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Res1 Marché

En 2015, les Français continuent de privilégier les jus de fruits, notamment les purs jus qui dépassent 50 % de parts de marché, malgré une pression sur les prix due à la hausse des coûts de production et à une taxe sur les boissons sucrées. Les jus d'orange demeurent les plus consommés, tandis que les jus réfrigérés et bio connaissent une croissance. La filière française s'engage pour la qualité, avec des initiatives de contrôle et des directives européennes renforçant les bonnes pratiques.

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En 2015, les Français continuent de privilégier les jus de fruits, notamment les purs jus qui dépassent 50 % de parts de marché, malgré une pression sur les prix due à la hausse des coûts de production et à une taxe sur les boissons sucrées. Les jus d'orange demeurent les plus consommés, tandis que les jus réfrigérés et bio connaissent une croissance. La filière française s'engage pour la qualité, avec des initiatives de contrôle et des directives européennes renforçant les bonnes pratiques.

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RESSOURCE 1 – ÉVOLUTION DU MARCHE DES JUS DE FRUITS

D’après le « Rapport UNIJUS 2015 »


Source : [Link]

Les français confirment leur goût pour les jus de fruits malgré la crise et les
professionnels poursuivent leurs actions en faveur de la qualité
En 2015, les Français ont confirmé leur goût pour les jus de fruits ! Dans un contexte pourtant
difficile, ils ont maintenu leur consommation et même affirmé leur préférence pour les purs jus
de fruits. Les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) ont représenté 65 % des ventes avec 1,05
milliard de litres vendus et résistent bien avec une croissance des ventes de +1,09 % en volume
vs1 2014.

Des boissons aux multiples atouts


Les jus de fruits associent plaisir et bien-être puisqu’un verre de jus de fruits peut compter pour
une des cinq portions de fruits recommandées par jour. Disponibles à tout moment de l’année,
stockables, pratiques à déguster et bon marché, les jus de fruits permettent de profiter des
saveurs des fruits toute l’année.

Les purs jus passent la barre des 50 % de Parts de Marché (PdM)


Les consommateurs apprécient de plus en plus les purs jus, qui gagnent du terrain sur les autres
catégories. Les jus de fruits à base de concentré (ABC) arrivent, en deuxième position avec 29,2
% de PdM volume, vs 29,7 % en 2014. En troisième position, les nectars représentent 18,5 % de
PdM volume, vs 20 % en 2014. Leur consommation recule de 8,57 %, sous le choc de la taxe sur
les boissons avec sucres ajoutés. Enfin, les smoothies, avec 6,3 millions de litres vendus,
représentent 0,5 % du marché en volume (-23,52 %).

Le jus d’orange : jus de fruits préféré des Français


Parmi la grande variété de parfums proposés par les professionnels des jus de fruits, trois
vedettes se démarquent : les jus d’orange, de pommes et les vitaminés. Avec 779 millions de
litres consommés en 2015, le jus d’orange reste le parfum préféré des Français : il représente 48
% des volumes vendus tous circuits confondus (magasins + CHD) en 2015, contre 48,07 % en
2014.

Les jus de fruits réfrigérés en hausse


En 2015, tous circuits confondus, les Français ont consommé 147,32 millions de litres de jus de
fruits réfrigérés, dont la PdM volume est passée de 8,89 % en 2014 à 9,08 % en 2015. S’ils
restent largement majoritaires, les jus de fruits ambiants ont perdu du terrain face aux
réfrigérés.

La percée des jus et nectars bio : +40 % en 4 ans


Les jus de fruits et nectars issus de l’agriculture biologique prennent une place de plus en plus
grande. En 4 ans, de 2012 à 2015, leurs ventes ont progressé de près de 40 % en volume, pour
atteindre 55,5 millions de litres en 2015, soit 3,83 % du marché.

1
vs : abréviation de « versus » qui signifie « par opposition à ».
Conditionnement : le plastique gagne des consommateurs
En magasins, le plastique est le seul conditionnement à avoir progressé au rayon des jus de fruits
en 2015. Le plastique atteint une PdM volume de 35 % en 2015, vs 32 % en 2014. Cependant, les
jus de fruits sont toujours majoritairement vendus dans des briques de cartons : 56 % de PdM
volume en 2015 : 816,13 millions de litres (-2,27 % vs 2014). Le verre, quant à lui, représente
121 millions de litres de jus de fruits venus (-9,28 % vs 2014) et 9 % de PdM volume.

La filière française engagée pour la qualité


Cette évolution de la consommation reflète les attentes de qualité des consommateurs, qui
peuvent compter sur les professionnels de la filière française, engagés depuis longtemps dans
une vraie démarche responsable. Il s’agit notamment d’une des rares filières à disposer d’un
organisme d’autocontrôle depuis près de 20 ans : QUALIJUS, qui procède, entre autres, à des
analyses régulières des produits mis sur le marché. Le haut niveau d’exigence des fabricants de
jus de fruits s’illustre également par leurs nombreuses avancées en matière de nutrition,
d’information et de développement durable. Des résultats qui sont le fruit des engagements
qu’ils ont pris avec la Charte nutritionnelle en 2013 et la Charte du développement durable en
2014.

Une fiscalité brutale


La taxe sur les boissons avec sucres ajoutés est entrée en vigueur le 1 er janvier 2015. Elle a été
créée sans concertation avec l’industrie alimentaire et se focalise sur certaines catégories
alimentaires. Elle concerne les nectars et représente 7,31 cts € du litre.

