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Rapport Du Jury: Concours: Agrégation Interne Section: Agrégation Interne de Physique-Chimie Session 2024

Le rapport du jury de l'agrégation interne de physique-chimie pour la session 2024 présente un bilan du recrutement de professeurs agrégés, avec 54 professeurs de l'enseignement public et 11 de l'enseignement privé admis. Les épreuves écrites d'admissibilité ont eu lieu en février 2024, suivies des épreuves orales en avril, et le jury souligne la nécessité d'une préparation rigoureuse pour réussir. Des statistiques détaillées sur les candidats, les épreuves et les résultats sont fournies, montrant un concours très sélectif.

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Rapport Du Jury: Concours: Agrégation Interne Section: Agrégation Interne de Physique-Chimie Session 2024

Le rapport du jury de l'agrégation interne de physique-chimie pour la session 2024 présente un bilan du recrutement de professeurs agrégés, avec 54 professeurs de l'enseignement public et 11 de l'enseignement privé admis. Les épreuves écrites d'admissibilité ont eu lieu en février 2024, suivies des épreuves orales en avril, et le jury souligne la nécessité d'une préparation rigoureuse pour réussir. Des statistiques détaillées sur les candidats, les épreuves et les résultats sont fournies, montrant un concours très sélectif.

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Rapport du jury

Concours : Agrégation interne

Section : Agrégation interne de physique-chimie

Session 2024

Rapport de jury présenté par : M. François VANDENBROUCK


Inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche

© [Link]
Table des matières
1 Avant-propos du président du jury 3

2 Éléments statistiques 4
2.1 Composition du jury . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Postes et candidats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

3 Épreuves écrites d’admissibilité 7


3.1 Composition sur la physique et le traitement automatisé de l’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.2 Composition sur la chimie et le traitement automatisé de l’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

4 Épreuves orales d’admission 8


4.1 L’épreuve d’exposé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.2 L’épreuve de montage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

5 Programme pour la session 2025 18

2
1 Avant-propos du président du jury
La session 2024 des concours de l’agrégation interne de physique-chimie et d’accès à l’échelle de rémunération des pro-
fesseurs agrégés (CAERPA) a permis de promouvoir 54 professeurs de l’enseignement public et 11 professeurs de l’en-
seignement privé sous contrat. Les épreuves écrites d’admissibilité se sont déroulées les 1 et 2 février 2024, les épreuves
orales d’admission du 7 au 16 avril 2024 au lycée Janson de Sailly à Paris. Le jury d’admission s’est réuni le 17 avril 2024.

Ce rapport a pour vocation de dresser un bilan du recrutement de professeurs agrégés par la voie des concours dont il est
l’objet. Il s’inscrit dans la continuité des rapports précédents, dont la lecture est toujours d’actualité et, par suite, vivement
recommandée. Le programme de la session 2025 est présenté à la fin de ce rapport.

La session 2024 ne se démarque pas des sessions précédentes. De nombreux candidats sont bien préparés à l’exigence
des différentes épreuves et parviennent faire valoir leurs compétences tant sur le plan scientifique et disciplinaire que
pédagogique. La réussite au concours est en effet conditionnée à une préparation rigoureuse qui ne peut faire l’économie
d’un approfondissement des connaissances disciplinaires et d’une réflexion de nature pédagogique et didactique. Les
candidats sont plus que jamais invités à prendre appui sur leur pratique professionnelle quotidienne afin de nourrir leurs
prestations, tant à l’écrit qu’à l’oral, d’éléments authentiques et convaincants. Lors des épreuves orales d’admission, le
jury a eu la satisfaction d’assister à d’excellentes présentations, claires et rigoureuses, attestant de connaissances solides,
d’une bonne culture scientifique et d’un recul satifaisant sur la discipline et son enseignement.
Conscient de l’investissement important que demande la préparation au concours et des sacrifices parfois consentis, le
jury félicite chaleureusement les candidats admis et encourage à persévérer ceux qui n’ont pas rencontré lors de cette
session le succès escompté. Il n’existe pas d’échec à un concours, mais plutôt une réussite différée.

La publication de ce rapport m’offre l’occasion d’adresser mes remerciements à tous ceux qui, par leur engagement et
la qualité de leur travail, ont œuvré pour la tenue du concours dans les meilleures conditions et ont ainsi permis aux
candidats de faire valoir au mieux leurs compétences. J’exprime ma gratitude

à monsieur le proviseur du lycée Janson de Sailly,


à toutes celles et ceux qui, parmi le personnel du lycée Janson de Sailly, ont facilité la logistique du concours,
à tous les membres du jury, qu’ils soient mobilisés pour les épreuves d’admissibilité ou d’admission, pour leur en-
gagement, leur fiabilité, leur rigueur, leur souci constant d’équité et, plus généralement, pour le professionnalisme
dont ils ont fait preuve,
à l’ensemble du personnel technique, composée de vingt-quatre techniciens et de quatre professeurs préparateurs,
pour leur expertise professionnelle, l’accompagnement et le soutien apportés aux candidats pendant les épreuves
d’admission,
à toutes les personnes, en administration centrale ou déconcentrée, qui ont apporté leur aide dans l’organisation
du concours,
et, enfin, à mes collègues vice-présidents du jury pour leur soutien indéfectible.

François Vandenbrouck
Inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche
Président du jury

3
2 Éléments statistiques

2.1 Composition du jury


Le jury compte vingt membres (dix femmes et dix hommes) et rassemble trois inspecteurs généraux de l’éducation, du
sport et de la recherche, quatre IA-IPR, trois professeurs des universités, deux maîtres de conférences, cinq professeurs
de chaire supérieure et trois professeurs agrégés.

2.2 Postes et candidats


Au titre de la session 2024, 54 postes étaient proposés au concours de l’agrégation interne de physique-chimie, et 11 au
CAERPA de physique-chimie.
Les tableaux ci-dessous donnent les informations générales relatives aux effectifs de candidats du concours 2024, inscrits,
présents, admissibles, admis, et les comparent aux mêmes données pour les dix dernières sessions.

Agrégation interne
Année Postes Inscrits Présents aux Taux de présence Admissibles Admis Admis /
deux présents
épreuves
2014 35 1472 983 67% 78 35 3,6%
2015 40 1442 946 66% 93 40 4,2%
2016 42 1481 979 66% 91 42 4,3%
2017 44 1424 943 66% 90 44 4,7%
2018 44 1377 880 64% 90 44 5,0%
2019 42 1356 876 65% 92 42 4,8%
2020 45 1149 756 66% 45 6,0%
2021 49 1149 710 62% 104 49 6,9%
2022 49 1096 697 64% 104 49 7,0%
2023 49 1050 698 67% 104 49 7,0 %
2024 54 1018 687 67% 100 54 7,9%

CAERPA
Année Postes Inscrits Présents aux Taux de présence Admissibles Admis Admis /
deux présents
épreuves
2014 12 289 184 64% 18 12 6,5%
2015 18 269 174 66% 15 8 4,6%
2016 11 279 184 66% 17 8 4,3%
2017 10 279 175 63% 18 10 5,7%
2018 11 271 169 62% 18 9 5,3%
2019 12 280 179 64% 14 6 3,4%
2020 12 256 149 58% 12 8,1%
2021 12 245 151 62% 16 8 5,3%
2022 10 245 140 57% 16 10 7,1%
2023 11 248 159 64% 16 11 6,9%
2024 11 238 162 68% 20 11 6,8%

D’année en année, le concours s’avère particulièrement sélectif : environ un candidat admis pour 14 candidats présents.

Épreuves d’admissibilité
Le tableau suivant présente quelques indicateurs relatifs aux notes des candidats présents et admissibles ainsi que les
barres d’admissibilité pour chacun des concours, agrégation interne et CAERPA.

