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Example Projet Tutoré 1

La gestion des déchets solides est un enjeu mondial complexe, exacerbée par l'urbanisation et le manque d'infrastructures, notamment en République Démocratique du Congo. Ce document présente une étude visant à établir un système d'assainissement pour les marchés urbains, en se concentrant sur le marché de Matete à Kinshasa, afin de réduire les risques sanitaires et environnementaux liés à la mauvaise gestion des déchets. Les objectifs incluent la classification des déchets, l'analyse des systèmes de gestion existants et la proposition de solutions durables.

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Example Projet Tutoré 1

La gestion des déchets solides est un enjeu mondial complexe, exacerbée par l'urbanisation et le manque d'infrastructures, notamment en République Démocratique du Congo. Ce document présente une étude visant à établir un système d'assainissement pour les marchés urbains, en se concentrant sur le marché de Matete à Kinshasa, afin de réduire les risques sanitaires et environnementaux liés à la mauvaise gestion des déchets. Les objectifs incluent la classification des déchets, l'analyse des systèmes de gestion existants et la proposition de solutions durables.

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CHAPITRE 0 : INTRODUCTION

0.1. CONTEXTE GENERAL

La gestion de déchets solides constitue un véritable défi dans le monde.

Longtemps la gestion des déchets a été une affaire de proximité, la localisation même de certaines
décharges donnant lieu à des querelles picrocholines entre municipalités. La mise en place de politiques
nationales est un phénomène plus récent, où chaque pays a mis son génie et ses complexités propres.
Plus récemment, on a pris conscience qu'il s'agissait là d'une problématique mondiale. Au-delà de la
partie la plus médiatique de la circulation des déchets dangereux et des déplacements de tous les
«Clemenceau» de la planète, il y a des flux, de plus en plus importants, de ferrailles, de fibres de
récupération et de plastiques récupérés dont les «mines» sont les vieux pays développés exportateurs
vers les pays émergents.

Longtemps les hommes ont eu le sens de la rareté, de la limite de leurs ressources par rapport à
l'ampleur de leurs besoins. Tout ce qui était disponible devait être utilisé, rien - ou presque - n'était jeté.
Du fait de techniques limitées, les prélèvements sur la nature restaient modestes et le recyclage de
toute forme de déchets était une nécessité.

La révolution industrielle, qui commence à la fin du XVIIIe siècle a fait rentrer l'humanité dans une autre
logique, celle de l'exploitation : du comportement prédateur, de l'utilisation sans limites apparentes de
ressources renouvelables ou non. L'évolution des techniques a permis d'aller toujours plus loin, plus
vite, plus profond. Il suffisait de découvrir et d'exploiter. Peu à peu, de ressources à mettre en valeur, les
déchets - dont le volume augmentait avec l'urbanisation - sont devenus des nuisances qu'il fallait
collecter de manière discrète (comme en témoigne l'invention de la poubelle à Paris, en 1884, par le
préfet du même nom), cacher ou enterrer, détruire en tout cas.

composent des ordures ménagères, des déchets provenant des activités de commerce et des marchés,
des bureaux administratifs, des institutions publiques. Les ordures ménagères et les déchets du
commerce représentent 50 à 75 % de la masse totale de ces refus. Ce taux peut être beaucoup plus
important dans les PED grâce à l'apport notamment de la fraction organique (Sidi Ould ALOUEIMINE ,
avril 2006)

Depuis le sommet du Millénaire pour le développement tenu en l'an 2000, au cours duquel 189 chefs
d'État ont pris l'engagement de réaliser les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD),
le monde a eu une occasion sans précédent d'améliorer les conditions de vie de milliards d'individus
dans les zones rurales et urbaines. Le septième objectif est particulièrement pertinent dans la brochure.
La cible 9 de cet objectif consiste à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population ayant
accès à un meilleur système d'assainissement.

En République Démocratique du Congo en particulier et dans bon nombre de pays en développement


en général, cet objectif, comme bon nombres d'autres d'ailleurs, est loin d'être réalisé à cause des
responsabilités partagées entre les dirigeants politiques, les partenaires au développement et les
infrastructures mal adaptées aux situations locales.

On a estimé en 2004 que le monde a collecté 1,2 milliard de tonnes de déchets municipaux. Ce chiffre
global est le résultat de la collecte et du traitement de données statistiques émanant, pour la plupart,
des pays développés. Pour le reste du monde, il est fondé sur des échantillons de pays ou de zones
urbaines et sur des extrapolations réalisées sur la base d'indicateurs comme le PIB par habitant, le taux
d'urbanisation ou le ratio de consommation de papier et dérivés par habitant (VEOLIA PROPRETE, 2006)

En République Démocratique du Congo, d'après le rapport du PNUD de 2004, 30% de la Population ont
un utilisé des systèmes d'assainissement améliorés (PNUD, 2004) et en 2009, il a estimé que la gestion
des déchets solides est un problème majeur à Sri Lanka, où les municipalités et les administrations
locales sont mal équipées, face à

Ces différents facteurs qui influencent la structure et la dynamique des marchés des déchets ont chacun
un poids variable suivant les pays et vont se combiner différemment

l'urbanisation et à la commercialisation croissantes, pour répondre à la demande de services efficaces


de mise au rebut sanitaire des déchets solides.
Ces déchets sont souvent déchargés dans des zones ouvertes, des marécages et le long des berges de
cours d'eau. Les services de ramassage sont irréguliers et lents et les amoncellements d'ordures en
bordure des routes présentent des dangers pour la santé de la population et de l'environnement (PNUD,
2009).

Dans un document intitulée « Mission à moyen terme de la FAQ : les grands enjeux pour la République
Démocratique du Congo en matière de production alimentaire», la FAQ reprend quelques indicateurs de
développement humain en RDC tels que présentés par le PNUD. Il ressort de ce document que le taux
d'évacuation des déchets ménagers est de 42,2% (FAQ, 2004).

En 1991, le Comité National d'Action de l'Eau et de l'Assainissement a estimé à 35% la population de


Kinshasa desservie par l'un des systèmes utilisés pour la collecte des déchets solides (Comité National
d'Action de l'Eau et de l'Assainissement, Paris France, 1990).

Ainsi donc, plusieurs facteurs pèsent sur les marchés des déchets et influencent leur évolution, dans sa
structure et dans sa dynamique. Ce sont :

- des facteurs économiques : croissance économique, enrichissement de la population et niveau de vie,


structure industrielle, marchés des matières secondaires,

- des facteurs sociaux : croissance et structure des populations et des ménages,

- des facteurs culturels et historiques : modes de consommation, sensibilité à l'environnement,


comportement civique,

- des facteurs géographiques : surface du pays et disponibilité foncière, géologie, relief, densité de
population, urbanisation,

- des facteurs réglementaires, législatifs et politiques : cadre réglementaire et fiscal, etc.


7

d'un pays à l'autre. Chaque pays a ainsi développé sa propre « histoire » ou « philosophie » des déchets
(VEOLIA PROPRETE, 2006).

La gestion des déchets ne constitue pas une particularité pour la ville de Kinshasa. Elle constitue un
véritable problème compte tenu des données urbanistiques, démographiques et de gouvernance de la
ville : une ville de contrastes importants, avec des secteurs résidentiels et commerciaux chics, des
universités, et des taudis informes coexistant côte à côte, une population galopante aux allures
effrayantes et la manière dont le pouvoir s'exerce dans la gestion des ressources économiques et
sociales d'un pays en vue de son développement particulièrement les problèmes liés aux déchets
urbains et à l'insuffisance de l'infrastructure et des services sociaux.

Les déchets des marchés sont produits dans les activités économiques, magasins. Ils comprennent du
papier, des matériaux d'emballage, des invendus et objets abîmés, des matières organiques et
inorganiques, qui pourraient parfois être dangereuses et contenir des produits chimiques (Siddhi-Enda,
Octobre 1998).

Parmi les différentes sources des déchets à Kinshasa, les marchés occupent, avec les ménages, le
premier plan.

Ces déchets, dans un plan de gestion adéquat, posent d'énormes problèmes sanitaires et
environnementaux dont on peut citer :

1. Pollutions et qualité des milieux : cette dimension intègre les impacts sur la

qualité de l'air, notamment l'émission de polluants ainsi que sur la qualité de l'eau et des sols ;

2. Risques sanitaires : une gestion déficiente des déchets est susceptible de


présenter des risques sanitaires dont les maladies endémiques dont le paludisme, la diarrhée, la fièvre
typhoïde, les infections respiratoires aigües et la prolifération de certains vecteurs, insectes et animaux;
hôtes intermédiaires pour certaines microorganismes.

3. Nuisances : les nuisances visuelles, olfactiques, les envols de déchets

constituent souvent une préoccupation associée aux déchets.

4. Dégradation des infrastructures et équipements urbains (ravinement, bouchage des caniveaux avec
inondations et débordements du cours d'eau à proximité, les pertes en vies humaines et l'écroulement
des maisons,...)

C'est pour limiter ces effets et améliorer le cadre de vie des vendeurs que le Fonds Social de la
République Démocratique du Congo, Agence d'Exécution du programme du Gouvernement de la
République Démocratique du Congo, dans l'exécution de son programme de développement intitulé
Programme d'Actions Sociales d'Urgence (PASU en sigle), et dans le concept d'un développement
durable, la prise en compte correcte et équilibrée des enjeux environnementaux et sociaux en vue
d'assurer un bien-être aux populations constitue son cheval de bataille. C'est pourquoi, dans le cadre de
la Réhabilitation et de la Modernisation du Marché Municipal de la Commune de Matete, et plus
précisément dans la Ville Province de Kinshasa, le FSRDC veut doter ce marché d'un système efficace de
gestion des déchets solides en vue de pérenniser l'ouvrage et de protéger l'environnement et les vies
humaines contre toute sorte des maladies qui pourraient résulter de la mauvaise gestion de ces déchets.

0.2. OBJECTIF DE L'ÉTUDE

A) Objectif général

Ce travail permettra de mettre en place un système d'assainissement des projets que finance le Fonds
Social de la RDC dans le secteur des marchés urbains et leur pérennisation pour qu'ils atteignent leur
durabilité en protégeant les vies humaines. Ce système mis en place sera considéré comme un système
de référence de gestion des déchets solides de projets des marchés que nous construisons : ceux qui
sont en cours de travaux et ceux qui sont déjà finis.
B) Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques de cette étude sont les suivantes :

? Classer des déchets du marché selon ses différentes caractéristiques

? Analyser des systèmes de gestion des déchets solides au marché de Matete ? Quantifier des déchets
solides produits au marché de Matete

? Proposer des systèmes de gestion des déchets solides des marchés urbains

0.3. METHODOLOGIQUE

La réussite de notre travail se base sur une démarche méthodologique simple, mais suivie et maîtrisée.
Elle peut se scinder en deux étapes : une phase préliminaire et une phase de terrain.

0.3.1. La phase préliminaire

Elle a consisté en :

? des séances d'informations

? une recherche documentaire ;

? l'élaboration des outils de terrain ;

[Link]. Les séances d'informations


Cette phase a débuté par des réunions de prise de contact avec les responsables du Fonds Social de la
RDC, des autorités locales, des autres partenaires opérationnels dans le domaine de l'environnement et
l'assainissement. Cette étape non moins importante nous a permis de bien comprendre les termes de
référence de notre travail et des résultats attendus.

[Link]. La recherche documentaire

Elle nous a permis de mobiliser la documentation nécessaire pour la compréhension plus ou moins
général du problème de gestion des déchets solides dans le monde, en Afrique, en RDC et dans la ville
de Kinshasa.

Cette phase s'est déroulée tout au long de notre travail. Les documents consultés sont principalement
des ouvrages, des thèses et mémoires, des articles, divers rapports, et bien d'autres documents
importants pouvant nous fournir des données sur la gestion des déchets solides dans la ville de
Kinshasa.

10

[Link]. L'élaboration des outils de terrain

Sur base des objectifs fixés et des activités définies, nous avons procédés à la conception des outils
nécessaires à la collecte de données sur le terrain. Il s'agit des fiches d'enquêtes auprès des marchands
et des guides d'entretien avec les autorités locales, services et autres structures clés oeuvrant dans
l'assainissement de la ville de Kinshasa.

Les fiches d'enquête

Le questionnaire d'enquête a été élaboré et adressé aux marchands identifiés selon le type de
commerce exercé et son emplacement. Pour y parvenir, des questions sur leur connaissance et
pratiques sur la gestion des déchets solides, leur capacité et leur volonté à payer les services qui leur
sont offerts et leur appréciation des services et des coûts.
Le questionnaire comprend des questions fermées, ouvertes permettant de recueillir des données sur
les caractéristiques socio-économiques des ménages et la gestion des déchets solides.

Les guides d'entretien avec les différents acteurs de l'assainissement de la ville de Kinshasa

Ces entretiens nous ont permis de se rendre compte du cadre institutionnel et réglementaire qui
organise la gestion des déchets solides dans la ville de Kinshasa, le schéma de traitement des déchets
solides dans la ville de Kinshasa, les différents intervenant dans le secteur de déchets solides et leurs
activités respectives.

Les acteurs concernés par ces entretiens sont :

? le Bourgmestre de la Commune de Matete;

? l'administrateur du Marché de Matete

? le responsable du Programme National d'Assainissement, actuellement Direction Nationale


d'Assainissement

11

? les responsables des ONGs intervenant dans ce secteur

0.3.2. L'échantillonnage

Afin d'atteindre les objectifs nous assignés dans le cadre de ce travail, nous avons décidé de mener une
enquête transversale parmi les marchands pris ici comme unité statistique.
La méthode utilisée est celle à choix raisonné par sondage aléatoire stratifié qui consiste à la
combinaison du sondage aléatoire et la méthode des quotas : stratification et tirage au hasard. Deux
critères ont été pris en compte dans la détermination l'échantillon : la typologie de l'installation de
vente et le type de commerce exercé représentant provisoirement les différents pavillons du marché.

Pour le type de commerce exercé, cinq types de commerce sont pratiqués dont les Articles divers, les
produits agricoles, l'artisanat et les petites unités de transformation,

les viandes et poissons, et l'habillement représentant une probabilité P1 = 1 5 .

Pour la typologie de l'installation de vente, il a été retenu 4 caractéristiques classées par niveau
d'équipement qui sont les bâtiments clos (boutique, magasin), l'installation délimitée par quatre
poteaux, couverte et ouverte (hangar), la table et l'étalage au sol

représentant une probabilité P2 = 1 4 .

La probabilité de trouver un marchand dans un couloir (pavillon provisoire) est alors P = P1 * P2 = 1 5 x 1


4 = 1 20. Le nombre N de marchands du marché est estimé à 4000.