Hausse continue des coûts de production : le marché des jus de fruits sous pression
Les fabricants de jus de fruits et nectars doivent faire face à une hausse continue des matières
premières (en particulier les jus concentrés), qui représentent 60 % de leurs coûts de
production. Entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2016, leurs prix ont augmenté dans de très
fortes proportions, atteignant +115 % pour le pamplemousse, +60 % pour la pomme, +55 %
pour l’orange.
L’impact de ces hausses est amplifié par l’évolution du taux de change dollar/euro.

Jus de fruits : les matières premières resteront sous tension en 2017


Source LSA - Publié le 07 octobre 2016 par SYLVIE LEBOULENGER

Selon l’association professionnelle Unijus, les professionnels sont donc attentifs aux prévisions
de récolte de fruits, afin de mesurer leur impact sur la production de jus de fruits. En effet, les
prévisions disponibles actuellement ne sont pas encourageantes.

Orange : les récoltes sont mauvaises au Brésil et en Floride, deux des principaux fournisseurs de
jus d’orange. Au Brésil, la récolte 2015-2016 est en baisse de 20 % par rapport à l’année
précédente. Le concentré se fait rare : 1 million de tonnes en 2016 contre 1,25 million de tonnes,
l’année précédente. En effet, les producteurs brésiliens font face à de mauvais rendements dans
les vergers, ce qui est courant après deux bonnes années consécutives. De plus, ces
producteurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à des productions plus rentables ou
moins sensibles aux maladies (canne à sucre, maïs ou soja), ce qui réduit d’autant les quantités
disponibles.
Aussi, malgré des stocks de jus d’orange en hausse et qui représentent désormais une année de
jus exportés (de l’ordre de 850 KT), les prix resteront à des niveaux élevés l’année prochaine
compte tenu de la hausse des coûts de production (énergie, main d’œuvre, traitements), de
l’hyper concentration du marché (trois fournisseurs au Brésil, par exemple), et du maintien de la
subvention des stocks par le gouvernement brésilien. Le gouvernement brésilien favorise la
constitution de stocks plus rémunérateurs pour les producteurs. Ceci bloque les cours mondiaux
à un niveau élevé, ce qui paraît contraire aux règles du commerce international. Au 31 décembre
2015, les stocks brésiliens atteignent 1,14 million de tonnes de jus d’orange, ce qui est colossal.

Cette politique de soutien des cours est reconduite en 2016.


La production 2015-2016 d’oranges floridienne est également mauvaise (-7 %) car le dernier
hiver sec et doux, ainsi que les maladies ont affecté la croissance des fruits.

Pommes : les estimations relatives à la récolte mondiale de pommes pour la campagne 2015-
2016 sont à la stabilité mais avec des situations très contrastées : la production de pommes a
chuté de 6 % en Europe et de 3 % aux USA, mais a progressé de 6 % en Chine. Cependant, la
fabrication de jus de pomme nécessitant le mélange de variétés acides et douces, certaines
origines comme la France (-31 % de volumes disponibles) ou certaines variétés comme la
golden délicious (-12,8 % de volumes disponibles) se sont faites rares, entrainant une tension
sur les prix toute l’année.

En outre, la compétition s’est accrue entre le fruit de bouche et la transformation puisqu’on


s’attend à une hausse de la consommation de fruits frais de 5 % cette année, en particulier en
Chine. L’année 2017 sera donc encore compliquée, en particulier, des inquiétudes sur la
disponibilité en fruits du côté de la Chine, de la Russie, de la Pologne et de l’Allemagne pour les
variétés de pommes acides.

Les jus de fruits attendent une embellie


Source LSA - Publié le 07 juin 2015 par SYLVIE LEBOULENGER

Valeur Évolution Volume Évolution


Marques
en % en % en % en %
MDD 57,7 + 13,1 64,1 + 4,4
Tropicana 11,4 + 7,7 7,5 + 5,2
Joker 10,7 - 1,0 8,6 - 9,4
Premiers prix 4,3 - 3,1 8,6 - 11,6
Pampryl 3,2 - 14,1 2,2 - 11,0
Pressade 2,4 + 30,3 2,0 + 32,4
Ocean Spray 2,2 + 8,6 1,6 + 3,7
Fruité 2,2 - 18,2 2,0 - 22,5
Réa 0,8 - 30,5 1,1 - 34,2
Granini 0,3 - 37,4 0,2 - 42,9

La nouvelle directive sur les jus de fruits adoptée par le Parlement européen
Source LSA Publié le 03 janvier 2015 par SYLVIE LEBOULENGER

[…] Le 14 décembre 2014, le Parlement européen a adopté un projet de Directive visant à


prendre en compte l’évolution des pratiques et les attentes des consommateurs européens. […]
Cette directive confirme en effet les bonnes pratiques déjà appliquées par l’ensemble des
professionnels français. Elle tient en trois principaux points : l’interdiction de l’adjonction de
sucres dans les jus de fruits, avec une mention particulière sur l’étiquetage informant le
consommateur de ce changement ; le maintien de la dénomination sans équivoque des trois
produits du marché : « Jus de fruits », « Jus de fruits à base de concentré » et « Nectars de fruits »
permettant ainsi aux consommateurs français de continuer à acheter le produit de leur choix en
toute connaissance de cause. Enfin, la confirmation de l’interdiction d’ajouter du jus de
mandarine dans le jus d’orange sans en avertir le consommateur, une pratique déjà illicite dans
tous les pays de l’Union européenne mais que les Espagnols auraient souhaité pratiquer. […]

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