Bambi
Bambi
Le chapitre s’ouvre sur la naissance de Bambi, un jeune faon, dans une petite clairière isolée de la
forêt, bien protégée par la végétation environnante. L’endroit est si exigu qu’il ne peut à peine
contenir Bambi et sa mère. Bambi, encore fragile, vacille sur ses jambes fines et tremblantes. Ses
yeux troubles, incapables de voir clairement, trahissent son état d’étourdissement face à ce nouvel
environnement.
La scène est interrompue par l’arrivée d’une pie bavarde, attirée par les gémissements de la mère
pendant son travail. Admirative, la pie s’extasie devant Bambi, qualifiant sa capacité à se tenir
debout et à marcher presque immédiatement après sa naissance de véritable prodige. Elle compare
cette indépendance précoce à celle de ses propres petits, qui restent immobiles et nécessitent une
attention constante dans le nid après l’éclosion. La mère de Bambi, bien que polie, ne prête guère
attention aux propos de la pie, concentrée sur ses propres tâches.
Après un moment, la pie s’envole, jugeant la mère de Bambi un peu lente d’esprit, tandis que celle-
ci continue de lécher tendrement son nouveau-né. Ce geste, au-delà du nettoyage, apporte réconfort
et chaleur au petit, qui se redresse peu à peu sous les caresses répétées. Le pelage de Bambi, d’un
rouge doux parsemé de taches blanches, est encore ébouriffé, et son visage reflète une expression de
somnolence propre aux nouveau-nés.
La forêt alentour est décrite avec une grande richesse de détails. Les buissons de noisetiers,
cornouillers, prunelliers et sureaux entourent la clairière, tandis que des érables, hêtres et chênes
forment un toit verdoyant au-dessus. Des plantes comme les fougères, la vesce et la sauge poussent
sur le sol brun, parmi les feuilles de violettes déjà fanées et celles de fraisiers en floraison. La
lumière matinale pénètre doucement à travers le feuillage, créant un jeu doré.
L’atmosphère est animée par une cacophonie de chants et de cris d’oiseaux. Merles, grives,
mésanges, geais et faisans se mêlent dans une symphonie joyeuse, ponctuée par le cri perçant d’un
faucon ou le bruit strident d’un pivert. Cependant, pour Bambi, tout cela n’a aucun sens. Il ne prête
attention à rien d’autre que la sensation réconfortante du léchage de sa mère et l’odeur rassurante de
son corps.
Alors qu’il commence à téter, la mère murmure doucement son nom : « Bambi. » Tout en veillant
sur lui, elle écoute attentivement les bruits de la forêt, renifle l’air pour détecter d’éventuels
dangers, puis retourne à ses caresses, apaisée. À plusieurs reprises, elle répète tendrement : « Mon
petit Bambi. »
La découverte de la faune
Alors qu'il découvre la prairie, Bambi est émerveillé par ses nombreux habitants : les papillons qu'il
compare à des fleurs volantes, les fourmis qui se déplacent en groupes organisés, et les sauterelles
qui bondissent lorsqu'il s’approche. Bambi engage une conversation avec une sauterelle et, plus
tard, avec un papillon, manifestant une curiosité enfantine et un émerveillement sincère face à la
diversité de la vie.
Conclusion du chapitre
Ce chapitre illustre l'éveil de Bambi à la beauté et à la complexité du monde naturel. Il apprend à
naviguer dans un mélange d'émerveillement, de danger et de nouvelles interactions sociales. La
prairie représente une étape importante dans son développement, lui offrant une nouvelle
perspective sur l'univers au-delà de la sécurité du sous-bois.
L'introduction au danger
La mère explique à Bambi qu'ils ne peuvent visiter la prairie qu'à des moments précis : tôt le matin,
tard le soir ou pendant la nuit. Aller dans la prairie en plein jour est dangereux, mais elle ne souhaite
pas en dire plus. Malgré les questions insistantes de Bambi, elle reste évasive, affirmant qu’il est
encore trop jeune pour comprendre. Elle mentionne que certains cerfs bravent parfois ce danger en
journée, mais au risque de leur vie. Cette notion de danger fascine et inquiète Bambi, mais il
accepte, bien qu’à contrecœur, les explications limitées de sa mère.
La sécurité de la clairière
Sa mère insiste sur le fait que la clairière est un refuge sûr. Elle explique que les buissons épais, les
branches qui craquent, et les feuilles mortes de l'année précédente jouent tous un rôle de sentinelles,
alertant les habitants des dangers approchants. Elle décrit avec patience le cycle des saisons :
comment les arbres perdent leurs feuilles en automne, exposant leurs branches nues au ciel, et
comment ces feuilles mortes restent au sol pour protéger les cerfs en avertissant d'une présence
inattendue.
