Reseau Document
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PAIX-TRAVAIL-PATRIE PAIX-TRAVAIL-PATRIE
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UNIVERSITE UNIVERSITE
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Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin,
ont contribué à la réalisation et à l’aboutissement de ce projet.
Nos remerciements les plus sincères vont particulièrement à Monsieur [Nom du Superviseur],
notre encadrant, pour ses conseils éclairés, sa disponibilité et son accompagnement constant
tout au long de ce travail. Ses orientations méthodologiques et ses remarques constructives ont
été déterminantes pour la qualité de ce projet.
Nos pensées reconnaissantes vont aussi à nos camarades de promotion, avec qui nous avons
partagé des échanges fructueux, des discussions enrichissantes et un véritable esprit d’équipe,
éléments essentiels dans la réussite de ce projet collectif.
Enfin, nous adressons nos plus vifs remerciements à nos familles et à nos amis pour leur
soutien moral constant, leurs encouragements et leur patience tout au long de cette aventure
académique.
A NOS FAMILLES
Avant-Propos
Le présent document constitue le rapport de projet de fin d’études réalisé dans le cadre de
l’obtention de la Licence Professionnelle en Informatique en Administration réseaux sur le
thème Intitulé « Mise en place d’une solution de sauvegarde automatisée des données sous
Windows », ce projet s’inscrit dans un contexte où la protection des données numériques est
devenue un enjeu majeur pour toutes les organisations, quelles que soient leur taille et leur
activité.
La mise en œuvre a été réalisée dans un environnement de test simulé, à l’aide de machines
virtuelles, afin de reproduire un cas réel avec un serveur de fichiers et un serveur de
sauvegarde. Ce rapport détaille l’architecture proposée, les étapes d’installation et de
configuration, ainsi que les tests de sauvegarde et de restauration réalisés.
Enfin, nous partageons les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et des pistes
d’amélioration pour des déploiements futurs. Nous espérons que ce travail reflète fidèlement
les compétences techniques et méthodologiques acquises, et qu’il pourra servir de référence
pour des projets similaires.
Liste des acronymes et abréviations
Abstract
In a context where data protection has become essential to ensure business continuity, this final-year
project focused on designing and implementing an automated data backup solution within a
simulated educational institution. After evaluating several approaches, including Linux scripts, Cobian
Reflector was selected for its simplicity and suitable features (full and incremental backups, automated
scheduling, encryption). The solution was deployed on a Windows server, with daily backups stored
on a separate storage device. Restoration tests confirmed the system’s reliability and its ability to
efficiently recover data in case of accidental deletion or system failure. This work demonstrates that a
simple and cost-effective solution can provide reliable data protection, provided that best practices,
such as regular backup verification and offsite copy storage, are followed.
Table des matières
Remerciements
Dédicace
Avant-Propos
Liste des acronymes et abréviations
Résumé
Abstract
Table des matières
Liste des figures
Liste des tables
Introduction
Chapitre 1 : Contexte et Problématique
o 1.1. Présentation de la structure simulée et de ses besoins
o 1.2. Problématique de la perte de données et impacts
o 1.3. Objectifs du projet de sauvegarde
Chapitre 2 : Généralités sur la sauvegarde des données
o 2.1. Définition de la sauvegarde et importance stratégique
o 2.2. Types de sauvegardes (complète, incrémentielle, différentielle)
o 2.3. Bonnes pratiques de sauvegarde (règle du 3-2-1, etc.)
Chapitre 3 : Étude des solutions de sauvegarde
o 3.1. Option 1 – Solution sous Linux par script (aperçu)
o 3.2. Option 2 – Logiciels de sauvegarde sous Windows
o 3.3. Choix de la solution Cobian Reflector (justification)
Chapitre 4 : Conception et implémentation de la solution
o 4.1. Architecture de la solution au sein de l’entreprise
o 4.2. Installation de Cobian Reflector et paramétrage initial
o 4.3. Configuration des tâches de sauvegarde (sources, cibles, planification)
o 4.4. Mécanisme de restauration des données sauvegardées
o 4.5. Tests de sauvegarde et de restauration (scénarios et résultats)
Chapitre 5 : Conclusion et perspectives
Bibliographie
Liste des figures
1. Figure 4.1 – Architecture de la solution de sauvegarde proposée. (Schéma illustrant
le serveur principal et le serveur de sauvegarde, avec les flux de données de
sauvegarde et de restauration.)