La taille de l'échantillon sera alors n = N * 1

= 4000 * 1

20

= 200 marchands.
0.3.3. La phase de terrain

La phase de terrain consistera à administrer les questionnaires d'enquête aux marchands, aux entretiens
avec les responsables des services publiques dont le Bourgmestre de la Commune de Matete,
l'Administrateur du marché, le responsable du Programme National d'Assainissement, les ONGs
intervenant dans l'assainissement

12

des marchés et de la ville de Kinshasa et les responsables de la Régie d'Assainissement et de Travaux


Publics de Kinshasa. Bien qu'ayant prévu de rencontrer le Programme d'Assainissement de la ville de
Kinshasa (PAUK), une structure privée bénéficiant de l'appui de l'Union Européenne, elle n'a pas affiché
son intérêt pour nos recherches et s'est privée de nous livrer ses données.

Cette phase consistera aussi à des observations sur les pratiques de gestions de déchets dans le marché.
Ceci nous a permis également d'acquérir des compléments d'informations utiles à la suite de notre
étude, mais aussi de vérifier certaines informations recueillies au cours de nos entretiens.

0.3.4. Le traitement des données

Le dépouillement des fiches d'enquêtes a été réalisé à l'aide du logiciel Excel. Le traitement a débuté par
la saisie des réponses aux questions et la mise en place d'une base de données regroupant l'ensemble
des données collectées.

Cette phase du travail nous a permis de dégager des tendances et informations utiles à l'élaboration du
présent mémoire.

Nous estimons que la mise en oeuvre de l'étape méthodologique adoptée nous a permis d'atteindre les
objectifs fixés dans le cadre de ce travail.

0.3.5. Caractérisation des déchets solides


Afin de caractériser les déchets du marché de Matete, les échantillons ont été prélevés. L'idéal est de les
déterminer selon les pavillons représentant les différents types de commerce qui s'exercent dans ce
marché. Mais parce que le marché est provisoirement délocalisé suite aux travaux de construction pour
sa modernisation, les marchands sont installés dans les avenues tout autour du site en construction.

C'est pour cette raison que nous avons considéré les différents types de commerce dont les marchands
sont installés le long des avenues tout autour dudit site pour constituer les strates dans la détermination
de l'échantillon de déchets.

Le tri manuel de cet échantillon a permis de caractériser les déchets en pourcentage de poids et de
volume comme suit :

13

Cinq bacs roulants de 660l ont été placés dans les différents axes selon les types de commerce afin
qu'on y jette les déchets. Ces déchets sont récupérés le matin pour les peser et les regrouper en cinq
parties selon leurs origines.

Après deux jours dans cet exercice, c'est-à-dire le samedi et le lundi afin de tenir compte de la
production au début et à la fin de la semaine. Chaque groupe d'immondices ainsi constitué a été
homogénéisé à l'aide des bêches sur un endroit étanche où il a subi le quartage (Subdivision de
l'échantillon primaire en quatre (4) parties égales et retenir par tirage au sort un quart).

Ces déchets ont été subdivisés selon la figure suivante :

3ème Étape : Retenir un quart après tirage au sort devant faire l'objet de tri manuel

Masse obtenue après le deuxième prélèvement (0.410m3)


1ère Étape : Étaler les déchets sur une surface dégagée et les subdiviser en quatre portions égales

2ème Étape : Étaler les déchets sur une surface dégagée et les subdiviser en quatre portions égales

Masse de l'échantillon primaire par strate (6,6m3)

Masse obtenue après le premier

prélèvement (1,65m3)

Figure 1 : Schéma de la méthode de quartage des déchets par type de commerce

Pour chaque masse subdivisée, deux échantillons ont été choisi par tirage au sort : une pouvant être
directement caractérisée et l'autre gardée.

Les cinq parties gardées sont encore homogénéisées et subissent à nouveau le quartage au bout duquel
un quart est encore tiré au sort pour être caractérisé.

14

Tableau n°1 : Composition de l'échantillon des déchets

Composition

Masse
Volume

Densité

(Kg/m3)

(Kg)

(m3)

Matière organique

78,68

55

0,145

35

543
Papier, cartons

10,36

0,060

15

173

Plastiques

14,44

10

0,120

29

120
Charbon, os

6,38

0,015

425

Tissus, textiles

2,90

0,025

116

Fines (sable, cendre, poussière)


30,90

22

0,045

11

687

Total

144

100

0,410

100

350

Le manque de moyen et d'accessoires appropriés ne nous a pas permis d'effectuer d'autres analyses en
laboratoire de certains paramètres comme le taux d'humidité, le rapport carbone-azote, le pouvoir
calorifique inférieur (PCI).
15

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES DECHETS SOLIDES DANS LA VILLE DE KINSHASA

1.1. PRÉSENTATION DE LA VILLE DE KINSHASA

Avec 9.965 Km2, Kinshasa est la Capitale de la République Démocratique du Congo jouissant d'un statut
de province parmi les 11 que compte le pays. Une ville tentaculaire, il compte 24 communes
administratives, elles-mêmes subdivisées en 310 quartiers. Au Nord et à l'Est, la plaine qui suit la courbe
du fleuve abrite la ville basse et ses anciennes communes, lesquelles ont bénéficié d'une urbanisation
moderne assortie d'aménagements en eau et électricité. A cela, sont venues s'ajouter de nouvelles
communes, dans lesquelles les infrastructures publiques demeurent rares, voire inexistantes. En
l'absence de normes urbanistiques, certains quartiers se sont même étendus dans les zones inondables
et érosives.

En 1960, l'indépendance marque la fin d'une politique d'aménagement du territoire. Les autorités
congolaises de l'époque, assistent sans réagir à l'urbanisation anarchique de la ville. Les quelques
initiatives visant à juguler le phénomène n'aboutissent jamais : Kinshasa s'étend comme une tache
d'huile dans toutes les directions. Par ailleurs, les tentatives destinées à produire un habitat social,
public ou privé, n'existent qu'à l'état embryonnaire. Dès lors, des communes entières voient le jour
spontanément dans de vastes zones d'extension.

Une partie importante de la superficie de la région de Kinshasa est rurale, couverte d'une savane
herbeuse parsemée d'arbustes. La commune rurale de Maluku la partie orientale de la province, occupe
à elle seule 79 % du territoire. De fait, c'est une ville de contrastes importants, avec des secteurs
résidentiels et commerciaux chics, des universités, et des taudis informes coexistant côte à côte, et donc
aussi de vastes zones « rurales » envahissant parfois la ville au point de retrouver maraîchers et élevages
en ville.

Aujourd'hui, les Masina, Bumbu, Kisenso, Kimbanseke, Selembao, Makala, Ndijli et autre Ngaba, recèlent
une importante population très précarisée. Globalement, la physionomie de l'habitat de Kinshasa
s'analyse au travers de ses différents quartiers. Outre ceux d'extension dont nous venons de dire un
mot, voici ce qu'on trouve :
16

1.1.1. Les quartiers résidentiels

Ils sont implantés dans les communes de Lemba (Righini), Gombe, Limete et Ngaliema (Mbinza Ma
campagne et Mbinza IPN). Ces quartiers de haut standing bénéficient d'un plan d'urbanisation et sont
dotés de véritables infrastructures (routes bitumées, canalisation des eaux de ruissellement, etc.). La
densité de population y est faible et l'économie informelle peu visible. Aisés, la plupart des résidents
effectuent leurs déplacements à l'aide de leurs véhicules.

C'est là que l'on trouve les belles villas, les piscines, les terrains de golf et de tennis, les nombreux bars,
hôtels et restaurants chics.

Figure n°2 : Le boulevard du 30 juin

1.1.2. Les quartiers des anciennes cités

Ils se situent dans les communes de Kinshasa, Lingwala, Barumbu et Kintambo. Les vieilles habitations
qui s'y trouvent se sont pour la plupart transformées en taudis. Les routes sont dégradées mais la
modernisation des artères principales est en cours grâce au programme de « Cinq chantiers » initié par
le Gouvernement du pays, les canalisations d'eau complètement bouchées. De ce fait, l'assainissement
constitue un sérieux problème : des tas des déchets solides jonchent les rues, de nombreux cas de

17

choléra y sont recensés. D'une densité très forte et de classe moyenne, la population développe de
nombreuses activités informelles dans ces parages.

1.1.3. Les quartiers des cités planifiées


On les trouve dans les communes de Lemba, Matete, Ndijli (quartiers 1 à 7), Kalamu et Bandalungwa.
Elles disposent d'infrastructures et de commodités, mais sont néanmoins vétustes et inadaptées. Les
habitations, conçues à l'origine pour un couple avec 2 enfants, en abritent aujourd'hui 7 en moyenne,
dans des parcelles qui ne dépassent pas 300 m2.

Egalement de niveau moyen, les très nombreux habitants se débattent avec un des tas de déchets
solides non évacués et un système de canalisation des eaux ménagères inexistant ou hors d'usage.

1.1.4. Les quartiers semi-ruraux

Installés sur le territoire des communes de Maluku, Nsele, Mont-Ngafula. Peu habitées, ces communes
constituent la banlieue agricole et industrielle (sidérurgie de Maluku) de Kinshasa. Cités dortoirs
(Mpasa), elles accueillent également des activités récréatives (Kinkole) et maraîchères (Mont-Ngafula).

1.1.5. Population et conditions de vie

C'est après l'indépendance, entre 1960 et 1970, que la croissance démographique de Kinshasa s'est
accélérée, sous la pression de l'exode rural provoqué par la guerre civile. Kinshasa accueille à cette
époque des «réfugiés» en masse, fuyant l'insécurité des provinces en proie aux troubles. Leur
installation en ville et aux abords de celle-ci est du reste, favorisée par les leaders politiques, qui y voient
le moyen de gonfler leur électorat kinois suite à la création de nombreux partis à connotation tribale.

A partir des années 70, le flux de population vers la capitale continue de s'intensifier à mesure que se
paupérisent les campagnes, fortement touchées par la politique de «Zaïrianisation » de l'économie
nationale.

18

Entre 1980 et 1990, le programme d'ajustement structurel imposé accentue encore la crise dans
laquelle il est alors plongé. Les ruraux, confrontés à la nécessité d'étoffer leurs moyens de subsistance,
migrent toujours plus nombreux vers Kinshasa, improbable Eldorado. Mais leurs espoirs de vie meilleure
s'estompent dès l'entame des années 90. En 1991 et 1992, les «pillages» achèvent de ruiner l'économie
du Congo. Enfin, la guerre survenue en 1998, entraîne vers la capitale un flot considérable de réfugiés et
de déplacés issus de toutes les provinces.
On a presque de la peine à imaginer que Kinshasa ne compte que 400 000 habitants lors de
l'indépendance en 1960. A partir de ce moment, la population croît de façon exponentielle.

Les recensements connus dénombrent 3 millions de Kinois en 1984 et près de 5 millions en 1995. Les
dernières estimations selon le recensement administratif de 2009 sont à 10 076 099 habitants avec une
densité moyenne de 1100 habitants au Km2, représentant un peu plus de 14% de la population du pays.
Selon les estimations, elle pourrait atteindre plus de 12 millions d'habitants en 2015. Ce qui fera entrer
Kinshasa, actuellement la deuxième agglomération d'Afrique noire derrière Lagos, dans le top 30 des
mégapoles de la planète.

1.1.6. Climat

Le climat est de nature équatoriale (chaud et humide), composé d'une saison des pluies de 8 mois. La
saison sèche est de mi-mai à mi-septembre. Le reste de l'année est relativement pluvieux surtout aux
alentours de mars ou novembre.

19

Tableau n°2 : Moyennes de température et de précipitations

Mois

Min.

(°C)

Max.

(°C)

Pluie
(mm)

Janvier

21

31

135

Février

22

31

145

Mars

22

32

196
Avril

22

32

196

Mai

22

31

159

Juin

19

29

8
Juillet

18

27

Août

18

29

Septembre

20

31

30

Octobre
21

31

119

Novembre

22

31

222

Décembre

21

30

142

* Sources : BBC Weather


Les variations annuelles de température dans la région de Kinshasa sont d'environ 13 degrés Celsius.

Plusieurs rivières de diverses dimensions traversent les plaines de la ville-province, généralement


prenant source dans les collines, coulant du Sud vers le Nord, pour se jeter dans le fleuve Congo. Des
lacs de tailles réduites, comme le lac Ma Vallée et le lac Vert, y sont aussi localisés.

20

Figure n°3 : Commune de Matete dans la ville de Kinshasa

21

1.2. EVOLUTION DU SECTEUR DE L'ASSAINISSEMENT

Le secteur de l'Assainissement dans la ville de Kinshasa se caractérise par une insuffisance des services
existants d'assainissement opposée à une poussée démographique qui conduit à une dégradation
environnementale et une menace réelle pour la santé publique. Des services adéquats d'assainissement
environnemental sont une nécessité pour soutenir la stabilité urbaine, favoriser l'équilibre social, la
croissance économique, le développement et l'amélioration des services publics dans le centres urbains.

Cependant, un constat relève qu'au cours des dernières décennies, en Afrique qu'en RDC, les efforts
consentis en vue d'améliorer les conditions de vie et les services en faveur des personnes privées de
tout accès à un aménagement de base tendaient à faire de l'approvisionnement en eau potable la
priorité du moment. Les autres composantes, également vitales des services d'assainissement
environnemental ont été invariablement reléguées au second plan.
Son évolution a connu des moments à la fois chauds et froids. Pour bien le comprendre, nous l'avons
subdivisé en quatre périodes :

1. Première période, de 1960 à 1975 : Le secteur a été géré par le Ministère de la santé jusqu'en 1975,
année de la création du Ministère de l'environnement et de son service spécialisé le PNA. Au cours de
cette période, l'assainissement urbain et plus spécialement la gestion des déchets solides a connu un
essor considérable. Des brigades d'assainissement équipées et des inspecteurs de salubrité
consciencieux avaient la charge d'assurer la salubrité dans la ville de Kinshasa. Ce travail a été facilité par
la taille de la population, bien qu'aux allures explosives, semblait encore maîtrisable.

2. Deuxième période, de 1975 à 1997 : Le secteur qui est transféré au Ministère de l'environnement
connaîtra une relance difficile. Pour y faire face, le PNA subdivise la ville de Kinshasa en trois secteurs
d'interventions dont chacun comprenait 6 à 7 communes. Les brigades héritées du Ministère de la santé
avaient trois scenarios d'intervention :

22

a. Évacuation des déchets à domicile dans les communes à haut standing (Gombe, Limete, Ngaliema)
dans lesquelles les ménages ont souscrit pour la pré-collecte. Ces ménages payaient une facture au
mensuelle au PNA.

b. Évacuation des décharges sauvages dans chaque commune de la ville de Kinshasa.

c. Dépôt d'un container de 5m3 aux endroits où les décharges publiques ont été évacuées afin que les
populations y jettent leurs déchets autrefois jetaient dans les décharges sauvages.