Le lien maternel
Bambi écoute attentivement les explications de sa mère, se blottissant contre elle dans une
proximité réconfortante. Il réfléchit à la gentillesse des feuilles mortes qui, bien qu'inanimées et
ayant souffert du froid, continuent à veiller sur eux. Mais ces pensées profondes le fatiguent
rapidement, et il finit par s’endormir, bercé par la chaleur et la sécurité de sa mère.
Conclusion
Ce chapitre explore la curiosité croissante de Bambi envers le monde qui l’entoure, sa découverte
de nouveaux amis, et l’introduction du rôle mystérieux et distant des pères cerfs. La rencontre avec
les cerfs adultes marque un tournant dans la perception de Bambi, éveillant en lui un mélange
d’admiration, de respect et de désir de grandir pour leur ressembler.
La tempête
Un jour, une violente tempête éclate, terrifiant Bambi. Les éclairs, le tonnerre, et les vents hurlants
transforment la forêt en un chaos impressionnant. Bambi cherche refuge près de sa mère, mais la
pluie torrentielle traverse même les abris les plus épais. Lorsque la tempête s’apaise, la forêt
reprend vie dans une atmosphère fraîche et vibrante. Cette expérience marque un tournant pour
Bambi, qui découvre la puissance indomptable de la nature.
La prairie et la séparation
Après la tempête, Bambi retourne à la prairie où il retrouve ses amis, Faline et Gobo, ainsi que
plusieurs adultes, dont les majestueux cerfs. Cependant, sa relation avec sa mère commence à
changer. Elle devient plus distante, le laissant seul de temps à autre, ce qui le perturbe
profondément. Un jour, elle disparaît complètement, et Bambi se retrouve pour la première fois
livré à lui-même. Perdu et désespéré, il erre dans la forêt en appelant sa mère.
En chemin, il croise Faline et Gobo, également séparés de leur mère. Ensemble, ils discutent de la
possibilité que leurs mères soient avec leurs pères, mais cette hypothèse reste floue et peu
rassurante.
Conclusion
Ce chapitre illustre l’évolution de Bambi, tant dans son apprentissage de la vie forestière que dans
sa confrontation aux dangers du monde. La rencontre avec l’Homme marque un moment clé,
introduisant le principal prédateur des cerfs et posant une menace omniprésente qui plane sur leur
existence. Le récit juxtapose l’émerveillement de Bambi face à la nature et son innocence
grandissante face à la réalité impitoyable de son environnement.
La solitude de Bambi
Bambi est souvent laissé seul par sa mère, mais il commence à mieux supporter ces séparations.
Bien qu'il ressente encore de l'inquiétude et de la tristesse lorsque sa mère disparaît, il apprend à
s'adapter et à ne plus l'appeler comme il le faisait auparavant. Cette transition marque une étape
importante dans son apprentissage de l’autonomie.
Conclusion
Ce chapitre approfondit le développement émotionnel de Bambi, qui continue à découvrir les défis
et les mystères de la vie adulte. La rencontre avec le vieux Prince symbolise un appel à la maturité,
tandis que l’apparition des élans illustre la grandeur et la diversité du monde naturel. Enfin, le hibou
offre une perspective cynique mais pragmatique sur les relations, soulignant l’importance des
amitiés choisies par rapport aux liens imposés.
Un matin animé
Le jour se lève sur une forêt en pleine activité. Les oiseaux, les animaux et les plantes semblent
célébrer la fraîcheur du matin et la montée du soleil. La forêt s’anime progressivement : les
mésanges émettent leurs premiers "peep", les corbeaux et les pies bavardent, tandis que le merle
chante depuis le sommet d’un hêtre. Les sons s'intensifient, reflétant l’effervescence de la vie dans
la forêt.
Bambi, attiré par cette ambiance, explore les environs. Il aperçoit un Prince, un majestueux cerf,
proche de lui mais hésite à l’approcher. Il envisage de lui adresser un "Bonjour, Prince" mais se
retient, partagé entre admiration et crainte.
L'événement tragique
Alors que le Prince sort de derrière un buisson, un coup de feu retentit soudainement, comme un
tonnerre. La forêt entière est en émoi : les animaux fuient dans toutes les directions. Bambi, terrifié,
voit le Prince blessé, gisant au sol avec une grande plaie à l’épaule. C’est la première fois que
Bambi est confronté à la mort d’un membre de sa famille.
Sa mère surgit et lui ordonne de fuir immédiatement, identifiant la cause de cette tragédie : "C'était
Lui", dit-elle, faisant référence à l'Homme, la menace ultime pour les animaux de la forêt.
