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EB 2022 137 R 33 Rapport de Conception

Le programme PROGRES vise à renforcer l'entrepreneuriat durable et à soutenir l'intégration économique des jeunes ruraux à Madagascar, en ciblant particulièrement les régions vulnérables. Avec pour objectif de réduire la pauvreté et de générer des opportunités d'emploi, le programme prévoit de former et d'accompagner 75 000 jeunes dans le développement d'entreprises rurales, tout en promouvant des chaînes de valeur résilientes au climat. PROGRES adopte une approche inclusive, visant à atteindre les ménages les plus pauvres, avec une attention particulière à l'égalité des sexes et à la sensibilité nutritionnelle.

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EB 2022 137 R 33 Rapport de Conception

Le programme PROGRES vise à renforcer l'entrepreneuriat durable et à soutenir l'intégration économique des jeunes ruraux à Madagascar, en ciblant particulièrement les régions vulnérables. Avec pour objectif de réduire la pauvreté et de générer des opportunités d'emploi, le programme prévoit de former et d'accompagner 75 000 jeunes dans le développement d'entreprises rurales, tout en promouvant des chaînes de valeur résilientes au climat. PROGRES adopte une approche inclusive, visant à atteindre les ménages les plus pauvres, avec une attention particulière à l'égalité des sexes et à la sensibilité nutritionnelle.

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Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Rapport principal et annexes

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
Carte de la zone du projet
Sigles et acronymes

AGB Associations et groupements de base


AMED Approches des moyens d’existence durable
APIMF Association professionnelles des institutions de microfinance
AT Assistant Technique
BAD Banque africaine de développement
BIT Bureau international du travail
CAMM Centre d’arbitrage et de médiation de Madagascar
CAPFIDA Cellule d’appui au programme FIDA
CCI Chambre de commerce et d’industrie
CDDT Centres de démonstration et de diffusion de technologies
CDV Chaîne de valeur
CAPAG Centre d’affaires polyvalent et d’accueil des groupements
CE Conseiller d’entreprise
CECAM Caisse d’épargne et de crédit agricole mutuel
CEP Champ école paysan
CI Comité d’investissement
CISCI Comité interministériel de suivi et de contrôle des infrastructures
CM Chambre de Métiers
COSOP Programme d'options stratégiques pour le pays
DAC Dispositif d’animation commerciale
DCP Document de conception de programme
DEFIS Programme de développement des filières agricoles inclusives
DPSE Direction de la planification et du suivi-évaluation
DRAEP Direction régionale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche
DREP Direction régionale de l’économie et de la planification
DRICA Direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat
DREDD Direction régionale de l’environnement et du développement durable
EAF Exploitation agricole familiale
EIE Etude d’impact environnemental
ER Entreprise rurale
ESPP Evaluation de la Stratégie et du Programme Pays
FAE Fonds d’appui à l’entrepreneuriat
FAI Fonds d’appui Institutionnel
FAPEX Fonds d’assurance dédié aux MER
FBS Farmer business school
FCCIM Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar
FDA Fonds de développement agricole
FENU Fonds d’équipement des Nations Unies
FFCP Fonds de financement à coûts partagés
FI Fédération interprofessionnelle
FIDA Fonds international de développement agricole
FIER Projet de formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux
FIR Facilité d’investissement rural
FORMAPROD Formation professionnelle et amélioration de la productivité agricole
FPR Facilité de partage des risques
GALS Gender Action Learning System
GdM Gouvernement de Madagascar
GVEC Groupement villageois d’entraide communautaire

GUMS Guichet unique multiservices


IEM Initiative pour l’Emergence de Madagascar
IF Institution financière
IMF Institution de microfinance
IRD Institut de recherche pour le développement
JIC Journée Internationale de Coopérative
GdM Gouvernement de Madagascar
MAEP Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche
MINAE Ministère de l’agriculture et de l’élevage
MEDD Ministère de l’environnement et du développement durable
MEFB Ministère de l’économie, du finance et du budget
MEP Ministère de l’économie et de la planification
MER Microentreprise rurale
MICA Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat
MPER Micro et petite entreprise rurale
OFID Fonds de l’OPEP pour le développement international
OM Opérateur de marché
ONG Organisation non gouvernementale
OP Organisation professionnelle
OPEP Organisation des pays exportateurs de pétrole
PAM Programme alimentaire mondiale
PCAF Plateforme de concertation et d’appui aux filières
PER Petite entreprise rurale
PIB Produit intérieur brut
PM Passation de marchés
PMDU Plan multisectoriel d’urgence
PME Petite et moyenne entreprise
PMN Plan de mise à niveau
PNDIE Plan nationale de développement des infrastructures et équipements
PNDR Programme nationale de développement rural
PNLCC Politique nationale de lutte contre le changement climatique
PNPF Politique nationale pour la promotion de la femme
PPM Plan de passation de marchés
PPP Partenariat public privé
PROSPERER Programme de soutien aux pôles des microentreprises rurales et aux économies régionales
PSAEP Programme sectoriel agriculture, élevage et pêche
PSE Prestataire de services extérieurs
PTBA Programme de travail et budget annuel
PV Procès-verbal
QC Qualification des consultants
RBA Rome-based agencies
RMP Revue à mi-parcours
RPGEM Réseau des promoteurs des groupes d'épargne à Madagascar
SADE Services d’appui pour le développement des entreprises
SAE Services d’appui aux entreprises
SE Suivi-évaluation
SIM Système d’informations sur les marchés
SMRO Système de mesure des résultats opérationnels
SND COOP Stratégie nationale de développement des coopératives

SNDER Stratégie nationale de développement de l’entreprenariat rural


SSE Système de suivi-évaluation
TdC Théorie de changement
WEIA Women's Empowerment in Agriculture Index
Conformément aux engagements de trasversalisation du FIDA, le projet a été validé comme:

☑ Gender Transformative ☑ Youth Sensitive ☑ Nutrition Sensitive ☑ Persons with Disabilities ☐ Indigenous Peoples ☑
Climate Finance ☑ Adaptive Capacity

Résumé
I. Context

National context. The Republic of Madagascar (hereafter referred to as "Madagascar"), located in the Indian Ocean, is the fourth
largest island in the world. The country's political instability, since its independence in 1960, has affected its institutional capacity,
economic growth and socio-economic development efforts. Presidential elections in January 2019 led to the first peaceful transition of
power. However, the country, and especially the southern part, remains affected by important internal and external factors of
environmental, climatic, economic and social fragility. Until 2017, Madagascar was considered a country in a fragile situation.
Economic growth averaged only 2.95 percent per annum during 2010-2019, compared to an annual population growth of 2.6 percent,
resulting in a very low per capita growth. Economic projections of 5.4 percent for 2022 were revised downwards due to the third wave
of COVID-19, a series of four tropical cyclones in the east of the country, drought in the south, as well as the impact of the Russia-
Ukraine conflict and rising international prices for food, energy, fertilizer and equipment. In 2019, the country had a staggering 85
percent poverty rate, mainly in rural areas. With 72.5 percent of the population younger than 30 years, employment is a key challenge
for the Government.

Rationale for IFAD Involvement. The Government of Madagascar (GoM) requested the utilization of its IFAD12 Performance Based
Allocation (PBA) for the financing of PROGRES, in order to continue to develop rural entrepreneurship and youth employment,
promote cash crops and rice, while strengthening the capacities of local institutions and prooducer organizations (POs). The IFAD’s
Country Strategy and Programme Evaluation (CSPE) for 2013-2019 confirmed the alignment of IFAD and the Government’s policies
and strategies, the relevance of the projects to the needs of the targeted populations, as well as need for more support to the most
vulnerable. IFAD produced results and therefore has comparative advantage in improving access to land and irrigation, training and
extension, production support services, rural entrepreneurship and access to the market. In response to this request, PROGRES[1]’s
rationale is to scale-up successful approaches and tools, which have been introduced and promoted by IFAD in the country. Since
1979, the IFAD Country Programme in Madagascar has developed a clear comparative advantage in these fields, based on the
experience of past and ongoing projects. PROGRES’s design is aligned with the General Policy of the State/Initiative Emergence
Madagascar (IEM) and the recommendations of the National Conference for Food Self-Sufficiency (16-18 June 2022) of the Ministry
of Agriculture and Livestock (MINAE), which aims to set up a "National Agricultural Development Plan" to accelerate transformation
and reform in the Agriculture, Livestock and Fisheries sectors.

Lessons learned. PROGRES will adopt approaches, which equitably contribute in helping young women and men to access
productive, decent and sustainable employment, including through sustainable entrepreneurship. This is an important support that
IFAD has successfully provided in other countries, for example in Cameroon with the Youth Agropastoral Entrepreneurship Promotion
Programme (PEA-Jeunes) and in Mali with the Vocational Training, Integration and support for Rural Youth Entrepreneurship Project
(FIER). In addition, IFAD's Country Programme in Madagascar has developed tools to support rural youth, notably
through PROSPERER[2] programmes (linking farmers’ organizations to markets, financial services, business services), AD2M-II[3]
(value chains, land tenure, farmer field schools, FORMAPROD[4] (agricultural and rural training centers, training young people,
business development), DEFIS[5] (seed multiplication, infrastructure development, value chain development).

II. Programme description


A. Programme objectives, geographic area of intervention and target groups

The goal of PROGRES is “to contribute to poverty reduction and employment opportunities generation in rural communities”. The
Programme Development Objective (PDO) is: “to promote inclusive and sustainable entrepreneurship, in particular for youth”, through
climate-resilient value chain development”.