2. Figure 4.2 – Capture d’écran de l’interface de Cobian Reflector. (Exemple de tâche
de sauvegarde planifiée dans Cobian Reflector.)
L’institution éducative fictive qui sert de cadre à ce projet (que nous appellerons École ABC
par la suite) illustre bien ces enjeux. L’École ABC gère au quotidien des données variées :
informations administratives sur les étudiants, contenus pédagogiques numériques, bases de
données des résultats académiques, etc. Jusqu’à présent, aucune solution de sauvegarde
automatisée n’était en place dans cette structure simulée. Les données étaient donc exposées à
des risques de perte définitive en cas d’incident, mettant potentiellement en péril la continuité
des activités (cours, suivi des étudiants, gestion des notes, etc.).
Les objectifs de notre projet tutoriel incluent donc : analyser les besoins spécifiques de
l’École ABC en matière de sauvegarde (volume de données, fréquence de modification,
contraintes horaires), étudier les différentes stratégies et outils de sauvegarde envisageables,
choisir une solution adaptée et l’implémenter dans un environnement de test, et valider la
solution par des tests de récupération de données (restauration) afin de s’assurer que, en cas de
sinistre, l’école serait en mesure de retrouver rapidement un fonctionnement normal.
Chapitre 1 : Contexte et Problématique
.
1.1. Présentation de la structure simulée et de ses besoins
L’École ABC est une institution éducative fictive de taille modeste, choisie
comme cas d’étude pour ce projet. On peut l’assimiler à un petit centre de formation
professionnelle, comptant par exemple une centaine d’étudiants et une dizaine de membres du
personnel administratif et enseignant.
Les besoins en matière de sécurité des données sont critiques pour l’École ABC. Une perte de
données pourrait se traduire par l’indisponibilité des bulletins de notes, la disparition de
documents officiels, ou encore la perte d’historiques de cours, ce qui impacterait gravement la
qualité du service offert aux étudiants. De plus, certaines données (par exemple les notes ou
informations personnelles des étudiants) sont sensibles et doivent être protégées, non seulement
contre la perte, mais aussi contre les accès non autorisés. Ainsi, au-delà de la sauvegarde, des
aspects de confidentialité (chiffrement des sauvegardes) et d’intégrité sont à considérer.
Les besoins exprimés par la direction simulée de l’École ABC pour ce projet sont donc :
Plusieurs études et sources mettent en lumière l’ampleur des dégâts qu’une perte de données
peut engendrer.
Dans le contexte de l’École ABC, une perte de données pourrait signifier par exemple :
Outre l’impact opérationnel, la perte de données peut nuire à la réputation de l’école Dans un
monde de plus en plus tourné vers le numérique, étudiants et partenaires font confiance aux
établissements pour assurer la sécurité des informations confiées. Une défaillance sur ce plan
peut entamer la confiance et entacher l’image de marque de l’école.
Il est également important de noter que la cybersécurité est un volet lié à la problématique de
la sauvegarde. Une attaque d’un ransomware, par exemple, peut chiffrer et rendre inaccessibles
toutes les données d’un établissement. Les sauvegardes régulières apparaissent alors comme le
dernier rempart pour éviter de payer la rançon et pour restaurer les services rapidement.
Que sauvegarder ?
Où sauvegarder ?
Quand et à quelle fréquence ?
Comment restaurer ?
Qui gère ?
Chapitre 2 : Généralités sur la sauvegarde
des données
Ce chapitre présente les principes fondamentaux de la sauvegarde des données, indispensables pour
comprendre les choix techniques réalisés dans le cadre de ce projet. Nous commencerons par définir
la sauvegarde et rappeler son rôle crucial dans la protection des informations. Seront ensuite exposés
les principaux types de sauvegardes – complète, incrémentielle et différentielle – avec leurs avantages
et limites respectifs. Enfin, nous aborderons les bonnes pratiques généralement recommandées,
notamment la célèbre règle du 3-2-1, qui serviront de base à l’élaboration de notre propre stratégie
de sauvegarde.
2.1. Définition de la sauvegarde et importance stratégique
L’importance stratégique de la sauvegarde vient du fait que les données sont aujourd’hui l’un
des actifs les plus précieux. Comme mentionné précédemment, leur perte peut mettre en péril
l’existence même d’une entreprise ou, dans le cas d’une école, la poursuite de sa mission
pédagogique. Les causes de perte de données sont variées : panne de disque dur, erreur humaine
(effacement accidentel), sinistre (incendie, inondation), malware (ex: ransomware), etc.
