Modélisation Modflow
Modélisation Modflow
MODÉLISATION
HYDROGÉOIOCIQUE
POURSUPPORTER
LA
AQUIFERE
GESTIONDU SYSTEME DE LA REGIONDEVILLE.
MERCIER
Par
Olivier Pontlevoy
Mémoire présenté
Pour l'obtention
Du gradede Maître ès sciences(M.Sc.)
Juryd'évaluation
Mai 2004
ft /14
Directeur de recherche
ii
ABSTRACT
A 2D regional flow model was developed to simulate the behaviour of the flow system
under present-day and alternative withdrawal regimes. This model was used to support
the dehnition of a set of aquifer managementguidelines.This model is consistentwith
field observationsand has been used under transient and steady state flow conditions. A
better understanding of the hydrogeological system, the estimation of the aquifer
sensibility to recharge changes and an estimation of main municipal wells contribution
areas were achieved by different simulations. On the basis of those results, we
recommend groundwater exploitation zones with specific groundwater use constraints.A
groundwaterexploitation guide is also proposedas an aquifer managementtool.
The pump and treat system presently in use at the former Ville-Mercier lagoons is
becoming obsolete.In order to choosea better adaptedtechnology to replace this system,
a multi-layer 3D model representingwater flow at the contaminated site in detail was
developed. The model considers both groundwater flow in the sand and gravel fluvio-
glacial deposit and regional groundwater flow in fractured rock. The sand and gravel unit
is directly in contact locally with the underlying bedrock aquifer through windows in the
layer of till overlying the bedrock, so we focused our attention on these windows during
the calibration tests. Simulated water flow obtained from this model in comparison with
observed groundwater flow in both rock and sand and gravel aquifers is representative
tl1
and hydraulic exchangesbetween those 2 aquifers are well charucterized.The model has
shown that windows in the till seem to have more effect than observed previously, and
that the pump and treat withdrawal in this area has reversed the vertical water flow
through till windows. This systemis seento be successfulfor contaminantplume control.
REMERCIEMENTS
A tout seigneur tout honneur, je tiens à remercier en premier lieu mon directeur de
recherche, René Lefebvre auprès de qui j'ai énormément appris. Je souhaite à tout
étudiant de tomber sur un directeur de son calibre, humain, ouvert et une source de
connaissanceintarissable. J'aimerais remercier mes co-directeurs de recherche, René
Therrien et Richard Martel pour leurs conseils avisés,et leur disponibilité.
Merci à mes parents qui m'ont toujours soutenudans mes choix et qui m'ont permis
d'arriver là ou j'en suis actuellement(mêmesi ça a été un peu long. ..).
Enfin je tiens à remerciermes amis qui auront constituéma famille d'adoption au cours
de ces deux annéespasséesau Québec,très belle place pour étudier et profiter de la vie :
les 5 à 7, la bière, et l'hiver (une très belle saisonquoi qu'on en dise). Je finirais par la
dernière mais non la moindre, ma blonde Anne-Laure, merci pour ton soutien et tous ces
moments de bonheur.
Merci à tous.
TABLEDESMATIERES
R é su mé ..... i
............
Remerciements........... ...........
v
Ta b l ed e sMa ti è re s.............. vii
..................
Listedesfigures ix
...................
Listedestableaux.... .............
xi
Listedesannexes
CHAPITREI INTRODUCTION.. 1
............
1.1 L
. o ca l i sa ti o n ......... I
...........
1.2.Historique dela contamination......... 3
.................
1.3 P
. ro b l é ma ti q u e ...... ..........3
1.4.Butset objectifs ..............4
1.5 Mé
. th o d o l o g i e .................4
1.5.1.Compilation desdonnées existantes ...........4
1.5.2.Intégration et analysedesdonnées................ ................
5
1.5.3. Modélisation numérique ...........
5
LoGI
i##âiJi,i, :) ::*
3,?fiH:l::î::l :uE:l :: :: ::* : :'1,
2.1H . ydrologie......... ............7
2.2.lJtilisation deI'eausouterraine ........8
2.3.Estimation dela recharge ............... ll
2.4.Géologie régionale .'.....l2
i eur o c . . . . . . .
2 . 4 . 1G. é o l o g d . . . . . . ..........12
2.4.2.Géologie desdépôts meubles.... ................ 13
2.4.2.1 L .e st i l l s . . . . . ......14
2.4.2.2. Lessables et graviers .......I4
2 .4 .2 .3L.e sa rg i l e s . .....14
2.4.3.Estimation desépaisseurs descouches ....................... 15
2 .5 .H yd ro g é o l o g i e .... .......;.......... ' .' .......17
2.5.1.Caractéristiques hydrogéologiquesdu roc .................. 18
2.5.2.Caractéristiques hydrogéologiquesdesdépôtsmeubles ...............20
2 .5 .2 .1L.e sti l l s... ........20
2.5.2.2. Lessables et graviers .......20
2.5.2.3. Lesargiles ......20
2.5.3.Écoulement deseauxsouterraines............... '..........2L
2.6.Limites dela régiond'étude ..........26
vll
3.2.Conditions auxlimites 30
...................
3 . 3 .M a i 11 a 9 e ............. ..........
31
3.4.Choixdesparamètres hydrogéologiques
du roc ................32
3.5.Valeursderecharge.............. 33
..........
3.6.Calage du modèle. ........34
3.7.Sensibilité du modèIe...... 38
...............
3.8.Critiquedu calage ........40
5 . 1 .L o g i ci eul ti l i sé ...............i.. 57
.............
5.2.Limites du modèlelocal....... ..........
58
5.3.Données avantpompage 60
................
5 . 4 .M a i l l a g .............
e ..........6 2
5.5.Constitution du modèlenumérique en3 dimensions......... ..................62
5.6.Limitesdu modèleet conditions imposées.............. ..........64
5.7. Paramètres initiaux................ 66
.........
5 . 8R . echar9e............. .........68
5 . 9 .C a l a g e ........68
5 . 1 0S . e n si b i l idtéumo d è Ie ...... .............76
5 . 1 1S . a tu ra ti o n ......... ..........7 8
5 . 1 2Ef. fe td e sfe n ê 1 re s................ 80
..........
5.13.Traçage departicule............ .........
82
5.14.Bilanhydraulique despuitsdeI'UTES .........
83
5.15.Transport demasse ....84
CHAPITRE6 CONCLUSIONS
ET RECOMMANDATIONS 87
....................
6 . 1 . É t a tdlea si tu a ti o n ............ 87
..............
6.2.Gestiondel'eausouterraine dansla régiondeVille-Mercier 91
.............
6 . 3 . Q u esti o n S e n co re à ré so udr eetdonnéesr equises
R E F ER E N C E.........
S 95
..............
vlll
LISTEDESFIGURES
F i g u r e l . l : C a r t ed e l o c a l i s a t i o .n. . . . . . . . . . .......................2
Figure 2.1: Cartede la répartitiondespuits agricoleset municipaux ............10
Figxe2.2 Cartede la topographiedu roc ................
13
Figure2.3 Carte d'épaisseurdesdépôtsmeubles ..... 15
Figwe 2.4 Coupesstratigraphiques........ 16
..................
Figure2.5 Délimitation deszonesconfinéeset non confinéesde l'aquifère au roc.......17
Figwe2.6 Cartepiézométrique régionaledansle roc ................23
Figare2.7 Comparaisondes débits de la rivière Châteauguayavec les données
piézométriques du puits03097094. .......... ..........24
Figure2.8 : Essaisdepompage à Ste-Martine par
réalisés Technorem (1998)................24
Figure2.9 : Cartedelapiézométrie localedu roc ......25
Figure2.10: Cartedelapiézométrie desdépôts meubles.... ........26
Figure2.lI : Cartereprésentant lesprincipalesstructuresgéologiques
et lesdépôts
me u b l e s .........27
F i g u re3 .1: C o n d i ti o nasu xl i mites....... ......................31
Figure 3.2: Carte représentant lesprincipales géologiques
structures et les zonesde
ix
Figure 5.13 : Comparaisonde lapiézométrie observéeet de lapiézométrie simulée dans
LISTEDESANNEXES
xi
1
CHAPITRE
INTRODUGTION
Marie Curie
1.1.Localisation
0 4000 m
t=Ft-r
1.3.Problématique
Les objectifs visés par ce travail peuvent être séparésen deux parties. La première partie
du mémoire correspond à I'approche régionale du problème dont le but est de produire
desoutils qui aiderontà gérerl'exploitation desressourcesen eau souterraineà l'intérieur
et en périphérie de la zone réglementée. Cette gestion devrait assurer
l'approvisionnement en eau souterraine tout en évitant les surexploitations locales et
régionales.Elle devrait aussi empêcherla contaminationde cette ressourceà partir du site
des ancienneslagunes de Ville-Mercier. La deuxièmepartie de ce mémoire correspondà
I'approche locale du problème dont le but est de développer un outil qui servira de
support dans le choix de la ou des technologiesde remplacementdu systèmede pompage
et traitement actuellementen place. Cet outil devrait permettre de quantifier l'écoulement
au site des ancienneslagunesmais aussi de préciserI'interaction hydrauliquequi existe
entreles unités de sableet sravier et de roc.
1.5.Méthodologie
'1.5.1.
Compilationdes donnéesexistantes
Depuis 30 ans,le site de Ville-Mercier a fait l'objet de nombreusesétudesqui ont apporté
énormément d'informations. Ces informations nous ont été fournies par le ministère de
I'Environnement et comprennent les puits compilés de la banque des puisatiers, les
études de firmes de eénie-conseil réalisées dans le secteur d'étude. les données
les donnéesdu réseaude suivi piézométriqueet de la qualité de I'eau
météorologiques,
souterrainedu ministèrede I'Environnement,I'usagede I'eau souterrainedansla région
d'étude,et lessuivisde la nappeauniveaurégionalet local.
numérique
1.5.3.Modélisation
Deux modèles numériques ont été développésdans le cadre de ce travail : un modèle de
l'écoulement régional dans le roc en conditions saturéeset un modèle de l'écoulement
local dans le roc et dans les dépôts meubles en conditions non safuréesau site des
ancienneslagunes de Ville-Mercier. Dans les deux cas, la même approche a été suivie :
définition d'un modèle conceptuel,délimitation du secteurà modéliser,utilisation de la
compilation des propriétés hydrogéologiques des matériaux, utilisation des cartes
hydrogéologiquespour servir de condition initiale au calage,discrétisation du domaine à
modéliser, calage du modèle et évaluation de sa sensibilité par des simulations
paramétriques.
CHAPITRE2
CARACTER|SATION
HYDROLOGIQUE ET GEOLOGIQUE
DE LA RÉGIOND'ÉTUDE
Hubert Reeves
hydrologiqueset
les principalescaractéristiques
ans ce chapitresont présentées
géologiquesde la région d'étude.Une premièreestimationde la rechargeest
desmatériauxgranulairesfaite à partir de
proposéeainsiqu'uneévaluationdesépaisseurs
a été dresséet les
Un bilan de l'utilisationde I'eau souterraine
la banquedespuisatiers.
propriétés desmatériauxgéologiques
hydrogéologiques surla régiond'étudeont
présents
dansce chapitre.
