Cours Youga
Cours Youga
La production de légumes qui était jadis limitée aux jardins familiaux et à certaines
cultures spécialisé aux environs des grandes villes a connu ces dernières années
une évolution rapide imposée par les exigences du consommateur.
L’évolution rapide des moyens de transport et de conservation a d’autre part
beaucoup facilité cette progression en ouvrant les possibilités de commercialisation
vers des marchés lointains par rapport au centre de production.
D’autre part, au niveau de la production, la mécanisation et l’évolution des
techniques culturales ont été déterminants dans le passage de l’exploitation familiale
(autoconsommation) vers l’exploitation de gestion ou la production et le profil sont
des principes qui guident tous les travaux de production.
Les premiers jardins auraient fait leur apparition dans la presqu’ile du cap vert entre
1837- 1845 (CDH, 1986).
On répartit les légumes cultivés au Sénégal en deux groupes :
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Statistiques
Exportations: 20 000 T
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1) Classification botanique
Rappel
Règne : Végétal
↓
Embranchement : phanérogames
↓
Sous-embranchement : Angiospermes, gymnosperme
↓
Classe Monocotylédones, dicotylédones
↓
Sous-classe : Dialypétales, gamopétales, apétales
↓
Ordre (ales)
↓
Sous ordre
↓
Famille (acées)
↓
Sous famille (oïdées)
↓
Tribu (eés)
↓
Genre
↓
Sous genre
↓
Espèces
Les liliacées
Les Chénopodiacées
Les composés
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Ipomoea batatas
2) Classification cultural
Les légumes peuvent être classés selon les conditions dans lesquelles ils peuvent se
développer normalement, ainsi on peut les diviser en 2 catégories : les légumes de
saison froide et ceux de saison chaude.
Ils demandent pour végéter une température fraîche, quelques espèces supportent
même une température basse au dessous de O°C sans subir de dégâts ; leur
croissance optimale se situe entre 15 et 20°c.
On peut citer : les choux, navets, l’ail, l’oignon, betterave, poireau, asperge.
Certaines parmi elles ne supportent point les basses températures : laitue, petit pois,
pomme de terre, carotte, céleri et persil.
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I – Climat
L’un des facteurs déterminant les possibilités des cultures maraîchères c’est le climat
qui représente la réalité de toute culture. Le microclimat c’est la synthèse constituée
par l’association de la température, lumière, eau, régime des vents, influence de
l’altitude.
La croissance des plantes résulte de l’interaction entre le potentiel génétique des
plantes et les facteurs physiologiques de l’environnement, ces facteurs sont : la
température, la lumière, l’eau, les gaz (O2 et CO2), les éléments nutritifs (richesse du
sol et fertilisation).
Ces différents facteurs affectent la croissance selon divers processus : la plante
absorbent de l’eau et des éléments nutritifs par la racine; les feuilles, la
photosynthèse, la transpiration et la respiration.
1) la température
C’est le facteur le plus important qui intervient dans toutes les phases de la
croissance de la plante : germination-croissance-floraison-nouaison-maturation des
fruits et végétation.
La vitesse de croissance augmente avec la température mais elle atteint un seuil à
partir duquel elle diminue. Il existe le O végétatif. Ex : pour la tomate le O végétatif
est de 10° en deçà de 10°, la germination de la tomate est au ralenti.
On distingue aussi la température nuisible.
Ainsi suivant les exigences des légumes en température, on classe les légumes en 2
groupes (de saison froide, et de saison chaude).
La plupart des graines germent aux alentours de 10°C.
2) La lumière
Elle fournit l’énergie pour la photosynthèse, elle intervient par la longueur du jour :
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3) L’eau
Évaporation
Percolation
4) L’O2 (l’air)
Il est indispensable pour les parties aériennes et souterraines, c’est pourquoi les sols
argileux sont dits asphyxiants.
