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1 Deontologie

Le document traite de la déontologie de la profession enseignante, définissant les règles et devoirs des enseignants, tant généraux que spécifiques. Il souligne l'importance du respect des droits à l'instruction, de l'impartialité, de l'honnêteté et de la responsabilité morale, pédagogique et civile des enseignants. En outre, il présente des textes réglementaires et des obligations liées à l'enseignement, ainsi que des responsabilités en matière de surveillance et de gestion des accidents scolaires.

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1 Deontologie

Le document traite de la déontologie de la profession enseignante, définissant les règles et devoirs des enseignants, tant généraux que spécifiques. Il souligne l'importance du respect des droits à l'instruction, de l'impartialité, de l'honnêteté et de la responsabilité morale, pédagogique et civile des enseignants. En outre, il présente des textes réglementaires et des obligations liées à l'enseignement, ainsi que des responsabilités en matière de surveillance et de gestion des accidents scolaires.

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DEONTOLOGIE

REGLEMENTATION

STATUT GENERAL DES


FONCTIONNAIRES

1
1. DEONTOLOGIE DE LA PROFESSION ENSEIGNANTE
1.1 DEFINITION
Selon Le Petit Larousse
Déontologie du Grec déon, ontos, ce qu’il faut faire et logos, discours. C’est un ensemble de
règles et de devoirs qui régissent une profession, la conduite de ceux qui l’exercent, les rapports
entre ceux-ci et leurs clients ou le public.

Ainsi la déontologie d’une profession peut être définie comme l’ensemble de règles et de
devoirs relatifs à l’exercice de cette profession. La déontologie comporte également des agents qui
y sont impliqués, leurs rapports entre eux, ou avec d’autres personnes.

En ce qui concerne la profession enseignante, la déontologie s’applique à tout agent public


ou privé qui exerce soit dans le cadre pédagogique (encadreur, professeur, instituteur), soit dans le
cadre administratif ou financier (encadreur ou bureaucrate), quelles que soient ses convictions
politiques ou religieuses.

La déontologie de la profession fait apparaître des devoirs généraux et des devoirs


spécifiques liés à chaque catégorie.

1.2 DEVOIRS GENERAUX DE L’ENSEIGNANT


Le devoir primordial de l’enseignant est de respecter les droits à l’instruction et à
l’éducation de toute personne humaine, et notamment de tout enfant en âge scolaire.

L’enseignant doit faire preuve de justice et d’impartialité. Il doit aussi instruire et éduquer
avec la même conscience tous les élèves quels que soient leur nationalité, leurs conditions et les
sentiments qu’ils lui inspirent, leurs convictions politiques ou religieuses, ainsi que celles de leurs
parents.

L’enseignant doit considérer le secret professionnel comme un devoir moral. Ce secret


professionnel porte sur les faits, les documents, et les informations dont il a connaissance dans
l’exercice de sa fonction.

L’enseignant doit faire preuve d’honnêteté, de loyalisme, de franchise, de fidélité dans


l’exercice de sa fonction. Il ne peut aliéner sa conscience professionnelle dans n’importe quelle
situation.

L’enseignant se doit d’honorer et d’honorer sa profession. Ainsi, il doit faire preuve de la


plus grande dignité, même dans sa vie privée, et doit éviter de déshonorer sa profession.

L’enseignant doit respecter la hiérarchie. Il a le devoir d’obéir aux ordres donnés par les
autorités hiérarchiques, avec intelligence et loyauté. Il doit donc refuser de participer à des actes
immoraux et incompatibles avec sa dignité professionnelle.

L’enseignant doit entretenir de bonnes relations avec les collègues, les membres des autres
professions et la communauté. Il doit avoir le sens du partenariat et l’esprit de collaboration.

L’enseignant doit avoir le respect des droits de la personne humaine et de la famille. Il doit
respecter également les mœurs et les coutumes de la communauté dans toute localité où il vit et exerce
sa profession.

2
L’enseignant doit remplir ses fonctions avec assiduité. Il est responsable de l’exécution des
tâches qui lui sont confiées.

La ponctualité, le respect de l’heure doivent constituer le souci permanent de l’enseignant.

1.3 DEVOIRS DE L’ENSEIGNANT TENANT CLASSE

Les connaissances psychologiques d’ordre général ne suffisent pas. Il est nécessaire de


connaître chaque enfant :

L’enseignant est un éducateur. L’amour de l’enfant est primordial.

L’enseignant doit s’obliger à agir avec correction envers les élèves.