4
Agrégation interne CAERPA
Présents Admissibles Présents Admissibles
Composition de physique (sur 20
points)
Moyenne 9,06 14,18 8,75 14,23
Écart-type 3,47 2,09 3,59 1,92
Premier quartile 6,80 12,76 5,87 13,36
Médiane 9,14 13,99 8,38 14,64
Troisième quartile 11,24 15,35 11,61 15,52
Note minimale 0,59 9,14 1,31 10,09
Note maximale 20 20 17,69 17,69
Composition de chimie (sur 20 points)
Moyenne 9,06 14,08 8,75 12,98
Écart-type 3,57 1,77 3,20 1,41
Premier quartile 6,72 12,92 6,62 11,91
Médiane 9,08 13,91 9,08 13,00
Troisième quartile 11,55 15,26 11,08 13,70
Note minimale 0,08 10,14 1,39 10,21
Note maximale 19,21 19,21 15,31 15,31
Barre d’admissibilité (sur 40 points) 24,94 24,73
Nombre d’admissibles 100 20

Les distributions des notes sont représentées ci-après :

Le jury observe que les notes obtenues par les candidats présents aux deux épreuves présentent une corrélation forte :

Certains candidats excellent dans les deux valences de la discipline.

Épreuves d’admission
Le tableau qui suit présente les différents indicateurs relatifs à l’évaluation des candidats conduite par le jury à l’occasion
des épreuves orales d’admission.

5
Agrégation interne CAERPA
Admissibles Admis Admissibles Admis
Exposé (sur 20 points)
Moyenne 10,78 12,74 11,73 14,09
Écart-type 3,31 2,90 4,42 3,67
Premier quartile 8,0 11,0 8,0 11,5
Médiane 11,0 13,0 11,0 13,0
Troisième quartile 13,0 14,0 14,0 16,0
Note minimale 6,0 6,0 6,0 10,0
Note maximale 19,0 19,0 20,0 20,0
Montage (sur 20 points)
Moyenne 11,04 12,65 12,63 14,45
Écart-type 3,42 3,40 4,37 3,04
Premier quartile 8,5 10,0 9,5 12,0
Médiane 11,0 13,0 12,0 15,0
Troisième quartile 13,0 15,0 16,0 17,0
Note minimale 6,0 6,0 6,0 10,0
Note maximale 19,0 19,0 20,0 19,0
Les distributions des notes sont représentées ci-après :

Les poids équilibrés des épreuves écrites et orales assurent à chaque candidat ou chaque candidate déclaré(e) admissible
de conserver toutes ses chances de réussite au concours à l’issue des épreuves écrites. Les candidats qui, dépassant les
difficultés passagères rencontrées et surmontant les moments de découragement, parviennent à aller au bout de leur
démarche en tirent bien souvent profit. Le jury encourage donc tous les candidats admissibles à se montrer persévérants.
Les deux graphes qui suivent montrent, pour les deux concours, les flux des candidats en position d’être admis avant et
après les épreuves orales d’admission.
Agrégation interne

Lecture : parmi les 54 candidats reçus, 17 étaient classés au-delà du rang 54 après les épreuves écrites d’admissibilité.

6
CAERPA

Lecture : parmi les 11 candidats reçus, 5 étaient classés au-delà du rang 11 après les épreuves écrites d’admissibilité.

3 Épreuves écrites d’admissibilité

3.1 Composition sur la physique et le traitement automatisé de l’information


Le sujet de cette année, bien que portant sur les propriétés physiques des semi-conducteurs et sur quelques-unes de leurs
applications, ne nécessite pas de connaissances préalables dans ce domaine. L’épreuve est construite de façon à évaluer
la culture et les habiletés disciplinaires des candidates et des candidats dans des domaines diversifiés : électrocinétique,
magnétisme, électromagnétisme, mécanique, optique, thermodynamique. Les questions pédagogiques proposées sont
en lien avec les thématiques développées dans le sujet. Elles s’appuient sur des situations authentiques d’enseignement
et sur des questionnements didactiques importants. Elles permettent d’évaluer la bonne appropriation des programmes
en vigueur par les candidates et les candidats et leurs compétences didactiques. Toutes les questions du sujet sont intro-
duites par des verbes d’action afin d’expliciter ce qui est précisément attendu de la candidate ou du candidat 1 .

Le jury constate que, comme chaque année, malgré l’indépendance des parties, la fin de l’épreuve est moins abordée, les
candidates et les candidats progressant le plus souvent linéairement dans le sujet. Le jury rappelle que la fin de l’épreuve
de cette année proposait des questions disciplinaires relativement classiques et qui n’ont été que très peu abordées par
les candidates et les candidats (tracé de la caractéristique d’une diode, application de la loi des mailles dans un circuit
électrique). Le jury note que de nombreuses copies abordent avec rigueur une majorité de questions dans différents
domaines de la physique, qu’elles soient de nature disciplinaire ou pédagogique. Les réponses apportées sont souvent
argumentées avec soin et concision. Le jury souligne aussi l’attention dont ont fait preuve les candidates et les candidats
dans le soin apporté à la présentation de leurs réponses.

En ce qui concerne les applications numériques, le jury regrette que certaines d’entre elles ne soient pas complètement
effectuées et présentées sans ou avec la mauvaise unité (par exemple, le sujet précisait que toutes les valeurs d’énergie
demandées devaient être exprimées en électronvolt et ses multiples).

Le jury salue l’effort de préparation de nombreuses candidates et de nombreux candidats dont la note vient valoriser
le travail et l’investissement. Il apparaît néanmoins dans certaines copies un manque de rigueur et de précision dans
l’utilisation du vocabulaire scientifique (par exemple, le jury a relevé que la notion d’incertitude-type n’est pas encore
suffisamment maitrisée par les candidates et les candidats). Rappelons qu’un approfondissement des connaissances
disciplinaires est nécessaire pour aborder au mieux cette épreuve écrite d’admission.

Les compétences évaluées par les questions pédagogiques comptent pour environ 20% de la note et concernent l’en-
1. [Link]

7
semble du programme (collège et lycée, voies générale et technologique). Elles s’appuient sur le référentiel de compé-
tences des métiers du professorat et de l’éducation 2 , dont l’appropriation est vivement recommandée. Le jury attend des
candidates et des candidats une bonne maîtrise des objectifs des programmes scolaires en vigueur et des compétences
à développer chez les élèves. Il invite les candidates et les candidats à répondre précisément à ces questions, de manière
concise et argumentée.

3.2 Composition sur la chimie et le traitement automatisé de l’information


Le sujet proposé cette année a porté sur l’étude d’une famille du tableau périodique, celle du fer, (Fe, Ru et Os) ; quelques
propriétés ont été explorées au travers de l’étude de plusieurs dérivés de ces éléments, tant sur un plan moléculaire (mo-
lécules organiques et complexes de coordination) que celui des matériaux, par des techniques spectroscopique, physico-
chimiques ou encore, en synthèse organique. Des questions fondamentales en chimie, concernant les équilibres thermo-
dynamiques et la cinétique y sont abordées. Ce sujet comprend 47 questions disciplinaires et 10 questions pédagogiques
comptabilisées pour respectivement 80 et 20 % des points du barème. Articulé autour de plusieurs parties indépendantes,
il a permis à un grand nombre de candidates et candidats de parcourir la totalité du sujet, et de choisir de traiter en prio-
rité les parties qui leur semblaient les plus abordables. Les questions pédagogiques sont insérées dans le sujet, afin de
les inscrire dans la thématique globale et leur donner ainsi une certaine assise ; il a cependant été possible de traiter ces
questions de manière spécifique en début ou en fin de copie, stratégie choisie par quelques candidates ou candidats.

