0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
78 vues373 pages

Instrumentation, Regulation & Distillation Rev00

La formation sur l'instrumentation, la régulation et la distillation se déroulera sur 4 jours, du 9 au 12 décembre 2024, avec des horaires de 8h à 12h et de 14h à 18h. Le cours de 30 heures vise à enseigner aux étudiants les principes fondamentaux des capteurs, de la régulation et de la distillation, en mettant l'accent sur la métrologie et la chaîne de mesurage. Les prérequis incluent des bases en thermodynamique, mécanique des fluides et électricité.

Transféré par

Ange-Raphael Yangué
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
78 vues373 pages

Instrumentation, Regulation & Distillation Rev00

La formation sur l'instrumentation, la régulation et la distillation se déroulera sur 4 jours, du 9 au 12 décembre 2024, avec des horaires de 8h à 12h et de 14h à 18h. Le cours de 30 heures vise à enseigner aux étudiants les principes fondamentaux des capteurs, de la régulation et de la distillation, en mettant l'accent sur la métrologie et la chaîne de mesurage. Les prérequis incluent des bases en thermodynamique, mécanique des fluides et électricité.

Transféré par

Ange-Raphael Yangué
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DÉROULEMENT DE LA FORMATION

1. DUREE = 4 JOURS

2. DATE = 09 AU 12 DECEMBRE 2024

3. HORAIRES = 8h A 12H – 14H A 18H

4. PAUSE CAFE (15 min) = MATINEE : A 10H00 /


APRES-MIDI : A 16H00

5. GESTION DU TÉLÉPHONE PORTABLE

6. REACTIONS ET QUESTIONS EVENTUELLES

2
TEST D’ENTREE

3
INFORMATIONS GENERALES

INTITULE DU COURS : INSTRUMENTATION, REGULATION & DISTILLATION

NIVEAU D’ETUDES : LICENCE / MASTER

DUREE : 30 HEURES

PREREQUIS : BASES EN THERMODYNAMIQUE, EN MECANIQUE DES FLUIDES ET EN


ELECTRICITE

4
OBJECTIFS DU COURS
À l’issue de ce cours, les étudiants seront capables de :

▪ Connaitre les caractéristiques métrologiques des capteurs.


▪ Acquérir les principes fondamentaux des capteurs industriels (T/P/PD/N).
▪ Comprendre les différents modes de fonctionnement d'une boucle de régulation.
▪ Comprendre les principes fondamentaux de l'instrumentation et de la régulation dans
les procédés industriels.
▪ Maîtriser les concepts de base de la distillation et son application dans l'industrie.
▪ Appliquer les concepts de contrôle et de régulation à la distillation.

5
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.1. INSTRUMENTATION

L’instrumentation est un domaine comprenant les méthodes d’implantation, de réglages et d’exploitation de tous les appareils de
mesure, de calcul et d’action nécessaires à la maîtrise du processus industriel, y compris les aspects de protection et de
sécurité.

6
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.1. INSTRUMENTATION

L’instrumentation liée à l’observation est assurée par les capteurs, transmetteurs et indicateurs qui fournissent les mesures
continues et les détecteurs délivrant une information binaire.

7
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.1. INSTRUMENTATION

L’instrumentation permettant l’action concerne les organes de réglage tels que les vannes régulatrices, les ventilateurs, les
pompes, les résistances de puissance électrique, et les pré-actionneurs comme les convertisseurs de signaux, les positionneurs,
et les variateurs de vitesse.

8
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.2. METROLOGIE

La métrologie est la discipline scientifique de la mesure. Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et
maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure. Il s'agit d'une science transversale qui s'applique
dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées. La mesure est nécessaire à toute connaissance, à toute
prise de décision et à toute action.

Métrologie

Usage scientifique
Usage commercial Production
Elle permet l’échange d’information
Elle garantit la probité des Elle permet de fixer et de respecter
significative, la vérification d’expériences
transactions. des tolérances imposées.
et à confirmer des théories.

9
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.1. GRANDEURS PHYSIQUES & UNITES

La mesure industrielle consiste à attribuer une valeur à une grandeur physique.


On appelle grandeur physique tout attribut d’un phénomène, d’un corps ou d’une substance susceptible d’être distingué
qualitativement et déterminé quantitativement. Les grandeurs qui peuvent se comparer mutuellement forment des ensembles.
Ex: Les niveaux, les hauteurs, les diamètres, les épaisseurs, les longueurs d’ondes.
Les grandeurs physiques les plus courantes dans le domaine pétrolier sont : la température, le niveau, la pression et le débit.
L’expression d’une grandeur physique est le produit de 2 facteurs :
▪ Un facteur numérique ou une valeur numérique : exprime combien de fois l’unité est comprise dans la grandeur.
▪ L’unité de mesure : une grandeur particulière choisie comme grandeur de référence.
Ex: Une pression de 100 Pascal représente une de 100 fois 1 Pascal d’où P = 100 Pa.
Grandeurs de base ou fondamentales : Les grandeurs physiques sont liées entre elles par des équations exprimant des lois
physiques. Les grandeurs de base ou fondamentales sont des grandeurs sont considérées comme indépendantes les unes des
autres à partir desquelles on peut définir d’autres grandeurs au moyen d’équations.
10
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.1. GRANDEURS PHYSIQUES & UNITES
Grandeurs de base ou fondamentales
Grandeur Physique Unité de base (SI) Symbole de l’unité Dimension de base
Longueur mètre m L
Masse kilogramme kg M
Temps seconde s T
Courant électrique ampère A I
Température kelvin K Ө
Quantité de matière mole mol N
Intensité lumineuse candela cd J

Grandeur dérivée : est une grandeur définie, dans un système de grandeurs, par une équation en fonction de grandeurs de base.

Exemple : Surface, Volume, Vitesse, Accélération, Force, Pression, Débit, Travail, Puissance, …
11
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.2. CAPTEUR
Le capteur est l’élément primaire sensible au phénomène
physique qui le traduit en une grandeur exploitable
généralement électrique. Il est le premier élément de la chaîne
de mesurage.

Lorsque le capteur est constitué de plusieurs éléments, le


corps d’épreuve est celui en contact direct avec le mesurande.
Il génère une grandeur physique intermédiaire (déplacement,
déformation, force…) traduite en une grandeur électrique
(tension, capacité, induction…) par le transducteur.

12
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.2. CAPTEUR
Capteur passif : Le capteur est passif lorsque la grandeur
électrique exploitable est une impédance à dominante
capacitive, inductive ou résistive. C’est un dipôle passif :
l’impédance d’un capteur passif n’est mesurable qu’avec un
conditionneur électronique associé.

Capteur actif : Le capteur est actif lorsque, soumis au


mesurande, il se comporte en générateur électrique :
générateur de charge, de courant, ou de force électromotrice.
Le signal généré est faible : pour une variation de 100 °C, la
f.é.m d’un thermocouple type K varie de 4 mV .

13
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.3. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil
qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation
continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
Pour élaborer un signal normalisé à partir du signal généré par
le capteur, le transmetteur comprend globalement un
amplificateur, un filtre, et un traitement du signal. Le
transmetteur complète ainsi la chaîne de mesurage du capteur.
▪ L’amplificateur, en augmentant le niveau du signal
électrique E1 délivré par le capteur, réduit le rapport « bruit
de fond/signal », et améliore ainsi la qualité du signal E2
transmis.
14
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.3. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
▪ Le filtre élimine ou atténue les signaux parasites dans la
limite de certaines fréquences pour garantir un signal de
mesure E3 convenable. Parmi de nombreuses familles de
filtres, le plus répandu est le filtre passe-bas.
▪ Le traitement du signal réalise la fonction finale désirée,
généralement linéaire, entre le mesurande et la mesure, et
détermine la nature, tension ou courant, et l’intensité du
signal de mesure. Dans le cas du capteur-transmetteur de
pression, le signal délivré est un courant I tel que :
I = a · P + b, a et b dépendants du réglage effectué.

15
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
La grandeur physique objet de la mesure (température, pression...) est désignée comme le mesurande. L’ensemble des
opérations expérimentales qui concourent à la connaissance de la valeur numérique du mesurande constitue son mesurage.
La chaîne de mesurage est constituée de l’ensemble des dispositifs, y compris le capteur, rendant possible dans les meilleures
conditions la détermination précise de la valeur du mesurande.
Signal
Grandeur électrique Signal
physique standard
Capteur Transmetteur

PLC Controllogix Allen Bradley

Pression
Température
3-15 PSI
Débit
4-20 mA
Niveau
Numérique
Vitesse
16
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
La grandeur physique objet de la mesure (température, pression...) est désignée comme le mesurande. L’ensemble des
opérations expérimentales qui concourent à la connaissance de la valeur numérique du mesurande constitue son mesurage.
La chaîne de mesurage est constituée de l’ensemble des dispositifs, y compris le capteur, rendant possible dans les meilleures
conditions la détermination précise de la valeur du mesurande.

L’erreur de mesure est l’écart entre la valeur mesurée et la valeur de référence. Cette erreur de mesure est estimée à partir des
erreurs engendrées par les imperfections inhérentes à la chaîne de mesurage. L’erreur de mesure est la somme de l’erreur
systématique et de l’erreur aléatoire.

17
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE
Erreur systématique : Des mesurages répétés, pour une même
valeur du mesurande, peuvent entraîner un décalage constant
entre la valeur de référence et la valeur mesurée. Ce décalage
constant ou à variation prévisible est l’erreur systématique. Les
erreurs systématiques ont généralement pour cause une
connaissance erronée ; elles peuvent souvent être réduites ou
annulées par une correction.

Erreur aléatoire : Des mesurages répétés, pour une même


valeur d’un mesurande, conduisent à des écarts entre la valeur
de référence et la valeur mesurée. Ces écarts sont considérés
comme des erreurs aléatoires car variant de façon imprévisible.

18
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.4. CHAINE DE MESURAGE

Qualité de la chaine de mesure : La qualité d’une chaîne de


mesurage est évaluée par la précision regroupant la fidélité et
la justesse. Pour déterminer cette précision un grand nombre
de mesures d’une même valeur d’un mesurande, dite valeur
vraie, est effectuée.
La justesse de mesure est la qualité d’une chaîne de
mesurage dont les erreurs systématiques sont faibles.
La fidélité de mesure est la qualité d’une chaîne de mesurage
dont les erreurs aléatoires sont faibles.
La précision de mesure est donnée par l’erreur de précision
qui délimite l’intervalle autour de la valeur mesurée dans lequel
on est assuré d’avoir la valeur vraie.
Une chaîne de mesurage précise est à la fois juste et fidèle.
19
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
Etalonnage : La norme NF X07-001 définit l’étalonnage comme
l’ensemble des opérations établissant, dans les conditions
spécifiées, la relation entre les valeurs de la grandeur indiquée
par un appareil de mesure ou un système de mesure, et les
valeurs correspondantes de la grandeur réalisée par les
étalons.
Lors de l’étalonnage d’un instrument il faut tenir compte de
tous les paramètres additionnels susceptibles de modifier la
réponse de l’instrument :
▪ des grandeurs physiques liées au mesurande : sens et
vitesse de variation du mesurande;
▪ des indépendantes du mesurande, qui peuvent modifier sa
réponse pendant son utilisation : température, humidité,... 20
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
Étalonnage direct ou absolu : Les diverses valeurs du
mesurande sont fournies soit par des étalons soit par des
éléments de référence dont la valeur est connue avec une
précision très supérieure, de l’ordre de cent fois, à celle
recherchée pour l’instrument étudié.
Étalonnage indirect ou par comparaison : On utilise un
instrument de référence dont on possède la courbe
d’étalonnage et dont on est assuré de la stabilité dans le
temps.
L’instrument de référence et l’instrument à étalonner sont
soumis dans les mêmes conditions, simultanément si
possible, à l’action de mesurandes identiques dont
l’instrument de référence permet de connaître les valeurs. 21
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE
Étalonnage
Opérations établissant, dans des conditions spécifiées, la relation entre les valeurs
de la grandeur indiquées par un appareil ou un système de mesure, et les valeurs
correspondantes de grandeur réalisées par un étalon ou un appareil de référence.

Vérification
confirmation par examen et établissement des preuves que les exigences
spécifiées ont été satisfaites. Le résultat d’une vérification se traduit par une
décision de remise en service, d’ajustage, de réparation, de déclassement ou de
réforme.

22
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE Comparaison
avec un étalon
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE

Vérification Etalonnage

Conforme

Ajustage Réparation Déclassement Réforme

Constat de Certificat
Vérification d’étalonnage

Mise ou remise en
service 23
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE

L’échelle de mesure est donnée par la limite inférieure de mesure


et la limite supérieure de mesure de l’instrument.

L’étendue d’échelle (EE) est la différence algébrique entre les


valeurs extrêmes du mesurande qui peuvent être appliquées à
l’instrument, et pour laquelle les caractéristiques métrologiques
sont garanties.
L’étendue de mesure (EM) est la différence algébrique entre les
valeurs limites réglées par l’instrumentiste du mesurande qui
peuvent être appliquées à l’instrument, et pour laquelle les
caractéristiques métrologiques sont garanties.
Le zéro de mesure est la valeur prise comme origine de
l’information délivrée par l’instrument. Le zéro des transmetteurs
industriels actuels est réglable par configuration.
24
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE

Exercice: Soit un transmetteur de pression avec une plage de 0 à 200 PSI sur une échelle de cinq points. Calculer l’erreur .

𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫é𝐞 − 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞


𝐄𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫 = × 𝟏𝟎𝟎%
é𝐜𝐡𝐞𝐥𝐥𝐞

25
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE

Exemple de rapport d’étalonnage

26
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.3. NOTIONS DE MESURE
1.3.5. FIABILISATION DE LA MESURE

La qualité métrologique d'un instrument de mesure comprenant un capteur est l'ensemble des données qui caractérisent la qualité de la
mesure effectuée par le dispositif considéré. Les principales caractéristiques métrologiques sont :
▪ Limites d’utilisation d'un capteur et étendue de mesure ;
▪ Sensibilité : le rapport de la variation du signal électrique par la variation de la grandeur physique ;
▪ Résolution : la plus petite variation du mesurande que le capteur est capable de déceler ;
▪ Fidélité : l'aptitude à délivrer, pour une valeur de la grandeur mesurée, des mesures répétitives concordantes entre elles ;
▪ Justesse : l'aptitude à délivrer une réponse proche de la valeur vraie et ceci indépendamment de la notion de fidélité ;
▪ Précision (exactitude) : l'écart en pourcentage que l’on peut obtenir entre la valeur réelle et la valeur obtenue en sortie ;
▪ Hystérésis : l'aptitude à fournir la même indication lorsqu'on atteint une même valeur du mesurande par variation ;
▪ Temps de réponse : l'intervalle de temps qui s'écoule après une variation brusque du mesurande jusqu'à la variation de la sortie du
capteur ;
▪ Traçabilité métrologique : la propriété d’un résultat de mesure selon laquelle ce résultat peut être relié à une référence par
l’intermédiaire d’une chaîne ininterrompue et documentée d’étalonnages dont chacun contribue à l’incertitude de mesure. 27
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

Définition : La pression est la force exercée par un


fluide normalement à une surface, rapportée à l’unité de
surface. Exprimée en unités du système international
(SI), la pression est homogène à des newtons par mètre
carré. La pression s’exprime en Pascal (Pa). Le pascal
est la pression uniforme qui, agissant sur une surface
plane d’un mètre carré, exerce perpendiculairement à
P en Pa (Pascal)
cette surface une force totale d’un newton. F en N (Newton)
1 Pa = 1 N / 1 m2 1 mbar = 100 Pa = 1 hPa S en m²
1 bar = 105 Pa 1 psi = 6 894 Pa # 69 mbar
1 mbar = 100 Pa = 1 hPa 1 bar = 14.5 psi
28
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

Loi de Pascal : La pression existante en un point d’un


fluide en équilibre est constante sur toute la surface
PM1 = PM2 = PM3
horizontale S passant par M. PM4 = PM5 = PM6
PM1 ≠ PM4
Pour un fluide incompressible (liquide), la variation de
pression entre deux niveaux est proportionnelle à la
différence de hauteur entre ces mêmes niveaux.

P=F/S P : la pression relative (Pa)


ρ : la masse volumique (kg/m³)
La masse m = ρ x V
h : la hauteur du fluide en (m)
Le volume V= S x h d’où P – Patm = ρ x g x h
g : l’accélération de la
pesanteur (m/s²)
Loi de Pascal : P = ρ x g x h
29
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

Exercice 1 : Déterminons la pression Exercice 2 : Le réservoir contient de l’eau à une masse


volumique de 1000 kg / m³. L’instrument mesure une
pression de 0,60 bar, quelle est la hauteur de liquide ?

Le réservoir contient un fluide ayant une masse


volumique de 950 kg / m³, l’instrument mesure une
pression de 0,6 bar. Quelle sera la hauteur de liquide ?
30
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

La pression atmosphérique : Elle représente la


pression exercée par la couche d’air entourant la terre
sous l’action de la pesanteur. Cette pression évoluant
suivant la latitude, l’altitude et les conditions
météorologiques.

31
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

La pression atmosphérique : Elle représente la


pression exercée par la couche d’air entourant la terre
sous l’action de la pesanteur. Cette pression évoluant
suivant la latitude, l’altitude et les conditions
météorologiques.

La pression atmosphérique se mesure avec un


baromètre.

Le vide est une pression inférieure à la pression


atmosphérique.

32
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

La pression relative : C’est la pression mesurée par rapport à


une pression de référence. Quand la pression de référence est
la pression atmosphérique. La pression effective est la plus
fréquemment utilisée, car la plupart des capteurs de pression,
soumis à la pression atmosphérique, mesurent en relatif. La
pression relative est généralement positive et peut être
négative (sous vide). Prelative = Pmesurée - Préférence

La pression absolue est la somme de la pression effective et


de la pression atmosphérique. Cette pression est comptée à
partir du zéro. Le zéro est bien sûr le vide parfait, quand on
en approche on parle de vide poussé.
Peffective = Pabsolue - Patmospherique
33
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION
Exemple :
La pression différentielle (∆P) : Elle désigne la différence entre
La différence de pression entre P3
deux pressions. Sa mesure est indépendante de la température
et P4 sera proportionnelle à la
et des conditions atmosphériques.
hauteur de liquide dans le réservoir
La méthode de déduction du débit en fonction de la pression
(loi de pascal).
différentielle est très courante pour l’instrumentiste.
Pdifférentielle = P4 – P3
▪ La plaque a orifice, le tube de Pitot et le Venturi utilise cette
méthode ;
▪ La mesure de pression différentielle est un très bon
indicateur d’encrassement d’un filtre par exemple.

Le débit Q est proportionnel à la racine carrée de la différence


de pression P. On peut alors représenter la relation entre le
débit et la différence de pression mesurée.
34
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.1. NOTIONS DE PRESSION

La pression statique : Elle est la pression exercée sur les


parois d’un tuyau par un fluide au repos ou circulant dans une
direction parallèle aux parois.
La pression dynamique : Elle est la pression due à la vitesse
d’écoulement du fluide dans la conduite.
La pression totale est la somme des pressions statique et
dynamique. Ptotale = Pstatique + Pdynamique

35
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES HYDROSTATIQUES

La hauteur du liquide fournie une mesure de la pression à


travers la Loi de Pascal.

La sensibilité de l’appareil est d’autant plus importante que la


masse volumique du liquide est faible.
Manomètres à tube en U : La différence d’altitude h du liquide
manométrique, entre les deux cotés d’un même tube en U,
donne une mesure de la différence pression P entre les deux
extrémités du tube

tube en U à branches inégales : L’indication tient compte de


la variation de niveau dans le réservoir de telle sorte qu’il n’y ait
pas de correction à apporter lors de la lecture .
36
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES HYDROSTATIQUES

tube en U à branche inclinée : La sensibilité de la lecture peut être augmentée par l’inclinaison. L = h sin α

37
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES HYDROSTATIQUES

Les manomètres hydrostatiques ou à colonne de liquide couvrent un domaine de 0 à 500 kPa pour la mesure de pression de gaz
uniquement.
Avantages : Inconvénients :
▪ Bonne précision moins de 0,1% ; ▪ Encombrant et fragile ;
▪ Bonne stabilité ; ▪ Sensible à la température et aux vibrations ;
▪ Construction simple ; ▪ Sensible au changement de densité et viscosité ;
▪ Construction peu couteuse. ▪ Aucune possibilité de transmission à distance.

Domaine d’emploi :
▪ Mesure de pression absolue, relative ou différentielle jusqu’à deux bars ;
▪ Aucune nécessité de dépasser deux mètres de colonne de liquide ;
▪ Réservé pour les usages en laboratoire ou les appareils étalons.
38
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à tube Bourdon : Le tube de Bourdon est brasé,


soudé ou vissé avec le support de tube qui forme une pièce
complète avec le raccord. Par l’intermediaire d’un trou dans le
raccord , le fluide à mesurer passe à l’intérieur du tube. La
partie mobile finale se déplace lors de changement de pression
(effet Bourdon).

39
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

40
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE
Domaine d’utilisation : Les manomètres à tube de Bourdon sont utilisés pour la mesure de pressions positives ou négatives de
fluides, à condition que ceux-ci ne soient hautement visqueux . Les étendues de mesure s'étalent sur toutes les plages : de 0 - 0,6
bar à 0 - 4000 bars. La forme du tube dépend de l'étendue de mesure.

Avantages : Inconvénients :
▪ Bonne précision ; ▪ Réponse lente au changement brusque de pression;
▪ Construction simple ; ▪ Hystérésis potentiel ;
▪ Construction peu couteuse. ▪ Sensible aux chocs et vibrations ;
▪ Bonne sécurité pour mesure de hautes pressions ; ▪ Inadaptation à des mesures fines et précises.
▪ Modification possible pour transmission à distance ; ▪ Amplification indispensable car le déplacement de
▪ Augmentation de la précision avec la pression. l'extrémité libre du tube de Bourdon est faible.

41
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à séparateur: C’est un manomètre à tube de


Bourdon amélioré. Il est isolé du fluide de procédé par une
membrane souple transmettant intégralement la pression à
une huile remplissant l’espace au-dessus de la membrane ainsi
que l’intérieur de l’organe déformable du manomètre.
Ils sont utilisés pour des mesures de pression pour :
▪ Un fluide fortement corrosif, qui risque d’attaquer l’organe
sensible du manomètre ;
▪ Un liquide chargé en matière solide ;
▪ Un liquide chaud mais susceptible de cristalliser dans
l’organe de mesure à la température ambiante.
Ce type de manomètre résiste mieux aux vibrations que le
manomètre à tube de Bourdon.
42
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à séparateur:

Manomètre à séparateur:

43
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à membrane : Ils ont souvent la même forme que


les manomètres à séparateurs, mais de principe différent, cette
fois la force de pression agit sur une membrane, circulaire
élastique, tendue entre deux brides dont la déformation est
transmise directement à l’organe de lecture (aiguille) et affiché
sur le cadran en tant que valeur de pression. En cas de risque
de corrosion due à des fluides agressifs, on peut protéger
toutes les parties en contact avec le fluide par enduction de
plastique ou par un film de protection.

44
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à membrane :

45
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à membrane : Les manomètres à membrane sont utilisés principalement pour la mesure de faibles pressions
positives ou négatives de fluides gazeux ou liquides. Les étendues de mesure possibles s'étalent sur toutes les plages de 0...16
mbars à 0... 40 bars. Les membranes de ces manomètres sont très minces et ondulées.
De par leur forme, ils sont moins sensibles aux vibrations que les manomètres à tube et sont plus faciles à protéger contre les
surcharges et les fluides agressifs.
Pour l'utilisation avec des fluides hautement visqueux ou cristallisants, il est possible de les équiper de brides ouvertes. Les
appareils sont fabriqués avec un montage de membrane horizontal (à angle droit par rapport au cadran) ou vertical (parallèle par
rapport au cadran). Etant donné qu'il n'y a pas de différence fondamentale de fonctionnement.