L’enseignant ne peut se faire remplacer dans sa fonction que temporairement par un collègue,
ou un élève - maître, lequel présente les conditions de moralité nécessaires.

Il est interdit à un instituteur d’agir avec partialité et de donner un avantage matériel injustifié à
un élève.
Il est interdit à un enseignant d’accepter une commission, pour un acte condamnable par la
déontologie ou la morale, notamment en ce qui concerne les divers examens.

Tout enseignant doit porter secours d’extrême urgence à un ou plusieurs élèves en danger.

L’enseignant doit être préparé avant d’exercer sa profession et doit garder le souci de
perfectionner ses compétences académiques et professionnelles.

1.4 DEVOIRS DE L’ENSEIGNANT ENVERS SES COLLEGUES

L’enseignant doit respecter ses collègues et entretenir avec eux des rapports harmonieux. Il leur
doit assistance morale et professionnelle.

En cas de mésentente avec un collègue, il faut s’efforcer de se réconcilier avec lui.


Il est interdit à un enseignant de calomnier un collègue, ou de tenir des propos susceptibles de
lui nuire dans l’exercice de sa profession.

Sont interdites à un enseignant toutes les supercheries, notamment les pratiques de


l’escroquerie, de l’abus de confiance, du détournement de fonds public, etc.

3
FICHE-GUIDE : LES OBLIGATIONS ET LES RESPONSABILITES DU MAITRE

Le maître est tenu de respecter la déontologie de la profession enseignante


- Etre présent effectivement au poste pendant les jours de classe.
- Etre assidu (sans s’absenter) au travail pour assurer le plein emploi.
- Etre ponctuel (arriver à l’heure)
- Etablir les affichages obligatoires (à faire viser par le directeur d’école)
- Tenir les différents cahiers et registres
- Bien préparer ses leçons (préparation écrite, mentale, choix des matériels, choix des méthodes)
- Avoir les qualités nécessaires pour véritablement éduquer :
● aimer les enfants
● être un "éveilleur d’âme" (leur communiquer ce qui est utile et beau, les
Bonnes habitudes)
● savoir adapter son enseignement
● s’entretenir intellectuellement en se documentant régulièrement

- Adopter des comportements d’un vrai éducateur :


● tenue descente
● langue soignée
● esprit sociable
● avoir du caractère : patient, dynamique, énergique mais juste et équitable, maître de soi-même

Ses responsabilités sont d’ordre moral, pédagogique et civil

a- Responsabilité morale
- Le maître doit se considérer non pas seulement comme un modèle, mais comme une référence,
un exemple dans sa vie professionnelle, dans sa vie quotidienne.
- La confiance de l’élève en son maître a un impact sur la réussite de la communication entre lui
et ses élèves, ce que lui permettra d’établir comme il se doit le rapport maître – élèves.

b- Responsabilité pédagogique
- Le maître est tenu d’appliquer les programmes et les instructions officielles, à faire assimiler au
mieux et à tous les élèves les connaissances prévues dans les programmes.
- Il a le devoir de rendre ses élèves peu à peu capables de conquérir leur autonomie, leur donner
des habitudes de travail (constituer au début de l’année des groupes de travail)
- Faire confiance aux élèves en les responsabilisant (rôle de moniteur ou de tuteur, chef de groupe,
délégué de classe, responsable de matériel, etc...)

c- Responsabilité civile
- Le maître est responsable des dommages qu’il cause personnellement soit par :
● son fait : le châtiment corporel est formellement interdit
● sa négligence : l’enfant laissé seul sans surveillance dans la classe
● son imprudence : laisser à la portée des élèves des objets dangereux, des charges trop lourdes, faire
faire des commissions en dehors de l’enceinte de l’école
- Il est aussi responsable des dommages causés par les enfants dont il a la charge.

4
2. CONDENSE DES TEXTES REGLEMENTAIRES

14 OBJETS DE REFERENCE :

1. Conseil des maîtres

2. Ages limites des enfants fréquentant les Ecoles de l’Education fondamentale du premier
cycle : EF 1 (Ecole primaire)

3. Réorganisation de l’Enseignement Primaire

4. Utilisation des locaux scolaires

5. Les registres obligatoires

6. Les affichages obligatoires

7. Surveillance des élèves

8. Les accidents scolaires

9. Statut général des fonctionnaires

10. Régime des soins médicaux, d’hospitalisation, d’évacuation sanitaire des fonctionnaires et
des agents non encadrés de l’Etat.