Le jury félicite les candidates et les candidats pour leur préparation en amont et leurs productions lors des épreuves.
Les qualités rédactionnelles, le soin et la rigueur scientifique ont été particulièrement valorisés dans certaines copies
fournies. Le jury rappelle à cet égard, que lorsqu’un commentaire est attendu pour un résultat numérique, il n’y a pas de
longueur attendue et que les candidates et candidats sont invités à s’exprimer sans idée préconçue. La formulation du su-
jet avec des verbes d’action en gras doit permettre de mieux formuler la réponse et, par exemple, lorsqu’un raisonnement
et sa rédaction sont demandés, le jury ne saurait alors valider le seul résultat, même juste.

Les questions pédagogiques requièrent une maitrise suffisante de notions du secondaire. La distinction entre expérience,
modèle et théorie est à souvent clarifier. Les propositions de scénario ou séquence pédagogiques doivent être suffisam-
ment explicitées, étayées et concrètes. L’identification d’une compétence doit être en cohérence avec les attendus bien
identifiés d’une question posée, notamment grâce au verbe de consigne indiqué.

En conclusion, le jury a pu constater lors de cette session 2024 un niveau de maîtrise général des connaissances et capa-
cités satisfaisant chez les candidates et candidats admissibles ; elles et ils ont su gérer leur temps de façon efficace entre
les questions pédagogiques et disciplinaires, mettant ainsi en valeur leur expertise scientifique et professionnelle.

4 Épreuves orales d’admission

4.1 L’épreuve d’exposé


4.1.1 Remarques d’ordre général
Objectifs
Le candidat ou la candidate est amené(e) à préparer puis présenter un exposé dédié à un concept scientifique imposé.
Au cours de cette épreuve, son expertise pédagogique et didactique, ses connaissances scientifiques et ses capacités de
communication et d’argumentation sont évaluées par le jury, aux niveaux secondaire et post-baccalauréat.

Organisation
L’épreuve d’exposé consiste en une phase de préparation d’une durée de quatre heures (4h), suivies d’un passage devant
le jury d’une durée de quatre-vingt minutes (1h20) maximum.

Phase de préparation
Au début de l’épreuve, le candidat ou la candidate prend connaissance du sujet qui lui est proposé. Il est constitué du
concept scientifique imposé et des deux axes de développement pédagogique mis à son choix. Il ou elle est ensuite
2. [Link]

8
conduit(e) dans sa salle pour la préparation de l’exposé. Au bout des quatre heures de préparation, le jury entre et l’in-
terrogation débute. Tout au long de la phase de préparation, le candidat ou la candidate a accès à la bibliothèque du
concours et il ou elle bénéficie de l’appui de l’équipe technique, qui peut l’assister à sa demande pour la mise en œuvre
d’expériences.

Déroulement de l’interrogation
Pour son exposé face au jury, la candidate ou le candidat dispose de cinquante minutes pour articuler, après une intro-
duction libre, deux parties attendues d’égales importances. Au tout début de sa présentation, avant même l’introduction
du concept, le candidat ou la candidate peut, s’il ou elle le souhaite, annoncer le plan de son exposé, en particulier l’ordre
des deux parties, qu’il ou elle agence comme il ou elle l’entend. Le candidat ou la candidate est libre de débuter aussi bien
par le développement pédagogique (en précisant l’axe choisi) ou le développement post-bac.

L‘introduction libre consiste à situer la thématique scientifique du concept imposé dans toute sa généralité, du fonda-
mental aux applications, sans se restreindre à un niveau d’enseignement particulier. L’objectif est de dessiner le cadre
scientifique dans lequel la suite de l’exposé s’inscrit, pour permettre au jury d’évaluer le recul du candidat sur le sujet
et la clarté de son exposé. La durée de cette introduction devra être comprise entre cinq à dix minutes pour laisser le
temps nécessaire aux deux développements attendus par la suite. Les modalités de présentation de cette introduction
sont laissées au libre choix des candidates et des candidats, le jury valorisant essentiellement le recul et la profondeur de
la réflexion ainsi que la clarté de l’analyse.

La première des deux parties est constituée d’un développement relatif à l’enseignement du concept au niveau secondaire
(collège ou lycée, général ou technologique) avec une mise en perspective selon l’axe pédagogique choisi (qui doit être
clairement explicité dès le début de l’exposé). La forme de ce développement est libre : cela peut être, par exemple, la
description d’une séquence, une évaluation, un exercice, une activité́ expérimentale, etc. L’axe pédagogique retenu doit
structurer ce développement : il peut porter, par exemple, sur les difficultés d’apprentissage liées au concept, la place de
la modélisation, la différenciation, l’évaluation, la remédiation, la formation des élèves à la démarche scientifique, etc.
À cet effet, le candidat ou la candidate est encouragé(e) à s’appuyer sur des éléments concrets relatifs à des situations
d’enseignement réalistes en puisant dans son activité professionnelle de professeur en exercice.

La deuxième partie est consacrée à un développement au niveau post-baccalauréat d’une ou plusieurs notions relatives
au concept imposé. Elle permet au candidat ou à la candidate de mettre en valeur son expertise disciplinaire, d’attester
de sa maitrise scientifique du concept, des modèles afférents (physiques ou chimiques) et de sa capacité à en présenter
les aspects fondamentaux et appliqués. Sans que cela soit exigé, le candidat ou la candidate peut, s’il ou elle le souhaite,
construire ce développement post-baccalauréat dans la continuité de l’axe pédagogique retenu pour la première par-
tie. Le concept imposé par le sujet doit y être pleinement intégré, en en montrant les aspects les plus pertinents. Il est
attendu des candidats et des candidates une totale maîtrise du ou des point(s) abordé(s) dans toutes les dimensions :
ordres de grandeur, discussion des hypothèses, limites des modèles présentés, mise en perspective, intérêt applicatif,
etc. Enfin, si le jury ne se satisfait pas d’un développement se situant à un niveau trop élémentaire, ne dépassant pas ce-
lui de l’enseignement secondaire ou se limitant à un exemple ou à la résolution d’un exercice, l’exploitation à un niveau
post-baccalauréat n’a pas vocation à être exhaustive.

Lors de l’exposé, une ou plusieurs expériences illustratives peuvent être présentées. Leur intégration ne doit pas prendre
le pas sur les développements prévus dans le cadre de l’épreuve, mais si le candidat ou la candidate fait le choix de pré-
senter une expérience, elle doit contribuer de façon cohérente au développement de l’exposé tout en étant correctement
exploitée. Lors de la présentation, le candidat ou la candidate endosse la responsabilité des résultats obtenus en prépara-
tion et aucun membre de l’équipe technique ne peut l’assister. En revanche il ou elle peut requérir l’assistance de l’équipe
technique pendant la phase de préparation, notamment pour monter le dispositif ou prendre des mesures.

À l’issue de l’exposé, le jury engage un entretien avec le candidat ou la candidate. Par ses questions, le jury valorise la
prestation du candidat, pour préciser voire approfondir les propos tenus. À cet effet, le jury apprécie d’avoir comme
support à sa disposition l’ensemble de ce qui a été présenté par le candidat ou la candidate, afin de pouvoir y revenir le
cas échéant. Il est donc préférable, dans la mesure du possible, de ne pas effacer les tableaux au cours de l’exposé. Le jury
cherche également à tester les limites de connaissances du candidat ou de la candidate pour évaluer comment il ou elle
mobilise ses connaissances dans les domaines scientifique, pédagogique ou didactique pour comprendre et analyser les
systèmes étudiés ou les situations proposées.

