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Modélisation Modflow

Ce mémoire présente une modélisation hydrogéologique pour la gestion de l'aquifère de Ville-Mercier, affecté par la contamination depuis 30 ans. Un modèle numérique 2D a été développé pour simuler le comportement de l'aquifère et définir des règles d'exploitation, tandis qu'un modèle 3D a été créé pour évaluer un système de pompage et traitement obsolète. Les résultats soulignent l'importance de la gestion de l'eau souterraine dans une région agricole en pleine expansion.

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Modélisation Modflow

Ce mémoire présente une modélisation hydrogéologique pour la gestion de l'aquifère de Ville-Mercier, affecté par la contamination depuis 30 ans. Un modèle numérique 2D a été développé pour simuler le comportement de l'aquifère et définir des règles d'exploitation, tandis qu'un modèle 3D a été créé pour évaluer un système de pompage et traitement obsolète. Les résultats soulignent l'importance de la gestion de l'eau souterraine dans une région agricole en pleine expansion.

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Universitédu Ouéb€c

Institut national de la recherchescientifique


r at, Terreel Fnvironnrmenf

MODÉLISATION
HYDROGÉOIOCIQUE
POURSUPPORTER
LA
AQUIFERE
GESTIONDU SYSTEME DE LA REGIONDEVILLE.
MERCIER

Par

Olivier Pontlevoy

Mémoire présenté
Pour l'obtention
Du gradede Maître ès sciences(M.Sc.)

Juryd'évaluation

Examinateur externe John Molson, Ph.D.


École Polytechnique

Examinateur interne Claudio Paniconi,Ph.D.


INRS, centre ETE

Codirecteurde recherche René Therrien- Ph.D.


Université Laval

Codirecteurde recherche Richard Martel, Ph.D.


INRS centreETE

Directeur de recherche RenéLefebwe, Ph.D.


INRS centre ETE

Mai 2004

@droitsréservésde Olivier Pontlevoy,2004


nÉsuurÉ

Le cas de contamination des aquifèresgranulaireset de roc fracturé de Ville-Mercier par


des liquides organiques immiscibles denses et des composés dissous dans l'eau
souterraineexiste depuis maintenant près de 30 ans. Pour contrôler la contamination de
I'aquiÊre, le ministère de l'Environnement du Québec a mis en place un système de
pompage et traitement des eaux contaminées et a délimité une zone à l'intérieure de
laquelle le pompage est interdit. Cependant, la région entourant Ville-Mercier a
développé une très forte activité maraîchère avec des besoins en eau croissants qui
nécessitentune gestion de I'aquifère pour le protéger.

Un modèle numérique régional 2D d'écoulement de I'eau souterraine a donc été


développé afin de simuler le comportementde la nappe dans les conditions actuelles et
hypothétiques pour soutenir la définition de règles d'exploitation de I'aquifère. Le
modèle produit est cohérent par rapport aux observations faites sur le terrain et a été
utilisé dans des conditions de régime permanent et transitoire. Les simulations ont
apporté une meilleure compréhension de I'hydraulique régionale, elles ont permis
d'estimer les aires d'alimentation des principaux puits municipaux, et d'estimer la
sensibilité de I'aquiÊre à des variations éventuelles de la recharge. Sur la base de ces
résultats, nous recommandonsl'établissement dans la région de zones bien délimitées
avec des contraintes d'exploitation spécifiques.Un guide d'exploitation a aussi été
proposécomme outil de gestionde I'aquifère.

Le systèmede pompage et traitement actuellementen place au site des ancienneslagunes


de Ville-Mercier arrive en fin de vie. Pour choisir la technologie de remplacementla plus
adaptée au site, un modèle d'écoulement 3D multicouche représentant le détail de
l'écoulement de I'eau souterrainedans le secteurdes ancienneslagunes a été développé.
Ce modèle représenteà la fois l'écoulement dans I'aquifère fluvio-glaciaire de sable et
gravier et dans I'aquifère de roc régional. Ces aquifères sont mis en contact par des
fenêtresdans les couchesde till les séparantet une attention particulière a été apportéeau
niveau de ces fenêtres lors du calage du modèle. Les résultats obtenus sont satisfaisants
par rapport à l'écoulement souterrain à la fois dans les dépôts meubles et dans le roc, et
les échangeshydrauliques entre les deux aquifères sont bien représentés.I1 semble aussi
que les fenêtres dans le till qui ont été observées lors des forages aient un effet
hydraulique plus important que ce qui a été estimé par les travaux antérieurs. Les
simulations réaliséesont montré que le pompage exercé par les puits du Ministère avait
inversé le sensd'écoulement entre ces deux aquifèreset que son contrôle sur la migration
des contaminantsétait efficace.

ft /14
Directeur de recherche

ii
ABSTRACT

The contamination of a granular as well as a fractured bedrock aquifer by DNAPL and


dissolved contaminants at Ville-Mercier started 30 years ago. The Quebec Environment
Ministry controlled this problem by implementing a pump-and-treat system designed to
intercept the dissolved contaminant plume, and by defining a controlled area within
which groundwater pumping is prohibited. The area sunounding Ville-Mercier, within
and outside the controlled zone, is a very active agricultural area dedicated mostly to
growing vegetablesand groundwater is needed to support this expanding industry. The
regional fractured bedrock aquifer in the area is thus increasingly used and groundwater
managementis required to protect it.

A 2D regional flow model was developed to simulate the behaviour of the flow system
under present-day and alternative withdrawal regimes. This model was used to support
the dehnition of a set of aquifer managementguidelines.This model is consistentwith
field observationsand has been used under transient and steady state flow conditions. A
better understanding of the hydrogeological system, the estimation of the aquifer
sensibility to recharge changes and an estimation of main municipal wells contribution
areas were achieved by different simulations. On the basis of those results, we
recommend groundwater exploitation zones with specific groundwater use constraints.A
groundwaterexploitation guide is also proposedas an aquifer managementtool.

The pump and treat system presently in use at the former Ville-Mercier lagoons is
becoming obsolete.In order to choosea better adaptedtechnology to replace this system,
a multi-layer 3D model representingwater flow at the contaminated site in detail was
developed. The model considers both groundwater flow in the sand and gravel fluvio-
glacial deposit and regional groundwater flow in fractured rock. The sand and gravel unit
is directly in contact locally with the underlying bedrock aquifer through windows in the
layer of till overlying the bedrock, so we focused our attention on these windows during
the calibration tests. Simulated water flow obtained from this model in comparison with
observed groundwater flow in both rock and sand and gravel aquifers is representative

tl1
and hydraulic exchangesbetween those 2 aquifers are well charucterized.The model has
shown that windows in the till seem to have more effect than observed previously, and
that the pump and treat withdrawal in this area has reversed the vertical water flow
through till windows. This systemis seento be successfulfor contaminantplume control.
REMERCIEMENTS

A tout seigneur tout honneur, je tiens à remercier en premier lieu mon directeur de
recherche, René Lefebvre auprès de qui j'ai énormément appris. Je souhaite à tout
étudiant de tomber sur un directeur de son calibre, humain, ouvert et une source de
connaissanceintarissable. J'aimerais remercier mes co-directeurs de recherche, René
Therrien et Richard Martel pour leurs conseils avisés,et leur disponibilité.

J'aimerais aussi remercier Charles Lamontagne du ministère de I'Environnement avec


quij'ai travaillé sur ce projet et avec quij'ai eu des discussionstrès intéressantes
ainsi
que Michel Ouellet. Les personnesextérieures comme Francine Lagacé ne seront pas
oubliées.Merci à I'INRS et au ministèrede I'Environnementpour leur soutienfinancier.

Merci à mes parents qui m'ont toujours soutenudans mes choix et qui m'ont permis
d'arriver là ou j'en suis actuellement(mêmesi ça a été un peu long. ..).

Enfin je tiens à remerciermes amis qui auront constituéma famille d'adoption au cours
de ces deux annéespasséesau Québec,très belle place pour étudier et profiter de la vie :
les 5 à 7, la bière, et l'hiver (une très belle saisonquoi qu'on en dise). Je finirais par la
dernière mais non la moindre, ma blonde Anne-Laure, merci pour ton soutien et tous ces
moments de bonheur.

Merci à tous.
TABLEDESMATIERES

R é su mé ..... i
............
Remerciements........... ...........
v
Ta b l ed e sMa ti è re s.............. vii
..................
Listedesfigures ix
...................
Listedestableaux.... .............
xi
Listedesannexes

CHAPITREI INTRODUCTION.. 1
............

1.1 L
. o ca l i sa ti o n ......... I
...........
1.2.Historique dela contamination......... 3
.................
1.3 P
. ro b l é ma ti q u e ...... ..........3
1.4.Butset objectifs ..............4
1.5 Mé
. th o d o l o g i e .................4
1.5.1.Compilation desdonnées existantes ...........4
1.5.2.Intégration et analysedesdonnées................ ................
5
1.5.3. Modélisation numérique ...........
5

LoGI
i##âiJi,i, :) ::*
3,?fiH:l::î::l :uE:l :: :: ::* : :'1,
2.1H . ydrologie......... ............7
2.2.lJtilisation deI'eausouterraine ........8
2.3.Estimation dela recharge ............... ll
2.4.Géologie régionale .'.....l2
i eur o c . . . . . . .
2 . 4 . 1G. é o l o g d . . . . . . ..........12
2.4.2.Géologie desdépôts meubles.... ................ 13
2.4.2.1 L .e st i l l s . . . . . ......14
2.4.2.2. Lessables et graviers .......I4
2 .4 .2 .3L.e sa rg i l e s . .....14
2.4.3.Estimation desépaisseurs descouches ....................... 15
2 .5 .H yd ro g é o l o g i e .... .......;.......... ' .' .......17
2.5.1.Caractéristiques hydrogéologiquesdu roc .................. 18
2.5.2.Caractéristiques hydrogéologiquesdesdépôtsmeubles ...............20
2 .5 .2 .1L.e sti l l s... ........20
2.5.2.2. Lessables et graviers .......20
2.5.2.3. Lesargiles ......20
2.5.3.Écoulement deseauxsouterraines............... '..........2L
2.6.Limites dela régiond'étude ..........26

cHAprrRE 3 MODÈLBRÉCIONAL............ ..........29

3.1 .C h o i xd ul o g i ci e l . ... ......29

vll
3.2.Conditions auxlimites 30
...................
3 . 3 .M a i 11 a 9 e ............. ..........
31
3.4.Choixdesparamètres hydrogéologiques
du roc ................32
3.5.Valeursderecharge.............. 33
..........
3.6.Calage du modèle. ........34
3.7.Sensibilité du modèIe...... 38
...............
3.8.Critiquedu calage ........40

CHAPITRE4 SIMULATIONSET RÈGLESD'EXPLOITATION ............43

4.1.Impactdu pompage auniveaurégional ...........43


d e sp u i tsmu n i ci p a u x...............
4 . 2 . l m p a ct ............4 6
4.3.Traçage departicules ............ .,.......47
4.4.Sensibilité deI'aquifere 50
.................
4 . 5 .R è g l eds'e xp l o i ta ti o n ............ .........52
4 . 5 . 1Z. o n e ds 'e xp l o i ta ti o n ............ .....................52
4.5.2.Règlesd'exploitation communes à toutesleszones 53
.....................
4 . 5 . 3R. è g l esp
s é ci fi q u e s ...................53
4.6.Situation actuelle 55
..........

CHAPITRE5 MODÈLELOCAL ...........5]

5 . 1 .L o g i ci eul ti l i sé ...............i.. 57
.............
5.2.Limites du modèlelocal....... ..........
58
5.3.Données avantpompage 60
................
5 . 4 .M a i l l a g .............
e ..........6 2
5.5.Constitution du modèlenumérique en3 dimensions......... ..................62
5.6.Limitesdu modèleet conditions imposées.............. ..........64
5.7. Paramètres initiaux................ 66
.........
5 . 8R . echar9e............. .........68
5 . 9 .C a l a g e ........68
5 . 1 0S . e n si b i l idtéumo d è Ie ...... .............76
5 . 1 1S . a tu ra ti o n ......... ..........7 8
5 . 1 2Ef. fe td e sfe n ê 1 re s................ 80
..........
5.13.Traçage departicule............ .........
82
5.14.Bilanhydraulique despuitsdeI'UTES .........
83
5.15.Transport demasse ....84

CHAPITRE6 CONCLUSIONS
ET RECOMMANDATIONS 87
....................

6 . 1 . É t a tdlea si tu a ti o n ............ 87
..............
6.2.Gestiondel'eausouterraine dansla régiondeVille-Mercier 91
.............
6 . 3 . Q u esti o n S e n co re à ré so udr eetdonnéesr equises

R E F ER E N C E.........
S 95
..............

vlll
LISTEDESFIGURES

F i g u r e l . l : C a r t ed e l o c a l i s a t i o .n. . . . . . . . . . .......................2
Figure 2.1: Cartede la répartitiondespuits agricoleset municipaux ............10
Figxe2.2 Cartede la topographiedu roc ................
13
Figure2.3 Carte d'épaisseurdesdépôtsmeubles ..... 15
Figwe 2.4 Coupesstratigraphiques........ 16
..................
Figure2.5 Délimitation deszonesconfinéeset non confinéesde l'aquifère au roc.......17
Figwe2.6 Cartepiézométrique régionaledansle roc ................23
Figare2.7 Comparaisondes débits de la rivière Châteauguayavec les données
piézométriques du puits03097094. .......... ..........24
Figure2.8 : Essaisdepompage à Ste-Martine par
réalisés Technorem (1998)................24
Figure2.9 : Cartedelapiézométrie localedu roc ......25
Figure2.10: Cartedelapiézométrie desdépôts meubles.... ........26
Figure2.lI : Cartereprésentant lesprincipalesstructuresgéologiques
et lesdépôts
me u b l e s .........27
F i g u re3 .1: C o n d i ti o nasu xl i mites....... ......................31
Figure 3.2: Carte représentant lesprincipales géologiques
structures et les zonesde

Figure3.3: Charges simulées versuscharges observées.. ............35


Figure3.4: Cartepiézométrique simulée,puitset zonesdetransmissivités....................
36
Figure3.5 : Sensibilitédu modèleà unevariationde la rechargeou de la transmissivité39
Figure 4.1 : Rabattementgénérépar un pompageagricole de 4 mois et un pompage
municipal de 15mois ......45
des
Figure4.2 : Aired'alimentation puits municipaux et gouvernementaux..,................47
à partirdespuitscontaminés
Figure4.3 : Migrationdesparticules après10ans.............48
Figure4.4 : Migrationdesparticulesà partirdespuitscontaminés après20 ans.............49
Figure4.5 : Migrationdesparticulesà partirdespuitscontaminés après30 ans.............49
Figure4.6 :Traçagedeparticulesà partirdela zoned'exclusiondéfinieparle MENV. 50
Figure4.7 : Comparaisondesrabattements pour une simulationdansles conditions
actuelleset pour une simulationavecune baissede 20%;o
de sa recharge.................
5l
Figure4.8 : Zonesderéglementation .......52
Figure5.1:Cartedela piézométrie
simulée dansle roc............ 59
.....................
local
Figure5.2 : Limitesdu modèle et puitsd'observations............ .............
60
61
Figure5.3 : Comparaisondesélévationsdesniveauxd'eauavant1984..........................
Figure5.4:Maillage2D delazonede modélisation......... ...........62
Figure5.5 : Modèle géologiqueen 3 dimensions .......63
unitésdansle modèle3D...........64
desdifferentes
Figure5.6 : Divisionsensouscouches
Figure5.7 : Conditionsimposéesaux limites...... .....,.66
Figure5.9: Chargessimuléescomparées aux chargesobservées(avecpompage).........71
Figure 5.10. : Chargessimuléescomparées aux chargesobservéesdansles dépôts
meubles(sanspompage).......... .........72
Figure5.11: Piézométrie simuléedansle roc sanspompage... 73
......................
Figure 5.I2 : Comparaisondes piézométries et
simulées observéesdans le roc aveç
pompage.. ......74

ix
Figure 5.13 : Comparaisonde lapiézométrie observéeet de lapiézométrie simulée dans

Figure5.15 Saturationssimuléesen plan 78


.................
Figure5.16 Saturationssimuléesen coupe... ............79
Figure5.17 Direction et vitesseverticaled'écoulementrésultantde la simulation.......81
Figure5.18 Aire d'alimentationdespuits du MENV dansles dépôtsmeubles............. 82
Figure5.19 Aire d'alimentation 83
despuitsdu MENV dansle roc..................................
Figure5.20 Simulation de l'évolution du panachede contaminantsau cours du temps 86
LISTEDESTABLEAUX

Tableau2.1 UtilisationdeI'eausouterraine surun territoirede 246km2........................


9
Tableau2.2 Caractéristiquesdespuitsau sitedesanciennes lagunes ..........10
Tableau2.3 Compilationdespropriétéshydrogéologiques du roc
Tableau2.4 Propriétéshydrogéologiques desdépôtsmeubles.... .................21
Tableau3.1 Valeursinitialesderecharge supposées pourchaqueunité ......33
Tableau3.2 Propriétéshydrologiques du rocpourle modèlecalé........... ....36
Tableau3.3 Valeurscalées pourla recharge ............37
Tableau4.1 Principaux événements du modèletransitoire............... ...........44
Tableau4.2 Règlesà suivrepourl'implantation denouveaux puits ............54
Tableau5.1 Conditionsauxlimites ........65
Tableau5.2 Paramètres hydrogéologiques et capillairesappliquésaux différenteszones
du modèl e 3 D ...........,......67
Tableau5.3 Recharge appliquéeaux différentesunités .............68
Tableau5.4 Conditions auxlimitesaprèscalage(avecet sanspompage).....................70
Tableau5.5 Recharge appliquéeaprèscalage(avecet sanspompage). .......70
Tableau5.6 Paramètres hydrogéologiques appliqués à chaqueunitéaprèscalage........73

LISTEDESANNEXES

Annexe A Puits de pompagesur la région de Ville-Mercier


Annexe B Débits de la rivière Châteauguay
Annexe C Donnéesstratigraphiquesrégionaleset locales
Annexe D Données piézométriquesrégionaleset locales
Annexe E Hydrogrammesde puits au roc
Annexe F Article publié à l' AIH,, 2002

xi
1
CHAPITRE
INTRODUGTION

Dans la vie, rien n'est à craindre,


tout est à comprendre.

Marie Curie

e chapitre présente la localisation et une description sommaire de la région


d'étude ainsi qu'une brève revue sur l'histoire de la contamination de Ville-
Mercier. Il serviraaussià présenterla problématiqueliée au site, les objectifs viséspar le
projet et la méthodologieretenue.

1.1.Localisation

La région à l'étude se sifue dans les BassesTerresdu Saint-Laurent,au sud sud-ouestde


Montréal dansle comté de Châteauguay(Figure 1.1).Le territoire est bordé par le fleuve
Saint-Laurent au nord, la rivière Châteauguay à l'ouest, la rivière des Anglais et le
'ruisseau
Norton au sud. Les principales municipalités de la région sont Châteauguay,
Ville-Mercier, Sainte-Martine,Sainte-Chlotilde,Saint-Isidoreet Saint-Rémi.
:.lll cnareauoulv
L,lvtt-ç-larnctrn
t *

0 4000 m
t=Ft-r

Figurel.l : Cartede localisation


1.2.Historiquede la contamination

À partir de 1968,la compagnieLaSalleOil Carrierscommençaità entreposerdesliquides


organiques dans une ancienne gravière située dans des lagunes au sud-est de Ville-
Mercier. Ces liquides organiquesétaient directement déversésdans les sableset graviers
qui affleurent à cet endroit sous la forme d'un complexe fluvio-glaciaire. Environ 2 ans
plus tard, les puits privés situés au sud-ouestdu site d'entreposageétaient sérieusement
contaminéspar des organiques.L'origine de cette contamination provient de la migration
des liquides organiques et du panache de contaminants dissous, émis par les lagunes
d'entreposage,qui s'est faite localement par I'intermédiaire de fenêtres dans le till
recouvrant le roc. Pour éviter la migration des contaminantsde I'aquifere, le ministère de
I'Environnement (MENV) a délimité une zone d'exclusion dans laquelle tout pompage
est interdit et a mis en place en 1984 un système de pompage et traitement afin
d'intercepter le panachede contaminants.

1.3.Problématique

Au niveau régional, les activités agricolesde la région de Ville-Mercier sont en pleine


expansion et les maraîchers ont des besoins en eau croissant. Les rabattementsgénérés
par les puits agricolessont importantset des conflits d'usageentre propriétairesde puits
ont déjà été signalés.De plus, pour des puits situéstrop près de la zone d'exclusion, des
rabattementstrop importants pourraient interférer avec le piège hydraulique en place et
favoriser une contamination de la nappe à l'échelle régionale. Tous ces problèmes
nécessitentdonc la mise en place de règles de gestion et d'exploitation de I'aquifère à
long terme.

À l'échelle locale, le systèmede pompageet traitementqui contrôle le panached'eau


contaminéearrive en fin de vie et il faut penser à le remplacer. Dans cette optique, il est
nécessaire de développer des outils qui pourront aider dans le choix de la ou des
technologiesde remplacementmais aussi dansle choix de leur futur emplacement.
1.4.Buts et objectifs

Les objectifs visés par ce travail peuvent être séparésen deux parties. La première partie
du mémoire correspond à I'approche régionale du problème dont le but est de produire
desoutils qui aiderontà gérerl'exploitation desressourcesen eau souterraineà l'intérieur
et en périphérie de la zone réglementée. Cette gestion devrait assurer
l'approvisionnement en eau souterraine tout en évitant les surexploitations locales et
régionales.Elle devrait aussi empêcherla contaminationde cette ressourceà partir du site
des ancienneslagunes de Ville-Mercier. La deuxièmepartie de ce mémoire correspondà
I'approche locale du problème dont le but est de développer un outil qui servira de
support dans le choix de la ou des technologiesde remplacementdu systèmede pompage
et traitement actuellementen place. Cet outil devrait permettre de quantifier l'écoulement
au site des ancienneslagunesmais aussi de préciserI'interaction hydrauliquequi existe
entreles unités de sableet sravier et de roc.

1.5.Méthodologie

La même méthodologie a été appliquée à la partie traitant de la problématique régionale


et à la partie traitant de la problématique locale. En effet, dans les deux cas, il s'agissait
de permettre une meilleure compréhension des paramètres hydrogéologiques qui
Des modèlesnumériquesdifférents,adaptés
régissentl'écoulementdeseaux souterraines.
aux problématiquesrégionaleset locales,ont cependantété utiliséspour aborderles deux
problématiques.Les principalesétapessuivies au cours de ce travail sont présentéesci-
dessous.

'1.5.1.
Compilationdes donnéesexistantes
Depuis 30 ans,le site de Ville-Mercier a fait l'objet de nombreusesétudesqui ont apporté
énormément d'informations. Ces informations nous ont été fournies par le ministère de
I'Environnement et comprennent les puits compilés de la banque des puisatiers, les
études de firmes de eénie-conseil réalisées dans le secteur d'étude. les données
les donnéesdu réseaude suivi piézométriqueet de la qualité de I'eau
météorologiques,
souterrainedu ministèrede I'Environnement,I'usagede I'eau souterrainedansla région
d'étude,et lessuivisde la nappeauniveaurégionalet local.