11. Répression des abandons de poste

12. Les congés des Personnels enseignant et administratif

13. Position d’absence

14. Attribution d’une majoration en retraite aux fonctionnaires et agents non encadrés de
l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisées et des Etablissements publics titulaires
d’une décoration de l’Ordre National de la République de Madagascar

5
OBJET SOURCES TEXTES (Contenu)
1. Conseil des Circulaire du 15/01/1908 Composition : Tout le personnel de l’école
Maîtres dans Législation et Attributions : Vie pédagogique de l’école –
Administration scolaires à Elaboration du règlement intérieur – Répartition
Madagascar de des élèves et des maîtres entre les diverses
Ranivoharison Jemsa classes – Désignation des titulaires des classes
multigrades- Application des programmes
officiels- choix des livres scolaires, choix des
livres de bibliothèque- Elaboration des emploi
du temps – d’un programme d’emploi à
présenter au Bureau du FAF – Transformé en
Conseil de discipline, donne son avis sur une
faute grave d’un élève, de complimenter les
bons élèves, de réprimander les mauvais, etc.

2. Ages limites des - Arrêté N° 3949-87 Art 1 : Les enfants fréquentant les écoles de
enfants /MINESEB du 02.09.87 l’Education Fondamentale du Premier Cycle
fréquentant les - J.O N° 1823 du (Ecole primaire) doivent avoir 6 ans révolus au
Ecoles de 16.09.87) minimum, au 31 décembre qui suit la rentrée
l’Education - B.O N°1 p : 39 scolaire.
fondamentale du
premier cycle :
EF 1
(Ecole primaire)

3. Réorganisation Note Circulaire N°03 / Dans le cadre de la réforme du système


de 194- éducatif, l’Education Fondamentale du Premier
l’Enseignement MinESEB/SG/DGEFES/S Cycle est organisée en :
Primaire P du 25.09.03 - Cours préparatoire de deux années scolaires
(CP)
- Cours élémentaire d’une année scolaire (CE)
-Cours moyen de deux années scolaires (CM)
Les établissements de l’Education
Fondamentale du Premier Cycle sont répartis en
catégories A, B et C :
- établissements de la catégorie A dotés d’un
maître par année d’étude, en fonction du
nombre de sections existantes,
- établissement de la catégorie B disposant d’un
maître par cours,
- établissements de la catégorie C, dénommés
groupes scolaires, constitués d’une école de la
catégorie B et d’écoles annexes, situées dans un
rayon de 5km au maximum, comportant
uniquement un cours préparatoire ou un cours
préparatoire et un cours élémentaire.

4. Utilisation des - Lettre circulaire N° Utilisation des locaux scolaires à des fins extra-
locaux scolaires 17 629 – scolaires sur autorisation préalable et écrite des
EN / SA.6 du 23.11.64 chefs de CISCO après avis des chefs
- Circulaire N) 7350 – d’établissements intéressés.
AC / SA.6 du 31.03.67

6
5. Les registres Législation et Les registres obligatoires (tenus par le
obligatoires Administration à dirécole)
Madagascar de 1- le registre matricule
Ranivoharison Jemsa 2- le registre d’appel ou de présence
Chap. XII et XIII 3- le registre d’inventaire du mobilier et du
matériel de l’école (livre de
comptabilité – matières)
4- le registre d’inventaire du mobilier du
personnel
5- le carnet historique
6- le catalogue des livres de la bibliothèque
7- le carnet d’inspection de l’école
8- les cahiers de comptabilité de l’école
(cantine scolaire, coopérative scolaire…)
9- cahier de présence du personnel
10- cahier de visite de l’école
11- cahier de visite médicale (personnel)
6. Les affichages Législation et Chaque enseignant en classe doit avoir :
obligatoires Administration à 12- un cahier d’encadrement
Madagascar de 13- un cahier d’inspection
Ranivoharison Jemsa 14- un cahier de roulement
Chap. XII et XIII Les affiches obligatoires
1- l’emploi du temps visé par les différents
responsables
2- la répartition hebdomadaire ou mensuelle
visé par le dirécole
3- la liste nominative des élèves (sexe,
matricule, âge, etc.)
4- le tableau des âges
5- la liste des chants et récitations
6- la fiche de renseignements du titulaire de
classe
7- le règlement intérieur de la classe
8- le règlement intérieur de l’école (affiché au
bureau du dirécole)
7. Surveillance Législation et 1° Entrée en classe : Dix minutes au minimum
des élèves Administration à avant le début de la classe.
Madagascar de 2° Chacun des maîtres attachés à l’école est
Ranivoharison Jemsa tenu, à tour de rôle, de surveiller
Chap. XXI p : 25 les récréations, et de garder les élèves qui ne
sont pas rendus à leur
famille, dans l’intervalle des classes du matin
au soir …
3° Récréation : tous les maîtres y compris le/la
directeur/trice, même
déchargé de classe, doivent assurer la
surveillance des élèves
4° Retenue : elle ne doit pas dépasser une
heure
5° Sortie : Les maîtres sont tenus de surveiller
la sortie des élèves, dans la
limite de l’enceinte des locaux scolaires,
jusqu’au moment où tous
les élèves ont quitté l’établissement
7
8. Les accidents Législation et I – Accidents bénins (bénins ≠graves)
scolaires Administration à 1- Prévenir le chef d’établissement
Madagascar de 2- Donner les soins nécessaires
Ranivoharison Jemsa 3- Consigner ces soins dans le cahier de soins
Chap. XXIII p : 26 4- Etablir le PV de l’accident (Circonstance,
lieu, soins donnés, etc.)
et le communiquer à la famille du blessé