9
De manière générale, les critères d’évaluation sur lesquels se basent les membres du jury sont les suivants :
• qualité de la présentation du concept ;
• maîtrise disciplinaire, à la fois au niveau secondaire et au niveau post-baccalauréat ;
• expertise professionnelle, en particulier au regard de l’axe pédagogique retenu ;
• capacités de communication : dynamisme, précision du langage, et utilisation pertinente des supports de commu-
nication.

4.1.2 Remarques spécifiques


Le jury apporte ici quelques conseils spécifiques pour conforter la préparation de l’exposé et sa présentation.
Bien cerner les thématiques choisies évite les hors sujets. L’exposé peut, sur la forme, gagner en efficacité en optimisant
le temps imparti. Pour ce faire, il convient de veiller à l’équilibre des différentes parties de la présentation. Une structure
de l’exposé, plus fine que la segmentation introduction/développement post-baccalauréat/partie pédagogique, renforce
la cohérence du discours et peut s’avérer valorisante.

Introduction libre
Définir le sujet, en présenter les différents aspects et enjeux, expliciter le plan de l’exposé : ces trois objectifs de l’intro-
duction doivent émerger clairement du discours de la candidate ou du candidat.
Définition du sujet : la définition du sujet est trop fréquemment escamotée. Une définition compréhensible par une per-
sonne non spécialiste de la discipline est attendue.
Présentation du concept scientifique : les cartes mentales, qu’elles soient numériques, manuscrites ou élaborées devant le
jury, sont appréciées si elles sont correctement maîtrisées et en parfaite adéquation avec le thème. Ce support ne doit pas
pour autant être considéré comme indispensable : dans certain cas il apporte une véritable plus-value pour la mise en
perspective des différents aspects, pour d’autres il affaiblit la qualité structurelle du discours si son utilisation se résume
à une lecture d’une carte projetée ou dessinée.
Le concept est parfois présenté selon une approche historique, qui est valorisée au regard de sa pertinence et de la plus-
value qu’elle apporte au discours sans qu’elle ne soit par ailleurs un élément obligatoire attendu par le jury.
Enfin, le jury invite les candidates et les candidats à ne pas limiter la présentation du concept à ce que les programmes
scolaires en disent. Malheureusement, ce point de vue, que le jury n’impose aucunement, s’avère souvent bien incomplet
car il laisse de côté des pans entiers du savoir scientifique, et limite en particulier l’évocation des applications technolo-
giques.
Enfin, le jury apprécie que les développements pédagogiques et didactiques, ainsi que le développement scientifique,
soient précisés à ce moment, ce qui permet de les situer plus clairement et de comprendre la logique sous-jacente à
l’exposé.

Développement pédagogique
Le développement pédagogique et didactique doit montrer les capacités des candidats et des candidates à identifier
les objectifs d’apprentissages et les difficultés que les élèves peuvent rencontrer avec le sujet retenu. Citer le préambule
ou quelque contenu disciplinaire d’un programme offre l’occasion d’expliciter le sens des apprentissages visés, pour le
meilleur intérêt du candidat ou de la candidate. Il s’agit là d’une pratique vertueuse à même de guider le candidat ou la
candidate vers les solutions pédagogiques et didactiques à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs définis. Une cer-
taine prise de hauteur par rapport aux compétences professionnelles des enseignants et la capacité à éclairer les concepts
abordés dans le secondaire par leur maîtrise à un niveau post-bac sont appréciés.

Toutes les activités rencontrées dans une classe sont valorisables dans cette section. Il est toutefois nécessaire d’éviter
une activité mal adaptée dont le lien avec le thème ne serait pas clairement explicité. La pratique professionnelle des
candidates et des candidats est souvent mise en avant, et cet ancrage dans la réalité de la classe trouve évidemment tout
son sens dans le cadre de l’agrégation interne.

L’appui sur des ressources pédagogiques robustes est la garantie d’une base pour une présentation solide. On attend
cependant que les candidates et les candidats portent un regard critique et professionnel sur les choix proposés et ne se
contentent pas de répondre aux questions présentes dans les activités tirées d’un ouvrage. Même s’il est très pertinent
de présenter la ressource brute, il est essentiel d’analyser les choix, de les commenter et de les faire évoluer à partir d’une
réflexion didactique pour apporter une plus-value. Les reformulations et/ou ajouts de questions doivent, le cas échéant
et dans la mesure du possible, être présentés sous une forme achevée lors de l’exposé.

10
Les axes pédagogiques proposés cette année étaient :
• l’évaluation ;
• la différenciation ;
• la remédiationn ;
• la place de la modélisation ;
• la difficultés d’apprentissage liés au concept ;
• objectifs et stratégies d’apprentissage ;
• formation à la démarche scientifique.
Cette liste peut être amenée à évoluer d’une session du concours à une autre.

Il arrive souvent que la partie pédagogique ne soit pas construite autour de l’axe pédagogique proposé. Dans de trop rares
cas, le jury a vu une mise en correspondance des pistes proposées avec les différents aspects de l’axe pédagogique traité.
Cette démarche est pourtant valorisée : elle démontre une capacité à prendre de la hauteur sur sa production et elle offre
incidemment l’occasion de renforcer la structure de l’exposé.
Le traitement de l’axe pédagogique et didactique est parfois mal réalisé par manque de connaissance des axes. À titre
d’exemple, le jury rappelle que distinguer les stratégies d’enseignement, les stratégies d’apprentissage, ainsi que les diffi-
cultés rencontrées par les élèves, évite bien des confusions. Le jury attend des candidates et des candidats qu’ils puissent
définir et caractériser l’axe pédagogique choisi. Une connaissance minimale de la littérature scientifique à son sujet est
appréciée. La liste suivante, sans être exhaustive, présente quelques ouvrages et ressources qui permettent de s’acculturer
aux principaux résultats de la didactique des disciplines et des sciences de l’éducation :
• L’évaluation en classe, au service de l’apprentissage des élèves, conférence de consensus CNESCO (2022).
• Différenciation pédagogique, conférence de consensus CNESCO (2017).
• Penser et organiser la remédiation, curricula et apprentissages au primaire et au secondaire, X. Roegiers, De Boeck
Supérieur (2011).
• La modélisation : une activité essentielle pour travailler les compétences de la démarche scientifique, J. Vince, Éduscol
(2019).
• Enseigner la physique, L. Viennot, De Boeck (2022).
• Les stratégies d’apprentissage. Comment accompagner les élèves dans l’appropriation des savoirs, M. Perraudeau,
Armand Colin (2006).
• La sensibilisation et la formation à la démarche scientifique de l’école élémentaire au doctorat, rapport IGÉSR 21-22
099A (2023).
Si le jury encourage les candidates et les candidats qui souhaiteraient approfondir leurs connaissances à consulter ces
références, il n’attend pas pour autant qu’elles soient impérativement connues.

Lors de la présentation du développement pédagogique, il est souvent fait appel à des extraits d’ouvrages, vidéoprojetés. Il
faut bien sûr veiller à leur visibilité. Au-delà, il est important de toujours conserver une attitude critique envers ces extraits,
l’intention pédagogique de leur rédacteur n’étant pas forcément alignée avec celle du candidat ou de la candidate. Il
est attendu des candidates et des candidats qu’ils manifestent leur capacité à critiquer les ressources, et à proposer des
améliorations au regard des objectifs explicités.

Comme les années passées, le jury a valorisé les présentations dans lesquelles le développement pédagogique s’intégrait
judicieusement à l’axe pédagogique et didactique choisi, tant d’un point de vue théorique que pratique. La trame du scé-
nario pédagogique, explicitée à l’aide d’un support projeté, peut ainsi être complétée au fur et à mesure des explications
fournies.

