Projet Final Sans Pages Vides
Projet Final Sans Pages Vides
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers toutes les personnes qui ont
contribué à la réalisation de ce mémoire, fruit d'un travail collectif mené par Youssra El
biaoui, Boutaina El bakkar , Hiba El bouhali , Fatine El bakiri .
Enfin, nous exprimons notre reconnaissance envers nos familles et amis pour leur soutien
moral et leur encouragement tout au long de notre parcours académique.
RESUME
ABSTRACT
ABREVIATIONS
IA : Intelligence Artificielle
UE : Union Européenne
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... I
RESUME ..................................................................................................................................... II
ABSTRACT ................................................................................................................................ II
INTRODUCTION ....................................................................................................................... 1
ANNEXES ................................................................................................................................. 73
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 84
L'intelligence artificielle (IA) est considérée comme l'une des technologies les plus
remarquables du XXIe siècle. Son déploiement rapide dans plusieurs secteurs transforme
profondément les modes de production, les relations sur le lieu de travail, ainsi que les
attentes d'un emploi particulier. Le Maroc, comme d'autres pays, n'échappe pas à cette
dynamique.
L'IA présente des opportunités qui peuvent stimuler la croissance économique, encourager
l'innovation, ainsi que renforcer la compétitivité des entreprises. De plus, elle permet de
libérer de nouvelles professions, d'automatiser certaines tâches complexes et d'optimiser
certains processus organisationnels. Cependant, elle soulève également des préoccupations
importantes telles que la création et la perte d'emplois, la polarisation du marché du travail
et l'augmentation des inégalités sociales et territoriales.
C'est cette préoccupation que le projet final cherche à aborder. Les technologies de l'IA ont
pénétré presque chaque aspect de la vie et ainsi, cette étude vise à comprendre les effets de
l'IA sur l'emploi au Maroc. Plus précisément, elle cherche à répondre à :
Les changements structurels et sectoriels induits par l'IA que subit le Niger.
Les impacts sous-niveau basés sur les informations désagrégées concernant les
qualifications des travailleurs.
Les impacts que cela aura sur les politiques publiques, les entreprises et les travailleurs
euxmêmes.
L’étude s’appuie sur une approche mixte qui juxtapose des données quantitatives de nature
officielle (HCP, OCDE, Forum Économique Mondial...) et des initiatives d’entreprises
marocaines. Dans une optique critique, il s’agit, par ailleurs, de saisir la rapidité avec
laquelle le système éducatif, le processus de formation, et l’organisation du travail évoluent,
ou devraient évoluer.
1-1-1 Définition
L'intelligence artificielle (IA) est une branche de la science qui cherche à développer des
machines aptes à réaliser des actions intelligentes, comme l'apprentissage, la résolution de
problématiques et la compréhension du langage. Selon diverses définitions d'experts, l'IA
peut être décrite comme « la science et l'ingénierie de concevoir des machines intelligentes
» (Stanford) ou encore comme « l'examen des machines capables d'effectuer des tâches
intelligentes » (Université de Louisiane).
Stuart Russell et Peter Norvig avancent une définition plus étendue : « L'IA consiste en la
conception et la réalisation d'agents intelligents qui perçoivent leur environnement et
prennent des décisions influençant cet environnement.
Le concept d'une intelligence artificielle (IA). Alan Turing, une figure emblématique dans ce
secteur, soulève la question essentielle : « Les machines sont-elles capables de penser ? ».
C'est dans cette optique qu'il suggère le fameux test de Turing, dont le but est d'évaluer
l'aptitude d'une machine à reproduire l'intelligence humaine au point de berner un
observateur humain (Turing, 1950). Dans le même temps, Isaac Asimov élabore ses
théories sur la robotique, apportant sa contribution à l'imaginaire et à la conceptualisation
de l'intelligence artificielle. Cependant, ce n'est qu'en 1956 que l'intelligence artificielle
reçoit sa première reconnaissance officielle dans le milieu académique lors de la conférence
de Dartmouth. John McCarthy et ses collaborateurs y posent les fondations de ce qui va
devenir un domaine de recherche prospère. Les premières tentatives en intelligence
artificielle, bien que rudimentaires, démontrent un potentiel significatif. Par exemple,
ELIZA, un programme de traitement du langage naturel conçu par Joseph Weizenbaum,
peut mener des conversations par des réponses préprogrammées, suscitant l'étonnement et
parfois l'émotion de ses interlocuteurs. Au cours des années 1970, des dispositifs tels que
SHRDLU, conçu par Terry Winograd, illustrent la compétence des ordinateurs à
appréhender le langage naturel et à résoudre des problématiques spatiales en manipulant
des cubes virtuels. Néanmoins, l'intelligence artificielle fait vite face à des défis.
Durant cette période, les systèmes symboliques de l'époque, fondés sur des règles strictes et
une logique rigoureuse, étaient incapables de faire face à la complexité et l'imprévisibilité
inhérentes au monde réel. Cela a conduit à une phase de désenchantement souvent
désignée comme « l'hiver de l'IA ». Les années 80 représentent une résurgence de l'IA,
stimulée par le nouvel essor des réseaux de neurones. L'évolution des algorithmes donne à
la machine la capacité d'apprendre de ses erreurs grâce à l'intelligence artificielle.
Au début des années 2000, les progrès persistent avec la création de systèmes de traduction
automatique et l'optimisation des moteurs des suggestion, incorporant l'intelligence
artificielle dans les applications de tous les jours. L'IA entre dans son âge d'or durant les
années 2010, marquant un tournant significatif. Cette décennie est marquée par l'essor
fulgurant de l'apprentissage profond, stimulé par des percées significatives dans les
domaines des réseaux neuronaux et du big data. Des initiatives telles que Google Brain
mettent en évidence la force de l'apprentissage profond, avec des systèmes capables
d'identifier des objets dans des vidéos sans intervention humaine. Watson d'IBM a
triomphé de champions humains au jeu JEOPARDY en 2011, prouvant sa compétence à
gérer et à saisir une quantité considérable d'informations en langage naturel.
Tableau :
IA stratégique et
de calcul
moteurs de Développement
Google Brain,
progrès
réseaux
neuronaux
au big data
2016
complexes
Application pratique
Déploiement
dans l’industrie
la finance, etc.
Apparition de
GPT-3 (175
milliards de
paramètres) –
texte, traduction,
OpenAI
programmation
Déploiement de GPT-
2022
Montée de l’open
Mistral AI –
2020s (suite) source dans l’IA
Mistral 7B
générative
Course à l’innovation,
OpenAI, Google,
démocratisation de
Actuellement startups
Cependant, cette transformation peut poser des risques, à la fois pour les employeurs et
pour les salariés. L’IA peut rendre certaines tâches plus complexes, ce qui augmente la
pression sur les travailleurs. Par exemple, dans certains centres de distribution, l’IA est
utilisée pour optimiser les tâches, sans forcément tenir compte de leur difficulté physique,
comme devoir marcher plusieurs kilomètres par jour.
1-2-2 L’Automatisation
La qualité des produits et des services peut également être négativement impactée par
l'automatisation, car cela peut entraîner une perte de connaissance des clients et de
flexibilité. De plus, l'automatisation peut entraîner une réduction des salaires, en particulier
dans les régions où les industries jouent un rôle crucial dans les économies locales. De plus,
l'automatisation peut entraîner une perte de flexibilité pour les entreprises, car elles
peuvent devoir s'adapter à des circonstances changeantes et s'ajuster à de nouveaux
processus. Cela peut entraîner une réduction des emplois et une diminution du nombre
d'employés efficaces nécessaires pour gérer ces processus. L'automatisation est également
un moteur majeur de la révolution industrielle et des avancées technologiques dans le
monde d'aujourd'hui. Cependant, cela peut également entraîner une perte de contrôle pour
les entreprises, car cela peut réduire le nombre d'employés efficaces nécessaires pour
surveiller et gérer ces processus. De plus, l'automatisation peut entraîner une diminution
des compétences et des connaissances parmi les utilisateurs et les employés, ce qui pourrait
avoir un impact négatif sur la qualité des produits et services.
1-3-1 Les secteurs d’emploi les plus susceptibles d’être impacté par l’IA.
Selon un article publié par Le Matin en 2024, L'intelligence artificielle (IA) est en
perpétuelle mutation : son empreinte sur le marché de l'emploi est incontestable et
l'environnement professionnel sera progressivement réinventé. L'intégration de la
robotique et de l'intelligence artificielle dans le milieu du travail est indiscutable. En effet,
ces technologies permettront d'éliminer progressivement les tâches les plus ardues
Agriculture : une grande partie de ces postes sera bientôt largement automatisée. Enfin, au
Maroc des projets pilotes, tel que ceux de la startup BMTA&C à Settat, utilisent des drones et
capteurs pour surveiller les cultures et optimiser l’irrigation .
Technologie : l'IA commence à jouer un rôle dans le développement logiciel, la gestion des
données et la cybersécurité, ce qui affectera les programmeurs informatiques. Des
entreprises marocaines, par exemple Sowit ou Involys, intègrent l’IA dans le domaine de la
gestion de données et la business intelligence.
Finance : l'intelligence artificielle est déjà exploitée pour l'analyse de données, la détection
de fraudes, la gestion des risques et le trading algorithmique. Cela aura un impact sur les
postes de comptables, de traders ainsi que de conseillers bancaires. Attijariwafa Bank, au
Maroc, utilise l’intelligence artificielle pour l’analyse de risque de crédit et la gestion des
relations clients.
