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Rapport

Cette étude évalue l'impact des insecticides sur la croissance du maïs jaune (Zea mays) et explore son potentiel en phytoremédiation des sols contaminés. En utilisant le pesticide SNIPER, l'expérimentation a mesuré la contamination des sols et son effet sur les propriétés physico-chimiques et le développement des plants de maïs. Les résultats préliminaires indiquent une réduction significative de la germination et de la croissance des plants exposés aux sols contaminés.

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Rapport

Cette étude évalue l'impact des insecticides sur la croissance du maïs jaune (Zea mays) et explore son potentiel en phytoremédiation des sols contaminés. En utilisant le pesticide SNIPER, l'expérimentation a mesuré la contamination des sols et son effet sur les propriétés physico-chimiques et le développement des plants de maïs. Les résultats préliminaires indiquent une réduction significative de la germination et de la croissance des plants exposés aux sols contaminés.

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# ÉVALUATION DE L'IMPACT DES INSECTICIDES SUR LA CROISSANCE DU

MAÏS JAUNE (Zea mays) ET ÉTUDE DE LA PHYTOREMÉDIATION DES SOLS


CONTAMINÉS

## INTRODUCTION

La contamination des sols par les produits chimiques agricoles,


notamment les insecticides, représente aujourd'hui un défi
environnemental majeur qui interpelle la communauté scientifique
internationale. Cette problématique revêt une importance particulière
dans le contexte de l'agriculture moderne, où l'utilisation intensive de
pesticides pour le contrôle des ravageurs a engendré une accumulation
progressive de résidus chimiques dans les écosystèmes terrestres. Les
insecticides, bien qu'essentiels pour la protection des cultures,
contiennent des substances actives qui, lorsqu'elles persistent dans
l'environnement, peuvent altérer significativement la qualité des sols,
compromettre la biodiversité microbienne et affecter la chaîne alimentaire.

Face à cette réalité environnementale, la recherche de solutions durables


et écologiquement viables pour la décontamination des sols pollués
devient impérative. Parmi les approches innovantes développées ces
dernières décennies, la phytoremédiation se distingue comme une
technologie verte particulièrement prometteuse. Cette technique
biologique exploite la capacité naturelle de certaines espèces végétales à
absorber, concentrer, transformer ou stabiliser les contaminants présents
dans leur environnement. Le processus de phytoremédiation présente
l'avantage d'être économiquement viable, écologiquement acceptable et
techniquement accessible, contrairement aux méthodes conventionnelles
de décontamination qui sont souvent coûteuses et invasives.

Le maïs jaune (Zea mays), en tant que graminée à système racinaire


développé et à croissance rapide, présente des caractéristiques
morphologiques et physiologiques qui en font un candidat potentiel pour la
phytoremédiation. Sa capacité d'adaptation à diverses conditions
pédoclimatiques, combinée à sa surface foliaire importante et à son
système racinaire extensif, suggère un potentiel d'absorption et de
transformation des contaminants organiques présents dans le sol.
Cette étude expérimentale s'inscrit dans une démarche d'évaluation
scientifique de l'impact des insecticides sur les sols agricoles et de
l'efficacité potentielle du maïs jaune comme agent de phytoremédiation.
L'objectif général de cette recherche consiste à examiner l'impact de
l'utilisation du maïs jaune dans le processus de décontamination des sols
pollués par des insecticides, en évaluant son efficacité pour réduire la
concentration des résidus chimiques dans le sol et restaurer la qualité
écologique de l'environnement pédologique.

Les objectifs spécifiques de cette expérimentation s'articulent autour de


trois axes principaux. Premièrement, l'évaluation de la contamination
initiale du sol par la mesure des niveaux de concentration des insecticides
avant l'application du processus de phytoremédiation, établissant ainsi
une base de référence pour l'analyse comparative des résultats.
Deuxièmement, l'analyse de l'impact de la contamination sur les
propriétés physico-chimiques du sol, notamment les variations de pH, de
texture et de teneur en matières organiques après exposition aux
insecticides. Troisièmement, l'étude de l'effet de la contamination sur la
croissance et le développement du maïs jaune, permettant d'évaluer la
tolérance de cette espèce aux contaminants et son potentiel de
bioaccumulation.

