelle homothétie de centre Ω et de rapport k , l'application notée : h(Ω,k) dénie par :
h(Ω,k) : P −→ P

−−−−
→ −
−−−

M 7−→ M ′ tel que : ΩM ′ = k ΩM

mail : [email protected] LARE G. 203


Chapitre 14 Quelques applications anes

Remarque
− Le centre d'une homothétie a pour image lui-même par cette homothétie ;
− Dans une homothétie, un point, son image et le centre sont alignés ;
− On a : ΩM ′ = |k|ΩM ;
− L'homothétie de rapport 1 est en fait l'identité du plan.

2-2. expression analytique et écriture complexe d'une homothétie


Soit h(Ω,k) une homothétie de centre Ω(x0 , y0 ) et de rapport k :
Soit M (x, y) un point du plan et M ′ (x′ , y ′ ) l'image de M par h(Ω,k) .
 ′     ′
−−−−−



−−−
→ x − x0 x − x0 x = kx + (1 − k)x0
Alors ΩM = k ΩM ⇔ = k ⇐⇒
y ′ − y0 y − y0 y ′ = ky + (1 − k)y0
′ ′ ′
En posant z = x + iy et z = x + iy on déduit alors que l'écriture complexe d'une homothétie de centre Ω(x0 , y0 )

et de rapport k est alors : z = kz + (1 − k)z0 avec z0 = x0 + iy0 .
Ce qui nous conduit au théorème suivant.

Théorème 3 : Une application du plan dans lui même


 est une homothétie de centre Ω(x0 , y0 ) et de rapport k
x′ = kx + (1 − k)x0
si et seulement si elle a pour expression analytique et écriture complexe :
y ′ = ky + (1 − k)y0
z ′ = kz + (1 − k)z0 avec z0 = x0 + iy0 .

2-3. Points invariants par une homothétie


Soit h(Ω,k) une homothétie de centre Ω et de rapport k , en utilisant l'expression analytique trouvée, on a alors :
• Si k = 1 alors tout point du plan est invariant par h(Ω,k) .
• Si k ∈ R∗ \ {1} alors h(Ω,k) admet Ω comme seul point invariant.

2-4. Propriétés fondamentales ou vectorielle et composée de translation


On regroupe quelques propriétés utiles d'une homothétie dans le théorème suivant :

Théorème 4 :
i. Soit h(Ω,k)
l'homothétie de centre Ω(x0 , y0 ) et de rapport k et h(Ω′ ,k′ ) l'homothétie de centre Ω(x′0 , y0′ ) et de
′ ′ ′
rapport k . Alors h(Ω,k) ◦ h(Ω′ ,k′ ) est une homothétie de rapport kk . De plus si kk ̸= 1 et :

• Si Ω = Ω , alors h(Ω,k) ◦ h(Ω′ ,k′ ) = h(Ω,kk′ ) .
• Si Ω ̸= Ω′ alors h(Ω,k) ◦ h(Ω′ ,k′ ) est une homothétie de rapport kk ′ et de centre
Ω0 = bar{(Ω, k ′ (k − 1); (Ω′ , k ′ − 1)}
ii. Une homothétie h(Ω,k) est une transformation du plan dans lui-même de transformation réciproque
h−1
(Ω,k) = h(Ω, 1 ) ( Par dénition, k ̸= 0 )
k
  
 1 1
 ′
 x = x+ 1− x0
k  k
Ainsi la transformation réciproque de h(Ω,k) ,h(Ω, 1 ) . a pour expression analytique
k
 y ′ = 1 y + 1 − 1 y0


  k k
1 1
et écriture complexe : z′ = z+ 1− z0 avec z0 = x0 + iy0 .
k k

Remarque
A l'aide de l'expression analytique générale d'une homothétie, on peut démontrer les deux points de ce théorème.

Conséquences du théorème 4
En utilisant le théorème 4, on a les conséquences suivantes :
• Une homothétie conserve le parallélisme et l'orthogonalité ;

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Chapitre 14 Quelques applications anes

• Une homothétie conserve les angles orientés de vecteurs ;


• Par une homothétie de rapport k , l'image d'un cercle C de centre I et de rayon r est un cercle C′ de centre
I ′ (image de I par l'homothétie) et de rayon |k|r ;
• Une translation conserve le barycentre puisque c'est une transformation du plan.

3. Rotation
3-1. Dénition
Dénition 4 : Soient P un plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J), Ω un point de P et θ ∈ R.
On appelle rotation de centre Ω et d'angle θ, l'application notée : r(Ω,θ) dénie par :
r(Ω,θ) : P −→ P
(
ΩM = ΩM ′
M 7−→ M′ tel que : − \
→ −
−−− −−−−

(ΩM , ΩM ′ ) = θ

3-2. expression analytique et écriture complexe d'une rotation


Soit r(Ω,θ) une rotation de centre Ω(x0 , y0 ) et d'angle θ :
Soit M (x, y) un point du plan et M ′ (x′ , y ′ ) l'image de M par r(Ω,θ) .
A travers des considérations géométriques, on peut démontrer que les coordonnées
 M (x, y) et celles de M ′ (x′ , y ′ )
x′ = (x − x0 ) cos(θ) − (y − y0 ) sin(θ) + x0
vérient les relations :
y ′ = (x − x0 ) sin(θ) + (y − y0 ) cos(θ) + y0
′ ′ ′
En posant z = x + iy et z = x + iy . En notant ω l'axe de Ω, on peut déduire que r(Ω,θ) a pour écriture
′ iθ
complexe : z = e (z − ω) + ω .
On a alors le théorème suivant :

Théorème 5 : Une application du plan dans lui même est une rotation de centre
 Ω(x0 , y0 ) et d'angle θ si
x′ = (x − x0 ) cos(θ) − (y − y0 ) sin(θ) + x0
et seulement si elle a pour expression analytique et écriture
y ′ = (x − x0 ) sin(θ) + (y − y0 ) cos(θ) + y0
complexe : z ′ = eiθ (z − ω) + ω avec ω l'axe de Ω.

Remarque
La rotation d'angle nul et de centre Ω est l'identité du plan.

3-3. Points invariants par une rotation


Soit r(Ω,θ) une rotation de centre Ω et d'angle Ω, en utilisant l'expression analytique trouvée, on a alors :
• Si θ = 2kπ alors tout point du plan est invariant par r(Ω,Ω) .
• Si θ ∈ R \ {2kπ, k ∈ Z} alors r(Ω,θ) admet Ω comme seul point invariant.