Développement post-baccalauréat
Le développement post-baccalauréat doit être maîtrisé et présenté en limitant au maximum le recours aux notes durant
tout l’exposé. En plus des compétences disciplinaires, il doit permettre au jury d’évaluer également les qualités didac-
tiques et pédagogiques du candidat. Les développements les plus réussis ont été de natures très variées, il n’est donc pas
nécessaire de se contraindre à un format particulier. En revanche, ils mobilisent tous un ensemble de qualités :

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• des capacités mathématiques avérées : les candidates et les candidats doivent être capables d’effectuer des calculs au
tableau, dans un enchaînement hypothético-déductif ; le jury recommande aux candidates et aux candidats d’éviter
de tout écrire au tableau pendant le temps de préparation, de recopier leurs notes manuscrites ou un ouvrage
imprimé.
• une culture disciplinaire solide : le jury attend des candidates et des candidats qu’ils utilisent un vocabulaire spéci-
fique et rigoureux, qu’ils nomment correctement les grandeurs utilisées et qu’ils utilisent les symboles usuels pour
les représenter. L’enseignement de la physique ou de la chimie ne saurait se limiter à une suite d’équations mathé-
matiques. Il importe de faire émerger du formalisme et des équations, le sens des concepts évoqués et la portée des
résultats obtenus. L’analyse de l’homogénéité des relations, la discussion des régimes asympotiques, des ordres de
grandeur, du sens de variation de telle ou telle grandeur en fonction de celui des grandeurs d’influence, la référence
à des valeurs caractéristiques sont des outils à ne pas négliger.
• une culture générale élargie : il faut intégrer la séquence dans une perspective plus vaste, qu’elle soit historique,
économique, technologique, voire même sociale, philosophique, épistémologique ou encore éthique.

Il est rappelé également que les programmes post-baccalauréat ont largement évolué ces dernières années, en particulier
au niveau des CPGE. Il est donc conseillé de se référer à des éditions relativement récentes d’ouvrages. Si les candidates
ou les candidats sont libres de positionner leur exposé en dehors de ce cadre, il leur appartient alors de justifier ce po-
sitionnement et, surtout, de bien préciser le niveau d’étude auquel l’exposé serait envisageable. La résolution d’un ou
plusieurs exercices ne constitue pas un développement suffisant si elle n’est pas accompagnée d’une prise de recul et
d’une analyse pédagogique ou didactique de la part du candidat, en lien avec le sujet à traiter.

Comme lors de l’épreuve de montage, il est bienvenu de garder un peu de temps en fin d’exposé pour une conclusion,
un bilan, voire des ouvertures mettant en valeur la culture scientifique et technologique de la candidate ou du candidat.

L’entretien
Que ce soit pour l’exposé ou le montage, l’entretien s’ordonne explicitement au souci de manifester au mieux les qualités
du candidat et de la candidate. Dans cette mesure, il se fonde entièrement et seulement sur la prestation qui vient d’être
réalisée. À travers chacune de ses questions, le jury cherche à évaluer l’étendue des connaissances des candidates et des
candidats, afin de valoriser la réflexion même si la réponse finale n’est pas complètement aboutie. Parfois très ouvertes,
les questions posées par le jury amènent la candidate ou le candidat à mobiliser ses connaissances dans les domaines
scientifique, pédagogique ou didactique pour comprendre et analyser les systèmes étudiés ou les situations proposées.
Le jury se permet parfois d’interrompre une réponse un peu longue : la candidate ou le candidat ne doit pas s’en forma-
liser ou s’en étonner, il s’agit simplement d’éviter de se disperser lorsque l’essentiel de la réponse a déjà été obtenu, afin
de passer à d’autres aspects de l’exposé, et dans le souci de la meilleure économie du temps imparti. Enfin, le jury est na-
turellement attentif à la clarté de l’expression dans son ensemble (écrit et oral) et à la justesse du vocabulaire scientifique
utilisé.

4.2 L’épreuve de montage


Description
L’épreuve de montage permet d’évaluer la capacité des candidats et des candidates à mettre en œuvre une démarche
expérimentale sur un thème donné ainsi que leur dextérité et le rôle qu’ils et elles attribuent à la part de l’expérience
dans l’enseignement de la physique. Le jury attend donc du candidat ou de la candidate, d’une part une maîtrise du
contenu disciplinaire dans l’explicitation et la compréhension des expériences choisies et, d’autre part, un savoir-faire et
une dextérité expérimentale en conformité avec les règles de sécurité.

L’épreuve consiste en quatre heures de préparation avec l’aide d’une équipe technique suivie d’un échange avec le jury de
quatre-vingt minutes (1h20) maximum pendant lequel la candidate ou le candidat dispose au maximum de cinquante
minutes de présentation et le jury peut l’interroger pendant une durée maximale de trente minutes. La candidate ou
le candidat dispose d’un choix entre deux sujets. Le jury ne saurait trop recommander aux candidates et aux candidats
d’opter pour un sujet le plus tôt possible et de s’y tenir ensuite afin de profiter au mieux du temps de préparation. La
candidate ou le candidat dispose pleinement de cinquante minutes dont elle ou il a la gestion pour présenter et exploiter
ses expériences. Pendant les premières minutes, le jury n’intervient pas en laissant à la candidate ou au candidat le temps
de s’installer dans sa présentation. Au-delà, des questions, dont le temps est décompté, peuvent être posées par le jury au

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fur et à mesure de la progression dans les manipulations. En fin de présentation, un moment d’échange peut être réservé
pour clore l’interrogation.

Objectifs
Il s’agit d’illustrer expérimentalement le sujet retenu. Le candidat ou la candidate présente et exploite des expériences
sous sa responsabilité, dont il ou elle interprète les résultats à un niveau post-baccalauréat. L’une au moins de ces ex-
périences doit être menée de manière quantitative. L’introduction du montage, sans être trop longue, doit permettre la
définition claire et concise des concepts utilisés et aussi la justification des choix de manipulation effectués. L’explicita-
tion d’un fil conducteur, d’une problématique ou de préoccupations didactiques peut continuer à se développer, mais
cette introduction ne doit pas se transformer en une présentation détaillée du concept, qui fait déjà l’objet d’une évalua-
tion dans l’épreuve d’exposé. Le montage n’est pas non plus l’épreuve où l’on établit, par la démonstration, les relations
entre les grandeurs utilisées, même si elles pourront être interrogées par le jury.

Choix des expériences


Le traitement expérimental du sujet ne saurait être exhaustif. Néanmoins, la candidate ou le candidat choisit des expé-
riences qui abordent plusieurs aspects scientifiques du thème, utilise plusieurs méthodes et pratiques expérimentales,
aboutit à des mesures variées suivant le fil conducteur présenté en introduction. Si le jury apprécie la présentation de ra-
pides expériences introductives, les expériences qualitatives qui ne permettent ni d’établir des lois phénoménologiques,
ni de confronter mesures et modèles, doivent rester en nombre limité. Pour la partie quantitative du montage, le can-
didat ou la candidate évalue de manière réaliste et raisonnable le nombre d’expériences qu’il ou elle pourra mener : il
est préférable de présenter un nombre limité d’expériences bien exploitées et dont les aspects théoriques, les limites et
les hypothèses sont connues, plutôt qu’un grand nombre de manipulations uniquement qualitatives ou mal maîtrisées.
Dans tous les cas, le jury valorise un travail approfondi sur les expériences. Quelles que soient les expériences choisies, la
définition préalable du système, des objectifs, des grandeurs d’intérêts et facteurs d’influence, les schémas, les attentes
théoriques et les modèles utilisés permettent au jury d’évaluer les qualités pédagogiques des candidates et des candi-
dats. Les approches pédagogiques et la conduite du formalisme ont significativement évolué dans certains programmes
du supérieur, notamment en CPGE. Le jury recommande donc vivement la présentation de démarches conformes aux
pratiques en vigueur.