Les réactions des animaux
Après leur fuite, Bambi et sa mère rencontrent d'autres animaux, comme l’écureuil, la pie, le geai et
les corbeaux, qui discutent de l'événement. Chacun affirme avoir tenté de prévenir le Prince du
danger, mais en vain. Les corbeaux concluent sombrement que l'Homme est une menace inévitable,
"rien ne peut nous protéger contre Lui."
Conclusion
Ce chapitre illustre une nouvelle étape dans l’évolution de Bambi, confronté à la cruauté de
l'Homme et à la fragilité de la vie dans la forêt. La mort du Prince marque une leçon douloureuse
mais nécessaire, renforçant la vigilance et la résilience de Bambi. La rencontre avec le vieux Prince,
en contraste, incarne un apprentissage plus introspectif : Bambi doit maintenant explorer et
comprendre le monde par lui-même, malgré ses peurs et les incertitudes.
L'acceptation et l'amitié
Les deux feuilles discutent de leur apparence. La seconde, inquiète, demande si elle a beaucoup
changé. La première la rassure affectueusement, affirmant qu’elle est toujours aussi belle, même
avec quelques taches jaunes, qui ajoutent à sa grâce. Cet échange révèle une profonde amitié et un
soutien mutuel face à l’inévitable.
Malgré leurs efforts pour éviter les pensées sombres, la seconde feuille est submergée par la peur et
l’incertitude. Elle tremble sous le vent, reconnaissant qu’elle ne sent plus la même force de maintien
qu’avant.
La chute et la fin
Soudain, un vent froid et humide souffle à travers les cimes. La seconde feuille murmure un dernier
mot avant d’être arrachée de la branche et emportée par le vent. La première feuille reste
silencieuse, troublée. L'hiver est arrivé.
Conclusion
Ce chapitre, bien qu’apparemment simple, est une allégorie poignante de la mortalité et du cycle
naturel de la vie. À travers le dialogue des deux feuilles, l'auteur explore des thèmes universels tels
que l'acceptation de l’inévitable, la peur de l’inconnu, et l'importance du soutien mutuel face à
l’adversité. La chute finale de la feuille, marquant le début de l'hiver, symbolise la fin d’un cycle et
le début d’un autre, soulignant le caractère éphémère mais précieux de l'existence.
Espoir et dissension
Une jeune biche, Marena, exprime une vision différente et inattendue : l'idée qu'un jour, l'Homme
pourrait cohabiter pacifiquement avec les animaux de la forêt. Elle imagine un avenir où l'Homme
serait doux et amical, jouant avec les cerfs dans un monde harmonieux. Cette idée est accueillie
avec scepticisme, voire mépris, par des personnages comme Nettla, qui rejettent fermement l'idée
d'une réconciliation avec un être qui a causé tant de souffrance.
Un chapitre révélateur
Ce chapitre illustre la dualité des expériences de Bambi : d'un côté, les luttes matérielles liées à
l'hiver, et de l'autre, les réflexions profondes sur la menace existentielle que représente l'Homme.
Les récits et débats entre les cerfs révèlent une tension entre la peur, le ressentiment, et une lueur
d'espoir incarnée par Marena.
Thèmes clés
1. Lutte pour la survie : L'hiver force les animaux à s'adapter, révélant la dureté de la vie dans
la forêt.
2. La menace de l'Homme : L'Homme est présenté comme une force destructrice,
incompréhensible et omniprésente.
3. Espoir et scepticisme : Les différentes opinions sur la possibilité d’une coexistence
pacifique reflètent la diversité des expériences et des points de vue au sein du groupe.
En conclusion, ce chapitre met en lumière la fragilité de la vie dans la forêt en hiver, tout en
approfondissant le mystère et la terreur liés à l'Homme, avec une réflexion poignante sur la
possibilité de paix dans un monde marqué par la violence.
Thèmes principaux
1. La dureté de la vie : L’hiver et la chasse montrent une nature impitoyable où seuls les plus
forts survivent.
2. La peur de l’Homme : L’Homme est décrit comme une force destructrice et
incompréhensible, symbolisant une menace omniprésente.
3. La perte de l’enfance : La mort de la mère de Bambi symbolise son passage à l’âge adulte,
où il doit apprendre à survivre par lui-même.
En conclusion, ce chapitre explore la fragilité de la vie animale face à des forces qu'elle ne peut
contrôler, qu'il s'agisse de la nature ou de l'Homme. C'est un moment poignant qui prépare Bambi à
sa future résilience et à son rôle dans la forêt.
Thèmes principaux
1. La transition vers l'âge adulte
• Le chapitre illustre les défis de la maturité, notamment la nécessité de trouver sa
place parmi les autres cerfs et d’apprendre à contrôler ses impulsions.