## MATÉRIELS ET MÉTHODES

### Matériels

Cette étude expérimentale a été réalisée en utilisant des matériaux


spécifiquement sélectionnés pour leur représentativité des conditions
agricoles réelles. Le pesticide SNIPER, un insecticide largement utilisé en
agriculture tropicale, a été choisi comme agent contaminant pour cette
expérimentation. Ce produit phytosanitaire, caractérisé par sa formulation
concentrée et sa persistance dans l'environnement, représente un modèle
approprié pour l'étude de la contamination des sols par les insecticides
organochlorés.

*[Insérer ici Figure 1 : Pesticide SNIPER]*


Le matériel végétal utilisé consistait en des graines de maïs jaune (Zea
mays), variété adaptée aux conditions climatiques locales et reconnue
pour sa vigueur de croissance. Cette variété présente des caractéristiques
phénotypiques homogènes, garantissant la reproductibilité des résultats et
la validité des comparaisons entre les différents traitements
expérimentaux.

*[Insérer ici Figure 2 : Maïs jaune]*

L'équipement technique comprenait une balance de précision pour les


mesures pondérales, une étuve de laboratoire pour le séchage des
échantillons à température contrôlée, des sacs de culture en plastique
renforcé, et du matériel de dissection pour la séparation des organes
végétaux. Le substrat utilisé consistait en un sol agricole standardisé,
préalablement caractérisé pour ses propriétés physico-chimiques de base.

### Méthodologie

Le protocole expérimental a été conçu selon un plan factoriel permettant


la comparaison entre sols contaminés et sols témoins, avec des répétitions
suffisantes pour assurer la significativité statistique des résultats. Après la
récolte, les plants de maïs ont été systématiquement séparés en trois
parties anatomiques distinctes : racines, tiges et feuilles, permettant une
analyse différentielle de la distribution des contaminants dans les
différents organes végétaux.

*[Insérer ici Figure 3 : Étapes de l'expérimentation]*

#### Déroulement chronologique de l'expérimentation

L'expérimentation s'est déroulée selon un calendrier rigoureusement


établi, débutant le 15 mars 2025 par la phase de préparation des
substrats. Cette étape initiale a consisté en la préparation de deux types
de sols dans six sacs Dangoté de capacité standardisée. Trois sacs ont été
conditionnés avec le pesticide SNIPER selon un dosage préétabli,
constituant ainsi les unités expérimentales de sol contaminé, tandis que
les trois autres sacs contenaient un sol témoin non traité, servant de
référence comparative.

La préparation des substrats a nécessité une attention particulière pour


assurer l'homogénéité de la contamination. Le pesticide SNIPER a été
incorporé de manière uniforme dans le sol par brassage mécanique,
garantissant une distribution homogène du contaminant dans l'ensemble
du volume de substrat. Les sols témoins ont été préparés dans les mêmes
conditions, à l'exception de l'ajout de pesticide, permettant ainsi d'isoler
l'effet du contaminant sur les paramètres mesurés.

Le 19 mars 2025, soit quatre jours après la préparation des substrats, la


phase de plantation a été initiée. Cette période d'attente a permis une
stabilisation de la contamination et une homogénéisation des conditions
expérimentales. La plantation a été réalisée selon un protocole
standardisé : dans chaque sac, trois cavités ont été aménagées à
espacement régulier, et trois graines de maïs jaune ont été déposées dans
chaque cavité. Cette configuration a résulté en un total de neuf points de
semis par sac, soit 27 graines par traitement, garantissant une robustesse
statistique suffisante pour l'analyse des résultats.