5) Le CO2 est compris dans l’air (3%o) ; les plantes chlorophylliennes ont besoin du
CO2 pour la synthèse chlorophyllienne.
6) Les éléments nutritifs du sol : sont en relation étroite avec le sol ; la fertilité
augmente le rendement, on distingue :
- les oligo-éléments : fer, cuivre, Zn, Mn, Molybdène, Bore
- les éléments majeurs : N, P K qui sont des éléments fertilisants.
II - La topographie
Si on veut faire des CM, il faut étudier la topographie du sol, c’est-à-dire son
exposition, ensuite la forme du terrain (éviter les bas fonds), étudier la position par
rapport aux vents, il y a des vents nocifs et pour y remédier brise- vents (BV). Il y
a 2 sortes de BV.
- les BV verts : ce sont des haies
- les BV secs : faits avec des roseaux, plastiques
L’effet d’un BV se fait sentir jusqu'à 10 fois sa hauteur.
L’exposition des terrains influe nettement sur les cultures. Il convient de rechercher
pour la précocité des expositions qui permettent une végétation rapide tout en les
préservant contre les coups de chaleur, vents très violents...
Souvent l’agriculteur ne peut choisir le terrain idéal, il lui convient dans ce cas
d’améliorer la situation par certains artifices : l’implantation de BV.
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L’acidité et la salinité
L’acidité d’un sol a une action sur la plante et l’assimilation des éléments nutritifs, elle
est exprimée par le pH.
Le pH idéal d’un sol se situe entre 6-7.
Des sols acides ou alcalins posent des problèmes pour certaines cultures
maraîchères.
Plantes craignant l’acidité (pH 6 - 6.8) : betterave, chou cabus, chou fleur,
épinard, laitue, melon, oignon, poireau.
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Il est possible d’améliorer les sols acides par un amendement calcaire, ceci s’appelle
le chaulage (avec la chaux agricole, la chaux magnésienne, la dolomie, une roche à
base de carbonate naturel de calcium et de magnésium..).
La dose et la fréquence sont déterminées par l’analyse du sol. Eviter dans ce cas les
engrais acidifiants (sulfates).
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Climat et CM
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1) Photosynthèse et transpiration
Chez les plantes, la photosynthèse n’est active que lorsque les stomates sont
ouverts, ce qui implique une évaporation d’eau (transpiration). La transpiration est
d’autant plus forte que le rayonnement solaire est élevé. Il peut arriver que les
possibilités d’absorption d’eau et de conduction par les racines n’arrivent plus à
satisfaire l’augmentation de la transpiration ; la plante se fane légèrement et la
photosynthèse s’arrête car les stomates sont fermés.
Le vent peut également participer à l’augmentation de la transpiration en renouvelant
un air sec à l’orifice des stomates. Par conséquent au cours de la journée la
photosynthèse commence dès que la lumière est suffisante ; c’est ce qu’on appelle
le seuil photique. Elle peut s’arrêter au cours de la journée lorsque la radiation
dépasse un certain seuil (= seuil hydrique) pour reprendre l’après midi. Le vent peut
contribuer à abaisser ce seuil. Naturellement ce seuil dépend des espèces.
Graphique :
2) Température et respiration
Chez les plantes, il arrive souvent que l’optimum de croissance soit > à celui de la
photosynthèse. Cet optimum thermique pour la croissance végétative se situe ± haut
selon les espèces. Il peut se placer vers 14-18°C pour des plantes originaires de
climat tempéré comme l’ail ou originaire de climat tropical comme la pomme de terre,
et se situer plus haut pour des plantes tropicales proprement dites : aubergine,
piment.
C. Hilders et al. ont groupé les plantes selon leurs exigences thermiques et donné
approximativement les intervalles de température permettant la croissance de
diverses espèces maraîchers.