2. L'importance de la sagesse et du mentorat
• Le vieux Prince joue le rôle de mentor tacite, transmettant une leçon silencieuse sur
la bravoure et le respect.
3. Le pouvoir des souvenirs
• Les souvenirs de l’hiver dernier continuent de hanter Bambi, le motivant à devenir
plus fort pour ne plus être vulnérable.
Leur échange, marqué par des souvenirs partagés et des jeux de poursuite, illustre un mélange de
légèreté et de nostalgie. Bambi déclare enfin son amour pour Faline et la supplie de rester avec lui.
Elle accepte joyeusement, mais leur bonheur est rapidement troublé par l’apparition de rivaux.
Affrontement avec Karus (Carus)
Alors que Faline s’éloigne en courant, Bambi croise Karus, un cerf dominateur qui lui interdit de
suivre Faline. Loin de se soumettre comme il l’aurait fait par le passé, Bambi, maintenant plus fort
et confiant, charge Karus avec une puissance implacable. Karus est rapidement vaincu et s’enfuit,
terrifié par la force et la détermination de Bambi.
La déclaration de Faline
Faline, qui a observé tout le combat depuis les buissons, sort de sa cachette. Admirative, elle déclare
son amour pour Bambi. Ensemble, ils s’éloignent, unis par cette nouvelle étape dans leur relation.
Thèmes principaux
1. L'amour et le désir
• Ce chapitre explore l’éveil des sentiments amoureux chez Bambi, mettant en lumière
la transition de l’enfance à l’âge adulte.
2. La rivalité et la domination
• Les affrontements avec Karus et Ronno symbolisent la lutte pour l’affirmation et le
territoire, inhérente à la vie des cerfs.
3. La force intérieure et la maturité
• Bambi, autrefois soumis, montre une force nouvelle, tant physique qu’émotionnelle,
face à ses anciens oppresseurs.
4. Le pardon et la retenue
• Bien qu’il ait le pouvoir de tuer Ronno, Bambi choisit de l’épargner, montrant une
évolution dans son caractère et son contrôle de soi.
La peur de Faline
Lorsqu’ils aperçoivent finalement le vieux cerf à la tombée de la nuit, sa silhouette imposante dans
le clair-obscur terrifie Faline. Elle est submergée par la panique et se met à pleurer et crier. Malgré
les efforts de Bambi pour la calmer et la rassurer, Faline est inconsolable et finit par fuir, incapable
de rester dans la clairière.
Le dilemme de Bambi
Se retrouvant seul avec le vieux cerf, Bambi est tiraillé entre son désir de lui parler et la peur
paralysante qu’il ressent en sa présence. Bien qu’il ait préparé mentalement ce qu’il souhaitait dire,
il se trouve incapable de prononcer un mot. La majesté et le calme du vieux cerf exacerbent son
sentiment d’infériorité. Pourtant, il essaie de se convaincre qu’il est tout aussi digne.
Thèmes principaux
1. La peur et l’admiration
• Ce chapitre illustre la manière dont l’admiration de Bambi pour le vieux cerf est
mêlée à une peur respectueuse, reflétant son propre sentiment d’insécurité et de
doute.
2. La difficulté de communication
• Ni Bambi ni le vieux cerf ne parviennent à surmonter leurs barrières internes pour
engager un dialogue, soulignant la complexité des interactions sociales même dans la
nature.
3. Le respect de l’autorité et la solitude
• La présence du vieux cerf symbolise la sagesse et la puissance, mais aussi
l’isolement qui accompagne souvent de telles qualités.
L’appel de Faline
Réveillé soudainement, Bambi croit entendre Faline l’appeler, une voix douce et pleine de désir.
Sans hésiter, il se précipite vers elle, mû par un amour profond et une faim renouvelée. Cependant,
son chemin est brusquement barré par le vieux cerf.
La découverte du danger
En suivant prudemment le vieux cerf, Bambi apprend une leçon essentielle sur la survie. Le vieux
cerf lui enseigne à se déplacer silencieusement et stratégiquement dans la forêt. Lorsqu’ils
atteignent la source de l’appel, Bambi découvre avec horreur que c’est l’Homme qui imite la voix
de Faline, utilisant un piège vocal pour attirer ses proies. L’odeur terrifiante de l’Homme le glace
d’effroi, mais sous les conseils du vieux cerf, il reste immobile et silencieux.
La fuite et la gratitude
Le vieux cerf guide Bambi hors de la zone dangereuse, toujours avec une prudence exemplaire.
Lorsqu’ils atteignent un endroit sûr, le vieux cerf disparaît soudainement sans un mot, laissant
Bambi seul et bouleversé. Profondément reconnaissant, Bambi réalise qu’il doit sa vie au vieux
cerf.