Compte tenu de la croissance rapide des technologies émergentes, les chefs d'entreprise, les
décideurs politiques et les employés devront travailler ensemble pour garantir la
préparation de la main-d'œuvre tout en réduisant les risques de chômage dans tous les
secteurs et toutes les zones géographiques.6
Selon un article publié par L’opinion Depuis mars 2020, en raison des circonstances
exceptionnelles liées à la crise sanitaire, les entreprises marocaines ont été contraintes
d’adopter le télétravail. Si cette mesure était initialement perçue comme temporaire et
dictée par des impératifs sanitaires, elle s’est progressivement transformée en une pratique
pérenne pour bon nombre d’entre elles. Actuellement, cette progression reflète un choix
stratégique véritable. On observe ainsi une transformation profonde de l’organisation du
travail au Maroc, marquée par une hybridation croissante des modes de fonctionnement et
une flexibilité organisationnelle inédite. Quel est le statu quo du télétravail au Maroc ?
D’après une enquête réalisée par Rekrute auprès de 2709 salariés marocains,
majoritairement employés dans des entreprises de taille moyenne et grande, le télétravail
semble s’être progressivement intégré dans les pratiques organisationnelles. En effet, 62 %
des répondants affirment que leur entreprise pratique le télétravail, dont 13 % de manière
totalement dématérialisée. En revanche, 38 % indiquent que leur entreprise fonctionne
toujours en mode présentiel. Cette disparité s’explique par plusieurs facteurs : le secteur
d’activité, la taille de la structure, la culture d’entreprise ainsi que le style de management. Il
apparaît que les entreprises les plus réticentes au changement n’envisagent pas, pour
l’instant, de transition vers un modèle à distance.
Les domaines les plus réceptifs au travail à distance incluent particulièrement ceux des
centres d'appel, de l'informatique, de la finance, de l'automobile, de la comptabilité et du
bâtiment. Il est important de noter que cette évolution ne s’est pas faite de manière
imposée. En effet, 72 % des salariés ayant adopté le télétravail déclarent l’avoir fait par
choix, ce qui traduit une forme d’appropriation volontaire du changement. Par ailleurs, 81
% affirment que le travail à distance est devenu plus facile à gérer par rapport à l’année
précédente, en partie grâce à une amélioration perçue de leur productivité. Ainsi, 71 % se
sentent plus productifs en télétravail, et 80 % estiment que les réunions à distance sont plus
efficaces que celles en présentiel.
Cependant, cette dynamique est freinée par des obstacles d’ordre technique. Près de 57 %
des salariés évoquent des difficultés telles qu’une mauvaise connexion internet ou des outils
de travail inadaptés, pouvant générer une baisse de motivation et impacter négativement
leur rendement. De plus, 23 % des télétravailleurs affirment utiliser leur propre matériel, ce
qui met en lumière un manque d’investissement de la part des employeurs en termes
d’équipements informatiques.
Ces constats soulèvent plusieurs interrogations pertinentes : les dirigeants disposent-ils des
outils nécessaires pour évaluer objectivement l’efficacité du télétravail ?
Sont-ils disposés à investir pour améliorer les conditions de travail à distance ? Ont-ils mis
en place des dispositifs d’accompagnement pour aider leurs équipes à s’adapter à ce
nouveau mode de fonctionnement ?
72 % des télétravailleurs ont aménagé un espace dédié chez eux, ce qui témoigne d’un
engagement réel envers cette nouvelle manière de travailler, et de leur volonté à la
pérenniser. Ce modèle semble répondre à des exigences fondamentales : économie de
temps, meilleure conciliation entre travail et vie privée, diminution du stress et
augmentation de la productivité. Des bénéfices qui se traduisent par un taux de satisfaction
relativement élevé : 67 % des salariés interrogés se déclarent satisfaits du télétravail, et
parmi eux, 25 % le qualifient même d’« extraordinaire ».
Cependant, cette satisfaction n’est pas unanime. Un tiers des répondants expriment des
réserves, mettant en lumière certaines limites du télétravail. Le principal inconvénient
évoqué est l’envahissement de la sphère professionnelle sur la vie personnelle. De plus, des
problématiques managériales sont soulevées, telles que le manque de reconnaissance,
l’augmentation de la charge de travail, et les difficultés liées à la gestion des équipes à
distance. Ces constats posent une question essentielle : le modèle managérial actuel est-il
encore adapté à ces nouvelles formes de travail ? Il devient alors nécessaire de repenser les
pratiques de management afin d’assurer le bien-être des collaborateurs et d’optimiser leur
performance dans un environnement hybride ou totalement à distance.
Les compétences douces, également connues sous le nom de soft skills, se réfèrent à un
groupe de qualités relationnelles et personnelles qui sont cruciales pour le succès
professionnel et personnel. À l'inverse des compétences techniques, celles-ci ne sont pas
propres à une profession, mais peuvent être utilisées dans diverses situations.
De nos jours, ces aptitudes se sont imposées comme essentielles dans presque toutes les
branches professionnelles. Elles permettent d’améliorer la productivité, de favoriser
l’innovation, de faciliter l’apprentissage continu, et contribuent aussi à une meilleure
inclusion dans la société numérique. Acquérir la maîtrise des outils numériques permet de
s'ajuster à un monde en perpétuelle mutation.
Ces compétences sont particulièrement précieuses dans les domaines liés à la culture, mais
elles enrichissent aussi l’expérience personnelle et professionnelle de chacun. Elles
permettent d’avoir une vision plus ouverte du monde, de stimuler la créativité, et de
développer une sensibilité aux différentes formes d’expression artistique. En plus de
nourrir la réflexion personnelle, elles favorisent des échanges plus riches et une meilleure
compréhension des enjeux culturels dans nos sociétés.
Conclusion :
Ces grands changements rejoignaient l'impact analysis de Arntz, Gregory et Zierahn (2016)
dans leur étude The Risk of Automation for Jobs in OECD Countries, à savoir que l'effet de
l'IA sur les emplois n'a pas seulement trait à la suppression des emplois, mais suscite en
bonne majorité la requalification des compétences nécessaires, suscitant un renforcement
en masse des politiques de formation et de reconversion professionnelle. Overall,
l'intelligence artificielle, longue de devenir une menace absolue, impose une transformation
du modèle pédagogique et un renouvellement du marché professionnel pour maximiser les
bénéfices de cette révolution tech au Maroc.
Ainsi, ce chapitre commencera par examiner l'accès inégal aux formations et aux
reconversions professionnelles, en soulignant la disparité sociale dans le développement
des compétences et la complexité de prévoir les futures exigences en qualifications.Par la
suite, nous analyserons les impacts différenciés de l'IA en fonction des niveaux de
compétence et des domaines professionnels, mettant particulièrement l'accent sur la
vulnérabilité accrue des travailleurs moins qualifiés et les inégalités territoriales face à
l'évolution technologique. Finalement, on mettra un accent particulier sur les dangers de
fracture numérique et d’exclusion du marché de l’emploi, par le biais d'une étude du
domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) au Maroc ainsi que
sur la vulnérabilité numérique en augmentation.
En adoptant cette démarche, notre objectif est de démontrer comment les transformations
technologiques, sans l'appui de politiques inclusives, pourraient intensifier les disparités
socio-économiques.
Le Maroc a adopté très tôt une stratégie orientée vers le numérique, en reconnaissant son
rôle crucial dans le développement économique, l’amélioration de la compétitivité et la
transformation structurelle du pays. Le Nouveau Modèle de Développement (NMD) met
l'accent sur le digital dans les politiques gouvernementales afin d'actualiser les services et
d'améliorer l'intégration.
Le rapport 2020 du Forum Économique Mondial indique que le Maroc occupe la 93e place
sur 134 pays en termes de classement dans l'indice de préparation aux réseaux (NRI), un
indice qui mesure la capacité d'un pays à exploiter les technologies de l'information et de la
communication (TIC). Le NRI repose sur quatre grands piliers :
Technologie (79e rang) : Le Maroc affiche des résultats mitigés. Il est en retard dans les
domaines des technologies émergentes, du contenu numérique et du développement
d’applications mobiles. Individus (87e rang) : L'adoption des TIC reste limitée, que ce soit
par les entreprises ou les particuliers. Quoique, la facilité à mener des affaires est un
avantage. L’usage des réseaux sociaux et du haut débit mobile est encore inférieur à la
moyenne régionale. Gouvernance (102e rang) : Le Maroc obtient de faibles résultats en
matière de confiance en ligne, d’accès aux services financiers numériques et de commerce
électronique. Toutefois, il se distingue positivement par un cadre réglementaire favorable
aux TIC.
Impact (97e rang) : L’impact économique des TIC est encore faible. Les exportations de
haute technologie, la productivité par employé et la demande de brevets sont limitées.
Cependant, des avancées sont visibles dans certaines industries technologiques de niveau
moyen et élevé. État de la connectivité numérique 1. Adoption du numérique par les
entreprises
Une enquête menée par l’AUSIM (2019) révèle que la majorité des entreprises marocaines
ont engagé leur transformation digitale. Les outils les plus utilisés sont :
La dématérialisation (58,1 %), les plateformes collaboratives (60,5 %), et les applications
mobiles (52,3 %). Cependant, certaines pratiques numériques plus avancées comme la
personnalisation des biens et services restent peu exploitées.