The PROGRES’s geographic intervention will prioritize 12 regions across 3 provinces of Madagascar, of which six regions, with
particularly high exposure to food insecurity in the “southern belt” (Androy, Atsimo–Andrefana, Anosy, Atsimo–Atsinanana, Vatovavy
and Fitovinany), in addition to three regions in the West (Bongolava, Melaky and Menabe) and three regions in the central highlands
(Ihorombe, Haute Matsiatra and Amoron’i Mania). IFAD-funded projects are already operating in these twelve regions. In line with the
National Conference for Food Self-sufficiency, PROGRESS will prioritize profitable value chains (VCs), which are accessible for
smallholders, including rice, maize, cassava, honey, groundnuts, onions, and small ruminants. To improve the nutritional situation,
PROGRES will contribute to improve the nutritional situation of targeted beneficiaries in the 12 regions, by supporting secondary VCs,
including poultry farming, market gardening and legumes as well as fish farming. Entrepreneurship promotion interventions will be
prioritized in ''agricultural development hubs'' depending on opportunities in value chains. Support to VC development will be provided
where there are opportunities for rural smallholder farmers.

PROGRES will be implemented through a modular approach incorporating phased geographic roll-out and progressive deployment of
interventions. PROGRES will start with the entrepreneurship promotion through component 1 in the 40 districts already covered by
FORMAPROD, AD2M-II and DEFIS knowing that these projects facilitated opportunities generation for entrepreneurship development
in the 40 districts.

Entrepreneurship promotion interventions will be extended in the 27 districts covered by PA2R and SOAFIARY as from year 3 of the
implementation of PROGRES but this extension is conditional upon steady implementation of PA2R and SOAFIARY. The community
driven logistic centres and collection/agro-dealers working with SOAFIARY will be eligible for entrepreneurship support
services/incubation by PROGRES.

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Actions to promote pro-poor value chains, food security and nutrition will take place in the 13 districts not covered by ongoing and
upcoming IFAD investments; these districts benefit from few interventions from the Government and other partners.

PROGRES is expected to reach 130,000 poor rural households or approximately 650,000 people of whom at least 40 per cent will be
women with adequate representation in decision-making committees across all project components. The programme will adopt an
inclusive targeting strategy to reach the poorest and most vulnerable rural households. The identification of beneficiary households
will be based on the classification of Family Agricultural Holdings (EAFs) adopted by the Ministry of Agriculture. Out of the total
beneficiaries, 60 per cent will be youth (18 to 30 years) with an equal representation of women and men, approximately 0.75 per cent
will be people with disabilities. Strategies have also been included to reach out to youth, women as well as persons with disabilities
(PWDs).

In line with the IFAD12 integration commitments, PROGRES is qualified as Gender transformative, youth sensitive, nutrition sensitive
and includes climate finance. PROGRES will be adequately staffed at national and decentralized levels to ensure mainstreaming of
these commitments including the required institutional capacity building.

B. Components/outcomes

Component 1: Rural youth entrepreneurship development. This component will aim to provide youth and women with the means
to tap into entrepreneurship opportunities in agricultural VCs, based on production potential and market opportunities. The component
will be mainly guided by the experiences of the IFAD-funded PROSPERER and FORMAPROD in vocational training, integration and
entrepreneurship of young people.

1. Sub-component 1.1: Promotion of rural youth enterprises. This sub-component will guide, train, and prepare 75,000 young
men (37 500) and women (37 500) to develop through acceleration (12 000) and create through incubation (63 000) their rural
enterprises (RE). Sensitization of youth on the services offered by PROGRES will be ensured by stakeholders (NGOs, public
services, community radios, etc.). PROGRES will mainly partner with service providers, who provided training/incubation for
FORMAPROD. The existing training centers will be used and additional centers will also be developed. Furthermore,
additional trainers will be identified and their capacity developed, where necessary. The role of these training centers as
incubation centers will be enhanced. Apart from targeting of the youth, the selection of business plans by the interregional
inclusive committees will be rigorous and guided by profitability criteria depending on the opportunities in the value chains
developed in the ''agricultural development hubs''. Therefore, about 50,000 young people will benefit from PROGRES’s
matching grant scheme to implement their business plans while 25,000 will be involved in wage employment. Additional
criteria for selection of business plans including measures to avoid elite capture are elaborated in the implementation manual.
Some criteria for ''green'' business plans will be: provision of environmentally friendly products or services (packaging, etc.);
agroforestry; use of environmentally friendly processes (recycling and waste reduction, energy and water conservation,
pollution prevention) and adoption of proof clean technologies to reduce negative impact of the business. For Nutrition
sensitive business plans: contribution to increase availability of diverse and nutritious food for household consumption through
the production and marketing of high nutritional value animal and plant food products (peanuts, soybeans, orange-fleshed
sweet potatoes, mushroom cultivation, poultry farming, fish farming); production, processing and marketing of short-cycle and
nutrition-sensitive value chains: cereal and leguminous crops enriched with premix to serve as food supplement for children
as well as post-harvest processing and conservation technologies: soy milk, etc.
2. Sub-component 1.2: Resilient Rural Enterprise Development. This sub-component will provide youth and women with the
means to start or expand their own RE, by financing their approved business plans, providing coaching services, and linking
them to VCs. The aim will be to support the creation and development of 21,200 individual or collective RE for 50,000 young
women and men including 5 000 (10 per cent) beneficiaries of FORMAPROD. At least 30 percent of the enterprises should
clearly be focused on ”green” (environmental friendly-climate smart) initiatives and 20 per cent focused on nutrition-sensitive
initiatives. The support for access to finance of the targeted beneficiaries will build on achievements of past and ongoing IFAD
interventions, and include: (a) partnership with the Government’s Agricultural Development Fund (ADF) for the general
administration of matching grants scheme; (b) partnership with financial services providers for the provision of matching grants
to young agripreneurs as well as promotion of sustainable access of rural youth to finance based on several tools that were
designed by PROSPERER and that are currently managed by ADF, including a credit line and guarantee fund; (c) promotion
of community-based saving and loan groups for vulnerable people, who do not have access to microfinance.

Component 2: Pro-poor food systems development. The expected outcome is to integrate 75,000 households into climate-
resilient and nutrition-sensitive food systems. This component will support provision of the required public and collective infrastructure
for the successful implementation of component 1. Activities under this component will start in the districts not supported by ongoing
IFAD-supported projects and in synergy with ongoing programmes in other, already covered, regions. Food security and pro-poor VC
support will be provided primarily in districts not covered by ongoing programmes to facilitate graduation of poorest to food security
and enhance their potential to be involved in entrepreneurship.

1. Sub-component 2.1: Promotion of sustainable agricultural production. The sub-component will facilitate the integration of
young women and men into crop and livestock production systems. Interventions focus on two areas: (i) the promotion of
climate-smart agriculture and livestock, including hydro-agricultural development, will allow the Programme to reach out to rural
communities under climate-stress and drought; access to land for young farmers will be based on scaling-up approaches used
by the Government and the IFAD co-financed FORMAPROD and DEFIS; and (ii) the Programme will invest in improved
nutrition, through increase in availability and diversification of food, as well as in strengthening the national institutional
capacity to nutrition programmes.
2. Sub-component 2.2: Infrastructure development for resilient market access. The sub-component will finance the required
public infrastructure (roads, markets) as well as collective infrastructure (storage, processing and handling facilities), required
for the successful implementation of the other sub-components. Emphasis will be on the use of local materials and nature-
based solutions where appropriate, ensuring climate resilience is incorporated. Beneficiaries of the collective infrastructure will
be associations of young entrepreneurs. The facilities will be equipped with renewable energy sources. The infrastructure will

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be equipped with affordable renewable energy sources for productive use, such as solar cooling, heating, milling, grinding and
access to clean water and combined with energy efficiency awareness and support. Sub-component 2.2 is expected to result
in increased access to renewable energy, thus contributing to emissions reductions.

Component 3: Institutional Strengthening and Programme Management. Sub-component 3.1 will support the formulation of
policies including the “National Agricultural Development Plan’’, laws and regulations related to intervention areas of the Programme.
In addition, based on a needs assessment, institutional support would be provided to implementing entities at national and district
levels; these will include FANOITRA Programme of the Ministry of Youth and Sports. Sub-component 3.2 will finance Programme
coordination, monitoring and evaluation (M&E), knowledge management (KM) and communication.

III. Theory of Change

Theory of change is based on the need to equitably provide young women and men, including young people with disabilities, with
capabilities to benefit from opportunities in the business environment of the agri-food sector and to support the integration of the
poorest into sustainable food systems. Young people will be mobilized individually or in associations/cooperatives to develop
business plans (BP) aimed at creating jobs, improving incomes, increasing food security and reducing malnutrition. The BP will be
considered for acceleration of existing enterprises or creation of businesses and will be funded through matching grant scheme.
Training on the application of gender (GALS) and inclusion of people with disabilities will be mainstreamed. PROGRES will support
graduation of the poorest to food security and provision of the required public and collective infrastructure using renewable energy
resources to support climate-resilient entrepreneurship development. PROGRES will incorporate policy support including for the
"National Agricultural Development Plan" and capacity building activities thus empower the MINAE to promote evidenced-based food
system transformation.

IV. Partnerships

PROGRES will benefit from a broad range of partnership, including those with the main Government programmes, other UN
agencies, in particular UNCDF, FAO, WFP, ILO, and UNIDO. UNCDF could provide technical assistance to ensure sustainability of
the rural finance activities. A partnership will be established with Humanity and Inclusion (former Handicap International) to provide
technical assistance with respect to reaching out to people living with disabilities. PROGRES will also benefit from an ongoing
partnership between DEFIS and FAO, in particular for the development of farmer field schools and preparation of business plans.
Partnership will also be sought for knowledge management and joint implementation purposes with Agri-Hub project implemented by
ILO in regions not covered by PROGRES. A partnership with the International Land Coalition (ILC) and the “Association Solidarité des
Intervenants du Foncier” (SIF) will inform and support activities related to access to land for vulnerable youth and producers as well
as contribute to reducing barriers to rural entrepreneurship. Resources from the Grant “Strengthening land rights for rural prosperity
and resilience” will be used in this partnership.

