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Cours de Droit 2025 As

Le document présente un cours sur les notions de droit et d'éthique professionnelle destiné aux aides-soignants au Maroc, soulignant l'importance de ces concepts dans leur pratique quotidienne. Il définit divers aspects du droit marocain, y compris les droits et obligations des individus, les sources du droit, et les différents types de droits tels que le droit administratif, social et pénal. L'objectif est de garantir des soins de qualité tout en respectant les droits des patients et les normes éthiques élevées.

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Cours de Droit 2025 As

Le document présente un cours sur les notions de droit et d'éthique professionnelle destiné aux aides-soignants au Maroc, soulignant l'importance de ces concepts dans leur pratique quotidienne. Il définit divers aspects du droit marocain, y compris les droits et obligations des individus, les sources du droit, et les différents types de droits tels que le droit administratif, social et pénal. L'objectif est de garantir des soins de qualité tout en respectant les droits des patients et les normes éthiques élevées.

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ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE

REGION MARRAKECH-SAFI

IFPS MARRAKECH

Notions de droit et d’éthique professionnelle

Cours adressé à la filière des aides-soignants

Elaboré par Me CHIKI Assia

Année Scolaire : 2024-2025


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L'aide-soignant occupe une place essentielle au sein du système de santé, jouant un rôle crucial
dans le bien-être et le rétablissement des patients. En tant que professionnel de la santé, l'aide-
soignant est confronté à des situations complexes et délicates où les questions éthiques et les
implications juridiques sont omniprésentes.

Ainsi, la compréhension et l'application adéquate du droit et de l'éthique professionnelle sont


indispensables pour garantir des soins de qualité, respectueux des droits des patients et
conformes aux normes éthiques élevées attendues dans le domaine de la santé. Cette
introduction examinera de manière succincte l'importance du droit et de l'éthique
professionnelle dans la pratique quotidienne de l'aide-soignant, mettant en lumière les
principes fondamentaux qui guident son action et sa relation avec les patients.

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Notions de droit

I- La définition des principaux concepts liés au droit ;

• Le droit au Maroc se réfère à l'ensemble des règles juridiques et des principes qui régissent
la société marocaine et les droits et obligations des individus qui la composent. Il englobe
divers domaines du droit, tels que le droit civil, le droit pénal, le droit administratif, le droit
commercial, le droit de la famille, etc.
• La règle de droit ; désigne une norme juridique formelle établie et reconnue par l'autorité
compétente, généralement le législateur, et qui régit les comportements des individus et
des institutions dans la société marocaine. Cette règle de droit peut prendre la forme de
lois, de décrets, de règlements, ou d'autres actes législatifs. La règle de droit est obligatoire
impersonnelle, et générale.
• Libertés publiques ; On appelle "libertés publiques" l'ensemble des droits et des libertés
individuelles1 et collectives2 garantis par les textes législatifs et donc par l’Etat. Les libertés
ne sont dites publiques que si l'Etat intervient pour les reconnaitre et les aménager, quel
que soit l'objet de cette liberté.

Libertés publiques
Individuelles Collectives
- Liberté d’aller et venir - Liberté de réunion,

- Liberté d'opinion - Liberté d'association,

- Le droit à la vie privée, - Liberté de la presse,

- Le droit à la sureté - Liberté de rassemblements publics

- La liberté syndicale

1
Les libertés individuelles sont des libertés que l'individu exerce seul séparément des autres citoyens (Liberté d'aller
et venir, liberté d'opinion, le droit de disposer de son corps, le droit à la vie privée, à la sureté)
2
Les libertés collectives sont celles que l'individu exerce en groupe, dans le cadre de la vie collective (Liberté de
réunion, d'association, liberté de la presse, liberté de rassemblements publics et la liberté syndicale)
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• Convention -collective ; elle correspond à un accord sur lequel une société et une
organisation syndicale de salariés se sont entendus. Ce type d’accord vise à compléter la
législation du travail en mettant en place des dispositions spécifiques envers un domaine
d’application précis.

▪ Une convention collective a avant tout pour objectif d’identifier et de


définir le statut de groupe des employés associés, mais aussi de
règlementer la relation employeur / employé.

▪ Une convention collective présente ainsi des clauses spécifiques sur des
points tels que le contrat de travail, la période d’essai, le salaire, les
congés payés, les préavis, la durée de travail, les formats de travail, etc.

• Contrat de travail ; Le contrat de travail est une “convention par laquelle une personne
physique, le salarié, s’engage à mettre son activité à la disposition d’une autre personne
physique ou morale, l’employeur, sous la subordination de laquelle elle se place,
moyennant une rémunération. ”3

Il faut donc 3 éléments pour qu’un contrat de travail soit constitué :

- une prestation de travail,

- une rémunération

- un lien de subordination.4

• Le fonctionnaire ; Un fonctionnaire est une personne employée par un organisme public


dans un emploi permanent c’est-à-dire il participe de façon permanente à l'exécution du
service public.
• Le salarié ; Le salarié se définit comme une personne physique liée à un employeur par la
conclusion d'un contrat de travail et par une relation de subordination permanente.
Autrement dit ; Un salarié est une personne qui reçoit une rémunération, le salaire, en
échange d'un travail.

3
Une définition donnée par la cour de cassation
4
‫لتبعي ـ ــة تتحقق بمجرد القيام بعمل لدى حساب الغي‬
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II- Description du champ d’application du droit administratif, social et pénal /Les
Sources du droit marocain

1- Description du champ d’application du droit administratif, social et pénal


• Droit administratif ; Il regroupe l'ensemble des règles juridiques qui sont applicables à
l'activité administrative des personnes publiques5 et des personnes privées.6
• Droit social ; regroupe l’ensemble des règles en matière de relations individuelles et
collectives de travail. Il régit à la fois le domaine du travail,7 le droit de la mutualité et celui
de la sécurité sociale.8
• Droit pénal ; Le droit pénal est la branche du droit qui détermine les actes ou les
comportements contraires à la loi pénale et qui sont sanctionnés par des peines.9
▪ Le droit pénal marocain a pour objet le maintien de l'ordre public, de la sécurité des
personnes, des biens et des valeurs de la société. L'idée du droit pénal marocain,
c'est qu'une société a besoin d'un minimum d'ordre, donc du respect de certaines
règles, il est régi par le code pénal marocain10

Le droit de travail Le droit social


• Une partie du droit social • Traite les relations individuelles du travail et
• L'ensemble des règles qui régissent les le droit de la sécurité sociale
relations entre employeur et salarié • Le canal par lequel les instruments de
• Il affecte les relations collectives et protection des droits des travailleurs sont
individuelles des travailleurs du secteur privé établis
• Il veille au respect des conditions de travail • Mettre en place des mesures juridiques
des employés du secteur privé pour aider l’employé à être productif
• Encadre les relations entre employeur et son Objectif : développement social des citoyens
employé dans le cadre d’un contrat de travail • Le droit de la sécurité sociale repose sur
• Encadre la subordination l’idée que chaque individu est susceptible
Prestation/Rémunération d’être confronté à des risques sociaux au

5
Les personnes publiques : l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics
6
Les personnes privées sont soit des personnes physiques soit des personnes morales de droit privé.
7
La différence entre le droit de travail et le droit social c’est que le premier régit le domaine de travail tant que le
deuxième régit le domaine de travail et de la sécurité sociale
8
Le régime marocain de protection sociale couvre tous les salariés du secteur public et du secteur privé. Il assure aux
intéressés une protection contre les risques de maladie maternité, invalidité, vieillesse, survivance, décès, chômage
et il sert des prestations familiales
9
‫والت يعاقب عليها بالعقوبات‬
‫الجنائ ي‬
‫ي‬ ‫الجنائ هو فرع القانون الذي يحدد األفعال أو السلوكيات المخالفة للقانون‬
‫ي‬ ‫لقانون‬.
10
Le Code pénal marocain est la codification du droit pénal au Maroc. Il est entré en vigueur le 17 juin 1963 pour
remplacer le Code pénal de 1913. Promulgué par le dahir no 413-59-1 et amendé à plusieurs reprises en vue de l'aligner
aux conventions internationales ratifiées par le Royaume, il a fait l'objet d'une réforme importante en 2015.
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cours de la vie ; tomber malade, se retrouver
en invalidité ou perdre le travail…
Le droit administratif Le droit pénal
• C’est une branche de droit public • Il détermine les actes, les comportements
• Il a pour objet l’organisation et le contraires à la loi pénale et qui sont
fonctionnement des administrations sanctionnés par des peines.
• L’administration est soumise à un droit qui • Il est codifié par le code pénal marocain
régit son organisation et son activité par ses entré en vigueur le 17 Juin 1963
rapports avec les administrés • Il a pour objet de sanctionner les actes
• C’est un ensemble des règles juridiques qui troublant l’ordre public et social
régissent les relations de l’administration • C’est l’ensemble des règles juridiques qui
centrale ou locale avec des citoyens et des organisent la réaction de l’Etat à la sanction
diverses administrations entre elles qui pénale.
s’appliquent à son organisation • La procédure pénale au Maroc fixe les règles
• Il évoque l’idée du service public, l’idée des relatives à la recherche, à la poursuite et au
activités exercées dans le but de l’intérêt jugement des auteurs d’infraction.
général • La loi pénale doit respecter deux normes :
• Administration = Organisation = une elle doit être écrite et précise (définir les
activité ; c’est l’ensemble du personnel, des actions qui ont un caractère anti-social
agents, des organes qui exercent cette • L’infraction concerne tout acte interdit par
activité ; il s’agit de personnes physiques et la loi sous la menace d’une sanction
de personnes

2- Les Sources du droit marocain

On entend par source de droit « les forces créatrices de la règle de droit ou tout au moins du
sentiment d’obligation ».