1.5.2.Intégrationet analyse des données


ont été utiliséespour produiredescartesà l'échelle
Toutesles donnéescitéesci-dessus
régionaleet à l'échellelocale,de la piézométrie,
de l'épaisseurapparente
desmatériaux
granulaires, du roc et de l'utilisationde l'eau sur la zoned'étude.Au
de la topographie
niveaurégional,cescartesen combinaison géologiques
aveclescartestopographiques, et
de la
hydrologiquesde la régionnousont permisde définir les limites hydrogéologiques
zone d'étude.Une révision destravauxantérieursnous a amenéà synthétisertoutesles
des différentsmatériauxgéologiquesprésentssur le site et à
donnéeshydrogéologiques
faire notrepropreévaluationde la recharge.Au niveaulocal, la compilationdesforages
sur le site des ancienneslagunesnous a permis de créer un modèlegéologiqueen 3
ont ététracéesà partir du modèlerégional
dimensionsdont les limites hydrogéologiques
et descartespiézométriques
locales.

numérique
1.5.3.Modélisation
Deux modèles numériques ont été développésdans le cadre de ce travail : un modèle de
l'écoulement régional dans le roc en conditions saturéeset un modèle de l'écoulement
local dans le roc et dans les dépôts meubles en conditions non safuréesau site des
ancienneslagunes de Ville-Mercier. Dans les deux cas, la même approche a été suivie :
définition d'un modèle conceptuel,délimitation du secteurà modéliser,utilisation de la
compilation des propriétés hydrogéologiques des matériaux, utilisation des cartes
hydrogéologiquespour servir de condition initiale au calage,discrétisation du domaine à
modéliser, calage du modèle et évaluation de sa sensibilité par des simulations
paramétriques.
CHAPITRE2
CARACTER|SATION
HYDROLOGIQUE ET GEOLOGIQUE
DE LA RÉGIOND'ÉTUDE

Estimer correctementson degré d'ignorance


est une étapesaine et nécessaire.

Hubert Reeves

hydrologiqueset
les principalescaractéristiques
ans ce chapitresont présentées
géologiquesde la région d'étude.Une premièreestimationde la rechargeest
desmatériauxgranulairesfaite à partir de
proposéeainsiqu'uneévaluationdesépaisseurs
a été dresséet les
Un bilan de l'utilisationde I'eau souterraine
la banquedespuisatiers.
propriétés desmatériauxgéologiques
hydrogéologiques surla régiond'étudeont
présents
dansce chapitre.
étécompilées

2.1.Hydrologie

Tôth (1963) a montré qu'il existaittrois types distinctsde systèmesd'écoulement


pouvant être imbriquésles uns dans les autres,il s'agit des systèmesd'écoulement
locaux, intermédiaireset régionaux.Les systèmesd'écoulementlocaux sont caractérisés
par des topographiesprononcéeset des aires de déchargeproche et de type rivière ou lac.
Les systèmesd'écoulement régionaux couvrent une plus grande superficie et ont des aires
de déchargede type grande rivière, fleuve, grands lacs ou océans.Ce qui différencie les
systèmesd'écoulementintermédiairesdes systèmesd'écoulementrégionauxc'est que les
hauts et les bas topographiquesmaximum ne sont pas inclus dans les systèmes
d'écoulement intermédiaires. Mais ces deux systèmes affichent des topographies
relativement planes et régulières.La région de Ville-Mercier s'apparenteplutôt à un
système d'écoulement intermédiaire. Le réseau hydrographique de la région est bien
sur l'argile et sert en grandepartie à I'irrigation des
développémais coule essentiellement
terres cultivées. Les rivières principales sont la rivière Châteauguay et la rivière
Esturgeonqui sont par endroit en contact avec le roc. Le débit à l'étiage de la rivière
Esturgeona été mesurépar D'Anjou (1991) et il était de 8640 m3/d. Il faut cependant
noter que l'usine de traitement des eaux contaminéesdu MENV (UTES) renvoie l'eau
traitée dans la rivière Esturgeon, soit un débit supplémentairede 4000 m3ld (Direction
régionale de la Montérégie, communication personnelle).Le débit réel naturel de la
rivière seraitdonc de 4640 m3n.

Les précipitationsannuellessont de 900 mm pour Ville-Mercier, 1060mm pour Mirabel,


2042 mm pour Farnham, 1680 mm pour Dorval et de 1892 mm pour Ste-Martine.Ceci
constitueune moyenne des précipitations annuellessur la région de 1262 mm.

2.2.UttLsationde I'eausouterraine

L'utilisation de I'eau souterraine sur la région d'étude peut être divisée en deux
catégories(Tableau 2.1). La première catégorie comprend les municipalités de Ste-
Martine, St-Rémi, et St-Isidore qui pour alimenter les populations pompent l'eau
souterraine avec un rendement et des débits annuels élevés. La deuxième catégorie
comprendles exploitationsagricolesqui pompentl'eau pendantles 4 mois estivauxavec
des débits très variables (de très faibles à très élevés) essentiellementpour irriguer les
cultures.
surun territoirede 246lrcrr2
Tableau2.1 : Utilisationde l'eau souterraine

Type de puits Débits(m'ld) Lame d'eau (mm/an)

Puits municipaux Ste-Martine r,2


et industriels 5.3
(en usageà 1,6
l'année)
0.15

Puits agricoles 1,1


(en usage4 mois) 5.2
r4,9

* : débits estimé provenant du roc


* : Puits pas encore en opération

La Figure2.1 montrela répartitionet les débitsdespuitspour les deuxcatégoriesà partir


desdonnéesfourniespar le ministèrede I'Agriculture desPêcheset de I'alimentationdu
Québec(MAPAQ) et présentéesen Annexe A (Lamontagne,2000, communication
sur cette carte sont les débitsmaximums
personnelle).Les débitsagricolesreprésentés
annuelsestiméspar le MAPAQ mais qui ont été reportéssur les 4 mois estivaux.Les
zonesà plus fort pompagesont situéesdansI'est et le nord-estde la région d'étude.
L'impact de cespompagessur les niveauxpiézométriques est diminuépar le fait que la
majoritéde cespuits sontsituésdansles zonesde rechargede l'aquifère.Au niveaulocal
(voir Chapitre5), lazoned'étudecouvreen grandepartielazoned'exclusiondéfiniepar
le ministèrede l'Environnementau site desancienneslagunes(AnnexeII du Règlement
sur le captagedeseauxsoutenaines,juin 2002).Seulsquatrepuits sont en exploitation
danscette zone: les 3 puits de l'usine de traitementdes eaux souterraines(UTES) du
despuits ainsi queleurs
MENV et le puits de I'incinérateurLaidlaw. Les caractéristiques
débitssontprésentésau Tableau2.2. Cesquatrepuits sont forés dansle roc et le puits
Laidlaw fonctionne en continu tandis que les puits du MENV fonctionnent par
alternance,c'est-à-dire que seuls deux puits sur trois sont toujours en opération
personnelle).
(DirectionRégionaledela Montêrêgie,communication
+ Puits Q <100 m3/d

A Q > 400 m3/d

*
ffi
w
100 m3/d<Q <400 m3/d

Zone d'exclusiondu MENV

Puitsde l'UTES
0
F
4000m 't'
Figure 2.1: Cartede la répartitiondespuits agricoleset municipauxet de l'utilisation
maximalede l'eau sur la région d'étudeà des fins agricoles
(d'aprèsles donnéesdu MAPAQ, 2001)

despuits au site desancienneslagunes


Tableau2.2: Caractéristiques

Base
crépine
m

5 9 9 3 1.1
3 88 5015273 8.37
50r5277 8.s3
s 0 1 5 218 8,63
Laidlaw PO-87-01

10
2.3.Estimationde la recharge

Deux méthodesont été utilisées pour estimer la rechargede l'aquifère à partir des débits
de la rivière Châteauguay (Annexe B). Ces estimations seront précisées par la
modélisation dans le Chapitre 4. Une première estimation de la recharge à partir de la
méthodeemployéeparFreeze(1965) a donc été réalisée.La rechargede l'aquifère au roc
a été estimée à partir des donnéesmétéorologiquesde la région de Châteauguayet des
débits journaliers de la rivière du même nom fournis par le ministère de I'Environnement
du Québec.

L'estimation est faite que le débit de la rivière Châteauguay à l'étiage corespond à


I'apport en eau de la nappe.La moyennemensuelledes débits en période d'étiage sur 29
ans, soit de l97I à 2000, montre que la contributionen eau de la nappeest de 7,32 m3ls.
Cette valeur est la moyenne des débits les plus faibles observéssur chaque annéedurant
la période d'étiage.En divisant par la superficiedu bassinde la rivière, soit 2490lrsn2,la
lame d'eau équivalenteperdueparlanappe en m/an est :

365fato"l
I'n]" 24lhtdlx
7szl#ts]x 3600 0,0927 [*tor]
2490x 106lm']

La déchargenaturelle de la nappe en lame d'eau équivalente est donc de l'ordre de 92,7


mm/an. La loi de la conservationde masseimplique que cette perte correspondaussi à la
recharge de l'aquifère en régime permanent. Les précipitations annuelles de la région
sont en moyenne de 1262 mm. Ainsi, il ressort que 7,3 % des précipitations annuelles
serviraient à la recharge.Cette valeur est du même ordre de gtandeur que celles obtenues
dans les études précédentesqui estimaient le volume de la recharge entre l5o (Freeze,
1965) et 50Â (Hamel, 2001) des précipitations totales annuelles dans un contexte
similaire.

Une deuxième méthode baséesur la séparationdes hydrogrammesde rivières (Chapman,


1999) pour estimer le flux de base journalier apporté par les eaux souterrainesa été

1l
utilisée.Les mêmesdonnéesont été utiliséesmais les résultatsde cetteméthodeestiment
la décharge,et donc la recharge,des eaux souterrainesà environ 221 mm/an Cette valeur
est très élevéepar rapport aux étudesprécédentesqui ont été réaliséeset qui estimaient la
rechargeà environ 100 mm/an. Ceci peut provenir d'une sousestimation du ruissellement
et donc une surestimation de la recharge. De plus cette méthode peut être biaisée par
I'emmasasinementde l'eau dansles bersesde la rivière.

2.4. Géologierégionale

De nombreusesétudes ont été menées pour décrire la géologie de la région. La


descriptiondu socle rocheux est tirée de l'étude de Globensky (1986), du mémoire de
maîtrise de Denis (1991) et du rapport du GREGI (1993) tandis que la descriptiondes
dépôtsmeublesest tirée de Lasalle (1981),Dion et al. (1985-1986)et de McCormack
( 1e 81 ) .

2.4.1.Géologiedu roc
Le socle est constituépar des rochessédimentairesd'âge Cambrienà Ordovicien (500 à
par les grès du groupe
430 millions d'années).Les rochesdu Cambriensont représentées
de Potsdam tandis que les grès, dolomies et shales du groupe de Beekmantown
représentent les roches datant de I'Ordovicien. Ces formations ont subi une légère
déformation structurale lors de I'orogenèse taconienne qui se résume par des failles et
joints, et par des slmclinaux et anticlinaux de grande amplitude. Les fractures à pendage
sub-vertical peuvent être divisées en deux familles. La première famille, de moindre
de joints variant de 0,1 m à
importance,est orientéeN030E et présentedes espacements
0,45 m tandis que la secondefamille, plus importante, est orientée N120E avec des
espacementsde joints variant de 0,1 m à 1,0 m. Trois axes de plis traversentde part et
d'autre la zone d'étude. Ce sont les synclinaux de Ste-Martine et de Candiac et
I'anticlinal d'Aubrey (Figure 2.ll). Les couches sédimentairesaffectées par ces
déformations présentent de faibles pendages avec des angles jamais supérieurs à 10
degrés. I1 existe quelques affleurements rocheux dans la région étudiée, notamment au

t2
niveau de Ste-Martine et dans la rivière Châteauguay.La Figure 2.2 représente
l'élévationde la surfacedu roc estiméeà partir desdonnéesfourniesparla banquedes
Puisatiersdont lespuits sélectionnés
sontdécritsen AnnexeC.

Figure2.2 : Cartede la topographiedu roc

(m AMSL)
Elevation
Foo
it---
61 t (n

H52
l-4e
H46
H43
F:_]40
H37
h*134
MIF JI
JZO
zz5

n13
n1t

li

Forages
0 4 0
ffi

2.4.2.Géologiedes dépôtsmeubles
Après la longue période d'érosion glaciaire du Wisconsinien donnant son aspecttrès
accidenté à la surface du socle, les dépôts meubles datant du Pléistocènerecouvrent le
roc. Les premiersà se déposersur le soclerocheuxsont le till basalet le till remanié,puis

13
les sables et graviers d'origine fluvio-glaciaires, et enfin les argiles résultant de la
transgressionmarine à l'origine de la mer de Champlain.

2.4.2.1.Les tills

Le socle est recouvert par le till basal, c'est un matériel très compact, dense et peu
perméable,il est le résultat de l'érosion de la roche par les glaciers.Au-dessusdu till
basal, on retrouve par endroit un till remanié moins compact et plus perméable (Parent,
2000, communicationpersonnelle)qui serait un till d'ablation déposélors de la fonte
d'une glace mince. Ces deux tills présententlocalement des fenêtres qui mettent en
contactdirectementle roc avecl'unité de sableet gravier (CNFS, 1993).Il sembleraitque
ces fenêtresne soient présentesqu'au niveau du complexefluvio-glaciaire (voir Section
2.3.3).

2.4.2.2,Les sableset graviers

Ce sont des dépôts fluvio-glaciairesqui se sont déposésaux embouchuresdes rivières


crééespar la fonte et le recul glaciaire. Ces dépôts sont très perméableset on en retrouve
une partie affleurant au niveau de Ville-Mercier sous la forme d'un complexe fluvio-
glaciairede plus de 1lkm de long.

2.4.2.3.Les argiles

Suite à la période de déglaciation, la transgressionde la mer de Champlain favorise le


recouvrementdes dépôts glaciaires par des argiles. Elles recouvrent une bonne partie de
la région et sont considéréescomme des matériaux imperméables,bien que au niveau de
la surface,les deux premiersmètresplutôt silto-sableuxsoientplus perméables.

2.4.3.Estimationdes épaisseursdes couches

t4
Les cartesd'épaisseurgranulairegénéréesà partir des donnéesde la banquedes
puisatiersmontraientdeszonesoù le roc était en contactavecles sableset gravierssur
une grandesurfaceentreVille-Mercieret Ste-Martine,au suddesancienneslagunes.Des
coupesgéologiquesont donc été réaliséesà partir des descriptionsstratigraphiques
très
lors de f installationdes piézomètres.Ces coupesmontrentque
détaillées,enregistrées
souventle till a été associéaux sableset graviersou à l'argile dansles descriptionsfaites
par les puisatiers.En fait, il sembleraitque la couchede till soit présentesur toute la
régiond'étudeentreI'unité de sableet gravieret l'unité rocheuse,exceptéeau niveaudu
moyennede 2 m. Les cartesd'épaisseur
complexefluvio-glaciaire,avecune épaisseur
du contextegéologiqueet le roc peut
ne sontdoncpasreprésentatives
granulairegénérées
être considérécommeconfinésur toutela région.La Figure2.3 montrel'épaisseurdes
dépôtsmeublessur la régiond'étudeet la localisationdescoupesprésentées
à la Figure
2 . 4.

Épaisseur
tr
fr40
r-t^^
ro
f--l
-
fi32
il28
Firo
Hro
ffi16
Mffi
w12
U
U
a
v4
r
IO

I Puitsd'observation
0 4000 m
FT
desdépôtsmeubleset localisationdescoupes
Figure2.3 : Carted'épaisseur
stratigraphiques

l5
C o u p eC C '

50 50
J
4A 40

30 JU

:p 20 zv
$

UJ 10 10

0 0

CoupeDD'

50 50

340 40

;c 3 0 30
;
.9 20 20
o t n 10

0 0

140 40

?ao 30
g
g2a 2A

ô 1 0 10
tlj

0 0

O 2000m
æ
2.5.Hydrogéologie

La Figure 2.5 est le résultat de la comparaisonentre l'élévation des niveaux


piézométriques(Lamontagne,2000, communicationpersonnelle)de l'aquifère dans le
roc et l'épaisseurdesargiles.Chaquefois que le niveaupiézométrique
était inférieurà
l'élévationdu sommetdu roc, la nappeétait considéréelibre et la zoneétait contourée.
Ensuite, ces résultatsont été projetéssur la carte d'épaisseurapparentedes argiles
obtenue à partir des donnéesdes puisatiers.Dès que l'argile avait une épaisseur
supérieureà 2 m, la nappeétait considéréecaptive.Le résultatde cette comparaison
montre qte 95%ode la région étudiéeest recouvertepar plus de 2 m d'argile ce qui
permetde considérerl'aquifèrede roc commeétantun aquifèreconfiné.

WW Nappelibre 0 4000m
ffi Zoned'exclusion ffi

+ dansle roc
Puitsd'observation

Figure 2.5 : Délimitation deszonesconfinéeset non confinéesde I'aquifère au roc

l7
hydrogéologiques
2.5.1.Garactéristiques du roc
Les études hydrogéologiquesprécédentes(Hydrogeo Canada, 1981; Poulin, 1977)
estimaient que seuls les trois premiers mètres du roc étaient très fracturés et constituaient
un bon aquifère. Des débits supérieurs à 5,5 *'/h étai"nt d'ailleurs obtenus par
McCormack (1981). Mais destravauxrécentsmenéspar Denis (1991) et le CNFS (1993)
montrent que le roc présenteune très bonne perméabilité à plus de 20 m de profondeur.
De nombreusesétudes ont été menéespour caractériserles propriétés hydrogéologiques
du roc. Les principaux paramètres comme la transmissivité (T), la conductivité
hydraulique (K), la porosité (n) et le coeffrcient d'emmagasinement(S) sont résumésdans
le Tableau2.3.Latransmissivitémoyennesur l'ensemblede la région étudiéeest estimée
à l,2xI0'3 m2ls,la conductivitéhydrauliquemoyenneest de 2,23x10'sm/s tandis que le
coefficient d'emmagasinementmoyen est de 4,38x10-4.Mais dans beaucoupd'essaisde
pompage le coefficient d'emmagasinementavoisine plus souvent les 10-0, ce qui
confirme d'ailleurs I'aspect captif de la nappe.La porosité du roc mesuréeà I'aide d'un
porosimètreà mercurepar Denis (1991) varie entre 0,026 et 0,096. La valeur moyenne
considéréedansles étudesprécédentesest de 0,05.
Sur le site de Ville-Mercier,lamoyenne arithmétiquede la transmissivitéest de 1,3x10-3
m2ls, celle de la conductivité hydraulique est de 2,2xI0-6 m/s et celle du coefficient
d'emmagasinement
de 8,8x10-a

Tableau2.3 : Compilationdespropriétéshydrogéologiques
du roc

Sources
Poulin,1977 Ville-Mercier 3,9x10-7 6,4x10-8 0,05.
fracture:
0,12
Ville-Mercier 1 .8 x10- s 9.5x10-6
Ville-Mercier 1.8x10-6 5.1x10-7
Ville-Mercier 8.7x10-7 9"6x10-7
Ville-Mercier 6.4x10-6 2.Ixl0'6

McCormack, de 4,1x10-a
à
1981 4.3x10-a

18
I,7xl0-a
St-Isidore 5.4x10-3
Hydrogéo, 5.7x10-6
1981 1"8x10-3 4.5x10-s 1x10-a
75x10-a 6.7x10-6
3.16x10-5 1,lxl0-6
2,Tx!0'7

Sylvestre, EntreSt- de 1,1xl0-3à 3,2x10-s


1982 Rémiet Ste- 2,3xI0-3
Martine
ForatekInc., Ville-Mercier 8,5x10-3
1987

Bachand, EntreSt- de l0-3à de 2xl0-aà


1987 Rémiet Ste- 5,9x10-a 2,5xI0's
Martine
4x10-a
Ville-Mercier

D'Anjou, I.2xI0'a
r99I Ville-Mercier
1.5x10-s
1.4x10-5 2.7x10-s
7.4x10-s 1"9x10- s
l.7x|0'a 4.5x10- s
Gélinaset al, Ville-Mercier de2,9xl0-4à de2,4xl0-3 à
1989 2.4x10-a
Denis.1991 Ville-Mercier 1x10-6 1x10-7 effective:0,0
2
totale:0,036
à 0.096
7xl0-7

HGE, 1996. 15x10-a 1.1x10-a


1.5x10-3
8.47x10-a
7.57x10-a 1,02x10-a

t9
lx10-3 2xl0's

Ste-Martine de lxl0-3 à 2,IxI}'a

ues hydrogéologiques des dépôtsmeubles


2.5.2.Garactéristiq
Les tills et les argiles sont considéréscomme des dépôts imperméablesou à faible
perméabilitétandis que les sableset graviers constituentI'une des formations les plus
perméablede la région (McCormack, 1981).Les propriétéshydrogéologiquesdes dépôts
meublessont résuméesdansle Tableau2.4.

2.5.2.1.Les tills

Des essaisde perméabilitéréaliséssur le till de base (Lefebvre, 2000, communication


personnelle)montraient une conductivité hydraulique moyenne de 1,73x10-tm/s. Des
essais réalisés cette fois sur le till remanié affichaient une conductivité hydraulique
moyennede 1,31xl0-5m/s (Lefebvre,communicationpersonnelle)et une porositévariant
de 0,15à 0,2 (CNFS,1993).

2.5.2.2.Les sableset graviers

Ils constituentdes aquifères semi-confinésdont une partie a été répertoriéepar Géomines


(1933). La conductivité hydraulique moyenne est de 2,l6xl0-a m/s (Lefebvre,
communicationpersonnelle),les coefficients d'emmagasinementvarient de 0,03 à 0,4
(ForatekInt., 1987)et la porositéest de 0,3 (Poulin, 1977).