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Pour les légumes fruits, la fécondation des fleurs conditionne le développement des
fruits, cette fécondation se fait en plusieurs phases : production du pollen,
transportation pollen sur les stigmates (pollinisation), germination des grains de
pollen, allongement des tubes pollinique et fécondation.
Elle nécessite des températures variables suivant les espèces au delà desquelles la
nouaison est ralentie ou devient impossible. Les effets néfastes des hautes et
basses températures se traduisent surtout par un ralentissement de la vitesse de
germination et d’allongement du tube pollinique, et par une baisse du taux de viabilité
des graines de pollen.
4°) Le photopériodisme
6°) Le thermopériodisme
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- Thermopériodisme journalier
Chez la tomate, ce phénomène est le mieux connu. La plante adulte connaît une
croissance rapide, une floraison plus abondante lorsqu’il y a un écart de 10 à 12
degrés entre les températures de jour et de nuit. Une alternance de 16°N et 28°J est
beaucoup plus favorable qu’une température constante de 22°C. Il s’agit en fait d’une
meilleure migration nocturne de la sève élaborée des feuilles vers les autres organes
de la plante.
Les cultures légumières concernent des espèces d’exigence très différente. Elles
sont entreprises sous des climats très variés, il est donc normal qu’elles revêtent des
formes multiples allant des productions de plein champ aux méthodes de culture les
plus perfectionnées comme les cultures sous abris serre ou les cultures
hydroponiques.
Les cultures de plein champ sont les plus courantes et celles qui demandent le
moins d’investissement. C’est à partir de ces cultures que les industriels
s’approvisionnent pour faire des conserves de légumes car les prix sont relativement
bas, les quantités beaucoup plus importantes et les qualités technologiques
généralement meilleures.
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C’est un type de culture qui consiste à faire pousser les plantes dans de l’eau ou sur
de substrats inertes : graviers, sable … imbibés de solutions nutritives.
Ce type de culture peut être intéressant dans le cas ou par choix ou par obligation on
est amené à se passer du sol naturel. Nécessite un degré de technicité et est assez
coûteux.
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Eau et irrigation
Une humidité adéquate est essentielle pour les légumes dont la plupart contient plus
de 80% d’eau.
L’eau dissout dans le sol les éléments minéraux, favorise l’activité des
microorganismes, rafraîchit le sol et véhicule les éléments nutritifs à la plante.
Les besoins en eau des légumes varient en fonction de l’espèce, de l’ETP, du stade
végétatif et de la capacité de rétention du sol.
L’ETP : quantité d’eau qu’évapore chaque jour une végétation puissante et bien
adaptée couvrant totalement le sol et ne souffrant jamais de manque d’eau.
Les besoins des CM varient entre 60 et 100 % de l’ETP.
En effet, certaines espèces plus rustique que d’autres peuvent se contenter de peu
d’eau : pastèque, ail, oignon dont la culture peut être conduite en sec qu’en irrigué.
L’ETP varie d’une saison à l’autre, elle devient importante en saison chaude ou
l’hygrométrie de l’air devient faible et les pluies généralement insuffisantes, pour
satisfaire les besoins des plantes pendant les périodes critiques de leur
développement. Ces périodes critiques se situent généralement au moment de la
fructification ou la formation des bulbes ou des tubercules. Au début du cycle, on
peut se contenter de quelques arrosages afin de favoriser le développement du
système racinaire tout en veillant à garder les plants turgescents. On peut également
limiter les arrosages en fin de cycle lorsque les plants ont atteint leur développement
complet pour favoriser la maturation des fruits déjà formés.
Au cours du développement, les arrosages doivent être réguliers et suffisants pour
éviter certains phénomènes d’éclatement des fruits (melon, tomate, pastèque..) ;
chez la PDT → production en chapelet (plusieurs pousses).