46
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre de pression absolue : Le principe de mesure de la


pression absolue est indépendant de la forme de l'organe
moteur. La pression du fluide à mesurer est mesurée par
rapport à une pression de référence qui doit être égale à la
pression absolue (vide absolu). C'est à dire le côté de l'organe
moteur qui n'est pas en contact avec le fluide à mesurer doit
se trouver à cette pression de référence. Selon la forme de
l'organe moteur, on l'atteint en évacuant et étanchéifiant soit
une chambre de référence soit le boîtier enrobant le système.
La transmission du mouvement de l'organe moteur s'effectue
comme pour les manomètres pour pression relative.

47
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre de pression absolue :


Application : Les manomètres pour pression absolue sont
utilisés pour la mesure de pression sans subir les variations de
la pression atmosphérique environnante. Les étendues de
mesure possibles s'étalent sur toutes les plages s de 0...10
mbar à 0...100 bars absolus.

48
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à capsule : Un tel manomètre est réalisé à partir


de deux membranes circulaires ondulées, élastiques, soudées
à leurs périphériques. La capsule est montée sur le raccord soit
directement soit par l'intermédiaire d'un tube métallique. Par
un trou dans le raccord le fluide à mesurer passe à l'intérieur de
la capsule. Sous l'effet de la pression les demiparties de la
capsule se bombent. Ce déplacement proportionnel à la
pression mesurée est transmis par l'intermédiaire du
mouvement à l'aiguille et affiché sur le cadran en tant que
valeur de pression. Afin d'être protégés contre des
détériorations, le système de mesure, le cadran et l'aiguille sont
montés dans un boîtier..
49
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à capsule :
Application : ils sont utilisés pour la mesure de faibles et très
faibles pressions spécialement pour des fluides gazeux. Il y a
certaines restrictions pour la mesure de liquides. Les étendues
de mesure possibles s'étalent de 0-2,5 mbar à 0-600 mbar. Ils
comportent deux membranes ondulées concentriquement,
assemblées de façon étanche en une capsule. Pour les
étendues de mesure très basses, il est possible d'assembler
plusieurs capsules pour en faire un genre de soufflet. Les
appareils sont fabriqués soit avec la capsule montée
verticalement (parallèle au cadran), soit horizontalement
(perpendiculaire au cadran).
50
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à capsule :
Application : ils sont utilisés pour la mesure de faibles et très
faibles pressions spécialement pour des fluides gazeux. Il y a
certaines restrictions pour la mesure de liquides. Les étendues
de mesure possibles s'étalent de 0-2,5 mbar à 0-600 mbar. Ils
comportent deux membranes ondulées concentriquement,
assemblées de façon étanche en une capsule. Pour les
étendues de mesure très basses, il est possible d'assembler
plusieurs capsules pour en faire un genre de soufflet. Les
appareils sont fabriqués soit avec la capsule montée
verticalement (parallèle au cadran), soit horizontalement
(perpendiculaire au cadran).
51
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : MANOMETRES A DEFORMATION DE SOLIDE

Manomètre à soufflet : L’élément sensible est un soufflet


métallique à paroi relativement mince ondulée, fabriqué soit
en alliage cuivreux (Bronze phosphoreux, cuivre) soit en acier
inoxydable. Le déplacement obtenu est proportionnel à la
variation de pression et au nombre de convolutions de soufflet.
Ils sont très utilisés dans les transmetteurs, régulateurs
pneumatiques et positionneurs. Ils sont fréquemment installés
avec un ressort en opposition qui réduit leur sensibilité mais
augmente leur étendue de mesure.

52
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES

Jauges de contrainte ou capteurs piézoresisitifs : Une


variation de pression produit une variation de contrainte sur un
support métallique sur lequel est fixée une résistance
électrique sous forme d’un fil ou film. La variation de
résistance correspondante en fonction de la contrainte donc
la pression. L’ensemble comprend :
▪ Un élément sensible ;
▪ Une jauge de contrainte attachée à cet élément.
Généralement la mesure de variation de résistance se fait par
un pont Wheastone qui la transforme en variation de tension et
de courant.

53
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES

Jauges de contrainte ou capteurs piézoresisitifs


Avantages : Inconvénients :
▪ Signal de sortie élevé ; ▪ Durée de vie ;
▪ Utilisable sans conditionneur ; ▪ Sensibilité aux vibrations.
▪ Possibilité d’adapter à une variation non linéaire.

54
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES

Variation d’inductance : Le déplacement d’une membrane


entraine un noyau de ferrite entre deux bobines. La variation
d’inductance correspondante est mesurée par un pont dont le
déséquilibre est amplifié et transformé en un courant
proportionnel.
Avantages :
▪ Faible hystérésis ;
▪ Très bonne résolution ;
▪ Signal de sortie élevé .

Inconvénients : Sensibilité aux chocs et aux vibrations.

55
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.2. TECHNOLOGIE DE MESURE DE PRESSION : CAPTEURS ELECTRIQUES

Variation de capacitance : Le déplacement des membranes


entraine une variation relative de la capacité des
condensateurs. La variation correspondante est mesurée par
un pont , dont le déséquilibre est amplifié et transformé en un
courant proportionnel.
Avantages :
▪ Faible masse ;
▪ Peu sensible aux accélérations.

Inconvénients :
▪ Sensibilité à la température ;
▪ Sortie haute impédance.

56
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

57
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

Rosemount model 3051 differential pressure transmitter

58
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

Yokogawa model EJA110 pressure transmitter

59
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

Vide Différentielle
60
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

Relative Absolue
61
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

Honeywell model ST3000 DP transmitter

62
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

63
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.4. RECAPITULATIF

▪ Différentes mesures de pression : Pression Absolue / Relative / Atmosphérique.


▪ Capteurs de pression :
▪ Tube de bourdon
▪ Soufflets
▪ Diaphragme
▪ Capteurs électriques / Transducteurs :
▪ Elément piezo-resistif.
▪ Inductance
▪ Capacité
▪ Elément resonnant

64
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

65
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.1. LA MESURE DE PRESSION
2.1.3. EXEMPLES

66
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
Interface
2.2.1. DEFINITION

Niveau : On appelle niveau d’un liquide dans un réservoir, la


différence de hauteur entre un plan de référence et le plan
d’interface liquide-gaz ou de deux liquides immiscibles.
Un niveau est aussi l’instrument donnant la valeur de cette
Référence
hauteur de liquide.
La mesure d’un niveau sert à :
▪ réguler la hauteur du produit permettant le contrôle du Interface
procédé ;
▪ informer le service de gestion des stocks du volume
manquant ou restant du réservoir. Interface

Référence
67
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.1. DEFINITION
Le jaugeage ou barêmage d’un réservoir consiste à établir,
avec une incertitude maîtrisée, la relation V = f (h) liant le
volume V du liquide contenu dans le réservoir à la position h du
niveau de ce liquide, repérée sur un axe vertical défini à partir
d’une origine de référence.
Les volumes de liquide sont soumis, lors des transactions
commerciales, à une obligation légale de mesurage car la
facturation de ces quantités liquides, de leur transport, ou des
taxes assises lors de leur mise à la consommation, est toujours
proportionnelle au volume. La connaissance de ce dernier avec
exactitude garantit le prix le plus juste possible aux parties en
présence.
68
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES
Les méthodes de mesurage de niveau se subdivisent deux
grandes catégories :
▪ Méthodes directes : Ces méthodes mettent en œuvre des
dispositifs qui permettent de suivre la position du plan
supérieur du liquide.
➢ Jauges ;
➢ Repérage visuel ;
➢ Déplacement de flotteur ;

69
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES
▪ Méthodes indirectes :
➢ Déplacement de plongeur ;
➢ Hauteur piézométrique ou Niveau hydrostatique ;
➢ Bullage ;
➢ Méthodes électriques : Capacité, Conductivité, Lames
vibrantes ;
➢ Mesure de rayonnement (lumière, radioactif) ;
➢ Mesures sonores.

Unités : Etant donné que la mesure de niveaux se ramène à


une mesure de longueur effectuée sur le plan vertical. Les
unités usuelles sont : m, cm, mm , inch, foot, yard.
1 inch = 25,4 mm
1 foot = 30,48 cm
1 yard = 0,9144 m
70
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE DIRECTE PAR JAUGE
Principe : La méthode la plus simple pour la mesure d’un
niveau dans une cuve ou un récipient est celle de la jauge.
C’est une méthode manuelle qui nécessite l’intervention de
l’homme. Elle consiste à mesurer un niveau avec une tige pige
graduée en unité de longueur.
La jauge est introduite dans le réservoir , descendue jusqu’à
toucher le fond et ressortie. Il suffit alors de repérer le plan de
séparation sec mouillé et de lire la graduation.
Applications :
▪ Jaugeage des camions et des wagons citernes ;
▪ Niveau d’huile dans le carter moteur d’une auto ;
▪ Contrôle douanier des quantités de produits finis dans
les raffineries ou parcs de stockage. 71
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR REPERAGE VISUEL
Principe : Cette méthode est basée sur le principe des vases
communicants. Il existe deux types de niveau visuel :
▪ Niveau à tube de verre : Constitué d’un tube
d’épaisseur convenable protégé par une monture contre
les chocs éventuels. Son usage est limité pour les
faibles pressions. Son échelle de mesure peut varier de
0 à 2000 mm.
▪ Niveau à glace : L’utilisation des niveaux à glace est
plus sure que les niveaux et ils sont utilisés chaque
fois qu’on désire travailler dans de très bonnes
conditions de sécurité. Les niveaux à glace peuvent
être utilisés des pressions de 200 bars.
72
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR FLOTTEUR
Principe : Un flotteur est un corps de densité apparente
inférieur à la densité du liquide et dont le poids apparent est
nul lorsqu’il s’immerge partiellement dans le liquide. Cette
méthode est l’application directe du théorème d’Archimède
suivant lequel tout corps plongé dans un fluide reçoit de ce
fluide une poussée verticale de bas en haut dont l’intensité est
égale au poids du fluide déplacé. La mesure peut être visuelle
si le flotteur est placé à proximité d’une graduation .
Une transmission de la mesure peut se faire soit par câble,
par transmission rigide , par principe électrique, ou par
combinaison avec un niveau à glace.

73
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR FLOTTEUR
Niveau à flotteur magnétique : Un flotteur magnétique est
mis en contact d’un indicateur visuel à fer doux . Le
déplacement du flotteur du au niveau de liquide va entrainer le
du déplacement de l’indicateur visuel.

Niveau à flotteur magnétique avec système à volets : A la


place de l’indicateur visuel, on met des volets tournants de
180° sur leur axe, l’un après l’autre , la face rouge remplaçant la
face blanche lorsque le flotteur monte et inversement pour un
niveau décroissant.

74
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PLONGEUR
Principe : Le plongeur se différencie du flotteur que son
poids apparent n’est jamais nul, même en immersion complète
P réel > P apparent
Lorsque le niveau varie, la poussée d’Archimède exercée sur le
plongeur varie et donc le poids de celui-ci varie. Le plongeur
peut être considéré un traducteur du niveau en force (poids
apparent).
P apparent = P réel – P Archimède
P Archimède = V plongeur X Poids volumique du liquide
Il est nécessaire un capteur transmetteur pour convertir la
variation de cette force en une grandeur exploitable. Le
transmetteur le plus répandu est le tube de torsion.
75
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PLONGEUR
Principe : Le plongeur se différencie du flotteur que son
poids apparent n’est jamais nul, même en immersion complète
P réel > P apparent
Lorsque le niveau varie, la poussée d’Archimède exercée sur le
plongeur varie et donc le poids de celui-ci varie. Le plongeur
peut être considéré un traducteur du niveau en force (poids
apparent).
P apparent = P réel – P Archimède
P Archimède = V plongeur X Poids volumique du liquide
Il est nécessaire un capteur transmetteur pour convertir la
variation de cette force en une grandeur exploitable. Le
transmetteur le plus répandu est le tube de torsion.
76
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : NIVEAU HYDROSTATIQUE
Principe : Cette méthode de mesure est basée sur le principe fondamental de l’hydrostatique. La loi de Pascal 𝑃=𝜌𝑔ℎ conduit à
mesurer la pression pour obtenir la hauteur ℎ de liquide aux conditions que la masse volumique soit constante 𝜌 .
Réservoir ouvert à l’atmosphère.

77
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : NIVEAU HYDROSTATIQUE
Réservoir sous pression

Foxboro IDP10

78
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : NIVEAU HYDROSTATIQUE
Réservoir sous pression

79
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR BULLAGE
Principe : C’est une mesure indirecte de pression par fluide
tampon à purge continue. Pour mesurer la pression, on utilise
un système à bulle. Le système comporte :
▪ une canne d’injection ;
▪ Un manomètre mesurant la pression d’air de bullage ;
▪ Un contrôleur de débit visuel ou rotamètre (dit bulleur) ;
▪ un régulateur de débit.
Le régulateur agit de manière à avoir un débit très faible . Ainsi
en négligeant les pertes de charges, la pression mesurée est
la pression en bout de canne. P fournit donc une mesure du
niveau L.

80
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE CAPACITIVE
Principe : La mesure de niveau capacitive repose sur le
changement de capacité d’un condensateur électrique formé par la
sonde et la paroi de la cuve (matériau conducteur) lorsque le niveau
varie, le produit étant le diélectrique du condensateur. Quand la
sonde est dans l’air, ou le gaz, une capacité initiale est mesurée. La
capacité C mesure du condensateur augmente d’autant plus que la
sonde est recouverte. La capacité finale est obtenue lorsque la
sonde est recouverte ; la variation ∆C correspondant à la variation
totale du niveau.
Application : Les sondes totalement isolées sont utilisées dans les
liquides conducteurs, celles partiellement isolées sont employées
dans les solides en vrac ou pulvérulents. Les produits agressifs ou
colmatants ne gênent pas la mesure. Pour garantir la précision, les
caractéristiques électriques du produit doivent rester constantes. 81
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE CONDUCTIMETRIQUE
Principe : La sonde est formée de deux électrodes
cylindriques, le rôle de l’une d’elles pouvant être assurée par le
réservoir lorsqu’il est métallique. La sonde est alimentée par
une faible tension (10 V) alternative afin d’éviter la polarisation
des électrodes. En mesure continue, la sonde est placée
verticalement et sa longueur s’etend sur toute la plage de
variation de niveau. Le courant électrique qui circule est
d’amplitude proportionnelle à la longueur d’électrode
immergée, mais sa valeur dépend de la conductivité du liquide.

82
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE CONDUCTIMETRIQUE
Principe : La sonde est formée de deux électrodes
cylindriques, le rôle de l’une d’elles pouvant être assurée par le
réservoir lorsqu’il est métallique. La sonde est alimentée par
une faible tension (10 V) alternative afin d’éviter la polarisation
des électrodes. En mesure continue, la sonde est placée
verticalement et sa longueur s’etend sur toute la plage de
variation de niveau. Le courant électrique qui circule est
d’amplitude proportionnelle à la longueur d’électrode
immergée, mais sa valeur dépend de la conductivité du liquide.
En détection, on peut, par exemple, placer une sonde courte
horizontalement au niveau seuil. Un courant électrique
d’amplitude constante apparait dès que le liquide atteint la
sonde. 83
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR PHENOMENES ELECTRIQUES / SONDE A LAMES VIBRANTES
Principe : Les lames vibrantes du détecteur, constituant un
diapason, entrent en vibration par piézoélectricité grâce à une
cellule à quartz. Les vibrations sont amorties lorsque les lames
touchent le liquide. L'électronique de traitement détecte la
modification et commute le signal de détection sur la sortie
électronique.
Dans l’air, la fourche vibre à sa fréquence de résonance propre.
Lorsqu’elle est immergée dans le liquide, lorsque le niveau
monte, la fréquence et l’amplitude de la vibration sont
atténuées. Ce changement est interprété par l'électronique.

84
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A ULTRASONS
Principe : La sonde envoie des impulsions ultrasoniques comprises
entre 10 kHz et 60 kHz en direction de la surface du produit à la vitesse
du son c (environ 340 m·s–1), où elles sont réfléchies et reçues à
nouveau par la sonde. Le transmetteur mesure le temps t entre
l’émission et la réception d’une impulsion et détermine la distance d
entre la membrane de la sonde et la surface du produit par d = c · t/2. À
partir de d, on obtient la valeur souhaitée du niveau ou du volume.
Pour corriger la durée de propagation du son en fonction de la
température, un capteur de température est intégré dans les sondes à
ultrasons.
Application : Ces capteurs ont des échelles de mesure de 5 à 25 m sur
les liquides et de 5 à 70 m sur les solides en vrac ou pulvérulents. Les
variations dans la composition du produit ou un changement total de
produit n’ont aucune influence sur le résultat de la mesure : un nouveau
réglage n’est pas nécessaire. 85
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A RADAR
Principe : Des impulsions micro-ondes, dites radar, à faible puissance
d’émission (entre 6 et 25 GHz) sont émises à la vitesse de la lumière c
(300 000 km·s–1) vers le produit à mesurer par une antenne, une partie
est réfléchie par la surface du produit, puis réceptionnée par la même
antenne.
Le transmetteur mesure le temps t de propagation correspondant à la
distance d entre l’antenne et la surface au produit tel que : d = c · t/2.
La saisie des dimensions du réservoir permet par configuration d’obtenir
un signal proportionnel au niveau ou au volume. Un réglage en réservoir
vide ou plein n’est pas nécessaire.
Application : Cette technique de mesure s’applique à tous les liquides
ou pulvérulents dans des conditions de processus les plus difficiles des
industries les plus diverses : alimentaires, de production d’acier ou
encore celles des traitements des minerais ou des plastiques.
86
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A RADAR FILOGUIDEE
Principe : Des impulsions micro-ondes à haute fréquence, dites
radar, se déplacent le long d’un câble ou d’une tige et sont
réfléchies par la surface du produit liquide ou solide en vrac. Le
temps de propagation entre l’émission et la réception des signaux
est proportionnel au niveau dans le réservoir. Les étapes du signal
sont :

L’impulsion électromagnétique est transmise par le convertisseur


(1), parcourt la sonde à la vitesse c de la lumière dans l’air (2),
l’impulsion est réfléchie (3), l’impulsion parcourt la sonde à la
6 : impulsion se déplaçant à la vitesse c
vitesse c (4), puis le convertisseur reçoit l’impulsion et enregistre le 7 : impulsion transmise.
signal (5). 8 : la moitié de ce temps équivaut à la distance entre le point de référence de
l’appareil (face avant de la bride) et la surface du produit.
9 : impulsion reçue.
87
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE SONORE/ SONDE A RADAR FILOGUIDEE
Application : La sonde radar convient particulièrement à la
mesure de niveau de liquides ou de solides dans des cuves de
stockage. Les problèmes dans les solides en vrac comme le
dégagement de poussière important et le haut niveau de bruit ou
encore la formation de condensât n’ont pas d’influence sur la
fiabilité de la mesure. Il en est de même pour la forme de l’angle de
talutage ou les propriétés du produit comme le changement d’un
sable sec à un sable humide.
Les plages de mesure vont jusqu’à 32 m, utilisable jusqu’à 150 °C
sous 40 bar en version standard, et en extension spécifique, à des
températures comprises entre – 200 °C et 400 °C à des pressions
allant jusqu’à 400 bar.

88
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.2. METHODES & UNITES : METHODE PAR RAYONNEMENT
Principe : Le principe de mesure par radio-isotopes est basé sur
l’absorption des rayons gamma lorsqu’ils traversent un produit.
Il peut s’appliquer à une mesure de niveau et à une mesure d’interface
entre deux liquides.
Une source radioactive et un transmetteur sont montés sur des côtés
opposés d’un réservoir, de sorte que les deux liquides 1 et 2 soient
traversés par les photons du rayonnement gamma. Le transmetteur
calcule la position de l’interface à partir de l’intensité du rayonnement
reçu ; elle se situe entre 0 %, position la plus basse, et 100 %, position
la plus haute.
Application : Mesure continue sans contact dans les liquides, les
solides, les suspensions ou les boues. Cette technique est utilisable
sous des conditions de mesure extrêmes : haute pression, haute
température, corrosivité intense, toxicité, abrasion.
89
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.2. LA MESURE DE NIVEAU
2.2.3. SPECIFICITES DES TECHNIQUES DE MESURE DE NIVEAU

90
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.1. NOTIONS DE DEBIT
Débit : Le débit est la quantité de masse ou de volume d’un fluide
s’ecoulant par unité de temps.
Débit massique : Si Δm est la masse de fluide qui a traversé une
section droite de la conduite pendant le temps Δt, par définition le débit
masse est : Qm = Δm / Δt (unité : kg·s-1).
Débit volumique : Si ΔV est le volume de fluide qui a traversé une
section droite de la conduite pendant le temps Δt, par définition le débit
volume est : Qv = Δm / Δt (unité : m3·s-1).

Relation entre Qm et Qv : La masse volumique est donnée par la


relation : ρ = Δm / ΔV d'où : Qm = ρ x Qv .
Les liquides sont incompressibles et peu dilatables (masse volumique
constante).
Pour les gaz, la masse volumique dépend de la température et de la
pression.
91
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.1. NOTIONS DE DEBIT
Régime laminaire : Le régime laminaire (ou stationnaire) d’un fluide
s’effectue par glissement des couches de fluide les unes sur les autres
sans échange de particules entre elles, par opposition au régime
turbulent.
Conservation du débit : En régime stationnaire, le débit masse est le
même à travers toutes les sections droites d'un même tube de courant.
Qm1 = Qm2
Dans le cas d'un écoulement isovolume (ρ= Cte) : En régime
stationnaire, le débit volume est le même à travers toutes les sections
droites d'un même tube de courant. Qv1 = Qv2
Equation de la continuité : La vitesse moyenne Vm apparaît comme la Qv = V1m x S1 = V2m x S2 = Cte
vitesse uniforme à travers la section S qui assurerait le même débit que
la répartition réelle des vitesses. Si l'écoulement est isovolume, cette V1 / V2 = S2 / S1
vitesse moyenne est inversement proportionnelle à l'aire de la section
droite. 92
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.1. NOTIONS DE DEBIT
Théorème de Bernouilli : En appliquant le théorème de l’énergie
cinétique à ce fluide entre les instants t et t + Δt (la variation d’énergie
cinétique est égale à la somme des travaux des forces extérieures :
poids et forces pressantes).

Ecoulement avec travail : Lorsque le fluide traverse une machine


hydraulique, il échange de l’énergie avec cette machine sous forme de
travail DW pendant une durée Dt.
La puissance P échangée est

▪ P > 0 si l’énergie est reçue par le fluide (ex. : pompe) ;


▪ P < 0 si l’énergie est fournie par le fluide (ex. : turbine).
Si le débit volume est qv, la relation de Bernoulli s’écrit alors :

93
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE
Principe : La mesure de la pression dynamique Pd permet de connaître
la vitesse U et d’en déduire le débit Qv à l’aide de l’équation de
continuité : Qv = S · (2 · Pd/ρ)^0,5.
Tube de Pitot : La sonde de Pitot est insérée dans la conduite. La
pression dynamique Pd est obtenue en mesurant la différence entre les
pressions statiques des points 1 et 2 par un capteur-transmetteur de
pression différentielle. Les points 1 et 2 sont à la même altitude z : Pp1 =
Pp2 = ρ · g · z.
Le point 1 est un point d’arrêt : U1 = 0 et Pd1 = 0.
L’équation de Bernoulli donne : ∆P = Ps1 - Ps2 = Pd2 = 0,5 · ρ · U22
soit : Qv = S · (2 · ∆P/ρ)0,5 d’ou Qv = k · √∆P .
La sonde de Pitot peut être placée dans des conduites cylindriques,
rectangulaires ou d’autres formes et dans de grandes dimensions,
jusqu’à 3 ou 4 m2 si besoin.
94
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE
Sonde Annubar : La sonde Annubar possède plusieurs orifices pour la
prise de mesure de la pression dynamique. La répartition de la vitesse
débitante U dans la conduite est mieux prise en compte qu’avec la
sonde de Pitot. C’est une sonde multipitot. En fonction de la dimension
de la conduite, un coefficient de sonde K, dépendant du positionnement
et du nombre de ses orifices, est donné par le fabricant pour la
détermination du débit à partir de la pression différentielle
mesurée : Qv = K · √∆P .