2.5.2,3,Les argiles

La conductivité hydraulique mesurée en laboratoire par Hydrogéo Canada (1981) varie


de 6,4x10-t0à 4*10-t0 m/s. L'horizon supérieursilto-sableuxest un peu plus perméable
avec une conductivité hydraulique variant de 10-aà 10-6m/s (GREGI,1993). La porosité

20
m/s (Géomines,
varie de 0,36à 0,65et la conductivitéhydrauliqueverticaleestde 10-10
1 9 8 3 ).

desdépôtsmeubles
Tableau2.4 : Propiétéshydrogéologiques

Conductivité Coefficient
hydraulique d'emmagasinement Source

à
6,4x10-lo 2
4x10-10 2
k" : 10-lo
Sableet 2,I6xI0-a 0,03à 0,4
ier
Till l,3lxl0-5
remanié
Till de 1,73x10-8
base

1 Poulin,1977 4 Géomines, 1983


2 Hydrogeo,1978 5 CNFS,1993
a
J ForatekInternational. 1982 personnelle
6 Lefebvre,communication

2.5.3.Ecoulement des eaux souterraines

La Figure 2.6 représentela carte piézométriquedans le roc généréeà partir des relevés
effectuésen novembre 2000 par le ministère de l'Environnement du Québec (Annexe D).
Cette Figure montre que l'écoulementdansle roc se fait globalementde I'est vers I'ouest
avec une légère composantevers le sud au niveau de Ville-Mercier qui semble due en
partie à l'effet du piège hydraulique en fonctionnement dans les ancienneslagunes.Dans
la partie est de la région d'étude les niveaux piézométriques élevés sont associésaux
hauts topographiques du socle rocheux montrés à la Figure 2.2 et à la recharge
préférentielle dans ce secteur. Il semblerait que I'embouchure de la rivière Esturgeon
constifue un exutoire de la nappe au niveau de Ste-Martine. En effet, la convergencedes
lignes d'écoulementde l'eau souterrainevers ce point génèreun creux piézométrique.
Les relevés effectués depuis 1977 lors de précédentesétudes montrent aussi ce creux

2l
piézométriqueau niveau de Ste-Martine. Cette convergencene semble pas liée à I'action
de puits locaux, le puits le plus proche étant celui de Aliment Carrières Ltd qui ne
fonctionneque 3 mois par an (Technorem,1998).La comparaisondes débitsde la rivière
Châteauguayavecles relevés piézométriquesdu puits 03097094, situé à environ 1 km en
amont de la jonction de la rivière Châteauguay avec la rivière Esturgeon, montre
clairement un lien entre l'aquifère et la rivière Châteauguay(Figure 2.7). La corrélation
est moins flagrante en été probablement à cause des pompages saisonniers pour
I'irrigation et l'usage industriel (l'usine d'Aliments CarrièresLtd n'est pas très loin du
piézomètre). Cependant, les essais de pompage réalisés par Technorem (1998) et
réinterprétésdans ce mémoire (Figure 2.8) ne montrent pas ce lien entre la nappe et la
rivière. En effet, si on considèrela zone d'influence du puits, il devrait aller chercherune
partie de son eau dans la rivière or lors des essaisde pompage,la courbe de Theis ne
montre aucun changement de pente qui paraît être relié à une limite positive. Les
piézomètresétaientpeut-êtretrop éloignéspour détectercet effet.

22
Hydrauliques
Charges
(mAMSL)
E*
-- 00

f Puitsd'observation
0 4000m
-t

régionaledansle roc réaliséeà partir desrelevésdu


Figure2.6 : Cartepiézométrique
MENV (Lamontagne, 2000,communication personnelle)
Dé5itde la rivière
ch âteauguay

32.0
\

û
il
l\^l l r l I
ô.

,xrIÉt\l
O
.Ë rr.u

r#
i\ I
ilr
Ili

N
q Î l}\ I
l\ ti
I
{'l 1
h I
F'l o
\q)

N
\l\
I
fll

\
I
I
= 30,0 I-jt
rr
iliiI
t ,
q)
lll
I I
t '{
t\/ I
I

Itt I a- lrie
I
t ---T-

+ ç ç Ç ç Ç ? ; i Ç q ç + ç ç ç ç q ? î i Ç Ç Ç + ç
O O O O o O o o O - - - : - È C { C l N C l C l
x x x x x x = x x x x x x x x x = = x x x = ; < é é é
d N N N N N N N N N d N N N N N N N N N N N N N N N

Figure 2.7 : Comparaisondes débits de la rivière Châteauguayavecles données


piézométriques
du puits03097094.

E 1,00
g
o o 7082,r=1171.5
m
Ê
o A 7083,r=1171.5
m
(E
.cl o PO-1.r=55m
(s 0.10
É. PO-2,r=71.5m
PO-3,r=632.5m
PP-1
-Courbe Theis
0,01
1Ê03 1Ê 02 1 E - 0 1 18100 1E+01 1*02 1Ei03 1E+04 1E-05 1F06 1Ef07 1F08
t/r2 1s/m21

Figure2.8 : Essaisdepompageà Ste-Martineréaliséspar Technorem(1998)


et réinterprétés
danscemémoireoù r estla distanceaupuitsde pompage.

24
Au niveaulocal, la Figure2.9 montreque l'écoulementdansle roc suit l'écoulement
régional.L'effet du piègehydrauliqueestbien visible de mêmeque celui de I'exutoire
versle sudsud-ouest.
qui orienteunepartiedel'écoulement

Charges
hydrauliques
(m)

F,'
F46
F45
F44
F.tl43
d42
[::]

Hi:
IJb

l::
l::

0 500m
* dansle roc
Puitsd'observation =T;E

Figure2.9 : Cartedelapiézométrielocaledu roc

L'écoulementdansles dépôtsmeublesse fait plutôt parallèlement


à I'axe du complexe
(Figure2.10)et il semblequ'il existeun lien hydrauliqueentreI'aquifère
fluvio-glaciaire
Poulin(1977)estimaitque l'aquifèrede sable
de sableet gravieret la rivièreEsturgeon.
et gravier se déchargeaitdans la rivière Esturgeonqui passeen arrière du complexe
fluvio-glaciaire.Selonla Figure2,10,il sembleque le pompageexercépar les puits du
MENV ait inverséla situation,la rivière Esturgeonalimentantles puits du MENV et
ainsila propagationdu panachede contaminants.
empêchant

25
Chargehydraulique
(m AMSL)
n rlsg's
 n39
*#. -l8u
v" Fgz.s
Hsz
ffiso.s
o 5oom H36
-
Ws+.s
[34
Ies.s
IU'
+ Puitsd'observation

+ Directiond'écoulement

desdépôtsmeubles
Figure2.I0: Cartedelapiézométrie

2.6.Limitesde la régiond'étude

Les limites naturelles à imposer à la région d'étude et au modèle d'écoulement sont


baséessur diverses sourcesd'information. La rivière Châteauguaycoule en partie sur le
roc et constitue une limite hydraulique naturelle en raison de son contact avec l'aquifere.
Elle a donc été choisie comme limite ouestdu domaine(Figure 2.Il). Les autreslimites
du modèle ont été choisies en fonction de la topographie du roc. Les affleurements

26
rocheux ainsi que les affleurements de till remanié associésà des renflements de socle
rocheux ont permis de tracer une première ébauchedes limites sud et est du domaine. En
effet, ceux-ci correspondentà des points hauts du socle, ce sont donc des limites à
l'écoulement de l'aquifère. Les limites de bassinsversantset la carte piézométriquede la
région ont permis de tracer les limites nord, sud et est du modèle et ont été fixées
parallèlement à l'écoulement des eaux souterraines. Les conditions hydrauliques
imposées à ces limites dans le modèle numérique sont discutées dans le Chapitre 3,
Section2.

i c ,Tourbieres
**' mTillremanié
i1l Sable & Gravier
J Argile
<---+ Synclinal IT|II
-+<- Anticlinal I Roc

ffr-

Figure2.lI : Cartereprésentantlesprincipalesstructures
géologiqueset lesdépôtsmeubles
(d'aprèsGlobensky,1987et Lasalle,1980)

27
3
CHAPITRE
MODÈLERÉGIONAL

Dans ce monde,rien nepeut-être donnëpour certain,


sinon la mort et les impôts.

Benjamin Franklin

n modèle 2D ne tenant compte que de l'écoulement dans le roc, les dépôts


meublesne servant qu'à transmettrela recharge,est présentédans ce chapitre.
Dans le Chapitre2, Section2.3.3, 1l a étémontré que les contactsentre le roc
et les sables et graviers ne seraientprésentsqu'au niveau du complexe fluvio-glaciaire.
Un modèle simplifié en deux dimensions semble donc pouvoir répondre aux objectifs
fixés. L'hypothèse est faite que le régime est permanent malgré le pompage continu de
I'UTES et de I'usine Laidlaw. En effet, on supposeque ces usinesexercentun pompage
depuis suffisamment longtempspour que le régime permanentsoit atteint.

3.1.Ghoixdu logiciel

Le logiciel MODFLOV/ a été choisi afin de répondre le mieux possible à la


problématiquedu site. Ce modèle résout l'équation de l'écoulementde l'eau souterraine
dans un milieu poreux saturé,en 2 ou en 3 dimensions,baséesur la loi de Darcy dont la
forme tridimensionnelleest présentéeci-dessous:
L( *..4)*
-ôx)
a ' ) -w = s " &
L( *,," 4) * L( rc,= (1)
ôx\ ôy[ ôy) ôz\ ôz) At

dans laquelle :
spécifiquedu milieu poreux (L-l);
Ss : coefficientd'emmagasinement
I.Z: sollicitationsextérieures(sourceset pertes)(LT-');
h: chargehydraulique(L);
K: composantesdu tenseurdes conductivitéshydrauliquesdansI'aquifere(LT-t).

MODFLOV/ résout cette équationà l'aide de la méthodedes différencesfinies, c'est à


dire qu'il utilise un maillage composéde cellules rectangulairesrépartiesen lignes et
colonnes.Pour chaquecellule, les paramètreshydrogéologiquesdoivent être préciséset il
faut aussi fournir les conditions d'écoulement aux'limites du modèle. Pour tous détails
complémentairessur MODFLO'W, le lecteur est prié de se réferer au manuel d'utilisation
(McDonald et Harbaugh,1988).

MODFLOV/ est un modèle qui peut simuler un écoulement, dans un aquifère libre ou
confiné, en régime transitoire ou permanent dans un milieu poreux saturé hétérogèneet
anisotrope.Ce logiciel permet aussi de simuler l'effet de puits de pompage,de puits
d'injection, de rivières et de la rechargepar les précipitations.

3.2.Gonditionsaux limites

La Figure 3.1 montre les limites utiliséesdansce modèle d'écoulement.Les limites nord,
est et sud ont été imposéesà flux nul, les limites nord et sud correspondentà des lignes
de courant tandis que la limite est représenteune ligne de partagedes eaux souterraines.
Par contre la rivière Châteauguayest en contact hydraulique avec le roc et a été imposée
comme limite à charge constante. Les élévations maximales et minimales tirées de la
carte topographique au 1 :20 000 sont de respectivement 37 m à l'extrême sud de la

30
rivièreet27 m à l'extrêmenordde la rivière.Il a fallu tenir comptede la présence
d'une
chuted'eaude 3 m au niveaude Ste-Martinedont la basea une altitudede 30,5m. La
rivière Esturgeona aussiété imposéecommelimite à chargeimposéeà partir de son
jusqu'auxaffleurementsrocheuxsituésen amonten raisonde sonlien avec
embouchure
despointsextrêmesde cettelimite sontde 30,5m à
la nappeà ce niveau.Les élévations
l'ouestet 31.5m à l'est.

"'---- Charge constante


- Flux nul

3.3.Maillage

La zoned'étude couwe environ 250 km2.Le maillage se composede 1051 cellulesavec


un maximum de 40 cellulesselonI'axe desx et 40 cellulesselon I'axe desy. Ces cellules
sont toutes de même dimension (dx:dy) soit 500 m.

31
3.4.Choix des paramètreshydrogéologiques
du roc

Afin de considérertoutes les profondeursdes puits dans la région, une épaisseurde 100
m a été choisiepour la zone actived'écoulementdansle roc. Le roc fracturéest considéré
commeun milieu poreux équivalentet la réponseobtenuede l'essai de pompagemontrée
à la Figure 2.8 confirme cette supposition.Le roc est aussi supposéisotrope.La carte
piézométrique indique une variation dans les gradients hydrauliques impliquant une
variation dans la transmissivité du roc. Ces zones à plus fort gradient sont situées au
niveau des axesdes synclinauxet anticlinaux de la région. Trois zonesde transmissivité
différentes ont donc été délimitées dans le modèle. Une transmissivitéplus petite est
associée aux axes des synclinaux car les fractures sont supposéesmoins ouvertes au
niveau des extrados et une transmissivité plus élevée est associée aux axes des
anticlinaux(Figure 3.2). Des valeursde 10-apour le coefficient d'emmagasinementet de
0,05 pour la porositéont été retenues.

"*;

e Synclinal
++ Anticlinal
rrr Chargeimposée
-Fluxnul
0 4000 m
:j. Zone de transmissivite differentê
tæl

Figure3.2: Cartereprésentant
lesprincipalesstructures
géologiqueset leszonesdetransmissivité
(d'aprèsGlobensky,1987)

32
3.5.Valeursde recharge

À partir des hydrogrammes de puits fournis par le MENVQ, il ressort que 90% de la
recharge se produit au printemps (avril) lors de la fonte des neiges. Les 10% qui restent
s'infiltrent en automne (octobre) car l'évapotranspiration est plus faible à cette période de
I'année. La réparlition de la recharge sur la région dépend surtout du type de matériel
affleurant et de son contact avec le roc. Le Tableau 3.1 résume les valeurs d'infiltrations
supposéespour chaque type de matériel ainsi que leur superficie affleurante (Lasalle,
1930). Ces valeurs sont tirées des études précédenteset d'une étude récente (Hamel,
qui montre des unités géologiquessimilaires. Des
2001) dans les Basses-Laurentides
modifications aux valeurs d'infïltrations ont cependantété apportéesafin d'obtenir une
valeur de recharge totale égale à celle calculée précédemmentet de tenir compte de la
difference de perméabilité qui existe entre les deux tills (Parent, communication
personnelle),le till basalétantmoins perméableque le till remanié.

Tableau3.1 : Valeurs initiales de rechargesupposéespour chaqueunité

Unités Superficie(k-1 lnfiltration (mm/an)

Argile

Sable et gravier 2r0


Till remanié 190

140

Roc 2t0

Total 92

33
3.6.Calagedu modèle

Le calage du modèle consiste à faire varier les paramètres de recharge ou de


transmissivité de façon à ce que les valeurs piézométriquessimuléess'approchentle plus
possible des valeurs observées.Le modèle est considéré calé lorsque les valeurs de
transmissivité et de recharge sont proches des valeurs mesurées et que I'erreur RMS
(somme des écarts au carré) est inférieure à 50Â(ici I,49 m) de la perte totale de charge
(ici 29,77 m) sur la région d'étude (Anderson et W'oessner,1992). Les critères de
convergenceimposés au modèle sont de 10-6m pour la variation de charge maximum
autoriséeet de 10-6m3ld pour le résidus à atteindre.Les résultatsdu calagesont présentés
aux Figures3.3 et 3.4 et ils sontjugés satisfaisants,
parce que l'erreur RMS (0,23 m) est
largement inferieure à l'objectif fixé au départ et l'erreur absolue moyenne ainsi que la
répartition des chargesobservéespar rapport à la droite de calage idéal sont bonnes. Le
bilan en eau entre les apports et les pertes qui résulte de ce calageest équilibré. En règle
générale,un bilan en eau est considéré équilibré si la différence entre les apports et les
pertesest inférieureà 0,IoÂ,toutefois,un maximum de lo de différencepeut être toléré
(Andersonet'Woessner,1992).Ce modèleprésenteune différencede 1,45x10-am3/d soit
en pourcentage,une différence de 2,5xI0-8%o.

Pour obtenir ces résultats,trois zones de transmissivitésont été utilisées(Tableau 3.2):


une première zoneau niveau de Ville-Mercier avec une transmissivitéde l,1xl0-3 m2ls,
une deuxièmezone localisée au niveau de St-Rémi et s'étalant du nord au sud du modèle
avec une transmissivitéde 1,8x10-3m2ls,et le restede la région constituantune zone de
transmissivitéde 9,2x10-3m'ls. Ces trois valeurs sont du même ordre de grandeur et deux
d'entre elles sont très proches de la moyenne régionale des transmissivités(1,22x10-3
m'1s1.L'avancée de la zone 2 au niveau de St-Rémi correspondaux transmissivités
mesuréessur place qui sont très proches de celle appliquée à la zone 2. Le coefficient
d'emmagasinementest fixé à 10-4et la porositéà 0,05. Le Tableau3.2 résumetoutesles
propriétéshydrauliquesdu modèle calé pour le roc.

34
Les trois zones de transmissivités définies auparavant ont donc été modifiées. La
première zorLeau niveau de Ville-Mercier a été réduite, les lignes piézométriques
observéesétaient plus resserréesau Nord indiquant une transmissivité plus faible. Les
puits du MENV et de I'usine Laidlaw exerçantchacun des pompagesmoyens dans le roc
estimésà 100 m3ld et 260 m3ld (Lefebvre, communicationpersonnelle)ont été pris en
compte lors du calage du modèle. Les puits de St-Rémi ont aussi été pris en considération
exceptésle puits #10 (en mauvais étatet abandonnépour le #11) et le puits #11 qui vient
juste d'être mis en route avecun débit moyen de 1961m3ld 1UGn, W96).

Droite de calage parfait

E
o
o
g
5
'6
o
o
Et
o
o
62 mesurespiézométriques
Erreurmoyenne:-0,4m
Erreurabsoluemoyennel1,38m
RMS :0.23

30.00
30.00 35.00 40.00 45.00 50.00 55.00 60.00
Charges observées (m)

versuschargesobservées
Figure3.3 : Chargessimulées

35
Tableau3.2 :Propriétéshydrologiquesdu roc pour le modèlecalé

Transmissivité (m2ls) Coefficient d' emmasasinement

1,1xl0-3

1,8x10-3

9,2x10'3

Zone 3

Zone 2

-36 - Chargehydraulique(m AMSL


0 4000m
E;-]IT;FI

Figure 3.4 : Cafie piézométriquesimulée,puits et zonesde transmissivités

36
La rechargecalculéeprécédemmentau Chapitre 2 n'apu être appliquée au modèle, celle-
ci généraitdes valeurs piézomêtriquesbeaucouptrop élevées.Il a donc fallu diviser par
deux cette recharge en diminuant les valeurs d'infiltration des deux tills. Il semble aussi
que le complexe fluvio-glaciaire joue un rôle non négligeable dans la recharge de
I'aquifère au roc. En effet, il a fallu augmenter la valeur d'infiltration des sables et
graviers du complexe fluvio-glaciaire jusqu'à 600 mmlan pour obtenir la même
répartitiondes lignes piézométriquesau niveau de Ville-Mercier que cellesobservées.Le
Tableau3.3 résumetoutesles valeursd'infiltration pour le modèlecalé.

Tableau3.3 : Valeurscaléespourla recharge

Unité Superficie(km') Infiltration (mm/an)

Argile

Sable et gravier 210

Complexe fluvio- 600


glaciaire

Till remanié r00


Till 30

Roc 210

Total 50

Le flux sortantde la rivière Esturgeondansle modèleest de très peu supérieurà celui


mesurépar D'Anjou (8640 m'ld; qui ne semblepas avoir soustraitle débit apportépar
ont été faitespour
l'usine du ministèrede I'Environnement.Des tentativesinfructueuses
essayerde tenir comptede ce débit réel en le ramenantà 4640m'/d datrsle modèle.En
effet, dans les simulationsoù le débit de la rivière Esturgeonétait de I'ordre de 4640

37
m"ld,lapiézométrie étaitplus aplatieet reflétait moins bien les ondulationsdes isopièzes
que dans le cas où un débit de 8640 m3/d était appliqué à la rivière.

3.7.Sensibilitédu modèle

La Figure 3.5 montre les étudesde sensibilitéqui ont été réaliséespour estimerla validité
des paramètres (transmissivité et recharge) retenus lors du calage du modèle. Les
graphiquesprésentésen Figure 3.5 A et 3.5 B, où EM est I'erreur moyenne,EAM est
l'erreur absolue moyenne, et RMS est la racine de la somme des carrés de l'erreur,
montrent les résultats obtenussi on multiplie ou divise la valeur du paramètreretenu lors
du calagepar 1,5.Il ressortque le modèle est très sensibleà la conductivitéhydraulique
(Figure 3.5 C) mais aussi à la recharge(Figure 3.5 D). Les valeurs de rechargeet de
conductivité hydraulique obtenues lors du calage du modèle semblent donc être
représentativesdes conditions du milieu. Cependant,dans ce modèle, la recharge et la
transmissiviténe sont pas indépendantes,
l'une agissantsur l'autre. Les Figures 3.5 C et
D montrent bien qu'une augmentation de la recharge implique une diminution de la
conductivité hydraulique et inversement.De plus, le résultat obtenu lors du calage n'est
pas unique.En effet, d'autressolutionssontpossibleset même meilleuresdu point de vue
du calage.Mais les valeurs de rechargeet de transmissivitéqui en résultentne sont pas
représentativesde la réalité. Dans le cas de la transmissivité, un tel calage générait trop
d'eau dansle modèle et dans le cas de la recharge,les valeursobtenuesétaientbien trop
faibles. Les résultats obtenus dans le cadre de ce modèle semblent raisonnablescar les
paramètrescalés sont prochesdes moyennesde rechargeet de transmissivité observées.

38
80 80
A
75 75

70
Recharge /1,5
E M : 3 , 3m
3
70
I t".'s-l
EM:2,9m
A
E A M : 3 , 3m
4 I I
- RMS: 0,59 I E A M : 2 , 9 2 mI
865
o
3os I RMS: 0,53 | Â
o
.E 60
.E ss
.E 60
=
ss
\i"â^
It
.E
o o4
^/ tr
E
gl
so 1! qn
Ââ ./ tr
8 4 5 o tr
o Rechargexl ,5 8ou 11,5
4Q 40
E M : 2 , 9m : - 5 , 3 5m
16 EAM :2,92 m EAM : 5,6 m
RMS : 0,53 35 RMS:0,8
30
30
30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 80
45 50 55 60 65
Ghargesobservées(m) Chargesobservées(m)
A) B)

7
g 6 g 6
o o
c 5
\ c -
t r b
o o
o ,
= 1 | +
o o
. = o = a \
o u o w
o o
0 ll
-/ < 2
Y :
9 r
UJ
Ë r È

tu
l

0l_ 0
5.0E-04 1.0E-03 1.5E-03 2.0E-03 30 90
Transmissivité(m' /s) Recharge(mm/an)

c) D)

Figure 3.5 : Sensibilité du modèle à une variation de la rechargeou de la transmissivité


A) : Chargehydraulique simulée versus chargehydraulique observéepour la recharge,
B) : Chargehydraulique simulée versuschargehydraulique observéepour la
transmissivité, C) : Erreur absoluemoyenne en fonction de la transmissivité,D) : Erreur
absoluemoyenne en fonction de la recharge.

39
3.8.Critiquedu calage

Comme on l'a vu dans la sectionprécédente,la rechargese fait principalementpar les


tills et les sableset graviers. Les valeurs d'infiltration dans les tills qui ressortentdu
calage peuvent paraître faibles comparativement à d'autres études. En effet, Hamel
(2001) dans un contexte similaire estimait à 198 mm/an I'infiltration moyenne par les
tills, ce qui correspondaità80% de la rechargepour une superficierecouvrant24%odela
région d'étude. Dans notre cas, les tills recouvrentenviron 50%ode la zone d'étude et
représentent6l% des 50 mm/an qui rejoignentla nappe.Cette differencedansl'influence
des tills sur la rechargepourrait être expliquée par la présencede deux tills distincts, ce
qui ne semblepas être le cas dans l'étude de Hamel. Dans la région de Ville-Mercier, le
till remanié et le till basal recouvrent respectivement22,610Âet 26,710Âde la zone
d'étude. Or le till basal est moins perméableque le till remaniéet se retrouve sousle till
remanié avec une épaisseurvariable, cette disposition limite donc l'infiltration par les
tills et diminue la rechargepotentielle du roc. Entre autre, Bachand (1987) et d'Anjou
(1991) lors de leurs étudessur la région de Ville-Mercier avaientestiméque seul 1% des
précipitations rechargeaient la nappe par les tills, ce qui correspondait à l0% de la
rechargetotale. Il y avait donc une sous estimationde la rechargepar les tills dans ces
étudesqui était due au fait qu'à l'époque la présencedu till remanié n'était pas connue.