L’eau doit être de bonne qualité, au Sénégal, la salinité de l’eau pose des problèmes
sérieux dans plusieurs régions : Dakar, Kaolack, Fatick, Thiès, Diourbel, Louga…
Il est possible de reconnaitre un problème de salinité de l’eau ou du sol si, malgré
des apports respectueux des doses, des fréquences, et le respect des autres
techniques culturales, les plantes poussent mal, restent chétives, flétrissent,
montrent des brulures de feuilles, produisent peu et donnent éventuellement des
petits fruits.
I - Qualité de l’eau
Tous ces phénomènes déjà cités sont beaucoup accentués avec l’eau salée. La
qualité de l’eau est une chose primordiale pour la plupart des espèces légumières.
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Elle dépend surtout de la nature et de la quantité des sels qui y sont dissous. Pour
déterminer la qualité de l’eau, il faut analyser les éléments suivants :
+ La conductivité en mho/cm (elle reflète la qualité totale de sels dissous sans en
révéler la nature)
o 0 – 250 mho/cm eau excellente, convenant à toutes les cultures :
fraisier, melon, haricot
o 250 -750 mho/cm salinité moyenne peut convenir à des plantes
assez résistantes lorsque le sol est bien drainé : tomate, chou, laitue,
pomme de terre, carotte, oignon, pois, piment, poivron, mais
o 750-2250 mho/cm : eau de forte salinité ne convenant qu’aux plantes
résistante lorsqu’elles sont cultivées dans un sol bien drainé :
betterave, asperge, épinard
Utilisable seulement en sol bien drainé sur plantes tolérantes
o 2250 à 5000 mho/cm : eau impropre à l’irrigation.
Si =0.5→bonne qualité
Si>0.66→ mauvaise
Si compris entre 0.5-0.6→douteuse
Si ce rapport est élevé, il y’a dispersion des éléments fins du sol (colloïdes) qui
deviennent alors collant à l’état humide et très dur et fissuré à l’état sec sol battant.
Ce problème peut être aggravé lorsque l’eau a une teneur en ions bicarbonates
(HCO3- ) élevé : dans ce cas, le Ca se dépose dans le sol sous forme de CaC03, ce
qui appauvrit le sol en ions Ca++ il est donc important dans une analyse d’eau
d’irrigation d’examiner la teneur en carbonates, bicarbonates .
+ Le bore = toutes les plantes ont besoin de bore, mais si la quantité est élevé, il
devient phytotoxique et avoir la même influence physiologique que les sels mais à
plus faible concentration.
- 2 – 4 ppm (1 ppm=1 mg/litre d’eau) : plantes tolérantes au bore :
asperge, betterave, oignon, navet, chou, laitue, carotte.
- 1-2 ppm : plantes semi tolérantes : PDT, tomate, petit pois, piment
- ≤ 1 ppm : les plantes sensibles au bore : haricot
1) Irrigation à la raie : consiste à faire circuler l’eau entre les billons. Nécessite un
bon nivellement du sol et de gros investissements au départ puisque le terrain doit
être nivelé et présenter une pente régulière de 1 à 2 %.
à utiliser dans des sols de limon à argilo limoneux et perméables. Les pertes par
percoloration seront d’autant plus importantes que le sol plus léger.
NB :
- Submersion
- Siphonage :
L’irrigation par siphon n'est pas non plus très répandue, bon nombre d'agriculteurs
ayant abandonné cette technique, jugée difficile à mettre en œuvre du fait des
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risques de désamorçage (en cas de réduction du débit dans l'arroseur par exemple)
qui impliquent une surveillance accrue pendant les irrigations de nuit.
2) Irrigation par aspersion : p/r à la raie, l’aspersion permet de faire des économies
d’eau et d’avoir une meilleure absorption et répartition de l’eau dans les sols
compacts. Il y a moins de pertes par lessivage (au moins 30%).
Elle permet également d’avoir une meilleure homogénéité de l’irrigation et
d’économiser la main d’œuvre.