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Les sources de droit marocain
Les sources classiques Les sources modernes
Le droit musulman ; attachement à l’islam ; La loi ;
le Maroc proclame dans la constitution,11 les La loi est une règle de droit obligatoire, générale et
impersonnelle
codes et les lois l’attachement au droit
musulman
Comment s’élabore une loi ?
Le Maroc reste fidèle à la loi du Coran ; La
L’initiative d’une loi appartient soit au gouvernement
Charia qui dépose un projet de loi, soit à un membre du
Parlement qui dépose une proposition de loi.
Ces projets et propositions de loi sont déposés sur le
bureau de la chambre des représentants.
Pour devenir définitivement une loi, le texte doit être
voté lors d’une séance publique par l’ensemble des
parlementaires au Parlement : l’acceptation d’un
projet ou d’une proposition se fait sur la base des
représentants présentés lors du vote.

Le droit coutumier ; une coutume ? Le règlement ; (décrets-lois, décrets du chef de


gouvernement, arrêtés ministériels etc.)
La coutume est une règle de droit non écrite
C'est un texte12 pris par les autorités administratives
qui découle d’une pratique populaire
(gouvernement) pour organiser le cadre juridique,
ancienne de citoyens.
dans le respect des principes posés par la loi et par la
Les règles coutumières procèdent
Constitution.13
directement et spontanément des habitudes
La constitution
populaires : c’est le peuple lui-même qui
La Constitution c’est le texte fondateur de l’Etat.
créé ses règles coutumières.
Ce texte fixe l'ossature organisationnelle et
fonctionnelle de l’État. La Constitution détermine la
forme de l'État (Monarchie constitutionnelle ‫ملكية‬

11
Le royaume du Maroc, « État musulman », où « l’islam est la religion de l’État » (art. 3 de la Constitution), où le roi,
« Amir Al Mouminin (commandeur des croyants) veille au respect de l’Islam » (art. 41 de la Constitution), est engagé
dans une politique de solidarité active avec le monde musulman. À ce titre, le royaume chérifien est l’un des
fondateurs de l’Organisation de la coopération (auparavant conférence) islamique (OCI), créée à Rabat, le 25
septembre 1969, et regroupant 57 États
12
‫ بما يتوافق مع المبادئ التي حددها القانون والدستور‬، ‫نص اعتمدته السلطات اإلدارية (الحكومية) لتنظيم اإلطار القانوني‬.

13
En Mars 2011, le roi Mohammed VI annonce une réforme de la Constitution, visant à renforcer le pluralisme, les
droits de l'Homme et les libertés individuelles, ainsi qu'à réduire ses pouvoirs au profit d'un chef de gouvernement
issu obligatoirement de la majorité parlementaire. Trois mois après le discours royal, la Commission de la révision
constitutionnelle présente le nouveau projet de Constitution qui a été soumis au référendum le 1er juillet 2011.
(‫)استفتاء‬

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,)‫دستورية‬la forme du régime politique (le régime
parlementaire ‫لمائ‬
‫ (نظام بر ي‬,les rapports entre le Roi, le
parlement et le gouvernement…et les droits
fondamentaux (droit au travail, liberté d'opinion,
droits politiques…). Elle est à l’origine du droit qui
permet d'organiser la vie de la société marocaine.
Les autres sources du droit ;
La Jurisprudence ;
C’est l’ensemble des décisions rendues par les
juridictions dans les litiges qui leur sont
soumis.14Autrement dit ; c’est l’ensemble des
décisions rendues par les tribunaux
La doctrine ;
La doctrine désigne d'une manière globale,
l'ensemble des avis et opinions sur le droit exprimés
par des juristes. En d'autres termes, la doctrine est le
résultat d'une réflexion portant sur une règle de droit
ou sur une situation juridique.
Ces idées, ces suggestions sont susceptibles de faire
évoluer le droit existant : en cela, la doctrine joue
indirectement un rôle dans la création du droit
Les traités ou conventions internationales ;
Selon la convention de Vienne de 1969, le traité est
un « accord international conclu par écrit entre Etats
et régi par le droit international », et le Maroc s’est
toujours montré attaché à la l'égalité internationale15
et à la primauté de l’ordre juridique international sur
l’ordre interne

14
Dans ce sens s’il y a une loi, le juge applique la loi, s’il n’y a pas la loi pour trancher le litige ou si elle doit être adaptée
aux besoins actuels, le juge doit rendre une décision. Si une telle décision, rendue par un juge est reprise par d’autres
juges dans des situations identiques, elle peut devenir une règle de droit. Mais, lorsqu’une juridiction change de point
de vue dans une situation semblable, on parle de revirement jurisprudence.
15
La nouvelle Constitution multiplie les références au droit international et plus particulièrement aux accords
internationaux. Quantitativement, on peut dénombrer 21 occurrences relatives au droit international (traité, accord
international, convention, engagement international, charte, pacte, respect du droit international )
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2.1- La loi ;

Elle concerne toutes les dispositions émanant de l’autorité publique investie du pouvoir législatif
conformément à la constitution el la distinguant d’une notion voisine qui est le règlement, œuvre
de l’exécutif (gouvernement), alors que la loi est l’œuvre du parlement

2.2- Le règlement ;

C’est un acte général et impersonnel. Sur le plan matériel, il présente les mêmes caractères que la
loi mais il émane du pouvoir exécutif à l’échelon national. On distingue entre les décrets-lois,
décrets du chef de gouvernement, arrêtés ministériels etc.

a- Les décrets-lois ;

Ils interviennent pendant les périodes ou le parlement ne siège pas, ils sont pris en accord du
gouvernement avec les commissions parlementaires spécialisées, ils sont proposés au parlement
lors de la session suivante,

b- Les décrets du Chef du Gouvernement

Texte qui est principalement d’envergure géographique et spécifique à une institution. On les
distingue selon l’auteur : ministériels ou interministériels (par un ministre), arrêtés préfectoraux
(par un préfet), arrêtés municipaux (par un maire).

c- Les arrêtés ministériels

L’arrêté émane d’autorités déléguées et dans des domaines organisationnels administratifs visant
l’exécution des dahirs ou les décrets et est publié au BO (bulletin officiel), il peut être individuel –
nomination-avancement de carrière et n’est pas forcément publié au BO

Un arrêté royal émane du roi et signé par lui en tant qu’autorité administrative supérieure

Exemples ;

Le département de l’Education nationale a publié, mardi, l’arrêté ministériel portant organisation


de l’année scolaire 2021/2022, qui sera placée sous le slogan "Pour une renaissance éducative en
perspective de l’amélioration de la qualité de l’enseignement". (L’arrêté comporte une
programmation des différentes échéances et opérations de la prochaine saison, avec un calendrier
précis des périodes des contrôles continus et des dates des examens certifiants…)

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III- Description de la carrière de fonctionnaire ;

3.1- Définition :

La carrière d'un fonctionnaire fait référence à l'ensemble des étapes et des évolutions
professionnelles qu'un individu peut suivre lorsqu'il travaille au sein de l'administration publique
marocaine. Cette carrière est généralement régie par un cadre législatif et réglementaire
spécifique qui définit les conditions d'accès au statut de fonctionnaire, les modalités de
recrutement, les échelons de progression, les droits et les obligations des agents, ainsi que les
règles de discipline.

La carrière d’un fonctionnaire est jalonnée de différentes étapes qu’il franchira au fur et à mesure
de son évolution professionnelle.