Organe déprimogène : Une restriction dans une conduite contracte la


veine fluide et provoque un changement de la pression statique. Cette
dépression entre l’amont (1) et l’aval (2) de cette restriction, appelée
organe déprimogène, dépend du débit. L’équation de Bernoulli entre 1
et 2 est : Ps1 + Pd1 + Pp1 = Ps2 + Pd2 + Pp2 .

95
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE
Il existe une multitude d’organes déprimogènes développés en fonction de besoins spécifiques ; diaphragme, tuyère et venturi sont les principaux.
Chacun de ces organes possède ces qualités et limites, mais dans 85 % des cas, c’est le diaphragme, ou plaque à orifice, qui est utilisé,
certainement par sa simplicité de fabrication, son prix et son interchangeabilité.

96
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE

97
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE

98
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES PAR PRESSION DIFFERENTIELLE / PAR ORGANE DEPRIMOGENE

99
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE ELECTROMAGNETIQUE
Principe : Le fluide électriquement conducteur s’écoule à la vitesse V
perpendiculairement à un champ magnétique B engendré par deux
bobines d’induction. Une tension Ue, induite par ce champ est captée
par deux électrodes distantes d’une longueur L (figure 16.1). La loi de
faraday conduit à : Ue = L · B · V.
Le transmetteur délivre un signal de mesure (4 – 20 mA) proportionnel au
débit volume
Application : Interdit aux gaz et vapeurs, ce débitmètre est réservé aux
liquides de conductivité supérieure à 1 mS · cm–1. Les nombreux
revêtements possibles permettent de s’adapter aux liquides visqueux,
pâteux, chargés d’impuretés, corrosifs ou abrasifs. Très utilisé dans les

industries de l’eau et de l’alimentaire.

100
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A EFFET VORTEX
Principe : À partir d’une certaine vitesse, lorsqu’un fluide rencontre un
obstacle, des tourbillons, appelés vortex, se forment puis se détachent
St : nombre de Strouhal
sur les côtés en générant des variations de pression . Les variations v : Vitesse du flux
oscillatoires de pression sont détectées par un capteur de force situé f : Fréquence d'excitation du tourbillon
sur l’obstacle permettant le comptage des vortex. Le nombre de vortex d : Diamètre du corps perturbateur

générés par unité de temps est proportionnel à la vitesse débitante U


moyenne. Le signal de mesure (4 – 20 mA) du transmetteur est
proportionnel au débit volume.
Application : Le capteur étant isolé à l’extérieur de la conduite, ce
débitmètre peut être utilisé dans des conditions sévères ; il tolère
températures et pressions aussi bien hautes que basses. Capable de
mesurer des débits de liquide, gaz et vapeur, son domaine
d’applications est vaste. Il concurrence les organes déprimogènes par
une rangeabilité bien meilleure et une installation et un entretien moins
contraignants 101
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A ULTRASONS
Principe : Le temps de parcours d’une onde ultrasonore se propageant à
la vitesse C obliquement d’une sonde A à une sonde B par rapport à
l’axe de l’écoulement du fluide dépend de la vitesse U de ce fluide.
Le transmetteur délivre un signal (4 - 20 mA) de mesure proportionnelle
au débit volume .
Application : Applicable à des écoulements laminaires ou turbulents
sans contact avec le fluide. En sondes externes démontables, c’est la
seule possibilité de mesurer un débit sans aucune modification de la
conduite, et donc sans l’arrêt du procédé. Adaptable à plusieurs
diamètres de conduite, elle permet de connaître avec précision
l’étendue des variations d’un débit, et par conséquent la vérification
d’un débitmètre monté en ligne ou le dimensionnement d’un futur
débitmètre à installer. En sondes internes à insertion, elle est
économique pour les diamètres importants (supérieur à 400 mm).
102
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A EFFET CORIOLIS
Principe : Le fluide circule dans le tube (courbé) de mesure soumis à
une excitation vibratoire. Cette vibration engendre une force de Coriolis
Fc s’exerçant sur la masse M du fluide présent dans le tube.
La force de Coriolis est : Fc = -2 · M · ω · V, ω étant la vitesse angulaire
du tube due à l’excitation vibratoire. Cette force est proportionnelle au
produit M · V donc au débit masse Qm. En mesurant la légère
déformation du tube soumis à cette force de Coriolis, on obtient la
mesure du débit masse Qm.
Le tube de mesure vibre à sa fréquence de résonance, et dès que la
masse M change, elle modifie les oscillations de l’ensemble tube et
fluide, et la fréquence s’autorégule automatiquement. Le fait que la
fréquence de résonance soit fonction de la densité du fluide est exploité
pour obtenir un signal proportionnel à la densité du fluide.

103
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A EFFET CORIOLIS
Principe : Le débitmètre à effet de Coriolis fournit deux mesures
indépendantes : celle du débit masse et celle de la densité du fluide.

Application : Ce débitmètre mesure le débit masse, mais aussi la


masse volumique ou la densité, et la température du fluide,
indépendamment de la nature, de la composition, de la viscosité, de la
température et de la pression du fluide. Il est utilisé sur des produits
comme : chocolat, margarine, yaourt, huile d’olive, pétrole, pâte à
papier, boues abrasives, gaz. Il est souvent choisi comme densimètre en
ligne.

104
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE THERMIQUE
Principe : Dans la section de mesure, le fluide passe sur deux thermo-
résistances, l’une d’entre elles sert de sonde de température, l’autre
d’élément chauffant régulé à une différence de température constante
par rapport à la température du fluide mesurée. L’intensité mesurée du
courant pour maintenir cette température constante est d’autant plus
grande que le débit masse est grand, et donne de ce fait une mesure
directe du débit masse.
Le transmetteur délivre un signal (4 - 20 mA) proportionnel au débit
masse.
Application : L’écoulement doit être laminaire. Les mesures les plus
usuelles sont sur les gaz ou sur l’air comprimé dans des domaines
variés comme les industries pharmaceutiques et agroalimentaires. Les
mesures des liquides sont effectuées sur des plages faibles.

105
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A LUDION
Principe : Le fluide se déplace de bas en haut, entraîne le flotteur à une
hauteur telle que la perte de charge de part et d’autre du flotteur
compense l’effet des forces de pesanteur et d’Archimède appliquées à
ce dernier. La loi de variation de section est choisie de façon à obtenir
une échelle linéaire. Le fonctionnement est régi par l’équation du
théorème de Bernoulli et s’apparente à celui des diaphragmes en
conduite, la différence ici est que l’on a affaire à un écoulement à
section de passage variable et à perte de charge constante. On repère le
plus souvent la position du flotteur en lisant directement la graduation
sur le tube de verre.
Application : Il ne tolère pas de haute pression (20 bars au maximum
pour les modèles en verre). Souvent utilisés pour les débits de purge :
▪ diamètre de canalisation : 4 à 125 mm ;
▪ précision : 2 à 10 % de l'étendue de mesure ;
▪ Perte de charge relativement importante.
106
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A TURBINE
Principe : L'écoulement du fluide entraîne la rotation d'une turbine
(rotor à plusieurs ailettes, reposant sur des paliers) placée dans la
chambre de mesure, la vitesse de rotation du rotor est proportionnelle
au débit volumique du fluide. La vitesse de rotation est mesurée en
comptant la fréquence de passage des ailettes détectée à l'aide d'un
bobinage (un aimant permanent est parfois solidaire de l'hélice).
Chaque impulsion représente un volume de liquide distinct.

Application : Il est compatible avec de nombreux liquides (rotor en acier


inoxydable). Toutefois la propreté du liquide est essentielle, afin de ne
pas encombrer les paliers de butée du rotor qui peut tourner à haute
vitesse. De par leur principe ils sont réservés aux fluides peu visqueux,
exempt de bulles ou de matières granuleuses. Ils sont destinés aux
applications industrielles générales (eau, alcools, carburants, acides,
gaz liquéfiés, liquides cryogéniques...).
107
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.2. METHODES : METHODES DIRECTES/ DEBITMETRE A DEPLACEMENT POSITIF
Principe : Le volume est directement mesuré et pendant l’unité de
temps donne le débit. Les roues (impellers), laissant passer un
volume de liquide actionnent un axe connecté à un compteur. Plus le
débit est important et plus les roues tournent vite. Le compteur
actionné par les roues mesure le nombre de rotation. Chaque rotation
indique un volume, si la rotation augmente, le débit mesuré augmente.

Application : Il est compatible avec de nombreux liquides (rotor en acier


inoxydable). Toutefois la propreté du liquide est essentielle, afin de ne
pas encombrer les paliers de butée du rotor qui peut tourner à haute
vitesse. De par leur principe ils sont réservés aux fluides peu visqueux,
exempt de bulles ou de matières granuleuses. Ils sont destinés aux
applications industrielles générales (eau, alcools, carburants, acides,
gaz liquéfiés, liquides cryogéniques...).
108
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.3. SPEFICITES TECHNIQUES DES DEBITMETRES

109
I. INTRODUCTION À L’INSTRUMENTATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.3. LA MESURE DE DEBIT
2.3.3. SPEFICITES TECHNIQUES DES DEBITMETRES

110
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.1. NOTIONS DE TEMPERATURE
Principe : La température est une grandeur intensive, qui peut être mesurée de deux façons différentes :
▪ A l’échelle atomique, elle est liée `a l’´énergie cinétique moyenne des constituants de la matière ;
▪ Au niveau macroscopique, certaines propriétés des corps dépendant de la température (volume massique, résistivité ´électrique, etc...) peuvent
être choisies pour construire des ´échelles de température.
La température a pour origine de froid et de chaud au contact de corps différents. Essentiellement physiologiques ( sens du toucher ) et subjectives
(manque de fidélité et de sensibilité). Pour déterminer avec plus de précision ces sensations, on utilise des phénomènes physiques reproductibles :
▪ Dilatation solide, liquide, gaz ;
▪ Variation de résistance électrique ;
▪ Effet thermoélectrique.

111
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.2. ECHELLE ET UNITES DE TEMPERATURE
Degré Celsius °C : Basé sur le changement d’etat de l’eau pure sous pression atmosphérique normale (760 mmHg abs). Deux points fixes :
▪ 0°C : température glace fondante (passage de l’etat liquide à l’etat solide);
▪ 100°C : température ébullition d’eau (passage de l’etat liquide à l’etat vapeur).
Kelvin K : Unité de température
▪ 0 K : déterminé par calcul (zéro absolu correspondant à -273,16 °C) ;
▪ T K = t°C + 273,16.
Degré Fahrenheit °F : Unité Anglosaxonne
▪ 32°F = 0°C : température glace fondante (passage de l’etat liquide à l’etat solide);
▪ 212°F = 100°C : température ébullition d’eau (passage de l’etat liquide à l’etat vapeur).
Degré Rankine °R : Unité de température absolue pour les Anglo-saxons :
▪ 0°R = - 459,67 °F ;
▪ T °R = t°F + 459,67.

112
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.2. ECHELLE ET UNITES DE TEMPERATURE
RELATIONS ENTRE ECHELLES

113
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Principe : C’est la dilatation des corps qui sera le phénomène image de
la grandeur thermométrique. On constate en effet que le volume d’un
corps augmente en général, lorsque sa température s’eleve (sans qu’il y
ait de changement d’etat physique). La dilatation étant réversible, elle
fournit un mode pratique de repérage des températures. Ce phénomène
se retrouve de façon analogue, mais avec une ampleur différente pour
les liquides, les gaz et les solides. D’ou les trois types de thermomètres
`a dilatation.
Thermomètre à dilatation de liquide : Il est constitué d’un réservoir
surmonte d’un capillaire de section faible et régulière (ordre de grandeur
: Ø = 0; 2 mm) se terminant par une ampoule de sécurité (utile lors d’un
dépassement de la température admissible). Il est réalisé en verre. Sous
l’effet des variations de température, le liquide se dilate plus ou moins.
Son niveau est repère `à l’aide d’une ´échelle thermométrique gravée
sur l’enveloppe. 114
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Thermomètre à dilatation de gaz : L’équation d’un gaz parfait est PV = n
RT. On voit donc que, si l’on enferme une certaine quantité de gaz dans
une enveloppe de volume constant V, la pression développée par le gaz
est proportionnelle à la température absolue : P=RT/V, avec le rapport
R/V constant. Sous une forme schématisée, un thermomètre à gaz est
composé d’une sonde (A), formant une enveloppe dans laquelle est
enferme le gaz thermométrique. Cette sonde est reliée par un tube
capillaire de raccordement à l’extremité (B) d’un tube de Bourdon,
appelée spirale de mesure. Cette extrémité est fixe. La longueur du tube
de raccordement ne doit pas excéder 100 m. Sous l’effet de la
température du milieu dans lequel la sonde est placée, la pression du
gaz va varier, ce qui modifiera l’équilibre de l’extremité libre du tube de
Bourdon. Cette variation de pression se traduira par un mouvement de
rotation de l’index indicateur qui se déplacera devant un cadran portant
115
des graduations thermométriques.
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Thermomètre à tension vapeur : On appelle tension de vapeur d’un
liquide, la pression sous laquelle ce liquide est en ´équilibre
thermodynamique avec sa phase vapeur. La tension de vapeur n’est
fonction que de la température d’un liquide donnée. A une température
correspond pour le liquide choisie une pression de vapeur fixe.
La mesure de la tension de vapeur d’un liquide permet donc de
connaître sa température. La mesure thermométrique se fait par
l’intermédiaire d’une mesure de pression. Les thermomètres à tension
de vapeur sont très sensibles. Mais la graduation n’est pas linéaire,
comme le montre la courbe de tension de vapeur. La réalisation la plus
simple est le thermomètre à simple remplissage. L’element sensible
est une sonde analogue à celle du thermomètre a gaz, mais le tube de
raccordement plonge dans la sonde.

116
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Thermomètre à dilatation de solide : Lorsqu’une tige métallique est
portée à la température θ sa longueur varie. a relation entre sa longueur
L et T est : L = Lo(1+T) avec :
▪ L la longueur de la tige à la température T ;
▪ Lo la longueur de la tige à 0°C ;
▪ T la température en C ;
le coefficient de dilatation linéaire du métal. La dilatation linéaire du
métal peut donc servir de grandeur thermométrique. Quelques valeurs
de :
▪ 9 10^6 pour le platine ;
▪ 30 10^6 pour le Zinc ;
▪ 2 10^6 pour l'Invar (Fer + 36 % de Ni).

117
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES A DILATATION
Bilame : Un bilame thermique est constitué de deux bandes d'alliage
dont les coefficients de dilatation sont très différents, soudées à plat sur
toute leur surface. Lorsqu'une telle bande est soumise à une variation de
température, les dilatations différentes des deux faces provoquent des
tensions, il en résulte une incurvation de l'ensemble.
La soudure des deux constituants doit être suffisamment intime pour
que la zone de jonction soit mécaniquement aussi résistante que
chacune des deux lames.
Pyromètre linéaire : La sonde est formée d'une gaine de silice dans
laquelle est placé un barreau métallique dilatable. Une tige en élinvar (l =
0) transmet la dilatation du barreau à un système amplificateur
permettant la lecture (ou la transmission).

118
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES ELECTRIQUES
Principe : Les capteurs à signal électrique qui suivent auront l'avantage
d'une plus grande souplesse d'emploi (information transmissible,
enregistrement) tout en gardant une précision suffisante pour les
emplois industriels et beaucoup d'emplois de laboratoire.
Thermomètres à résistance : La résistance électrique d'un conducteur
métallique croit avec la température. Cette variation est parfaitement
réversible. On peut donc établir une relation R = f(T) entre la résistance R
et la température T et ainsi relevé T en mesurant R. Lorsque la
température varie on a : R = Ro(1 + aT + bT2 + cT3) avec :
▪ T la température en C ;
▪ Ro la résistance à 0 C ;
▪ a, b et c des coefficients positifs, spécifiques au métal.
Ex : La sonde Pt100 est une sonde platine qui a une résistance de 100
Ohms pour une température de 0 °C. (138,5 pour 100 °C).
119
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES ELECTRIQUES
Thermistances : Les thermistances sont des composants semi-
conducteurs constitués d’un aggloméré de poudres d’oxydes
métalliques. Leur forte sensibilité thermique limite leur emploi à une
étendue de mesure de l’ordre de 50 °C dans une gamme comprise entre
–100 °C et 250 °C. Les thermistances permettent des mesures
ponctuelles de température, et possèdent un temps de réponse qui peut
avoisiner l’ordre du centième de seconde. En revanche, elles résistent
mal aux vibrations et aux chocs, et leur tolérance d’interchangeabilité
est entre ± 1 % et ± 10 %. Les caractéristiques des thermistances ne sont
pas adaptées aux mesures de température des procédés industriels.
La résistance électrique d'une thermistance est très sensible à l'action
de la température. Il existe deux types de thermistance, les CTN à
coefficient de température négatif, et les CTP à coefficient de
température positif. La loi de variation est de la forme :
120
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.4. LA MESURE DE TEMPERATURE
2.4.3. METHODES DE MESURE / THERMOMETRES ELECTRIQUES
Thermocouples : Un thermocouple est un circuit électrique fermé,
constitué par deux métaux différents A et B, dont les jonctions sont
soumises à un gradient de température. La conversion d’énergie
thermique crée un déplacement d’électrons et génère une force
électromotrice (f.é.m.) de Seebeck, qui dépend de la nature des deux
métaux et de la différence des températures au niveau des jonctions.

Application : Un thermocouple fournie une tension qui est fonction de


deux températures et de sa nature. Pour les thermocouples normalises,
on dispose de tables de références qui fournissent la F.E.M. en fonction
d’une température, l’autre, dite de référence, est fixe `a 0˚C. Pour
determiner la F.E.M. fournie par un thermocouple, on utilisera donc la
table correspondante et la formule de compositions des temperatures.

121
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ MESURE DE PH
Principe : Quand un acide est mélangé à de la base, le résultat est
toujours, sel et eau et en même temps l’effet acide et l’effet alcalin se
neutralisent vers un « juste milieu ». Le pH est une échelle utilisée pour
mesurer le degré d’acidité ou alcalinité d’une substance. Un produit
acide a un pH inférieur à 7. Un produit avec un pHau-dessus de 7 est
alcalin (basique).
Mesure du pH : acides et bases dans une solution génèrent un courant
et donc un voltage (de faible amplitude) qui peut être mesuré par un
voltmètre à haute sensibilité qui est gradué directement en pH. Les
méthodes et principes de mesure sont en fonction du constructeur.

122
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ CHROMATOGRAPHIE
Principe : Le chromatographe est un instrument déterminant la quantité
de telle ou telle substance existe dans un échantillon de gaz donné.
Dans le principe en exemple, il est constitué par un tube de métal
contenant un matériau poreux dans lequel le liquide peut être absorbé.
Un gaz porteur (carrier gas) circule continuellement dans le tube. Ce gaz
ne réagit ni avec le liquide, ni avec le solide contenu dans le tube et n’est
pas absorbé non plus.Un (petit) échantillon de gaz (sample in) à analyser
est introduit avec le gaz porteur.

123
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ CHROMATOGRAPHIE
Par exemple, l’échantillon contient du ‘A’ et du ‘B’. Le solide poreux
absorbe plus de ‘A’ que de ‘B : L’échantillon s’écoulant dans le tube
avec le gaz porteur, A et B restent dans le tube plus longtemps que le gaz
porteur et le gaz A reste lui un peu plus longtemps que B car il est
absorbé par le solide poreux. Ainsi les différents composants passent
des temps différents à l’intérieur du tube. Différentes substances
transportent la chaleur différemment. Ainsi un thermomètre placé sur un
tube où s’écoule du gaz porteur ‘pur’ donne une indication différente que
celui placé sur un tube où s’écoule un gaz mixé (avec un échantillon).
ais quand une autre substance est introduite, les deux indications sont
différentes. L’on mesure le temps mis le thermomètre pour changer sa
température, temps qui correspond au temps mis par le ‘composant’
pour atteindre la sortie. La différence de température entre les deux
thermomètres indique la quantité du composant présent dans le gaz .
124
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ CHROMATOGRAPHIE
Par exemple, l’échantillon contient du ‘A’ et du ‘B’. Le solide poreux
absorbe plus de ‘A’ que de ‘B : L’échantillon s’écoulant dans le tube
avec le gaz porteur, A et B restent dans le tube plus longtemps que le gaz
porteur et le gaz A reste lui un peu plus longtemps que B car il est
absorbé par le solide poreux. Ainsi les différents composants passent
des temps différents à l’intérieur du tube. Différentes substances
transportent la chaleur différemment. Ainsi un thermomètre placé sur un
tube où s’écoule du gaz porteur ‘pur’ donne une indication différente que
celui placé sur un tube où s’écoule un gaz mixé (avec un échantillon).
ais quand une autre substance est introduite, les deux indications sont
différentes. L’on mesure le temps mis le thermomètre pour changer sa
température, temps qui correspond au temps mis par le ‘composant’
pour atteindre la sortie. La différence de température entre les deux
thermomètres indique la quantité du composant présent dans le gaz .
125
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ HYGROMETRIE
Principe : Il existe actuellement un grand nombre de capteurs
d'humidité, reposant sur des principes allant du très complexe (réservé à
des applications en laboratoire) comme l'hygromètre à isotopes
radioactifs, au plus simple comme l'hygromètre à cheveux (basé sur le
principe de l'allongement d'un cheveu avec l'humidité: principe connu
depuis les romains, mais présentant un défaut majeur actuellement : en
présence de pollution atmosphérique le cheveu se recouvre
progressivement d'une pellicule huileuse qui réduit sa sensibilité).
Vous aurez systématiquement à utiliser des hygromètres (mesure du
point de rosée) non seulement pour l’air ambiant mais pour connaître le
pourcentage d’eau dans le gaz.

126
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.1. ANALYSEURS/ HYGROMETRIE
L’hygromètre à condensation mesure un point de rosée. Il implique trois
opérations :

▪ Il faut refroidir la surface mise an contact avec l’air ou le gaz à


mesurer pour que la vapeur d’eau puisse se condenser. Ce
refroidissement est assuré par des modules à effet Peltier en
cascade. Plus on met de modules, plus on peur refroidir, plus on
peut détecter des points de rosée bas.
▪ Il faut mesurer la température à laquelle cette condensation se
produit. Un thermomètre ou une sonde Pt-100 est intégré dans le
capteur au plus près du miroir.
▪ Il faut détecter l’apparition de cette condensation. Classiquement il
s’agit d’une détection optique. Un faisceau lumineux est envoyé sur
le miroir. La présence d’eau sur le miroir atténue l’intensité du
faisceau qui est réfléchi
127
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
2. GRANDEURS COURANTES & TECHNOLOGIES
2.5. AUTRES GRANDEURS
2.5.2. AUTRES/ VITESSE
Tachymètre : C’est l’appareil qui mesure la vitesse de rotation d’une

machine tournante. Plusieurs types de mesures :


▪ La mesure optique, méthode stroboscopique ;
▪ La mesure en bout d’arbre (roulette conique) ;
▪ La mesure sur arbre ou poulie (nécessite la connaissance du
diamètre).
Anémomètres / Ventimètres : Sur le site et plus particulièrement
offshore la vitesse du vent peut être une mesure indispensable,
anémomètres et ventimètres sont les outils adéquates.

128
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.1. CAPTEUR
Le capteur est l’élément primaire sensible au phénomène
physique qui le traduit en une grandeur exploitable
généralement électrique. Il est le premier élément de la chaîne
de mesurage.