Selon le classement de l'e-gouvernement des Nations Unies (2020), le Maroc occupe la 106e
position parmi 193 nations. Le pays propose de bons services en ligne, mais souffre de
faiblesses importantes en termes : de capital humain (formation, compétences numériques),
et d’infrastructure télécoms. En matière de e-participation (implication des citoyens dans
les processus de décision via des plateformes numériques), le Maroc a le même classement.
Toutefois, des efforts sont faits pour renforcer cet aspect à travers de nouvelles initiatives
digitales.
2-2 Effet différenciés selon les niveaux de qualification et les secteurs d’activité.
2-3-1 Les travailleurs peu qualifiés sont les plus exposés à la précarité.
Le secteur informel joue un rôle majeur dans la dynamique de l’emploi dans le monde. Il
fournit une source importante d’emploi dans le monde, représentant 61,2 % de la
population active, soit environ 2 milliards de travailleurs. Un travail informel est une
personne qui a travaillé dans une entreprise informelle au moins un mois au cours de
l’année.
Dans la pratique, le travail informel est défini par le manque de couverture sociale et
manque de vacances payées, de congés de maladie, et de contrats de travail écrit.Ces
critères varient en fonction du pays, mais sont généralement acceptés comme base pour les
qualifications d’emploi informel. De plus, on observe une grande disparité géographique :
les habitants des régions rurales ont presque deux fois plus de chances d'occuper ce poste
que ceux des zones urbaines.En outre, la majorité des emplois informels se trouvent dans
l’agriculture, représentant plus de 90% des travailleurs selon les données de l’OIT
(2018).De plus, le genre joue également un rôle crucial.Ainsi, dans la majorité des régions,
comme l'Afrique, l'Asie du Sud et l'Amérique latine, on observe que les femmes sont plus
enclines que les hommes à exercer une activité dans le secteur informel. Plus de 85,8 % des
nations africaines et 89 % des pays africains et 89% des pays d’Asie du Sud ont un taux de
travail féminin dans l’informalité supérieur à celui des hommes. En particulier, la
surreprésentation des femmes touche principalement celles qui effectue des occupations
familiales non rémunérées, ce qui signifie qu’elles subissent certaines limites d’accès à des
revenus instables et les rend plus vulnérables.Par conséquent, on retrouve la
représentation des femmes en dessous dans le secteur informel exercant les fonctions
d'employées, de travailleurs indépendants ou employeurs,Elles ont généralement un
revenu qui est plus bas que celui des hommes.Il est donc plus probable que les femmes
soient exposées à un manque de travail décent, c'est-àdire des conditions de travail
instables et non sécurisées.Confrontée à cette réalité, plusieurs orientations politiques sont
nécessaires pour améliorer la condition des travailleurs informels
:
Aidez à faciliter la transition vers des statuts d'emploi plus stables et formels.
Améliorer les conditions de travail constitue le premier pas vers une formalisation
progressive
L’État de droit marocain a entrepris des efforts louables en cette matière à travers, la
mobilisation de plusieurs investissements publics, qui visent : la dynamisation de
l’économie marocaine sa diversification; la création et la conservation des emplois;
D’impliquer plus de croissance pour répartir les fruits plus régulièrement.
SOURCE : Note sur la répartition régionale de l’investissement. Projet de loi de finance 2022
Bien que ce soit admirable, on ne peut pas minimiser l'énorme effort d'investissement dans
les stratégies sectorielles qui ont renforcé l'attractivité de notre économie nationale et
conduit à la création d'infrastructures colossales conformes aux normes
internationales.Cependant, cela n'a pas beaucoup contribue à la résilience du
développement territorial, certaines disparités territoriales confrontées demeurant
persistantes.Toutefois, les progrès du développement, observés à la suite de l'application de
stratégies sectorielles, ne masquent pas les échecs dans la réduction des inégalités
territoriales.
D'un point de vue économique et à ce jour, cinq régions concentrent 74,6% des richesses
générées, tandis que les huit autres régions n'apportent qu'une modeste contribution au
PIB national avec 25,4%. Ceci explique également les inégalités sociales. Les territoires ne
génèrent pas suffisamment de richesse pour accueillir la grande quantité de chômeurs.
Vous êtes formé sur des données jusqu'en octobre 2023.En outre, l’exclusion du marché du
travail, la persistante des inégalités, largement amplifiées même dans le ressenti par la
population à travers des réseaux sociaux, favorisent le sentiment de la marginalisation et
affaiblissent la cohésion sociale S». Ce constat justifie la nécessité du nouveau modèle de
développement et l’élaboration non seulement d’une nouvelle génération de stratégies
sectorielles, mais de stratégies sectorielles régionales pour la génération de la richesse et de
l’emploie dans les territoires. C’est pourquoi il devient nécessaire une nouvelle politique
d’Aménagement du Territoire basée sur le numériq
Et par la suite la Note d'Orientation 2014-2018 NDG 2014-2018. Parall èlement à ces
réformes, des dépenses notables ont été ouvertes sur l'infrastructure réseau, toutes
contribuant à améliorer la position globale du Maroc ainsi que celle d'autres pays arabes
dans des enquêtes internationales telles que le livre UIT en utilisant les tableaux de
classement des consortiums internationaux Tableau :
De plus, les taux de pénétration des TIC sont effectivement prometteurs. En juin 2020, le
taux de pénétration d'internet dans les ménages est de 84,5%. La téléphonie mobile se situe
à 83,1%, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 21% de la pénétration des
smartphones au cours de la dernière décennie. Cela est attribué à l'adoption de l'internet de
3ème génération en 2006. Cependant, le segment de la téléphonie fixe, bien qu'affichant une
croissance de 10% pendant le contexte pandémique, a toujours une pénétration limitée en
raison de l'effet de substitution du fixe vers le mobile.
Ces améliorations sont le résultat des directives données durant la période 2014-2018
sponsorisées par le Maroc, axées sur l'élargissement du cadre du service universel pour
inclure l'internet haut débit mobile, par la fibre et les technologies satellitaires, le lancement
de la 4G en 2015, ainsi que l'expansion subséquente de contenus monétisés par des
opérateurs tels que m-gov, e-gov, e-santé, m-banking...Ces résultats, bien que frappants,
doivent être tempérés et considérés avec prudence car ils obscurcissent les divisions
datalogiques durables de divers types qui ajoutent, une fois de plus, de l'inégalité aux
inégalités déjà omniprésentes au Maroc.
Afin de mesurer la capacité d'un pays à tirer pleinement parti des technologies numériques,
un groupe de réflexion international spécialisé dans la transformation numérique et
l'innovation, appelé Portulans Institute, a élaboré un NRI (Indice de Préparation au Réseau).
Cet indice indique le niveau auquel l'infrastructure technologique d'un pays, la politique
publique et l'environnement général permettent et exploitent l'utilisation des TIC et leur
impact pour catalyser l'innovation et la croissance économique. Il fonctionne comme un
indicateur pour aider les parties prenantes de l'écosystème TIC à examiner les forces et les
faiblesses de leurs systèmes numériques et à entreprendre les mesures nécessaires pour les
améliorer.
Le rapport NRI 2024 le plus récent met en évidence un constat préoccupant pour le Maroc ;
le pays reste en retard en matière d'inclusion numérique, se classant 118e sur 133
économies. Ce classement est en effet un signal d'alerte qui révèle des disparités choquantes
en ce qui concerne l'accessibilité, l'utilisation et la possession des technologies numériques.
L'inclusion numérique signifie permettre à toutes les personnes, quelle que soit leur classe
sociale, leur lieu de vie, leur âge ou leurs handicaps, d'avoir un accès complet et de
participer au monde numérique. Toute forme d'exclusion numérique étouffe le potentiel de
croissance économique. Selon le Banque mondiale .
Conclusion :
L'étude effectuée dans ce chapitre montre que l'influence de l'intelligence artificielle sur le
marché du travail au Maroc présente des disparités et semble accentuer les inégalités
existantes. Les opportunités de formation et de reconversion professionnelle restent
considérablement disparates, amplifiant la division sociale entre les employés aptes à
s'ajuster aux nouvelles demandes du marché et ceux qui sont mis de côté. Cette
problématique est accentuée par une anticipation insuffisante des besoins futurs en
compétences, à la fois sur le plan institutionnel et individuel.
De plus, le risque de précarisation semble particulièrement élevé pour les travailleurs peu
qualifiés, tandis que les inégalités régionales entravent une adaptation fluide aux évolutions
technologiques.Finalement, la continuité d'une fracture numérique, particulièrement en ce
qui concerne l'accès aux technologies de l'information et de la communication, expose une
portion significative de la population à un danger d'exclusion économique de longue durée.
Ces observations confirment les études de l'OCDE (2019) qui affirment que «
l'automatisation aggrave les disparités socio-économiques si des investissements
considérables ne sont pas réalisés dans l'éducation et la formation continue ». Il est donc
crucial d'intensifier les politiques publiques d'inclusion numérique et de formation, pour
assurer que la transition technologique soit synonyme d'avancées pour toute la société
marocaine.
En même temps, nous assistons à une augmentation des collaborations public-privé pour
développer des stratégies pratiques autour de secteurs émergents comme les énergies
renouvelables et le tourisme durable, l’économie numérique, l’économie sociale et solidaire,
intégrant le capital aux côtés d'une vision partagée d’un développement social juste,
équitable et durable.