étécompilées
2.1.Hydrologie
2.2.UttLsationde I'eausouterraine
L'utilisation de I'eau souterraine sur la région d'étude peut être divisée en deux
catégories(Tableau 2.1). La première catégorie comprend les municipalités de Ste-
Martine, St-Rémi, et St-Isidore qui pour alimenter les populations pompent l'eau
souterraine avec un rendement et des débits annuels élevés. La deuxième catégorie
comprendles exploitationsagricolesqui pompentl'eau pendantles 4 mois estivauxavec
des débits très variables (de très faibles à très élevés) essentiellementpour irriguer les
cultures.
surun territoirede 246lrcrr2
Tableau2.1 : Utilisationde l'eau souterraine
*
ffi
w
100 m3/d<Q <400 m3/d
Puitsde l'UTES
0
F
4000m 't'
Figure 2.1: Cartede la répartitiondespuits agricoleset municipauxet de l'utilisation
maximalede l'eau sur la région d'étudeà des fins agricoles
(d'aprèsles donnéesdu MAPAQ, 2001)
Base
crépine
m
5 9 9 3 1.1
3 88 5015273 8.37
50r5277 8.s3
s 0 1 5 218 8,63
Laidlaw PO-87-01
10
2.3.Estimationde la recharge
Deux méthodesont été utilisées pour estimer la rechargede l'aquifère à partir des débits
de la rivière Châteauguay (Annexe B). Ces estimations seront précisées par la
modélisation dans le Chapitre 4. Une première estimation de la recharge à partir de la
méthodeemployéeparFreeze(1965) a donc été réalisée.La rechargede l'aquifère au roc
a été estimée à partir des donnéesmétéorologiquesde la région de Châteauguayet des
débits journaliers de la rivière du même nom fournis par le ministère de I'Environnement
du Québec.
365fato"l
I'n]" 24lhtdlx
7szl#ts]x 3600 0,0927 [*tor]
2490x 106lm']
1l
utilisée.Les mêmesdonnéesont été utiliséesmais les résultatsde cetteméthodeestiment
la décharge,et donc la recharge,des eaux souterrainesà environ 221 mm/an Cette valeur
est très élevéepar rapport aux étudesprécédentesqui ont été réaliséeset qui estimaient la
rechargeà environ 100 mm/an. Ceci peut provenir d'une sousestimation du ruissellement
et donc une surestimation de la recharge. De plus cette méthode peut être biaisée par
I'emmasasinementde l'eau dansles bersesde la rivière.
2.4. Géologierégionale
2.4.1.Géologiedu roc
Le socle est constituépar des rochessédimentairesd'âge Cambrienà Ordovicien (500 à
par les grès du groupe
430 millions d'années).Les rochesdu Cambriensont représentées
de Potsdam tandis que les grès, dolomies et shales du groupe de Beekmantown
représentent les roches datant de I'Ordovicien. Ces formations ont subi une légère
déformation structurale lors de I'orogenèse taconienne qui se résume par des failles et
joints, et par des slmclinaux et anticlinaux de grande amplitude. Les fractures à pendage
sub-vertical peuvent être divisées en deux familles. La première famille, de moindre
de joints variant de 0,1 m à
importance,est orientéeN030E et présentedes espacements
0,45 m tandis que la secondefamille, plus importante, est orientée N120E avec des
espacementsde joints variant de 0,1 m à 1,0 m. Trois axes de plis traversentde part et
d'autre la zone d'étude. Ce sont les synclinaux de Ste-Martine et de Candiac et
I'anticlinal d'Aubrey (Figure 2.ll). Les couches sédimentairesaffectées par ces
déformations présentent de faibles pendages avec des angles jamais supérieurs à 10
degrés. I1 existe quelques affleurements rocheux dans la région étudiée, notamment au
t2
niveau de Ste-Martine et dans la rivière Châteauguay.La Figure 2.2 représente
l'élévationde la surfacedu roc estiméeà partir desdonnéesfourniesparla banquedes
Puisatiersdont lespuits sélectionnés
sontdécritsen AnnexeC.
(m AMSL)
Elevation
Foo
it---
61 t (n
H52
l-4e
H46
H43
F:_]40
H37
h*134
MIF JI
JZO
zz5
n13
n1t
li
Forages
0 4 0
ffi
2.4.2.Géologiedes dépôtsmeubles
Après la longue période d'érosion glaciaire du Wisconsinien donnant son aspecttrès
accidenté à la surface du socle, les dépôts meubles datant du Pléistocènerecouvrent le
roc. Les premiersà se déposersur le soclerocheuxsont le till basalet le till remanié,puis
13
les sables et graviers d'origine fluvio-glaciaires, et enfin les argiles résultant de la
transgressionmarine à l'origine de la mer de Champlain.
2.4.2.1.Les tills
Le socle est recouvert par le till basal, c'est un matériel très compact, dense et peu
perméable,il est le résultat de l'érosion de la roche par les glaciers.Au-dessusdu till
basal, on retrouve par endroit un till remanié moins compact et plus perméable (Parent,
2000, communicationpersonnelle)qui serait un till d'ablation déposélors de la fonte
d'une glace mince. Ces deux tills présententlocalement des fenêtres qui mettent en
contactdirectementle roc avecl'unité de sableet gravier (CNFS, 1993).Il sembleraitque
ces fenêtresne soient présentesqu'au niveau du complexefluvio-glaciaire (voir Section
2.3.3).
2.4.2.3.Les argiles
t4
Les cartesd'épaisseurgranulairegénéréesà partir des donnéesde la banquedes
puisatiersmontraientdeszonesoù le roc était en contactavecles sableset gravierssur
une grandesurfaceentreVille-Mercieret Ste-Martine,au suddesancienneslagunes.Des
coupesgéologiquesont donc été réaliséesà partir des descriptionsstratigraphiques
très
lors de f installationdes piézomètres.Ces coupesmontrentque
détaillées,enregistrées
souventle till a été associéaux sableset graviersou à l'argile dansles descriptionsfaites
par les puisatiers.En fait, il sembleraitque la couchede till soit présentesur toute la
régiond'étudeentreI'unité de sableet gravieret l'unité rocheuse,exceptéeau niveaudu
moyennede 2 m. Les cartesd'épaisseur
complexefluvio-glaciaire,avecune épaisseur
du contextegéologiqueet le roc peut
ne sontdoncpasreprésentatives
granulairegénérées
être considérécommeconfinésur toutela région.La Figure2.3 montrel'épaisseurdes
dépôtsmeublessur la régiond'étudeet la localisationdescoupesprésentées
à la Figure
2 . 4.
Épaisseur
tr
fr40
r-t^^
ro
f--l
-
fi32
il28
Firo
Hro
ffi16
Mffi
w12
U
U
a
v4
r
IO
I Puitsd'observation
0 4000 m
FT
desdépôtsmeubleset localisationdescoupes
Figure2.3 : Carted'épaisseur
stratigraphiques
l5
C o u p eC C '
50 50
J
4A 40
30 JU
:p 20 zv
$
UJ 10 10
0 0
CoupeDD'
50 50
340 40
;c 3 0 30
;
.9 20 20
o t n 10
0 0
140 40
?ao 30
g
g2a 2A
ô 1 0 10
tlj
0 0
O 2000m
æ
2.5.Hydrogéologie
WW Nappelibre 0 4000m
ffi Zoned'exclusion ffi
+ dansle roc
Puitsd'observation
l7
hydrogéologiques
2.5.1.Garactéristiques du roc
Les études hydrogéologiquesprécédentes(Hydrogeo Canada, 1981; Poulin, 1977)
estimaient que seuls les trois premiers mètres du roc étaient très fracturés et constituaient
un bon aquifère. Des débits supérieurs à 5,5 *'/h étai"nt d'ailleurs obtenus par
McCormack (1981). Mais destravauxrécentsmenéspar Denis (1991) et le CNFS (1993)
montrent que le roc présenteune très bonne perméabilité à plus de 20 m de profondeur.
De nombreusesétudes ont été menéespour caractériserles propriétés hydrogéologiques
du roc. Les principaux paramètres comme la transmissivité (T), la conductivité
hydraulique (K), la porosité (n) et le coeffrcient d'emmagasinement(S) sont résumésdans
le Tableau2.3.Latransmissivitémoyennesur l'ensemblede la région étudiéeest estimée
à l,2xI0'3 m2ls,la conductivitéhydrauliquemoyenneest de 2,23x10'sm/s tandis que le
coefficient d'emmagasinementmoyen est de 4,38x10-4.Mais dans beaucoupd'essaisde
pompage le coefficient d'emmagasinementavoisine plus souvent les 10-0, ce qui
confirme d'ailleurs I'aspect captif de la nappe.La porosité du roc mesuréeà I'aide d'un
porosimètreà mercurepar Denis (1991) varie entre 0,026 et 0,096. La valeur moyenne
considéréedansles étudesprécédentesest de 0,05.
Sur le site de Ville-Mercier,lamoyenne arithmétiquede la transmissivitéest de 1,3x10-3
m2ls, celle de la conductivité hydraulique est de 2,2xI0-6 m/s et celle du coefficient
d'emmagasinement
de 8,8x10-a
Tableau2.3 : Compilationdespropriétéshydrogéologiques
du roc
Sources
Poulin,1977 Ville-Mercier 3,9x10-7 6,4x10-8 0,05.
fracture:
0,12
Ville-Mercier 1 .8 x10- s 9.5x10-6
Ville-Mercier 1.8x10-6 5.1x10-7
Ville-Mercier 8.7x10-7 9"6x10-7
Ville-Mercier 6.4x10-6 2.Ixl0'6
McCormack, de 4,1x10-a
à
1981 4.3x10-a
18
I,7xl0-a
St-Isidore 5.4x10-3
Hydrogéo, 5.7x10-6
1981 1"8x10-3 4.5x10-s 1x10-a
75x10-a 6.7x10-6
3.16x10-5 1,lxl0-6
2,Tx!0'7
D'Anjou, I.2xI0'a
r99I Ville-Mercier
1.5x10-s
1.4x10-5 2.7x10-s
7.4x10-s 1"9x10- s
l.7x|0'a 4.5x10- s
Gélinaset al, Ville-Mercier de2,9xl0-4à de2,4xl0-3 à
1989 2.4x10-a
Denis.1991 Ville-Mercier 1x10-6 1x10-7 effective:0,0
2
totale:0,036
à 0.096
7xl0-7
t9
lx10-3 2xl0's
2.5.2.1.Les tills
2.5.2,3,Les argiles
20
m/s (Géomines,
varie de 0,36à 0,65et la conductivitéhydrauliqueverticaleestde 10-10
1 9 8 3 ).
desdépôtsmeubles
Tableau2.4 : Propiétéshydrogéologiques
Conductivité Coefficient
hydraulique d'emmagasinement Source
à
6,4x10-lo 2
4x10-10 2
k" : 10-lo
Sableet 2,I6xI0-a 0,03à 0,4
ier
Till l,3lxl0-5
remanié
Till de 1,73x10-8
base
La Figure 2.6 représentela carte piézométriquedans le roc généréeà partir des relevés
effectuésen novembre 2000 par le ministère de l'Environnement du Québec (Annexe D).