L'émergence des plantules a été observée dès le 24 mars 2025, soit cinq
jours après la plantation. Cette phase critique a permis la première
évaluation visuelle de l'impact de la contamination sur la germination et la
croissance initiale. Les observations ont révélé des différences notables
entre les traitements : les semences cultivées sur sol contaminé
présentaient un taux de germination réduit et une croissance limitée, avec
des plantules atteignant à peine un centimètre de hauteur. En revanche,
les semences témoins ont montré une germination vigoureuse, avec des
plantules dont la taille variait entre 6 et 9,5 centimètres, témoignant de
l'impact inhibiteur du pesticide sur le développement végétal.

La phase de croissance s'est poursuivie pendant deux mois, période


durant laquelle un suivi phénologique régulier a été maintenu. Les plants
ont été récoltés le 19 mai 2025, marquant la fin de la phase de culture et
le début des analyses de laboratoire. Cette période de croissance de deux
mois a été jugée suffisante pour permettre l'expression complète des
effets du traitement sur le développement végétal et l'accumulation
potentielle de contaminants dans les tissus végétaux.
#### Procédure de récolte et de préparation des échantillons

La récolte des plants a été réalisée selon un protocole rigoureux visant à


préserver l'intégrité des échantillons et à minimiser les pertes d'eau post-
récolte. Les plants entiers ont été extraits du substrat avec précaution, en
veillant à conserver l'intégrité du système racinaire. Immédiatement après
la récolte, les plants ont été nettoyés à l'eau distillée pour éliminer les
résidus de sol adhérant aux racines.

La séparation des organes végétaux a été effectuée selon une procédure


standardisée, permettant une analyse différentielle des différentes parties
de la plante. Les racines ont été séparées des parties aériennes par
section au niveau du collet, les tiges ont été isolées des feuilles par
détachement à la base du limbe foliaire. Cette séparation anatomique
était essentielle pour évaluer la distribution différentielle des contaminants
dans les différents organes végétaux.

*[Insérer ici Figure 7 : Découpages et pesées]*

Une particularité méthodologique importante concerne la gestion de la


perte d'eau post-récolte. Les échantillons végétaux ont été laissés au
repos pendant deux jours avant la première pesée, période durant laquelle
une évaporation naturelle s'est produite. Cette contrainte expérimentale a
nécessité le développement d'une méthode de correction pour estimer le
poids frais initial des échantillons.

#### Procédure de séchage et d'analyse pondérale

Le séchage des échantillons a été réalisé selon un protocole standardisé


garantissant l'élimination complète de l'eau tissulaire. Les organes
végétaux ont été individuellement emballés dans du papier aluminium et
étiquetés de manière systématique pour assurer la traçabilité des
échantillons. Le séchage a été effectué dans une étuve de laboratoire à
température contrôlée de 105°C pendant une durée de 24 heures,
conditions permettant une déshydratation complète des tissus végétaux.
*[Insérer ici Figure 8 : Séchage]*

Après séchage, les échantillons ont été pesés sur une balance de
précision, permettant la détermination du poids sec de chaque organe.
Ces mesures ont constitué la base des calculs de teneur en eau et de
biomasse sèche, paramètres essentiels pour l'évaluation de l'impact de la
contamination sur le développement végétal.

*[Insérer ici Figure 9 : Pesées]*

#### Méthode de calcul des poids frais approximatifs

La nécessité d'estimer le poids frais initial des échantillons expérimentaux


a conduit au développement d'une méthode de correction basée sur
l'utilisation d'une plante de référence. Cette approche méthodologique
innovante permet de compenser la perte d'eau intervenue during la
période de deux jours précédant la première pesée.

La plante de référence, issue des mêmes conditions de culture que les


échantillons expérimentaux, a été récoltée et immédiatement pesée pour
déterminer son poids frais initial. Cette plante a ensuite été soumise aux
mêmes conditions de conservation que les échantillons expérimentaux,
permettant de quantifier la perte d'eau survenue pendant la période de
deux jours.