Une soixantaine de véhicules ont été mis en contribution pour ces travaux et Kinshasa a gardé sa
renommée de « Kinshasa la belle ».

Pendant que ces efforts ont été fournis, la ville connaîtra dans les années 1991 et 1992 ses pires
périodes de son histoire. Des pillages généralisés frappent la ville avec les émeutes de la
démocratisation. Le PNA, comme les autres partenaires au développement, sont systématiquement
pillés. Tout son parc automobile est emporté par les bandes des pillards.

L'Unicef tente de venir en aide peu après ces événements mais ces efforts seront tout de suite noyés par
la crise de confiance entre les partenaires au développement de la RDC et le régime dictatorial de
Mobutu. Le pays plongé dans un isolement diplomatique ne parvient plus à mobiliser les fonds
nécessaires pour ses projets.

3. Troisième période, de 1997 à 2006 : Cette période historique en RDC a été traversée par des guerres
civiles qui ont ravagé le pays. Les différents pouvoirs en place n'avaient de priorité que la stabilisation du
pays et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue de la RDC. Des milliers d'habitants,
sans moyens, fouillant la guerre dans l'arrière-pays ont choisi de se diriger à Kinshasa craignant pour leur
vie. La ville connaitre une poussée démographique non maîtrisée avec un taux d'accroissement qui
avoisine 12%. Face à cette explosion démographique et les besoins en assainissement, le pouvoir public
impuissant de trouver des solutions au bien être de la population accordera la priorité aux dépenses
militaires.

23

La ville connaitra ainsi des problèmes d'assainissement très criant : des milliers des tas d'immondices
naissent de partout, les milliers de déchets jonchent les rues, bouchent les caniveaux, occasionnent les
inondations, les maladies dits de mains salles deviennent endémiques conduisant aux pertes en vie
humaines. Ce qui a fait de Kinshasa l'une des capitales les plus salles du monde.

4. Quatrième période, de 2006 à ce jour : Après la mise en place des institutions élues
démocratiquement, la situation ne s'est pas encore améliorée. Ces institutions font face aux
escarmouches des rebellions. Face à un pays à reconstruire, les nouvelles autorités ont choisi mettre au
premier plan les « Cinq chantiers de la république », programme du Gouvernement qui met une priorité
sur les infrastructures, l'eau et l'électricité, la santé et l'éducation, le logement et l'emploi. Les autres
secteurs de la vie dont l'environnement sont sous budgétisés. L'espoir peut renaître avec la loi cadre sur
l'environnement qui est en examen au parlement.
Kinshasa étant une entité décentralisée avec le statut de province, il ne consacre rien dans son budget
sur les travaux de collecte d'ordures ménagères, ses interventions se font de manière ponctuelle,
rarement planifiées ou coordonnées.

1.3. ORGANISATION DU SECTEUR

1.3.1. Cadre légal et réglementaire

Les principaux textes régissant le secteur de l'eau et de l'assainissement en

RDC sont :

1. Ordonnance loi du 24 avril 1899 portant création et organisation des commissions d'hygiène ayant
pour mission de surveiller tout ce qui concerne la santé publique, d'étudier les questions de salubrité,
d'indiquer à l'autorité compétente les mesures à prendre pour améliorer l'état sanitaire et enrayer les
épidémies.

24

2. Ordonnance du 1er juillet 1914 sur la contamination des sources, lacs et cours d'eau qui prévoit la
délimitation de zones protégées destinées aux prélèvements d'eau alimentaire ;

3. Décret du 19 juillet 1926 sur l'hygiène et la salubrité publiques fixant les règles pour empêcher
l'introduction, prévenir l'éclosion et enrayer l'extension des maladies contagieuses, pour sauvegarder et
améliorer l'hygiène publique, l'hygiène industrielle, l'hygiène infantile et pour assurer la police sanitaire
maritime, fluviale, lacustre, terrestre et aérienne.

4. Ordonnance du 10 mai 1929 portant création de la Direction Technique des travaux d'hygiène et
service d'assainissement
5. Ordonnance 52-443 du 21 décembre 1952 portant sur les mesures visant à protéger les sources,
nappes aquifères souterraines, lacs et cours d'eau, à empêcher la pollution et le gaspillage de l'eau et à
contrôler l'exercice des droits d'usage et des droits d'occupation concédés ;

6. Ordonnance 74-345 du 28 juin 1959 sur l'hygiène publique dans les agglomérations

7. Ordonnance 071-079 du 26 mars 1971 définissant l'action de l'Etat en matière des eaux pluviales et
usées ;

8. Ordonnance 74/345 du 28 juin 1974 relative aux mesures d'hygiène dans les agglomérations,
complétée par l'arrêté interdépartemental n° 120/89 du 6 septembre 1989 portant sur les mesures de
protection de la salubrité publique des villes, centres urbains, commerciaux, industriels, agricoles,
miniers et des agglomérations rurales ;

9. Arrêté SC/0034/BGV/COJU/CM/98 du 18 avril 1998 portant application des mesures


d'assainissements du milieu et de protection de la salubrité publique dans la ville de Kinshasa

10. Arrêté n° SC/073 du 22 avril 2005 portant mesures d'assainissement et de salubrité publique dans la
ville de Kinshasa.

Il apparaît que la plupart de ces textes, datant de la période coloniale, sont devenus caducs et
nécessitent d'être révisés.

Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les dispositions de la nouvelles Constitution de précisent pas à qui
revient la compétence de gestion des déchets solides entre le Gouvernement central et les provinces.
Mais avec l'appui des

25
partenaires au développement, le Gouvernement a entrepris de renforcer le cadre légal et institutionnel
et de mettre en oeuvre des réformes en vue d'assurer un développement équilibré du secteur de
l'environnement qui sera régi par la « Loi cadre sur l'Environnement » en examen à l'Assemblée
nationale. C'est sur

cette loi et ses mesures d'application que peut espérer le secteur

d'assainissement pour se relancer.

Le Cadre institutionnel du secteur est caractérisé par l'implication de quatre ministères et plusieurs
organismes dans sa gestion, entraînant des chevauchements et conflits de compétences. Il incombe au
Ministère de l'Environnement, de la Conservation de la Nature, des Eaux et Forêts (MECNE) la
responsabilité gouvernementale de la gestion des déchets tel qu'il ressort de l'ordonnance n°75231 du
22 juillet 1975 qui en fixe les attributions.

En effet, le MECNE est chargé, entre autres,

(i) d'assurer la salubrité du milieu urbain par la lutte contre les nuisances provoquées par la pollution des
eaux, du sol et de l'air ; et

(ii) de créer et gérer des réserves naturelles intégrales, des stations de capture, des écosystèmes des
eaux.

Il a en son sein la DEHPE (Direction des Etablissements Humaines et Protection de l'Environnement)


chargée d'assurer et de suivre l'exécution des tâches visant l'assurance du milieu, l'aménagement des
espaces et la protection de l'Environnement telles que l'évaluation des effets des activités humains sur
l'Environnement, la prévention, la rétention et la lutte contre toutes les nuisances dues à la pollution des
Eaux, sol et de l'air et le PNA qui a des attributions dans les domaines la planification et la coordination
des activités de salubrités publique par la gestion des eaux usées, des déchets solides, et de la lutte anti-
vectorielle.

Le Ministère des Travaux Publics et des Infrastructures (MTPI) est responsable de l'évacuation des eaux
de pluies et d'égouts dans des secteurs qui n'appartiennent pas à l'habitat, ainsi que des mesures de
protection contre l'érosion. L'Office des Voiries et Drainage (OVD), placée sous la tutelle de ce Ministère,
intervient dans l'assainissement pluvial, le rejet des eaux usées et dans la lutte antiérosive. Cependant,
faute de moyens adéquats, ses activités se limitent le plus souvent aux grands axes routiers.

26

Le Ministère de la Santé Publique (MSP) est aussi présent dans le secteur de l'AEPA à travers notamment
la Direction Nationale de l'Hygiène (DNH) qui s'occupe de la formulation de la politique en matière
d'hygiène incluant l'hygiène publique, la lutte anti-vectorielle et la communication.

Au niveau décentralisé, l'Inspection Provinciale de la Santé (IPS) et ses Brigades d'hygiène des zones de
santé sont chargées de l'inspection parcellaire en vue de l'élimination des eaux usées et des excrétas
ainsi que de la lutte anti-vectorielle dans les communes.

Par l'Ordonnance n°81-023 du 14 février 1981 modifiée et complétée par l'Ordonnance n°87-105 du 3
avril 1987, le Gouvernement a mis en place le Comité National d'Action de l'Eau et de l'Assainissement
(CNAEA) qui est une structure interministérielle d'orientation et de coordination des activités du secteur
de l'AEPA. Le CNAEA est sous la tutelle et présidé par le Ministre du Plan (MINPLAN), l'Administrateur
Délégué Général (ADG) de la REGIDESO en assurant le Secrétariat technique. Le CNAEA, avec l'appui de
la coopération allemande, oeuvre actuellement à la préparation du Code de l'Eau et à l'élaboration
d'une politique et d'une stratégie de développement du secteur de l'eau.

Par l'Arrêté n° SC/0178/BGV/MINPRO/COJU//PLS/2008 du 07 août 2008, le Gouverneur de la ville de


Kinshasa crée la Régie d'Assainissement et de Travaux Publics de Kinshasa, RATPK en sigle avec pour
mission l'assainissement de la ville de Kinshasa et la réhabilitation des infrastructures de base.

1.3.2. Cadre financier

En général, Ce sont les administrations urbaines locales qui sont censées se constituer des revenues,
principalement sous la forme de taxes sur la propriété et autres taxes, prélevées au sein des populations
locales pour les opérations de routine concernant le ramassage des ordures. Depuis plusieurs décennies,
le gouvernement congolais n'alloue plus des subventions aux villes pour assurer l'assainissement parce
qu'elle ne constitue pas actuellement une priorité.
27

Parfois, des populations regroupées dans des associations dans certains quartiers contribuent au
ramassage de certains déchets plastiques. Toutefois, en RDC il n'y a aucune taxe fixée par les
municipalités pour la salubrité. Sauf dans les marchés où cette taxe est exigée et l'un des problèmes les
plus répandus est celui de son affectation aux fins pour lesquelles elle est instituée.

Si cette taxe était instituée, incorporée dans la facture de l'eau, de l'électricité ou du téléphone, elle
devrait servir de base financière au ramassage municipal et aidé à une couverture équitable du
ramassage des ordures dans les villes congolaises.

Face à cette état de chose, les autorités municipales sont souvent en difficulté de ramasser tous les
déchets municipaux font recours à des organismes bilatérales ou multilatérales de financement pour
leurs besoins en infrastructures et en équipements, telles que la BAD, la Coopération européenne, la
Coopération italienne, ... et certaines ONG.

1.4. BREF APPERCU DE LA GESTION DES DECHETS DANS LA VILLE DE KINSHASA

A raison de 5.000 m3 (CTB, 2007) de déchets produits journellement, soit presque la quantité annuelle
des déchets de la ville d'Abidjan en 1994 (Adepoju G. ONIBOKUN, 2001), ce sont de véritables
montagnes d'immondices qui barrent à présent l'horizon des Kinois!, l'enlèvement des déchets
ménagers n'est assuré que dans quelques zones résidentielles. Dans le reste de la ville, les déchets sont
déposés sur la route ou dans des sites illégaux, ou sont déversés dans les égouts ou enterrés. La capitale
de la République Démocratique du Congo, Kinshasa pâtit en outre de sa situation géographique
particulière : amphithéâtre naturel construit sur un sol argilo - sableux, le site est aux prises avec des
problèmes d'inondations au niveau de la ville basse qui borde le fleuve, et se trouve en même temps
confronté à un important phénomène d'érosion, à l'origine de glissements de terrains dans les collines
où s'est développée la ville haute. Qui plus est, certains facteurs tels que le déboisement, la
pluviométrie, la détérioration du système d'égouttage ou encore l'urbanisation anarchique, aggravent la
crise de l'environnement face à laquelle les pouvoirs publics, affaiblis et dépourvus de moyens, se
montrent impuissants.

28
On l'a vu, à Kinshasa, l'augmentation démographique vertigineuse des dernières décennies, associée à la
faiblesse des interventions de l'Etat (ramassage de déchets, entretien des caniveaux, gestion des lieux
publics, etc.), ont provoqué une détérioration de l'environnement absolument sans précédent. Au point
que la splendeur dont se parait la capitale dans les années 50, n'est plus qu'un lointain souvenir effacé
par l'image de «ville poubelle ».

Cette problématique de gestion des déchets, se situe cependant au coeur des enjeux du
développement. Elle a une incidence directe sur la bonne gouvernance des centres urbains, de même
qu'elle interpelle chacun dans son rapport à la chose et à l'espace public. Doivent donc se sentir
étroitement concernés, aussi bien l'Etat et ses représentants, que les citoyens pris séparément ou dans
leur ensemble, ainsi que tous les acteurs de la vie économique et sociale. Seulement voilà : les moyens
dont dispose la municipalité de Kinshasa sont dérisoires en regard de l'ampleur de la tâche. D'après une
étude menée par la Coopération Technique Belge sur la pauvreté urbaine; en 2004, l'entreprise publique
PNA (Programme National d'Assainissement), en charge de l'évacuation des ordures, disposait pour tout
matériel d'une pelle, de 2 camions porte-containers, de 2 camions bennes et de 160 bacs dispersés en
ville. Soit : de quoi enlever quotidiennement 600 m3 de déchets, pour une production plus de huit fois
supérieures dans le même laps de temps! Si l'on déduit de ce volume monstrueux la partie organique -
en partie récupérée par les maraîchers pour en faire du compost - ce sont 4 000 m3 d'immondices qui se
déversent chaque jour dans Kinshasa, la rendant toujours plus insalubre (CTB, 2007). A défaut de
pouvoir organiser efficacement la collecte, le transport, la valorisation et le traitement de ce
gigantesque rebut ; la plupart des opérations de nettoyage massif initiées par la municipalité n'ont
jamais donné aucun résultat probant.

29

Figure 4 : Des décharges sauvages bouchant les caniveaux

1.5. CONTRAINTES AU DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR

Le secteur de l'assainissement est confronté à des contraintes qui entravent son développement. Ces
contraintes sont institutionnelles, organisationnelles, techniques, financières et comportementales.
Parmi ces contraintes on peut citer :
(i) La contrainte majeure est financière : les ressources financières

prévisibles ne sont pas à la hauteur des besoins présents.