Cette Figure montre que l'écoulementdansle roc se fait globalementde I'est vers I'ouest
avec une légère composantevers le sud au niveau de Ville-Mercier qui semble due en
partie à l'effet du piège hydraulique en fonctionnement dans les ancienneslagunes.Dans
la partie est de la région d'étude les niveaux piézométriques élevés sont associésaux
hauts topographiques du socle rocheux montrés à la Figure 2.2 et à la recharge
préférentielle dans ce secteur. Il semblerait que I'embouchure de la rivière Esturgeon
constifue un exutoire de la nappe au niveau de Ste-Martine. En effet, la convergencedes
lignes d'écoulementde l'eau souterrainevers ce point génèreun creux piézométrique.
Les relevés effectués depuis 1977 lors de précédentesétudes montrent aussi ce creux
2l
piézométriqueau niveau de Ste-Martine. Cette convergencene semble pas liée à I'action
de puits locaux, le puits le plus proche étant celui de Aliment Carrières Ltd qui ne
fonctionneque 3 mois par an (Technorem,1998).La comparaisondes débitsde la rivière
Châteauguayavecles relevés piézométriquesdu puits 03097094, situé à environ 1 km en
amont de la jonction de la rivière Châteauguay avec la rivière Esturgeon, montre
clairement un lien entre l'aquifère et la rivière Châteauguay(Figure 2.7). La corrélation
est moins flagrante en été probablement à cause des pompages saisonniers pour
I'irrigation et l'usage industriel (l'usine d'Aliments CarrièresLtd n'est pas très loin du
piézomètre). Cependant, les essais de pompage réalisés par Technorem (1998) et
réinterprétésdans ce mémoire (Figure 2.8) ne montrent pas ce lien entre la nappe et la
rivière. En effet, si on considèrela zone d'influence du puits, il devrait aller chercherune
partie de son eau dans la rivière or lors des essaisde pompage,la courbe de Theis ne
montre aucun changement de pente qui paraît être relié à une limite positive. Les
piézomètresétaientpeut-êtretrop éloignéspour détectercet effet.
22
Hydrauliques
Charges
(mAMSL)
E*
-- 00
f Puitsd'observation
0 4000m
-t
32.0
\
û
il
l\^l l r l I
ô.
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O O O O o O o o O - - - : - È C { C l N C l C l
x x x x x x = x x x x x x x x x = = x x x = ; < é é é
d N N N N N N N N N d N N N N N N N N N N N N N N N
E 1,00
g
o o 7082,r=1171.5
m
Ê
o A 7083,r=1171.5
m
(E
.cl o PO-1.r=55m
(s 0.10
É. PO-2,r=71.5m
PO-3,r=632.5m
PP-1
-Courbe Theis
0,01
1Ê03 1Ê 02 1 E - 0 1 18100 1E+01 1*02 1Ei03 1E+04 1E-05 1F06 1Ef07 1F08
t/r2 1s/m21
24
Au niveaulocal, la Figure2.9 montreque l'écoulementdansle roc suit l'écoulement
régional.L'effet du piègehydrauliqueestbien visible de mêmeque celui de I'exutoire
versle sudsud-ouest.
qui orienteunepartiedel'écoulement
Charges
hydrauliques
(m)
F,'
F46
F45
F44
F.tl43
d42
[::]
Hi:
IJb
l::
l::
0 500m
* dansle roc
Puitsd'observation =T;E
25
Chargehydraulique
(m AMSL)
n rlsg's
 n39
*#. -l8u
v" Fgz.s
Hsz
ffiso.s
o 5oom H36
-
Ws+.s
[34
Ies.s
IU'
+ Puitsd'observation
+ Directiond'écoulement
desdépôtsmeubles
Figure2.I0: Cartedelapiézométrie
2.6.Limitesde la régiond'étude
26
rocheux ainsi que les affleurements de till remanié associésà des renflements de socle
rocheux ont permis de tracer une première ébauchedes limites sud et est du domaine. En
effet, ceux-ci correspondentà des points hauts du socle, ce sont donc des limites à
l'écoulement de l'aquifère. Les limites de bassinsversantset la carte piézométriquede la
région ont permis de tracer les limites nord, sud et est du modèle et ont été fixées
parallèlement à l'écoulement des eaux souterraines. Les conditions hydrauliques
imposées à ces limites dans le modèle numérique sont discutées dans le Chapitre 3,
Section2.
i c ,Tourbieres
**' mTillremanié
i1l Sable & Gravier
J Argile
<---+ Synclinal IT|II
-+<- Anticlinal I Roc
ffr-
Figure2.lI : Cartereprésentantlesprincipalesstructures
géologiqueset lesdépôtsmeubles
(d'aprèsGlobensky,1987et Lasalle,1980)
27
3
CHAPITRE
MODÈLERÉGIONAL
Benjamin Franklin
3.1.Ghoixdu logiciel
dans laquelle :
spécifiquedu milieu poreux (L-l);
Ss : coefficientd'emmagasinement
I.Z: sollicitationsextérieures(sourceset pertes)(LT-');
h: chargehydraulique(L);
K: composantesdu tenseurdes conductivitéshydrauliquesdansI'aquifere(LT-t).
MODFLOV/ est un modèle qui peut simuler un écoulement, dans un aquifère libre ou
confiné, en régime transitoire ou permanent dans un milieu poreux saturé hétérogèneet
anisotrope.Ce logiciel permet aussi de simuler l'effet de puits de pompage,de puits
d'injection, de rivières et de la rechargepar les précipitations.
3.2.Gonditionsaux limites
La Figure 3.1 montre les limites utiliséesdansce modèle d'écoulement.Les limites nord,
est et sud ont été imposéesà flux nul, les limites nord et sud correspondentà des lignes
de courant tandis que la limite est représenteune ligne de partagedes eaux souterraines.
Par contre la rivière Châteauguayest en contact hydraulique avec le roc et a été imposée
comme limite à charge constante. Les élévations maximales et minimales tirées de la
carte topographique au 1 :20 000 sont de respectivement 37 m à l'extrême sud de la
30
rivièreet27 m à l'extrêmenordde la rivière.Il a fallu tenir comptede la présence
d'une
chuted'eaude 3 m au niveaude Ste-Martinedont la basea une altitudede 30,5m. La
rivière Esturgeona aussiété imposéecommelimite à chargeimposéeà partir de son
jusqu'auxaffleurementsrocheuxsituésen amonten raisonde sonlien avec
embouchure
despointsextrêmesde cettelimite sontde 30,5m à
la nappeà ce niveau.Les élévations
l'ouestet 31.5m à l'est.
3.3.Maillage
31
3.4.Choix des paramètreshydrogéologiques
du roc
Afin de considérertoutes les profondeursdes puits dans la région, une épaisseurde 100
m a été choisiepour la zone actived'écoulementdansle roc. Le roc fracturéest considéré
commeun milieu poreux équivalentet la réponseobtenuede l'essai de pompagemontrée
à la Figure 2.8 confirme cette supposition.Le roc est aussi supposéisotrope.La carte
piézométrique indique une variation dans les gradients hydrauliques impliquant une
variation dans la transmissivité du roc. Ces zones à plus fort gradient sont situées au
niveau des axesdes synclinauxet anticlinaux de la région. Trois zonesde transmissivité
différentes ont donc été délimitées dans le modèle. Une transmissivitéplus petite est
associée aux axes des synclinaux car les fractures sont supposéesmoins ouvertes au
niveau des extrados et une transmissivité plus élevée est associée aux axes des
anticlinaux(Figure 3.2). Des valeursde 10-apour le coefficient d'emmagasinementet de
0,05 pour la porositéont été retenues.
"*;
e Synclinal
++ Anticlinal
rrr Chargeimposée
-Fluxnul
0 4000 m
:j. Zone de transmissivite differentê
tæl
Figure3.2: Cartereprésentant
lesprincipalesstructures
géologiqueset leszonesdetransmissivité
(d'aprèsGlobensky,1987)
32
3.5.Valeursde recharge
À partir des hydrogrammes de puits fournis par le MENVQ, il ressort que 90% de la
recharge se produit au printemps (avril) lors de la fonte des neiges. Les 10% qui restent
s'infiltrent en automne (octobre) car l'évapotranspiration est plus faible à cette période de
I'année. La réparlition de la recharge sur la région dépend surtout du type de matériel
affleurant et de son contact avec le roc. Le Tableau 3.1 résume les valeurs d'infiltrations
supposéespour chaque type de matériel ainsi que leur superficie affleurante (Lasalle,
1930). Ces valeurs sont tirées des études précédenteset d'une étude récente (Hamel,
qui montre des unités géologiquessimilaires. Des
2001) dans les Basses-Laurentides
modifications aux valeurs d'infïltrations ont cependantété apportéesafin d'obtenir une
valeur de recharge totale égale à celle calculée précédemmentet de tenir compte de la
difference de perméabilité qui existe entre les deux tills (Parent, communication
personnelle),le till basalétantmoins perméableque le till remanié.
Argile
140
Roc 2t0
Total 92
33
3.6.Calagedu modèle
34
Les trois zones de transmissivités définies auparavant ont donc été modifiées. La
première zorLeau niveau de Ville-Mercier a été réduite, les lignes piézométriques
observéesétaient plus resserréesau Nord indiquant une transmissivité plus faible. Les
puits du MENV et de I'usine Laidlaw exerçantchacun des pompagesmoyens dans le roc
estimésà 100 m3ld et 260 m3ld (Lefebvre, communicationpersonnelle)ont été pris en
compte lors du calage du modèle. Les puits de St-Rémi ont aussi été pris en considération
exceptésle puits #10 (en mauvais étatet abandonnépour le #11) et le puits #11 qui vient
juste d'être mis en route avecun débit moyen de 1961m3ld 1UGn, W96).
