Instrumentation, Regulation & Distillation Rev00
Instrumentation, Regulation & Distillation Rev00
1. DUREE = 4 JOURS
2
TEST D’ENTREE
3
INFORMATIONS GENERALES
DUREE : 30 HEURES
4
OBJECTIFS DU COURS
À l’issue de ce cours, les étudiants seront capables de :
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.1. INSTRUMENTATION
L’instrumentation est un domaine comprenant les méthodes d’implantation, de réglages et d’exploitation de tous les appareils de
mesure, de calcul et d’action nécessaires à la maîtrise du processus industriel, y compris les aspects de protection et de
sécurité.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.1. INSTRUMENTATION
L’instrumentation liée à l’observation est assurée par les capteurs, transmetteurs et indicateurs qui fournissent les mesures
continues et les détecteurs délivrant une information binaire.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.1. INSTRUMENTATION
L’instrumentation permettant l’action concerne les organes de réglage tels que les vannes régulatrices, les ventilateurs, les
pompes, les résistances de puissance électrique, et les pré-actionneurs comme les convertisseurs de signaux, les positionneurs,
et les variateurs de vitesse.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.2. METROLOGIE
La métrologie est la discipline scientifique de la mesure. Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et
maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure. Il s'agit d'une science transversale qui s'applique
dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées. La mesure est nécessaire à toute connaissance, à toute
prise de décision et à toute action.
Métrologie
Usage scientifique
Usage commercial Production
Elle permet l’échange d’information
Elle garantit la probité des Elle permet de fixer et de respecter
significative, la vérification d’expériences
transactions. des tolérances imposées.
et à confirmer des théories.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.1. GRANDEURS PHYSIQUES & UNITES
Grandeur dérivée : est une grandeur définie, dans un système de grandeurs, par une équation en fonction de grandeurs de base.
Exemple : Surface, Volume, Vitesse, Accélération, Force, Pression, Débit, Travail, Puissance, …
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.2. CAPTEUR
Le capteur est l’élément primaire sensible au phénomène
physique qui le traduit en une grandeur exploitable
généralement électrique. Il est le premier élément de la chaîne
de mesurage.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.2. CAPTEUR
Capteur passif : Le capteur est passif lorsque la grandeur
électrique exploitable est une impédance à dominante
capacitive, inductive ou résistive. C’est un dipôle passif :
l’impédance d’un capteur passif n’est mesurable qu’avec un
conditionneur électronique associé.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.3. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil
qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation
continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
Pour élaborer un signal normalisé à partir du signal généré par
le capteur, le transmetteur comprend globalement un
amplificateur, un filtre, et un traitement du signal. Le
transmetteur complète ainsi la chaîne de mesurage du capteur.
▪ L’amplificateur, en augmentant le niveau du signal
électrique E1 délivré par le capteur, réduit le rapport « bruit
de fond/signal », et améliore ainsi la qualité du signal E2
transmis.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.3. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
▪ Le filtre élimine ou atténue les signaux parasites dans la
limite de certaines fréquences pour garantir un signal de
mesure E3 convenable. Parmi de nombreuses familles de
filtres, le plus répandu est le filtre passe-bas.
▪ Le traitement du signal réalise la fonction finale désirée,
généralement linéaire, entre le mesurande et la mesure, et
détermine la nature, tension ou courant, et l’intensité du
signal de mesure. Dans le cas du capteur-transmetteur de
pression, le signal délivré est un courant I tel que :
I = a · P + b, a et b dépendants du réglage effectué.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
La grandeur physique objet de la mesure (température, pression...) est désignée comme le mesurande. L’ensemble des
opérations expérimentales qui concourent à la connaissance de la valeur numérique du mesurande constitue son mesurage.
La chaîne de mesurage est constituée de l’ensemble des dispositifs, y compris le capteur, rendant possible dans les meilleures
conditions la détermination précise de la valeur du mesurande.
Signal
Grandeur électrique Signal
physique standard
Capteur Transmetteur
Pression
Température
3-15 PSI
Débit
4-20 mA
Niveau
Numérique
Vitesse
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
La grandeur physique objet de la mesure (température, pression...) est désignée comme le mesurande. L’ensemble des
opérations expérimentales qui concourent à la connaissance de la valeur numérique du mesurande constitue son mesurage.
La chaîne de mesurage est constituée de l’ensemble des dispositifs, y compris le capteur, rendant possible dans les meilleures
conditions la détermination précise de la valeur du mesurande.
L’erreur de mesure est l’écart entre la valeur mesurée et la valeur de référence. Cette erreur de mesure est estimée à partir des
erreurs engendrées par les imperfections inhérentes à la chaîne de mesurage. L’erreur de mesure est la somme de l’erreur
systématique et de l’erreur aléatoire.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
Erreur systématique : Des mesurages répétés, pour une même
valeur du mesurande, peuvent entraîner un décalage constant
entre la valeur de référence et la valeur mesurée. Ce décalage
constant ou à variation prévisible est l’erreur systématique. Les
erreurs systématiques ont généralement pour cause une
connaissance erronée ; elles peuvent souvent être réduites ou
annulées par une correction.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
Vérification
confirmation par examen et établissement des preuves que les exigences
spécifiées ont été satisfaites. Le résultat d’une vérification se traduit par une
décision de remise en service, d’ajustage, de réparation, de déclassement ou de
réforme.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE Comparaison
avec un étalon
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
Vérification Etalonnage
Conforme
Constat de Certificat
Vérification d’étalonnage
Mise ou remise en
service 23
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
Exercice: Soit un transmetteur de pression avec une plage de 0 à 200 PSI sur une échelle de cinq points. Calculer l’erreur .
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
26
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
La qualité métrologique d'un instrument de mesure comprenant un capteur est l'ensemble des données qui caractérisent la qualité de la
mesure effectuée par le dispositif considéré. Les principales caractéristiques métrologiques sont :
▪ Limites d’utilisation d'un capteur et étendue de mesure ;
▪ Sensibilité : le rapport de la variation du signal électrique par la variation de la grandeur physique ;
▪ Résolution : la plus petite variation du mesurande que le capteur est capable de déceler ;
▪ Fidélité : l'aptitude à délivrer, pour une valeur de la grandeur mesurée, des mesures répétitives concordantes entre elles ;
▪ Justesse : l'aptitude à délivrer une réponse proche de la valeur vraie et ceci indépendamment de la notion de fidélité ;
▪ Précision (exactitude) : l'écart en pourcentage que l’on peut obtenir entre la valeur réelle et la valeur obtenue en sortie ;
▪ Hystérésis : l'aptitude à fournir la même indication lorsqu'on atteint une même valeur du mesurande par variation ;
▪ Temps de réponse : l'intervalle de temps qui s'écoule après une variation brusque du mesurande jusqu'à la variation de la sortie du
capteur ;
▪ Traçabilité métrologique : la propriété d’un résultat de mesure selon laquelle ce résultat peut être relié à une référence par
l’intermédiaire d’une chaîne ininterrompue et documentée d’étalonnages dont chacun contribue à l’incertitude de mesure. 27
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION
31
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION
32
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES HYDROSTATIQUES
tube en U à branche inclinée : La sensibilité de la lecture peut être augmentée par l’inclinaison. L = h sin α
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES HYDROSTATIQUES
Les manomètres hydrostatiques ou à colonne de liquide couvrent un domaine de 0 à 500 kPa pour la mesure de pression de gaz
uniquement.
Avantages : Inconvénients :
▪ Bonne précision moins de 0,1% ; ▪ Encombrant et fragile ;
▪ Bonne stabilité ; ▪ Sensible à la température et aux vibrations ;
▪ Construction simple ; ▪ Sensible au changement de densité et viscosité ;
▪ Construction peu couteuse. ▪ Aucune possibilité de transmission à distance.
Domaine d’emploi :
▪ Mesure de pression absolue, relative ou différentielle jusqu’à deux bars ;
▪ Aucune nécessité de dépasser deux mètres de colonne de liquide ;
▪ Réservé pour les usages en laboratoire ou les appareils étalons.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Domaine d’utilisation : Les manomètres à tube de Bourdon sont utilisés pour la mesure de pressions positives ou négatives de
fluides, à condition que ceux-ci ne soient hautement visqueux . Les étendues de mesure s'étalent sur toutes les plages : de 0 - 0,6
bar à 0 - 4000 bars. La forme du tube dépend de l'étendue de mesure.
Avantages : Inconvénients :
▪ Bonne précision ; ▪ Réponse lente au changement brusque de pression;
▪ Construction simple ; ▪ Hystérésis potentiel ;
▪ Construction peu couteuse. ▪ Sensible aux chocs et vibrations ;
▪ Bonne sécurité pour mesure de hautes pressions ; ▪ Inadaptation à des mesures fines et précises.
▪ Modification possible pour transmission à distance ; ▪ Amplification indispensable car le déplacement de
▪ Augmentation de la précision avec la pression. l'extrémité libre du tube de Bourdon est faible.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Manomètre à séparateur:
Manomètre à séparateur:
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
44
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Manomètre à membrane :
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Manomètre à membrane : Les manomètres à membrane sont utilisés principalement pour la mesure de faibles pressions
positives ou négatives de fluides gazeux ou liquides. Les étendues de mesure possibles s'étalent sur toutes les plages de 0...16
mbars à 0... 40 bars. Les membranes de ces manomètres sont très minces et ondulées.
De par leur forme, ils sont moins sensibles aux vibrations que les manomètres à tube et sont plus faciles à protéger contre les
surcharges et les fluides agressifs.
Pour l'utilisation avec des fluides hautement visqueux ou cristallisants, il est possible de les équiper de brides ouvertes. Les
appareils sont fabriqués avec un montage de membrane horizontal (à angle droit par rapport au cadran) ou vertical (parallèle par
rapport au cadran). Etant donné qu'il n'y a pas de différence fondamentale de fonctionnement.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
47
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Manomètre à capsule :
Application : ils sont utilisés pour la mesure de faibles et très
faibles pressions spécialement pour des fluides gazeux. Il y a
certaines restrictions pour la mesure de liquides. Les étendues
de mesure possibles s'étalent de 0-2,5 mbar à 0-600 mbar. Ils
comportent deux membranes ondulées concentriquement,
assemblées de façon étanche en une capsule. Pour les
étendues de mesure très basses, il est possible d'assembler
plusieurs capsules pour en faire un genre de soufflet. Les
appareils sont fabriqués soit avec la capsule montée
verticalement (parallèle au cadran), soit horizontalement
(perpendiculaire au cadran).
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Manomètre à capsule :
Application : ils sont utilisés pour la mesure de faibles et très
faibles pressions spécialement pour des fluides gazeux. Il y a
certaines restrictions pour la mesure de liquides. Les étendues
de mesure possibles s'étalent de 0-2,5 mbar à 0-600 mbar. Ils
comportent deux membranes ondulées concentriquement,
assemblées de façon étanche en une capsule. Pour les
étendues de mesure très basses, il est possible d'assembler
plusieurs capsules pour en faire un genre de soufflet. Les
appareils sont fabriqués soit avec la capsule montée
verticalement (parallèle au cadran), soit horizontalement
(perpendiculaire au cadran).
51
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
52
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES
Inconvénients :
▪ Sensibilité à la température ;
▪ Sortie haute impédance.
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
Vide Différentielle
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
Relative Absolue
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.4. RECAPITULATIF
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES
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I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
Interface
2.2.1. DEFINITION
Référence
67
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.1. DEFINITION
Le jaugeage ou barêmage d’un réservoir consiste à établir,
avec une incertitude maîtrisée, la relation V = f (h) liant le
volume V du liquide contenu dans le réservoir à la position h du
niveau de ce liquide, repérée sur un axe vertical défini à partir
d’une origine de référence.
Les volumes de liquide sont soumis, lors des transactions
commerciales, à une obligation légale de mesurage car la
facturation de ces quantités liquides, de leur transport, ou des
taxes assises lors de leur mise à la consommation, est toujours
proportionnelle au volume. La connaissance de ce dernier avec
exactitude garantit le prix le plus juste possible aux parties en
présence.
68
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES
Les méthodes de mesurage de niveau se subdivisent deux
grandes catégories :
▪ Méthodes directes : Ces méthodes mettent en œuvre des
dispositifs qui permettent de suivre la position du plan
supérieur du liquide.
➢ Jauges ;
➢ Repérage visuel ;
➢ Déplacement de flotteur ;
69
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES
▪ Méthodes indirectes :
➢ Déplacement de plongeur ;
➢ Hauteur piézométrique ou Niveau hydrostatique ;
➢ Bullage ;
➢ Méthodes électriques : Capacité, Conductivité, Lames
vibrantes ;
➢ Mesure de rayonnement (lumière, radioactif) ;
➢ Mesures sonores.
73
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR FLOTTEUR
Niveau à flotteur magnétique : Un flotteur magnétique est
mis en contact d’un indicateur visuel à fer doux . Le
déplacement du flotteur du au niveau de liquide va entrainer le
du déplacement de l’indicateur visuel.
74
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PLONGEUR
Principe : Le plongeur se différencie du flotteur que son
poids apparent n’est jamais nul, même en immersion complète
P réel > P apparent
Lorsque le niveau varie, la poussée d’Archimède exercée sur le
plongeur varie et donc le poids de celui-ci varie. Le plongeur
peut être considéré un traducteur du niveau en force (poids
apparent).
P apparent = P réel – P Archimède
P Archimède = V plongeur X Poids volumique du liquide
Il est nécessaire un capteur transmetteur pour convertir la
variation de cette force en une grandeur exploitable. Le
transmetteur le plus répandu est le tube de torsion.
75
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PLONGEUR
Principe : Le plongeur se différencie du flotteur que son
poids apparent n’est jamais nul, même en immersion complète
P réel > P apparent
Lorsque le niveau varie, la poussée d’Archimède exercée sur le
plongeur varie et donc le poids de celui-ci varie. Le plongeur
peut être considéré un traducteur du niveau en force (poids
apparent).
P apparent = P réel – P Archimède
P Archimède = V plongeur X Poids volumique du liquide
Il est nécessaire un capteur transmetteur pour convertir la
variation de cette force en une grandeur exploitable. Le
transmetteur le plus répandu est le tube de torsion.