3-4 Réciproque et composée de rotation


Le théorème suivant donne la réciproque et la composée de deux rotations ;

Théorème 5 :
i. Soit r(Ω,θ) la rotation de centre Ω(x0 , y0 ) et d'angle θ r(Ω′ ,θ′ ) la rotation de
et centre Ω(x′0 , y0′ ) et d'angle θ′ .
Alors r(Ω,θ) ◦ r(Ω′ ,θ′ ) est une rotation d'angle θ + θ′ . De ′
plus si θ + θ ̸= 2kπ et :
• Si Ω = Ω′ , alors r(Ω,θ) ◦ r(Ω′ ,θ′ ) = r(Ω,θ+θ′ ) .
• Si Ω ̸= Ω′ alors r(Ω,θ) ◦r(Ω′ ,θ′ ) est une rotation d'angle θ +θ′ et de centre le point invariant de r(Ω,θ) ◦r(Ω′ ,θ′ ) .
ii. Une rotation h(Ω,θ) est une transformation du plan dans lui-même de transformation réciproque
−1
r(Ω,θ) = r(Ω,−θ)
Ainsi la transformation réciproque de r(Ω,θ) , r(Ω,−θ) , a pour expression analytique :
 ′
x = (x − x0 ) cos(θ) + (y − y0 ) sin(θ) + x0 ′ −iθ (z − ω) + ω avec ω l'axe
et pour écriture complexe : z = e
y ′ = −(x − x0 ) sin(θ) + (y − y0 ) cos(θ) + y0
de Ω.

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Chapitre 14 Quelques applications anes

Remarque
Les diérents points de ce théorème se démontre facilement à l'aide de l'expression générale d'une rotation.

Exemple
 √ √

 ′ 2 2
π  x = x− y
La rotation de centre O et d'angle a pour expression analytique : √2 √2 et
4 
 y′ = 2 x + 2 y

√ √ ! 2 2
′ 2 2
pour écriture complexe z = + i z
2 2

4. Symétrie centrale
4-1. Dénition
Dénition 5 : Soit Ω(x0 , y0 ), un point du plan.
On appelle Symétrie de centre Ω , l'application du plan dans lui-même qui à tout point M (x, y) associe un
point M ′ (x′ , y ′ ) tel que Ω soit le milieu de [M M ′ ].

4-2 Expression analytique d'une symétrie centrale


Activité
Soient P le plan rapporté à un repère orthonormé (O, I, J) et Ω(x0 , y0 ) un point de P .
′ ′ ′
Soient M (x, y) un point du plan d'image M (x , y ) par la symétrie de centre Ω SΩ .

−−−−−

a. Exprimer le vecteur M M en fonction du vecteur ΩM
−−−−

b. Déduire l'expression de x′ et y′ en fonction de x et y.


c. Déduire l'écriture complexe de SΩ .
Solution : −
−−−−−→
a. Comme SΩ (M ) = M ′ alors M M 
−−−−

′ = −2ΩM
′ = −x + 2x
b. Puisque M M ′ = −2ΩM alors : xy′ =

−−−−−
→ −
−−− →
0
−y + 2y0
c. On pose z = x+iy et z ′ = x′ +iy′ . On déduit que SΩ a pour écriture complexe : z ′ = −z+2z0 avec z0 = x0 +iy0 .

Théorème 7 : Soient P le plan rapporté à un repère orthonormé (O, I, J) et Ω(x0 , y0 ) un point de P .


Une application S
 est une symétrie centrale de centre Ω si et seulement si S a pour expression analytique :
x′ = −x + 2x0 ′
et une écriture complexe : z = −z + 2z0 avec z0 = x0 + iy0 .
y ′ = −y + 2y0

4-3. Points invariants par une symétrie centrale


Soit SΩ une symétrie centrale de centrale de centre Ω. Le seul point invariant par SΩ est Ω. Ce résultat se
démontre facilement avec l'expression analytique générale de la symétrie centrale trouvée dans le théorème 7.

4-4 réciproque d'une symétrie centrale et notion d'involution


Soit SΩ Ω(x0 , y0 ), alors son écriture complexe est : z ′ = −z + 2z0 avec z0 = x0 + iy0 .
une symétrie de centre
′′
Composons SΩ par elle-même. SΩ ◦ SΩ a pour écriture complexe : z = −(−z + 2z0 ) − 2z0 = z .
Ainsi SΩ ◦ SΩ = IdP et on dit que SΩ est une involution.

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Chapitre 14 Quelques applications anes

De manière plus générale on a la dénition suivante d'une involution :

Dénition 6 : Une involution de plan est toute application f du plan dans lui-même telle que pour tout point
M du plan, f ◦ f (M ) = M .

Théorème 8 :
i. Pour toute symétrie centrale SΩ , SΩ ◦ SΩ = IdP .
ii. Une symétrie centrale est une transformation du plan de transformation réciproque elle-même.
Conséquences du théorème 8
• Une symétrie centrale conserve le barycentre ;
• Une symétrie centrale conserve les distances ;
• Une symétrie centrale de centre Ω est une homothétie de centre Ω et de rapport −1 ;
• Si deux droites sont parallèles ( resp. orthogonales ), alors leurs images par une symétrie centrale sont parallèles
(resp. orthogonales). On a la conservation du parallélisme et de l'orthogonalité.

5. Symétrie orthogonale ou réexion


5-1. Dénition
Dénition 7 : Soient P un plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J) et (D) une droite de P .
On appelle On appelle Symétrie orthogonale d'axe (D) ou une réexion d'axe (D), l'application SD de P dans
P qui tout point M (x, y) de P associe le point M ′ (x′ , y ′ ) tel que (D) soit la médiatrice du segment [M M ′ ]

Illustration :
M (x, y)

(D)

M ′ (x′ , y ′ )

5-2 expression analytique et écriture complexe d'une symétrie orthogonale


Soit SDma une symétrie orthogonale d'axe (D) :
Soit M (x, y) un point du plan et M ′ (x′ , y ′ ) l'image de M par SD .
 

→ −b
SD a pour équation : ax + by + c = 0
On suppose que et on note u a son vecteur directeur.
( −−−−−−→



SD (M ) = M ⇐⇒ MM′ · u = 0

Le milieu I de [M M ] ∈ (D)

En utilisant ces deux conditions, on déduit la relation suivante entre les coordonnées M (x, y) et celles de

2
b −a 2 2ab 2ac


 x′ = 2 2
x− 2 2
y− 2 b2 − a2 2ab
′ ′ ′
M (x , y ) : a + b a + b a + b2 En posant α = , β = − ,

 2ab b 2 − a 2 2cb a 2 + b2 a2 + b2
 y =−
′ x− 2 y− 2
a2 + b2 a + b2 a + b2 (
2ac 2cb x′ = αx + βy + γ
γ=− 2 et λ = − alors l'équation analytique dévient :
a +b 2 2
a +b 2
y ′ = βx − αy + λ
′ ′ ′
En posant z = x + iy et z = x + iy on transforme cette expression analytique en une écriture complexe :
z ′ = (α + iβ)z + γ + iλ.
On a alors le théorème suivant :

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Chapitre 14 Quelques applications anes

Théorème 9 : Soit (D) une droite d'équation : ax + by + c = 0.


x′ = αx + βy + γ
Une symétrie orthogonale d'axe (D) a pour expression analytique et écriture complexe :
y ′ = βx − αy + λ
z ′ = (α + βi)z + γ + iλ avec α, β , γ et λ dénis ci-dessus.