Lorsque le capteur est constitué de plusieurs éléments, le


corps d’épreuve est celui en contact direct avec le mesurande.
Il génère une grandeur physique intermédiaire (déplacement,
déformation, force…) traduite en une grandeur électrique
(tension, capacité, induction…) par le transducteur.

129
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.1. CAPTEUR
Capteur passif : Le capteur est passif lorsque la grandeur
électrique exploitable est une impédance à dominante
capacitive, inductive ou résistive. C’est un dipôle passif :
l’impédance d’un capteur passif n’est mesurable qu’avec un
conditionneur électronique associé.

Capteur actif : Le capteur est actif lorsque, soumis au


mesurande, il se comporte en générateur électrique :
générateur de charge, de courant, ou de force électromotrice.
Le signal généré est faible : pour une variation de 100 °C, la
f.é.m d’un thermocouple type K varie de 4 mV .

130
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil
qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation
continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
Pour élaborer un signal normalisé à partir du signal généré par
le capteur, le transmetteur comprend globalement un
amplificateur, un filtre, et un traitement du signal. Le
transmetteur complète ainsi la chaîne de mesurage du capteur.
▪ L’amplificateur, en augmentant le niveau du signal
électrique E1 délivré par le capteur, réduit le rapport « bruit
de fond/signal », et améliore ainsi la qualité du signal E2
transmis.
131
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
▪ Le filtre élimine ou atténue les signaux parasites dans la
limite de certaines fréquences pour garantir un signal de
mesure E3 convenable. Parmi de nombreuses familles de
filtres, le plus répandu est le filtre passe-bas.
▪ Le traitement du signal réalise la fonction finale désirée,
généralement linéaire, entre le mesurande et la mesure, et
détermine la nature, tension ou courant, et l’intensité du
signal de mesure. Dans le cas du capteur-transmetteur de
pression, le signal délivré est un courant I tel que :
I = a · P + b, a et b dépendants du réglage effectué.

132
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.
Pour élaborer un signal normalisé à partir du signal généré par le capteur, le transmetteur comprend globalement un
amplificateur, un filtre, et un traitement du signal. Le transmetteur complète ainsi la chaîne de mesurage du capteur.
▪ L’amplificateur, en augmentant le niveau du signal électrique E1 délivré par le capteur, réduit le rapport « bruit de fond/signal
», et améliore ainsi la qualité du signal E2 transmis.
▪ Le filtre élimine ou atténue les signaux parasites dans la limite de certaines fréquences pour garantir un signal de mesure E3
convenable. Parmi de nombreuses familles de filtres, le plus répandu est le filtre passe-bas.
▪ Le traitement du signal réalise la fonction finale désirée, généralement linéaire, entre le mesurande et la mesure, et détermine
la nature, tension ou courant, et l’intensité du signal de mesure. Dans le cas du capteur-transmetteur de pression, figure 6.4, le
signal délivré est un courant I tel que : I = a · P + b, a et b dépendants du réglage effectué.

133
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.1. RAPPELS
3.1.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
D’après la norme NF C 46-303, un transmetteur est un appareil qui, recevant une vraie variable mesurée, produit un signal de
sortie normalisé pouvant être transmis et ayant une relation continue et définie avec la valeur de la variable mesurée.

134
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
1. DEFINITION, ROLE & IMPORTANCE
1.4. INSTRUMENT

135
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.1. SIGNAL INSTRUMENT
Dans une boucle de régulation ou d'automatisme, les différents
appareils sont reliés entre eux et les informations circulent le
plus souvent :
▪ soit sous forme de pression d’air ou d’un autre fluide :
pneumatique ;
▪ soit sous forme de courant électrique continu : électrique ;
▪ soit sous forme d'information numérique : binaire.
Un signal peut être défini comme une grandeur physique
(courant, pression, binaire) qui circule entre les éléments d’une
boucle.
La valeur d’un signal permet de déterminer la valeur de la
grandeur qui le produit, connaissant son étendue de mesure
(EM). 136
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.1. SIGNAL INSTRUMENT
Pour un instrument donné :
▪ Signal sortie = 0 % ⇒ entrée instrument = valeur minimum
de L’EM (Vm EM).
▪ Signal sortie = 100% ⇒ entrée instrument = valeur maximum
de L’EM (VM EM).
La relation essentielle qui permet une conversion simple est la
proportionnalité.

137
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.1. SIGNAL INSTRUMENT

▪ Un capteur délivre un signal de faible intensité désigné par


l’appellation « signal bas niveau ». Pour l’étendue de mesure du
capteur, les signaux « bas niveau » sont : potentiomètrique,
thermocouple, RTD (Resistor Thermometer Detector), tension
(exemples : – 20 mV à + 20 mV, 0 à 100 mV), ou courant.
▪ Un transmetteur délivre un signal appelé « signal haut niveau »
puisque son énergie permet la transmission de la mesure à une
grande distance (plusieurs centaines de mètres) du point de
mesure. Ces signaux « haut niveau » sont : 0 – 5 V, 1 – 5 V, 0 – 10
V, 0 – 20 mA et 4 – 20 mA.
Les capteurs délivrent des signaux de mesure trop faibles pour être
exploitables. Ces signaux sont amplifiés et transformés sous forme
de signaux conventionnels par le transmetteur associé. 138
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.2. CAPTEUR – TRANSMETTEUR
Un signal est une grandeur physique (courant, pression) qui circule entre
les éléments d’une boucle. La valeur d’un signal permet de déterminer la
valeur de la grandeur qui le produit, connaissant son étendue de mesure
(EM).
Pour un instrument donné :
▪ Signal sortie = 0 % ⇒ entrée instrument = valeur minimum de L’EM
(Vm EM).
▪ Signal sortie = 100% ⇒ entrée instrument = valeur maximum de L’EM
(VM EM).
La relation essentielle qui permet une conversion simple est la
proportionnalité.

Les capteurs délivrent des signaux de mesure (mV, ΔP, fréquences, ΔR,
etc.…) trop faibles pour être exploitables.
Ces signaux sont amplifiés et transformés sous forme de signaux
conventionnels (électriques ou pneumatiques) par le transmetteur
associé et sont proportionnels aux signaux de mesure.
139
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL PNEUMATIQUE
Représentés par une pression d’air ou de gaz comprise entre 3
et 15 psi, ou 200 et 1000hPa. Ces signaux nécessitent une
alimentation en air ou en gaz :
▪ 100 psi ou 7 bar au collecteur ;
Convertisseurs I/P,
▪ 20 psi ou 1,4 bar pour l’instrument.
La plupart des instruments pneumatiques sont devenues
obsolètes car leur emploi est contraignant sauf :
▪ Convertisseurs I/P,
▪ Positionneur pneumatique ou électro-pneumatique,
▪ Systèmes pneumatiques de sécurité (armoires de têtes de
puits), Positionneur pneumatique
▪ Système électro-pneumatique (SOV).
140
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ELECTRIQUE
Représentés par un courant continu basse tension, le courant offrant l’avantage de rester le même en tout point d’une boucle de
courant. Le courant varie entre 4 et 20 mA. L’alimentation peut être de :
▪ 24 Vdc, en montage deux fils ;
▪ 110 / 220 Vac, en montage quatre fils.

Valeur d’un signal en %:


Y% = 3 + Y/100 x 12 psi Y% = 200 + Y/100 x 800 hPa Y% = 4 + Y/100 x 16 mA

Conversion d’une mesure en signal : Conversion d’un signal en une mesure


Nous avons une mesure X et voulons calculer le signal Y Nous avons un signal Y et voulons calculer la mesure X
correspondant Rapport R = (X - VmEM) / (IM) correspondante.
▪ Pour un transmetteur pneumatique: Rapport R = (YmA - 4) / 16
Y = (3 + 12 x R) psi Y = (200 + 800 x R) hPa = (Ypsi - 3) / 12 = (YhPa - 200) / 800 X = VmEM + R (IM)
▪ Pour un transmetteur électronique: Y = (4 + 16 x R) mA
141
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ELECTRIQUE
Le signal standard 4 -20 mA comporte plusieurs avantages :
▪ Il n’est pas affecté par les chutes ohmiques de tension ;
▪ les tensions parasites ne l’influencent pas, grâce à l’impédance interne dans la boucle ;
▪ Il autorise la transmission de la mesure sur une distance supérieure à 1 km ;
▪ Il possède une bonne immunité aux parasites de type magnétique ;
▪ Il est économique, puisque deux fils par instrument suffisent pour l’alimentation en tension et la transmission de la mesure ;
▪ La valeur 4 mA permet de différentier le zéro de mesure de la rupture de la transmission, et d’alimenter le transmetteur dans le
cas d’un « 2 fils » ;
▪ Il admet la superposition d’un signal numérique de communication HART.

142
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ANALOGIQUE / NUMERIQUE
L’analogique et le numérique sont deux procédés pour
transmettre et stocker des données.
Un signal est analogique lorsque son information est
représentée par la variation d'une grandeur physique. Le
concept d'analogique est utilisé par opposition à celui de
numérique.
Les signaux pneumatiques et électriques, qui sont des signaux
continus, sont dits analogiques.

Une grandeur physique, telle une tension électrique, une


position dans l'espace, une certaine hauteur d'un liquide, etc.,
sont des valeurs analogiques.

143
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
3. TRANSMISSION & COMMUNICATION
3.2. SIGNAUX UNIVERSELS
3.2.3. SIGNAL ANALOGIQUE / NUMERIQUE
En numérique, les signaux sont émis à intervalles de temps
réguliers (seconde ou fraction de seconde correspondant à la
période de scrutation).
Ils sont appliqués aux boucles dont les paramètres n'ont que
deux états possibles sont appelés boucles Tout 0u Rien
(TOR), Logiques ou Digitales. Cela concerne entre autres :

▪ les contacteurs d'alarme (exemple : alarmes de niveau haut


et bas sur un ballon) ;
▪ les contacteurs de fin de course sur les vannes;
▪ les électrovannes ;
▪ les actionneurs TOR (vannes, moteurs, …), commandés par
automatismes ou non.
144
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS Décide

Capture et Transmet Influence

Vanne
Réagit Moteur
Vérin

Pression
Température
Niveau
Débit
Position
Vitesse
Présence de
Feu/Gaz

145
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS

146
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS

147
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Définition : Une vanne est un dispositif permettant d´arrêter ou de
modifier le débit d’un fluide. Dans tout système de canalisation des
fluides, la vanne est l'instrument qui contrôle le démarrage, l'arrêt, la
régulation et l'étranglement de l'écoulement d’un liquide ou d’un gaz ou
encore de solides fins.

Vanne à clapet (Gate Valve) : Dans une vanne à clapet, le fluide est
régulé selon la fermeture complète ou non de la porte. Lorsque la vanne
est fermée, la porte est complètement vers le bas et le fluide ne peut
pas passer. Au contraire, lorsque la vanne est ouverte, la porte est
soulevée, ce qui signifie que rien ne gêne la circulation. Ce type de
vanne est utilisé dans de nombreuses industries et, notamment, dans
les industries agroalimentaires ou pharmaceutiques.

148
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à boisseau sphérique (Ball Valve) : La vanne à boisseau
sphérique est un dispositif qui offre une très bonne ouverture/fermeture,
il suffit pour cela de tourner le levier de 90°. Ainsi, lorsque le boisseau
est aligné dans la même direction que le tube, le fluide peut circuler.
Lorsqu’il est tourné à 90° et donc perpendiculaire au trajet Boisseau sphérique
d’écoulement, la vanne est fermée et le fluide ne peut plus circuler.

Vanne à boisseau : La vanne à boisseau est équipée d’un bloc percé


d’un trou souvent de même diamètre que l’alésage de la vanne.
Des vannes multivoies à boisseau permettent au fluide d’emprunter
différents passages pour entrer ou sortir.
Les vannes à boisseau peuvent être utilisées pour réguler des fluides
avec des particules abrasives, en amont de gazoduc nécessitant des
vannes de dérivation.
149
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne papillon (Butterfly Valve) : La fonction principale de la vanne à
papillon est de contrôler l’écoulement des liquides à travers une section
de tuyau. La partie la plus importante de la vanne est le disque de métal.
Le papillon (disque) est monté sur une tige. Lorsque le clapet est fermé,
il bloque le passage du fluide. Lorsque le clapet est complètement
Papillon
ouvert, le papillon se déplace d’un quart de tour. Le passage est alors
libre, permettant au fluide de passer.

Vanne à étranglement : Les vannes d’étranglement ont pour but de


restreindre l’écoulement du fluide (effet Venturi) et ainsi d´accélérer sa
vitesse en sortie de vanne. Ces types de vannes sont spécifiquement
conçus pour l’industrie du pétrole et gaz et permettent de contrôler le
débit des puits de pétrole permettant d’extraire le pétrole du sous-sol.

150
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à soupape (Globe Valve) : Ce type de vanne est adapté à la
régulation de débit des fluides. Le robinet à soupape est actionné par un
volant. Lorsque la soupape est serrée contre le siège de soupape, la
vanne est fermée. Lorsque la soupape est écartée du siège de soupape,
la vanne est ouverte. La tige de vanne doit être tournée fréquemment
pour ouvrir et fermer la vanne. Par conséquent, le joint d’étanchéité
subit fréquemment une usure prématurée.
Vanne à diaphragme : Le diaphragme (en caoutchouc ou plastique)
poussé par l’opercule entre en contact avec le siège et vient former un
joint d’étanchéité. Ce type de vanne est idéal pour commander
l’écoulement de fluide contenant des solides en suspension mais aussi
des fluides corrosifs ou abrasifs. À l’origine, la vanne à diaphragme a été
développée pour des applications industrielles, la conception a ensuite
été adaptée pour un usage dans l’industrie pharmaceutique.
151
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à pointeau : Les vannes à pointeau régulent le flux des fines
lignes tubulaires qu’elles contrôlent très précisément. La taille de
l’orifice, laissant traverser le fluide, est modifiée selon le positionnement
du pointeau par rapport au siège. Ces robinets à vis-pointeau servent
souvent de simples vannes de sectionnement dans les systèmes de
chauffage central. On retrouve aussi ces vannes dans diverses
applications industrielles (agro-alimentaire, chimie, papeterie, etc.)
Vanne à pincement : Le principe de fonctionnement d’une vanne à
pincement est simple : En position ouverte, la vanne présente un
passage intégral, sans restriction de débit. Lors de sa fermeture, deux
barres de pincement compriment le manchon en son milieu.
Les vannes à pincement sont idéales pour les applications de régulation
ou de sectionnement des flux de boues abrasives ou corrosives, de
poudres ou de substances granulaires.
152
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.1. TYPES DE VANNES INDUSTRIELLES
Vanne à clapet anti-retour : Le clapet anti-retour permet au fluide de
circuler seulement dans une direction et se ferme automatiquement
pour empêcher l’écoulement en sens inverse (ce qui permet d’éviter le
retour de gaz par exemple). Le degré d’ouverture sur un clapet anti-
retour est déterminé par le débit. Plus le débit est élevé, plus la vanne
sera ouverte. Si la pression en aval de la vanne augmente et devient plus
importante que la pression en amont, le système se ferme
automatiquement.
Vanne de surété : Les soupapes de sûreté sont des vannes
automatiques conçues pour s’ouvrir et évacuer le fluide
automatiquement lorsque la pression atteint un niveau prédéfini et se
referment automatiquement lorsque la pression retombe. Ces vannes
sont utilisées pour une utilisation avec de la vapeur, de l’air, de l’eau et
d’autres fluides.
153
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
La vanne de régulation est utilisée comme organe de réglage
dans différentes boucles de régulation.
Elle utilise la restriction du débit de passage pour agir sur les
grandeurs courantes connues pression, température , niveau et
débit.

La vanne est constituée de deux éléments principaux :


▪ le servo moteur : c’est l’élément qui assure la conversion du
signal de commande en mouvement de la vanne ;
▪ le corps de vanne : c’est l’élément qui assure le réglage du
débit.

154
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de siège :
▪ Vanne à simple siège : Généralement installées de façon à
ce que la pression du fluide tende à ouvrir le système
d’obturation pour éviter une fermeture trop brutale.

▪ Vanne à double siège : Elles ne permettent pas une très


bonne étanchéité à la fermeture due au fait que les deux
clapets ne peuvent jamais porter en même temps sur les
deux sièges.

155
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de siège :
▪ Vanne à cage : C’est une vanne de type simple siège /
clapet qui associe les avantages de la vanne double siège /
clapet.
▪ Vanne à siège rotatif : Un disque en métal installé dans une
manchette de faible longueur pivote par l’intermédiaire
d’une tige accouplée à un servomoteur. Cela demande un
minimum d’espace pour son installation et assure une
grande capacité de débit avec une faible perte de charge. Et
peut nécessiter un servomoteur à piston, le couple de
fonctionnement pouvant être élevé.
Pour une bonne étanchéité, un revêtement souple comme le
téflon ou le nitrile doit être utilisé. 156
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de siège :
▪ Vanne à boule : C’est une vanne qui contient une sphère ou
boule de diamètre nominal généralement égal à celui de la
tuyauterie. La boule peut pivoter de 90° par l’intermédiaire
d’une tige accouplée à un servomoteur.

▪ Vanne à semi clapet rotatif excentré : Le clapet excentré


peut pivoter de 50° par l’intermédiaire d’une tige accouplée
à un servomoteur. A la fermeture, le servomoteur produit un
couple de torsion sur la tige, le bras du clapet fléchit et force
le pourtour du clapet en appui sur le siège.

157
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ Servomoteur à membrane / diaphragme : Le but de la
membrane est d’actionner le clapet au travers d’un système
mécanique (stem, linkage) pour augmenter / diminuer un
débit, une pression, un niveau,…etc..
▪ Servomoteur à piston : Les servomoteurs à piston
fonctionnent à des pressions beaucoup plus élevées que
ceux à membrane. Ces pressions pneumatiques ou
hydrauliques peuvent être de plusieurs dizaines de bar. Ils
sont capables de développer des forces et des courses
beaucoup plus importantes permettant de vaincre de très
fortes chutes de pression à travers le corps de vanne.
158
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ Servomoteur à piston : Les vannes de sécurité utilisent
souvent des pistons:
✓ simple effet avec ressort de rappel qui permet d’obtenir la
position de sécurité voulue.
✓ double effet avec accumulateur hydraulique ou réservoir
pneumatique qui sont utilisés en cas de manque de
pression pour ramener la vanne dans sa position de
sécurité.
Les vannes de régulation utilisent des pistons double effet avec
positionneur.

159
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ MOV (Motor Operated Valve): Le servomoteur de la vanne
est un moteur permettant de piloter la position d’ouverture
ou de fermeture de la vanne. Le modèle le plus rencontré en
industrie pétrolière est de marque ‘Rotork’.
Vanne motorisée
▪ Solénoïdes / Electrovannes : C’est une vanne tout ou rien
actionnée électriquement avec une tension de sécurité (24,
48, 60 Volts AC ou DC) ou une tension de service (110, 220
Volts).
Une bobine qui produit un champ magnétique quand elle
est alimentée, cela attire un noyau ferreux vers le centre de
la bobine, et actionne le mécanisme d'une vanne.
Solénoïde 160
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Vannes selon le type de servomoteurs :
▪ Commande manuelle : Installée sur le servomoteur, leur rôle
est de manœuvrer manuellement la vanne dans certains cas:
✓ Lors du démarrage de l’unité ;
✓ En cas d’urgence ;
✓ En cas de manque d’énergie sur le servomoteur ;
Action directe Action inverse
✓ Si la vanne n’est pas équipée d’un système de by-pass.
La commande manuelle installée sur le dessus d’un servomoteur :
✓ à action directe peut être utilisée comme fin de course réglable
vers le haut.
✓ à action inverse peut être utilisée comme fin de course réglable
vers le bas.

161
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Positionneur de vanne : C’est un régulateur de position qui
permet à une vanne de répondre rapidement et de façon précise
aux variations du signal envoyé au servomoteur.
▪ Principe : Un soufflet reçoit le signal de sortie du régulateur et
transforme ce signal en une variation de déplacement appliqué
à un système buse / palette / relais qui la traduit en une variation
de pression. Cette variation de pression est envoyée au
servomoteur qui agit sur la position de la tige de vanne. La tige
de vanne par l’intermédiaire du système levier / came réagit sur
le système buse /palette / relais pour rétablir l’équilibre. A
l’équilibre, la position de la tige de vanne est directement
proportionnelle au signal de sortie du régulateur.
Pneumatique Electropneumatique
162
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Positionneur de vanne :
Position de sécurité : C’est la position prise par la vanne par
manque d'énergie ou de fluide moteur. Le choix imposé de la
position d’une vanne en cas de panne d’air moteur (ouverte ou
fermée) est basé sur la réponse du procédé et doit être effectué afin
d’assurer la sécurité du personnel et des installations.

Sens d’action : C’est le sens d’ouverture de la vanne par rapport à


la commande.

163
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Positionneur de vanne : Sens d’action & Position de sécurité

▪ Le clapet est à action directe si la descente de la tige de vanne fait fermer la vanne ;
▪ Le clapet est à action inverse si la descente de la tige de vanne fait ouvrir la vanne.
164
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Convertisseur I/P : Il s’agit d’un convertisseur courant-pression
utilisé dans les systèmes de contrôle industriels. Il s’agit d’un petit
module utilisé dans les applications pour convertir un signal
analogique existant (I) en une sortie pneumatique (P). En d’autres
termes, il prend des signaux électriques à partir d’un signal DC
(courant continu) et convertit ces signaux en pression pneumatique
proportionnelle. Les convertisseurs I/P convertissent les signaux
électriques d’un contrôleur pour appliquer une pression
pneumatique aux vannes, amortisseurs, actionneurs ou freins et
embrayages dans un mécanisme industriel.
Les circuits de commande vers les vannes sont (dès qu’il y a une
‘certaine’ distance) en signaux électriques (4-20 mA) alors que les
vannes sont pneumatiques.
165
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Relais Booster / Amplificateur : C’est en fait un amplificateur
pneumatique que l’on trouve généralement sur les actuateurs à
piston ou la pression d’actuation est différente de la pression de
contrôle.

Détendeurs : C’est un dispositif pneumatique permettant de


réduire la pression du fluide instrument donné selon une pression
différentielle définie.
Régulateurs : C’est un dispositif pneumatique permettant de
réduire la pression du fluide instrument donné à une pression
définie.

166
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.1. VANNES & ACTUATEURS (SERVOMOTEURS)
4.1.2. VANNES DE REGULATION & TYPOLOGIE
Capteur de position / Contacteur de position : Un capteur de
position est un dispositif qui permet de recueillir des informations
sur la position d'un objet dans un espace de référence. il est
indispensable de les utiliser pour détecter les ouvertures et les
fermetures des systèmes, ainsi que pour assurer la sécurité des
utilisateurs. Ils sont utilisés pour servir en différentes applications.
Appelés également fin de course ou interrupteur de position.

167
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.2. AUTRES
4.2.1. MOTEURS
Ce sont des appareils rotatifs alimentés électriquement
permettant d’entrainer les ventilateurs et les turbomachines
en actionnant les « start » et « stop » sur votre console de
contrôle ou dans l’unité sur les boîtes à boutons (local control).
Ces appareils sont également démarrés automatiquement par
les régulateurs (seuil de déclenchement / fin de course / …) et
par les automates (PLC).
▪ Moteurs AC : Utilisés comme moteurs principaux ou
auxiliaires.
▪ Moteurs DC : Utilisé comme moteurs de secours en cas de
perte de l'énergie électrique.

Moteur DC Moteur AC
168
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.2. AUTRES
4.2.2. VARIATEURS
En régulation, les variateurs de vitesse permettent de piloter la vitesse de rotation des moteurs asynchrones, par exemple ceux
des pompes ou des ventilateurs.
A partie d’un signal de type 4-20 mA, ils modulent la fréquence mais aussi souvent, la tension d’alimentation du moteur.

169
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
4. ACTIONNEURS
4.2. AUTRES
4.2.3. VERINS / PISTONS
Basés sur le principe des vases communicants , ils sont dotés
d’une tige remplie d’un fluide permettant de transférer une
pression donnée en force.

