Memoire CT Pascal 1
Memoire CT Pascal 1
ISP/KIBOMBO
B.P. : 11
KIBOMBO
Par :
TOKELE PENE PINDU Jérôme Mémoire
présenté et défendu en vue de l’obtention de
grade de licencié en pédagogie appliquée
DÉDICACE
À toi mon épouse, la chair de ma chair, l’os de mes os ALONGA
WEMBI Christine et à tous mes enfants que je me réserve de
les citer, pour l’esprit de dévouement et de la patience pendant
toute notre formation intellectuelle à l’ISP/Kibombo.
À mes parents, pour tous les sacrifices et encouragements afin
que nous soyons utile à nous même et à la société toute entière.
À mes parents spirituels pour tous les soutiens moraux que
matériels à procurer.
Nous dédions ce mémoire.
REMERCIEMENT
À l’occasion de la mise au point de notre mémoire de fin du
deuxième cycle d’Études supérieures, nous tenons à remercier
sincèrement l’Éternel Dieu tout puissant pour nous avoir accordé
le souffle de vie durant toute longue période d’études.
Le présent travail est alors le fruit de la contribution de plusieurs
personnes, mais dont le centre est l’auteur.
Nos sincères remerciements s’adressent au Chef de Travaux
ASAKA LOTOLA et à monsieur le Chef de Travaux CME NJALE
TSHAKA Daniel, respectivement Directeur et Encadreur de ce
mémoire, pour leur rigueur et conseils constructifs.
Qu’il nous soit autorisé d’exprimer nos profondes gratitudes aux
autorités académiques de l’ISP/Kibombo pour l’esprit patriotique
qu’elles ont manifesté en dotant à la province du Maniema pour
la énième génération des spécialistes en gestion et
Administration des Institutions scolaires et de formation.
À mes Frères et Sœurs : WANJA KAHODI Pius, MAKELELE
KAHOZI Gaston, LOMEA OWAMBA, PALA OWAMBA,
LOKOMBA KAHOZI, OLELA LOMANGE Jean Pierre, ASHIMBA
LOMANGE Victor.
À nos enfants : KAHOZI KOY Albert, ELUNGU KOY Gertrude,
PINDO KOY Nicolas, YANDO KOY Johari, LAHEMA KOY
Cosmas, LOLEMA KOY François, BENELKOY Charlotte,
TOKELE KOY Idelphone, KOY WA KOY Emmanuel, ALONGA
WANDA Christine, DENGA WANJA Elagée, ZAINA
MAKELELE, WANJA MAKELELE, pour leur dévouement qui
concouru à la réalisation de ce mémoire.
Aux camarades Étudiants : EMUNGU LUKA, NGONJO KOY,
FATUMA EMUNGU, OKONDA BIMOMBE, LOKOLONGA TOKO,
En fin, nous serions ingrats si en terminant cette page de
remerciement, nous n’avions une pensée à tous ceux qui, près ou
loin, d’une manière ou d’une autre ont contribué à la réalisation
de ce mémoire. Qu’ils trouvent ici les témoignages de notre
gratitude.
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
RDC : République Démocratique du Congo ;
P. : Page ;
% : Pourcentage ;
N° : Numéro ;
UNESCO : Organisation des Nations unies pour l’éducation,
la science et la culture.
0. INTRODUCTION
0.1 POSITION DU PROBLEME
Dans le monde entier, l’éducation scolaire est depuis
longtemps secouée par plusieurs phénomènes tels que :
Les abandons scolaires, les redoublements, les échecs
scolaires, la fréquentation irrégulière de l’école etc…
Parmi ces phénomènes, celui de la fréquentation irrégulière des
élèves aux écoles de la chefferie des Bakongola est visible et
mérite aussi des analyses scientifiques.