- Valable sur les terrains à topographe accidenté
- Pas de nivellement
Inconvénients :
3) Le goutte à goutte
Contraintes
- cherté du matériel
- technicité élevée requise
- bouchages dues à la qualité de l’eau et des engrais utilisés
NB :
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Les besoins en eau d’une plante correspondent à la quantité d’eau à restituer pour
contrebalancer l’eau évaporée + l’eau transpirée + l’eau emmagasinée dans les
tissus végétaux.
L’eau emmagasinée constitue une part non négligeable p/r à l’eau évaporée et
transpirée.
L’eau évaporée + l’eau transpirée représentant l’évapotranspiration.
L’importance de l’évapora transpiration peut résulter de plusieurs facteurs dont :
- le climat
- le type de sol et son degré d’humidité
- la plante et le stade végétatif
Cette ETP a été évaluée à 7(régions arides) et 5 en climat littoral pour les mois les
plus chauds.
Le volume total d’eau nécessaire pour couvrir un cycle cultural complet est fonction
de nombreux facteurs parmi lesquels :
- l’espèce et la variété (hâtive, tardive)
- le milieu (sol, saison).
Conseils pratiques :
Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération délicate qui nécessite le
plus grand soin, il doit être homogène et représentatif. Le mode de prélèvement
dépendra de l’origine de l’eau
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Espèces m3/Ha
1. Aubergine 10 000-12 000
2. Chou-fleur 6 700-8 700
3. Chou pommé 6 300-9 400
4. Concombre 7 150-9 500
5. Courgette 5 800-7 300
6. Fraisier 16 000-17 000
7. Haricot nain 5 150-6 000
8. Haricot à rames 7 150-8 200
9. Laitue 5 400-7 100
10. Melon 8 250-9 800
11. Oignon 6 440-8 100
12. Poivron 10 700-12 000
13. Pomme de terre 6 900-8 400
14. tomate 8 000-9 800
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L’utilisation d’une bonne semence figure parmi les facteurs essentiels dans la
réussite d’une culture légumière. En effet une bonne récolte est fonction de la qualité
des semences employées. Ces semences doivent présenter les caractéristiques
suivantes :
être pure d’espèce : l’analyse de pureté spécifique consiste à décomposer
l’échantillon de semences en semences de l’espèce et en semence d’autres
espèces comme les adventices
avoir une bonne pureté variétale : la qualité de la semence dépend
essentiellement de l’identité et de la pureté variétale. Ex tomate. Néanmoins
on ne pourra préciser l’identité et la pureté variétale qu’en semant les graines
et en observant les plantes elles-mêmes du point de vue morphologique et
physiologique durant le cycle de la plante.
avoir une bonne faculté germinative (FG). Ces essais de FG nécessitent des
échantillons de 400 graines au minium
être indemne de germes pathogènes ou bien traiter avec des produits
fongicides ou bactéricides permettant de protéger les plants contre les fontes
de semis (provoquée par Pythium, Alternaria, Rhizhoctonia, Botrytis,
Fusarium) les produits les plus utilisés sont Thirame, Captane : 5 à 10 g
de matière active/kg de semence.
Avoir un stade physiologique adéquat permettant à la graine de germer
rapidement. Les semences ne doivent donc pas être dormantes (semences
qui ne germent pas quand les conditions sont considérées comme favorable à
la germination). En effet certaines espèces l’aubergine, le jaxatu, le piment et
la pomme de terre lorsqu’elles sont nouvellement récoltées restent dormantes
pendant une certaine période. Cette dormance peut être levée par des
traitements mécaniques ou physiques (scarifiage, ou trempage dans de l’eau
froide ex : aubergine) ; ou par des traitements chimiques (pomme de terre,
jaxatu avec de l’acide gibbérellique pendant 10 mn à 1 ppm = 1 mg d’AG, litre
d’eau).
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L’inconvénient majeur noté pour cette technique c’est que les plants repiqués sont
soit – rustiques que les plants issus de semis direct.
