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Projet Final Sans Pages Vides

Ce mémoire explore l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché de l'emploi au Maroc, mettant en lumière à la fois les opportunités créées et les défis posés, notamment en termes d'inégalités et d'adaptation des travailleurs. Il souligne l'importance d'une formation adéquate et d'une régulation appropriée pour atténuer les effets négatifs de l'automatisation. Le travail est le résultat d'une collaboration collective et inclut des remerciements aux contributeurs et experts du domaine.

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Projet Final Sans Pages Vides

Ce mémoire explore l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché de l'emploi au Maroc, mettant en lumière à la fois les opportunités créées et les défis posés, notamment en termes d'inégalités et d'adaptation des travailleurs. Il souligne l'importance d'une formation adéquate et d'une régulation appropriée pour atténuer les effets négatifs de l'automatisation. Le travail est le résultat d'une collaboration collective et inclut des remerciements aux contributeurs et experts du domaine.

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REMERCIEMENTS

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers toutes les personnes qui ont
contribué à la réalisation de ce mémoire, fruit d'un travail collectif mené par Youssra El
biaoui, Boutaina El bakkar , Hiba El bouhali , Fatine El bakiri .

Nos remerciements s'adressent tout particulièrement à notre encadrant Saifeddine Arbaoui


pour sa disponibilité, ses conseils avisés et son soutien constant tout au long de ce projet.

Nous remercions également les professionnels et experts du domaine de l'intelligence


artificielle et de l'emploi qui ont accepté de partager leur expertise et leurs expériences,
enrichissant ainsi notre réflexion.

Enfin, nous exprimons notre reconnaissance envers nos familles et amis pour leur soutien
moral et leur encouragement tout au long de notre parcours académique.

Ce travail est le reflet de notre engagement collectif à comprendre les enjeux de


l'intelligence artificielle sur le marché de l'emploi et à proposer des pistes de réflexion pour
une intégration harmonieuse de ces technologies dans notre société.

RESUME

L’intelligence artificielle transforme profondément le marché du travail en automatisant


certaines tâches et en supprimant des emplois, tout en créant de nouvelles opportunités.
Les secteurs les plus touchés sont ceux avec des tâches répétitives, tandis que les métiers
nécessitant créativité et analyse se développent. Cette évolution pose des défis, notamment
l’inégalité d’accès aux formations et l’adaptation difficile des travailleurs. Les personnes peu
qualifiées sont particulièrement vulnérables à la précarité et à l’exclusion numérique. Pour
faire face à ces changements, les entreprises et les pouvoirs publics ont un rôle crucial à
jouer en renforçant la formation et la reconversion. La régulation et les stratégies
gouvernementales doivent encadrer cette transition pour limiter les impacts négatifs et
assurer une transformation équilibrée du marché du travail.

Mots clés : intelligence artificielle, emploi, automatisation, compétences, adaptation

ABSTRACT

Artificial intelligence is significantly transforming the job market by automating tasks,


eliminating jobs, and creating new opportunities. The most affected sectors involve
repetitive work, while roles requiring creativity and analysis are expanding. This shift
presents challenges such as unequal access to training and difficulties in worker adaptation.
Low-skilled individuals are particularly vulnerable to job insecurity and digital exclusion.
To address these changes, businesses and governments play a crucial role in strengthening
training and career transition programs. Regulations and national strategies must guide this
transformation to mitigate negative effects and ensure a balanced evolution of the
workforce.
Keywords: artificial intelligence, employment, automation, skills, adaptation

ABREVIATIONS

ANAPEC : Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences

API : Interface de Programmation d'Application

CDI : Contrat à Durée Indéterminée

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

CMC : Cités des Métiers et des Compétences

CNSS : Caisse Nationale de Sécurité Sociale

DALL : DALL·E, générateur d’images par IA développé par OpenAI

EPI : Équipement de Protection Individuelle

ERP : Enterprise Resource Planning

ESS : Économie Sociale et Solidaire

FCE : Formation Contractualisée pour l’Emploi

GPT : Generative Pre-trained Transformer

HCP : Haut-Commissariat au Plan

IA : Intelligence Artificielle

IDMAJ : Programme d’Insertion Professionnelle

IJEMF : International Journal of Economics, Management and Finance

ILO : Organisation Internationale du Travail

IR : Impôt sur le Revenu

ISO : Organisation Internationale de Normalisation

NMD : Nouveau Modèle de Développement

NRI : Network Readiness Index

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économiques

OCP : Office Chérifien des Phosphates

ODD : Objectifs de Développement Durable


ONU : Organisation des Nations Unies

OSHA : Occupational Safety and Health Administration

PDF : Portable Document Format

RAM : Royal Air Maroc

RGPH : Recensement Général de la Population et de l'Habitat

SAP : Systems, Applications and Products in Data Processing

TAEHIL : Programme de Formation Qualifiante ou de Reconversion

TAHFIZ : Programme d’Exonération Fiscale pour l’Emploi

TIC : Technologies de l'Information et de la Communication

UE : Union Européenne

UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture

USA : United States of Americain

SOMMAIRE

REMERCIEMENTS .................................................................................................................... I

RESUME ..................................................................................................................................... II

ABSTRACT ................................................................................................................................ II

ABREVIATIONS ...................................................................................................................... III

INTRODUCTION ....................................................................................................................... 1

1.Impact de l’intelligence artificielle sur le marché des emplois. ...........................................................


4

Inégalités et défis d’adaptation des travailleurs. ............................................................................. 23

Rôle des entreprises et des politique publiques dans la transition ..................................................


35 Étude qualitative à travers trois entretiens ......................................................................................... 59

Méthodologie de l’étude qualitative ................................................................................................ 60

Analyse individuelle des entretiens ................................................................................................. 62

Analyse transversale des entretiens ............................................................................................... 67

Conclusion de la partie pratique .......................................................................................................... 69


CONCLUSION.......................................................................................................................... 71

ANNEXES ................................................................................................................................. 73

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 84

L'intelligence artificielle (IA) est considérée comme l'une des technologies les plus
remarquables du XXIe siècle. Son déploiement rapide dans plusieurs secteurs transforme
profondément les modes de production, les relations sur le lieu de travail, ainsi que les
attentes d'un emploi particulier. Le Maroc, comme d'autres pays, n'échappe pas à cette
dynamique.

L'IA présente des opportunités qui peuvent stimuler la croissance économique, encourager
l'innovation, ainsi que renforcer la compétitivité des entreprises. De plus, elle permet de
libérer de nouvelles professions, d'automatiser certaines tâches complexes et d'optimiser
certains processus organisationnels. Cependant, elle soulève également des préoccupations
importantes telles que la création et la perte d'emplois, la polarisation du marché du travail
et l'augmentation des inégalités sociales et territoriales.

C'est cette préoccupation que le projet final cherche à aborder. Les technologies de l'IA ont
pénétré presque chaque aspect de la vie et ainsi, cette étude vise à comprendre les effets de
l'IA sur l'emploi au Maroc. Plus précisément, elle cherche à répondre à :

Les changements structurels et sectoriels induits par l'IA que subit le Niger.

Les impacts sous-niveau basés sur les informations désagrégées concernant les
qualifications des travailleurs.

Les impacts que cela aura sur les politiques publiques, les entreprises et les travailleurs
euxmêmes.

L’étude s’appuie sur une approche mixte qui juxtapose des données quantitatives de nature
officielle (HCP, OCDE, Forum Économique Mondial...) et des initiatives d’entreprises
marocaines. Dans une optique critique, il s’agit, par ailleurs, de saisir la rapidité avec
laquelle le système éducatif, le processus de formation, et l’organisation du travail évoluent,
ou devraient évoluer.

Ce rapport est divisé en trois grandes parties :

L’impact de l’IA sur l’emploi et l’activité économique : destruction, création et évolution de


postes ;

L’image des fractures sociales et territoriales accentuées par le numérique ;

L’impact des entreprises et des politiques publiques dans un changement de paradigme


inclusif et durable.

1.Impact de l’intelligence artificielle sur le marché des emplois.


L’intelligence artificielle (IA) transforme en profondeur le marché de l’emploi au Maroc avec
des opportunités et des effets pervers dans un paysage technologique en plein essor. D’un
côté, elle induit des créations d'emplois, favorise l'innovation et renforce la croissance. Mais,
d’un autre côté, son intégration peut provoquer des perturbations économiques,
engendrant parfois des suppressions d’emplois. Dans cette étude, il est question de traiter
d’une part, des divers effets de l'IA sur le marché du travail marocain, en se focalisant sur
son impact sur des entreprises marocaines, plus précisément pour les travailleurs
hautement qualifiés, et d’autre part d’analyser les dynamiques sectorielles et géographiques
de cette technologie sur le territoire. Avec un raisonnement basé sur des tests
économétriques et des méthodes qualitatives appropriées, nous cherchons à établir des
relations significatives entre l'IA et l'emploi au Maroc. Nos résultats montrent que l’IA crée
des emplois mais elle peut en détruire aussi, mais il faut des politiques pour atténuer cet
effet. Aussi, l'importance de l'éducation est soulignée dans un cadre où les travailleurs
doivent constamment acquérir des compétences inédites pour tirer parti de l'IA au Maroc.

1-1 L’intelligence artificielle

1-1-1 Définition

L'intelligence artificielle (IA) est une branche de la science qui cherche à développer des
machines aptes à réaliser des actions intelligentes, comme l'apprentissage, la résolution de
problématiques et la compréhension du langage. Selon diverses définitions d'experts, l'IA
peut être décrite comme « la science et l'ingénierie de concevoir des machines intelligentes
» (Stanford) ou encore comme « l'examen des machines capables d'effectuer des tâches
intelligentes » (Université de Louisiane).

Stuart Russell et Peter Norvig avancent une définition plus étendue : « L'IA consiste en la
conception et la réalisation d'agents intelligents qui perçoivent leur environnement et
prennent des décisions influençant cet environnement.

1-1-2 L’histoire de l’intelligence artificielle

Le concept d'une intelligence artificielle (IA). Alan Turing, une figure emblématique dans ce
secteur, soulève la question essentielle : « Les machines sont-elles capables de penser ? ».
C'est dans cette optique qu'il suggère le fameux test de Turing, dont le but est d'évaluer
l'aptitude d'une machine à reproduire l'intelligence humaine au point de berner un
observateur humain (Turing, 1950). Dans le même temps, Isaac Asimov élabore ses
théories sur la robotique, apportant sa contribution à l'imaginaire et à la conceptualisation
de l'intelligence artificielle. Cependant, ce n'est qu'en 1956 que l'intelligence artificielle
reçoit sa première reconnaissance officielle dans le milieu académique lors de la conférence
de Dartmouth. John McCarthy et ses collaborateurs y posent les fondations de ce qui va
devenir un domaine de recherche prospère. Les premières tentatives en intelligence
artificielle, bien que rudimentaires, démontrent un potentiel significatif. Par exemple,
ELIZA, un programme de traitement du langage naturel conçu par Joseph Weizenbaum,
peut mener des conversations par des réponses préprogrammées, suscitant l'étonnement et
parfois l'émotion de ses interlocuteurs. Au cours des années 1970, des dispositifs tels que
SHRDLU, conçu par Terry Winograd, illustrent la compétence des ordinateurs à
appréhender le langage naturel et à résoudre des problématiques spatiales en manipulant
des cubes virtuels. Néanmoins, l'intelligence artificielle fait vite face à des défis.

Durant cette période, les systèmes symboliques de l'époque, fondés sur des règles strictes et
une logique rigoureuse, étaient incapables de faire face à la complexité et l'imprévisibilité
inhérentes au monde réel. Cela a conduit à une phase de désenchantement souvent
désignée comme « l'hiver de l'IA ». Les années 80 représentent une résurgence de l'IA,
stimulée par le nouvel essor des réseaux de neurones. L'évolution des algorithmes donne à
la machine la capacité d'apprendre de ses erreurs grâce à l'intelligence artificielle.

L'innovation majeure en reconnaissance d'images et de textes par l'élaboration des réseaux


de neurones convolutifs (CNN) par Yann LeCun est révolutionnaire. Dans les années 1990,
l'intelligence artificielle commence à se frayer un chemin dans la vie courante grâce à des
avancées significatives en matière de traitement du langage naturel et de reconnaissance
des formes. Des systèmes tels que les assistants numériques personnels et les systèmes de
reconnaissance de la parole se généralisent. Le Deep Learning, ou apprentissage en
profondeur, donne aux systèmes d'IA la capacité d'examiner des strates profondes de
données afin de récupérer des informations de valeur. Le triomphe d'IBM Deep Blue sur
Garry Kasparov, alors champion du monde d'échecs, en 1997 illustre les aptitudes
stratégiques et de calcul de l'intelligence artificielle.

Au début des années 2000, les progrès persistent avec la création de systèmes de traduction
automatique et l'optimisation des moteurs des suggestion, incorporant l'intelligence
artificielle dans les applications de tous les jours. L'IA entre dans son âge d'or durant les
années 2010, marquant un tournant significatif. Cette décennie est marquée par l'essor
fulgurant de l'apprentissage profond, stimulé par des percées significatives dans les
domaines des réseaux neuronaux et du big data. Des initiatives telles que Google Brain
mettent en évidence la force de l'apprentissage profond, avec des systèmes capables
d'identifier des objets dans des vidéos sans intervention humaine. Watson d'IBM a
triomphé de champions humains au jeu JEOPARDY en 2011, prouvant sa compétence à
gérer et à saisir une quantité considérable d'informations en langage naturel.

Le triomphe d'ALPHAGO de DeepMind sur Lee SEDOL lors de la partie de Go en 2016


constitue un jalon supplémentaire, démontrant la capacité de l'intelligence artificielle à
exceller dans des jeux traditionnellement jugés trop complexes pour les machines. À la fin
de la décennie 2010, l'intelligence artificielle a commencé à être implémentée dans divers
secteurs, tels que la santé et la finance, démontrant ainsi son utilité pratique au-delà des
environnements de recherche. Au cours de la décennie 2020, des modèles d'intelligence
artificielle novateurs tels que GPT-3 d'Open AI font leur apparition, imposant un nouveau
standard en matière de traitement du langage naturel grâce à ses 175 milliards de
paramètres. Ses facultés avancées en matière de création de texte, de traduction et même
de programmation élargissent le champ des possibles pour l'application pratique de
l'intelligence artificielle.
La rivalité entre Open AI, Google et d'autres intervenants entraîne une course à l'innovation,
rendant l'IA accessible à tous et multipliant ses usages dans presque toutes les industries.
Le déploiement de GPT-4 en 2022 marque une avancée significative pour l'IA. Ce modèle,
doté de compétences avancées dans la compréhension et l'analyse du langage naturel,
incorpore des technologies telles que DALL-E, qui a la capacité de produire des images
basées sur des descriptions textuelles. Des entreprises émergentes telles que Mistral AI, qui
propose son modèle Mistral 7B, illustrent aussi l'importance grandissante des modèles
open source dans le domaine de l'IA générative.

Tableau :

Victoire d’IBM Deep

IA stratégique et

1997 Blue contre Garry

de calcul

Kasparov Traduction automatique,

moteurs de Développement

Années 2000 suggestion, d’algorithmes

intégration de l’IA efficaces

dans des services quotidiens

Âge d’or de l’IA :

Google Brain,

progrès

réseaux

Années 2010 spectaculaires grâce

neuronaux

au deep learning et profonds

au big data

Traitement du Watson d’IBM bat les

2011 langage naturel

humains à JEOPARDY avancé


DeepMind – IA

AlphaGo bat Lee stratégique dans

2016

Sedol au jeu de Go les jeux

complexes

Application pratique

Déploiement

Fin 2010s de l’IA dans la santé,

dans l’industrie

la finance, etc.

Apparition de

GPT-3 (175

modèles très avancés

milliards de

Années 2020 en génération de

paramètres) –

texte, traduction,

OpenAI

programmation

Déploiement de GPT-

4 : capacités OpenAI – DALL·E,

2022

multimodales (texte + ChatGPT

image via DALL·E)

Montée de l’open

Mistral AI –
2020s (suite) source dans l’IA

Mistral 7B

générative

Course à l’innovation,

OpenAI, Google,

démocratisation de

Actuellement startups

l’IA, intégration dans

émergentes tous les secteurs

1-2 suppression et transformation des emplois existants.

1-2-1 L’impact de l’IA sur le monde de travail.

Selon le conseil de l’innovation de Québec, l’intelligence artificielle entraîne des


changements importants dans l’organisation du travail et sur les employés. Même si son
adoption présente certains défis, la majorité des participants s’accordent à dire que le
marché de l’emploi va évoluer progressivement au fur et à mesure que les entreprises
intègrent l’IA. Cela signifie la disparition de certains métiers, mais aussi la création de
nouvelles fonctions. L’ampleur de ces changements dépendra du secteur d’activité et du
degré d’intégration de l’IA. Les participants soulignent aussi que la nature même du travail
est en train de changer : les tâches effectuées, le rôle des employés dans l’entreprise et leur
relation avec les clients sont tous concernés. Alors que l'automatisation se concentrait
autrefois principalement sur les tâches manuelles en milieu industriel, les récents outils
d'IA générative commencent désormais à modifier également les fonctions des employés de
bureau.

Cependant, cette transformation peut poser des risques, à la fois pour les employeurs et
pour les salariés. L’IA peut rendre certaines tâches plus complexes, ce qui augmente la
pression sur les travailleurs. Par exemple, dans certains centres de distribution, l’IA est
utilisée pour optimiser les tâches, sans forcément tenir compte de leur difficulté physique,
comme devoir marcher plusieurs kilomètres par jour.