Aucune infrastructure n’est à l’abri d’un incident, aussi rare soit-il, pouvant entraîner
une perte de données. La sauvegarde est donc une forme d’assurance contre ces risques. Il est
important de souligner que la valeur d’une sauvegarde ne se révèle qu’en cas de restauration
réussie.
Une sauvegarde non vérifiée ou impossible à restaurer n’a aucune utilité. De même,
une sauvegarde trop ancienne peut ne pas contenir les données récentes indispensables. D’où
l’importance de combiner la sauvegarde avec une stratégie de fréquence (périodicité adaptée)
et de rétention (nombre de versions conservées) pour offrir un point de récupération
suffisamment proche du moment de la défaillance.
Par exemple, si l’école subit une perte de données à 17h, et que la dernière sauvegarde date de
la veille 18h, alors seules les données de la journée seront perdues, ce qui peut être acceptable
dans la plupart des cas. En revanche, si la dernière sauvegarde date de 2 mois, les conséquences
seraient bien plus graves.
SHEMA
SAUVEGARDE
S
2.2. Types de sauvegardes (complète, incrémentielle, différentielle)
Lorsqu’on parle de sauvegarde, il existe plusieurs approches pour copier les données.
Ces approches diffèrent principalement par la quantité de données copiées à chaque
sauvegarde et par le temps que prend la sauvegarde et l’espace de stockage qu’elle consomme.
La sauvegarde complète (ou full backup) consiste à copier toutes les données
choisies vers le support de sauvegarde, à chaque fois qu’elle est exécutée.
Par exemple, si l’on sauvegarde le dossier « Documents », tous les fichiers et sous-dossiers
seront copiés, même si certains n’ont pas été modifiés depuis la dernière sauvegarde.
La sauvegarde incrémentielle ne copie que les fichiers modifiés ou ajoutés depuis
la dernière sauvegarde (qu’elle soit complète ou incrémentielle).
Exemple :
Lundi : on fait une sauvegarde complète.
Mardi : on sauvegarde uniquement les fichiers changés depuis lundi.
Mercredi : on sauvegarde seulement les changements depuis mardi, et ainsi de suite.
Exemple :
Lundi : sauvegarde complète.
Mardi : sauvegarde différentielle = changements depuis lundi.
Mercredi : sauvegarde différentielle = toujours les changements depuis lundi (elle
inclut donc ceux de mardi + mercredi)
En réalité en pratique, les administrateurs combinent souvent ces stratégies en ce qu’on appelle un
plan de sauvegarde rotatif pour être plus efficace.
2.3. Bonnes pratiques de sauvegarde
Au fil du temps, la communauté informatique a développé un certain nombre de
bonnes pratiques pour assurer l’efficacité des sauvegardes. En voici quelques-unes qui ont
guidé notre réflexion lors de l’élaboration de la stratégie pour l’École ABC :
Ainsi, la probabilité de perdre simultanément les 3 copies est extrêmement faible, Cette
règle couvre la plupart des scénarios de pertes de données et constitue un standard
éprouvé en matière de résilience.
Regle du
3-2-1
Dans le cas de l’École ABC, une base de données de notes peut changer quotidiennement en
période d’examens, justifiant une sauvegarde quotidienne. En revanche, des archives
administratives changent peu fréquemment – une sauvegarde hebdomadaire pourrait suffire.
En appliquant ces bonnes pratiques à l’École ABC, nous allons tendre vers une solution où :
Il existe au moins deux copies de sauvegarde en plus des données originales (l’idéal
serait une locale + une distante, même si dans notre projet l’emphase sera surtout sur
la copie locale ou sur serveur de sauvegarde dédié).
Les sauvegardes sont automatisées quotidiennement, avec possiblement une
segmentation entre full/incrémentielle pour optimiser.
Les sauvegardes sont chiffrées par mot de passe afin de protéger les données sensibles
(surtout si un support externe est utilisé ou en cas de stockage sur un cloud).
Une procédure de test de restauration est prévue
Ces principes directeurs en tête, nous passons maintenant à l’étude des solutions
envisageables pour concrétiser la stratégie.