(ii) L'incapacité de l'Etat de faire appliquer les lois, modestes soient-

elles,

(iii) Une multitude d'intervenants dans le secteur de l'assainissement avec des missions souvent
imprécises, des chevauchements d'attributions et une absence totale de coordination ;

30

(iv) L'état de dégradation des infrastructures ou leur sous-utilisation ;

(v) Des institutions du secteur affaiblies, avec un personnel démotivé

et dont le savoir-faire s'est érodé.

(vi) Le comportement du congolais kinois en ce qui concerne les habitudes de dépotage sauvage et son
rapport avec son environnement et l'espace public et le manque de conscience individuelle et collective
» des Kinois en matière de gestion des déchets

(vii) Absence de sensibilisation sur l'assainissement et ses avantages pour la santé en multipliant des
communications pour le changement de comportement

1.6. FINANCEMENT DE LA GESTION DES DECHETS A

KINSHASA

En RDC et dans la ville de Kinshasa, le secteur de l'Assainissement en général et celui de la gestion des
déchets solides est un secteur faiblement financé que ce soit pour le pouvoir public que pour les
partenaires au développement.
Son financement est de la responsabilité de Gouvernement provincial et les municipalités (communes)
chacun dans son entité respective qui bénéficient aussi des frais de rétrocession du Gouvernement
central et recourent au collecte des taxes sur la salubrité publique sur les vendeurs des marchés.

Pour ce qui est du financement public, la ville de Kinshasa a mis en place une régie d'assainissement
mais dépourvue des moyens pour les travaux de collecte d'ordures ménagères alors que dans d'autres
villes comme Abidjan la collecte des ordures ménagères ont coûté un peu plus de 5 milliards de francs
FCFA soit un peu plus de 8 millions de dollars américains représentant 61% du budget de la ville en 1994
(ADEPOJU G. ONIBOKUN, 2001).

Les lacunes de la gouvernance urbaine (et notamment l'absence de liens étroits et de confiance entre les
gouvernants et les gouvernés et entre les municipalités et ses partenaires au développement) nuisent à
la capacité de l'administration

31

urbaines de mobiliser les ressources financières, humaines et matérielles nécessaires pour assurer une
bonne administration.

Quelques Organisations Non Gouvernementales internationales interviennent dans le secteur de l'Eau et


Assainissement mais au regard de leur interventions, le sous-secteur de l'eau est largement
subventionné que le sous-secteur assainissement.

Pour ce qui est de la gestion des déchets solides, quelques lueurs d'espoir se font sentir grâce au
Financement du Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa par l'Union européenne et
l'aménagement d'une décharge finale à Mpasa, un des quartiers situé à plus ou moins 30Km du Centre-
ville. C'est le PAUK, ce projet du secteur privé, qui se charge de l'évacuation des déchets solides dans
trois communes de la ville de Kinshasa à savoir la commune de la Gombe, de Kinshasa et celle de
Lingwala. Dans d'autres communes, quelques interventions sporadiques sont réalisées par la RATPK. Au
regard du défi à relever et aux enjeux que représentent les déchets solides dans la ville de Kinshasa, ces
structures sont limitées par les moyens et ne concentrent principalement ses efforts que dans le Centre-
ville : Commune de la Gombe, et les artères principales des autres communes voisines.
Les espoirs sont nés en 2007 avec des études et des évaluations de financées par l'ONG néerlandaise
SNV et la Coopération Technique Belge et la mise en place de la Plate-forme Assainissement Ville de
Kinshasa dont la vocation est de fédérer les compétences et les moyens d'action disponibles sur place
aux fins de proposer une approche globale et intégrée de la problématique des déchets et rassemble
toute une série d'acteurs parmi lesquels on retrouve : les autorités municipales, des opérateurs privés,
des ONG locales et internationales, de grands bailleurs de fonds (Union européenne, Banque mondiale)
et la société civile). Malheureusement la SNV et la CTB ont changé d'approche pour abandonner la
gestion des déchets solides.

Selon le PNA, toutes ces données prouvent en suffisance que le financement des services
d'assainissement n'est pas à la hauteur du problème, il se fait de manière ponctuelle, rarement planifié
ou coordonné; et pourtant, le financement de l'assainissement en général et de l'élimination des
déchets solides en particulier, devrait être régulièrement budgétisé et effectivement réalisé de manière
interne à plus de 70% pour ne pas dépendre des partenaires extérieurs (PNA, 2004).

32

Pour ce qui est des déchets des marchés, aucun n'est couvert par les services d'assainissement si ce
n'est que des interventions sporadiques. Les déchets générés sont ramassés par leurs services de
salubrité.

1.7. ETAT DE LIEUX DES DECHETS SOLIDES AU MARCHE DE MATETE 1.7.1. Repères géographiques

A part le marché central de Kinshasa, le marché de Matete est l'un de 4 grands marchés secondaires de
la ville de Kinshasa. Il est situé dans la commune de Matete située au sud de la ville de Kinshasa.

1.7.2. Caractéristiques du marché de Matete

Le marché de Matete est du type «centres commerciaux» parce qu'il est d'origine ancienne et de taille
plutôt réduite car il a été implanté dans le coeur commercial des cités (FAQ, 1997). Son emprise a été
bien circonscrite parce qu'il est entouré des habitations dès leur création.
Le marché de Matete comme tous les autres marchés d'Afrique se caractérise par une multiplicité, voire
l'hétérogénéité, des installations de vente. On retrouve dans ce marché quatre catégories d'installation
de vente, dont le niveau d'équipement est directement fonction du niveau de revenu du commerce
considéré. Cette typologie, classée par niveau d'équipement, distingue: les bâtiments clos (boutique,
magasin), l'installation délimitée par quatre poteaux, couverte et ouverte (hangar), la table et l'étalage
au sol. La construction des boutiques et des hangars a été réalisée par des commerçants eux-mêmes.

Figure 5 : Type d'installations au sol

33

Figure 6 : Type d'installations au sol

Figure 7 : Type d'installation sous hangar

34

Figure 8 : Installations sur des tables


Le marché est caractérisé par le développement incontrôlé d'un grand nombre de constructions
précaires surtout que ce marché, provisoirement délocalisé, occupe les rues autour de son ancien
emplacement.

Enfin, au cours dernières années, l'occupation anarchique des rues adjacentes par les installations des
vendeurs ambulants devient très fréquente : de véritables « marchés parallèles » se créent dont les
effectifs peuvent être aussi importants que ceux des vendeurs reconnus du marché. La prolifération de
ces installations précaires soulève des problèmes considérables d'organisation, d'entretien et de
nettoyage du marché.

Ce jour, sur le marché, les vendeurs éprouvent d'énormes besoins de gardiennage et, surtout,
d'organisation du stockage temporaire.

35

Tableau 3. Répartition des installations par type

Types d'installation

Nombre

01

Installations pouvant se fermer


18

02

Hangars

65

32,5

03

Tables

46

23

04

Étalages au sol
71

35,5

Total

200

100

La gestion du marché relève de la compétence de la municipalité de Matete, aussi bien pour


l'aménagement et l'entretien que pour le recouvrement des droits de place (taxation).

Les points d'eau sur les marchés sont inexistants, pourtant l'eau est nécessaire à tous les vendeurs pour
la boisson, le nettoyage et le rafraîchissement des légumes, le nettoyage des stalles des bouchers et des
vendeuses de poisson frais, etc. Cette pénurie d'eau est à la base de la montée en flèche du commerce
d'eau en sachet qui est l'une des causes de la prolifération des sachets parmi les déchets dans le
marché.

Figure 9 : Prolifération des sachets au marché de Matete

36
Figure 10 : Prolifération des sachets au marché de Matete

L'entretien, le nettoyage et l'enlèvement des ordures du marché est assuré par l'Autorité du marché,
mais toujours de façon très insuffisante.

Les vendeurs prennent en charge ces services en payant un montant journalier variant entre 50 et 200
Francs congolais (FC) selon la qualité et la quantité des déchets produits faisant un cout hebdomadaire
variant entre 300 et 1.200FC en dehors d'une taxe municipale de 300FC par semaine.

La charge sur la salubrité que les vendeurs du marché de Matete supporte par mois selon le type de
commerce exercé est donné par le tableau suivant :

37

Tableau n°4 : Estimation du coût de précollecte et de salubrité au marché de Matete

Type de

commerce

Echant.

(a)

(b)
Nbre

vendeurs

(c) =

(b)*4000/100

Redevance

journalière

par jour

en FC

(d)

Total

hebdomadaire

en FC

(e) = (d) *6

Frais

mensuels

par

vendeur

en FC

(f)=(e)*4

Frais mensuels
par type de

commerce

en FC

(g)=(f)*(c)

Taxe

hebdomadaire

sur la salubrité

par vendeur

en FC

(h)=300*4

Taxe

mensuel

sur la

salubrité

du marché

en FC

(i)=(c)*(h)

Coût total

mensuel par

type de

commerce

en FC
(j)=(g)+(i)

Produits agricoles

90

45

1800

100

600

2400

4 320 000

1200

2 160 000

6 480 000

Viandes et poissons
18

360

200

1200

4800

1 728 000

1200

432 000

2 160 000

Habillement

38
19

760

50

300

1200

912 000

1200

912 000

1 824 000

Articles divers

39

19,5

780
50

300

1200

936 000

1200

936 000

1 872 000

Artisanat et petites unités de transformations

15

7,5

300

100
600

2400

720 000

1200

360 000

1 080 000

Total

200

100

4000

8 616 000
4 800 000

13 416 000

N.B. : 900 Francs congolais = 1$ US

Ce tableau démontre qu'en dehors d'autres taxes d'étalage, chaque vendeur supporte un coût variant
entre 2,6$ et 6,6$ US pour la salubrité par mois faisant un total mensuel estimé à 14.906$US alors que
l'état de salubrité est précaire au marché de Matete.

38

Si le nettoyage pose peu de problèmes pour les vendeurs de produits manufacturés, en revanche, les
commerces produisant beaucoup de déchets (les produits vivriers, les petites unités de transformation
et surtout la boucherie) ont beaucoup plus de mal à atteindre un niveau minimal d'hygiène.

Les équipements sanitaires existent dans les anciennes installations du marché. Elles ne sont pas
entretenues et sont dans un état insalubre. Elles se situent un peu à distance de l'emplacement
provisoire du marché.

1.7.3. Les acteurs intervenants dans la gestion des déchets

La commune de Matete n'est pas couverte par les rares intervenants du secteur de déchets solides de la
ville de Kinshasa alors qu'elle devrait attirer l'attention vu ses particularités : Superficie : 4,88km2, sa
population estimée à 321.000 habitants faisant une densité de 65.766hab/km2 et l'existence d'un grand
marché municipal.

Mais à ce jour, quelques initiatives ont vu le jour, c'est le cas de l'ONG APISA qui a bénéficié du
financement de la Ville de Bruxelles en Belgique pour la gestion de déchets de la Commune et la mise en
place d'une décharge pouvant servir de centre de traitement des déchets afin de mettre en place une
filière de compostage pour approvisionner les maraîchers et une filière de récupération et de
valorisation de déchets plastiques.

1.7.4. La gestion des déchets au marché de Matete

Figure n°11 : Les décharges incontrôlées à Matete

39

La gestion des déchets au marché de Matete est assurée par la municipalité de cette Commune à travers
l'Administration du Marché. Celle-ci assure l'entretien, le nettoyage et l'enlèvement des ordures du
marché mais toujours de façon non satisfaisante.

Elle engage pour ces travaux 40 éboueurs journaliers qui assurent l'entretien et le nettoyage,
l'enlèvement des déchets pour aller les déverser dans la nature dans les décharges incontrôlées.

40

CHAPITRE II. PRESENTATION DU MILIEU DE STAGE

2.1. GENERALITES SUR LE FONDS SOCIAL DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

2.1.1. Contexte

L'effondrement de l'économie nationale a été exacerbé au début de la décennie 1990 d'une part, par
une situation des turbulences sociopolitiques quasi permanente constituant un frein au travail et à
l'investissement, turbulences nées de l'ouverture démocratique consentie par le régime d'alors et
d'autre part, par la rupture de la coopération structurelle et les pillages des années 1991 et 1993.

Enfin, les guerres de 1996-1997 et de 1998-2003 ont davantage enfoncé une économie déjà exsangue.
Les conséquences de cette page d'histoire dramatique sont visibles sur l'ensemble du territoire national,
à travers le délabrement fort avancé de presque toutes les infrastructures de base et surtout la grande
misère dans laquelle vit la majorité de la population (+ de 80%).

Le Président de la République Joseph KABILA, en a saisi toute l'ampleur lors d'une tournée qu'il a
effectuée dès l'aube de sa prise de fonctions, à travers le territoire jadis sous contrôle du
Gouvernement.

C'est ainsi qu'il a pris l'initiative de créer un Fonds Social en vue d'apporter un début de solution rapide
aux nombreux problèmes d'ordre social et économique vécus au quotidien par la population, surtout
celle résidant dans les zones les plus défavorisées. L'idée a été concrétisée le 05 février 2002 par la
signature du Décret n°009/2002 portant création et statuts du Fonds Social de la RDC, « FSRDC » en
sigle.

41

2.1.2. Objectifs globaux

Le Fonds Social de la République Démocratique du Congo (FSRDC) est un établissement à caractère


social doté de la personnalité juridique ayant pour mission de participer à l'effort de reconstruction de la
République Démocratique du Congo en contribuant à :

- l'amélioration des conditions de vie de la population congolaise et de son accès aux services sociaux
par la réhabilitation et la reconstruction des infrastructures économiques et sociales communautaires ;

- la création des revenus et des emplois dans les milieux ruraux et urbains par l'exécution ou
l'implantation des micro-projets générateurs de revenus pour alléger la pauvreté et promouvoir le
développement économique et social de la République Démocratique du Congo.

2.1.3. Objectifs spécifiques

Dans la poursuite de ces objectifs globaux le Fonds a pour objectifs spécifiques de:
- améliorer les services sociaux des communautés défavorisées à travers le pays, en l'occurrence les
groupes de population vulnérables tels que les femmes, les jeunes, les déplacés et les reclassés, les
soldats démobilisés, les victimes de la guerre d'agression : handicapés, veuves et orphelins ;

- contribuer à réhabiliter et à reconstruire les infrastructures économiques et sociales dans les milieux
ruraux et urbains et améliorer l'accès des communautés locales aux services de base tels que
l'éducation, l'eau potable, les soins médicaux, les routes de desserte agricole et autres infrastructures
rurales ;

- promouvoir la réalisation de micro-projets dans un certain nombre de secteurs de l'économie :


l'agriculture, l'élevage, la pêche, l'industrie, l'environnement, la santé et l'éducation et impliquer de
larges segments de la population dans la relance de l'économie, en encourageant leur participation aux
activités productrices à petite échelle ;

42

- créer des emplois par la mise en oeuvre de travaux publics à haute intensité de main d'oeuvre ;

- trouver des solutions aux problèmes de pauvreté en développant des stratégies, des politiques et
autres projets conséquents en concertation avec les communautés de base, les autorités locales et les
organisations non gouvernementales (ONG) ;

- fournir de l'assistance technique aux communautés locales, aux autorités locales et aux ONG dans la
préparation et l'exécution des micro-projets et encourager l'engagement et la participation des
précitées dans des activités de développement ;

- financer, sur base d'un contrat de prêt ou de subvention, des micro-projets pour la réhabilitation ou la
reconstruction des infrastructures sociales ;

- réaliser toutes opérations qui se rattachent directement ou indirectement à sa mission.