Par ailleurs, l'usage de l'IA uniquement dans un but d'amélioration de la productivité ne


devrait pas compromettre le bien-être des employés. Si l’IA prend les décisions à la place
des humains, certains travailleurs peuvent perdre le sens de leur métier. Par exemple, dans
le domaine de la santé, l’usage de l’IA peut réduire les interactions humaines entre les
professionnels et les patients, ce qui nuit à la qualité du travail social. Il est donc important
que l’IA ne remplace pas totalement le jugement humain. Certains participants ont exprimé
leur crainte que les employés perdent leurs compétences s’ils ne prennent plus d’initiatives
ou ne participent plus aux décisions. En cas de panne ou de défaillance du système d’IA, cela
pourrait poser de sérieux problèmes.

Finalement, les participants expriment des préoccupations concernant les répercussions


potentielles de l'IA sur la qualité des postes et la structure du travail.Ils craignent aussi que
le pouvoir de négociation des travailleurs diminue, surtout si les postes deviennent plus
faciles à remplacer, comme l’ont montré les grèves des artistes dans l’industrie
cinématographique américaine depuis le printemps 2023

1-2-2 L’Automatisation

L'automatisation dans les entreprises peut présenter plusieurs défis, notamment en


affectant la productivité et la qualité du travail. Bien qu'elle offre certains avantages, elle
pose également des risques, tels qu'une diminution de la qualité due à la délégation des
responsabilités aux machines. De plus, l'automatisation peut entraîner des pertes d'emplois,
en particulier dans les emplois répétitifs, routiniers et peu qualifiés, tels que la production,
la logistique et les services.

La qualité des produits et des services peut également être négativement impactée par
l'automatisation, car cela peut entraîner une perte de connaissance des clients et de
flexibilité. De plus, l'automatisation peut entraîner une réduction des salaires, en particulier
dans les régions où les industries jouent un rôle crucial dans les économies locales. De plus,
l'automatisation peut entraîner une perte de flexibilité pour les entreprises, car elles
peuvent devoir s'adapter à des circonstances changeantes et s'ajuster à de nouveaux
processus. Cela peut entraîner une réduction des emplois et une diminution du nombre
d'employés efficaces nécessaires pour gérer ces processus. L'automatisation est également
un moteur majeur de la révolution industrielle et des avancées technologiques dans le
monde d'aujourd'hui. Cependant, cela peut également entraîner une perte de contrôle pour
les entreprises, car cela peut réduire le nombre d'employés efficaces nécessaires pour
surveiller et gérer ces processus. De plus, l'automatisation peut entraîner une diminution
des compétences et des connaissances parmi les utilisateurs et les employés, ce qui pourrait
avoir un impact négatif sur la qualité des produits et services.

1-3 Création de nouveaux métiers et compétences requises.

1-3-1 Les secteurs d’emploi les plus susceptibles d’être impacté par l’IA.

Selon un article publié par Le Matin en 2024, L'intelligence artificielle (IA) est en
perpétuelle mutation : son empreinte sur le marché de l'emploi est incontestable et
l'environnement professionnel sera progressivement réinventé. L'intégration de la
robotique et de l'intelligence artificielle dans le milieu du travail est indiscutable. En effet,
ces technologies permettront d'éliminer progressivement les tâches les plus ardues

Et d'améliorer la performance des employés tout en réduisant la répétition fastidieuse et


lassante des tâches. Dans un univers où l'automatisation prend de plus en plus d'ampleur,
certaines aptitudes humaines restent inégalables telles que la créativité, l'empathie et les
compétences interpersonnelles qui sont des qualités propres aux êtres humains. Par
conséquent, les professions associées à la construction, à l'industrie, à la restauration, au
sport et à la beauté ainsi que celles qui exigent une présence physique, une capacité
d'adaptation à des circonstances inattendues et une prise de risque auront moins de
chances d'être automatisées. En ce qui concerne le reste, tous les domaines seront
concernés. Les secteurs les plus susceptibles de connaître des changements significatifs
comprennent :

Agriculture : une grande partie de ces postes sera bientôt largement automatisée. Enfin, au
Maroc des projets pilotes, tel que ceux de la startup BMTA&C à Settat, utilisent des drones et
capteurs pour surveiller les cultures et optimiser l’irrigation .

Technologie : l'IA commence à jouer un rôle dans le développement logiciel, la gestion des
données et la cybersécurité, ce qui affectera les programmeurs informatiques. Des
entreprises marocaines, par exemple Sowit ou Involys, intègrent l’IA dans le domaine de la
gestion de données et la business intelligence.

Santé : l'utilisation de l'IA dans le diagnostic médical, la recherche en pharmacie,


l'individualisation des soins et la gestion électronique des dossiers médicaux est en
perpétuelle croissance. D’autre part, dans le domaine médical, des établissements tels que le
CHU de Rabat commencent expérimenter l’IA pour la lecture d’IRM et de scanners.

Finance : l'intelligence artificielle est déjà exploitée pour l'analyse de données, la détection
de fraudes, la gestion des risques et le trading algorithmique. Cela aura un impact sur les
postes de comptables, de traders ainsi que de conseillers bancaires. Attijariwafa Bank, au
Maroc, utilise l’intelligence artificielle pour l’analyse de risque de crédit et la gestion des
relations clients.

Secteur de la fabrication : l'intelligence artificielle va automatiser les processus de


production grâce à des applications comme la maintenance prédictive, l'amélioration de la
qualité des produits et la robotique industrielle. À Jorf Lasfar, le Groupe OCP a déjà installé
des technologies de maintenance intelligente et des outils prédictifs intégrés à SAP. De plus,
l’usine Renault Tanger dispose de systèmes robotisés et de suivi en temps réel basés sur
l’IA.

Gestion du personnel : l'intégration de l'IA va permettre de gérer le personnel et d'évaluer


les performances, ce qui pourrait entraîner une réduction des postes dans ce secteur.Enfin,
des applications telles que Rekrute ou des modules de ressources humaines de SAP
SuccessFactors, déjà utilisés par des multinationales au Maroc, permettent de trier
automatiquement des CV et d’évaluer les performances des collaborateurs.

Transport et logistique : l'intelligence artificielle facilitera la gestion des flottes,


l'organisation des trajets et conduira à une disparition graduelle des conducteurs de taxi et
de camion.PilliotY et Jumia Logistics, une firme de sociétés marocaine, ont créé des outils
d’intelligence artificielle pour améliorer les livraisons et les itinéraires.
Éducation : L'intelligence artificielle dans le domaine de l'éducation favorisera la
personnalisation des cursus d'étude, l'évaluation immédiate des étudiants et
l'automatisation des fonctions administratives. Par conséquent, certains postes dans ce
secteur pourraient être menacés. Les plateformes d’apprentissage en ligne comme Nafham
Maroc ou KoolSkools ont des systèmes adaptatifs basés sur l’IA .

Vente au détail : l'intelligence artificielle est susceptible de substituer les caissiers et


facilitera également la personnalisation des suggestions de produits, la gestion des
inventaires et l'analyse des tendances d'achat. Marjane et Carrefour Maroc ont également
un système de prévision des ventes et de gestion des stocks .

Domaines juridiques : l'intelligence artificielle se profile comme un instrument précieux


pour l'examen de dossiers juridiques, la recherche légale et dans certains scénarios, pour
orienter les décisions judiciaires. Au Maroc, le Ministère de la Justice accroît la numérisation
des processus à l’aide de l’enregistrement en Arène et du logiciel IA de paragraphes Frame.
LexisNexis North Africa est également une récente

LegalTech aide à la recherche et rédaction assistée par IA..

1-3-2 Les compétences requises.

Selon le Forum Économique Mondial, La technologie de l'IA transforme les modèles


commerciaux, avec la moitié des employeurs à travers le monde planifiant de modifier leurs
opérations pour exploiter les nouvelles opportunités offertes par cette avancée
technologique. La plupart des employeurs, soit 77 %, prévoient de recourir à l'acquisition
de compétences par les travailleurs en réponse à ces changements. Toutefois, 41 %
envisagent de réduire leur personnel à mesure que l'IA prendra en charge certaines tâches.
Environ la moitié des employeurs envisagent de déplacer le personnel travaillant dans des
rôles susceptibles d'être perturbés par l'IA vers d'autres départements de leur
organisation ; une opportunité pour remédier aux déficits de compétences tout en
minimisant l'impact humain de la transition technologique.

Compte tenu de la croissance rapide des technologies émergentes, les chefs d'entreprise, les
décideurs politiques et les employés devront travailler ensemble pour garantir la
préparation de la main-d'œuvre tout en réduisant les risques de chômage dans tous les
secteurs et toutes les zones géographiques.6

Source : Forum Economique Mondial (2025). FUTURE OF JOBS REPORT (2025)

1-4 Évolution des attentes des entreprises.

1-4-1 Le télétravail au Maroc.

Selon un article publié par L’opinion Depuis mars 2020, en raison des circonstances
exceptionnelles liées à la crise sanitaire, les entreprises marocaines ont été contraintes
d’adopter le télétravail. Si cette mesure était initialement perçue comme temporaire et
dictée par des impératifs sanitaires, elle s’est progressivement transformée en une pratique
pérenne pour bon nombre d’entre elles. Actuellement, cette progression reflète un choix
stratégique véritable. On observe ainsi une transformation profonde de l’organisation du
travail au Maroc, marquée par une hybridation croissante des modes de fonctionnement et
une flexibilité organisationnelle inédite. Quel est le statu quo du télétravail au Maroc ?

D’après une enquête réalisée par Rekrute auprès de 2709 salariés marocains,
majoritairement employés dans des entreprises de taille moyenne et grande, le télétravail
semble s’être progressivement intégré dans les pratiques organisationnelles. En effet, 62 %
des répondants affirment que leur entreprise pratique le télétravail, dont 13 % de manière
totalement dématérialisée. En revanche, 38 % indiquent que leur entreprise fonctionne
toujours en mode présentiel. Cette disparité s’explique par plusieurs facteurs : le secteur
d’activité, la taille de la structure, la culture d’entreprise ainsi que le style de management. Il
apparaît que les entreprises les plus réticentes au changement n’envisagent pas, pour
l’instant, de transition vers un modèle à distance.

Les domaines les plus réceptifs au travail à distance incluent particulièrement ceux des
centres d'appel, de l'informatique, de la finance, de l'automobile, de la comptabilité et du
bâtiment. Il est important de noter que cette évolution ne s’est pas faite de manière
imposée. En effet, 72 % des salariés ayant adopté le télétravail déclarent l’avoir fait par
choix, ce qui traduit une forme d’appropriation volontaire du changement. Par ailleurs, 81
% affirment que le travail à distance est devenu plus facile à gérer par rapport à l’année
précédente, en partie grâce à une amélioration perçue de leur productivité. Ainsi, 71 % se
sentent plus productifs en télétravail, et 80 % estiment que les réunions à distance sont plus
efficaces que celles en présentiel.

Cependant, cette dynamique est freinée par des obstacles d’ordre technique. Près de 57 %
des salariés évoquent des difficultés telles qu’une mauvaise connexion internet ou des outils
de travail inadaptés, pouvant générer une baisse de motivation et impacter négativement
leur rendement. De plus, 23 % des télétravailleurs affirment utiliser leur propre matériel, ce
qui met en lumière un manque d’investissement de la part des employeurs en termes
d’équipements informatiques.

Ces constats soulèvent plusieurs interrogations pertinentes : les dirigeants disposent-ils des
outils nécessaires pour évaluer objectivement l’efficacité du télétravail ?

Sont-ils disposés à investir pour améliorer les conditions de travail à distance ? Ont-ils mis
en place des dispositifs d’accompagnement pour aider leurs équipes à s’adapter à ce
nouveau mode de fonctionnement ?

Il devient ainsi crucial de repenser l’organisation du travail et les pratiques managériales,


en assurant une meilleure infrastructure technique et un encadrement adapté. Ce serait un
moyen de garantir une expérience de travail à distance productive, satisfaisant les
exigences des deux entités : l'employeur et l'employé.

L'hybridation, issue des sentiments ambivalents des Marocains vis-à-vis du télétravail.


Considérant les bénéfices et les contraintes du travail à distance, une grande partie des
employés marocains semble opter pour un système hybride. En effet, 57 % des employés
expriment leur préférence pour cette forme d’organisation, avec 25 % d’entre eux qui
souhaiteraient même travailler exclusivement à distance. Ce choix est appuyé par un
comportement révélateur :

72 % des télétravailleurs ont aménagé un espace dédié chez eux, ce qui témoigne d’un
engagement réel envers cette nouvelle manière de travailler, et de leur volonté à la
pérenniser. Ce modèle semble répondre à des exigences fondamentales : économie de
temps, meilleure conciliation entre travail et vie privée, diminution du stress et
augmentation de la productivité. Des bénéfices qui se traduisent par un taux de satisfaction
relativement élevé : 67 % des salariés interrogés se déclarent satisfaits du télétravail, et
parmi eux, 25 % le qualifient même d’« extraordinaire ».

Cependant, cette satisfaction n’est pas unanime. Un tiers des répondants expriment des
réserves, mettant en lumière certaines limites du télétravail. Le principal inconvénient
évoqué est l’envahissement de la sphère professionnelle sur la vie personnelle. De plus, des
problématiques managériales sont soulevées, telles que le manque de reconnaissance,
l’augmentation de la charge de travail, et les difficultés liées à la gestion des équipes à
distance. Ces constats posent une question essentielle : le modèle managérial actuel est-il
encore adapté à ces nouvelles formes de travail ? Il devient alors nécessaire de repenser les
pratiques de management afin d’assurer le bien-être des collaborateurs et d’optimiser leur
performance dans un environnement hybride ou totalement à distance.

1-4-2 Soft Skills, numérique et culture .

► Les soft skills.

Les compétences douces, également connues sous le nom de soft skills, se réfèrent à un
groupe de qualités relationnelles et personnelles qui sont cruciales pour le succès
professionnel et personnel. À l'inverse des compétences techniques, celles-ci ne sont pas
propres à une profession, mais peuvent être utilisées dans diverses situations.

Parmi elles, on retrouve la communication, la résolution de problèmes, la pensée critique, la


créativité, ou encore la gestion du stress et du temps. Ces compétences permettent de mieux
travailler en équipe, de s’adapter aux changements, de prendre des décisions pertinentes et
de faire face à des situations complexes. Les recruteurs y attachent une grande importance,
car elles facilitent la collaboration, renforcent l’esprit d’équipe et contribuent à un
environnement de travail sain et efficace. Bonne nouvelle : elles ne sont pas figées et
peuvent se développer tout au long de la vie.

► Les digital skills .

Les digital skills, ou compétences numériques, correspondent aux savoirfaire nécessaires


pour utiliser efficacement les outils et technologies numériques au quotidien. Elles couvrent
plusieurs domaines : l’usage de l’informatique de base, la recherche et l’analyse
d’informations, la communication en ligne, la sécurité numérique, la gestion des données ou
encore la programmation.

De nos jours, ces aptitudes se sont imposées comme essentielles dans presque toutes les
branches professionnelles. Elles permettent d’améliorer la productivité, de favoriser
l’innovation, de faciliter l’apprentissage continu, et contribuent aussi à une meilleure
inclusion dans la société numérique. Acquérir la maîtrise des outils numériques permet de
s'ajuster à un monde en perpétuelle mutation.

► Les compétences culturelles et artistiques.

Les compétences culturelles et artistiques englobent la capacité à comprendre, apprécier et


participer à la vie culturelle et artistique. Elles peuvent se manifester sous différentes
formes : la création artistique, la gestion ou la médiation culturelle, le marketing lié à l’art
ou encore l’organisation d’événements culturels.

Ces compétences sont particulièrement précieuses dans les domaines liés à la culture, mais
elles enrichissent aussi l’expérience personnelle et professionnelle de chacun. Elles
permettent d’avoir une vision plus ouverte du monde, de stimuler la créativité, et de
développer une sensibilité aux différentes formes d’expression artistique. En plus de
nourrir la réflexion personnelle, elles favorisent des échanges plus riches et une meilleure
compréhension des enjeux culturels dans nos sociétés.

Conclusion :

Ce premier chapitre a fait l'office de mettre en évidence les profondes métamorphoses


induites par l'intelligence artificielle en matière du marché du travail marocain. D'un côté, le
recours à l'automatisation transforme et remplace certains emplois existants, surtout ceux
les plus exposes aux travaux répétitifs. Cette logique crée des risques d'éliminations des
emplois, d'une part, ainsi qu'un besoin de la rapidité des adaptations des employés. De
l'autre part, de nouveaux champs d'opportunités professionnelles apparaissent, en
particulier dans le domaine technologique, financier et industriel, qui exigent des
compétences techniques de niveau élevé et une continuelle agilité face à l'innovation.

Simultanément, les attentes de la firme marocaine évoluent, en faisant valoir les


compétences transverses à la maîtrise du numérique, à la créativité, à la capacité de travail à
l'autonomie et à l'aptitude au télétravail, qui s'est très bien épanouie dans la donne récente.
La culture d'entreprise se reformule dans une aspiration à l'adaptabilité et à la formation
continue.