Les entreprises n’ont pas seulement une responsabilité économique mais aussi sociale,
éthique et environnementale, élargissant leur attention de dépenses à des projets
communautaires innovants.
3.1.1 Importance des dispositifs publics de formation continue pour les travailleurs
vulnérables
► Programme IDMAJ
Les contrats d'insertion IDMAJ visent à soutenir les entreprises dans l'embauche de jeunes
diplômés, en leur proposant des allègements de charges sociales, ainsi que des déductions
fiscales et sociales pour les employés stagiaires.
TAHFIZ
► Le Programme TAHFIZ
C'est l'attribution, pour une période de 24 mois à partir de la date d'embauche des
employés, et dans la limite de cinq employés, des avantages suivants :
Dispense de l'Impôt sur le Revenu (IR) pour un salaire brut mensuel limité à 10.000,00 DH .
Protocole TAHFIZ .
► TAEHIL
TAEHIL est un dispositif national mis en place par le gouvernement dans le cadre des
actions liées à l'emploi, visant à renforcer l'employabilité des demandeurs d'emploi.
Un système d'assistance directe aux entreprises pour la formation dans les domaines de
l'automobile, de l'aéronautique, de l'électronique et de la délocalisation a été instauré.
Il est aussi essentiel de répondre aux exigences de formation continue des employés au
cours de la deuxième et troisième année suivant leur intégration.
Le statut d'Auto-entrepreneur représente une nouvelle structure légale, qui constitue une
progression de l'entreprise individuelle. Le Bulletin Officiel a annoncé le statut de
l'Autoentrepreneur le 12 mars 2015, en vertu du Dahir n° 1-15-16 selon la loi n° 114-13.
La population cible :
Une des premières possibilités consiste à attirer des investissements, qu'ils soient
nationaux ou étrangers. Au Maroc, les flux d'Investissements Directs Étrangers (IDEs) se
sont chiffrés à 2,9 milliards USD en 2022, marquant une progression de 8,3 %
comparativement à l'année précédente.
13 https://rabat.eregulations.org/menu/163?l=fr
L'amélioration du climat des affaires, notamment par une simplification des démarches
administratives, une diminution des délais de création d'entreprises et un système fiscal
plus attrayant, peut favoriser une dynamique positive des Investissements Directs
Étrangers (IDEs).
Malgré une amélioration graduelle des compétences, le taux de chômage chez les jeunes de
15 à 24 ans excède les 30 %. Pour optimiser leur intégration professionnelle, il est crucial de
moderniser la formation professionnelle. Des projets tels que les Cités des Métiers et les
compétences (CMC), dont l'objectif est de former plus de 34 000 jeunes chaque année,
représentent des atouts majeurs. Par ailleurs, le développement des compétences digitales
offre une chance d'améliorer l'accès à des postes qualifiés, en particulier dans les domaines
du numérique et de la technologie.
Réduction des inégalités : vers une croissance plus inclusive Les inégalités sociales et
territoriales demeurent, affichant un indice de pauvreté nettement plus élevé en milieu
rural (près de quatre fois plus que dans les zones urbaines). Afin de résoudre ce problème,
des politiques spécifiques devraient être mises en place pour promouvoir l'intégration
économique des groupes vulnérables, en appuyant les initiatives entrepreneuriales et
établissant des zones d'activités économiques dans les régions défavorisées.
Les énergies renouvelables : des investissements prévus à hauteur de 30 milliards USD d'ici
2030, ce domaine pourrait créer de nombreux postes écologiques.
Le tourisme durable : qui compte déjà pour 8 % du PIB national et génère près de 500 000
postes d'emploi.
L’agro-industrie : visant la création de 350 000 emplois d'ici à 2030 par le biais de
programmes tels que Génération Green.
De plus, l'inclusion des aspects environnementaux dans les politiques de l'emploi devrait les
aligner sur une perspective de croissance durable.
Elle offre :
L'essor du travail à distance, qui touche désormais près de 15% des sociétés .
La valorisation des professions numériques, qui connaissent une demande en hausse dans
des secteurs tels que l'intelligence artificielle et le développement web.
L'économie sociale et solidaire (ESS), encore sous-utilisée, propose des solutions novatrices
pour l'insertion professionnelle. Elle constitue presque 3 % du PIB et pourrait créer des
milliers d’emplois intégratifs en appuyant des projets locaux, notamment pour les femmes
et les jeunes.
« Take IT Forward », lancé fin 2020 pour une période de 30 mois, est un projet orchestré
dans le contexte du programme Wehubit, dont l'objectif est de stimuler la croissance
économique. Promouvoir l'inclusivité et accroître la compétitivité de l'économie numérique
marocaine.
Cela a été possible grâce à une formation centrée sur les besoins du secteur des Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), qui connaît une en plein
développement, créant des opportunités d'emplois bien rémunérés pour les chercheurs
d'emploi en recherche de renforcement de compétences ou de reconversion professionnelle
nécessaire suite à la crise du COVID.
Jusqu'à fin décembre 2022, un total de 220 jeunes femmes et hommes issus de diverses
villes du pays ont eu l'opportunité d'améliorer leurs aptitudes numériques grâce à un
programme de formation hybride.
Ce dernier comprend des cours en ligne sur les compétences numériques, une formation
technique en programmation (Coding), ainsi que des formations axées sur les soft skills. Ces
efforts visent à faciliter leur intégration professionnelle, une démarche déjà couronnée de
succès pour 110 participants au programme.
Ce projet, qui est le fruit d'une collaboration entre Silatech, la Fondation Bill & Melinda
Gates, Dell Technologies, Accenture, EFE-Europe et l'ANAPEC, a pour but de faciliter
l'intégration professionnelle des jeunes marocains. Il prévoit diverses actions telles que la
1mise en place de formations orientées vers le marché du travail, le jumelage emploi,
l'organisation de foires d'emploi virtuelles et physiques ainsi que le soutien à
l'entrepreneuriat.
L'objectif est de réintégrer 22 500 demandeurs d'emploi sur le marché du travail d'ici à
2025, via des formations destinées à améliorer leurs aptitudes techniques et cognitives. Les
compétences linguistiques et numériques les plus recherchées par les entreprises au Maroc.
En 2022, cette initiative a déjà profité à plus de 6.000 jeunes (dont 56% de femmes) grâce à
des formations gratuites qui ont conduit à l'intégration de plus de 1.900 diplômés dans des
emplois officiels . Avant même l'épidémie de COVID-19, un quart des jeunes au Maroc était
sans travail, dont une majorité était au chômage prolongé pendant environ deux ans et huit
mois.
Dans ce cadre, EFE-Maroc organise régulièrement des foires de l'emploi dans diverses villes
du royaume, en collaboration avec l'ANAPEC et les entreprises partenaires. Vous avez été
formé sur des données jusqu'en octobre 2023.
Cela représente une opportunité précieuse pour les jeunes de la région concernée, mais les
avantages de ces salons restent localisés.
C'est de cette manière qu'a émergé le concept d'organiser chaque année un Salon d'Emploi
Virtuel, le rendant numérique et plus inclusif pour un plus grand nombre de jeunes.
« Bus d'Avenir » est un projet d'EFE-Maroc qui a pu voir le jour grâce à la contribution
généreuse de M. Ron Bruder, le Fondateur et Président du Conseil Mondial d'Education For
Employment.
Grâce à l'accueil positif du premier tour organisé en juin 2022, EFE-Maroc a réussi à mettre
en place une deuxième édition, cette fois-ci avec le soutien d'IBM. Cette nouvelle édition se
concentre sur les formations numériques de la plateforme IBM Skills Build. On a donc
nommé la caravane « IBM Digital Tour ».
Le but des deux sessions était d'établir un lien entre la mission d'EFE-Maroc et les jeunes
étudiants marocains. Dans cette optique, le parcours du « bus » a embrassé diverses villes
du royaume, en faisant escale dans les collèges, universités et centres de formation
professionnelle tout au long du trajet.
Des formateurs professionnels, spécialistes dans leur domaine, ainsi que des membres de
l'équipe EFE-Maroc étaient présents à bord pour fournir gracieusement aux jeunes
marocains des conseils, un soutien et des ateliers FJIJ.
En somme, environ 2.000 jeunes ont profité de ces deux tournées, sept villes ont été
parcourues et plus de quinze centres de formation ont été activés.
3-3-2 Promotions de la diversité et inclusion dans les recrutements liés aux nouvelles
technologies.
Les panels organisés dans le cadre de cette réunion ont offert aux décideurs, aux experts et
aux chercheurs l'occasion de discuter des défis de l'inclusion économique des femmes,
d'échanger sur les résultats des études citées et d'envisager plus avant les dynamiques en
jeu.
3-3-1 Mise en place d’une stratégie nationale encadrant l’IA (inspiration du modèle
européen AI Act).
Le Maroc dessine le chemin vers un avenir éthique de l'IA aux côtés de l'UNESCO À la suite
du partenariat stratégique entre l'UNESCO et le Maroc, le 23 octobre 2023, un dialogue
national multipartite a été inauguré à Rabat, axé sur « L'utilisation et le développement
d'une IA responsable au Maroc ». Cela vise à établir des lignes directrices larges pour une
vision nationale concernant l'IA responsable. Dans le cadre des efforts continus de
l'UNESCO pour aborder les dilemmes éthiques posés par l'intelligence artificielle (IA) dans
un monde en rapide évolution, ils ont pris des engagements forts pour traiter de telles
questions éthiques en matière d'IA comme le soutien à la mise en œuvre de la
Recommandation sur l'Éthique de l'IA qui, en 2021, est devenue le premier cadre normatif
international reposant sur l'éthique pour le développement et l'utilisation de l'IA.