La valeur d'infiltration appliquéeaux sableset graviers du complexe fluvio-glaciaire peut


paraître assezélevée puisqu'elle représente3 fois celle des sableset graviers affleurants
ailleurs sur la région. Le complexe fluvio-glaciaire recouvre 20Â de la zone d'étude et
représente 24%o de la recharge soit 1% des précipitations annuelles. Cette valeur
d'infiltration locale est tout à fait plausible puisque ce complexe fluvio-glaciaire constitue
un aquiftre libre qui entretient des échangeshydrauliques avec l'aquifère de roc par le
biais des fenêtres présentesdans les tilk. À ceci s'ajoutent que les précipitations
moyennesannuellessur Ville-Mercier de 1973 à 1985 étaientde 900 mmlan et que cette
zone est principalementrecouvertepar des argiles.D'Anjou (1991) estimait que 7olodes
précipitations rechargeaient le roc par le biais du complexe fluvio-glaciaire, ce qui
représentait63% de la recharge.

40
Au total, il semblerait que la rechargeréelle arrivant au roc ne soit finalement que de 50
mm/an et non de 92,7 mm/an comme calculé précédemment.Cette valeur est en accord
avec les résultatsde Hamel (2001) qui dansun contexte géologique similaire trouvait une
rechargede 45 mm/an dans les bassesLaurentides.
CHAPITRE4
ET REGLES
SIMULATIONS
D'EXPLOITATIONS

A l'échelle cosmique,l'eau estplus rore que I'or.

Hubert Reeves

e chapitreprésenteles différentessimulationsfaites à partir du modèle numérique


régionalainsiqueleursrésultats.À partir de cesrésultatset desdonnéescompiléestout
au long de ce ftavail, desrèglesd'exploitationet de gestionde l'aquifererégionalont
étéproduiteset sontproposées
à la fin de ce chapitre.

4.1.lmpactdu pompageau niveaurégional

Des simulations en régime transitoire ont permis d'estimer les impacts du pompage exercépar les
maraîchersen période estivale. Les débits retenuspour les puits agricoles sont ceux fournis par le
MAPAQ (Lamontagne,communicationpersonnelle).Ces débits sont conservateurs,c'est-à-dire
que les maximums des valeurs de pompage annuels estiméespar le MAPAQ ont été retenus et
elles ont été ramenéessur 4 mois au lieu des 12 initiaux. Les puits municipaux de Ste-Martine, de

43
St-Isidoreainsi que le puits #11 de St-Rémiont aussiété considérésmais en pompagecontinu car
ils sonten fonctionnementtoute l'année.

La simulation débute le 1" janvier avec la suppositionqu'à cette époquede l'année, le niveau
piézométriquede la nappe correspondau niveau moyen annuel. Dans MODFLOW, il n'a été
chacuned'elle correspondantau commencementou à
considéréque 5 <périodesde contrainte>>,
l'arrêt de la recharge,au commencementou à l'arrêt du pompage(Tableau4.1).

Tableau 4.1 : Principaux événementsdu modèle transitoire

Périodede contrainte Recharge(m'/d) Pompage(m'ld)

Du 1" janvierau 31 mars s369

Du 1"'avrilau 31 5369

Du 1"'juin au 1"'octobre 18631

Du 1"'octobreau 31 octobre 41267,6 5369

Du 1"'novembreau 31 décembre s369

Une simulation sur un an (Figure 4.1) montre qu'un rabattementde 6,5 m est générépar les puits
municipaux de St-Rémi. Le rabattement moyen généré par les puits agricoles après 4 mois de
pompage est d'environ 1,5 m. Un maximum de 3 m est atteint près de St-Rémi en raison d'une
concentration de puits à débits élevés dans cette partie de la région. La valeur du rabattement
moyen reste raisonnablepuisque la plupart des puits sont situés dans les zones de rechargece qui
minimise leur impact sur l'aquifère. Unes estimationde la partie de la rechargeutilisée par les
activitésagricolesest présentéeci-dessous:
dans le modèle, la rechargetotale appliquéeest de :
x 31 (d) : 12 380 280 m3
t85 704,21m3la;x 60 (d) + 41267,61m3la;
le pompageagricole sur 4 mois de
(1s631-s369) 4*30 (d): 1 591 440m3
1m3/d;x
le pompagemunicipal et industriel à I'année de :

44
s369(m3ld)x 365(d): 1 959685m3
la partiede la rechargeutiliséepar les activitésagricoles:
soit enpourcentage
(1 591440I 12380280)x 100: 13Yo
la partiede la rechargeutiliséepar les activitésmunicipaleset industrielles:
soit en pourcentage
(l 9 5 9685I 12380280)x 100: t6oÂ

Il ressortdoncque 29 % de la rechargeest exploitéepar le total desactivitéssur la régionavec


respectivement I3Yo en 4 mois par les activitésagricoleset 16 o par an par les activités
et industrielles.
municipales

_+, N

t Puits
-1- Rabattement {m}
O 4000 m
FI
Figure4.1 : Rabattementgénérépal yt pompageagricolede 4 mois et un pompage
municipalde 15mois

45
4.2.lmpactdes puits municipaux

Avec un débit de 1100m'ld, le puits de St-Isidorene risquepas de perturberle piège hydraulique


de Ville-Mercier. Une simulation, dont les résultats sont présentésà la Figure 4.2, monte que
I'aire d'alimentationde ce puits s'étendvers I'ouest et le nord du domaineétudié.Cependant,lors
du pompage estival des maraîchers, il semble que le rabattement généré par tous les puits
atteignentles lagunes de Ville-Mercier avec un rabattementde 0,5 m (Figure 4.1). Mais ce
rabattementsemble forcé par les puits situés au nord des lagunes ayant de forts débits (supérieur
à 1000 m3ld; et dont le cône de rabattementest bien visible sur la Figure 4.1. Ces hauts débits
peuvent être le résultat de I'aspect conservateurde notre modèle et ne pas correspondre aux
conditionsréellesde terrain.

Le puits de Ste-Martine sera mis en route avec un débit conseillé inferieur à 810 m3ld
(Technorem, 1998). Des simulations ont été faites pour estimer l'aire d'alimentation d'un tel
puits. Les résultatssont montrésà la Figure 4.2.I|est très net d'après le modèle que le puits va
chercher son eau essentiellementau sud-sud-ouestde la région et dans la rivière Châteauguay.Si
cette représentationnumérique de I'aire d'alimentation du puits est exacte, ceci implique que
l'eau alimentantle puits serait assezéloignéede la zone d'exclusion et des secteurscontaminés
connus.

Les puits de SrRémi ont une aire d'alimentation dirigée essentiellementvers l'Est. Par contre,
cette aire d'alimentation occupe une grande surface à cause du nombre de puits utilisés (6) et
surtoutde leur répartitionsur la commune.Les résultatssontprésentésà la Figure 4.2.

Des simulations ont aussi été faites pour représenterI'aire d'alimentation des puits du ministère
de l'Environnement engendrantle piège hydraulique du systèmede pompage et traitement. Les
résultatssont montrés dans la Figure 4.2.Ilressort que les puits du MENV s'alimententen eau
surtout dans la partie nord-est de la région.

46
'+;N

a Puits
Zone d'exclusion
-36- Charges hydrauliques (m AMSL) 0 4o0o
m
ffi

Figure 4.2 : Aire d'alimentation despuits municipaux et gouvernementaux.

4.3.Traçagede particules

Le panache de contaminants dissous de Ville-Mercier est actuellement contenu par un piège


hydraulique généré par les puits de I'usine de traitement des eaux contaminées du MENV.
Cependant,deux puits d'observationau sud et à l'extérieur de I'anciennezone d'exclusion,mais
maintenant dans la nouvelle zone d'exclusion définie par le ministère de I'Environnement,
indiquent la présencede contaminantsen dehors de la zone d'influence du piège hydraulique. Il
est fort possible que ce soit de la contamination ayant migré avant I'installation du piège
hydraulique. Des simulations ont été réaliséesen régime permanentpour représenterla migration
des particules à partir de ces deux puits, les particules n'étant pas affectéespar des retards ou de
la dégradation.Les résultats de ces simulations après 10, 20 et30 ans sont présentésaux Figures

47
4.3, 4.4 et 4.5. Ceux-ci montrent que les contaminants migreraient directement vers la rivière
Esturgeon qui semble constituer une barrière hydraulique et empêche la migration des
contaminants vers le puits de Ste-Martine. Il faut cependant garder à l'esprit qu'une charge
constantea été imposée à la rivière Esturgeon, créantpeut être ainsi cette barrière hydraulique.
L'intensité réelle de cette barrière hydraulique n'est pas bien connue. De plus, les puits
d?observation030978062,03097094et 03097095 situés en amont de la rivière Esturgeonsont
échantillonnésde manièrerégulièrepar le ministèrede l'Environnement.Ils sont crépinésdansle
roc et suffisamment en dessous du lit de la rivière pour intercepter les contaminants qui
passeraientsousle lit. Ces puits non contaminésconstituentdonc une ceinture d'alarme pour le
puits de Ste-Martine qui permettra de prendre les décisions nécessairesen cas d'apparition de
contaminant.

,& Ceinture d'alerte

* Anciennes lagunes
C Puits Municipal
-36 - Charge hydraulique (m AMSL)
{} Puits d'observation contaminé

0 2000m "*.
F

Figure 4.3 :Migration desparticulesà partir despuits contaminésaprès10 ans

48
^ Ceinture d'alerte
* Anciennes lagunes
O Puits Municipal
-36 - Charge hydraulique (m AMSL)
i, Puits d'observation contaminé

o m
2ooo .t
Ê
Æ

Figure4.4 :Migration desparticulesà partir despuits contaminésaprès20 ans

A Geintured'alerte
* Ancienneslagunes
O PuitsMunicipal
-36 - Chargehydraulique(m AMSL)
{} Puitsd'observationcontaminé

o 20oom "1"
È
#

Figure4.5 : Migrationdesparticulesà partir despuits contaminésaprès30 ans

49
La Figure 4.6 présentele résultatdu traçagede particulesdont la sourceest la zone d'exclusion
délimitée par le ministère de l'environnement. Celle-ci montre que la migration des contaminants
suivrait lapiézométrie et se rendrait jusqu'aux rivières Esturgeonet Châteauguay.

-+*.
N

< Particules
a Puits
Xl Zone d'exclusion
- 36- Chargeshydrauliques (m AMSL)
ffi

Figure 4.6 :Traçage de particulesà partir dela zoned'exclusion définie par le MENV
(Règlementsur le captagedes eaux souterraines,2002)

4.4.Sensibilitéde I'aquifère

Afin d'estimer la sensibilité de l'aquifère aux variations saisonnièresde la recharge, des


simulations de baisse de la recharge en terme de pourcentageont été réalisées.La simulation
consiste à diminuer la recharge qui arrive à l'aquifere au roc mais en maintenant les mêmes
sollicitationsactuellesen eau par pompage.Des simulationspour une baissede I0%o,20oÂ,et

50
30%ode la rechargeont étéeffectuées.La Figure4.7 montreles résultatsobtenuspour unebaisse
de 20%de la rechargecomparés debaseaveclesconditionsactuelles.
à la modélisation Unetelle
diminution de la rechargegénèreune baisseadditionnellede 0,5 m du niveau de la nappesur
l'ensemblede la région par rapportaux conditionsactuelleset de lm dans les zonesà fort
pompage.Une telle baissepourraitaffecterles puits qui ne seraientpasforésassezprofondément
la rechargede la nappeconstitueenviron 12 millions de m3 d'eau et
dansle roc. Présentement,
actuellementce sont 3 690 000 m3 d'eau qui sont prélevéspar les activitésmunicipaleset

-#. N

I Puits
-1- Rabattement (m)
--{-- Rabattement pour une diminution de 2Oo/ode la recharge (m}
- Zone dtexclusion du MENV 0 4000 m
r
agricoles.

Figure 4.7 : Comparaisondes rabattementspour une simulation dans les conditions actuelleset
pour une simulation avec une baissede 20oÂde sa recharge

51
4.5.Règlesd'exploitation

La compilation de toutes les donnéesexistantesainsi que les simulationsréaliséesà partir du


modèlecalé ont permis de définir desrèglesd'exploitationpour l'aquifère régional.

4.5.1. Zonesd'exploitation
pour
en fonctiondescritèresà respecter
La Figure4.8 montreles zonesqui ont étédélimitées
installer un puits. Elles sont au nombre de 5, la zone d'exclusion, la zone I ou zone tampon, la
zone2 autour de la zoned'exclusion, la zone3 de St-Rémi et la zone4 qui correspondau reste du
territoire à l'étude. Les critères particuliers à appliquer à ces différentes zones sont discutés dans
la Section6.3.

+ Puits
@ Ceintured'alerte

ffi zon" d'exclusion

fl.:lll Zone1
lr1 zonez
*F. 0 4000m
7.,1i,)zone3 :
E zone+

Figure 4.8 : Zones de réglementation

52
4.5.2.Règlesd'exploitationcommunesà toutes les zones
despuitsexistants
La miseenplaced'un répertoire puitscomprenant
et desnouveaux le nomet
la localisation des puits, la profondeur d'installation, le débit, le type d'installation, le niveau
statique et dynamique à I'installation devra être tenu par le ministère de I'Environnement.

Les nouveauxpuits devront tous être forés à plus de 10 m dans le roc (15 m dans la zone 3) ou
plus profond que 10 m sousle niveau statiquedansles secteursou la nappeest libre, c'est-à-dire
quand le niveau piézométrique est sous le toit du roc. La carle piézométrique ainsi que la carte
d'élévation du roc pourront aider à définir ces secteursà nappe libre en plus de la carte des
contextes.

Afin de limiter les conflits d'usageentreles particuliers,une distancemini.maleentreles puits


doit être respectée.Cette distance est fonction des conditions hydrogéologiquesdu lieu
d'installationet desdébitsdepompageenvisagés.

Un suivi piézométriqueannuel est recommandédans ces puits afin de mesurer l'évolution et la


réponse de la nappe aux divers pompages.Ce suivi peut se faire par le biais de prêt de sonde à
niveau à un particulier intéressé qui en retour devra régulièrement fournir le niveau d'eau au
MENV.

4.5.3.Règlesspécifiques
a) La zone d'exclusion i zoîe à l'intérieur de laquelle le pompage de I'eau souterraineest
interdit soit à cause de la présenceconfirmée de contamination de l'eau souterraine soit pour
éviter que le pompage ne vienne perturber le piège hydraulique contrôlant le panache de
contaminantrelié aux ancienneslagunesde Ville-Mercier.

b) Zone 7 ou zone tampon : zone située en aval hydrogéologique de la zone d'exclusion et donc
à risque d'être contaminée par une migration éventuelle de contaminants provenant de la zone
d'exclusion. La qualité de l'eau souterrainepompée à l'intérieur de cette zone devrait être

53
vérifiée annuellement par I'analyse de paramètres indicateurs diagnostics du type de
contaminationrencontré dans la zoned'exclusion.

c) Zone 2: À l'intérieur de cette zone, les étudesrequisespour les puits pompant à un débit
supérieur à75 m3ld devront aussi démontrerque le pompage de ces puits i) ne risque pas de
capter d'eau provenant de la zone d'exclusion, et ii) que le pompage ne risque pas de perturber
I'intégrité du piège hydraulique du systèmeprésentementen place qui contrôle la contamination
aux ancienneslagunes ou de tout autre système implanté à cette fin à I'avenir. Ces exigences
constituentdes objets spécifiquesde l'étude hydrogéologiquedéposéeà l'appui de la demande
d'autorisation pour les projets de captagevisé par l'article 31 du Règlementsur le captage des
eauxsoutenaines.Ces objetssont conformesà l'article I du Règlementau point e de la page 35.

d) Zone 3: Ce secteur est influencé par le pompage des puits de St-Rémi ainsi qu'à une
utilisation plus intensivede I'eau souterraineà des fins agricoles.Dans cette zone, les nouveaux
puits devrontêtre forés à plus de 15 m dansle roc ou sousle niveau statiquede l'eau souterraine.

e) Zone 4: Dans cette zone, aucunemesurespécialen'a à ôtre prise en dehorsde celle préwe
par le Règlement.

Tableau4.2 : Règlesà suivrepour I'implantationde nouveauxpuits

Profondeur Transmissivité
minimale du (-'lo Suivi qualité eau

Exclusion

1orà 1o-4

54
4.6.Situationactuelle

Les simulationsfaitespour estimerla sensibilitéde l'aquifere aux variationsde la rechargeont


indiquéque l'exploitationde I'aquifèrene devraitpasatteindre40%de la rechargeestiméeà 50
mmlanpar le modèle.Or en combinantle pompageagricole(qui ne seproduit que 4 mois dans
municipauxde la région(qui eux seproduisentà I'année),il ressortque
l'année)auxpompages
dela rechargequi estexploitéechaqueannée.
c'est30o%

55
CHAPITRE5
MODELELOCAL

Chaque chosedoit être rendue aussi


simple quepossible, maispas plus.

Albert Einstein

e chapitre présentele modèle numérique d'écoulementen 3D qui a été


développépour le site des ancienneslagunes.Le logiciel FRAC3DVS a été
utilisé pour représenterl'écoulement en saturationvariable avec et sans
pompage. Des simulations ont été réalisées avec ce modèle pour estimer l'aire
d'alimentation des puits du ministère de I'Environnement et pour simuler de manière
simplifiée le transportde masse.

5.1.Logicielutilisé

Le simulateurnumériqueFRAC3DVS (Therrienet Sudicky, 1996)permet de simuler


l'écoulementen 3 dimensionsà saturationvariable,en differencesfinies ou en éléments
finis, à partir d'une formemodifiéede l'équationde Richards(Cooley,1983;Huyakorn
et a1.,1984)présentée :
ci-dessous
Où Kij est le tenseur des conductivités hydrauliques saturées (LT-'),

h,=k,,(5,)représente la perméabilité relative du milieu en fonction de la saturation en

eau ,S,(-), V=W(n /) est la charge de pression (L), " la charge d'élévation (L), Ss le

coefficient d'emmagasinementspécifique G-t), Q le flux volumique par unité de volume


(t-l)et d" la porosité(-).

Ce simulateur permet aussi la simulation du transport de masseen 3 dimensions dans un


milieu poreux à saturationvariable en solutionnant l'équation d'advection dispersion:

-
0,5.,,Ræ+ q,Qe- o l 0,5*Dup) + aS, R)"c - 0 i,j:r,2,3 (3)
' ;-l
Ot OXi OIt\ oxj ./

avec c:c(xi,) la concentration du soluté (MLr), D,7le coefficient de dispersion


hydrodynamique (t2T-t;; 2 le coefficient de dégradation du premier ordre (L-1) et
.Rcoefficient de retard du soluté (-). Pour plus de détail relié à la résolution par
FRAC3DVS de ces équations, le lecteur est prié de se référer à l'article de Thenien et
Sudicky(1996).

5.2.Limitesdu modèlelocal

La zoned'étude couvre environ l9 km2. Dans ce modèle, les limites imposéesau roc ont
été établies à partir des résultatsde la simulation de l'écoulement régional dans I'aquifère
de roc (voir Chapitre 3). Ainsi, la carte piézométique simulée a permis de choisir les
isopièzes44 m et 34 m comme limites est et ouest(Figure 5.1). Les tracésde la limite sud
et de la partie ouest de la limite nord ont été faits perpendiculairement aux courbes
piezométiques. La partie est de la limite nord qui crée une sorte de protubérance à la
zone modélisée correspond à la ligne de partage des eaux dans l'aquifère de sable et

58
gravier.Ceslimites ont étéfixéessuffisammentéloignéesdespuits de pompagedu MEF
et de I'usine Laidlaw afin de minimisertoute interactionentreles conditionsfixéesaux
limites et les puits. Les conditionsimposéesà ces limites serontpréciséesdans les
5.5et 5.8.
Sections

-+=,N

ô Puits
'W Zone de modélisation 0 4000m
-36- Chargeshydrauliques{mAMSL}Fl

Figure 5.1: Carte delapiézométrie simuléedansle roc

59
Puits de I'incinérateur
Laidlaw

$ Puitsd'observationdans le roc 0 500 rn


IETF
K puitsd'observation
dansles dépôtsmeubles

Figure 5.2 : Limites du modèle local et puits d'observations

5.3.Donnéesavantpompage

Dans I'objectif de développerun modèle cohérent,1l a êtédécidé de le caler avec et sans


le pompage des puits de I'UTES et de l'usine Laidlaw. Cependant les données
piézométnquesantérieuresà 1984 présententdes faiblessesau niveau du roc. En effet, la
figure 5.3 montre clairement que plusieurs puits d'observation forés dans le roc
(03097041, 0309720I) affichent une variation des niveaux d'eau identique à ceux
crépinés dans les dépôts meubles (03097051, 03097031). Deux causes sont
envisageables,soit le roc est en contact hydraulique avec I'unité de sable et gravier, soit

60
ces puits ont été mal installéset permettentune connexionentre le roc et les dépôts
relevéelors de I'installationde cespuits,il semblequ'il
meubles.D'aprèsla stratigraphie
y ait une épaisseurde till variantde 6 m à 20 m. Il estdoncprobableque cespuits aient
étémal installés.

42
-+3097041 (roc)
41 --r-3097031 (dm)

40 d a q F nÉII a
-**3097201 (roc)
--**r*'3097051
(dm)
h r- a I

I f I
II
9 e g
.s I I
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E ? n rh< o G I
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35
\

34+
P N,g \@ A R,e *o ô' E 3 è' E E ô 3 E eo ô
€$ $ S S S S S S S ' S ç i ç i $ $ S S s r S $
s s s s s s s s s s s s s s s s s s s
Jours

Figure 5.3 : Comparaisondes élévationsdesniveaux d'eau avant 1984dansles puits


0397041, 0397201(dans le roc) et 039703 I, 0397057 (dans les dm)

La piézométrie des dépôts meubles semble être fiable, elle est tirée des études
précédenteset est présentéeen Annexe D. Par contre le nombre de puits dans la région
modélisée est assezfaible et ne permet pas de tracer une carte piézométriqueprécise. Les
élévations des niveaux d'eau ont donc été utilisées comme paramètres de vérification
ponctuelle lors du calage du modèle d'écoulement avant la mise en place du pompage de
I'UTES et de Laidlaw.

6l
5.4.Maillage

Le maillage 2D génêrépour la zoneà modéliserse composede 4 688 næudset de 9 308


éléments(Figure 5.4). Il est assezgrossieren bordure et va en s'affinant en direction du
site des ancienneslagunes. La discrétisation est très fine au niveau des puits du MENV
(P111, Pll2, P113), du puits de f incinérateur Laidlaw (PO-87-01) et des fenêtres
présentesdansle till. Le maillage 3D se composede 196 896 næudset 381 628 éléments.