Ces grands changements rejoignaient l'impact analysis de Arntz, Gregory et Zierahn (2016)
dans leur étude The Risk of Automation for Jobs in OECD Countries, à savoir que l'effet de
l'IA sur les emplois n'a pas seulement trait à la suppression des emplois, mais suscite en
bonne majorité la requalification des compétences nécessaires, suscitant un renforcement
en masse des politiques de formation et de reconversion professionnelle. Overall,
l'intelligence artificielle, longue de devenir une menace absolue, impose une transformation
du modèle pédagogique et un renouvellement du marché professionnel pour maximiser les
bénéfices de cette révolution tech au Maroc.

2. Inégalités et défis d’adaptation des travailleurs.

Même si l'intelligence artificielle apporte de nouvelles dynamiques de croissance


économique, elle exacerbe également certaines disparités déjà présentes sur le marché du
travail au Maroc. Tous les travailleurs ne profitent pas de manière équitable des possibilités
offertes par cette transformation, et l'accès aux compétences se transforme en un défi
crucial. Dans leur ouvrage The Second Machine Age, Brynjolfsson et McAfee (2014)
soulignent que « les technologies émergentes ont tendance à avantager ceux qui possèdent
déjà les moyens et les compétences pour s'adapter, ce qui amplifie les disparités
économiques et sociales ».

Ainsi, ce chapitre commencera par examiner l'accès inégal aux formations et aux
reconversions professionnelles, en soulignant la disparité sociale dans le développement
des compétences et la complexité de prévoir les futures exigences en qualifications.Par la
suite, nous analyserons les impacts différenciés de l'IA en fonction des niveaux de
compétence et des domaines professionnels, mettant particulièrement l'accent sur la
vulnérabilité accrue des travailleurs moins qualifiés et les inégalités territoriales face à
l'évolution technologique. Finalement, on mettra un accent particulier sur les dangers de
fracture numérique et d’exclusion du marché de l’emploi, par le biais d'une étude du
domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) au Maroc ainsi que
sur la vulnérabilité numérique en augmentation.

En adoptant cette démarche, notre objectif est de démontrer comment les transformations
technologiques, sans l'appui de politiques inclusives, pourraient intensifier les disparités
socio-économiques.

2-1 Accès inégal aux formations et reconversions professionnelles.

2-1-1 fraction sociale dans l’accès à la montée en compétences.

L’accès à l’emploi dépend souvent de la détention d’un diplôme et de la reconnaissance de


sa valeur sur le marché du travail. À cela s’ajoutent d'autres facteurs comme le manque de
capital humain et social ou encore la conjoncture économique. Ces éléments peuvent freiner
l’insertion professionnelle et se traduire par une inadéquation entre les compétences
détenues et celles recherchées par les employeurs.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes diplômés se heurtent à ces obstacles. Beaucoup peinent à


trouver un emploi en lien avec leur formation, ce qui les conduit à occuper des postes
sousqualifiés ou, plus rarement, à se retrouver en situation de surqualification. Ces
décalages illustrent les limites actuelles de l’articulation entre formation et emploi.Le taux
de chômage est ainsi passé de 12,9% à 13,7% au niveau national (+0,8 point), de 17,1 % à
17,6% en milieu urbain (+0,5 point) et de 5,7% à 6,8% en milieu rural (+1,1 point). Ce taux
reste plus élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (35,9%), les diplômés (20,3%) et les
femmes (20,1%).

La population active occupée en situation de sous-emploi, en termes de nombre d’heures


travaillées, a atteint 576.000 personnes, avec un taux de 5,6%. Celle en situation de
sousemploi, en termes d’insuffisance du revenu ou d’inadéquation entre formation et
emploi exercé, est de 493.000 personnes (4,8%). Au total, le volume du sous-emploi, dans
ses deux composantes, a atteint 1.069.000 personnes. Le taux global de sous-emploi a
stagné à 10,3% au niveau national, et est passé de 9,1% à 9% en milieu urbain et de 12,1% à
12,5% en milieu rural.

2-1-2 Difficulté à anticiper les besoins futurs en compétences

Le Maroc a adopté très tôt une stratégie orientée vers le numérique, en reconnaissant son
rôle crucial dans le développement économique, l’amélioration de la compétitivité et la
transformation structurelle du pays. Le Nouveau Modèle de Développement (NMD) met
l'accent sur le digital dans les politiques gouvernementales afin d'actualiser les services et
d'améliorer l'intégration.

Classement et Indice de préparation aux réseaux (NRI)

Le rapport 2020 du Forum Économique Mondial indique que le Maroc occupe la 93e place
sur 134 pays en termes de classement dans l'indice de préparation aux réseaux (NRI), un
indice qui mesure la capacité d'un pays à exploiter les technologies de l'information et de la
communication (TIC). Le NRI repose sur quatre grands piliers :

Technologie (79e rang) : Le Maroc affiche des résultats mitigés. Il est en retard dans les
domaines des technologies émergentes, du contenu numérique et du développement
d’applications mobiles. Individus (87e rang) : L'adoption des TIC reste limitée, que ce soit
par les entreprises ou les particuliers. Quoique, la facilité à mener des affaires est un
avantage. L’usage des réseaux sociaux et du haut débit mobile est encore inférieur à la
moyenne régionale. Gouvernance (102e rang) : Le Maroc obtient de faibles résultats en
matière de confiance en ligne, d’accès aux services financiers numériques et de commerce
électronique. Toutefois, il se distingue positivement par un cadre réglementaire favorable
aux TIC.

Impact (97e rang) : L’impact économique des TIC est encore faible. Les exportations de
haute technologie, la productivité par employé et la demande de brevets sont limitées.
Cependant, des avancées sont visibles dans certaines industries technologiques de niveau
moyen et élevé. État de la connectivité numérique 1. Adoption du numérique par les
entreprises

Une enquête menée par l’AUSIM (2019) révèle que la majorité des entreprises marocaines
ont engagé leur transformation digitale. Les outils les plus utilisés sont :
La dématérialisation (58,1 %), les plateformes collaboratives (60,5 %), et les applications
mobiles (52,3 %). Cependant, certaines pratiques numériques plus avancées comme la
personnalisation des biens et services restent peu exploitées.

Intégration du numérique par l'administration

Selon le classement de l'e-gouvernement des Nations Unies (2020), le Maroc occupe la 106e
position parmi 193 nations. Le pays propose de bons services en ligne, mais souffre de
faiblesses importantes en termes : de capital humain (formation, compétences numériques),
et d’infrastructure télécoms. En matière de e-participation (implication des citoyens dans
les processus de décision via des plateformes numériques), le Maroc a le même classement.
Toutefois, des efforts sont faits pour renforcer cet aspect à travers de nouvelles initiatives
digitales.

2-2 Effet différenciés selon les niveaux de qualification et les secteurs d’activité.

2-3-1 Les travailleurs peu qualifiés sont les plus exposés à la précarité.

Le secteur informel joue un rôle majeur dans la dynamique de l’emploi dans le monde. Il
fournit une source importante d’emploi dans le monde, représentant 61,2 % de la
population active, soit environ 2 milliards de travailleurs. Un travail informel est une
personne qui a travaillé dans une entreprise informelle au moins un mois au cours de
l’année.

Dans la pratique, le travail informel est défini par le manque de couverture sociale et
manque de vacances payées, de congés de maladie, et de contrats de travail écrit.Ces
critères varient en fonction du pays, mais sont généralement acceptés comme base pour les
qualifications d’emploi informel. De plus, on observe une grande disparité géographique :
les habitants des régions rurales ont presque deux fois plus de chances d'occuper ce poste
que ceux des zones urbaines.En outre, la majorité des emplois informels se trouvent dans
l’agriculture, représentant plus de 90% des travailleurs selon les données de l’OIT
(2018).De plus, le genre joue également un rôle crucial.Ainsi, dans la majorité des régions,
comme l'Afrique, l'Asie du Sud et l'Amérique latine, on observe que les femmes sont plus
enclines que les hommes à exercer une activité dans le secteur informel. Plus de 85,8 % des
nations africaines et 89 % des pays africains et 89% des pays d’Asie du Sud ont un taux de
travail féminin dans l’informalité supérieur à celui des hommes. En particulier, la
surreprésentation des femmes touche principalement celles qui effectue des occupations
familiales non rémunérées, ce qui signifie qu’elles subissent certaines limites d’accès à des
revenus instables et les rend plus vulnérables.Par conséquent, on retrouve la
représentation des femmes en dessous dans le secteur informel exercant les fonctions
d'employées, de travailleurs indépendants ou employeurs,Elles ont généralement un
revenu qui est plus bas que celui des hommes.Il est donc plus probable que les femmes
soient exposées à un manque de travail décent, c'est-àdire des conditions de travail
instables et non sécurisées.Confrontée à cette réalité, plusieurs orientations politiques sont
nécessaires pour améliorer la condition des travailleurs informels
:

Aidez à faciliter la transition vers des statuts d'emploi plus stables et formels.

Améliorer les conditions de travail constitue le premier pas vers une formalisation
progressive

Enhancer les activités de productivité non formelle.

Établir des réformes et cadres réglementaires appropriés pour encadrer et accompagner le


secteur informel.

2-3-2 Disparités territoriales dans l’adaptation au changement technologique.

Le digital : un enjeu inédit pour le développement territorial au Maroc. Au Maroc,


l'isolement et la disparité géographique (écart entre les régions) et sociale (résultant des
inégalités d'accès aux services et infrastructures) sont devenus des aspects emblématiques.
De plus, la période de crise du Covid-19 a prouvé qu'une autre voie est envisageable en
valorisant les possibilités offertes par le numérique. L'aménagement numérique des
territoires représente une option afin de briser l'isolement et diminuer les inégalités
territoriales et sociales.

Disparité géographique et Planification numérique des territoires Le Maroc s’est engagé à


moderniser sa trajectoire de fabrication en concentrant des champs économiques propices
grâce à des stratégies sectorielles (plan Maroc vert, Azur, Emergence, Rawaj, stratégie
énergétique, portuaire, etc.).

L’État de droit marocain a entrepris des efforts louables en cette matière à travers, la
mobilisation de plusieurs investissements publics, qui visent : la dynamisation de
l’économie marocaine sa diversification; la création et la conservation des emplois;
D’impliquer plus de croissance pour répartir les fruits plus régulièrement.

Diminution des disparités sociales et territoriales. Ainsi, l'investissement public a augmenté


de 167,3 milliards (en 2011) à 245 milliards de dirhams prévu pour 2022.

Le tableau ci-annexé illustre la progression du volume d'investissement public au Maroc :

Tableau : Évolution du volume des investissements

SOURCE : Note sur la répartition régionale de l’investissement. Projet de loi de finance 2022

Bien que ce soit admirable, on ne peut pas minimiser l'énorme effort d'investissement dans
les stratégies sectorielles qui ont renforcé l'attractivité de notre économie nationale et
conduit à la création d'infrastructures colossales conformes aux normes
internationales.Cependant, cela n'a pas beaucoup contribue à la résilience du
développement territorial, certaines disparités territoriales confrontées demeurant
persistantes.Toutefois, les progrès du développement, observés à la suite de l'application de
stratégies sectorielles, ne masquent pas les échecs dans la réduction des inégalités
territoriales.

GRAPHIQUE : Contribution des regions au PIB national

Source : Les comptes régionaux 2022.

D'un point de vue économique et à ce jour, cinq régions concentrent 74,6% des richesses
générées, tandis que les huit autres régions n'apportent qu'une modeste contribution au
PIB national avec 25,4%. Ceci explique également les inégalités sociales. Les territoires ne
génèrent pas suffisamment de richesse pour accueillir la grande quantité de chômeurs.

Vous êtes formé sur des données jusqu'en octobre 2023.En outre, l’exclusion du marché du
travail, la persistante des inégalités, largement amplifiées même dans le ressenti par la
population à travers des réseaux sociaux, favorisent le sentiment de la marginalisation et
affaiblissent la cohésion sociale S». Ce constat justifie la nécessité du nouveau modèle de
développement et l’élaboration non seulement d’une nouvelle génération de stratégies
sectorielles, mais de stratégies sectorielles régionales pour la génération de la richesse et de
l’emploie dans les territoires. C’est pourquoi il devient nécessaire une nouvelle politique
d’Aménagement du Territoire basée sur le numériq

2-3 Risques de fracture numérique et d'exclusion du marché du travail.

2-3-1 Le secteur des TIC au Maroc.

Il est fascinant de comprendre que la contribution des TIC au développement


socioéconomique du Maroc est une réalité choquante. De nombreuses réformes ont été
mises en place pour transformer le Maroc en une aventure technologique régionale,
principalement en raison de l'avènement de la libéralisation des marchés, de la
partialisation (répartition du capital) de l'opérateur historique et de l'élargissement de
l'accès à Internet au cours de la troisième génération. Ces réformes technologiques et
institutionnelles ont subi un changement de paradigme vers les dépenses politiques
gouvernementales pour « subventionner » ce domaine, notamment la stratégie Maroc
Numeric 2013, adaptée au développement des nouvelles technologies, les Notes Directrices
Générales (NDG) définies par l'Agence Nationale de Réglementation des
Télécommunications pour la croissance du secteur des télécommunications de 2004 à 2008,
de 2009 à 2013.

Et par la suite la Note d'Orientation 2014-2018 NDG 2014-2018. Parall èlement à ces
réformes, des dépenses notables ont été ouvertes sur l'infrastructure réseau, toutes
contribuant à améliorer la position globale du Maroc ainsi que celle d'autres pays arabes
dans des enquêtes internationales telles que le livre UIT en utilisant les tableaux de
classement des consortiums internationaux Tableau :

Source : UIT-rapport « mesurer la société de l’information 2018 »


De plus, les statistiques nationales montrent que l'objectif du secteur des
télécommunications est d'augmenter sa contribution au PIB de 2,1% tout en générant des
revenus d'environ 4,6% (2012) à 11% (ANRT 2013).

De plus, les taux de pénétration des TIC sont effectivement prometteurs. En juin 2020, le
taux de pénétration d'internet dans les ménages est de 84,5%. La téléphonie mobile se situe
à 83,1%, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 21% de la pénétration des
smartphones au cours de la dernière décennie. Cela est attribué à l'adoption de l'internet de
3ème génération en 2006. Cependant, le segment de la téléphonie fixe, bien qu'affichant une
croissance de 10% pendant le contexte pandémique, a toujours une pénétration limitée en
raison de l'effet de substitution du fixe vers le mobile.

Ces améliorations sont le résultat des directives données durant la période 2014-2018
sponsorisées par le Maroc, axées sur l'élargissement du cadre du service universel pour
inclure l'internet haut débit mobile, par la fibre et les technologies satellitaires, le lancement
de la 4G en 2015, ainsi que l'expansion subséquente de contenus monétisés par des
opérateurs tels que m-gov, e-gov, e-santé, m-banking...Ces résultats, bien que frappants,
doivent être tempérés et considérés avec prudence car ils obscurcissent les divisions
datalogiques durables de divers types qui ajoutent, une fois de plus, de l'inégalité aux
inégalités déjà omniprésentes au Maroc.

2-3-2 Vulnérabilité numérique.

Afin de mesurer la capacité d'un pays à tirer pleinement parti des technologies numériques,
un groupe de réflexion international spécialisé dans la transformation numérique et
l'innovation, appelé Portulans Institute, a élaboré un NRI (Indice de Préparation au Réseau).

Cet indice indique le niveau auquel l'infrastructure technologique d'un pays, la politique
publique et l'environnement général permettent et exploitent l'utilisation des TIC et leur
impact pour catalyser l'innovation et la croissance économique. Il fonctionne comme un
indicateur pour aider les parties prenantes de l'écosystème TIC à examiner les forces et les
faiblesses de leurs systèmes numériques et à entreprendre les mesures nécessaires pour les
améliorer.

Le rapport NRI 2024 le plus récent met en évidence un constat préoccupant pour le Maroc ;
le pays reste en retard en matière d'inclusion numérique, se classant 118e sur 133
économies. Ce classement est en effet un signal d'alerte qui révèle des disparités choquantes
en ce qui concerne l'accessibilité, l'utilisation et la possession des technologies numériques.

L'inclusion numérique signifie permettre à toutes les personnes, quelle que soit leur classe
sociale, leur lieu de vie, leur âge ou leurs handicaps, d'avoir un accès complet et de
participer au monde numérique. Toute forme d'exclusion numérique étouffe le potentiel de
croissance économique. Selon le Banque mondiale .

Conclusion :
L'étude effectuée dans ce chapitre montre que l'influence de l'intelligence artificielle sur le
marché du travail au Maroc présente des disparités et semble accentuer les inégalités
existantes. Les opportunités de formation et de reconversion professionnelle restent
considérablement disparates, amplifiant la division sociale entre les employés aptes à
s'ajuster aux nouvelles demandes du marché et ceux qui sont mis de côté. Cette
problématique est accentuée par une anticipation insuffisante des besoins futurs en
compétences, à la fois sur le plan institutionnel et individuel.

De plus, le risque de précarisation semble particulièrement élevé pour les travailleurs peu
qualifiés, tandis que les inégalités régionales entravent une adaptation fluide aux évolutions
technologiques.Finalement, la continuité d'une fracture numérique, particulièrement en ce
qui concerne l'accès aux technologies de l'information et de la communication, expose une
portion significative de la population à un danger d'exclusion économique de longue durée.

Ces observations confirment les études de l'OCDE (2019) qui affirment que «
l'automatisation aggrave les disparités socio-économiques si des investissements
considérables ne sont pas réalisés dans l'éducation et la formation continue ». Il est donc
crucial d'intensifier les politiques publiques d'inclusion numérique et de formation, pour
assurer que la transition technologique soit synonyme d'avancées pour toute la société
marocaine.