5-3. Points invariants par une symétrie orthogonale


Soit SD la symétrie orthogonale d'axe (D) :
La droite (D) est globalement invariant par SD c'est-à-dire que tout M de (D) a une image M′ par SD qui
appartient aussi à (D).

5-4 Composée deux symétries orthogonales de même axe et notions d'involution


Reprenons l'écrire complexe générale d'une symétrie orthogonale d'axe (D) : ax + by + c = 0 qui est :
z ′ = (α + βi)z + γ + iλ alors SD ◦ SD a pour écriture complexe : z ′′ = (α + βi)((α + βi)z + γ + iλ) + γ + iλ.
b2 − a2 2ab 2ac
Ainsi z ′′ = (α2 + β 2 )z + αγ + γ + λβ + i(γβ + λ − αβ). Or α = 2 2
, β = −
2 2
, γ = − et
a +b a +b a + b2
2
2cb
λ=− . On vérie facilement que α2 + β 2 = 1, αγ + γ + λβ = 0 et γβ + λ − αβ = 0.
a2 + b2
Ainsi l'écriture complexe de SD ◦ SD est alors z ′′ = z. Donc SD ◦ SD est l'identité du plan.
Puisque SD ◦ SD = IdP , alors une symétrie orthogonale est une involution.

On a alors le théorème :

Théorème 10 :
i. Toute involution est une symétrie. ( ça peut être une symétrie axiale ou une symétrie centrale )
ii. Soit SD une réexion d'axe (D). SD ◦ SD = IdP et une symétrie orthogonale est dite une involution du plan.
iv. Toute symétrie S orthogonale est bijective de bijection réciproque elle-même.
Remarque
une symétrie axiale n'est pas nécessairement une symétrie orthogonale. On peut avoir une symétrie parallèlement
à une direction donnée.

5-5 Composée deux symétries orthogonales d'axes parallèles


Soient SD et SD′ deux symétries orthogonales d'axes respectifs (D) et (D′ ) avec (D) et (D′ ) deux droites
parallèles.
On note M (x, y) un point du plan et M ′ (x′ , y ′ ) image de M par SD et M ′′ image de M′ par SD ′ .

M ′ = SD (M ) et M ′′ = SD′ (M ′ ) alors M ′′ = SD′ ◦ SD (M ).


On déduit par la dénition d'une réexion que :
(D′ )
(D) est la médiatrice de [M M ′ ] et (D′ ) celle de [M ′ M ′′ ].
B Appelons E le milieu et

de [M M ] F celui de [M ′ M ′′ ]. Alors E ∈ (D) et
F ∈ (D′ ). On a ainsi :
−−−−−−→ −−−−−−
→ −−−−−−−
→ −
−−−−
→ −
−−−−→ −−−→ −−−→
M ′′
(D)
M M ′′−−= M M ′ +−−M
−−−−→ −→
′ M ′′ = 2EM ′ + 2M ′ F = 2EF = 2AB
F ′′
Ainsi M M = 2AB et ceci quelque soit le point M du plan.
M′ A −−−→
Donc SD′ ◦ SD est la translation du vecteur 2AB .
E
On peut facilement vérier de manière analogue que : pour tout point
−−−−−−→ −−−→
M M du plan d'image M ′′ par SD ◦ SD′ , M M ′′ = 2BA
−−−→
Donc SD ◦ SD′ est la translation du vecteur 2BA .

On peut très bien constater que SD ◦ SD′ ̸= SD ◦ SD′ .

mail : [email protected] LARE G. 208


Chapitre 14 Quelques applications anes

Théorème 11 : Soient SD et SD′ deux symétries orthogonales d'axes respectifs (D) et (D′ ) avec (D) et (D′ )
deux droites parallèles. Alors :
• SD′ ◦ SD = t −−−→ .
2AB
• SD ◦ SD′ = t −−−→
2BA

5-6. Composée deux symétries orthogonales d'axes sécants


Théorème 12 : Soient (D) et (D′ ) deux droites sécantes en A ; −u→ un vecteur directeur de (D) , u′ un vecteur
−→

[


−→
directeur de (D′ ) et θ une mesure de l'angle (u , u′ ).
La composée de SD suivie de SD ′ est la rotation de centre A, d'angle de mesure 2θ :
SD′ ◦ SD = r(A,2θ)

6. Projections anes
6-1 Dénition
Dénition 8 : Soient P un plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J) , (D) et (D′ ) deux droites de P .
Le projeté d'un point M sur (D) parallèlement à (D ) noté N , le point intersection de la droite passant
′ ′

par M et parallèle à (D′ ) avec la droite (D′ )

6-2. expression analytique et écriture complexe d'une symétrie orthogonale


Soit p la projection sur (D) parallèlement à (D′ )
′ ′ ′
Soit M (x, y) un point du plan et M (x , y ) l'image de M par p .
 

→ −b
On suppose que (D) de vecteur directeur u
a a pour équation : ax + by + c = 0 et (D′ ) de vecteur directeur
 ′

→ −b ′ ′ ′
u a pour équation : a x + b y + c = 0
a′
M N

( −
−−−−−
→ −→

p(M ) = M′⇐⇒ M M ′ colinéaire à u′


M ′ ∈ (D)
 N′
ax′ + by ′ + c = 0
⇐⇒ (∗)
a′ (x′ − x) + b′ (y ′ − y) = 0 (D′ )
′ ′ ′
Si on a les données a, b, c, a , b et c , on peut facilement déduire
′ ′
du système (∗) et x , y en fonction de x et y comme on va le voir M′

dans l'activité qui suit. (D)

Activité 2
Soient (D) : x + 2y = 5 et (D′ ) : x − 3y = 1.
′ ′ ′ ′
Soient M (x, y) et M (x , y ), image de M par la projection sur (D) parallèlement à (D ) p.
a. Exprimer x et y en fonction x et y et montrer que l'ensemble des points invariants est la
′ ′ droite (D).
b. Déterminer p ◦ p.
c. Montrer que p n'est pas une transformation du plan.
Solution  
a. Soient M (x, y) et M ′ (x′ , y′ ) tel que M ′ = p(M ). u′ 31 est le vecteur directeur de (D′ )
−→

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Chapitre 14 Quelques applications anes

  
( 
 2 15

−−−−−
→ −→   ′
 x = x − 3y +
M M ′ colinéaire à u′ x′ + 2y ′ = 5 5 2
p(M ) = M′ ⇐⇒ ⇐⇒ Par suite :
M ′ ∈ (D) x′ − x − 3y ′ + 3y = 0 
 1

 y ′ = (−x + 3y + 5)
5
Soit M (x, y) un point du plan.
(
5x = 2x − 6y + 15
M est invariant par p ⇐⇒ ⇐⇒ x + 2y = 5 Ainsi M est invariant par p si et seulement
5y = −x + 3y + 5
si M appartient à la droite (D). On déduit alors que l'ensemble des points invariants est la droite (D).
b. Soit M ′′ (x′′ , y′′ ) image
 du point M (x, y) par p ◦ p.