Chapitre 3 : Étude des solutions de sauvegarde
Dans ce chapitre, nous examinons les solutions techniques possibles pour répondre au besoin
de l’École ABC en matière de sauvegarde automatique.
Chaque approche sera évaluée sur la base de critères tels que la faisabilité , le coût , les
fonctionnalités offertes ainsi que la fiabilité et la maintenabilité de la solution sur le long
terme.
3.1. Option 1 – Solution sous Linux par script (aperçu)
On peut mettre en place une sauvegarde gratuite sous Linux en utilisant des outils
déjà présents dans le système, comme tar (pour créer des archives), rsync (pour copier
seulement les fichiers modifiés) et cron (pour lancer la sauvegarde automatiquement à une
heure précise, par exemple chaque soir à 22h).
Le principe est simple : un script est écrit pour copier les dossiers à sauvegarder,
éventuellement en les compressant (pour économiser l’espace) et en les protégeant par un
mot de passe ou un chiffrement. Chaque sauvegarde est enregistrée avec la date du jour sur
un serveur Linux ou un disque externe.
Coût nul : tout est basé sur des logiciels libres déjà inclus dans Linux.
Contrôle total : on peut personnaliser le script (par exemple, envoyer un email en cas
d’erreur, supprimer les anciennes sauvegardes automatiquement, etc.).
Portabilité : un même script fonctionne sur presque toutes les versions de Linux et
peut même être adapté sur Windows avec des outils comme WSL ou Cygwin.
Pas de logiciel inutile : pas besoin d’installer un programme tiers
Inconvénients :
Demande des compétences techniques : écrire et tester un bon script prend du temps
et nécessite de connaître Linux.
Maintenance plus difficile : si le script ne marche plus (problème de droit d’accès,
changement d’un chemin…), une personne non technique aura du mal à corriger.
Moins convivial : pas d’interface graphique ; la restauration se fait manuellement (il
faut aller chercher l’archive et l’extraire soi-même).
Évolutivité limitée : plus on veut ajouter des fonctions (ex. sauvegarder sur deux
serveurs, ne garder que les 10 dernières sauvegardes…), plus le script devient
complexe et difficile à maintenir.
Pour l’École ABC, l’option Linux est possible mais pas idéale : elle demande des
compétences techniques que nous n’avons pas forcément et du temps pour écrire et tester les
scripts, Nous préférons donc utiliser un outil déjà prêt qui gère automatiquement la plupart
des tâches (planification, suivi des erreurs, etc.).
Cependant, nous mentionnons cette solution pour montrer que nous connaissons les autres
options possibles. Dans une vraie entreprise avec un en Linux, rsync ou des scripts
personnalisés pourraient être une très bonne solution, car ils offrent un contrôle total.
3.2. Option 2 – Logiciels de sauvegarde sous Windows
Sous Windows, plusieurs solutions de sauvegarde existent, allant des fonctionnalités intégrées
du système d’exploitation à des logiciels tiers gratuits ou payants. Avant de zoomer sur Cobian
Reflector, qui est le choix final, passons rapidement en revue ces options pour justifier notre
sélection.
Utilitaires natifs Windows : Windows Server inclut un outil appelé Windows Server
Backup (ou Sauvegarde Windows sur les versions client) qui permet de planifier des
sauvegardes du système ou de fichiers vers un disque local ou réseau. Cet outil a
l’avantage d’être fourni par Microsoft et bien intégré (il sait sauvegarder l’état du
système, Active Directory, etc. le cas échéant).
Cependant, cette solution présente certaines limites. Elle utilise un format propriétaire pour stocker les
sauvegardes, ce qui signifie qu’il ne s’agit pas simplement de copies directes des fichiers. Elle offre
également moins de flexibilité pour une sélection précise des données à sauvegarder et son interface
reste assez basique.
Pour une petite structure comme l’École ABC, dont les besoins restent basiques ces solutions
apparaissent surdimensionnées. L’objectif du projet étant aussi pédagogique et pratique, il a été décidé
de s’orienter vers une solution gratuite et légère, suffisamment performante pour notre cas d’usage.
Logiciels gratuits/ouverts : Outre Cobian, qui va être détaillé juste après, il existe
d’autres logiciels gratuits comme EaseUS Todo Backup (Free), Duplicati (open-
source, orienté sauvegarde chiffrée vers cloud), FBackup, Areca Backup, etc. Chacun
a ses avantages.