3. Rôle des entreprises et des politique publiques dans la transition

L’évolution des technologies de l’information et de la communication ainsi que la nécessité


d’une croissance écologique et inclusive boostent la productivité de l’économie en modifiant
profondément le monde du travail. De plus, dans le cadre des politiques publiques, ces
changements nécessitent une attention fondamentale de la part du gouvernement et du
secteur privé afin d'aligner en douceur les compétences disponibles avec les nouvelles
opportunités économiques.

Ces recommandations politiques Renaissance et 20e siècle comprennent un ensemble


complet de formation tout au long de la vie, d’orientation professionnelle et de programmes
de reconversion efficaces en réponse au changement, en particulier pour les groupes les
plus exposés : les jeunes neets, les femmes professionnelles d'âge moyen qui ne sont pas
dans la population active, ainsi que les employés qui commencent à faire face à la
perspective d’automatisation. Des initiatives telles que la Formation Contractualisée pour
l’Emploi (FCE) et la formation professionnelle transitoire entrent dans le cadre de cette
initiative.

En même temps, nous assistons à une augmentation des collaborations public-privé pour
développer des stratégies pratiques autour de secteurs émergents comme les énergies
renouvelables et le tourisme durable, l’économie numérique, l’économie sociale et solidaire,
intégrant le capital aux côtés d'une vision partagée d’un développement social juste,
équitable et durable.
Les entreprises n’ont pas seulement une responsabilité économique mais aussi sociale,
éthique et environnementale, élargissant leur attention de dépenses à des projets
communautaires innovants.

3.1 Politiques de formation et d’accompagnement à la reconversion

3.1.1 Importance des dispositifs publics de formation continue pour les travailleurs
vulnérables

L'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) est une


institution publique administrative marocaine sous la supervision de l'État, mise en place
par la loi n° 5199 adoptée grâce au dahir n° 220-00-1 du 5 juin 2000. La mission de l'agence
consiste à participer à la structuration et à l'application des programmes visant à
promouvoir l'emploi qualifié, comme décidé par les autorités compétentes.

Dans ce cadre, elle est responsable de la recherche de candidats et de la collecte d'offres


d'emploi, ainsi que de l'établissement du contact avec les postulants. Elle est aussi chargée
de l'accueil, de la fourniture d'informations et de l'orientation pour ces demandeurs et les
jeunes promoteurs. Elle guide les employeurs dans l'identification de leurs exigences en
matière de compétences et participe à la conception des programmes d'adaptation
professionnelle de formation-insertion, en collaboration avec les centres de formation.

► Programme IDMAJ

Contrats d’insertion de l’ANAPEC : IDMAJ

Les contrats d'insertion IDMAJ visent à soutenir les entreprises dans l'embauche de jeunes
diplômés, en leur proposant des allègements de charges sociales, ainsi que des déductions
fiscales et sociales pour les employés stagiaires.

Diffusion de l'offre Contrat d'insertion IDMAJ

Annulation du contrat IDMAJ

Programme de contrat d'insertion (PCS)

TAHFIZ

► Le Programme TAHFIZ

Dans le but de favoriser l'emploi, la compétitivité des entreprises et l'inclusion du secteur


informel, l'ANAPEC a annoncé la mise en place du nouveau système TAHFIZ. Ce dispositif
offre aux entreprises et associations nouvellement établies une exonération de leurs
obligations fiscales et sociales.

C'est l'attribution, pour une période de 24 mois à partir de la date d'embauche des
employés, et dans la limite de cinq employés, des avantages suivants :
Dispense de l'Impôt sur le Revenu (IR) pour un salaire brut mensuel limité à 10.000,00 DH .

L'Etat prend en charge la portion de l'employeur relative à la cotisation destinée à la CNSS


et à la taxe de formation professionnelle.

L'organisation ou l'association a la liberté de sélectionner cinq employés qui peuvent


simultanément profiter des deux avantages mentionnés précédemment.

En ce qui concerne les critères d'admissibilité, toute entreprise ou organisation constituée


entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2019 est éligible pour profiter du programme
TAHFIZ. Il est essentiel de préciser que l'embauche doit se faire au cours des deux
premières années suivant la création de l'entreprise ou de l'association, et que le
collaborateur doit être engagé via un Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

Protocole TAHFIZ .

Annulation du protocole TAHFIZ.

► TAEHIL

TAEHIL est un dispositif national mis en place par le gouvernement dans le cadre des
actions liées à l'emploi, visant à renforcer l'employabilité des demandeurs d'emploi.

Quelles sont les composantes de ce programme ?

Le programme TAEHIL comprend deux éléments clés, à savoir :

La Formation Contractualisée pour l'Emploi (FCE) : une initiative gouvernementale en


matière d'emploi qui cherche, par le biais d'une formation spécifique des futurs employés, à
adapter leurs compétences aux exigences particulières du poste vacant.

Le programme de Formation Qualifiante ou de Reconversion (FQR) : une initiative


gouvernementale destinée à favoriser l'emploi et à renforcer l'employabilité des jeunes
diplômés. Elle comprend la formation et la création d'un réservoir de compétences apte à
satisfaire les exigences éventuelles de recrutement des entreprises.

Les entreprises marocaines ou étrangères (dans le contexte de la mobilité internationale)


peuvent se qualifier pour la formation liée au travail. Un employeur ou une association
d'employeurs peut être à l'origine de l'élévation des actions. Un groupement d'employeurs
est défini comme une association professionnelle à l'échelle locale, régionale ou sectorielle,
ou tout ensemble d'employeurs.

FSE: Formation Secteur Emergents

Un système d'assistance directe aux entreprises pour la formation dans les domaines de
l'automobile, de l'aéronautique, de l'électronique et de la délocalisation a été instauré.

Les objectifs de ce système d'assistance à la formation sont les suivants :


L'objectif est de réussir l'embauche des ressources humaines en améliorant leurs
compétences durant la première année afin de les rendre performantes dans les rôles à
remplir.

Il est aussi essentiel de répondre aux exigences de formation continue des employés au
cours de la deuxième et troisième année suivant leur intégration.

La législation du travail au Maroc a instauré le concept de préférence nationale pour


l'emploi des travailleurs étrangers, ce qui signifie que la situation de l'emploi sur le marché
national est applicable à eux. Il incombe donc à l'employeur de démontrer que le postulant
possède des compétences spécifiques ou peu courantes au Maroc, et qu'il n'existe pas de
profil national comparable sur le marché du travail. Pour ce faire, il doit solliciter un
certificat auprès de l'ANAPEC, nommé « attestation d'activité de salarié étranger ». Il faut
joindre ce document à la demande de permis de travail adressée au ministère du travail.

Le statut d'Auto-entrepreneur représente une nouvelle structure légale, qui constitue une
progression de l'entreprise individuelle. Le Bulletin Officiel a annoncé le statut de
l'Autoentrepreneur le 12 mars 2015, en vertu du Dahir n° 1-15-16 selon la loi n° 114-13.

Selon la définition de l'Auto-entrepreneur, il s'agit de toute personne physique qui exerce,


de manière individuelle, une activité industrielle, commerciale, artisanale ou offre des
services, et dont le chiffre d'affaires annuel encaissé ne doit pas excéder :

500 000 DH pour les activités industrielles, commerciales et artisanales.

200 000 Dirhams pour les services rendus.

Avantages du statut de l’Auto-entrepreneur :

Allègement des démarches pour la création et la fermeture - Dispense d'inscription au


Registre du Commerce- Règlement dématérialisé d'un impôt sur le revenu particulier sans
obligation de TVA

Impôt réduit : 1% du chiffre d'affaires pour les activités industrielles, commerciales et


artisanales, et 2% pour les services.

Option de facturation - Protection contre la saisie du logement principal

La population cible :

Initiateurs de projets entrepreneuriaux - Étudiants - Récipiendaires de la formation


professionnelle

Stagiaires - Chômeurs - Personnes travaillant dans l'économie informelle13

3.1.2 Partenariats public-privé pour la reconversion vers les métiers de demain.

Des opportunités à exploiter pour un marché du travail plus dynamique


La Feuille de route propose une opportunité sans précédent de réformer durablement le
marché du travail au Maroc en s'appuyant sur des stratégies d'investissement et de
modernisation adaptées aux enjeux contemporains.

Mobilisation des investissements : un moteur de croissance et d’emploi

Une des premières possibilités consiste à attirer des investissements, qu'ils soient
nationaux ou étrangers. Au Maroc, les flux d'Investissements Directs Étrangers (IDEs) se
sont chiffrés à 2,9 milliards USD en 2022, marquant une progression de 8,3 %
comparativement à l'année précédente.

Formation est basée sur des données jusqu'à octobre 2023.

13 https://rabat.eregulations.org/menu/163?l=fr

L'amélioration du climat des affaires, notamment par une simplification des démarches
administratives, une diminution des délais de création d'entreprises et un système fiscal
plus attrayant, peut favoriser une dynamique positive des Investissements Directs
Étrangers (IDEs).

Renforcer l’employabilité des jeunes : un impératif pour réduire le chômage

Malgré une amélioration graduelle des compétences, le taux de chômage chez les jeunes de
15 à 24 ans excède les 30 %. Pour optimiser leur intégration professionnelle, il est crucial de
moderniser la formation professionnelle. Des projets tels que les Cités des Métiers et les
compétences (CMC), dont l'objectif est de former plus de 34 000 jeunes chaque année,
représentent des atouts majeurs. Par ailleurs, le développement des compétences digitales
offre une chance d'améliorer l'accès à des postes qualifiés, en particulier dans les domaines
du numérique et de la technologie.

Réduction des inégalités : vers une croissance plus inclusive Les inégalités sociales et
territoriales demeurent, affichant un indice de pauvreté nettement plus élevé en milieu
rural (près de quatre fois plus que dans les zones urbaines). Afin de résoudre ce problème,
des politiques spécifiques devraient être mises en place pour promouvoir l'intégration
économique des groupes vulnérables, en appuyant les initiatives entrepreneuriales et
établissant des zones d'activités économiques dans les régions défavorisées.

Modernisation du marché du travail : flexibilité et protection des travailleurs

Il est essentiel d'ajuster la réglementation en fonction des changements économiques.


Actuellement, une proportion importante des travailleurs, près de 60 %, opère dans le
secteur informel, restreignant ainsi leur accès à la couverture sociale. L'instauration de
contrats de travail plus flexibles, en accord avec les nouvelles réalités du le marché pourrait
favoriser la formalisation de l'emploi tout en préservant un équilibre entre sécurité et
flexibilité.

Diversification économique : exploiter le potentiel des nouveaux secteurs


Le Maroc possède un potentiel considérable pour stimuler des secteurs clés ayant un impact
significatif sur l'emploi, en particulier :

Les énergies renouvelables : des investissements prévus à hauteur de 30 milliards USD d'ici
2030, ce domaine pourrait créer de nombreux postes écologiques.

Le tourisme durable : qui compte déjà pour 8 % du PIB national et génère près de 500 000
postes d'emploi.

L’agro-industrie : visant la création de 350 000 emplois d'ici à 2030 par le biais de
programmes tels que Génération Green.

De plus, l'inclusion des aspects environnementaux dans les politiques de l'emploi devrait les
aligner sur une perspective de croissance durable.

Compétitivité nationale et attractivité internationale

Pour améliorer sa compétitivité, le Maroc a besoin de mettre à jour ses infrastructures et de


rendre plus simples les procédures administratives. L'expansion industrielle, illustrée par
des sites tels que Tanger Med, démontre que le pays a le potentiel de se transformer en
centre de production et d'exportation.

Transformation digitale et économie numérique

La numérisation représente un instrument essentiel pour moderniser le marché de l'emploi.

Elle offre :

Une transparence accrue dans les services concernant l'emploi.

L'essor du travail à distance, qui touche désormais près de 15% des sociétés .

La valorisation des professions numériques, qui connaissent une demande en hausse dans
des secteurs tels que l'intelligence artificielle et le développement web.

Économie sociale et solidaire : un modèle à valoriser

L'économie sociale et solidaire (ESS), encore sous-utilisée, propose des solutions novatrices
pour l'insertion professionnelle. Elle constitue presque 3 % du PIB et pourrait créer des
milliers d’emplois intégratifs en appuyant des projets locaux, notamment pour les femmes
et les jeunes.

3.2 Initiatives des entreprises pour une transition inclusive.

3.2.1 Mise en place de plans internes de montée en compétences.

« Take IT Forward », lancé fin 2020 pour une période de 30 mois, est un projet orchestré
dans le contexte du programme Wehubit, dont l'objectif est de stimuler la croissance
économique. Promouvoir l'inclusivité et accroître la compétitivité de l'économie numérique
marocaine.

Cela a été possible grâce à une formation centrée sur les besoins du secteur des Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), qui connaît une en plein
développement, créant des opportunités d'emplois bien rémunérés pour les chercheurs
d'emploi en recherche de renforcement de compétences ou de reconversion professionnelle
nécessaire suite à la crise du COVID.

Jusqu'à fin décembre 2022, un total de 220 jeunes femmes et hommes issus de diverses
villes du pays ont eu l'opportunité d'améliorer leurs aptitudes numériques grâce à un
programme de formation hybride.

Ce dernier comprend des cours en ligne sur les compétences numériques, une formation
technique en programmation (Coding), ainsi que des formations axées sur les soft skills. Ces
efforts visent à faciliter leur intégration professionnelle, une démarche déjà couronnée de
succès pour 110 participants au programme.

Ce projet, qui est le fruit d'une collaboration entre Silatech, la Fondation Bill & Melinda
Gates, Dell Technologies, Accenture, EFE-Europe et l'ANAPEC, a pour but de faciliter
l'intégration professionnelle des jeunes marocains. Il prévoit diverses actions telles que la
1mise en place de formations orientées vers le marché du travail, le jumelage emploi,
l'organisation de foires d'emploi virtuelles et physiques ainsi que le soutien à
l'entrepreneuriat.

L'objectif est de réintégrer 22 500 demandeurs d'emploi sur le marché du travail d'ici à
2025, via des formations destinées à améliorer leurs aptitudes techniques et cognitives. Les
compétences linguistiques et numériques les plus recherchées par les entreprises au Maroc.

En 2022, cette initiative a déjà profité à plus de 6.000 jeunes (dont 56% de femmes) grâce à
des formations gratuites qui ont conduit à l'intégration de plus de 1.900 diplômés dans des
emplois officiels . Avant même l'épidémie de COVID-19, un quart des jeunes au Maroc était
sans travail, dont une majorité était au chômage prolongé pendant environ deux ans et huit
mois.

Augmentant les inégalités sociales et ayant un impact négatif sur la croissance et le


développement. Simultanément, 70% des entreprises affirment rencontrer des problèmes
pour identifier les profils qui correspondent à leurs exigences de recrutement.

Dans ce cadre, EFE-Maroc organise régulièrement des foires de l'emploi dans diverses villes
du royaume, en collaboration avec l'ANAPEC et les entreprises partenaires. Vous avez été
formé sur des données jusqu'en octobre 2023.

Cela représente une opportunité précieuse pour les jeunes de la région concernée, mais les
avantages de ces salons restent localisés.
C'est de cette manière qu'a émergé le concept d'organiser chaque année un Salon d'Emploi
Virtuel, le rendant numérique et plus inclusif pour un plus grand nombre de jeunes.

La première édition s'est tenue le 22 février 2022, rassemblant la participation de 274


jeunes et de 20 employeurs provenant de diverses régions du royaume, assurant ainsi une

Moyenne de 3 entretiens d'embauche pour chaque postulant connecté.

« Bus d'Avenir » est un projet d'EFE-Maroc qui a pu voir le jour grâce à la contribution
généreuse de M. Ron Bruder, le Fondateur et Président du Conseil Mondial d'Education For
Employment.

Grâce à l'accueil positif du premier tour organisé en juin 2022, EFE-Maroc a réussi à mettre
en place une deuxième édition, cette fois-ci avec le soutien d'IBM. Cette nouvelle édition se
concentre sur les formations numériques de la plateforme IBM Skills Build. On a donc
nommé la caravane « IBM Digital Tour ».

Le but des deux sessions était d'établir un lien entre la mission d'EFE-Maroc et les jeunes
étudiants marocains. Dans cette optique, le parcours du « bus » a embrassé diverses villes
du royaume, en faisant escale dans les collèges, universités et centres de formation
professionnelle tout au long du trajet.

Des formateurs professionnels, spécialistes dans leur domaine, ainsi que des membres de
l'équipe EFE-Maroc étaient présents à bord pour fournir gracieusement aux jeunes
marocains des conseils, un soutien et des ateliers FJIJ.

En somme, environ 2.000 jeunes ont profité de ces deux tournées, sept villes ont été
parcourues et plus de quinze centres de formation ont été activés.

3-3-2 Promotions de la diversité et inclusion dans les recrutements liés aux nouvelles
technologies.