Dextérité et respect des règles de sécurité sont attendus. Par conséquent, le candidat ou la candidate veille à manipuler
devant le jury et s’assure de la visibilité des expériences. Il ou elle veille à ce que des manipulations exigeantes soient
réalisées lors de la présentation. Il est aussi préconisé de réfléchir à l’ordre de présentation des manipulations afin qu’il
soit le plus pertinent pour valoriser la prestation : il n’est pas obligatoire de suivre le plan annoncé.

L’exploitation et l’interprétation des résultats des expériences, même celles habituellement vues dans le cycle secon-
daire, est attendu à un niveau post-baccalauréat, ce qui permet d’apprécier la maîtrise du contenu scientifique et la
connaissance des instruments utilisés. Ce niveau exige une prise de mesures appliquée, une estimation cohérente des
incertitudes-types, une discussion et le cas échéant, une confrontation réfléchie à un modèle abordé en post-baccalauréat.
La notion de modèle ne se limite pas à une loi mathématique. Il faut connaitre les limites du modèle ainsi que ses hypo-
thèses fondatrices. Le jury attend qu’une exploration approfondie des différents paramètres du modèle soit effectuée. Le
jury rappelle que les points expérimentaux ne peuvent pas être reliés par un segment continu qui n’aurait aucun sens,
ni expérimental, ni théorique. L’évaluation de l’incertitude-type n’a pas à être systématique pour des questions de temps
aussi bien pendant le temps de préparation que pendant la présentation ; mais le jury attend qu’une discussion appro-
fondie et maîtrisée de cette notion soit menée au moins une fois au cours du montage. Le traitement des incertitudes doit
être rationnel et réservé aux situations dans lesquelles il a un sens. Outre la nécessité de savoir utiliser tous les modèles et
outils à disposition pour évaluer finement les incertitudes, il est indispensable de montrer que l’on garde un certain recul
sur les principales causes de la variabilité d’une valeur déterminée expérimentalement et de pouvoir en donner un ordre
de grandeur. Le jury constate parfois une focalisation excessive sur le formalisme mathématique, associée à des difficul-
tés pour évaluer rapidement les incertitudes dominantes. La gestion des chiffres significatifs constitue souvent un sujet
de préoccupation alors que leur usage au niveau-post-bac est assez souple. S’il convient d’éviter les arrondis excessifs,
il est en revanche de bon aloi de ne conserver que 3 ou 4 chiffres significatifs pour toute valeur mesurée sans incerti-
tude associée. Lorsque l’incertitude est estimée, elle s’écrit en général avec 2 chiffres significatifs et cela fixe le nombre
de chiffres dans l’écriture (scientifique) de la valeur mesurée.

Les programmes scolaires en vigueur insistent sur l’utilisation de Python et des tableurs dans les démarches expérimen-
tales. Le jury apprécie en conséquence leur utilisation dans l’épreuve de montage, pour analyser et traiter les données.

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Certains logiciels couplés à une interface doivent être utilisés uniquement pour l’acquisition des données, celles-ci étant
ensuite exportées dans un tableur ou à l’aide de Python pour être exploitées. L’usage d’autres logiciels fréquemment ren-
contrés dans l’enseignement secondaire reste tout à fait possible. Néanmoins les candidats ou les candidates doivent en
posséder la maîtrise, en connaître les principes de fonctionnement et le paramétrage et rester conscients de leurs limi-
tations ergonomiques. Dans le cas où les dispositifs présents ne correspondent pas à ceux auxquels sont habitués les
candidats et les candidates, le jury rappelle qu’il est toujours possible d’exporter une série de mesure au format csv pour
l’exploiter avec un logiciel qu’ils maîtrisent mieux.

Préparation du montage
Lors de la préparation, le personnel technique peut apporter le matériel nécessaire, la documentation qui l’accompagne
ainsi que des ouvrages de la bibliothèque. Dans la mesure où l’épreuve évalue les capacités expérimentales du candidat ou
de la candidate, l’équipe technique l’assiste sans aucune prise d’initiative. En cas de mesures répétitives, afin de gagner
du temps de préparation, le candidat ou la candidate peut demander à un personnel technique d’effectuer les prises
de mesures à condition de lui fournir un protocole détaillé par écrit qu’il suivra rigoureusement. La mise en place d’un
protocole, son adaptation éventuelle au regard des contraintes (matériel disponible, choix des concentrations, utilisation
d’une caméra ou d’un appareil photo rapide plutôt que d’une webcam pour l’acquisition d’images…) relève de la pleine
responsabilité du candidat ou de la candidate qui doit être en mesure de justifier ses choix. Il ou elle effectue seul(e) ses
manipulations devant le jury et doit assumer pleinement tous les résultats présentés quelle que soit la façon dont ils ont
été obtenus.

Durant la préparation, la candidate ou le candidat réserve un temps nécessaire à l’organisation de son tableau. Il contient
le plan de la présentation, schéma des expériences, les relations et modèles pertinents, les valeurs qui servent de réfé-
rence. Il est important, lorsque cela est possible, de valider une série de mesures réalisées en préparation par l’ajout d’au
moins un point dont la mesure est réalisée devant le jury qui peut ainsi juger de la qualité du protocole et du soin ap-
porté par la candidate ou le candidat. Cependant, il est parfois plus pertinent de refaire devant le jury plusieurs mesures
successives, de valider les ordres de grandeur, puis d’exploiter la série de mesures obtenues en préparation, qui a plus de
chance d’être cohérente.

Les tableaux de valeurs mesurées en préparation peuvent faire l’objet d’un support informatique, la candidate ou le can-
didat veillant autant que possible à leur lisibilité lors de la vidéoprojection.

Présentation
Le jury apprécie les montages dynamiques et rythmés qui démontrent les qualités pédagogiques des candidats et des can-
didates. Il attend une présentation claire et rigoureuse ainsi qu’une brève description du dispositif expérimental montré.
Le vocabulaire doit être précis, les méthodes connues et détaillées. Il s’agit également de garder la rigueur attendue dans
le vocabulaire disciplinaire ainsi que dans l’expression ou l’écriture des grandeurs.

En cas de difficulté imprévue, la candidate ou le candidat doit être capable de montrer sa faculté à sortir du déroulement
prévu pour se focaliser sur les manipulations ou les analyses jugées les plus intéressantes. La capacité d’analyse de la
difficulté rencontrée est également appréciée par le jury.

En fin de présentation, il peut être pertinent de prévoir d’effectuer une brève conclusion. Celle-ci, tout comme l’introduc-
tion, doit être préparée et ne pas être une simple redite de la précédente. La candidate ou le candidat peut alors montrer
qu’elle ou il est capable de montrer sa prise de recul par rapport au thème retenu ainsi que sa culture scientifique dans le
domaine illustré en lien avec des problématiques sociétales et l’actualité scientifique.

Le jury préconise d’être attentif à l’équilibre entre le temps passé à présenter le thème et celui dévolu aux manipulations.
Un déséquilibre est parfois constaté car une durée excessive est consacrée à l’explicitation des notions simples ou à des
expériences introductives très qualitatives, ce qui entrave bien souvent le bon achèvement ou l’exploitation raisonnée
des expériences prévues au niveau post-baccalauréat escompté.

L’entretien avec le jury, quant à lui, permet d’évaluer la logique du choix des expériences et l’ensemble de la démarche
expérimentale : la pertinence du choix des matériels, des montages, des protocoles suivis et de leurs adaptations. Le jury
attend d’un futur professeur agrégé qu’il soit capable de porter un regard critique sur les performances d’un dispositif
par rapport à un autre. L’entretien permet aussi de vérifier la connaissance des hypothèses sous-jacentes aux modèles
ou de demander des précisions sur les aspects théoriques illustrés, d’apprécier l’expertise du candidat ou de la candidate

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dans l’évaluation des incertitudes, et plus généralement de discuter de manière qualitative ou quantitative des résultats.