Plusieurs auteurs tels que : PHILIPPE COBOS (1970), L. PRU et
A.B. CRIMER (1972) et la plupart de l’UNESCO se sont intéressés
à analyser en détail les phénomènes de déperdition scolaire et
ont proposé même des solutions pour aider les États, les Églises,
les Associations, les Écoles, les Enseignants, les Parents, les
Élèves et tous ceux qui s’intéressent à l’éducation scolaire, pour
faire face à ce fléau.
L’engagement de la Communauté internationale en faveur de
l’éducation universelle est traité de l’homme de 1948 puis
renouvelé en 1989, dans la convention relative au droit de
l’enfant, pour qu’un nombre élevé d’enfants d’école ne soit pas
une réalité ni un droit.
Ce sont un milliard d’enfants n’ayant jamais la possibilité de
fréquenter l’école et parmi eux plus de 130.000 d’enfants ne vont
à l’école (UNICEF, 2000, p.36).
Il va sans doute que l’application du principe de scolarité pour
tous et la nécessité de le rendre effectivement accessible à tous
les enfants d’âge scolaire font surgir des difficultés qui varient
d’une région à une autre ou d’une contrée à une autre et sont
intimement liées à la culture aux attitudes du milieu, à la
perception de l’école par la population.
En effet, les abandons scolaires et la fréquentation irrégulière de
l’école par les élèves causent énormément de préjudices à tous
les niveaux tant individuel, familial que communautaire, national
et international. Et pourtant la formation des jeunes demeures
essentiellement un travail de sacrifice qui doit être enduré par
tous dans un processus enseignement-apprentissage qui sont
dans la société.
Pour HOFSTETER et SCHNEWLY cités par TUKANA (2003, p.4),
bien qu’il y ait aujourd’hui plusieurs voies et moyens d’instruire
les enfants, l’école reste et restera encore longtemps en RDC le
cadre indiqué pour l’instruction de jeunes.
En effet, la façon dont les phénomènes de fréquentation
irrégulière des élèves aux écoles de la chefferie des Bakongola
est observé a été la préoccupation au centre de cette recherche.
Ce qui nous a conduits à nous poser les questions suivantes :
1. Quels sont les facteurs à la base de la fréquentation
irrégulière des élèves aux écoles de la chefferie des
Bakongola ?
2. Quelles sont les conséquences liées à la fréquentation
irrégulière des élèves aux écoles de la chefferie des
Bakongola ?
3. Quels sont les responsables directs ou indirects de la
persistance de ce phénomène dans la chefferie des
Bakongola ?
4. Quelles sont les stratégies à mettre en place pour
pallier au problème de la fréquentation irrégulière des
élèves aux écoles de la chefferie des Bakongola ?
Telles sont les questions que nous avons tenté de répondre dans
cette étude.
0.2 HYPOTHESES
Par définition, l’hypothèse est une tentative de
réponses anticipées et provisoires aux quelles le chercheur
soulève vis-à-vis de la question ou des questions qu’il se pose
pour bien identifier le problème de la recherche (ALBARELLO,
1999)
En voulant répondre de manière provisoire à nos questions de
recherche, nous avons formulé les hypothèses suivantes :
1. Les facteurs socio-économiques (comme la pauvreté des
ménages, le travail des enfants et l’absence de soutien
éducatif à domicile), les contraintes culturelles (comme les
mariages précoces, les rites traditionnels) et les réalités
géographiques (telles que l’éloignement des écoles) sont les
principales causes de l’irrégularité scolaire dans la chefferie
des Bakongola.
2. L’irrégularité de la fréquentation scolaire des élèves
entraîne une baisse significative de leurs performances
scolaires, un taux élevé d’échecs et de redoublements, ainsi
qu’une déscolarisation progressive.
3. La persistance du phénomène d’absentéisme scolaire est
due à une responsabilité partagée entre :
Les familles qui, parfois par négligence ou sous
contrainte économique, ne favorisent pas la scolarisation
régulière des enfants ;
Les chefs d’établissement et enseignants qui manquent
de mécanismes efficaces de suivi et de relance des
absents ;
Les autorités éducatives et politico-administratives
locales dont le suivi, le contrôle et les interventions
demeurent insuffisants.