76
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : NIVEAU HYDROSTATIQUE
Principe : Cette méthode de mesure est basée sur le principe fondamental de l’hydrostatique. La loi de Pascal 𝑃=𝜌𝑔ℎ conduit à
mesurer la pression pour obtenir la hauteur ℎ de liquide aux conditions que la masse volumique soit constante 𝜌 .
Réservoir ouvert à l’atmosphère.
77
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : NIVEAU HYDROSTATIQUE
Réservoir sous pression
Foxboro IDP10
78
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : NIVEAU HYDROSTATIQUE
Réservoir sous pression
79
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR BULLAGE
Principe : C’est une mesure indirecte de pression par fluide
tampon à purge continue. Pour mesurer la pression, on utilise
un système à bulle. Le système comporte :
▪ une canne d’injection ;
▪ Un manomètre mesurant la pression d’air de bullage ;
▪ Un contrôleur de débit visuel ou rotamètre (dit bulleur) ;
▪ un régulateur de débit.
Le régulateur agit de manière à avoir un débit très faible . Ainsi
en négligeant les pertes de charges, la pression mesurée est
la pression en bout de canne. P fournit donc une mesure du
niveau L.
80
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE CAPACITIVE
Principe : La mesure de niveau capacitive repose sur le
changement de capacité d’un condensateur électrique formé par la
sonde et la paroi de la cuve (matériau conducteur) lorsque le niveau
varie, le produit étant le diélectrique du condensateur. Quand la
sonde est dans l’air, ou le gaz, une capacité initiale est mesurée. La
capacité C mesure du condensateur augmente d’autant plus que la
sonde est recouverte. La capacité finale est obtenue lorsque la
sonde est recouverte ; la variation ∆C correspondant à la variation
totale du niveau.
Application : Les sondes totalement isolées sont utilisées dans les
liquides conducteurs, celles partiellement isolées sont employées
dans les solides en vrac ou pulvérulents. Les produits agressifs ou
colmatants ne gênent pas la mesure. Pour garantir la précision, les
caractéristiques électriques du produit doivent rester constantes. 81
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE CONDUCTIMETRIQUE
Principe : La sonde est formée de deux électrodes
cylindriques, le rôle de l’une d’elles pouvant être assurée par le
réservoir lorsqu’il est métallique. La sonde est alimentée par
une faible tension (10 V) alternative afin d’éviter la polarisation
des électrodes. En mesure continue, la sonde est placée
verticalement et sa longueur s’etend sur toute la plage de
variation de niveau. Le courant électrique qui circule est
d’amplitude proportionnelle à la longueur d’électrode
immergée, mais sa valeur dépend de la conductivité du liquide.
82
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE CONDUCTIMETRIQUE
Principe : La sonde est formée de deux électrodes
cylindriques, le rôle de l’une d’elles pouvant être assurée par le
réservoir lorsqu’il est métallique. La sonde est alimentée par
une faible tension (10 V) alternative afin d’éviter la polarisation
des électrodes. En mesure continue, la sonde est placée
verticalement et sa longueur s’etend sur toute la plage de
variation de niveau. Le courant électrique qui circule est
d’amplitude proportionnelle à la longueur d’électrode
immergée, mais sa valeur dépend de la conductivité du liquide.
En détection, on peut, par exemple, placer une sonde courte
horizontalement au niveau seuil. Un courant électrique
d’amplitude constante apparait dès que le liquide atteint la
sonde. 83
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE A LAMES VIBRANTES
Principe : Les lames vibrantes du détecteur, constituant un
diapason, entrent en vibration par piézoélectricité grâce à une
cellule à quartz. Les vibrations sont amorties lorsque les lames
touchent le liquide. L'électronique de traitement détecte la
modification et commute le signal de détection sur la sortie
électronique.
Dans l’air, la fourche vibre à sa fréquence de résonance propre.
Lorsqu’elle est immergée dans le liquide, lorsque le niveau
monte, la fréquence et l’amplitude de la vibration sont
atténuées. Ce changement est interprété par l'électronique.
84
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A ULTRASONS
Principe : La sonde envoie des impulsions ultrasoniques comprises
entre 10 kHz et 60 kHz en direction de la surface du produit à la vitesse
du son c (environ 340 m·s–1), où elles sont réfléchies et reçues à
nouveau par la sonde. Le transmetteur mesure le temps t entre
l’émission et la réception d’une impulsion et détermine la distance d
entre la membrane de la sonde et la surface du produit par d = c · t/2. À
partir de d, on obtient la valeur souhaitée du niveau ou du volume.
Pour corriger la durée de propagation du son en fonction de la
température, un capteur de température est intégré dans les sondes à
ultrasons.
Application : Ces capteurs ont des échelles de mesure de 5 à 25 m sur
les liquides et de 5 à 70 m sur les solides en vrac ou pulvérulents. Les
variations dans la composition du produit ou un changement total de
produit n’ont aucune influence sur le résultat de la mesure : un nouveau
réglage n’est pas nécessaire. 85
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A RADAR
Principe : Des impulsions micro-ondes, dites radar, à faible puissance
d’émission (entre 6 et 25 GHz) sont émises à la vitesse de la lumière c
(300 000 km·s–1) vers le produit à mesurer par une antenne, une partie
est réfléchie par la surface du produit, puis réceptionnée par la même
antenne.
Le transmetteur mesure le temps t de propagation correspondant à la
distance d entre l’antenne et la surface au produit tel que : d = c · t/2.
La saisie des dimensions du réservoir permet par configuration d’obtenir
un signal proportionnel au niveau ou au volume. Un réglage en réservoir
vide ou plein n’est pas nécessaire.
Application : Cette technique de mesure s’applique à tous les liquides
ou pulvérulents dans des conditions de processus les plus difficiles des
industries les plus diverses : alimentaires, de production d’acier ou
encore celles des traitements des minerais ou des plastiques.
86
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A RADAR FILOGUIDEE
Principe : Des impulsions micro-ondes à haute fréquence, dites
radar, se déplacent le long d’un câble ou d’une tige et sont
réfléchies par la surface du produit liquide ou solide en vrac. Le
temps de propagation entre l’émission et la réception des signaux
est proportionnel au niveau dans le réservoir. Les étapes du signal
sont :
88
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR RAYONNEMENT
Principe : Le principe de mesure par radio-isotopes est basé sur
l’absorption des rayons gamma lorsqu’ils traversent un produit.
Il peut s’appliquer à une mesure de niveau et à une mesure d’interface
entre deux liquides.
Une source radioactive et un transmetteur sont montés sur des côtés
opposés d’un réservoir, de sorte que les deux liquides 1 et 2 soient
traversés par les photons du rayonnement gamma. Le transmetteur
calcule la position de l’interface à partir de l’intensité du rayonnement
reçu ; elle se situe entre 0 %, position la plus basse, et 100 %, position
la plus haute.
Application : Mesure continue sans contact dans les liquides, les
solides, les suspensions ou les boues. Cette technique est utilisable
sous des conditions de mesure extrêmes : haute pression, haute
température, corrosivité intense, toxicité, abrasion.
89
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.3. SPECIFICITES DES TECHNIQUES DE MESURE DE NIVEAU
90
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.1. NOTIONS DE DEBIT
Débit : Le débit est la quantité de masse ou de volume d’un fluide
s’ecoulant par unité de temps.
Débit massique : Si Δm est la masse de fluide qui a traversé une
section droite de la conduite pendant le temps Δt, par définition le débit
masse est : Qm = Δm / Δt (unité : kg·s-1).
Débit volumique : Si ΔV est le volume de fluide qui a traversé une
section droite de la conduite pendant le temps Δt, par définition le débit
volume est : Qv = Δm / Δt (unité : m3·s-1).
93
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE
Principe : La mesure de la pression dynamique Pd permet de connaître
la vitesse U et d’en déduire le débit Qv à l’aide de l’équation de
continuité : Qv = S · (2 · Pd/ρ)^0,5.
Tube de Pitot : La sonde de Pitot est insérée dans la conduite. La
pression dynamique Pd est obtenue en mesurant la différence entre les
pressions statiques des points 1 et 2 par un capteur-transmetteur de
pression différentielle. Les points 1 et 2 sont à la même altitude z : Pp1 =
Pp2 = ρ · g · z.
Le point 1 est un point d’arrêt : U1 = 0 et Pd1 = 0.
L’équation de Bernoulli donne : ∆P = Ps1 - Ps2 = Pd2 = 0,5 · ρ · U22
soit : Qv = S · (2 · ∆P/ρ)0,5 d’ou Qv = k · √∆P .
La sonde de Pitot peut être placée dans des conduites cylindriques,
rectangulaires ou d’autres formes et dans de grandes dimensions,
jusqu’à 3 ou 4 m2 si besoin.
94
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE
Sonde Annubar : La sonde Annubar possède plusieurs orifices pour la
prise de mesure de la pression dynamique. La répartition de la vitesse
débitante U dans la conduite est mieux prise en compte qu’avec la
sonde de Pitot. C’est une sonde multipitot. En fonction de la dimension
de la conduite, un coefficient de sonde K, dépendant du positionnement
et du nombre de ses orifices, est donné par le fabricant pour la
détermination du débit à partir de la pression différentielle
mesurée : Qv = K · √∆P .
95
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE
Il existe une multitude d’organes déprimogènes développés en fonction de besoins spécifiques ; diaphragme, tuyère et venturi sont les principaux.
Chacun de ces organes possède ces qualités et limites, mais dans 85 % des cas, c’est le diaphragme, ou plaque à orifice, qui est utilisé,
certainement par sa simplicité de fabrication, son prix et son interchangeabilité.
96
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE
97
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE
98
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE
99
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE ELECTROMAGNETIQUE
Principe : Le fluide électriquement conducteur s’écoule à la vitesse V
perpendiculairement à un champ magnétique B engendré par deux
bobines d’induction. Une tension Ue, induite par ce champ est captée
par deux électrodes distantes d’une longueur L (figure 16.1). La loi de
faraday conduit à : Ue = L · B · V.
Le transmetteur délivre un signal de mesure (4 – 20 mA) proportionnel au
débit volume
Application : Interdit aux gaz et vapeurs, ce débitmètre est réservé aux
liquides de conductivité supérieure à 1 mS · cm–1. Les nombreux
revêtements possibles permettent de s’adapter aux liquides visqueux,
pâteux, chargés d’impuretés, corrosifs ou abrasifs. Très utilisé dans les
100
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A EFFET VORTEX
Principe : À partir d’une certaine vitesse, lorsqu’un fluide rencontre un
obstacle, des tourbillons, appelés vortex, se forment puis se détachent
St : nombre de Strouhal
sur les côtés en générant des variations de pression . Les variations v : Vitesse du flux
oscillatoires de pression sont détectées par un capteur de force situé f : Fréquence d'excitation du tourbillon
sur l’obstacle permettant le comptage des vortex. Le nombre de vortex d : Diamètre du corps perturbateur
103
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A EFFET CORIOLIS
Principe : Le débitmètre à effet de Coriolis fournit deux mesures
indépendantes : celle du débit masse et celle de la densité du fluide.
104
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE THERMIQUE
Principe : Dans la section de mesure, le fluide passe sur deux thermo-
résistances, l’une d’entre elles sert de sonde de température, l’autre
d’élément chauffant régulé à une différence de température constante
par rapport à la température du fluide mesurée. L’intensité mesurée du
courant pour maintenir cette température constante est d’autant plus
grande que le débit masse est grand, et donne de ce fait une mesure
directe du débit masse.
Le transmetteur délivre un signal (4 - 20 mA) proportionnel au débit
masse.
Application : L’écoulement doit être laminaire. Les mesures les plus
usuelles sont sur les gaz ou sur l’air comprimé dans des domaines
variés comme les industries pharmaceutiques et agroalimentaires. Les
mesures des liquides sont effectuées sur des plages faibles.
105
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A LUDION
Principe : Le fluide se déplace de bas en haut, entraîne le flotteur à une
hauteur telle que la perte de charge de part et d’autre du flotteur
compense l’effet des forces de pesanteur et d’Archimède appliquées à
ce dernier. La loi de variation de section est choisie de façon à obtenir
une échelle linéaire. Le fonctionnement est régi par l’équation du
théorème de Bernoulli et s’apparente à celui des diaphragmes en
conduite, la différence ici est que l’on a affaire à un écoulement à
section de passage variable et à perte de charge constante. On repère le
plus souvent la position du flotteur en lisant directement la graduation
sur le tube de verre.
Application : Il ne tolère pas de haute pression (20 bars au maximum
pour les modèles en verre). Souvent utilisés pour les débits de purge :
▪ diamètre de canalisation : 4 à 125 mm ;
▪ précision : 2 à 10 % de l'étendue de mesure ;
▪ Perte de charge relativement importante.
106
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A TURBINE
Principe : L'écoulement du fluide entraîne la rotation d'une turbine
(rotor à plusieurs ailettes, reposant sur des paliers) placée dans la
chambre de mesure, la vitesse de rotation du rotor est proportionnelle
au débit volumique du fluide. La vitesse de rotation est mesurée en
comptant la fréquence de passage des ailettes détectée à l'aide d'un
bobinage (un aimant permanent est parfois solidaire de l'hélice).
Chaque impulsion représente un volume de liquide distinct.
109
I. INTRODUCTION À L’INSTRUMENTATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.3. SPEFICITES TECHNIQUES DES DEBITMETRES
110
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.1. NOTIONS DE TEMPERATURE
Principe : La température est une grandeur intensive, qui peut être mesurée de deux façons différentes :
▪ A l’échelle atomique, elle est liée `a l’´énergie cinétique moyenne des constituants de la matière ;
▪ Au niveau macroscopique, certaines propriétés des corps dépendant de la température (volume massique, résistivité ´électrique, etc...) peuvent
être choisies pour construire des ´échelles de température.
La température a pour origine de froid et de chaud au contact de corps différents. Essentiellement physiologiques ( sens du toucher ) et subjectives
(manque de fidélité et de sensibilité). Pour déterminer avec plus de précision ces sensations, on utilise des phénomènes physiques reproductibles :
▪ Dilatation solide, liquide, gaz ;
▪ Variation de résistance électrique ;
▪ Effet thermoélectrique.
111
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.2. ECHELLE ET UNITES DE TEMPERATURE
Degré Celsius °C : Basé sur le changement d’etat de l’eau pure sous pression atmosphérique normale (760 mmHg abs). Deux points fixes :
▪ 0°C : température glace fondante (passage de l’etat liquide à l’etat solide);
▪ 100°C : température ébullition d’eau (passage de l’etat liquide à l’etat vapeur).