La stratégie visant à atteindre cet objectif est responsable et légèrement activiste. Elle divise
la responsabilité en composants macro. Le Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour
l'éducation, la science et la culture (UNESCO) au Maghreb, ainsi que le Ministère de la
Transition Numérique et de la Réforme Administrative, ont commencé leur travail le 23
octobre 2023 pour organiser un atelier à Rabat, en Italie, où ils avaient pour mission de
construire une fondation qui sera utilisée pour exploiter efficacement l'intelligence
artificielle de manière responsable afin de développer des programmes scolaires intégrés
conformes aux normes mondiales.
L'IA est une nouvelle technologie qui change nos vies de plusieurs façons : au travail, à
l’école, en santé, sur nos téléphones et ordinateurs. On sait qu’elle peut exécuter des travaux
de grande envergure et de grande complexité, mais nous savons également qu’un bon et
entier rendement de l’IA ne peut être réalisé sans intervention humaine. C’est pour cette
raison que la réglementation, l’éthique, la créativité humaine, la surveillance et la
valorisation de l’ethos sont importantes.
Sur le même sujet, les experts dans les panels informatifs traitaient son engagement sur une
diversité de sujets, dont la gouvernance, l’économie, les infrastructures, la recherche et la
société. Les interventions étaient nourries par des consultations antérieures ainsi que les
conclusions du diagnostic sur les préparations du Maroc à l’IA. Ces dialogues ont permis
d'encadrer l'année pour bâtir une vision nationale pour une IA responsable et éthique.
À cet égard, Armin Ibrišimović, responsable des sciences sociales et des humanités au
Bureau de l'UNESCO au Maghreb, a fourni des clarifications lorsqu'il a participé à l'un des
panels. Il a discuté du fait que l'objectif est d'approfondir la compréhension de ces
technologies afin qu'elles puissent être réglementées pour aider l'humanité plutôt que de lui
nuire. Il a de plus insisté sur l'importance de commencer à travailler sur un discours
mondial pour rendre le monde plus inclusif où chacun peut bénéficier d'égales
opportunités, indépendamment de sa classe sociale ou de sa région.
Le 23 mars 2022, le Maroc a été l'un des premiers pays à mettre en pratique la
Recommandation de l'Unesco concernant l'éthique de l'intelligence artificielle (IA) en
instaurant un comité national de direction. Un an plus tard, le Royaume a intégré un projet
expérimental dont l'objectif est d'évaluer sa préparation à l'IA via une méthodologie
spécifique nommée RAM, « Readiness Assessment Methodology ». Cette approche a facilité
l'examen du panorama de l'IA au Maroc, soulignant à la fois les possibilités d'évolution et les
insuffisances, en particulier dans le domaine régulatoire. Le Maroc s'est donc affirmé
comme le premier pays en Afrique et dans le monde arabe ayant complété cette évaluation,
démontrant ainsi son dévouement à embrasser une IA inclusive et éthique, tout en cultivant
un espace numérique fiable. Les détails.
Depuis 2012, le Maroc a connu une croissance remarquable dans le domaine de la recherche
en IA, avec une multiplication significative du nombre de publications, qui est passé de 89
en 2012 à 1.123 en 2022.
Pour remédier à ces insuffisances, l'Unesco a proposé une série de recommandations visant
à exploiter les avantages offerts par l'IA, tout en garantissant que son évolution soit
inclusive, éthique et durable. Tout d'abord, en termes de gouvernance et d'inclusion, le pays
aspire à instaurer une gouvernance transparente de l'IA qui considère les problématiques
d'équité sociale et de parité homme-femme. Les autorités promeuvent une intelligence
artificielle éthique dans le domaine médical, dans le but d'optimiser la qualité des
traitements et des prestations de santé. On accorde également une grande importance à la
diminution de l'écart numérique et à l'inclusion des femmes et des groupes vulnérables
dans le secteur de l'IA.
Effectivement, des avancées notables en termes d'inclusion numérique ont été accomplies,
surtout avec un nombre important de femmes impliquées dans les secteurs scientifiques,
techniques et d'ingénierie. En 2018, la féminisation dans ces domaines au Maroc atteignait
42,2%, ce qui en fait l'un des taux les plus élevés à l'échelle mondiale. Toutefois, en dépit de
ces avancées, des disparités demeurent dans le domaine du numérique, comme l'atteste un
score de 0,782 sur l'écart numérique entre les genres, signalant une différence persistante
liée au genre.
Par la suite, du point de vue écologique, les suggestions encouragent l'usage de l'intelligence
artificielle pour sauvegarder le patrimoine culturel et environnemental national. Le défi
consiste à optimiser la préservation de ses ressources culturelles et naturelles, tout en
prenant en compte les problématiques de durabilité dans les plans d'action liés à l'IA.
L'utilisation de l'intelligence artificielle pour promouvoir une agriculture durable et
améliorer la gestion de l'énergie est également sur la table.
Un autre élément clé des recommandations est le cadre réglementaire. Face à l'évolution
rapide de l'IA, le Maroc se doit d'améliorer ses régulations concernant les données,
notamment pour assurer la qualité et la contextualisation des données employées dans les
systèmes d'IA. Selon l'Open Data Watch, le Maroc se positionne au 35e rang parmi 195 pays
en matière d'indice de données ouvertes.
Cela témoigne de son solide engagement en faveur des politiques de données ouvertes et de
la protection de ces dernières.Le pays a également apposé sa signature sur la Convention
internationale en faveur des données ouvertes. D'après le classement « Government AI
Readiness Index 2023 » d'Oxford Insights, le Royaume se retrouve en 88e position au
niveau mondial et en 6e position pour l'Afrique concernant sa préparation à l'intelligence
artificielle (IA). Il est surpassé par Maurice (61e place mondiale), l'Égypte (62e place
mondiale), l'Afrique du Sud (77e), la Tunisie (81e) et le Rwanda (84e) sur le plan africain.
Il convient de préciser qu'il n'y a pas encore de politiques dédiées au Maroc pour gérer les
effets potentiels de l'IA sur l'environnement ou pour la protection du patrimoine culturel et
des langues indigènes. Par ailleurs, l'intelligence artificielle pourrait aggraver les
discriminations basées sur l'origine ou l'appartenance, en particulier du fait de la carence de
représentation et de diversité linguistique au sein des technologies avancées.
Il est essentiel de garantir que l'IA adhère aux principes éthiques à chaque étape de son
existence, du développement jusqu'à son utilisation. Il est prévu que le Royaume tire parti
de la stratégie Maroc Digital 2030 pour stimuler le développement et l’emploi de l'IA. Il est
essentiel de maintenir un cadre éthique, transparent et inclusif pour superviser les
initiatives d'IA et garantir la responsabilité en cas de dommage.
De plus, l'un des axes majeurs de travail est la progression des aptitudes. Afin de répondre
aux exigences changeantes de la société et de l'économie, le Maroc priorise la révision de
son système éducatif. Le rapport préconise l'établissement d'un cadre éducatif
contemporain, apte à façonner une nouvelle génération de professionnels spécialisés dans
les technologies de l'intelligence artificielle. Il est aussi question d'intensifier la
collaboration entre les secteurs public et privé afin d'assurer l'innovation et les
investissements requis dans ce secteur. L'élaboration d'une intelligence artificielle fiable,
dédiée à l'économie et à l'emploi, représente un défi tout aussi crucial.
Il est nécessaire d'établir des systèmes d'évaluation et de gestion des effets de l'IA sur
l'emploi, tout en mettant en œuvre des mesures pour garantir la protection des travailleurs
contre l'automatisation.
Selon les prévisions du ministère de l'Économie et des Finances, d'ici une quinzaine
d'années, 34,8% des emplois du pays pourraient être mis en danger par l'automatisation.
Selon une recherche de 2023 réalisée par Boston Consulting Group, 86% des salariés
sondés exprimeraient le souhait de suivre des formations pour se conformer à ces
modifications. Ainsi, le Maroc a un rôle crucial à jouer pour assurer que la transition
technologique se déroule de manière équitable et que les salariés bénéficient de
programmes de formation afin d'éviter l'obsolescence de leurs compétences.
Conclusion
D'autre part, les entreprises travaillent de plus en plus à intégrer la responsabilité sociale
dans leurs modèles économiques : elles investissent dans la montée en compétence et ont
mis en place des systèmes pour améliorer l'équité d'accès aux nouvelles opportunités
créées par les nouvelles technologies.
Enfin, les mesures prises par le gouvernement, qu'il s'agisse de la gestion de l'intelligence
artificielle ou de la mise à jour du système éducatif, sont vitales pour créer un cadre
protecteur qui soit stable et pertinent pour le XXIe siècle.
Quels en sont les effets observables sur les emplois, les compétences et la prise de décision ;
Dans cette optique, nous avons mené trois entretiens semi-directifs avec des acteurs issus
de trois secteurs distincts :
Ces entretiens, réalisés entre avril et mai 2025, permettent de recueillir des témoignages
concrets sur les usages actuels de l’intelligence artificielle, ainsi que sur ses implications
professionnelles et organisationnelles.