E
o
o
g
5
'6
o
o
Et
o
o
62 mesurespiézométriques
Erreurmoyenne:-0,4m
Erreurabsoluemoyennel1,38m
RMS :0.23
30.00
30.00 35.00 40.00 45.00 50.00 55.00 60.00
Charges observées (m)
versuschargesobservées
Figure3.3 : Chargessimulées
35
Tableau3.2 :Propriétéshydrologiquesdu roc pour le modèlecalé
1,1xl0-3
1,8x10-3
9,2x10'3
Zone 3
Zone 2
36
La rechargecalculéeprécédemmentau Chapitre 2 n'apu être appliquée au modèle, celle-
ci généraitdes valeurs piézomêtriquesbeaucouptrop élevées.Il a donc fallu diviser par
deux cette recharge en diminuant les valeurs d'infiltration des deux tills. Il semble aussi
que le complexe fluvio-glaciaire joue un rôle non négligeable dans la recharge de
I'aquifère au roc. En effet, il a fallu augmenter la valeur d'infiltration des sables et
graviers du complexe fluvio-glaciaire jusqu'à 600 mmlan pour obtenir la même
répartitiondes lignes piézométriquesau niveau de Ville-Mercier que cellesobservées.Le
Tableau3.3 résumetoutesles valeursd'infiltration pour le modèlecalé.
Argile
Roc 210
Total 50
37
m"ld,lapiézométrie étaitplus aplatieet reflétait moins bien les ondulationsdes isopièzes
que dans le cas où un débit de 8640 m3/d était appliqué à la rivière.
3.7.Sensibilitédu modèle
La Figure 3.5 montre les étudesde sensibilitéqui ont été réaliséespour estimerla validité
des paramètres (transmissivité et recharge) retenus lors du calage du modèle. Les
graphiquesprésentésen Figure 3.5 A et 3.5 B, où EM est I'erreur moyenne,EAM est
l'erreur absolue moyenne, et RMS est la racine de la somme des carrés de l'erreur,
montrent les résultats obtenussi on multiplie ou divise la valeur du paramètreretenu lors
du calagepar 1,5.Il ressortque le modèle est très sensibleà la conductivitéhydraulique
(Figure 3.5 C) mais aussi à la recharge(Figure 3.5 D). Les valeurs de rechargeet de
conductivité hydraulique obtenues lors du calage du modèle semblent donc être
représentativesdes conditions du milieu. Cependant,dans ce modèle, la recharge et la
transmissiviténe sont pas indépendantes,
l'une agissantsur l'autre. Les Figures 3.5 C et
D montrent bien qu'une augmentation de la recharge implique une diminution de la
conductivité hydraulique et inversement.De plus, le résultat obtenu lors du calage n'est
pas unique.En effet, d'autressolutionssontpossibleset même meilleuresdu point de vue
du calage.Mais les valeurs de rechargeet de transmissivitéqui en résultentne sont pas
représentativesde la réalité. Dans le cas de la transmissivité, un tel calage générait trop
d'eau dansle modèle et dans le cas de la recharge,les valeursobtenuesétaientbien trop
faibles. Les résultats obtenus dans le cadre de ce modèle semblent raisonnablescar les
paramètrescalés sont prochesdes moyennesde rechargeet de transmissivité observées.
38
80 80
A
75 75
70
Recharge /1,5
E M : 3 , 3m
3
70
I t".'s-l
EM:2,9m
A
E A M : 3 , 3m
4 I I
- RMS: 0,59 I E A M : 2 , 9 2 mI
865
o
3os I RMS: 0,53 | Â
o
.E 60
.E ss
.E 60
=
ss
\i"â^
It
.E
o o4
^/ tr
E
gl
so 1! qn
Ââ ./ tr
8 4 5 o tr
o Rechargexl ,5 8ou 11,5
4Q 40
E M : 2 , 9m : - 5 , 3 5m
16 EAM :2,92 m EAM : 5,6 m
RMS : 0,53 35 RMS:0,8
30
30
30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 80
45 50 55 60 65
Ghargesobservées(m) Chargesobservées(m)
A) B)
7
g 6 g 6
o o
c 5
\ c -
t r b
o o
o ,
= 1 | +
o o
. = o = a \
o u o w
o o
0 ll
-/ < 2
Y :
9 r
UJ
Ë r È
tu
l
0l_ 0
5.0E-04 1.0E-03 1.5E-03 2.0E-03 30 90
Transmissivité(m' /s) Recharge(mm/an)
c) D)
39
3.8.Critiquedu calage
40
Au total, il semblerait que la rechargeréelle arrivant au roc ne soit finalement que de 50
mm/an et non de 92,7 mm/an comme calculé précédemment.Cette valeur est en accord
avec les résultatsde Hamel (2001) qui dansun contexte géologique similaire trouvait une
rechargede 45 mm/an dans les bassesLaurentides.
CHAPITRE4
ET REGLES
SIMULATIONS
D'EXPLOITATIONS
Hubert Reeves
Des simulations en régime transitoire ont permis d'estimer les impacts du pompage exercépar les
maraîchersen période estivale. Les débits retenuspour les puits agricoles sont ceux fournis par le
MAPAQ (Lamontagne,communicationpersonnelle).Ces débits sont conservateurs,c'est-à-dire
que les maximums des valeurs de pompage annuels estiméespar le MAPAQ ont été retenus et
elles ont été ramenéessur 4 mois au lieu des 12 initiaux. Les puits municipaux de Ste-Martine, de
43
St-Isidoreainsi que le puits #11 de St-Rémiont aussiété considérésmais en pompagecontinu car
ils sonten fonctionnementtoute l'année.
La simulation débute le 1" janvier avec la suppositionqu'à cette époquede l'année, le niveau
piézométriquede la nappe correspondau niveau moyen annuel. Dans MODFLOW, il n'a été
chacuned'elle correspondantau commencementou à
considéréque 5 <périodesde contrainte>>,
l'arrêt de la recharge,au commencementou à l'arrêt du pompage(Tableau4.1).
Du 1"'avrilau 31 5369
Une simulation sur un an (Figure 4.1) montre qu'un rabattementde 6,5 m est générépar les puits
municipaux de St-Rémi. Le rabattement moyen généré par les puits agricoles après 4 mois de
pompage est d'environ 1,5 m. Un maximum de 3 m est atteint près de St-Rémi en raison d'une
concentration de puits à débits élevés dans cette partie de la région. La valeur du rabattement
moyen reste raisonnablepuisque la plupart des puits sont situés dans les zones de rechargece qui
minimise leur impact sur l'aquifère. Unes estimationde la partie de la rechargeutilisée par les
activitésagricolesest présentéeci-dessous:
dans le modèle, la rechargetotale appliquéeest de :
x 31 (d) : 12 380 280 m3
t85 704,21m3la;x 60 (d) + 41267,61m3la;
le pompageagricole sur 4 mois de
(1s631-s369) 4*30 (d): 1 591 440m3
1m3/d;x
le pompagemunicipal et industriel à I'année de :
44
s369(m3ld)x 365(d): 1 959685m3
la partiede la rechargeutiliséepar les activitésagricoles:
soit enpourcentage
(1 591440I 12380280)x 100: 13Yo
la partiede la rechargeutiliséepar les activitésmunicipaleset industrielles:
soit en pourcentage
(l 9 5 9685I 12380280)x 100: t6oÂ
_+, N
t Puits
-1- Rabattement {m}
O 4000 m
FI
Figure4.1 : Rabattementgénérépal yt pompageagricolede 4 mois et un pompage
municipalde 15mois
45
4.2.lmpactdes puits municipaux
Le puits de Ste-Martine sera mis en route avec un débit conseillé inferieur à 810 m3ld
(Technorem, 1998). Des simulations ont été faites pour estimer l'aire d'alimentation d'un tel
puits. Les résultatssont montrésà la Figure 4.2.I|est très net d'après le modèle que le puits va
chercher son eau essentiellementau sud-sud-ouestde la région et dans la rivière Châteauguay.Si
cette représentationnumérique de I'aire d'alimentation du puits est exacte, ceci implique que
l'eau alimentantle puits serait assezéloignéede la zone d'exclusion et des secteurscontaminés
connus.
Les puits de SrRémi ont une aire d'alimentation dirigée essentiellementvers l'Est. Par contre,
cette aire d'alimentation occupe une grande surface à cause du nombre de puits utilisés (6) et
surtoutde leur répartitionsur la commune.Les résultatssontprésentésà la Figure 4.2.
Des simulations ont aussi été faites pour représenterI'aire d'alimentation des puits du ministère
de l'Environnement engendrantle piège hydraulique du systèmede pompage et traitement. Les
résultatssont montrés dans la Figure 4.2.Ilressort que les puits du MENV s'alimententen eau
surtout dans la partie nord-est de la région.
46
'+;N
a Puits
Zone d'exclusion
-36- Charges hydrauliques (m AMSL) 0 4o0o
m
ffi
4.3.Traçagede particules
47
4.3, 4.4 et 4.5. Ceux-ci montrent que les contaminants migreraient directement vers la rivière
Esturgeon qui semble constituer une barrière hydraulique et empêche la migration des
contaminants vers le puits de Ste-Martine. Il faut cependant garder à l'esprit qu'une charge
constantea été imposée à la rivière Esturgeon, créantpeut être ainsi cette barrière hydraulique.
L'intensité réelle de cette barrière hydraulique n'est pas bien connue. De plus, les puits
d?observation030978062,03097094et 03097095 situés en amont de la rivière Esturgeonsont
échantillonnésde manièrerégulièrepar le ministèrede l'Environnement.Ils sont crépinésdansle
roc et suffisamment en dessous du lit de la rivière pour intercepter les contaminants qui
passeraientsousle lit. Ces puits non contaminésconstituentdonc une ceinture d'alarme pour le
puits de Ste-Martine qui permettra de prendre les décisions nécessairesen cas d'apparition de
contaminant.
* Anciennes lagunes
C Puits Municipal
-36 - Charge hydraulique (m AMSL)
{} Puits d'observation contaminé
0 2000m "*.
F
48
^ Ceinture d'alerte
* Anciennes lagunes
O Puits Municipal
-36 - Charge hydraulique (m AMSL)
i, Puits d'observation contaminé
o m
2ooo .t
Ê
Æ
A Geintured'alerte
* Ancienneslagunes
O PuitsMunicipal
-36 - Chargehydraulique(m AMSL)
{} Puitsd'observationcontaminé
o 20oom "1"
È
#
49
La Figure 4.6 présentele résultatdu traçagede particulesdont la sourceest la zone d'exclusion
délimitée par le ministère de l'environnement. Celle-ci montre que la migration des contaminants
suivrait lapiézométrie et se rendrait jusqu'aux rivières Esturgeonet Châteauguay.
-+*.
N
< Particules
a Puits
Xl Zone d'exclusion
- 36- Chargeshydrauliques (m AMSL)
ffi
Figure 4.6 :Traçage de particulesà partir dela zoned'exclusion définie par le MENV
(Règlementsur le captagedes eaux souterraines,2002)
4.4.Sensibilitéde I'aquifère
50
30%ode la rechargeont étéeffectuées.La Figure4.7 montreles résultatsobtenuspour unebaisse
de 20%de la rechargecomparés debaseaveclesconditionsactuelles.