NB :
- Bien choisir l’emplacement de sa pépinière dans une zone abritée,
- un bon sol du point de vue structure, fertilité, drainage et sans germes
pathogènes.
- La pépinière est aménagée avec 1 à 1,20 m de large, le semis fait en lignes
distantes de 10 à 20 cm suivant les espèces.
- Semer à faible densité pour réduire l’éclaircissage et obtenir des plants bien
développés et non étiolés.
- On procédera par la suite au paillage du semis par des nattes en roseaux,
feuilles de palmier, paillage à éliminer dés la levée ; pour éviter le
dessèchement du sol.
- Maintenir les arrosages fréquents (jusqu’à 2 fois/j) avec arrosoirs à jets très
fins.
- La pépinière doit être surélevée de 15-20 cm par rapport au niveau du sol en
hivernage pour éviter la stagnation des eaux de pluies.
- Bien respecter le calendrier des traitements phytosanitaires qui doivent être
entamés dés la levée (fonte de semis principalement).
- L’exposition Est-0uest pour avoir une bonne exposition).
Elle permet d’avoir une meilleure reprise puisque les racines sont conservées
intactes, de plus permet d’avoir une meilleure précocité et pas de manquants.
Cette technique très intéressante pour les variétés hybrides qui coûtent très chers
nécessite l’acquisition d’une presse motte (manuelle ou automatique) et la présence
d’un substrat convenable (ayant une bonne cohésion, perméable à l’eau, à l’air et
aux racines et ayant une bonne capacité de rétention en eau).
Précautions
- placer des feuilles de plastic en dessous pour éviter la fixation de racines au sol
- Utiliser des arrosoirs à jets fins
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Les boutures doivent être plantées dans un milieu sain : sable, vermiculite, perlite,
etc., avec l’extrémité supérieure si possible taillée en biseau ; ceci permettra de bien
respecter la polarité lors de la plantation, et d’éviter les stagnations de rosée et d’eau
d’arrosage pouvant provoquer des pourritures.
III - Le greffage
C’est une opération qui unit une partie d’un végétal à un autre qui devient son
support. On appelle sujet ou porte greffe (PG) la plante qui reçoit le greffon.
Grâce au PG on peut cultiver des espèces dans des terrains qui ne leur conviennent
pas et pour lutter contre les parasites.
Pour les cultures maraîchères, on utilise le plus souvent le greffage en fente ou le
greffon est taillé en biseau.
Peut être pratiqué pour certaines espèces comme la tomate, le melon, le piment,
l’aubergine.
Ex :
- KVFN pour tomate et aubergine (le KVFN provient du croisement
Lycopersicum esculentum (VFN) x L. hirsutum (K).
IV - La plantation
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Le durcissage se traduit par une ↑ en matière sèche des plants et à durcir l’épiderme
des tissus.
On le commence généralement une semaine avant la transplantation en les
irrigations.
Certaines espèces doivent très habillés ( du feuillage pour la transpiration et
des racines).
le triage
le trempage dans une solution anticryptogamique
pralinage avec des hormones A.I.A, au gibbérellique
Exécution de la plantation
- Doit être effectué l’après midi au coucher du soleil par journée calme (pour
éviter la déshydratation) et suivie immédiat d’une irrigation.
- Si la plantation est à racines nues (≠en motte) ; il faut impérativement une
pré irrigation
- La profondeur de plantation varie :
+ Espèce à développement superficielle→ plantées flottante Ex :
fraisier, laitue
+ Plante à tiges plantées jusqu’à la base des premières feuilles →
émettent des racines adventives
+ Piment pas trop enterrés car sensible à l’asphyxie
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La fumure
L’azote est un élément essentiel pour une bonne croissance des tiges et des
feuilles de la plante et leur donne une couleur vert foncé. Un manque d’azote
donne des plants peu développés avec un feuillage réduit.