▪ Nomination stagiaire ; Tout nouvel agent qui entre dans la Fonction Publique
Territoriale (suite notamment à la réussite à un concours) est nommé stagiaire dans
son grade et doit accomplir un stage, d'une durée variable en fonction du grade (en
général d'environ 1 an)
▪ Titularisation ; Chaque cadre d’emplois comprend un ou plusieurs grades
d’avancement. La progression de la carrière se fait par avancement d’échelon ou
par avancement de grade, à l’ancienneté et par examen professionnel.
▪ Rémunération ;

La rémunération des fonctionnaires comprend :

 Un traitement principal calculé selon une grille indiciaire établie pour


l’ensemble du territoire national, propre à chaque cadre d’emplois. Son
montant évolue selon le grade et l’échelon
 Des primes variables selon la fonction exercée, le grade et selon la collectivité.

Les rémunérations (hors prime) de début et de fin de carrière sont indiquées dans les brochures
de présentation des concours et examens ainsi que dans le document « Grilles indiciaires de
rémunération et traitement brut moyen du grade ».

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▪ Avancement d'échelon

Chaque grade comporte plusieurs échelons. Le changement d'échelon intervient régulièrement,


dans des délais relativement courts en début de grade et qui s'allongent au fur et à mesure du
déroulement de la carrière de l'agent. Il est fonction :

• D’une ancienneté à acquérir


• De la valeur professionnelle du fonctionnaire.

Il peut être accordé à l'ancienneté minimale au fonctionnaire qui le mérite mais est accordé de
plein droit à l'ancienneté maximale. L'agent ne peut donc pas rester bloqué sur un même échelon
tout au long de sa carrière. Le changement d'échelon a un effet financier, puisqu'il se traduit par
une augmentation du traitement.

▪ Avancement de grade

L’avancement de grade permet au sein d’un cadre d’emplois d’accéder à un grade supérieur.

Il a lieu selon l’une ou l’autre des modalités suivantes :

• Au choix, par inscription sur un tableau annuel d’avancement,


• Par sélection opérée exclusivement par voie de concours professionnel

▪ Concours interne et promotion interne

Chaque agent peut faire évoluer son parcours professionnel en accédant à un cadre d’emplois de
catégorie supérieure. Ce changement peut se réaliser selon plusieurs modalités, soit par concours
interne, soit par promotion interne avec ou sans examen professionnel.

 Le concours interne est réservé aux agents déjà en poste dans une collectivité après une
durée minimale de service.
 La promotion interne permet aux seuls fonctionnaires territoriaux d'accéder au cadre
d'emplois ou à la catégorie immédiatement supérieur.

Pour être nommé au titre de la promotion interne, il faut remplir certaines conditions statutaires
relatives notamment à :

• L’ancienneté
• L’âge

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▪ La retraite ;

Le fonctionnaire atteint l'âge légal de la retraite (60 ans actuellement) ; - Il remplit les conditions
d'ouverture de droit à la pension de vieillesse. - L'assuré dispose d'un délai de 6 mois à partir de
son soixantième anniversaire, pour déposer sa demande de pension.

Selon la CMR ou la caisse marocaine des retraites16 l’âge de départ à la retraite se calcule selon la
date de naissance de l’affilié.
Ainsi la limite d’âge est de :
- 60 ans pour les affiliés nés avant 1957 ;
- 60 ans et 6 mois pour les affiliés nés en 1957 ;
- 61 ans pour les affiliés nés en 1958 ;
- 61 ans et 6 mois pour les affiliés nés en 1959 ;
- 62 ans pour les affiliés nés en 1960 ;
- 62 ans et 6 mois pour les affiliés nés en 1961 ;
- 63 ans pour les affiliés nés à partir du 01-01-1962

 La retraite anticipée

Le droit à la pension de retraite anticipée est octroyé aux fonctionnaires et agents comptant au
moins 24 ans de services effectifs pour les hommes, et 18 ans pour les femmes.
La retraite anticipée est obtenue sur autorisation de l’autorité investie du pouvoir de nomination,
ou en cas de refus, sur autorisation du chef du gouvernement. Et sans autorisation pour les affiliés
réunissant 30 années de services effectifs.

 Inaptitude physique

La commission de réforme présidée par le Ministre des Finances ou son représentant se charge de
vérifier les dossiers d’inaptitude présentés par l’intéressé à travers son employeur et de constater
qu’il est dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. Aucune durée de service n’est exigée dans ce
cas.

16
La Caisse marocaine des retraites (CMR) est un établissement public marocain chargé de la gestion des régimes de
retraites des fonctionnaires marocains.
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 Mise à la retraite d’office

La mise à la retraite d’office ne peut être prononcée que lorsque l’affilié réunit au préalable les
conditions de durée minimale de services exigées pour prétendre à une pension de retraite, et
après l'expiration des congés de maladie qui lui sont accordés.

 Démission

L’affilié, qui démissionne après l’accomplissement de 24 ans de services pour les hommes et 18ans
pour les femmes, a droit à une pension de retraite et ne peut prétendre au remboursement de ses
retenues au titre de la constitution du droit à la retraite qu’en cas de non cumul de la durée
précitée.

IV- Les droits et obligations de l’aide-soignant fonctionnaire ;

« Je suis aide-soignant (e). Je suis le pilier silencieux. Le soutien constant. Présent dans les
moments de vulnérabilité et de douleur. Je suis celui ou celle qui vous accueille avec empathie, qui
vous écoute sans jugement. Je suis celui ou celle qui veille sur vous jour et nuit, qui anticipe vos
besoins avant même que vous ne les exprimiez. Je suis celui ou celle qui prend soin de vous dans
vos moments les plus intimes, respectant votre dignité à chaque instant. Je suis celui ou celle à qui
vous pouvez vous confier en toute confiance, sachant que vos secrets seront gardés avec la plus
grande discrétion. Je suis celui ou celle qui partage vos peines et vos joies, vos angoisses et vos
espoirs. Je suis là pour vous, dans la maladie comme dans la guérison, parce que pour moi, être
aide-soignant(e), c'est bien plus qu'un métier, c'est une vocation, une mission de compassion et
de dévouement envers autrui »

Travailler dans un établissement de santé, qu’il soit public ou privé, implique pour l’aide-soignant
des droits mais également des devoirs professionnels

L’aide-soignant ; la personne la plus proche des personnes hospitalisées,

• Il assure l’hygiène et le confort des patients.


• Il contribue aux soins des malades sous la responsabilité de l’infirmier

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1- Les obligations de l’aide-soignant ;

• L’aide-soignant s’occupe de l’hygiène et veille au confort physique des malades sous la


responsabilité de l’infirmier
• Il aide les patients à effectuer leur toilette et à s’habiller
• Il vérifie les consignes avant de préparer les chariots de repas. (Certains malades doivent
rester à jeun avant une opération, d’autres suivent un régime particulier)
• Aider les personnes qui n’ont pas une certaine autonomie ; les accompagner dans leurs
déplacements, les aider à s’asseoir, à se nourrir et à sortir de leur lit
• Son travail s’étend à certaines tâches d’entretien courantes comme le nettoyage et le
rangement des chambres, le changement de la literie et du linge.
• L’aide-soignant ne peut pas donner de médicaments ou procurer des soins médicaux,
• L’aide-soignant ne peut pas installer une perfusion ou prendre la tension d’un malade
• Il participe à d’autres soins. Par exemple, la prise de température des patients et certains
changements de pansements.
• Transmettre des observations par écrit et par oral pour assurer la continuité des soins

2- Les compétences de l’aide-soignant ;

L’aide-soignant effectue un travail qui demande ;

• La résistance physique ;
• Une force physique ;
• Délicatesse ; Trouver les mots justes pour apaiser un malade angoissé avant une
intervention chirurgicale, pour persuader un enfant de s’alimenter ou pour informer ses
collègues…
• La patience ;
• Sens de l’écoute ;
• La disponibilité
• Aimer s’occuper des autres.
• Empathie.
• La communication adéquate
• Être attentif
• La confiance

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3- Les droits d’un aide-soignant ;
• La liberté d’opinion (aucune distinction ne doit être faite entre fonctionnaires en raison de
leurs opinions syndicales, …
• Aucune différence ne doit être faite entre l’aide-soignant et les autres fonctionnaires
• La liberté d’appartenance ou non à un syndicat
• Le droit de grève aussi bien dans le public que dans le privé ;
• Le droit à la protection de la santé
• Couverture sociale
• Droit à des congés annuels, maladies, maternité….
• Droit à la défense en cas de procédure disciplinaire
• Droit lié à la carrière : rémunération, avancement…
• Protection contre les menaces, attaques, outrages et injures

4- L'aide-soignant peut-il faire l'objet de sanctions disciplinaires ?

En tant qu’agent public, l’aide-soignant qui exerce dans un établissement public peut engager sa
responsabilité disciplinaire. Constitue une faute disciplinaire "toute faute commise par un
fonctionnaire, dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions".