2.1.4. Approche du FSRDC

L'approche du FSRDC se base sur les principes directeurs suivants :

- des procédures transparentes et contrôlables mais néanmoins simplifiées, efficientes et flexibles ;

- pour les Infrastructures de Base (IDB) financer des projets communautaires c'est-à-dire permettant aux
bénéficiaires de se prendre en charge en vue d'améliorer la qualité des services et l'accès de ceux-ci aux
services fournis grâce à leur réalisation ;

- pour les Activités Génératrices de Revenus (AGR) apporter son concours au financement de micro-
projets qui génèrent aux bénéficiaires des revenus supplémentaires à leurs promoteurs et/ou à ses
bénéficiaires et favoriser la création d'emplois ;

- pour l'exécution faire appel aux Agences Locales d'Exécution avec la participation des bénéficiaires.

43

2.1.5. Les organes du FSRDC

Les structures et le fonctionnement du FSRDC sont régis par ses Statuts. Les organes du FSRDC sont :

- le Conseil d'Administration :

o qui, notamment, approuve le Manuel d'organisation et de gestion du Bureau de Coordination, le


programme d'activités et le budget, la création d'Antennes Provinciales sur proposition du Bureau de
Coordination, les rapports d'activités, les rapports des audits et les comptes de fin d'exercice;
o qui propose au Ministre ayant les Finances dans ses attributions le recrutement du personnel aux
postes-clés ;

o est présidé par le Président de la République ou son Représentant ;

o est composé de douze membres, au plus, dont : Le Président de la République ou son Représentant, Le
Ministre ayant les Finances dans ses attributions, un (1) Représentant de haut rang des Confessions
religieuses, un (1) Représentant des ONG, un (1) Représentant du Secteur privé, trois (3) Représentants
des Communautés de base, deux (2) Représentants des Bailleurs de fonds, le Coordonnateur du FSRDC.

- le Bureau de Coordination :

o est dirigé par un Coordonnateur nommé et, le cas échéant, relevé de ses fonctions par le Président de
la République (Article 9 alinéa d du décret n°0009/2002 du 5 février 2002);

o est chargé de diffuser les objectifs et modalités d'intervention du Fonds ;

o est chargé de réaliser et de soumettre à l'approbation du Conseil d'Administration le Manuel


d'organisation et de gestion du Bureau de Coordination, le programme d'activités et le budget, les
évaluations pour les projets à financer, les études pour la création d'Antennes Provinciales, les rapports
d'activités, les rapports d'audit et les comptes de fin d'exercice;

Pour chaque composante, les interventions du FSRDC couvrent différents secteurs d'activités.

44
o est chargé, notamment, sous la direction et le contrôle du Conseil d'Administration de la gestion des
activités du Fonds, des ressources humaines, techniques et financières;

o est chargé de conclure et de signer les conventions de financements et autres protocoles d'accord
avec les ALE, les bénéficiaires et certains sous-traitants (REC).

Le FSRDC est une organisation décentralisée qui opérera sur l'ensemble du territoire de la RDC à travers
d'Antennes ou Unités Provinciales, afin de se rapprocher des bénéficiaires et d'assurer un meilleur suivi
de l'exécution de son programme.

2.1.6. Couverture Géographique

Les activités du FSRDC concernent en principe l'ensemble du territoire congolais avec comme objectif
une répartition équitable des ressources entre les Provinces.

2.2. PROJETS FINANCES PAR LE FSRDC

Le FSRDC apportera son concours à la réalisation de trois (3) catégories de projets :

- les projets communautaires d'Infrastructure de Base (IDB) sociales, de production, de transport, dans
les domaines de l'énergie ou de la protection de l'environnement ;

- les Activités Génératrices de Revenus (AGR) de production, de commercialisation ou de services;

- les projets de Renforcement des Capacités (REC) de formation ou en IEC.

2.2.1. Domaine d'intervention

45

[Link]. Projets Communautaires d'Infrastructure de Base (IDB)


Les Projets Communautaires d'IDB concernent les secteurs d'activités suivants :

- l'éducation et de la formation ;

- la santé et de nutrition;

- l'eau potable et de l'assainissement ;

- aménagement de micro périmètres irrigués ;

- le stockage des produits agricoles, les marchés et abattoirs ;

- le transport rural;

- l'énergie ;

- la protection de l'environnement.

[Link]. Projets d'Activités Génératrices de Revenus (AGR)

Les Activités Génératrices de Revenus sont en rapport avec les secteurs de : - l'agriculture, la pêche et
l'élevage ;

- le secteur agro-alimentaire y compris la commercialisation ;

- le secteur des petits métiers et de l'artisanat.


[Link]. Projets de Renforcement des Capacités (REC)

Les projets de Renforcement des Capacités concernent les associations de bénéficiaires, les
responsables et du personnel des ALE, les responsables et du personnel des sous-traitants.

2.2.2. Population cible et bénéficiaires

Les bénéficiaires directs et population cible des projets financés par le FSRDC varient suivant les
différentes catégories de projets:

- Les Infrastructures de base ont comme bénéficiaires directs les groupements communautaires
organisés en ASBL ;

- Les Activités Génératrices de Revenus ont comme population cible les groupes vulnérables tels que
femmes, jeunes, déplacés et reclassés, soldats démobilisés, victimes de la guerre d'agression
(handicapés, veuves, orphelins), les bénéficiaires sont pris individuellement ou organisés en association
ou entreprise ;

46

- Le Renforcement des Capacités a pour population cible les bénéficiaires et associations de bénéficiaires
ou non, les MPE bureaux d'études et entreprises (dirigeants et personnel), les ALE (responsables et
personnel), le personnel des services sectoriels partenaires du FSRDC.

2.2.3. Conditions générales des financements du FSRDC

Le FSRDC finance des projets qui répondent aux aspirations des populations, sont considérés par les
populations comme des projets prioritaires, sont préparés et réalisés avec l'implication des bénéficiaires
et ont pour objectif d'améliorer le niveau de vie et le bien être de ces populations.

L'attribution d'un financement par le FSRDC pour un projet est subordonnée à une participation des
bénéficiaires.
2.2.4. Contribution des bénéficiaires au coût des projets

La contribution des bénéficiaires au coût de la réalisation des projets est un aspect important de la
justification du financement d'un projet. Cette contribution permet en particulier de s'assurer que le
projet correspond bien à une priorité des bénéficiaires, qui se sentiront vraiment propriétaires du projet
et, à ce titre, seront plus enclins à se doter des moyens techniques et financiers nécessaires pour le
fonctionnement et l'entretien du projet, une fois celui-ci réalisé. La contribution signifie leur intérêt pour
le projet et traduit leur engagement en faveur de sa réalisation.

La contribution des bénéficiaires au coût des projets peut être en espèces, sous forme de main d'oeuvre
(main d'oeuvre non spécialisée en particulier), en nature (fourniture de matériaux locaux dans le cas
d'une construction) ou sous la forme

d'une infrastructure connexe. D'une façon générale, cette contribution des

bénéficiaires au coût des projets doit être fournie avant le démarrage des travaux ou des activités. La
fourniture ou la mise à disposition de terrains est une obligation du Maître de l'Ouvrage ou de la
population bénéficiaire et vient en sus de leur contribution. Il y a lieu de noter qu'indépendamment des
contributions mentionnées ci-dessus, les bénéficiaires doivent de toute façon prendre en charge la
totalité des dépenses nécessaires pour le fonctionnement et l'entretien des projets, conformément à la
convention passée entre l'ALE d'une part, et l'association des bénéficiaires d'autre part.

Alphabétisé Non scolarisée Primaire Secondaire

Secondaire

; 146; 73%

Alphabétisé;
10; 5%

Non scolarisé;

4; 2%

Primaire;

40; 20%

47

CHAPITRE IV. RESULTATS ET DISCUSSION

4.1. CARACTERISTIQUES DES VENDEURS Figure n°12 : Répartition des vendeurs du marché selon le sexe

Total; Femme;

134

Répartition des vendeurs selon le sexe

Total; Homme;

66
Femme Homme

Commentaire : Ce tableau démontre que 67% des vendeurs du marché de Matete sont des femmes
contre 33% pour les hommes. Ce qui laisse à dire que les charges familiales sont principalement prises
en charge par les femmes.

Figure n°13 : Répartition des vendeurs selon le niveau d'instruction

48

Commentaire : Ce graphique démontre que 73% vendeurs du marché de Matete ont fréquenté l'école
secondaire alors que 20% ont un niveau du primaire.

Figure n°14 : Répartition des vendeurs par état civil et par sexe

140

120

100

80

40
60

20

Veuve ; Femme;

Marié; Fem

Célibataire Femme; 8

122

me;

Marié;

Célibataire ; Homme; 17

Homme; 7
Veuve ;

42

Homme;

Veuve

Célibataire

Marié

Commentaire : Selon ce graphique les mariés représentent 82% des vendeurs. Pour les femmes du
marché de Matete 91% sont mariées, 12,5% sont célibataires et 5,5% de veuves.

Figure n°15 : Répartition des vendeurs par sexe et par religion

80

Femme Homme

20

5 8 8 11
68

10

19

27

11

70

60

50

40

30
20

75

Commentaire : Ce graphique montre que 47% des vendeurs du marché fréquentent les églises de réveil,
19% sont catholiques, 15,5% sont protestants, 7% sont musulman, 6,5% de Kimbanguiste et 5% des
Témoins de Jéhovah.

49

Figure n°16 : Revenus mensuels des vendeurs

2%

2%

3%

2%

2%

2%
4%

3%

4%

6%

3%

2%

3%

12%

6%

Revenu mensuel des vendeurs

6%

19%

23%
25000 - 50000 50000 - 100000 100000 - 150000 150000 - 200000 200000 - 250000 250000 - 300000
300000 - 350000 350000 - 400000 400000 - 450000 500000 - 550000 650000 - 700000 775000 - 800000
1000000 - 1200000 1200000 - 1400000 1500000 - 2000000 2000000 - 2500000 2500000 - 3000007 Plus
de 3 millions

Commentaire : Ce tableau illustre que 23% des vendeurs gagnent entre 50.000 et 100.000FC par mois,
19% gagnent entre 100.000 et 150.000FC, 12% gagnent entre 150.000 et 200.000FC et 6% gagnent entre
2.000.000 et 2.500.000FC et plus de 3 millions de FC.

Ce qui prouve que le commerce pratiqué au marché de Matete ne couvre dans la plupart que les
besoins de subsistance.

50

Figure n°17 : Répartition des vendeurs par tribu et par province d'origine

18

16

13

9
8

1
5

20

19

19

Femme

Homme

44
16 14 12 10 8 6 4 2 0

55

1
1111

1 1 1 11 11

22

Shi

Kusu
Lega

Lega

Yanzi

Luba

Lulua

Luba

Yaka

Ngwandi

Ngwaka

Ngombe

Bangala

Songe
Songe

Mongo

Kongo

Kongo

Tembo

Lokele

Nande

Zimba

Tabwa

Hemba

Tetela

Tetela

Mbuza
Sakata

Mbala

Fuliro

Nonda

Karunda

Batandu

Kumu

Bandundu B-Congo Equateur

K. Occidental

K. Oriental

Katanga

Maniema
N-KivuP. Orientale Sud-Kivu

51

Commentaire : Les provinces du Bandundu, Bas-Congo, Equateur et Kasaï-Occidental sont plus


représentées au marché avec respectivement 20,5% 17,5%, 19,5%, 19,5% des vendeurs. Ce qui
s'explique bien parce que ces provinces sont très proches de la ville de Kinshasa.

Figure n°18 : Durée de vendeurs au marché

12%

28%

2%

58%

0-5 ans

5 à 10 ans Plus de 10 ans Ne sais pas

Commentaire : Ce graphique illustre bien que 58% des vendeurs du marché n'ont qu'un séjour de mois
de 5 ans, 28% entre 5 et 10 ans et 12% plus de 10 ans d'ancienneté au marché.
Articles divers Artisanat local Habillement Produits agricoles Viandes et poisson

Boutique Hangar Sol Table

35

28

20

10

13

16

26

31
1

12

40

35

30

25

20
15

10

Figure n°19 : Typologie d'installations de vente par type de commerce

52

Commentaire : Il ressort de ce graphique que les installations au sol occupent la première place avec
35,5% d'installations, suivi des petits hangars avec 32,5%, des tables de fortunes avec 23% et 9% des
boutiques.

Ces données laissent à dire que l'état de lieux des installations du marché sont très précaires et
nécessite que les travaux de sa modernisation avancent rapidement.

Par contre les produits agricoles sont plus vendus au marché de Matete avec 45%, puis les articles divers
et l'habillement avec 19,5% et 19%, viandes et poissons avec 9% et l'artisanat local, les petites unités de
transformation avec 7,5%.

4.2. PRÉSENTATION DES RÉSULTATS Figure n°20 : Endroit où sont jetés les déchets

18
200

150

100

50

182

Dans une poubelle Directement au sol

Dans une poubelle Directement au sol

Commentaire : De ce graphique, 91% des vendeurs jettent leurs déchets directement au sol et 9% les
jettent dans les poubelles. Ces 9% sont parmi les tenants des boutiques qui prennent les dispositions de
disposer d'une poubelle dans leurs installations.

Signalons en passant le ramassage de ces déchets est assuré par le service de la municipalité de Matete.

53

Figure n°21 : Coût du ramassage et avis des vendeurs


120

100

40

80

60

20

50FC 100FC 200FC

75

105

18
Avis sur le coût du ramassage

150

133

100

44

23

50

Abordable Pas cher Très cher

Commentaire : De cette figue il ressort que 52,5% des vendeurs payent 100FC pour le ramassage des
déchets au niveau de leurs installations, 9% payent 200FC et 37,5% payent 50FC.