II- Accidents graves


1- Donner les soins urgents
2- Evacuer le blessé vers l’établissement
hospitalier le plus proche
(le médecin traitant doit savoir les
circonstances de l’accident et les
soins administrés au blessé)
3- Faire la déclaration d’accident et envoyer
celle-ci à la [Link]
4- Prévenir la famille
5- suivre l’évolution de l’accident
Note importante : Ne jamais ramener le
blessé à la famille tout de suite après
l’accident, celle-ci pouvant être absente au
foyer.

8
OBJET SOURCES TEXTES (Contenu)
9. Statut général Loi n° 2003-011 du Titre II : Droits et obligations des fonctionnaires
des 03 septembre 2003 Chap. 1 : Droits des fonctionnaires
fonctionnaires portant Statut Art. 6 : Le fonctionnaire a droit, conformément aux
Général des dispositions fixées par la Loi pénale, dans l’exercice de
Fonctionnaires ses fonctions, à la protection de l’Administration dont il
relève, contre les menaces, outrages, violences, injures
ou diffamations, quelle qu’en soit la nature, dont il peut
faire l’objet et à la réparation, le cas échéant, du
préjudice qui en est résulté.
Ces protections et réparation s’étendent à son conjoint,
à ses enfants à charge et à ses biens.
Art.8 : En cas d’accident survenu à un fonctionnaire
dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses
fonctions et ayant entraîné une incapacité totale ou
partielle permanente constatée par un médecin agréé,
l’Administration est tenue, après avis du Conseil de
santé, de réparer, le préjudice subi, sous forme d’une
indemnité définitive et irrévocable, fixée par la
commission de Réforme.
Toutefois, si l’accident s’est produit hors de l’exercice
de ses fonctions, l’Etat n’est pas tenu par l’obligation
de réparer.
Art.11 : Le droit de grève est reconnu aux
fonctionnaires pour défendre leurs intérêts
professionnels collectifs et à effectuer dans le cadre du
respect de la législation en vigueur, sous réserve de
l’observation d’un délai de préavis de quarante-huit
heures.
Art.12 : Sont autorisées, les activités privées lucratives
du fonctionnaire ou de son conjoint, non soumises au
contrôle de son administration ou service, préservant
l’honneur de sa profession et ne s’exerçant pas dans le
domaine et au détriment de ses obligations directes
découlant du présent Statut.
Chap.2 : Obligations des fonctionnaires
Art .13 : Le fonctionnaire est tenu à l’obligation de
ponctualité, d’assiduité, de plein emploi, d’honnêteté et
de neutralité.
Art.14 : Le fonctionnaire chargé de la marche d’un
service est responsable, à l’égard de ses supérieurs
hiérarchiques, de l’exécution des ordres qu’il a donnés
à ses subordonnés ainsi que de l’autorité qui lui a été
conférée.
Il a l’obligation de rendre compte à son supérieur
hiérarchique, de l’exécution des missions qui lui sont
confiées et, le cas échéant, des raisons qui n’ont pas
permis leur exécution.