à la modélisation Unetelle
diminution de la rechargegénèreune baisseadditionnellede 0,5 m du niveau de la nappesur
l'ensemblede la région par rapportaux conditionsactuelleset de lm dans les zonesà fort
pompage.Une telle baissepourraitaffecterles puits qui ne seraientpasforésassezprofondément
la rechargede la nappeconstitueenviron 12 millions de m3 d'eau et
dansle roc. Présentement,
actuellementce sont 3 690 000 m3 d'eau qui sont prélevéspar les activitésmunicipaleset
-#. N
I Puits
-1- Rabattement (m)
--{-- Rabattement pour une diminution de 2Oo/ode la recharge (m}
- Zone dtexclusion du MENV 0 4000 m
r
agricoles.
Figure 4.7 : Comparaisondes rabattementspour une simulation dans les conditions actuelleset
pour une simulation avec une baissede 20oÂde sa recharge
51
4.5.Règlesd'exploitation
4.5.1. Zonesd'exploitation
pour
en fonctiondescritèresà respecter
La Figure4.8 montreles zonesqui ont étédélimitées
installer un puits. Elles sont au nombre de 5, la zone d'exclusion, la zone I ou zone tampon, la
zone2 autour de la zoned'exclusion, la zone3 de St-Rémi et la zone4 qui correspondau reste du
territoire à l'étude. Les critères particuliers à appliquer à ces différentes zones sont discutés dans
la Section6.3.
+ Puits
@ Ceintured'alerte
fl.:lll Zone1
lr1 zonez
*F. 0 4000m
7.,1i,)zone3 :
E zone+
52
4.5.2.Règlesd'exploitationcommunesà toutes les zones
despuitsexistants
La miseenplaced'un répertoire puitscomprenant
et desnouveaux le nomet
la localisation des puits, la profondeur d'installation, le débit, le type d'installation, le niveau
statique et dynamique à I'installation devra être tenu par le ministère de I'Environnement.
Les nouveauxpuits devront tous être forés à plus de 10 m dans le roc (15 m dans la zone 3) ou
plus profond que 10 m sousle niveau statiquedansles secteursou la nappeest libre, c'est-à-dire
quand le niveau piézométrique est sous le toit du roc. La carle piézométrique ainsi que la carte
d'élévation du roc pourront aider à définir ces secteursà nappe libre en plus de la carte des
contextes.
4.5.3.Règlesspécifiques
a) La zone d'exclusion i zoîe à l'intérieur de laquelle le pompage de I'eau souterraineest
interdit soit à cause de la présenceconfirmée de contamination de l'eau souterraine soit pour
éviter que le pompage ne vienne perturber le piège hydraulique contrôlant le panache de
contaminantrelié aux ancienneslagunesde Ville-Mercier.
b) Zone 7 ou zone tampon : zone située en aval hydrogéologique de la zone d'exclusion et donc
à risque d'être contaminée par une migration éventuelle de contaminants provenant de la zone
d'exclusion. La qualité de l'eau souterrainepompée à l'intérieur de cette zone devrait être
53
vérifiée annuellement par I'analyse de paramètres indicateurs diagnostics du type de
contaminationrencontré dans la zoned'exclusion.
c) Zone 2: À l'intérieur de cette zone, les étudesrequisespour les puits pompant à un débit
supérieur à75 m3ld devront aussi démontrerque le pompage de ces puits i) ne risque pas de
capter d'eau provenant de la zone d'exclusion, et ii) que le pompage ne risque pas de perturber
I'intégrité du piège hydraulique du systèmeprésentementen place qui contrôle la contamination
aux ancienneslagunes ou de tout autre système implanté à cette fin à I'avenir. Ces exigences
constituentdes objets spécifiquesde l'étude hydrogéologiquedéposéeà l'appui de la demande
d'autorisation pour les projets de captagevisé par l'article 31 du Règlementsur le captage des
eauxsoutenaines.Ces objetssont conformesà l'article I du Règlementau point e de la page 35.
d) Zone 3: Ce secteur est influencé par le pompage des puits de St-Rémi ainsi qu'à une
utilisation plus intensivede I'eau souterraineà des fins agricoles.Dans cette zone, les nouveaux
puits devrontêtre forés à plus de 15 m dansle roc ou sousle niveau statiquede l'eau souterraine.
e) Zone 4: Dans cette zone, aucunemesurespécialen'a à ôtre prise en dehorsde celle préwe
par le Règlement.
Profondeur Transmissivité
minimale du (-'lo Suivi qualité eau
Exclusion
1orà 1o-4
54
4.6.Situationactuelle
55
CHAPITRE5
MODELELOCAL
Albert Einstein
5.1.Logicielutilisé
eau ,S,(-), V=W(n /) est la charge de pression (L), " la charge d'élévation (L), Ss le
-
0,5.,,Ræ+ q,Qe- o l 0,5*Dup) + aS, R)"c - 0 i,j:r,2,3 (3)
' ;-l
Ot OXi OIt\ oxj ./
5.2.Limitesdu modèlelocal
La zoned'étude couvre environ l9 km2. Dans ce modèle, les limites imposéesau roc ont
été établies à partir des résultatsde la simulation de l'écoulement régional dans I'aquifère
de roc (voir Chapitre 3). Ainsi, la carte piézométique simulée a permis de choisir les
isopièzes44 m et 34 m comme limites est et ouest(Figure 5.1). Les tracésde la limite sud
et de la partie ouest de la limite nord ont été faits perpendiculairement aux courbes
piezométiques. La partie est de la limite nord qui crée une sorte de protubérance à la
zone modélisée correspond à la ligne de partage des eaux dans l'aquifère de sable et
58
gravier.Ceslimites ont étéfixéessuffisammentéloignéesdespuits de pompagedu MEF
et de I'usine Laidlaw afin de minimisertoute interactionentreles conditionsfixéesaux
limites et les puits. Les conditionsimposéesà ces limites serontpréciséesdans les
5.5et 5.8.
Sections
-+=,N
ô Puits
'W Zone de modélisation 0 4000m
-36- Chargeshydrauliques{mAMSL}Fl
59
Puits de I'incinérateur
Laidlaw
5.3.Donnéesavantpompage
60
ces puits ont été mal installéset permettentune connexionentre le roc et les dépôts
relevéelors de I'installationde cespuits,il semblequ'il
meubles.D'aprèsla stratigraphie
y ait une épaisseurde till variantde 6 m à 20 m. Il estdoncprobableque cespuits aient
étémal installés.
42
-+3097041 (roc)
41 --r-3097031 (dm)
40 d a q F nÉII a
-**3097201 (roc)
--**r*'3097051
(dm)
h r- a I
I f I
II
9 e g
.s I I
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U
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E ? n rh< o G I
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# 1w w ruç ryffi r J
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35
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34+
P N,g \@ A R,e *o ô' E 3 è' E E ô 3 E eo ô
€$ $ S S S S S S S ' S ç i ç i $ $ S S s r S $
s s s s s s s s s s s s s s s s s s s
Jours
La piézométrie des dépôts meubles semble être fiable, elle est tirée des études
précédenteset est présentéeen Annexe D. Par contre le nombre de puits dans la région
modélisée est assezfaible et ne permet pas de tracer une carte piézométriqueprécise. Les
élévations des niveaux d'eau ont donc été utilisées comme paramètres de vérification
ponctuelle lors du calage du modèle d'écoulement avant la mise en place du pompage de
I'UTES et de Laidlaw.
6l
5.4.Maillage
62
descriptionsstratigraphiquesfournies par ces foragesmontrent qu'une partie des sableset
graviers qui sont désignés affleurant sur la carte des dépôts meubles sont en fait
recouvertspar de I'argile. Lors de la construction du modèle 3D, ces informations ont été
prises en compte et la nouvelle superficie affleurante des sableset graviers est montrée à
la Figure 5.7.De plus, les petiteszonesde till qui affleuraientau niveau de la limite nord
du modèle ont été associéesaux argiles.Ces zones de till font plus de 6 m d'épaisseur
(Dion, 1985) et sont situéesassezloin des ancienneslagunes.I1 est donc supposéque leur
rôle n'est pas prépondérantdans la modélisation ciblée sur le site contaminé,la périphérie
du modèle ne servantqu'à amenerou évacuerI'eau des ancienneslagunes.
S*âqld*s
'-
&i"!{:ie$fi*$
Le modèle 3D a été g$êré à I'aide du logiciel GMS 3.1 (BYU, 2000) qui permetde créer
un maillage à partir duquel les élévations sur la zone d'étude sont extrapolées par
krigeage. Quatre couchesaux propriétéshydrogéologiquesdifférentes ont été considérées
(Figure 5.5). De la base au sommet du modèle, on retrouve respectivementle roc, le till,
les sables et graviers et les argiles. Une épaisseurde 100 m est imposée au roc qui est
63
subdivisé en 18 sous-couches.Du sommet à la base du roc. on retrouve 5 couchesde I m
d'épaisseur,puis 8 couchesde 5 m, et enfin 5 couchesde 10 m. Par-dessusreposela
couche de till qui regroupe en une seule couche le till basal et le till remanié. Cette unité
est subdivisée en 19 sous couches sauf sous le complexe fluvio-glaciaire où elle ne se
divise qu'en 4 sous-coucheset comporte 3 fenêtres.L'unité de sables et graviers est
subdivisée en 15 sous-coucheset n'est présente qu'au niveau du complexe fluvio-
glaciaire. Elle repose sur les tills qui l'entourent complètementet est recouverte en partie
(Figure 5.6). Les propriétés
par les argiles.Ces argilessont subdiviséesen 4 sous-couches
hydrogéologiquesimposéesà ces couchessont présentéesdansla Section5.7. Ce modèle
comporte donc 4 unités aux propriétés hydrogéologiques différentes : 1 unité
correspondantau roc, et une unité par tlpe de dépôt meuble.
Argile:4souscouches
Tills : 4 à 19 souscouches
5 souscouchesde 1 m
Roc: 18souscouches
8 souscouchesde 5 m
puis5 souscouches de
10m
Pour le roc, les conditions imposées aux limites ne conespondent pas aux résultats du
modèle d'écoulementrégional.En effet, en raison d'un problèmed'échelle,il ressortque
64
les simulations au niveau régional ne sont pas assez représentativesdes particularités
locales. Il a donc été décidé de se baser sur la piézométrie observée, la piézométie
simulée ne rendant pas assezbien compte de l'écoulement local. Une chargeconstantede
42 mpour la bordure est du roc et de 43 m pour la bordure nord de la protubérancedu
modèle ont donc été imposées (Tableau 5.1). Une charge imposée a été répartie sur la
partie ouest de la limite sud pour rendre compte de I'effet de drainage existant au niveau
de la jonction de la rivière Esturgeon et de la Rivière Châteauguay.Un flux nul a été
imposé sur le reste des limites sud et nord. Même si la limite ouest corespond à un
isopièze, un flux nul lui a été imposé pour éviter de figer la piézométrie au roc lors des
simulations. Les bordures du complexe fluvio-glaciaire sont à flux nul car I'argile et le
till ne rechargent pas I'unité de sable et gravier (Figure 5.7). Une charge constante de
36,5 m a été imposée à la rivière Esturgeon sur sa partie en contact avec l'unité de sable
et gravier @oulin, 1977).