     

 2 2 15 3 15 
 2 15

 x ′ = x − 3y + − (−x + 3y + 5) + 
 x =′ x − 3y +
5 5 2 5 2 5 2
M ′′ = p◦p(M ) ⇐⇒     ⇐⇒

 1 2 15 3 
 1

 y′ = − x − 3y + + (−x + 3y + 5) + 5 
 y ′ = (−x + 3y + 5)
5 5 2 5 5
On conclut alors que p ◦ p = p.
c. Il sut de montrer ici que p n'est pas bijective. La technique pour montrer que p n'est pas bijective est

de considérer deux points de la droite (D ) et de montrer que ces deux points ont la même image. ( Ou tout
simplement calculer le déterminant puisque nous connaissons l'expression analytique de p )
′ ′ ′
On considère alors A(1, 0) et B(4, 1). A et B appartient bien à (D ). On note A et B les images de A et B par
   
17 4 ′ 17 , 4 . A ̸= B mas A′ = B ′ . On déduit alors que p n'est pas une application
p. On a alors : A′ , et B
5 5 5 5
ane bijective.

Avant de généraliser les propriétés trouver ici, traitons le cas particulier d'une projection orthogonale.

Activité 3
Soit (D) : x + 2y = 5 et p la projection orthogonale sur (D).
′ ′ ′
Soient M (x, y) et M (x , y ), image de M par p .
a. Exprimer x et y en fonction x et y et montrer que l'ensemble
′ ′ des points invariants est la droite (D).
b. Déterminer p ◦ p.
c. Montrer que p n'est pas une transformation du plan.
Solution !
−2
a. Soient M (x, y) et M ′ (x′ , y′ ) tel que M ′ = p(M ). −u→ est le vecteur directeur de (D)
1
( −
−−−−−
→ (


MM′ · u = 0 x′ + 2y ′ = 5
p(M ) = M′ ⇐⇒ ⇐⇒
M ′ ∈ (D) −2(x′ − x) + y ′ − y = 0
  

 2 5

 x =′ 2x − y +
Par suite l'expression analytique de p est alors :
5 2

 1

 y ′ = − (2x − y − 10)
5
Soit M (x, y) un point du plan.
(
5x = 4x − 2y + 5
M est invariant par p ⇐⇒ ⇐⇒ x + 2y = 5 Ainsi M est invariant par p si et seulement
5y = −2x + y + 10
si M appartient à la droite (D).
On déduit alors que l'ensemble des points invariants est la droite (D).
b. Soit M ′′ (x′′ , y′′ ) image du point M (x, y) par p ◦ p.

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Chapitre 14 Quelques applications anes

       

 2 4 5 1 5 
 2 5

 x ′ = 2x − y + + (2x − y − 10) +  ′
 x = 2x − y +
5 5 2 5 2 5 2
M ′′ = p◦p(M ) ⇐⇒     ⇐⇒
 ′
 1 4 5 1 
 1

 y =− 2x − y + + (2x − y − 10) − 10 
 y ′ = − (2x − y − 10)
5 5 2 5 5
On conclut alors que p ◦ p = p.
c. On considère O(0, 0) et A(1, 2). 0 et A appartient bien à (D′ ) d'équation : y = 2x qui est orthogonale à (D).
′ ′ ′ ′
On note O et A les images de O et A par p. On a alors : O (1, 2) et A (1, 2).
O ̸= A mas O′ = A′ . On déduit alors que p n'est pas une application ane.

On généralise les propriétés vues dans les deux activités dans le théorème suivant :

Théorème 13 : Soit P le plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J). Soient (D) et (D′ ) deux droites de P
et p la projection sur (D) parallèlement à (D′ ) . Alors :
i. La droite (D) est globalement invariante par p.
ii. p ◦ p = p.
iii. p est une application ane du plan dans lui-même non bijective.

7. Symétrie glissée
7-1. Dénition
Dénition 9 .


On appelle symétrie glissée toute application ane de plan composée d'une translation de vecteur non nul u et


d'une symétrie orthogonale d'axe (D) dont u est un vecteur directeur.

Remarque


Si (D) dont u est son vecteur directeur. En notant SD la symétrie orthogonale d'axe (D) alors S = SD ◦ t−

u est
une symétrie glissée.

7-2. Propriétés d'une symétrie glissée


Commençons par ce théorème :

Théorème 14 : Toute symétrie glissée S s'écrit de façon unique comme composée d'une symétrie orthogonale


par rapport à une droite (D) et d'une translation de vecteur u est un vecteur directeur de (D).
Dans ce seul cas, la composée de la symétrie orthogonale et de la translation est permutable. On a :
S = SD ◦ t −
u = tu ◦ SD
→ −

Remarque
• L'écriture S = SD ◦ t−
u = tu ◦ SD
→ −
→ d'une symétrie glissée s'appelle la forme canonique.


• (D) est l'axe de la symétrie glissée et u le vecteur de la même symétrie glissée.

Propriétés : Soit S une symétrie glissée de vecteur −u→. Alors :


i. S ◦ S = t2−u→ .
ii. L'axe d'une symétrie glissée S est la droite passant par les milieux des segments [M M ′ ], où S(M ) = M ′
Remarque
Ces propriétés permettent de déterminer les caractéristiques d'une symétrie glissée.


En eet : Si S = SD ◦ t −

u alors S ◦ S = t2−

u va permettre de déterminer le vecteur u . On peut alors déterminer
l'expression analytique de SD en composant par la réciproque de t−

u qui est t−−
→ : S
u D = S ◦ t−−u.

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Chapitre 14 Quelques applications anes

Exercice 2
 √

 ′ 1 3
 x = x+ y+1
Soit f la symétrie glissée de forme analytique :
2
√ 2

 3 1
 y′ = x− y−2
2 2
a. Donner la forme analytique de f ◦ f puis déterminer le vecteur −u→ de f .
b. Déduire alors qu'on peut écrire f sous la forme de f = SD ◦ t−u→ où SD est une application
ane à déterminer.
c. Montrer que l'ensemble des points invariants par SD est une droite que l'on déterminera son
équation.


Vérier que le vecteur u est un vecteur directeur de cette droite.
d. Conclure que f est la composée d'une symétrie orthogonale et d'une translation dont on
donnera les éléments caractéristiques.

Solution
a. Soient

M (x, y) et M ′′ (x′′ , y ′′ ) tels ′′
! que M = f ◦ f (M ). !
√ √ √ 

 1 1 3 3 3 1 √

 x′′ = x + y + 1 + x − y − 2 + 1 
 ′′ 3−2 3
 2 2 2 2 2 2  x =x+
Alors √ √ ! √ ! =⇒ 2√

 3 1 3 1 3 1 
 −2 + 3

 ′′ y+1 − x− y−2 −2  y ′′ = y +
 y = 2 2
x+
2 2 2 2 2
Comme f est une symétrie glissée alors f ◦ f = t − →.
 √  2u
3−2 3
 
Ainsi le vecteur de f est : u
→
− 4√ 
 −2 + 3 
4
b. • Supposons que f = SD ◦ t−u→ alors f ◦ t−1 → = SD or t−

−1
→ = t − → ⇒ S
D = f ◦ t−− u.

u u √−u

 3−2 3
 x′ = x −
De plus t − → a pour expression analytique : 4√
−u  −2 + 3

 y′ = y −
4
 √ ! √ √ !

 x′ = 1 3 − 2 3 3 −2 + 3

 x− + y− +1
 2 4 2 4

Donc M = f ◦ t −
−u
→ (M ) ⇐⇒ √ √ ! √ !