La leçon de vie
Après avoir erré, Bambi retrouve finalement Faline. Épuisé mais soulagé, il la supplie de ne plus
jamais l’appeler, même en cas de besoin, car il ne peut résister à sa voix. Cette expérience
marquante lui révèle les dangers cachés de la forêt et l’importance de la vigilance face à l’Homme.
Thèmes principaux
1. La ruse et le danger de l’Homme
• Ce chapitre met en lumière l’intelligence prédatrice de l’Homme, qui se sert d’appels
trompeurs pour piéger les animaux.
2. L’apprentissage et la transmission
• Le vieux cerf continue de jouer son rôle de mentor, enseignant à Bambi les subtilités
de la survie.
3. La tension entre amour et danger
• L’amour passionné de Bambi pour Faline le pousse à prendre des risques
inconsidérés, illustrant comment les instincts naturels peuvent parfois les exposer au
danger.
4. Le respect de l’autorité et la confiance
• Ce chapitre renforce l’idée que Bambi doit apprendre à faire confiance aux figures
plus expérimentées, comme le vieux cerf, pour naviguer dans un monde dangereux.
Conclusion
Ce chapitre marque une étape cruciale dans la maturation de Bambi. Il apprend à maîtriser ses
impulsions, à discerner les dangers cachés et à apprécier l’importance de la sagesse transmise par
les anciens. Cette expérience lui laisse une leçon durable sur les risques inhérents à son monde.
Le retour de Gobo
Gobo révèle qu’il a été sauvé par l’Homme après s’être effondré dans la neige, et qu’il a vécu avec
lui depuis. Il parle de son expérience avec un mélange de fierté et de mystère, suscitant
l’étonnement de Bambi et Faline. Gobo se montre curieusement confiant et insouciant, ignorant les
dangers qui l’entourent.
La recherche d’Ena
Gobo, empli d’un désir impatient de revoir sa mère, demande à Bambi et Faline de l’accompagner
pour la retrouver. Ils traversent la forêt ensemble, Gobo se précipitant sans précaution à travers les
clairières, ce qui surprend ses compagnons. Malgré sa désorientation, Gobo se montre optimiste,
certain de retrouver rapidement son chemin.
Thèmes principaux
1. Le retour à la famille
• Gobo symbolise le lien familial perdu mais retrouvé, un moment de réconfort dans
un monde souvent dangereux.
2. L’innocence et l’imprudence
• L’attitude insouciante de Gobo, due à sa vie auprès de l’Homme, contraste avec la
vigilance instinctive de Bambi et Faline, soulignant son éloignement des réalités de
la forêt.
3. L’amour maternel
• La réaction d’Ena est une illustration poignante de l’amour maternel, inconditionnel
et immédiat.
4. L’impact de l’Homme
• Gobo, sauvé par l’Homme, semble à la fois transformé et détaché de la vie naturelle,
créant une tension implicite sur ce que cela signifie pour son avenir.
Conclusion
Le chapitre 15 marque un tournant émotionnel dans l’histoire, avec la réapparition inattendue de
Gobo et la joie de ses retrouvailles familiales. Cependant, son comportement insouciant et sa
fascination pour l’Homme laissent entrevoir des défis à venir, mêlant espoir et appréhension.
Thèmes principaux
1. La domestication comme perte de liberté
• Le collier que porte Gobo symbolise sa soumission à l'Homme, contrastant avec la
liberté sauvage des autres animaux.
2. La tension entre émerveillement et méfiance
• Les récits de Gobo fascinent ses compagnons, mais le vieux cerf, par son jugement
silencieux, rappelle le prix que Gobo a payé : une perte d'indépendance.
3. La désillusion
• Le commentaire du vieux cerf soulève une critique implicite de l'illusion de sécurité
et de confort auprès de l'Homme.
4. La sagesse et l’autorité morale
• Le vieux cerf incarne la sagesse ancestrale, mettant en garde contre les dangers
cachés derrière les bienfaits apparents de l'Homme.
Conclusion
Le chapitre 16 met en lumière les différences profondes entre les animaux sauvages et ceux qui
s'approchent trop de l'Homme. Si Gobo vante les bienfaits de sa captivité, l’intervention du vieux
cerf et l’attitude des autres animaux suggèrent une critique implicite de cette domestication,
symbolisée par le collier qu’il porte encore.
Le retour de Marena
Marena, une jeune biche discrète qui vivait seule depuis longtemps, revient dans la forêt après avoir
appris par les autres animaux que Gobo est revenu. Elle est décrite comme silencieuse, sérieuse et
d'une grande douceur, contrastant avec les autres habitants de la forêt.