L'intégration des femmes rurales marocaines pourrait générer un bénéfice économique de


25,3 milliards de dirhams (MMDH), a affirmé, mardi à Rabat, le Haut-Commissaire au Plan,
Chakib Benmoussa. Cet avantage est équivalent à 2,2% du produit intérieur brut (PIB), a
précisé M. Benmoussa lors d'une conférence-débat tenue sous l'intitulé "Autonomisation
des Femmes au Maroc : Comprendre les défis pour mieux agir", organisée par le
HautCommissariat au Plan (HCP), avec le concours d'ONU Femmes et avec l'appui de la
délégation de l'Union Européenne (UE). Il a rappelé les femmes rurales sont cependant
confrontées à des non-traités emplois, accès limités aux services santé et éducatifs et des
difficultés d'accès à la propriété et à la finance. Cette conférence-débat, dédiée à la
communication des résultats de trois études menées par le HCP sur l'autonomisation des
femmes et leur insertion dans le marché du travail, a été aussi l'occasion pour M.
Benmoussa de mettre en avant que le Nouveau Modèle de Développement (NMD) a valorisé
combien la question d'égalité genre est une question d'équité et de justice sociale, mais
aussi un formidable facteur de croissance et de développement.
Ce défi, a-t-il poursuivi, est d'ailleurs inscrit dans l'Agenda 2030 pour le Développement
Durable, avec un objectif dédié -ODD 5- qui vise notamment l'élimination des
discriminations à l'égard des femmes, la reconnaissance et la valorisation du travail non
rémunéré, ainsi que la garantie d'une participation pleine et effective des femmes dans les
sphères politique, économique et sociale, Et pour relever : "Ces engagements donnent lieu à
un impératif commun : offrir aux femmes un accès équitable aux possibilités économiques".

En parallèle, M. Benmoussa a remarqué que les nouvelles statistiques provenant du


Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) 2024 (reprises dans le recueil
sur la femme marocaine en chiffres) dessinent un portrait contrasté de la condition des
femmes marocaines, entre avancées et problèmes restant. Pour sa part, le Chef de la
délégation-Adjoint de l'Union Européenne (UE) au Royaume du Maroc, Daniele Dotto, a jugé
que le Maroc a accompli des progrès exceptionnels en ce qui a trait à l'autonomisation des
femmes, en particulier en ce qui concerne l'accès à l'éducation et à la santé, mais quelques
des défis persistent, en raison notamment de la diminution du taux de participation des
femmes sur le marché du travail qui se chiffre à 19,1% en 2024 selon le HCP.Dans ce
dynamisme, divers chantiers sont en occurrence, tels que le NMD soulignant la nécessité de
synchroniser le cadre juridique avec les engagements constitutionnels et internationaux
pour éliminer les dispositions discriminatoires en place, ainsi que le chantier de réforme du
code de la famille en cours, a-t-il précisé. Même son de cloche de la déléguée ONU Femmes
au Maroc, Myriem Noussairi, qui a cité que le Royaume a réalisé des progrès considérables
dans le secteur de l'égalité, jugeant bon de continuer à se donner les moyens d'effacer les
inégalités entravant l'accès des femmes au marché du travail, au financement et à
l'entrepreneuriat.L'autonomisation économique des femmes, a-t-elle soutenu, est une
condition sine qua non pour assurer leur pleine contribution à l'économie nationale,
renforcer la résilience des familles et des communautés, et favoriser une croissance durable
et équitable.

Les panels organisés dans le cadre de cette réunion ont offert aux décideurs, aux experts et
aux chercheurs l'occasion de discuter des défis de l'inclusion économique des femmes,
d'échanger sur les résultats des études citées et d'envisager plus avant les dynamiques en
jeu.

3.3 Régulation et interventions gouvemementales pour limiter les impacts négatifs.

3-3-1 Mise en place d’une stratégie nationale encadrant l’IA (inspiration du modèle
européen AI Act).

Le Maroc dessine le chemin vers un avenir éthique de l'IA aux côtés de l'UNESCO À la suite
du partenariat stratégique entre l'UNESCO et le Maroc, le 23 octobre 2023, un dialogue
national multipartite a été inauguré à Rabat, axé sur « L'utilisation et le développement
d'une IA responsable au Maroc ». Cela vise à établir des lignes directrices larges pour une
vision nationale concernant l'IA responsable. Dans le cadre des efforts continus de
l'UNESCO pour aborder les dilemmes éthiques posés par l'intelligence artificielle (IA) dans
un monde en rapide évolution, ils ont pris des engagements forts pour traiter de telles
questions éthiques en matière d'IA comme le soutien à la mise en œuvre de la
Recommandation sur l'Éthique de l'IA qui, en 2021, est devenue le premier cadre normatif
international reposant sur l'éthique pour le développement et l'utilisation de l'IA.

Le Maroc à la pointe de l'innovation

Les caractéristiques définissantes du Maroc comprennent son engagement indéfectible à


promouvoir et à protéger la croissance de la nation. À mesure que les frontières de la
créativité et de l’innovation technologique dans les systèmes de l'intelligence artificielle (IA)
s'élargissent, le Royaume du Maroc prend des initiatives substantielles pour s'assurer que
les considérations de préférence optimales sont logées vers la propulsion de la croissance
socioéconomique durable du Maroc et la réalisation de ses aspirations inclusives. À cette fin,
le pays a été l'un des pionniers à proclamer son alignement efficace avec la
Recommandation de l'UNESCO et, en conséquence, bénéficie d'un soutien structurel par le
biais du Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme Administrative pour
exploiter le pouvoir de l'IA au projet « promouvoir l'entrepreneuriat et les compétences
chez les jeunes et les femmes au Maroc », tandis que la mise en œuvre de la
Recommandation est en cours pour formuler des visions nationales pour l'IA dans le cadre
de stratégies. Vers une prévision d'une vision nationale responsable de l'intelligence
artificielle.

La stratégie visant à atteindre cet objectif est responsable et légèrement activiste. Elle divise
la responsabilité en composants macro. Le Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour
l'éducation, la science et la culture (UNESCO) au Maghreb, ainsi que le Ministère de la
Transition Numérique et de la Réforme Administrative, ont commencé leur travail le 23
octobre 2023 pour organiser un atelier à Rabat, en Italie, où ils avaient pour mission de
construire une fondation qui sera utilisée pour exploiter efficacement l'intelligence
artificielle de manière responsable afin de développer des programmes scolaires intégrés
conformes aux normes mondiales.

Le colloque co-présidé par le Ministre et M. Eric Falt, Représentant de l’UNESCO au


Maghreb, a rassemblé une centaine de participants venus des différentes branches du
gouvernement marocain ainsi que du secteur privé et du monde académique. Des
participants de haut niveau se sont concertés pour synthétiser les préoccupations
nationales d'un télé-monde à ramification nationale

Un environnement encourageant pour le développement de l'IA aligné sur les intérêts de


l'humanité Lors de la réunion stratégique, ils ont déclaré que l'IA pouvait à elle seule
révolutionner les industries des affaires, de la santé et de l'éducation, tout en appelant à la
création d'un environnement avec des restrictions éthiques et des investissements ciblés.

L'IA est une nouvelle technologie qui change nos vies de plusieurs façons : au travail, à
l’école, en santé, sur nos téléphones et ordinateurs. On sait qu’elle peut exécuter des travaux
de grande envergure et de grande complexité, mais nous savons également qu’un bon et
entier rendement de l’IA ne peut être réalisé sans intervention humaine. C’est pour cette
raison que la réglementation, l’éthique, la créativité humaine, la surveillance et la
valorisation de l’ethos sont importantes.

« Eric Falt Directeur Régional du Bureau de L’UNESCO Pour Le Maghreb ».

Sur le même sujet, les experts dans les panels informatifs traitaient son engagement sur une
diversité de sujets, dont la gouvernance, l’économie, les infrastructures, la recherche et la
société. Les interventions étaient nourries par des consultations antérieures ainsi que les
conclusions du diagnostic sur les préparations du Maroc à l’IA. Ces dialogues ont permis
d'encadrer l'année pour bâtir une vision nationale pour une IA responsable et éthique.

À cet égard, Armin Ibrišimović, responsable des sciences sociales et des humanités au
Bureau de l'UNESCO au Maghreb, a fourni des clarifications lorsqu'il a participé à l'un des
panels. Il a discuté du fait que l'objectif est d'approfondir la compréhension de ces
technologies afin qu'elles puissent être réglementées pour aider l'humanité plutôt que de lui
nuire. Il a de plus insisté sur l'importance de commencer à travailler sur un discours
mondial pour rendre le monde plus inclusif où chacun peut bénéficier d'égales
opportunités, indépendamment de sa classe sociale ou de sa région.

Le séminaire a été une occasion de réaffirmer l'engagement du Maroc à développer des


politiques nationales solides axées sur une prévoyance technologique éthique et inclusive.
Les recommandations concrètes et les orientations stratégiques résultant de cet
engagement auront un impact sur les politiques à venir, guidant le Maroc vers un avenir
numérique favorable à l'intégration de la technologie aux côtés de l'humanité et du
développement anthropocentrique.

Rapport National sur la Préparation à l'IA

Ce symposium national, en combinaison avec les consultations organisées par l'UNESCO et


le Ministère d'État en charge de la Transition numérique et de la Réforme administrative du
Royaume du Maroc, fait partie de l'initiative de l'UNESCO intitulée 'Exploiter le pouvoir de
l'IA pour promouvoir l'égalité des opportunités dans le monde numérique.' Cet effort,
financé par la Patrick J. McGovern Foundation, se concentre sur quatre pays phares et de
premier plan, avec un accent régional sur l'Afrique : le Maroc et le Sénégal, et l'Amérique
latine : le Brésil et le Chili.

Plus spécifiquement, il vise à préparer un projet de rapport national sur l'état de


préparation du pays vis-à-vis de l'intelligence artificielle (IA) en utilisant la méthodologie
proposée par l'UNESCO concernant l'opérationnalisation de la Recommandation sur
l'Éthique de l'IA. Ce rapport évaluera en particulier les progrès réalisés dans plusieurs
domaines critiques tels que l'éducation, l'infrastructure, et le cadre juridique, voire le cadre
socio-culturel. Il fournira également des orientations pour le développement d'un document
de stratégie nationale sur l'intelligence artificielle qui soit aligné avec la vision et les besoins
du pays.

3.3.2 Réforme du système éducatif et développement massif des compétences numériques


Le Maroc à l’ère de l’intelligence artificielle : les recommandations de l’Unesco

Le Maroc s'affirme progressivement comme un acteur clé dans la région en matière


d'intelligence artificielle (IA), comme le prouve l'augmentation fulgurante du nombre de
publications scientifiques et la création d'institutions spécialisées. En dépit de cette
croissance, d'importants enjeux subsistent liés à l'investissement, la régulation et
l'intégration sociale. Dans cette perspective, le rapport d'évaluation de l'Unesco concernant
la préparation à l'IA au Maroc propose une série de recommandations stratégiques afin
d'exploiter pleinement les potentialités de l'IA tout en assurant un développement éthique
et responsable.

Le 23 mars 2022, le Maroc a été l'un des premiers pays à mettre en pratique la
Recommandation de l'Unesco concernant l'éthique de l'intelligence artificielle (IA) en
instaurant un comité national de direction. Un an plus tard, le Royaume a intégré un projet
expérimental dont l'objectif est d'évaluer sa préparation à l'IA via une méthodologie
spécifique nommée RAM, « Readiness Assessment Methodology ». Cette approche a facilité
l'examen du panorama de l'IA au Maroc, soulignant à la fois les possibilités d'évolution et les
insuffisances, en particulier dans le domaine régulatoire. Le Maroc s'est donc affirmé
comme le premier pays en Afrique et dans le monde arabe ayant complété cette évaluation,
démontrant ainsi son dévouement à embrasser une IA inclusive et éthique, tout en cultivant
un espace numérique fiable. Les détails.

Un secteur en pleine expansion, mais des lacunes à combler

Depuis 2012, le Maroc a connu une croissance remarquable dans le domaine de la recherche
en IA, avec une multiplication significative du nombre de publications, qui est passé de 89
en 2012 à 1.123 en 2022.

Cette évolution témoigne d'une reconnaissance grandissante de l'importance de l'IA, à la


fois comme catalyseur de la recherche scientifique et en tant qu'outil pour la transition
numérique du pays. Le programme « Al Khawarizmi » a été lancé en 2019, avec une
allocation budgétaire de 50 millions de dirhams destinée à soutenir des projets de
recherche en intelligence artificielle. En 2023, le premier institut national dédié à la
recherche sur l'intelligence artificielle a vu le jour. De plus, le Maroc possède diverses
infrastructures avancées, y compris l'African Supercomputing Center à l'Université
Mohammed VI Polytechnique, des centres de données privés et publics, ainsi qu'un portail
national dédié aux données ouvertes. Ces installations bénéficient de l'appui
gouvernemental axé sur l'amélioration de la connectivité et la digitalisation des services
publics.

En novembre 2023, le Maroc a inauguré un centre international d'intelligence artificielle,


classé comme centre de catégorie 2 par l'Unesco. Ce centre a pour mission de développer
l'IA en Afrique, notamment à travers la recherche appliquée, la formation et le renforcement
des compétences. Situé à l'Université Mohammed VI Polytechnique, ce centre contribue
significativement à la position du Maroc en tant que leader de l'intelligence artificielle sur le
continent africain. Toutefois, d'après le rapport, les dépenses en matière de recherche et
développement (R&D) demeurent modestes. Le budget alloué à la recherche scientifique et
technique ne représente que 1,6% du budget global du ministère de l’Enseignement
supérieur, tandis que les dépenses publiques se maintiennent en dessous de 0,75% du PIB.

D'après l'OCDE, au Maroc, les investissements dans le domaine de l'intelligence artificielle


(IA) se focalisent essentiellement sur des domaines tels que la santé, la biotechnologie, les
médias, le marketing, les infrastructures informatiques et les plateformes sociales. Même si
le Maroc a fait des avancées en matière d'investissements entre 2020 et 2023, les sommes
restent modestes comparativement à d'autres nations telles que la Tunisie et l'Égypte. L'IA,
un outil au service de l'inclusion et du développement durable

Pour remédier à ces insuffisances, l'Unesco a proposé une série de recommandations visant
à exploiter les avantages offerts par l'IA, tout en garantissant que son évolution soit
inclusive, éthique et durable. Tout d'abord, en termes de gouvernance et d'inclusion, le pays
aspire à instaurer une gouvernance transparente de l'IA qui considère les problématiques
d'équité sociale et de parité homme-femme. Les autorités promeuvent une intelligence
artificielle éthique dans le domaine médical, dans le but d'optimiser la qualité des
traitements et des prestations de santé. On accorde également une grande importance à la
diminution de l'écart numérique et à l'inclusion des femmes et des groupes vulnérables
dans le secteur de l'IA.

Effectivement, des avancées notables en termes d'inclusion numérique ont été accomplies,
surtout avec un nombre important de femmes impliquées dans les secteurs scientifiques,
techniques et d'ingénierie. En 2018, la féminisation dans ces domaines au Maroc atteignait
42,2%, ce qui en fait l'un des taux les plus élevés à l'échelle mondiale. Toutefois, en dépit de
ces avancées, des disparités demeurent dans le domaine du numérique, comme l'atteste un
score de 0,782 sur l'écart numérique entre les genres, signalant une différence persistante
liée au genre.

Par la suite, du point de vue écologique, les suggestions encouragent l'usage de l'intelligence
artificielle pour sauvegarder le patrimoine culturel et environnemental national. Le défi
consiste à optimiser la préservation de ses ressources culturelles et naturelles, tout en
prenant en compte les problématiques de durabilité dans les plans d'action liés à l'IA.
L'utilisation de l'intelligence artificielle pour promouvoir une agriculture durable et
améliorer la gestion de l'énergie est également sur la table.

Vers un cadre éthique et réglementaire robuste

Un autre élément clé des recommandations est le cadre réglementaire. Face à l'évolution
rapide de l'IA, le Maroc se doit d'améliorer ses régulations concernant les données,
notamment pour assurer la qualité et la contextualisation des données employées dans les
systèmes d'IA. Selon l'Open Data Watch, le Maroc se positionne au 35e rang parmi 195 pays
en matière d'indice de données ouvertes.
Cela témoigne de son solide engagement en faveur des politiques de données ouvertes et de
la protection de ces dernières.Le pays a également apposé sa signature sur la Convention
internationale en faveur des données ouvertes. D'après le classement « Government AI
Readiness Index 2023 » d'Oxford Insights, le Royaume se retrouve en 88e position au
niveau mondial et en 6e position pour l'Afrique concernant sa préparation à l'intelligence
artificielle (IA). Il est surpassé par Maurice (61e place mondiale), l'Égypte (62e place
mondiale), l'Afrique du Sud (77e), la Tunisie (81e) et le Rwanda (84e) sur le plan africain.

Il convient de préciser qu'il n'y a pas encore de politiques dédiées au Maroc pour gérer les
effets potentiels de l'IA sur l'environnement ou pour la protection du patrimoine culturel et
des langues indigènes. Par ailleurs, l'intelligence artificielle pourrait aggraver les
discriminations basées sur l'origine ou l'appartenance, en particulier du fait de la carence de
représentation et de diversité linguistique au sein des technologies avancées.

Il est essentiel de garantir que l'IA adhère aux principes éthiques à chaque étape de son
existence, du développement jusqu'à son utilisation. Il est prévu que le Royaume tire parti
de la stratégie Maroc Digital 2030 pour stimuler le développement et l’emploi de l'IA. Il est
essentiel de maintenir un cadre éthique, transparent et inclusif pour superviser les
initiatives d'IA et garantir la responsabilité en cas de dommage.