 3 3−2 3 1 −2 + 3

 ′
 y = 2 x− 4

2
y−
4
−2
 √ √

 1 3 1+2 3
 x′ = x + y+
Ainsi la forme analytique de SD = f ◦ t − → est alors : 2
√ 2 4√
−u  3 1 6 + 3

 y′ = x− y−
2 2 4
c. • Ensemble de points invariants par SD :  √ √ √ !
 √ √  1 3 1 + 2 3 −2 + 3
 1 3 1+2 3 
 ×

 x= x+ y+  2x = 2 y +

4 2
SD (M ) = M ⇐⇒ 2
√ 2 4√ ⇐⇒ √ √ √ !

 y = 3x − 1y − 6 + 3 
 3 3 6+ 3 −3 + 2 3
 

2 2 4  2y = 2 x − 4
×
6
 √ √ √

 −2 + 3 3−2 3 4−3 3 √ √ √
 x= y+ −2 + 3 3−2 3 4−3 3
⇐⇒ 4 √ 4 √ 8 √ ⇐⇒ x− y= .

 −3 + 2 3 2− 3 4−3 3 4 4 8
 y= x+
4 4 8

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Chapitre 14 Quelques applications anes

√ √ √
−2 + 3 3−2 3 4−3 3
Ainsi SD (M ) = M si et seulement si M appartient à la droite (D) : x− y= .
4 4 8
L'ensemble des points invariants est alors la droite (D).  

→ −b
• Soit (∆) ax + by + c = 0.
une droite d'équation : Alors u est un vecteur directeur de (∆).
a
 √ 
3−2 3
 
u

→ 4 
On déduit alors que
 −2 + √3  est un vecteur directeur de (D).

4
d. Des questions précédentes, on peut conclure qu'on !peut écrire f = SD ◦ t−
→.
 √ √ √u ! √

 1 3−2 3 3 −2 + 3 1+2 3
 ′′
 x = 2 x+

4
+
2
y+
4
+
4
′′
De plus M = t−
u ◦ SD ⇐⇒ 
→ √ √ ! √ ! √

 ′′ 3 3−2 3 1 −2 + 3 6+ 3

 y = 2 x+ − y+ −
4 2 4 4
 √

 1 3
 x′′ = x + y+1
⇐⇒ 2
√ 2 .

 3 1
 y =
′′ x− y−2
2 2
On a alors t−
u ◦ SD = f . Ainsi f = SD ◦ tu = tu ◦ SD . Donc f est la composée de la symétrie orthogonale SD
→ −
→ −

et de la translation t .−

u

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Chapitre 14 Quelques applications anes

Exercice 1
Exercices
On donne deux points distincts A et B du plan ane et un réel k non nul. Soit M1 l'image de M par l'homothétie
de centre A et de rapport k ; soit M = bar{(B, α); (M1 , 1)} avec α ∈ R et α ̸= −1. Soit f l'application qui à

tout point M du plan ane associe M .




−−−−−

1.
−−−−→ −−−−→
Montrer que pour tout point M du plan ane on a : (α + 1)M M ′ = (1 − k)M A + αM B .
2. Montrer que si k = α + 1 alors f est une translation dont on déterminera le vecteur.
3. Montrer que si k ̸= α + 1 il existe un unique point invariant G par f .
4. Montrer alors que f est une homothétie de centre G dont on dénira le rapport.

Exercice 2
Dans cet exercice P désigne le plan ane rapporté à un repère.
Soit a ∈ R. Considérons l'application ane
 fa : P −→ P qui au point M (x, y) 7−→ M ′ (x′ , y ′ ) telle que :
x′ = ax + a − 1

y = (3a − 1)x + (1 − 2a)y + 2
1- a. Montrer qu'il existe une valeur de a pour laquelle fa est une homothétie. On note a0 cette valeur.
b. Déterminer alors les éléments caractéristiques de fa0
2- a. Déterminer une valeur de a pour laquelle fa est une involution. On note a1 cette valeur.
b. Montrer que fa1 est une symétrie que l'on précisera.
3. déterminer avec précision fa (P) en fonction de a. →−
On suppose a = 0. Soit t la translation de vecteur 3j .
4- a. Déterminer la forme analytique de t et son écriture complexe. En déduire que t est une transformation
du plan dont on déterminera la transformation réciproque.

b. Montrer qu'il existe une application ane g du plan dans lui-même telle que f0 = t ◦ g = g ◦ t.
c. En déduire que g est une projection que l'on précisera.

Exercice 3
Le plan P est rapporté au repère orthonormé direct
 (O,⃗
i, ⃗j). Soient f et g deux applications anes du plan de
x′ = x − 2y + 2 x′ = −(x + y − 2)/2
formes analytiques : f : et g :
y ′ = −2x + 4y − 1 y ′ = −(x − y − 4)/2
1. Montrer que f n'est pas une transformation du plan puis déterminer l'ensemble des points invariants par f.
2- a. Donner la forme complexe de g.
Montrer que g admet un seul point invariant que l'on notera Ω?
1
b. On note h(Ω, √1 ) l'homothétie de centre Ω et de rapport k=√ .
2 2
Donner l'écriture complexe et analytique de h(Ω, √1 )
2
Justier que h(Ω, √1 ) est bijective et déterminer sa bijection réciproque.
2

c. Montrer qu'il existe une application ane S∆ telle que g = h(Ω, √1 ) ◦ S∆


2
Déterminer l'expression analytique et l'écriture complexe de S∆ . Montrer que S∆ est une symétrie d'axe
∆ et justier que Ω∈∆
3. Justier que : g = S∆ ◦ h(Ω, √1 ) . En déduire alors la nature exacte de g ◦ g.
2
4. Montrer que l'image du plan P par f est une droite D dont l'on déterminera l'équation.
On note p la projection orthogonale sur la droite D
5. Donner l'expression analytique de p et vérier D est globalement invariant par p. p est elle bijective ?
6. Montrer qu'on peut écrire f =h◦p où h est une homothétie que l'on donnera les éléments caractéristiques.

Exercice 4
Le plan complexe (P ) est rapporté au repère orthonormé direct (O, ⃗u, ⃗v ).
On donne A(1, 1), B(2, 1), A′ (−1, −1), B ′ (1, 0) et O′ (2, 0).
On

désigne par g l'application ane de (P ) vers (P ) telle que : g(A) = A , g(B) = B
′ et g(O) = O′ .