Kelvin K : Unité de température
▪ 0 K : déterminé par calcul (zéro absolu correspondant à -273,16 °C) ;
▪ T K = t°C + 273,16.
Degré Fahrenheit °F : Unité Anglosaxonne
▪ 32°F = 0°C : température glace fondante (passage de l’etat liquide à l’etat solide);
▪ 212°F = 100°C : température ébullition d’eau (passage de l’etat liquide à l’etat vapeur).
Degré Rankine °R : Unité de température absolue pour les Anglo-saxons :
▪ 0°R = - 459,67 °F ;
▪ T °R = t°F + 459,67.
112
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
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2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.2. ECHELLE ET UNITES DE TEMPERATURE
RELATIONS ENTRE ECHELLES
113
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Principe : C’est la dilatation des corps qui sera le phénomène image de
la grandeur thermométrique. On constate en effet que le volume d’un
corps augmente en général, lorsque sa température s’eleve (sans qu’il y
ait de changement d’etat physique). La dilatation étant réversible, elle
fournit un mode pratique de repérage des températures. Ce phénomène
se retrouve de façon analogue, mais avec une ampleur différente pour
les liquides, les gaz et les solides. D’ou les trois types de thermomètres
`a dilatation.
Thermomètre à dilatation de liquide : Il est constitué d’un réservoir
surmonte d’un capillaire de section faible et régulière (ordre de grandeur
: Ø = 0; 2 mm) se terminant par une ampoule de sécurité (utile lors d’un
dépassement de la température admissible). Il est réalisé en verre. Sous
l’effet des variations de température, le liquide se dilate plus ou moins.
Son niveau est repère `à l’aide d’une ´échelle thermométrique gravée
sur l’enveloppe. 114
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Thermomètre à dilatation de gaz : L’équation d’un gaz parfait est PV = n
RT. On voit donc que, si l’on enferme une certaine quantité de gaz dans
une enveloppe de volume constant V, la pression développée par le gaz
est proportionnelle à la température absolue : P=RT/V, avec le rapport
R/V constant. Sous une forme schématisée, un thermomètre à gaz est
composé d’une sonde (A), formant une enveloppe dans laquelle est
enferme le gaz thermométrique. Cette sonde est reliée par un tube
capillaire de raccordement à l’extremité (B) d’un tube de Bourdon,
appelée spirale de mesure. Cette extrémité est fixe. La longueur du tube
de raccordement ne doit pas excéder 100 m. Sous l’effet de la
température du milieu dans lequel la sonde est placée, la pression du
gaz va varier, ce qui modifiera l’équilibre de l’extremité libre du tube de
Bourdon. Cette variation de pression se traduira par un mouvement de
rotation de l’index indicateur qui se déplacera devant un cadran portant
115
des graduations thermométriques.
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Thermomètre à tension vapeur : On appelle tension de vapeur d’un
liquide, la pression sous laquelle ce liquide est en ´équilibre
thermodynamique avec sa phase vapeur. La tension de vapeur n’est
fonction que de la température d’un liquide donnée. A une température
correspond pour le liquide choisie une pression de vapeur fixe.
La mesure de la tension de vapeur d’un liquide permet donc de
connaître sa température. La mesure thermométrique se fait par
l’intermédiaire d’une mesure de pression. Les thermomètres à tension
de vapeur sont très sensibles. Mais la graduation n’est pas linéaire,
comme le montre la courbe de tension de vapeur. La réalisation la plus
simple est le thermomètre à simple remplissage. L’element sensible
est une sonde analogue à celle du thermomètre a gaz, mais le tube de
raccordement plonge dans la sonde.
116
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Thermomètre à dilatation de solide : Lorsqu’une tige métallique est
portée à la température θ sa longueur varie. a relation entre sa longueur
L et T est : L = Lo(1+T) avec :
▪ L la longueur de la tige à la température T ;
▪ Lo la longueur de la tige à 0°C ;
▪ T la température en C ;
le coefficient de dilatation linéaire du métal. La dilatation linéaire du
métal peut donc servir de grandeur thermométrique. Quelques valeurs
de :
▪ 9 10^6 pour le platine ;
▪ 30 10^6 pour le Zinc ;
▪ 2 10^6 pour l'Invar (Fer + 36 % de Ni).
117
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Bilame : Un bilame thermique est constitué de deux bandes d'alliage
dont les coefficients de dilatation sont très différents, soudées à plat sur
toute leur surface. Lorsqu'une telle bande est soumise à une variation de
température, les dilatations différentes des deux faces provoquent des
tensions, il en résulte une incurvation de l'ensemble.
La soudure des deux constituants doit être suffisamment intime pour
que la zone de jonction soit mécaniquement aussi résistante que
chacune des deux lames.
Pyromètre linéaire : La sonde est formée d'une gaine de silice dans
laquelle est placé un barreau métallique dilatable. Une tige en élinvar (l =
0) transmet la dilatation du barreau à un système amplificateur
permettant la lecture (ou la transmission).
118
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES ELECTRIQUES
Principe : Les capteurs à signal électrique qui suivent auront l'avantage
d'une plus grande souplesse d'emploi (information transmissible,
enregistrement) tout en gardant une précision suffisante pour les
emplois industriels et beaucoup d'emplois de laboratoire.
Thermomètres à résistance : La résistance électrique d'un conducteur
métallique croit avec la température. Cette variation est parfaitement
réversible. On peut donc établir une relation R = f(T) entre la résistance R
et la température T et ainsi relevé T en mesurant R. Lorsque la
température varie on a : R = Ro(1 + aT + bT2 + cT3) avec :
▪ T la température en C ;
▪ Ro la résistance à 0 C ;
▪ a, b et c des coefficients positifs, spécifiques au métal.
Ex : La sonde Pt100 est une sonde platine qui a une résistance de 100
Ohms pour une température de 0 °C. (138,5 pour 100 °C).
119
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES ELECTRIQUES
Thermistances : Les thermistances sont des composants semi-
conducteurs constitués d’un aggloméré de poudres d’oxydes
métalliques. Leur forte sensibilité thermique limite leur emploi à une
étendue de mesure de l’ordre de 50 °C dans une gamme comprise entre
–100 °C et 250 °C. Les thermistances permettent des mesures
ponctuelles de température, et possèdent un temps de réponse qui peut
avoisiner l’ordre du centième de seconde. En revanche, elles résistent
mal aux vibrations et aux chocs, et leur tolérance d’interchangeabilité
est entre ± 1 % et ± 10 %. Les caractéristiques des thermistances ne sont
pas adaptées aux mesures de température des procédés industriels.
La résistance électrique d'une thermistance est très sensible à l'action
de la température. Il existe deux types de thermistance, les CTN à
coefficient de température négatif, et les CTP à coefficient de
température positif. La loi de variation est de la forme :
120
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES ELECTRIQUES
Thermocouples : Un thermocouple est un circuit électrique fermé,
constitué par deux métaux différents A et B, dont les jonctions sont
soumises à un gradient de température. La conversion d’énergie
thermique crée un déplacement d’électrons et génère une force
électromotrice (f.é.m.) de Seebeck, qui dépend de la nature des deux
métaux et de la différence des températures au niveau des jonctions.
121
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ MESURE DE PH
Principe : Quand un acide est mélangé à de la base, le résultat est
toujours, sel et eau et en même temps l’effet acide et l’effet alcalin se
neutralisent vers un « juste milieu ». Le pH est une échelle utilisée pour
mesurer le degré d’acidité ou alcalinité d’une substance. Un produit
acide a un pH inférieur à 7. Un produit avec un pHau-dessus de 7 est
alcalin (basique).
Mesure du pH : acides et bases dans une solution génèrent un courant
et donc un voltage (de faible amplitude) qui peut être mesuré par un
voltmètre à haute sensibilité qui est gradué directement en pH. Les
méthodes et principes de mesure sont en fonction du constructeur.
122
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ CHROMATOGRAPHIE
Principe : Le chromatographe est un instrument déterminant la quantité
de telle ou telle substance existe dans un échantillon de gaz donné.
Dans le principe en exemple, il est constitué par un tube de métal
contenant un matériau poreux dans lequel le liquide peut être absorbé.
Un gaz porteur (carrier gas) circule continuellement dans le tube. Ce gaz
ne réagit ni avec le liquide, ni avec le solide contenu dans le tube et n’est
pas absorbé non plus.Un (petit) échantillon de gaz (sample in) à analyser
est introduit avec le gaz porteur.
123
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ CHROMATOGRAPHIE
Par exemple, l’échantillon contient du ‘A’ et du ‘B’. Le solide poreux
absorbe plus de ‘A’ que de ‘B : L’échantillon s’écoulant dans le tube
avec le gaz porteur, A et B restent dans le tube plus longtemps que le gaz
porteur et le gaz A reste lui un peu plus longtemps que B car il est
absorbé par le solide poreux. Ainsi les différents composants passent
des temps différents à l’intérieur du tube. Différentes substances
transportent la chaleur différemment. Ainsi un thermomètre placé sur un
tube où s’écoule du gaz porteur ‘pur’ donne une indication différente que
celui placé sur un tube où s’écoule un gaz mixé (avec un échantillon).
ais quand une autre substance est introduite, les deux indications sont
différentes. L’on mesure le temps mis le thermomètre pour changer sa
température, temps qui correspond au temps mis par le ‘composant’
pour atteindre la sortie. La différence de température entre les deux
thermomètres indique la quantité du composant présent dans le gaz .
124
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ CHROMATOGRAPHIE
Par exemple, l’échantillon contient du ‘A’ et du ‘B’. Le solide poreux
absorbe plus de ‘A’ que de ‘B : L’échantillon s’écoulant dans le tube
avec le gaz porteur, A et B restent dans le tube plus longtemps que le gaz
porteur et le gaz A reste lui un peu plus longtemps que B car il est
absorbé par le solide poreux. Ainsi les différents composants passent
des temps différents à l’intérieur du tube. Différentes substances
transportent la chaleur différemment. Ainsi un thermomètre placé sur un
tube où s’écoule du gaz porteur ‘pur’ donne une indication différente que
celui placé sur un tube où s’écoule un gaz mixé (avec un échantillon).
ais quand une autre substance est introduite, les deux indications sont
différentes. L’on mesure le temps mis le thermomètre pour changer sa
température, temps qui correspond au temps mis par le ‘composant’
pour atteindre la sortie. La différence de température entre les deux
thermomètres indique la quantité du composant présent dans le gaz .
125
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ HYGROMETRIE
Principe : Il existe actuellement un grand nombre de capteurs
d'humidité, reposant sur des principes allant du très complexe (réservé à
des applications en laboratoire) comme l'hygromètre à isotopes
radioactifs, au plus simple comme l'hygromètre à cheveux (basé sur le
principe de l'allongement d'un cheveu avec l'humidité: principe connu
depuis les romains, mais présentant un défaut majeur actuellement : en
présence de pollution atmosphérique le cheveu se recouvre
progressivement d'une pellicule huileuse qui réduit sa sensibilité).
Vous aurez systématiquement à utiliser des hygromètres (mesure du
point de rosée) non seulement pour l’air ambiant mais pour connaître le
pourcentage d’eau dans le gaz.
126
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ HYGROMETRIE
L’hygromètre à condensation mesure un point de rosée. Il implique trois
opérations :
128
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.1. CAPTEUR
Le capteur est l’élément primaire sensible au phénomène
physique qui le traduit en une grandeur exploitable
généralement électrique. Il est le premier élément de la chaîne
de mesurage.
129
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.1. CAPTEUR
Capteur passif : Le capteur est passif lorsque la grandeur
électrique exploitable est une impédance à dominante
capacitive, inductive ou résistive. C’est un dipôle passif :
l’impédance d’un capteur passif n’est mesurable qu’avec un
conditionneur électronique associé.
130
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil
qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation
continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
Pour élaborer un signal normalisé à partir du signal généré par
le capteur, le transmetteur comprend globalement un
amplificateur, un filtre, et un traitement du signal. Le
transmetteur complète ainsi la chaîne de mesurage du capteur.
▪ L’amplificateur, en augmentant le niveau du signal
électrique E1 délivré par le capteur, réduit le rapport « bruit
de fond/signal », et améliore ainsi la qualité du signal E2
transmis.
131
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
▪ Le filtre élimine ou atténue les signaux parasites dans la
limite de certaines fréquences pour garantir un signal de
mesure E3 convenable. Parmi de nombreuses familles de
filtres, le plus répandu est le filtre passe-bas.
▪ Le traitement du signal réalise la fonction finale désirée,
généralement linéaire, entre le mesurande et la mesure, et
détermine la nature, tension ou courant, et l’intensité du
signal de mesure. Dans le cas du capteur-transmetteur de
pression, le signal délivré est un courant I tel que :
I = a · P + b, a et b dépendants du réglage effectué.
132
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
Pour élaborer un signal normalisé à partir du signal généré par le capteur, le transmetteur comprend globalement un
amplificateur, un filtre, et un traitement du signal. Le transmetteur complète ainsi la chaîne de mesurage du capteur.
▪ L’amplificateur, en augmentant le niveau du signal électrique E1 délivré par le capteur, réduit le rapport « bruit de fond/signal
», et améliore ainsi la qualité du signal E2 transmis.
▪ Le filtre élimine ou atténue les signaux parasites dans la limite de certaines fréquences pour garantir un signal de mesure E3
convenable. Parmi de nombreuses familles de filtres, le plus répandu est le filtre passe-bas.
▪ Le traitement du signal réalise la fonction finale désirée, généralement linéaire, entre le mesurande et la mesure, et détermine
la nature, tension ou courant, et l’intensité du signal de mesure. Dans le cas du capteur-transmetteur de pression, figure 6.4, le
signal délivré est un courant I tel que : I = a · P + b, a et b dépendants du réglage effectué.
133
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
134
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.4. INSTRUMENT
135
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.1. SIGNAL INSTRUMENT
Dans une boucle de régulation ou d'automatisme, les différents
appareils sont reliés entre eux et les informations circulent le
plus souvent :
▪ soit sous forme de pression d’air ou d’un autre fluide :
pneumatique ;
▪ soit sous forme de courant électrique continu : électrique ;
▪ soit sous forme d'information numérique : binaire.
Un signal peut être défini comme une grandeur physique
(courant, pression, binaire) qui circule entre les éléments d’une
boucle.