V. Programme costs and financing

The total cost of PROGRES is estimated at US$120 million for 8 years. IFAD will contribute US$75.5 million from the IFAD12 PBA)
and US$8 million from the Borrowed Resources Access Mechanism (BRAM). The Government of Madagascar will contribute US$9.0
million, in the form of exemption of tax and duties, and support in kind. Foreseen co-financiers are: (a) Adaptation Fund (US$10
million); (b) ASAP+ (US$7 million), (c) GEF (US$3 million) and (d) OPEC Fund (US$3 million). The contributions from beneficiaries to
the irrigation schemes and catchment protection works (Component 2) and matching grants (Component 1), both in-kind and in-cash,
are estimated at US$5.0 million. Resource mobilization efforts will continue, notably with the European Union (EU). Additional funds
will allow more support to young agripreneurs and sustainability of access to financial services; this may result in upscaling of some
activities. Partnerships with private sector investors and other Programmes are expected to convey additional financial resources to
the Programme, including access of PROGRES beneficiaries to existing credit lines.

VI. Programme benefits

The Programme will contribute to youth employment, increased production and productivity of value chains through the sustainable
improvement of production systems, improved market access and increased value added of agricultural products. In addition, access
to income-generating activities for the poorest households and improved nutrition will reduce vulnerability and improve household
well-being.
The economic analysis shows that the Programme is an economically viable investment for the society. The Economic Internal Rate
of Return (EIRR) for the base case scenario is 15 percent and the Economic Net Present Value (ENPV) is US$66 million (Ar 289.1
million), using an economic discount rate of 3 percent. These results indicate that with an opportunity cost of capital of 3 percent, and
without taking into account the benefits of greenhouse gas emission reductions (GEI), the project will generate a robust EIRR and
ENPV.

The Programme's EIRR is higher when climate co-benefits are considered. The Programme contributes to the provision of climate
resilience benefits and co-benefits, some of which are already incorporated into the financial models. The climate co-benefits included
in the economic analysis are the economic valuation of the potential for GHG emission reductions. PROGRES would generate overall
economic benefits through a net reduction in GHG emissions of approximately 84,680 tCO2e per year, over a 20-year period. In
accordance with the World Bank's guidance on economic valuation of climate change mitigation co-benefits (2017, updated in 2021),
the economic analysis includes a low carbon price (LCP) scenario and a high carbon price (HCP) scenario. In the LCP scenario, the
Economic Internal Rate of Return (EIRR) for the project is 26% and the Economic Net Present Value (ENPV) is approximately
US$141.3 million (Ar612.3 million). In the HCP scenario, the EIRR is 35% and the ENPV is US$216.8 million (Ar 930.2 million).

VII. Exit strategy and sustainability

The Programme’s exit strategy is embedded in the intervention approach through: (i) the adoption of an overall Programmatic
approach based on the scaling up of tools that were successfully promoted by past and ongoing IFAD interventions; (ii) the broad

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implementation partnership with existing public and private training centres, as well as with private rural finance institutions; (iii) the
strategic approach of working directly with administrative structures and community leaders at District levels; (iv) the empowerment of
Infrastructure Management Institutions that will assume full responsibility for planning and implementation of watershed interventions
and operation and maintenance of post-harvest infrastructure; (V) the strengthening of FFS, Farmer Promoters and Cooperatives,
including their linkages and access to markets, financial services and agriculture insurance. With regards to youth entrepreneurship
and opportunities within the renewable energy space amongst rural populations, profitable and investable business models can be a
challenge to find because of the low spending power of rural consumers and their historic use of low-cost energy sources such as
wood and charcoal. It is critical that the training and guidance provided through component 1 ensures potential enterprises are de-
risked and targeting the right financial instruments to ensure viable businesses, creating linkages though agencies such as the
Madagascar National Agency for Rural Electrification (ADER) can provide valuable technical support and advice on access to finance
and they have already identified a portfolio of potential hydro, biomass, solar and wind projects that can be developed with adequate
financing.

VIII. Summary of risks to the Programme and mitigation measures

The major inherent risks classified as “high” or “substantial” for PROGRES are on four categories: (1) national context (political
commitment, governance, fragility and security); (2) environment and climate context (Project vulnerability to climate change
impacts); (3) programme’s financial management (organization and staffing, budgeting, funds flow/disbursement arrangements and
internal control) and (4) vulnerability of target populations and ecosystems to climate variability and hazards (vulnerability of
populations and ecosystems to impact of climate change). Mitigation measures around (i) policy dialogue and institutional capacity
building for improved governance and fight against corruption as well as community mobilization and financial inclusion; (ii) adoption
of improved production practices, mitigation and adaptation measures; (iii) recruitment of competent staff through competitive
process, permanent engagement with stakeholders involved in financial management as well as improvement of internal controls and
(iv) early warning procedures defined in the integrated project risk management matrix (IPRM), will be implemented and monitored.
Overall risk remains moderate.

IX. SECAP, Environment and social category.

Based on analyses of poverty, gender, youth, inequality and marginalized populations such as persons with disabilities in targeted
regions, correlation was established between the context, environment and PROGRES’s interventions. Major environmental
problems are: high vulnerability to climate change and extreme weather events, loss of biodiversity, water management, saturation of
the cultivable space due to high demography, soil degradation due to artisanal mining, erosion of hilly soils as well as recurrent
drought caused by the variability of rainfall. PROGRES is not expected to result in significant negative environmental and social
impacts. As a result, the Programme is classified as moderate risk. In any case, and for the few risks that will be identified, the
Programme will take all appropriate measures to ensure that environmental factors are respected. No activities will be carried out in a
protected area or Ramsar site. PROGRES will not implement any activity included in IFAD’s exclusion list. In terms of climate risk
classification, based on IFAD's climate risk screening criteria, PROGRES is classified as a high climate risk. As a result, an
assessment of climate adaptation is included in the SECAP note to identify relevant and targeted adaptation options for the
Programme. Moreover, the existing in-depth climate risk and vulnerability assessment for the southern region during the GCF
preparation for DEFIS will be applied to better target the climate change adaptation activities. Additional regions will also be assessed
during the early implementation phase to include all geographic areas targeted under PROGRES. Identified mitigation and adaptation
measures include promotion and adoption of improved and climate resilient technologies including use of renewable energy for
agricultural production and rural infrastructure development.

X. Organizational framework and implementation

Programme management and coordination. The Ministry of Economy and Finance (MEF) is the representative of the Borrower
and the Ministry of Agriculture and Livestock (MINAE) will be responsible for implementation of PROGRES. The Programme will be
directly administered by a national Programme Coordination Unit (PCU). The four Inter-regional Facilitation Units (URF) will be
responsible for planning, supervision and coordination of activities at the regional level. The URF will be located in Fianarantsoa
(covering Ihorombe, Haute Matsiatra and Amoron'i Mania); in Manakara (covering Vatovavy, Fitovinany and Atsimo-Atsinanana); in
Ambovombe (covering Androy, Anosy and Atsimo-Andrefana); and in Morondava (covering Menabe and Melaky). Implementation of
activities in Bongolava will be managed by the PCU. Implementation arrangements will be aligned with those of ongoing IFAD-
supported interventions, mainly outsourcing to relevant public and private service providers and agencies.

Financial management. The inherent financial management (FM) risk of ongoing IFAD-funded projects in Madagascar is
substantial. This risk is mitigated to moderate in the majority of projects, thanks to the implementation of measures aimed at building
capacity, technical assistance and monitoring through external and internal audits. The main FM risk factors are delayed recruitment
processes for FM staff, especially in decentralized regions where it is difficult to attract staff with sufficient professional skills and
abilities. Decentralized government structures in Madagascar and physical distances can be limiting factors for effective fiduciary
oversight, for example internal audit staff at MINAE are based in the capital. Although MINAE is supported by CAPFIDA, which has a
full-time internal auditor dedicated to IFAD projects, internal audit assignments have sometimes been limited to once a year per
project.

FM risk mitigation measures for PROGRES will include strong financial capacity at central level for monitoring and consolidation, a
sufficient complement of dedicated and qualified financial staff at regional level and strengthened internal audit coverage which will
ensure missions at least twice a year to each of the implementing units, as well as remote support. The Malagasy portfolio has been
affected in recent years by strict controls by the MEF on the release of funds from designated accounts managed by the central bank
to program accounts. This issue contributes significantly to FM risk as it critically impacts payments to vendors and causes delays in
implementation. However, a positive development has been noted since July 2022. On the basis of lessons learned by ongoing
projects, to allow efficient planning and harmonization of procedures, it is important that co-financing be mobilized and in force from
the first year of the Program. IFAD resources will be available in the form of concessional loans, while BRAM terms will be ordinary.

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The GoM will specify the currency in which it wishes to borrow.

Procurement for goods, works and services financed by IFAD shall be awarded in accordance with the provisions of the Borrower’s
procurement regulations, to the extent that they are compatible with the IFAD Procurement Guidelines. PROGRES procurement will
be aligned with IFAD’s Policies on Fraud Prevention, Sexual Harassment and Corruption. All staff and other stakeholders including
national authorities involved in procurement will be capacitated in IFAD’s Procurement Guidelines and standard procurement
documentation.