▪ Les pistons pneumatiques avec tige de piston : Utilisation


(entre autres) sur les volets de commande d’entrée d’air
(dampers) sur les conduits d’aération, sur l’air alimentation
de chaudière, sur des clapets, etc.

▪ Les pistons pneumatiques sans tige ou sans guidage :


Utilisation pour déplacement linéaire.

170
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.1. PROCEDE INDUSTRIEL / CONTRÔLE INDUSTRIEL
Une entreprise industrielle est une unité économique de
production ayant pour objet la transformation de matières
premières ou l’exploitation de sources d’énergie.
Un procédé industriel est la méthode à suivre pour élaborer un
produit conforme au cahier des charges, comprenant un texte
explicite accompagné de schémas détaillés. Physiquement il
comprend l’installation de production, tout le matériel nécessaire à
la transformation des matières premières, et le descriptif de toutes
les opérations détaillées pour aboutir au produit fini conforme.
Pour garantir les qualités et les quantités du produit fabriqué, il est
nécessaire de déployer des moyens d’observation, de réflexion et
d’action sur le procédé ; c’est le rôle du contrôle industriel
englobant les domaines de l’instrumentation et de la régulation.
171
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
La régulation automatique d'un système a pour objet le maintien,
à une valeur constante et prédéterminée, d'un paramètre opératoire
(grandeur réglée) en dépit de l'influence de paramètres incontrôlés
(grandeurs perturbatrices).
Avec l'aide des informations délivrées par l'instrumentation, la
régulation permet de régler en continu les paramètres de
fonctionnement du procédé. Elle garde constants les paramètres
régulés, en réagissant aux différentes perturbations.
Les systèmes de contrôle contribuent grandement à la sécurité
d'exploitation des unités :
▪ Les alarmes qui préviennent de la dérive d'une valeur ;
▪ Les sécurités qui arrêtent ou démarrent automatiquement
certains équipements lorsque les conditions de fonctionnement
présentent un risque humain ou matériel. 172
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
La régulation a pour but de réaliser le contrôle continu des
principaux paramètres de marche du procédé. Elle se traduit
essentiellement par la présence de nombreuses boucles de
régulation qui ont deux objectifs principaux :
▪ Elles permettent au procédé de réagir à différentes
perturbations en gardant constants les paramètres régulés.
▪ Les boucles de régulation constituent pour l'opérateur, qui est
informé par l'instrumentation des conditions de marche, le
moyen d'action sur les conditions de fonctionnement d'une
installation. Il peut ainsi parfaire les réglages, les modifier en
fonction des consignes de fabrication, ou faire évoluer les
conditions de marche dans les phases transitoires ou
perturbées.
173
I. INTRODUCTION À L’INSTRUMENTATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
Exemple de régulation de chauffage via un échangeur :
Contrôle manuel

Fluide
chauffant

Fluide à
réchauffer
174
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
Exemple de régulation de chauffage via un échangeur :
Boucle ouverte

Fluide
chauffant

Fluide à
réchauffer

175
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.2. REGULATION
Exemple de régulation de chauffage via un échangeur :
Boucle fermée

Fluide
chauffant Transmetteur

Fluide à
réchauffer

176
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS Fluide
chauffant PV
5.1.3. CONSTITUANTS DE BOUCLE DE REGULATION Transmetteur
Grandeur réglée (Process variable ou PV) :
C’est une grandeur physique que l'on désire contrôler dans le
procédé comme la température, la pression, le débit, le niveau, le
pH, la concentration d’O2... Ces grandeurs doivent être
mesurables. Elle donne son nom à la régulation, par exemple la Fluide à
régulation de débit. réchauffer

Transmetteur : Il est un appareil qui, recevant une vraie variable


Procédé
mesurée, produit un signal de sortie standard pouvant être transmis
et ayant une relation continue et définie avec la valeur de la variable
mesurée.

PV
Transmetteur

177
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.3. CONSTITUANTS DE BOUCLE DE REGULATION
Régulateur : C’est un appareil ou bien un programme ayant une
sortie qui varie dans le but de réguler la grandeur réglée d’une Procédé
manière prédéfinie. Actions PV
Consigne (Set Point): C’est une variable qui définit la valeur désirée
Organe de
de la grandeur réglée ou bien son point de fonctionnement. Elle réglage Transmetteur
peut être définit manuellement, automatiquement ou bien
OP PV
programmée. 4-20 mA
4-20 mA
3-15 Psi
3-15 Psi Régulateur
Commande (OP: Output, ou MV: Manipulated Variable) : C'est la
sortie du régulateur (en fonction de l’écart entre la consigne et la
mesure) qui est envoyée à l’organe de réglage pour le commander. SP

178
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.4. EXEMPLE DE BOUCLE DE REGULATION
Pour mettre en œuvre la boucle de régulation de niveau de la phase liquide d'un ballon,. les éléments constitutifs suivants sont
nécessaires.

179
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.4. EXEMPLE DE BOUCLE DE REGULATION
La mesure de niveau est assurée par le capteur et dirigée vers le
transmetteur. Celui-ci transforme la mesure en un signal et le
transmet au régulateur qui, par ailleurs, a reçu une consigne de
hauteur de niveau. Le régulateur compare la mesure à la consigne
et, s'il existe un écart, agit sur le servo moteur de la vanne de
régulation par un signal de commande dans le sens voulu pour
ramener la grandeur réglée à la valeur de consigne.
Un positionneur généralement installé sur la vanne automatique,
vérifie en permanence que la position réelle de la vanne
correspond bien à la position théorique correspondant au signal
régulateur.

Dans le cas contraire, il modifie la pression d’air sur le servo


moteur jusqu’à concordance de ces deux positions.
180
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.1. NOTIONS
5.1.4. EXEMPLE DE BOUCLE DE REGULATION
La mesure est visualisée en continu sur un indicateur ou un
enregistreur.
La présence supplémentaire d'alarmes de niveau haut et bas
permet de prévenir l'opérateur en cas de remplissage anormal ou de
vidange excessive du ballon.
Dans d'autres cas de boucles de régulation, la vanne automatique
peut être remplacée par un organe de réglage ou actionneur tel que
variateur, servomoteur pour orienter les pales d'un ventilateur, etc.

181
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
Perturbations
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
Procédé
5.2.1. PRINCIPE DU REGULATEUR
Actions PV
La régulation d'un système a pour objet le maintien, à une valeur Organe de
réglage Transmetteur
constante et prédéterminée, d’une grandeur réglée en dépit de
l'influence de paramètres incontrôlés (perturbations). OP Régulateur PV
4-20 mA 4-20 mA
Le régulateur fait partie intégrante de la boucle de régulation, qu'il 3-15 Psi 3-15 Psi

soit analogique ou numérique, local, de tableau ou de synoptique SP

accessible par visu, dans un centre de conduite, dans tous les cas.
Le régulateur reçoit :
▪ Le signal de mesure venant du transmetteur ;
▪ La consigne (manuelle ou automatique).
Il régule :
▪ Compare mesure et consigne ;
▪ Décide de l’action à prendre en fonction de paramètres.
Il délivre un signal de commande vers la vanne.

182
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
5.2.2. REGULATEUR PNEUMATIQUE
Un régulateur pneumatique est un régulateur analogique local
généralement, les appareils pneumatiques centralisés sont de plus
en plus rares.
Dans les unités de production, il existe quelques boucles locales
pneumatiques de régulation de niveaux.
Dans ce système la mesure de niveau est réalisée par un tube
plongeur, immergé dans le liquide, et dont le poids apparent est
transmis au régulateur par un tube de torsion.
Le régulateur en image est un régulateur proportionnel, et le signal
de sortie va varier proportionnellement à l'écart existant entre la
mesure et la consigne.
Le boitier de régulateur local se présente avec plusieurs
constituants.
183
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
5.2.3. REGULATEUR ELECTRONIQUE
Un régulateur électronique analogique utilisant la source électrique
et les composants électroniques pour gérer un courant et/ou un
voltage (4-20 mA / 1 –5V).
Régulateur électronique « classique » (de tableau) : Ce régulateur
utilise une électronique analogique à base d’amplificateurs
opérationnels supplantés d’une technologie numérique.

Dans ce système la mesure de niveau est réalisée par un tube


plongeur, immergé dans le liquide, et dont le poids apparent est
transmis au régulateur par un tube de torsion.

184
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.2. REGULATEUR
5.2.4. COMPLEMENT DU REGULATEUR
Fonctions et algorithmes : Les fonctions de base d’un régulateur sont
ses fonctions P, I et D. Un calcul mathématique est appelé ‘algorithme’.
Extracteur de racine carrée : C’est une fonction qui permet rendre une
grandeur carrée en une grandeur linéaire correspondante.
Sélecteurs Haut et Bas : Ce sont des comparateurs de valeurs venant
de deux sources afin de sélectionner la plus adéquate à l’organe de
réglage.
Diviseurs et Multiplieurs : Ce sont des fonctions de quotient ou produit
appliquées sur la valeur d’une grandeur.
Autres fonctions :
▪ Σ (somme) : totalisation les débits d’une journée en b/d ;
▪ Σ/n (moyenne): pour la température moyenne de sortie d’une turbine
▪ ∆ (différence) : entre température d’entrée et de sortie d’un
échangeur.
185
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.1. BOUCLE SIMPLE / PNEUMATIQUE
Les éléments constitutifs d'une boucle de régulation pneumatique :
Indicateur local (facultatif), Transmetteur pneumatique, Régulateur
pneumatique et Positionneur pneumatique.

Pour leur fonctionnement , il est nécessaire de leur fournir de l’énergie


sous forme de pression d’air. A partir du réseau Air-Instrument,
l'alimentation en air d'un appareil pneumatique est assurée par un
filtre détendeur dont le rôle est de maintenir une pression constante
quelle que soit la consommation de l'appareil en question.
Le fonctionnement d’un appareil pneumatique revient toujours à
générer un déplacement ou une force.
L’émission du signal pneumatique consiste à les transformer en une
pression d’air variable ou signal de sortie. Ceci est généralement réalisé
par un système buse-palette ou par un montage s’en rapprochant.

186
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.1. BOUCLE SIMPLE / PNEUMATIQUE
Avantages :
▪ Insensibilité aux parasites industriels tels que inductions, champs
magnétiques ;
▪ Pression d’air directement utilisable sur une membrane ou un piston
▪ Adéquation à la sécurité incendie (pas de génération d’étincelles,
bonne tenue au feu).
Inconvénients :
▪ Lenteur de transmission ;
▪ Portée limitée (quelques centaines de mètres en tube 4//6 ou 6/8)
▪ Coût d’installation élevé
▪ Sensibilité à l’humidité et aux poussières
▪ Nombreuses pièces mécaniques en mouvement
▪ Difficulté d’effectuer sans conversion des calculs élaborés
Néanmoins, il existe encore de nombreuses boucles pneumatiques et il
s’en installe de nos jours pour des applications simples (ex : régulation
locale de pression ou de niveau, sécurité locale, …).
187
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.2. BOUCLE SIMPLE / ELECTRIQUE
Les éléments constitutifs d'une boucle de régulation électronique :
Capteur , Transmetteur électrique, Régulateur électronique et
Positionneur électropneumatique.
Le transmetteur est étalonné pour que l'intensité du courant passant
dans le circuit varie de 4 à 20 mA en général, quand la mesure fluctue
de 0 à 100 % de l'échelle.
Le signal minimal de 0 mA n’est pas utilisé pour éviter la confusion avec
une rupture du circuit.

188
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.2. BOUCLE SIMPLE / ELECTRIQUE
Avantages :
▪ Temps de réponse instantané ;
▪ Très bonne précision;
▪ Signaux facilement utilisables par un calculateur (supervision,
optimisation, etc.) ou dans un Système Numérique de Contrôle
Commande (SNCC) après conversion en numérique.
Inconvénients :
▪ Risque de perturbations des signaux par l'environnement (champs
électromagnétique …) ;
▪ Boucle agréée pour atmosphère explosive (boîtier antidéflagrant,
sécurité intrinsèque, etc) ;
▪ Mauvaise tenue des câbles au feu.

189
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.3. BOUCLE SIMPLE / NUMERIQUE
la plupart des transmetteurs, (à l'exception, partiellement, de ceux dits
"intelligents") et la majorité des organes de réglages fonctionnent avec
des signaux analogiques.
Seuls quelques systèmes d'acquisition de données sur des capacités de
stockage (niveaux, températures, densité, etc.) fonctionnent
entièrement en numérique. Les boucles numériques concernent donc
essentiellement le fonctionnement interne des régulateurs numériques
autonomes et les signaux émis à l'intérieur d'un Système Numérique de
Contrôle Commande (SNCC).
Des interfaces ou convertisseurs analogique/numérique A/N sont alors
nécessaires entre les différents éléments de la boucle. Les signaux
d'entrée analogiques (ou mesures) sont scrutés à intervalles de temps
réguliers Ts pour donner une suite de valeurs discontinues dites
discrètes. Chaque valeur discrète est transformée suivant un code
déterminé en un signal numérique dans un convertisseur A/N. 190
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.3. BOUCLE SIMPLE / NUMERIQUE
Avantages :
▪ Signaux peu sensibles aux perturbations et dont la précision ne se
dégrade pas lors d'une communication ;
▪ Signaux directement utilisables dans un calculateur ou un SNCC ;
▪ Grandes possibilités de configuration (échelle, zéro, unités, etc.) ;
▪ Possibilité de connecter plusieurs appareils sur la même liaison
numérique.
Inconvénients :
▪ Normalisation des liaisons (bus, protocole) en cours et donc très
imparfaite, ce qui pose des problèmes de compatibilité entre
appareils de constructeurs différents ;
▪ Boucles en général hybrides (analogique - numérique) ;
▪ Nécessité des compétences nouvelles pour l'utilisateur.

191
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.3. BOUCLE SIMPLE / TOUT OU RIEN
Les boucles Tout Ou Rien concernent les capteurs TOR (contacteurs de
niveau, de pression, etc.) et les actionneurs TOR (électrovannes, relais,
etc.). Deux types de boucles sont utilisés :
Boucles à manque d'énergie : La boucle TOR à manque est en
permanence parcourue par un courant quand il n'y a pas défaut. En cas
d'anomalie il y a ouverture d'un contact. Ce montage signale toute
anomalie due à une coupure de la boucle ce entraînant des
déclenchements intempestifs (rupture de liaison, mauvais contacts, …).
Boucles à émission d'énergie : La boucle TOR à émission d’énergie est
hors tension quand il n'y a pas défaut. En cas d'anomalie il y a fermeture
d'un contact. Ce montage est inopérant en cas de coupure sur la boucle
(fusible, bornier, câble de liaison, etc.), aucune information ou action
n'est transmise ou exécutée. Les boucles TOR à manque d’énergie sont
donc préférées dans la plupart des cas.
192
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.4. BOUCLE SIMPLE
Avantages :
▪ Un seul capteur/transmetteur ;
▪ un seul régulateur ;
▪ un seul actionneur.

Inconvénients :
▪ Insuffisance face des perturbations importantes ;
▪ Instabilités face des perturbations récurrentes .

Pour face à des perturbations importantes et récurrentes , il


faut mettre en place des boucles complexes plus
performantes.

193
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Une régulation en boucle fermée simple fait intervenir trois signaux,
deux entrées et une sortie : la mesure PV, la consigne SP et le signal
de commande OV.
Une structure en cascade est constituée de deux boucles de
régulation :
▪ la boucle primaire avec régulateur maître ;
▪ la boucle secondaire avec régulateur esclave.
En mode cascade, le signal de sortie du régulateur primaire
constitue la consigne du régulateur secondaire. Lorsque celle-ci est
bouclée, le fonctionnement de la cascade est donc caractérisé par :
C2 = Sc1
Avantages :
▪ Filtrage des perturbations sur la grandeur réglante ;
▪ Amélioration des performances dynamiques.
194
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Exemple 1 :

Régulation simple Régulation en cascade

On obtient ainsi une boucle plus rapide et plus efficace contre


toutes les perturbations.
195
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Exemple 2 : Régulation de chauffe d’un four
La cascade TC → PC comprend deux boucles de régulation :la boucle
secondaire du PC (régulateur esclave) et la boucle primaire du TC
(régulateur maître).Le débit du gaz aux brûleurs est lié à la pression de
gaz immédiatement en amont des brûleurs. Si cette pression est
constante, alors le débit de gaz est relativement constant.
Rôle de la boucle secondaire : Si la pression du réseau gaz varie, la
pression aux brûleurs aussi. Le régulateur de pression corrige alors
l’ouverture de la vanne de gaz pour stabiliser la pression à la valeur de
consigne. En conséquence la température de sortie du four n’est pas
modifiée. Cette boucle secondaire est dite aussi “boucle rapide”, sa
dynamique étant beaucoup plus rapide que celle de la boucle primaire
(dite boucle lente).
Rôle de la boucle primaire : La boucle primaire régule la température
de sortie du four par modification de la consigne de pression du gaz de
chauffe. Ainsi sur une baisse de température sortie four, le TC augmente
la consigne du PC. Le PC constate alors une mesure de pression plus
faible que la consigne et rattrape l’écart
mesure-consigne en augmentant l’ouverture de la vanne de gaz.

196
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN CASCADE
Exemple 3 : Régulation du niveau d’un ballon
La cascade LC → FC comprend aussi deux boucles : la boucle de débit
(boucle secondaire) et la boucle de niveau (boucle primaire).
La colonne de distillation en aval du ballon est un procédé qui, par
nature, s’adapte difficilement aux variations brusques de débit
d’alimentation.
La boucle de débit assure un débit constant ou ne subissant que des
variations lentes. La boucle de niveau évite les dérives lentes qui
tendraient à remplir ou vider le ballon. Dans le cas où le volume du
ballon est grand par rapport au débit de liquide, un niveau parfaitement
constant n’est pas un impératif absolu. Au contraire, le niveau peut
amortir les variations de débit liquide venant de l’amont du procédé.
Ce régulateur de niveau peut être un régulateur avec “bande morte”
avec lequel le débit reste constant tant que le niveau se situe entre 2
seuils précédemment définis (30 et 60 % de l’échelle par exemple). 197
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Le “Split Range” ou partage d’échelle est un schéma de régulation qui
permet de commander la position de plusieurs vannes ou organes de
réglage à partir d’un seul régulateur.
Comme l’indique une traduction possible : “Échelle partagée”, le
passage de la position “ouverte” à la position “fermée” des organes de
réglage ne correspond qu’à une partie seulement de l’échelle 0-
100 % du Sc du régulateur ; celle-ci est partagée entre les différents
organes de réglage.
Exemple : Le partage de l’étendue d’échelle se fait de la façon suivante :
▪ entre 0 % et 50 % de l’échelle, la vanne 2 se ferme ;
▪ entre 50 % et 100 %, la vanne 1 s’ouvre.
La valeur S0 indiquée sur le schéma correspond donc :
▪ vanne 1 fermée ;
▪ vanne 2 ouverte à 60 %.
198
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Il existe de nombreuses possibilités de partager l’échelle du signal de commande entre les organes de réglage concernés par le “Split-Range”.

Partage non symétrique Domaines disjoints

Recouvrement Trois domaines

199
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Exemple : Régulation de pression d’un ballon dégazeur d’eau de chaudière

200
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Exemple : Régulation de pression d’une tour de distillation

201
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN SPLIT RANGE OU ECHELLE PARTAGEE
Exemple : Régulation Flip Flop

202
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE EN FEEDFORWARD OU EN PROPORTION
Dans une régulation de proportion la perturbation est mesurée (le
débit de soutirage) et une correction est appliquée immédiatement
à l'organe réglant par le proportionneur (FF). Ce type de régulation
est dite en boucle ouverte car la correction est appliquée à priori
sans vérification de son bien fondé ou de son efficacité.
Cependant, le facteur de correction peut être ajusté par une autre
régulation (ici la régulation de niveau LC) qui elle, prend en compte
le résultat attendu qui est la stabilité du niveau.
Une telle conception est utile quand:
▪ le résultat est difficile à mesurer
▪ la réaction à la perturbation est si rapide et si importante qu'on
souhaite agir au plus vite.

203
I. INSTRUMENTATION & REGULATION
5. REGULATION
5.3. BOUCLES DE REGULATION
5.3.5. BOUCLE OVERRIDE OU EN SUBSTITUTION
La régulation de substitution est utile lorsqu'on souhaite réguler
deux variables au moyen d'un seul organe réglant.
Dans le but de la régulation est de maintenir un niveau dans le bac
aval et le bac amont en agissant sur la vanne de transfert entre les
deux. La priorité est donnée au niveau du bac amont c'est-à-dire
que si que si la consommation de liquide est trop importante, on
préférera laisser baisser le niveau du bac aval pour préserver le
niveau du bac amont.
La vanne est commandée par un calculateur (FY) qui compare les
sorties des deux régulateurs de niveau, amont et aval. Il choisit en
permanence la valeur la plus faible.

204
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.1. SEPARATION & DISTILLATION
1.1.1. SEPARATION
La séparation des mélanges est une opération unitaire qui permet d'isoler ou de séparer certains constituants des mélanges dans
lesquels ils se trouvent.
Il est souvent nécessaire, pour obtenir une substance pure, de la séparer de toutes les autres substances qui l'accompagnent en utilisant
des moyens physiques. Le choix de la technique varie en fonction de la nature du mélange, de la substance que l'on doit séparer et des
phases qui constituent le mélange.

205
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.1. SEPARATION & DISTILLATION
1.1.2. DISTILLATION
La distillation est une opération unitaire de séparation physique utilisé pour séparer des mélanges en fonction des différences de volatilité des
composants. C’est un procédé couramment utilisé dans l’industrie , particulièrement utilisé dans les secteurs de la chimie , de la pétrochimie et le
secteur pétrolier.
Le principe fondamental de toute opération unitaire notamment la distillation, l’absorption, etc... est la mise en contact de phase en présence
(liquide & gazeuse) pour assurer le développement des réactions, les mécanismes de transfert de masse, de chaleur et de quantités de
mouvement qui ont lieu durant la chaine de transformation, ainsi que la séparation de constituants de mélange résultant.
La démarche générale, adoptée pour toute opération unitaire consiste en :

• La recherche des données d'équilibre.


01

• L'établissement de bilans de matière et d'énergie.


02

• Le dimensionnement de l'installation.
03
206
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.1. TRANSITION ENTRE PHASES
L'équilibre liquide-vapeur est un état dans lequel un liquide et sa vapeur sont en équilibre c'est-à-dire qu'il y a autant de vaporisation que
de condensation à l'échelle moléculaire. À l'échelle macromoléculaire on n'observe aucun changement dans le temps.
L’équilibre entre les phases vapeur et liquide est atteint quand il n’y a plus de modification de composition, de température ou de pression.

Sublimation

Fusion Vaporisation

Solidification Condensation

Condensation solide
207
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CHANGEMENT DE PHASES D’UN CORPS PUR
Les transformations liquide/vapeur se font à température constante pour un corps pur. Cette température ne dépend que de la pression.
Les températures des corps purs sont différentes et constantes pendant leur changement de phase.
Exemple : A pression atmosphérique, Eau = 100 °C , Ethane = - 89 °C , Propane = - 42 °C, Butane = - 0,5 °C.

Changement de phase de l’eau

208
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CHANGEMENT DE PHASES D’UN CORPS PUR
P4
Point

Température
Courbe de bulle Critique
P3

P2

Disparition de la dernière goutte


de liquide P1
Courbe de rosée

Apparition de la 1ère bulle de


Vapeur
Liq + Vap

Volume spécifique
209
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CONSTITUANTS D’UN MELANGE 𝒚𝑨 : 𝐹𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 de 𝐀 dans la vapeur.
Considérons une phase liquide et une phase vapeur en
𝒙𝑨 : 𝐹𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 de 𝐀 dans le liquide.
présence.