Figure 5.4: Maillage 2D de la zone de modélisation

5.5.Constitutiondu modèlenumériqueen 3 dimensions

Le modèle géologique 3D a été généréà partir de données stratigraphiquesdétaillées


provenantdes puits d'observationprésentssur la zone d'étude (Figure 5.2). Ce modèle
est très bien caractériséau niveau des ancienneslagunes mais beaucoup moins bien en
périphérie en raison du peu de forages présents à l'extérieur du site contaminé. Les

62
descriptionsstratigraphiquesfournies par ces foragesmontrent qu'une partie des sableset
graviers qui sont désignés affleurant sur la carte des dépôts meubles sont en fait
recouvertspar de I'argile. Lors de la construction du modèle 3D, ces informations ont été
prises en compte et la nouvelle superficie affleurante des sableset graviers est montrée à
la Figure 5.7.De plus, les petiteszonesde till qui affleuraientau niveau de la limite nord
du modèle ont été associéesaux argiles.Ces zones de till font plus de 6 m d'épaisseur
(Dion, 1985) et sont situéesassezloin des ancienneslagunes.I1 est donc supposéque leur
rôle n'est pas prépondérantdans la modélisation ciblée sur le site contaminé,la périphérie
du modèle ne servantqu'à amenerou évacuerI'eau des ancienneslagunes.

S*âqld*s
'-
&i"!{:ie$fi*$

Figure 5.5 : Modèle géologiqueen 3 dimensions

Le modèle 3D a été g$êré à I'aide du logiciel GMS 3.1 (BYU, 2000) qui permetde créer
un maillage à partir duquel les élévations sur la zone d'étude sont extrapolées par
krigeage. Quatre couchesaux propriétéshydrogéologiquesdifférentes ont été considérées
(Figure 5.5). De la base au sommet du modèle, on retrouve respectivementle roc, le till,
les sables et graviers et les argiles. Une épaisseurde 100 m est imposée au roc qui est

63
subdivisé en 18 sous-couches.Du sommet à la base du roc. on retrouve 5 couchesde I m
d'épaisseur,puis 8 couchesde 5 m, et enfin 5 couchesde 10 m. Par-dessusreposela
couche de till qui regroupe en une seule couche le till basal et le till remanié. Cette unité
est subdivisée en 19 sous couches sauf sous le complexe fluvio-glaciaire où elle ne se
divise qu'en 4 sous-coucheset comporte 3 fenêtres.L'unité de sables et graviers est
subdivisée en 15 sous-coucheset n'est présente qu'au niveau du complexe fluvio-
glaciaire. Elle repose sur les tills qui l'entourent complètementet est recouverte en partie
(Figure 5.6). Les propriétés
par les argiles.Ces argilessont subdiviséesen 4 sous-couches
hydrogéologiquesimposéesà ces couchessont présentéesdansla Section5.7. Ce modèle
comporte donc 4 unités aux propriétés hydrogéologiques différentes : 1 unité
correspondantau roc, et une unité par tlpe de dépôt meuble.

Argile:4souscouches

Sableet gravier: 15souscouches

Tills : 4 à 19 souscouches
5 souscouchesde 1 m

Roc: 18souscouches
8 souscouchesde 5 m
puis5 souscouches de
10m

Figure 5.6 : Divisions en souscouchesdes différentes unités dans le modèle géologique


3D

5.6.Limitesdu modèleet conditionsimposées

Pour le roc, les conditions imposées aux limites ne conespondent pas aux résultats du
modèle d'écoulementrégional.En effet, en raison d'un problèmed'échelle,il ressortque

64
les simulations au niveau régional ne sont pas assez représentativesdes particularités
locales. Il a donc été décidé de se baser sur la piézométrie observée, la piézométie
simulée ne rendant pas assezbien compte de l'écoulement local. Une chargeconstantede
42 mpour la bordure est du roc et de 43 m pour la bordure nord de la protubérancedu
modèle ont donc été imposées (Tableau 5.1). Une charge imposée a été répartie sur la
partie ouest de la limite sud pour rendre compte de I'effet de drainage existant au niveau
de la jonction de la rivière Esturgeon et de la Rivière Châteauguay.Un flux nul a été
imposé sur le reste des limites sud et nord. Même si la limite ouest corespond à un
isopièze, un flux nul lui a été imposé pour éviter de figer la piézométrie au roc lors des
simulations. Les bordures du complexe fluvio-glaciaire sont à flux nul car I'argile et le
till ne rechargent pas I'unité de sable et gravier (Figure 5.7). Une charge constante de
36,5 m a été imposée à la rivière Esturgeon sur sa partie en contact avec l'unité de sable
et gravier @oulin, 1977).

De37 à34.5

65
. N

7 n,ût
'ÆAt /

0 500
rær
o
a
a
',..)t J:

$*.3

ru
a, il

ÏG
Argile
ffi$!!]]ân Chargeimposéeau roc
,,, "_: Sableet gravier Chargeimposéeau S&G
'_J;,
Sableet gravierrecouvertpar I'argile

Figure5.7 : Conditionsimposées
auxlimites

5.7. Paramètresinitiaux

Le roc est assimiléà un milieu poreux équivalentet isotrope.La simulationse fait en


régime permanentavec le puits de I'incinérateurLaidlaw qui pompe en continu. En
tempsnormallespuits du MENV fonctionnenten altemanceet seuls2 puits sur 3 sonten
action.Parmesurede simplicité,dansce modèlele débit total a étérepartisur les 3 puits
qui fonctionnenten mêmetempset en continu.

66
Les caractéristiqueshydrogéologiquesdu roc compilées à la Section 3.2 présententune
conductivité hydraulique moyenne differente de la moyenne régionale, ceci reflète peut-
être une hétérogénéitélocale. Les paramètresappliqués au roc dans le cadre du modèle
régional ont donc été modifiés. Une seule zone de conductivité hydraulique a été retenue
avec coûlme valeur 4,8x10-6 m/s. Par contre, la même porosité de 0,05 et le même
coefficient d'emmagasinement de 10-a ont été appliqués au roc (Tableau 5.2). Les
propriétés hydrauliques appliquéesaux dépôts meubles sont présentéesdans le Tableau
5.2 où la zone 2 représentela couche de till, la zone 3 l'unité de sable et gravier, et la
zone 4 la couche d'argile. Il a été considéré pour chaque unité de dépôt meuble une
conductivité hydraulique verticale plus petite de un ordre de grandeur.

Les paramètres capillaires, exprimés sous la forme de Van Genuchten, imposés au


modèle sont tirés de Carsel et Parrish (1988) qui ont fait des mesuressur différents tlpes
de sols en fonction de leurs conductivités hydrauliques. Ces paramètres sont résumés
dans le tableau 5.2.

Tableau5.2:Paramètreshydrogéologiqueset capillairesappliquésaux différenteszones


du modèle 3D

Conductivitéhydraulique(m/s) Paramètrescapillaires (Van Genuchten)


Pression
d'entrée
d'air (m)

2,2 xl0-6 2,2x10-6 2,2x10-6 -0,35

1 , 7x 1 0 - 8 1 , 7x 1 0 - 8 1,7x10- e -0,35

2,1x10a 2,1xl}a 9 , 1x 1 0 - 6 -0,35

5 xl0-10 5 xl0-10 1 x10-11 -0,35

3 : sable et gravier
4 : argile

67
5.8.Recharge

Les valeurs de rechargeappliquéesaux differentes unités dans le modèle régional ont été
utilisées comme valeurs de rechargeinitiales pour le modèle local (Tableau 5.3). La
recharge initiale totale appliquée au modèle est de 77,2 mmlan en lame d'eau
équivalente. Elle est légèrement supérieure à celle imposée au niveau régional (50
mm/an) en raison de la grande superficie recouverte par les sables et graviers dans ce
modèle.

Tableau 5.3 : Rechargeappliquéeaux différentes unités

Superficie(km') Infiltration (mm/an)

Complexe fluvio-glaciaire

5.9.Galage

Les critères de convergencespécifiésdans le cadre de ce modèle sont de 1x10-8pour


l'écoulement, 1x10-2pour le critère de convergenceabsoluede Newton, lx10-s pour le
critère de convergencerésiduel de Newton et lx10-s pour l'epsilon du Jacobien.Des
critères de convergence plus petits auraient allongés le temps de simulation sans
réellement améliorer les résultats puisque l'étude des bilans de masse montrait que la
convergenceétait atteinte lors des simulations réalisésavec les critèresprécédents.

Les résultatsdu calageavec et sanspompagesont présentésaux Tableaux 5.4,5.5, 5.6 et


aux Figures 5.9 et 5.10. Dans l'ensemble,les résultatsdu calagesont jugés satisfaisants
car ils représententassezbien les conditions hydrauliques observéessur le site avec et

68
sanspompage.Avec pompage,I'erreur RMS de 0,272 est inferieure à 5Yode la perte de
chargesur la zone modélisée(0,414) et l'erreur absoluemoyenne est de 0,68 m, ce qui
est inférieur aux variations annuellesde la nappe.La différence entre les apportsen eau et
les pertes affiche une valeur de 2,997x10-5 m3ls, soit en pourcentage de différence
'Woessner
0,00387oce qui est très inferieur aux 0,1%opréconiséspar Andersonet (1992).

Sanspompage,I'erreur RMS de 0,139 est elle aussiinferieure à 5%ode la perte de charge


sur la zone modélisée (0,305), et I'erreur absoluemoyenne de 0,68 m reste ici aussi
inférieure aux variations annuelles de la nappe. Dans les deux cas, un meilleur calage
aurait été possible mais chaque fois au détriment de I'autre situation. Ainsi, un meilleur
calage avec pompage augmentait I'erreur du calage sans pompage et inversément. La
Figure 5.10 compareles piézométriesobservéeset simuléesdansles dépôtsmeublessans
pompage,la Figure 5.11 présenteles résultatsde la simulation pour lapiézométne dans le
roc avant pompage et les Figures 5.12 et 5.13 comparentles piézométriessimuléeset
observéesdans les dépôts meubles et dans le roc avec pompage,. Ces Figures montrent
que l'écoulement global des eaux souterrainesdans les sables et gtaviers et dans le roc
ainsi que l'impact des puits du MEF sont relativement bien reproduits par les simulations
numériques.Les conductivités hydrauliques et les paramètrescapillaires de chaqueunité
n'ont quasiment pas été modifiés. Cependantles simulations qui utilisaient les formules
de Van Genuchtenpour calculer les saturationsdes différents matériaux géologiquesne
convergeaientpas. Une option dans FRAC3DVS permet de passer de Van Genuchtenà
Brooks et Corey et a permis au modèle de converger.

Lors du calage,une attention particulière a été portée au niveau des puits du MEF et des
fenêtresdans le till situéesen amont. Une ereur minimale aussibien dans le roc que dans
les dépôts meubles était recherchéepour bien rendre compte des échangesentre les deux
aquifères.Les conditions aux limites n'ont été modifiées que pour les bordures est et nord
du roc dont les charges imposées ont été réduites à 39 m et 40 m respectivement.Le
calage a permis de préciser la recharge appliquée dont la valeur a été réduite à 64,5
mnvan.

69
Tableau 5.4 : Conditions aux limites aprèscalage(avec et sanspompage)

D e 3 7à 3 4 . 5

Tableau 5.5 : Rechargeappliquéeaprès calage(avec et sanspompage)

Unité Superficie
G-1 Infiltration (mm/an)

Complexe fluvio-glaciaire 520


Argile

Total 64,5
41

40 96 mesuresoiézométriques
Erreurmoyenne:0,25m
ErreurAbsolueMoyenne: 0,68m

E 38
o
.q,
39 ErreurRMS : 0,272

' s
r'
,x,
a

' .t:
37
o
o
tùr 4..,

lt
o 36
' ô r /*l lrrq
o
,;r/ r-'7 l-r
,{
\o 35
a ar . ' t
E
o o dépôtsmeubles
N T
.g 34 I roc
È
-droite de calaoe
33
-"-*, +1m
32 - - - - - - 1m

31
31 34 35 36 37 38 41
Piezométrie dm ulée (m)

Figure 5.9 : Chargessimuléescomparéesaux chargesobservées(avec pompage)

7l
8 mesurespiézométriques
Erreurmoyenne:- 0,53m
ErreurAbsoluemoyenne: 0,68m
ErreurRMS:0,139

Chargeshydrauliques
simulées (m AMSL)

42
41.75
41.5
41.25
41
40.75
40.5
40.25
40
39.75
39.5
39.25
39
38.75
38.5
38.25
38
37.75
37.5
37.25
37
36.75
36.5
36.25
36

Élévations des niveaux d'eau


avant la mise en place de
I'UTES(m AMSL)

0 500m -#,
æ

Figure 5.10. : Chargessimuléescomparéesaux chargesobservéesdansles dépôts


meubles (sanspompage)

72
Tableau 5.6 : Paramètreshydrogéologiquesappliquésà chaqueunité aprèscalage
(avec et sanspompage)

Conductivitéhydraulique(m/s) Paramètrescapillaires (Van Genuchten)

Pression
d'entrée
d'air (m)

4,2 xl0-6 4,2x10-6 4,2 xl0-6 0,0r2 -0,35

1 , 7x 1 0 - 8 1 , 7x 1 0 - 8 1 , 7x ! } - e -0,35

4,1xl}-a 4 , 1x l 0 - a 0,1x10-s -0,35

5 xl0-10 5 xl0-10 1x10-11 -0,35

3 : sable et gravier
4: argile

-$',. Charges
hydrauliques
(m AMSL)
I

39.2
39
38.8
38.6
38.4
38.2
38
37.8
37.6
37.4
37.2
'L'f

36.8
JO.O

36.4
JO.Z

36
35.8
35.6
35.4
35.2

Figure 5.1I : Piézométne simulée dans le roc sanspompage

na
t)
Charges
hydrauliques
(m AMSL)

38.4
38.2
38
37.8
37.6
;<v h 37.4
37.2
uF4ti:*ra:
37
36.8
.'0.o
36.4
36.2
36
35.8
JC.O

35.4
35.2
35
34.8
34.6
34.4

.aJ \
}s,in,
:9â4r,,:,,:..,

Figure 5.12 : Comparaisondespiézométriessimulées(a) et observées(b) dansle roc


avecpompage

74
Charges
hydrauliques
(m AMSL)
I
r 39.5
Igg
lf,gs.s
---
Z^a E
E.1/ f,

w-'
w
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t ' . . 1

H 33
t , . l
r-:--l
u32.5

-*.

Figure 5.13 : Comparaisonde lapiézométrie observée(a) et de la piézométne simulée (b)


dans les sableset gtaviers (avec pompage)
5.10.Sensibilitédu modèle

Différentes simulations ont été réalisées afin d'évaluer la sensibilité du modèle à une
variation des conditionsimposées.La Figure 5.14 montre les résultatsobtenus.Il ressort
que dans la plupart des paramètresretenus,I'erreur minimale n'a pas été atteinte ni dans
les simulations avec pompage, ni dans les simulations sans pompage. Cependant,une
(effeur minimale acceptable> pour les deux cas a été obtenue et correspond à

l'intersection des deux courbes d'erreur (Figure 5.14). Ces deux cas présentantdes
évolutions contraires dans la variation de l'erreur absolue moyenne, une attention plus
particulière a été portée au calage avec pompage où I'erreur minimale était recherchée.
Une fois celle-ci atteinte, la simulation sanspompage était lancée.Ensuite les paramètres
étaient légèrement modifiés pour rester proche de l'erreur minimale atteinte
précédemment et obtenir une effeur assez faible dans le cas sans pompage. Cette
méthodologie a été retenue en raison de la fiabilité de lapiézométrie avec pompage par
rapport à celle sanspompage.De plus, l'erreur dans les simulationssanspompagen'est
calculée qu'à partir de 8 données fiables comparativement aux 96 données des
simulations avec pompage.

Ici encore, le modèle montre f importance de la rivière Esturgeon dans l'écoulement des
eaux souterraines.La valeur de 36,5 m qui correspond aux données piézométriques
relevées proche de la rivière génère une eneur minimale dans la simulation avec
pompage(Figure 5.14 C). Sanspompage,il sembleraitqu'une valeur plus élevéesoit plus
appropriée (37 ou 38 m), cependant,une telle valeur ne serait pas en accord avec les
relevés piézométiques faits à l'époque qui indique une charge de 36,5 m. Le modèle est
très sensible à la recharge et l'erreur minimale est atteinte dans le cas avec pompage
(Figure 5.14 D). La valeur de 64,5 mm/an obtenuereste cohérenteavec celle du modèle
régional (50mm/an). Les chargeshydrauliquesimposéesaux limites nord et est du roc ont
été revues à la baisse suite à ce calage. Les Figures 5.14 A et B montrent que les
nouvelles valeurs appliquéespermettent d'atteindre une elreur raisonnable dans les deux
simulations.

76
Le modèle représente donc de façon satisfaisantel'écoulement des eaux souterraines
aussi bien dans le roc que dans les sables et graviers. En effet, la très faible différence
entre les apports et les pertes en eau dans ce modèle, l'écoulement simulé avec et sans
pompage ainsi que l'impact des puits de I'UTES sont cohérentspar rapport à ce qui a été
observé.

1.1
--rk -€tec ponTaSel âÈ 1
. ? 1
o -<tssans porpage II g 0.e
c 4
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| -r**avec pompage
\ 5 o.s
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I

g | -+sans pompage
u 0.4 \ uJ 0.4
37 38 39 40 41 38 39 40 41
C h a r g ei m p o s é e( m ) Ghargeimposée(m)
J Charqe imoosée roc est B) Chargeimposéeroc nord

^ 1.2 ^ 1.6
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o
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I
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\o*- J
pompage
O n Â
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t
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u l o l---:es pomrage

35 36.5 37 38 37.3 49.6 64.5 74.5


Chargeimposée(m) Recharge(mm/an)
C) ChargeimposéeRivièreEsturgeon

Figure 5.14 : Etude de sensibilité du modèle à une variation de différents paramètres

77
5.11.Saturation

Les saturations en eau simulée dans ce modèle semblent être représentatives des
saturationsobservées(Figure5.l5 et 5.16). L'argile est quasimentsaturéà 100% (seul le
premier mètre ne I'est pas) et les unités situéesen dessoussont saturéesà 100%. Le
complexe fluvio-glaciaire dans sa partie affleurante est à saturationrésiduelle en surface,
puis la saturation en eau augmente progressivement dans la frange capillaire pour
atteindreune saturationcomplète dans I'aquifère. Cette désaturationdes sableset graviers
au-dessusdu niveau d'eau de la nappe a pour conséquencede provoquer une désaturation
sous les argiles au niveau des ancienneslagunes et en périphérie de la surface affleurante
du complexe fluvio-glaciaire.

0,sàî
0,? à 0,9
û,'l à 0,7

Figure 5.15 : Saturationssimuléesen plan

78
I;ilËil!

Y'

0 500m
Ëæ
W F-t Argile
0,9à{ i .......':_]

ffi O,Tà 0,9 t j l


$able et Gravier
w 0,t à 0,7 T : ,
Ti|l
l , + rt Roc
t-r

simuléesen coupe
Figure5.16: Saturations
5.12.Effet des fenêtres

Une attention particulière a été portée au niveau des differentes fenêtresprésentesdans le


modèle et il ressort que le pompage exercépar les puits du ministère crée des conditions
hydrauliquesparticulières à ces emplacements.La Figure 5.17 représenteles contours des
vitesses d'écoulement verticales en chaque næud du modèle selon un plan XY à
differentes élévations. Des valeurs de vitesse négatives indiquent un écoulement dirigé
vers les bas tandis que des valeurs positives indiquent un écoulement vers le haut. La
première élévation (12,33 m) se situe dans le roc juste sous l'élévation minimale des
fenêtres,la deuxième se situe au niveau de l'élévation moyenne des fenêtres(12,63 m) et
la dernière dans I'unité de sable et gravier, bien au dessusdes fenêtres (14,33 m). I1
apparaît qu'en condition de pompage l'écoulement au niveau des fenêtres se fait
préférentiellement du roc vers les dépôts meubles alors qu'en absencede pompage la
situation est inversée, c'est-à-dire que l'écoulement se fait des sables et gtaviers vers le
roc.

80
Avec pompage Sans pompage

o
(l,

((l,
c
o
o
g
o
5
o
q
d
o
-g
tt
c
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o

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o
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g
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o
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ctt
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o
o
.ct

at
an
g
,n
(E
o

Figure 5.17 : Direction et vitesseverticaled'écoulementrésultantde la simulatron


avec et sanspompagede I'usine de traitement des eaux souterrainesen 3 élévations
différentesde haut en bas : 12,33m, 12,63m et 14,33m
(les vitessesnégativesindiquent un écoulementvers le bas)
5.13.Traçagede particule

Des tragagesde particulesont été réaliséspour estimerI'aire d'alimentationdes puits de


I'UTES. La Figure 5.18 montre l'aire d'alimentationdansles dépôtsmeublesainsi que la
piézométrie des dépôts meubles. La Figure 5.19 montre I'aire d'alimentation de ces
mêmes puits mais juste dans le roc ainsi que Ia piézométrie du roc. I1 ressort que I'aire
d'alimentation des puits dans les dépôts meubles recouvre complètement la zone
contaminéedes ancienneslagunes, s'étend jusqu'à proximité de la rivière Esturgeon,au
sud de I'UTES et recouwe presque entièrement la partie Nord de la zone d'exclusion
définie par le ministère de l'Environnement ( Annexe II du Règlement du captage des
eaux souterraines,Décret 696-2002du 12 juin 2002). Dans le roc, I'aire d'alimentation
des puits est moins importante mais recouvre complètementles zones où sont situéesles
fenêtres ainsi que le roc sous-jacentau site contaminé des ancienneslagunes. Le piège
hydraulique actuellement en place semble donc être effrcace pour capter les eaux
souterraines contaminées issues de la source active de contamination (sols et roc
souillés).

-)- - Zoned'exclusion 9ll"lll.fr|0 *


Particules
I Puits de I'UTES rlr: Puits Laidlaw
,t Site des anciennes Lagunes

Figure 5.18 : Aire d'alimentationdespuits du MENV dansles dépôtsmeubles

82
- 0 500m
-f.- Particules len.s d'exclusion =J|tf|
a puits de I,UTES 1,,!,puits Laidlaw

* Site des anciennes Lagunes

Figure 5.19 : Aire d'alimentation despuits du MENV dans le roc

5.14.Bilanhydrauliquedes puits de I'UTES

Les fichiers de sortie du logiciel FRAC3DVS permettent, à chacun des næuds qui
constituent les puits de pompage, d'estimer les flux. Ainsi, en connaissantla répartition
stratigraphiquede ces næuds, il est possible de calculer le volume d'eau prélevé dans le
roc par le pompage. I1 ressort que 6,23 o de I'eau pompée par les puits de I'UTES
provient du roc dans le modèle soit environ 242 -3ld. Cependant,les résultats du calcul
sont légèrementbiaiséspar les næuds situés à la surfacedu roc et au contact des sableset
graviers. À ces næuds, le flux d'eau provient à la fois du roc et des dépôts meubles. Il en
résulte donc que moins de 6,23 %ode I'eau pompée par les puits du MENV provient
directement du roc d'après les résultats du modèle. Le systèmede pompage en place ne
permet donc pas de faire un pompage efficace directement dans le roc. Cependant,la
circulation d'eau du roc vers les dépôts meubles à travers les fenêtres dans le till fait en
sorte que de I'eau pompée par les puits dans les dépôtsmeubles provient aussi du roc. En

83
(1) qu'ils recouwent
utilisantles contoursdesvitesses(I4 de la Figure5.17,lessurfaces
et en utilisant la porositédu roc (n), rl est possiblede calculerle flux total (F) d'eau
passantpar cesfenêtreset provenantdu roc enutilisantla formule:
F(m3is) : V (mls) x n x A (m2) (4)

D'après ces calculs, il ressort que 8 o/odu volume pompé par les puits provient du roc par
le biais des fenêtres.Ceci ajouté alux6,23 % pompés directement dans le roc fait que un
peu moins de 14,23%o,soit environ 553 m3/d,de I'eau pompéepar les puits provient du
roc.

