Grenoble 2024 APMEP
Exercice 1. Les trois ours gourmands
Au royaume des ours, supposé être un plan, se trouvent trois ours gourmands, nommés O1 , O2 et O3 et trois
pots de miel, M1 , M2 et M3 . Les trois ours peuvent bouger l’un après l’autre dans n’importe quel ordre, mais
doivent suivre la règle du territoire (un peu contraignante, il est vrai) : le déplacement d’un ours peut se faire
uniquement sur la droite passant par celui-ci et parallèle à la droite passant par les deux autres ours.
L’objectif pour les trois ours est que, après leurs déplacements, chaque ours se trouve sur un pot de miel pour le manger.
Un pot de miel ne peut servir qu’à un seul ours et les numéros sont sans importance : ainsi, l’ours O1 peut très
bien prendre le pot de miel M2 .
Partie 1 : Étude de quelques cas particuliers
Convention : pour plus de visibilité, on a entouré d’un cercle la position de chaque ours et marqué d’une croix la
position de chaque pot de miel.
On a représenté dans le tableau ci-dessous les situations initiales pour les questions 1 à 4. On considère pour ces
quatre questions que les positions initiales des ours et des pots de miel sont situées à des intersections des lignes
du quadrillage représenté.
Situation initiale 1 (question 1) Situation initiale 2 (question 2)
O3
M2 M3
O3 O2
M1 M2 M3
O1
M1
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O2 O1
Situation initiale 3 (question 3) Situation initiale 4 (question 4)
O2
O3 M2 M3 M2
M3
O1 O2 O3 1
M1 M1
O1
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Q1 : On considère la situation initiale 1.
(a) Parmi les endroits notés A,B,C,D,E,F,G,H et I
G C
proposés ci-contre, quels sont les endroits que
l’ours O3 peut atteindre en un seul déplace- F
ment ? D M2 M3
(b) À partir de la situation initiale 1, à quel endroit B
faut-il déplacer l’ours O3 pour permettre à l’ours O3 O2
O2 d’aller prendre le miel M3 ? H
(c) À partir de la situation initiale 1, donner une M1
séquence de trois déplacements permettant aux
ours de réaliser leur objectif. E I A O1
Q2 : On considère la situation initiale 2.
Donner une séquence de deux déplacements permettant aux ours de réaliser leur objectif.
Q3 : On considère la situation initiale 3.
Démontrer que les ours ne peuvent pas manger le miel. On pourra s’intéresser aux aires des triangles dont
les sommets sont respectivement les trois ours O1 O2 O3 et les trois pots de miel M1 M2 M3 .
Q4 : On considère la situation initiale 4.
Donner une séquence de trois déplacements permettant aux ours de manger le miel.
Q5 : On considère maintenant une cinquième situation initiale décrite et représentée ci-dessous.
M2 O3
Les ours et les pots de miel sont situés sur un même cercle de
rayon 1 et les triangles dont les sommets sont respectivement les
trois ours O1 O2 O3 et les trois pots de miel M1 M2 M3 sont équilaté-
raux. Enfin, (M1 M2 ) est parallèle à (O1 O2 ).
M1
(a) Donner une séquence de cinq déplacements permettant aux
ours de manger le miel. O1
(b) Démontrer qu’il n’est pas possible aux ours de manger le miel
en moins de cinq déplacements.
M3 O2
Partie 2 : Le cas - presque - général
On suppose que les trois ours ne sont pas alignés au départ.
Q1 : Donner une condition nécessaire et suffisante pour que les ours puissent manger le miel.
Q2 : On suppose que l’ours O1 ne peut pas se déplacer. En faisant éventuellement bouger l’ours O2 , l’ours O3
peut-il atteindre n’importe quelle position du plan ?
Q3 : Dans cette question, on suppose que la condition nécessaire et suffisante trouvée à la question 1 est vérifiée.
On rappelle que les trois ours ne sont pas alignés. Expliquer comment les ours peuvent manger le miel en
au maximum cinq déplacements.