Après analyse, notre choix s’est porté sur Cobian Reflector pour plusieurs raisons.
3.3. Choix de la solution Cobian Reflector (justification)
le choix s’oriente vers Cobian Reflector comme cœur de la solution de sauvegarde pour
l’École ABC, installé directement sur le serveur Windows principal de l’école. Voici un
récapitulatif des justifications, en s’appuyant sur les critères annoncés :
1. Gratuit– Cobian Reflector est le successeur de Cobian Backup, un logiciel gratuit qui
a existé depuis le début des années 2000.
En conclusion, Cobian Reflector apparaît comme un bon compromis pour notre projet. C’est
la solution que nous allons déployer dans le chapitre suivant.
Chapitre 4 : Conception et implémentation de la solution
Les deux machines virtuelles sont connectées sur un réseau virtuel VirtualBox simulant le
réseau local de l’école. Elles communiquent via ce réseau interne, hors accès internet (ce
dernier n’étant pas nécessaire pour la fonctionnalité de base). Le groupe de travail/domaine est
le même, ce qui permet un partage aisé des ressources.
Compte utilisateur pour la sauvegarde : Sur VM1, nous avons créé un compte utilisateur
spécifique backup_service (membre du groupe Administrateurs) qui sera utilisé par le service
Cobian Reflector. Sur VM2, le partage SAUVEGARDES a été sécurisé de sorte que seul un compte
backup_user (avec mot de passe) puisse y écrire. Lors de la configuration, nous ferons en sorte
que Cobian s’exécute sous backup_service et accède au partage réseau avec les identifiants
de backup_user. Cette séparation vise à simuler de bonnes pratiques de sécurité (le compte de
sauvegarde a des accès contrôlés, et on évite d’utiliser un compte générique sans mot de passe).
Topologie de réseau : Hormis les deux machines, le schéma est assez simple. Il n’y a pas de
routeurs ou de VLANs spéciaux, on considère que le serveur principal et le serveur de
sauvegarde sont dans le même LAN (par exemple, branchés sur le même switch au siège de
l’école). Une amélioration ultérieure pourrait être d’avoir le serveur de sauvegarde sur un autre
site (bâtiment distant relié par VPN), mais cela sort du périmètre de ce projet.
A ce stade, Cobian Reflector est opérationnellement installé sur le serveur principal. Aucun
job de sauvegarde n’est encore défini, ce qui est normal. Le service Windows tourne en arrière-
plan (on peut voir dans la console Services de Windows un service “Cobian Reflector Interface”
et “Cobian Reflector Engine” – en effet Reflector a séparé le moteur et l’interface).
Configuration de base du logiciel (options globales) : Avant de créer nos tâches, nous avons
ajusté quelques réglages globaux dans Cobian :
Dans Options -> Engine : vérification que le service VSS est activé pour permettre la
copie des fichiers ouverts
Dans Options -> Archives : choix du format de compression par défaut
Dans Options -> Logs : on a vérifié que Cobian conserve un historique des logs
suffisant.
Dans Options -> FTP (puisque Reflector ajoute SFTP) : nous n’en avons pas l’utilité
immédiate (on sauvegarde sur partage Windows), donc pas de configuration
particulière.
Mot de passe global : Cobian Reflector permet de définir un mot de passe maître pour
protéger l’accès à l’interface. Dans un contexte multi-utilisateur, ça peut éviter qu’un
utilisateur lambda arrête le service ou modifie la config. Ici, comme c’est un serveur
maîtrisé par l’administrateur, nous n’avons pas défini de mot de passe d’interface (mais
c’est une option à connaître).
En somme, l’installation s’est déroulée sans encombre. Cobian Reflector est prêt à recevoir des
tâches de sauvegarde. La prochaine étape est de créer ces tâches pour répondre aux besoins
identifiés de l’École ABC.