De37 à34.5
65
. N
7 n,ût
'ÆAt /
0 500
rær
o
a
a
',..)t J:
$*.3
ru
a, il
ÏG
Argile
ffi$!!]]ân Chargeimposéeau roc
,,, "_: Sableet gravier Chargeimposéeau S&G
'_J;,
Sableet gravierrecouvertpar I'argile
Figure5.7 : Conditionsimposées
auxlimites
5.7. Paramètresinitiaux
66
Les caractéristiqueshydrogéologiquesdu roc compilées à la Section 3.2 présententune
conductivité hydraulique moyenne differente de la moyenne régionale, ceci reflète peut-
être une hétérogénéitélocale. Les paramètresappliqués au roc dans le cadre du modèle
régional ont donc été modifiés. Une seule zone de conductivité hydraulique a été retenue
avec coûlme valeur 4,8x10-6 m/s. Par contre, la même porosité de 0,05 et le même
coefficient d'emmagasinement de 10-a ont été appliqués au roc (Tableau 5.2). Les
propriétés hydrauliques appliquéesaux dépôts meubles sont présentéesdans le Tableau
5.2 où la zone 2 représentela couche de till, la zone 3 l'unité de sable et gravier, et la
zone 4 la couche d'argile. Il a été considéré pour chaque unité de dépôt meuble une
conductivité hydraulique verticale plus petite de un ordre de grandeur.
1 , 7x 1 0 - 8 1 , 7x 1 0 - 8 1,7x10- e -0,35
3 : sable et gravier
4 : argile
67
5.8.Recharge
Les valeurs de rechargeappliquéesaux differentes unités dans le modèle régional ont été
utilisées comme valeurs de rechargeinitiales pour le modèle local (Tableau 5.3). La
recharge initiale totale appliquée au modèle est de 77,2 mmlan en lame d'eau
équivalente. Elle est légèrement supérieure à celle imposée au niveau régional (50
mm/an) en raison de la grande superficie recouverte par les sables et graviers dans ce
modèle.
Complexe fluvio-glaciaire
5.9.Galage
68
sanspompage.Avec pompage,I'erreur RMS de 0,272 est inferieure à 5Yode la perte de
chargesur la zone modélisée(0,414) et l'erreur absoluemoyenne est de 0,68 m, ce qui
est inférieur aux variations annuellesde la nappe.La différence entre les apportsen eau et
les pertes affiche une valeur de 2,997x10-5 m3ls, soit en pourcentage de différence
'Woessner
0,00387oce qui est très inferieur aux 0,1%opréconiséspar Andersonet (1992).
Lors du calage,une attention particulière a été portée au niveau des puits du MEF et des
fenêtresdans le till situéesen amont. Une ereur minimale aussibien dans le roc que dans
les dépôts meubles était recherchéepour bien rendre compte des échangesentre les deux
aquifères.Les conditions aux limites n'ont été modifiées que pour les bordures est et nord
du roc dont les charges imposées ont été réduites à 39 m et 40 m respectivement.Le
calage a permis de préciser la recharge appliquée dont la valeur a été réduite à 64,5
mnvan.
69
Tableau 5.4 : Conditions aux limites aprèscalage(avec et sanspompage)
D e 3 7à 3 4 . 5
Unité Superficie
G-1 Infiltration (mm/an)
Total 64,5
41
40 96 mesuresoiézométriques
Erreurmoyenne:0,25m
ErreurAbsolueMoyenne: 0,68m
E 38
o
.q,
39 ErreurRMS : 0,272
' s
r'
,x,
a
' .t:
37
o
o
tùr 4..,
lt
o 36
' ô r /*l lrrq
o
,;r/ r-'7 l-r
,{
\o 35
a ar . ' t
E
o o dépôtsmeubles
N T
.g 34 I roc
È
-droite de calaoe
33
-"-*, +1m
32 - - - - - - 1m
31
31 34 35 36 37 38 41
Piezométrie dm ulée (m)
7l
8 mesurespiézométriques
Erreurmoyenne:- 0,53m
ErreurAbsoluemoyenne: 0,68m
ErreurRMS:0,139
Chargeshydrauliques
simulées (m AMSL)
42
41.75
41.5
41.25
41
40.75
40.5
40.25
40
39.75
39.5
39.25
39
38.75
38.5
38.25
38
37.75
37.5
37.25
37
36.75
36.5
36.25
36
0 500m -#,
æ
72
Tableau 5.6 : Paramètreshydrogéologiquesappliquésà chaqueunité aprèscalage
(avec et sanspompage)
Pression
d'entrée
d'air (m)
1 , 7x 1 0 - 8 1 , 7x 1 0 - 8 1 , 7x ! } - e -0,35
3 : sable et gravier
4: argile
-$',. Charges
hydrauliques
(m AMSL)
I
39.2
39
38.8
38.6
38.4
38.2
38
37.8
37.6
37.4
37.2
'L'f
36.8
JO.O
36.4
JO.Z
36
35.8
35.6
35.4
35.2
na
t)
Charges
hydrauliques
(m AMSL)
38.4
38.2
38
37.8
37.6
;<v h 37.4
37.2
uF4ti:*ra:
37
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.'0.o
36.4
36.2
36
35.8
JC.O
35.4
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35
34.8
34.6
34.4
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}s,in,
:9â4r,,:,,:..,
74
Charges
hydrauliques
(m AMSL)
I
r 39.5
Igg
lf,gs.s
---
Z^a E
E.1/ f,
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Pm36
m35.5
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*)34
l . ' l
rï::T
F!ss.s
t ' . . 1
H 33
t , . l
r-:--l
u32.5
-*.
Différentes simulations ont été réalisées afin d'évaluer la sensibilité du modèle à une
variation des conditionsimposées.La Figure 5.14 montre les résultatsobtenus.Il ressort
que dans la plupart des paramètresretenus,I'erreur minimale n'a pas été atteinte ni dans
les simulations avec pompage, ni dans les simulations sans pompage. Cependant,une
(effeur minimale acceptable> pour les deux cas a été obtenue et correspond à
l'intersection des deux courbes d'erreur (Figure 5.14). Ces deux cas présentantdes
évolutions contraires dans la variation de l'erreur absolue moyenne, une attention plus
particulière a été portée au calage avec pompage où I'erreur minimale était recherchée.
Une fois celle-ci atteinte, la simulation sanspompage était lancée.Ensuite les paramètres
étaient légèrement modifiés pour rester proche de l'erreur minimale atteinte
précédemment et obtenir une effeur assez faible dans le cas sans pompage. Cette
méthodologie a été retenue en raison de la fiabilité de lapiézométrie avec pompage par
rapport à celle sanspompage.De plus, l'erreur dans les simulationssanspompagen'est
calculée qu'à partir de 8 données fiables comparativement aux 96 données des
simulations avec pompage.
Ici encore, le modèle montre f importance de la rivière Esturgeon dans l'écoulement des
eaux souterraines.La valeur de 36,5 m qui correspond aux données piézométriques
relevées proche de la rivière génère une eneur minimale dans la simulation avec
pompage(Figure 5.14 C). Sanspompage,il sembleraitqu'une valeur plus élevéesoit plus
appropriée (37 ou 38 m), cependant,une telle valeur ne serait pas en accord avec les
relevés piézométiques faits à l'époque qui indique une charge de 36,5 m. Le modèle est
très sensible à la recharge et l'erreur minimale est atteinte dans le cas avec pompage
(Figure 5.14 D). La valeur de 64,5 mm/an obtenuereste cohérenteavec celle du modèle
régional (50mm/an). Les chargeshydrauliquesimposéesaux limites nord et est du roc ont
été revues à la baisse suite à ce calage. Les Figures 5.14 A et B montrent que les
nouvelles valeurs appliquéespermettent d'atteindre une elreur raisonnable dans les deux
simulations.
76
Le modèle représente donc de façon satisfaisantel'écoulement des eaux souterraines
aussi bien dans le roc que dans les sables et graviers. En effet, la très faible différence
entre les apports et les pertes en eau dans ce modèle, l'écoulement simulé avec et sans
pompage ainsi que l'impact des puits de I'UTES sont cohérentspar rapport à ce qui a été
observé.
1.1
--rk -€tec ponTaSel âÈ 1
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o -<tssans porpage II g 0.e
c 4
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ts 0.6 I
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| -r**avec pompage
\ 5 o.s
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u 0.4 \ uJ 0.4
37 38 39 40 41 38 39 40 41
C h a r g ei m p o s é e( m ) Ghargeimposée(m)
J Charqe imoosée roc est B) Chargeimposéeroc nord
^ 1.2 ^ 1.6
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K lt
I 0.4 -1 @ave(
\o*- J
pompage
O n Â
E 0.2
t
0.4
L
u l o l---:es pomrage
77
5.11.Saturation
Les saturations en eau simulée dans ce modèle semblent être représentatives des
saturationsobservées(Figure5.l5 et 5.16). L'argile est quasimentsaturéà 100% (seul le
premier mètre ne I'est pas) et les unités situéesen dessoussont saturéesà 100%. Le
complexe fluvio-glaciaire dans sa partie affleurante est à saturationrésiduelle en surface,
puis la saturation en eau augmente progressivement dans la frange capillaire pour
atteindreune saturationcomplète dans I'aquifère. Cette désaturationdes sableset graviers
au-dessusdu niveau d'eau de la nappe a pour conséquencede provoquer une désaturation
sous les argiles au niveau des ancienneslagunes et en périphérie de la surface affleurante
du complexe fluvio-glaciaire.
0,sàî
0,? à 0,9
û,'l à 0,7
78
I;ilËil!
Y'
0 500m
Ëæ
W F-t Argile
0,9à{ i .......':_]
simuléesen coupe
Figure5.16: Saturations
5.12.Effet des fenêtres
80
Avec pompage Sans pompage
o
(l,
((l,
c
o
o
g
o
5
o
q
d
o
-g
tt
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o
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$
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o
o
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an
g
,n
(E
o
82
- 0 500m
-f.- Particules len.s d'exclusion =J|tf|
a puits de I,UTES 1,,!,puits Laidlaw
Les fichiers de sortie du logiciel FRAC3DVS permettent, à chacun des næuds qui
constituent les puits de pompage, d'estimer les flux. Ainsi, en connaissantla répartition
stratigraphiquede ces næuds, il est possible de calculer le volume d'eau prélevé dans le
roc par le pompage. I1 ressort que 6,23 o de I'eau pompée par les puits de I'UTES
provient du roc dans le modèle soit environ 242 -3ld. Cependant,les résultats du calcul
sont légèrementbiaiséspar les næuds situés à la surfacedu roc et au contact des sableset
graviers. À ces næuds, le flux d'eau provient à la fois du roc et des dépôts meubles. Il en
résulte donc que moins de 6,23 %ode I'eau pompée par les puits du MENV provient
directement du roc d'après les résultats du modèle. Le systèmede pompage en place ne
permet donc pas de faire un pompage efficace directement dans le roc. Cependant,la
circulation d'eau du roc vers les dépôts meubles à travers les fenêtres dans le till fait en
sorte que de I'eau pompée par les puits dans les dépôtsmeubles provient aussi du roc. En
83
(1) qu'ils recouwent
utilisantles contoursdesvitesses(I4 de la Figure5.17,lessurfaces
et en utilisant la porositédu roc (n), rl est possiblede calculerle flux total (F) d'eau
passantpar cesfenêtreset provenantdu roc enutilisantla formule:
F(m3is) : V (mls) x n x A (m2) (4)
D'après ces calculs, il ressort que 8 o/odu volume pompé par les puits provient du roc par
le biais des fenêtres.Ceci ajouté alux6,23 % pompés directement dans le roc fait que un
peu moins de 14,23%o,soit environ 553 m3/d,de I'eau pompéepar les puits provient du
roc.