A titre d’exemple, un acte de désobéissance, hors cas particulier où l’ordre donné serait illégal,
peut entraîner une sanction disciplinaire.

En tant qu’agent du secteur privé :

L’employeur peut infliger des sanctions disciplinaires en cas de non-respect, par l’aide-soignant
salarié, de certaines règles qui s’imposent dans l’établissement : par exemple, non-respect des
règles de discipline fixées par le règlement intérieur ou par note de service, ou encore la
désobéissance ou des négligences commises dans le travail.

Tout agent exerçant dans un établissement public de santé est responsable de l’exécution des
tâches qui lui sont confiées. Il peut donc à l’occasion de ses fonctions commettre des fautes qui
l’exposent à des sanctions disciplinaires.

Les fautes disciplinaires qui peuvent être commises ;

La faute disciplinaire est constituée par tout manquement aux obligations du fonctionnaire ;
notamment

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• Le refus d’exercer ses fonctions quel que soit le motif.
• Le refus de rejoindre le poste désigné par l’administration.
• Le refus d’appliquer les instructions écrites et les décisions prises par l’administration.
• L’absence et le retard.
• La corruption
• Les Activités rentables
• La Communication du secret professionnel

• Non-respect des consignes de confidentialité autres que le secret professionnel – Partage


non autorisé d’informations internes de l’hôpital ou de l’établissement–.

• Non-respect des règles d’hygiène et de sécurité

L’AS est responsable au niveau civil, pénal et disciplinaire. Bien qu’il travaille sous la responsabilité
de l’infirmier, l’AS doit être vigilant, ne pas outrepasser ses fonctions et ne pas prendre de risques
inutiles.

La faute particulièrement grave correspond à une faute grossière, inexcusable, en dehors de toute
malveillance, qui traduit une méconnaissance des principes juridiques et techniques les plus
élémentaires de la fonction. Exemples : accomplissement par l’AS d’un acte infirmier ou médical,
violation du secret professionnel

Les sanctions disciplinaires

• La sanction ne peut être rétroactive ;17


• Plusieurs sanctions ne peuvent être prononcées à raison des mêmes faits.
• La sanction doit être motivée.18
• Elle doit être proportionnée à la faute commise.

Les sanctions sont classées en 4 groupes :

17
En général, le principe de non-rétroactivité des sanctions est reconnu dans de nombreux systèmes juridiques. Cela
signifie que les lois et sanctions nouvelles ne peuvent normalement pas être appliquées rétroactivement pour punir
des actes qui ont été commis avant leur entrée en vigueur.
18
Une motivation appropriée peut inclure des explications sur les fautes commises, les preuves présentées, les règles
ou lois enfreintes, ainsi que les considérations prises en compte lors de la détermination de la sanction. Cela permet
à la personne sanctionnée de comprendre les raisons de la sanction et de contester la décision si elle le juge nécessaire.
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Premier groupe : Deuxième groupe : Troisième groupe : Quatrième groupe:

• Avertissement • Radiation du tableau • Rétrogradation20 • Mise à la


• Blâme19 d'avancement • Exclusion retraite
• Abaissement d'échelon temporaire (3 d'office ;
• Exclusion temporaire mois à 2 ans) • Révocation
de fonctions (durée 21

maximale 15 jours)
• Déplacement d'office

Recours gracieux ou hiérarchique ;22

• Un fonctionnaire qui s'estime frappé d'une sanction abusive peut présenter un


recours gracieux auprès de l'autorité qui a infligé la sanction : celle-ci peut la
maintenir, l'atténuer ou la retirer dans les conditions de droit commun.
• Le supérieur hiérarchique appelé à exercer son contrôle sur la légalité d'une
décision de sanction prise par son subordonné peut annuler la décision litigieuse,
la maintenir ou la rapporter

19
Le blâme est la sanction la plus faible en droit de travail qui n’entraine pas de conséquences juridiques à l’encontre
du fautif sauf (blâme avec inscription au dossier)
20
La rétrogradation est une sanction consistant en un déclassement hiérarchique, changement de poste ou une
perte de responsabilités accompagnée d'une baisse de rémunération
21
‫الفصل هو عقوبة تأديبية تسري على الموظف المخالف بعد استشارة مجلس التأديب ويتم من خاللها طرد الموظف العام المعني من المديرين‬
‫ مع أو بدون تعليق حقوقه التقاعدية‬،‫التنفيذيين‬

‫ التظلم اإلداري (الطعن اإلداري) أو التظلم التسلسل‬22

.‫ بهدف مراجعته أو تعديله أو إلغائه‬،‫التأديت‬ ‫الت أصدرت القرار‬ ‫ر‬


‫ي‬ ‫( هو طلب يقدمه الموظف المتضر مباشة إىل الجهة ي‬Recours gracieux): ‫التظلم اإلداري‬

‫ من أجل إعادة النظر فيه وتصحيحه إذا لزم‬،‫الت أصدرت القرار‬


‫( هو طلب موجه إىل السلطة اإلدارية األعىل من الجهة ي‬Recours hiérarchique): ‫التظلم التسلسل‬
‫األمر‬

.‫يمكن للموظف المتضر اللجوء إىل أحد هذين النوعي من التظلم قبل اللجوء إىل القضاء اإلداري‬

Page 18 sur 41
5- La description des modalités d’adhésion aux organismes de prévoyance sociale (CNSS,
mutuelle, AMO, CNOPS)

• Par adhésion ; on entend tout contrat ayant était conclu entre une entreprise et une
institution de prévoyance,
• La prévoyance sociale regroupe tous les mécanismes complémentaires de la protection
sociale de base (Assurance maladie, Assurance vieillesse, etc.). Autrement dit, c’est un
ensemble de contrats d’assurance permettant de disposer d’une protection financière ou
servicielle en cas de survenance d’un événement malencontreux – accident ; incapacité ;
maladie ; décès ; etc.
• Les Organismes de prévoyance sociale ; Ce sont des institutions qui contribuent à la
stabilité de l'emploi de la personne active en tant qu'incitation au travail. Et en consolidant
la relation du travailleur avec l'employeur, ainsi qu'en approfondissant les valeurs de
solidarité sociale entre les membres d'une même société, et la répartition des revenus
entre les générations. Ils regroupent ;

Les aides-soignants, comme tous les professionnels du secteur de la santé, bénéficient d’une
protection sociale à travers plusieurs organismes qui assurent leur couverture en cas de maladie,
d’accident, de maternité ou de retraite. Voici les principaux organismes et leurs modalités
d’adhésion.

5.1- La CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale)23

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) au Maroc est un organisme chargé de la gestion de
divers régimes de sécurité sociale, notamment l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) pour les
salariés du secteur privé.

Qui est concerné ?

• Les aides-soignants travaillant dans le secteur privé (cliniques, maisons de retraite privées,
etc.).

23
La Caisse Nationale de sécurité sociale gère l’assurance maladie obligatoire (AMO) pour les salariés et pensionnés
du secteur privé. Ce régime qui est entré en vigueur le 18 août 2005 a été institué en 2002 par la loi 65.00 portant
code de la couverture médicale. Source, www.cnss.ma
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Quels sont les avantages ?

• Assurance maladie,
• Indemnités journalières en cas de maladie ou maternité,
• Pension de retraite,
• Allocations familiales,
• Indemnités en cas de perte d’emploi.

Comment adhérer ?

• L’employeur doit déclarer son salarié à la CNSS dès l’embauche.


• Les cotisations sont prélevées sur le salaire et versées par l’employeur à la CNSS.
• Le salarié reçoit un numéro d’immatriculation qui lui permet de bénéficier des services.

5.2- La mutuelle24

Les mutuelles au Maroc sont des organismes privés ou publics qui proposent des régimes
d'assurance maladie complémentaire (AMC) aux individus et aux familles pour compléter les
prestations de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) ou d'autres régimes de santé.

Qui est concerné ?

• Les aides-soignants du secteur public et privé peuvent souscrire à une mutuelle pour
compléter leur couverture santé.

Quels sont les avantages ?

• Remboursement des frais médicaux non couverts par l’assurance de base,


• Prise en charge des consultations, médicaments et hospitalisations,
• Couverture pour la famille du bénéficiaire.

Comment adhérer ?

• L’adhésion se fait volontairement en choisissant une mutuelle parmi celles disponibles,


• Le salarié paye une cotisation mensuelle pour bénéficier des services.