Dans un souci de simplicité pour l’école, nous avons choisi de configurer une unique tâche de
sauvegarde principale englobant toutes les données critiques, ce qui facilite la gestion (un seul
plan de sauvegarde à superviser) Voici les détails de la configuration effectuée :
Création de la tâche : Dans l’interface nous avons cliqué sur le menu Tâche -> Nouvelle
tâche. Une fenêtre de propriétés de la nouvelle tâche s’est alors ouverte. Nous avons procédé
à remplir les onglets successivement :
Onglet “Général” :
o Nom de la tâche : “Sauvegarde_Quotidienne_EcoleABC”. Un nom explicite
aidant à comprendre l’objet.
o Séparer les sauvegardes avec horodatage : il existe une option “Créer des
sauvegardes séparées en utilisant l’horodatage. Cela signifie que chaque
exécution de la tâche créera un dossier ou fichier différent (par date) au lieu
d’écraser la précédente sauvegarde.
o Compression : Nous avons opté pour Créer une archive compressée en zip. On
peut choisir de fractionner l’archive si on veut, mais pas nécessaire ici car nos
volumes sont raisonnables
Onglet général
Dans notre cas, c’est un partage réseau sur VM2. Nous avons donc ajouté
comme destination \\VM2\SAUVEGARDES\ (ou l’équivalent en IP). Cobian
demande alors sous quel compte accéder à ce partage. On a donc spécifié les
informations d’authentification réseau : VM2\backup_user + mot de passe, ce
qui correspond à l’utilisateur autorisé sur le partage VM2
Onglet fichier
Bouton test
Onglet “Planification” :
Ainsi, chaque semaine démarre avec une sauvegarde complète le dimanche, et les sauvegardes
incrémentielles des jours suivants se basent sur cette nouvelle copie. Ce plan est bien adapté au
rythme de l’école.
o On a également coché “Ne pas lancer si système sur batterie” (pas applicable sur
un serveur fixe, mais au cas où, c’est une option).
Onglet
Plannification
Onglet “Dynamiques” :
Ici, on peut lister des fichiers ou types de fichiers à ne pas sauvegarder. Par
exemple, on pourrait exclure *.tmp ou des cache navigateurs.
Dans notre cas académique, nous n’avons pas mis d’exclusions spécifiques, voulant tout
sauvegarder.
Onglet “Avancé” :
o On y trouve quelques paramètres comme la priorité des processus (on a laissé
“normal”), la compression multi-thread (activée par défaut, bien pour
performances), la possibilité de diviser l’opération en plusieurs parties
(découpage), que nous n’utilisons pas.
o Il y a aussi l’option “Utiliser Volume Shadow Copy” ici qu’il faut bien cocher
si on veut que VSS soit sollicité. Normalement c’est automatique, mais on vérifie
que c’est actif pour notre source D:\ (un volume NTFS local, donc éligible).
Après avoir paramétré tout cela, nous avons enregistré la tâche. Elle apparaît alors dans la liste
Avec cette configuration, Cobian Reflector est fin prêt. Nous avons en quelque sorte codifié la
politique de sauvegarde de l’École ABC dans l’outil :
1. On ouvre Cobian Reflector sur le serveur (ou sur un poste où l’interface est installée,
car on peut la piloter à distance, mais ici on est en local).
2. On va dans l’onglet Historique et on cherche la sauvegarde la plus récente avant la
date de suppression.
3. On peut soit retrouver directement l’archive correspondante sur le disque
\\VM2\SAUVEGARDES soit demander dans Cobian à parcourir cette sauvegarde.
4. Nos essais ont consisté à naviguer sur VM2, repérer l’archive d’une sauvegarde. On
l’a copiée sur VM1 temporairement.
5. Double-cliquer l’archive : Windows sait l’ouvrir car c’est un zip, il demandera le mot
de passe, on le fournit. On peut alors parcourir l’arborescence dans l’archive jusqu’à
Etudiants/These2025.docx et faire extraire vers D:\DATA_ECOLE\Etudiants\.
6. Vérification : le fichier est de retour sur le serveur avec son contenu intact (on peut
l’ouvrir, il n’est pas corrompu).
Les sauvegardes s’exécutent bien aux moments prévus et couvrent l’ensemble des
données attendues.
Les sauvegardes incrémentielles ne recopient que ce qui est nécessaire.
Les journaux de Cobian ne signalent pas d’erreurs (fichiers non copiés, etc.).
Les restaurations (tant partielles que complètes) permettent effectivement de retrouver
les données intactes.
Conclusion : La première sauvegarde complète s’est bien déroulée, produisant une base
saine.
Scénario : Nous avons laissé la planification faire son travail le lendemain à 18h. Entre-
temps, nous avons modifié quelques fichiers dans les sources (édité un document Word,
ajouté 2-3 nouveaux fichiers, supprimé un fichier pour simuler un cas).