Le ressentiment de Gobo
Malgré les éloges de sa mère, Gobo est troublé par les mots du vieux Prince, qui l’avait appelé «
pauvre créature ». Ces paroles le hantent, et il tente de les rejeter en affirmant qu’il est chanceux
et plus expérimenté que les autres cerfs. Gobo insiste sur le fait qu’il a vu et appris plus que tous
les habitants de la forêt, cherchant l’approbation de Marena.
Thèmes principaux
1. La fierté maternelle
• La mère de Gobo est un exemple de dévotion parentale et de joie face à la réussite de
son enfant, malgré les jugements passés.
2. Le besoin de validation
• Gobo, bien qu’acclamé, cherche constamment l’approbation des autres pour
compenser ses insécurités, particulièrement face aux mots du vieux Prince.
3. La simplicité de Marena
• Sa douceur et son approche apaisante équilibrent le caractère vantard de Gobo, et
leur relation naissante illustre un contraste entre vanité et humilité.
4. La critique implicite du vieux Prince
• Bien que Gobo semble triompher, les paroles du vieux Prince continuent de résonner
comme un rappel silencieux des sacrifices et de la perte d’authenticité associés à
son expérience avec l’Homme.
Conclusion
Le chapitre 17 approfondit la complexité de Gobo en montrant son besoin de reconnaissance malgré
sa transformation apparente. Marena, avec sa douceur et sa discrétion, devient une présence
stabilisante pour Gobo, mais l’ombre des paroles du vieux Prince continue de planer, laissant
entrevoir une critique subtile du choix de Gobo de se rapprocher de l’Homme.
Thèmes principaux
1. La quête de sagesse
• Bambi est attiré par la sagesse et l’expérience du vieux cerf, symbolisant un passage
vers une compréhension plus profonde de la vie.
2. Le poids des paroles
• Les mots du vieux cerf sur Gobo hantent Bambi, illustrant comment une vérité
implicite peut marquer durablement sans être immédiatement comprise.
3. La peur et le respect
• La rencontre avec le vieux cerf montre une relation complexe entre crainte et
admiration, reflétant la dynamique entre la jeunesse et l’expérience.
4. Le cheminement personnel
• Le vieux cerf insiste sur l’idée que comprendre demande du temps, soulignant
l'importance de la patience et de l’apprentissage progressif.
Conclusion
Le chapitre 18 marque une étape importante dans l’évolution de Bambi. Sa quête pour retrouver le
vieux cerf symbolise son désir de comprendre les vérités profondes de la vie, notamment en ce
qui concerne Gobo. Le vieux cerf, par son mystère et ses paroles énigmatiques, incarne la sagesse
inaccessible sans maturité et réflexion.
L’arrogance de Gobo
Gobo se montre condescendant envers les autres cerfs, y compris Bambi, en racontant ses
expériences avec l’homme. Il parle de la facilité de recevoir de la nourriture et de vivre protégé, ce
qui le rend incapable d’imaginer les difficultés de la vie sauvage, comme les rigueurs de l’hiver.
Bambi, perplexe et déçu par son attitude, préfère s’éloigner en silence.
Le mépris du danger
Un jour, malgré les avertissements de Bambi, Faline et Marena, Gobo décide de s’aventurer sur la
prairie. Lorsque les signaux d’alerte des corbeaux, des geais et des pies se multiplient, Marena sort
pour vérifier et revient terrifiée en affirmant avoir vu Lui près des aulnes. Mais Gobo, confiant en
sa sécurité, décide d’aller à sa rencontre, certain qu’il ne risque rien.
La tragédie de Gobo
Alors que Gobo avance sur la prairie, un coup de feu retentit. Gobo revient en titubant, grièvement
blessé, ses entrailles exposées. Marena tente désespérément de l’encourager à fuir, mais Gobo
s’effondre. L’homme arrive alors, attrapant Gobo, qui pousse un dernier cri d’agonie.
Thèmes principaux
1. L’arrogance face au danger
• La confiance aveugle de Gobo dans la bienveillance de l’homme est tragiquement
naïve. Sa mort illustre les conséquences fatales de l’insouciance et de l’arrogance.
2. La désillusion
• Gobo croyait que sa relation privilégiée avec l’homme le protégeait. Cependant, son
illusion de sécurité est brutalement brisée.
3. La peur et l’instinct de survie
• Les avertissements de Bambi, Faline et Marena, ainsi que les cris des oiseaux,
soulignent l’importance de l’instinct de survie dans la forêt.
4. La cruauté de l’homme
• La mort brutale de Gobo met en lumière la menace constante que représente
l’homme pour les animaux, même ceux qui se croient en sécurité.
Conclusion
Le chapitre 19 marque la chute tragique de Gobo, dont la naïveté et la foi aveugle en l’homme
conduisent à sa perte. Sa mort sert d’avertissement sur les dangers de l’arrogance et de la
complaisance dans un monde où la vigilance est essentielle à la survie.