4. La mise en œuvre de stratégies concertées telles que la
sensibilisation communautaire, l’appui matériel aux
familles, l’amélioration de l’environnement scolaire et le
renforcement du partenariat école-parents peut contribuer
efficacement à réduire la fréquence des absences et
améliorer l’assiduité des élèves.
0.3 OBJECTIF
En entreprenant cette recherche, nous avons formulé les objectifs
suivants :
Identifier les facteurs à la base de la fréquentation
irrégulière des élèves aux écoles de la chefferie des
Bakongola ;
Déterminer les conséquences de la fréquentation irrégulière
des élèves aux écoles de la chefferie des Bakongola ;
Identifier les responsables de la fréquentation irrégulière
des élèves aux écoles secondaires de la chefferie des
Bakongola ;
Mettre en place les stratégies pouvant remédier à la
fréquentation irrégulière des élèves aux écoles de la
chefferie des Bakongola.
0.4 CHOIX ET INTERÊT DU SUJET
Le choix d’un sujet dans une recherche scientifique ne
part un fait du hasard, il est motivé par le souci de résoudre un
problème.
Le choix de ce sujet a été motivé par le fait que dans les écoles
de la chefferie des Bakongola, l’on observe le problème de
fréquentation irrégulière des élèves.
Ce travail renferme un double intérêt, théorique et pratique.
Sur le plan théorique, ce travail constituera un document
de référence aux autres chercheurs qui seront intéressés
par la question de la fréquentation irrégulière des élèves
aux écoles de cette contrée.
Sur le plan pratique, c’est travail apporte des solutions au
problème de fréquentation irrégulière des élèves aux écoles
de la chefferie des Bakongola en particulier et de la
Province du Maniema en général.
0.5 METHODOLOGIE SOMMAIRE
Notre population d’étude était constituée de tous les enseignants
des écoles de la chefferie des Bakongola. De cette population,
nous avons tiré un échantillon de soixante sujets sélectionnés de
manière aléatoire simple. Pour atteindre nos sujets, nous avons
recouru à la méthode d’enquête. Celle-ci a été concrétisée par la
technique de questionnaire.
Pour traiter les données recueillies, nous avons recouru à la
technique d’analyse de contenu pour les questions ouvertes et la
conversion de fréquence à pourcentage comme technique
statistique en vue pour permettre de passer par la comparaison
de fréquences.
0.6. DÉLIMITATION
Tout travail scientifique doit se délimiter dans l’espace, le temps
et le champ d’étude.
En ce qui concerne la délimitation spatiale, notre recherche a
été effectuée dans les écoles secondaires de la chefferie des
Bakongola.
Pour ce qui est de la délimitation temporelle, notre recherche
a été réalisée durant l’année scolaire 2024-2025.
Et du point de vue délimitation thématique, notre étude est
inscrite dans le cadre de la fréquentation scolaire.
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Afin d’aboutir à la conclusion, notre travail s’articule autour de
quatre chapitres :
Le premier est consacré au cadre théorique et état de la
question;
Le deuxième porte sur le milieu et cadre méthodologique;
Le quatrième contient la présentation, l’analyse et
l’interprétation des résultats.
CHAPITRE I : CADRE THÉORIQUE ET ÉTAT DE LA QUESTION
Ce chapitre jette les bases conceptuelles et théoriques
de l’étude. Il s’articule autour de la clarification des concepts
essentiels, de la présentation des approches explicatives du
phénomène de fréquentation irrégulière, d’une revue critique de
la littérature existante, ainsi que de l’identification des lacunes
justifiant la présente recherche.
1.1. Définition des concepts clés
1.1.1. Fréquentation scolaire
La fréquentation scolaire désigne la présence régulière
d’un élève aux activités pédagogiques prévues par l’école. Elle se
mesure généralement à travers le nombre de jours de présence
sur une période donnée. Une fréquentation régulière est un
indicateur clé du bon déroulement du processus éducatif, car elle
permet la continuité de l’apprentissage et une meilleure
assimilation des contenus (UNICEF, 2018, État de l’éducation
dans le monde, p. 73).