XI. Planning, M&E, Learning, KM and Communication

Activities will be included in Annual Work Plans and Budgets (AWPB). PROGRES will develop an effective and efficient M&E system
based on the theory of change and logical framework as well as lessons learned from IFAD-funded projects in Madagascar. This
scalable M&E system will generate useful, comprehensive, periodic and reliable information that will enable analysis of the
Programme’s performance and results and thus support decision-making from a results-based and learning management perspective.
The M&E system will include data disaggregated data by women, youth and men, vulnerable group (persons with disabilities) and key
indicators, as it is a climate-oriented Programme also sensitive to youth, gender, nutrition and the inclusion of people with disabilities.
IFAD’s core indicators as well as mainstreaming of gender, youth, nutrition and climate into programme implementation will be
monitored on a permanent basis including periodic surveys. The COI survey will be measured at baseline, midterm and completion
for all relevant outcome indicators in the logframe in accordance with IFAD guidelines. The data and information to be collected for
implementation monitoring will be specified in the monitoring and evaluation manual according to the information needs for project
management and for performance evaluation by donors and the Government. The methods, data collection tools and information flow
will be shared with the implementation teams, in particular the project team at national and regional level, partners and service
providers and beneficiaries (POs/associations/Households/Youth). The data collected will be consolidated, analysed and will be used
to prepare monitoring dashboards which will be examined and shared during monthly meetings of the program team at national and
interregional level to improve project management. Similarly, these data will inform all the monitoring indicators of the AWPB and the
logical framework and will be used for the preparation of progress reports.

Digital tools will be used in M&E for more effectiveness and efficiency. Tablets will be used for data collection in the field. The project
will promote and connect to the digital platform developed by MINAE to integrate these beneficiaries into the database of producers
and facilitate their access to digital advice.

The M&E will support the evaluation of stakeholders of the Programme and inform the monitoring indicators of the Country
Programme (COSOP), consolidated at CAPFIDA. PROGRES will develop knowledge management and communication for
development strategies to strengthen the involvement of beneficiaries, key actors and partners as well as capitalize achievements
and support implementation.

The project will develop communication for development (C4D), especially community communication in order to improve its
management and achieve the objectives set. The M&E system will put in place a participatory evaluation mechanism with
beneficiaries and the community.

XII. Programme Target Group Engagement; Feedback, and Grievance Redress

PROGRES will promote the regular engagement and feedback from the target group throughout its cycle, through: a) Community
Development and Infrastructure Management Plans; b) the creation and/or strengthening of farmer organizations including
cooperatives and farmer field schools; c) establishment of Management Committees; and d) participatory M&E workshops.

A grievance redress mechanism will be in place in compliance with IFAD policies including whistle-blower protection procedures. The
mechanism will build on existing local complaint management committees or be established as needed. The committees will be
composed of local authorities, traditional authorities, representatives of beneficiaries, representatives of the Programme. The
Programme Coordinator will have overall responsibility for addressing concerns regarding environmental and/or social impacts on the
target population. Complaints received are documented, documented and included in progress reports, including the number and
type of complaints and the results of their resolution.

1. Contexte

A. Contexte national et justification de l'intervention du FIDA

a. Contexte national

1. Contexte politique et fragilité. La République de Madagascar (ci-après dénommée « Madagascar »), située dans l’océan
Indien, est la quatrième plus grande île du monde. L’instabilité politique du pays, depuis son indépendance en 1960, a affecté
ses capacités institutionnelles et ses efforts de développement. Les élections présidentielles en janvier 2019 ont conduit à la
première transition pacifique du pouvoir; les prochaines élections sont prévues en 2023 Le pays, et surtout la partie Sud, reste
touché par d’importants facteurs de fragilité climatique, environnementale et socio-économique et sociale. Jusqu’en 2017,
Madagascar était considéré comme un pays fragile[6].

2. Contexte économique[7]. L’économie malgache a connu une croissance moyenne de 2,95 pour cent par an entre 2010 et 2019.
Du fait de la COVID-19, le pays est entré en récession en 2020, avec un Produit intérieur brut (PIB) en baisse de 4 pour cent. La

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reprise économique de 2021 a été interrompue en 2022[8] par l’impact combiné d’une troisième vague de COVID-19, des chocs
climatiques et du conflit Russo-Ukrainien. Les projections de croissance pour 2022 ont été revues à la baisse de 5,4 à 2,6 pour
cent, mais devraient atteindre 4,2 pour cent en 2023. La dette publique était de 42.3 pour cent du PIB en 2021. De 2019 à 2020,
la balance courante est détériorée de 2,3 à 3,5 pour cent du PIB, en raison d’un arrêt imprévu du tourisme et d’une baisse des
exportations et des investissements directs étrangers. En 2020, Madagascar importait 54,2 pour cent du blé et 33 pour cent du
maïs de la Russie/Ukraine[9]. Le pays subit les effets du conflit avec une augmentation du prix des importations des aliments,
des engrais et du carburant. La fragilité structurelle de Madagascar, exacerbée par plusieurs chocs, affecte le potentiel du
Gouvernement de Madagascar (GdM) à investir dans les populations rurales. L’investissement public dans le secteur agricole
était seulement de 4,85 pour cent en moyenne sur la période 2014-2019[10].Environnement des affaires. Madagascar est
propice aux investissements pour des produits agroalimentaires à haute valeur ajoutée pour l’exportation et la consommation
locale. Quinze pour cent de la population utilisait l’internet en 2018[11] et 34 pour cent le téléphone mobile[12]. L’exclusion
financière touchait 41 pour cent des adultes et 58 pour cent des adultes avaient besoin d’informations sur la façon de gérer leur
revenu[13]. En 2020, le GdM a facilité l’exécution des contrats en facilitant la publication des mesures de performance et des
rapports d’avancement par le tribunal de commerce. Les entreprises sont des SA (Société Anonyme), SARL (société à
responsabilité limité) et unipersonnelles (SAU, SARLU, Entreprises individuelles unipersonnelles). Les microentreprises sont
celles dont le nombre d'employés est inferieur a cinq et bilan inferieur a 60 millions d'ariary ; dans cette catégorie se retrouvent :
entreprises individuelles, artisans, coopératives. Les coopératives qui sont considérées comme société à capital variable sont
promues en milieu urbain (domaine de transport surtout) et en milieu rural. En milieu rural, la formalisation des entreprises est
rare par refus des obligations fiscales et du contrôle de l’Administration. L’entreprise individuelle unipersonnelle est la forme
préférée.

3. Démographie et pauvreté. Madagascar couvre 587.041 km2 et regorge 25,67 millions d’habitants[14] avec 50,7 pour cent de
femmes et un taux de croissance d’environ 3,0 pour cent. La population est jeune avec 72,5 pour cent âgés de 0 à 30 ans. Les
jeunes présentent le taux de dépendance le plus élevé de 70,5 pour cent, tandis que le taux de soutien potentiel global est de
18,3 pour cent. Avec un taux d’urbanisation de 39,9 pour cent[15], environ 75 pour cent des jeunes vivent dans des zones
rurales.[16] Avec un Indice de développement humain (IDH) de 0,501 en 2021, Madagascar est 173ème sur 191 pays. Le pays
est 41 pour cent plus pauvre aujourd’hui qu’il ne l’était à l’indépendance en 1960[17] . En 2019, la pauvreté touchait 85 pour cent
des populations rurales, surtout les régions du Sud (Anosy, Androy) les plus touchées par l’insécurité alimentaire chronique ;
Madagascar est parmi les pays marqués par des foyers de faim[18]. La pauvreté rurale est moins répandue là où l’économie
fonctionne bien, mais aussi là où les chaînes de valeur agricole sont développées autour des cultures d’exportation à forte
intensité de main-d’œuvre (vanille, épices et huiles essentielles) et où les organisations professionnelles (OPs) travaillent avec le
secteur privé. La reprise de l’économie se traduirait par une baisse progressive des taux de pauvreté, passant d’un sommet
historique de 81 pour cent en 2020 à 77,9 pour cent en 2024[19]. L’amélioration de l’accès à l’énergie est une priorité à
Madagascar (5 pour cent d’accès en milieu rural).

4. Agriculture. Ce secteur contribue à 24 pour cent au PIB et compte pour 68 pour cent des emplois. Les terres agricoles
représentent 71,1 pour cent du territoire avec 6 pour cent de terres arables, 1 pour cent de cultures permanentes et 64,1 pour
cent de pâturages permanents[20]. Dans les zones rurales les plus peuplées (hautes terres, Sud), la taille moyenne des
exploitations continue de diminuer (1,2 ha en 1984 ; 0,87 ha en 2004 [21] et 0,61 ha prévu pour 2024[22] ) et un nombre croissant
de ménages tombent en dessous d’une superficie minimale nécessaire pour assurer leur sécurité alimentaire et un revenu
décent et les ménages font recours à la migration intérieure saisonnière vers les zones rurales de l’Ouest et du Nord. Les jeunes
n’ont pas un accès sûr à la terre et migrent ou louent des parcelles chaque année ou même pour chaque cycle de culture. Le
pays s’est classé 40e sur 71 pays pour la performance du secteur rural[23], ce qui signifie que l’investissement dans le secteur
rural reste pertinent. Le secteur formel représente moins d’un jeune travailleur rural sur dix. L’agriculture est confrontée à des
problèmes d’accès à la terre, aux semences et aux engrais, et des difficultés dans la conservation et la transformation des
produits végétaux et animaux. Un réseau routier inadéquat pose des défis à la mobilité du transport des denrées alimentaires.

5. Stratégies, politiques et programmes nationaux. L’Initiative Emergence Madagascar (IEM) 2019-2023 est le cadre
stratégique du développement économique. Les objectifs primordiaux du secteur agricole sont d’atteindre l’autosuffisance
alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles, l’emploi décent et l’autonomie territoriale. L’IEM a déjà été intégrée
dans le programme de travail du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE), qui vise à atteindre l’autosuffisance
alimentaire en i) élargissant les zones irriguées; ii) aidant les ménages vulnérables à s’installer sur de nouvelles terres; iii)
promouvant les cultures d’exportation de grande valeur; iv) promouvant l’élevage avicole et la production laitière; v) renforçant la
gouvernance du sous-secteur de la pêche; et vi) stimulant la création de la valeur ajoutée. La loi 2022-002 sur l’Agrégation
agricole vise à cadrer juridiquement cette modalité d’agriculture contractuelle. Les programmes qui soutiennent l’employabilité
et l’intégration des jeunes, présentent un certain nombre de lacunes[24] , notamment : le lien entre la formation, l’employabilité et
l’accès au financement. Le Programme FANOITRA pour l’émergence à la base 2022-2028 a pour objectifs de : (i) promouvoir
une forte participation citoyenne des jeunes en vue de l’émergence inclusive et durable des communautés de base ; et (ii)
garantir l’autonomisation des jeunes à travers les initiatives Pôles Emplois Jeunes.