L’arrivée du danger
Un renard surgit soudainement et capture une canne malgré les alertes de ses compagnons. Bambi,
paralysé par la peur, assiste impuissant à la scène. Les réactions des animaux — des jeunes canards
orphelins criant leur désespoir au colibri indifférent — renforcent chez Bambi un sentiment de
vulnérabilité et de cruauté dans la nature.
Conclusion
Ce chapitre illustre le cheminement de Bambi vers la maturité. La solitude, les expériences du
danger et les enseignements du vieux cerf façonnent sa compréhension du monde, lui apprenant à
vivre avec prudence et respect pour la nature.
Le début de l'isolement
Bambi est de plus en plus solitaire et distant, même avec Faline. Lorsqu’elle lui demande tristement
s’il l’aime encore, il répond de manière ambiguë, montrant son désir de rester seul.
L’attaque de l’homme
Un matin, alors qu’il se promène seul dans la brume du pré, Bambi est soudain frappé par une balle.
Une douleur dévastatrice et une terreur incontrôlable le poussent à fuir, bien qu’il saigne
abondamment et soit gravement blessé. Sa fuite effrénée est interrompue par le vieux cerf, qui
l’encourage à se relever et à continuer malgré la douleur.
La guérison et l’introspection
Bambi passe plusieurs jours caché dans une cavité sous un vieux tronc de hêtre, soigné par le vieux
cerf. Pendant cette période, il mange des plantes amères qu’il n’aurait jamais consommées
auparavant, mais qui accélèrent sa guérison. Une fois sa force revenue, il commence à réfléchir à ce
qui lui est arrivé, traversant des émotions complexes de peur, de honte, et d’émerveillement.
Un nouveau départ
Lorsque Bambi est enfin guéri, il sort de son abri pour découvrir une forêt revigorée après une pluie
d’orage. La beauté de la vie renaissante l’inspire, et il marche aux côtés du vieux cerf pour la
dernière fois. Bambi ne retourne pas à la cavité ni au vieux cerf, marquant un tournant vers une
nouvelle étape de son existence.
Thèmes principaux
1. La résilience : La capacité de Bambi à surmonter sa douleur et à survivre grâce au soutien
du vieux cerf est un exemple poignant de courage face à l’adversité.
2. La transmission de la sagesse : Le vieux cerf joue un rôle de mentor, enseignant à Bambi
les leçons de prudence et de survie dans un monde dangereux.
3. La transformation intérieure : La blessure et la période de solitude marquent un moment
clé dans la maturation de Bambi, le poussant à réfléchir profondément sur la vie et ses
épreuves.
4. La séparation et l'indépendance : En quittant le vieux cerf, Bambi embrasse son
autonomie et commence une nouvelle phase de sa vie.
Conclusion
Ce chapitre symbolise la transition de Bambi vers une maturité plus profonde. Blessé mais guéri, il
est confronté à la fragilité de la vie, à la menace constante de l’homme, et à l’importance de la
vigilance et de la force intérieure. Le soutien du vieux cerf lui permet de renaître, prêt à affronter
seul les défis à venir.
Le retour du passé
L’écureuil, curieux, questionne Bambi sur son absence prolongée et s’émerveille de ses majestueux
bois, les comparant à ceux du vieux prince (le vieux cerf). Cependant, Bambi reste silencieux et
réservé, ne répondant pas aux nombreuses questions. Il ressent une curiosité retenue concernant ses
anciens compagnons, comme Faline et Ronno, mais choisit de ne rien demander.
Thèmes principaux
1. La solitude et l’indépendance : Bambi comprend que la vie en solitaire est une nécessité
pour survivre et atteindre la sagesse, bien que cela le prive de certaines connexions
émotionnelles.
2. La puissance destructrice de l’homme : La chute du grand chêne symbolise la domination
de l’homme sur la nature et le deuil de la forêt face à cette perte.
3. Le passage du temps : Le chapitre explore la vieillesse et les changements, tant pour les
habitants de la forêt que pour Bambi lui-même, qui commence à grisonner.
4. Le détachement émotionnel : Malgré ses souvenirs et sa curiosité pour le passé, Bambi
choisit de ne pas se laisser submerger par ses émotions ou ses relations.
Conclusion
Ce chapitre illustre la progression de Bambi vers une maturité empreinte de sagesse et de solitude.
Il accepte les leçons du vieux cerf sur la nécessité de vivre seul, tout en étant confronté à la tristesse
des souvenirs et à la puissance destructrice de l’homme. Ces expériences renforcent son caractère,
le préparant à affronter la vie avec un détachement réfléchi.