Observation : À 18h, Cobian Reflector (service) a automatiquement lancé la tâche
incrémentielle. Le journal de ce 13/07/2025 18:00 montre qu’il a détecté X fichiers
nouveaux/modifiés et qu’il les a ajoutés dans l’archive incrémentielle.
Résultat : Après extraction, le dossier D:\DATA_ECOLE\ a été recréé avec toute son
arborescence et tous les fichiers comme attendu. On compare avec ce qu’il y avait le
20/07 avant panne (on avait exporté une liste de fichiers de référence) : tout correspond.
Les attributs de fichier (date modif, etc.) sont conservés puisque Cobian conserve les
timestamps dans les zip. Seuls les ACL (permissions NTFS) n’étaient pas restaurées,
car Cobian ne gère pas les permissions par défaut (on aurait pu cocher l’option “sauver
les attributs NTFS” lors de la configuration, ce que nous n’avions pas fait pour simplifier
– mais c’est faisable).
Conclusion : La restauration complète est réussie. Temps pris : environ 10 minutes pour
dézipper ~1 GB de données. L’école pourrait repartir avec ses fichiers. Bien sûr, il
faudrait aussi reconfigurer les partages, etc., mais l’essentiel (les données) est sauvé.
Résultat : Après extraction, le dossier D:\DATA_ECOLE\ a
été recréé avec toute son arborescence et tous les fichiers
Test D – Journalisation et alertescomme : attendu. On compare avec ce qu’il y avait le 20/07
avant panne (on avait exporté une liste de fichiers de
Scénario : Nous avons forcé une erreur pour voir comment c’est géré.
référence) : tout correspond. Les attributs de fichier (date
modif, etc.) sont conservés puisque Cobian conserve les
Observation : Le log Cobian a noté en rouge que le fichier était verrouillé et n’a pas pu
timestamps
être copié. La sauvegarde se termine avec dans les zip. Seuls les ACL (permissions
des “Avertissements”
NTFS) n’étaient pas restaurées, car Cobian ne gère pas les
permissions par défaut (on aurait pu cocher l’option
“sauver les attributs NTFS” lors de la configuration, ce que
nous n’avions pas fait pour simplifier – mais c’est faisable).
Résultat : Cobian n’arrête pas toute la sauvegarde pour autant, il continue avec les
autres fichiers. Ce comportement est bien car on ne veut pas qu’une erreur sur un fichier
empêche tous les autres de se sauvegarder. Cependant, l’administrateur doit examiner
les logs (ou configurer envoi email) pour détecter ces alertes et y
Conclusion : Le système de log fonctionne, et il sera essentiel que l’École ABC ait un
rituel de vérification des rapports de sauvegarde
En synthèse, les tests réalisés confirment que la solution de sauvegarde remplit son rôle :
Ces résultats nous donnent confiance dans le déploiement de cette solution en environnement
réel. Dans la section suivante, nous conclurons en récapitulant les bénéfices du projet et en
évoquant les améliorations futures envisageables.
Conclusion et perspectives
Au terme de ce projet de fin d’études consacré à la mise en place d’une solution de
sauvegarde automatisée des données pour une petite structure (ici, l’École ABC simulée), nous
pouvons tirer plusieurs enseignements et conclusions positives.
Tout d’abord, les objectifs initiaux ont été atteints. Une stratégie de sauvegarde adaptée a été
conçue, fondée sur les bonnes pratiques du domaine (sauvegardes régulières, multiples copies,
conservation d’historique). Cette stratégie a été implémentée à l’aide de l’outil Cobian
Reflector sous Windows, qui s’est avéré être un choix judicieux en termes de fonctionnalités
et de simplicité d’utilisation. La solution déployée permet désormais de sécuriser les données
critiques de l’école de manière fiable : chaque jour, une copie des nouveaux fichiers ou des
fichiers modifiés est stockée sur un serveur distinct, et chaque semaine une sauvegarde
complète actualise la base. En cas de perte de données, les fichiers peuvent être restaurés
rapidement à partir des archives de sauvegarde.
Le déploiement de la solution s’est fait à moindre coût, ce qui est un critère important pour une
petite structure. Tout le logiciel utilisé est gratuit ou déjà possédé par l’organisation. Ce projet
a également servi de mise en situation professionnelle pour les etudiants que nous sommes. Il
nous a permis de mobiliser des compétences variées : analyse du besoin, veille technologique
(comparaison d’outils de sauvegarde), configuration système, tests et validation, rédaction
technique.