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Chapitre 14 Quelques applications anes

1. Déterminer l'expression analytique de g.


2. Démontrer que g est bijective. (
x′ = −2x + 5y + 4
3. Soit h l'application ane de (P ) vers (P ) d'expression analytique :
y ′ = −x + 2y + 2
Déterminer h(A′ ), h(B ′ ) et h(O′ ). En déduire alors que h = g −1 où g −1 est la bijection réciproque de g .
4. (D) est une droite du plan d'équation cartésienne αx + βy + γ = 0 avec α, β et γ des réels tels que
(α, β) ̸= (0, 0).
a. Déterminer en fonction de α, β et γ une équation cartésienne de (D′ ) image de (D) par g.
b. Vérier que (D) ′
et (D ) ne sont pas parallèles.

5. Pour tout point M du plan, on pose : M1 = g(M ) ; M2 = g(M1 ) et M3 = g(M2 ).


a. Déduire de la question 4. que si les point M , M1 et M2 sont deux à deux distincts alors ils ne sont pas
alignés.

b. Démontrer que l'écriture complexe de g◦g est : z ′ = −z + 6 + 2i.


c. Déterminer alors l'ensemble des points invariants par g ◦ g.
d. Vérier que g◦g est la symétrie centrale de centre I(3, 1) puis déterminer g ◦ g ◦ g ◦ g.
( On rappelle que g ◦ g ◦ g ◦ g = (g ◦ g) ◦ (g ◦ g) )
6- a. En remarquant que pour tout point M du plan : M2 = g ◦ g(M ) et M3 = g ◦ g(M1 ).
démontrer que I est isobarycentre de M , M1 , M2 et M3 .

−−−−−−
→ −
−−−−−−−
→ −
−−−−−−−
→ −
−−−−−−−

b.


Démontrer alors que g(I)M + g(I)M1 + g(I)M2 + g(I)M3 = 0
c. Démontrer que g(I) = I .
d. Démontrer que I est l'unique point invariant par g.
Exercice 5
Partie A
Soit ABCD un carré de sens direct et de centre I avec A(4, 2), B(4, 5) et C(1, 5).
π −−−→
Soient r la rotation de centre A et d'angle , t la translation de vecteur AC et S la symétrie centrale C .
2
1. Déterminer les coordonnées de D et I . Représenter le carré ABCD et placé le point I .
2. Déterminer les formes analytique de r, de t et de la symétrie orthogonale d'axe (AD) notée S(AD) .
3. Déterminer la droite (∆) telle que r = S∆ ◦ SAD .
4- a. Donner la forme analytique de t ◦ r.
b. En déduire la nature et les éléments caractéristiques de t ◦ r.
5. Sans faire de calcul, déterminer les images des points A et D par S ◦ t ◦ r .
6- a. Donner l'expression analytique de S ◦ t ◦ r. Vérier que B est invariant par S ◦ t ◦ r.
b. En déduire la nature et les éléments caractéristiques de S ◦ t ◦ r.
Partie B →
− →−
Le plan est muni d'un repère orthonormal (O, i ,j ). Soit f l'application du plan dans lui-même qui à tout point


 ′ 1 3
 x = x+ y+1
M (x, y) associe le point M ′ (x′ , y ′ ) dénie par : 2
√ 2

 3 1 √
 y′ = x− y− 3
2 2
1. Déterminer l'ensemble des points invariants par f .


On suppose que l'ensemble des points invariants est une droite qu'on notera (D) etu son vecteur directeur.
−−−−−−→
2. Montrer que pour tout point M du plan, M M ′ est orthogonal à (D).
3. Montrer que le milieu de [M M ′ ] appartient à (D).
4. Montrer que f est une involution. f est-elle bijective ? Justier.
5. Reconnaître f .

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Chapitre 15 Similitudes et isométries du plan

Chapitre 15

SIMILITUDES ET ISOMÉTRIES DU PLAN


− →

Dans tout ce chapitre, sauf mention contraire, P désigne le plan muni d'un repère orthonormal (O, i , j )

I. Notion de similitudes
Activité 1

x′ = −2x + 3
Soit h une application de P dans P qui a tout point M (x, y) associe le point M ′ (x′ , y ′ ) tel que :
y ′ = −2y + 6
a. Déterminer les point invariant par f . f est-elle une transformation du plan ? Justier.
b. Donner une écriture complexe de f . En déduire la nature et les éléments caractéristiques de f .
M ′N ′ MN
c. Soit M , N , P et Q quatre points distincts du plan. Montrer ′ ′ = .
PQ PQ
Solution  
x = −2x + 3
a. • Soit M (x, y). f (M ) = M ⇐⇒ y = −2y + 6 ⇐⇒ xy = =1
2 Le point invariant par f est : Ω(1, 2).

• Le déterminant est : −2 × (−2) = −4 ̸= 0. Donc f est une transformation du plan.


b. • Soit z = x + iy et z ′ = x′ + iy′ . Alors on déduit que l'écriture complexe de f est : z ′ = −2z + 3 + 6i ou

encore z = kz + (1 − k)(1 + 2i) avec k = −2.
• Puisque f s'écrit sous la forme de z ′ = kz + (1 − k)(1 + 2i) avec k = −2, on déduit alors que f est l'homothétie
de centre Ω(1, 2) et de rapport k = −2.
 ′  ′  ′
x = −2x + 3 xM = −2xM + 3 xP = −2xP + 3
c. Soit M (xM , yM ) et N (xN , yN ) alors y′N = −2y N + 6 ,
y ′ = −2y + 6 ,
yP′ = −2yP + 6
( N N M ( M

x′Q = −2xQ + 3 x′M − x′N = −2(xM − xN ) x′P − x′Q = −2(xP − xQ )
et ′ = −2y + 6 On alors : ′ − y ′ = −2(y − y ) et
yQ Q yM N M N yP′ − yQ
′ = −2(y − y )
p Q
MN M ′N ′
=⇒ M ′ N ′ = 2M N et P ′ Q′ = 2P Q. = ′ ′
Par suite
PQ PQ
L'application f multiplie les distances par un facteur |k|. On dit de cette application qu'elle est une similitude.

1. Dénition d'une similitude


Dénition 1 : Une similitude plane est une transformation bijective du plan S qui conserve les rapports de
distances.
Autrement dit si S est une similitude du plan et si M, N, P et Q sont quatre points du plan avec M ̸= N et
MN M ′N ′
P ̸= Q et d'images respectives M ′, N ′, P ′ et Q′ par S alors : = ′ ′
PQ PQ

Remarque
− Une similitude du plan est toujours une transformation c'est-à-dire qu'elle est toujours bijective.
MN M ′N ′ S(M )S(N ) M ′N ′
− Si S est une similitude, on a = ′ ′. On peut traduire cette égalité par = =k
PQ PQ MN MN
avec k un réel strictement positif. On dit que la similitude multiplie les longueurs par k et k est appelé rapport
de la similitude S ( k>0 ).