5.15.Transportde masse
84
puits du MENV. La fonction adaptive timestep du simulateur FRAC3DVS a été utilisée
pour gérer les pas de temps nécessairesà la résolution de l'équation de transport. Ainsi,
une variation de plus de 5% dans la concentrationde contaminant à un næud du maillage
va créer une réduction du pas de temps tandis qu'une variation inferieure à 5%iova
augmenterle pas de temps. Le pas de temps maximal autorisé est de 12h00. Pour réduire
le nombre de Péclet a
les problèmes de dispersion numérique et d'oscillation artifrcieTTe,
été fixé à 0,5 (Huyakorn et Pinder, 1933) et le nombre de Courant à I (Zheng et Bennet,
2002).
85
E 0.8 l- o.B
W3:î 1 6 0m
{----}
@3:î <----------->
1 6 0m
æ
1 6 0m
86
CHAPITRE6
ET
CONCLUSIONS
RECOMMANDATIONS
Herbert Fisher
6.1.Etatde la situation
Basé sur une rechargerégionale de l'ordre de 50 mm/an, le niveau d'utilisation actuel des
ressourcesen eau souterraineest de l'ordre de 29 %osoit une proportion assezimportante
de la rechargede la nappe.Présentement,larechargede la nappe constitueenviron 12
millions de m3 d'eau. Actuellementce sont 3 551 125 m3 d'eau qui sont prélevéspar les
activités municipales et agricoles. Par contre, le pompage saisonnier plus intense ne
semblepas avoir un impact important sur les niveaux piézométriques
88
prévoit un effet important sur les niveaux d'eau reliés aux puits municipaux de St-Rémi,
que ce soit dans les conditions d'exploitation actuelle ou futures.
89
draine I'eau souterraine en provenance du nord où sont situées les anciennes lagunes,
pourrait ne pas être complètementefficace. Toutefois, les puits d'observation 030978062,
03097094 et 03097095 situés en amont de la rivière Esturgeon sont échantillonnés de
manière régulière par le ministère de l'Environnement. Ces puits non contaminés
constituent une ceinture d'alarme qui permettra de prendre les décisions nécessairesen
cas d'apparition de contaminant.De plus, le modèle prédit que I'aire d'alimentation du
puits est assezéloignée des secteurscontaminés.En raison du suivi effectué, il n'y a pas
de risque pour la santéhumaine mais bel et bien un risque financier pour la municipalité
de Ste-Martine si la présence de contaminants était enregistrée dans les puits de la
ceinture d'alarme. En effet, dans un tel cas, la municipalité se retrouverait dans
l'obligation de se tourner vers une autre sourced'approvisionnementen eau potable.
Le modèle local a aussi permis de préciser les quantités d'eau pompées dans le roc et
celles prélevées dans les dépôts meubles par le système de contrôle actuellement en
place. Cette information méconnue jusqu'alors permet de mieux quantifier les
performancesdes puits du MENV dans le captagedes eaux contaminées.
Le modèle local montre aussi l'importance des échangeshydrauliques qui existent entre
les aquifèresdes dépôts meubles et de roc par l'intermédiaire des fenêtresdans le till. En
effet, le pompage des puits du MENV inverse les conditions hydrauliques initiales et
I'aquifère de roc alimente maintenant I'aquifère des dépôts meubles par le biais des
fenêtres.Cette particularité locale joue un rôle crucial dans les mécanismeshydrauliques
du site et devra être prise en compte lors du choix des technologiesde remplacementdu
systèmede contrôle actuellementen place.
Toutefois, les simulations de transport de massequi ont été réaliséesavec le modèle local
ne sont pas représentativesdes observationsde terrain. En effet, lors de ces simulations
les concentrations résultant des simulations sont supérieures à celles observéessur le
terrain. Les simulations ont aussi montré que les contaminantsmettaient environ 3 ans
pour arriver jusqu'aux puits de I'UTES, mais il faut considérerque ces simulations se
faisaient sansfacteur de retard ou de désradation.
90
Ces simulationsont tout de mêmepermis de préciserune fois de plus I'efficacité des
puits de pompagedans le captagedu panachede contaminantsdissous.Le modèle
hydrauliquedu systèmepour délimiterde
reproduitsuffisammentbien le comportement
façonconvenable< l'enveloppe> de lazone de confinementhydraulique.
91
En vue du remplacement du piège hydraulique, les opportunités d'utiliser d'autres
approchesplus modernes et efficaces pour contrer la migration de la contamination du
secteurdes ancienneslagunes devront être considérées.Lors du choix de la technologie
appropriée,il serait bon de tenir compte de l'écoulement qui se fait à travers les fenêtres
dansle till. En effet, les simulationsont montré qu'à ce niveau le pompageexercépar les
puits du ministèrea inverséle sensd'écoulement,I'eau s'écoulantmaintenantdu roc vers
les sableset graviers.Un arrêt trop brusque du pompagepourrait provoquer un retour à la
situation de départ et ainsi favoriser la migration du panachede contaminantsdans le roc
sousjacent. L'utilisation du modèle 3D en régime transitoire pourrait permettre d'estimer
l'impact d'un tel arrêt ainsi que l'impact des technologies de remplacement sur
f interception des contaminants dissous et l'écoulement souterrain. Il permettra ainsi de
trouver le meilleur scénarioà appliquer pour mettre en opération la ou les technologiesde
remplacementqui auront été retenues.
Il serait utile d'obtenir des données supplémentairessur la piézométne ainsi que sur la
qualité d'eau au sud de la zone d'exclusion et à I'ouest du secteurdes ancienneslagunes.
Advenant la mise en place de nouveaux puits, ces derniersdewaient permettre de préciser
la stratigraphiedes dépôts meubles et surtout la présencede sable et gravier sous I'argile
au sud de la zone d'exclusion. Les donnéesstratigraphiquesainsi recueillies permettraient
de préciser les coupes stratigraphiques.La piézométrie est égalementmal définie à l'est
de la rivière Châteauguaydans la partie nord de Ia zone d'étude régionale. La mise en
place d'une sonde dans un puits de particulier situé dans cette zone serait suffisante. I1
serait aussi important de préciser la recharge passant par les sables et graviers du
complexe fluvio-glaciaire à I'aide d'hydrogramme de puits provenant de puits crépinés
dans cette unité, ici encore, l'ajout d'une sonde dans un des puits déjà existants serait
suffisant.
92
Le rôle de la Rivière Esturgeon semble important dans l'écoulement régional ainsi qu'en
relation avec la migration potentielle de contaminants en provenance du secteur des
ancienneslagunes. Il serait avantageuxde préciser le débit de ce cours d'eau et son lien
hydraulique avec I'aquifère rocheux. Le rôle protecteur qu'elle joue dans le moôèle
régional n'est peut être que le résultat des conditions imposées.D'ailleurs, ce modèle
n'étant qu'un modèle 2,5D,I'effet de la troisièmedimensionn'est pas représentéet I'eau
pourrait passer sous le lit de la rivière Esturgeon. Au niveau local, la rivière Esturgeon
semble avoir un impact important sur la migration des contaminantsdans I'unité de sable
et gravier, en effet, depuis la mise en place du piège hydraulique, la rivière alimente les
puits du MENV créant ainsi une barrière supplémentaire contre la migration des
contaminantsen provenancedes ancienneslagunes.
93
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pour le ministère de I'Environnement, aoît 1995,20p.