La valeur d’un signal permet de déterminer la valeur de la
grandeur qui le produit, connaissant son étendue de mesure
(EM). 136
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.1. SIGNAL INSTRUMENT
Pour un instrument donné :
▪ Signal sortie = 0 % ⇒ entrée instrument = valeur minimum
de L’EM (Vm EM).
▪ Signal sortie = 100% ⇒ entrée instrument = valeur maximum
de L’EM (VM EM).
La relation essentielle qui permet une conversion simple est la
proportionnalité.
137
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.1. SIGNAL INSTRUMENT
Les capteurs délivrent des signaux de mesure (mV, ΔP, fréquences, ΔR,
etc.…) trop faibles pour être exploitables.
Ces signaux sont amplifiés et transformés sous forme de signaux
conventionnels (électriques ou pneumatiques) par le transmetteur
associé et sont proportionnels aux signaux de mesure.
139
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL PNEUMATIQUE
Représentés par une pression d’air ou de gaz comprise entre 3
et 15 psi, ou 200 et 1000hPa. Ces signaux nécessitent une
alimentation en air ou en gaz :
▪ 100 psi ou 7 bar au collecteur ;
Convertisseurs I/P,
▪ 20 psi ou 1,4 bar pour l’instrument.
La plupart des instruments pneumatiques sont devenues
obsolètes car leur emploi est contraignant sauf :
▪ Convertisseurs I/P,
▪ Positionneur pneumatique ou électro-pneumatique,
▪ Systèmes pneumatiques de sécurité (armoires de têtes de
puits), Positionneur pneumatique
▪ Système électro-pneumatique (SOV).
140
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ELECTRIQUE
Représentés par un courant continu basse tension, le courant offrant l’avantage de rester le même en tout point d’une boucle de
courant. Le courant varie entre 4 et 20 mA. L’alimentation peut être de :
▪ 24 Vdc, en montage deux fils ;
▪ 110 / 220 Vac, en montage quatre fils.
142
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ANALOGIQUE / NUMERIQUE
L’analogique et le numérique sont deux procédés pour
transmettre et stocker des données.
Un signal est analogique lorsque son information est
représentée par la variation d'une grandeur physique. Le
concept d'analogique est utilisé par opposition à celui de
numérique.
Les signaux pneumatiques et électriques, qui sont des signaux
continus, sont dits analogiques.
143
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ANALOGIQUE / NUMERIQUE
En numérique, les signaux sont émis à intervalles de temps
réguliers (seconde ou fraction de seconde correspondant à la
période de scrutation).
Ils sont appliqués aux boucles dont les paramètres n'ont que
deux états possibles sont appelés boucles Tout 0u Rien
(TOR), Logiques ou Digitales. Cela concerne entre autres :
Vanne
Réagit Moteur
Vérin
Pression
Température
Niveau
Débit
Position
Vitesse
Présence de
Feu/Gaz
145
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
146
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
147
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Définition : Une vanne est un dispositif permettant d´arrêter ou de
modifier le débit d’un fluide. Dans tout système de canalisation des
fluides, la vanne est l'instrument qui contrôle le démarrage, l'arrêt, la
régulation et l'étranglement de l'écoulement d’un liquide ou d’un gaz ou
encore de solides fins.
Vanne à clapet (Gate Valve) : Dans une vanne à clapet, le fluide est
régulé selon la fermeture complète ou non de la porte. Lorsque la vanne
est fermée, la porte est complètement vers le bas et le fluide ne peut
pas passer. Au contraire, lorsque la vanne est ouverte, la porte est
soulevée, ce qui signifie que rien ne gêne la circulation. Ce type de
vanne est utilisé dans de nombreuses industries et, notamment, dans
les industries agroalimentaires ou pharmaceutiques.
148
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à boisseau sphérique (Ball Valve) : La vanne à boisseau
sphérique est un dispositif qui offre une très bonne ouverture/fermeture,
il suffit pour cela de tourner le levier de 90°. Ainsi, lorsque le boisseau
est aligné dans la même direction que le tube, le fluide peut circuler.
Lorsqu’il est tourné à 90° et donc perpendiculaire au trajet Boisseau sphérique
d’écoulement, la vanne est fermée et le fluide ne peut plus circuler.
150
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à soupape (Globe Valve) : Ce type de vanne est adapté à la
régulation de débit des fluides. Le robinet à soupape est actionné par un
volant. Lorsque la soupape est serrée contre le siège de soupape, la
vanne est fermée. Lorsque la soupape est écartée du siège de soupape,
la vanne est ouverte. La tige de vanne doit être tournée fréquemment
pour ouvrir et fermer la vanne. Par conséquent, le joint d’étanchéité
subit fréquemment une usure prématurée.
Vanne à diaphragme : Le diaphragme (en caoutchouc ou plastique)
poussé par l’opercule entre en contact avec le siège et vient former un
joint d’étanchéité. Ce type de vanne est idéal pour commander
l’écoulement de fluide contenant des solides en suspension mais aussi
des fluides corrosifs ou abrasifs. À l’origine, la vanne à diaphragme a été
développée pour des applications industrielles, la conception a ensuite
été adaptée pour un usage dans l’industrie pharmaceutique.
151
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à pointeau : Les vannes à pointeau régulent le flux des fines
lignes tubulaires qu’elles contrôlent très précisément. La taille de
l’orifice, laissant traverser le fluide, est modifiée selon le positionnement
du pointeau par rapport au siège. Ces robinets à vis-pointeau servent
souvent de simples vannes de sectionnement dans les systèmes de
chauffage central. On retrouve aussi ces vannes dans diverses
applications industrielles (agro-alimentaire, chimie, papeterie, etc.)
Vanne à pincement : Le principe de fonctionnement d’une vanne à
pincement est simple : En position ouverte, la vanne présente un
passage intégral, sans restriction de débit. Lors de sa fermeture, deux
barres de pincement compriment le manchon en son milieu.
Les vannes à pincement sont idéales pour les applications de régulation
ou de sectionnement des flux de boues abrasives ou corrosives, de
poudres ou de substances granulaires.
152
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à clapet anti-retour : Le clapet anti-retour permet au fluide de
circuler seulement dans une direction et se ferme automatiquement
pour empêcher l’écoulement en sens inverse (ce qui permet d’éviter le
retour de gaz par exemple). Le degré d’ouverture sur un clapet anti-
retour est déterminé par le débit. Plus le débit est élevé, plus la vanne
sera ouverte. Si la pression en aval de la vanne augmente et devient plus
importante que la pression en amont, le système se ferme
automatiquement.
Vanne de surété : Les soupapes de sûreté sont des vannes
automatiques conçues pour s’ouvrir et évacuer le fluide
automatiquement lorsque la pression atteint un niveau prédéfini et se
referment automatiquement lorsque la pression retombe. Ces vannes
sont utilisées pour une utilisation avec de la vapeur, de l’air, de l’eau et
d’autres fluides.
153
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
La vanne de régulation est utilisée comme organe de réglage
dans différentes boucles de régulation.
Elle utilise la restriction du débit de passage pour agir sur les
grandeurs courantes connues pression, température , niveau et
débit.
154
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de siège :
▪ Vanne à simple siège : Généralement installées de façon à
ce que la pression du fluide tende à ouvrir le système
d’obturation pour éviter une fermeture trop brutale.
155
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de siège :
▪ Vanne à cage : C’est une vanne de type simple siège /
clapet qui associe les avantages de la vanne double siège /
clapet.
▪ Vanne à siège rotatif : Un disque en métal installé dans une
manchette de faible longueur pivote par l’intermédiaire
d’une tige accouplée à un servomoteur. Cela demande un
minimum d’espace pour son installation et assure une
grande capacité de débit avec une faible perte de charge. Et
peut nécessiter un servomoteur à piston, le couple de
fonctionnement pouvant être élevé.
Pour une bonne étanchéité, un revêtement souple comme le
téflon ou le nitrile doit être utilisé. 156
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de siège :
▪ Vanne à boule : C’est une vanne qui contient une sphère ou
boule de diamètre nominal généralement égal à celui de la
tuyauterie. La boule peut pivoter de 90° par l’intermédiaire
d’une tige accouplée à un servomoteur.
157
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ Servomoteur à membrane / diaphragme : Le but de la
membrane est d’actionner le clapet au travers d’un système
mécanique (stem, linkage) pour augmenter / diminuer un
débit, une pression, un niveau,…etc..
▪ Servomoteur à piston : Les servomoteurs à piston
fonctionnent à des pressions beaucoup plus élevées que
ceux à membrane. Ces pressions pneumatiques ou
hydrauliques peuvent être de plusieurs dizaines de bar. Ils
sont capables de développer des forces et des courses
beaucoup plus importantes permettant de vaincre de très
fortes chutes de pression à travers le corps de vanne.
158
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ Servomoteur à piston : Les vannes de sécurité utilisent
souvent des pistons:
✓ simple effet avec ressort de rappel qui permet d’obtenir la
position de sécurité voulue.
✓ double effet avec accumulateur hydraulique ou réservoir
pneumatique qui sont utilisés en cas de manque de
pression pour ramener la vanne dans sa position de
sécurité.
Les vannes de régulation utilisent des pistons double effet avec
positionneur.
159
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ MOV (Motor Operated Valve): Le servomoteur de la vanne
est un moteur permettant de piloter la position d’ouverture
ou de fermeture de la vanne. Le modèle le plus rencontré en
industrie pétrolière est de marque ‘Rotork’.
Vanne motorisée
▪ Solénoïdes / Electrovannes : C’est une vanne tout ou rien
actionnée électriquement avec une tension de sécurité (24,
48, 60 Volts AC ou DC) ou une tension de service (110, 220
Volts).
Une bobine qui produit un champ magnétique quand elle
est alimentée, cela attire un noyau ferreux vers le centre de
la bobine, et actionne le mécanisme d'une vanne.
Solénoïde 160
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ Commande manuelle : Installée sur le servomoteur, leur rôle
est de manœuvrer manuellement la vanne dans certains cas:
✓ Lors du démarrage de l’unité ;
✓ En cas d’urgence ;
✓ En cas de manque d’énergie sur le servomoteur ;
Action directe Action inverse
✓ Si la vanne n’est pas équipée d’un système de by-pass.
La commande manuelle installée sur le dessus d’un servomoteur :
✓ à action directe peut être utilisée comme fin de course réglable
vers le haut.
✓ à action inverse peut être utilisée comme fin de course réglable
vers le bas.
161
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Positionneur de vanne : C’est un régulateur de position qui
permet à une vanne de répondre rapidement et de façon précise
aux variations du signal envoyé au servomoteur.
▪ Principe : Un soufflet reçoit le signal de sortie du régulateur et
transforme ce signal en une variation de déplacement appliqué
à un système buse / palette / relais qui la traduit en une variation
de pression. Cette variation de pression est envoyée au
servomoteur qui agit sur la position de la tige de vanne. La tige
de vanne par l’intermédiaire du système levier / came réagit sur
le système buse /palette / relais pour rétablir l’équilibre. A
l’équilibre, la position de la tige de vanne est directement
proportionnelle au signal de sortie du régulateur.
Pneumatique Electropneumatique
162
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Positionneur de vanne :
Position de sécurité : C’est la position prise par la vanne par
manque d'énergie ou de fluide moteur. Le choix imposé de la
position d’une vanne en cas de panne d’air moteur (ouverte ou
fermée) est basé sur la réponse du procédé et doit être effectué afin
d’assurer la sécurité du personnel et des installations.
163
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Positionneur de vanne : Sens d’action & Position de sécurité
▪ Le clapet est à action directe si la descente de la tige de vanne fait fermer la vanne ;
▪ Le clapet est à action inverse si la descente de la tige de vanne fait ouvrir la vanne.
164
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Convertisseur I/P : Il s’agit d’un convertisseur courant-pression
utilisé dans les systèmes de contrôle industriels. Il s’agit d’un petit
module utilisé dans les applications pour convertir un signal
analogique existant (I) en une sortie pneumatique (P). En d’autres
termes, il prend des signaux électriques à partir d’un signal DC
(courant continu) et convertit ces signaux en pression pneumatique
proportionnelle. Les convertisseurs I/P convertissent les signaux
électriques d’un contrôleur pour appliquer une pression
pneumatique aux vannes, amortisseurs, actionneurs ou freins et
embrayages dans un mécanisme industriel.
Les circuits de commande vers les vannes sont (dès qu’il y a une
‘certaine’ distance) en signaux électriques (4-20 mA) alors que les
vannes sont pneumatiques.
165
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Relais Booster / Amplificateur : C’est en fait un amplificateur
pneumatique que l’on trouve généralement sur les actuateurs à
piston ou la pression d’actuation est différente de la pression de
contrôle.
166
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Capteur de position / Contacteur de position : Un capteur de
position est un dispositif qui permet de recueillir des informations
sur la position d'un objet dans un espace de référence. il est
indispensable de les utiliser pour détecter les ouvertures et les
fermetures des systèmes, ainsi que pour assurer la sécurité des
utilisateurs. Ils sont utilisés pour servir en différentes applications.
Appelés également fin de course ou interrupteur de position.
167
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.2. AUTRES
4.2.1. MOTEURS
Ce sont des appareils rotatifs alimentés électriquement
permettant d’entrainer les ventilateurs et les turbomachines
en actionnant les « start » et « stop » sur votre console de
contrôle ou dans l’unité sur les boîtes à boutons (local control).
Ces appareils sont également démarrés automatiquement par
les régulateurs (seuil de déclenchement / fin de course / …) et
par les automates (PLC).
▪ Moteurs AC : Utilisés comme moteurs principaux ou
auxiliaires.
▪ Moteurs DC : Utilisé comme moteurs de secours en cas de
perte de l'énergie électrique.
Moteur DC Moteur AC
168
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.2. AUTRES
4.2.2. VARIATEURS
En régulation, les variateurs de vitesse permettent de piloter la vitesse de rotation des moteurs asynchrones, par exemple ceux
des pompes ou des ventilateurs.
A partie d’un signal de type 4-20 mA, ils modulent la fréquence mais aussi souvent, la tension d’alimentation du moteur.
169
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.2. AUTRES
4.2.3. VERINS / PISTONS
Basés sur le principe des vases communicants , ils sont dotés
d’une tige remplie d’un fluide permettant de transférer une
pression donnée en force.