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Exercice 2
Un exemple classique d’apprentissage dans le domaine de l’intelligence artificielle est le classement par un
algorithme d’espèces de fleurs en deux catégories (toxique/non toxique) et selon deux critères (la largeur 𝑥 et
la longueur 𝑦 de leurs pétales). Chaque espèce peut être représentée dans un plan muni d’un repère par un
point blanc (toxique) ou noir (non toxique), de coordonnées (𝑥, 𝑦). L’algorithme, à partir de la donnée d’un grand
nombre de points dont on connaît la couleur (blanc/noir) détermine alors une frontière délimitant le plan en
deux zones (deux demi-plans dans les cas simples), celle contenant les points noirs et celle contenant les points
blancs. L’algorithme peut alors indiquer pour chaque nouveau point dont on ne connaît pas la couleur s’il est
noir ou blanc (voir la figure ci-dessous).
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La partie 2 et la partie 3 peuvent être traitées de manière indépendante.
Partie 1 : Séparation des points blancs et des points noirs à l’aide d’un neurone artificiel
Définition : un neurone (artificiel) est caractérisé par la donnée de trois réels 𝑎,𝑏 et 𝑐, appelés poids synaptiques
du neurone. Il peut être assimilé à une fonction qui prend en paramètre d’entrée un point M de coordonnées
(𝑥; 𝑦) et qui renvoie la valeur 1 si 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 ⩾ 0 (neurone activé) et la valeur 0 sinon (neurone non activé).
La droite d’équation 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0 est appelée frontière de décision du neurone.
On considère deux points blancs A(−2; 0) et B(0; 3) et deux points noirs C(2; 1, 5) et D(−1; −2). On cherche un
neurone qui sépare ces deux points blancs (pour lesquels le neurone sera actif) des deux points noirs (neurone
inactif).
On considère tout d’abord le neurone suivant :
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Q1 : Vérifier que les points A, B et C activent le neurone précédent.
Qu’en est-il du point D ? Ce neurone permet-il de séparer les
points A et B des points C et D ?
Q2 : Reproduire sur la copie le repère ci-contre et tracer la droite
d’équation −𝑥 + 2𝑦 = 0.
Hachurer sur votre graphique l’ensemble des points du plan
qui activent le neurone.
Q3 : Proposer un neurone permettant de séparer les points blancs A et B des points noirs C et D. 3
Tracer en rouge sur votre graphique la frontière de décision correspondant au neurone que vous avez
proposé.
Le neurone que vous avez proposé considère-t-il le point E(2; 5) comme noir ou comme blanc ?
Q4 : Existe-t-il un autre neurone permettant de séparer les points A et B des points C et D ? APMEP
Partie 2 : Réseaux de neurones
On souhaite séparer les points blancs F(0; 0) et G(1; 1) des points noirs H(1; 0) et I(0; 1).
Q1 : Montrer qu’on ne peut pas trouver un neurone séparant les points F et G des points H et I.
L’idée est alors de créer un réseau de neurones : le point M(𝑥, 𝑦) est utilisé comme argument d’entrée pour
deux neurones N1 et N2. La sortie du neurone N1, qui vaut soit 1 soit 0, est notée 𝑥 ′ et celle du neurone N2
est notée 𝑦 ′ . Puis (𝑥 ′ , 𝑦 ′ ) est utilisé comme paramètre d’entrée du neurone N3.
Q2 : Sur votre copie, représenter les deux points blancs et les deux points noirs dans un repère orthonormé
puis hachurer la région contenant tous les points pour lesquels le réseau de neurones renvoie 1 (réseau de
neurones actif).
Ce réseau de neurones permet-il de séparer les deux points blancs des deux points noirs ?
Q3 : Écrire une fonction Python reseau qui modélise le réseau de neurones précédent : elle prend deux para-
mètres x et y en entrée et renvoie 1 si le point M(𝑥, 𝑦) est considéré comme blanc par le réseau de neurone
et 0 sinon.
Exemple : l’appel reseau(1,1) renvoie 1 et l’appel reseau(1,0) renvoie 0.
Partie 3 : Phase d’apprentissage
Dans cette partie, on suppose que l’ensemble des points noirs et l’ensemble des points blancs peuvent être séparés
en deux demi-plans comme dans la partie 1. Plusieurs choix de neurones peuvent être possibles. On cherche un
critère satisfaisant pour pouvoir déterminer algorithmiquement, à partir d’un ensemble donné de points noirs et
de points blancs, un neurone qui permet de séparer « le plus nettement possible » les deux catégories de points.