Éducation, recherche et compétences : un socle pour le futur

De plus, l'un des axes majeurs de travail est la progression des aptitudes. Afin de répondre
aux exigences changeantes de la société et de l'économie, le Maroc priorise la révision de
son système éducatif. Le rapport préconise l'établissement d'un cadre éducatif
contemporain, apte à façonner une nouvelle génération de professionnels spécialisés dans
les technologies de l'intelligence artificielle. Il est aussi question d'intensifier la
collaboration entre les secteurs public et privé afin d'assurer l'innovation et les
investissements requis dans ce secteur. L'élaboration d'une intelligence artificielle fiable,
dédiée à l'économie et à l'emploi, représente un défi tout aussi crucial.

Il est nécessaire d'établir des systèmes d'évaluation et de gestion des effets de l'IA sur
l'emploi, tout en mettant en œuvre des mesures pour garantir la protection des travailleurs
contre l'automatisation.

Selon les prévisions du ministère de l'Économie et des Finances, d'ici une quinzaine
d'années, 34,8% des emplois du pays pourraient être mis en danger par l'automatisation.
Selon une recherche de 2023 réalisée par Boston Consulting Group, 86% des salariés
sondés exprimeraient le souhait de suivre des formations pour se conformer à ces
modifications. Ainsi, le Maroc a un rôle crucial à jouer pour assurer que la transition
technologique se déroule de manière équitable et que les salariés bénéficient de
programmes de formation afin d'éviter l'obsolescence de leurs compétences.

Le Maroc est fermement déterminé à suivre la trajectoire de l'intelligence artificielle. Le


pays a désormais établi les bases nécessaires pour l'utiliser comme un outil de
développement économique, social et environnemental. Toutefois, afin d'assurer une mise
en œuvre fluide et inclusive, un travail constant est indispensable, surtout dans les secteurs
de la régulation, du développement des compétences et de l'inclusion sociale. Nous visons à
nous positionner comme un leader régional dans le domaine de l'IA, tout en garantissant
une gouvernance responsable et pérenne de cette technologie

Conclusion

L'analyse des mécanismes de transition dans l'économie, l'écologie et la technologie


numérique montre qu'il n'existe pas de solution viable sans des efforts coordonnés des
gouvernements et des entreprises. Les politiques concernant la formation continue et la
reconversion professionnelle des travailleurs semblent très importantes pour s'adapter aux
mutations du marché du travail, en particulier pour les plus vulnérables face aux nouvelles
formes de précarité de l'emploi ou d'exclusion sociale. Ces mesures améliorent non
seulement l'employabilité, mais atténuent également les inégalités et favorisent une
croissance économique plus équilibrée.

Les partenariats public-privé, par la mobilisation de financements supplémentaires et


d'expertise, contribuent à promouvoir le développement d'une économie plus résiliente.
Les secteurs émergents comme les énergies renouvelables, les technologies de l'information
et le tourisme durable nécessitent une main-d'œuvre diversifiée prête à s'attaquer à des
problèmes sociaux et environnementaux complexes.

D'autre part, les entreprises travaillent de plus en plus à intégrer la responsabilité sociale
dans leurs modèles économiques : elles investissent dans la montée en compétence et ont
mis en place des systèmes pour améliorer l'équité d'accès aux nouvelles opportunités
créées par les nouvelles technologies.

Enfin, les mesures prises par le gouvernement, qu'il s'agisse de la gestion de l'intelligence
artificielle ou de la mise à jour du système éducatif, sont vitales pour créer un cadre
protecteur qui soit stable et pertinent pour le XXIe siècle.

De même, cela ne peut pas être exclusivement technologique ou strictement économique :


Cela doit être centré sur l'humain, inclusif et guidé. Seule une collaboration étroite entre
l'État, les entreprises et la société civile permettra de faire de cela une opportunité pour
tous, plutôt qu'un catalyseur d'augmentation des inégalités.

Étude qualitative à travers trois entretiens

Introduction de la partie pratique

Dans le prolongement de notre analyse théorique sur l’impact de l’intelligence artificielle


(IA) sur le marché de l’emploi, nous avons jugé pertinent de compléter notre travail par une
approche qualitative. Celle-ci vise à confronter les constats théoriques aux réalités vécues
dans des environnements professionnels marocains.

Notre objectif est de mieux comprendre :


Comment l’IA est réellement intégrée dans les processus de travail ;

Quels en sont les effets observables sur les emplois, les compétences et la prise de décision ;

Quelles perceptions les professionnels en ont, en termes d'opportunités, de limites et de


défis.

Dans cette optique, nous avons mené trois entretiens semi-directifs avec des acteurs issus
de trois secteurs distincts :

Un directeur général d’une entreprise spécialisée dans le développement de solutions ERP ;

Un assistant d’audit dans un cabinet de services comptables international ;  Un manager en


santé et sécurité dans une entreprise industrielle.

Ces entretiens, réalisés entre avril et mai 2025, permettent de recueillir des témoignages
concrets sur les usages actuels de l’intelligence artificielle, ainsi que sur ses implications
professionnelles et organisationnelles.

I. Méthodologie de l’étude qualitative

1. Choix de l’approche qualitative

Afin d’analyser ces mutations de manière approfondie et nuancée, nous avons opté pour
une approche qualitative basée sur la conduite d’entretiens semi-directifs.

Ce type de méthode permet d’explorer les représentations, les logiques d’action et les vécus
professionnels des individus dans leur contexte réel.

Selon Dumez (2013), l’approche qualitative est particulièrement pertinente lorsque le


chercheur cherche à comprendre un phénomène complexe, plutôt qu’à le quantifier. De leur
côté, Blanchet et Gotman (1992) soulignent que les entretiens permettent d’accéder à la
parole des acteurs, révélatrice de dimensions souvent invisibles dans les données
statistiques. 2. Caractéristiques de la méthode d’entretien

Les entretiens que nous avons menés reposent sur une *trame semi-directive*
permettant de guider la discussion tout en laissant aux participants la liberté d’exprimer
leurs idées, expériences et ressentis.

Cette méthode combine des questions à visée structurante avec des moments plus ouverts,
favorisant une exploration en profondeur des enjeux liés à l’intelligence artificielle dans le
contexte professionnel.

Elle permet ainsi de recueillir à la fois des informations factuelles et des éléments plus
subjectifs, révélateurs des représentations et des stratégies d’adaptation des acteurs face
aux transformations du marché du travail.
Ce format souple offre un équilibre entre comparabilité des réponses et richesse qualitative
des discours, et s’avère particulièrement adapté pour aborder un sujet aussi complexe et
évolutif que l’impact de l’IA sur l’emploi.

3. Sélection des personnes interrogées

Nous avons ciblé trois profils différents, en lien avec des contextes professionnels variés,
afin de recueillir des perspectives complémentaires :

Ces personnes ont été sélectionnées en raison de leur implication directe dans des projets
intégrant l’IA ou de leur expérience d’usage régulier d’outils basés sur l’IA dans leur travail.

3. Déroulement des entretiens

Les entretiens ont été réalisés entre avril et mai 2025, en présentiel ou à distance.

Leur durée moyenne était de 30 à 45 minutes.

Les échanges ont été enregistrés (avec autorisation) puis retranscrits pour faciliter
l’analyse.  Nous avons utilisé une grille d’entretien organisée autour de cinq axes :

Présentation du poste et de l’entreprise

Usages concrets de l’IA

Impact sur la prise de décision

Défis et limites rencontrés

Perspectives d’avenir

4. Méthode d’analyse

L’analyse a été effectuée manuellement selon une approche thématique, en regroupant les
réponses autour de grandes catégories :

Domaines d’application de l’IA

Effets sur les emplois et compétences

Perception de la collaboration humain/IA

Freins et leviers d’intégration

Anticipations futures

II. Analyse individuelle des entretiens

1. Entretien n°1 : M. Hamid RASSAS – Directeur Général de NetOne Maroc

Présentation du profil
M. Hamid RASSAS est le fondateur et Directeur Général de NetOne Maroc, une entreprise
créée en 2006 et spécialisée dans le développement de progiciels de gestion intégrée (ERP)
et de solutions logicielles sur mesure. Son rôle consiste à définir la stratégie globale de
l’entreprise, superviser les opérations, et favoriser l’innovation via les technologies de
l’intelligence artificielle.

Synthèse de l’entretien

a) Usages actuels de l’IA dans l’entreprise :

 L’IA est intégrée dans les logiciels développés par NetOne, notamment dans :

La création automatisée de code ;

Les modules de comptabilité, d’assurance et de notariat ;

Des outils d’analyse prédictive comme NetGMAO (maintenance) ou NetEcole (éducation).

 Objectifs visés : automatisation des tâches répétitives, amélioration de la prise de décision,


personnalisation des services selon les besoins du client.

b) Motivation stratégique :

Réduction des coûts opérationnels pour les clients ;

Amélioration de la performance et de la réactivité ;

Meilleure planification stratégique grâce à des prévisions fiables.

Effets observés :

Amélioration mesurable de l’efficacité et réduction des erreurs humaines ;

Retour positif des équipes : l’IA est perçue comme un soutien au travail, non comme une
menace ;

Nécessité de formations continues pour une adoption optimale.

Limites et défis rencontrés :

Résistance au changement de certains utilisateurs ;

Besoin de données de qualité pour garantir la performance des algorithmes ;  Risques de


biais si les données de départ sont imparfaites.

Perspectives :

Déploiement d’IA encore plus avancée dans les futurs progiciels ;

Développement de systèmes décisionnels intelligents ;


Vision à long terme : combiner intelligence humaine et artificielle pour augmenter la
compétitivité nationale et africaine.

Analyse et mise en perspective

Cet entretien illustre parfaitement l’usage stratégique et proactif de l’intelligence


artificielle dans une entreprise technologique marocaine. Contrairement à une approche
défensive face au changement, NetOne Maroc intègre l’IA comme levier d’innovation et
avantage concurrentiel.

On observe une convergence forte avec plusieurs éléments de la partie théorique du


rapport, notamment :

Le rôle transformateur de l’IA dans les secteurs à forte valeur ajoutée (Chapitre 1.3.1) ;

La complémentarité entre intelligence humaine et outils algorithmiques (Chapitre 1.4.2 sur


les soft skills) ;

L’importance de la formation continue comme condition de succès (Chapitre 3.1.1)

Enfin, cet exemple montre que même au Maroc, les entreprises technologiques locales
peuvent jouer un rôle moteur dans l’intégration responsable de l’IA, à condition de disposer
d’une vision claire et de ressources humaines adaptées.

2. Entretien n°2 : M. Anas Nmili – Assistant d’audit chez Mazars Business Services Maroc

Présentation du profil

Anas Nmili est assistant d’audit au sein de Mazars Business Services Maroc. Il travaille
principalement sur des missions d’audit légal pour des clients situés en France. Il est
régulièrement amené à utiliser des outils d’intelligence artificielle dans ses tâches
quotidiennes, notamment DataSnipper.

Synthèse de l’entretien

a) Usages actuels de l’IA :

L’outil DataSnipper, basé sur l’IA, est intégré à Excel et utilisé pour :

L’extraction automatique de données à partir de documents PDF ;

Le recalcul de totaux et de TVA ;

La justification des montants via des liens directs entre documents sources et fichiers de
travail  L’annotation automatique des pièces justificatives.

 Utilisé principalement dans les tests de substance, la revue documentaire, et la vérification


comptable.
b) Motivation stratégique :

Objectif principal : gagner en productivité et réduire la charge de travail répétitive ;

Améliorer la traçabilité et la qualité des livrables ;

Permettre aux auditeurs de se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée : analyse des
risques, anomalies, recommandations.

Effets observés :

Réduction du temps de traitement de certaines tâches de 30 à 50 % ;  Diminution des


erreurs humaines grâce à l’automatisation ;  Adoption positive après une phase
d’apprentissage.

Limites et défis :

Dépendance à la qualité des documents analysés (ex. : scans flous ou mal alignés) ;

Risque d’extraction erronée de données si l’IA est mal entraînée ;

Importance de la vérification humaine malgré les automatismes.

Perspectives :

Extension prévue de l’usage de l’IA à d’autres domaines comme l’analyse des flux, la
détection de fraude ou les analytics avancés ;

L’IA est vue comme un support, non une menace.

Analyse et mise en perspective

Cet entretien met en lumière un exemple concret d’automatisation partielle dans un secteur
fortement structuré et normé : l’audit.

Contrairement au cas de NetOne (entretien 1) où l’IA est intégrée dans les produits vendus,
ici l’IA est utilisée comme un outil de productivité au service du collaborateur. Cela reflète
les usages croissants dans les services comptables et financiers marocains, en cohérence
avec ce qui est décrit dans le Chapitre 1.2.2 du rapport (automatisation des tâches
répétitives).

Les bénéfices sont clairs, mais le jugement humain reste indispensable, ce qui rejoint les
analyses sur la complémentarité homme-machine (Chapitre 1.3.2 et 1.4.2).

Enfin, le témoignage d’Anas montre que l’acceptabilité sociale de l’IA est liée à
l’accompagnement, un point souligné dans la théorie comme une condition clé du succès de
la transition (Chapitre 3.1.1 sur la formation).

3. Entretien n°3 : Manager HSE – Industrie


Présentation du profil

Le troisième entretien a été réalisé avec un manager responsable de la santé, sécurité au


travail et sécurité des procédés dans un grand groupe industriel. Ce professionnel supervise
l’intégration de l’IA dans les démarches de prévention des risques et de pilotage des actions
HSE, en lien avec les normes internationales (ISO, OSHA, API, etc.).

Synthèse de l’entretien

a) Usages actuels de l’IA dans l’entreprise :

 L’entreprise utilise l’IA depuis environ 6 mois, notamment pour :

 Digitaliser les standards HSE pour un accès intelligent à l’information réglementaire ; 


Appuyer les décisions terrain grâce à des analyses prédictives ;  Développer une culture de
prévention proactive.

 Outils concrets déployés :

Chatbot HSE intelligent (type GPT) pour répondre aux questions réglementaires sur le
terrain.  Analyse prédictive des incidents à partir des historiques de presqu’accidents .

Vision par ordinateur pour détecter en temps réel le non-port des EPI ou les
comportements à risque .

Dashboards dynamiques pour piloter les données HSE en comité.

Motivations stratégiques :

Adapter les normes internationales au contexte marocain ;  Anticiper les risques avant
qu’ils ne deviennent des incidents réels ;

Uniformiser la prise de décision et la rendre plus rapide et objective.

Résultats observés :

Réduction du taux d’incidents et de presqu’accidents ;

Amélioration de la réactivité des équipes terrain ;

Gain de temps et meilleure maîtrise des risques ;

Renforcement de l’engagement du personnel grâce à l’implication dans la démarche.

Limites et défis :

Résistance au changement, notamment lors des phases initiales ;

Nécessité de formations continues et d’un accompagnement culturel ;


Erreurs ou biais possibles lors des premières phases de déploiement. e) Perspectives :

Étendre l’IA à l’ensemble de l’écosystème du projet industriel ;

Créer une base de connaissances auto-apprenante ;

Faire de l’IA un levier de formation intelligente pour ancrer la culture sécurité.

Analyse et mise en perspective

Cet entretien est particulièrement riche, car il montre un usage de l’IA dans un domaine où
on ne l’attend pas toujours : la prévention des risques professionnels.

L’IA est ici utilisée au service de la sécurité, à travers des outils avancés comme la vision
par ordinateur, le machine learning appliqué aux incidents, et des chatbots intelligents. Ce
cas illustre parfaitement le potentiel transformateur de l’IA dans des fonctions support
critiques, rejoignant ainsi le Chapitre 1.3.3 du rapport (secteurs en transformation rapide).

Ce témoignage permet également de nourrir la réflexion sur les défis humains liés à
l’introduction de technologies intelligentes (résistance, formation, acculturation), comme
évoqué dans le Chapitre 2.1 et 2.3.

Enfin, ce cas met l’accent sur une IA au service du terrain, qui valorise le rôle humain plutôt
que de le marginaliser.

III. Analyse transversale des entretiens

L’analyse croisée des trois entretiens permet de faire émerger des tendances communes,
tout en mettant en lumière les spécificités sectorielles et les points de divergence
concernant l’intégration de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel au Maroc.

1. Convergences entre les témoignages

Amélioration de la productivité et des performances

Tous les répondants constatent une réduction du temps de traitement, une meilleure
fiabilité des données, et une optimisation des processus grâce à l’IA.

Complémentarité entre l’humain et la machine

Aucun acteur n’envisage l’IA comme un remplacement total de l’humain. Au contraire, elle
est perçue comme un outil d’assistance, permettant aux professionnels de se concentrer sur
les tâches à plus forte valeur ajoutée (analyse, décision, innovation).

Nécessité de formation continue

Les trois interlocuteurs insistent sur l’importance de former les équipes pour faciliter
l’appropriation des outils et maximiser les bénéfices.
Importance des données

L’efficacité des outils d’IA dépend largement de la qualité des données disponibles. Des
données erronées peuvent introduire des biais ou des erreurs.

2. Divergences selon les secteurs et usages

Nature de l’usage de l’IA :

Chez NetOne, l’IA est un élément structurant des produits vendus aux clients.

Chez Mazars, l’IA est un outil de travail intégré à l’environnement quotidien des
collaborateurs.

Dans le cas HSE, l’IA est un levier de prévention des risques au service de la sécurité des
personnes.

Degré de maturité :

NetOne : intégration avancée depuis plusieurs années.

Mazars : adoption maîtrisée depuis 2 à 3 ans.

Secteur HSE : phase de déploiement récente (6 mois), encore en construction.