9. Statut général Loi n° 2003-011 du Il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui
des 03 septembre 2003 incombent, par la responsabilité propre de ses
fonctionnaires portant Statut subordonnés, sauf en cas de force majeure ou d’abus de
(suite) Général des fonction.
Fonctionnaires L’Administration met à la disposition du fonctionnaire
9
(suite) des moyens et un environnement adéquats à la bonne
marche et à l’exécution du service.
Art.15 : Indépendamment des règles instituées par le
Code pénal, en matière de secret professionnel, tout
fonctionnaire est lié par l’obligation de discrétion
professionnelle.
Tout détournement et toute communication ; contraires
aux règlements, de pièces ou de documents de service à
des tiers, sont formellement interdits et passibles de
sanctions disciplinaires jusques et y compris la
révocation.

Titre IV : Rémunération - avantages sociaux


Art. 27 : Le fonctionnaire a droit, après service fait, à
une rémunération juste
Cette rémunération comprend :
1- le traitement indiciaire soumis à retenue pour
pension ;
2- l’indemnité d’éloignement ;
3- les prestations familiales ;
4- l’indemnité de transport ;
5- l’indemnité de scolarisation.
Les fonctionnaires peuvent bénéficier des primes liées
à la performance et au mérite, ainsi que d’autres
indemnités.
Art.28 : Les compléments spéciaux et majorations de
solde sont consolidés dans le traitement indiciaire.
Art.29 : Le fonctionnaire a droit à un logement
administratif.
A défaut, il bénéficie d’une indemnité de logement
dont le montant est fixé par décret, pris en conseil de
Gouvernement, après avis du Conseil Supérieur de la
fonction Publique.
Art.30 : Les taux des indemnités d’éloignement sont
fixés par zone de localité de service, définie par décret,
pris en Conseil de Gouvernement, après avis du
Conseil Supérieur de la Fonction Publique.

9. Statut général Loi n° 2003-011 du Art.31 : Les prestations familiales sont allouées aux
des 03 septembre 2003 fonctionnaires et leurs taux sont uniformes pour tous
fonctionnaires portant Statut les cadres et pour tous les enfants. Les taux sont fixés
(suite) Général des par décret, pris en Conseil de Gouvernement, après avis
Fonctionnaires du conseil supérieur de la fonction Publique.
(suite)
Art.35 : Le fonctionnaire ne peut être privé de sa
rémunération que dans les conditions fixées par les
règlements en vigueur.
Toutefois, le fonctionnaire placé en position de stage
peut bénéficier de sa rémunération dans les conditions
fixées par décrit pris en Conseil de Gouvernement,
après avis du conseil Supérieur de la fonction Publique.
Art.36 : L’Administration prend en charge et en totalité
les frais médicaux ainsi que d’hospitalisation des
fonctionnaires traités dans les centres médico-sociaux
10
et dans les formations sanitaires publiques.
Des dispositions particulières sont prises à l’égard des
formations sanitaires privées agréées par l’Etat.
L’évacuation à l’intérieur et à l’extérieur du territoire
national est prise en charge par l’Administration.
Les dispositions de l’alinéa premier ci-dessus sont
étendues au conjoint et aux enfants à charge du
fonctionnaire et des retraités de la fonction publique.
Art.37 : En cas de décès du fonctionnaire de l’un et de
l’autre sexe, ses ayants droit bénéficient d’un secours
décès, d’une pension de veuvage et d’une pension
d’orphelinat.
Le secours décès est équivalent à douze mois de solde.
Les frais de mise en bière et du transport de la
dépouille mortelle ou des restes mortels du
fonctionnaire, du lieu du décès au lieu d’inhumation
définitive, ainsi que les frais de transports des membres
de sa famille et de leurs bagages, du lieu de résidence
au moment du décès au domicile choisi par ces
derniers, sont à la charge de l’Etat.
Les dispositions de l’alinéa ci-dessus sont applicables
au transport de la dépouille ou des restes mortels du
conjoint du fonctionnaire et de celui de ses enfants à
charge.
Art.38 : Les fonctionnaires ont droit à une pension de
retraite.

9. Statut général Loi n° 2003-011 du Titre VII : Organes consultatifs- Avancement-


des 03 septembre 2003 Récompense –Discipline
fonctionnaires portant Statut Chapitre 2 : Avancement
(suite) Général des
Fonctionnaires Art. 42 : Il est attribué à un fonctionnaire en activité ou
(suite) en service détaché, une note chiffrée exprimant sa
valeur professionnelle dans l’emploi occupé suivie
d’une appréciation générale.
Le pouvoir de notation appartient au supérieur
hiérarchique direct de l’intéressé et au Ministère dont
relève le service auquel il est affecté, après avis des
autorités hiérarchiques intermédiaires.
Art.44 : En cas de carence ou de refus de notation des
autorités compétentes, le fonctionnaire est noté d’office
par le Ministère chargé de la fonction Publique, au vu
du dossier de l’intéressé, après avis de la commission
Paritaire.
Art.46 : Les corps des fonctionnaires comprennent
uniformément une hiérarchie et un échelonnement à
quatre classes :
1- la classe exceptionnelle à deux échelons ;
2- le principalat à trois échelons ;
3- la première classe à trois échelons ;
4- la deuxième classe à trois échelons.