Pour approfondir son évaluation, il est fréquent que le jury attire le regard du candidat ou de la candidate sur un phé-
nomène présent durant la présentation, mais non discuté par le candidat ou la candidate. Tout instrument de mesure
utilisé peut faire l’objet de questions de la part du jury.

Pour que le jury puisse revoir certaines expériences avec le candidat ou la candidate, il est souhaitable que, lors de la
présentation, le matériel d’une expérience ne soit pas réutilisé dans une autre. De la même manière, le candidat ou la
candidate doit s’abstenir d’effacer le tableau, pour que le jury puisse revenir sur ce qui a été écrit.

Le jury n’est pas l’acteur de l’épreuve, mais il suit la démarche et la dynamique proposée par la candidate ou le candidat.
Il l’interroge sur les expériences qu’il a montrées, sans remettre en question les choix opérés. Même si je jury essaye de
ramener les échanges vers le thème à traiter, ceux-ci peuvent parfois porter sur des choix éloignés du thème retenu.

4.2.1 Montage de chimie


Le jury apprécie la diversité des méthodes de caractérisation et analyse employées. Il conseille, lorsque le sujet s’y prête,
d’explorer les différents domaines de la chimie pour illustrer la thématique choisie, sans se cantonner exclusivement à la
chimie générale, minérale ou organique selon son affinité avec le domaine disciplinaire.

Certaines expériences classiques, décrites abondamment dans les ouvrages de référence, sont régulièrement choisies
et présentées (réaction de Cannizzaro, solvolyse du chlorure de tertiobutyle, détermination du degré d’acidité d’un vi-
naigre…). S’il n’a aucune idée préconçue ou attente spécifique en termes de manipulations, le jury encourage, en re-
vanche, une réelle contextualisation et une interprétation en lien avec le thème du montage. Une même expérience peut
être présentée de manière qualitative en expérience introductive, ou quantitative afin de déterminer des grandeurs phy-
siques ou chimiques associées à la transformation impliquée. Tous les supports (tableau blanc, vidéoprojection, fiches
écrites) mis à disposition du jury soutiennent avantageusement la présentation orale des manipulations. Des exemples
concrets d’application pourront les enrichir, comme par exemple, dans les thèmes liés aux dispositifs électrochimiques
ou aux conversions d’énergies, d’autres exemples de piles que la pile Daniell. La présentation d’expériences réalisées dans
le secondaire n’est pas à exclure. Elles conduisent souvent à des présentations maîtrisées et bien décrites. Cependant, une
interprétation et un développement formel mobilisant des connaissances du supérieur restent attendus (mécanismes
réactionnels, courbes intensité-potentiel, diagrammes potentiel-pH, diagrammes binaires, interprétations orbitalaires,
développements thermodynamiques, transitions électroniques, …). Il est important de savoir évaluer rapidement le pH
d’apparition d’un précipité ou d’une solution, d’être en mesure de justifier les évolutions de la conductivité ou de l’ab-
sorbance d’une solution en fonction du temps, ou encore de connaitre les cadres de validité des lois de Biot ou de Beer-
Lambert. Il s’agit également de garder la rigueur attendue dans le vocabulaire scientifique ainsi que dans l’expression ou
l’écriture des grandeurs standard ou non (𝑃 o plutôt que 𝑃0, 𝑐o plutôt que 𝑐0, 𝐸 o plutôt que 𝐸0 ou encore […] et 𝑐).

Le jury insiste sur le fait que, souvent, les protocoles tirés d’ouvrages anciens ne sont plus adaptés car ils utilisent des
solutions trop concentrées ou des réactifs désormais considérés comme dangereux. Il est donc indispensable de se référer
à une littérature actualisée quant aux précautions expérimentales et aux principes de la chimie verte. Il importe ainsi
de conduire les expériences en veillant aux coûts économique et écologique et ne pas générer inutilement de grandes
quantités de déchets chimiques. Le jury rappelle que les protocoles expérimentaux décrits dans les ouvrages présentent
une fiabilité variable et que les candidates et les candidats sont responsables de leurs choix.

Organisation de la présentation du montage


Le montage est l’occasion pour le candidat ou la candidate de montrer sa maitrise en termes de compétences et ca-
pacités expérimentales et, dans une même manipulation, plusieurs gestes expérimentaux peuvent être présentés. Il est
recommandé d’effectuer un maximum de réalisations pendant la préparation : mesures, titrages, tracé de courbes, tout
ou partie de synthèse organique qui selon leur nature pourront être terminées devant le jury. Le candidat ou la candidate
doit veiller à organiser sa présentation de telle sorte qu’il puisse montrer ses capacités d’expérimentateur : reprendre un
ou plusieurs points d’une série préalablement réalisée (sous réserve que la dérive due au temps écoulé entre les mesures
soit acceptable), reprendre une étape pertinente d’un protocole, relancer ou achever une synthèse organique (filtration,
extraction, recristallisation, mesure d’une température de fusion, indice de réfraction, CCM, etc.).

La dextérité expérimentale et le respect des règles de sécurité sont observés attentivement. La propreté, la bonne organi-

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sation des paillasses, la préparation du matériel et des produits adéquats, la maîtrise de l’utilisation de la verrerie et des
appareils de mesure, l’adaptation de la précision des outils et des méthodes aux objectifs choisis sont des points d’atten-
tion du jury. En amont de la présentation, il est recommandé de préparer la verrerie et le matériel en général, d’annoter
les récipients contenant les solutions pour éviter les confusions et de préparer un tableau comportant le titre et le plan
du montage et les données minimales utiles à la description des expériences. En ce qui concerne la verrerie, on attend
du candidat ou de la candidate qu’il ou elle sache la nommer et en connaisse l’usage et la précision (avec la distinction
entre incertitude constructeur et incertitude de lecture).

Il est important de connaître les risques et la toxicité des produits et de continuer à mieux les prendre en compte dans
la mise en œuvre des expériences et les propos associés. Parallèlement, les équipements de protection individuelle (EPI)
doivent être utilisés pendant toute la durée de l’épreuve (préparation comprise), les règles de sécurité maîtrisées et les
pictogrammes connus. Les gants doivent être portés avec discernement et proscrits à proximité d’une source de chaleur
ou lors de l’utilisation d’un clavier numérique (ordinateur, calculatrice) si celui-ci n’est pas protégé par un film plastique.
La hotte aspirante doit être utilisée et mise en route dès que nécessaire, à bon escient ; il est recommandé de veiller à la
fermeture des hottes et sorbonnes afin d’assurer leur bon fonctionnement. Enfin, les montages qui le nécessitent doivent
être fixés à des potences pour assurer leur stabilité.

Il est indispensable de connaitre les principes de fonctionnement des appareils employés, les bonnes pratiques d’utili-
sation, leurs limites éventuelles, et d’effectuer les étalonnages lorsqu’ils sont nécessaires. L’utilisation d’un spectropho-
tomètre UV-visible ou IR peut amener des échanges sur le fonctionnement de l’appareil (sources lumineuses, réseaux,
détecteurs, cuves, etc.) ou sur le principe de la technique (type de transitions, énergies mises en jeu, précision de la tech-
nique, etc.). De même, il est recommandé de connaître le fonctionnement des appareils de pH-métrie, conductimétrie,
potentiométrie, ainsi que des électrodes ou cellules associées : constitution, principe de fonctionnement, précaution
d’utilisation, modes de conservation.

Les outils numériques (dispositifs EXAO, tableurs-grapheurs, langages de programmation, microcontrôleurs, etc.) font
aujourd’hui pleinement partie de la panoplie du chimiste et sont globalement bien maîtrisés.