Mais 66,5% des vendeurs estiment que les prix pour le ramassage qu'ils payent ne sont pas chers, 11,5%
est les estiment abordables contre 22 les estiment très chers et veulent payer la moitié de ce qu'ils
payent.
Figure n°22 : Satisfaction des vendeurs sur le service du ramassage

160 Satisfaction sur le service de

140

ramassage

100

80

60

149

120

Non Oui

40
20

51

Commentaire : Les vendeurs du marché de Matete ne sont pas satisfaits à 74,5% des prestations du
service de ramassage de la Commune pour la simple raison que malgré qu'ils supportent le coût du
ramassage, les immondices inondent les installations des vendeurs. 26% se disent satisfaits des
prestations du service.

54

Figure n°23 : La volonté des payer des vendeurs

La volonté à payer des vendeurs

63%

8%

29%

50FC

100FC

200FC
Commentaire : Bien qu'ils soient sont unanimes et affichent une ferme volonté à payer le service de
précollecte des déchets et sont d'accord à 100% pour la mise en place d'une structure de précollecte,
63% des vendeurs affichent la volonté de payer 50FC de précollecte par jour soit 300FC par semaine,
29% veulent de payer 100FC par jour soit 600FC par semaine et 8% affiche la volonté de payer 200FC par
jour pour la précollecte.

Figure n°24 : De la connaissance de la destination des déchets

182

Connaissance de la destination des déchets

de la ville

Non Oui

18

200

150

100
50

Commentaire : Ce graphique illustre bien que 91% des vendeurs ne connaissent pas la destination des
déchets produits au marché contre 9% qui connaisse.

Au vu de ces statistiques, le besoin d'information s'avère très impérieux pour les vendeurs.

55

Figure n°25 : Solution pour la bonne gestion des déchets du marché

200

150

100

50

10
190

Non Oui

Commentaire : De cette figure, 95% des vendeurs se disent avoir des propositions sur la bonne gestion
des déchets du marché contre 5% qui disent ne pas avoir de proposition.

100% de ceux qui veulent proposer une solution sont d'avis qu'il faut mettre en place des bacs roulants
(poubelles) dans différentes endroits du marché afin que ces déchets soient bien gérés dès la
production.

Pour ce qui est de la connaissance des conséquences de la mauvaise gestion des déchets sur la santé de
l'homme et de l'environnement, tous les vendeurs en sont informés en parlent :

- de la prolifération des insectes vecteurs et autres agents de transmission de maladies comme la


diarrhée, la fièvre typhoïde, le paludisme,

- de la pollution de l'environnement

- des nuisances visuelles et olfactiques

4.3. PRODUCTION ET COMPOSITION DES DECHETS AU MARCHE

DE MATETE

4.3.1. La production des déchets du marché de Matete

Selon les travaux de nos recherches, le marché de Matete produit 5,28m3 de déchets par jour.
56

Etant donné la saison sèche dans laquelle le travail a été effectué, la densité moyenne calculé étant
égale à 350Kg/m3, la production spécifique est de 0,46Kg par vendeur par jour.

4.3.2. La composition des déchets par type de commerce

Le tri manuel de de différents échantillons trouvés selon les types de commerce a permis de caractériser
les déchets en pourcentage de poids et de volume comme suit :

Tableau n°5 : Composition des déchets par type de commerce

Produits agricoles

Viandes et poissons

Habillement

Articles divers

Artisanat et petites

unités de

transformation

Composition
Mass

(Kg)

Vol.

(m3)

Dens.

(kg/m3)

Mass

(Kg)

Vol.

(m3)

Dens.

(kg/m3)

Mass

(Kg)

Vol.

(m3)

Dens.
(kg/m3)

Mass

(Kg)

Vol.

(m3)

Dens.

(kg/m3)

Mass

(Kg)

Vol. (m3)

Dens.

(kg/m3)

Matière organique

63,96

0,11
581,45

26,70

0,06

466,09

35,10

0,08

433,57

28,90

0,09

337,68

39,26

0,08

484,11
Papier, cartons

13,13

0,07

177,43

26,80

0,16

167,50

4,01

0,02

165,11

14,49

0,10
144,90

4,83

0,03

164,07

Plastiques

12,09

0,10

120,90

8,90

0,08

111,25

14,00

0,12
116,67

7,90

0,07

112,86

9,09

0,07

122,84

Charbon, os

8,06

0,02

537,33

6,70
0,01

515,38

2,90

0,01

537,34

2,10

0,01

406,45

4,46

0,01

495,56

Tissus, textiles

2,74
0,02

130,62

0,00

0,00

0,00

5,50

0,04

137,50

4,42

0,03

139,21

9,74
0,07

135,32

Fines (sable, cendre, poussière)

30,03

0,02

1251,25

31,20

0,03

1155,56

38,60

0,03

1262,14

42,20
0,04

1082,05

32,60

0,03

1071,98

Total

130,00

0,33

100,00

0,33

100,11
0,33

100,01

0,33

100

0,33

Il est clairement établi que les déchets du marché de Matete sont de composition différente et
constitués essentiellement de la matière organique, des fines, des plastiques, des tissus et des textiles,
ainsi que du papier et cartons

Pour avoir une idée sur les conséquences que ces déchets peuvent engendrés dans l'environnement,
nous avons fait recours aux informations fournies par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de
l'Energie, ADEME en sigle (établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la
tutelle conjointe des ministères en charge de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la
Mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le Climat et de l'Enseignement Supérieur
et de la Recherche).

57

Ces informations donnent la durée de vie des certains déchets dans la nature dont voici quelques-unes
(Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et al., 2009) :
· Mouchoir en papier : 3 mois

· Journal : 3 à 12 mois

· Allumette : 6 mois

· Peau de banane : 8 à 10 mois

· Mégots (tabac et papier) : 3 ou 4 mois, avec filtre : 1 à 2 ans

· Chewing-gum et papier de bonbon: 5 ans

· Canette en aluminium : 200 ans

· Sac en plastique : 450 ans

· Bouteille en plastique : 500 ans

· Carte téléphonique : 1 000 ans

· Verre : 5 000 ans

C'est pour cette raison que toutes les actions visant à améliorer la gestion des déchets au Marché de
Matete doit tenir compte de trois volets essentiels : « Jeter moins - Trier plus - Traiter mieux ».

58
CHAPITRE V. STRATÉGIES D'AMÉLIORATION DE LA GESTION DES DÉCHETS SOLIDES AU MARCHE DE
MATETE

La stratégie d'amélioration de la gestion des déchets au Marché de Matete doit tenir compte du schéma
incluant trois volets : « Jeter moins - Trier plus - Traiter mieux ».

Ces trois volets consistent :

1. Jeter moins = Réduire la production des déchets. Étape déterminante puisqu'elle est en amont de
l'ensemble de la chaîne de gestion des déchets.

2. Trier plus = Augmenter et faciliter le recyclage des déchets valorisables et mieux valoriser les déchets
organiques : conditionne la récupération et la valorisation maximale

3. Traiter mieux = Réformer la planification et traiter efficacement la part résiduelle des déchets. Son
efficacité dépend de la qualité des tris effectués en amont.

Mais pour une bonne gestion des déchets solides au marché de Matete certaines questions demandent
d'être relevées afin d'espérer arriver aux bons résultats.

5.1. LES QUESTIONS TECHNIQUES ET TECHNOLOGIQUES

Afin d'arriver à une bonne gestion des déchets solides du marché de Matete dans la ville de Kinshasa et
réduire les problèmes environnementaux qui en résultent, nous avons envisagé les scénarios suivants :

5.1.1. Améliorer le système de collecte du marché

La précollecte et la collecte des déchets solides produits au marché de Matete sont assurées par
l'administration du marché sous la supervision de la municipalité de Matete. Quarante (40) manoeuvres
sont recrutées par la commune pour assurer le balayage du marché chaque matin moyennant une
prime. Cet argent est tiré de la contribution des vendeurs du marché pour la collecte des déchets en
dehors de la taxe sur la salubrité.
59

Quel que soient les moyens humains, matériels et financiers mobilisés pour cette fin, le marché est dans
un état de salubrité très critique. C'est pour cette raison que l'amélioration du système de précollecte et
de collecte existant doit tenir compte des options techniques pour chacune de ces étapes.

[Link]. Dans la précollecte

? Estimation de la population productrice des déchets solides au marché aux années 2015 considéré
comme année du projet

Le nombre des vendeurs aujourd'hui étant estimé à 4.000, avec un taux d'accroissement annuel de 3%,
selon les données disponibles au marché, la population marchande en 2015 serait alors estimée à 4.637
en utilisant la formule suivante :

= 4000 * (?? + ??, ????)??

??2015 = ??2010 * 1 + ???? ??

- ??2015 : Estimation de la population marchande en 2015 - ??2010 : Estimation de la population


marchande en 2010

- ???? : Taux d'accroissement annuel de la population marchande

- n : la différence 2015-2010

? Estimation du volume des déchets solides produit au marché aux années 2015
Selon nos enquêtes, la production journalière par habitant des déchets solides

du marché de Matete est évaluée à 0,46kg/j/h.

Avec les éléments suivants :

- ?????? = Population marchande vers l'année du projet (4.637 vendeurs)

- ???? = Production journalière des déchets par habitant (0.46kg/j/h)

- ???? = Densité (350kg/m3)

- ????= volume spécifique (????

???? =0.46 350 = 0.0013 m3/j/hab.)

Nous avons alors calculé le volume de déchets produits aux années 2015 par la formule ???? = ??????
* ???? où ???? = ????

????. Ce volume est estimé à 6m3/j. Parce que le

marché ne fonctionne que six (6) jours par semaine, c'est-à-dire du lundi au samedi, le volume
hebdomadaire des déchets produits est estimé à 36m3/semaine.

60
? Estimation du nombre des bacs roulants vers les années 2015

La quantité des déchets produits au marché vers les années 2015 étant estimée à 6m3/j, la capacité des
bacs roulants étant de 0,66m3, le nombre de bacs utiles pour le marché se calcule comme suit :

Nb= Vo

vp

=6

0,66 = 9 bacs

Avec :

- Nb = Nombre des bacs

- Vo = Volume journalier de déchets

- vp = Volume poubelle

La particularité et l'avantage de ces bacs, en matière plastique et minus d'un couvercle disponibles sur le
marché de Kinshasa, sont qu'elles renferment des roulettes et peuvent être utilisées en même temps
pour la collecte des déchets vers le lieu de regroupement (Plate-forme d'accueil) situé dans l'enceinte
du marché.
Figure n°27 : Type de poubelle disponible à Kinshasa

61

[Link]. Dans la collecte et le transport

La collecte et le transport sont une opération qui consiste à récupérer les déchets du lieu de
regroupement présent dans le marché vers la décharge. Ce service peut être assuré par la municipalité
ou son mandataire.

Les matériels préconisés pour la collecte et les paramètres de calcul tenant compte du contexte de la
commune de Matete sont :

[Link].1. La plate-forme d'accueil

Cette plate forme prévue dans le plan du marché devra contenir les containeurs nécessaires pour
accueillir les déchets produits au marché.

[Link].2. Détermination du nombre des containeurs

Soit :

- Vo : la quantité journalière des déchets du marché (m3) - Vb : le volume du bac (m3)

- Nbac : le nombre de bacs qui est obtenu par la formule ???????? = ??????? ? =

6
= 1 ??????

[Link].3. Matériels de transport

Pour ce qui est de matériels de transport, deux possibiltés peuvent être envisageables : l'utilisation des
tricycles ou des charrettes/pousse-pousse de jusqu'au lieu de traitement ou d'utilisation.

a) Première possibilité : Utilisation des tricycles

? Nombre de rotations prévues par jour

Dans les circonstances normales, le nombre de rotation pour la collecte de déchets solides du marché de
Matete se calcule par la formule :

????????= ??????

?????? é???????? = 360????

35???? = 10 tours/jour

62

Avec :
???????? = Nombre de rotations

?????? = Temps de travail = 6 heures

???????? = Temps d'une rotation = Temps chargement + déchargement + aller-retour = 14mn + 10mn +
11mn = 35 minutes. Le temps de chargement étant égal au volume du tricycle (0,6m3) multiplié par la
densité (0,35*103) sur le rendement (15Kg/mn), la distance entre le marché et le centre de valorisation
étant de 1,8km pour une vitesse moyenne de 20km par heure.

? Nombre de tricycles

En estimant un volume de 6m3 des déchets dans le containeur, avec une capacité de 0,6m3 pour un
tricycle et dix (10) rotations prévues pour une journée ; le nombre de tricycles se calcule par la formule
suivante :

???????? ???????? = ????????

??????????????* ?????????????? = 6

0,6*10 = 1 tricycle

Avec :

- ???????? ???????? = Nombre de tricycle - ???????? = Volume du containeur

- ?????????????? = Volume tricycle


- ?????????????? = Nombre rotation

Pour l'unique tricycle à prévoir pour le transport de déchets du marché, le besoin en main d'ouvre peut
être estimé à trois (3) c'est-à-dire un (1) conducteur et deux (2) éboueurs pour le chargement et le
déchargement manuel.

Avec ce tricycle, le volume de déchets à évacuer par jour sera égal au volume du tricycle multiplié par le
nombre de rotation.

63

Figure 28 : Type de tricycle disponible à Kinshasa

b) Deuxième possibilté : Utilisation des pousse-pousse

? Nombre de rotations prévues par jour

Dans les circonstances normales, le nombre de rotation des pousse-pousse pour la collecte de déchets
solides du marché de Matete se calcule par la formule :

???????? = ??????

?????? é???????? = 360????


123???? = 3 tours par jour

Avec :

???????? = Nombre de rotations

?????? = Temps de travail = 6 heures

???????? = Temps d'une rotation = Temps chargement + déchargement + aller-retour = 9mn + 6mn +
108mn = 123 minutes. Le temps de chargement étant égal au volume du pousse-pousse (0,4m3)
multiplié par la densité (0,35*103) sur le rendement (15Kg/mn), la distance entre le marché et le centre
de valorisation étant de 1,8km pour une vitesse moyenne de 2km par heure.

64

? Nombre de pousse-pousse

En estimant un volume de 6 m3 des déchets dans le containeur, avec une capacité de 0,4m3 pour un
pousse-pousse et trois (3) rotations prévues pour une journée ; le nombre de pousse-pousse se calcule
par la formule suivante :

???????? ???????? = ????????

??????????????* ?????????????? = 6

0,4*3 = 5 pousse-pousses
Avec :

- ???????? ???????? = Nombre de pousse-pousse

- ???????? = Volume du containeur

- ?????????????? = Volume du pousse-pousse

- ?????????????? = Nombre rotation

Pour cinq (5) pousse-pousse, le besoin en main d'ouvre peut être estimé à dix (10) éboueurs.