5.15.Transportde masse

Des simulations de transport de masse ne considérant que le mécanisme d'advection


(Domenico et Schwartz, 1990) ont été réaliséesà partir de ce modèle pour vérifier s'il
était capable de reproduire de manière simplifiée le panache de contaminants dissous
observéau site des ancienneslagunes.Seulesles lagunescontaminéesont été considérées
dans le cadre de cette simulation. Il est toutefois important de souligner que la
contamination se retrouve à la fois dans le roc et dans les dépôts meubles, les conditions
hydrauliques qui prévalaient avant la mise en place des puits de I'UTES permettaient la
migration d'eau contaminée au travers des fenêtres dans le till. Les lagunes représentent
donc la seule source de contamination, un flux de masse nulle a été imposé partout
ailleurs. Une condition spécifique de concentrationde troisième type (Specifiedthird-type
concentration) a aussi été imposée pour la partie en surface du site contaminé. Le flux
imposé à cette limite correspond aux infiltrations des précipitations srr le site pour
représenterla dilution des contaminantspar ces infiltrations.

Le critère de convergencede la simulation de transport de massea été frxéà 1x10-10.Ces


simulations ont été réaliséesavec une pondération en amont des vitessesd'écoulement à
l'aide de I'option upstream weighting of velocities. Le pas de temps initial fixé pour ces
simulations en régime transitoire est de 0,01s et le transport des contaminantsest simulé
sur 20 ans, cette durée représentantles conditions actuelles depuis la mise en place des

84
puits du MENV. La fonction adaptive timestep du simulateur FRAC3DVS a été utilisée
pour gérer les pas de temps nécessairesà la résolution de l'équation de transport. Ainsi,
une variation de plus de 5% dans la concentrationde contaminant à un næud du maillage
va créer une réduction du pas de temps tandis qu'une variation inferieure à 5%iova
augmenterle pas de temps. Le pas de temps maximal autorisé est de 12h00. Pour réduire
le nombre de Péclet a
les problèmes de dispersion numérique et d'oscillation artifrcieTTe,
été fixé à 0,5 (Huyakorn et Pinder, 1933) et le nombre de Courant à I (Zheng et Bennet,
2002).

Les simulations ont été réaliséesavec une concentrationmaximale moyenne de 1 kg/m3


(Lefebvre, communication personnelle).Une valeur de dispersivité horizontale de 10 m a
été assignéeen tenant compte de I'effet d'échelle qui est observé lorsqu'un panache
migre sur une grande distance(Zheng et Bennett, 2002; Gelhar et al.,1992). Des valeurs
de 0,01 m pour la dispersivité transversaleet de 0,001 m pour la dispersivité transversale
verticale ont été appliquéesau modèle.

Les résultats présentés à la Figure 5.20 montrent la migration du panache de


contaminants dissous. Celui-ci migre directement vers les puits du MENV ce qui
confirme une fois de plus leur efficacité. D'après ces résultats, les contaminants
mettraient environ 3 ans pour atteindre les puits de I'UTES. Cependant,seule I'advection
a été considérée.Les concentrationsrésultant de cette simulation sont supérieuresà celles
observéessur le terrain, ce n'est pas surprenantpuisque seule I'advection était prise en
compte, mais ça peut aussi provenir de notre concentration initiale moyenne qui serait
trop élevéeet surtout trop uniforme.

85
E 0.8 l- o.B
W3:î 1 6 0m
{----}
@3:î <----------->
1 6 0m
æ
1 6 0m

1an 2 ans ) ans


(concentrationen ke/m3) (concentrationen ke/m3) (concentrationen ke/m')

Figure 5.20 : Simulation de l'évolution du panachede contaminantsau cours du temps

Afin d'obtenir de meilleurs résultats, il faudrait faire des simulations d'écoulement en


régime transitoire. Il est à noter que le simulateur FRAC3DVS a été récemmentmodifié,
des améliorations ont été apportéesdans la gestion des fichiers d'entrées, des paramètres
capillaires et dans la résolution du transport.Les simulations qui seront effectuéesavec ce
logiciel (devenu HYDROSPHÈRE, Therrien et al., 2003) ne pourront qu'améliorer le
modèle développéet la simulation du transport.

86
CHAPITRE6
ET
CONCLUSIONS
RECOMMANDATIONS

Une conclusion,c'est quand


vous en avezassezdepenser.

Herbert Fisher

6.1.Etatde la situation

La compilation et I'analysedes donnéesdisponibles dans la région de Ville-Mercier ainsi


que deux modèles numériques de l'écoulement des eaux souterraines en conditions
saturées(modèle régional) et non-saturées(modèle local) permettent une assez bonne
compréhensionde l'écoulementdans le systèmeaquifère de la région'

Au niveau régional, les résultats de la modélisation estiment à 50 mm/an la recharge


moyenne de l'aquiÊre rocheux par les précipitations. Cette recharge semble se faire en
périphérie de la région, à travers le sable et surtout le till là où il y a des hauts
topographiqueset où I'argile marine est absente.
Au niveau local, le complexe fluvio-glaciafte semble jouer un rôle important dans les
évènementsde recharge.Les simulations réaliséesà l'échelle régionale et à l'échelle
locale ont permis d'estimer la rechargeréelle passantpar le complexe fluvio-glaciaire à
environ 50 à 65 mmJan.

Il sembleaussique la rivière Esturgeonjoue un rôle important dans les deux modèles.Au


niveau régional, il y a un creux piézométnqueau centre Ouest de la région qui semblelié
à la présencede la rivière Esturgeonqui draine I'aquifère dans sa partie finale où elle est
en contact avec le socle rocheux et la rivière Châteauguay.Une corrélation a d'ailleurs
été êtablieentre le débit de la rivière Châteauguayet les relevéspiézométriqueseffectués
dans les puits d'observation situés à proximité de la rivière Esturgeon.Au niveau local, la
rivière Esturgeon draine l'aquifère des dépôts meubles là où elle est en contact avec
l'unité de sable et gravier. Ces liens sont assezbien démontrésdans les deux modèlespar
l'obligation d'introduire des cellulesà chargeimposéele long du cours inférieur de cette
rivière, au niveau de son embouchure avec la rivière Châteauguay pour le modèle
régional, et au niveau où elle recoupele complexe fluvio-glaciaire pour le modèle local.

Basé sur une rechargerégionale de l'ordre de 50 mm/an, le niveau d'utilisation actuel des
ressourcesen eau souterraineest de l'ordre de 29 %osoit une proportion assezimportante
de la rechargede la nappe.Présentement,larechargede la nappe constitueenviron 12
millions de m3 d'eau. Actuellementce sont 3 551 125 m3 d'eau qui sont prélevéspar les
activités municipales et agricoles. Par contre, le pompage saisonnier plus intense ne
semblepas avoir un impact important sur les niveaux piézométriques

Les études de sensibilité de l'écoulement de I'aquifère indiquent qu'une diminution de


20o de la recharge (soit l'équivalent d'une augmentation de 20o de l'exploitation)
pourrait générer une baisse de 1 m des niveaux piézométriques sur la région. Si
l'utilisation des ressourcesen eau souterraineatteignait 40oÂ,une baisse significative des
niveaux piézométiques serait observée.En effet, cette augmentation supplémentairede
l0o représenteenviron I 310 000 m3 d'eau et engendrerait une baisse des niveaux
piézométnques d'environ 0,6 m sur un an pour I'ensemble de la région. Le modèle

88
prévoit un effet important sur les niveaux d'eau reliés aux puits municipaux de St-Rémi,
que ce soit dans les conditions d'exploitation actuelle ou futures.

Les activités maraîchères,quant à elles, sont principalement localiséesdans les zones de


rechargedans la partie nord-est et est de la zoned'étude,là où la rechargeest plus forte et
où la possibilité est moindre d'affecter le piège hydraulique des puits de l'usine du MENV
aux ancienneslagunes.

Au niveau régional, l'étendue de la contamination vers I'ouest n'est pas complètement


définie. Le devenir des contaminantsloin du secteurdes lagunesest mal connu et surtout,
malgré toutesles étudesréaliséesà l'époque,il n'est pas possiblede bien connaîtreI'effet
de la migration initiale de la contamination avant la mise en place de I'usine du MENV. Il
y a peu de contrôle piézométrique et de qualité d'eau à I'ouest du secteur des anciennes
lagunes et le MENV devrait palier à cette lacune. Cependant,les deux modèles montrent
que le piège hydraulique généré par le pompage des puits du MENV aux anciennes
lagunes de Ville-Mercier est efficace et ce plus particulièrement au niveau du modèle
local. Les traçagesde particules réalisés à l'aide de ce modèle montrent que l'aire
d'alimentation des puits de pompage englobe le site des ancienneslagunes, source de la
contamination, aussi bien dans le roc que dans les dépôts meubles. La contamination
observéeà l'extérieur de la zonede confinement semble donc résulter de la migration des
contaminants en phase libre et en phase dissoute avant I'implantation des puits de
pompagedu MENV.

Le puits municipal de Ste-Martine représenteun approvisionnementen eau souterraine


qui pourrait être à risque s'il n'est pas opéré sous des conditions spécifiques. Ce risque
est causé 1) par la présencede contamination dans I'aquifère rocheux détectéeassezloin
au sud de la zone d'exclusion par les puits de la ceinture d'alerte du MENV,2) par le
patron d'écoulementrégional qui est convergent vers la municipalité de Ste-Martine,3)
par le potentiel existant pour que la migration des contaminants se fasse tant dans du
sable et gravier que dans le roc à partir du secteur des anciennes lagunes de Ville-
Mercier, et 4) la protection accordéeau puits par la présencede la rivière Esturgeon,qui

89
draine I'eau souterraine en provenance du nord où sont situées les anciennes lagunes,
pourrait ne pas être complètementefficace. Toutefois, les puits d'observation 030978062,
03097094 et 03097095 situés en amont de la rivière Esturgeon sont échantillonnés de
manière régulière par le ministère de l'Environnement. Ces puits non contaminés
constituent une ceinture d'alarme qui permettra de prendre les décisions nécessairesen
cas d'apparition de contaminant.De plus, le modèle prédit que I'aire d'alimentation du
puits est assezéloignée des secteurscontaminés.En raison du suivi effectué, il n'y a pas
de risque pour la santéhumaine mais bel et bien un risque financier pour la municipalité
de Ste-Martine si la présence de contaminants était enregistrée dans les puits de la
ceinture d'alarme. En effet, dans un tel cas, la municipalité se retrouverait dans
l'obligation de se tourner vers une autre sourced'approvisionnementen eau potable.

Le modèle local a aussi permis de préciser les quantités d'eau pompées dans le roc et
celles prélevées dans les dépôts meubles par le système de contrôle actuellement en
place. Cette information méconnue jusqu'alors permet de mieux quantifier les
performancesdes puits du MENV dans le captagedes eaux contaminées.

Le modèle local montre aussi l'importance des échangeshydrauliques qui existent entre
les aquifèresdes dépôts meubles et de roc par l'intermédiaire des fenêtresdans le till. En
effet, le pompage des puits du MENV inverse les conditions hydrauliques initiales et
I'aquifère de roc alimente maintenant I'aquifère des dépôts meubles par le biais des
fenêtres.Cette particularité locale joue un rôle crucial dans les mécanismeshydrauliques
du site et devra être prise en compte lors du choix des technologiesde remplacementdu
systèmede contrôle actuellementen place.

Toutefois, les simulations de transport de massequi ont été réaliséesavec le modèle local
ne sont pas représentativesdes observationsde terrain. En effet, lors de ces simulations
les concentrations résultant des simulations sont supérieures à celles observéessur le
terrain. Les simulations ont aussi montré que les contaminantsmettaient environ 3 ans
pour arriver jusqu'aux puits de I'UTES, mais il faut considérerque ces simulations se
faisaient sansfacteur de retard ou de désradation.

90
Ces simulationsont tout de mêmepermis de préciserune fois de plus I'efficacité des
puits de pompagedans le captagedu panachede contaminantsdissous.Le modèle
hydrauliquedu systèmepour délimiterde
reproduitsuffisammentbien le comportement
façonconvenable< l'enveloppe> de lazone de confinementhydraulique.

6.2.Gestionde l'eausouterrainedans la régionde Ville-Mercier

Au point de vue alimentation en eau des municipalités, le réseaudes puits d'observations,


mis en place par le MENV, assure la sécurité du puits de Sainte-Martine mais cette
surveillance doit être maintenue. Les approvisionnementsdes autres municipalités ne
semblentpas menacésà priori par la contamination issue des ancienneslagunesmais cet
aspectdépassele mandat de la présenteétude.

Dans la région, pour protéger I'approvisionnement en eau souterraine en période de


basseseaux, il serait de faire respecterles dispositions de la Section II du Chapitre V du
Règlementsur le captagedes eauxsouterraines(Q-2, r.1.3) qui sont en vigueur depuisle
15juin 2002.I1 faudrait égalements'assurerde respecterI'interdiction d'exploiter l'eau
souterrainedans la nouvelle zone d'interdiction définie à I'article 42 du Règlementsur le
captage des eaux souterraines (RCES) pour éviter de perturber le piège hydraulique des
puits de I'usine du MENV.

Il est recommandé de mettre en place une zone tampon, à l'extérieur de la zone


d'interdiction de pompage définie dans le RCES, dans laquelle I'installation de puits est
autorisée à la condition qu'un suivi régulier de la qualité de I'eau pompée soit mis en
place comme mentionné dans le RCES lorsque l'aire d'alimentation d'une installation de
captagerecoupe la zone d'interdiction. Le débit maximal autorisépour un puits ne devra
pas excéder800 m3ld .

91
En vue du remplacement du piège hydraulique, les opportunités d'utiliser d'autres
approchesplus modernes et efficaces pour contrer la migration de la contamination du
secteurdes ancienneslagunes devront être considérées.Lors du choix de la technologie
appropriée,il serait bon de tenir compte de l'écoulement qui se fait à travers les fenêtres
dansle till. En effet, les simulationsont montré qu'à ce niveau le pompageexercépar les
puits du ministèrea inverséle sensd'écoulement,I'eau s'écoulantmaintenantdu roc vers
les sableset graviers.Un arrêt trop brusque du pompagepourrait provoquer un retour à la
situation de départ et ainsi favoriser la migration du panachede contaminantsdans le roc
sousjacent. L'utilisation du modèle 3D en régime transitoire pourrait permettre d'estimer
l'impact d'un tel arrêt ainsi que l'impact des technologies de remplacement sur
f interception des contaminants dissous et l'écoulement souterrain. Il permettra ainsi de
trouver le meilleur scénarioà appliquer pour mettre en opération la ou les technologiesde
remplacementqui auront été retenues.

6.3.Questionsencoreà résoudreet donnéesrequises

Il serait utile d'obtenir des données supplémentairessur la piézométne ainsi que sur la
qualité d'eau au sud de la zone d'exclusion et à I'ouest du secteurdes ancienneslagunes.
Advenant la mise en place de nouveaux puits, ces derniersdewaient permettre de préciser
la stratigraphiedes dépôts meubles et surtout la présencede sable et gravier sous I'argile
au sud de la zone d'exclusion. Les donnéesstratigraphiquesainsi recueillies permettraient
de préciser les coupes stratigraphiques.La piézométrie est égalementmal définie à l'est
de la rivière Châteauguaydans la partie nord de Ia zone d'étude régionale. La mise en
place d'une sonde dans un puits de particulier situé dans cette zone serait suffisante. I1
serait aussi important de préciser la recharge passant par les sables et graviers du
complexe fluvio-glaciaire à I'aide d'hydrogramme de puits provenant de puits crépinés
dans cette unité, ici encore, l'ajout d'une sonde dans un des puits déjà existants serait
suffisant.

92
Le rôle de la Rivière Esturgeon semble important dans l'écoulement régional ainsi qu'en
relation avec la migration potentielle de contaminants en provenance du secteur des
ancienneslagunes. Il serait avantageuxde préciser le débit de ce cours d'eau et son lien
hydraulique avec I'aquifère rocheux. Le rôle protecteur qu'elle joue dans le moôèle
régional n'est peut être que le résultat des conditions imposées.D'ailleurs, ce modèle
n'étant qu'un modèle 2,5D,I'effet de la troisièmedimensionn'est pas représentéet I'eau
pourrait passer sous le lit de la rivière Esturgeon. Au niveau local, la rivière Esturgeon
semble avoir un impact important sur la migration des contaminantsdans I'unité de sable
et gravier, en effet, depuis la mise en place du piège hydraulique, la rivière alimente les
puits du MENV créant ainsi une barrière supplémentaire contre la migration des
contaminantsen provenancedes ancienneslagunes.

Des mesures piézométriques in situ à St-Rémi permettront de vérifier la valeur des


rabattementsgénéréspar les puits municipaux dans le modèle. Ces mesurespourront être
prises dans le cadre du programme de suivi à long terme de la piézométrie régionale mis
en place par le ministère de I'Environnement. Ce programme permet de surveiller
l'évolution de la piézométrie dans les endroits sensiblesde la région d'étude comme la
zone d'exclusion, Ste-Martine et St-Rémi. Le ministère de I'Environnement possèdedéjà
des sondes dans la région d'étude. Idéalement, on pourrait ajouter deux sondes afin
d'avoir un suivi complet à l'échelle de la région : une dans la zone tampon et une dans la
zone àpompage élevé des maraîchersde St-Rémi.

93
REFERENCES
Trop de lecturepeut étouffer le génie.

Jean le Rond d'Alembert

ADS GROUPE-CONSEIL INC., 1993. NAPL and Groundwater Sampling Program-


Summer 1993,Ville Mercier, the Mercier remediationpanel.No project : 17-36-568-005.

ANDERSON, M.P., and WOESSNER, W.W., 1992. Applied groundwater modelling :


Simulation of flow and advectivetransport.Academic Press,381p.

BACHAND, G., 1987.Simulation de la chargehydrauliqueà Ville Mercier. Mémoire de


Maîtrise en géologie,Universitéde Sherbrooke,Québec,Décembre1987,179p.