La réponse du chien
En réponse, le chien défend son allégeance à l’Homme, clamant qu’il l’aime et le sert avec
dévotion. Il argue que de nombreux animaux – chevaux, vaches, moutons et poulets – servent
également l’Homme et tirent leur subsistance de lui. Cette justification suscite un profond mépris
chez les animaux de la forêt, qui rejettent l’idée que servir l’Homme puisse être une véritable vie.
Un combat fatal
La tension culmine lorsque le chien attaque le renard. Après une lutte brutale, le renard succombe à
ses blessures. Le chien, debout sur le corps inerte de sa victime, appelle triomphalement l’Homme
avec des aboiements enthousiastes. Terrifiés, les autres animaux s’enfuient dans toutes les
directions.
Thèmes principaux
1. La soumission et la trahison : Le chapitre explore la complexité de la loyauté du chien
envers l’Homme, vue comme une trahison par les animaux sauvages.
2. La domination de l’Homme : L’Homme apparaît comme une figure toute-puissante,
capable de soumettre certains animaux par la peur ou l’adoration, tout en terrorisant les
autres.
3. La solidarité animale : Les animaux de la forêt se dressent brièvement contre l’injustice,
mais leur peur de l’Homme les contraint rapidement à la fuite.
4. La philosophie de la liberté : Le renard incarne la résistance à la servitude, même au prix
de sa vie, tandis que le chien illustre la soumission aveugle.
Conclusion
Ce chapitre met en lumière les divisions et les tensions entre les animaux sauvages et ceux soumis à
l’Homme, tout en révélant l’emprise psychologique que l’Homme exerce sur ses serviteurs. La mort
du renard symbolise la fragilité de ceux qui défendent leur liberté face à la puissance destructrice de
l’Homme et à la trahison de leurs semblables.
Un dernier enseignement
L’hiver relâche brièvement son emprise avec une période de redoux. La forêt commence à se
réveiller timidement, et Bambi erre seul, observant les changements autour de lui. Lorsqu’il revient
à la clairière, il tombe sur Faline, qui erre tristement. Bien qu’il ressente un mélange de nostalgie et
de tendresse envers elle, il choisit de rester à distance, sa solitude devenant une part essentielle de
lui-même.
Un apprentissage fondamental
Le vieux cerf enseigne à Bambi une vérité cruciale : l’Homme, malgré sa puissance apparente,
est mortel comme tous les autres êtres vivants. L’Homme n’est pas au-dessus des lois de la nature
et peut connaître la peur, la souffrance et la mort comme n’importe quelle créature.
Inspiré, Bambi déclare : « Il y en a un autre au-dessus de nous tous, au-dessus de lui et de nous.
» Ce moment de révélation marque un tournant spirituel et philosophique pour Bambi.
Thèmes principaux
1. La fragilité de l’Homme : Contrairement à la croyance des animaux qui le considèrent tout-
puissant, l’Homme est montré comme une créature vulnérable, soumise aux mêmes lois de
la vie et de la mort.
2. La transcendance : L’idée qu’un pouvoir supérieur (la nature ou une force divine) règne sur
tous, y compris sur l’Homme, apporte une perspective spirituelle au récit.
3. L’apprentissage et la transmission : Le vieux cerf, dans son rôle de guide, transmet ses
dernières leçons à Bambi avant de se retirer.
4. La solitude existentielle : La solitude est un motif récurrent, reflétant la maturité et
l’autonomie que Bambi a atteintes.
Conclusion
Ce chapitre conclut l’initiation de Bambi à la réalité de la vie et de la mort. L’Homme, malgré sa
domination apparente, est ramené à sa condition mortelle. Le départ du vieux cerf laisse Bambi
seul, mais enrichi d’une compréhension plus profonde de son existence et de son lien avec le
monde.
Thèmes principaux
1. La solitude et l’autonomie : Bambi, ayant appris à vivre seul grâce au vieux cerf, transmet
cette leçon essentielle aux jeunes faons. L’indépendance est dépeinte comme une nécessité
pour survivre et grandir.
2. Le passage du temps : Les réflexions sur la vie éphémère des moucherons et la longévité
du vieux hanneton reflètent la fugacité de l’existence et le contraste entre générations.
3. Transmission et héritage : Bambi incarne désormais la sagesse et l’autorité qu’il a reçues
de son mentor, le vieux cerf. Il agit comme un guide pour la nouvelle génération, même de
façon brève et distante.
Conclusion
Ce chapitre montre un Bambi mature, ayant intégré les enseignements du vieux cerf et maintenant
capable de transmettre des leçons de vie essentielles à la jeune génération. Il est en paix avec sa
solitude et son rôle dans le cycle de la vie, symbolisant la continuité de la forêt malgré les pertes et
les changements.