Art.47 : Les fonctionnaires bénéficient d’un


avancement automatique d’échelon au bout de deux ans
11
d’ancienneté.
Art.49 : Le fonctionnaire qui a une ancienneté de deux
ans dans l’échelon le plus élevé de la classe
exceptionnelle et qui n’a pas encore atteint la limite
d’âge pour l’admission à la retraite, bénéficie de
l’indice immédiatement supérieur, dans le cadre et
échelle immédiatement supérieure à celui auquel il
appartient.
Toutefois, le fonctionnaire du Cadre A Echelle A1, qui
a une ancienneté deux ans dans le deuxième échelon de
la classe exceptionnelle et qui n’a pas encore atteint la
limite d’âge pour l’admission à la retraite, bénéficie
d’une majoration d’indice de cent points, tous les deux
ans et limitée à cinq cents points.
Art.50 : Les fonctionnaires, après un stage d’au moins
égale à six mois, peuvent bénéficier d’une bonification
d’ancienneté.

9. Statut général Loi n° 2003-011 du Chap.3 : Récompense et discipline


des 03 septembre 2003 Art. 51 : Tout service exceptionnel rendu à la Nation
fonctionnaires portant Statut par le fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ou
(suite) Général des à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ouvre droit,
Fonctionnaires à l’une des récompenses suivantes :
(suite) 1- lettre de félicitation ministérielle ;
2- majoration d’ancienneté d’échelon ;
3- surclassement d’échelon ;
4- avancement immédiat de classe.
La lettre de félicitation ministérielle donne droit, à titre
exceptionnel, à la nomination ou à la promotion du
fonctionnaire intéressé dans l’Ordre National.
Les récompenses citées aux alinéas 2, 3 et 4 sont
accordées par arrêté du Ministère dont il relève.
Elles ne donnent droit à aucun rappel de solde.

Art.52 : Les sanctions disciplinaires applicables aux


fonctionnaires titulaires sont :
 les sanctions du premier degré prononcées par
le Ministre dont relève le fonctionnaire fautif :
1- l’avertissement
2- le blâme
 les sanctions du deuxième degré prononcées par
l’autorité investie
du pouvoir de nomination après avis du conseil de
Discipline :
1- la suspension de solde ;
2- la radiation du tableau d’avancement pour
une durée déterminée ;
3- la réduction de l’ancienneté ;
4- l’abaissement d’échelon ;
5- la rétrogradation ;
6- la mise à la retraite d’office ;
7- la révocation sans suppression des droits à
pension ;
8- la révocation avec suppression des droits à
12
pension et déclaré à jamais incapable d’exercer
aucune fonction publique.
 Les sanctions disciplinaires applicables
aux fonctionnaires stagiaires sont :
1- la prolongation de stage ;
2- le licenciement.

9. Statut général Loi n° 2003-011 du Art.53 : Toute faute commise par un fonctionnaire dans
des 03 septembre 2003 l’exercice de ses fonctions l’expose à une sanction
fonctionnaires portant Statut disciplinaire indépendamment, le cas échéant, des
(suite) Général des sanctions civiles, financières ou pénales. (…)
Fonctionnaires Art.55 : Le fonctionnaire suspendu est privé de
(suite) rémunération à l’exception des avantages sociaux.
Il est repris en service et en solde si l’autorité investie
du pouvoir de nomination n’a pas définitivement statué
sur son cas dans le délai de six mois qui suit la date
d’effet de suspension, sauf en cas d’incarcération de
l’intéressé.
Si le fonctionnaire n’a pas été révoqué, il est rétabli
dans tous ses droits et bénéficie d’un rappel de solde.
En cas de recours du fonctionnaire devant la juridiction
compétente, l’Administration est tenue d’exécuter les
décisions y afférentes.

Art.56 : Le fonctionnaire condamné à une peine


afflictive ou infamante par une décision judiciaire
devenue définitive, doit être révoqué sans qu’il y ait
lieu de consulter le Conseil de Discipline.
Art.60 : Le conseil de Discipline peut être décentralisé
au niveau des Faritany.