1.1.2. Fréquentation irrégulière
La fréquentation irrégulière renvoie à toute
discontinuité ou interruption répétée dans la présence d’un élève
à l’école. Elle se manifeste par des absences non justifiées, des
abandons temporaires, des retards prolongés, ou des présences
sporadiques. L’absentéisme chronique est une forme grave de
cette irrégularité, dont les causes sont souvent multiples : socio-
économiques, familiales, institutionnelles, etc. (Brossard & Foko,
2006, Financement de l'éducation en Afrique, p. 48).
1.1.3. Rendement scolaire
Le rendement scolaire désigne les résultats
mesurables du processus d’apprentissage chez un élève,
généralement exprimés par des notes, des taux de réussite, de
promotion, de redoublement ou d’abandon. Il est influencé par de
nombreux facteurs dont la régularité scolaire constitue un
déterminant fondamental (Tedesco, 2002, Les défis de
l’éducation dans le monde, p. 64).
NIVEAU Nᵢ %
D’ENSEIGNEMENT
Maternelle 25 7,2 %
Primaire 168 49 %
Secondaire 150 44 %
TOTAL 343 100 %
Niveau d’Enseignement nᵢ %
Maternelle 5 10 %
Primaire 25 50 %
Secondaire 20 40 %
TOTAL 50 100 %
Source : Auteur
Commentaire :
Il se dégage de ce tableau que l’échantillon de notre
population est stratifié pondéré, composé de 50 enseignants,
dont 25 du niveau primaire, 20 du niveau secondaire et 5 du
niveau maternel.
TABLEAU 6 : RÉPARTITION DE L’ÉCHANTILLON SELON LA
VARIABLE SEXE
Sexe nᵢ %
Masculin 40 80 %
Féminin 10 20 %
TOTAL 50 100 %
Ancienneté nᵢ %
0à9 18 36 %
10 à 19 22 44 %
30 et plus 10 20 %
TOTAL 50 100 %
Il se dégage de ce tableau que sur un total de 50
sujets faisant partie de notre échantillon, 22 sujets soit 44 %
ont une ancienneté variant entre 10 à 19 ans, alors que 18
sujets, soit 36 % logent entre 0 à 9 ans, et 10 sujets soit 20
% se trouvent dans la tranche de 30 ans et plus.
TABLEAU 8 : RÉPARTITION DE L'ÉCHANTILLON SELON LA
VARIABLE ÂGE
Âge nᵢ %
20 à 29 5 10 %
30 à 39 22 44 %
40 à 49 15 30 %
50 à 59 8 16 %
TOTAL 50 100 %
2.4 MÉTHODE
2.4.1. DÉFINITIONS
Selon LUHAHA, A. cité par Lundanga, D. (2013,
p.18), la méthode est un mot grec méthodos, est un ensemble
des démarches raisonnées pour parvenir à un but. La méthode
est un ensemble de marches que suit l’esprit pour découvrir,
démontrer la vérité (la vérité qui reste de toutes les façons
relatives) et la méthode est aussi ensemble de règles ou de
procédures à suivre.
En effet, selon P. Pinto et M. Gravitz (1974, p.31), une méthode
de recherche est un ensemble d’opérations intellectuelles. Elle
pour sa part, une discipline cherche à atteindre et découvrir les
vérités (les connaissances ou l’étape finale) qu’elle poursuit ; et
la démontrer, à la vérifier.
Selon les ANNAN, A. (2015, p.13), une méthode scientifique est
l’ensemble des canaux qui guident le processus de production
des connaissances scientifiques par les observations, des
expériences, des raisonnements ou d’accueil théorique.
Kimenya (2019, p.34), établit la différence entre méthodes et
techniques en ceci que la méthode est la voie ou le contexte de
fait ou phénomène observé tandis que les techniques sont des
instruments ou des moyens permettant aux chercheurs de saisir
les données de la recherche, et de les comprendre en passant
par leur analyse et par leur interprétation.
