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Chapitre 7

Le document traite des treillis isostatiques, structures largement utilisées en construction pour leur légèreté et stabilité. Il définit les treillis, explique les systèmes isostatiques et hyperstatiques, et décrit les méthodes de calcul des efforts dans les barres. Enfin, il présente des exercices pratiques pour appliquer ces concepts en ingénierie.

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Chapitre 7

Le document traite des treillis isostatiques, structures largement utilisées en construction pour leur légèreté et stabilité. Il définit les treillis, explique les systèmes isostatiques et hyperstatiques, et décrit les méthodes de calcul des efforts dans les barres. Enfin, il présente des exercices pratiques pour appliquer ces concepts en ingénierie.

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Treillis isostatique

1- Généralités :
Les treillis sont très largement utilisés en construction. Qu’il s’agisse de structures faites
d’acier, de bois ou autre, les treillis se retrouvent dans les fermes des toitures des hangars et
des grandes salles de sport , de grues, de ponts roulants, de pylônes, etc., figure II.1. On fait
appel à ce mode de réalisation dans le but essentiel d’alléger l’ensemble d’une construction
tout en assurant une plus grande stabilité et rigidité importante suivant leurs plans.
Les treillis peuvent être sollicités par des forces externes comme les charges à supporter, le
poids propre de la structure, le poids de la neige, le trafic, les réactions d’appuis, ... tandis que
les pièces de ces structures sont soumises à des forces internes de la part des pièces voisines.
Ces efforts internes et externes doivent être déterminés pour pouvoir choisir les matériaux
requis dans la réalisation des constructions. Des pièces trop grosses ne sont pas économiques
par contre des pièces trop petites ne sont pas sécuritaires.
Lorsque toutes les barres ainsi que les forces appliquées sont dans un même plan, le treillis est
appelé un treillis plan ; dans le cas contraire, il s’agit d’un treillis spatial.

2- Définition :
Les systèmes en treillis (appelés aussi triangulations ou structures réticulées) sont des
structures composées de barres droites articulées entre-elles à leurs extrémités situées dans un
seul plan appelé le plan de charpente. Les articulations communes à plusieurs barres sont les
noeuds du système. Il forme généralement une chaîne simple (plane) de triangles juxtaposés.
Cette construction est une des principales structures employées en ingénierie.
Les treillis sont des structures dont les pièces sont assemblées de façon à former des triangles.
La cellule de base d’un treillis plan est le triangle (parce qu’il est la seule figure géométrique
indéformable) et les trois barres (figure II.2a) articulées à leurs extrémités forment une
structure stable pour supporter la charge P. Le treillis de la figure II.2a peut être agrandi par
juxtaposition de triangles, et on obtient ainsi un système triangulé (figure II.2b).
3- Terminologie :
3-1 Noeud:
Le point de rencontre de deux ou plusieurs barres s’appelle un nœud. Les nœuds peuvent être fait
de joint solide (assemblage par rivetage, soudage,) ou des articulations (assemblage par rotule,
axe, ...). La figure II.3 présente un exemple de détail de
la réalisation pratique d’un nœud de treillis.

3-2 Barres ou membrures:


Les pièces d’une structure triangulée sont des barres. Elles sont faites d’acier, de bois ou autre.
On associe généralement les barres ou membrures des treillis à des barres articulées.
4- Systèmes Isostatiques Et Hyperstatiques :
4-1 Système isostatique :
Un treillis ou système réticulé est extérieurement isostatique si les actions d’appui peuvent
être déterminées à partir des trois équations d’équilibre de la statique ; dans le cas contraire, le
treillis est extérieurement hyperstatique.

Par ailleurs, un treillis est intérieurement isostatique si les efforts dans les barres peuvent être
déterminés par les équations d’équilibre de la statique à partir des charges et des actions
d’appui préalablement calculées ; dans le cas contraire, le treillis est intérieurement
hyperstatique.

4-2 Système hyperstatique :