Titre VIII : Positions réglementaires


Art. 61 : Tout fonctionnaire peut être placé dans l’une
des positions réglementaires suivantes :
1- en activité ;
2- en détachement ;
3- hors cadre ;
4- sous le drapeau ;
5- en disponibilité.

9. Statut général Loi n° 2003-011 du Art.63 : Sont assimilées à la position d’activité, les
des 03 septembre 2003 situations suivantes :
fonctionnaires portant Statut 1- le repos médical, la convalescence de maladie ;
(suite) Général des 2- les autorisations et permissions d’absence, les
Fonctionnaires congés de toute nature dont le congé pour
(suite) éducation et le congé pour formation ;
3- les recyclages, voyages d’études et
d’information, stages de perfectionnement,
stages de spécialisation et toutes autres
formations professionnelles effectuées en cours
d’emploi ;
4- les affectations.

13
Art.64 : Le congé est pour le fonctionnaire un droit
inviolable et imprescriptible et peut être cumulé.
Il est de deux jours et demi par mois de service effectif.
Le fonctionnaire optant pour le congé annuel cumulé,
bénéficie d’une permission de vingt jours.
Si le fonctionnaire n’a pas pu jouir de son congé en
raison des nécessités de service, il lui est dû par
l’Administration, avant sa cessation définitive de
fonctions, une indemnité compensatrice de congé non
pris.
Art.65 : Les fonctionnaires bénéficient de :
1- congé de maladie ;
2- congé de maternité fixé à trois mois ;
3- congé de paternité fixé à quinze jours ;
4- autorisation spéciale d’absence en cas
d’hospitalisation du conjoint ou de son enfant à
charge.
Titre XI : Dispositions diverses
Art.79 : La présente loi abroge l’Ordonnance 93-019 du
30 avril 1993 portant Statut Général des Fonctionnaires
et ses décrets d’application contraires à la présente loi.

Fait à Antananarivo, le 03 septembre 2003


Signé : Marc RAVALOMANANA

10. Régime des Décret N° 94-077 du Art 1 : Les fonctionnaires et agents non encadrés de
soins médicaux, 25/01/1994 l’Etat (...) peuvent être mis à séjourner dans un
d’hospitalisation B.O N°1 P : 66 établissement hospitalier public où sont organisés des
, d’évacuation lits payants ou dans une formation sanitaire semi-
sanitaire des administrative agréée par l’Etat et bénéficient de la
fonctionnaires et gratuité des frais médicaux et des frais
des agents non d’hospitalisation.
encadrés de Art 3 : Les agents de l’Etat énumérés à l’art 1 er sont
l’Etat. hospitalisés dans les conditions ci-après :
a- en 1ère catégorie les fonctionnaires du cadre A et les
agents non encadrés assimilés.
b- en 2ème catégorie les fonctionnaires du cadre B et les
agents non encadrés assimilés.
c- en 3ème catégorie les fonctionnaires des cadres C et
D et les non encadrés assimilés.
Art 7 : Les dispositions des articles précédents sont
étendues au conjoint légitime et aux enfants à la charge
du fonctionnaire ou de l’agent non encadré de l’Etat.

11. Répression Circulaire N° 10872- (...) les fonctionnaires coupables d’absences


des abandons de 82/FOP/AG du irrégulières, d’abandon de poste ou de refus de
poste 10/06/82 rejoindre leur nouveau poste d’affectation font
directement l’objet d’une poursuite disciplinaire sans
être préalablement mis en position d’absence
irrégulière sans solde ni suspendus de leurs fonctions.
Or, en l’absence de service fait, les intéressés doivent
être écartés juridiquement (...) et mis en état de
cessation de fonctions.

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12. Les congés Décret N° 60.124 du I- Les autorisations d’absences
des Personnels 01/06/1960 a- les autorisations d’absence ordinaires
enseignant et B.O N°7 P: 80 accordées à l’occasion d’un événement familial :
administratif naissance d’un enfant légalement déclaré, mariage du
fonctionnaire ou de son enfant, décès ou maladie grave
du conjoint, du père, de la mère ou d’un enfant d’un
fonctionnaire. Durée maximale : 3 jours
b- Autorisations spéciales d’absence des fonctionnaires
candidats à des élections politiques
Durée maximale: 20 jours pendant la campagne
électorale

12. Les congés Décret N° 60.124 du II – Les permissions


des Personnels 01/06/1960 C’est une autorisation d’absence d’une durée égale ou
enseignant et B.O N°7 P: 80 inférieure à 15 jours n’entrant pas dans le cadre des
administratif (suite) congés ou des autorisations d’absence.
(suite) Conditions d’octroi : accordées seulement aux
fonctionnaires optant pour le régime des congés
annuels.
Durée maximale 15 jours