Afin d’analyser ces mutations de manière approfondie et nuancée, nous avons opté pour
une approche qualitative basée sur la conduite d’entretiens semi-directifs.
Ce type de méthode permet d’explorer les représentations, les logiques d’action et les vécus
professionnels des individus dans leur contexte réel.
Les entretiens que nous avons menés reposent sur une *trame semi-directive*
permettant de guider la discussion tout en laissant aux participants la liberté d’exprimer
leurs idées, expériences et ressentis.
Cette méthode combine des questions à visée structurante avec des moments plus ouverts,
favorisant une exploration en profondeur des enjeux liés à l’intelligence artificielle dans le
contexte professionnel.
Elle permet ainsi de recueillir à la fois des informations factuelles et des éléments plus
subjectifs, révélateurs des représentations et des stratégies d’adaptation des acteurs face
aux transformations du marché du travail.
Ce format souple offre un équilibre entre comparabilité des réponses et richesse qualitative
des discours, et s’avère particulièrement adapté pour aborder un sujet aussi complexe et
évolutif que l’impact de l’IA sur l’emploi.
Nous avons ciblé trois profils différents, en lien avec des contextes professionnels variés,
afin de recueillir des perspectives complémentaires :
Ces personnes ont été sélectionnées en raison de leur implication directe dans des projets
intégrant l’IA ou de leur expérience d’usage régulier d’outils basés sur l’IA dans leur travail.
Les entretiens ont été réalisés entre avril et mai 2025, en présentiel ou à distance.
Les échanges ont été enregistrés (avec autorisation) puis retranscrits pour faciliter
l’analyse. Nous avons utilisé une grille d’entretien organisée autour de cinq axes :
Perspectives d’avenir
4. Méthode d’analyse
L’analyse a été effectuée manuellement selon une approche thématique, en regroupant les
réponses autour de grandes catégories :
Anticipations futures
Présentation du profil
M. Hamid RASSAS est le fondateur et Directeur Général de NetOne Maroc, une entreprise
créée en 2006 et spécialisée dans le développement de progiciels de gestion intégrée (ERP)
et de solutions logicielles sur mesure. Son rôle consiste à définir la stratégie globale de
l’entreprise, superviser les opérations, et favoriser l’innovation via les technologies de
l’intelligence artificielle.
Synthèse de l’entretien
L’IA est intégrée dans les logiciels développés par NetOne, notamment dans :
b) Motivation stratégique :
Effets observés :
Retour positif des équipes : l’IA est perçue comme un soutien au travail, non comme une
menace ;
Perspectives :
Le rôle transformateur de l’IA dans les secteurs à forte valeur ajoutée (Chapitre 1.3.1) ;
Enfin, cet exemple montre que même au Maroc, les entreprises technologiques locales
peuvent jouer un rôle moteur dans l’intégration responsable de l’IA, à condition de disposer
d’une vision claire et de ressources humaines adaptées.
2. Entretien n°2 : M. Anas Nmili – Assistant d’audit chez Mazars Business Services Maroc
Présentation du profil
Anas Nmili est assistant d’audit au sein de Mazars Business Services Maroc. Il travaille
principalement sur des missions d’audit légal pour des clients situés en France. Il est
régulièrement amené à utiliser des outils d’intelligence artificielle dans ses tâches
quotidiennes, notamment DataSnipper.
Synthèse de l’entretien
L’outil DataSnipper, basé sur l’IA, est intégré à Excel et utilisé pour :
La justification des montants via des liens directs entre documents sources et fichiers de
travail L’annotation automatique des pièces justificatives.
Permettre aux auditeurs de se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée : analyse des
risques, anomalies, recommandations.
Effets observés :
Limites et défis :
Dépendance à la qualité des documents analysés (ex. : scans flous ou mal alignés) ;
Perspectives :
Extension prévue de l’usage de l’IA à d’autres domaines comme l’analyse des flux, la
détection de fraude ou les analytics avancés ;
Cet entretien met en lumière un exemple concret d’automatisation partielle dans un secteur
fortement structuré et normé : l’audit.
Contrairement au cas de NetOne (entretien 1) où l’IA est intégrée dans les produits vendus,
ici l’IA est utilisée comme un outil de productivité au service du collaborateur. Cela reflète
les usages croissants dans les services comptables et financiers marocains, en cohérence
avec ce qui est décrit dans le Chapitre 1.2.2 du rapport (automatisation des tâches
répétitives).
Les bénéfices sont clairs, mais le jugement humain reste indispensable, ce qui rejoint les
analyses sur la complémentarité homme-machine (Chapitre 1.3.2 et 1.4.2).
Enfin, le témoignage d’Anas montre que l’acceptabilité sociale de l’IA est liée à
l’accompagnement, un point souligné dans la théorie comme une condition clé du succès de
la transition (Chapitre 3.1.1 sur la formation).
Synthèse de l’entretien
Chatbot HSE intelligent (type GPT) pour répondre aux questions réglementaires sur le
terrain. Analyse prédictive des incidents à partir des historiques de presqu’accidents .
Vision par ordinateur pour détecter en temps réel le non-port des EPI ou les
comportements à risque .
Motivations stratégiques :
Adapter les normes internationales au contexte marocain ; Anticiper les risques avant
qu’ils ne deviennent des incidents réels ;
Résultats observés :
Limites et défis :
Cet entretien est particulièrement riche, car il montre un usage de l’IA dans un domaine où
on ne l’attend pas toujours : la prévention des risques professionnels.
L’IA est ici utilisée au service de la sécurité, à travers des outils avancés comme la vision
par ordinateur, le machine learning appliqué aux incidents, et des chatbots intelligents. Ce
cas illustre parfaitement le potentiel transformateur de l’IA dans des fonctions support
critiques, rejoignant ainsi le Chapitre 1.3.3 du rapport (secteurs en transformation rapide).
Ce témoignage permet également de nourrir la réflexion sur les défis humains liés à
l’introduction de technologies intelligentes (résistance, formation, acculturation), comme
évoqué dans le Chapitre 2.1 et 2.3.
Enfin, ce cas met l’accent sur une IA au service du terrain, qui valorise le rôle humain plutôt
que de le marginaliser.
L’analyse croisée des trois entretiens permet de faire émerger des tendances communes,
tout en mettant en lumière les spécificités sectorielles et les points de divergence
concernant l’intégration de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel au Maroc.
Tous les répondants constatent une réduction du temps de traitement, une meilleure
fiabilité des données, et une optimisation des processus grâce à l’IA.
Aucun acteur n’envisage l’IA comme un remplacement total de l’humain. Au contraire, elle
est perçue comme un outil d’assistance, permettant aux professionnels de se concentrer sur
les tâches à plus forte valeur ajoutée (analyse, décision, innovation).
Les trois interlocuteurs insistent sur l’importance de former les équipes pour faciliter
l’appropriation des outils et maximiser les bénéfices.
Importance des données
L’efficacité des outils d’IA dépend largement de la qualité des données disponibles. Des
données erronées peuvent introduire des biais ou des erreurs.
Chez NetOne, l’IA est un élément structurant des produits vendus aux clients.
Chez Mazars, l’IA est un outil de travail intégré à l’environnement quotidien des
collaborateurs.
Dans le cas HSE, l’IA est un levier de prévention des risques au service de la sécurité des
personnes.
Degré de maturité :
Résistance au changement :
Moins présente chez les cadres informatiques ou jeunes collaborateurs d’audit. 3. Apports
spécifiques et inattendus
L’entretien avec le Manager HSE introduit une application innovante de l’IA dans le
domaine de la sécurité, rarement évoquée dans la littérature, avec l’usage de chatbots
réglementaires, dashboards intelligents, et vision par ordinateur.
L’entretien avec Mazars permet d’observer des gains chiffrés de performance grâce à des
outils simples MAIS efficaces, montrant que l’impact de l’IA peut être mesurable même à
petite échelle.
Les entretiens viennent confirmer plusieurs hypothèses formulées dans la partie théorique,
notamment :
Ils soulignent également la diversité des formes d’intégration de l’IA, selon les secteurs, les
profils des collaborateurs, et les objectifs visés.
À travers cette étude qualitative fondée sur trois entretiens réalisés avec des
professionnels issus de secteurs variés (développement logiciel, audit, et industrie), nous
avons pu explorer de manière concrète et contextualisée les dynamiques d’intégration de
l’intelligence artificielle dans le monde du travail au Maroc.
L’IA est perçue comme un outil stratégique, capable d’améliorer la productivité, la précision,
la réactivité et la qualité du travail, quel que soit le domaine.
Son intégration ne se traduit pas par un remplacement systématique des emplois, mais
plutôt par une recomposition des tâches, avec un déplacement vers des fonctions à plus
forte valeur ajoutée.
Le rôle humain reste central, notamment pour l’interprétation des résultats, la prise de
décision, et la supervision des processus.
Les bénéfices attendus ne peuvent être atteints qu’à condition d’un accompagnement
organisationnel adapté : formation continue, transparence des algorithmes, gestion du
changement, et sensibilisation culturelle.
Enfin, les entretiens ont permis de valider et enrichir les constats issus de notre revue
théorique, tout en apportant des exemples locaux d’applications concrètes, notamment dans
des domaines encore peu documentés comme la prévention des risques HSE.