La perte en eau pour chaque organe de la plante de référence a été


calculée selon la formule :

$$\text{Perte en eau (organe)} = \frac{\text{Poids initial organe} - \


text{Poids après 2 jours}}{\text{Poids initial organe}}$$

Cette approche a été appliquée séparément pour chaque type d'organe


(racines, tiges, feuilles), tenant compte des différences de structure
anatomique et de teneur en eau initiale.
Pour les racines :

$$\text{Perte en eau (racine)} = \frac{\text{Poids initial racine} - \


text{Poids après 2 jours}}{\text{Poids initial racine}}$$

Pour les tiges :

$$\text{Perte en eau (tige)} = \frac{\text{Poids initial tige} - \text{Poids


après 2 jours}}{\text{Poids initial tige}}$$

Pour les feuilles :

$$\text{Perte en eau (feuille)} = \frac{\text{Poids initial feuille} - \


text{Poids après 2 jours}}{\text{Poids initial feuille}}$$

Le calcul du poids frais approximatif de chaque organe des plantes


expérimentées a été réalisé en utilisant les pourcentages de perte d'eau
déterminés à partir de la plante de référence. La formule générale utilisée
était :

$$\text{Poids frais (approximatif)} = \frac{\text{Poids après 2 jours}}{(1 -


\text{Pourcentage de perte en eau})}$$

Cette méthode a été appliquée spécifiquement pour chaque organe :

Pour les racines expérimentées :

$$\text{Poids frais racine (approximatif)} = \frac{\text{Poids racine après


2 jours}}{(1 - \text{Pourcentage de perte en eau})}$$

Pour les tiges expérimentées :

$$\text{Poids frais tige (approximatif)} = \frac{\text{Poids tige après 2


jours}}{(1 - \text{Pourcentage de perte en eau})}$$

Pour les feuilles expérimentées :


$$\text{Poids frais feuilles (approximatif)} = \frac{\text{Poids feuille après
2 jours}}{(1 - \text{Pourcentage de perte en eau})}$$

#### Caractérisation des sols

L'analyse des propriétés physico-chimiques des sols constitue un aspect


fondamental de cette étude, permettant d'évaluer l'impact de la
contamination sur la qualité du substrat et les conditions de croissance
des plants. Les paramètres analysés incluent principalement le pH,
indicateur essentiel de l'acidité du sol et facteur déterminant de la
disponibilité des nutriments et de la mobilité des contaminants.

Les mesures de pH ont été réalisées sur des échantillons de sol prélevés à
différentes étapes de l'expérimentation : avant contamination (sol
témoin), après contamination et avant plantation, après récolte des plants.
Ces mesures temporelles permettent de suivre l'évolution des propriétés
chimiques du sol en fonction du temps et de l'interaction avec le système
racinaire des plants.

## RÉSULTATS ET DISCUSSION

### Résultats de calcul des poids frais approximatifs des plantes


expérimentées

L'analyse des données obtenues à partir de la plante de référence a


permis de quantifier précisément les pertes d'eau survenues pendant la
période de conservation post-récolte. Les résultats présentés dans le
tableau 1 révèlent des variations significatives dans les taux de
déshydratation selon les organes végétaux considérés.

**Tableau 1 : Pourcentages de perte d'eau des organes de référence**

| Organes | Poids initial | Poids après 2 jours | Perte en eau | Pourcentage


de perte en eau |

|---------|---------------|---------------------|--------------|----------------------------|
| Racines | 3,29g | 0,722g | 0,7805 | **78,05%** |

| Tiges | 18,021g | 11,005g | 0,3893 | **38,93%** |

| Feuilles | 41,562g | 19,074g | 0,5411 | **54,11%** |

Les données du tableau 1 mettent en évidence une hiérarchie claire dans


les taux de perte d'eau des différents organes végétaux. Les racines
présentent le taux de déshydratation le plus élevé (78,05%), suivi des
feuilles (54,11%) et des tiges (38,93%). Cette variation s'explique par les
différences de structure anatomique et de teneur en eau initiale des
différents organes. Les racines, caractérisées par un parenchyme de
réserve riche en eau et une cuticule peu développée, sont
particulièrement sensibles à la déshydratation. Les feuilles, malgré la
présence d'une cuticule protectrice, présentent une surface d'évaporation
importante favorisant la perte d'eau. Les tiges, avec leur structure plus
lignifiée et leur surface d'évaporation réduite, montrent une meilleure
résistance à la déshydratation.