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98
ANNEXEA

Puits de pompage sur la région de Ville-Mercier


Nom UTMX NAD-83 UTMY NAD-83 Pompagemaximumsur Pompageannuelreporté
I'année(m3/d) sur4 mois(m3/dt
591986.00 5007382.00 0002.19 006.66
2 594025.00 5008600.00 0014.70 044.71
3 594045.00 5014730.00 0011.34 034.49
4 594061.00 5014008.00 ooo2.52 007.67
5 594097.00 5015424.00 0013.02 039.60
6 594126.00 5015596.00 0008.00 o24.33
7 594161.00 5008117.00 0015.78 048.00
I 594190.00 5015047.00 0009.87 030.02
9 594198.00 5008485.00 0023.19 070.54
10 s94249.00 5015816.00 0010.50 031.94
11 594289.00 5008388.00 0003.48 010.59
Alimentcarrières 594434.00 5008268.00 0916.00 916.00
13 594454.00 5017655.00 0025.20 076.65
14 594515.00 5016069.00 0018.99 057.76
15 594602.00 5008179.00 0001.05 003.19
16 594840.00 5008081.00 0011.36 034.55
17 595057.00 5007700.00 0003.15 009.58
18 595086.00 5007868.00 0012.60 038.33
19 595139.00 5007985.00 0002.19 006.66
20 595301.00 5007435.00 0010.95 033.31
21 595448.00 5007734.00 0012.62 038.39
22 595452.00 5016392.00 0003.15 009.58
23 595502.00 5016104.00 0002.28 006.94
24 595537.00 5007516.00 0000.64 001.95
25 595905.00 s016878.00 0016.89 051.37
26 595909.00 5006889.00 0000.08 000.24
27 595975.00 5006707.00 0010.92 033.22
28 596100.00 5006441.00 0006.10 018.55
29 596626.00 5018130.00 0008.41 025.58
30 596649.00 5018398.00 0000.70 002.13
31 596907.00 5006209.00 0013.27 040.36
32 596968.00 5005864.00 0011.55 035.13
33 596988.00 5020193.00 0002.19 006.66
34 597001.00 5018195.00 0002.19 006.66
35 597031.00 5015051.00 0002.19 006.66
36 597049.00 5010174.00 0003.24 009.86
37 597235.00 5010018.00 0008.40 025.55
38 597606.00 5009563.00 0023.s5 071.63
39 597624.00 5018398.00 0010.96 033.34
40 597647.00 5004643.00 0011.30 034.37
41 597852.00 5009503.00 0008.40 025.55
42 597951.00 5009202.00 0002.19 006.66
43 597964.00 5004337.00 0008.42 025.61
44 598046.00 s003836.00 0006.83 020.77
45 598059.00 5004434.00 0006.30 019.16
46 598269.00 5016377.00 0006;30 019.16
47 598342.00 5009078.00 000s.00 015.21
48 598756.00 5007318.00 0008.43 025.64
49 598933.00 5008372.00 0007.92 024.09
50 599105.00 5003447.00 0000.04 000.12
51 599107.00 5019433.00 0009.50 028.90
52 599576.00 5007769.00 0000.03 000.09
53 599587.00 5019286.00 0005.48 016.67
54 599966.00 5018023.00 0018.99 057.76
Nom UTMX NAD.83 UTM Y NAD-83 Pompagemaximumsur Pompageannuelreporté
I'année(m3/d) srrr 4 mois /m3/d)
55 600025.00 s018144.00 0003.87 011.77
56 600105.00 5018590.00 0003.24 009.86
57 600291.00 5002916.00 0002.19 006.66
58 600405.00 5018710.00 0007.56 023.00
59 600571.00 5019300.00 0028.61 o87.02
60 600734.00 5018369.00 0006.15 o18.71
61 601233.00 5010091.00 0361.20 1098.65
62 601411.00 5005444.00 0005.88 017.89
63 601478.00 5010741.00 0001.48 004.50
64 601494.00 5018340.00 0002.19 006.66
65 601594.00 5019057.00 0005.80 017.64
67 601935.00 5010396.00 0122.83 373.61
68 601991.00 5008946.00 0013.15 040.00
69 602061.00 5009312.00 0002.19 006.66
70 602179.00 s013251.00 0000.65 001.98
71 602300.00 5013850.00 0 13 7 . 1
0 417.01
72 602316.00 5013882.00 0005.25 015.97
73 602351.00 5013249.00 0056.40 171.55
74 602554.60 501s589.00 0167.77 510.30
75 602568.00 5018042.00 0048.24 146.73
76 602583.00 5017323.00 0001.87 005.69
77 602583.00 5016477.00 0012.43 037.81
78 602635.00 5014574.00 0002.80 008.52
79 602640.00 5007404.00 0010.50 031.94
80 602683.60 5011561.30 0000.43 001.31
81 602755.30 5010457.70 0031.13 094.69
82 602769.00 5008379.00 0371.20 1129.07
83 602843.00 5015348.00 0001.27 003.86
84 602872.00 5012053.00 0045.36 137.97
85 602896.00 5015306.00 0004.14 012.59
86 602930.00 5006396.00 0051.66 157.13
87 602989.00 5006326.00 0021.00 063.88
88 603156.00 5017915.00 0000.04 000.12
89 603424.00 5005980.00 0001.87 005.69
90 603547.00 5017761.00 0040.96 124.59
91 603650.00 5008416.00 0006.97 o21.20
92 603674.00 5017618.00 0002.19 006.66
93 603701.00 5012421.00 0039.54 120.27
94 603740.00 5011207.00 0325.00 988.54
95 603744.30 5015244.90 0002.19 006.66
96 603773.00 5008763.00 0006.67 o20.29
97 603787.30 5011489.60 0000.04 000.12
98 603817.00 5017571.00 0162.00 492.75
99 603844.60 5008494.10 0001.87 005.69
100 603844.60 5009583.40 0001.27 003.86
101 603951.00 5011943.00 0036.92 112.30
102 603993.00 5009052.00 0002.19 006.66
103 604341.00 5012392.00 0006.00 018.25
104 604532.60 5013352.90 0011.39 034.64
105 604590.00 5009540.00 0009.04 027.50
106 604790.60 5010414.70 0022.30 067.83
107 604829.00 5012739.00 0003.21 009.76
108 604905.20 5011231.70 0002.19 006.66
109 605175.00 5007569.00 0093.60 284.70
Nom UTMX NAD-8: UTM Y NAD-83 Pompagemaximumsur Pompageannuelreporte
l'année(m3/d) sur4 mois(m3/d)
110 605178.00 5008220.00 0002.19 006.66
111 605185.00 5006838.00 0002.19 006.66
112 605196.00 5009544.00 0000.01 000.03
113 605284.00 5010031.00 0009.76 029.69
114 605426.00 5013489.00 0010.96 033.34
115 605530.00 5009104.00 0021.14 064.30
116 605547.00 5009999.00 0002.19 006.66
117 605665.00 5013666.00 0046.23 140.62
118 605707.90 5011360.70 0012.73 038.72
119 605707.90 5012521.60 0258.00 784.75
120 605722.20 5010400.30 0000.64 001.95
121 605779.60 s009526.00 0001.95 005.93
122 605822.00 s008522.70 0028.90 087.90
123 606046.00 5006026.00 0012.6s 038.48
124 606423.00 5011205.00 0033.40 101.59
125 606487.00 5011236.00 0002.81 008.55
126 606553.50 5014585.60 0002.19 006.66
127 606582.00 5008451.00 0020.30 061.75
128 60662s.00 5009583.00 0006.18 018.80
129 606625.20 5010357.30 0000.08 000.24
130 606636.00 5011407.00 0018.80 057.18
131 606639.50 5015517.20 0002.19 006.66
132 606653.90 5007318.70 0061.40 186.76
133 606868.00 5015321.00 0010.20 031.03
134 606935.00 5015223.00 0004.71 014.33
135 607031.00 5006236.00 0005.76 017.52
136 607035.00 5007864.00 0007.35 022.36
137 607073.00 5015722.O0 0011.64 035.41
138 607384.90 5014513.90 0000.02 000.06
139 607426.00 5008905.00 0020.80 063.27
140 607485.00 5008494.10 0013.30 040.45
141 607488.00 5016099.00 0001.24 003.77
142 607692.00 5009368.00 0015.84 048.18
143 607700.20 5009597.70 oo17.52 053.29.
144 607728.80 5011547.00 0000.33 001.00
145 607800.50 5013467.60 0012.30 037.41
146 607884.00 5009825.00 0012.30 o37.41
147 607980.00 5010175.00 0023.19 070.54
148 608588.80 5010586.70 0012.60 038.33
149 608588.80 5009554.70 0011.66 035.47
150 608689.20 5013610.90 0011.69 035.56
151 608703.50 5012507.30 0006.12 018.62
152 608732.20 5015488.60 0000.63 001.92
153 609592.10 5014499.60 0140.50 427.35
154 609606.50 5013725.60 0029.50 089.73
155 609620.00 5015388.00 0001.10 003.35
156 609655.00 5012234.00 o014.70 044.71
157 609692.50 5011518.30 0327.00 994.63
158 609782.00 5015702.00 0003.62 0 11 . 0 1
159 610466.50 5012550.30 0002.19 006.66
160 610552.50 5013625.30 0008.33 425.34
161 609700.00 5012500.00 0053.00 161.21
162 602700.00 5007500.00 0000.29 000.88
1ô3 601700.00 5010400.00 0000.06 000.18
Nom UTMX NAD.83 UTMY NAD-83 Pompage maximumsur Pompageannuelreporté
I'année(m3/d) sur4 mois(m3/d)
164 600600.00 5018400.00 0005.67 017.25
165 594700.00 5016300.00 0041.48 126.17
166 594408.70 5012184.00 0001.10 003.35
Laidlaw 599530.83 5015s82.38 0260.00
MENV 599331.19 5015273.50 0100.00
St lsidore 603403.50 5017193.70 1100.00
StRemi#11 607557.90 5013417.50 1961.30
St Remi# 8 608759.90 5013568.40 0302.40
St Remi# 5 608901.60 5012823.40 0360.00
St Remi# 4 608723.30 5012608.60 0482.40
St Remi# 6 608106.30 5012828.00 0295.20
St Remi# 7 607882.40 5012690.80 0180.00
Ste Martine 594547.70 5011600.00 0810.00
ANNEXEB

Débits de Ia rivière Châteauguay


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ANNEXEC

Donnéesstratigraphiquesrégionalesef locales
Elévationssupérieuresdes unitésgéologiques(m)

PUITS UTMX UTM Y Arqile Sableet Gravier Tiil Roc


PW-111 599327.35 5015275.65 44.52 44.O2 '13.52 11.52
P W - 1 1 2 599293.25 5015276.11 44.53 44.03 12.53
PW-1'13 599252.04 5015279.75 43.33 42.83 12.63
aL87 599470.21 5 0 1 5 6 6 5 . 1 7 49.t3 49.23
02-87 599574.02 5015622.09 49.72 34.50
F-1 599428.68 5015694.98 49.1U 48.O4 35.54
F-2 599437.38 5015638.04 48.07 47.57 31.84
F-3 599416.035015645.61 46.43 45.93 32.71
F4 599379.93 5015646.00 47.O4 46.54 34.(6
F-5 599434.29 5015s97.84 48.85 48.35 26.64
F€ 599404.17 5015603.93 50.00 38.08 31.90
F-7 599366.20 5015612.23 49.10 4E.60 3E.10
F-8 599426.11 5015562.14 49.72 49.22 25.6U
F-9 599383.91 5015539.77 49.65 49.15 29.59
F-10 599355.27 5015573.27 49.37 48.87 34.86
F-11 599454.29 5015534.07 49.21 47.OE 18.73
F - 1 1 - A 599461.6s 5015588.00 49.55 41.93 26.99
F - 1 1 - B 599470.64 5015622.96 49.tU 41.52 29.18 14.76
F-12 599429.76 5015528.41 49.11 48.61 20.46
F-13 599325.89 5015548.58 4t.13 46.63 33.81
F-14 599448.63 5015481.76 49.45 J /.bo 24.15 13.74
F-15 599364.36 5015442.20 42.46 41.96 15.33 10.91
F-16 599248.31 501s539.71 45.5E 45.0E 33.81 15.28
F-17 599366.46 5015474.87 42.57 42.07 15.59 13.94
F-18 599407.47 5015449.15 43.22 42.72 19.60 9.69
F,19 599303.09 501551 1.06 41.46 4U.Vb 33.54 t4.33
P-1 599328.71 5015638.53 40.05 39.20
PA 599325.00 5015623.46 40.32 39.32
P-3 599317.335015605.32 39.93 38.43
P4 599292.55 5015600.20 39.98 37.38
P-5 599268.44 5015604.75 39.38 38.58
P-10 599298.91 5015627.97 40.03
F-11-C 599446.42 5015557.08 49.08 44.85 22.40
F - 1 1 - D 599454.18 5015638.74 49.31 42.30 JU.11
F-20 599352.93 5015504.95 43.26 42.76 27.56
F-101 599338.94 5015488.33 42.48 1.9U 27.23 14.12
F-102 599305.83 5015417.11 39.60 39.10 12.92
F-103 599416.99 5 0 1 5 3 0 1 . 1 8 49.41 29.59 12.35
F-104 599176.63 5015393.25 44.1U 41.16 21.az 11.OO
F-106 599274.97 5015463.53 4U.94 40.44 27.22 13.26
F-108 599211.57 5015431 .35 43.06 42.56 28.89 12.40
F-109 599228.71 5015372.24 43.83 43.33 19.26 10.88
F-110 599292.05 5015374.61 41.25 40.75 12.63
F-110a 599286.17 5015375.19 4 1. 1 9 40.69 12.68
F-111 599359.14 5015379.79 43.32 42.82 15.69 11.27
F-112 599394.98 5015354.72 47.84 40.92 1(.45 12.73
PUITS UTM X UTM Y Arqile Sableet Gravier Titl Roc
F-113 599244.67 5015238.69 40.14 39.64 23.79 12.82
F-114 599196.97 5015261.83 39.85 39.35 18.28 13.10
F-'115 599128.11 5015294.80 42.86 38.90 16.96 10.65
F-119 599209.84 5015481.23 45.23 41.23 31.9E 't2.16
F-124 599400.80 5015731.11 41.13 40.o2 14.45
F-121C 599290.1
9 5015760.00 43.41 40.41 12.52
F-124 599306.75 5015334.69 42.99 't6.15
12.19
PO-94-1S 599367.12 5015234.55 48.63 29.43
z-1 599362.42 5 0 1 5 5 1 9 . 0 3 b 1 . u 9 33.20
z-2 599384.42 5015510.29 51.57 36.63 24.25
z-3 599382.23 5015499.97 51.26 36.22 20.08
24 599402.58 5015503.08 +9.91 33.91 17.55
z-5 599425.07 5015493.67 49.08 32.25 14.86
z-6 599449.33 5015483.83 49.33 38.33 14.10
L7 599473.06 5015473.96 49.05 31.71 t5.E5
z-8 599493.07 5015465.62 +E.76 2t.96 19.54
z-9 599542.66 5015643.06 49.32 33.31 20.16
z-10 599323.31 5015535.52 4 5 . 1 6 44.Citt 34.38
L11 599470.52 5015674.59 49.20 44.54 30.85 15.04
L|2 599427.92 5015642.69 46.59 46.09 33.05
z-13 599378.75 5015711.96 46.59 32.10 30.26
L-1 599386.19 5015656.22 45.75 36.60
L-2 599401.78 5015640.44 46.77 3/.06
L-3 599363.95 5015609.87 48.90 37.90
L:5 599352.64 5015627.80 47.22 46.72 40.13
L-6 599380.57 5015593.71 49.95 49.45 35.12
L-7 599374.04 5015571 .63 49.69 49.19 31.44
L-8 599397.25 5015542.77 49.99 49.49 28.35
L-g 599391.99 5015575.73 50.57 5U.U/ 31.46
1.10 599404.50 5 0 1 5 5 7 0 . 1 3 50.62 50.12 28.88
L-11 599367.97 5015658.39 46.08 45.58 40.19
L.12 599407.55 50156il.07 45.75 45.25
L-13 599430.39 5015520.41 4 8 . 9 1 4é.41 19.90
L-14 599403.94 5 0 1 5 5 1 7 . 0 1 50.56 50.06 20.07
L-15 599352.80 5015538.48 48.29 4t.tv 32.77
L-|7 599384.92 5015630.59 48.27 47.77 37.25
L-18 599356.40 5015666.58 46.06 45.56 40.28
L-19 599397.01 501s625.73 48.61 48.11 33.78
T-1 599331.46 5015675.48 42.86 42.36 39.86
T-2 599344.03 5015670.1
0 43.42 42.92
T4 599325.97 5015603.35 41.O4 40.54 38.34
T-5 599330.82 5015601.82 43.30 42.80 38.34
39.5 595929.10 5013823.00 32.62
400 599528.59 5017122.44 53.34 52.84 45.74 35.34
1955 596429.20 5017521.74 39.62 26.92 zt.12
3084 602228.61 5012821.70 45.72 27.42 18.32
3326 595378.62 5416372.21 3U.1U zt.1u 25.30
3339 596729.10 5017742.32 30.48 21.68 19.EE
PUITS UTM X UTM Y Arqile Sableet Gravier Titl Roc
3353 599228.92 5012321.91 38.10 I o..+u 5.50
6066 602828.79 s 0 1 5 8 2 1 . 8 6 45.72 23.72
8541 596257.92 5017644.55 38.10 27.80
28808 602478.41 5014122.34 45.72 JV.bZ 31.O2
28810 602978.63 5015722.65 53.34 49.34 32.24
28811 602629.18 5014672.15 45.72 38.72 24.12
28:8'12 602078.38 5012671.91 45.72 38.12 zé. tz 21.02
28818 602329.26 5014022.57 47.24 +u.c.+ 23.54 19.54
28819 602808.40 5014982.48 50.29 49.09 30.19
28828 602148.60 5013252.21 44.20 2 1. 9 U 19.50
28:832 601928.56 5017822j1 cl.uz 3é.t2
28844 602028.42 5017721.96 50.29 3Q.29
28847 602379.13 5017522.49 ou.vb 54.86 51.86
28853 601528.48 5017772.66 6U.gtt 49.66 46.96
29235 603228.54 5016372.29 c1.62 49.12 40.52
30202 599678.87 5017322.24 50.29 34.39
30204 597828.83 5017271.80 12.6t 27.77
30209 597059.08 5015432.49 45.72 9.22
30210 595828.37 5016922.57 39.62 31.42
302'13 599738.81 5017702.34 51.82 4'1.82
30222 596128.51 5017022.16 39.62 28.62
30223 597829.04 5017421.80 42.67 36.67
30233 597179.27 5013271.77 + 1. 1 C 27.15
30254 596247.87 5014154.43 41.15 0.05
53558 602628.70 5014322.OO 30.48 19.4E
53560 602728.53 5014921.99 47.24 30.54
54398 600348.53 5017501.69 53.34 41.44
54399 599948.92 5017642.26 +5.72 38.12
54400 599939.29 5017622.08 50.29 42.69
54419 595948.70 1.81
501701 39.62 32.02
u422 600858.70 5018082.00 3U.48 23.(ë
54428 599678.36 5017242.21 4E.77 36.27
54429 599688.74 5017222.42 48.77 35.37
54r'.59 598678.93 5013181.66 45.72 tz.tz 22.52
54460 599678.90 5013182.27 45.72 28.92
54512 597468.54 5013472.14 40.84 31.94
54514 595579.02 5013502.01 38.10 zé.vu 25.90
54516 596749.16 5012901.78 38.10 28.90
54518 597198.54 5013042.13 38.10 24.10
54515 596888.85 5012972.37 38.10 JU.ÔU 28.60
PO-94-8R 596321.57 5013144.00 41.23 34.03
54377 597729.10 5016722.OO 33.71
54378 599128.505016322.00 38.12
54410 599108.44 5016271.63 30.17
54446 598938.54 5015782,46 1t . ( 2
54447 598228.53 5013902.27 11.35
P-17 599204.13 5016567.00 26.52
PO-94-3R 599866.81 5015016.00 38.23 19.93 u.ob
PUITS UTMX UTM Y Arqile Sableet Gravier Titl Roc
PO-944RP 597670.56 5014315.00 3U.5U 10.45
PO-94-5R 598869.50 5013524.00 t3.03 3b.u1 25.60 22.60
PO-94€R 597138.88 50138s6.00 46.06 zt.tI
PO-94-7R 598156.505013358.s0 39.38 24.75 22.41
7011 599523.04 5015674.14 16.28
31778 599470.21 5015665.17 15.90
3180-9 599574.02 5015622.09 16.80
R-1 599298.63 5015212.98 11 . 6 0
R-2 599280.18 5015344.63 12.60
R-3 599325.41 5015332.47 12.50
R4 599346.39 5015440.86 11 . 0 0
R-5 599343.74 5015529.81 13.80
R-6 599410.27 5015501 .05 14.00
R-7 599390.95 5015571 .68 12.80
03097041 598375.50 5014882.00 41.00 23.O0 20.00 2.87
03097071 596668.56 5014720.00 42.90 26.90 24.91 -1.03
03097201 598875.00 5 0 1 4 3 7 1 . 0 0 40.90 36.90 31.90 15.46
5M81.-B 598947.94 5014752.5A 4Z.Zl 39.27 34.27 14.94
5M81-C 598947.94 5014752.50 42.27 39.27 34.27 15.09
6M8:î.8 599182.50 5015042.00 43.64 43.14 16.47 13,47
F-1058 '598926.13 5015492.00 43.2 41.2 32.63 9.63
F.107 599054.06 5015441.50 7.96
F-122C 599020.88 5015347.00 43 41 32.30 12.30
F-129:8 598854.25 5015056.50 38.7 31.38 1J.Jë
F-1278 598631.50 5 0 1 5 1 5 1 . 5 0 41.8 31.U 27.21 9.21
F-1.288 598546.69 5014979.00 41.5 31.5 27.O2 LOz
ANNEXED

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Puits UTM-X UTM-Y Piezooct-2001 Base Sommet élévation
milieu
5M81-B 598947.94 5014752.50 36.08 13.02 14.02 13.52
5M81-C 598947.94 5014752.50 36.27 4.'t7 5.17 4.67
6M81-B 599182.50 5015042.00 35.29 1.97 12.97 12.47
6M81-C 599182.50 5015042.00 35.87 0.57 1.57 1.O7
87-02 599574.02 5015622.09 37.02 29.87 31.39 30.63
F-1028 599307.63 5015414.00 36.76 3.10 9.10 6.10
F-102C 599307.63 5015414.00 37.11 -16.90 -2.90 -9.90
F-1038 599420.81 5015295.50 37.59 -17.70 0.40 -8.65
F-1048 599177.06 5015389.50 37.12 -23.90 -5.80 -14.85
F-1060 599277.75 5015460.50 37.39 -3.30 5.90 1.30
F-108C 599215.31 5015430.50 37.34 -3.00 9.20 3.10
F-109C 599229.38 5015370.50 36.44 4.40 4.80 0.20
F-110 599292.38 5015374.00 36.73 -3.00 8.90 2.95
F-111 599359.25 5015379.00 35.96 -10.30 11.00 0.35
F-112C 599395.69 5015354.00 36.41 -0.27 8.90 4.32
F-113C 599245.88 5015238.00 35.96 -2.90 6.30 1.70
F-114,Ç 599199.44 5015261
.00 35.83 -1.50 7.60 3.05
F-115-C 5015294.80
599128.11 35.04 10.30 13.30 11.80
F-119C 5015479.50
599209.38 37.57 -2.Ut 10.13 4.03
F-120ic 5015731.00
599397.69 38.36 -1.02 9.62 4.30
F-124C 599308.13 5015333.00 34.16 -1.30 9.40 4.05
F-16 599250.69 5015571.00 36.35 10.89 13.94 12.42
F-1I 599399.94 5015449.00 36.43 10.22 13.27 11.75
F-19 599305.81 5 0 1 5 5 1 0 . 0 0 36.48 9.82 12.87 11.35
PO-94-3R 599866.81 5015016.00 37.10 2.56 5.56 4.06
PO-94-4RF 597670.56 5014315.00 36.03 -1.13 1.87 0.37
PO-94.5R 598869.50 5013524.00 35.43 '10.71 13.71 12.21
Po-g4-€ifi|, 597138.88 5013856.00 35.49 12.83 15.83 14.33
PO-94-7R, 598156.50 5013358.50 35.25 8.28 11.28 9.78
7-11-C 599470.52 5015674.59 37.41 12.11 13.63 12.87
0309701
I 599525.75 5015673.00 37.24 15.89 21.69 18.79
03097041 598375.50 5014882.00 36.19 o.41 2.91 1.66
03097201 598875.00 5014371.00 36.13 '13.51 14.51 14.O1
F-1058 59E926.13 5015492.00 37.56 4.84 7.'16 1.16
F-105C 598926.13 5015492.00 37.22 -18.84 -12.64 -15.74
F-107, 599054.06 5015441.50 37.79 -5.46 6.11 0.33
F-121'C 599290.19 5015760.00 38.49 -2.77 9.75 3.49
F-'122e 599020.88 5015347.00 35.44 -2.66 9.63 3.49
F-1238 598854.25 5015056.50 35.77 1.51 4.69 1.59
F-127B, 598631.50 5015151.50 37.52 -5.90 0.41 -2.75
F-1288 598546.69 5014979.00 36.71 -3.23 2.99 -0.12
5M81.A 598947.94 5014752.50 36.74 19.97 20.97 20.47
6M81 599182.50 5015042.00 36.11 18.89 19.89 19.39
F-1 599431.38 5015694.50 37.39 36.76 39.81 38.29
F-l0 599355.27 5015573.27 36.08 35.08 38.13 36.61
F-1024 599307.63 5015414.00 35.57 12.60 19.10 15.85
F-1094 599229.38 5015370.50 35.85 32.50 38.60 35.55
F-1098 599229.38 5015370.50 35.81 20.90 27.00 23.95
F-1104-A 599292.38 5015374.00 35.82 34.90 38.00 36.45
F-1124 599395.69 5015354.00 35.86 26.60 32.70 29.65
Puits UTM-X UTM-Y Piezooct-2001 Base Sommet élévationmilieu
F-112B, 599395.69 5015354.00 35.87 18.80 24.90 21.85
F-1134 599245.88 5015238.00 35.77 30.60 36.70 33.65
F-114A. 599't99.44 5015261
.00 35.84 30.50 36.60 33.55
F-11'4B 599199.44 5015261
.00 35.70 16.40 22.50 19.45
F-118 599376.88 5015451.50 35.87 31.30 37.40 34.35
F-1194 599209.38 5015479.50 36.27 30.03 39.13 34.58
F-1198 599209.38 s015479.50 36.26 21.43 27.53 24.48
F-124F. 599308.1
3 5015333.00 35.76 29.30 35.40 32.35
F-1248 599308.1
3 5015333.00 35.76 18.60 24.70 21.65
F-17 599368.50 5015474.50 35.89 15.46 21.56 18.51
F..2 599440.44 5015637.50 37.18 34.27 37.32 35.80
F4 599379.93 s015646.00 40.01 36.70 39.75 38.23
F-6 599407.06 5015604.00 36.39 33.27 36.31 34.79
F-A 599428.88 5015561
.50 36.49 34.61 37.65 36.13
L-10-A 599404.50 5 0 1 5 5 7 0 . 1 3 36.33 30.18 33.23 31.71
L-1.34 599430.09 5 0 1 5 5 1 5 . 7 6 36.20 30.25 31.77 31.01
L-14:A 599399.82 5015515.23 36.11 30.31 31.83 31.07
L-19-A 599397.01 5015625.73 36.86 33.55 35.07 34.31
-7-A 599374.04 5015571
.63 36.19 32.08 33.60 32.84
I -8-t 599397.25 5015542.77 36.13 30.30 31.82 31.06
L-9:A 599391.99 5015575.73 36.26 32.21 35.26 33.74
PO.94-1S 599369.81 5015234.00 35.36 29.12 32.12 30.62
PO-94-2S 598924.00 s015497.50 36.04 31.34 34.34 32.84
PO-p4-5S 598870.81 s013525.50 35.97 23.86 26.86 25.36
PW-111 599327.35 5015275.65 32.13 8.37 20.92 14.65
PW-1"12 599293.25 5015276.11 35.06 8.53 21.O3 14.78
PW:113 599252.04 50't5279.75 33.97 8.63 20.83 14.73
z-10-A 599327.79 5015533.81 36.19 34.83 36.35 35.59
z:.11-A 599466.28 5015676.34 37.47 33.39 34.91 34.15
z-12-A 599427.92 5015642.69 3ô.88 33.75 35.27 34.51
L13-A 599378.75 5015711.96 38.97 31.32 32.84 32.08
z"AiÆ 599381.53 5015511.27 35.97 30.47 31.99 31.23
z-2.-B 599388.56 5015508.74 36.04 25.92 27.44 26.68
z:3-A 599377.65 5015501.34 35.93 31.04 32.56 31.80
z-3.-B 599382.23 5015499.97 38.00 23.07 24.59 23.83
zÂ-A 599406.31 5015500.93 36.11 27.43 28.95 28.19
74:B 599402.58 5015503.08 36.11 21.34 22.86 22.10
z-5-B 599425.07 5015493.67 36.36 15.47 16.99 16.23
z-ts-Ç 599416.10 5015497.35 36.20 24.54 26.06 25.30
z6;A 599445.20 5015485.33 36.19 29.56 31.08 30.32
2.-6;8 599449.33 5015483.83 36.48 19.74 21.26 20.50
z-7-A 599473.06 5015473.96 36.21 27.94 29.46 28.70
z-8ra 599493.07 5015465.62 36.25 22.39 23.91 23.15
z-9-A 599542.66 5015643.06 37.51 26.16 27.68 26.92
03097051 598366.69 5014281.50 36.93 20.68 21.29 20.99
P-24 598383.1
I 5013932.00 36.80 17.13 18.58 17.86
PL27 598608.81 5014166.00 36.91 15.43 16.04 15.73
ANNEXEE

Hydrogrammes de puits au roc


des puitssurveilléspar le MENV
Hydrogrammes

Flydrogrammes des puits de suivis piézométrique du MENV

48,0

'ls
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o
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Date(d)

des puitsde suivispiézométrique


Hydrogrammes du MENV
48

46 _ 3097191
- 3097201
44

È 42
o
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34
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32

30

28
02-82 07-83 08-87 12-88 01-93
Dates(d)
ANNEXEF

Article publié à l'AlH, 2002


Erratum :

La Figure 2 del'article doit être remplacéepar la Figure 2.5 du Chapitre2.