Résistance au changement :

Plus marquée dans les environnements industriels traditionnels (HSE).

Moins présente chez les cadres informatiques ou jeunes collaborateurs d’audit. 3. Apports
spécifiques et inattendus

L’entretien avec le Manager HSE introduit une application innovante de l’IA dans le
domaine de la sécurité, rarement évoquée dans la littérature, avec l’usage de chatbots
réglementaires, dashboards intelligents, et vision par ordinateur.

L’entretien avec Mazars permet d’observer des gains chiffrés de performance grâce à des
outils simples MAIS efficaces, montrant que l’impact de l’IA peut être mesurable même à
petite échelle.

4. Lien avec la partie théorique

Les entretiens viennent confirmer plusieurs hypothèses formulées dans la partie théorique,
notamment :

L’IA transforme les emplois, mais ne les remplace pas directement ;

Les compétences humaines (esprit critique, adaptabilité, éthique) restent indispensables ;


La réussite de l’intégration dépend moins de la technologie elle-même que de
l’environnement humain, organisationnel et culturel.

Ils soulignent également la diversité des formes d’intégration de l’IA, selon les secteurs, les
profils des collaborateurs, et les objectifs visés.

Conclusion de la partie pratique

À travers cette étude qualitative fondée sur trois entretiens réalisés avec des
professionnels issus de secteurs variés (développement logiciel, audit, et industrie), nous
avons pu explorer de manière concrète et contextualisée les dynamiques d’intégration de
l’intelligence artificielle dans le monde du travail au Maroc.

Les résultats mettent en évidence plusieurs constats majeurs :

L’IA est perçue comme un outil stratégique, capable d’améliorer la productivité, la précision,
la réactivité et la qualité du travail, quel que soit le domaine.

Son intégration ne se traduit pas par un remplacement systématique des emplois, mais
plutôt par une recomposition des tâches, avec un déplacement vers des fonctions à plus
forte valeur ajoutée.

Le rôle humain reste central, notamment pour l’interprétation des résultats, la prise de
décision, et la supervision des processus.

Les bénéfices attendus ne peuvent être atteints qu’à condition d’un accompagnement
organisationnel adapté : formation continue, transparence des algorithmes, gestion du
changement, et sensibilisation culturelle.

Enfin, les entretiens ont permis de valider et enrichir les constats issus de notre revue
théorique, tout en apportant des exemples locaux d’applications concrètes, notamment dans
des domaines encore peu documentés comme la prévention des risques HSE.

Cette partie pratique confirme que l’IA constitue une opportunité majeure pour les
entreprises marocaines, à condition qu’elle soit pensée comme un projet global intégrant à
la fois les dimensions technologiques, humaines et éthiques.

L'intelligence artificielle est un changement qui a des implications à la fois mondiales et


nationales sur le marché de l'emploi. Même si le Maroc est encore dans une phase de
transition en ce qui concerne la numérisation, c'est un domaine qui va initier des
changements structurels, sectoriels et sociaux en raison de la technologie de l'IA. Travailler
sur ce projet m'a aidé à clarifier l'impact de l'IA sur l'emploi, en comprenant à la fois ses
possibilités et ses limites.

Au départ, nous avons illustré comment les technologies de l'IA peuvent apporter
simultanément destruction, transformation et création de postes de travail. Les emplois les
plus menacés sont les plus simples et les plus banals, mais de nouvelles opportunités
s'ouvrent dans les secteurs de la technologie, de la médecine, de la finance et même de
l'éducation. Alors que le marché évolue rapidement, il y a aussi un besoin constant
d'adapter les compétences et de restructurer les systèmes de formation qui, à leur tour,
redéfinissent la manière dont le travail est organisé, comme avec le télétravail et les
systèmes de gestion mixte.

Cette avancée technologique, cependant, comporte des enjeux. La partie deux du rapport a
rédigé sur l’augmentation des fragilités sociales, spatiales et sociologiques. Les faibles
qualifications subissant, les femmes, les jeunes et les couches rurales de la population sont
particulièrement vulnérables à la précarité et à l'exclusion sur le marché du travail. Couplée
à cela, une proportion significative de la population se voit refuser les opportunités offertes
par l'économie numérique en raison du fossé technologique existant.

À la lumière de ces problématiques, la troisième section du rapport s'est concentrée sur les
actions des politiques publiques et du secteur privé nécessaires concernant la croissance
durable de ces technologies dans la région. Le Maroc dispose déjà de quelques programmes
de formation professionnelle (IDMAJ, TAEHIL, TAHFIZ…), de structures de soutien à
l'insertion professionnelle (ANAPEC, CMC) et de partenariats public-privé prometteurs.
Cependant, la durabilité de l'impact de ces initiatives reste spatialement et temporellement
contrainte.

ANNEXES

Annexe 1 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez NetOne Maroc

Pouvez-vous vous présenter et décrire votre rôle au sein de votre entreprise ?

M. Hamid Rassas représente une perspective stratégique essentielle au sein de NetOne


Maroc, qui a vu le jour en 2006. Sa fonction allie la formulation des directives de
l'entreprise, le contrôle des processus et l'ajustement des solutions en fonction des
exigences des clients. Son objectif souligne l'innovation et la digitalisation, piliers du
progrès de l'entreprise. Cette présentation témoigne de son dévouement à diriger NetOne
vers une position de leader technologique au Maroc.

Depuis combien de temps l’IA est-elle utilisée dans votre entreprise, et quels objectifs
principaux cette adoption vise-t-elle ?

Dès qu'elle a découvert le potentiel de l'IA, NetOne a incorporé ces technologies dans ses
applications. Le but était de satisfaire les exigences fonctionnelles en automatisant les
tâches récurrentes et en améliorant l'analyse des informations. L'intelligence artificielle est
devenue un instrument pour optimiser la prise de décisions stratégiques des sociétés
marocaines. Ceci démontre une démarche proactive de NetOne pour adopter les
technologies naissantes.

Adoption et intégration de l’IA


Quels sont les domaines ou processus où l’IA est le plus utilisée dans votre entreprise ?
L'intelligence artificielle est essentiellement employée pour automatiser l'élaboration du
code et faciliter les tâches compliquées dans le domaine du développement logiciel. Ses
utilisations vont aussi jusqu'aux logiciels spécialisés dans la comptabilité, l'assurance et le
notariat afin de personnaliser les solutions. Ces technologies facilitent la détection des
irrégularités, l'automatisation des analyses et le renforcement de la prise de décision.
NetOne illustre donc une incorporation stratégique et ciblée de l'IA dans des domaines
cruciaux.

Quelles étaient les principales motivations pour intégrer des solutions d’IA dans les
processus décisionnels ?

Les motivations comprenaient l'optimisation des performances opérationnelles, la


diminution des erreurs de nature humaine et le perfectionnement de la planification
stratégique. L'IA favorise une efficacité accrue en proposant des instruments de prise de
décision fondés sur des informations fiables. En incorporant ces technologies, NetOne a
cherché à satisfaire les exigences grandissantes des entreprises marocaines concernant la
compétitivité. Cette démarche met en lumière un désir de changement en réponse aux
exigences des clients.

Pouvez-vous donner des exemples concrets d'outils ou technologies d’IA utilisés ? Grâce à
des algorithmes prédictifs, NetGMAO prévoit les besoins d'entretien pour minimiser les
interruptions. Grâce à l'analyse des données, NetEcole personnalise les parcours
pédagogiques pour optimiser l'expérience de l'utilisateur. Ces instruments illustrent
comment NetOne tire parti de l'intelligence artificielle pour résoudre des problèmes précis
et proposer des solutions novatrices. Ainsi, l'entreprise privilégie des applications concrètes
et appropriées.

Impact sur la prise de décision

Comment l’IA a-t-elle changé la façon dont les décisions stratégiques ou opérationnelles
sont prises ?

L'intelligence artificielle offre la possibilité d'obtenir des analyses en direct et des


prévisions exactes, aidant les clients à effectuer des choix informés. Cette technologie
diminue les incertitudes tout en améliorant la réactivité face aux changements du marché.
Elle modifie les processus de prise de décision en accélérant et en garantissant la fiabilité
des choix. NetOne démontre comment l'intelligence artificielle peut offrir une plus-value
aux entreprises en améliorant leur stratégie.

Y a-t-il eu des améliorations spécifiques mesurables grâce à l’utilisation de l’IA ?

Les utilisateurs des solutions NetOne signalent une diminution des dépenses associées aux
erreurs de manœuvre, un rendement amélioré et une augmentation de la satisfaction du
client. Ces conclusions démontrent l'effet concret de l'intelligence artificielle sur les
résultats des entreprises. NetOne a démontré que l'IA ne se limite pas à un simple
instrument technique, elle est également un élément de distinction. Ceci met en évidence le
rôle crucial des instruments numériques dans la compétitivité des entreprises
contemporaines.

Quels sont les retours des équipes sur la collaboration entre l’humain et l’IA dans la prise de
décision ?

L'IA est perçue par les équipes comme un support qui facilite leur travail et leur donne la
possibilité de se focaliser sur des tâches stratégiques. Une formation appropriée s'est
révélée cruciale pour optimiser la mise en œuvre et le rendement de l'IA. Les commentaires
favorables démontrent une coopération fructueuse entre l'homme et la machine. Ainsi,
NetOne encourage une culture où les compétences humaines se complètent par la
technologie.

Défis et limites

Quels sont les principaux défis rencontrés lors de l’intégration de l’IA dans les processus
décisionnels ?

Les défis majeurs comprennent la résistance au changement, l'impératif d'une structure


appropriée et le besoin de données de haute qualité. NetOne soutient ses clients dans la
résolution de ces défis en proposant des solutions sur mesure et un accompagnement
constant. La mise en place de l'IA nécessite une préparation organisationnelle minutieuse et
un suivi continu. Ces défis illustrent les conséquences d'une mutation technologique
majeure.

L’IA a-t-elle parfois généré des erreurs ou des biais dans les décisions ?

L'IA est capable de reproduire les biais contenus dans les données préliminaires, cependant
NetOne met en place des procédures rigoureuses de contrôle pour réduire ces dangers. Ces
méthodes assurent des choix équitables et fiables pour les clients. Cette méthode démontre
que malgré sa puissance, la gestion de l'IA requiert une responsabilité. NetOne démontre
comment prévoir et surmonter ces enjeux associés aux technologies naissantes.

Quels sont les investissements ou formations nécessaires pour maintenir cette transition ?
NetOne préconise des investissements constants pour la formation des employés et le
perfectionnement des installations. En interne, l'entreprise se concentre aussi sur la
recherche et le développement afin de rester au cœur des progrès en IA. Ces initiatives
assurent une progression réussie et durable vers le recours à l'intelligence artificielle. Ceci
témoigne d'un dévouement pérenne à l'innovation.

Perspectives et futur

Quelles sont les ambitions futures de votre entreprise en matière d’intelligence artificielle ?

NetOne aspire à incorporer davantage l'intelligence artificielle dans ses logiciels afin
d'automatiser les procédures complexes et proposer des analyses sophistiquées. Le but est
de renforcer sa place en tant que leader technologique au Maroc et en Afrique. Cette
perspective reflète une volonté manifeste de contribuer de manière significative à
l'innovation régionale. NetOne aspire à devenir un associé incontournable pour les
entreprises qui recherchent la transformation numérique.

Pensez-vous que l’IA pourrait remplacer certaines fonctions humaines à moyen ou long
terme ?

L'IA est destinée à substituer certaines tâches monotones, mais elle sera également utile
dans des secteurs qui requièrent de la créativité et du jugement. NetOne privilégie une
démarche équilibrée, basée sur la coopération entre l'intelligence artificielle et humaine.
Cette vision illustre une perspective pragmatique de la future technologie. Ceci assure une
cohabitation harmonieuse entre les êtres humains et les machines.

Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans le secteur de votre activité dans les cinq
prochaines années ?

NetOne prévoit une utilisation grandissante de l'IA, offrant des solutions de plus en plus sur
mesure et intuitives. Grâce à l'IA, les entreprises marocaines pourront renforcer leur
compétitivité sur le plan international. Cette transformation créera de nouvelles possibilités
et stimulera l'innovation dans le domaine. NetOne se prépare à participer activement à ce
changement.

Conclusion

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines qui envisagent d’intégrer l’IA
dans leurs processus décisionnels ?

NetOne suggère de commencer par des projets spécifiques, d'établir les groupes et de
travailler en partenariat avec des spécialistes technologiques. L'incorporation de l'IA
requiert une perspective précise, des ressources appropriées et un soutien stratégique. Ces
recommandations ont pour objectif de minimiser les risques tout en optimisant les profits
pour les entreprises. Cela témoigne de la détermination de NetOne à favoriser une adoption
responsable de l'IA au Maroc.

Annexe 2 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez Mazars Business Services Maroc

Pouvez-vous vous présenter et décrire votre rôle au sein de votre entreprise ?

Je m’appelle Anas Nmili et je suis assistant d’audit chez Mazars Business Services Maroc.
Notre mission principale est d’assister les équipes d’audit situées en Europe,
principalement en France, dans leurs travaux d’audit légal. Cela inclut la réalisation de tests
de procédures, la revue de documents justificatifs, la circularisation, la vérification des
soldes comptables, et d’autres tâches liées à la mission d’audit. Nous utilisons plusieurs
outils technologiques, dont DataSnipper, un outil basé sur l’intelligence artificielle, pour
automatiser certaines tâches et gagner en efficacité.
Depuis combien de temps l’IA est-elle utilisée dans votre entreprise, et quels objectifs
principaux cette adoption vise-t-elle ?

L’intelligence artificielle est utilisée depuis environ 2 à 3 ans dans nos processus. L’objectif
principal est d’améliorer la productivité et la qualité du travail, en automatisant les tâches
répétitives et à faible valeur ajoutée. Elle permet également de réduire les erreurs
humaines, de mieux tracer les justifications et de gagner du temps lors des missions d’audit.

Quels sont les domaines ou processus où l’IA est le plus utilisée dans votre entreprise ? L’IA
est principalement utilisée pour les tests de substance, la vérification documentaire, les
recalculs automatiques, et l’extraction de données à partir de documents PDF (factures,
relevés, contrats…). Ces tâches sont automatisées grâce à des outils comme DataSnipper, ce
qui nous permet de traiter plus rapidement et plus précisément un grand volume de
données.

Quelles étaient les principales motivations pour intégrer des solutions d’IA dans les
processus décisionnels ?

La motivation principale était de gagner en efficacité dans les processus d’audit, en


particulier sur les tâches manuelles et répétitives. Cela permet aux collaborateurs de se
concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme l’analyse des risques, la
compréhension des anomalies, et la formulation de recommandations. L’IA améliore aussi la
traçabilité et fiabilise la documentation produite.

Pouvez-vous donner des exemples concrets d'outils ou technologies d’IA utilisés ?

Nous utilisons principalement DataSnipper, un complément Excel qui intègre des


fonctionnalités d’intelligence artificielle. Il permet de :

Extraire automatiquement des données de documents PDF ou scannés ;

Justifier des montants directement dans les fichiers Excel en les reliant aux documents
sources ;

Recalculer automatiquement les totaux ou les TVA ; - Annoter et tracer les pièces
justificatives.

Il est devenu un outil central dans nos missions d’audit.

Comment l’IA a-t-elle changé la façon dont les décisions stratégiques ou opérationnelles
sont prises ?

L’IA facilite la prise de décision opérationnelle en permettant aux auditeurs d’avoir des
données plus fiables et accessibles plus rapidement. Elle ne prend pas les décisions à notre
place, mais elle éclaire notre jugement en réduisant l’incertitude liée à la qualité ou à la
cohérence des données analysées. Cela permet de mieux cibler les zones à risque et
d’optimiser les priorités pendant la mission.
Y a-t-il eu des améliorations spécifiques mesurables grâce à l’utilisation de l’IA ?

Oui, des améliorations ont été observées, notamment une réduction du temps de traitement
de certaines tâches de 30 à 50 %, comme les tests de justification de soldes ou la revue des
factures. Il y a aussi une meilleure traçabilité et une réduction des erreurs liées aux oublis
ou aux mauvais liens entre données sources et fichiers de travail.

Quels sont les retours des équipes sur la collaboration entre l’humain et l’IA dans la prise de
décision ?

Les retours sont globalement positifs. Après une phase d’adaptation, les collaborateurs
trouvent que les outils d’IA leur simplifient le travail quotidien et leur permettent de se
concentrer sur les tâches d’analyse. Aujourd’hui, l’outil est bien intégré et il est perçu
comme un allié plutôt qu’un remplaçant.

Quels sont les principaux défis rencontrés lors de l’intégration de l’IA dans les processus
décisionnels ?

Le principal défi est la formation des équipes à l’outil. Il faut les accompagner dans le
changement, leur donner le temps d’expérimenter l’outil, et les rassurer sur le fait que l’IA
ne remplace pas leur rôle mais le complète. Il y a aussi des défis techniques, comme la
qualité des documents à analyser (par exemple les scans flous ou mal alignés).

L’IA a-t-elle parfois généré des erreurs ou des biais dans les décisions ?

Oui, cela peut arriver, surtout quand les documents sont de mauvaise qualité (scans mal
faits, bugs peux fréquents …). Dans ce cas, l’extraction de données peut être erronée, ce qui
nécessite une vérification humaine. L’IA reste un outil d’aide, mais le jugement
professionnel reste indispensable.

Quels sont les investissements ou formations nécessaires pour maintenir cette transition ?