Si le nombre d’éléments inconnus des réactions d’appuis est supérieur au nombre d’équations
d’équilibre dont on dispose, le système est dit hyperstatique. On à un système possédant plus
d’inconnues que d’équations donc on ne peut résoudre ce type de système par les méthode
que l’on connaît. Dans ce cas le nombre d’inconnues est quatres : Ax, Ay, Bx et By
4-3 Système instable :
Si le nombre d’éléments inconnues des réactions d’appuis est inférieur au nombre d’équations
d’équilibre dont on dispose, le système est dit instable. C’est par exemple le cas d’un système
reposant sur deux appuis simple comme l’exemple ci-contre: la structure peut se déplacer
latéralement. Dans ce cas le nombre d’inconnue est seulement deux : Ay et By
La condition nécessaire pour que le treillis soit intérieurement isostatique est :
b 2n 3 (II.4)
Où :
b : nombre de membrures (barres)
n : nombre de noeuds
Si b = 2n-3 : Le système est intérieurement isostatique ;
Si b <2n-3 : Le système est instable ;
Si b >2n-3 : Le système est hyperstatique intérieurement.
Dans ce cas le degré d’ hyperstaticité du treillis h est donné par :
h b l 2n
Où :
b : nombre de membrures (barres) ;
n : nombre de nœuds ;
l : le nombre de réactions d’appuis ;
Si h=0 le système est isostatique.
5- Type De Treillis :
Les treillis peuvent être classés en plusieurs catégories comme par exemple:
1-Ferme de pont, (figure II.8)
2-Ferme de toit, (figure II.9)
3-Grue, (figure II.10)
4-Autres
6- Hypothèse De Calcul :
Pour assurer que chacune des barres ne soit sollicité qu’en traction ou en compression il faut
que :
 Pour déterminer les actions de liaison, on assimilera le système réticulé à un système
matériel rigide (les barres sont considérés comme rigide et indéformables) .
 Les barres sont modélisées par leur ligne moyenne (ligne passant par le centre de
gravité des sections droites).
 On suppose les barres articulées sans frottement aux nœuds, (articulation parfaite
d’axe z perpendiculaire au plan du treillis).
 Le poids des barres soit négligeable devant les autres sollicitations,
 Les sollicitations extérieures (charge) ne soient que des efforts appliqués sur les
noeuds,
 Les liaisons avec l’extérieur soient des appuis fixes ou des appuis mobiles.
 Les calculs sont conduits exclusivement en élasticité.

7- Sollicitation des barres :


On suppose que les forces extérieures sont appliquées aux nœuds. Il en résulte qu’une barre
CD du système compris entre les nœuds C et D est sollicitée par deux forces axiales NC et
ND transmises par ces nœuds. La barre isolée doit être en équilibre sous l’action de ces deux
forces, ce qui exige que celles-ci soient de sens opposé et d’intensité égale, figure II.11. La
barre CD supporte donc uniquement un effort normal NCD qui est considéré comme :
Positif si la barre CD est tendue (Traction)
Négatif si la barre CD est comprimée (Compression)
Donc nous pouvons écrire que : NCD=NDC

8- Analyse De Treillis :
Deux méthodes principales permettent de calculer théoriquement les efforts dans les
membranes d’un treillis : la méthode des nœuds et la méthode des coupes (sections).
8-1 Calcul des treillis plans isostatiques par la méthode des nœuds :
a) Méthodologie :
Cette méthode consiste à faire le schéma rendu libre d’un premier nœud et d’écrire les deux
équations exprimant son équilibre, ΣFx = 0 ; ΣFy = 0, (C’est généralement le cas d’un nœud
d’extrémité ou d’appui du treillis). Sur base des résultats obtenus par la résolution de ce
premier système d’équations, on écrit l’équilibre d’un deuxième nœud puis d’un troisième et
ainsi de suite pour obtenir les efforts dans toutes les barres.
Dans cette méthode, on comprendra aisément qu’il faut disposer d’un premier noeud où
n’aboutissent que deux barres afin de n’introduire que deux inconnues puisque l’on n’a que
deux équations (c’est toujours le cas dans les triangulations simples) et ensuite, il faut
également que, pour tout nœud suivant, il n’y ait jamais plus de deux efforts inconnus à
trouver. Ce sont ces deux critères qui vont gouverner le choix du nœud de départ puis de
l’ordre suivant lequel on va progresser dans le treillis.
Signalons que souvent, il est utile de déterminer la nature du treillis et de calculer, au
préalable, les réactions d’appui par équilibre de tout le treillis.
b) Remarque :
Lors de la résolution, pour les efforts connus, on utilise leur sens ; pour les efforts inconnus
dans les barres, on suppose qu’ils agissent en traction (leurs vecteurs représentatifs
s’éloignent du nœud). On écrit les équations d’équilibre pour trouver la valeur de ces efforts.
Si le résultat est positif pour un effort, il s’agit bien d’une traction ; sinon il s’agit d’une
compression.
Il est clair qu’au dernier nœud, les équations d’équilibre devront être automatiquement
satisfaites et que cela pourra servir de contrôle final.
c) Conclusion :
La méthode des nœuds est toute indiquée quand il s’agit de calculer les forces dans toutes les
barres d’un treillis. Elle consiste à écrire l’équilibre de chaque nœud, pour déterminer les
valeurs de sollicitation de chaque barre. On peut se vérifier sur le dernier nœud. Seuls
problèmes :
 On doit généralement résoudre entièrement le treillis pour obtenir l’effort dans une
barre bien précise ;
 Les erreurs se cumulent au fur et à mesure de l’avancement de la résolution.
8-2 Calcul des treillis plans isostatiques par la méthode des sections (de Ritter) :
La méthode des nœuds ci-dessus est un outil très pratique lorsqu’il s’agit de déterminer les
efforts dans toutes les barres du treillis. Cependant, pour déterminer ou vérifier l’effort dans une
barre quelconque, une autre méthode, appelée la méthode des sections est plus avantageuse.
Cette méthode consiste à couper le treillis (figure II.12) en deux parties par une section qui coupe
les barres dont on veut déterminer les efforts. On isole la partie à gauche de la section, on dénote
les efforts inconnus des barres comme des forces extérieures et l’on tient compte des forces
extérieures appliquées aux nœuds ainsi que les actions aux appuis. On calcule ensuite les efforts
inconnus à partir des équations d’équilibre de la statique.