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Chapitre 15 Similitudes et isométries du plan

Exemple
Les translations, les homothéties, une réexion d'axe l'axe des abscisses sont des similitudes.

Théorème 1 : Soit S une similitude du plan.


Il existe un réel strictement positif k, tel que pour tous points M et N du plan d'image M ′, N ′ on ait :
M ′N ′ = kM N
k est appelé rapport de la similitude S et k est toujours strictement positif.

Attention : Une homothétie de rapport k est une similitude de rapport |k|. Il faut toujours se rappelé que le
rapport d'une similitude est toujours supérieur ou égal à 0.

2. Composée de similitudes et réciproque d'une similitude


Théorème 2 : Soient S et S ′ deux similitudes planes de rapport k et k′ .
i. La composée de S et S ′ est aussi une similitude de rapport kk′ .
1
ii. La transformation réciproque de la similitude S de rapport k est une similitude de rapport . ( k>0 )
k
Remarque
Puisqu'une similitude est par dénition une transformation du plan, alors sa transformation réciproque existe
1 1
bien et de rapport bien déni car k>0 et donc > 0.
k k

3. Écriture complexe d'une similitude


Dans le chapitre précédent, nous avons retrouvé l'écriture complexe de diérentes applications anes qui sont
des similitudes. Par exemple :


• La translation de vecteur u d'axe z0 a pour écriture complexe : z ′ = z + z0 .
• L'homothétie de rapport k et de centre Ω d'axe ω a pour écriture complexe : z ′ = kz + ω(1 − k).
• La réexion d'axe l'axe des abscisses et l'axe des ordonnées ont respectivement pour écriture complexe : z ′ = z

et z = −z .

Toutes les similitudes que nous connaissons ont une écriture complexe qui peut se présenter sous l'une des deux
formes suivantes : z ′ = az + b ou z ′ = az + b.
Nous généralisons cette constatation dans le théorème suivant :

Théorème 3 : Une application du plan est une similitude plane si et seulement si elle admet une écriture
complexe de la forme : z ′ = az + b ou z ′ = az + b avec a ∈ C∗ et b ∈ C.

Remarque
− Le théorème 3 donne une dénition plus ou moins simple d'une similitude. Si on connait l'expression complexe
d'une application ane du plan, nous pouvons immédiatement dire si c'est une similitude ou pas.
− Ce théorème est démontrable mais la démonstration reste fastidieuse .

Conséquences de l'écriture d'une similitude sous la forme z ′ = az + b ou z ′ = az + b


Soit S une similitude dont l'écriture complexe est sous la forme z ′ = az + b ou z ′ = az + b. Alors :
− le rapport de S |a| ( module de a ).
est
−−−−→
− le nombre
′ ′
complexe a est l'axe du vecteur O I avec O′ = S(O) et I ′ = S(I) et le point I(1, 0).
− le nombre

complexe b est l'axe de O .

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Chapitre 15 Similitudes et isométries du plan

− Si on peut écrire a sous la forme de a = k ′ eiθ alors θ est dit angle de la similitude S.

Exemple
√  √ 
La similitude S d'écriture complexe
  z ′ = −3 1 + i 3 z + 3 a pour rapport k = −3 1 + i 3 .

De plus a = 6 exp i .
3

Alors S est la similitude de rapport k=6 et d'angle θ= .
3

II. Similitude directe et similitude indirecte


Toute similitude est soit une similitude directe soit une similitude indirecte.
Nous allons étudier ces deux grandes catégorie dans la suite de ce cours.

A-Similitude directe
1. Dénition d'une similitude directe
Dénition 2 : Soit S une similitude du plan.
S est une similitude directe si S a pour écriture complexe de la forme : z ′ = az + b avec a ∈ C∗ et b∈C

Exemple
Connaissant les écritures complexe de l'identité du plan, des translations , des rotations , des
homothéties, on peut alors dire que toutes ces applications sont des similitudes directes.

Cette dénition d'une similitude directe a pour conséquence le théorème suivant qu'on admet :

Théorème 4 : S une similitude du plan.


S est une similitude directe si S conserve les angles orientés.
−−−\
\
−−−→ −−−→ − −→ − −−−− →
Autrement dit, si A ̸= B et C ̸= D alors (AB , CD ) = (A′ B ′ , C ′ D′ ) avec A′ = S(A), B ′ = S(B), C ′ = S(C) et
D′ = S(D).

2. Existence et unicité d'une similitude directe


Théorème 5 :
Soient A, B , A′ et B′ quatre points du plan tels que A ̸= B et A′ ̸= B ′ .
Il existe une unique similitude directe S telle que S(A) = A′ et S(B) = B ′ .

Démonstration
Si une telle similitude S existe alors il existe a et b des nombres complexes tels que z ′ = az + b.
Puisque S(A) = A′ et S(B) = B ′ alors ZA′ = aZA + b et ZB ′ = aZB + b. Et par suite on peut déduire que :
ZB ′ − ZA′
a= et b = ZA′ − aZA .
ZB − ZA
Ainsi si S existe, le couple (a, b) existe et est aussi unique et donc S est unique.
ZB ′ − ZA′
Réciproquement, soit S une similitude directe d'écriture complexe : z ′ = az + b
et avec a=
ZB − ZA
b = ZA′ − aZA . Comme A ̸= B alors S est bien dénie et on vérie facilement que S(A) = A et S(B) = B ′ .

Conclusion : Si A ̸= B et A′ ̸= B ′ , il existe une similitude directe unique transformant A en A′ et B en B ′

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Chapitre 15 Similitudes et isométries du plan

Remarque à propos du théorème 5


A′ B ′
− Si A ̸= B et A′ ̸= B ′ avec A′ = S(A) et B ′ = S(B) alors S est une similitude de rapport k= et d'angle
AB
−−−\
→ −
−−−−→
θ = (AB , A′ B ′ ).
− On peut de même démontrer que si A, B et C sont trois points distincts du plan, alors il existe une unique
AC \
−−−→ −−−→
similitude directe de centre A qui transforme B en C. Dans ce cas, est son rapport et θ = (AB , AC ) son
AB
angle.

3. Forme d'une similitude directe


Théorème 6 : Soit S une similitude directe d'écriture complexe : z ′ = az + b ( avec a ∈ C∗ et b∈C ) k le
rapport de S
θ un argument de a.
et
i. Si a = 1 alors S est la translation de vecteur −u→(b).
ii. Si a ̸= 1 alors S a un unique point invariant qu'on note Ω, et en désignant par h l'homothétie de centre Ω et
de rapport k et par r la rotation d'angle θ et de centre Ω ; on a : S = h ◦ r = r ◦ h.