170
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.1. PROCEDE INDUSTRIEL / CONTRÔLE INDUSTRIEL
Une entreprise industrielle est une unité économique de
production ayant pour objet la transformation de matières
premières ou l’exploitation de sources d’énergie.
Un procédé industriel est la méthode à suivre pour élaborer un
produit conforme au cahier des charges, comprenant un texte
explicite accompagné de schémas détaillés. Physiquement il
comprend l’installation de production, tout le matériel nécessaire à
la transformation des matières premières, et le descriptif de toutes
les opérations détaillées pour aboutir au produit fini conforme.
Pour garantir les qualités et les quantités du produit fabriqué, il est
nécessaire de déployer des moyens d’observation, de réflexion et
d’action sur le procédé ; c’est le rôle du contrôle industriel
englobant les domaines de l’instrumentation et de la régulation.
171
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
La régulation automatique d'un système a pour objet le maintien,
à une valeur constante et prédéterminée, d'un paramètre opératoire
(grandeur réglée) en dépit de l'influence de paramètres incontrôlés
(grandeurs perturbatrices).
Avec l'aide des informations délivrées par l'instrumentation, la
régulation permet de régler en continu les paramètres de
fonctionnement du procédé. Elle garde constants les paramètres
régulés, en réagissant aux différentes perturbations.
Les systèmes de contrôle contribuent grandement à la sécurité
d'exploitation des unités :
▪ Les alarmes qui préviennent de la dérive d'une valeur ;
▪ Les sécurités qui arrêtent ou démarrent automatiquement
certains équipements lorsque les conditions de fonctionnement
présentent un risque humain ou matériel. 172
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
La régulation a pour but de réaliser le contrôle continu des
principaux paramètres de marche du procédé. Elle se traduit
essentiellement par la présence de nombreuses boucles de
régulation qui ont deux objectifs principaux :
▪ Elles permettent au procédé de réagir à différentes
perturbations en gardant constants les paramètres régulés.
▪ Les boucles de régulation constituent pour l'opérateur, qui est
informé par l'instrumentation des conditions de marche, le
moyen d'action sur les conditions de fonctionnement d'une
installation. Il peut ainsi parfaire les réglages, les modifier en
fonction des consignes de fabrication, ou faire évoluer les
conditions de marche dans les phases transitoires ou
perturbées.
173
I. INTRODUCTION À L’INSTRUMENTATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
Exemple de régulation de chauffage via un échangeur :
Contrôle manuel
Fluide
chauffant
Fluide à
réchauffer
174
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
Exemple de régulation de chauffage via un échangeur :
Boucle ouverte
Fluide
chauffant
Fluide à
réchauffer
175
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
Exemple de régulation de chauffage via un échangeur :
Boucle fermée
Fluide
chauffant Transmetteur
Fluide à
réchauffer
176
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS Fluide
chauffant PV
5.1.3. CONSTITUANTS DE BOUCLE DE REGULATION Transmetteur
Grandeur réglée (Process variable ou PV) :
C’est une grandeur physique que l'on désire contrôler dans le
procédé comme la température, la pression, le débit, le niveau, le
pH, la concentration d’O2... Ces grandeurs doivent être
mesurables. Elle donne son nom à la régulation, par exemple la Fluide à
régulation de débit. réchauffer
PV
Transmetteur
177
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.3. CONSTITUANTS DE BOUCLE DE REGULATION
Régulateur : C’est un appareil ou bien un programme ayant une
sortie qui varie dans le but de réguler la grandeur réglée d’une Procédé
manière prédéfinie. Actions PV
Consigne (Set Point): C’est une variable qui définit la valeur désirée
Organe de
de la grandeur réglée ou bien son point de fonctionnement. Elle réglage Transmetteur
peut être définit manuellement, automatiquement ou bien
OP PV
programmée. 4-20 mA
4-20 mA
3-15 Psi
3-15 Psi Régulateur
Commande (OP: Output, ou MV: Manipulated Variable) : C'est la
sortie du régulateur (en fonction de l’écart entre la consigne et la
mesure) qui est envoyée à l’organe de réglage pour le commander. SP
178
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.4. EXEMPLE DE BOUCLE DE REGULATION
Pour mettre en œuvre la boucle de régulation de niveau de la phase liquide d'un ballon,. les éléments constitutifs suivants sont
nécessaires.
179
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.4. EXEMPLE DE BOUCLE DE REGULATION
La mesure de niveau est assurée par le capteur et dirigée vers le
transmetteur. Celui-ci transforme la mesure en un signal et le
transmet au régulateur qui, par ailleurs, a reçu une consigne de
hauteur de niveau. Le régulateur compare la mesure à la consigne
et, s'il existe un écart, agit sur le servo moteur de la vanne de
régulation par un signal de commande dans le sens voulu pour
ramener la grandeur réglée à la valeur de consigne.
Un positionneur généralement installé sur la vanne automatique,
vérifie en permanence que la position réelle de la vanne
correspond bien à la position théorique correspondant au signal
régulateur.
181
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
Perturbations
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
Procédé
5.2.1. PRINCIPE DU REGULATEUR
Actions PV
La régulation d'un système a pour objet le maintien, à une valeur Organe de
réglage Transmetteur
constante et prédéterminée, d’une grandeur réglée en dépit de
l'influence de paramètres incontrôlés (perturbations). OP Régulateur PV
4-20 mA 4-20 mA
Le régulateur fait partie intégrante de la boucle de régulation, qu'il 3-15 Psi 3-15 Psi
accessible par visu, dans un centre de conduite, dans tous les cas.
Le régulateur reçoit :
▪ Le signal de mesure venant du transmetteur ;
▪ La consigne (manuelle ou automatique).
Il régule :
▪ Compare mesure et consigne ;
▪ Décide de l’action à prendre en fonction de paramètres.
Il délivre un signal de commande vers la vanne.
182
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
5.2.2. REGULATEUR PNEUMATIQUE
Un régulateur pneumatique est un régulateur analogique local
généralement, les appareils pneumatiques centralisés sont de plus
en plus rares.
Dans les unités de production, il existe quelques boucles locales
pneumatiques de régulation de niveaux.
Dans ce système la mesure de niveau est réalisée par un tube
plongeur, immergé dans le liquide, et dont le poids apparent est
transmis au régulateur par un tube de torsion.
Le régulateur en image est un régulateur proportionnel, et le signal
de sortie va varier proportionnellement à l'écart existant entre la
mesure et la consigne.
Le boitier de régulateur local se présente avec plusieurs
constituants.
183
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
5.2.3. REGULATEUR ELECTRONIQUE
Un régulateur électronique analogique utilisant la source électrique
et les composants électroniques pour gérer un courant et/ou un
voltage (4-20 mA / 1 –5V).
Régulateur électronique « classique » (de tableau) : Ce régulateur
utilise une électronique analogique à base d’amplificateurs
opérationnels supplantés d’une technologie numérique.
184
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
5.2.4. COMPLEMENT DU REGULATEUR
Fonctions et algorithmes : Les fonctions de base d’un régulateur sont
ses fonctions P, I et D. Un calcul mathématique est appelé ‘algorithme’.
Extracteur de racine carrée : C’est une fonction qui permet rendre une
grandeur carrée en une grandeur linéaire correspondante.
Sélecteurs Haut et Bas : Ce sont des comparateurs de valeurs venant
de deux sources afin de sélectionner la plus adéquate à l’organe de
réglage.
Diviseurs et Multiplieurs : Ce sont des fonctions de quotient ou produit
appliquées sur la valeur d’une grandeur.
Autres fonctions :
▪ Σ (somme) : totalisation les débits d’une journée en b/d ;
▪ Σ/n (moyenne): pour la température moyenne de sortie d’une turbine
▪ ∆ (différence) : entre température d’entrée et de sortie d’un
échangeur.
185
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.1. BOUCLE SIMPLE / PNEUMATIQUE
Les éléments constitutifs d'une boucle de régulation pneumatique :
Indicateur local (facultatif), Transmetteur pneumatique, Régulateur
pneumatique et Positionneur pneumatique.
186
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.1. BOUCLE SIMPLE / PNEUMATIQUE
Avantages :
▪ Insensibilité aux parasites industriels tels que inductions, champs
magnétiques ;
▪ Pression d’air directement utilisable sur une membrane ou un piston
▪ Adéquation à la sécurité incendie (pas de génération d’étincelles,
bonne tenue au feu).
Inconvénients :
▪ Lenteur de transmission ;
▪ Portée limitée (quelques centaines de mètres en tube 4//6 ou 6/8)
▪ Coût d’installation élevé
▪ Sensibilité à l’humidité et aux poussières
▪ Nombreuses pièces mécaniques en mouvement
▪ Difficulté d’effectuer sans conversion des calculs élaborés
Néanmoins, il existe encore de nombreuses boucles pneumatiques et il
s’en installe de nos jours pour des applications simples (ex : régulation
locale de pression ou de niveau, sécurité locale, …).
187
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.2. BOUCLE SIMPLE / ELECTRIQUE
Les éléments constitutifs d'une boucle de régulation électronique :
Capteur , Transmetteur électrique, Régulateur électronique et
Positionneur électropneumatique.
Le transmetteur est étalonné pour que l'intensité du courant passant
dans le circuit varie de 4 à 20 mA en général, quand la mesure fluctue
de 0 à 100 % de l'échelle.
Le signal minimal de 0 mA n’est pas utilisé pour éviter la confusion avec
une rupture du circuit.
188
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.2. BOUCLE SIMPLE / ELECTRIQUE
Avantages :
▪ Temps de réponse instantané ;
▪ Très bonne précision;
▪ Signaux facilement utilisables par un calculateur (supervision,
optimisation, etc.) ou dans un Système Numérique de Contrôle
Commande (SNCC) après conversion en numérique.
Inconvénients :
▪ Risque de perturbations des signaux par l'environnement (champs
électromagnétique …) ;
▪ Boucle agréée pour atmosphère explosive (boîtier antidéflagrant,
sécurité intrinsèque, etc) ;
▪ Mauvaise tenue des câbles au feu.
189
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.3. BOUCLE SIMPLE / NUMERIQUE
la plupart des transmetteurs, (à l'exception, partiellement, de ceux dits
"intelligents") et la majorité des organes de réglages fonctionnent avec
des signaux analogiques.
Seuls quelques systèmes d'acquisition de données sur des capacités de
stockage (niveaux, températures, densité, etc.) fonctionnent
entièrement en numérique. Les boucles numériques concernent donc
essentiellement le fonctionnement interne des régulateurs numériques
autonomes et les signaux émis à l'intérieur d'un Système Numérique de
Contrôle Commande (SNCC).
Des interfaces ou convertisseurs analogique/numérique A/N sont alors
nécessaires entre les différents éléments de la boucle. Les signaux
d'entrée analogiques (ou mesures) sont scrutés à intervalles de temps
réguliers Ts pour donner une suite de valeurs discontinues dites
discrètes. Chaque valeur discrète est transformée suivant un code
déterminé en un signal numérique dans un convertisseur A/N. 190
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.3. BOUCLE SIMPLE / NUMERIQUE
Avantages :
▪ Signaux peu sensibles aux perturbations et dont la précision ne se
dégrade pas lors d'une communication ;
▪ Signaux directement utilisables dans un calculateur ou un SNCC ;
▪ Grandes possibilités de configuration (échelle, zéro, unités, etc.) ;
▪ Possibilité de connecter plusieurs appareils sur la même liaison
numérique.
Inconvénients :
▪ Normalisation des liaisons (bus, protocole) en cours et donc très
imparfaite, ce qui pose des problèmes de compatibilité entre
appareils de constructeurs différents ;
▪ Boucles en général hybrides (analogique - numérique) ;
▪ Nécessité des compétences nouvelles pour l'utilisateur.
191
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.3. BOUCLE SIMPLE / TOUT OU RIEN
Les boucles Tout Ou Rien concernent les capteurs TOR (contacteurs de
niveau, de pression, etc.) et les actionneurs TOR (électrovannes, relais,
etc.). Deux types de boucles sont utilisés :
Boucles à manque d'énergie : La boucle TOR à manque est en
permanence parcourue par un courant quand il n'y a pas défaut. En cas
d'anomalie il y a ouverture d'un contact. Ce montage signale toute
anomalie due à une coupure de la boucle ce entraînant des
déclenchements intempestifs (rupture de liaison, mauvais contacts, …).
Boucles à émission d'énergie : La boucle TOR à émission d’énergie est
hors tension quand il n'y a pas défaut. En cas d'anomalie il y a fermeture
d'un contact. Ce montage est inopérant en cas de coupure sur la boucle
(fusible, bornier, câble de liaison, etc.), aucune information ou action
n'est transmise ou exécutée. Les boucles TOR à manque d’énergie sont
donc préférées dans la plupart des cas.
192
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.4. BOUCLE SIMPLE
Avantages :
▪ Un seul capteur/transmetteur ;
▪ un seul régulateur ;
▪ un seul actionneur.
Inconvénients :
▪ Insuffisance face des perturbations importantes ;
▪ Instabilités face des perturbations récurrentes .
193
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Une régulation en boucle fermée simple fait intervenir trois signaux,
deux entrées et une sortie : la mesure PV, la consigne SP et le signal
de commande OV.
Une structure en cascade est constituée de deux boucles de
régulation :
▪ la boucle primaire avec régulateur maître ;
▪ la boucle secondaire avec régulateur esclave.
En mode cascade, le signal de sortie du régulateur primaire
constitue la consigne du régulateur secondaire. Lorsque celle-ci est
bouclée, le fonctionnement de la cascade est donc caractérisé par :
C2 = Sc1
Avantages :
▪ Filtrage des perturbations sur la grandeur réglante ;
▪ Amélioration des performances dynamiques.
194
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Exemple 1 :
196
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Exemple 3 : Régulation du niveau d’un ballon
La cascade LC → FC comprend aussi deux boucles : la boucle de débit
(boucle secondaire) et la boucle de niveau (boucle primaire).
La colonne de distillation en aval du ballon est un procédé qui, par
nature, s’adapte difficilement aux variations brusques de débit
d’alimentation.
La boucle de débit assure un débit constant ou ne subissant que des
variations lentes. La boucle de niveau évite les dérives lentes qui
tendraient à remplir ou vider le ballon. Dans le cas où le volume du
ballon est grand par rapport au débit de liquide, un niveau parfaitement
constant n’est pas un impératif absolu. Au contraire, le niveau peut
amortir les variations de débit liquide venant de l’amont du procédé.