Figure II.12 : Méthode des sections (de Ritter)


La coupe idéale est donc celle qui ne sectionne que trois barres, puisqu’on n’a que trois
équations d’équilibre. Il faut savoir choisir la coupe appropriée qui permettra les calculs, car
ce n’est pas n’importe quelle coupe qui conviendra. On coupera le treillis en deux parties
autant de fois que cela est nécessaire, selon le nombre de barres dont on veut calculer les
efforts.
a) Méthodologie :
Pour les efforts connus, on utilise leur sens ; pour les efforts inconnus dans les barres, on suppose
qu’ils agissent en traction. Les équations d’équilibre sont écrites pour trouver la valeur de ces
efforts. Si le résultat est positif pour un effort, il s’agit bien d’une traction ;
sinon, il s’agit d’une compression.
Pour écrire les équations d’équilibre de la statique, on utilise les composantes horizontales et
verticales des efforts et des forces extérieures suivant les axes x et y
On peut aussi employer les distances des forces et des efforts au point P (le point P représente
l’intersection des deux poutres prises parmi les trois barres coupées), par rapport auquel on écrit
l’équation d’équilibre des moments MF / P 0 si cela s’avère plus commode et plus rapide pour les
calculs. Le point d’intersection des deux poutres coupées est appelé « pole ».
b) Conclusion :
Cette méthode est simple. Juste en appliquant les équations d’équilibres sur la demi-structure,
on détermine les valeurs de sollicitation de chaque barre. Cependant, les calculs sont plus
Laborieux que la méthode des nœuds. L’avantage de cette méthode est qu’elle :
 Permet de calculer l’effort dans une barre particulière, directement, sans être au
préalable obligé de calculer les efforts dans plusieurs autres barres.
 De plus, les erreurs ne se cumulent pas. Cependant, on ne peut pas se vérifier.
Exercice 1 :

Figure 1
Données :
 La force F= 20 KN
 Limite d’élasticité 𝑓𝑦 = 𝜎𝑒 = 235𝑀𝑃𝑎
 L’angle 𝛼 = 60°
 La portée L= 3m
 La largeur H= 2.60m
𝜋.𝐷2 𝜋.𝐷4
 La section est circulaire avec : la surface S = et le moment d’inertie I=
4 64

 Longueur de flambement LK = la longueur de la barre étudiée L


π²E.
 La contrainte normal critique 𝜎k= 𝜆²

 𝐸 = 210000 𝑀𝑃𝑎
1- Vérifier la structure interieurement et exterieurement ainsi déterminer le système de
force et le dégrée d’hyperstaticité.
2- Démontrer que les réactions des appuis : RAH = 0 ; RAV = 15 KN et RAV1= 5 KN.
3- Calculer les efforts qui se dévelope à l’intérieure des barres.
4- Classer les barres par :
 Barres tendues

 Barres comprimées
5- Dimensionner la barre tendue la plus sollicitée en fonction de l'effort maximum
appliqué.
6- Dimensionner la barre comprimée la plus sollicitée en fonction de l'effort maximum
appliqué.
7- Vérifier la section de la barre comprimée la plus sollicitée vis-à-vis le flamement
Exercice 2 :

Données : Figure 2
 Les forces : F1= 4 KN ; F2= 6 KN ; F3= 8 KN et F4= 12 KN
 Limite d’élasticité 𝑓𝑦 = 𝜎𝑒 = 235𝑀𝑃𝑎
 La portée L= 4 m
 La largeur H= 3 m
𝜋.𝐷2 𝜋.𝐷4
 La section est circulaire avec : la surface A = et le moment d’inertie I=
4 64

 Longueur de flambement LK = la longueur de la barre étudiée L


π²E.
 La contrainte normal critique 𝜎k= 𝜆²

 𝐸 = 210000 𝑀𝑃𝑎
1- Vérifier la structure interieurement et exterieurement ainsi déterminer le système de force
et le dégrée d’hyperstaticité.
2- Calculer les réactions des appuis.
3- Calculer les efforts qui se devellope à l’intérieure des barres : de barre1 jusqu’à barre 8.
4- Calculer les efforts qui se devellope à l’intérieure des barres suivantes : barre 2-4-6 et 8
à l’aide de la méthode de Ritter.
5- Classer les barres par :
 Barres tendus

 Barres comprimées
6- Dimensionner la barre tendue la plus sollicitée en fonction de l'effort maximum
appliqué.
7- Dimensionner la barre comprimée le plus sollicitée en fonction de l'effort maximum
appliqué.

Dimension Section Moment d’ inertie Module de flexion


Section de profile
d (mm) t (mm) A (cm²) I (cm4 ) Wel (cm3)
Trond (60.3 x 2.9) 60.30 2.90 5.23 21.59 7.16
Trond (76.1 x 2.9) 76.10 2.90 6.67 44.74 11.76

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