Figure n°29 : Type de pousse-pousse disponible à Kinshasa

65

[Link].3. Autres équipements

En plus des charrettes, il est nécessaire de prévoir du matériel de balayage composé de râteaux,
fourches, brouettes et tenues de travail (bottes, gants, lunettes, cache-nez, casques ou chapeau) pour
chaque ouvrier. Ce matériel doit être en quantité suffisante afin non seulement de faciliter l'exécution
des travaux de salubrité mais aussi de protéger le personnel affecté pour ces travaux. Chaque opérateur
doit disposer d'au moins 3 tenues par an.
Sur base du besoin d'assainissement du marché vers les années 2015, le nombre d'autres matériels
nécessaire se présente comme suit :

Tableau 6 : Autres matériels

Matériels

Nombre

Râteaux

50

Fourches

50

Pelles

50

Balais

150

Bottes
50

Tenue

150

Gans

200

Cache-nez

150

5.1.2. Traitement et élimination des déchets

Le traitement et l'élimination de déchets incluent leur mise en décharge, le compostage, la valorisation


de déchets plastiques.

[Link]. Décharge

Le partenariat entre la ville de Bruxelles et la commune de Matete prévoit l'aménagement d'une


décharge (un dépotoir de transition) pouvant accueillir les déchets de la Commune de Matete
notamment ceux du marché. C'est une organisation non gouvernementale de développement « APISA »
qui est chargée de la gestion de ce projet.

66
Cette décharge consistera à créer un centre de traitement des déchets qui consistera mettre en place
une filière de compostage pour approvisionner les maraîchers et une filière de récupération et de
valorisation de déchets plastiques. C'est ici où est prévu, avec le financement de ce partenariat les
travaux de tri des différentes classes des déchets pour les orienter vers ces filières.

Vu que le marché de Matete ne constitue qu'un de points intéressés par le projet sur la valorisation et le
recyclage des déchets, il nous a été difficile dimensionner cette décharge parce que ne sachant pas la
quantité total des déchets produits dans le rayon du projet.

Les activités possibles envisageables au niveau de cette décharge contrôlée sont principalement la
valorisation par compostage et le recyclage des plastiques.

Parce que cette étude fait l'objet d'un autre projet avec un autre bailleur de fonds, la décharge, la filière
de compostage et celle de recyclage des déchets plastiques ne feront pas objet de notre évaluation.
Nous nous arrêterons à formuler simplement des propositions et recommandations non quantifiables.

En combinant ces activités ci-dessus, nous pouvons donc dégager l'option suivante : Tri - valorisation -
recyclage des plastiques.

Fermentescible

Compostage

Recyclage

Tri
Déchets

solides

CET Mpasa

Plastique

Non fermentescible

Enfouissement

Cette option permet de trier les déchets selon leurs classes, permet de tirer profit du compostage de la
fraction organique et le recyclage du plastique qui représente ce jour un de déchets qui inondent la ville
de Kinshasa. La partie non fermentescible sera ramener vers le CET de Mpasa pour un enfouissement.

67

[Link]. Compostage des déchets solides

C'est la transformation, dans des conditions contrôlées, de matières biodégradables en présence


d'oxygène et d'eau, par des micro-organismes (bactéries) et des organismes de plus grande taille
(lombrics, acariens, cloportes, myriapodes, coléoptères et autres insectes). Les déchets perdent leur
aspect d'origine et deviennent compost. Ce produit va contribuer, dans le sol, à renforcer le stock
d'humus.

Selon les résultats de nos recherches, 78,68% de déchets du marché de Matete sont concernés par ce
compostage artisanal et peut servir d'engrais vert aux maraîchers tout autour du site.

[Link]. La valorisation et le recyclage des sachets plastiques


L'analyse des données de nos recherches permet de ressortir que le plastique occupe une place non
négligeable dans la composition des déchets au marché de Matete. C'est la troisième composante la
plus importante après les fermentescibles et les fines.

5.2. QUANTIFICATION DE LA RESSOURCE HUMAINE OPERATIONNELLE

Pour une bonne gestion de déchets du marché de Matete, nous proposons que

la collecte soit attribuée à une entreprise privée qui se fera remboursé par la

municipalité. Cela permettra de minimiser les charges de fonctionnement et

optimiser le rendement du service.

Les ressources humaines nécessaires correspondent aux postes ci-après :

- Manoeuvres de balayage du marché;

- Conducteur des tricycles

- Chauffeur

- Manoeuvres de chargement;

- Collecteur de redevance

- Trésorier - payeur ;
- Superviseur.

68

Tableau n°7 : Effectif du personnel opérationnel

Poste

Prévu

Balayeurs

1 par hangar

Conducteur de tricycle

1 conducteur par tricycle


3

Eboueurs pour

chargement/déchargement

2 par tricycle, si utilisation de

tricycles

2 par pousse-pousse si utilisation du pousse-pousse

Collecteur de redevance

2 pour le marché

Trésorier-payeur

1 pour le marché

6
Superviseur

1 pour le marché

Nous pouvons alors déduire le personnel opérationnel présenté dans le tableau suivant.

Tableau n°8 : Résultat des calculs de l'année de début du projet (2010)

Poste

Effectif

Balayeurs

24
2

Conducteur de tricycle

Eboueurs pour chargement/déchargement

2 si tricycle et 10 si

pousse-pousse

Collecteur de redevance

Trésorier-payeur

1
6

Superviseur

TOTAL

31 si utilisation tricycle et

38 si utilisation pousse-

pousse

69

5.3. FINANCEMENT DE LA FILIERE

5.3.1. Evaluation du coût d'investissement

Les investissements nécessaires pour la réalisation des infrastructures et pour l'acquisition du matériel
de collecte doivent être évalués. Dans le cas présent le coût d'investissement se fait à l'année du début
du projet c'est-à-dire 2010. L'évaluation des investissements sont présentés dans le tableau ci-après.

Tableau n°9 : Evaluation du coût d'investissement


Désignation

Unité

Nbre

Coût unitaire

Coût total

Matériel de précollecte

Bacs roulants

Pièce

630.000

5.670.000
2

Containeur

Pièce

6.000.000

6.000.000

Sous-total précollecte

11.670.000

II

Matériel de collecte et transport


3

Pousse-pousse

Pièce

135.000

675.000

Tricycle

Pièce

2.250.000

2.250.000

5
Plateforme d'accueil

Pièce

3.600.000

3.600.000

Equipement et autres outillages

Kit

32

45.000

1.440.000

Sous total collecte et transport


7.965.000

Divers (10%)

1.963.500

Total

21.598.500

Le coût global d'investissement pour une bonne gestion de déchets du marché de Matete est estimé à
21.598.500Francs Congolais soit approximativement 24.000$US. Le tableau suivant donne une idée sur
la répartition des frais d'investissements.
Tableau n°10 : La répartition des charges des investissements

Structure

Clé de répartition

(en%)

Coût investissement

en FC

Commune de Matete

70

15118950

Administration du marché

10

2159850

Vendeurs
20

4319700

Total

100

21.598.500

70

5.3.2. Les charges d'exploitation

Les charges d'exploitation tiennent compte du salaire du personnel, de l'entretien du matériel, des frais
administratifs et de l'amortissement du matériel.

Le coût global de ces charges s'évalue mensuellement à 3.094.387 Francs congolais, soit un montant de
3.428$US représenté dans le tableau suivant :

Tableau n°11: Evaluation de la charge d'exploitation

Désignation

Unité
Nbre

Coût unitaire

en FC

Coût total

en FC

Salaire du personnel

01

Conducteur de tricycle

Pers/mois

100.000

100.000
02

Collecteur de redevance

Pers/mois

100.000

200.000

03

Trésorier

Pers/mois

100.000

100.000

04
Superviseur

Pers/mois

150.000

150.000

05

Eboueur

Pers/mois

17

81.000

1.377.000

06
Balayeurs

Pers/mois

24

20.000

480.000

Sous total

2.407.000

II

Amortissement

07

Pousse (2 ans)
mois

6.050

30.250

08

Containeur (5 ans)

mois

115.487

115.487

09

Autres matériel (1/2 ans)


mois

ff

7.875

7.875

10

Tricycle (5 ans)

mois

43.308

43.308

11

Bac roulant (2 ans)


9

28.235

254.115

Sous total

451.035

III

Entretien et réparation

12

Pousse-pousse

mois

ff
1.000

5.000

13

Containeur

mois

ff

10.000

10.000

14

Tricycle

mois

ff
2.500

2.500

15

Carburant

mois

ff

72.000

72.000

Sous total

89.000

IV
Frais administratif

mois

5%

147.352

Total général

3.094.387

Ce coût peut être pris en charge totalement par la redevance des vendeurs d'autant plus que leur
payement mensuel pour la collecte est de loin supérieur à ce montant.

71

5.4. LES GRANDES QUESTIONS EN SUSPEND ET LES OBSERVATIONS

La gestion des déchets solides est devenue un problème mondial. Plusieurs options technologiques ont
été essayées et expérimentées par différents acteurs afin de trouver des solutions alternatives viables
pour un système de ramassage des ordures satisfaisant. Ces expériences ont montré que la gestion des
déchets solides n'est pas qu'une question technique, ni ne dépend de considérations purement
financières. Ses dimensions socio-économiques et culturelles demandent des solutions au travers de
mesures imaginatives, de réorientations administratives, d'accords institutionnels et organisationnels et
de l'information de la population. Il est donc impératif de revoir ces expériences en gestion des déchets
solides en prenant en compte les diverses dimensions impliquées. A chaque phase du cycle, quatre
questions principales restent sous-jacentes : elles se regroupent sous les catégories questions mesures
politiques, questions de planification, questions organisationnelles et questions de partenariat.

5.4.1. La question des mesures politiques et légales

existantes et à mettre en oeuvre

La question des mesures politiques tourne autour de la volonté du pouvoir public à ne pas considérer
l'assainissement comme une priorité et l'application des textes légaux et réglementaires. C'est pour
cette raison que l'Etat de parvient pas à disposer des textes décents adaptés aux circonstances actuelles
de la RDC et de la ville du Kinshasa. La ville de Kinshasa devrait être équipée des services de gestion des
déchets solides et liquides, en lien avec des politiques foncières à long terme impliquant la mise en place
de centres de recyclage et de décharge hygiéniques, situés dans des endroits appropriés et à différents
endroits de la ville, quel qu'en soit sa taille.

La politique concernant l'utilisation des plastiques doit aussi être débattue à cause de leur caractère non
dégradable. Les récentes inondations qui ont eu lieu à Kinshasa ont été attribuées à l'obstruction des
eaux de pluies par des plastiques.

72

Figure n°26 : Obstruction des caniveaux

Une ligne pq ont l égl gs dans le


domaine de la gestion des déchets solides devrait inclure les responsabilités de ceux qui produisent les
ordures, des obligations fiscales et des mécanismes régulatrices.

5.4.2. Les questions organisationnelles

Le procédé global d'amélioration des pratiques de gestion des déchets solides en zone urbaine aura
besoin d'un contrôle et d'une supervision rapprochés de la part de l'administration du marché et lui
fournir des formations complémentaires. L'administration se fera ainsi assister par un comité de
salubrité du marché qui sera mis en place par les vendeurs avec un représentant par hangars. Ce comité
statuera sur toutes les questions liées à l'assainissement du marché.

5.4.3. Les questions financières

Une nouvelle politique d'investissement doit être envisagée. Cet investissement ne doit pas être
seulement l'affaire des seuls vendeurs du marché. Les responsabilités de financement de la gestion des
déchets doit être partagée entre les marchands comme usagers du marché, la Commune de Matete
comme entité pour laquelle dépend le marché et l'administration du marché. Mais la

73

Commune de Matete, comme entité décentralisée doit participer à la salubrité du marché.

L'objectif stratégique poursuivi est de mobiliser les ressources nécessaires au financement de la


salubrité au marché de Matete.

Dans cette perspective de mobilisation du financement de l'ensemble des activités de salubrité au


marché de Matete, les orientations proposées sont les suivantes :

[Link]. La Commune de Matete

Cette Commune étant une entité décentralisée, elle bénéficie des subventions de l'Etat en dehors des
taxes qu'elle perçoit au marché de Matete.
Etat le premier bénéficiaire des recettes du marché générées par les différentes taxes perçues, la
Commune devra contribuer à la hauteur de 70% du cout des investissements.

Une politique de canalisation des taxes, l'élaboration des projets à adresser auprès des bailleurs de
fonds et même des initiatives de jumelages avec d'autres communes des villes européennes
permettrons à la Commune de répondre à cette ambition.

[Link]. L'administration du marché de Matete

L'administration du marché qui perçoit les taxes et les autres redevances sur les vendeurs doit couvrir
10% du coût des investissements car elle bénéficie aussi d'une rétrocession de 40% des recettes du
marché à la commune.

[Link]. Les marchands

En dehors de la taxe sur la salubrité de 300FC que paye chaque marchand par semaine, une redevance
mensuelle par marchands pour le service de précollecte qui varie entre 50 et 200FC. Ce qui permet de
mobiliser un montant mensuel estimé à 8.616.000FC soit en dollars américains 9.573$US par mois pour
4.000 marchands.

Si ce montant est bien canalisé, il pourra pendre 100% des charges d'exploitation des travaux
d'évacuation des déchets du marché et suppléer les 20% des investissements.

74

5.4.4. La question du partenariat

La Commune ne disposant pas des véhicules de transport d'ordures, elle peut faire recours aux
entrepreneurs privés.

Il existe aussi la possibilité d'un partenariat directe entre les entreprises de recyclage, de
commercialisation et les communautés, allant dans le sens d'une gestion appropriée des déchets par la
protection de l'environnement.
Des ONG et des communautés locales doivent être fortement sollicitées pour l'évaluation des
compétences et l'expérimentation de méthodes de réduction des déchets et la gestion des déchets et
l'inventaire des ressources humaines et compétences qui pourraient être utilisées comme soutien
technique, en termes de capacité financière, développement durable de leurs actions et leur
réplicabilité.

5.4.5. Les questions communicationnelles

Le volet Communication pour le changement de comportement des vendeurs doit être l'une des clés de
la réussite de la gestion des déchets du marché. Ce volet fera participer tous les intervenants chacun à
un niveau déterminé en commençant par le Bourgmestre de la Commune, de l'administration du
marché et des représentants des marchands. Ces communications doivent se faire à tout moment selon
un calendrier établi. Les potentiels de la médiatisation, comme les affiches, les chansons folkloriques, le
théâtre de rue et l'utilisation d'événements culturels et religieux doivent être exploités.

75

CONCLUSION

Notre étude intitulé «Gestion des déchets solides de marchés urbains : Cas du marché de Matete en
pleine réhabilitation sur financement IDA à Kinshasa/RDC» dont les objectifs consistaient à Classer des
déchets du marché selon ses différentes caractéristiques, à analyser des systèmes de gestion des
déchets solides au marché de Matete, quantifier des déchets solides produits au marché de Matete,
proposer des systèmes de gestion des déchets solides des marchés urbains.