Pour Labama, L.B. (2006, p.41), la méthode est la « manière de
conduire sa pensée, d’établir ou de démontrer une vérité suivant
certains principes et avec un certain ordre ». C’est l’art de choisir
ce qu’il faut observer.
P. Sem Mbiombo et Arwine Onusel (s.d, p.74) définissent la
méthode, comme une démarche logique d’une science, c’est-à-
dire l’ensemble de pratiques particulières qu’elle met en œuvre
pour que le cheminement de sa démonstration et de ses
théorisations soit clair, évident et vérifiable. Il s’agit de la
démarche dans la collecte de données (comment récolter les
données ?), et l’analyse des données (comment traiter les
données ?).
En sciences humaines, il existe plusieurs méthodes (méthode
d’enquête, expérimentale, méthode structurale, longitudinale,
transversale, l’observation...). Mais leur choix dépend en outre de
la nature de la recherche et des objectifs poursuivis.
Dans le cadre de notre recherche, nous avons eu recours à la
méthode d’enquête ou sondage.
2.4.2. Importance des Méthodes et Techniques en
Recherche Scientifique
Pour Kimewya, D (2023, p.64), les méthodes techniques et autres
procédés revêtent une importance capitale en recherche
scientifique. En effet, la recherche étant la voie pour la résolution
des problèmes, c’est par les données, les informations, les avis
ou les enseignements que le chercheur recueille (récolte),
analyse et traite qu’il accède à la saisie et la compréhension de
ces problèmes, les données sont donc les matériaux très
importants qui permettent au chercheur d’envisager la possibilité
de résoudre le problème. Exemple : pour résoudre le problème de
la hausse de prix sur le marché local de Kindu, un chercheur a
besoin soit de s’attaquer aux causes de cette hausse soit de
mettre en place des stratégies qui vont résoudre le problème de
la montée de prix. Il devient plus permettre d’accéder au moyen
de résoudre ce problème sont les avis, les réponses, les
enseignements, les renseignements recueillis attendus par le
chercheur à l’aide de son instrument (technique) pour accéder à
la vérité recherchée. C’est ainsi qu’à la découverte de la vérité
(connaissance), l’objectif poursuivi ou encore à la résolution de
son problème, en l’occurrence ici, qu’il va comprendre ce
qu’apporte avec ce conflit ou encore de la hausse de prix (causes
ou stratégies de lutte).
Concrètement, il va poser au sujet des questions de savoir, par
exemple : quelles sont, selon eux, les causes de la hausse de prix
ou encore quels sont les moyens ou stratégies pour lutter contre
cette hausse de prix, les réponses à ces questions sont les
données importantes que le chercheur va recueillir grâce à des
techniques de recherche (techniques, procédés) associées à une
méthode adaptée, appropriée pour identifier, les analyser et
traiter les causes recherchées de la hausse de prix sur le marché
local ou les stratégies qu’il faut appliquer pour lutter contre cette
hausse de prix. Les données constituent la matière fondamentale
d’activité de la recherche, sans laquelle toute recherche tourne à
vide comme un moulin sans eau, une rizerie sans paddy, une
cuisinière sans aliment à préparer, comme un soigneur sans
médicament.
En effet, sans données le chercheur est incapable de trouver la
matière nécessaire pour la résolution de son problème or, sans
les instruments de recherche (méthode et technique) il est
impossible au chercheur d’accéder aux données. Les méthodes
et techniques sont donc, comme on les appelle, les instruments
ou outils de recherche des données. Bref, sans les instruments de
recherche (méthodes et techniques), il n’y a pas de données de
recherche, or, sans données il n’y a pas de recherche, malgré la
présence de ces instruments. En définitive, la méthode est un
moyen utilisé pour atteindre un objectif, tandis que la technique
est un moyen utilisé pour atteindre cet objectif. Pour bien les
différencier, il convient de retenir que la méthode est un champ
dans lequel la recherche a lieu, tandis que la technique permet
de récolter, d’analyser et de traiter les données résultat de
l’enquête basée sur cette recherche.