En somme, la mise en place de cette solution de sauvegarde répond au défi posé en début de
projet. L’École ABC peut désormais envisager l’avenir numérique avec sérénité, ayant réduit
l’un des risques majeurs pesant sur son système d’information.
Perspectives d’amélioration
Bien que la solution actuelle soit fonctionnelle et satisfasse aux besoins exprimés, il
existe plusieurs axes par lesquels on pourrait la renforcer ou l’étendre à l’avenir. En voici les
principaux :
Sauvegarde externalisée (off-site) : Actuellement, les sauvegardes sont stockées sur
un serveur de sauvegarde situé dans le même réseau local que le serveur principal. Cela
protège contre nombre de défaillances (panne matérielle du serveur principal, erreur
humaine, ransomware ciblant le serveur principal uniquement, etc.), mais ne couvrirait
pas un sinistre majeur sur le site (incendie, vol simultané des deux serveurs,
inondation).
Une évolution recommandée serait de mettre en place une copie externalisée des
sauvegardes. Par exemple, utiliser un service cloud sécurisé pour y expédier
automatiquement les archives chiffrées générées .
Sauvegarde des bases de données spécifiques : avec des bases de données (MySQL,
SQL Server, etc.) il conviendrait de s’assurer que les données sont bien sauvegardées
dans un état cohérent. Cobian, via VSS, peut copier les fichiers de base de données en
cours, mais il est parfois recommandé d’exporter les BDD (dumps) régulièrement et de
sauvegarder ces dumps pour plus de sûreté.
Interface de suivi pour le personnel : Pour faciliter le suivi par une personne non
technique, on pourrait envisager d’ajouter un tableau de bord simplifié. Par exemple,
un fichier HTML ou un petit script PowerShell qui lit le dernier log et affiche
“Sauvegarde OK” en vert ou “Erreur” en rouge, éventuellement sur l’intranet de l’école.
Ceci afin que, d’un coup d’œil, on sache si tout va bien. C’est une amélioration en
ergonomie qui peut être faite ultérieurement.
Annexes 1
Dans Options -> Engine : vérification que le service VSS est activé pour permettre la
copie des fichiers ouverts
Dans Options -> Archives : choix du format de compression par défaut
Dans Options -> Logs : on a vérifié que Cobian conserve un historique des logs
suffisant.
Dans Options -> FTP (puisque Reflector ajoute SFTP) : nous n’en avons pas l’utilité
immédiate (on sauvegarde sur partage Windows), donc pas de configuration
particulière.
Mot de passe global : Cobian Reflector permet de définir un mot de passe maître pour
protéger l’accès à l’interface. Dans un contexte multi-utilisateur, ça peut éviter qu’un
utilisateur lambda arrête le service ou modifie la config. Ici, comme c’est un serveur
maîtrisé par l’administrateur, nous n’avons pas défini de mot de passe d’interface
(mais c’est une option à connaître).
Annexe
Annexe 2
Annexe 2
Bibliographie
1. 8TECH – 80 % des entreprises ayant perdu leurs données informatiques font faillite
dans les 12 mois. (Consulté en juillet 2025).
2. Oodrive – Différences entre sauvegarde incrémentielle et sauvegarde différentielle.
(Article blog, mis à jour le 06/11/2024).
3. Koesio – Votre entreprise est-elle préparée au risque de perte de données
informatiques ? (Article, statistiques PME).
4. Nowteam – La règle 3-2-1 de sauvegarde des données : comment l’appliquer ? (Blog,
22 mars 2025).
5. Malekal.com – Tutoriel Cobian Backup : sauvegarde de données. (2019, par
malekalmorte).
6. CobianSoft (Luis Cobian) – Site officiel Cobian Backup/Reflector – Page de
présentation.
7. MajorGeeks – Cobian Reflector 2.7 – Description. (Fiche logiciel, 2024).
8. TechRadar – Cobian Backup and Cobian Reflector review (S. E. Wyciślik-Wilson, 2
sept. 2024).
9. Reddit – Create automatic backups with TAR and Cron – Beginner's Guide. (Post,
expliquant tar + cron sous Linux).
10. CobianSoft Forums – User experiences & tips on Cobian Reflector. (Consultation de
commentaires d’utilisateurs).