Ainsi, sur la figure de gauche ci-dessous, la frontière est très proche des points blancs : un nouveau point pourra
être considéré comme noir alors qu’il a des caractéristiques très proches des points blancs ; sur la figure à droite,
la séparation est plus nette : un point proche des points blancs sera considéré par l’algorithme comme blanc.
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1
Q1 : On considère la fonction définie sur ℝ par 𝑝(𝑧) = . Dresser le tableau de variations de la fonction 𝑝
4 1 + 𝑒 −𝑥
puis tracer sa représentation graphique.
Q2 : On considère un neurone caractérisé par les poids synaptiques 𝑎, 𝑏 et 𝑐. Pour un point M(𝑥, 𝑦), on pose
𝑧M = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐. La formule de la distance d’un point à une droite nous indique que la distance du point
M(𝑥, 𝑦) à la frontière de décision est proportionnelle à |𝑧M |.
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(a) Que vaut 𝑝(𝑧M ) quand M appartient à la frontière de décision ?
(b) On suppose que le neurone est actif pour tous les points blancs et inactif pour tous les points noirs.
Justifier que plus la distance d’un point blanc à la frontière est grande, plus 𝑝(𝑧M ) est proche de 1.
Comment se comporte 1 − 𝑝(𝑧M ) si on choisit un point noir M de plus en plus éloigné de la frontière ?
Dans toute la suite, on considère la donnée de deux points blancs A(1; −1) et B(3; 1) et deux points noirs
C(0; 2) et D(0; 3). Pour un neurone donné, on considère l’expression V = 𝑝(𝑧A )𝑝(𝑧B ) × (1 − 𝑝(𝑧C ))(1 − 𝑝(𝑧D )),
appelée vraisemblance du neurone.
Q3 : On considère le neurone de poids synaptiques : 𝑎 = 0, 𝑏 = −1, 𝑐 = 1.
(a) Calculer une valeur arrondie à 10−3 de 𝑝(𝑧A ), 𝑝(𝑧B ), 𝑝(𝑧C ) et 𝑝(𝑧D ).
(b) En déduire la vraisemblance du neurone, arrondie à 10−2 .
Q4 : Placer dans un repère orthonormé les points A, B, C et D ; tracer la frontière de décision (𝑑1 ) correspondant
au neurone de la question 3.
De manière intuitive, plus la vraisemblance d’un neurone est grande, plus la frontière de décision du
neurone sépare nettement les points noirs des points blancs.
Q5 : On suppose pour simplifier que 𝑎 = 1 et 𝑐 = 1.
(a) Déterminer la valeur arrondie à 10−1 de 𝑏 qui permet de maximiser la vraisemblance.
(b) Tracer sur le graphique de la question 4 la frontière de décision (𝑑2 ) correspondant au neurone trouvé.
Ce neurone paraît-il mieux répondre à la problématique de cette partie 3 ?
Exercice 3
Depuis des temps immémoriaux, les habitants de l’île Euler se rendent chaque année le 14 mars sur l’île Germain
pour remettre un nouveau problème de mathématiques aux habitants de la deuxième île afin que ceux-ci le
résolvent. Malheureusement, cette année, de très fortes vagues les empêchent de se déplacer. Les habitants de
l’île Euler ont alors l’ingénieuse idée d’attacher leur message à une flèche afin de l’envoyer à l’aide d’un arc très
performant. Le but de l’exercice est de les aider à envoyer ce message sur l’île Germain (et non dans l’eau !).
Les parties A et B sont indépendantes mais la mise en commun des résultats
Partie 1 : Calcul de la portée en fonction de l’angle de tir.
On considère un archer tirant une flèche. Le temps 𝑡 est
exprimé en seconde et le moment où la flèche part de l’arc
est choisi comme instant initial (𝑡 = 0).
Pour faciliter les calculs, nous négligerons
• la taille de la flèche : ainsi la position de la flèche dési-
gnera indépendamment la position de l’une ou l’autre
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des extrémités de celle-ci.