𝑛𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆: 𝑦𝐴 = = 1 − 𝑦𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑦𝐴 + 𝑦𝐵 = 1
▪Phase Vapeur:
𝑛𝐴 + 𝑛𝐵
𝑚𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆: 𝑤𝐴 = = 1 − 𝑤𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑤𝐴 + 𝑤𝐵 = 1
𝑚𝐴 + 𝑚𝐵

𝑛𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆: 𝑥𝐴 = = 1 − 𝑥𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑥𝐴 + 𝑥𝐵 = 1
▪Phase Liquide:
𝑛𝐴 + 𝑛𝐵
𝑚𝐴
𝑭𝒓𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆: 𝜔′𝐴 = = 1 − 𝜔′ 𝐵 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝜔′𝐴 + 𝜔′𝐵 = 1
𝑚𝐴 + 𝑚𝐵

210
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.2. CONSTITUANTS D’UN MELANGE
Exercice : La composition molaire du GNL commercial est : Méthane CH4 (94.9%), Ethane C2H6 (4%), Propane C3H8 (0.6%),
Dioxyde de carbone CO2 (0.5%).

• Déterminer la fraction massique du méthane.


• La masse moléculaire moyenne du GNL.
Solution:

Composition % molaire , yi % massique, wi


𝒚𝒊 ∙ 𝑴𝒊
∎ 𝒘𝒊 = AN: 𝑤𝐶𝐻4 = 𝟎, 𝟗𝟎𝟎𝟐
CH4 0,949 0,9002 σ 𝒚𝒊 ∙ 𝑴𝒊

C2H6 0,04 0,0712


C3H8 0,006 0,0156

CO2 0,005 0,0130


∎ 𝑴 = ෍ 𝒚𝒊 ∙ 𝑴𝒊 AN: 𝑀 = 𝟏𝟔, 𝟖𝟔𝟖 𝒈/𝒎𝒐𝒍
Total 1 1
211
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.3. CHANGEMENT DE PHASE D’UN MELANGE BINAIRE
Les données de l'équilibre liquide-vapeur peuvent être déterminées expérimentalement, ou calculées approximativement grâce à
des modèles comme la loi de Raoult, la loi de Dalton.

Equilibre liquide–vapeur d’un mélange :

Loi de Dalton et de Raoult

Mélanges idéaux

Mélanges non idéaux

Notion de Volatilité, Volatilité relative et de Tension de vapeur

212
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
A B AB
1.2.4. LOI DE DALTON / VAPEUR
La loi de Dalton est applicable lorsque l’on peut considérer
toutes les vapeurs présentes dans un mélange de vapeurs
comme des gaz parfaits : « La pression partielle de chaque
constituant d’un mélange est égale à sa fraction molaire
dans la vapeur multipliée par la pression totale ».

𝑷 = 𝒚𝑨 ∙ 𝑷
𝑷 = 𝑷𝑨 + 𝑷 𝑩 𝑎𝑣𝑒𝑐: ቊ 𝑨
𝑷 𝑩 = 𝒚𝑩 ∙ 𝑷

𝑷𝑨 ; 𝑷𝑩 : La pression partielle de vapeur de A et de B


respectivement émise par le liquide à la température T.

213
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.4. LOI DE DALTON / LIQUIDE
«Pour un système idéal, la pression partielle de chaque
constituant est égale à sa pression de vapeur à l’état pur et
à la température du mélange , multipliée par sa fraction
molaire dans la phase liquide».

𝑷𝑨 = 𝒙𝑨 ∙ 𝑷°𝑨
𝑷 = 𝑷𝑨 + 𝑷𝑩 𝑎𝑣𝑒𝑐: ൝
𝑷𝑩 = 𝒙𝑩 ∙ 𝑷°𝑩
𝑷𝑨 La pression de vapeur en A émise par le liquide à la
température T.

𝑷°𝑨 La pression de vapeur saturante de A à la température du


mélange T.

Pression de vapeur saturante: notée 𝑷°𝑨 (T), c’est en général une


donnée expérimentale.
214
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
P P
1. NOTIONS DE BASE P10=1344 mmHg pour le benzène
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR P20=557 mmHg pour le toluène
1.2.4. LOI DE DALTON / LIQUIDES IDEAUX & NON IDEAUX
Loi de Raoult- loi des solutions idéales 𝑷𝒊 = 𝑷°𝒊 ∙ 𝒙𝒊
P total
Les mélanges qui suivent cette loi sont des mélanges idéaux.
Pour un mélange binaire (1, 2) :
P2 P1
• 𝑷 = 𝑷°𝟏 ∙ 𝒙𝟏 + 𝑷°𝟐 ∙ (𝟏 − 𝒙𝟏 )

• 𝑷𝟏 = 𝑷°𝟏 ∙ 𝒙𝟏 = 𝑷°𝟏 ∙ (𝟏 − 𝒙𝟐 )

• 𝑷𝟐 = 𝑷°𝟐 ∙ 𝒙𝟐 = 𝑷°𝟐 ∙ (𝟏 − 𝒙𝟏 )
x toluène x benzène
Loi de Raoult- loi des solutions non idéales
Isotherme 100°C du mélange benzène toluène
Pour un mélange binaire (1, 2) :

𝑷 = 𝛾𝟏 ∙ 𝒙𝟏 ∙ 𝑷°𝟏 + 𝛾𝟐 ∙ 𝒙𝟐 ∙ 𝑷°𝟐
𝛾𝟏 et 𝛾𝟐 sont les coefficients d′activité qui peuvent être
supérieur ou inférieur à 1. Ils peuvent être déterminés à partir
des équations de van Laar , Duhem Margules, Wilson, …
215
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.5. VOLATILITE

La volatilité d’un corps pur désigne la capacité ou la tendance


à s’évaporer ou passer à l’état gazeux à une température
donnée. Cela dépend de plusieurs facteurs notamment la
pression de vapeur, les interactions moléculaires et la Corps 1 Corps 2
température.
Les différences de volatilité entre les différents composants 𝒚𝟏 𝑷°𝟏 𝒚𝟐 𝑷°𝟐
𝑲𝟏 = 𝜶𝟏 = = 𝑲𝟐 = 𝜶𝟐 = =
d'un mélange sont souvent repérées par les écarts existants 𝒙𝟏 𝑷 𝒙𝟐 𝑷
entre leurs températures d'ébullition ou leurs tensions de
vapeur. Ces rapports sont appelés coefficients d'équilibre K ou
volatilité .
La volatilité relative est le rapport entre les volatilités des
𝜶𝟏 𝑷°𝟏
différents composants d’un mélange par rapport à la volatilité 𝜶 = 𝜶𝟏,𝟐 = = °
de composé de référence dans ce mélange.
𝜶𝟐 𝑷𝟐
216
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR

La tension de vapeur mesure la tendance des molécules à s’échapper d’une phase liquide pour engendrer une phase vapeur en
équilibre, c’est une pression de vapeur exercer sur la surface de liquide à une température donnée.
Un liquide est d’autant plus volatile que sa pression de vapeur saturante (TV) est plus grande.

Mesure de tension de vapeur Courbe de tension de vapeur des corps purs 217
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Les courbes de tension de vapeur permettent donc de déterminer à pression fixe, la température de passage de l’état liquide à l’état
gazeux c’est la température d’ébullition. Sous la pression normale de 1,013 bar on parle de température d'ébullition normale.

Courbe de tension de vapeur des corps purs T° d’ébullition des hydrocarbures purs 218
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR

Diagramme PV (n-butane
219
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR

Utilisation industrielle de la courbe de tension de vapeur :


Dans les réservoirs de stockage des produits pétroliers, la courbe TV nous renseigne sur la coexistence des phases L et V à la T°
de service.

Exemple 1:

Considérons une sphère contenant du Propane C3 liquide et


gazeux à la T de 20°C.

A partir de la courbe de TV :

P= TV de C3 = 8,5 atm.

Mesure de tension de vapeur


220
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
30 °C

8,5
atm

20 °C
221
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR
Utilisation industrielle de la courbe de tension de vapeur :
Exemple 2 : Dans le cas d’utilisation de la vapeur d’eau comme
fluide caloporteur dans le rebouilleur du fond de la colonne, on
peut déterminer la température de condensation de cette
vapeur à une pression donnée :

La température de condensation de la vapeur


d’eau sous P= 3 bars est de 134°C.

134 °C

222
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.6. TENSION DE VAPEUR

Exemple 3 :

Déterminer la pression ( tension de vapeur) des HC au niveau de chaque ballon:

P= P= P= P= P=

30°C 30°C 30°C 30°C 30°C

Ethane Propane iso butane n-butane n-pentane

Que signifie pour vous cette variation de tension de vapeur ?

223
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.7. TEMPÉRATURE DE BULLE ET DE ROSÉE
Le point d’ébullition d’un corps ou d’un mélange liquide
quelconque, c’est la température à laquelle apparaît la
première bulle de vapeur quand on élève progressivement la
T° du liquide sous pression constante.

Le point de rosée d’une vapeur pure ou mixte, c’est la


température à laquelle apparaît la première goutte de liquide
lorsqu’on refroidit progressivement cette vapeur sous pression
fixe.

224
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.8. VAPORISATION D’UN MELANGE HC
Mélange de la charge d’alimentation à son point de bulle : %
vaporisé = 0%.
0 % vaporisé
Mélange de la charge d’alimentation à son point de rosée:
%vaporisé= 100%.
𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝒗𝒂𝒑𝒆𝒖𝒓
% 𝒗𝒂𝒑𝒐𝒓𝒊𝒔é = × 𝟏𝟎𝟎
𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝒄𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆 𝒅′ 𝒂𝒍𝒊𝒎
100 % vaporisé
Comment peut -on augmenter la vaporisation de 50% à 70% ?

225
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
1. NOTIONS DE BASE
1.2. RAPPELS DES EQUILIBRES LIQUIDE - VAPEUR
1.2.8. VAPORISATION D’UN MELANGE HC
Un composé est d'autant plus volatil que sa pression de vapeur saturante (Tension de vapeur) est élevée c'est à dire que sa
température d'ébullition est basse.

Variation de la volatilité en fonction de tension de vapeur et la température d’ébullition


226
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.1. DEFINITION
La distillation est une opération unitaire de séparation physique utilisé pour séparer des mélanges en fonction des différences de volatilité des
composants. C’est un procédé couramment utilisé dans l’industrie , particulièrement utilisé dans les secteurs de la chimie , de la pétrochimie et le
secteur pétrolier.
Cette opération est réalisée en vaporisant le mélange puis en réalisant une succession de condensations et de vaporisations pour terminer par la
récupération d'un des constituants.

227
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.2. PRINCIPE OPERATOIRE
Elle permet d'amplifier toute séparation de mélange en
réalisant :
▪ une circulation à contre-courant de deux phases liquide et
vapeur à l'intérieur d'une colonne ou tour de distillation ;
▪ des contacts entre les phases liquide et vapeur grâce à
des plateaux ou des garnissages. À chaque contact, la
vapeur s'enrichit en constituants légers et le liquide se
concentre en produits lourds
Cette opération est réalisée en vaporisant le mélange puis en
réalisant une succession Le résultat obtenu est une séparation
beaucoup plus fine du mélange. Le produit de tête ou distillat
contient les constituants légers, le produit de fond ou résidu,
les constituants lourds. 228
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.2. PRINCIPE OPERATOIRE
La mise en place du contre-courant liquide-vapeur fait apparaître la
nécessité :
▪ d'un condenseur pour amorcer dans la colonne le flux liquide par
l'intermédiaire du reflux externe injecté en tête ;
▪ d'un rebouilleur pour initier le flux vapeur par vaporisation partielle
du liquide de fond de tour.
L'alimentation partiellement vaporisée participe également à la
constitution de ces deux flux en s'intégrant à un niveau intermédiaire
dans la colonne.
Le contact liquide-vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
▪ sur des plateaux où le flux vapeur est distribué par des clapets dans
une couche de liquide coulant horizontalement ;
▪ par des garnissages sur les légers le liquide coule sur les anneaux
en formant un film qui est léché par la vapeur ascendante.
229
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.2. PRINCIPE OPERATOIRE
Les conditions opératoires d'une colonne industrielle :
▪ la pression de fonctionnement est fixée par les conditions
opératoires qui règnent au ballon de reflux : c'est la tension de
vapeur du produit de tête liquide. Elle est ensuite sensiblement
constante dans la colonne.
▪ les températures dans la tour sont les températures d'ébullition
des produits qui circulent :
✓ la température de tête est la plus basse correspondant
aux constituants légers obtenus au sommet ;
✓ la température de fond est la plus élevée correspondant
aux constituants lourds obtenus en fond.
L'évolution des températures dans la colonne est, en fait, le reflet des
changements de composition qui se produisent de plateau à plateau.

▪ le débit de reflux externe réinjecté en tête de colonne et la quantité


d'énergie thermique dépensée au rebouilleur sont en relation avec la
qualité de la séparation recherchée.
230
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.3. ELEMENTS BASIQUES D’UNE COLONNE DE DISTILLATION

condenseur
ballon
de reflux

Zone de rectification
distillat

alimentation

Zone d’épuisement

rebouilleur

résidu
231
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
On se réfère généralement à certaines représentations graphiques pour étudier le phénomène de séparation des constituants
d'un mélange par distillation.
Les différents diagrammes d’équilibre liquide – vapeur les plus utilisés sont :
▪ Diagramme d'équilibre isobare ;
▪ Diagramme d'équilibre isotherme ;
▪ Diagramme de composition vapeur – liquide y=f(x) : Equation de la courbe d’équilibre.

232
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isobare : P=Cte
Un mélange binaire A+B donné et à une pression donnée

1- l'isobare d'ébullition donne la température


d'ébullition d'une solution de titre molaire x

2- l'isobare de rosée donne la température de


condensation d'une vapeur de titre molaire y

233
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isobare : P=Cte
Exemple : Une colonne de distillation C3/C4 sous une pression de 16 bar, Quelle doit être la température de rosée si la vapeur contient 84% en
Propane?

On lit la température
sur la courbe de
rosée

65 °C
Un mélange vapeur de titre
molaire 0,84 en propane,
commence à condenser à
65 °C

y= 0,84 234
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isotherme : T=Cte
Un mélange binaire A+B donné et à une température donnée :
𝐏 𝒊𝒔𝒐𝒕𝒉𝒆𝒓𝒎𝒆

1- l'isotherme de rosée donne la pression de 𝐏°𝐀𝐬𝐚𝐭


𝑳𝒊𝒒𝒖𝒊𝒅𝒆
condensation d'une vapeur de titre molaire y

𝑳+𝑽

2- l'isotherme d'ébullition donne la pression 𝑽𝒂𝒑𝒆𝒖𝒓 𝐏°𝐁𝐬𝐚𝐭


𝒙, 𝒚
d'ébullition d'une solution de titre molaire x
0 (𝑨 𝒑𝒖𝒓) 1 (𝑩 𝒑𝒖𝒓)

Que récupère-t-on dans le distillat ? A ou B

235
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme d'équilibre isotherme : T=Cte
Exemple : Diagramme isotherme du propane

Déterminer à 6 bar la proportion des constituants dans chaque


phase.
Déterminer la pression pour différentes proportions dans le
liquide ou la vapeur.

236
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Cette forme de représentation permet de simplifier les calculs
de colonne de rectification, car elle est à la base de la
construction du nombre de plateaux théoriques.
A partir des relations précédentes , on peut établir l’équation de
la courbe d’équilibre liquide-vapeur: y=f(x)
𝜶𝟏 𝒚𝟏 𝒙𝟐 𝑷°𝟏
𝜶= = =
𝜶𝟐 𝒚𝟐 𝒙𝟏 𝑷°𝟐
𝒚 𝒙
= 𝜶
𝟏−𝒚 𝟏−𝒙
𝜶𝒙
𝒚=
𝟏 + (𝜶 − 𝟏)𝒙
237
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)

• 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝛂 ⟹ 𝑵° 𝑷𝒍𝒂𝒕𝒆𝒂𝒖𝒙
𝑺é𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒇𝒂𝒄𝒊𝒍𝒆

• 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝛂 ⟹ 𝑵° 𝑷𝒍𝒂𝒕𝒆𝒂𝒖𝒙
𝑺é𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑫é𝒇𝒊𝒄𝒊𝒍𝒆 xW xD

238
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Relation entre diagramme isobare et diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)

239
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)
Exercice : On considère un mélange de méthanol (B) et d'eau
(A), de fraction molaire globale en méthanol ZB=0.5, Ce mélange
est maintenu à la pression atmosphérique.
La température initiale est de T= 65°C, On chauffe
progressivement le mélange.
Questions:
1. À quelle Température commence-t-il à se vaporiser, quelle
est la composition de la première bulle de vapeur ?
2. À quelle Température termine-t-il de se vaporiser, et la
composition de la dernière goutte de liquide ?
3. Quelle est la composition du mélange liquide et vapeur à
80°C?

240
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)

Solution : Le mélange termine sa


vaporisation au point T=85°C .

Le mélange commence à se
85 °C vaporiser lorsque son point
représentatif croise la courbe de
bulle, soit T= 73°C .

73 °C

Température
initiale T= 65°C

ZB=0.5
241
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)

Solution : La composition de la
dernière goutte de liquide
est: xB=0,13 et xA=0,87.

La composition de la
première bulle de vapeur
est: yB=0,8 et yA=0,2.

Température
initiale T= 65°C
0,13 0,8
ZB=0.5 242
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.1. NOTIONS
2.1.4. DIAGRAMMES D’ÉQUILIBRE LIQUIDE – VAPEUR
Diagramme composition vapeur – liquide y=f(x)

Solution :
Le liquide contient
xB=0,21 et xA=0,79 (21%
méthanol et 79 % eau).

La vapeur contient
yB=0,63 et yA=0,37 (63
% méthanol et 37 %
eau)

Température
initiale T= 65°C
xA=0,79 yB=0,63

ZB=0.5 243
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION

Il existe différents types de distillations :

▪ Distillation progressive simple ;

▪ Distillation flash ;

▪ Distillation flash progressive ;

▪ Distillation fractionnée (rectification) ;

▪ Distillation atmosphérique ;

▪ Distillation sous vide ;

▪ Distillation azéotropique.

244
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.1. DISTILLATION PROGRESSIVE SIMPLE
Dans la distillation simple, une seule chaîne de vaporisation et
de condensation a lieu, il est difficile d’obtenir des substances
pures par simple distillation

Une colonne de distillation + un thermomètre.

Un condenseur pour condenser les vapeurs.

Un bouilleur ( charge à distiller).

Un dispositif de chauffage.

Le condensat (distillat) dirigé vers une éprouvette.

245
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.1. DISTILLATION PROGRESSIVE SIMPLE
La distillation simple ne permet pas de séparer efficacement Teb(A)
un mélange binaire : T
d a e mp
ns ér
▪ Fraction molaire maximale en léger: 1ère goutte le atu
b a re
llo
nA
▪ Fraction molaire maximale en lourd: dernière goutte

Température
Si on arrête la distillation en cours, on peut séparer 2 mélanges B
Température
de compositions différentes : dans le ballon A
▪ Le ballon A s’enrichit en lourd: résidu de distillation Température
Composition
dans le ballon A
▪ Le ballon B s’enrichit en léger: distillat de la dernière
goutte de Composition
Composition du de
Composition Teb(B)
liquide
Composition dans le
du liquide dans du liquide
du liquideliquide
ladans
1èredans
gouttele
A le ballon
ballon A
dansAle ballon Ale ballon
dansBballon B B
le ballon

0 Fraction molaire de B 1
246
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
La distillation flash est la détente isenthalpique d'un mélange à l'état liquide surchauffé. La brusque détente entraine la
vaporisation d'une partie du liquide d'alimentation. On dit qu’elle est simple lorsqu’elle est utilisée une seule fois.

• La phase vapeur, enrichie en constituant


Distillation flash simple
volatil, est nommée Distillat.

• La phase liquide, appauvrie en constituant


volatil, est nommée Résidu.
247
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash simple

Principe de distillation flash simple


248
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash simple : exemples

Séparation d’un mélange d’HC par flash Séparation d’un mélange C3/C4 par flash
249
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash simple : Bilan Matière

• Bilan Global: 𝑭 = 𝑳 + 𝑽 = ෍ 𝑭𝒊 𝑽 , 𝒚𝒊

• Bilan partiel: 𝑭𝒊 = 𝑳 𝒙𝒊 + 𝑽 𝒚𝒊
𝑭 , 𝒛𝒊 𝑻&𝑷

• Relation d’équilibre:
𝒚𝒊 = 𝑲𝒊 ∙ 𝒙𝒊

• Calcul des fractions du mélange: 𝑭𝒊


𝒙𝒊 =
𝑳 + 𝑽 𝒌𝒊
𝑳 , 𝒙𝒊
⇒ 𝒐𝒏 𝒅𝒐𝒊𝒕 𝒗é𝒓𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒒𝒖𝒆 ∶ ෍ 𝒙𝒊 = 𝟏

250
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash simple : Bilan Matière
Exercice :
▪ Un mélange d'hydrocarbures de composition suivante
(fractions molaires): Composition % molaire , zi

Il sera soumis à une vaporisation partielle en sorte que à 30°C, Ethane 0,04
la tension de vapeur de la phase liquide n'excède pas 5 atm. Propane 0,38
▪ Calculer les compositions des deux phases après
Isobutane 0,08
l’équilibre.
▪ Calculer les débits des deux phases. n-butane 0,44

n-pentane 0,06

251
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash successive
Distillation flash à 3 étages, on obtient 4 flux de compositions différentes ( E , F , I , J ) , dont les caractéristiques varient en fonction
du refroidissement ou du réchauffage des alimentations des ballons.

252
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.2. DISTILLATION FLASH
Distillation flash successive
▪ Pour augmenter la pureté ;
▪ Fonctionnement qui s’approche de celui d’une colonne de distillation.

E
Teb(A)
J H I
C
F
T3

Température
2 G B C
Alimentation T1
A F
T2 D E
G
I F
1 A
G
Teb(B)
J

3 J 0 Fraction molaire de B 1
253
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE

Fonctionnement
Elle consiste à réaliser :
▪ des répétitions successives du procédé flash ;
▪ de la diffusion à contre-courant entre la phase liquide descendante et la phase vapeur ascendante.
Cela permet d’obtenir :
▪ une phase vapeur devient de plus en plus légère en remontant à travers le nombre y de ballons flash ;
▪ une phase liquide devient de plus en plus lourde en s’écoulant à travers le nombre x de ballons flash.
Objectifs

Cela a pour objectifs :


▪ Augmenter la pureté des produits : distillat et résidu ;
▪ Regrouper tous les ballons flash dans une seule colonne dite colonne de rectification avec un condenseur de tête et un
rebouilleur au fond. ( coût d’installation).
254
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
1 Fraction molaire de A 0
Température et compostions des plateaux Phase Teb(B)
▪ La séparation sélective des constituants d'un mélange repose sur liquide c

Température
le
Plateau N-1
l'existence d'un gradient de température entre le bas et le sommet de bul
e
b ed
la colonne. C our
▪ Ce gradient de température est maintenu simplement en
a Plateau N

refroidissant le sommet de la colonne de distillation (condenseur), et b


en réchauffant le fond (rebouilleur).
e d Plateau N+1
▪ Le refroidissement du condenseur permet de créer une phase
liquide, qui descend dans la colonne, alors que le chauffage du
Phase
ée
Teb(A) ed e ro s gazeuse
rebouilleur produit une phase vapeur qui remonte dans la colonne : C o u rb
on parle donc d'opération de séparation à contre-courant.
0 Fraction molaire de B 1
▪ L'étagement des températures étant assuré par le mélange des
fluides à chaque plateau (vapeur et liquide qui se croisent à
Température et Composition des plateaux
chaque étage). 255
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Exemple
La séparation d’un mélange d’hydrocarbures dans une colonne
permet de remarquer la pureté du distillat dépend de plusieurs
paramètres :
▪ du débit de liquide et de vapeur dans la colonne ;
▪ du nombre total de plateaux ;
▪ de la répartition des plateaux entre x et y.
x: nombre de plateaux au-dessus de l’alimentation.
y: nombre de plateaux au-dessous de l’alimentation.