24
La Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques
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5.3- Assurance Maladie Obligatoire (AMO)

L’assurance maladie obligatoire (AMO) est un système parmi les systèmes de la prise en charge de
soins de la santé. L’AMO est instituée par la loi 65.00 portant le code de la couverture médicale de
base. Elle vient offrir une couverture médicale obligatoire de base et garantit l’accès universel aux
soins de santé. L’AMO offre ainsi une égalité et une équité dans l'accès aux soins à toute la
population avec le principe de prise en charge collective et solidaire des dépenses de la santé.

Qui est concerné ?

• Tous les travailleurs, qu’ils soient dans le secteur public ou privé.

Quels sont les avantages ?

• Prise en charge d’une partie des frais médicaux (consultations, analyses, médicaments,
hospitalisation).

Comment adhérer ?

• Les travailleurs du secteur privé sont affiliés via la CNSS.


• Les fonctionnaires sont affiliés via la CNOPS (Caisse Nationale des Organismes de
Prévoyance Sociale).

5.4- CNOPS (Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale).

La CNOPS (Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale) au Maroc est un organisme
public chargé de la gestion de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) pour les fonctionnaires et
les agents des établissements publics.

Qui est concerné ?

• Les aides-soignants travaillant dans le secteur public (hôpitaux, centres de santé publics).

Quels sont les avantages ?

• Remboursement des frais de soins,


• Prise en charge des maladies chroniques,
• Couverture des soins dentaires et hospitaliers.

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Comment adhérer ?

• L’administration publique inscrit automatiquement ses agents auprès de la CNOPS,


• Une cotisation est prélevée sur le salaire du fonctionnaire.

6- Les prestations sociales accordées par les organismes de protection sociale ;


1- Le régime marocain de protection sociale ; définition

La protection sociale est un droit de l’homme qui a été réaffirmé à l’instar de la Convention
internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (Art. 5) ;de la
Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Art. 11)
; de la Convention relative aux droits de l’enfant (Art. 26) ; de la Convention internationale sur la
protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (Art. 27) ; et
de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (Art. 28).

Le régime marocain de protection sociale couvre tous les salariés du secteur public et du secteur
privé. Il assure aux intéressés une protection contre les risques de ;

• Maladie maternité25 • Survivance26 • Décès


• Invalidité27 • Vieillesse28 • Chômage
• Les prestations familiales

Depuis 2002 ; l’assurance accident du travail-maladies professionnelles est obligatoire pour


tous.29En 2014, une indemnité pour perte d’emploi a été mise en place.

25L’assurance « Maladie – Maternité » a pour objet la prise en charge et/ou le remboursement des frais médicaux, chirurgicaux,
d’hospitalisation et pharmaceutiques engagés par la ou les personnes assurée(s) à la suite d’une maladie ou d’un accident ainsi que
des frais liés à la grossesse et à l’accouchement.

26
Le risque social de survivance fait référence au fait que les individus vivent plus longtemps que prévu et risquent de
manquer de ressources financières pour subvenir à leurs besoins pendant leur retraite. Cela souligne la nécessité de
planifier et d'épargner adéquatement pour assurer une sécurité financière tout au long de la vie.

27
La pension d'invalidité permet de compenser la perte de salaire liée à la réduction du temps de travail. Elle est
attribuée à titre provisoire donc si la personne peut reprendre le travail normalement après plusieurs mois/années,
la pension d'invalidité est suspendue.
28
Le régime de pension de vieillesse est différent selon le statut du travailleur (salarié ou non salarié).

29
Les entreprises doivent souscrire une police d’assurances pour le compte de leurs employés auprès d’une Société
d’Assurance et de Réassurances.

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Au Maroc, les organismes de gestion des travailleurs salariés et employés varient en fonction du
secteur professionnel. Voici quelques-uns des principaux organismes de gestion dans différents
secteurs :

• Secteur privé :

o CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) : Gère les régimes de sécurité sociale
pour les salariés du secteur privé, y compris l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO),
les allocations familiales, l'assurance chômage, etc.
• Fonction publique :
o CNOPS (Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale) : Gère l'AMO pour
les fonctionnaires et les agents des établissements publics.
o RCAR (Régime Collectif d'Allocation de Retraite) : Gère les régimes de retraite
complémentaire et les prestations sociales des fonctionnaires et des agents des
établissements publics.

7- Les conditions de la responsabilité civile, pénale et disciplinaire de l’aide-


soignant

Les 3 responsabilités professionnelles de l’aide-soignant

• La responsabilité civile
• La responsabilité pénale.
• La responsabilité disciplinaire

8.1- La responsabilité civile de l’aide-soignant

Par "responsabilité civile", on entend la responsabilité encourue lorsqu’un patient, victime d’un
dommage, en sollicite la réparation pécuniaire devant un juge. La responsabilité du soignant ne
peut être engagée que si trois éléments sont réunis : une faute (ou un manquement fautif), un
dommage et un lien de causalité entre les deux.

Le but de la responsabilité civile est de permettre au patient, victime d’un dommage, d’obtenir
des dommages et intérêts en réparation du préjudice qu’il a subi.

Page 23 sur 41
Les conditions ou l’engagement de la responsabilité civile ;

Pour obtenir cette indemnisation le patient doit alors rapporter la preuve de trois éléments
cumulatifs :

• Une faute : elle peut être simple ou grave, volontaire ou involontaire, résultant d’une
action ou d’une omission établissant que l’infirmier ou l’infirmière n’a pas dispensé à son
patient des soins "attentifs, consciencieux ou conformes aux données acquises de la
science" ;
• Un dommage : atteinte physique ou psychique à l’intégrité du patient, aggravation de son
état, décès ;
• Un rapport de cause à effet certain entre la faute reprochée et le dommage subi.

8.2- La responsabilité pénale de l’aide-soignant

Chaque aide-soignant est responsable de ses actes et de ses commissions. Dans l’exercice de ses
fonctions, l’AS est responsable au niveau civil, pénal et disciplinaire. Bien que travaillant sous la
responsabilité de l’infirmier, il doit être vigilant, ne pas outrepasser ses fonctions et ne pas prendre
de risques inutiles.

La responsabilité pénale de l’A.S est purement personnelle, et les motifs de la poursuite peuvent
être divers lorsque l’aide-soignant se trouve directement à l’origine de l’infraction :

• Non-assistance à personne en péril ;


• Blessures ou homicide involontaire en cas de comportement ou de réalisation d’acte ayant
entraîné un préjudice corporel ou le décès du patient ;
• Mise en danger d’autrui. Dans ce dernier cas, la responsabilité pénale peut être engagée
même si le patient n’a subi concrètement aucun dommage.
• Des poursuites pénales peuvent également être engagées lorsque l’aide-soignant est
auteur indirect, c’est-à-dire que sans avoir directement causé le dommage, il n’a pas pris
les mesures pour en éviter la réalisation.

Dans ce sens, une condamnation en qualité suppose toutefois qu’ait été commise :

• Soit une faute caractérisée ;

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• Soit une violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou
de sécurité prévue par la réglementation, que l’auteur ne pouvait ignorer.

La faute caractérisée apparaît donc comme une faute d’une particulière gravité, commise par une
personne qui était consciente du risque auquel elle exposait les tiers.

8.3- La responsabilité disciplinaire de l’aide-soignant

La punition prend le nom de sanction disciplinaire. Elle est prononcée au nom de l’employeur à
l’encontre de l’employé.

Constitue une faute disciplinaire « toute faute commise par un fonctionnaire, dans l’exercice ou à
l’occasion de ses fonctions ». En cas:

• De non-respect des règles professionnelles relatives à l’exercice de la profession ou


dépassement de compétence réglementaire.
• De désobéissance ou de non-respect de mesures ou ordres émanant de son employeur ou
de la hiérarchie.

A titre d’exemple, un acte de désobéissance, hors cas particulier où l’ordre donné serait illégal,
peut entraîner une sanction disciplinaire. Il en va de même dans le secteur privé : l’employeur peut
infliger des sanctions disciplinaires en cas de non-respect, par l’aide-soignant salarié, de certaines
règles qui s’imposent dans l’établissement : par exemple, non-respect des règles de discipline
fixées par le règlement intérieur ou par note de service, ou encore la désobéissance ou des
négligences commises dans le travail.

8.4- La responsabilité administrative de l’aide-soignant

La responsabilité administrative de l’aide-soignant consiste à respecter les règles et procédures de


son établissement sous la supervision d’un infirmier.

Il doit suivre les protocoles d’hygiène, assurer la sécurité des patients et éviter toute négligence.
En cas de faute, il peut faire l’objet de sanctions disciplinaires ou juridiques.