6. Acteurs clés et arrangements institutionnels : MINAE est responsable du développement rural durable. Les autres
institutions compétentes sont les suivantes: Ministère de l’Economie et des Finances (MEF); Ministère en charge de la
Formation Professionnelle ; Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD); Ministère de l’aménagement
du territoire et des services fonciers; Ministère de la jeunesse et des sports; Ministère de la population, de la protection sociale et
de l’autonomisation des femmes; Chambres d’agriculture (TTM), Chambres de commerce et de l’industrie au niveau national
(FCCI) et régional (CCI) ; et le Fonds de développement agricole (FDA).

b. Aspects particuliers relatifs aux thématiques prioritaires à transversaliser

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7. Jeunesse. La Politique Nationale de la Jeunesse (2016) considère « jeune » chaque malgache âgé de 14 à 30 ans. Madagascar
a une main-d’œuvre jeune et en croissance rapide avec 72,5 pour cent de la population âgée de 0-30 ans et plus de 400.000
jeunes entrant le marché du travail chaque année, souvent sans formation adaptée. Les jeunes, surreprésentés dans le secteur
informel, sont pénalisés par leur manque de formation [25] et de compétences professionnelles. Le manque d’investissement,
depuis la crise politique de 2009, a conduit à un marché du travail caractérisé par des emplois précaires, un secteur informel
important, un taux de chômage artificiellement bas et un sous-emploi généralisé.

8. Le secteur formel représente moins d’un jeune travailleur rural sur dix. Le taux de chômage des jeunes en 2021 était de 4,8 pour
cent[26]. Le secteur informel, en particulier l’agriculture, reste le principal pourvoyeur d’emplois mal rémunérés et sans sécurité
sociale. La meilleure approche pour la création d’emplois pour les jeunes est le développement de l’esprit d’entreprise et le
soutien aux micro, petites et moyennes entreprises en améliorant leur productivité et accès aux services financiers. Etant donné
un contexte malgache marqué par une population majoritairement jeune, en mettant à échelle les bonnes pratiques promues par
le FIDA à Madagascar et dans d’autres pays africains, le Programme adoptera des approches qui aident équitablement les
jeunes femmes et hommes à accéder à des emplois décents et durables ; y compris des possibilités de renforcer la capacité des
jeunes entrepreneurs ruraux à promouvoir les revenus et les possibilités d’emploi dans le secteur des énergies renouvelables.

9. Égalité des sexes et inclusion sociale. Avec un indice de 0,725 ; le Global Gender Gap de 2021 classe Madagascar au 57ème
rang sur 156 pays en matière d’écart entre les sexes[27] . La Constitution malgache reconnaît le principe de l’égalité homme-
femme. Le pays a adopté en 2000 la Politique Nationale de Promotion de la Femme (PNPF), et est en train de développer sa
Politique Nationale de l’Egalité Homme-Femme, avec l’appui du PNUD et du Fonds des Nations Unies pour la population
(UNFPA) [28] . Il a adopté de la Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) (SNLVBG) 2017-
2021. Avec l’appui de l’UNICEF, la Stratégie nationale de lutte contre le mariage des enfants (2017 - 2024) est adoptée.
Néanmoins, des questions clés demeurent telles que des facteurs socioculturels et politiques, la faible protection contre la VBG,
et le manque d’accès à un travail et à des ressources décentes. Les écarts en termes d’années d’éducation et d’indicateurs de
santé se sont réduits, mais les revenus des femmes restent bien inférieurs à ceux des hommes[29] , les exploitations agricoles
dirigées par des hommes sont plus grandes, et les femmes éprouvent de grandes difficultés pour accéder à la terre et aux actifs
agricole[30] . Les femmes ne représentent que 25 pour cent des inscrits pour les formation techniques et professionnelles contre
75 pour cent pour les hommes.

10. Personnes handicapées. Selon le troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH3) de 2018, il y avait
154 255 personnes vivant avec un handicap, donc une prévalence de 0,6 pour cent [31] . Quatre-vingt-deux pour cent se trouvent
en milieu rural. La Loi 97-044 de février 1998 relative aux droits des personnes handicapées, en cours de révision, vise à faire en
sorte que les personnes handicapées jouissent et exercent tous les droits reconnus par tous les citoyens sans distinction. Des
dispositions spécifiques sont incluses sur les droits à la santé, à l’éducation, à la formation et à l’emploi, ainsi que sur les droits
sociaux. Le GdM a ratifié en décembre 2014 la Convention international relative aux droits des personnes handicapées.
Toutefois, le niveau d’exclusion des personnes handicapées reste élevé, due à leur accès difficile à l’éducation, à la santé, à
l’emploi ainsi qu’à leur intégration relativement faible dans la société[32] . Selon l’INSTAT, le taux d’activité de la population avec
handicap est de 53 pour cent contre 73 pour cent de la population totale. En 2019, une étude, menée par l’organisme
international Humanité et Inclusion, a illustré la persistance de barrières d’accès aux services d’appareillage et de réadaptation
pour les personnes avec handicap dû au manque de visibilité, d’infrastructure inappropriée et d’une méconnaissance des
services disponibles.

11. L’insécurité alimentaire et nutritionnelle reste endémique à Madagascar, en particulier dans le Grand Sud, causée par une
production alimentaire insuffisante, ainsi que des habitudes alimentaires et une hygiène inadéquate. La COVID-19 a aggravé la
situation. En décembre 2021 ; 1,47 millions de personnes sur les 2,7 millions d’habitants du Grand Sud étaient en insécurité
alimentaire aiguë, dont 28 000 personnes en situation de crise[339]. Selon le PAM, Madagascar perd US$1,53 milliard par an en
PIB en raison de la malnutrition infantile. Malgré les améliorations réalisées, la situation reste préoccupante : 44 pour cent de la
mortalité infantile est associée à la dénutrition ; 48 pour cent des garçons et 46 pour cent des filles de moins de 5 ans souffrent
d’un retard de croissance ; 8.2 pour cent d’enfants moins de 5 ans dont 10 pour cent des garçons et 6,5 pour cent des filles
souffrent de la malnutrition aigüe. L’anémie touche 35 pour cent des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans et 50 pour cent
des enfants de moins de 5 ans. La moitié des 60 000 personnes vivant avec la tuberculose et les 54 000 personnes vivant avec
le VIH qui sont admises aux centres nutritionnels chaque année souffre de malnutrition aiguë. La malnutrition est aggravée par
la diarrhée et d’autres maladies qui empêchent l’absorption des nutriments.

12. Climat et environnement : L’Indice Mondial d’Adaptation de Notre-Dame (ND-GAIN, 2019) classe Madagascar 165ème sur 181
pays pour l’adaptation au changement climatique. C’est le 24ème pays le plus vulnérable et le 17ème pays le moins préparé[34] .
Les scores les plus faibles sont ceux relatifs à la capacité agricole, à la capacité des barrages et au personnel médical. Chaque
année, trois à cinq cyclones frappent le pays, du Nord-Est vers l’Ouest ; tandis que le Sud est touché par de graves
sécheresses. En 2022, 450 000 personnes ont été touchées par quatre cyclones. Entre octobre 2020 et janvier 2021, le Sud a
été confronté à la sécheresse la plus grave en 40 ans, entraînant une perte de 60 pour cent de la production agricole. La
tendance à la hausse des températures augmentera le besoin en eau ainsi que le stress hydrique. Les changements dans la
répartition des précipitations ont entraîné des difficultés dans la gestion du calendrier des cultures, ainsi que le risque accru
d’érosion dans l’ensemble du bassin versant. De même, le changement climatique augmente le risque des invasions
acridiennes.

13. La déforestation est une préoccupation majeure : 90 pour cent des forêts tropicales d’origine de Madagascar ont été perdues à
cause de l’exploitation forestière, de la fabrication de charbon de bois et de l’agriculture sur brûlis. La Contribution Déterminée au
niveau National et le Plan National d’Adaptation de Madagascar soulignent la nécessité de renforcer la résilience et de réduire la
vulnérabilité au changement climatique. L’introduction de l’énergie renouvelable et des infrastructures intelligentes face au climat

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permettra non seulement d’améliorer la résilience des petits exploitants et de transformer les moyens de subsistance, mais
également de réduire de manière significative les émissions de Gaz à effet de Serre (GES). Grâce à l’énergie renouvelable et
aux technologies de cuisine propre, les femmes obtiennent une plus grande productivité et des revenus accrus, ainsi qu’une
meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle. La promotion de cuisinières améliorées et biodigesteurs se sont révélés
particulièrement utiles à cet égard. Le gaz qu’ils produisent peut remplacer entièrement le bois de chauffage, évitant ainsi les
conséquences sanitaires associées à son utilisation – du travail physique nécessaire pour le collecter à l’incidence de maladies
respiratoires et oculaires causées par une exposition rapprochée au bois brûlant.

