Les efforts du Maroc, sous la direction avisée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,
ont été consacrés à consolider la culture de la transformation numérique à tous les
niveaux et à investir dans les opportunités qu'elle offre pour ouvrir de nouveaux
horizons pour faire avancer la roue du développement de notre pays.
Sa Majesté a souligné à plusieurs reprises le rôle que joue le numérique dans le
renforcement de l'efficacité, l'amélioration de la qualité des services publics et
la facilitation de leur accès, ainsi que l'augmentation de la productivité et de la
compétitivité de l'économie. Il a également souligné la nécessité de généraliser la
gestion numérique de manière intégrée, permettant aux différents secteurs et
installations d'avoir un accès commun à l'information.
Dans le même contexte, le nouveau modèle de développement établi par le Maroc en
2019 aspire à investir dans tout le potentiel de transformation des technologies
numériques et à en faire un pilier fondamental et un catalyseur pour accélérer le
développement et permettre à de larges segments de citoyens d'en récolter les
bénéfices. Cela en a également fait l’un des piliers de l’amélioration des
relations de l’administration avec ses parties prenantes et de la reconstruction de
la confiance entre le citoyen et l’administration publique.
Ces tendances se sont inscrites dans les priorités du programme gouvernemental, qui
a fait de l’accélération de la transformation numérique l’un de ses principaux
objectifs. Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de
l’administration a été créé pour aborder dans cette optique ces ateliers
structurants.
L'adoption du choix de la numérisation a marqué de nombreux projets de réforme qui
ont permis de réaliser de nombreux gains, que ce soit au niveau de l'amélioration
des services fournis aux citoyens et aux entreprises, ou au niveau du renforcement
de l'efficacité de l'administration et de son efficience.
À cet égard, la loi n° 54.19, qui fait office de Charte des services publics, s'est
appuyée sur la numérisation pour établir un service public de qualité, accessible
et transparent. Il stipule que les établissements publics doivent adopter un code
d'identification unifié pour chaque établissement, utilisé dans tous leurs systèmes
d'information, et permettant de faciliter l'échange d'informations entre eux et
d'augmenter la qualité des services qu'ils fournissent.
La loi n° 55.19 relative à la simplification des procédures et procédures
administratives a également été élaborée et rédigée sur la base de la numérisation
comme mécanisme pour activer cette loi et atteindre ses objectifs de renforcement
de la confiance entre l'administration et ceux qui s'en occupent.
Conformément à cette tendance, le ministère prépare une feuille de route à court,
moyen et long terme, intégrant différents plans sectoriels pour la transformation
numérique du parcours du service public, qu'il soit citoyen ou entreprise. Dans sa
formulation, ce document s'appuie sur une méthodologie unifiée centrée sur
l'utilité et basée sur les piliers de la gestion numérique, tels que la
gouvernance, les compétences numériques, l'interopérabilité, les infrastructures et
plateformes communes, ainsi que la standardisation et la gestion des données.
En parallèle, le ministère prépare une stratégie intégrée de transformation
numérique en concertation avec les acteurs concernés. Ce dernier vise à construire
une société et une économie numériques globales et intégrées capables d’améliorer
la qualité de vie des citoyens.