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9- Les grands principes véhiculés par les chartes relatives aux droits de l’homme,
droits de la femme, et droits de l’enfant

• Les principes fondamentaux des droits de l’homme

Les droits de l’homme sont les droits et libertés fondamentaux qui appartiennent à chaque
personne dans le monde, de la naissance à la mort, ils concernent tous les citoyens et leur
protègent dans de nombreux domaines de leur vie quotidienne ;

• Le droit d’avoir et d’exprimer les propres opinions


• Le droit à l’éducation
• Le droit à une vie privée et familiale
• Le droit de ne pas être maltraité ou puni à tort par l’État

Ces droits fondamentaux reposent sur des valeurs communes qui sont définies et protégées par
la loi telles que ;

• La dignité • L’égalité • L’indépendance


• L’équité30 • Le respect

Le cadre des droits de l’homme protège les droits civils, politiques, économiques, sociaux et
culturels, et ils doivent être garantis sans discrimination d’aucune sorte. Cela inclut non seulement
la discrimination délibérée, mais également la protection contre les politiques et pratiques
pouvant avoir un effet discriminatoire.

• La Déclaration universelle des droits de l’homme

La déclaration a été adoptée en 1948 par les Nations Unies. Ce fut la première tentative pour
définir au niveau mondial les droits et libertés fondamentaux partagés par tous les êtres humains.

À travers son préambule et ses dix-sept articles, elle définit des droits « naturels et imprescriptibles
» que sont ;

30
L'équité (‫ )اإلنصاف‬est le principe qui vise à garantir à chacun ce qui lui revient en fonction de ses besoins et de sa
situation, afin de corriger les inégalités existantes. Contrairement à l'égalité (‫)المساواة‬, qui donne les mêmes droits et
opportunités à tous, l'équité prend en compte les différences entre les individus pour leur offrir des chances réelles
et justes.
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• La liberté • La sureté

• La propriété • La résistance à l’oppression

Elle reconnaît l'égalité devant la loi et la justice, et elle affirme le principe de la séparation des
pouvoirs.

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Les principes fondamentaux des droits de la femme

Ces droits comprennent :

• Le droit de vivre libre de toute violence et discrimination


• Le droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint
• Le droit à l’éducation, le droit à la propriété, le droit de voter
• Le droit à un salaire égal.

Mais, partout dans le monde, de nombreuses femmes et filles, sont toujours victimes de
discrimination sur la base du sexe et du genre.

La femme est une partenaire de la production sociale aux deux niveaux de la famille et la société.
La femme a un ensemble des droits établi par la loi internationale,

• Droit de travail : comprend l'accès non discriminatoire des femmes aux emplois et l'égalité
de rémunération avec les hommes (la femme peut exercer divers métiers)
• Droit de vote : certaines femmes commencent à demander exiger puis manifester pour le
droit de vote : le droit de participer à leur gouvernement et à l'élaboration de ses lois
• Droit à un revenu égal
• Droit à la liberté de mouvement c'est un droit essentiel
• Droit de l'éducation :la femme a le droit d'accéder à l'enseignement supérieur est reconnu
comme très important
• Droit à la sécurité :la déclaration des Nations-Unies sur l'élimination de la violence à l'égard
de femmes
• Droit lié à la reproduction : Le droit lié à la reproduction englobe plusieurs éléments
essentiels, notamment,

▪ Droit à la santé reproductive, (la maternité sans risque, la santé sexuelle et la


prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles.)
▪ Droit à la liberté de choisir le nombre et l'espacement des naissances, (Les femmes
ont le droit de décider librement du nombre d'enfants qu'elles souhaitent avoir)
▪ Droit à l'éducation et à l'information en matière de reproduction, 31

31
Les femmes ont le droit d'être informées sur les questions liées à la reproduction, y compris la santé sexuelle et
reproductive, la contraception, la maternité sans risque et la prévention des maladies sexuellement transmissibles.
Page 28 sur 41
▪ Droit à la protection contre les pratiques discriminatoires en matière de reproduction.
(Les femmes ont le droit d'être protégées contre toute forme de discrimination y
compris les pratiques telles que la stérilisation forcée, le mariage précoce ou forcé, et
d'autres formes de violence liées à la reproduction).

Quelques dates clés illustrant les étapes significatives des avancées des femmes au Maroc,
reflétant une dynamique continue vers l'égalité et la reconnaissance de leur rôle essentiel dans
la société;

• 1958 : Promulgation de la Moudawana, le Code du statut personnel, qui codifie les lois
relatives à la famille et au statut des femmes.

• 1962 : Création de l'Union Progressiste des Femmes Marocaines, visant à promouvoir la


justice, la démocratie et l'égalité pour les femmes.
• 1969 : Fondation de l'Union Nationale des Femmes Marocaines sous l'initiative du roi
Hassan II, témoignant de l'intérêt royal pour l'amélioration du statut des femmes.
• 1985 : Création de l'Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM), marquant
une étape importante dans l'organisation autonome des mouvements féministes.
• 1993 : Ratification par le Maroc de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), accompagnée de premières réformes du
Code du statut personnel.
• 2000 : Organisation de la première marche nationale des femmes, mobilisant des dizaines
de milliers de participantes pour revendiquer l'égalité des droits.
• 2004 : Réforme majeure de la Moudawana, instaurant l'égalité entre les époux, relevant
l'âge légal du mariage à 18 ans et renforçant les droits des femmes en matière de divorce
et de garde des enfants.
• 2006 : Amendement du Code de la nationalité, permettant aux femmes marocaines de
transmettre leur nationalité à leurs enfants nés de père étranger.
• 2011 : Adoption d'une nouvelle Constitution reconnaissant l'égalité des sexes et engageant
l'État à promouvoir la parité.

• Les principes fondamentaux des droits de l’enfant ;

Les droits de l’enfant visent la protection spécifique de l’enfant en tant que sujet de droit à part
entière. Ils s’appliquent à toute personne de moins de 18 ans (sauf si la majorité est atteinte plus
tôt en vertu de la législation qui lui est applicable).

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Plusieurs traités portent sur les droits de l’enfant. Le plus important est la Convention relative aux
droits de l’enfant (CDE), adoptée par les Nations unies en 1989. C’est le premier traité international
juridiquement contraignant concernant les droits des enfants, il comprend 54 articles dans
lesquels sont définis les droits de l’enfant.

Les principes directeurs de la Convention relative aux droits de l’enfant sont ;

• La non-discrimination ; L’article 2 énonce que tous les enfants ont les mêmes droits. Peu
importe leur origine ethnique, leur couleur de peau, leur sexe, leur langue, leur religion,
leurs opinions politiques, leur situation sociale. La protection des enfants contre toutes
formes de discrimination doit aussi être assurée.

• L’intérêt supérieur de l’enfant ; « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants,
qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des
tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de
l’enfant doit être une considération primordiale. » (Art. 3)

• Le droit à la vie, à la survie et au développement ; Il s’agit, entre autres, du droit à une


alimentation adéquate, à un logis, à de l’eau propre, à une éducation conventionnelle, aux
soins de santé primaire, aux loisirs et à la détente, aux activités culturelles et à des
informations sur ses droits.

• Le droit de participer ; l’enfant est libre d’exprimer des opinions et a le droit de donner
son avis sur des questions qui ont une incidence sur sa vie sociale, économique, religieuse,
culturelle et politique. Le droit de participer recouvre le droit d’exprimer des opinions et
d’être entendu, le droit à l’information et la liberté d’association.

8- Les missions, les modalités de création et d’organisation des associations et des


syndicats professionnels

Les associations et les syndicats jouent un rôle essentiel dans le cadre professionnel. Ils permettent
aux travailleurs de se regrouper pour défendre leurs droits, améliorer leurs conditions de travail,
et promouvoir des valeurs communes. Ces deux types d'organisations sont souvent présentes dans
le secteur de la santé, y compris pour les aides-soignants, afin de soutenir leurs intérêts.

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10.1- Les Associations ;

Par association, on entend la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en
commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de
partager des bénéfices.

Les missions des associations :

• Objectifs : Une association a pour but de défendre des causes d'intérêt général. Par
exemple, certaines associations dans le domaine de la santé œuvrent pour la protection
des patients, l'amélioration des conditions de travail des soignants, ou encore la prévention
des maladies.
• Rôle social et communautaire : Les associations peuvent aussi offrir des services de soutien
aux professionnels, organiser des événements de formation, ou encore intervenir dans des
actions de sensibilisation.

Les étapes de création d’une association :

Qui peut créer une association ?

Certaines conditions sont nécessaires pour créer une association :

• Être plusieurs : au minimum 2 personnes (selon l’article 1er de la loi du 1er juillet 1901).
• Avoir plus de 16 ans.
• Construire un projet à but non lucratif (une association ne doit pas avoir pour but de
partager les bénéfices entre ses membres).