Ce régulateur de niveau peut être un régulateur avec “bande morte”
avec lequel le débit reste constant tant que le niveau se situe entre 2
seuils précédemment définis (30 et 60 % de l’échelle par exemple). 197
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Le “Split Range” ou partage d’échelle est un schéma de régulation qui
permet de commander la position de plusieurs vannes ou organes de
réglage à partir d’un seul régulateur.
Comme l’indique une traduction possible : “Échelle partagée”, le
passage de la position “ouverte” à la position “fermée” des organes de
réglage ne correspond qu’à une partie seulement de l’échelle 0-
100 % du Sc du régulateur ; celle-ci est partagée entre les différents
organes de réglage.
Exemple : Le partage de l’étendue d’échelle se fait de la façon suivante :
▪ entre 0 % et 50 % de l’échelle, la vanne 2 se ferme ;
▪ entre 50 % et 100 %, la vanne 1 s’ouvre.
La valeur S0 indiquée sur le schéma correspond donc :
▪ vanne 1 fermée ;
▪ vanne 2 ouverte à 60 %.
198
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Il existe de nombreuses possibilités de partager l’échelle du signal de commande entre les organes de réglage concernés par le “Split-Range”.
199
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Exemple : Régulation de pression d’un ballon dégazeur d’eau de chaudière
200
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Exemple : Régulation de pression d’une tour de distillation
201
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Exemple : Régulation Flip Flop
202
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN FEEDFORWARD OU EN PROPORTION
Dans une régulation de proportion la perturbation est mesurée (le
débit de soutirage) et une correction est appliquée immédiatement
à l'organe réglant par le proportionneur (FF). Ce type de régulation
est dite en boucle ouverte car la correction est appliquée à priori
sans vérification de son bien fondé ou de son efficacité.
Cependant, le facteur de correction peut être ajusté par une autre
régulation (ici la régulation de niveau LC) qui elle, prend en compte
le résultat attendu qui est la stabilité du niveau.
Une telle conception est utile quand:
▪ le résultat est difficile à mesurer
▪ la réaction à la perturbation est si rapide et si importante qu'on
souhaite agir au plus vite.
203
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE OVERRIDE OU EN SUBSTITUTION
La régulation de substitution est utile lorsqu'on souhaite réguler
deux variables au moyen d'un seul organe réglant.
Dans le but de la régulation est de maintenir un niveau dans le bac
aval et le bac amont en agissant sur la vanne de transfert entre les
deux. La priorité est donnée au niveau du bac amont c'est-à-dire
que si que si la consommation de liquide est trop importante, on
préférera laisser baisser le niveau du bac aval pour préserver le
niveau du bac amont.
La vanne est commandée par un calculateur (FY) qui compare les
sorties des deux régulateurs de niveau, amont et aval. Il choisit en
permanence la valeur la plus faible.
204
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.1. SEPARATION & DISTILLATION
1.1.1. SEPARATION
La séparation des mélanges est une opération unitaire qui permet d'isoler ou de séparer certains constituants des mélanges dans
lesquels ils se trouvent.
Il est souvent nécessaire, pour obtenir une substance pure, de la séparer de toutes les autres substances qui l'accompagnent en utilisant
des moyens physiques. Le choix de la technique varie en fonction de la nature du mélange, de la substance que l'on doit séparer et des
phases qui constituent le mélange.
205
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.1. SEPARATION & DISTILLATION
1.1.2. DISTILLATION
La distillation est une opération unitaire de séparation physique utilisé pour séparer des mélanges en fonction des différences de volatilité des
composants. C’est un procédé couramment utilisé dans l’industrie , particulièrement utilisé dans les secteurs de la chimie , de la pétrochimie et le
secteur pétrolier.
Le principe fondamental de toute opération unitaire notamment la distillation, l’absorption, etc... est la mise en contact de phase en présence
(liquide & gazeuse) pour assurer le développement des réactions, les mécanismes de transfert de masse, de chaleur et de quantités de
mouvement qui ont lieu durant la chaine de transformation, ainsi que la séparation de constituants de mélange résultant.
La démarche générale, adoptée pour toute opération unitaire consiste en :
• Le dimensionnement de l'installation.
03
206
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.1. TRANSITION ENTRE PHASES
L'équilibre liquide-vapeur est un état dans lequel un liquide et sa vapeur sont en équilibre c'est-à-dire qu'il y a autant de vaporisation que
de condensation à l'échelle moléculaire. À l'échelle macromoléculaire on n'observe aucun changement dans le temps.
L’équilibre entre les phases vapeur et liquide est atteint quand il n’y a plus de modification de composition, de température ou de pression.
Sublimation
Fusion Vaporisation
Solidification Condensation
Condensation solide
207
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CHANGEMENT DE PHASES D’UN CORPS PUR
Les transformations liquide/vapeur se font à température constante pour un corps pur. Cette température ne dépend que de la pression.
Les températures des corps purs sont différentes et constantes pendant leur changement de phase.
Exemple : A pression atmosphérique, Eau = 100 °C , Ethane = - 89 °C , Propane = - 42 °C, Butane = - 0,5 °C.
208
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CHANGEMENT DE PHASES D’UN CORPS PUR
P4
Point
Température
Courbe de bulle Critique
P3
P2
Volume spécifique
209
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CONSTITUANTS D’UN MELANGE 𝒚𝑨 : 𝐹𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 de 𝐀 dans la vapeur.
Considérons une phase liquide et une phase vapeur en
𝒙𝑨 : 𝐹𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 de 𝐀 dans le liquide.
présence.
𝑛𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆: 𝑦𝐴 = = 1 − 𝑦𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑦𝐴 + 𝑦𝐵 = 1
▪Phase Vapeur:
𝑛𝐴 + 𝑛𝐵
𝑚𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆: 𝑤𝐴 = = 1 − 𝑤𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑤𝐴 + 𝑤𝐵 = 1
𝑚𝐴 + 𝑚𝐵
𝑛𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆: 𝑥𝐴 = = 1 − 𝑥𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑥𝐴 + 𝑥𝐵 = 1
▪Phase Liquide:
𝑛𝐴 + 𝑛𝐵
𝑚𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆: 𝜔′𝐴 = = 1 − 𝜔′ 𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝜔′𝐴 + 𝜔′𝐵 = 1
𝑚𝐴 + 𝑚𝐵
210
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CONSTITUANTS D’UN MELANGE
Exercice : La composition molaire du GNL commercial est : Méthane CH4 (94.9%), Ethane C2H6 (4%), Propane C3H8 (0.6%),
Dioxyde de carbone CO2 (0.5%).
Mélanges idéaux
212
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
A B AB
1.2.4. LOI DE DALTON / VAPEUR
La loi de Dalton est applicable lorsque l’on peut considérer
toutes les vapeurs présentes dans un mélange de vapeurs
comme des gaz parfaits : « La pression partielle de chaque
constituant d’un mélange est égale à sa fraction molaire
dans la vapeur multipliée par la pression totale ».
𝑷 = 𝒚𝑨 ∙ 𝑷
𝑷 = 𝑷𝑨 + 𝑷 𝑩 𝑎𝑣𝑒𝑐: ቊ 𝑨
𝑷 𝑩 = 𝒚𝑩 ∙ 𝑷
213
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.4. LOI DE DALTON / LIQUIDE
«Pour un système idéal, la pression partielle de chaque
constituant est égale à sa pression de vapeur à l’état pur et
à la température du mélange , multipliée par sa fraction
molaire dans la phase liquide».
𝑷𝑨 = 𝒙𝑨 ∙ 𝑷°𝑨
𝑷 = 𝑷𝑨 + 𝑷𝑩 𝑎𝑣𝑒𝑐: ൝
𝑷𝑩 = 𝒙𝑩 ∙ 𝑷°𝑩
𝑷𝑨 La pression de vapeur en A émise par le liquide à la
température T.
• 𝑷𝟏 = 𝑷°𝟏 ∙ 𝒙𝟏 = 𝑷°𝟏 ∙ (𝟏 − 𝒙𝟐 )
• 𝑷𝟐 = 𝑷°𝟐 ∙ 𝒙𝟐 = 𝑷°𝟐 ∙ (𝟏 − 𝒙𝟏 )
x toluène x benzène
Loi de Raoult- loi des solutions non idéales
Isotherme 100°C du mélange benzène toluène
Pour un mélange binaire (1, 2) :
𝑷 = 𝛾𝟏 ∙ 𝒙𝟏 ∙ 𝑷°𝟏 + 𝛾𝟐 ∙ 𝒙𝟐 ∙ 𝑷°𝟐
𝛾𝟏 et 𝛾𝟐 sont les coefficients d′activité qui peuvent être
supérieur ou inférieur à 1. Ils peuvent être déterminés à partir
des équations de van Laar , Duhem Margules, Wilson, …
215
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.5. VOLATILITE
La tension de vapeur mesure la tendance des molécules à s’échapper d’une phase liquide pour engendrer une phase vapeur en
équilibre, c’est une pression de vapeur exercer sur la surface de liquide à une température donnée.
Un liquide est d’autant plus volatile que sa pression de vapeur saturante (TV) est plus grande.
Mesure de tension de vapeur Courbe de tension de vapeur des corps purs 217
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Les courbes de tension de vapeur permettent donc de déterminer à pression fixe, la température de passage de l’état liquide à l’état
gazeux c’est la température d’ébullition. Sous la pression normale de 1,013 bar on parle de température d'ébullition normale.
Courbe de tension de vapeur des corps purs T° d’ébullition des hydrocarbures purs 218
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Diagramme PV (n-butane
219
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Exemple 1:
A partir de la courbe de TV :
P= TV de C3 = 8,5 atm.
8,5
atm
20 °C
221
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Utilisation industrielle de la courbe de tension de vapeur :
Exemple 2 : Dans le cas d’utilisation de la vapeur d’eau comme
fluide caloporteur dans le rebouilleur du fond de la colonne, on
peut déterminer la température de condensation de cette
vapeur à une pression donnée :
134 °C
222
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Exemple 3 :
P= P= P= P= P=
223
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.7. TEMPÉRATURE DE BULLE ET DE ROSÉE
Le point d’ébullition d’un corps ou d’un mélange liquide
quelconque, c’est la température à laquelle apparaît la
première bulle de vapeur quand on élève progressivement la
T° du liquide sous pression constante.
224
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.8. VAPORISATION D’UN MELANGE HC
Mélange de la charge d’alimentation à son point de bulle : %
vaporisé = 0%.
0 % vaporisé
Mélange de la charge d’alimentation à son point de rosée:
%vaporisé= 100%.
𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝒗𝒂𝒑𝒆𝒖𝒓
% 𝒗𝒂𝒑𝒐𝒓𝒊𝒔é = × 𝟏𝟎𝟎
𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝒄𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆 𝒅′ 𝒂𝒍𝒊𝒎
100 % vaporisé
Comment peut -on augmenter la vaporisation de 50% à 70% ?
225
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.8. VAPORISATION D’UN MELANGE HC
Un composé est d'autant plus volatil que sa pression de vapeur saturante (Tension de vapeur) est élevée c'est à dire que sa
température d'ébullition est basse.
227
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.2. PRINCIPE OPERATOIRE
Elle permet d'amplifier toute séparation de mélange en
réalisant :
▪ une circulation à contre-courant de deux phases liquide et
vapeur à l'intérieur d'une colonne ou tour de distillation ;
▪ des contacts entre les phases liquide et vapeur grâce à
des plateaux ou des garnissages. À chaque contact, la
vapeur s'enrichit en constituants légers et le liquide se
concentre en produits lourds
Cette opération est réalisée en vaporisant le mélange puis en
réalisant une succession Le résultat obtenu est une séparation
beaucoup plus fine du mélange. Le produit de tête ou distillat
contient les constituants légers, le produit de fond ou résidu,
les constituants lourds. 228
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.2. PRINCIPE OPERATOIRE
La mise en place du contre-courant liquide-vapeur fait apparaître la
nécessité :
▪ d'un condenseur pour amorcer dans la colonne le flux liquide par
l'intermédiaire du reflux externe injecté en tête ;
▪ d'un rebouilleur pour initier le flux vapeur par vaporisation partielle
du liquide de fond de tour.
L'alimentation partiellement vaporisée participe également à la
constitution de ces deux flux en s'intégrant à un niveau intermédiaire
dans la colonne.
Le contact liquide-vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
▪ sur des plateaux où le flux vapeur est distribué par des clapets dans
une couche de liquide coulant horizontalement ;
▪ par des garnissages sur les légers le liquide coule sur les anneaux
en formant un film qui est léché par la vapeur ascendante.
229
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.2. PRINCIPE OPERATOIRE
Les conditions opératoires d'une colonne industrielle :
▪ la pression de fonctionnement est fixée par les conditions
opératoires qui règnent au ballon de reflux : c'est la tension de
vapeur du produit de tête liquide. Elle est ensuite sensiblement
constante dans la colonne.
▪ les températures dans la tour sont les températures d'ébullition
des produits qui circulent :
✓ la température de tête est la plus basse correspondant
aux constituants légers obtenus au sommet ;
✓ la température de fond est la plus élevée correspondant
aux constituants lourds obtenus en fond.
L'évolution des températures dans la colonne est, en fait, le reflet des
changements de composition qui se produisent de plateau à plateau.
condenseur
ballon
de reflux
Zone de rectification
distillat
alimentation
Zone d’épuisement
rebouilleur
résidu
231
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
On se réfère généralement à certaines représentations graphiques pour étudier le phénomène de séparation des constituants
d'un mélange par distillation.
Les différents diagrammes d’équilibre liquide – vapeur les plus utilisés sont :
▪ Diagramme d'équilibre isobare ;
▪ Diagramme d'équilibre isotherme ;
▪ Diagramme de composition vapeur – liquide y=f(x) : Equation de la courbe d’équilibre.
232
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isobare : P=Cte
Un mélange binaire A+B donné et à une pression donnée
233
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isobare : P=Cte
Exemple : Une colonne de distillation C3/C4 sous une pression de 16 bar, Quelle doit être la température de rosée si la vapeur contient 84% en
Propane?
On lit la température
sur la courbe de
rosée
65 °C
Un mélange vapeur de titre
molaire 0,84 en propane,
commence à condenser à
65 °C
y= 0,84 234
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isotherme : T=Cte
Un mélange binaire A+B donné et à une température donnée :
𝐏 𝒊𝒔𝒐𝒕𝒉𝒆𝒓𝒎𝒆
𝑳+𝑽
235
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isotherme : T=Cte
Exemple : Diagramme isotherme du propane
236
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Cette forme de représentation permet de simplifier les calculs
de colonne de rectification, car elle est à la base de la
construction du nombre de plateaux théoriques.