• la hauteur (par rapport au niveau de la mer) à laquelle la
flèche se trouve au moment du lancer à l’instant initial.
On se place dans un repère orthonormé (O; 𝑥, 𝑦). Dans ce repère, l’origine O représente la position de la flèche
au moment du lancer, (O𝑥) représente le sol (au niveau de la mer).
Le point M(𝑡) de coordonnées (𝑥(𝑡); 𝑦(𝑡)) représente la position de la flèche au temps 𝑡 ; 𝑥(𝑡) et 𝑦(𝑡) sont exprimées
en mètre.
La portée est la distance entre les deux positions distinctes de la flèche lorsque celle-ci est au niveau du sol.
L’angle α est l’angle en degré entre le sol et l’axe de tir. La situation est schématisée ci-dessous.
5
APMEP
En supposant que l’archer lance sa flèche à une vitesse de 70 m.s−1 , la position de la flèche est déterminée par les
équations suivantes, issues des lois de la Physique :
𝑥(𝑡) = 70 cos(α)𝑡
{
𝑦(𝑡) = −5𝑡 2 + 70 sin(α)𝑡
Q1 : Calculer les coordonnées du point M à 𝑡 = 0 et vérifier que le résultat trouvé est cohérent avec l’énoncé.
Q2 : On suppose dans cette question que α = 30°.
(a) Justifier que les équations précédentes peuvent s’écrire :
𝑥(𝑡) = 35√3 𝑡
{
𝑦(𝑡) = −5𝑡 2 + 35𝑡
(b) Calculer la hauteur atteinte par la flèche à 𝑡 = 4.
(c) Déterminer l’instant 𝑡 > 0 auquel la flèche touche à nouveau le sol.
En déduire, arrondie au mètre, la portée du tir.
Q3 : L’angle α redevient un paramètre du tir.
Démontrer que la portée du tir est égale à 980 cos(α)𝑠𝑖𝑛(α).
Partie 2 : Calcul d’une distance par triangulation
La triangulation est une méthode ancienne permettant de calculer facilement une distance sur un terrain entre
deux positions dont l’une est inaccessible, mais visible de la première position. La méthode est décrite ci-dessous.
On souhaite déterminer la distance AC où C est le
point inaccessible. On choisit alors un point S pour
lequel il est facile de connaître la distance AS et à
partir duquel on peut voir les deux autres points A
̂ en se plaçant en S (cela
et C. On mesure l’angle ASC
peut se faire par exemple en pointant à partir de la
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position S deux grands bâtons vers les points A et
C respectivement et en mesurant l’angle formé par
les deux bâtons) ; on répète l’opération pour mesurer
̂ en se plaçant en A.
l’angle SACC
̂ = 51° et SAC
À l’aide de mesures, on suppose avoir obtenu AS = 192 m, ASC ̂ = 110°.
Donner une mesure au mètre près de AC en expliquant la démarche. On pourra utiliser la propriété admise
suivante (appelée loi des sinus) :
̂ = AS sin(ACS)
Soit ACS un triangle non plat, alors AC sin(ASC) ̂ = SC sin(SAC)
̂ .
6 Partie 3 :
La deuxième île est supposée être plate, située juste au-dessus du niveau de la mer. L’archer se positionne au
point A. Il décide de tirer en direction du point B. Les habitants disposent un bâton en B et un bâton en C de
telle sorte que l’archer, le bâton en B et le bâton en C soient alignés. Le point S est choisi par les habitants de la
APMEP
première île car il leur permet de mesurer la distance AS, de voir le bâton au point B, le bâton au point C, d’être
̂ ASC,
vu du point A et donc de déterminer les angles SAC, ̂ et ASB.
̂
Le schéma ci-dessous modélise la situation (attention, ce n’est pas à l’échelle).
̂ = 110°, ASC
Les habitants de la première île ont relevé : SAC ̂ = 51°, AS = 192 m, ASB ̂ = 43° On sait que l’archer
−1
lance sa flèche à une vitesse initiale de 70 m.s .
Pour sécuriser son tir afin que la flèche ne tombe pas dans l’eau, il souhaite atteindre le milieu du segment [BC]
avec sa flèche.