Création d'une association :

• Formalités administratives : Pour créer une association, il faut au minimum deux


personnes qui se regroupent autour d'un objectif commun. Elles rédigent des statuts
(document qui définit l’objet et les règles de fonctionnement) et doivent déclarer
l’association en préfecture.
• Déclaration et publication : Une fois déclarée, l’association obtient un numéro SIREN et
peut ainsi être juridiquement reconnue. Elle peut recevoir des financements publics ou
privés, organiser des activités, et agir en justice si nécessaire.

Page 31 sur 41
Structure des associations :

• Assemblées générales : L'assemblée générale est l'organe principal de décision dans une
association. Elle réunit les membres pour discuter des orientations, approuver les actions,
et élire les responsables.
• Bureau exécutif : Ce groupe de personnes gère au quotidien les activités de l'association.
Il est composé du président, du trésorier, et du secrétaire, entre autres.

Exemples d'Associations liées à la Santé au Maroc

a. L'Association Marocaine de Lutte contre les Maladies Rares (AMLMR)


Cette association se consacre à la sensibilisation et à la prise en charge des personnes atteintes de
maladies rares au Maroc. Elle lutte pour améliorer les conditions de vie des patients et promouvoir
la recherche sur ces pathologies.

b. L'Association Marocaine des Infirmiers et Infirmières Libéraux (AMIIL)


Cette association représente les infirmiers libéraux au Maroc. Elle œuvre pour la défense des droits
de ses membres, l'amélioration de leurs conditions de travail, et la promotion de la profession
d'infirmier.

c. L'Association Marocaine des Malades du Cancer (AMMC)


L'AMMC a pour objectif de soutenir les malades du cancer en leur offrant un accompagnement
psychologique, des informations sur les traitements et en militant pour l'amélioration des soins
oncologiques au Maroc.

d. L'Association Marocaine de Lutte contre la Tuberculose (AMLT)


Cette association travaille à la prévention, au diagnostic, et au traitement de la tuberculose au
Maroc. Elle organise des campagnes de sensibilisation et fournit un soutien aux personnes
touchées par la maladie.

e. L'Association des Diabétiques du Maroc (ADM)


L'ADM œuvre pour la sensibilisation au diabète, le soutien aux patients diabétiques, et
l'amélioration des soins offerts aux personnes atteintes de cette maladie chronique.
Elle mène des campagnes de prévention et organise des événements éducatifs.

10.2- Les syndicats professionnels

Page 32 sur 41
1. Définition du Syndicat ;

Un syndicat est une organisation qui regroupe des travailleurs d’un même secteur ou d’un même
métier pour défendre collectivement leurs droits professionnels, améliorer leurs conditions de
travail et promouvoir leurs intérêts communs. En Maroc, les syndicats jouent un rôle fondamental
dans la protection des droits des salariés, notamment en ce qui concerne les salaires, les conditions
de travail et la sécurité sociale.

2. Les Modalités de Création d'un Syndicat au Maroc

La création d'un syndicat au Maroc est encadrée par la loi, notamment la loi n° 65-99 relative au
Code du travail.

a. Conditions préalables :

• Nombre de membres : Un syndicat doit être constitué d'au moins deux travailleurs dans
une même entreprise ou profession.
• Objectifs clairs : Les statuts du syndicat doivent clairement définir son objectif, qui est
généralement la défense des intérêts professionnels des membres.

b. Démarches administratives :

• Rédaction des statuts : Comme toute organisation, le syndicat doit établir un règlement
intérieur ou des statuts qui définissent son fonctionnement, ses objectifs, et la manière
dont il prendra ses décisions.
• Déclaration auprès des autorités : Une fois les statuts rédigés, le syndicat doit être déclaré
auprès de l’administration compétente (ministère du travail ou préfecture).
• Reconnaissance juridique : Une fois déclaré, le syndicat obtient une personnalité juridique
et peut ainsi mener des actions en justice, négocier avec les employeurs et obtenir des
financements.

c. Représentation et légitimité : Pour qu'un syndicat puisse jouer un rôle officiel (notamment dans
les négociations collectives), il doit être représentatif. Cette représentativité est déterminée en
fonction du nombre d'adhérents et des résultats aux élections professionnelles.

3. Les Missions du Syndicat

Les syndicats ont plusieurs missions essentielles :

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a. Défense des droits des travailleurs :

• Conditions de travail : Le syndicat lutte pour améliorer les conditions de travail (durée du
travail, sécurité au travail, aménagement des espaces de travail).
• Salaires : Le syndicat défend la rémunération des salariés, notamment en négociant les
augmentations salariales et en veillant à la mise en œuvre des conventions collectives.

b. Représentation des salariés :

• Négociations collectives : Le syndicat participe aux négociations avec les employeurs pour
définir les conditions de travail des salariés (conventions collectives, accords sur les
salaires, etc.).
• Dialogue social : Il représente les travailleurs auprès des autorités publiques, des
institutions ou lors des négociations avec les employeurs.

c. Protection juridique :

• Aide juridique : Le syndicat peut offrir une assistance juridique à ses membres en cas de
litige avec l'employeur (licenciement abusif, non-respect des droits, etc.).

4. Structure et Organisation d'un Syndicat ;

a. Structure interne :

• Assemblée générale : L'assemblée générale des membres est l'organe suprême du


syndicat. Elle se réunit pour prendre les décisions importantes, élire les responsables, et
définir les grandes orientations du syndicat.
• Bureau exécutif : Le bureau exécutif est composé des dirigeants du syndicat (président,
vice-président, trésorier, secrétaire général, etc.). Il gère les affaires courantes du syndicat
entre les assemblées générales.

b. Délégués syndicaux :

• Représentation dans l’entreprise : Dans chaque entreprise ou établissement, le syndicat


élit des délégués syndicaux qui représentent les intérêts des salariés auprès de la direction.
Les délégués syndicaux ont pour mission de porter les revendications des travailleurs et de
négocier en leur nom.

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Syndicats liés à la Santé au Maroc

a. Fédération Nationale de la Santé (FNS)


La FNS est un syndicat national qui regroupe des professionnels de la santé, notamment des médecins, des
infirmiers, des aides-soignants, et d'autres travailleurs du secteur médical. Ce syndicat lutte pour de
meilleures conditions de travail, des augmentations salariales, et une meilleure gestion du secteur de la
santé.

b. Syndicat National des Médecins (SNM)


Le SNM est un syndicat qui représente les médecins exerçant au Maroc. Il se bat pour la défense des intérêts
des médecins, y compris en matière de rémunération, de conditions de travail, et de l’accès à une formation
continue.

c. Syndicat National des Infirmiers et Infirmières du Maroc (SNIIM)


Ce syndicat défend les droits des infirmiers et infirmières au Maroc. Il milite pour une amélioration de leurs
conditions de travail, une rémunération équitable, et un meilleur accès à la formation professionnelle.

d. Syndicat des Pharmaciens du Maroc (SPM)


Le SPM regroupe les pharmaciens exerçant dans les établissements publics et privés au Maroc. Ce syndicat
œuvre pour la défense de la profession, améliore les conditions de travail des pharmaciens et défend leurs
droits sociaux et professionnels.

e. Syndicat des Médecins du Secteur Public (SMSP)


Ce syndicat représente les médecins travaillant dans le secteur public. Il se bat pour la défense des droits
de ses membres, notamment en matière de salaire, de charge de travail et de conditions de travail dans les
hôpitaux publics marocains.

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II- Ethique Professionnelle

I- Définition des principaux concepts liés à l’Ethique

1- Ethique : C’est une branche de la philosophie qui s'intéresse aux comportements


humains et, plus précisément, à la conduite des individus en société. Autrement dit,
c’est l’ensemble des règles et des valeurs qui régissent les actions de l’individu.
2- Morale : l'ensemble des principes et des valeurs qui guident le comportement
humain, permettant de déterminer les comportements et les actes bons pour
l’individu et la société, elle permet également de distinguer entre le bien et le mal.
3- Déontologie : La déontologie est une branche de l'éthique qui se concentre sur
l'étude des devoirs, des obligations et des principes moraux qui guident le
comportement professionnel. Elle définit les règles éthiques et les normes de
conduite spécifiques à une profession donnée.
4- Ethique professionnelle : L'éthique professionnelle est l'éthique appliquée à
l'activité professionnelle. Il s'agit d'un ensemble de règles de conduite à adopter
dans le cadre d'une profession en particulier : ponctualité, rigueur, sérieux et
bienveillance. L'éthique professionnelle suggère aux employés ce qui est
souhaitable, et les comportements qui peuvent être condamnables.
5- Fondement : Il s’agit de la valeur fondamentale guidant le comportement humain
afin de gérer ses relations avec l’autrui.

III- Explication du fondement de l’éthique.