Démonstration
i. Si a = 1, alors S a pour écriture complexe : z′ = z + b ; on reconnaît l'écriture complexe de la translation de


vecteur u (b).
ii. Supposons a ̸= 1.
b b
• z = az + b ⇐⇒ z = et par suite S admet un seul point invariant. Ω d'axe ω=
1−a 1−a
• h et r ont respectivement pour écriture complexes : z ′ − ω = k(z − ω) et z ′ − ω = eiθ (z − ω). On déduit
′ iθ
facilement que h ◦ r et r ◦ h ont tous deux pour écriture complexe : z − ω = k e (z − ω) (∗)
 
′ ′ b b

On a donc : z − ω = k e (z − ω) ⇐⇒ z = a z − + ⇐⇒ z ′ = az + b.
1−a 1−a
Comme h ◦ r et r ◦ h ont la même écriture complexe que S alors on conclut que : S = h ◦ r = r ◦ h.

Notations et vocabulaire
1. Lorsque a ̸= 1, Ω est appelé centre de la similitude directe S .
2. Une similitude directe qui n'est pas une translation est déterminée par son centre, son rapport et son angle,
appelés éléments caractéristiques de S .
3. La décomposition : S = h ◦ r = r ◦ h est appelée forme réduite de S .
Conseils pour déterminer les éléments caractéristiques d'une similitude directe :
Pour déterminer les éléments d'une similitude directe S avec a ∈ C \ {0, 1}
d'écriture complexe z ′ = az + b et
b ∈ C, on peut :
− Déterminer le module et un argument de a et on obtient ainsi le rapport et l'angle de S .
− Résoudre l'équation d'inconnue z : z = az + b, la solution obtenue est l'axe du centre de Ω.

Exercice 1
a. Soit S l'application du plan dans lui-même, d'écriture complexe : z ′ = (1 − i)z − 2 + i.
Déterminer la nature et les éléments caractéristique de S.
b. Déterminer h et r deux applications du plan de sorte que S = h ◦ r = r ◦ h.
Soit f une application du plan dans lui même et soient les point A(0, 1), B(−2, 2) et Ω(0, 2).
c. Montrer qu'il existe une unique similitude directe f du plan dans lui-même qui transforme A
en B et laissant invariant Ω. on déterminera l'écriture complexe de f.
d. Déterminer les éléments caractéristiques de f .
e. Montrer qu'on peut écrire f = r0 ◦ h0 = h0 ◦ r0 où h0 est une homothétie et r0 une rotation
que l'on précisera.

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Chapitre 15 Similitudes et isométries du plan

Solution √  π
a. • 1 − i = 2 exp −i
4
• De plus z = (1 − i)z − 2 + i ⇐⇒ z = 1 + 2i.
√ π
Par suite, S est une similitude directe de centre Ω(1 + 2i) de rapport 2 et d'angle .−
4
π
b. On utilise le théorème 6, on prend r la rotation de centre Ω et d'angle θ = − et h l'homothétie de centre
√ 4
Ω et de rapport k= 2.
√ √ !
2 2
•r a pour écriture complexe : z ′ − 1 − 2i = −i (z − 1 − 2i).
2 2

•h a pour écriture complexe z ′ − 1 − 2i = 2(z − 1 − 2i).
√ !


√ 2 2
Alors on déduit que l'écriture complexe de h◦r est : z − 1 − 2i = 2 −i (z − 1 − 2i) par suite
2 2
z ′ = (1 − i)z − 2 + i. On démontre de même que r◦h a

pour écriture complexe z = (1 − i)z − 2 + i.
Ainsi h ◦ r = r ◦ h = S .
c. Supposons qu'il existe une similitude directe f f (A) = B et f (Ω) = Ω.
telle que
Puisque f est une similitude directe, ′
on déduit, par dénition, que f a pour écriture complexe z = az + b.
 n
f (A) = B zB = azA + b
De plus =⇒ =⇒ a = −2i
f (Ω) = Ω zΩ = azΩ + b b = −4 + 2i

Ainsi on déduit que f a pour expression complexe : z = −2iz − 4 + 2i.

Réciproquement si f a pour écriture complexe z = −2iz − 4 + 2i, on peut déduire facilement que f (A) = B et
f (Ω) = Ω.
En conclusion : f existe et est unique d'expression complexe : z ′ = −2iz − 4 + 2i.
π
d. En utilisant la question précédent, on conclut que f est une similitude directe de rapport 2, d'angle − et
2
de centre Ω(0, 2).
e. On utilise toujours le théorème 6 relatif à la forme réduite d'une similitude directe :
π
On considère r0 la rotation de centre Ω −
et h0 l'homothétie de centre Ω et de rapport 2.
et d'angle

2
• r0 a pour expression complexe : z − 2i = −i(z − 2i)
• h0 a pour expression complexe : z ′ − 2i = 2(z − 2i).

Ainsi r0 ◦ h0 a pour expression complexe z = −2iz − 4 + 2i. De manière analogue, h0 ◦ r0 a aussi pour expression

analytique : z = −2iz − 4 + 2i.
Donc f peut s'écrire sous la forme de f = r0 ◦ h0 = h0 ◦ r0 .

4. Propriétés d'une similitude directe


Théorème 7 : Soit S une similitude directe de centre Ω(ω), de rapport k et d'angle θ.
i. S a pour écriture complexe : z ′ − ω = k eiθ (z − ω).
1
ii. La réciproque de S est aussi une similitude directe de rapport et d'angle −θ.
k
Remarque
− Ce théorème donne l'expression complexe de toute similitude directe dont on connait les éléments caractéris-
tiques.
− Le point ii. arme que la réciproque de toute similitude directe est aussi une similitude directe.
− On peut également démontrer que la composée d'une similitude directe de rapport k et d'angle θ par une
similitude directe de rapport k′ et d'angle θ′ est une similitude directe de rapport kk ′ et d'angle θ + θ′ .

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Chapitre 15 Similitudes et isométries du plan

Exemple
√ π
Considérons la similitude directe S de centre Ω(1 + 2i), de rapport 2 et d'angle − .
4
En utilisant le théorème S a pour écriture
 7, on déduit que complexe :
√π
z′
− 1 − 2i = 2 exp −i (z − 1 − 2i).
4

Donc S a pour expressions analytique : z = (1 − i)z − 2 + i.

B-Similitude indirecte
1. Dénition d'une similitude indirecte
Dénition 3 : Soit S une similitude du plan.
S est une similitude indirecte si S a pour écriture complexe de la forme : z ′ = az + b avec a ∈ C∗ et b∈C

Exemple
Les symétries orthogonales sont des similitudes indirectes du plan.

Cette dénition d'une similitude indirecte a pour conséquence le théorème suivant qu'on admet :

Théorème 8 : S une similitude du plan.


S est une similitude indirecte si S change un angle orienté en son opposé .
−−−\
\
−−−→ −−−→ − −→ − −−−− →
Autrement dit, si A ̸= B et C ̸= D alors (AB , CD ) = −(A′ B ′ , C ′ D′ ) avec A′ = S(A), B ′ = S(B), C ′ = S(C)
et D
′ = S(D).

On a vu plus loin que la composée d'une similitude de rapport k et d'une similitude de rapport k′ est une
similitude de rapport : k× k ′ et aussi que la réciproque d'une similitude de rapport k est une similitude de
1
r