L'application de ces coefficients de correction aux échantillons


expérimentaux a permis d'estimer les poids frais approximatifs des plants
cultivés sur sols contaminés et témoins. Les résultats présentés dans le
tableau 2 révèlent l'impact significatif de la contamination sur la biomasse
végétale.

**Tableau 2 : Poids frais approximatif des organes des expérimentations**

| Organes | Poids après 2 jours (Témoin) | Poids après 2 jours (Contaminé) |


Pourcentage de perte en eau | Poids frais approximatif (T) | Poids frais
approximatif (C) |

|---------|-------------------------------|----------------------------------|--------------------------
--|------------------------------|------------------------------|

| Racines | 0,563g | 0,081g | **78,05%** | 2,565g | 0,369g |

| Tiges | 3,047g | 1,309g | **38,93%** | 4,990g | 2,144g |

| Feuilles | 6,288g | 1,378g | **54,11%** | 13,701g | 3,003g |


L'analyse comparative des poids frais approximatifs révèle un impact
dramatique de la contamination sur la croissance végétale. Pour
l'ensemble des organes analysés, les plants cultivés sur sol contaminé
présentent une biomasse significativement réduite par rapport aux plants
témoins. Cette réduction de biomasse est particulièrement marquée pour
les racines, où le poids frais approximatif passe de 2,565g (témoin) à
0,369g (contaminé), soit une diminution de 85,6%. Les tiges montrent une
réduction de 57,0% (de 4,990g à 2,144g), tandis que les feuilles
présentent une diminution de 78,1% (de 13,701g à 3,003g).

### Volume d'eau des organes

L'analyse de la teneur en eau des différents organes végétaux fournit des


informations cruciales sur l'impact de la contamination sur la physiologie
végétale et les mécanismes de transport hydrique. La différence entre le
poids frais et le poids sec permet de quantifier le volume d'eau contenu
dans chaque organe et d'évaluer l'effet de la contamination sur l'économie
hydrique de la plante.

*[Insérer ici Figure 4 : Proportion d'eau évaporée dans chaque organe]*

Les résultats graphiques démontrent une hiérarchie claire dans la teneur


en eau des différents organes. Les feuilles présentent le volume d'eau le
plus important, suivies des tiges et des racines. Cette distribution
s'explique par les fonctions physiologiques spécifiques de chaque organe.
Les feuilles, en tant qu'organes photosynthétiques, nécessitent une
hydratation optimale pour maintenir l'activité chlorophyllienne et les
échanges gazeux. Les tiges, assurant le transport de la sève et le soutien
structural, présentent une teneur en eau intermédiaire. Les racines,
spécialisées dans l'absorption et souvent lignifiées, montrent une teneur
en eau plus faible.

La facilité d'évaporation de l'eau varie également selon les organes, en


relation avec leur structure anatomique et leur surface d'exposition. Les
feuilles, avec leur surface foliaire développée et leur système stomatique,
favorisent une évaporation rapide. Les tiges, avec leur surface plus réduite
et leur cuticule plus développée, montrent une évaporation modérée. Les
racines, protégées par leur localisation souterraine dans les conditions
naturelles, présentent une évaporation plus lente, bien que leur forte
teneur en eau les rende sensibles à la déshydratation une fois exposées à
l'air libre.

### Paramètres physico-chimiques du sol

L'analyse des paramètres physico-chimiques du sol constitue un aspect


fondamental de cette étude, permettant d'évaluer l'impact de la
contamination par les insecticides sur la qualité du substrat et les
conditions de croissance des plants. Le pH, en tant qu'indicateur central
de l'acidité du sol, influence directement la disponibilité des nutriments,
l'activité microbienne et la mobilité des contaminants dans le système sol-
plante.