1- Le droit : désigne ce que peut faire chaque individu en tant que citoyen
2- Le devoir : désigne ce que doit faire chaque individu, en tant que citoyen, C’est
généralement l’obligation imposé par la morale, la loi, un règlement et les
conventions sociales. Les devoirs de l’A.S consistent surtout en ; le secret
professionnel et les règles de bonne tenue.
3- La sanction : c’est une mesure punitive qui peut être imposée par une autorité en
réponse à des comportements ou des actions considérés comme inappropriés,
illégaux ou nuisibles. Une faute commise peut exposer un aide-soignant de secteur
privé ou fonctionnaire de secteur public à des sanctions disciplinaires.
4- La responsabilité : c’est le principe selon lequel chacun doit répondre des
conséquences de ses actes, et pour que la responsabilité soit engagée trois éléments
doivent exister : La faute, le dommage et le lien de causalité.

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Cas pratique ;

Un malade qui présente une diarrhée aigue avec des signes de forte déshydratation, est hospitalisé
dans un service de pneumologie car il n’y a pas de place disponible dans le service de gastrologie.
Aucun soignant n’a vu le patient, et par la suite son état et aggravée. Dans ce cas l’A.S peut être
suivi ;

Civilement Disciplinairement Pénalement


La famille peut demander des Par l’hôpital dont il travaille Car il n’a pas surveillé l’état du
dommages intérêts pour le patient pour signaler les
préjudice qu’elle a subi anomalies à l’infirmier.

Analyse d’une situation ;

Un enfant est hospitalisé au service de gastrologie pour des vomissements fréquents et forte
déshydratation. Ses parents viennent le lendemain pour consulter son état. Le père a rencontré
l’aide-soignant ; lui demanda : Monsieur, comment avez-vous pris en charge notre enfant ? L’AS
répond, en profitant de l’ignorance de la famille : j’ai lui donné le sérum que j’ai acheté de ma part
à 300 DH. Le père a donné 600 DH en lui disant : merci pour votre aide Monsieur, et une fois le
médicament est épuisé, vous ramenez lui un autre.

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Droit Devoir
• L’aide-soignant n’a pas le droit de • L’aide-soignant n’a pas respecté ses
vendre le sérum. devoirs professionnels envers le patient
• Le patient a le droit de profiter de ce et sa famille.
dernier gratuitement • L’AS n’a pas le droit de faire les
• L’AS n’a pas le droit de mentir et perfusions et donner les médicaments
exploiter l’ignorance de la famille. (sérum) : le devoir de limite des
compétences

Responsabilité Sanction
• Absence de responsabilité de la part • Absence de contrôle, ce qui fait l’aide-
de l’administration et de l’infirmier soignant n’était pas sanctionné.
qui est normalement le responsable à
donner le sérum

IV- Les Principes de l’Ethique Professionnelle.

Les principes de l’éthique professionnelle sont les suivants ;

• Bienfaisance32 • Autonomie33 • Justice34

• Non-malfaisance35 • Dire la vérité

• Confidentialité36

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32
L’action doit tendre vers la réalisation du bien en tenant compte de la conception du bien d’autrui

33
La compétence ou la capacité du malade à décider et à communiquer, consentement éclairé et liberté ou volonté
d’expression du malade

34
Prodiguer des soins sans discrimination en reconnaissant les droits et les mérites des malades d’un point de vue
collectif comme individuel c’est la référence à l’équité par rapport à l’accès aux soins

35
Le terme non-malfaisance signifie « ne pas nuire » et est un principe éthique, c’est l’obligation de ne pas nuire et de
ne pas blesser
36
C’est une responsabilité éthique ou légale des aides-soignants, de protéger l’information qui leur est confiée et de
ne pas divulguer toute donnée ou toute information concernant le patient.
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V- Les qualités morales et les aptitudes de l’aide-soignant

Les qualités morales Les aptitudes

• La conscience professionnelle37 • Compétence.44


• Le secret professionnel38
• Esprit d’initiative.45
• L’exactitude39
• Le tact40 • Discrétion.46
• La discipline41
• L’observation.47
• Respect de la personne humaine42
• L’obéissance43 • L’écoute active48

• La bonne communication49

• La capacité du travail en équipe50

VI- Description de la profession et des responsabilités de l’aide- soignant

Les activités de l’aide-soignant sont les suivantes :

• L’aide-soignant prodigue des soins préventifs et parfois curatifs aux bénéficiaires (malades) dans
le but de soulager leurs souffrances, d’améliorer leur bienêtre, leur Santé et leur autonomie. Elles
sont à l’origine des activités de l’infirmier déléguées par celui-ci.

• L’infirmier doit s’assurer que les actes soient adéquats, faits selon les règles de l’art et sous sa
responsabilité.

• Les soins donnés par l’aide-soignant doivent être de qualité selon la description faite par
l’infirmier ou l’équipe pluridisciplinaire où celui-ci opère.

• L’aide-soignant doit rapporter à l’infirmier ou à la personne responsable des soins l'état des
patients en charge.

• L’éducation pour la santé du malade.

• Observer le fonctionnement des dispositifs et installations et signaler les Problèmes.

• Aide à la prise des médicaments selon les consignes de l’infirmier

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37
La conscience professionnelle est tout ce qui permet de distinguer le bien du mal, pour pouvoir être consciencieux,
il suffit de se mettre à la place des malades ou d’imaginer un des membres de sa famille malade.
38
C’est l’obligation :de ne pas divulguer ce qui a été connu du fait de la profession ; de ne pas révéler les
renseignements appris dans l’exercice de sa profession ; de tenir cachés les secrets confiés à cause de la profession ;
39
L’exactitude est une qualité qui permet d’exercer toujours le travail au moment voulu. C’est aussi la discipline dans
le travail, Exemple : le personnel qui travaille durant la matinée et l’après-midi doit écrire des renseignements exacts
dans le registre des consignes des malades pour faciliter la tâche au personnel qui fait la garde de nuit ;
40
Une délicatesse morale qui permet de ne jamais blesser une personne par ses gestes ou ses paroles ;
41
C’est l’ensemble des règles de conduite imposées aux membres d’une collectivité pour assurer le bon
fonctionnement de l’organisation sociale, c’est l’obéissance à ces règles. *Respect de la tenue, Comportement
adéquat, Ne pas s’absenter sans motif, Ne jamais utiliser tout ce qui est réservé aux malades (linge, vêtements,
aliments…), Ne pas accepter des pourboires, L’exactitude à faire son travail, Travail avec rigueur et profession, Avoir
l’esprit d’observation, Ne rien négliger, La ponctualité dans les heures de travail
42
C’est un sentiment qui porte au malade une haute considération en raison de sa situation passagère. Les qualités
en rapport avec le respect de la personne humaine sont de Créer un climat de confiance et de sécurité, Rendre le
séjour du malade agréable, Réduire la durée d’hospitalisation, Eviter la survenue de complication et maintenir la
réputation de la profession.
43
Cette qualité est indispensable au maintien de la discipline, de la hiérarchie, à l’’organisation du travail, sans
lesquels aucune institution n’est durable.
44
Être compétant c’est être capable et qualifié, la compétence suppose l’habilitée technique et l’esprit d’observation
qui permettent de savoir à l’avance les conséquences possibles des faits apparents.
45
L’initiative est l’action de celui qui est le premier à proposer, entreprendre, organiser quelque chose, C’est aussi la
qualité de celui qui sait prendre des initiatives, de celui qui est disposé à entreprendre à oser…
46
L’aide-soignant ne doit pas chercher à savoir au-delà de ce qui est utile, Il ne doit pas toucher l’intimité du malade,
l’aide-soignant ne doit pas divulguer les confidences faites par le malade sur lui-même ou sur sa famille, l’aide-soignant
doit être prudent et réservé dans les réponses qu’il donne aux questions plus au moins discrètes posées par les
visiteurs (famille, amis…).
47
Elle permet de suivre l’évolution de la maladie, elle porte sur plusieurs niveaux (cyanose, encombrement, agitation,
fatigue, reprise de conscience, la communication, présence ou non de rigidité ou d’hypotonie, d’escarre ou infection,
odeur désagréable, cyanose, marbrures, pâleur, ecchymose, …
48
C’est la Facilité à écouter pour être capable d’offrir le soutien moral et psychologique nécessaire
49
Avoir la Facilité à communiquer pour être capable de bien expliquer et partager l’information avec le patient et sa
famille ;
50
Avoir la facilité à travailler en équipe : en collaborant avec d’autres professionnels(les) de la santé (médecins,
infirmiers, diététistes, etc.
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• Transport des patients.

• Exécuter les activités tout en prévenant les accidents et les infections.

• Assistance aux infirmiers lors des prélèvements.

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