14. Conformément aux engagements du FIDA12, PROGRES, dans sa conception:

R vise à transformer les rapports femmes-hommes;


R tient compte des questions relatives aux jeunes;
R tient compte des enjeux nutritionnels;
R est axé sur les questions climatiques;
R ciblant en priorité les personnes handicapées;
R incluant des activités relatives à la capacité d’adaptation.

c. Justification de l'intervention du FIDA

15. Le GdM a sollicité l’utilisation des ressources du FIDA pour le financement de PROGRES, afin de continuer à développer
l’entrepreneuriat rural et l’emploi des jeunes, promouvoir les filières porteuses prioritaires, tout en renforçant les institutions
locales et des OPs. L’Evaluation de la Stratégie et du Programme Pays du FIDA (ESPP) pour la période 2013-2019 a confirmé
l’alignement des politiques et stratégies du FIDA et du Gouvernement et que les projets répondent en leur nature aux besoins
des populations cibles, bien que les efforts pour appuyer les plus vulnérables méritent d’être renforcés. Globalement, le
portefeuille a produit des résultats encourageants et le FIDA dispose donc des avantages comparatifs en matière d’amélioration
de l’accès au foncier et à l’irrigation, à la formation et à la vulgarisation, aux services d’appui à la production et à l’entrepreneuriat
rural, et au marché.

16. La conception de PROGRES s’est alignée sur l’Initiative Emergence Madagascar (IEM) et sur les conclusions de la Conférence
nationale pour l’autosuffisance alimentaire (16-18 juin 2022) du MINAE afin de mettre en place un « Plan national de
développement agricole » pour accélérer la transformation dans les secteurs Agriculture, Elevage et Pêche et atteindre
l’autosuffisance alimentaire de Madagascar à partir de 2023.

17. Le FIDA est l’un des principaux partenaires du GdM dans le développement rural. Depuis 1979, le FIDA a financé à Madagascar
17 projets de développement pour un coût total de US$881 millions, dont US$434 millions (49 pour cent) de prêts et dons du
FIDA. Ces projets ont atteint 1,01 millions de ménages ruraux pauvres. Ainsi, le FIDA est l’un des principaux partenaires du GdM
dans le développement rural. Le FIDA dispose également des avantages comparatifs, notamment dans le renforcement des
capacités des jeunes ruraux et des micro- et petites entreprises rurales (MPER), à travers plusieurs interventions (PROSPERER,
AROPA, FORMAPROD). Le FIDA a également un avantage comparatif en ce qui concerne les investissements dans les petites
exploitations familiales et les OPs afin d’améliorer la productivité et la durabilité des systèmes alimentaires. Dans les zones
rurales reculées, le FIDA est reconnu comme un agent de changement pour un développement durable et inclusif, avec la mise
en œuvre des approches intégrées, y compris basées sur des investissements dans les des infrastructures structurantes, les
des technologies innovantes, l’accès au financement et à des institutions rurales efficaces et l’accès aux marchés. Le FIDA a
développé à Madagascar des outils pour appuyer les jeunes ruraux, notamment à travers des programmes PROSPERER[35]
(couplage OP-OM/filières, services financiers, services non-financiers de proximité), AD2M-II[36] (filières, foncier, champs-écoles
paysans (CEP)), FORMAPROD[37] (Centres et établissements de formation agricole et rurale (CEFAR), ciblage et insertion des
jeunes), DEFIS[38] (production de semences, gestion des infrastructures, filières) et le PEJAA[39] (incubateurs) financé par la
BAD.

B. Enseignements tirés

18. Les enseignements tirés pris en compte dans la conception du PROGRES proviennent principalement des opérations
d’investissement achevées et en cours, ainsi que de l’ESPP du Bureau indépendant d’évaluation (OIE) du FIDA réalisée en
2019. Dans un contexte de pauvreté rurale généralisée, cibler et soutenir les plus pauvres tel que recommandé par l’ESPP,
nécessite des outils spécifiques tels que le ciblage géographique basé sur les critères de pauvreté ; l’auto-ciblage, le ciblage
direct et l’autonomisation des pauvres[40]. Les plus vulnérables ne sont pas toujours membres des OPs et n’ont pas accès à des
actifs productifs. L’approche adoptée par le Programme-pays de faire reposer le ciblage sur la classification des EAFs et de
dimensionner les appuis en fonction du degré de vulnérabilité et du potentiel des EAFs apparaît appropriée. Le ciblage
spécifique des membres des Groupements villageois d’entraide communautaires, d’épargne et de crédit rotatif (GVEC), des
bénéficiaires des Champs-écoles paysans (CEP) et des Mécanismes ciblant les vulnérables (MCV) permet de relever la
participation effective des plus vulnérables.

19. En matière d’autonomisation des femmes et des jeunes, le Gender Action Learning System (GALS) a démontré son intérêt
dans le cadre de FORMAPROD et du PROSPERER en tant qu’outil catalyseur de changement. Certains jeunes ont utilisé cet
outil pour évoluer vers l’entrepreneuriat avec succès, notamment à travers la fixation d’objectifs clairs assortis d’échéances, la
gestion intelligente des revenus et des risques, la diversification des activités, l’identification de nouveaux marchés, la
compréhension et l’adaptation aux conditions des marchés. Tout en mettant à l’échelle l’utilisation du GALS, PROGRES
comblera les contraintes majeures[41] dont le manque de moyens financiers et matériels pour démarrer les activités. Avec la
considération de la nutrition, l’environnement et le changement climatique dans le GALS, PROGRES intégrera le GALS+ dans
les formations techniques et entrepreneuriales.

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20. Formation professionnelle et développement de microentreprises rurales. FORMAPROD a développé l’offre de formation
au niveau local en équipant des CEFARs publics et privés de proximité, en formant des formateurs et en validant des référentiels
de formation[42] . Maintenant ces CEFAR devraient renforcer leur capacité à développer l’esprit d’entreprise des jeunes candidats
et évoluer pour jouer un vrai rôle d’incubateur de leurs projets d’entreprises rurales (ER). PROGRES tirera profit des
enseignements des incubateurs agroalimentaires financés par le FIDA, BMZ et la Fondation VISA, dont l'objectif est d'augmenter
l'emploi décent indépendant ou salarié pour les jeunes ruraux. Le coaching de proximité effectué par le Conseiller en insertion
professionnelle (CIP) et le Conseiller en gestion des EAF (CGEAF) dans le cas de PROSPERER, FORMAPROD et DEFIS
auprès des jeunes a montré sa pertinence. PROGRES reprendra un tel dispositif et apportera un business coaching approprié
aux jeunes, surtout pendant la phase d’insertion et d’installation. PROGRES capitalisera sur les processus de ciblage, de
sensibilisation et de systèmes de relais mis en place sous PROSPERER, FORMAPROD, DEFIS et AD2M-II à travers les
animateurs communaux, tuteurs, champions et jeunes leaders.

21. L’approche « pôle de développement » tire sa pertinence de la concentration des investissements dans des espaces
territoriaux bien délimités, en matière de mise en valeur productive, d’accès aux technologies améliorées, d’accès aux marchés,
de renforcement des institutions locales et régionales et de leur gouvernance et de renforcement des capacités des ressources
humaines. Cette approche a été expérimentée, adoptée et améliorée par les projets successifs financés par le FIDA, et sera
adopté par le PROGRES. Elle permet : (i) d’éviter le saupoudrage et la déconnexion entre les activités, puisque les projets
couvrent de vastes étendues géographiques souffrant d’enclavement et ne disposent que de moyens limités pour appuyer les
bénéficiaires à sortir de la pauvreté et améliorer leur résilience aux chocs ; et (ii) de dynamiser progressivement les économies
locales pour asseoir un environnement favorable à l’entrepreneuriat aussi bien dans la production que dans les autres maillons et
les marchés de services.

22. Maintien de l’offre de services . L’appui de FORMAPROD au renforcement des compétences des jeunes ruraux dans le cadre
de leur projet professionnel a été réalisé à travers le renforcement des capacités des communes, notamment pour la mobilisation
de ressources financières, tout en ancrant la formation agricole dans les collectivités territoriales au plus près des bénéficiaires.
Toutefois, la volonté et la capacité des jeunes ruraux, et des producteurs en général, à payer pour les services locaux (dont la
formation) sont des conditions sine qua non au maintien et au développent de ces services. Au-delà de l’approche projet, dans
laquelle des formes de subventions sont souvent nécessaires pour compenser de faibles ressources financières des groupes
cibles, il faut d’une part apporter un soutien à l’amélioration des revenus, et donc à la capacité à payer, et d’autre part
encourager un changement de mentalité afin qu’ils soient prêts à payer pour des services à valeur ajoutée qu’ils ont longtemps
reçus gratuitement.

23. Inclusion dans les chaînes de valeur et les OPs. Les OPs et OPF à tous les niveaux sont essentielles au développement de
chaînes de valeur en faveur des pauvres, mais leur renforcement nécessite une perspective à long terme. Des outils tels la
méthodologie GAIN (Gouvernance, Autonomie, Intégration, basé sur les besoins), les évaluations institutionnelles participatives
et les plans d’affaires ont été des leviers pour renforcer la capacité organisationnelle des OPs et leur permettre de fournir des
services à leurs membres. FORMAPROD a démontré l’importance des liens entre les jeunes et les alliances d’OPs et
d’opérateurs agroalimentaires (alliances OP/OM). Les expériences de DEFIS, PROSPERER et de FORMAPROD mettent en
avant les filières promouvant la participation des femmes telles que le maraîchage, les légumineuses et les filières à cycle court
comme l’aviculture, la pisciculture, l’apiculture et les petits ruminants. Pratiqués en contre-saison avec le riz, ces filières
contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

24. Accès aux services financiers. FORMAPROD et PROSPERER ont montré que les GVEC permettent de faire face aux
dépenses quotidiennes des bénéficiaires. Les investissements plus importants peuvent être financées par le Fonds de
développement agricole (FDA). L’expérience avec les programmes antérieurs montre que les subventions à coûts partagés sont
nécessaires pour permettre un véritable démarrage des activités d’entreprise. Même si des griefs sont exprimés par rapport au
retard de la dernière tranche du FDA et de l’incompréhension du destin de l’apport bénéficiaire, une satisfaction générale est
constatée car le FDA est investi dans du capital générant des revenus. Par ailleurs, PROSPERER a montré initialement une
faible motivation des Institutions de microfinance (IMF) à financer les ER faute de ressources financières dédiées. Cela a été
atténué par l’implémentation du Fonds d’investissement rural (FIR) pour le refinancement, de la Facilité de partage de risque
(FPR) pour mitiger les risques d’impayés, du Fonds d’appui institutionnel (FAI) pour étendre les zones d’intervention des IMF
vers les milieux enclavés. La diminution des coûts de transaction est à vérifier à travers les canaux digitaux.