.cette méthode est une démarche de l’esprit, une stratégie, une
opération mentale pour conduire une recherche, tandis qu’une
technique est un moyen pour accéder aux données ; en effet,
avec une méthode le chercheur ne peut que s’inscrire dans
l’espace d’une recherche et jamais récolter, analyser ou traiter
les données qui sont du ressort de la technique.
2.4.3. Catégories de Méthodes et Techniques
En recherche scientifique, il y a deux groupes de méthodes :
Méthodes quantitatives et Méthodes qualitatives. Toutefois,
il convient de signaler comme par le temps que leurs tous sont
associées, que ces méthodes se distinguent encore en méthode
commune et en méthode scientifique ou méthode spécifique aux
sciences particulières. Aussi présentons-nous d’abord les
méthodes communes à toutes les sciences. Il n’y a donc pas de
méthode utilisée sans technique, tout comme il n’y a pas de
technique à utiliser sans être associée aux méthodes. Bref, l’une
ne peut pas aller sans l’autre.
2.4.3.1. Méthodes quantitatives
Parmi les méthodes quantitatives communes de recherche
scientifique, on distingue en les méthodes suivantes : méthode
d’enquête au sondage, méthode d’observation, méthode
généalogique (transversale, longitudinale, horizontale), méthode
statistique, méthode d’expérimentale et méthode quasi-
expérimentale.
2.4.3.2. Méthodes qualitatives
Les études qualitatives sont : Étude de cas, méthode
ethnographique, méthode biographique, méthode
phénoménologique, méthode clinique, méthode comparative et
méthode historique. Dans ce cadre de notre recherche, nous
avons recouru à la méthode d’enquête.
2.4.4. Méthode d’enquête
2.4.4.1. Définition
Étymologiquement, le concept « enquête » dérive du latin
inquisitio, qui signifie « s’enquérir », c’est-à-dire chercher un
savoir en examinant, en demandant, en interrogeant pour se
renseigner, s’informer. Sur le plan littéral, l’enquête se définit
comme une forme de recherche, la recherche de la vérité par
l’audition de témoins et l’accumulation d’informations ; c’est, en
d’autres termes, la recherche méthodique reposant sur des
questions et des témoignages. C’est la recherche ou investigation
qui a pour but de collecter des informations ou des
renseignements.
Exemples : une enquête sur un accident de circulation routière
(vraie enquête), enquête sur un cas de vol à main armée (vraie
enquête), enquête sur un cas de personne...
(Vraie enquête) ; Enquête sur un cas d’assassinat d’une personne
(V.É) ; Enquête sur un cas de suicide par pendaison (V.É) ;
Enquête sur un cas de braquage d’une banque en pleine journée
(V.É) ; Enquête sur le cas de vol d’une voiture.
2.4.4.2. But
Une enquête est une opération qui a pour but la
découverte des faits, l’amélioration des connaissances ou la
résolution des attitudes et des problèmes. Dans une enquête, on
cherche à recueillir les informations, la vérité sur les faits,
question fondamentale de toute recherche. Le quoi ? (ex :
Objectivement des vérités dans un phénomène – Identifier la
nature et les caractéristiques d’un phénomène). Le pourquoi ? (La
recherche des causes, des raisons, des facteurs). Le comment ?
(La recherche de moyens pour s’attaquer à un phénomène –
réduire, mettre fin, augmenter).
2.4.4.3. C’est quoi mener une enquête ?
C’est procéder à la résolution d’une question, d’un
problème par le moyen de recueil des témoignages, des
informations ; de la consultation des documents (ordoux écrits,
manuscrits, etc.) ; c’est la recherche de la vérité, des
informations ordonnées par l’autorité administrative, ou judiciaire
voire...