III Les congés


C’est un droit pour le fonctionnaire. Mais l’autorité
concédante peut, pour des raisons de service, différer
l’exercice de ce droit.
Différentes sortes de congé
- les congés annuels (durée 30 jours)
- les congés de maladie
- les congés de cure thermale
- les congés de longue durée
- les congés de maternité
- les congés de paternité : durée 15jours
Les congés de maladie
limite normale : 3 mois à compter du jour de cessation
de service
Peuvent être renouvelés sans pouvoir dépasser la durée
maximale de 6 mois pendant une période de 12 mois
consécutifs. Après 6 mois, si le fonctionnaire ne peut
reprendre son service, il est, soit mis en disponibilité,
soit admis à la retraite (s’il est reconnu inapte)
Les congés de cure thermale
Accordés à la demande du fonctionnaire intéressé après
avis du Conseil de Santé ; durée maximale 2mois. Ils
ne sont cumulables avec aucun congé
Les congés de longue durée
Le fonctionnaire atteint de tuberculose, de maladie
mentale, d’affection cancéreuse, de poliomyélite ou de
lèpre est de droit mis en congé de longue durée sur avis
du Conseil de Santé (C.S)
Durée : accordés pour plusieurs périodes consécutives
de 6 mois à concurrence d’un total de 5 années. Suivant
avis du CS, cette durée peut être portée à 8 années. A
l’expiration de cette dernière durée, l’intéressé est, soit
mis en disponibilité d’office, soit, s’il est reconnu
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définitivement inapte, admis à la retraite.
12. Les congés Décret N° 60.124 du Les congés de maternité (pour le personnel féminin de
des Personnels 01/06/1960 l’Etat)
enseignant et B.O N°7 P: 80 Durée normale : 2 mois. Ils ne sont cumulables avec
administratif (suite) d’aucun congé. A l’expiration du délai prévu, si la
(suite) bénéficiaire n’est pas en état de reprendre son service,
elle pourra obtenir un congé de maladie.
13. Position Décret N° 60.239 du Tout fonctionnaire non présent à son poste et qui ne se
d’absence 29/07/60 trouve pas en position de congé, ni de permission, ni
(Lég. Et Ad° d’autorisation d’absence, ni à l’hôpital, et qui n’a pas
scolaires à M/car de obtenu de repos prescrit par l’autorité médicale agréée
Ranivoharison Jemsa par l’Administration, se trouve dans la position
Chap. XXIII P : 26) d’absence et n’a pas droit à aucune rémunération
pendant toute la durée de cette absence, sans préjudice
des peines disciplinaires qu’il peut encourir.
Sont dans la position d’absence :
- les fonctionnaires ayant quitté leur poste sans motif
plausible et sans avoir avisé préalablement
l’autorité supérieure
- s’ils ne sont pas hospitalisés ou mis au repos par le
médecin traitant ;
- ces fonctionnaires qui, régulièrement affectés ou
mutés, n’ont pas rejoint leur poste dans les délais
fixés par leur ordre de route, ceux qui n’ont pas
rejoint à l’expiration de leur congé, de leur
permission, de leur autorisation d’absence, ou de
leur hospitalisation sauf l’existence d’un
empêchement dûment constaté.
14. Attribution Décret N° 97-010 du Art 1er : Les récipiendaires de l’Ordre National de la
d’une 16/01/97 République de Madagascar, soumis au régime de la
majoration en Caisse de retraite civile et Militaire (CRCM) ou de la
retraite aux Caisse de Prévoyance et de Retraite (CPR) bénéficient
fonctionnaires et d’une majoration de leur pension de retraite au titre de
agents non la décoration la plus élevée qu’ils ont obtenue pendant
encadrés de leur période active.
l’Etat, des Article2 : Le taux de la majoration de la pension de
Collectivités retraite visée à l’article 1er ci-dessus est fixé comme
Territoriales suit dans l’ordre décroissant des grades :
Décentralisées et Grade Taux de majoration
des Grand Croix de 1ère ………………………10 %
Etablissements classe ………………………..9%
publics titulaires Grand Croix de 2ème ………………………..8%
d’une classe ………………………..7%
décoration de Grand Officier ………………………..6%
l’Ordre Commandeur ………………………..5%
National de la Officier
République de Chevalier
Madagascar.

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