Le phosphore assure un bon développement des plantes, surtout de leur
racines et joue sur la maturité des fruits et la précocité des récoltes ; une
carence en cet élément provoque entre autre une maturation lente ainsi qu’un
développement des fruits et des graines.
Le potassium favorise le transport des matières de réserves dans la plante,
ainsi que le développement des racines, bulbes, et tubercules, et accroit la
résistance aux maladies.
La plante utilise le C, O2, et H2 de l’air et de l’eau du sol, mais les autres éléments
doivent se trouver en solution dans le sol pour qu’elle puisse les utiliser.
La présence et la disponibilité de ces éléments dans le sol en détermine la richesse
naturelle.
Malheureusement la plupart des sols sénégalais sont pauvres en plusieurs de ces
éléments et il faut les apporter en quantité suffisantes pour permettre une bonne
croissance et donc une bonne production de cultures.
Cet apport en éléments nutritifs ou la fumure des sols se fait avec des matières
organiques et avec des engrais chimiques.
En plus de leurs apports en éléments nutritifs, la matière organique joue un rôle très
important dans l’amélioration de la structure du sol et de sa capacité de rétention en
eau du sol.
Les M.O les plus utilisées sont le fumier, la poudre ou la coque d’arachide, et le
compost. Le fumier s’obtient par la fermentation des déjections d’animaux (volailles,
cheval, mouton, chèvre, bovin..) et de la litière.
Au Sénégal, les animaux sont souvent en divagation, ce qui rend difficile son
obtention.
Il faut mettre le fumier et la litière en tas et éviter leur desséchement.
Le fumier doit être décomposé avant son utilisation.
Bien que l’utilisation de la matière organique soit dominante dans les sols en
maraichage, il faut compléter cette fumure par des apports d’engrais chimiques dont
les éléments sont plus rapidement assimilables par la plante et beaucoup plus riches
en éléments minéraux.
La matière organique, complétée par des apports en engrais chimiques devront être
incorporés au sol par un bêchage, et constitue la fumure de fond.
Une fois que les plantes sont en développement, il faudra couvrir une partie de leurs
besoins en éléments nutritifs par des apports d’engrais chimiques en fumure
d’entretien que l’on incorpore légèrement par un léger griffage.
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Il s’agit de :
-Rotations
- Binage
- Buttage
- Désherbage
- Paillage
- Traitements phytosanitaires
1 – Rotations
Les légumes n'ont pas tous les mêmes besoins nutritifs et ils ne vont pas non plus
les rechercher à la même profondeur, d'ou l'intérêt de pratiquer une rotation des
cultures aussi appelé assolement. La culture d'une même catégorie de légumes
dans la même parcelle épuise celle-ci d'année en année et contribue aussi au
développement des maladies.
La rotation des cultures consiste donc à alterner sur plusieurs années la culture de
différentes catégories de légumes en fonction de leurs besoins spécifiques. Pour
mettre en œuvre cette méthode de culture, vous devrez séparer votre potager en
quatre parcelles sur lesquelles s'appliquera la rotation.
2- L’habillage
Consiste à couper une partie du feuillage et des racines en excès d’une plante qui
sort de la pépinière ; il se fait tout juste avant le repiquage dans le but de limiter les
pertes d’eau par transpiration et favoriser le développement des racines.
L’habillage peut entrainer des risques phytosanitaires, d’où la nécessité de toujours
repiquer les plants au bon moment.
Se pratique beaucoup avec l’oignon, le poireau, la laitue…
3 – Binage
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3 – Buttage
Consiste à accumuler une certaine quantité de terre aux pieds des plantes. Les
buttages ont pour but essentiel de favoriser la végétation, d’empêcher le
verdissement (pomme de terre), de soutenir le port des plantes, et pour favoriser le
développement de racines adventives (aubergine, tomate) il faut appliquer le buttage
assez tôt en une ou deux fois selon les cultures ; on profite également de cette
opération pour enlever les mauvaises herbes et apporter une fumure de couverture
ex : fenouil, pomme de terre.