2.4.4.4. Comment mener une enquête ?
Mener une enquête consiste à procéder par une
démarche comportant les étapes suivantes :
1. Choisir un échantillon de personnes à questionner,
2. Définir le type des questions à poser,
3. Structurer le questionnaire,
4. Déterminer l’endroit où doit se dérouler l’enquête (dans la
rue, par courrier, par internet, …).
2.4.4.4. Quelles sont les chances de réussite d’une
Enquête ?
Pour maximiser les résultats d’une enquête, il faut :
a) Ne pas improviser l’enquête,
b) Être assisté d’un expert qui va vous aider dans toutes les
étapes jusqu’à l’analyse des données et aux tableaux de bord.
2.5 - TECHNIQUES
2.5.1 Définition
Quant aux techniques, elles sont définies selon
DOUMBÉ J. WILLIAM (1998, p.333) comme un ensemble
d’outils ou d’instruments utilisés dans la récolte des données
d’une recherche, à leur analyse, à leur traitement dans le cadre
de la mise en œuvre d’une méthode de recherche.
Pour collecter les données, l’enquêteur se trouve
devant une multitude de techniques, selon la nature du problème
abordé dans le travail ainsi que des objectifs assignés à celui-ci.
Le chercheur peut recourir à l’une des différentes techniques en
présence, parmi lesquelles nous citons : le questionnaire,
l’interview, le test, l’analyse documentaire, l’observation, etc.
2.5.2 Sortes de techniques
Les techniques de recherche scientifique, comme cela
vient d’être évoqué au sujet de méthodes dans le point
précédent, rappelons tout simplement que les techniques sont
des moyens auxquels recourt le chercheur soit pour collecter des
données de sa recherche, soit pour les analyser, soit pour traiter
les résultats issus de ces données.
Ci-après les techniques quantitatives et techniques qualitatives
communes à toutes sciences :
2.5.2.1 Techniques quantitatives
On distingue les techniques suivantes :
1) Pour la récolte des données :
Les techniques de l’observation scientifique
systématique, les techniques du questionnaire (enquête,
examen, preuve), les techniques psychométriques (les tests de
connaissance ou de rendement, d’attitudes, d’aptitudes), la
check-liste (liste élémentaire).
2) Pour l’analyse et le traitement des données :
Toutes les techniques paramétriques utilisées en
statistique, que descriptive et inférentielle, notamment :
La technique d’analyse de contenu, les tests paramétriques et les
tests non paramétriques, la régression logistique, les tests de
corrélation, etc. Bref, une méthode est une stratégie, une
démarche de l’esprit, une opération mentale, une manière de
concevoir l’organisation d’un travail à rendre possible, faisable,
réalisable, les trois activités d’acquisition des données ou
informations dont un chercheur a besoin pour vérifier (confirmer
ou infirmer) l’hypothèse ou les hypothèses émises devant la
question ou le questionnement en rapport avec son problème de
recherche. C’est donc une opération de réalisation d’une
recherche scientifique c’est-à-dire la voie ou le chemin dans
lequel le chercheur conçoit ou envisage la disponibilité des
données ou informations de la :
récolte ou la collecte,
l’analyse des données,
le traitement des données.
Ainsi, à titre de rappel, voici comment se représentent,
en général, les méthodes et les techniques de recherche :
En ce qui nous concerne, nous avons fait usage
d’un questionnaire, celui qui, d’après Loubet (2000, p.71) est une
liste de questions posées aux sujets désignés par
l’échantillonnage.
En principe, cet instrument est soigneusement élaboré avant le
début de l’enquête et posé sous une forme identique à tous les
sujets interrogés. Ici les questions sont choisies en fonction de
thèmes qui font l’objet de l’enquête.
En effet, le questionnaire présente plusieurs
avantages, parmi lesquels nous citons l’économie du temps, la
facilité de dépouillement des données, l’exploitation par chaque
question d’un aspect ou d’une facette du problème de la
recherche, la qualification et le traitement statistiques sont aisés.