4.2.2 Montage de physique


Ce paragraphe expose des recommandations générales ainsi que éléments plus spécifiques aux différents domaines de
la physique expérimentale, en vue d’aider les candidates et les candidats à préparer les épreuves orales de la session 2025.

Remarques générales

Niveau
Conformément aux attendus du concours de l’agrégation interne, le niveau de la présentation doit être celui de l’ensei-
gnement supérieur et non celui de l’enseignement secondaire. Le jury a été très vigilant sur ce point et a particulièrement
apprécié les présentations de candidats et de candidates qui ont respecté cet attendu.

Accompagnement théorique de l’expérience


Les théories et modélisations sur lesquelles les expériences présentées reposent ne sont pas au cœur de l’interrogation du
montage. Il n’est donc pas pertinent de les détailler pendant la présentation et il suffit de donner directement la relation
illustrée par l’expérience en l’écrivant, par exemple, sur le tableau. Le jury se réserve toutefois le droit d’interroger la
candidate ou le candidat sur les fondements de cette relation lors de l’entretien.

Smartphones
L’utilisation de smartphones avec des applications adaptées pour différents montages est appréciée. Le jury ne privilé-
gie aucune application en particulier. Néanmoins des connaissances sur les caractéristiques et les limites des capteurs
utilisés sont attendues, comme pour les instruments de mesures classiques.

Modèles d’appareils
Parfois plusieurs appareils de mesure de la même grandeur sont utilisés. Dans ce cas il est judicieux de demander au
personnel technique un même modèle unique, de sorte à éviter de perdre du temps à les régler.

Logiciels

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L’utilisation de Python, et en particulier de Notebook Python est particulièrement appréciée. De manière équivalente, le
jury valorise l’utilisation de tableurs grapheurs, qui remplacent avantageusement les calculatrices si la candidate ou le
candidat en maîtrise bien l’usage. L’utilisation des logiciels classiques de l’enseignement secondaire (Regressi, LatisPro,
etc.) est appréciée si l’usage en est réellement justifié et que le candidat ou la candidate en maîtrise le paramétrage.

Incertitudes
Le jury a constaté une fragilité sur la maîtrise du concept d’incertitude. Il n’est souvent pas nécessaire de mobiliser cet
outil pour toutes les expériences du montage, mais le jury attend une estimation détaillée des incertitudes dans au moins
une expérience quantitative. Voici un bref rappel des notions essentielles liées au concept d’incertitude :
• la définition d’un résultat de mesure, d’une valeur mesurée, d’une incertitude-type ;
• les deux modes d’évaluation de l’incertitude-type (attention il n’y a pas deux incertitudes-types, mais deux ma-
nières d’évaluer celle-ci) ;
• l’écart-normalisé (ou z-score) comme méthode de comparaison de deux résultats de mesure (et pas seulement
d’un résultat de mesuré à une valeur de référence) ;
• la méthode de Monte Carlo pour composer des incertitudes, ou évaluer l’incertitude-type d’un paramètre obtenu
par régression linéaire.

Enfin, le jury souhaite rappeler que le montage est une épreuve qui se veut, dans la mesure du possible, quantitative.
Lorsque cela a un sens, il est donc préférable de prendre le temps d’utiliser soigneusement une calculatrice ou un tableur,
plutôt que d’effectuer des calculs d’ordres de grandeur.

Remarques spécifiques

Optique
• Alignement et qualité des images
Le jury apprécie la qualité de l’alignement des différents composants optiques et à la qualité des images proje-
tées. Le candidat ou la candidate doit être capable de réaliser pas à pas le placement précis des éléments optiques,
accompagné de quelques mots d’explication.
• Lumière ambiante
Les mesures d’éclairement peuvent être perturbées par la lumière ambiante, il est souvent préférable d’éteindre
les lumières de la salle voire d’occulter la manipulation à l’aide de cartons. Lorsque cela est possible, une mesure
différentielle peut également résoudre avantageusement la question de l’éclairage ambiant.

Optique ondulatoire
• Capteur CCD
L’utilisation d’un capteur CCD permet de présenter des résultats en optique ondulatoire qui peuvent aller au-delà
d’une simple mesure d’interfrange.
• « Vision et images »
Ce montage ne se limite pas à un catalogue de mesures de focométrie. La vision permet d’accommoder à différentes
distances, et d’observer dans différentes couleurs. Il est pertinent d’aborder la notion de limite de résolution. Par
ailleurs, il peut être intéressant de former des images réelles et virtuelles ou d’aborder les concepts liés aux images
numériques.
• Goniomètre
La réalisation d’un faisceau de lumière parallèle par auto-collimation et le réglage des oculaires des appareils op-
tiques doivent être maîtrisés : il ne suffit pas de d’observer le réticule de façon nette pour pouvoir affirmer que
l’ensemble du dispositif est correctement réglé.
• Interférences
Lors d’une expérience avec les fentes d’Young, il est important de mettre en évidence tous les phénomènes obser-
vés, plutôt que de se limiter aux simples interférences.
• Diffraction
Il convient de bien réfléchir aux conditions de diffraction d’une onde, qui ne se limitent pas à la présence d’un
obstacle dont la largeur est comparable à la longueur d’onde. Ainsi, envoyer le faisceau d’un laser sur le tranchant
d’une lame de rasoir permet d’obtenir une magnifique figure de diffraction de Fresnel .

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Mécanique
• Ondes stationnaires
Le jury observe souvent des confusions entre les ondes stationnaires et le phénomène de résonance, en particulier
lors de la présentation de la corde de Melde.
• Résonance
La résonance en intensité (dans le cas d’un circuit RLC série) est souvent privilégiée, alors que celle en tension (aux
bornes du condensateur) peut permettre de mieux illustrer la notion de résonance.
• Pendule pesant
Dans le cadre d’une épreuve post-baccalauréat, il convient de dépasser la modélisation approximative d’un pen-
dule pesant par un pendule simple (ponctuel) aux faibles angles. Un protocole d’étalonnage et des mesures sur un
intervalle de temps suffisamment long permettent d’obtenir des paramètres physiques tels que le moment d’iner-
tie et la pseudo-période. En outre, l’ordinateur permet d’accéder à une modélisation du mouvement au-delà des
petits angles. Enfin, lorsqu’on mesure sa période avec un chronomètre, le déclencher au moment où le pendule est
à sa position angulaire maximale n’est pas le plus judicieux.
• Frottements
Les lois d’Amontons-Coulomb du frottement solide doivent être connues et illustrées par des expériences corres-
pondantes. Dans la mesure de viscosité d’un fluide par la chute de billes, en régime rampant, il est nécessaire de
vérifier plusieurs hypothèses : diamètre de la bille par rapport à celui de l’éprouvette, vitesse constante et éloigne-
ment des surfaces horizontales.

Électrocinétique
• Impédances
La connaissance des impédances d’entrée et de sortie des appareils utilisés est une information qui doit être connue.
En particulier, la résistance interne des GBF doit être prise en compte pour éviter les erreurs d’interprétation dans
les montages.
• Câbles
Dans des expériences post-baccalauréat, le jury attend autant que possible l’utilisation des câbles coaxiaux en
conjonction avec des raccords « T-BNC ». Un unique câble coaxial peut avantageusement être utilisé pour syn-
chroniser l’oscilloscope avec un signal d’horloge TTL pour éviter des problèmes de déclenchement.

Thermodynamique
• États de la matière
Il est attendu que la candidate ou le candidat soit en mesure de déterminer d’autres grandeurs caractéristiques que
la chaleur latente de fusion de l’eau.

5 Programme pour la session 2025


Le programme du concours pour la session 2025 est publié sur le site [Link].

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