95
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98
ANNEXEA
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F-109C 599229.38 5015370.50 36.44 4.40 4.80 0.20
F-110 599292.38 5015374.00 36.73 -3.00 8.90 2.95
F-111 599359.25 5015379.00 35.96 -10.30 11.00 0.35
F-112C 599395.69 5015354.00 36.41 -0.27 8.90 4.32
F-113C 599245.88 5015238.00 35.96 -2.90 6.30 1.70
F-114,Ç 599199.44 5015261
.00 35.83 -1.50 7.60 3.05
F-115-C 5015294.80
599128.11 35.04 10.30 13.30 11.80
F-119C 5015479.50
599209.38 37.57 -2.Ut 10.13 4.03
F-120ic 5015731.00
599397.69 38.36 -1.02 9.62 4.30
F-124C 599308.13 5015333.00 34.16 -1.30 9.40 4.05
F-16 599250.69 5015571.00 36.35 10.89 13.94 12.42
F-1I 599399.94 5015449.00 36.43 10.22 13.27 11.75
F-19 599305.81 5 0 1 5 5 1 0 . 0 0 36.48 9.82 12.87 11.35
PO-94-3R 599866.81 5015016.00 37.10 2.56 5.56 4.06
PO-94-4RF 597670.56 5014315.00 36.03 -1.13 1.87 0.37
PO-94.5R 598869.50 5013524.00 35.43 '10.71 13.71 12.21
Po-g4-€ifi|, 597138.88 5013856.00 35.49 12.83 15.83 14.33
PO-94-7R, 598156.50 5013358.50 35.25 8.28 11.28 9.78
7-11-C 599470.52 5015674.59 37.41 12.11 13.63 12.87
0309701
I 599525.75 5015673.00 37.24 15.89 21.69 18.79
03097041 598375.50 5014882.00 36.19 o.41 2.91 1.66
03097201 598875.00 5014371.00 36.13 '13.51 14.51 14.O1
F-1058 59E926.13 5015492.00 37.56 4.84 7.'16 1.16
F-105C 598926.13 5015492.00 37.22 -18.84 -12.64 -15.74
F-107, 599054.06 5015441.50 37.79 -5.46 6.11 0.33
F-121'C 599290.19 5015760.00 38.49 -2.77 9.75 3.49
F-'122e 599020.88 5015347.00 35.44 -2.66 9.63 3.49
F-1238 598854.25 5015056.50 35.77 1.51 4.69 1.59
F-127B, 598631.50 5015151.50 37.52 -5.90 0.41 -2.75
F-1288 598546.69 5014979.00 36.71 -3.23 2.99 -0.12
5M81.A 598947.94 5014752.50 36.74 19.97 20.97 20.47
6M81 599182.50 5015042.00 36.11 18.89 19.89 19.39
F-1 599431.38 5015694.50 37.39 36.76 39.81 38.29
F-l0 599355.27 5015573.27 36.08 35.08 38.13 36.61
F-1024 599307.63 5015414.00 35.57 12.60 19.10 15.85
F-1094 599229.38 5015370.50 35.85 32.50 38.60 35.55
F-1098 599229.38 5015370.50 35.81 20.90 27.00 23.95
F-1104-A 599292.38 5015374.00 35.82 34.90 38.00 36.45
F-1124 599395.69 5015354.00 35.86 26.60 32.70 29.65
Puits UTM-X UTM-Y Piezooct-2001 Base Sommet élévationmilieu
F-112B, 599395.69 5015354.00 35.87 18.80 24.90 21.85
F-1134 599245.88 5015238.00 35.77 30.60 36.70 33.65
F-114A. 599't99.44 5015261
.00 35.84 30.50 36.60 33.55
F-11'4B 599199.44 5015261
.00 35.70 16.40 22.50 19.45
F-118 599376.88 5015451.50 35.87 31.30 37.40 34.35
F-1194 599209.38 5015479.50 36.27 30.03 39.13 34.58
F-1198 599209.38 s015479.50 36.26 21.43 27.53 24.48
F-124F. 599308.1
3 5015333.00 35.76 29.30 35.40 32.35
F-1248 599308.1
3 5015333.00 35.76 18.60 24.70 21.65
F-17 599368.50 5015474.50 35.89 15.46 21.56 18.51
F..2 599440.44 5015637.50 37.18 34.27 37.32 35.80
F4 599379.93 s015646.00 40.01 36.70 39.75 38.23
F-6 599407.06 5015604.00 36.39 33.27 36.31 34.79
F-A 599428.88 5015561
.50 36.49 34.61 37.65 36.13
L-10-A 599404.50 5 0 1 5 5 7 0 . 1 3 36.33 30.18 33.23 31.71
L-1.34 599430.09 5 0 1 5 5 1 5 . 7 6 36.20 30.25 31.77 31.01
L-14:A 599399.82 5015515.23 36.11 30.31 31.83 31.07
L-19-A 599397.01 5015625.73 36.86 33.55 35.07 34.31
-7-A 599374.04 5015571
.63 36.19 32.08 33.60 32.84
I -8-t 599397.25 5015542.77 36.13 30.30 31.82 31.06
L-9:A 599391.99 5015575.73 36.26 32.21 35.26 33.74
PO.94-1S 599369.81 5015234.00 35.36 29.12 32.12 30.62
PO-94-2S 598924.00 s015497.50 36.04 31.34 34.34 32.84
PO-p4-5S 598870.81 s013525.50 35.97 23.86 26.86 25.36
PW-111 599327.35 5015275.65 32.13 8.37 20.92 14.65
PW-1"12 599293.25 5015276.11 35.06 8.53 21.O3 14.78
PW:113 599252.04 50't5279.75 33.97 8.63 20.83 14.73
z-10-A 599327.79 5015533.81 36.19 34.83 36.35 35.59
z:.11-A 599466.28 5015676.34 37.47 33.39 34.91 34.15
z-12-A 599427.92 5015642.69 3ô.88 33.75 35.27 34.51
L13-A 599378.75 5015711.96 38.97 31.32 32.84 32.08
z"AiÆ 599381.53 5015511.27 35.97 30.47 31.99 31.23
z-2.-B 599388.56 5015508.74 36.04 25.92 27.44 26.68
z:3-A 599377.65 5015501.34 35.93 31.04 32.56 31.80
z-3.-B 599382.23 5015499.97 38.00 23.07 24.59 23.83
zÂ-A 599406.31 5015500.93 36.11 27.43 28.95 28.19
74:B 599402.58 5015503.08 36.11 21.34 22.86 22.10
z-5-B 599425.07 5015493.67 36.36 15.47 16.99 16.23
z-ts-Ç 599416.10 5015497.35 36.20 24.54 26.06 25.30
z6;A 599445.20 5015485.33 36.19 29.56 31.08 30.32
2.-6;8 599449.33 5015483.83 36.48 19.74 21.26 20.50
z-7-A 599473.06 5015473.96 36.21 27.94 29.46 28.70
z-8ra 599493.07 5015465.62 36.25 22.39 23.91 23.15
z-9-A 599542.66 5015643.06 37.51 26.16 27.68 26.92
03097051 598366.69 5014281.50 36.93 20.68 21.29 20.99
P-24 598383.1
I 5013932.00 36.80 17.13 18.58 17.86
PL27 598608.81 5014166.00 36.91 15.43 16.04 15.73
ANNEXEE
48,0
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il 'rrtt
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N
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28,O
04-00 05-00 06-00 07-00 08-00 09-00 10-00 t1-00 12-00 01-01 02-01 03-01 04-01 05-01 06-01
Date(d)
46 _ 3097191
- 3097201
44
È 42
o
o
40
'Ë
\o
38
o
p
IL
36 nvfu\
x
G
o
34
z
32
30
28
02-82 07-83 08-87 12-88 01-93
Dates(d)
ANNEXEF
ABSTRACT
The contamination of a fracturedrockaquiferby DNAPLand dissolvedcontaminants has beenpresent
at Ville-Mercier
in the areafor 30 years.The originalmigrationof DNAPLand dissolvedorganiccompounds occurredthrougha sancl
and gravelunitlocallyin contactwiththe underlying rockaquiferand throughwindowsin the till overlyingthe bedrock.
The QuebecEnvironment Ministrycontrolledthis problemwith a pump-and-treat systemintercepting the dissolved
contaminant plume,and by the definitionof a controlled areawithinwhichgroundwater pumpingis prohibited. Thearea
surrounding Ville-Mercier, withinand outsidethe controlledzone,is a veryactiveagricultural areadedicatedmostlyto
vegetablecultureand groundwater is neededto supportthisgrowingindustry. The regionalfracturedrockaquiferin the
area is thus increasingly used and long-termgroundwater management is required.Numericalsimulations of
groundwaterflow in the aquifer,with MODFLOW,have focusedon reproducingthe currentflow system and
investigating
alternative withdrawalregimesto supportthe definitionof a set of aquifermanagement guidelines.
RÉSUMÉ
Le casde la contaminationde I'aquifère pardesliquidesorganiques
de rocfracturéde Ville-Mercier immiscibles denses
(DNAPL)et dissousexistedepuismaintenant prèsde 30 ans. À I'originela migrationdes DNAPLet du panachede
contaminants dissousémis par des lagunesd'entreposage dans I'unitéde sableet graviers'estfaite localement par
l'intermédiaire
de fenêtresdans le till recouvrantle roc. Pourenrayerla contamination de I'aquifère,le ministèrede
I'Environnement du Québeca misen placeuneusinede pompage et de traitementdeseauxcontaminées et a délimité
une zone dans laquellele pompageest interdit.La régionentourantVille Merciera développéune très forteactivité
maraÎchèreavec des besoinsen eau croissantsqui nécessitent une gestionde I'aquifère.Un modèlenumériqueà
l'aidedu logicielMODFLOW a doncété développé afinde simulerle comportement de la nappedansles conditions
actuelleset hypothétiques
poursoutenirla définition de règlesd'exploitationde I'aquifère.
2.2 Quaternarydeposits
3. HYDROLOGY
Transmissivity(m'ls) 1,1x10-3
3,29x10'2
5. MODELDESCRIPTION
5.1 Limitandboundary
conditions
Figure3 : Piezometricmap of the rock aquifer
(metersabove mean sea level,AMSL)
The Châteauguay Riverwas chosenas the westernlimit
of the modelbecauseof its contactwiththe rockaquifer
and a constantheadlimitis imposedalongthe river.The
exposedrockandthe exposedreworkedtill associated to
the highestrock topography, the limitsof hydrographic
basin,andthe piezometricmaphavebeenusedto define
the North,Eastand Southlimitsof the groundwater flow
system.No flow is imposedto theselimits(Figure6). A
constantheadis imposedto the Esturgeon Riverfromits
junction with ChâteauguayRiver to the upstream
outcroppingrock.Theflowout of this limitcorrespondsto
the dischargerate measuredin summerby D'Anjou
(1eeo).
5.2 Numericalgrid
5.3 Bedrockhydrogeologicalparameters
29,000
15-03-00 04-05-00 23-06-00 12-08-00 01- 10-00 20-11-00
Date(d)
<+ Stmcllno
++ Antlcline
Figure6 : Quaternary
deposits,mainbedrockstructures
andflowboundary (Lasalle,
conditions 1981and
Globensky,1986)
inflltrationvalues for the two tills had to be decreased
6. SIMULATIONS too, then only half of the estimatedrechargereachesthe
rock. We tried to apply the values shown in Table 2 with
6.1 Calibration no success, the simulated hydraulic heads were always
much higher than the observed heads. But even with a
The calibrationof the model is accomplishedby finding a recharge divided by two, it is still in the range of the
set of parametersthat matchesthe simulatedheads with estimatedrechargevalues of Hamel (2001)who found an
the observed heads. Resultsof the calibrationare shown average rechargeof 45 mm/y in a similarcontext.Table 4
on Figures 7 and 8. Three transmissivityzones (Table 3) shows the calibratedvaluesfor the recharge.
were used: a first zone occurs near Ville-Mercierwith
T=1,3x10-3m2ls, a N-S SfRemi zone with T=1,8x10-3
m'ls and a finql zone that covers the rest of the region
with T=9,2x10-3m2ls (Figure 8). These zones are the
result of the different simulations done during the
calibration of the model in steady-state conditions.All
these values are on the same order of magnitudeand two
values clqse to the mean arithmetictransmissivityequal
to 1,3x10-3m2ls.
Table 3: Bedrockcalibratedproperties
1,1x10-3
-lc' llydtoullcheod(mAMSL)
Figure8: Simulated
headsmap,wellsandtransmissivity
OU
zones
-55
vt
Table4: Calibrated
rechargevaluesfor the model
Ëi so I
a
a
a ./i
!l 45
IE
Êoo
35
/a
J )
Observed heads(m)
Figure7 :Simulatedversusobservedheads
after10yearsfrom
Figure10 : Particlesmigration
,r4:@
Figure11 : Particlesmigrationafter2Oyearsfrom
aa
Figure 13: Drawdownestimationwith the Theis method
a
a for a 1,3x10-3m2lstransmissivity
aa
, . , I S A B E L ,D . , R O U L E A UA
G E L I N A SP , . , 1 9 8 9 .A q u i f e r
decontaminationfor toxic organics: the case of Mercier,
Québec. Contract KE405-8-6001/01-SS, UniversitéLaval
et Universitédu Québecà Chicoutimi, 271 p.