25. Accès à la terre pour les jeunes. Seul un cinquième des terres irrigables (500 000 ha) à Madagascar est mis en valeur car
l’accès sécurisé à la terre demeure difficile, surtout pour les jeunes. La solution adoptée par AD2M-II a été de (i) délivrer des
certificats fonciers ; et (ii) garantir aux utilisateurs des terres la protection de leurs droits, pour ne pas être spoliés du fruit de leurs
efforts après des investissements sur les terres ; ceci à travers un mécanisme transparent et formel de contractualisation dans
lequel aussi bien les propriétaires et les locataires se sentent assurés de ne pas perdre leurs droits. Cette approche via la
sécurisation foncière décentralisée, incite les producteurs à investir dans des technologies agricoles performantes. La
Conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire en juin 2022 a proposé d’assurer l’accès à la terre pour les jeunes à
travers des Titres Verts économiques pour une superficie de 45 000 ha, à raison de plus de 1 Ha par jeune. PROGRES pourrait
valoriser cette piste avec des adaptations en fonction des plans d’affaires des jeunes incubés et des appuis spécifiques du
Programme.

2. Description du projet

C. Objectifs du projet, zone géographique d'intervention et groupes cibles

L’objectif global du PROGRES est de: « contribuer à la réduction de la pauvreté et la création d'opportunités d'emploi dans les

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L’objectif global du PROGRES est de: « contribuer à la réduction de la pauvreté et la création d'opportunités d'emploi dans les
26. communautés rurales ».

27. L’objectif de développement de Programme (ODP) est de: « promouvoir l’entrepreneuriat inclusif et durable, en particulier des
jeunes », notamment par le développement des chaînes de valeur résilientes aux changements climatiques.

Zone d’intervention et filières

28. PROGRES couvrira 12 régions dont les six régions dans la « ceinture du sud » qui sont particulièrement exposées à l’insécurité
alimentaire (Androy, Atsimo-Andrefana, Anosy, Atsimo-Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany) ; ainsi que trois régions de l’Ouest
(Bongolava, Melaky et Menabe) et trois régions des hautes terres centrales (Ihorombe, Haute Matsiatra et Amoron’i Mania);
régions caractérisées par l’extrême pauvreté et qui bénéficient déjà des projets financés par le FIDA. Au sein de ces régions, les
projets du portefeuille ont contribué à créer des opportunités de développement des entreprises et PROGRES va renforcer les
réalisations.

29. PROGRES interviendra d’abord en matière de promotion des entreprises dans les 40 districts (voir tableau 1) déjà couverts par
FORMAPROD, AD2M-II et DEFIS. Il assurera les synergies avec ces derniers, et mettra à l’échelle les approches et mécanismes
qui ont permis d’avoir des résultats. D’autres initiatives financées par le FIDA démarrent : le Projet d’appui au relèvement et à la
résilience dans les trois régions du Sud (PA2R) et le partenariat avec le SOAFIARY[43] (intrants, agrégateur, et exportateur).
L’extension des interventions en entrepreneuriat se fera à partir de la troisième année dans les 27 districts couverts par PA2R et
SOAFIARY, sous réserve que ces dernières aient généré des progrès, pour consolider les acquis de ces interventions. Les
actions de promotion des chaines de valeur, sécurité alimentaire et nutrition se feront en priorité dans les 13 districts non-
couverts par les investissements en cours.

30. PROGRES adoptera l’approche pôle de développement, couplée avec une approche filière. Ce couplage permettra d’insérer les
jeunes formés par l’exploitation des opportunités économiques au niveau des pôles et l’intégration des jeunes dans les chaînes
de valeur. PROGRES ciblera aussi des jeunes vulnérables en dehors des pôles de développement pour bénéficier de la
formation et de l’incubation, et qui seront par la suite incités à développer leurs activités au sein des pôles de développement.

31. PROGRES adoptera une démarche flexible vis-à-vis du choix des filières à promouvoir en tenant compte de la faisabilité
technique et commerciale dans les pôles de développement, des opportunités de marché, et de l’atteinte d’une masse critique de
bénéficiaires. PROGRES priorisera les filières déjà sélectionnées par DEFIS, notamment : riz, maïs, manioc, miel, arachides,
oignon, et petits ruminants. Ces filières cadrent également avec les résolutions de la Conférence Nationale pour l’autosuffisance
alimentaire (juin 2022). Afin d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, PROGRES appuiera aussi des filières
secondaires, dont l’aviculture, le maraîchage et les légumineuses surtout en contre-saison avec le riz, et la pisciculture.

Tableau 1 : Régions et districts d’intervention de PROGRES

Nombre
Districts couverts par les Nombre de Districts prévus pour additionnel Districts non Nombre de
Régions
projets en cours bénéficiaires PA2R et SOAFIARY de couverts[44] bénéficiaires
bénéficiaires

Ambatofinandrahana,
Amoron’i
Ambositra, Fandriana, 3500
Mania
Manandriana

SOAFIARY:
Ambalavao,
Ambalavao,
Ambohimahasoa,
Haute Ambohimahasoa,
Fianarantsoa II, 6000 3000
Matsiatra Fianarantsoa I et II,
Ikalamavony, Isandra,
Ikalamavony, Isandra,
Lalangina, Vohibato
Lalangina, Vohibato

SOAFIARY : Iakora,
Ihorombe Iakora, Ihosy, Ivohiba 3000 2000
Ihosy, Ivohiba

PA2R: Ambovombe;
Ambovombe Androy, Bekily,
Androy 3500 Bekily; Tsihombe; 3000
Beloha, Tsihombe
Beloha,

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Nombre
Districts couverts par les Nombre de Districts prévus pour additionnel Districts non Nombre de
Régions
projets en cours bénéficiaires PA2R et SOAFIARY de couverts[44] bénéficiaires
bénéficiaires

Toliary-i;
Beroroha;
Morombe;
Atsimo- Ampanihy Ouest; Betioky PA2R: Ampanihy et
2000 2000 Ankazoabo; 38 000
Andrefana Atsimo Betioky Atsimo
Sakaraha;
Toliary-ii;
Benenitra;

Amboasary Atsimo, Betroka, PA2R: Amboasary;


Anosy 2500 2000
Taolagnaro Taolagnaro,

Midongy-
Atsimo Farafangana, Vagaindrano,
2500 Atsimo ; 10 000
Atsinanana Vondrozo
Befotaka

Mananjary, Ifanadiana, Nosy


Vatovavy 2000
Varika

Fitovinany Manakara, Vohipeno, Ikongo 2000 Ikongo 7000

SOAFIARY :
Bongolava Tsiroanomandidy 1500 Tsiroanomandidy ; 2000
Fenoarivobe ;

Besalampy;
Melaky Antsalova, Maintirano, 1500 Ambatomainty; 20 000
Morafenobe

SOAFIARY:
Belo sur Tsiribihina, Mahabo,
Belo sur Tsiribihina,
Menabe Manja, Miandrivazo, 4000 2000
Mahabo, Manja,
Morondava
Miandrivazo,
Morondava

34 000 16 000
bénéficiaires bénéficiaires
soit 15000 soit 10000
jeunes jeunes 75 000
femmes et femmes et bénéficiaires
12 régions 40 districts 27 districts 13 districts
15000 jeunes 10000 jeunes dont 450
hommes ; y hommes ; y handicapés.
compris 220 compris 110
jeunes jeunes
handicapés. handicapés.

Groupe cible et stratégie de ciblage

32. Le PROGRES visera 130.000 ménages ruraux pauvres, soit environ 650.000 personnes, dont au moins 40 pour cent seront des
femmes, et 60 pour cent seront des jeunes, avec une représentation égale de femmes et d’hommes. Cinquante mille (50.000)
ménages seront touchés à travers les jeunes femmes et hommes ciblés pour le développement des entreprises, 75.000
ménages seront appuyés à travers les activités de développement des chaînes de valeur, et de sécurité alimentaire et
nutritionnelle. De plus, 5.000 ménages bénéficieront de la participation aux activités du Programme grâce à divers partenariats,
les fournisseurs de services, les centres de formation, etc. PROGRES veillera à ce que les femmes et les jeunes soient
suffisamment représentées dans les comités de prise de décisions dans toutes les activités du Programme. Environ 10 pour cent
des jeunes femmes et hommes ciblés par PROGRES, pour l’entrepreneuriat, seront des bénéficiaires de FORMAPROD.

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Comme les autres interventions du Programme-pays, le PROGRES adoptera une stratégie de ciblage inclusive permettant
d'atteindre les ménages ruraux les plus pauvres et vulnérables. L’identification des ménages bénéficiaires reposera sur la
classification des Exploitations Agricoles Familiales (EAFs) telle que définie dans la Stratégie de Services Agricoles (SSA),
élaborée en 2008 avec 3 types d’EAF.

Tableau 2 : Identification de ménages bénéficiaires du PROGRES à travers l’EAF

Types et nombre d’EAF


Profil de l’EAF Soutien prévu par PROGRES
PROGRES

Appuis pour étendre leurs activités et promouvoir leur


Type 1
collaboration avec les EAFs les moins avancées afin
EAFs tournées vers le marché
(5 000) que ces derniers puissent être intégrés dans une
dynamique commerciale.