A partir des relations précédentes , on peut établir l’équation de
la courbe d’équilibre liquide-vapeur: y=f(x)
𝜶𝟏 𝒚𝟏 𝒙𝟐 𝑷°𝟏
𝜶= = =
𝜶𝟐 𝒚𝟐 𝒙𝟏 𝑷°𝟐
𝒚 𝒙
= 𝜶
𝟏−𝒚 𝟏−𝒙
𝜶𝒙
𝒚=
𝟏 + (𝜶 − 𝟏)𝒙
237
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
• 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝛂 ⟹ 𝑵° 𝑷𝒍𝒂𝒕𝒆𝒂𝒖𝒙
𝑺é𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒇𝒂𝒄𝒊𝒍𝒆
• 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝛂 ⟹ 𝑵° 𝑷𝒍𝒂𝒕𝒆𝒂𝒖𝒙
𝑺é𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑫é𝒇𝒊𝒄𝒊𝒍𝒆 xW xD
238
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Relation entre diagramme isobare et diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
239
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Exercice : On considère un mélange de méthanol (B) et d'eau
(A), de fraction molaire globale en méthanol ZB=0.5, Ce mélange
est maintenu à la pression atmosphérique.
La température initiale est de T= 65°C, On chauffe
progressivement le mélange.
Questions:
1. À quelle Température commence-t-il à se vaporiser, quelle
est la composition de la première bulle de vapeur ?
2. À quelle Température termine-t-il de se vaporiser, et la
composition de la dernière goutte de liquide ?
3. Quelle est la composition du mélange liquide et vapeur à
80°C?
240
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Le mélange commence à se
85 °C vaporiser lorsque son point
représentatif croise la courbe de
bulle, soit T= 73°C .
73 °C
Température
initiale T= 65°C
ZB=0.5
241
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Solution : La composition de la
dernière goutte de liquide
est: xB=0,13 et xA=0,87.
La composition de la
première bulle de vapeur
est: yB=0,8 et yA=0,2.
Température
initiale T= 65°C
0,13 0,8
ZB=0.5 242
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Solution :
Le liquide contient
xB=0,21 et xA=0,79 (21%
méthanol et 79 % eau).
La vapeur contient
yB=0,63 et yA=0,37 (63
% méthanol et 37 %
eau)
Température
initiale T= 65°C
xA=0,79 yB=0,63
ZB=0.5 243
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
▪ Distillation flash ;
▪ Distillation atmosphérique ;
▪ Distillation azéotropique.
244
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.1. DISTILLATION PROGRESSIVE SIMPLE
Dans la distillation simple, une seule chaîne de vaporisation et
de condensation a lieu, il est difficile d’obtenir des substances
pures par simple distillation
Un dispositif de chauffage.
245
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.1. DISTILLATION PROGRESSIVE SIMPLE
La distillation simple ne permet pas de séparer efficacement Teb(A)
un mélange binaire : T
d a e mp
ns ér
▪ Fraction molaire maximale en léger: 1ère goutte le atu
b a re
llo
nA
▪ Fraction molaire maximale en lourd: dernière goutte
Température
Si on arrête la distillation en cours, on peut séparer 2 mélanges B
Température
de compositions différentes : dans le ballon A
▪ Le ballon A s’enrichit en lourd: résidu de distillation Température
Composition
dans le ballon A
▪ Le ballon B s’enrichit en léger: distillat de la dernière
goutte de Composition
Composition du de
Composition Teb(B)
liquide
Composition dans le
du liquide dans du liquide
du liquideliquide
ladans
1èredans
gouttele
A le ballon
ballon A
dansAle ballon Ale ballon
dansBballon B B
le ballon
0 Fraction molaire de B 1
246
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
La distillation flash est la détente isenthalpique d'un mélange à l'état liquide surchauffé. La brusque détente entraine la
vaporisation d'une partie du liquide d'alimentation. On dit qu’elle est simple lorsqu’elle est utilisée une seule fois.
Séparation d’un mélange d’HC par flash Séparation d’un mélange C3/C4 par flash
249
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash simple : Bilan Matière
• Bilan Global: 𝑭 = 𝑳 + 𝑽 = 𝑭𝒊 𝑽 , 𝒚𝒊
• Bilan partiel: 𝑭𝒊 = 𝑳 𝒙𝒊 + 𝑽 𝒚𝒊
𝑭 , 𝒛𝒊 𝑻&𝑷
• Relation d’équilibre:
𝒚𝒊 = 𝑲𝒊 ∙ 𝒙𝒊
250
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash simple : Bilan Matière
Exercice :
▪ Un mélange d'hydrocarbures de composition suivante
(fractions molaires): Composition % molaire , zi
Il sera soumis à une vaporisation partielle en sorte que à 30°C, Ethane 0,04
la tension de vapeur de la phase liquide n'excède pas 5 atm. Propane 0,38
▪ Calculer les compositions des deux phases après
Isobutane 0,08
l’équilibre.
▪ Calculer les débits des deux phases. n-butane 0,44
n-pentane 0,06
251
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash successive
Distillation flash à 3 étages, on obtient 4 flux de compositions différentes ( E , F , I , J ) , dont les caractéristiques varient en fonction
du refroidissement ou du réchauffage des alimentations des ballons.
252
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash successive
▪ Pour augmenter la pureté ;
▪ Fonctionnement qui s’approche de celui d’une colonne de distillation.
E
Teb(A)
J H I
C
F
T3
Température
2 G B C
Alimentation T1
A F
T2 D E
G
I F
1 A
G
Teb(B)
J
3 J 0 Fraction molaire de B 1
253
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Fonctionnement
Elle consiste à réaliser :
▪ des répétitions successives du procédé flash ;
▪ de la diffusion à contre-courant entre la phase liquide descendante et la phase vapeur ascendante.
Cela permet d’obtenir :
▪ une phase vapeur devient de plus en plus légère en remontant à travers le nombre y de ballons flash ;
▪ une phase liquide devient de plus en plus lourde en s’écoulant à travers le nombre x de ballons flash.
Objectifs
Température
le
Plateau N-1
l'existence d'un gradient de température entre le bas et le sommet de bul
e
b ed
la colonne. C our
▪ Ce gradient de température est maintenu simplement en
a Plateau N
266
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.5. DISTILLATION SOUS VIDE
La distillation sous vide est une distillation réalisé à une pression inferieure à la pression atmosphérique causant l'évaporation des
liquides les plus volatils pour des températures réduites. L'opération sous vide permet d'abaisser les températures de distillation
et d'éviter ainsi la dégradation thermique des hydrocarbures à haute température d'ébullition.
P P
T T
267
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.5. DISTILLATION SOUS VIDE
L'installation de distillation sous vide (DSV) a pour but de séparer le résidu atmosphérique en plusieurs coupes pétrolières. Le découpage
réalisé dépend de la composition du résidu atmosphérique et des utilisations ultérieures des différentes coupes obtenues. ses
utilisations répondent actuellement à 3 objectifs principaux :
▪ Fabrication des bitumes ;
▪ Élaboration de distillats destinés à être valorisés par le craquage catalytique ou l'hydrocraquage ;
▪ Fabrication des huiles de base.
L’objectif de la DSV est de vaporiser le résidu pour une récupération maximum de distillats. Cela suppose :
▪ une température la plus élevée possible (mais limitée aux environs de 400°C seuil de stabilité des hydrocarbures) ;
▪ une pression en fond de colonne la plus faible possible.
Le vide est assuré par un dispositif d'aspiration des gaz résiduels en tête de colonne; (éjecteurs à vapeur, pompes à vide) gazole sous vide
et distillats sous vide sont soutirés latéralement et le résidu sous vide est obtenu en fond de colonne.
Le résidu sous-vide (550°C à 600°C +) apparaît comme le FOND DE BARIL, valorisable comme base fuel charge de viscoréducteur et sur
certains bruts comme base bitume.
268
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Position de l’alimentation de la colonne
La position de l’alimentation renseigne sur le rôle de la colonne:
Alimentation en position haute :
▪ Plus de plateaux dans la zone d’épuisement ;
▪ C’est la qualité du résidu qui est recherchée.
Alimentation en position basse :
• Plus de plateaux dans la zone de rectification ;
• C’est la qualité du distillat qui est recherchée.
Azéotrope eau-éthanol
270
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.1. DEFINITION
Les colonnes aussi appelés tour ont une forme cylindrique, leur hauteur
est toujours très grande comparée à leur diamètre qui, avec des
éléments de structure installés à l’intérieur de façon à obtenir la
séparation efficace du liquide avec la vapeur.
Le contact liquide-vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
▪ sur des plateaux où le flux vapeur est distribué par des clapets dans
une couche de liquide coulant horizontalement ;
▪ par des garnissages sur les légers le liquide coule sur les anneaux
en formant un film qui est léché par la vapeur ascendante.
Outre ces éléments de la tour, il y a aussi des équipements annexes :
▪ d'un condenseur pour amorcer dans la colonne le flux liquide par
l'intermédiaire du reflux externe injecté en tête ;
▪ d'un rebouilleur pour initier le flux vapeur par vaporisation partielle
du liquide de fond de tour.
Exemple d’une colonne de distillation /Réf. Sonatrach, HRM 271
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.2. FONCTIONNEMENT DE PLATEAUX
Le rôle des plateaux est d’assurer un contact intime entre la phase vapeur ascendante et une phase liquide descendante (diffusion à
contre-courant), permettant ainsi un bon transfert de matière et de chaleur.
• Alimentation
• Rebouilleur
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
Flux vapeur:
2.3.2. FONCTIONNEMENT DE PLATEAUX
Mise en œuvre du contre-courant liquide‐vapeur
La mise en place du contre-courant liquide‐vapeur fait
apparaître la nécessité :
▪ d'un condenseur : reflux externe injecté en tête ;
Flux liquide:
▪ d'un rebouilleur pour initier le flux vapeur injecté au fond de
• Alimentation
• Reflux externe de tête
colonne.
𝐿𝑟
𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒅𝒆 𝑹𝒆𝒇𝒍𝒖𝒙: 𝑟𝑓 =
𝐷𝑙
276
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. REBOUILLEUR D’UNE COLONNE
▪ Système de séparation de liquide et de vapeur pour
thermosiphon : Le liquide rebouilli est soutiré comme
résidu sans se mélanger avec le liquide du dernier plateau.
𝑽′𝟎
𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒅𝒆 𝑹𝒆𝒃𝒐𝒖𝒊𝒍𝒍𝒂𝒈𝒆: 𝒓𝒃 =
𝑹
277
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. REBOUILLEUR D’UNE COLONNE
Charge thermique : Utilisation de la vapeur ou d’un liquide caloporteur
278
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE
Le contact liquide-vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
▪ sur des plateaux où le flux vapeur est distribué par des clapets dans
une couche de liquide coulant horizontalement ;
▪ par des garnissages sur les légers le liquide coule sur les anneaux
en formant un film qui est léché par la vapeur ascendante.
1- À Plateaux
Colonnes
2- À Garnissage
(1) (2)
279
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Constitutifs de colonne
La colonne est généralement en tôles d'acier soudées, la nuance de
l'acier dépendant de la nature du produit distillé.
À l‘Extérieur :
▪ les divers piquages pour branchement de tuyauteries : vapeur
de tête, reflux, alimentation, liquide de fond vers rebouilleur,
retour rebouilleur, ...
▪ les prises pour appareils de mesure et de contrôle :
thermocouples, manomètres, niveaux automatiques, niveaux à
glace, ...
▪ des trous d'homme d'un diamètre de 18" ou 20" en général ;
▪ des échelles et passerelles .
2- Déversoir
283
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux
La géométrie des plateaux prend en compte plusieurs paramètres : Nombre de passes
Types de déversoir
Types de barrage
Nombre de perforations
Sens d’écoulement
H1
H1
H3
289
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Régimes d’écoulement
• Plusieurs régimes de fonctionnement :
Régimes d’écoulement
290
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux
• Le choix du plateau dépend principalement du débit du liquide, de la souplesse d’utilisation souhaitée et du coût de l’installation.
Plateaux perforés
291
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
▪ Les calottes sont des éléments placés de façon verticale
sur le plateau pour augmenter la surface de contact entre
les phases.
▪ Les sorties de la calotte sont en forme de « dents ».
▪ Cette conception ne compte pas sur la vitesse de la vapeur
ascendante pour retenir le liquide sur le plateau.
▪ Dimensions:
• Taille de calotte : 3.0 – 6.0 in.
• Taille de perforation : 2.0 – 3.0 in.
292
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
Le gaz sortant de la fente barbotte dans la
Le gaz arrive par le bas, passe par la
couche de liquide et crée une émulsion
cheminée, puis change de direction et
dans laquelle se produit l’échange de
sort par la fente de la calotte.
matière.
Plateaux à tunnels
296
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
▪ En raison de leur coût, ils sont de moins en moins utilisés
dans l’industrie. Toutefois ils sont encore recommandés
dans des cas particuliers :
Plateaux à calottes
297
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
Avantages Inconvénients
Ils offrent un bon mélange des phases gaz et liquide. Ils augmentent les pertes de charge.
Ils fonctionnent à bas débits liquide et vapeur Ils coutent un peu plus cher
Ils permettent un temps de contact du gaz avec le liquide Ils risquent un bouchage provoqué par des phénomènes de
supérieur. corrosion.
299
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateaux perforés
▪ La surface des plateaux est perforée de nombreux petits orifices.
▪ Le fonctionnement est basé sur la différence de pressions de part et
d'autre d'un plateau.
▪ Cette différence de pression permet de maintenir le liquide sur le
plateau et elle permet le passage du gaz par les trous du plateau.
Avantages Inconvénients
Manque de souplesse : aux faibles débits de gaz, le liquide peut s'écouler à travers
Coût faible.
les trous (pleurage) , ce qui diminue l’efficacité de plateau.
Risque d’engorgement liquide. Si la vitesse du gaz est trop élevée, elle peut
Simplicité. empêcher la descente du liquide sur le plateau inférieur, en particulier dans les
phases de démarrage durant le chargement de la colonne.