Déterminer une valeur arrondie au degré de l’angle de tir qui permettra à l’archer d’atteindre la cible choisie.
On pourra utiliser la formule suivante (admise) : pour tout réel α, 2 cos(α) sin(α) = sin(2α).
Olympiades 2024
APMEP
8
Olympiades 2024
APMEP
Grenoble 2024
(Correction) APMEP
Corrigé de l’exercice 1 : Les trois ours gourmands
Partie 1 : Étude de quelques cas particuliers
Q1 : Situation initiale 1
(a) L’ours O3 peut atteindre en un seul déplacement A ou C.
(b) Pour que l’ours O2 puisse aller en M3 , il faut que la droite (O1 O3 ) soit parallèle à (O2 M3 ) et donc O3 doit
aller en A.
(c) O3 va en A puis O2 en M3 et O3 en M2 .
Q2 : Situation initiale 2
Il faut commencer par déplacer O2 ou O3 .
Ainsi, O2 va en M2 puis O3 va en M3 .
Q3 : Situation initiale 3
Les aires des deux triangles sont différentes.
Or lorsqu’un ours se déplace, l’aire du triangle formé par les ours ne varie pas donc il n’est pas possible que
les ours mangent le miel.
Q4 : Situation initiale 4
Pour réussir en trois déplacements, chaque déplacement doit placer un ours sur le miel. O2 va en M2 puis O3
va en M3 et enfin O1 va en M1 .
Q5 : Situation initiale 5
(a) Voici 5 déplacements :
M2 O3 4
M1 1
O1 2
5
Olympiades 2024
M3 O2
(b) Remarque : Il n’est pas possible de déplacer un ours directement sur le miel. Donc le premier ours qui
atteint le miel le fait en au moins deux déplacements.
Cas 1 : le premier ours à atteindre le miel le fait après trois déplacements (ou plus).
Dans ce cas, il faudra au moins cinq déplacements pour que tous les ours soient sur un pot de miel (au
moins 1 déplacement pour le deuxième ours et au moins 1 déplacement pour le dernier).
Cas 2 : le premier ours à atteindre le miel le fait après deux déplacements. On suppose que cet ours est
O1 (autre cas sur O2 et O3 par symétrie) : dans ce cas, il y a forcément 1 déplacement de O1 et un autre
déplacement d’un autre ours.
9
Il y a deux sous-cas différents : O1 va sur M1 ou O1 va sur M2 (idem par symétrie O1 va sur M3 ).
Premier sous-cas (en partant de la fin) : O1 doit aller sur M1 (ce qui fait 1 déplacement).
Pour cela, O2 doit aller sur la droite (M2 O3 ) en 1 déplacement à partir de la situation initiale (idem par
symétrie si on préfère bouger O3 ).
APMEP
On se trouve, après ces deux déplacements, dans la situation suivante :
M2 O3 O2
M1
O1 O1
M3 O2
Pour réussir en quatre déplacements, il faut que les deux autres ours se placent directement sur le miel
à partir de la situation ci-dessus, ce qui n’est pas possible.
Donc cinq déplacements sont nécessaires.
Idem pour l’autre sous cas.
Partie 2 : Le cas - presque - général
Q1 : Les triangles sont de mêmes aires.
Q2 : En au plus deux déplacements, O3 peut se trouver en n’importe quel point qui n’est pas sur la droite initiale
(O1 O3 ) : En effet, soit P un point quelconque du plan n’appartenant pas à cette droite. Alors la parallèle à
(O1 O3 ) passant par O2 et la parallèle à (O1 P) passant par O3 se coupent en un point vers lequel l’ours O2 se
déplace permettant au déplacement suivant à l’ours O1 d’aller en P.
Q3 : Les ours et les miels forment deux triangles de même aire.
Lorsqu’on déplace un ours, l’orientation du triangle ne change pas.
On peut en renommant les ours et les pots de miels faire les hypothèses suivantes :
• Les triangles O1 O2 O3 et M1 M2 M3 ont même orientation.
• M1 n’est pas sur (O1 O3 ) (sinon, tous les pots de miels seraient alignés).
• O3 , M1 , M3 ne sont pas alignés. [à expliciter]
Ainsi :
O3 , O1 , M1 ne sont pas alignés : donc on peut comme dans la question 2., déplacer O1 en M1 en au plus deux
déplacements (sans déplacer O3 ).