Séparation d’un mélange C3/C4 dans une colonne


256
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Exemple : Fractionnement du Pétrole Brut
L'installation de fractionnement des gaz et essences a pour but de
fractionner la coupe gaz + essences obtenues en tête de la colonne
de distillation atmosphérique. Elle est composée en général de
plusieurs colonnes de distillation classiques à deux produits et le
schéma.
• La première séparation est réalisée par une colonne de
stabilisation des essences ou débutaniseur, et fractionne la
coupe gaz + essences en gaz d'une part (C4 et plus volatils)
obtenus en tête, et en essence totale stabilisée d'autre part,
soutirée en fond.
• La pression de fonctionnement de cette colonne est d'environ
une dizaine de bars ce qui conduit à une température de l'ordre
Différentes sections de séparation dans le fractionnement
de 70°C en tête, et le plus souvent supérieure à 200°C en fond. 257
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Exemple : Fractionnement du Pétrole Brut
▪ Le dééthaniseur permet de séparer sous forme gazeuse, au
ballon de tête, la coupe gaz combustible (C1 + C2). La
condensation du reflux nécessite une pression de
fonctionnement relativement élevée (20 à 30 bars).
• Le mélange propane-butane récupéré en fond est séparé dans le
dépropaniseur permettant d'obtenir en tête une coupe propane
et en fond une coupe butane. Cette colonne fonctionne à une
pression de l'ordre de 17 bars.
• L'essence totale stabilisée obtenue en fond du débutaniseur est
dirigée vers la colonne de fractionnement des essences (splitter
d'essence) qui permet d'obtenir une essence légère en tête, et
une essence lourde en fond.
Différentes sections de séparation dans le fractionnement
258
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Exemple : Fractionnement du Pétrole Brut
▪ Cette colonne fonctionne à une pression légèrement supérieure
à la pression atmosphérique (1,5 bar environ).

• L'essence légère est souvent redistillée dans un


déisopentaniseur qui sépare en tête l'isopentane recherché
pour de son indice d'octane.

Différentes sections de séparation dans le fractionnement


259
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Exemple : Fractionnement du
Pétrole Brut

Différentes sections de séparation dans le fractionnement


260
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.4. DISTILLATION ATMOSPHERIQUE
Fonctionnement
La distillation atmosphérique est un procédé clé dans le
raffinage du pétrole brut. Elle est utilisée pour séparer les
différents composants du pétrole en fractions selon leurs points
d'ébullition. Ce procédé se déroule dans une unité appelée tour
de distillation atmosphérique, opérant à pression
atmosphérique.
La distillation se fait à une pression proche de
l'atmosphérique pour éviter une dégradation thermique des
composants.

Différentes sections de séparation dans le fractionnement


261
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.4. DISTILLATION ATMOSPHERIQUE
Principe opératoire
L'installation de distillation atmosphérique réalise la première
séparation du pétrole brut et permet d'obtenir les coupes
principales..
Cette première séparation est obtenue dans une seule colonne
de distillation à soutirages multiples appelée : colonne de
distillation atmosphérique.
La coupe gaz + essences est obtenue en tête de la colonne,
kérosène + gazoles léger et moyen sont soutirés latéralement
et la coupe résidu atmosphérique sort en fond de colonne.

Différentes sections de séparation dans le fractionnement


262
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.4. DISTILLATION ATMOSPHERIQUE
Entrée du brut
▪ Le pétrole brut est introduit partiellement vaporisé vers la base
de la colonne. Il en assure ainsi le rebouillage.
▪ La zone d'entrée du brut (ou zone de flash) a pour but de séparer
les débits importants de phase vapeur et phase liquide.
▪ Il est important en particulier d'éviter que les gouttelettes
liquides de résidu viennent colorer et polluer les coupes gazoles.
Soutirages des produits
▪ La coupe gaz + essences est condensée en tête de colonne puis
soutirée du ballon de reflux; l'autre partie du liquide du ballon
retourne à la colonne pour assurer le reflux.

Différentes sections de séparation dans le fractionnement


263
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.4. DISTILLATION ATMOSPHERIQUE
Soutirages des produits
▪ Le liquide qui en résulte descend de plateau à plateau dans la
colonne en s'alourdissant peu à peu et il est soutiré en partie
quand sa composition se rapproche de celle d'un produit
recherché.
▪ Le débit de liquide issu du brut (liquide du brut) a, de même, une
composition qui se rapproche de celle du résidu atmosphérique.
Stripages des produits
▪ Les produits soutirés de la colonne et le liquide du brut
contiennent trop de produits volatils : leur point d'éclair n'est pas
correct.
▪ Il est nécessaire de réaliser leur revalorisation partielle ce qui
permet d'éliminer les produits trop volatils. Cette opération
Différentes sections de séparation dans le fractionnement
s'appelle stripage. 264
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.4. DISTILLATION ATMOSPHERIQUE
Stripages des produits
▪ Le stripage est réalisé dans de petites colonnes annexes (ou
strippers) pour les soutirages latéraux et dans le fond de la
colonne atmosphérique pour le liquide du brut.
▪ La revaporisation partielle est obtenue par injection de
vapeur d'eau (stripage à la vapeur) ou par rebouillage (coupe
kérosène) (stripage à la chaleur).
▪ Les fractions revaporisées et la vapeur d'eau retournent
dans la colonne atmosphérique. La vapeur d'eau est
condensée en tête avec la coupe gaz + essences et elle est
séparée par décantation dans le ballon de reflux qui
comporte donc un soutirage d'eau liquide.
Différentes sections de séparation dans le fractionnement
265
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.4. DISTILLATION ATMOSPHERIQUE

266
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.5. DISTILLATION SOUS VIDE
La distillation sous vide est une distillation réalisé à une pression inferieure à la pression atmosphérique causant l'évaporation des
liquides les plus volatils pour des températures réduites. L'opération sous vide permet d'abaisser les températures de distillation
et d'éviter ainsi la dégradation thermique des hydrocarbures à haute température d'ébullition.

P P

T T
267
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.5. DISTILLATION SOUS VIDE
L'installation de distillation sous vide (DSV) a pour but de séparer le résidu atmosphérique en plusieurs coupes pétrolières. Le découpage
réalisé dépend de la composition du résidu atmosphérique et des utilisations ultérieures des différentes coupes obtenues. ses
utilisations répondent actuellement à 3 objectifs principaux :
▪ Fabrication des bitumes ;
▪ Élaboration de distillats destinés à être valorisés par le craquage catalytique ou l'hydrocraquage ;
▪ Fabrication des huiles de base.
L’objectif de la DSV est de vaporiser le résidu pour une récupération maximum de distillats. Cela suppose :
▪ une température la plus élevée possible (mais limitée aux environs de 400°C seuil de stabilité des hydrocarbures) ;
▪ une pression en fond de colonne la plus faible possible.
Le vide est assuré par un dispositif d'aspiration des gaz résiduels en tête de colonne; (éjecteurs à vapeur, pompes à vide) gazole sous vide
et distillats sous vide sont soutirés latéralement et le résidu sous vide est obtenu en fond de colonne.
Le résidu sous-vide (550°C à 600°C +) apparaît comme le FOND DE BARIL, valorisable comme base fuel charge de viscoréducteur et sur
certains bruts comme base bitume.
268
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.3. DISTILLATION FRACTIONNEE
Position de l’alimentation de la colonne
La position de l’alimentation renseigne sur le rôle de la colonne:
Alimentation en position haute :
▪ Plus de plateaux dans la zone d’épuisement ;
▪ C’est la qualité du résidu qui est recherchée.
Alimentation en position basse :
• Plus de plateaux dans la zone de rectification ;
• C’est la qualité du distillat qui est recherchée.

Différentes sections de séparation dans une colonne


269
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.2. TYPES DE DISTILLATION
2.2.6. DISTILLATION AZEOTROPIQUE

C'est type de distillation est spécialement utiliser pour des


mélanges azéotropiques.
Ils ne peuvent pas être distillés directement étant donnée que la
composition en liquide et la composition en vapeur sont même.
Dans ce cas, un autre composant est ajouté pour créer un
nouveau à bas point d'ébullition azéotrope et entrainer ainsi
séparation plus facilement.
Exemple : Dans la production de l'éthanol, pour briser
l'azéotrope du mélange de 96% éthanol et de 4% d'eau, du
benzène est ajoutée.

Azéotrope eau-éthanol
270
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.1. DEFINITION
Les colonnes aussi appelés tour ont une forme cylindrique, leur hauteur
est toujours très grande comparée à leur diamètre qui, avec des
éléments de structure installés à l’intérieur de façon à obtenir la
séparation efficace du liquide avec la vapeur.
Le contact liquide-vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
▪ sur des plateaux où le flux vapeur est distribué par des clapets dans
une couche de liquide coulant horizontalement ;
▪ par des garnissages sur les légers le liquide coule sur les anneaux
en formant un film qui est léché par la vapeur ascendante.
Outre ces éléments de la tour, il y a aussi des équipements annexes :
▪ d'un condenseur pour amorcer dans la colonne le flux liquide par
l'intermédiaire du reflux externe injecté en tête ;
▪ d'un rebouilleur pour initier le flux vapeur par vaporisation partielle
du liquide de fond de tour.
Exemple d’une colonne de distillation /Réf. Sonatrach, HRM 271
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.2. FONCTIONNEMENT DE PLATEAUX
Le rôle des plateaux est d’assurer un contact intime entre la phase vapeur ascendante et une phase liquide descendante (diffusion à
contre-courant), permettant ainsi un bon transfert de matière et de chaleur.

Principe de fonctionnement des plateaux 272


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION

• Alimentation
• Rebouilleur
2.3. COLONNE DE DISTILLATION

Flux vapeur:
2.3.2. FONCTIONNEMENT DE PLATEAUX
Mise en œuvre du contre-courant liquide‐vapeur
La mise en place du contre-courant liquide‐vapeur fait
apparaître la nécessité :
▪ d'un condenseur : reflux externe injecté en tête ;

Flux liquide:
▪ d'un rebouilleur pour initier le flux vapeur injecté au fond de

• Alimentation
• Reflux externe de tête
colonne.

Principe de fonctionnement des plateaux 273


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.3. REFLUX D’UNE COLONNE
Reflux interne & Reflux externe
Il existe deux types de reflux dans une colonne qui sont : le
reflux externe et reflux interne.
▪ Le reflux externe dans la colonne en phase liquide sur le
plateau de tête.
▪ Ce débit liquide est augmenté par la condensation partielle
du flux vapeur montant donne le reflux interne

𝐿𝑟
𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒅𝒆 𝑹𝒆𝒇𝒍𝒖𝒙: 𝑟𝑓 =
𝐷𝑙

Reflux de tête de colonne 274


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.3. REFLUX D’UNE COLONNE
Configuration du Reflux externe

Condensation Total Condensation partielle Reflux Total

Différents types de condensation


275
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. REBOUILLEUR D’UNE COLONNE
Plusieurs types de rebouilleur peuvent être exploités dans les colonnes de distillation:

Rebouilleur Rebouilleur Rebouilleur Rebouillage


Thermosiphon vertical Type Kettle Once-through par Four

Différents types de rebouilleurs

276
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. REBOUILLEUR D’UNE COLONNE
▪ Système de séparation de liquide et de vapeur pour
thermosiphon : Le liquide rebouilli est soutiré comme
résidu sans se mélanger avec le liquide du dernier plateau.

Vaporisation partielle : approx. 30 %


A partir du fond deux valeurs sont équivalentes :

▪ Chaleur de condensation des lourds des vapeurs ;

▪ Chaleur de vaporisation des légers des liquides.

𝑽′𝟎
𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒅𝒆 𝑹𝒆𝒃𝒐𝒖𝒊𝒍𝒍𝒂𝒈𝒆: 𝒓𝒃 =
𝑹

277
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. REBOUILLEUR D’UNE COLONNE
Charge thermique : Utilisation de la vapeur ou d’un liquide caloporteur

278
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE
Le contact liquide-vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
▪ sur des plateaux où le flux vapeur est distribué par des clapets dans
une couche de liquide coulant horizontalement ;
▪ par des garnissages sur les légers le liquide coule sur les anneaux
en formant un film qui est léché par la vapeur ascendante.

1- À Plateaux

Colonnes

2- À Garnissage
(1) (2)

279
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Constitutifs de colonne
La colonne est généralement en tôles d'acier soudées, la nuance de
l'acier dépendant de la nature du produit distillé.
À l‘Extérieur :
▪ les divers piquages pour branchement de tuyauteries : vapeur
de tête, reflux, alimentation, liquide de fond vers rebouilleur,
retour rebouilleur, ...
▪ les prises pour appareils de mesure et de contrôle :
thermocouples, manomètres, niveaux automatiques, niveaux à
glace, ...
▪ des trous d'homme d'un diamètre de 18" ou 20" en général ;
▪ des échelles et passerelles .

Eléments constitutifs d’une colonne


280
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Constitutifs de colonne
À l‘Intérieur : Tout un équipement interne (internals) propre au
procédé utilisé :
▪ des plateaux (trays) ou garnissages (packeds) et leurs
déversoirs ;
▪ diverses cloisons, chicanes, pot de soutirage et tuyauteries
intérieures.
On trouve des équipements liés à la colonne :
▪ Un rebouilleur ;
▪ Un condenseur ;
▪ Un ballon de reflux.

Eléments constitutifs d’une colonne


281
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux
Dans les colonnes de distillation à plateaux, chaque plateau est composé de 3 sections :

1- Surface d’ébullition 3- Goulotte de descente

La surface d’ébullition est le lieu Les goulottes de descente


de contact entre la vapeur et le
guident le flux du liquide d’un
liquide.
plateau à un autre.

2- Déversoir

Le déversoir maintient un niveau


de liquide sur le plateau.

Eléments constitutifs d’une colonne


282
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux

283
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux
La géométrie des plateaux prend en compte plusieurs paramètres : Nombre de passes

Types de déversoir

Types de barrage

Arrivée sous descente

Diamètre des perforations

Nombre de perforations

Arrangement des perforations

Sens d’écoulement

Espacement des plateaux


284
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Nombre de passes

H1
H1

Plateau à 1/2 passe Chicane Plateau à 1 passe


(single pass tray)
H1 H5 H3

H3

Plateau à 2 passes Plateau à 3 passes Plateau à 4 passes


285
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Nombre de passes

Plateaux Kühni type A Plateaux Kühni type B


Disposition de circulations ( ou passes)
286
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Plateau de soutirage

Disposition de circulations ( ou passes) et plateaux de soutirage 287


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Plateau de soutirage
▪ Principe : ▪ Rapport Lbarrage / Dcolonne:
• Assurer un niveau de liquide ; • Colonne normale : > (12 mm)
• Repartir le liquide sur les plateaux. • Colonne sous vide : > (6 mm)

• Plateaux à clapets : entre 20 et 50 mm

Verticale Inclinée En escalier

Descente verticale (vertical Descente inclinée (sloped Descente en escalier (stepped


apron downcomer) apron downcomer) apron downcomer)
288
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Arrivée sur descente Contre-déversoir
• Doit notamment éviter que de la vapeur ne puisse remonter via
le déversoir
Hauteur sous descente
• La hauteur sous descente ne doit pas être inférieure à 18 mm
et sa différence avec la hauteur de barrage doit généralement
être comprise entre 6 et 13 mm.

Géométrie de plateaux / Espacement des plateaux


• Écartement normal : 45-60 cm

• Écartement exceptionnel : 80-100 cm

289
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Géométrie de plateaux / Régimes d’écoulement
• Plusieurs régimes de fonctionnement :

• Pour la phase gazeuse, la perte de charge à travers un plateau


dépend :
✓ De la vitesse du gaz ;
✓ De la hauteur de liquide sur le plateau ;
✓ De l’aération du liquide.

Régimes d’écoulement
290
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux
• Le choix du plateau dépend principalement du débit du liquide, de la souplesse d’utilisation souhaitée et du coût de l’installation.

• Les principaux types de plateaux sont :

Types des plateaux :

Plateaux à calottes ou à cloches

Plateaux perforés

Plateaux à clapets ou à soupapes

291
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
▪ Les calottes sont des éléments placés de façon verticale
sur le plateau pour augmenter la surface de contact entre
les phases.
▪ Les sorties de la calotte sont en forme de « dents ».
▪ Cette conception ne compte pas sur la vitesse de la vapeur
ascendante pour retenir le liquide sur le plateau.
▪ Dimensions:
• Taille de calotte : 3.0 – 6.0 in.
• Taille de perforation : 2.0 – 3.0 in.

292
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
Le gaz sortant de la fente barbotte dans la
Le gaz arrive par le bas, passe par la
couche de liquide et crée une émulsion
cheminée, puis change de direction et
dans laquelle se produit l’échange de
sort par la fente de la calotte.
matière.

Pour augmenter le temps de séjour


(la quantité) du liquide sur le
plateau, on augmente la hauteur de
la cheminée.

cheminée Passage du gaz à travers les calottes


293
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches

Fonctionnement des calottes


294
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches

Fonctionnement des calottes


295
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux / Plateau à calottes ou à cloches
Plateau à tunnels :
▪ Le fonctionnement des plateaux à tunnels est semblable aux
plateaux à calottes.
▪ On peut considérer le tunnel comme une calotte (cloche)
longue.
▪ La phase gaz arrive par les nombreuses cheminées circulaires
comprenant un espace pour le passage du liquide

Plateaux à tunnels
296
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches
▪ En raison de leur coût, ils sont de moins en moins utilisés
dans l’industrie. Toutefois ils sont encore recommandés
dans des cas particuliers :

• Fonctionnement à très faible débit.

• Distillation sous vide moyen.

• Temps de séjour important sur le plateau, nécessité


par une réaction chimique lente.

Plateaux à calottes
297
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches

Photos réelles de plateaux à calottes 298


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à calottes ou à cloches

Avantages Inconvénients

Cas d’augmentation du débit de gaz, ils s’engorgent plus


Ils diminuent le risque de drainage (pleurage)
facilement.

Ils offrent un bon mélange des phases gaz et liquide. Ils augmentent les pertes de charge.

Ils fonctionnent à bas débits liquide et vapeur Ils coutent un peu plus cher

Ils permettent un temps de contact du gaz avec le liquide Ils risquent un bouchage provoqué par des phénomènes de
supérieur. corrosion.

299
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateaux perforés
▪ La surface des plateaux est perforée de nombreux petits orifices.
▪ Le fonctionnement est basé sur la différence de pressions de part et
d'autre d'un plateau.
▪ Cette différence de pression permet de maintenir le liquide sur le
plateau et elle permet le passage du gaz par les trous du plateau.

▪ Les bulles résultant du passage du gaz dans le liquide prennent


naissance dès la surface du plateau.
▪ Les bulles barbotent dans le liquide et forment un brouillard
constitué de petites gouttes.
▪ Dimensions: diamètre peut varier entre 3 mm et 9 mm. La surface
trouée représente entre 5 et 20 % de la surface totale du plateau.
SIEVE TRAYS
300
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateaux perforés

Photos réelles de plateaux perforés 301


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateaux perforés

Avantages Inconvénients

Manque de souplesse : aux faibles débits de gaz, le liquide peut s'écouler à travers
Coût faible.
les trous (pleurage) , ce qui diminue l’efficacité de plateau.

Risque d’engorgement liquide. Si la vitesse du gaz est trop élevée, elle peut
Simplicité. empêcher la descente du liquide sur le plateau inférieur, en particulier dans les
phases de démarrage durant le chargement de la colonne.

Sensibilité aux défauts de planéité : tous les plateaux doivent être placés
La perte de charge est diminuée car le gaz
horizontalement car une inclinaison peut créer un phénomène de pleurage dans les
passe directement dans le liquide.
zones inférieures de la colonne.

302
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes
Chaque orifice est équipé d’une soupape qui se soulève sous la
poussée du gaz.

Plateaux à clapets
303
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes
Il existe plusieurs types de plateaux à soupapes, selon les constructeurs.

Types de clapets 304


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes

Liquide Liquide Liquide

Gaz Gaz
Débit de gaz normal Débit de gaz élevé Gaz
soupape ouverte Soupape ouverte a fond Débit de gaz faible
soupape peu ouverte
Fonctionnement de clapets 305
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux /Plateau à clapets ou à soupapes
Plateaux à clapets
▪ Contact uniforme : sortie latérale de la vapeur ;
▪ Pleurage réduit à faible débit.
Avantages :
▪ Régimes de fonctionnement similaires aux plateaux perforés,
mais sans risque de drainage ;
▪ Faibles coûts de fabrication.
Inconvénients :
▪ Débit de gaz provoquant l’engorgement supérieur à celui d’un
plateau à calottes ;
▪ Pertes de charge importantes pour les faibles débits de gaz
(soupapes à soulever).
Types de clapets 306
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Types de plateaux / Plateau à clapets ou à soupapes

Avantages Inconvénients

Les plateaux de ce type présentent une forte perte de charge en cas des faibles
Ils acceptent de grandes vitesses de vapeur/ de débit
débits de gaz, car la section initiale de passage est faible et la pression du gaz doit
du gaz qui provoque l’engorgement.
monter pour équilibrer la masse de la soupape.

Le plateau à soupapes n'est pas étanche et il se vide à l'arrêt. Son emploi n'est
L’efficacité est constante dans un large domaine. donc pas recommandé lorsque la colonne fonctionne par campagnes, avec des
arrêts répétés.

Le coût faible

307
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Comparaison des types de plateaux

Critères Plateaux Perforés Plateaux à Calottes Plateaux à Soupapes

Conception Simple La plus complexe Complexe

Coût Bas Elevé Moyen

Fonctionnement à bas débit


Non adapté Adapté Peu adapté
vapeur

Perte de charge Basse Elevée Moyenne

Bouchage du aux débris Peu exposés Très exposés Exposés

308
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Bilan massique et thermique

▪Bilan matière global: Point de coupe

𝑨=𝑫+𝑹

▪Bilan matière partiel sur le constituant i:

𝑨𝒊 = 𝑫𝒊 + 𝑹𝒊 Pour caractériser la séparation, parmi les composés du mélange,


on définit des composés clés:
▪Qualité de fractionnement : Ligne de séparation
1- la clé légère (LK = light key) est le produit que l'on souhaite
récupérer préférentiellement dans le distillat
• Clé légère: plus lourds des constituants légers « d »
2- la clé lourde (HK = heavy key) est le composé récupéré
• Clé lourde: plus léger des constituants lourds« e »
préférentiellement dans le résidu.

309
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Bilan massique et thermique
Exemple: Débutaniseur

Déterminer :
• Clé légère:
• Clé Lourde:
• Débit total et partiel
des constituants

Point de coupe et ligne de séparation - Débutaniseur 310


II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Bilan massique et thermique

▪Bilan thermique global:

𝑨 ∙ 𝑯𝑨 + 𝑸𝑹 = 𝑫𝑽 ∙ 𝑯𝑫𝑽 +𝑫𝑳 ∙ 𝑯𝑫𝑳 +𝑹 ∙ 𝑯𝑹 +𝑸𝑪

Entrée Sortie
▪Taux de reflux:
𝑳𝟎 𝑳𝟎
𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒇𝒍𝒖𝒙: 𝒓𝒇 = 𝒐𝒖 =
𝑨 𝑫𝑳 + 𝑫𝑽

▪Taux de rebouillage:
𝑽′𝟎 𝑽′𝟎
𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒃𝒐𝒖𝒊𝒍𝒍𝒂𝒈𝒆: 𝒓𝒃 = 𝒐𝒖 =
𝑨 𝑹
Point de coupe et ligne de séparation - Débutaniseur 311
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de débits molaires

312
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de température / Mélange binaire

313
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de température / Mélange complexe

314
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de concentrations / Mélange complexe

315
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Profil de concentrations / Mélange complexe

Soutirages latéraux:
Valeurs maximales de concentration pour certains composants
intermédiaires
=> Utilisation de soutirages latéraux pour obtenir un produit avec
une forte concentration d'un composant intermédiaire donné.