*[Insérer ici Figure 5 : pH des sols]*

Les résultats de l'analyse du pH révèlent des variations significatives en


fonction du traitement et de l'état du sol. Le sol frais contaminé présente
un pH de 6,94, indiquant une légère acidité par rapport au sol témoin.
Cette acidification peut être attribuée à la présence du pesticide SNIPER,
dont les composés actifs peuvent modifier l'équilibre chimique du sol.
Après séchage, le pH du sol contaminé augmente à 7,4, suggérant une
neutralisation progressive des composés acides ou une concentration des
bases par évaporation de l'eau.

L'interprétation de ces résultats selon l'échelle de pH standard (pH < 7


pour les solutions acides, pH = 7 pour les solutions neutres, pH > 7 pour
les solutions basiques) à 25°C permet de caractériser l'état chimique des
sols. Le sol témoin frais présente un pH basique de 7,4, tandis que la
contamination par le pesticide induit une acidification légère (pH = 6,94).
Cette acidification peut affecter la disponibilité des nutriments essentiels
et modifier l'activité de la microflore du sol, impactant indirectement la
croissance végétale.

Le processus de séchage semble exercer un effet neutralisant sur l'acidité


induite par la contamination, tous les sols séchés présentant un pH
basique. Cette observation suggère que les composés acides présents
dans le pesticide peuvent être volatiles ou se décomposer sous l'effet de la
température et de la déshydratation.

### Comparaison des effets sur différentes variétés de maïs

L'extension de l'analyse comparative aux variétés de maïs blanc et jaune


cultivées sur sols contaminés apporte des informations supplémentaires
sur la généralité des effets observés. Cette approche permet d'évaluer si
la réponse à la contamination est spécifique à une variété ou constitue
une caractéristique générale de l'espèce Zea mays.

*[Insérer ici Figure 6 : Comparaison des pH des sols sur le maïs blanc et
jaune]*

Les résultats de la comparaison inter-variétale confirment la cohérence


des effets de la contamination sur les propriétés du sol. Les deux variétés
de maïs (blanc et jaune) cultivées sur sols contaminés présentent des pH
similaires, tous inférieurs à 7 pour les sols frais non séchés. Cette
convergence des résultats suggère que l'effet acidifiant du pesticide
SNIPER est indépendant de la variété de maïs cultivée, ce qui renforce la
validité des conclusions tirées de l'étude sur le maïs jaune.

Les sols témoins (avant et après séchage) ainsi que les sols contaminés
séchés présentent systématiquement un pH supérieur à 7, confirmant
l'effet neutralisant du séchage observé précédemment. Cette constance
des résultats entre les deux variétés de maïs démontre que le type de
maïs n'exerce pas d'influence significative sur l'évolution du pH du sol, les
deux variétés ayant été cultivées sur le même substrat avec le même
contaminant.

### Effet de la contamination sur la croissance du maïs jaune

L'analyse quantitative de l'impact de la contamination sur la croissance


végétale révèle des effets délétères significatifs sur l'ensemble des
paramètres de développement du maïs jaune. La comparaison
systématique des poids des différents organes entre les plants cultivés sur
sols contaminés et témoins met en évidence l'ampleur de l'inhibition de
croissance induite par la présence d'insecticides dans le substrat.

*[Insérer ici Figure 7 : Comparaison des poids des organes contaminés et


témoins]*

Les résultats démontrent une réduction généralisée de la biomasse


végétale chez les plants cultivés sur sols contaminés. Cette diminution
affecte l'ensemble des organes végétaux, mais avec des intensités
variables selon leur fonction physiologique et leur sensibilité aux
contaminants. Les racines, en contact direct avec le sol contaminé,
présentent la réduction de biomasse la plus sévère, témoignant de
l'impact direct des insecticides sur le système racinaire. Cette altération
du développement racinaire peut compromettre l'absorption des
nutriments et de l'eau, amplifiant les effets négatifs sur la croissance
globale de la plante.

