ESH Les composantes de la demande : éléments de théorie keynésienne.
Document 1 : Présentation de la fonction de consommation keynésienne.
La demande d’un bien est fonction du revenu des agents et du prix relatif de ce bien par rapport à
d’autres biens. Selon l’hypothèse de Keynes, les agents augmentent leur consommation C quand le
revenu Y s’élève, mais ne consacrent qu’une fraction de l’augmentation du revenu à la consommation.
On appelle propension marginale à consommer (c) la variation de la consommation induite par une
variation marginale (infinitésimale) du revenu soit :
c = dC , avec 0 < c < 1
dY
On retient plus souvent une autre spécification de la fonction de consommation pour tenir compte du
fait qu’il existe probablement une consommation incompressible indépendante du niveau du revenu.
Si le revenu national s’effondrait jusqu’à devenir nul, une consommation minimum serait assurée
grâce à l’épargne constituée les années précédentes. Si l’on désigne par C0 cette consommation
autonome par rapport au revenu, la fonction de consommation devient :
C = C0 + c Y
Q1. Pourquoi peut-on dire que Keynes se base ici sur la psychologie du consommateur ?
Q2. Déterminer la propension moyenne à consommer. Est-elle supérieure à la propension marginale ?
Q3. Si on estime que la propension moyenne à consommer le revenu est d’environ 0,8 (soit 80%), que
représentent en moyenne les dépenses de consommation d’un ménage dont les revenus mensuels sont
de 3 000 euros ? Idem pour un ménage dont les revenis sont de 8 000 €
Document 2 : Présentation de la fonction d’épargne keynésienne.
Pour les économistes classiques et néo-classiques (ou libéraux), l’épargne dépend du taux d’intérêt.
Elle reflète donc essentiellement un comportement de placement financier : le taux d’intérêt arbitre
entre la consommation présente et l’épargne (qui représente des consommations futures).
L’épargne (S) est un résidu : elle est tout simplement la partie du revenu qui n’est pas consommée :
S= Y – C
Dans l’approche keynésienne, les agents économiques cherchent d’abord à satisfaire leurs besoins de
consommation présente. S’il reste quelque chose par rapport aux revenus qu’ils ont effectivement
perçu, cela constitue une épargne. C’est alors seulement qu’ils seront sensibles aux taux d’intérêt pour
déterminer quelle forme il faut détenir cette épargne (liquide, compte épargne, obligations,…).
Le taux d’intérêt détermine ici l’arbitrage entre les différentes formes de placements financiers des
ménages.
Q4. Le taux d’intérêt détermine-t-il le volume de l’épargne pour Keynes ?
Q5. Exprimer S en fonction de Y et de c. En déduire la valeur de S.
Q6. Sachant que le revenu est soit consommé, soit épargné, en déduire la valeur de la propension
marginale à épargner (s) en fonction de c. Indiquer alors la valeur de S en fonction de s et Y.
Q7. Si on estime que la propension moyenne à consommer le revenu est d’environ 0,8 (soit 80%), que
vaut s dans ce cas ? si s vaut 0,35, que vaut c ?
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Document 3 : La fonction de demande d’investissement keynésienne.
Sur ce point, l’analyse keynésienne suit la tradition néoclassique en faisant de l’investissement I une
fonction décroissante du taux d’intérêt réel (i). L’analyse s’appuie sur des critères de choix
d’investissement que sont le bénéfice actualisé et le taux de rendement interne ou efficacité marginale
du capital.
Le bénéfice actualisé est la valeur présente du flux de revenu attendu pendant les années à venir
correspondant à la durée de l’exploitation de l’investissement. Le taux de rendement interne est le taux
d’actualisation qui annule les bénéfices actualisés : les investissements ont lieu quand ce taux est
supérieur ou égal au taux d’intérêt disponible sur le marché.
Par souci de commodité, on peut représenter la fonction d’investissement par une fonction linéaire :
I = b.i, avec b <0.
Q8. Que représente b ?
Document 4 : La demande extérieure :
C et I constituent la demande intérieure, c’est à dire la demande de biens et de services par les agents
résidents. Mais dans une économie ouverte, une partie du produit intérieur est exportée (X). Le volume
des exportations dépend des prix des produits exportés et de la situation économique des pays
étrangers. Pour des prix donnés, on peut donc les considérer comme exogènes par rapport à l’équilibre
économique national.
Les importations (M) ne peuvent être considérées comme exogènes. Une partie des agents résidents
consacrent en effet une fraction de leurs dépenses à des produits étrangers (biens de consommation ou
d’équipement, matières premières…) : ils ont une certaine propension à importer (m).
Q9. Que vaut m ?
Q10. En déduire l’expression de la demande extérieure nette en fonction de X et Y.
Document 5 Le multiplicateur d’investissement :
Si les entreprises développent l’investissement elles augmentent directement le revenu d’un montant
équivalent à la valeur des investissements. Ce revenu supplémentaire est distribué dans l’économie, et
va être en partie consommé et en partie épargné. La partie consommée va augmenter la production de
biens de consommation et donc le revenu distribué d’un montant équivalent…etc. L’effet final d’une
augmentation de l’investissement sur la production est donc bien plus important que l’effet initial.
D Y initiale DS DC Et DY finale
1ère vague 100 ® 20 Et 80 ®80
2e vague 80® 16 Et 64 ®64
3e vague 64® 12,8 Et 51,2 ®51,2
…etc durant n vagues en théorie
Q11. Calculer le multiplicateur d’investissement (k) en économie fermée en utilisant les propriétés des
suites géométriques. (indice :variation du revenu = 100 + 80 + 64 + …) = 100 +100 x 0,8 + …)
Q12. Sachant que Y = C+ I +G + (X-M) Si ici G= 0 et X est une constante, quelle est la valeur de k en
économie ouverte ?
Q13. Que vaut k en économie fermée si c = 0,8 ?
Q14. En économie ouverte si c = 0,8 et m= 0,2 ?
Q15. Que peut-on en déduire ?
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