Cette partie pratique confirme que l’IA constitue une opportunité majeure pour les
entreprises marocaines, à condition qu’elle soit pensée comme un projet global intégrant à
la fois les dimensions technologiques, humaines et éthiques.
Au départ, nous avons illustré comment les technologies de l'IA peuvent apporter
simultanément destruction, transformation et création de postes de travail. Les emplois les
plus menacés sont les plus simples et les plus banals, mais de nouvelles opportunités
s'ouvrent dans les secteurs de la technologie, de la médecine, de la finance et même de
l'éducation. Alors que le marché évolue rapidement, il y a aussi un besoin constant
d'adapter les compétences et de restructurer les systèmes de formation qui, à leur tour,
redéfinissent la manière dont le travail est organisé, comme avec le télétravail et les
systèmes de gestion mixte.
Cette avancée technologique, cependant, comporte des enjeux. La partie deux du rapport a
rédigé sur l’augmentation des fragilités sociales, spatiales et sociologiques. Les faibles
qualifications subissant, les femmes, les jeunes et les couches rurales de la population sont
particulièrement vulnérables à la précarité et à l'exclusion sur le marché du travail. Couplée
à cela, une proportion significative de la population se voit refuser les opportunités offertes
par l'économie numérique en raison du fossé technologique existant.
À la lumière de ces problématiques, la troisième section du rapport s'est concentrée sur les
actions des politiques publiques et du secteur privé nécessaires concernant la croissance
durable de ces technologies dans la région. Le Maroc dispose déjà de quelques programmes
de formation professionnelle (IDMAJ, TAEHIL, TAHFIZ…), de structures de soutien à
l'insertion professionnelle (ANAPEC, CMC) et de partenariats public-privé prometteurs.
Cependant, la durabilité de l'impact de ces initiatives reste spatialement et temporellement
contrainte.
ANNEXES
Depuis combien de temps l’IA est-elle utilisée dans votre entreprise, et quels objectifs
principaux cette adoption vise-t-elle ?
Dès qu'elle a découvert le potentiel de l'IA, NetOne a incorporé ces technologies dans ses
applications. Le but était de satisfaire les exigences fonctionnelles en automatisant les
tâches récurrentes et en améliorant l'analyse des informations. L'intelligence artificielle est
devenue un instrument pour optimiser la prise de décisions stratégiques des sociétés
marocaines. Ceci démontre une démarche proactive de NetOne pour adopter les
technologies naissantes.
Quelles étaient les principales motivations pour intégrer des solutions d’IA dans les
processus décisionnels ?
Pouvez-vous donner des exemples concrets d'outils ou technologies d’IA utilisés ? Grâce à
des algorithmes prédictifs, NetGMAO prévoit les besoins d'entretien pour minimiser les
interruptions. Grâce à l'analyse des données, NetEcole personnalise les parcours
pédagogiques pour optimiser l'expérience de l'utilisateur. Ces instruments illustrent
comment NetOne tire parti de l'intelligence artificielle pour résoudre des problèmes précis
et proposer des solutions novatrices. Ainsi, l'entreprise privilégie des applications concrètes
et appropriées.
Comment l’IA a-t-elle changé la façon dont les décisions stratégiques ou opérationnelles
sont prises ?
Les utilisateurs des solutions NetOne signalent une diminution des dépenses associées aux
erreurs de manœuvre, un rendement amélioré et une augmentation de la satisfaction du
client. Ces conclusions démontrent l'effet concret de l'intelligence artificielle sur les
résultats des entreprises. NetOne a démontré que l'IA ne se limite pas à un simple
instrument technique, elle est également un élément de distinction. Ceci met en évidence le
rôle crucial des instruments numériques dans la compétitivité des entreprises
contemporaines.
Quels sont les retours des équipes sur la collaboration entre l’humain et l’IA dans la prise de
décision ?
L'IA est perçue par les équipes comme un support qui facilite leur travail et leur donne la
possibilité de se focaliser sur des tâches stratégiques. Une formation appropriée s'est
révélée cruciale pour optimiser la mise en œuvre et le rendement de l'IA. Les commentaires
favorables démontrent une coopération fructueuse entre l'homme et la machine. Ainsi,
NetOne encourage une culture où les compétences humaines se complètent par la
technologie.
Défis et limites
Quels sont les principaux défis rencontrés lors de l’intégration de l’IA dans les processus
décisionnels ?
L’IA a-t-elle parfois généré des erreurs ou des biais dans les décisions ?
L'IA est capable de reproduire les biais contenus dans les données préliminaires, cependant
NetOne met en place des procédures rigoureuses de contrôle pour réduire ces dangers. Ces
méthodes assurent des choix équitables et fiables pour les clients. Cette méthode démontre
que malgré sa puissance, la gestion de l'IA requiert une responsabilité. NetOne démontre
comment prévoir et surmonter ces enjeux associés aux technologies naissantes.
Quels sont les investissements ou formations nécessaires pour maintenir cette transition ?
NetOne préconise des investissements constants pour la formation des employés et le
perfectionnement des installations. En interne, l'entreprise se concentre aussi sur la
recherche et le développement afin de rester au cœur des progrès en IA. Ces initiatives
assurent une progression réussie et durable vers le recours à l'intelligence artificielle. Ceci
témoigne d'un dévouement pérenne à l'innovation.
Perspectives et futur
Quelles sont les ambitions futures de votre entreprise en matière d’intelligence artificielle ?
NetOne aspire à incorporer davantage l'intelligence artificielle dans ses logiciels afin
d'automatiser les procédures complexes et proposer des analyses sophistiquées. Le but est
de renforcer sa place en tant que leader technologique au Maroc et en Afrique. Cette
perspective reflète une volonté manifeste de contribuer de manière significative à
l'innovation régionale. NetOne aspire à devenir un associé incontournable pour les
entreprises qui recherchent la transformation numérique.
Pensez-vous que l’IA pourrait remplacer certaines fonctions humaines à moyen ou long
terme ?
L'IA est destinée à substituer certaines tâches monotones, mais elle sera également utile
dans des secteurs qui requièrent de la créativité et du jugement. NetOne privilégie une
démarche équilibrée, basée sur la coopération entre l'intelligence artificielle et humaine.
Cette vision illustre une perspective pragmatique de la future technologie. Ceci assure une
cohabitation harmonieuse entre les êtres humains et les machines.
Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans le secteur de votre activité dans les cinq
prochaines années ?
NetOne prévoit une utilisation grandissante de l'IA, offrant des solutions de plus en plus sur
mesure et intuitives. Grâce à l'IA, les entreprises marocaines pourront renforcer leur
compétitivité sur le plan international. Cette transformation créera de nouvelles possibilités
et stimulera l'innovation dans le domaine. NetOne se prépare à participer activement à ce
changement.
Conclusion
Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines qui envisagent d’intégrer l’IA
dans leurs processus décisionnels ?
NetOne suggère de commencer par des projets spécifiques, d'établir les groupes et de
travailler en partenariat avec des spécialistes technologiques. L'incorporation de l'IA
requiert une perspective précise, des ressources appropriées et un soutien stratégique. Ces
recommandations ont pour objectif de minimiser les risques tout en optimisant les profits
pour les entreprises. Cela témoigne de la détermination de NetOne à favoriser une adoption
responsable de l'IA au Maroc.
Annexe 2 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez Mazars Business Services Maroc
Je m’appelle Anas Nmili et je suis assistant d’audit chez Mazars Business Services Maroc.
Notre mission principale est d’assister les équipes d’audit situées en Europe,
principalement en France, dans leurs travaux d’audit légal. Cela inclut la réalisation de tests
de procédures, la revue de documents justificatifs, la circularisation, la vérification des
soldes comptables, et d’autres tâches liées à la mission d’audit. Nous utilisons plusieurs
outils technologiques, dont DataSnipper, un outil basé sur l’intelligence artificielle, pour
automatiser certaines tâches et gagner en efficacité.
Depuis combien de temps l’IA est-elle utilisée dans votre entreprise, et quels objectifs
principaux cette adoption vise-t-elle ?
L’intelligence artificielle est utilisée depuis environ 2 à 3 ans dans nos processus. L’objectif
principal est d’améliorer la productivité et la qualité du travail, en automatisant les tâches
répétitives et à faible valeur ajoutée. Elle permet également de réduire les erreurs
humaines, de mieux tracer les justifications et de gagner du temps lors des missions d’audit.
Quels sont les domaines ou processus où l’IA est le plus utilisée dans votre entreprise ? L’IA
est principalement utilisée pour les tests de substance, la vérification documentaire, les
recalculs automatiques, et l’extraction de données à partir de documents PDF (factures,
relevés, contrats…). Ces tâches sont automatisées grâce à des outils comme DataSnipper, ce
qui nous permet de traiter plus rapidement et plus précisément un grand volume de
données.
Quelles étaient les principales motivations pour intégrer des solutions d’IA dans les
processus décisionnels ?
Justifier des montants directement dans les fichiers Excel en les reliant aux documents
sources ;
Recalculer automatiquement les totaux ou les TVA ; - Annoter et tracer les pièces
justificatives.
Comment l’IA a-t-elle changé la façon dont les décisions stratégiques ou opérationnelles
sont prises ?