En dépit de ces mérites, le questionnaire présente aussi quelques
inconvénients. Nous pouvons ici dire qu’une question maladroite
peut gêner l’enquêteur et l’enquêté et même fausser un certain
nombre de réponses. Les questions imprécises obtiennent des
réponses vagues, aussi les tendances à des réponses biaisées.
2.5.4. Élaboration du questionnaire
L’élaboration du questionnaire, c’est préciser les
objectifs de la recherche et, ensuite, traduire les objectifs de la
recherche en items bien rédigés (Atteib, 2003).
Notre questionnaire est composé de deux parties :
l’identification et le questionnaire proprement dit. L’identification
a permis d’identifier les caractéristiques des écoles et des sujets
enquêtés (sexe, niveau d’étude, ancienneté, etc.), par contre le
questionnaire proprement dit est composé de 5 questions dont
les modalités de réponses ont été toutes fermées. Le
questionnaire est repris en annexe de ce travail.
Les détails sur l’élaboration de notre questionnaire est résumé
dans le tableau de spécification ci-dessous.
TABLEAU 8 : Tableau de Spécification des questions
Sous-thème
1. Existence du phénomène
3. Conséquences du phénomène
4. Responsable du phénomène
Dont :
P = Pourcentage
f = Fréquence
N = Nombre des sujets
Oui 47 94 %
Non 3 6%
Total 50 100 %
Effectif (f)
50
40
30
20
10
0
Oui Non
Fréquence (f)
16
12
8
4
0
es ch
e
co
le au
x …) …)
ag pê ’l é ili ns s es
én la r m ti o s
ou fa ec se
sm t
nf os
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fli
ts
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té o l n n e e ,
re ric re co sm oc
uv ag pa ou udi réc
a s é l p
P ou de rit pa ge
ues rêt é cu e s( i a
tiq té In
s nt ar
es é sin u rre s (m
om D éc n
xd sr a iso
a u i e r
av ad tre
s
Tr al u
M A
Déperditions et redoublements 10 20 %
fréquents
Décrochage ou abandon scolaire 9 18 %
Total 50 100 %
Commentaire :
Les données indiquent que la baisse des performances
scolaires (38 %) constitue la conséquence la plus marquante de
l’irrégularité scolaire, traduisant l’impact direct du manque
d’assiduité sur l’apprentissage. Elle est suivie par les déperditions
et redoublements (20 %) ainsi que le décrochage scolaire (18 %),
qui montrent que l’irrégularité peut conduire à une rupture totale
du parcours éducatif. En outre, la faible motivation des
enseignants (12 %) et la démotivation des pairs (8 %) révèlent un
effet d’ambiance négatif dans les classes, tandis que les
comportements déviants (4 %), bien que marginaux, témoignent
de la vulnérabilité psychosociale accrue des élèves concernés.
Ces résultats appellent à des mesures urgentes de prévention et
de réintégration scolaire..
Graphique du tableau n°3
Effectif (f)
20
18
16
14
12
10
8
6
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Total 50 100 %
Commentaire :
La sensibilisation des parents arrive en tête avec 42 %,
ce qui témoigne de l’importance accordée à leur rôle dans la
scolarisation régulière des enfants. Suivent les cantines ou aides
alimentaires scolaires (20 %), perçues comme des incitatives
efficaces, surtout dans les milieux touchés par la pauvreté. Le
suivi rigoureux par les chefs d’établissement est évoqué par 16 %
des enquêtés, montrant que l’autorité scolaire doit jouer un rôle
plus actif dans la lutte contre l’absentéisme. L’appui en kits
scolaires (14 %) est également proposé comme moyen de réduire
les barrières matérielles. Enfin, le renforcement des comités de
parents (8 %) est suggéré pour favoriser une implication
communautaire durable dans la gestion de la régularité scolaire.
Ces pistes traduisent un besoin de mobilisation multisectorielle
autour de l’école.
Graphique du tableau n°5
Effectif (f)
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20
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