Sensibilité aux défauts de planéité : tous les plateaux doivent être placés
La perte de charge est diminuée car le gaz
horizontalement car une inclinaison peut créer un phénomène de pleurage dans les
passe directement dans le liquide.
zones inférieures de la colonne.
302
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes
Chaque orifice est équipé d’une soupape qui se soulève sous la
poussée du gaz.
Plateaux à clapets
303
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes
Il existe plusieurs types de plateaux à soupapes, selon les constructeurs.
Gaz Gaz
Débit de gaz normal Débit de gaz élevé Gaz
soupape ouverte Soupape ouverte a fond Débit de gaz faible
soupape peu ouverte
Fonctionnement de clapets 305
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes
Plateaux à clapets
▪ Contact uniforme : sortie latérale de la vapeur ;
▪ Pleurage réduit à faible débit.
Avantages :
▪ Régimes de fonctionnement similaires aux plateaux perforés,
mais sans risque de drainage ;
▪ Faibles coûts de fabrication.
Inconvénients :
▪ Débit de gaz provoquant l’engorgement supérieur à celui d’un
plateau à calottes ;
▪ Pertes de charge importantes pour les faibles débits de gaz
(soupapes à soulever).
Types de clapets 306
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux / Plateau à clapets ou à soupapes
Avantages Inconvénients
Les plateaux de ce type présentent une forte perte de charge en cas des faibles
Ils acceptent de grandes vitesses de vapeur/ de débit
débits de gaz, car la section initiale de passage est faible et la pression du gaz doit
du gaz qui provoque l’engorgement.
monter pour équilibrer la masse de la soupape.
Le plateau à soupapes n'est pas étanche et il se vide à l'arrêt. Son emploi n'est
L’efficacité est constante dans un large domaine. donc pas recommandé lorsque la colonne fonctionne par campagnes, avec des
arrêts répétés.
Le coût faible
307
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Comparaison des types de plateaux
308
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Bilan massique et thermique
𝑨=𝑫+𝑹
309
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Bilan massique et thermique
Exemple: Débutaniseur
Déterminer :
• Clé légère:
• Clé Lourde:
• Débit total et partiel
des constituants
Entrée Sortie
▪Taux de reflux:
𝑳𝟎 𝑳𝟎
𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒇𝒍𝒖𝒙: 𝒓𝒇 = 𝒐𝒖 =
𝑨 𝑫𝑳 + 𝑫𝑽
▪Taux de rebouillage:
𝑽′𝟎 𝑽′𝟎
𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒃𝒐𝒖𝒊𝒍𝒍𝒂𝒈𝒆: 𝒓𝒃 = 𝒐𝒖 =
𝑨 𝑹
Point de coupe et ligne de séparation - Débutaniseur 311
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de débits molaires
312
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de température / Mélange binaire
313
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de température / Mélange complexe
314
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de concentrations / Mélange complexe
315
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de concentrations / Mélange complexe
Soutirages latéraux:
Valeurs maximales de concentration pour certains composants
intermédiaires
=> Utilisation de soutirages latéraux pour obtenir un produit avec
une forte concentration d'un composant intermédiaire donné.
316
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Concept de plateau sensible
• Le plateau sensible d’une colonne est celui dont la température
varie le plus avec la qualité du produit séparé ; son identification
se fait expérimentalement ou par simulation.
317
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Concept de plateau sensible
Un plateau sensible doit être dans une zone de température où les variations de température présentent :
318
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Exemple : Débutaniseur
319
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Exemple : Débutaniseur
Le point de coupe est modifié par le reflux ou le rebouillage. Les différents cas présentés montrent deux régions de sensibilité dans la
rectification et l'épuisement.
✓ Pour ce type de colonne c'est généralement la zone de rectification qui est choisie, les températures étant très sensibles à
l'augmentation du distillat, ie. aux produits qui deviennent plus lourds. Ceci correspond ici à une quantité plus importante de C5
dans le GPL de tête.
✓ De plus, les conditions dans la zone d'épuisement, qui varient en fonction du point final de condensât traitée, semblent être moins
favorables à la mise en œuvre de ce type de contrôle
320
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Exemple : Débutaniseur _ Fonctionnement et Exploitation
▪ Bilan matière:
• Charge = Produits
• Exemple: 36 t/h = 9 t/h + 27 t/h
▪ Qualité des produits: efficacité de la séparation ;
▪ Pression : pression au ballon de reflux, en tête de colonne,
en fond de colonne ;
▪ Températures : tête, fond, gradient de température ;
▪ Énergie : apport de chaleur au rebouilleur.
321
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Fonctionnement et Exploitation
322
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Principe de fonctionnement
Une colonne à garnissage est une colonne qui est remplie d’éléments
permettant d’augmenter la surface de contact entre la phase gazeuse
et la phase liquide.
Il doit également offrir une grande surface mouillée pour assurer une
importante surface d'échange de matière entre le liquide et la
vapeur/le gaz (transfert des constituants volatils d'une phase vers
l'autre).
Colonne à garnissage
323
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Principe de fonctionnement
Dans les colonnes à garnissage, l’échange entre le gaz et le liquide
est réalisé non plus sur un plateau, mais sur la surface de petits
éléments placés dans la colonne, qui constituent le garnissage.
Il doit offrir un degré de vide suffisant pour laisser passer le liquide
et la vapeur/le gaz à contre-courant, sans perte de charge excessive.
Il doit également offrir une grande surface mouillée pour assurer
une importante surface d'échange de matière entre le liquide et la
vapeur/le gaz (transfert des constituants volatils d'une phase vers
l'autre).
Colonne à garnissage
324
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Principe de fonctionnement
Le garnissage permet :
▪ de créer une série d’obstacles sur le parcours du liquide et du
gaz au sein de la colonne ;
▪ d’augmenter la surface de contact entre les deux phases ;
▪ d’augmenter le temps de séjour des deux phases dans la
colonne et donc leur durée de contact ;
▪ de créer un régime turbulent de la phase gaz.
Colonne à garnissage
325
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Caractéristiques
Les colonnes garnies peuvent avoir une grande efficacité. L’efficacité pour une colonne donnée, dépend d’un grand nombre de facteurs, à
savoir :
▪ la vitesse du gaz ;
▪ la solubilité du polluant dans la solution ;
▪ la concentration de l’absorbant dans la solution ;
▪ la réactivité éventuelle du gaz avec les constituants du liquide ;
▪ la diffusivité du polluant dans la phase gazeuse et de l’absorbant dans la phase liquide ;
▪ la teneur en polluant de la phase gazeuse ;
▪ la hauteur de la colonne.
La perte de charge est proportionnelle :
▪ au carré de la vitesse de propagation du gaz au sein de la colonne ;
▪ à la masse volumique du gaz.
Elle augmente également avec le débit du liquide. 326
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Domaine d’application
327
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Différents types de flux
328
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Colonne à contre-courant
▪ Le gaz à traiter entre par le bas de la colonne, traverse le
garnissage et sort en tête de colonne. La phase gaz passant par
la colonne garnie est forcée, en raison de la présence du
garnissage, de changer souvent de direction d’écoulement.
▪ Ceci permet de bien mélanger les deux phases. Ce type
d’écoulement est celui qui présente l’efficacité théorique la plus
importante.
▪ Les colonnes à contre-courant ne sont pas adaptées aux
grandes variations de débits de liquide et de gaz .
▪ Un engorgement se manifeste si le débit du liquide ou celui du
gaz est trop important.
Colonne à contre-courant
329
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Colonne à co-courant
▪ Les deux phases sont introduites en tête de colonne et
descendent ensemble, en passant par le garnissage, vers la base
de l’absorbeur. Cet arrangement permet à la colonne de
fonctionner avec des débits plus grands (l’engorgement
n’existent plus).
▪ Pour les mêmes débits de gaz et de liquide, le diamètre d’une
colonne à co-courant est plus petit que celui d’une colonne à
contre-courant.
▪ Les pertes de charge sont plus petites car les deux phases
s’écoulent dans la même direction.
▪ Efficacité relativement faible.
Colonne à co-courant
330
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Colonne à courant croisé
▪ Ces colonnes sont horizontales. Le gaz est introduit à une
extrémité. Le liquide est introduit perpendiculairement au gaz
par la partie supérieure de la colonne.
▪ Les absorbeurs à flux croisé sont plus petits, on peut les utilisés
dans le traitement des fumées.
▪ Les pertes de charge sont moins importantes que pour les
autres types de colonnes.
▪ Le principal inconvénient est la présence permanente du
problème d’entraînement du liquide par le gaz.
333
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Distributeurs
334
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Distributeurs
335
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Grille de support de garnissage et de distribution
La grille de support du garnissage doit être capable de supporter la masse du garnissage et la masse du liquide lié au garnissage
(rétention du liquide).
336
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Limiteur de garnissage
Il consiste en une grille de métal placée au-dessus du
garnissage.
337
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Dévisiculeur
▪ Placé en haut de la colonne.
338
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Collecteurs
C’est un dispositif servant à collecter le liquide s’écoulant au sein de la colonne s’il y a nécessité de redistribution du liquide dans
la colonne, par exemple à cause de l’utilisation de deux lits ou d’une augmentation de température significative.
339
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage
Il se décline en plastique, métal, céramique et exotiques (verre, quartz, carbone...). Les formes ou modèles fournies par les
fabricants répondent à toutes les demandes des plus classiques aux plus exigeantes.
Garnissage en vrac
Garnissage structurés
Garnissage en grille
340
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en vrac
▪ Ce sont des éléments plus ou moins tortueux, de taille allant de 10 à 100 mm.
▪ On remplit la colonne de manière aléatoire ou en les empilant pour créer une structure enchevêtrée.
341
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en vrac
Les garnissages en vrac sont classés sous 03 types:
1. Anneaux:
• Exemple: Raschig, Lessing, Pall, Nutter, Interpak
2. Selles:
• Exemple: Byerl, Intalox, Novalox
3. Boules:
• Exemple: Hackett, Toppack, Igel
342
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en vrac
Avantages Inconvénients
343
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage structuré
Ce garnissage est vraiment apprécié pour sa bonne efficacité et sa faible chute de pression. Ces deux propriétés principales conduisent
souvent à un gain réel de volumes comparés aux autres composants internes des colonnes.
344
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage structuré
Ils se présentent sous la forme de plaques métalliques gaufrées et perforées empilées les unes sur les autres en subissant alternativement
une rotation d’un angle ± θ.
345
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage structuré
Avantages Inconvénients
▪ Structure en réseau ;
▪ Robustes.
347
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. COMPARAISON DES TYPES DE COLONNE
348
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.1. CONTRÔLE D’UNE COLONNE
▪En fonctionnement, une colonne de distillation doit faire face à un certain nombre de perturbations, comme par exemple des
modifications de composition, de débit ou de température de la charge, le changement de la température ambiante, etc.
▪Le contrôle de la marche des unités de distillation est basé sur le suivi des paramètres suivants:
▪ Température
▪ Pression
▪ Reflux de tête :température
▪ Débit-Niveaux :ballon de flash , ballon de reflux , fond de colonne ,
349
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.1. CONTRÔLE D’UNE COLONNE
L'équipement d'instrumentation et de régulation de la colonne
donnée en exemple comprend :
• en tête de colonne ;
• au ballon de reflux ;
• en fond de colonne .
350
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
351
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
352
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.1. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT LIQUIDE
▪ Lorsque le distillat est liquide, la pression dans la colonne est généralement régulée en faisant varier la température du ballon de condensats
(puissance du condenseur de tête) : la pression s’établit alors naturellement à la valeur de la tension de vapeur du distillat (aux pertes de charges
près).
▪ La variation de la puissance du condenseur peut se réaliser :
Eau de
refroidissement
PC PC
LC LC
FC FC
354
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.2. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT TRES VOLATILE
▪ Dans certains cas, où le distillat est très volatil, on peut également trouver un système de split-range avec dégazage vers le réseau de
torche et appoint de gaz neutre (le plus souvent azote ou fuel-gaz).
Gaz d’appoint
(fuel-gaz ou azote) Torche
PC
LC
FC
355
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.3. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT GAZEUX PC
356
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
357
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.3. CONTRÔLE DE DEBIT
reflux
LC
FC
LC
Rebouilleur Résidu
358
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.3. CONTRÔLE DE DEBIT
Exemple : Dépropaniseur
359
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.1. CONTRÔLE DE TEMPERATURE DE TETE
▪ Liée à la pureté du produit de tête (à pression fixée).
361
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE DE PLATEAU SENSIBLE LC
362
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.5. CONTRÔLE DE CHAUFFAGE
▪ Chauffage du rebouilleur par de la vapeur d'eau.
▪ Chauffage par la vapeur d'un fluide de procédé.
3.4.6. CONTRÔLE DE REFROIDISSEMENT
▪ La régulation de la température de condensation par action sur le débit d'eau de refroidissement a un temps de réponse assez
long ; il vaut mieux maintenir le débit d'eau constant et noyer partiellement le condenseur pour réduire la surface d'échange.
364
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.5. VARIATION DE LA COMPOSITION DE LA CHARGE
▪ Un changement de composition en alimentation décale le profil de composition dans la colonne ayant pour résultat un grand
changement dans les compositions du produit.
▪ La plupart des colonnes industrielles n'ont pas un analyseur de composition en alimentation ; donc, les variations de
composition en alimentation apparaissent habituellement en tant que perturbations non-mesurées.
365
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.1. SÉCURITÉ DANS LES COLONNES
366
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.2. SOUPAPES DE SÉCURITÉ
367
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Le démarrage et l’arrêt des installations et spécifiquement des colonnes devront respecter rigoureusement les procédures du site.
Démarrage d’une colonne de distillation :
1. Mise à disposition des utilités : Il est évident qu'il est nécessaire de pouvoir disposer de toutes les utilités pour assurer la
progression des différentes phases du démarrage à savoir :
▪ L'Air Instrument ;
▪ L'Air Service ;
▪ L'Eau de Refroidissement ;
▪ Le Fuel-Gaz ;
368
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Démarrage d’une colonne de distillation :
2. Démarrage de la colonne
4
2
4- Ramenez lentement la pression à la normale.
369
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Démarrage d’une colonne de distillation :
2. Démarrage de la colonne
370
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Arrêt d’une colonne de distillation :
On procède à des opérations préliminaires bien ciblées, citons toutefois que :
10. Inertage de tous les circuits avec la vapeur BP vers le circuit de Blow-Down
372
ERCI POUR VOTRE ATTENTIO
373