O3 , M1 , M3 ne sont pas alignés (car O3 n’a pas été déplacé).
On peut donc, comme dans la question 2., déplacer O3 en M3 en au plus deux déplacements (sans déplacer
O1 ).
Olympiades 2024
Il ne reste plus qu’un seul déplacement pour le dernier ours (car les triangles ont la même aire, la même base
et la même orientation).
Ainsi, cinq déplacements sont suffisants pour manger le miel lorsque la condition est satisfaite.
Corrigé de l’exercice 2 : Intelligence artificielle
Partie 1 : Séparation des points blancs et des points noirs à l’aide d’un neurone artificiel
10
Q1 : Par le calcul : pour A, −(−2) + 2 × 0 ⩾ 0, donc A active le neurone précédent. Idem pour B et C. De même, par
le calcul, D n’active pas le neurone Donc le neurone ne permet pas de séparer les points noirs des points
blancs.
APMEP
Q2 : L’ensemble des points activant le neurone est hachuré ci-dessous.
Q3 : Voici un exemple permettant de séparer les neurones : 𝑎 = −1, 𝑏 = 1, 𝑐 = 0 (neurone activé si et seulement si
−𝑥 + 𝑦 ⩾ 0).
Par le calcul, le point E active le neurone : E est blanc pour ce neurone.
Q4 : Voici un autre neurone possible : 𝑎 = −2, 𝑏 = 1, 𝑐 = 1.
Partie 2 : Réseaux de neurones
Q1 : Supposons qu’un tel neurone existe. En remplaçant par les coordonnées des points, on obtient :
⎧
⎪ 𝑐⩾0
⎪ ⎧
⎪ 𝑐⩾0
𝑎+𝑏+𝑐 ⩾0
⎨ donc ⎨ 𝑎 + 𝑏 + 𝑐 ⩾ 0
⎪ 𝑎+𝑐 <0
⎪ ⎪
⎩ 𝑎 + 𝑏 + 2𝑐 < 0
⎩ 𝑏+𝑐 <0
Les deux dernières inéquations montrent que 𝑐 < 0 ce qui contredit la première inéquation.
Q2 : N3 est activé si et seulement si 𝑥 ′ + 𝑦 ′ − 2 ⩾ 0. Or 𝑥 ′ , 𝑦 ′ ∈ {0, 1} donc N3 sera activé si et seulement si 𝑥 ′ = 𝑦 ′ = 1
c’est-à-dire N1 activé ET N2 activé. (cela correspond à la zone deux fois hachurée).
Olympiades 2024
Q3 : Voici la fonction Python :
def reseau(x,y):
xp=1
yp=1
if -x+y+0.5<0:
xp=0
if x-y+0.5<0:
yp=0
if xp+yp-2<0:
return 0
else: 11
return 1
Partie 3 : Phase d’apprentissage
APMEP
Q1 : Voici les informations qui doivent être présentes dans le tableau : 𝑝 croissante sur ℝ,
lim 𝑝(𝑧) = 1, lim 𝑝(𝑧) = 0
𝑧−>+∞ 𝑧−>−∞
Voici la courbe :
1
Q2 : (a) 𝑝(𝑧M ) =
2
(b) Pour un point blanc : plus le point est éloigné de la frontière, plus |𝑧M | est grande donc plus 𝑧M est grande
(point blanc), donc 𝑝(𝑧M ) tend vers 1. Pour un point noir : plus le point est éloigné de la frontière, plus
|𝑧M | est grande donc plus −𝑧M est grande (point noir), donc 𝑝(𝑧M ) tend vers 0 donc 1 − 𝑝(𝑧M ) tend vers 1.
1
Q3 : (a) 𝑝(𝑧A ) ≈ 0, 881 ; 𝑝(𝑧B ) ≈ ; 𝑝(𝑧𝑐 ) ≈ 0, 267 ; 𝑝(𝑧D ) ≈ O, 119 (valeurs arrondies à 10−3 ).
2
(b) V ≈ 0, 28 arrondi à 10−2 .