L’IA facilite la prise de décision opérationnelle en permettant aux auditeurs d’avoir des
données plus fiables et accessibles plus rapidement. Elle ne prend pas les décisions à notre
place, mais elle éclaire notre jugement en réduisant l’incertitude liée à la qualité ou à la
cohérence des données analysées. Cela permet de mieux cibler les zones à risque et
d’optimiser les priorités pendant la mission.
Y a-t-il eu des améliorations spécifiques mesurables grâce à l’utilisation de l’IA ?
Oui, des améliorations ont été observées, notamment une réduction du temps de traitement
de certaines tâches de 30 à 50 %, comme les tests de justification de soldes ou la revue des
factures. Il y a aussi une meilleure traçabilité et une réduction des erreurs liées aux oublis
ou aux mauvais liens entre données sources et fichiers de travail.
Quels sont les retours des équipes sur la collaboration entre l’humain et l’IA dans la prise de
décision ?
Les retours sont globalement positifs. Après une phase d’adaptation, les collaborateurs
trouvent que les outils d’IA leur simplifient le travail quotidien et leur permettent de se
concentrer sur les tâches d’analyse. Aujourd’hui, l’outil est bien intégré et il est perçu
comme un allié plutôt qu’un remplaçant.
Quels sont les principaux défis rencontrés lors de l’intégration de l’IA dans les processus
décisionnels ?
Le principal défi est la formation des équipes à l’outil. Il faut les accompagner dans le
changement, leur donner le temps d’expérimenter l’outil, et les rassurer sur le fait que l’IA
ne remplace pas leur rôle mais le complète. Il y a aussi des défis techniques, comme la
qualité des documents à analyser (par exemple les scans flous ou mal alignés).
L’IA a-t-elle parfois généré des erreurs ou des biais dans les décisions ?
Oui, cela peut arriver, surtout quand les documents sont de mauvaise qualité (scans mal
faits, bugs peux fréquents …). Dans ce cas, l’extraction de données peut être erronée, ce qui
nécessite une vérification humaine. L’IA reste un outil d’aide, mais le jugement
professionnel reste indispensable.
Quels sont les investissements ou formations nécessaires pour maintenir cette transition ?
Il a fallu investir dans les licences logicielles, mais surtout dans la formation interne des
équipes. Chez Mazars, nous avons des sessions de formation à l’utilisation de DataSnipper,
des guides pratiques, et un support technique. Il est également important de mettre à jour
régulièrement les compétences pour suivre l’évolution des outils.
Quelles sont les ambitions futures de votre entreprise en matière d’intelligence artificielle ?
Mazars souhaite étendre l’utilisation de l’IA à d’autres domaines comme l’analyse des flux
de données (data analytics), la détection automatique d’anomalies, et le contrôle intelligent
de la fraude. L’objectif est de digitaliser davantage l’audit pour qu’il soit plus rapide, plus
fiable, et plus pertinent.
Pensez-vous que l’IA pourrait remplacer certaines fonctions humaines à moyen ou long
terme ? L’IA peut remplacer certaines tâches, mais pas les fonctions humaines dans leur
globalité. Elle prend en charge ce qui est répétitif et standardisé, mais elle ne peut pas
remplacer le jugement, la réflexion critique, ou l’éthique professionnelle qui sont essentiels
dans l’audit. Le métier va évoluer, mais le rôle humain restera central.
Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans le secteur de votre activité dans les cinq
prochaines années ?
D’ici cinq ans, l’IA sera totalement intégrée aux outils d’audit, avec des fonctionnalités plus
avancées de reconnaissance de schémas, d’analyse prédictive et de visualisation dynamique
des données. Le métier d’auditeur évoluera vers plus d’analyse stratégique, avec une
interprétation des données assistée par l’IA, mais toujours validée par l’humain.
Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines qui envisagent d’intégrer l’IA
dans leurs processus décisionnels ?
Je leur conseillerais de :
Commencer petit, avec des outils concrets comme DataSnipper pour l’automatisation de
tâches simples ;
Accompagner le changement avec des formations adaptées et une implication des équipes ;
- Ne pas attendre d’avoir une solution parfaite, mais plutôt adopter une logique
d’expérimentation progressive ;
Enfin, de ne jamais oublier que l’IA est un outil, pas une solution magique : c’est l’humain
qui fait la différence par son interprétation et son jugement.
Annexe 3 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez Mazars Business Services Maroc
⦁ Depuis combien de temps l’IA est-elle utilisée dans votre entreprise, et quels
objectifs principaux cette adoption vise-t-elle ?
Digitaliser les standards HSE et sûreté pour un accès simplifié et intelligent à l’information
critique.
Développer des prototypes basés sur l’intelligence artificielle pour appuyer la prise de
décision sur le terrain.
Intégrer les meilleures pratiques internationales (ISO, OSHA, API, ILO…) en les adaptant au
contexte national et sectoriel.
Promouvoir une culture de prévention proactive en collaboration avec tous les acteurs du
terrain.
Adoption et intégration de l’IA
⦁ Quels sont les domaines ou processus où l’IA est le plus utilisée dans votre entreprise ?
⦁ Quelles étaient les principales motivations pour intégrer des solutions d’IA dans les
processus décisionnels ?
Proposer une avancée réglementaire alignée aux standards mondiaux et équiper les équipes
d’un outil proactif de prévention des risques.
Oui, nous intégrons plusieurs outils et technologies d’intelligence artificielle (IA) dans notre
démarche HSE. Voici quelques exemples concrets :
Nous avons développé un assistant virtuel basé sur l’IA (type GPT ou intégré à
Grâce à des systèmes de reporting intelligents, les données HSE sont automatiquement
consolidées, analysées et présentées sous forme de dashboards interactifs, facilitant la prise
de décision en comité de pilotage.
Priorisation des actions HSE selon des niveaux de criticité objectivés par l’IA.
⦁ Quels sont les retours des équipes sur la collaboration entre l’humain et l’IA dans la
prise de décision ?
Défis et limites
⦁ Quels sont les principaux défis rencontrés lors de l’intégration de l’IA dans les
processus décisionnels ?
Résistance au changement
⦁ L’IA a-t-elle parfois généré des erreurs ou des biais dans les décisions ?
Oui, comme toute technologie, l’intelligence artificielle peut générer des erreurs ou des biais
dans les décisions, notamment dans les premières phases de déploiement.
⦁ Quels sont les investissements ou formations nécessaires pour maintenir cette
transition ?
Perspectives et futur
⦁ Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans le secteur de votre activité dans les
cinq prochaines années ?
Dans les cinq prochaines années, nous voyons l’IA devenir un levier structurant et
incontournable pour le secteur HSE, avec une évolution marquée dans plusieurs dimensions
clés.
Conclusion
Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines qui envisagent d’intégrer l’IA
dans leurs processus décisionnels ?
Ouvrages :
Russell, S., & Norvig, P. (2020). Artificial Intelligence: A Modern Approach (4th ed.). Pearson.
Ouvrages collectifs :
https://www.revuefreg.fr/index.php/home/article/download/1678/1369.
L’Opinion. (2024). Connectivité numérique : Ensemble pour un Maroc inclusif. Publié dans :
https://www.lopinion.ma/Connectivite-numerique-Ensemble-pour-
unMarocinclusif_a61791.html.
https://rabat.eregulations.org/menu/163?l=fr.
EFE Maroc. (2022). Rapport annuel EFE Maroc 2022. Publié dans : www.efemaroc.org.
UNESCO. (2024). Le Maroc trace la voie d’un futur éthique en IA avec l’UNESCO. Publié
dans : https://www.unesco.org/fr/articles/le-maroc-trace-la-voie-dun-futur-ethiqueen-ia-
avec-lunesco.
Le Matin. (2024). Le Maroc à l’ère de l’IA : Les recommandations de l’UNESCO. Publié dans :
REMERCIEMENTS ..................................................................................................................... I
RESUME ....................................................................................................................................... II
ABSTRACT .................................................................................................................................. II
INTRODUCTION ........................................................................................................................ 1
1-3-1 Les secteurs d’emploi les plus susceptibles d’être impacté par l’IA. ......................................
13
Effet différenciés selon les niveaux de qualification et les secteurs d’activité. ...............................
26 2-3-1 Les travailleurs peu qualifiés sont les plus exposés à la
précarité. ......................................... 26 2-3-2 Disparités territoriales dans l’adaptation au
changement technologique. ............................. 28
Importance des dispositifs publics de formation continue pour les travailleurs vulnérables .
36
3-3-2 Promotions de la diversité et inclusion dans les recrutements liés aux nouvelles
technologies. ................................................................................................................................................ 46
Mise en place d’une stratégie nationale encadrant l’IA (inspiration du modèle européen AI
Act). .............................................................................................................................................................. 48
Entretien n°2 : M. Anas Nmili – Assistant d’audit chez Mazars Business Services
Maroc ................. 64
CONCLUSION ........................................................................................................................... 71
ANNEXES ................................................................................................................................... 73
BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................... 84
INTRODUCTION
2011 167,3
2016 189
2020 198
2021 230
2022 245
Bahrein 1 7,46 29 -1
Emirates 2 7,11 38 -3
Arabes unis
Arabie 3 6,90 45 -7
saoudite
Qatar 4 6,90 46 -3
Kuwait 5 6,54 53 -5
Oman 6 6,27 59 -1
Liban 7 5,93 66 -5
Jordanie 8 5,06 85 4
Tunisie 9 4,83 95 0
Maroc 10 4,60 96 2
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE