MEMOIRE
Pour l’obtention du FLE
Préparé au sein du Département des sciences du langage et de la
communication
UFR Lettres et sciences humaines, Université de Rouen Normandie
Titre du Mémoire
Présenté et soutenu par
Arthur Bertrand
Mémoire soutenu publiquement le ….
devant le jury composé de
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2
Remerciements
7
Table des matières
Remerciements.................................................................................................................... 2
Table des matières............................................................................................................... 7
Introduction......................................................................................................................... 8
Partie 1 - Le pays basque espagnol: un lieu d'apprentissage du français.........................9
Chapitre 1 –L'enseignement du FLE au Pays Basque..................................................10
Le français dans le système éducatif public espagnol.............................................10
Le français hors du système scolaire......................................................................11
L'enseignement privé.........................................................................................11
Les Académies.................................................................................................... 11
Chapitre 2 - L'Ecole BonjourGetxo !............................................................................13
Partie 2 - Cadrage théorique............................................................................................9
Chapitre 1 – La prosodie des langues.........................................................................10
Définition de la prosodie........................................................................................10
Le basque................................................................................................................11
L'enseignement privé.........................................................................................11
Les Académies.................................................................................................... 11
L'Ecole BonjourGetxo !...............................................................................................13
Partie 1 - Le pays basque espagnol: un lieu d'apprentissage du français.........................9
Chapitre 1 –L'enseignement du FLE au Pays Basque..................................................10
Le français dans le système éducatif public espagnol.............................................10
Le français hors du système scolaire......................................................................11
L'enseignement privé.........................................................................................11
Les Académies.................................................................................................... 11
8
Chapitre 2 - L'Ecole BonjourGetxo !............................................................................13
Partie 2 - Cadrage théorique............................................................................................9
Chapitre 1 – La prosodie des langues.........................................................................10
Définition de la prosodie........................................................................................10
La formation prosodique dans les langues étudiées...............................................11
Chapitre 2 - Les intérêts de l'enseignement de la prosodie........................................13
Chapitre 3 - Les textes littéraires de la prosodie........................................................13
Partie 3 - Méthodologie de travail....................................................................................9
9
Introduction
10
Partie 1
Un lieu d’apprentissage du français : Le Pays
basque Espagnol
Chapitre 1 – L’enseignement du FLE au Pays Basque
En 2024, les deux langues officielles du Pays Basque Espagnol sont le basque et
l’espagnol. En conséquence, les responsables légaux des élèves effectuant leur scolarité
dans cette région peuvent choisir librement entre trois modèles. Le dénommé « A »
privilégie l’espagnol, tandis que le « D » privilégie le basque. Les deux pour l’ensemble des
enseignements exceptés les langues vivantes étrangères. Enfin, le modèle « B » répartit
également les enseignements entre les deux langues. Il n’y a pas de modèle « C »
(Muguruza, 2015). Selon l’Institut Basque des Statistiques (Euskal Estatistika Erakundea),
en Bizkaia, dans l’enseignement secondaire « ESO », 66,7% des élèves suivent leur
scolarité dans un établissement relevant du modèle B. Au niveaux « Bachillerato », c’est
63,3% des adolescents qui relèvent de cet enseignement. C’est dans ce cadre scolaire
déjà multilingue par essence que se déroule l’enseignement du français depuis plus d’un
siècle.
Le français dans le système éducatif public espagnol
Depuis 1850, le français n’est enseigné qu’en Bachillerato. Les élèves de ce parcours ont
entre 13 et 18 ans1. L’enseignement de la langue commence à faire partie des matières du
tronc commun à partir du début du XXème siècle. En cela, il se démarque des autres
langues étrangères enseignées : l’anglais, l’allemand et l’italien. L’enseignement de ces
dernières, n’est pas continu. Pendant certaines périodes, il figure au programme, pendant
d’autres, non. En revanche, l’enseignement de ces langues est toujours facultatif et
commencent toujours plus tard que le français. On peut expliquer la prédominance de la
langue grâce à son poids significatif dans les relations international à cette époque
(Arévalo, 2020).
En 1934, un diplôme se nommant Filología Moderna est créé. C’est un pré-requis pour
passer les concours pour un poste de professeur de langues. L’intérêt pour l’étude de
cette langue est donc multiplié. Elle prend un autre statut social. En effet, quand la
1
Il faut dire que la date de début d’apprentissage du français varie selon les réformes de l’éducation de
1850 à 1970.
12
maitrise d’une langue est motivée par un but extrinsèque à la langue, on parle de
motivation instrumentale (Matter, 2006).
Mais, la guerre civile et la victoire de Franco arrête net la montée en puissance du
français. De 1939 à 1940, le rôle des langues étrangères est réduit. Les élèves doivent
choisir une seule langue étrangère à étudier parmi le portugais, l’allemand, l’italien, le
français et l’anglais. Pendant 30 ans, l’enseignement des langues ne subira pas de
changements majeurs. 1970 et 1980 sont deux dates qui révolutionneront
l’enseignement en Espagne. Premièrement, en 1970, la Ley General de Educación (LGE),
implique l’introduction d’une langue étrangère dès l’école primaire. Cette langue primaire
peut être choisi entre l’italien, le français et l’anglais. Et c’est à ce moment que l’anglais va
commencer à prendre le pas sur le français (Arévalo, 2020). La langue étrangère choisie
est de plus en plus l’anglais au détriment du français. Pour réguler cette tendance, la loi
votée en 1990 introduit l’apprentissage facultatif d’une seconde langue étrangère à partir
du premier niveau de la ESO. Le caractère optionnel de l’apprentissage et le faible
d’heures d’apprentissage nuance néanmoins l’efficacité de la mesure pour répondre au
désamour du français. Ensuite, après la Transition démocratique en 1978, une
décentralisation massive du pouvoir central, situé à Madrid jusqu’alors, vers les 17
régions (nommées Comunidades Autonomas en Espagne) va s’effectuer. Parmi les
nombreuses nouvelles compétences reçues par les autorités territoriales, L’Education
figure. Néanmoins, la Ley Orgánica del Estatuto de Centros Escolares (LOECE) votée en
1980 permet de définir des principes communs. Les niveaux connus aujourd’hui c’est-à-
dire la Primaria, la ESO et le Bachillerato, sont eux aussi communs aux différents systèmes
éducatifs et ont été mis en place en 1990 (Zayas, 2013). Le gouvernement central plaidait
pour une homogénéisation des systèmes aux normes internationales. Malgré tout, après
la Transition, le gouvernement autonome du Pays basque Espagnol va pouvoir décider
seul de sa politique en matière de langue étudiées à l’école. Après 1982, les différentes
lois organiques d’Education qui sont promulguées par l’Etat espagnol ont pour volonté de
combler le déficit des citoyens espagnols sur le plan de l’apprentissage des langues
étrangères. En effet, durant les années de la dictature franquiste, l’enseignement des
langues étrangères s’est réduit au strict minimum. Ce cap décidé par les différents
gouvernements centraux s’est vu contrecarrer par la tendance des différentes régions
13
bilingues d’Espagne - comme la Galice, le Pays Basque ou la Catalogne – à privilégier
l’enseignement des langues régionales au détriment des langues étrangères véhiculaires
(Zayas, 2013). La pénétration des langues étrangères dans l’enseignement public a aussi
été entravé par la protection de la langue espagnol dans l’espace audio-visuel (Zayas,
2013). En dépit de ces obstacles, les langues étrangères ont tout de même fait leur
entrée à partir de l’enseignement primaire notamment au Pays Basque après la Transition
démocratique. Aujourd’hui, 1h30 d’enseignement en langue étrangère obligatoire est
dispensé pour les élèves de 4 à 7 ans, et 3h pour les élèves de 8 à 18 ans (Ugarte, 2010).
Une seconde langue étrangère est une matière facultative que les élèves peuvent décider
de choisir ou non au Pays Basque. La dernière Loi Organique d’éducation en date de 2022,
laisse le choix aux Comunidades Autonomas de déclarer la deuxième langue facultative
ou non. La majorité du temps, le choix de la langue n’est pas laissé aux élèves. En raison
de motifs historiques et conjoncturels de l’écologie des langues (Muguruza, 2015)
l’anglais et le français sont respectivement choisies comme première langue et deuxième
langue. L’anglais est la langue internationale, potentielle facteur positif pour l’entrée dans
le monde du travail des élèves. Le français, lui a aussi un poids international mais bien
moindre. Il doit sa place à sa présence historique dans le système d’enseignement des
langues espagnol. Mais sa présence baisse d’année en année. En effet, la part des élèves
du secondaire basques qui étudient le français en tant que deuxième langue étrangère
est passée de 18,3% en 2011-2012 à 14,5 % en 2021-2022. Pour la première langue
étrangère obligatoire, elle est passé de 3 % à 0,6% (Ministerio de Educación, Formación
Profesional y Deportes, 2024)
14
Partie 2
Cadrage théorique
15
Chapitre 2 – La prosodie des langues
Les ouvrages provenant d’auteurs spécialistes de la phonétique et de la linguistique
tentant de définir la prosodie s’accordent sur une chose : la prosodie a plusieurs
définitions (Martin, 2009b et Di Cristo, 2013). L’on peut d’abord séparer la métrique de la
linguistique. Ou l’écrit de l’oral. Ou encore le poétique du prosaïque. Dans notre étude,
on s’intéresse à la parole et à la modification de celle-ci. C’est pour cela qu’on se centrera
sur la définition venant de la linguistique. La prosodie représente l’ensemble des
caractéristiques suprasegmentales du langage oral. Elle se compose de 3 grandes unités
étudiables : l’accentuation, l’intonation, la durée des syllabes (Di Cristo, 2013).
L’intonation concerne les notes musicales des syllabes. Elle se mesure à l’aide de la
fréquence fondamentale (f0), émise par les cordes vocales. La durée des syllabes est
définie par le temps d’émission de celles-ci (Martin,2009). L’accentuation est le fait de
d’augmenter le volume d’une syllabe en la rendant proéminente par rapport aux autres.
On la mesure grâce à l’intensité ou la sonie selon que le point de vue adopté soit l’écoute
ou la production. Quand un segment plus petit du discours (un phonème ou une syllabe)
est modifié par un des trois paramètres prosodiques cités ci-dessus au point de se
démarquer des autres phonèmes qui l’entourent, on parle de syllabe forte. Par ailleurs,
ces trois paramètres sont multifonctionnels. On peut faire passer des émotions grâce aux
courbes intonatives, mais aussi construire la grammaire de sa phrase en différenciant une
affirmation d’une question. En français, par exemple, la courbe intonative montante à la
fin d’un groupe rythmique (voir ci-dessous) indique que le locuteur souhaite poser une
question. Ces modalités ne seront pas traitées en détail ici. Ce que l’on traitera en détail,
c’est la modalité de création de syllabe forte, et l’agencement typique, des syllabes fortes
et des syllabes faibles et son impact sur la structuration du discours et la séparation de
celui-ci en unités prosodiques.
Les linguistes ont défini plusieurs unités structurales phonologiques pré-lexicales – c’est-
à-dire précédant la formation de mots. De la plus petite à la plus grande on a
respectivement : le trait phonétique, le phonème et la syllabe (Christophe et al., 1991).
16
Les unités prosodiques
Le phonème
La notion de phonème émerge entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle.
Les contours de sa définition sont sujet à débats. (Laks, 2001). Saussure et Jakobson, au
XXème siècle, s’accordent cependant pour dire que la réalité d’un phonème est d’abord
acoustique plutôt qu’articulatoire. En effet, c’est grâce à l’impression acoustique d’un son
que l’on va pouvoir construire la réalité mentale du phonème. Mais, chaque personne
prononce un phonème différemment. C’est pour cela que, toujours selon Laks :
« Le phonème est bien un principe abstrait de catégorisation qui permet d’extraire l’invariant systémique de
la variabilité des réalisations articulatoires et acoustiques dans lesquelles il s’incarne, c’est seulement au
niveau de la catégorisation comme identiques d’impressions acoustiques physiquement et physiologiquement
différentes que cet invariant peut être construit. »
Un phonème peut donc être réalisé de différentes manières tant qu’il ne change pas la
signification de la plus grande unité linguistique. On nommera une réalisation particulière
d’un phonème, un allophone (Allophones, s. d.).
Les variations diachroniques et synchroniques 2 du français sont un bon exemple de
différentes réalisations acceptables d’un même phonème pour la compréhension d’un
énoncé. Premièrement, une langue est en constante évolution phonétique. Récemment,
on a pu constater la disparition du l mouillé et du n palatal comme variantes allophones
des phonèmes [l] et [n]. Aussi, au sein de la métropole française, il existe plusieurs
réalisations de différents phonèmes. Certains phonèmes ne sont plus utilisés dans des
zones données. Par exemple, l’opposition entre le [a] antérieur et le [ɑ]postérieur dans
les dialectes du Nord (El-Saadani, 2022). Pour notre étude nous nous appuierons sur le
système vocalique minimale de la phonologie du système français, car elle exclue les
oppositions ayant un faible rendement phonologique. Les phonèmes, étant liés ensemble,
forment des syllabes, mais par quels procédés ?
2
Les variations stylistiques et sociales de la prononciation du français sont aussi des variations
synchroniques existantes
17
Qu’est-ce qu’une syllabe ?
La syllabe selon le dictionnaire Larousse est « une Unité linguistique intermédiaire entre
le phonème et le mot, caractérisée par la fusion des unités phoniques qui la constituent. »
(Larousse, s. d.) Sa caractérisation est sujette à de nombreux débats parmi les spécialistes
de la psycholinguistique, de la phonologie, et de la phonétique (Meynadier, 2001). On
peut toutefois noter que c’est « l’unité phonétique immédiatement supérieure au
phonème » Billières (2018). Elle est constituée d’un noyau vocalique et d’une ou plusieurs
consonnes (Billières, 2018). Actuellement, les spécialistes s’accordent sur une structure
universelle de la syllabe composée d’une attaque et d’une rime, cette dernière étant
composé d’un noyau et d’une coda. Le noyau est le seul composant obligatoire de la
syllabe. Dans la phrase « Où est le chat ? », la première syllabe est seulement formée de
la voyelle [u] par exemple (Ridouane et al., 2011b).
Source : Ridouane et al., (2011b)
L’articulation des composants de l’unité syllabique susnommés selon les langues du
monde est sujette à de nombreuses variations ; On peut citer notamment certaines
syllabes du berbère tachlit qui ne possèdent pas de voyelles. Chaque langue a donc son
propre système de formation de syllabes. Il convient de le connaitre pour pouvoir
découper correctement les syllabes lors de l’analyse d’un discours oral.
Le groupe rythmique
Le rythme d’une langue se définit selon Gil comme « la sensation perceptive produit par
la perception de certains éléments, accents, syllabes, accents, syllabes, etc. à intervalles
réguliers de temps » Gil (2007). Ces intervalles réguliers et la répétition de certains
18
patterns ont été catégorisés par Di Cristo en quatre catégories : les syntagmes intonatifs,
les syntagmes phonologiques, les groupes clictiques et les mots phonologiques. (Di Cristo,
2013) On peut retrouver ces termes vulgarisés dans certains manuels et autres sites
spécialisés dans l’enseignement du FLE sous le nom de « groupes rythmiques » (Dufour et
al., 2019 ; Durrenberg, 2023)
La formation prosodique dans les langues étudiées
Le basque
Les syllabes en espagnol et en français
- L’enchainement ou le consiguiente resilabeo
En français et en espagnol, à l’oral, les mots lexicaux tendent à se lier par le phénomène
de l’enchainement consonantique ou du consiguiente resilabeo ((Charliac & Motron, 2014
et Morales, 2013). Le phénomène consiste à lier les mots d’une phrase, entrainant une
restructuration syllabique. Par exemple en français, « un enfant malade » devient à l’oral
« œ̃ .nɑ̃ .fɑ̃ .ma.lad. ». Le même phénomène se produit en espagnol, connu sous le nom de
consiguiente resilabeo. Ce phénomène permet la création de mots phonétiques qui
remplacent les mots lexicaux dans l’énoncé.
A l’inverse, quand deux sons vocaliques se suivent et qu’ils n’appartiennent pas, on
assiste à un hiatus. On peut reprendre l’exemple cité plus haut (« Où est le chat ? »). Dans
cette phrase, les syllabes [u] et [ɛ] se suivent et sont formés d’une seule voyelle.
- Le noyau syllabique
Le noyau syllabique peut se composer uniquement de voyelles en français en en
espagnol. Pour l’espagnol, il est possible d’avoir des diphtongues et même des
triphtongues (Quilis, 1997). C’est-à-dire des noyau syllabiques composés de deux ou trois
syllabes. En revanche, en français, le noyau de la syllabe ne peut se composer
uniquement que d’une voyelle.
Quand un son consonantique se trouve entre deux voyelles, la tendance du français et de
l’espagnol à la syllabe ouverte prend le pas et la consonne se lie avec la voyelle suivante
19
(Quillis, 1997 et Léon, 2011). Ainsi, « chico » et « boulon », se transcriront respectivement
[txi.ko] et [bu.lɔ̃ ]3.
Aussi , quand deux consonnes se suivent, la grande majorité du temps, elle se sépare
pour se lier au noyau vocalique suivant. Ainsi, « garçon » et « colgar » sont transcrits
[gar.sɔ̃ ] et [kɔlgar].
- Les syllabes ouvertes et les syllabes fermées
En français et en espagnol, la majorité des syllabes sont des syllabes ouvertes (Billières,
2018 et Quillis, 1997). 66% en espagnol et 80 % en français. C’est-à-dire que ce sont des
syllabes se terminant par une voyelle. On peut aussi dire que ces syllabes ne possèdent
pas de coda, étant donné qu’en espagnol et en français, le noyau syllabique est composé
uniquement de sons vocaliques.
- L’isochronie syllabique
L’espagnol et le français font partie de la famille des langues syllabiques (au contraire du
japonais qui fait partie des langues moriques et de l’anglais qui fait partie des langues
accentuelles). Les discours dans ces trois langues reposent sur la répétition de l’unité
« syllabe », et certaines sont accentuées dans les discours oraux (Ramus, 1999). La famille
des langues syllabiques repose aussi sur le principe de l’isochronie syllabique (Morales,
2013 ; Di Cristo, 2013). C’est-à dire que Les syllabes présentent la même durée dans les
discours oraux. La durée d’émission d’un énoncé dépend donc du nombre de syllabes
contenues dans ce même énoncé. C’est grâce à cette règle que certaines syllabes peuvent
sortir du lot en étant accentuées par un des trois paramètres prosodiques cité plus haut.
Les groupes rythmiques accentués en espagnol et en français
Tout d’abord, les groupes rythmiques en français et en espagnol sont séparés par des
micropauses (Léon, 2011 ; Quilis, 1997).
Plusieurs auteurs espagnols reconnaissent l’existence du groupe rythmique en le
définissant comme formé par une syllabe forte et d’une ou plusieurs syllabes faibles
3
Le point symbolise la séparation entre deux syllabes.
20
(Morales, 2013). Ils peuvent être composés de plusieurs mots lexicaux. Le phénomène de
l’enchainement syllabique ou du consiguiente resilabeo évoqué plus haut favorise
l’émergence de groupe rythmique formés par plusieurs mots lexicaux. Si l’on a listé les
caractéristiques communes des prosodies des deux langues jusque-là, il existe aussi des
différences. Premièrement, si l’on compare alors le grupo ritmico espagnol au groupe
rythmique français, Le nombre moyen de syllabes présentes dans un groupe rythmique
est plus important en espagnol qu’en français. En espagnol, on en compte en moyenne
entre 5 et 10 (Morales, 2013), alors qu’en français, cela varie entre 4 et 5 (Léon, 2011).
De plus, la place des syllabes accentuées n’est pas la même et la nature de l’accent non
plus.
- Les accents
L’accent lexical espagnol et l’accent français de groupe sont tous les deux définis
traditionnellement comme étant marqués par une caractéristique unique. L’accent
espagnol est tonique et l’accent français est de durée. En réalité, c’est une simplification,
puisque les trois paramètres prosodiques (l’intensité, la durée et l’intonation) sont
mobilisés sur la syllabe forte du groupe rythmique. L’accent que l’on va étudier se nomme
l’accent de démarcation. Dans les deux langues, ils existent des accents remplissant des
fonctions autres comme l’accent d’insistance. Ils ne seront pas étudiés en détail ici.
Tout d’abord, l’espagnol a une accentuation libre. C’est-à-dire que l’accent ne se trouve
pas à la fin de chaque groupe rythmique systématiquement comme en français. Il est
aussi pluridimensionnel. C’est-à-dire que la syllabe est marquée par un changement de
ton, une durée plus marquée et une augmentation du volume (Borrell et Salsignac, 2002 ;
Oliveira, 2008). En espagnol, il y a un accent de mot mais aussi un accent de phrase. Tout
d’abord, chaque mot possède un accent fixe qui a une fonction distinctive. C’est-à-dire
qu’un mot peut avoir un sens différent en fonction de la place de l’accent sur la syllabe de
la phrase. Par exemple, le mot « habito » qui prend un sens différent si l’accent est placé
sur la dernière syllabe ou sur la première. Si l’on retient la première option, le mot
représente verbe conjugué au passé simple. Sinon, il est un adverbe. On pourrait donc
croire que tous les mots possèdent un accent lors de leurs utilisations lors d’un discours
oral.
21
Il se trouve que certains mots sont atones. Cela dépend de leur nature grammaticale.
Selon la liste donnée par Quillis, ce sont les mots les moins importants pour former le
sens de la phrase. On retrouve par exemple les articles définis ou certaines prépositions.
A l’inverse, les verbes ou les noms sont à chaque fois qu’ils apparaissent accentués. C’est
ainsi que les groupes rythmiques se forment autour des mots importants accentués
(Morales, 2013).
La syllabe accentuée, est, elle, multiple. Les trois paramètres prosodiques précédemment
cités jouent un rôle dans la mise un relief d’une syllabe sur une autre. Néanmoins, la
variation de la fréquence de la syllabe joue un rôle prédominant en comparaison des
deux autres facteurs de différenciation (Cuadrado, 2015).
Le français, lui, a une accentuation fixe. A la fin de chaque groupe rythmique, la dernière
syllabe est accentuée. Comme pour l’espagnol, les trois paramètres prosodiques jouent
un rôle, mais dans la variété de français standard, c’est surtout grâce à l’augmentation de
sa durée (Léon, 2011). On appelle cela un accent oxytonique.
22
Conclusion
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27
Table des annexes4
Annexe 1 Titre...................................................................................................................................17
Annexe 2 Titre...................................................................................................................................18
4
Les annexes doivent être annoncées dans le texte principal en note de bas de page. On renverra plutôt au
n° de l’annexe et à la page spécifique si l’annexe contient plusieurs pages. On peut ici détailler ou illustrer
des informations qui n’ont pas pu être développées dans le texte mais qui méritent de l’être. Les annexes
sont numérotées et titrées. On évitera donc de faire figurer plusieurs annexes sur une même page. Pour
enlever cette note de bas de page, supprimer l’appel de note ci-dessus.
Annexe 1
Titre
Annexe 2
Titre
Comment mettre une page en format « paysage » ?
Positionnez le curseur sur la page et vérifiez que le saut est bien un « saut de section (page suivante) ».
Allez dans « Fichier », « Mise en page ». Sous l’onglet « Marges », cliquez dans la rubrique « Orientation » sur « Paysage ».
Puis dans la rubrique « Aperçu » du même onglet, sélectionnez « Appliquez à » : « cette section »
Cliquez sur OK.
Table des illustrations5
Figure 1 Logo ...................................................................................................................................10
5
La table des illustrations fait le récapitulatif des tableaux, graphiques, cartes, photographies, figures,
dessins, plans, etc., s’ils ne sont pas trop nombreux dans le texte, et en permet le renvoi. Si ces éléments
sont nombreux, il est préférable de les regrouper hors texte dans les annexes, en fin de mémoire, et de les
traiter séparément. La table donne la liste de toutes les illustrations selon l’ordre où elles sont mentionnées
dans le texte. Elle doit donner la numérotation de l’illustration, son titre et le numéro de la page.
Quelquefois, le nombre peut justifier un 2 e volume (catalogue, par exemple). Pour enlever cette note de bas
de page, supprimer l’appel de note ci-dessus.
Sigles et abréviations utilisés
Attention, ceci n’est pas obligatoire et doit être discuté avec votre directeur/trice de
mémoire.
Abréviation : abréviation développée, abréviation développée, abréviation développée,
abréviation développée, abréviation développée, abréviation développée
Sigle : sigle développé, sigle développé, sigle développé, sigle développé, sigle
développé, sigle développé
Glossaire
Attention, ceci n’est pas obligatoire et doit être discuté avec votre directeur/trice de
mémoire.
Terme : définition, définition, définition, définition, définition, définition.
Terme : définition, définition, définition, définition, définition, définition, définition,
définition, définition, définition, définition, définition, définition, définition,
définition, définition, définition, définition.
Titre du Mémoire
Résumé
Mots clés :
Titre du mémoire en anglais
Summary
Key words:
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