Q4 : Voici un repère avec les 4 points et la droite de décision (𝑑1 ) en rouge.
𝑦
C
B −𝑦 + 1 = 0
Q5 : (a) On calcule la vraisemblance en fonction de 𝑏 :
on obtient d’abord 𝑧A = 2 − 𝑏, 𝑧B = 4 + 𝑏, 𝑧C = 2𝑏 + 1, 𝑧D = 3𝑏 + 1.
La vraisemblance est donc une fonction de 𝑏 qu’on notera 𝑣 :
1 1 1 1
𝑣(𝑏) = −2+𝑏
× −4−𝑏
× (1 − −1−2𝑏
)×( )
1+𝑒 1+𝑒 1+𝑒 1 + 𝑒 −1−3𝑏
On utilise un tableau de valeur ou on trace la fonction sur la calculatrice pour déterminer le maximum
de la fonction 𝑣 et la valeur de 𝑏 correspondante. On trouve : 𝑏 = −2.
(b) Voici le repère avec la droite d’équation 𝑥 − 2𝑦 + 1 = 0 tracée en vert.
𝑦
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D
𝑥 − 2𝑦 + 1 = 0
C
B −𝑦 + 1 = 0
12 A
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐
Remarque : en réalité, on utilise 𝑧M = dans l’expression de la vraisemblance puis on utilise le logarithme
APMEP √𝑎 2 + 𝑏 2
de la vraisemblance pour déterminer le neurone adéquat.
Corrigé de l’exercice 3 : Les deux îles
Partie 1 : calcul de la portée en fonction de l’angle de tir.
Q1 : 𝑥M = 0 et 𝑦M = 0.
Q2 : On suppose que α = 30°.
√3 1
(a) cos(30°) = et sin(30°) = d’où le résultat.
2 2
(b) Pour 𝑡 = 4, 𝑦(4) = 60 soit hauteur de 60 m.
(c) On résout une équation : −5𝑡 2 + 35𝑡 = 0 ce qui équivaut à 𝑡 = 0 ou 𝑡 = 7.
√3
Or 𝑥(7) = 245 × ≈ 424.
2
Donc la portée est de 424 m arrondie au mètre.
Q3 : −5𝑡 2 + 70 sin(α)𝑡 = 0 ce qui équivaut à 𝑡 = 0 ou 𝑡 = 14 sin(α).
Or 𝑥(14 sin(α)) = 70 × cos(α) × 14 × sin(α).
Donc la portée est 980 cos(α) sin(α) (en mètre).
Partie 2 : Calcul d’une distance par triangulation
̂ = 180° − ASC
ACS ̂ − SAĈ = 19°.
AC AS ̂ × AS
D’après la loi des sinus, = donc AC = sin(ASC) .
̂ ̂
sin(ASC) sin(ACS) ̂
sin(ACS)
192
Ainsi AC = sin(51°) × .
sin(19°)
Arrondi au mètre : AC ≈ 458 m.
Partie 3 :
De même, on calcule AB : ABS ̂ = 180° − ASB
̂ − SAB
̂ = 180° − 43° − 110° (les points A, B et C sont alignés) ce qui
̂
donne ABS = 27°.
AB AS ̂ × AS
D’après la loi des sinus, = donc AB = sin(ASB) .
̂ ̂
sin(ASB) sin(ABS) ̂
sin(ABS)
192
Ainsi AB = sin(43°) × .
sin(27°)
Arrondi au mètre, AB ≈ 288 m.
288 + 458
Soit I le milieu du segment [BC]. On a AI ≈ soit 373 mètres au mètre près.
2
La portée doit donc être égale à 373 mètres, au mètre près.
D’après la partie 1, l’angle de tir est tel que : 980 cos(α) sin(α) = 373.
On peut utiliser la calculatrice avec un tableau de valeurs ou bien la formule donnée dans l’énoncé et utiliser
3
arcsin. Par exemple : sin(2α) = 3490 ainsi α ≈ 25° au degré près (on vérifie que cette valeur approchée convient
7
bien : avec α = 25°, on obtient 375 mètres au mètre près, ce qui est tout à fait acceptable pour que la flèche ne
tombe pas dans l’eau) !
Olympiades 2024
13
APMEP