Pour la pomme de terre il ne faut pas le faire après la formation des tubercules car
provoque une baisse de rendement, il doit être effectué au moment de la formation
des crochets (environ 40 jours après la levée) ; ainsi pour la pomme de terre il est
nécessaire d’effectuer 2 buttage, un après la levée et un autre 40 plus tard, tous
deux accompagnés d’apport de fertilisation de couverture.
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bonne heure ou bien le soir, il est également important de bien respecter les stades
de traitement :
Stade prélevé
Pré semis
Pré plantation
Post plantation (après plantation mais après la reprise)
Il est nécessaire de bien préparer le sol avant traitement, ceci facilite la bonne
répartition des produits.
5 – Paillage
Avantage du paillage
7 - Traitements phytosanitaires
Les cultures maraîchères sont attaquées par de nombreux ennemis qui occasionnent
chaque année des pertes de récoltes très importantes.
L’identification de ces ennemis, la méconnaissance des techniques de protection, le
manque ainsi que le cout du matériel d’application (pulvérisateur, poudreuse, ..) et
des pesticides posent des problèmes sérieux en milieu rural.
De ce fait en cas de doute, il est toujours préférable de consulter l’encadrement
technique compétent.
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On distingue les traitements préventifs et les traitements curatifs. Pour éviter d’avoir
des dégâts provoqués par des champignons, on pratique généralement des
traitements préventifs contre les maladies les plus courantes, certaines d’ailleurs ont
un spectre d’action assez large et peuvent être efficace contre 3 ou 4 maladies à la
fois.
Pour être efficace, un traitement doit être généralisé, c’est-à-dire intéresser toutes les
plantes et leurs différentes parties : ainsi les appareils à jets fins permettent d’y
arriver en plus d’une économie de produits de traitement.
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bassinage,
pré irrigation…
2. Biologique : c’est l’utilisation d’un parasite ou d’un prédateur
pour contrôler les déprédateurs.
3. Chimique : utilisation des pesticides
respectueux de l’environnement
respecter les délais de recolte
4. Intégrée : utilisation de plusieurs formes de lutte pour maintenir
l’ennemi à un seuil de tolérance économique.
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II - La récolte
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III - Le conditionnement
IV – Conservation
Elle a pour but d’éviter les pertes des produits et prolonger les périodes de
commercialisation de certaines espèces.
La durée de commercialisation : est conditionnée par plusieurs facteurs :
- L’espèce : ex la laitue et le chou fleur se conservent beaucoup moins en temps que
le chou et les tomates. La pastèque se conserve plus longtemps que les précédents
et beaucoup plus que le melon Cantaloup.
- La variété ex : tomate industrielle
- Le degré de maturité plus le fruit est mûr et –il se conserve longtemps
- La teneur en azote : plus le légume est riche en N et moins il se conserve bien. Ex :
il ne faut point récoler l’oignon et la pomme de terre quand la végétation est verte
car ce moment les tubercules sont riches en azote.
- La technique de récolte : les légumes blessés se conservent moins
- L’état sanitaire : les légumes sains se conservent plus longtemps que ceux
parasités. Il faut donc éviter de conserver des légumes infectés et ou même blessés
car trop vulnérables.
Le respect strict des itinéraires techniques avant la récolte (choix variétal, irrigation,
fertilisation, protection phytosanitaire et techniques de récolte) ----------►produits de
qualité, apte pour la conservation.
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- Le mode de conservation : une conservation sera plus longue pour des légumes
soumis à une conservation frigorifique que ceux conservés dans des locaux à une
température ambiante.
- L’époque de récolte : les légumes récoltés en été (hivernage) se conservent bien
que ceux récoltés en saison fraîches (question de température au moment de la
récolte).
V - La transformation
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