316
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Concept de plateau sensible
• Le plateau sensible d’une colonne est celui dont la température
varie le plus avec la qualité du produit séparé ; son identification
se fait expérimentalement ou par simulation.

• La sensibilité des températures aux variations de bilan matière


dictent les actions à un régulateur de température d’un plateau.
Sa fonction est de conserver le même bilan matière quand
interviennent des perturbations.

• Il doit être capable d'agir sur les trafics de liquide-vapeur et en


conséquence ajuster le taux de reflux ou de rebouillage.

317
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Concept de plateau sensible
Un plateau sensible doit être dans une zone de température où les variations de température présentent :

318
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Exemple : Débutaniseur

319
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Exemple : Débutaniseur
Le point de coupe est modifié par le reflux ou le rebouillage. Les différents cas présentés montrent deux régions de sensibilité dans la
rectification et l'épuisement.

✓ Pour ce type de colonne c'est généralement la zone de rectification qui est choisie, les températures étant très sensibles à
l'augmentation du distillat, ie. aux produits qui deviennent plus lourds. Ceci correspond ici à une quantité plus importante de C5
dans le GPL de tête.

✓ De plus, les conditions dans la zone d'épuisement, qui varient en fonction du point final de condensât traitée, semblent être moins
favorables à la mise en œuvre de ce type de contrôle

320
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Exemple : Débutaniseur _ Fonctionnement et Exploitation
▪ Bilan matière:
• Charge = Produits
• Exemple: 36 t/h = 9 t/h + 27 t/h
▪ Qualité des produits: efficacité de la séparation ;
▪ Pression : pression au ballon de reflux, en tête de colonne,
en fond de colonne ;
▪ Températures : tête, fond, gradient de température ;
▪ Énergie : apport de chaleur au rebouilleur.

321
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A PLATEAUX
Fonctionnement et Exploitation

▪ Les conditions opératoires d'une colonne industrielle — un Dépropaniseur :


• la pression de fonctionnement est fixée par les conditions opératoires qui règnent au ballon de reflux : c'est la tension de
vapeur du produit de tête liquide. Elle est ensuite sensiblement constante dans la colonne
• les températures dans la tour sont les températures d'ébullition des produits qui circulent :
− la température de tête est la plus basse correspondant aux constituants légers obtenus au sommet.
− la température de fond est la plus élevée correspondant aux constituants lourds obtenus en fond.
▪ L'évolution des températures dans la colonne est, en fait, le reflet des changements de composition qui se produisent de
plateau à plateau.
▪ Le débit de reflux externe réinjecté en tête de colonne et la quantité d'énergie thermique dépensée au rebouilleur sont en
relation avec la qualité de la séparation recherchée.

322
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Principe de fonctionnement
Une colonne à garnissage est une colonne qui est remplie d’éléments
permettant d’augmenter la surface de contact entre la phase gazeuse
et la phase liquide.

Dans les colonnes à garnissage, l’échange entre le gaz et le liquide est


réalisé non plus sur un plateau, mais sur la surface de petits éléments
placés dans la colonne, qui constituent le garnissage.

Il doit offrir un degré de vide suffisant pour laisser passer le liquide et


la vapeur/le gaz à contre-courant, sans perte de charge excessive.

Il doit également offrir une grande surface mouillée pour assurer une
importante surface d'échange de matière entre le liquide et la
vapeur/le gaz (transfert des constituants volatils d'une phase vers
l'autre).
Colonne à garnissage
323
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Principe de fonctionnement
Dans les colonnes à garnissage, l’échange entre le gaz et le liquide
est réalisé non plus sur un plateau, mais sur la surface de petits
éléments placés dans la colonne, qui constituent le garnissage.
Il doit offrir un degré de vide suffisant pour laisser passer le liquide
et la vapeur/le gaz à contre-courant, sans perte de charge excessive.
Il doit également offrir une grande surface mouillée pour assurer
une importante surface d'échange de matière entre le liquide et la
vapeur/le gaz (transfert des constituants volatils d'une phase vers
l'autre).

Colonne à garnissage
324
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Principe de fonctionnement
Le garnissage permet :
▪ de créer une série d’obstacles sur le parcours du liquide et du
gaz au sein de la colonne ;
▪ d’augmenter la surface de contact entre les deux phases ;
▪ d’augmenter le temps de séjour des deux phases dans la
colonne et donc leur durée de contact ;
▪ de créer un régime turbulent de la phase gaz.

Colonne à garnissage
325
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Caractéristiques
Les colonnes garnies peuvent avoir une grande efficacité. L’efficacité pour une colonne donnée, dépend d’un grand nombre de facteurs, à
savoir :
▪ la vitesse du gaz ;
▪ la solubilité du polluant dans la solution ;
▪ la concentration de l’absorbant dans la solution ;
▪ la réactivité éventuelle du gaz avec les constituants du liquide ;
▪ la diffusivité du polluant dans la phase gazeuse et de l’absorbant dans la phase liquide ;
▪ la teneur en polluant de la phase gazeuse ;
▪ la hauteur de la colonne.
La perte de charge est proportionnelle :
▪ au carré de la vitesse de propagation du gaz au sein de la colonne ;
▪ à la masse volumique du gaz.
Elle augmente également avec le débit du liquide. 326
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Domaine d’application

On les utilise généralement dans les cas suivants:

Faible diamètre (< 600 mm)

Fluide corrosif (métallurgie particulière)

Faibles pertes de charges (ex: colonnes de distillation sous vide)

Risque de moussage (contact liquide/gaz moins violent : minimisation de la tendance au


moussage)

327
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Différents types de flux

Colonne à contre-courant Colonne à co-courant Colonne à flux croisé

328
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Colonne à contre-courant
▪ Le gaz à traiter entre par le bas de la colonne, traverse le
garnissage et sort en tête de colonne. La phase gaz passant par
la colonne garnie est forcée, en raison de la présence du
garnissage, de changer souvent de direction d’écoulement.
▪ Ceci permet de bien mélanger les deux phases. Ce type
d’écoulement est celui qui présente l’efficacité théorique la plus
importante.
▪ Les colonnes à contre-courant ne sont pas adaptées aux
grandes variations de débits de liquide et de gaz .
▪ Un engorgement se manifeste si le débit du liquide ou celui du
gaz est trop important.

Colonne à contre-courant
329
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Colonne à co-courant
▪ Les deux phases sont introduites en tête de colonne et
descendent ensemble, en passant par le garnissage, vers la base
de l’absorbeur. Cet arrangement permet à la colonne de
fonctionner avec des débits plus grands (l’engorgement
n’existent plus).
▪ Pour les mêmes débits de gaz et de liquide, le diamètre d’une
colonne à co-courant est plus petit que celui d’une colonne à
contre-courant.
▪ Les pertes de charge sont plus petites car les deux phases
s’écoulent dans la même direction.
▪ Efficacité relativement faible.

Colonne à co-courant
330
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Colonne à courant croisé
▪ Ces colonnes sont horizontales. Le gaz est introduit à une
extrémité. Le liquide est introduit perpendiculairement au gaz
par la partie supérieure de la colonne.
▪ Les absorbeurs à flux croisé sont plus petits, on peut les utilisés
dans le traitement des fumées.
▪ Les pertes de charge sont moins importantes que pour les
autres types de colonnes.
▪ Le principal inconvénient est la présence permanente du
problème d’entraînement du liquide par le gaz.

Colonne à courant croisé


331
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage
En pratique, une colonne à garnissage comporte les équipements
suivants:
▪ Des tronçons de garnissage (de 0,3 à 10 m de hauteur selon le
diamètre de la colonne), en vrac ou structuré.
▪ Des grilles support pour les différents tronçons de garnissage
▪ Des collecteurs permettant de récupérer l'ensemble du liquide
descendant du tronçon supérieur
▪ Des distributeurs permettant d'assurer une redistribution du
liquide sur la surface du garnissage, au niveau de l'alimentation
ou du reflux mais également entre deux tronçons.

Constitutifs de la colonne à garnissage


332
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage

333
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Distributeurs

334
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Distributeurs

335
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Grille de support de garnissage et de distribution
La grille de support du garnissage doit être capable de supporter la masse du garnissage et la masse du liquide lié au garnissage
(rétention du liquide).

336
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Limiteur de garnissage
Il consiste en une grille de métal placée au-dessus du
garnissage.

Des grilles de calage sont utilisées pour empêcher les éléments


de garnissage d'être soulevés et déplacés sous l'effet d'une
brusque poussée de la phase gaz du bas vers le haut.

Il est surtout utilisé lorsque l’on travaille à des forts débits de


gaz et avec des garnissages légers (plastiques).

337
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Dévisiculeur
▪ Placé en haut de la colonne.

▪ Permet d’arrêter les gouttes de liquide entraînées par le gaz


sortant de l’absorbeur.

▪ Tissé en métal ou en plastique.

▪ Placé sur une grille au-dessus du lit de garnissage).

338
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Collecteurs
C’est un dispositif servant à collecter le liquide s’écoulant au sein de la colonne s’il y a nécessité de redistribution du liquide dans
la colonne, par exemple à cause de l’utilisation de deux lits ou d’une augmentation de température significative.

339
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage
Il se décline en plastique, métal, céramique et exotiques (verre, quartz, carbone...). Les formes ou modèles fournies par les
fabricants répondent à toutes les demandes des plus classiques aux plus exigeantes.

Types des Garnissages :

Garnissage en vrac

Garnissage structurés

Garnissage en grille
340
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en vrac
▪ Ce sont des éléments plus ou moins tortueux, de taille allant de 10 à 100 mm.

▪ On remplit la colonne de manière aléatoire ou en les empilant pour créer une structure enchevêtrée.

341
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en vrac
Les garnissages en vrac sont classés sous 03 types:

1. Anneaux:
• Exemple: Raschig, Lessing, Pall, Nutter, Interpak
2. Selles:
• Exemple: Byerl, Intalox, Novalox
3. Boules:
• Exemple: Hackett, Toppack, Igel

342
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en vrac

Avantages Inconvénients

Peu onéreux Diminution des performances avec le temps (tassement)

Nombreux matériaux possibles (plastique,


Entraînement possible en cas d’engorgement
céramique, métaux, …)

Si le matériau est friable (céramique, verre, …), il peut s’abimer lors de


chocs (ex: engorgement)
Enlèvement du garnissage nécessaire lors des inspections de colonne
Mise en place délicate (risque de création de passages préférentiels
(diminution de l’efficacité)

343
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage structuré
Ce garnissage est vraiment apprécié pour sa bonne efficacité et sa faible chute de pression. Ces deux propriétés principales conduisent
souvent à un gain réel de volumes comparés aux autres composants internes des colonnes.

344
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage structuré
Ils se présentent sous la forme de plaques métalliques gaufrées et perforées empilées les unes sur les autres en subissant alternativement
une rotation d’un angle ± θ.

345
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage structuré

Avantages Inconvénients

Bonne tenue dans le temps (pas de tassement) Poids du garnissage

Enlèvement du garnissage nécessaire lors des


Montage et démontage en une seule pièce possible
inspections de colonne ( accumulation des débris)

Structure étudiée pour un mouillage optimum

Réalisation possible en métal ou en matière plastique


346
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. TYPES DE COLONNE / COLONNE A GARNISSAGE
Constitutifs de la colonne à garnissage / Garnissage en grille
Ce type de garnissage a un degré de vide plus important en
comparant avec les garnissages structurés.

Ils sont caractérisés par :

▪ Arrangement ordonné dans la colonne ;

▪ Couches horizontales de grilles ;

▪ Structure en réseau ;

▪ Robustes.

347
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
2. DISTILLATION
2.3. COLONNE DE DISTILLATION
2.3.4. COMPARAISON DES TYPES DE COLONNE

Colonne à plateaux Colonne à garnissage


Milieu acide et corrosif Difficile. Sinon tres couteux Accepte
Nombre de plateaux Important Reduit
Charge liquide/vapeur Variable Fixe
Diametre Large Reduit
Duree retention liquide Longue Reduite
Nettoyage Plus facile (plateau perfore) Difficile
Efficacite d’absorption Grande Assez grande
Perte de charge Augmente pour une faible augmentation
Moindre
debit de gaz
Choix du materiel Reduit Large
Entrainement de liquide Plus Reduit

348
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.1. CONTRÔLE D’UNE COLONNE

▪En fonctionnement, une colonne de distillation doit faire face à un certain nombre de perturbations, comme par exemple des
modifications de composition, de débit ou de température de la charge, le changement de la température ambiante, etc.

▪Le contrôle de la marche des unités de distillation est basé sur le suivi des paramètres suivants:

▪ Température
▪ Pression
▪ Reflux de tête :température
▪ Débit-Niveaux :ballon de flash , ballon de reflux , fond de colonne ,

349
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.1. CONTRÔLE D’UNE COLONNE
L'équipement d'instrumentation et de régulation de la colonne
donnée en exemple comprend :

➢ Des régulateurs / Mesures de la pression (PC, PI ou PR)

• en tête de colonne ;
• au ballon de reflux ;
• en fond de colonne .

➢ Un régulateur du débit de reflux externe (FC) et


parallèlement un régulateur de niveau du ballon de reflux (LC)
qui agit sur le débit de distillat.

➢ Un régulateur de débit de fluide de rebouillage, le soutirage


du résidu étant effectué sous contrôle du niveau de fond de
colonne.

350
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION

La pression de fonctionnement d’une colonne est déterminée


par les conditions qui s’établissent après condensation dans le
condenseur ou dans le ballon de reflux.

Dans les cas courants, la pression au rebouilleur est donc de


0.1 à 0.5 bar plus élevée qu’en tête de colonne. Il s’agit là
d’une variation relative très faible pour les colonnes
travaillant sous pression mais qui peut être très importante
dans le cas des colonnes opérant sous vide.

351
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION

Le contrôle de pression se fait selon les cas suivants :

Cas distillat liquide

Cas distillat très volatile

Cas distillat gazeux

Cas distillation sous vide

352
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.1. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT LIQUIDE
▪ Lorsque le distillat est liquide, la pression dans la colonne est généralement régulée en faisant varier la température du ballon de condensats
(puissance du condenseur de tête) : la pression s’établit alors naturellement à la valeur de la tension de vapeur du distillat (aux pertes de charges
près).
▪ La variation de la puissance du condenseur peut se réaliser :
Eau de
refroidissement

PC PC

LC LC

FC FC

Variation de la puissance du condenseur Ajustement du débit refroidi


En variant le débit du fluide refroidisseur ou la vitesse ou En contrôlant le by-pass du condenseur en fonction de la
le nombre d’aéroréfrigérants en service. pression (refroidissement partiel du flux sortant en tête de
colonne). 353
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.1. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT LIQUIDE
Ajustement de la charge du condenseur

354
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.2. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT TRES VOLATILE
▪ Dans certains cas, où le distillat est très volatil, on peut également trouver un système de split-range avec dégazage vers le réseau de
torche et appoint de gaz neutre (le plus souvent azote ou fuel-gaz).

Gaz d’appoint
(fuel-gaz ou azote) Torche

PC

LC

FC

355
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION
3.2.3. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT GAZEUX PC

▪ Lorsque le distillat est gazeux, la pression dans la colonne


est contrôlée à l’aide d’une vanne de dégazage.
FC

3.2.4. CONTRÔLE DE PRESSION DU DISTILLAT SOUS VIDE


▪ Pour les colonnes fonctionnant sous vide, les
incondensables sont éliminés à l’aide des éjecteurs.

356
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.2. CONTRÔLE DE PRESSION

Exemple : Changement de pression d’une colonne de


Débutaniseur

▪ Lorsque la pression de la colonne passe de 1500 kPa(a) à


-15 °C.
1100 kPa(a), la température du fond diminue de ……..

357
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.3. CONTRÔLE DE DEBIT

▪ Débit de distillat = maintien du niveau dans le ballon de Condenseur

reflux
LC

▪ Débit de résidu = maintien du niveau en fond de colonne


FC
▪ Débit de reflux + Puissance de rebouillage = stabilisation Alimentation Distillat

du fonctionnement de la colonne Reflux

 taux de reflux ➔  qualité du distillat


 taux de stripping ➔  qualité du résidu

FC

LC

Rebouilleur Résidu

358
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.3. CONTRÔLE DE DEBIT

Exemple : Dépropaniseur

359
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.1. CONTRÔLE DE TEMPERATURE DE TETE
▪ Liée à la pureté du produit de tête (à pression fixée).

3.4.2. CONTRÔLE DE TEMPERATURE DE FOND


▪ Liée à la pureté du produit de fond (à pression fixée) ;

▪ Si elle baisse cela indique une dégradation de la qualité due


à la présence de constituants à plus bas point d’ébullition ;

▪ Si elle monte cela indique une amélioration de la qualité du


résidu.
360
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.3. CONTRÔLE DE TEMPERATURE DE BALLON DE REFLUX
▪ À pression et composition constantes, la température de la charge indique son état de vaporisation.

▪ La température du ballon de reflux dépend de la puissance de réfrigération sur les condenseurs.

361
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE DE PLATEAU SENSIBLE LC

Une colonne possède généralement deux plateaux sensibles :


FC
TC

▪ Un plateau sensible « rectification », qui permet de


contrôler le débit de reflux, (= refroidissement de la colonne
à chauffage constante).

▪ Un plateau sensible « épuisement », qui permet de


contrôler le débit ou la puissance de rebouillage, (=
réchauffage de la colonne à reflux constant).

Dans la pratique, seul un plateau sert à réguler (sinon


instabilité).

362
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.5. CONTRÔLE DE CHAUFFAGE
▪ Chauffage du rebouilleur par de la vapeur d'eau.
▪ Chauffage par la vapeur d'un fluide de procédé.
3.4.6. CONTRÔLE DE REFROIDISSEMENT
▪ La régulation de la température de condensation par action sur le débit d'eau de refroidissement a un temps de réponse assez
long ; il vaut mieux maintenir le débit d'eau constant et noyer partiellement le condenseur pour réduire la surface d'échange.

Régulation par le débit de vapeur Régulation par le débit de condensat 363


Régulation de la température de condensation
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.4. CONTRÔLE DE TEMPERATURE
3.4.5. CONTRÔLE DE CHAUFFAGE
Les deux principaux niveaux sont :

▪ Le niveau de fond de colonne ;


▪ Le niveau du ballon de Reflux.

Régulation par le débit de résidu Régulation par chauffage

364
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
3. REGULATION D’UNE COLONNE DE DISTILLATION
3.5. VARIATION DE LA COMPOSITION DE LA CHARGE

▪ Un changement de composition en alimentation décale le profil de composition dans la colonne ayant pour résultat un grand
changement dans les compositions du produit.

▪ La plupart des colonnes industrielles n'ont pas un analyseur de composition en alimentation ; donc, les variations de
composition en alimentation apparaissent habituellement en tant que perturbations non-mesurées.

Perturbation Conséquence sur le distillat Conséquence sur le résidu

• Légère modification du débit de distillat. • Augmentation du débit de résidu.


Augmentation du débit
de charge • Augmentation de la concentration en • Augmentation simultanée de la teneur en
lourds. légers.

Augmentation de la • Augmentation du débit de distillat.


• Diminution du débit de résidu.
température de la • Augmentation de la concentration en
charge • Diminution de la teneur en légers.
lourds.

365
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.1. SÉCURITÉ DANS LES COLONNES

• Une alarme de niveau bas (LSLL) pour éviter de faire cavité


les pompes.

• Une alarme de niveau haut (LSHH) pour éviter de noyer les


plateaux inférieurs de la colonne, le rebouilleur ou le
condenseur.

• Un TSHH sur la température de fond, qui coupe la chauffe


du Rebouilleur.

• Un TSLL sur la température de tête, qui coupe le Reflux à la


colonne.

• Dans les colonnes à garnissage (Packing) on trouve un


∆PSHH qui coupe l’alimentation de la colonne en fermant
la FCV de charge.

366
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.2. SOUPAPES DE SÉCURITÉ

C’est un organe de sureté de pression qui:

• S’ouvre automatiquement à une valeur prédéterminée sous


l’action du fluide de procédé (liquide ou gazeux)

• Evacue un débit de fluide suffisant pour empêcher la


pression de dépasser la pression maximale admissible de
l’équipement protégé.

• Se referme lorsque les conditions normales de service


seront rétablies.

367
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Le démarrage et l’arrêt des installations et spécifiquement des colonnes devront respecter rigoureusement les procédures du site.
Démarrage d’une colonne de distillation :
1. Mise à disposition des utilités : Il est évident qu'il est nécessaire de pouvoir disposer de toutes les utilités pour assurer la
progression des différentes phases du démarrage à savoir :
▪ L'Air Instrument ;

▪ L'Air Service ;

▪ L'Eau de Refroidissement ;

▪ Le Fuel-Gaz ;

▪ Les Vapeurs BP & MP ;


▪ L'Énergie Électrique (tous les moteurs électriques des pompes et aéroréfrigérants sont sous tension électrique) ;
▪ Les agents chimiques : anti-corrosion, …

368
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Démarrage d’une colonne de distillation :
2. Démarrage de la colonne
4

1- Mettez le régulateur de pression en service à 1


environ 75 % de la pression de fonctionnement
normale.

2- Commencez à alimenter la colonne

3- Lorsque le liquide recouvre les tubes du 3


rebouilleur, démarrez l'écoulement du fluide
chauffant vers le rebouilleur. Amener lentement
la température du rebouilleur à la normale.

2
4- Ramenez lentement la pression à la normale.

369
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Démarrage d’une colonne de distillation :
2. Démarrage de la colonne

5- Ouvrir le liquide de refroidissement vers le


condenseur supérieur. 5
6

6- Lorsque l'accumulateur de reflux est à moitié


plein, démarrez le flux de reflux. Augmentez
lentement le débit de reflux jusqu'à ce que le 7
taux de reflux approprié soit atteint.

7- Mettez le contrôleur de niveau inférieur en


service.

370
II. INTRODUCTION À LA DISTILLATION
4. AUTRES ACCESSOIRES DE COLONNE DE DISTILLATION
4.3. CONDUITE D’UNE COLONNE
Arrêt d’une colonne de distillation :
On procède à des opérations préliminaires bien ciblées, citons toutefois que :

1. Arrêter le flux d'alimentation.

2. Arrêter le débit de fluide caloporteur vers le rebouilleur.

3. Arrêter l'écoulement du liquide de refroidissement vers le condenseur.

4. Vider tous les liquides hydrocarbures de l'unité à partir de l'entrée

5. Drainage et isolement des pompes par joints pleins

6. Préparation d'un Bac de stockage pour recevoir les effluents de lavage

7. Dépressurisation de l'unité à la pression du circuit torche

8. Lavage à l'eau de tous les circuits

9. Vidange de tous les circuits et équipements de l'eau de lavage

10. Inertage de tous les circuits avec la vapeur BP vers le circuit de Blow-Down

11. Isolation électrique de toutes machines tournantes. 371


BIBLIOGRAPHIE
➢ SAIED Miloud, ‘’Equipements de séparation’’, Cours IAP/LION GPL, 2023.
➢ ’’ Procédés et Unités de raffinage’’, Cours ENSPM, 2006.
➢ Mohamed El Amine Dahou, ‘’ Cours de distillation (Génie de procédés )‘’, Université Draia, 2020.
➢ Dr. Bouchemella Houria, ‘’Distillation‘’, Université 8 Mai 1945 Guelma, 2022.
➢ ‘’Distillation’’ , Support de formation EXP-PR-PR180 Révision 0.1 , TOTAL.
➢ ‘’Séparation’’ , Support de formation EXP-PR-PR070 Révision 0.1 , TOTAL.
➢ ‘’Introduction à la régulation’’ , Support de formation EXP-PR-PR010 Révision 0.1 , TOTAL.
➢ Patrick Prouvost, ‘’Instrumentation et régulation en 30 fiches’’ , DUNOD, 2010.

372
ERCI POUR VOTRE ATTENTIO

373

Vous aimerez peut-être aussi