Pour y parvenir, nous avons fait recours au questionnaire d'enquête adressé aux vendeurs du marché, à
des observations et aux entretiens guidés avec différentes structures et personnes directement liées à
notre recherche.

Nous avons donc décidé de mener une enquête transversale parmi les vendeurs pris ici comme unité
statistique. Un échantillon a donc été choisi par la méthode à choix raisonné par sondage aléatoire
stratifié qui consiste à la combinaison du sondage aléatoire et la méthode des quotas au cours de
laquelle deux critères ont été pris en compte dans sa détermination : la typologie de l'installation de
vente et le type de commerce au marché.
Ces enquêtes nous ont permis de constater que les déchets solides produits au marché de Matete sont
mal gérés avec des risques énormes pour la santé des vendeurs, des ménages tout autour du marché et
de l'environnement.

Ces vendeurs ne disposent pas de poubelles au niveau de leurs installations jettent à 91% leurs déchets
directement au sol et laissent le service de ramassage se charge du balayage et de l'évacuation des
déchets à la non satisfaction des vendeurs de leurs prestations basées sur un coût de ramassage
journalier qu'ils supportent variant entre 50FC et 200FC en dehors de la taxe sur la salubrité.

Une chose encourageante est que ces vendeurs affichent à 100% une volonté de payer la redevance
journalière à la précollecte mais à des coûts différents mais proposent la mise en place des poubelles
dans différentes endroits du marché afin que ces déchets soient bien gérés dès la production.

76

Eu égard à ce qui précède et pour une bonne gestion des déchets solides du marché de Matete, nous
proposons ce qui suit :

? A la municipalité de Matete de disposer d'un plan communal pour l'élimination des déchets solides, de
doter la commune de Matete d'un budget réaliste capable de faire face aux charges d'assainissement de
la toute la commune en général et du marché de Matete en particulier au lieu de se limiter à des
interventions sporadiques et isolées ;

? A l'administration du marché de Matete de canaliser toutes les recettes liées à la salubrité et à


l'assainissement du marché, de mettre en place un Règlement d'ordre intérieur du marché et exiger
avant de l'attribution d'un étalage, à chaque vendeur de disposer d'une poubelle (ou récipient) au
niveau de son étalage que le service de ramassage se chargera de vider chaque jour. Des sanctions
doivent être édictées pour réprimer toute personne physique ou morale qui ne participerait pas à
l'amélioration de la salubrité au niveau de son étalage et la mise en place des amendes transactionnelles
basées sur le principe du « pollueur - payeur » ;
? Au Fonds Social de la République Démocratique du Congo d'assurer la formation des différents
intervenants au marché sur la gestion des déchets solides, la gestion financière et de disponibiliser les
outils et matériels nécessaires pour la bonne gestion des déchets solides du marché de Matete.

? Aux vendeurs du marché d'adopter des éco-gestes dans la chaine de gestion des déchets solides en
respectant schéma « Jeter moins - Trier plus - Traiter mieux » ;

? Aux autres organisations privées nationales et internationales d'encourager toute initiative de


valorisation de déchets biodégradables et plastiques qui sont les deux composantes essentielles des
déchets du marché de Matete.

Pour terminer, ce travail dévoile beaucoup d'opportunité sur les déchets solides non seulement du
marché et dans la commune de Matete mais aussi et surtout dans la ville de Kinshasa qui demandent
des études complémentaires. Ces études doivent alors intéresser d'autres organismes, le pouvoir public
et d'autres chercheurs soucieux de revêtir la ville de Kinshasa de sa réputation ancienne de « Kinshasa la
belle ».

77

BIBILIOGRAPHIE

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Adepoju G. Onibokun, Gestion des déchets solides urbains, des solutions pour l'Afrique, Éditions
KARTHALA, et CRDI, 2001

Lusamba Kibayu Michel, Portrait des quartiers populaires à Kinshasa (RDC): un territoire, une identité,

79

ANNEXES

80

QUESTIONNAIRE D'ENQUETE MARCHAND

FICHE N°

Date : / /2010 Lieu :


Kinshasa/Marché de Matete

PARTIE 1. CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES DU MARCHAND

1. Sexe du marchand : Homme Femme

2. Niveau d'éducation : Alphabétisé Primaire Secondaire Supérieur

Non scolarisé

3. Etat civil : Célibataire Marié(e) : Veuf (e)

4. Religion du marchand : Catholique Protestant Musulman Kimbanguiste

Églises de réveil Animiste Autre à préciser :

5. Revenu mensuel :

6. Province d'origine :

7. Ethnie :

8. Durée de séjour au marché :

9.
Typologie de l'installation de vente : Boutique Hangar Table Étalage

au sol

10.

Type de commerce : Produits agricoles Poissons et viandes Artisanat local Articles

divers Habillement

PARTIE 2. GESTION DES DECHETS SOLIDES

11. Où jetez-vous vos ordures? Dans la poubelle Directement sur le sol Autre à

préciser

12. Si une poubelle, où est-elle située? Dans le hangar Sous l'étalage A la porte du

dépôt Dans la boutique

a. Quelle est son volume/capacité (en m3/ litre)?

b. Combien de fois videz-vous la poubelle?


13. Qui se charge de la collecte des vos déchets? Vous-même Tierce personne

rémunérée Service municipal d'assainissement Service de

ramassage/Association de collecte

14. Quels sont les moyens utilisés pour évacuer vos déchets ? Pousse-pousse Brouette

Homme Autre à préciser

81

15. Si service de ramassage/Association de collecte :

a. Quelle est la fréquence de ramassage ?

b. Quel est le coût de ramassage ?

c. Comment trouvez-vous ce prix ? Très chers Raisonnable Pas

chers

d. Si très cher quel prix préconisez-vous ?

16. Le service de collecte parvient- elle à ramasser tous les déchets solides au marché de

Matete ? Oui Non


a. Si non pourquoi ?

17. Où sont jetés les déchets pré-collectés ? Bac public Sur des dépotoirs Sur les

décharges sauvages Autres

18. Que pensez-vous des déchets du marché de Matete ? Très gênant Gênant

Pas gênants

19. Quelles solutions envisagez-vous pour la bonne gestion de vos déchets ? Paiement à la

pré-collecte Apport volontaire dans un bac à ordure Valorisation (compost)

Autre à préciser

a. Si paiement à la pré-collecte : êtes-vous favorable à la mise en place d'une

structure de pré-collecte? Oui Non

i. Si oui, êtes-vous prêts à payer ? Oui Non

ii. Si oui, quelle est la nature de paiement ? Appui financier (combien

) Matériel (nature ) Main d'oeuvre Autre


à préciser

b. Si apport volontaire dans un bac à ordure : Êtes-vous favorable à

l'aménagement d'un lieu de collecte ? (bac à ordure, espace aménagé) Oui Non

i. Si oui, êtes-vous prêt à payer ? Oui Non

ii. Si oui, quelle est la nature de paiement ? Appui financier (combien

) Matériel (nature ) Main d'oeuvre

Autre à préciser

20. Connaissez-vous la destination finale des déchets solides de la ville de Kinshasa?

Oui Non

82

a. Si oui est-ce ? Une décharge sauvage Une

décharge aménagée Un lieu de traitement Autre à


préciser

21. Avez-vous des solutions pour une bonne gestion des déchets solides dans votre

marché? Oui Non

a. Si oui lesquelles

22. Connaissez-vous les méfaits ou conséquences de la mauvaise gestion des déchets ou de l'insalubrité
sur la santé de l'homme et de l'environnement?

Oui ou Non

a. Si oui, parlez en nous en quelques lignes :

83

GUIDES D'ENTRETIENS

GUIDE D'ENTRETIEN AVEC LE BOURGMESTRE DE MATETE

1. Date de création du marché

2. Situation démographique

3. Situation socio-culturelle
4. Activités économiques

5. Équipements collectifs

6. Infrastructures sanitaires et éducatives

7. Effectif des vendeurs du marché de Matete par sexe et par tranche d'âge ? (si rapport disponible)

8. Quels sont les types de commerce les plus dominant du marché ?

9. Quelle est l'évolution du budget de la Commune et la part des investissements dans la gestion des
déchets solides (si rapport disponible) ?

10. Pouvez-vous nous parler du cadre institutionnel et réglementaire pour ce qui concerne la gestion des
déchets solides (qui fait quoi ? avec qui ? et

comment ?)

11. Quelles est la situation actuelles de la gestion des déchets solides, de l'hygiène et l'environnement,
au niveau dans la commune ?

12. Disposez-vous d'une réglementation en matière de gestion des déchets

solides ? 1. Oui 2. Non

13. Si oui l'application de cette réglementation pose-t-il des problèmes ? 1. Oui 2. Non
14. Disposez-vous d'une structure pour la gestion des déchets solides dans votre

commune? 1. Oui 2. Non

i. Si oui sur quel critère a-t-elle été choisie et comment fonctionne-t-elle?

ii. Si non pourquoi ?

15. Où se trouve le lieu de stockage des déchets solides ?

16. Accessibilité de la zone à pieds, par moto tricycle, par véhicule

17. Comment assurez-vous le transport des déchets du lieu de pré-collecte au lieu de stockage ? a)
Charrette b) Personne

18. Quel est la destination finale des déchets solides du marché ? a) Décharge municipale b) Espace
aménagé par la Commune

19. Quelle sont les problèmes majeurs dans la gestion des déchets solides dans la Commune?

20. Quelles sont les solutions préconisées et les perspectives ?

21. Le personnel chargé de collecte est-il informé des risques sanitaires des déchets

solides ? a) Oui b) Non


84

GUIDE D'ENTRETIEN AVEC L'ADMINISTRATEUR DU MARCHE

1. Date de création du marché

2. Effectif des vendeurs du marché de Matete par sexe et par tranche d'âge ? (si rapport disponible)

3. Quels sont les commerces les plus dominants du marché ?

4. Quelle est l'évolution du budget Du marché et la part des investissements dans la gestion des déchets
solides (si rapport disponible) ?

5. Pouvez-vous nous parler du cadre institutionnel et réglementaire pour ce qui concerne la gestion des
déchets solides (qui fait quoi ? avec qui ? et

comment ?)

6. Quelles est la situation actuelles de la gestion des déchets solides, de l'hygiène et l'environnement, au
niveau du marché ?

7. Pouvez-vous estimer la quantité de déchets produits par jour/semaine/mois? 1. Oui 2. Non

8. Si oui, donnez la quantité ___

9. Qui évacue les déchets du marché ?


10. Comment est organisé le service ?

11. Les déchets solides sont-ils séparés par typologie à la source ? 1. Oui 2. Non

12. Quel type de poubelles utilisées dans le marché? 1. Sac à plastique (volume ___) 2. fût

(volume ___) 3. Autre à préciser

13. Où se trouve le lieu de stockage des déchets solides ?

14. Accessibilité de la zone à pieds, par moto tricycle, par véhicule

15. Comment assurez-vous le transport des déchets du lieu de pré-collecte au lieu de

stockage ? a) Charriot b) Personne

16. Quel est la destination finale des déchets solides du marché ? a) Décharge municipale b) Espace
aménagé par la Commune

17. Quelle sont les problèmes majeurs dans la gestion des déchets solides dans le marché?

18. Quelles sont les solutions préconisées et les perspectives ?

19. Le personnel chargé de la collecte des déchets reçoit - il des formations sur la

gestion des déchets? 1. Oui 2. Non


Si Non pourquoi ?

20. Quels sont vos besoins en formation et information dans le domaine de gestion des déchets solides

85

GUIDE D'ENTRETIEN AVEC LES ONGs

1. Quelles sont les principales activités que vous menez dans le domaine de l'hygiène, l'assainissement
(eaux usées, excrétas, déchets solides), l'approvisionnement en eau potable,

2. Quels sont les succès que vous avez obtenus dans vos activités

3. Quels sont les échecs que vous avez obtenus dans vos activités

4. Quels sont les atouts de terrain

5. Quelles sont les principaux problèmes que vous rencontrez dans la mise en oeuvre ?

6. Quelles sont vos perspectives dans ces domaines ? GUIDE D'ENTRETIEN AVEC LE PNA

1. Caractéristiques du secteur de l'assainissement

2. Organisation du secteur : Cadre légal et réglementaire, Cadre financier


3. Gestion des déchets dans la ville de Kinshasa

4. Contraintes au développement du secteur

5. Politique et stratégie du Gouvernement central et provincial sur la gestion des déchets solides dans la
ville de Kinshasa

6. Financement du secteur

7. Partenaires ou intervenants (avec activités réalisés pour chacun)

8. Quantité de déchets produits dans la ville de Kinshasa

9. Où sont jetés les déchets solides de Kinshasa

10. Qui se charge de leur évacuation

11. Existe-t-il des sociétés de valorisation des déchets dans la ville de Kinshasa? Si oui, lesquelles et dans
quels déchets les intéressent

12. Quels sont les succès que vous avez obtenus dans vos activités

13. Quels sont les échecs que vous avez obtenus dans vos activités

14. Quels sont les atouts de terrain


86

GUIDE D'ENTRETIEN AVEC LE RESPONSABLE DU PROGRAMME

D'ASSAINISSEMENT URBAIN DE KINSHASA

21. Statut du service et la tutelle

22. Effectif d du personnel

23. Budget (si rapport disponible) ?

24. Quelles est la situation actuelles de la gestion des déchets solides, de l'hygiène et l'environnement,
dans la ville de Kinshasa ?

25. Quelle est la réglementation qui organise la gestion des déchets solides dans la ville de Kinshasa?

26. Comment s'organise vos activités?

27. Quelles sont les communes couvertes par vos activités?

28. Combien d'agents?

29. Quel est le rendement de la gestion des déchets dans la ville de Kinshasa : population, déchets
produits et déchets évacués par jour.

30. Distribution des poubelles/camions/containers (avec leurs capacités) par Commune


31. Composition du parc des véhicules

32. Quelles est la composition des déchets solides de Kinshasa (en %)?

33. Quel est la destination finale des déchets solides de la ville de Kinshasa?, Distance du Centre ville

34. Quelle sont les problèmes majeurs dans la gestion des déchets solides dans la Ville de Kinshasa?

35. Quelles sont les solutions préconisées et les perspectives ?

36. Quels sont les succès que vous avez obtenus dans vos activités

37. Quels sont les échecs que vous avez obtenus dans vos activités

38. Quels sont les atouts de terrain

39. Le personnel chargé de la collecte des déchets reçoit - il des formations sur la gestion des déchets? Si
oui lesquelles, si non pourquoi ?

40. Quels sont vos besoins en formation et information dans le domaine de gestion des déchets solides?

41. Le personnel chargé de collecte est-il informé des risques sanitaires et environnementaux liés aux
déchets solides ?
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