REGIONAL
GROUNDWATER MODELLING
TO SUPPORT
AQUIFERSYSTEM
MANAGEMENT
IN THEVILLEMERCIER
AREA,QUEBEG,CANADA
OlivierPontlevoy,InstitutNationalde la RechercheScientifique-Eau,
Terreet Environnement, Quebec
René Lefebvre,InstitutNationalde la RechercheScientifique-Eau,Terreet Environnement,
Quebec
RenéTherrien,UniversitéLaval,Départementde géologieet géniegéologique,Quebec
RichardMartel,InstitutNationalde la RechercheScientifique-Eau,Terre et Environnement,
Quebec
MichelOuellet,Ministèrede I'Environnement du Québec,Quebec
CharlesLamontagne,Ministèrede I'Environnement du Quebec,Quebec

ABSTRACT
The contamination of a fracturedrockaquiferby DNAPLand dissolvedcontaminants has beenpresent
at Ville-Mercier
in the areafor 30 years.The originalmigrationof DNAPLand dissolvedorganiccompounds occurredthrougha sancl
and gravelunitlocallyin contactwiththe underlying rockaquiferand throughwindowsin the till overlyingthe bedrock.
The QuebecEnvironment Ministrycontrolledthis problemwith a pump-and-treat systemintercepting the dissolved
contaminant plume,and by the definitionof a controlled areawithinwhichgroundwater pumpingis prohibited. Thearea
surrounding Ville-Mercier, withinand outsidethe controlledzone,is a veryactiveagricultural areadedicatedmostlyto
vegetablecultureand groundwater is neededto supportthisgrowingindustry. The regionalfracturedrockaquiferin the
area is thus increasingly used and long-termgroundwater management is required.Numericalsimulations of
groundwaterflow in the aquifer,with MODFLOW,have focusedon reproducingthe currentflow system and
investigating
alternative withdrawalregimesto supportthe definitionof a set of aquifermanagement guidelines.

RÉSUMÉ
Le casde la contaminationde I'aquifère pardesliquidesorganiques
de rocfracturéde Ville-Mercier immiscibles denses
(DNAPL)et dissousexistedepuismaintenant prèsde 30 ans. À I'originela migrationdes DNAPLet du panachede
contaminants dissousémis par des lagunesd'entreposage dans I'unitéde sableet graviers'estfaite localement par
l'intermédiaire
de fenêtresdans le till recouvrantle roc. Pourenrayerla contamination de I'aquifère,le ministèrede
I'Environnement du Québeca misen placeuneusinede pompage et de traitementdeseauxcontaminées et a délimité
une zone dans laquellele pompageest interdit.La régionentourantVille Merciera développéune très forteactivité
maraÎchèreavec des besoinsen eau croissantsqui nécessitent une gestionde I'aquifère.Un modèlenumériqueà
l'aidedu logicielMODFLOW a doncété développé afinde simulerle comportement de la nappedansles conditions
actuelleset hypothétiques
poursoutenirla définition de règlesd'exploitationde I'aquifère.

1. INTRODUCTION affected houses and delineated an area within which


groundwaterpumpingis prohibitedor limited.
The town of Ville-Mercieris located 20 km to the south-
west of Montreal (Figure 1). Agricultureof this region is
well developedand groundwateris an importantsource of
potablewater. In the 1970's, storage lagoonsfor organic
liquids were excavated near a fluvio-glacialsand and
gravel pit. All around the pit, marine clay is present and
overliesthe sand and gravel unit (Lasalle,1981). Two
differenttills unit underliethis sand and gravel and local
studies show.that windows exist in the tills that enable
direct hydraulic exchange between bedrock and the
overlyingsand and gravel units (CNFS, 1993).The rock
unit under the till is composed of fractured sedimentary
sandstone and dolomite rocks of the Cambrian and
Ordovician Eras (Globensky, 1986). The original
migration of DNAPL and dissolved organic compounds
occurred through the sand and gravel fluvio-glacial
system that communicated locally with the underlying
rock aquifer through windows in the till overlying the
bedrock.These contaminantsthen reached neighbouring
private wells. The Ministère de I'Environnement du
Québec (MENV) controlledthe contaminationby putting
in place a pumping station and a water treatment plant
Figure1: map localisation
that intercepted the dissolved contaminant plume. The
MENV also extended the municipal water system to
The increase of agricultural activities in this region magnitudeas those proposed in other studies, which
creates drawdowns and local declines of existing well estimate a recharge about 5% (Hamel, 2001) to 15%
productivityhave been reported. This problem and the (Freeze, 1965) of the annual precipitationin similar
risk of an extension of the contaminant plume due to contexts.
increased pumping rates requires a long-term regional
groundwatermanagementplan.
4. HYDROGEOLOGY
This paper presents a 2D groundwater flow model
developedin order to better understandthe groundwater A hydrogeologicalstudy of the drainage basin of the
system and to supportthe developmentof a management ChâteauguayRiverby McCormack(1981)showsthe high
plan includingaquifer exploitationrules. A review of the potentialfor the roc( to be a good aquifer with well flow
numerouslocal studies that have been done for the Ville- rates above 5,5 m'/h. The hydrogeologicalsystem is
Mercier contaminatedsite or for municipal groundwater consideredconfined because clay and thick till deposits
supply helped us determine the hydraulic properties cover 85% of the region. Figure 2 shows confined and
requiredfor the model. unconfinedconditionsbased on the comparisonbetween
the hydraulicheads and clay thicknessexceeding2 m.
Previous hydrogeological studies (Hydrogeo Canada,
2. GEOLOGY 1981; Poulin,1977)concludethat the first 3 m of the rock
aquifer are intensely fractured and constitute a good
2.1 Bedrock aquifer.Specificstudies(CNFS,1993;Denis,1991)show
that bedrockpermeabilityis also importantup to depthsof
The rock aquiferconsistsof fracturedsedimentaryrock of about 20 m. The unconsolidateddeposits (till and clay)
the Cambrian and OrdovicianEras (Globensky,1986). are generally considered as impermeable or low
The Cambrianrocks are representedby sandstoneof the permeabilitysedimentswhile the sand and gravel unit is
Postdam Group while sandstone,dolomite and shale of consideredto be one of the most permeable sand and
the BeekmantownGroup representthe Ordovicianrocks. gravelformationsof the region (McCormack,1981).
Tectonicevents induceda successionof faults as well as
large amplitudeand low angle anticlinesand synclines.
Structural studies show two major subvertical fracture
familiesorientedN120 and N30 in decreasingorder of
d e n s i t y( G R E G I 1, 9 9 3 ;D e n i s ,1 9 9 1 ) .

2.2 Quaternarydeposits

Glacial events which occurredduring the Wisconsinian


allowedthe depositionof two tills (Lasalle,1981)on the
rock unit. The basal till is very compact and dense while
the upper till is reworked and more permeable (Parent,
personalcommunication).A fluvio-glacialsand and gravel
unit overliesthese two tills and outcropsas an 11 km long
crest near Ville-Mercier.Finally, during the Champlain
sea period, marine clay was deposited over both the
fluvio-glacialformationand the tills.

3. HYDROLOGY

The average annual precipitationof the region is about


1262 mmlyear. There are two main rivers in contact with
the rock aquifer in the study area: the ChâteauguayRiver
and the EsturgeonRiver (Figure 2). Other minor streams W lJnconfined 0 5000m
flow on clay and are used for the crop irrigation.Spring æ
* Contaminated
zone
and fall see the main rechargeevents of the rock aquifer
and will be discussed later. The recharge has been
calculatedusing meteorologicaldata and flow-ratesof the
Châteauguay River. Summer flow-rate is assumed to Figure2: Delimitation
olfil"if;n"o andunconfined
equal the water loss by the rock aquifer (Freeze, 1965).
The monthly mean of summer flow-ratesfor the period
1971-2000indicatesthat the water loss is equal to 92,7
mm/year over the basin. Based on mass conservation, Figure 3 is a piezometricmap of the rock aquifer.
the water loss equals the recharge of the rock aquifer, Groundwater generallyflows frorn the east to the west
and the recharge then equals 7,3% of the annual with higherpiezometriclevelsassociatedto higherrock
precipitation.This value is on the same order of topographyshown in Figure 4. The EsturgeonRiver
seems to be in contactwith the rock aquifernear its river flow rates (on this river stage) (Figure 5). In this
junctionwith Châteauguay Riverbecausethe flow lines figure the summer piezometric data variations are
convergethereto createa piezometric depression.
This attenuated because of the seasonal local pumping for
piezometriclow is notdueto a wellsincethe nearestwell crop irrigation.
is AlimentCarrièresLtd and it operatesonlythreemonth
a year(Technorem, 1998). The main hydrogeologicalpropertiesof the rock unit are
summarised in Table 1. The mean arithmetic
(m) transmissivityof the rock is 1,3x10-3m'ls. The porosity
varies between0,026 and 0,096 (laboratorymeasurement
by Rouleau et al., 1996; Denis, 1991). Other studies
(CNFS, 1993; Poulin, 1977) suggest0,05 as a porosity
value. The storagecoefficientmeasuredby pumpingtests
is generallyon the order of 10', which confirms the
hypothesisof a confinedaquifer.

Table1: Summaryof rockproperties

Transmissivity(m'ls) 1,1x10-3
3,29x10'2

5. MODELDESCRIPTION

5.1 Limitandboundary
conditions
Figure3 : Piezometricmap of the rock aquifer
(metersabove mean sea level,AMSL)
The Châteauguay Riverwas chosenas the westernlimit
of the modelbecauseof its contactwiththe rockaquifer
and a constantheadlimitis imposedalongthe river.The
exposedrockandthe exposedreworkedtill associated to
the highestrock topography, the limitsof hydrographic
basin,andthe piezometricmaphavebeenusedto define
the North,Eastand Southlimitsof the groundwater flow
system.No flow is imposedto theselimits(Figure6). A
constantheadis imposedto the Esturgeon Riverfromits
junction with ChâteauguayRiver to the upstream
outcroppingrock.Theflowout of this limitcorrespondsto
the dischargerate measuredin summerby D'Anjou
(1eeo).
5.2 Numericalgrid

The study region covers almost 250 km2.The numerical


grid of the regionconsistsof 1051 cellswith a maximum
of 40 cells in x direction and 40 cells in y directionwith
uniformdimensions(dx=dy)of 500 m.

5.3 Bedrockhydrogeologicalparameters

In order to cover all the regionalwell depths,we chose a


100 m rock thickness within which groundwaterflow is
Figure4: Topographyof the bedrocksurface active. This estimation allowed us to also consider the
vertical and the horizontalflow that supply the wells. The
model focuses only on the flow in the rock aquifer, so a
2D modelwas developedusing MODFLOW.We assume
The comparisonof the ChâteauguayRiver flow-ratewith
that the flow conditionsare steady state.The rock aquifer
the piezometricdata taken near the junction of the two is consideredas an equivalentporousmediumto simplify
rivers clearlyshows a link betweenpiezometriclevelsand
the model. We assumed that the transmissivityvaries
Com parison of the flow-rate of Chateauguayriver with the piezom etric
d a t a o f t h e o b s e r v a t i o nw e l l n e a r S t e - M a r t i n e
1000 32,500
+ River f low rate
32,000
-*- Piezometricdata I
CL
o 31,500
ÈE t o o il
g
31,000 o
g
E o
A)
3 30,500
CL
I 3
lr
10
30,000 CN
=
r
29,500

29,000
15-03-00 04-05-00 23-06-00 12-08-00 01- 10-00 20-11-00
Date(d)

Figure5 : Comparisonof the Chateauguayriverflow-ratewith adjacentpiezometricdata

with the type of deformationbecause anticline fractures


are more open than synclinefractures.Then, the axes of 5.4 Groundwaterrecharge
these folds (Globensky,1986)allowedthe delimitationof
three zones with a differenttransmissivity(Figures6 and Based on well hydrographs, in Spring the snow
8). The porosity used for the aquifer is 0,05 and the accumulatedduring winter melts in one month (April)and
storagecoefficientis 10 constitutesabout 90% of the recharge.A small recharge
event occurs also in October with about 10% of the
recharge because evapotranspirationis low during this
period.The spatialdistributionof the rechargedependsof
the depositsoutcroppingat the surface and their contact
with the bedrock. Table 2 summarises the infiltration
values selected for each exposed deposits of the study
region (Figure6) and are adaptedfrom Hamel (2001) and
previous studies. We consider that infiltrationis not the
same for the two tills. which was not assumed in other
studies.The values summarisedin Table 2 were slightly
modifled to obtain a total infiltration equal to that
calculatedpreviously.

Table 2: Area and estimatedinitialinfiltrationvalues of


each unit

<+ Stmcllno
++ Antlcline

Figure6 : Quaternary
deposits,mainbedrockstructures
andflowboundary (Lasalle,
conditions 1981and
Globensky,1986)
inflltrationvalues for the two tills had to be decreased
6. SIMULATIONS too, then only half of the estimatedrechargereachesthe
rock. We tried to apply the values shown in Table 2 with
6.1 Calibration no success, the simulated hydraulic heads were always
much higher than the observed heads. But even with a
The calibrationof the model is accomplishedby finding a recharge divided by two, it is still in the range of the
set of parametersthat matchesthe simulatedheads with estimatedrechargevalues of Hamel (2001)who found an
the observed heads. Resultsof the calibrationare shown average rechargeof 45 mm/y in a similarcontext.Table 4
on Figures 7 and 8. Three transmissivityzones (Table 3) shows the calibratedvaluesfor the recharge.
were used: a first zone occurs near Ville-Mercierwith
T=1,3x10-3m2ls, a N-S SfRemi zone with T=1,8x10-3
m'ls and a finql zone that covers the rest of the region
with T=9,2x10-3m2ls (Figure 8). These zones are the
result of the different simulations done during the
calibration of the model in steady-state conditions.All
these values are on the same order of magnitudeand two
values clqse to the mean arithmetictransmissivityequal
to 1,3x10-3m2ls.

Table 3: Bedrockcalibratedproperties

1,1x10-3

-lc' llydtoullcheod(mAMSL)

Figure8: Simulated
headsmap,wellsandtransmissivity
OU
zones
-55
vt
Table4: Calibrated
rechargevaluesfor the model
Ëi so I
a
a
a ./i
!l 45
IE

Êoo
35
/a
J )

Observed heads(m)
Figure7 :Simulatedversusobservedheads

The calibration of the model shows the important role


played by the sand and gravel unit in the rechargeof the 6.2 pumping
groundwater
lmpactof regional
rock aquifer.The first infiltrationvalue (210 mm/y)was not
enough and had to be increasedto 600 mm/y to obtain Simulationswerealsodone undertransientconditionsin
the same local piezometric distribution.This could be order to assess the impact of seasonalagricultural
explained by the hydraulic exchange that exists through pumpingfor crop irrigation.
We startedthe simulationon
the till windows between the rock aquifer and the sand January1'' because we assumethatthe hydraulic heads
and gravel pit aquifer. A recharge of 600 mm/y is an then correspondto the mean annualheads.In this
acceptable value because it is lower than the annual thereis 4 stressperiodsfl-able5), eachperiod
simulation
precipitationin the Ville-Mercierarea. lt appears that the correspondsto a particularevent: start or end of the
recharge (April, October),start or end of the agricultural 6.3 Particletracking
pumping.
The contaminantplume of Ville-Mercieris containedby a
hydraulictrap but some wells south of the source area
Table 5: Main eventsof the model indicate that contaminants are present outside of the
zone influenced by the pumping of the MENV station.
This contaminationcould be ancient contaminationthat
was present before the installationof the pump and treat
system.A simulationwas made in steady-stateconditions
to perform particle tracking. We release particles at the
371408,4 localisationof these contaminatedwells to simulatetheir
migration. Results after 10 and 20 years are shown in
Figures 10 and 11. lt shows that the contaminant
pathways are toward Ste-Martinewells that supply the
10t01-10t31 populationin groundwater.Howeverthe EsturgeonRiver
may well constitute a hydraulic barrier between Ste-

The municipal wells for groundwatersupply are


consideredin steady-stateconditionsand operateall
year.Thesimulation showsthatpumpingfor the St-Remi
watersupplygenerates a 6,5 m drawdownafteroneyear
(Figure 9). The mean drawdowngeneratedby the
agricultural pumpingafter 4 monthson the regionis
almost1,5 m witha maximumof 3 m reachednearSt-
Remi.The actualannualâgricultural pumpingrepresents
7o/oof the recharge.
As we sawbefore,in our modelonly
half of the rechargeis considered,so in this case the
annualagriculturalpumpingrepresents 14%of the model
recharge.This value is reasonableeven if the pumping
occurs in summer.Most of the importantwells are
situatedin the rechargeareas which minimisesthe
pumping impacton theaquifer.

after10yearsfrom
Figure10 : Particlesmigration

,r4:@

Figure11 : Particlesmigrationafter2Oyearsfrom

Figure9: Drawdownscausedby 4 monthsof agricultural


pumping and10monthsof municipalpumping,simulated
Marine and the contaminant plume. However, it is
undertransient
conditions assumed that this part of the Esturgeon River is a
constant head in our model. Different simulations have
been done using differentvalues of porosityto estimate
the water use. ln each case, particlesreach the river in 20 Betweenthe controlledarea of Ville-Mercierand the
years but that estimatedoes not considerany retardation. Châteauguay River,a bufferzonewas delineated. Here,
groundwater flowsfromthe areaof the formerlagoonsto
6.4 Aquifersensitivity the Châteauguay of a pumping
River,so the installation
wellin thisareashouldbe allowedunderthe conditionof
Simulations were also done to estimate the aquifer a permanent waterqualitymonitoringprogram.
sensitivity to a hypothetical temporal variation of the
recharge. Figure 12 shows a comparison for the
simulated results obtained with the actual recharge and
pumping conditionsand a rechargedecreasedby 2O% 4,5
--O-x=100 m,Q=800m3/d i<-F v";
--**x300 m,Q=800m3/d
and actual pumping conditions. lt shows that a 1 m -(
--êÉ*x=SOO 13ffiiF;
.r
m O=8OO m3/d
additional decrease in the heads is generated in the
recharge zone. Such drawdowns in low groundwater
recharge years could affect wells that are not deeply a !
drilledinto the bedrockaquifer. E 3
' ^-
o z,c
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1,5
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0,01 0.1
Time (d)

aa
Figure 13: Drawdownestimationwith the Theis method
a
a for a 1,3x10-3m2lstransmissivity
aa

Simulationsto estimate the sensitivityof the aquifer to a


variation of the recharge indicate that the actual
exploitationdoes not reach 2OYoof the recharge.In fact,
municipaland agriculturalaquiferexploitationreach 15%
of the recharge. Such exploitation levels seem
sustainable but water level monitoring should be
-'2 -' Drawdown lor a20o/orecharge less (m AMSL)
maintained in the area to further assess piezometric
equilibrium.
Figure 12: Drawdowngeneratedfor actualand 20% less
recharge 8. CONCLUSION

Althoughjust half of the estimatedrechargeis considered


7. EXPLOITATION
RULES in our model, it appears that this model gives us a better
understanding of the hydrogeological
system.lt highlights
Results of simulations allowed the definition of the importantrole played by the sand and gravel unit in
exploitation rules for the regional aquifer. First, all the the rechargeof the rock aquifer. lt shows that the actual
wells must be drilled to a depth of at least 10 m into the agricultural groundwater exploitation is reasonable with
bedrock to minimise their eventual drying if they are only 7o/oof the recharge rate used over all year that
locatednear a high pumpingrate well. Figure 13 shows generates a mean drawdown of 1,5 m. Simulations
one of the 15 graphs made with the Theis method to allowed the definitionof exploitationrules for the aquifer
estimate the drawdown generated at differqnt distances to prevent the overuse of the groundwaterresourceand
and times from a well for a 1.1x10-" m'ls rock minimise potential conflicting groundwater users.
transmissivity, a 1Oa storage coefficient and a 0,05 Simulationsfor particlespathwaysnear Ste-Martinehave
porosity value. These graphs were done for different been done with differentvalues of porosity and highlight
transmissivityand different pumping rates. They helped the crucial role played by the Esturgeon River, which
work out the maximum pumping rate allowed (800 m"/d) seems to be an outlet of the aquifer and a hydraulic
and the distance to respect between wells accordingto barrier against contaminant migration from the former
their pumping rates to limit the decrease of their lagoons of Ville-Merciertowards Ste-Martine.A specific
productivity, study should be done to better understandthe role of this
river in the aquifersystem.
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