Il a fallu investir dans les licences logicielles, mais surtout dans la formation interne des
équipes. Chez Mazars, nous avons des sessions de formation à l’utilisation de DataSnipper,
des guides pratiques, et un support technique. Il est également important de mettre à jour
régulièrement les compétences pour suivre l’évolution des outils.

Quelles sont les ambitions futures de votre entreprise en matière d’intelligence artificielle ?
Mazars souhaite étendre l’utilisation de l’IA à d’autres domaines comme l’analyse des flux
de données (data analytics), la détection automatique d’anomalies, et le contrôle intelligent
de la fraude. L’objectif est de digitaliser davantage l’audit pour qu’il soit plus rapide, plus
fiable, et plus pertinent.

Pensez-vous que l’IA pourrait remplacer certaines fonctions humaines à moyen ou long
terme ? L’IA peut remplacer certaines tâches, mais pas les fonctions humaines dans leur
globalité. Elle prend en charge ce qui est répétitif et standardisé, mais elle ne peut pas
remplacer le jugement, la réflexion critique, ou l’éthique professionnelle qui sont essentiels
dans l’audit. Le métier va évoluer, mais le rôle humain restera central.

Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans le secteur de votre activité dans les cinq
prochaines années ?

D’ici cinq ans, l’IA sera totalement intégrée aux outils d’audit, avec des fonctionnalités plus
avancées de reconnaissance de schémas, d’analyse prédictive et de visualisation dynamique
des données. Le métier d’auditeur évoluera vers plus d’analyse stratégique, avec une
interprétation des données assistée par l’IA, mais toujours validée par l’humain.

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines qui envisagent d’intégrer l’IA
dans leurs processus décisionnels ?

Je leur conseillerais de :

Commencer petit, avec des outils concrets comme DataSnipper pour l’automatisation de
tâches simples ;

Accompagner le changement avec des formations adaptées et une implication des équipes ;
- Ne pas attendre d’avoir une solution parfaite, mais plutôt adopter une logique
d’expérimentation progressive ;

Enfin, de ne jamais oublier que l’IA est un outil, pas une solution magique : c’est l’humain
qui fait la différence par son interprétation et son jugement.

Annexe 3 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez Mazars Business Services Maroc

Pouvez-vous vous présenter et décrire votre rôle au sein de votre


entreprise ?

Manager en santé et sécurité au travail ainsi que sécurité des procédés.

⦁ Depuis combien de temps l’IA est-elle utilisée dans votre entreprise, et quels
objectifs principaux cette adoption vise-t-elle ?

Depuis 6 mois, l’objectifs principaux est de :

Digitaliser les standards HSE et sûreté pour un accès simplifié et intelligent à l’information
critique.

Développer des prototypes basés sur l’intelligence artificielle pour appuyer la prise de
décision sur le terrain.

Intégrer les meilleures pratiques internationales (ISO, OSHA, API, ILO…) en les adaptant au
contexte national et sectoriel.

Promouvoir une culture de prévention proactive en collaboration avec tous les acteurs du
terrain.
Adoption et intégration de l’IA

⦁ Quels sont les domaines ou processus où l’IA est le plus utilisée dans votre entreprise ?

Service de santé et sécurité au travail

Gestion de projet - Communication

⦁ Quelles étaient les principales motivations pour intégrer des solutions d’IA dans les
processus décisionnels ?

Proposer une avancée réglementaire alignée aux standards mondiaux et équiper les équipes
d’un outil proactif de prévention des risques.

⦁ Pouvez-vous donner des exemples concrets d'outils ou technologies d’IA


utilisés ?

Impact sur la prise de décision

Oui, nous intégrons plusieurs outils et technologies d’intelligence artificielle (IA) dans notre
démarche HSE. Voici quelques exemples concrets :

Chatbot intelligent HSE

Nous avons développé un assistant virtuel basé sur l’IA (type GPT ou intégré à

Telegram/Web), capable de répondre instantanément aux questions liées aux procédures,


lois marocaines, normes internationales (ISO, OSHA, API…), et aux référentiels internes.
Cela permet un accès rapide à l’information réglementaire, même sur le terrain.

Analyse prédictive des incidents

En exploitant des données historiques (presqu’accidents, rapports d’audit, incidents), nous


utilisons des algorithmes d’analyse prédictive pour anticiper les zones ou périodes à haut
risque, et ainsi adapter nos plans d’actions préventifs.

Vision par ordinateur (Computer Vision)

Nous expérimentons des solutions d’analyse automatique d’images ou vidéos de


surveillance pour détecter en temps réel le non-port des EPI, des intrusions en zones
dangereuses, ou des comportements à risque.

Tableaux de bord dynamiques alimentés par IA

Grâce à des systèmes de reporting intelligents, les données HSE sont automatiquement
consolidées, analysées et présentées sous forme de dashboards interactifs, facilitant la prise
de décision en comité de pilotage.

Impact sur la prise de décision :


Décisions plus rapides et basées sur les données réelles du terrain.

Priorisation des actions HSE selon des niveaux de criticité objectivés par l’IA.

Réduction des biais humains dans l’analyse des risques.

Amélioration de la réactivité face aux signaux faibles ou alertes terrain.

⦁ Comment l’IA a-t-elle changé la façon dont les décisions stratégiques ou


opérationnelles sont prises ?

Anticipation plutôt que réaction

Décisions basées sur les données, et non plus sur l’intuition

Optimisation des ressources

Uniformisation et rapidité des décisions

⦁ Y a-t-il eu des améliorations spécifiques mesurables grâce à l’utilisation de


l’IA ?

Réduction du taux d’incidents et de presque-accidents

Gain de temps dans le traitement de l’information

Meilleure conformité réglementaire

Engagement accru des équipes terrain

⦁ Quels sont les retours des équipes sur la collaboration entre l’humain et l’IA dans la
prise de décision ?

Gain de temps et simplification du quotidien

Meilleure maîtrise des risques

Valorisation du rôle humain

Défis et limites

⦁ Quels sont les principaux défis rencontrés lors de l’intégration de l’IA dans les
processus décisionnels ?

Résistance au changement

⦁ L’IA a-t-elle parfois généré des erreurs ou des biais dans les décisions ?

Oui, comme toute technologie, l’intelligence artificielle peut générer des erreurs ou des biais
dans les décisions, notamment dans les premières phases de déploiement.
⦁ Quels sont les investissements ou formations nécessaires pour maintenir cette
transition ?

Formations et accompagnement des équipes (interne / externe)

Changement culturel et accompagnement au déploiement (interne/ externe)

Perspectives et futur

⦁ Quelles sont les ambitions futures de votre entreprise en matière d’intelligence


artificielle ?

Intégrer l’IA dans l’écosystème du projet

Créer une base de connaissances collective et auto-apprenante

Déployer l’IA au service de la formation et de la culture sécurité

⦁ Pensez-vous que l’IA pourrait remplacer certaines fonctions humaines à moyen ou


long terme ?

L’IA remplacera des tâches, pas des personnes

Les métiers vont évoluer, pas disparaître

⦁ Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans le secteur de votre activité dans les
cinq prochaines années ?

Dans les cinq prochaines années, nous voyons l’IA devenir un levier structurant et
incontournable pour le secteur HSE, avec une évolution marquée dans plusieurs dimensions
clés.

Conclusion

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises marocaines qui envisagent d’intégrer l’IA
dans leurs processus décisionnels ?

Commencez petit, mais commencez maintenant

Investissez dans la donnée avant d’investir dans la technologie

Accompagnez vos équipes dans cette transition

Ouvrages :

Russell, S., & Norvig, P. (2020). Artificial Intelligence: A Modern Approach (4th ed.). Pearson.

Articles de revues scientifiques :


International Journal of Economics, Management and Finance (IJEMF). (2022). Vol. 1, No. 1,
December, 7-10.

Ouvrages collectifs :

Ibourk, A., & Ghazi, T. (2024). Feuille de route pour l’emploi.

Numérisation et Durabilité (2024). Analyse des implications sociales et économiques de la


transition numérique au Maroc : enjeux, risques et opportunités.

Pages spécifiques de sites web :

Commission européenne. (2017). Cadre européen commun de référence pour les


compétences numériques (DigComp).

Gouvernement du Maroc. (2024). Inclusion des femmes rurales : un gain économique


potentiel de 253 MMDH. Publié dans : https://www.maroc.ma/fr/actualites/inclusiondes-
femmes-rurales-un-gain-economique-potentiel-de-253-mmdh.

Adecco USA. (2024). Soft Skills Gap Report. Publié dans :


http://adeccousa.com/employers/resources/soft-skills-gap-report/.

Revue Frég. (2024). Article scientifique. Publié dans :

https://www.revuefreg.fr/index.php/home/article/download/1678/1369.

Automatiser Mon Entreprise. (2024). Les inconvénients de l’automatisation d’entreprise.


Publié dans : https://www.automatisermonentreprise.fr/lesinconvenients-de-
lautomatisation-dentreprise.

Innov Maroc. (2024). Impact de l’IA sur l’emploi. Publié dans :


https://www.innovmaroc.com/docs?file=Article-Le-Matin-IMPACT-DE-L-IA-SUR-L-
EMPLOI-(26-012024).pdf.

L’Opinion. (2024). Les Marocains et le télétravail : hybridation et révolution. Publié dans :


https://www.lopinion.ma/Les-marocains-et-le-teletravail-hybridation-etrevolution-
_a22471.html.

Haut-Commissariat au Plan. (2024). La situation du marché du travail au premier trimestre


de 2024. Publié dans : https://www.hcp.ma/La-situation-du-marche-dutravail-au-premier-
trimestre-de-2024_a3876.html.

L’Opinion. (2024). Connectivité numérique : Ensemble pour un Maroc inclusif. Publié dans :
https://www.lopinion.ma/Connectivite-numerique-Ensemble-pour-
unMarocinclusif_a61791.html.

Rabat E-Regulations. (2024). Informations réglementaires. Publié dans :

https://rabat.eregulations.org/menu/163?l=fr.
EFE Maroc. (2022). Rapport annuel EFE Maroc 2022. Publié dans : www.efemaroc.org.

UNESCO. (2024). Le Maroc trace la voie d’un futur éthique en IA avec l’UNESCO. Publié
dans : https://www.unesco.org/fr/articles/le-maroc-trace-la-voie-dun-futur-ethiqueen-ia-
avec-lunesco.

Le Matin. (2024). Le Maroc à l’ère de l’IA : Les recommandations de l’UNESCO. Publié dans :

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS ..................................................................................................................... I

RESUME ....................................................................................................................................... II

ABSTRACT .................................................................................................................................. II

ABREVIATIONS ....................................................................................................................... III

INTRODUCTION ........................................................................................................................ 1

1.Impact de l’intelligence artificielle sur le marché des


emplois. ............................................................. 4

1-1 L’intelligence artificielle ..................................................................................................................... 4

1-1-1 Définition ................................................................................................................................... 4

1-1-2 L’histoire de l’intelligence artificielle........................................................................................ 5

1-2 suppression et transformation des emplois existants. ....................................................................


10

1-2-1 L’impact de l’IA sur le monde de travail. ................................................................................. 10

1-2-2 L’Automatisation ..................................................................................................................... 11

1-3 Création de nouveaux métiers et compétences requises. ...............................................................


13

1-3-1 Les secteurs d’emploi les plus susceptibles d’être impacté par l’IA. ......................................
13

1-3-2 Les compétences requises. ..................................................................................................... 15

1-4 Évolution des attentes des entreprises. ........................................................................................... 17

1-4-1 Le télétravail au Maroc............................................................................................................ 17

1-4-2 Soft Skills, numérique et culture . ........................................................................................... 20

Inégalités et défis d’adaptation des travailleurs. ............................................................................... 23


Accès inégal aux formations et reconversions professionnelles. ..................................................... 24

fraction sociale dans l’accès à la montée en compétences. ................................................... 24

Difficulté à anticiper les besoins futurs en compétences ....................................................... 25

Effet différenciés selon les niveaux de qualification et les secteurs d’activité. ...............................
26 2-3-1 Les travailleurs peu qualifiés sont les plus exposés à la
précarité. ......................................... 26 2-3-2 Disparités territoriales dans l’adaptation au
changement technologique. ............................. 28

Risques de fracture numérique et d'exclusion du marché du travail. .............................................


30

Le secteur des TIC au Maroc. .................................................................................................. 30

Vulnérabilité numérique. ........................................................................................................ 33

Rôle des entreprises et des politique publiques dans la transition ....................................................


35

Politiques de formation et d’accompagnement à la reconversion .................................................. 36

Importance des dispositifs publics de formation continue pour les travailleurs vulnérables .
36

Partenariats public-privé pour la reconversion vers les métiers de demain. .......................... 40

Initiatives des entreprises pour une transition inclusive. ................................................................ 43

Mise en place de plans internes de montée en compétences. ............................................... 43

3-3-2 Promotions de la diversité et inclusion dans les recrutements liés aux nouvelles

technologies. ................................................................................................................................................ 46

Régulation et interventions gouvemementales pour limiter les impacts négatifs. .........................


48

Mise en place d’une stratégie nationale encadrant l’IA (inspiration du modèle européen AI

Act). .............................................................................................................................................................. 48

Réforme du système éducatif et développement massif des compétences numériques ....... 52

Étude qualitative à travers trois entretiens ........................................................................................... 59

Introduction de la partie pratique .......................................................................................................... 59

Méthodologie de l’étude qualitative .................................................................................................. 60


Choix de l’approche qualitative .......................................................................................................... 60

3. Sélection des personnes interrogées .................................................................................................. 61

Déroulement des entretiens ............................................................................................................... 61

Méthode d’analyse ............................................................................................................................. 61

Analyse individuelle des entretiens ................................................................................................... 62

Entretien n°1 : M. Hamid RASSAS – Directeur Général de NetOne Maroc ........................................


62

Présentation du profil ...................................................................................................................... 62

Synthèse de l’entretien .................................................................................................................... 62

Analyse et mise en perspective ....................................................................................................... 63

Entretien n°2 : M. Anas Nmili – Assistant d’audit chez Mazars Business Services
Maroc ................. 64

Présentation du profil ...................................................................................................................... 64

Synthèse de l’entretien .................................................................................................................... 64

Analyse et mise en perspective ....................................................................................................... 65

Entretien n°3 : Manager HSE – Industrie ............................................................................................ 65

Présentation du profil ...................................................................................................................... 65

Synthèse de l’entretien .................................................................................................................... 66

Analyse transversale des entretiens ................................................................................................. 67

Convergences entre les témoignages ................................................................................................ 67

Divergences selon les secteurs et usages ........................................................................................... 68

Apports spécifiques et inattendus ..................................................................................................... 68

Conclusion de la partie pratique ............................................................................................................ 69

CONCLUSION ........................................................................................................................... 71

ANNEXES ................................................................................................................................... 73

Annexe 1 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez NetOne Maroc ........................................................


73
Annexe 2 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez Mazars Business Services
Maroc ........................... 77

Annexe 3 : Entretien sur l'utilisation de l'IA chez Mazars Business Services


Maroc ........................... 80

Chatbot intelligent HSE ...................................................................................................................... 81

Analyse prédictive des incidents ........................................................................................................ 81

Vision par ordinateur (Computer Vision) ........................................................................................... 81

Tableaux de bord dynamiques alimentés par IA ................................................................................ 81

Impact sur la prise de décision : ............................................................................................................. 81

BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................... 84

INTRODUCTION

Période Événement / Personnalités /


Avancée Technologies

1950 Question fondatrice : « Les Alan Turing –


machines peuvent-elles Test de Turing
penser

Années 1950 Émergence des premières Isaac Asimov – Trois lois de


idées autour de la robotique la robotique

1956 Conférence de Dartmouth : John McCarthy et collègues


naissance officielle de l’IA
en tant que domaine de
recherche académique

Années 1960 Début des programmes ELIZA – Joseph


rudimentaires d’IA Weizenbaum

Années 1970 Démonstration de la SHRDLU – Terry


compréhension du langage Winograd
naturel

Difficultés face à la Systèmes symboliques


complexité du réel – «
Hiver de l’IA »

Années 1980 Retour de l’IA avec les Apprentissage automatique


réseaux de neurones – Débuts des CNN

Années 1990 L’IA entre dans la vie Reconnaissance de formes,


courante (reconnaissance assistants personnels
vocale, traitement du
langage)

ANNÈE Volume d’inevestissement en


MMDH

2011 167,3

2016 189

2020 198

2021 230

2022 245

Pays Classement Indice Indice Classement Progression


régional IDI IDI mondial mondial
2017 2016 2016 (2016-2017)

Bahrein 1 7,46 29 -1

Emirates 2 7,11 38 -3
Arabes unis

Arabie 3 6,90 45 -7
saoudite

Qatar 4 6,90 46 -3

Kuwait 5 6,54 53 -5

Oman 6 6,27 59 -1

Liban 7 5,93 66 -5

Jordanie 8 5,06 85 4

Tunisie 9 4,83 95 0

Maroc 10 4,60 96 2

Egypt 11 4,44 100 -3

Algérie 12 4,40 103 9


Palestine 13 4,28 106 -3

Personne interrogée Fonction Secteur d’activité

Hamid Rassas Directeur Général Développement de


de NetOne Maroc logiciels ERP

Anas Nmili Assistant d’audit Audit et expertise


chez Mazars Maroc comptable

(Anonyme) Manager HSE Sécurité,


(Hygiène, Industrie/Préventio
Environnement) n des risques

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

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