Les parties aériennes (tiges et feuilles) montrent également une réduction


significative de biomasse, bien que dans une moindre mesure que les
racines. Cette observation suggère que l'impact de la contamination se
propage depuis les racines vers les parties aériennes, probablement par
transport vasculaire des contaminants ou par perturbation des processus
physiologiques fondamentaux.

L'effet inhibiteur de la contamination sur la croissance du maïs jaune


confirme l'impact négatif des insecticides sur les systèmes biologiques,
même chez les espèces potentiellement utilisables en phytoremédiation.
Ces résultats soulignent l'importance d'optimiser les conditions de culture
et de sélectionner des variétés tolérantes pour maximiser l'efficacité des
processus de phytoremédiation.

## CONCLUSION

Cette étude expérimentale a permis d'évaluer de manière systématique


l'impact des insecticides sur la croissance du maïs jaune et d'examiner le
potentiel de cette espèce pour la phytoremédiation des sols contaminés.
Les résultats obtenus apportent des éléments de réponse significatifs aux
questions posées et ouvrent des perspectives pour la recherche future
dans le domaine de la décontamination biologique des sols.

L'analyse de la contamination initiale du sol a révélé un effet acidifiant du


pesticide SNIPER, avec une diminution du pH de 7,4 à 6,94 dans les sols
frais contaminés. Cette acidification peut influencer la disponibilité des
nutriments et modifier l'activité microbienne du sol, créant des conditions
défavorables à la croissance végétale. Le processus de séchage semble
exercer un effet neutralisant sur cette acidification, suggérant une possible
volatilisation ou décomposition des composés acides présents dans le
pesticide.

L'impact de la contamination sur les propriétés physico-chimiques du sol


s'avère significatif et cohérent entre les différentes variétés de maïs
testées. La constance des résultats entre le maïs blanc et jaune renforce la
validité des conclusions et suggère que les effets observés sont
généralisables à l'espèce Zea mays dans son ensemble.

L'étude de l'effet de la contamination sur la croissance du maïs jaune a


démontré un impact inhibiteur majeur sur l'ensemble des paramètres de
développement végétal. La réduction de biomasse observée pour tous les
organes (racines : 85,6%, tiges : 57,0%, feuilles : 78,1%) témoigne de la
toxicité significative du pesticide SNIPER pour cette espèce végétale. Cette
inhibition de croissance compromet l'efficacité potentielle du maïs jaune
en tant qu'agent de phytoremédiation, nécessitant une optimisation des
conditions de culture ou une sélection de variétés plus tolérantes.

Les résultats de cette recherche soulignent la complexité des interactions


entre les contaminants chimiques et les systèmes biologiques dans le
contexte de la phytoremédiation. Bien que le maïs jaune présente des
caractéristiques morphologiques favorables à l'absorption des
contaminants, sa sensibilité aux insecticides limite son potentiel
d'application directe dans des sols fortement contaminés.

Cette étude contribue à la compréhension des mécanismes d'impact des


pesticides sur les écosystèmes terrestres et fournit des bases scientifiques
pour le développement de stratégies de décontamination biologique. Les
perspectives de recherche future incluent l'évaluation de variétés plus
tolérantes, l'optimisation des conditions de culture pour la
phytoremédiation, et l'étude des mécanismes biochimiques impliqués
dans l'absorption et la transformation des contaminants par les plantes.

L'approche méthodologique développée dans cette étude, notamment la


méthode de correction des poids frais et l'analyse différentielle des
organes végétaux, constitue un apport méthodologique significatif pour les
recherches futures dans ce domaine. Ces outils permettront une
évaluation plus précise des performances des espèces végétales en
phytoremédiation et une meilleure compréhension des processus
impliqués dans la décontamination biologique des sols pollués.

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