Type 2 Appuis pour étendre et viabiliser leurs activités selon


EAFs en situation d’autosuffisance alimentaire
une démarche entrepreneuriale
(15 000)

Peuvent être appuyés en dehors des pôles de


EAFs conjoncturellement ou chroniquement
Type 3 développement et seront soutenus à travers un paquet
déficitaires en riz (les ménages les plus
d’activités qui permettront d’améliorer leurs revenus et
pauvres et incluant des personnes
(55 000) conditions de vie (dont l’amélioration de la sécurité
handicapées)
alimentaire et nutritionnelle).

33. Catégorisation des jeunes. PROGRES se basera sur l’expérience de FORMAPROD et distinguera trois catégories de jeunes.
Les jeunes qui seront initialement retenus dans le cadre de l’entrepreneuriat seront majoritairement issus des EAF de type 2. Il
s’agira des jeunes femmes et hommes ruraux âgés de 18 à 30 ans, incluant des jeunes handicapés.

Catégorie 1: jeunes vivant dans des zones rurales, déscolarisés, n’ayant pas de formation formelle dans l’agroalimentaire ou
d’autres secteurs avec des opportunités d’affaires dans les zones rurales; la cible est 32 000 jeunes ;
Catégorie 2: jeunes diplômés de l’enseignement technique agricole et non agricole, y compris les jeunes de troisième cycle
de l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur vivant dans des zones rurales et souhaitant créer ou développer leurs
entreprises agro-pastorales; la cible est 10 000 jeunes ;
Catégorie 3: les jeunes, qui sont pleinement engagés dans des activités agro-pastorales et des professions connexes, dont
les entreprises ont un réel potentiel de croissance, mais qui font face à des contraintes techniques ou financières qui limitent
leur développement ; la cible est 8 000 jeunes.

34. Femmes. PROGRES ciblera des jeunes femmes de 18 à 30 ans et les femmes adultes issues des EAFs. La priorité sera donnée
aux femmes chefs de ménages issus des ménages les plus pauvres qui équivalent aux EAF3. Les plus jeunes (18-21 ans)
pourront bénéficier des formations et être accompagnées pour la concrétisation de leur projet professionnel ; et les femmes
adultes recevront un paquet d’appuis qui leur permettront de développer leurs activités. Les femmes seront ciblées à travers les
filières sensibles au genre et d’intérêt pour l’inclusion des jeunes telles que le maraîchage et le petit élevage. PROGRES
continuera d’appuyer l’émergence des femmes leaders y compris ceux vivant avec handicap et de promouvoir l’utilisation du
GALS+, un outil d’autonomisation des femmes.

35. Autres acteurs des chaînes de valeur. A l’image de ce qui se fait au niveau des projets en cours, PROGRES s’appuiera sur ces
différentes organisations, telles que des groupements, OPs, OPFs et OPRs, GVEC et associations des usagers de l’eau (AUE),
pour identifier les bénéficiaires. Il renforcera également leurs capacités de délivrance de service à leurs membres et appuiera les
groupements de base à se formaliser. PROGRES travaillera avec des entreprises agricoles et des acteurs en aval des chaînes
de valeur en particulier ceux qui sont engagés dans la collecte et la transformation et des alliances OP/OM. L’engagement
d’acteurs dynamiques du secteur privé comme l’Association des Opérateurs Professionnels en Electrification de Madagascar
(AOPEM) peut soutenir l’élaboration de plans d’affaires, mais ils nécessitent un soutien pour déterminer la viabilité technique des
systèmes d’électrification renouvelable en raison de leur petite taille.

Stratégie de ciblage

36. Conformément à la politique de ciblage du FIDA et aux politiques du GdM visant à appuyer l’inclusion sociale et économique des
groupes les plus vulnérables dont les femmes et les jeunes, la stratégie de ciblage de PROGRES se basera sur la
reconnaissance des différences en termes de besoins, de contraintes et d’opportunités pour les groupes cibles. Il développera
une stratégie de ciblage inclusive qui cherchera à identifier les enjeux spécifiques permettant d’atteindre les jeunes ruraux et les
exploitations familiales les plus pauvres et vulnérables, et de les appuyer à s’insérer et à évoluer dans des activités génératrices
de revenus et activités entrepreneuriales ancrées dans des chaînes de valeur et des pôles de développement présentant de
bonnes opportunités économiques.

37. La stratégie de ciblage de PROGRES intègrera des mécanismes de ciblage participatifs, transparents et inclusifs favorisant
l’inclusion des groupes les plus pauvres et les plus vulnérables, dont principalement les jeunes, les femmes, les EAFs
conjoncturellement ou chroniquement déficitaires en riz (type 3) et les personnes avec handicap. L’approche de ciblage

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combinera : (i) le ciblage géographique qui concentre les interventions dans les pôles de développement des régions fortement
exposées à l’insécurité alimentaire et caractérisées par l’extrême pauvreté ; (ii) le ciblage socio-économique direct qui met en
avant des critères d’éligibilité permettant d’orienter les ressources et les appuis du Programme vers les groupes visés ; et (iii)
l’auto-ciblage qui reconnaît et tient compte des priorités, des capacités et des stratégies de subsistance des groupes cibles. Les
mécanismes développés incluront également des mesures d’autonomisation visant à renforcer la participation des personnes
avec peu/moins de pouvoir aux activités du Programme et aux processus de planification et de prise de décision ; ainsi que des
mesures de facilitation favorisant la promotion d’un environnement favorable et l’engagement des parties prenantes dans
l’inclusion des plus pauvres et vulnérables et dans la promotion de l’égalité des sexes.

38. Afin de s’assurer que les activités du Programme soient développées et mises en œuvre selon une perspective de genre et
d’inclusion et afin de lever les barrières et réduire les inégalités en défaveur des femmes, particulièrement pour les jeunes
femmes et les femmes les plus vulnérables (femmes chefs de ménages, veuves, femmes avec handicap, etc.), PROGRES
développera une stratégie genre qui sera en cohérence avec les lignes directrices du FIDA, et qui reposera sur les expériences et
meilleures pratiques développées par les Programmes passés et en cours. Etant donné que les inégalités en défaveur des
femmes proviennent à la base de la répartition traditionnelle des rôles hommes-femmes, PROGRES mènera des activités de
sensibilisation à tous les niveaux qui viseront à changer la perception et la considération de la femme au niveau de l’ensemble
de la communauté. Tenant compte du fait que la participation des femmes ne saurait être effective tant qu’elles ne disposent pas
des capacités pour le faire, PROGRES prévoit des activités d’autonomisation et de renforcement direct qui reposeront sur
l’utilisation du GALS+. En matière d’inclusion sociale, PROGRES prévoit des interventions spécifiques visant l’inclusion des
personnes handicapées[45].

39. Considérant les difficultés que les jeunes ont pour accéder aux opportunités en milieu rural, PROGRES veillera à promouvoir la
participation des jeunes de 18 à 30 ans à l’ensemble des activités du Programme. La stratégie jeunes du Programme reposera
sur une approche différenciée qui apporte des réponses spécifiques aux profils socio-économiques et aux besoins des
différentes catégories de jeunes.

D. Composantes/résultats et activités

40. Le PROGRES comprendra trois composantes intégrées qui se renforcent mutuellement. Avec une approche de réponse à la
demande et étant donné les vulnérabilités du pays notamment au changement climatique, PROGRES sera flexible pour ajuster
ses opérations.

Composante 1: Développement de l’entrepreneuriat des jeunes ruraux

41. Cette composante fournira aux jeunes hommes et femmes des appuis pour créer ou développer leur entreprise rurale (ER) dans
les chaines de valeurs agricoles (CVA) sur la base des opportunités de marché. PROGRES s’inspirera des expériences de
PROSPERER et de FORMAPROD en matière de formation professionnelle, insertion et entrepreneuriat des jeunes et valorisera
leurs acquis et réalisations. Les jeunes entrepreneurs qui seront appuyés dans cette composante seront soutenus par les
actions menées dans la composante 2 notamment car ils auront besoin par exemple d’’approvisionnement en matières
premières pour la transformation des produits mais les bénéficiaires de la composante 2 constitueront une clientèle pour leurs
produits finis ou encore du matériel végétal qu’ils produiront dans le cadre des emplois verts.

42. Sous-composante (SC) 1.1: Promotion des entreprises de jeunes ruraux. L’objectif de cette SC est de préparer, de former
et d’orienter 75 000 jeunes hommes (37 500) et femmes (37 500) pour le développement (12.000 jeunes) ou la création (63 000
jeunes) de leur ER, ainsi qu’à saisir des opportunités d’emploi dans des entreprises agricoles (les 25 000 qui ne seront pas
impliqués dans la promotion et le développement des entreprises). Ceux dont les plans d’affaires seront financés sont estimés à
50 000 incluant 5 000 bénéficiaires de FORMAPROD. PROGRES s’inscrira initialement dans l’approche des pôles de
développement mise en place par DEFIS et appuiera l’émergence des ER sur tous les maillons des CVA prioritaires où des
opportunités existent, en particulier les services à la production et la petite transformation.

43. La sensibilisation par des parties prenantes (ONG, Services publics, radios communautaires, etc.) permettront l’identification de
jeunes potentiels entrepreneurs à partir de critères incluant leur formation, leur parcours, leur expérience et leur motivation.
Différentes catégories de profils seront distinguées pour couvrir les métiers de la production et ceux de la CVA et tenir compte de
la maturité de leur projet. La liste des jeunes identifiés sera validée par les Comités Interrégionaux de sélection et de validation
(CSRV) des projets. Pour chaque catégorie, une offre d’appui dédiée sera proposée pour les emmener vers l’entrepreneuriat à
travers un processus qui inclura des formations, des conseils, du coaching et la préparation d’un plan d’affaires.

44. Des partenariats avec les CEFARs, soutenus par FORMAPROD, seront établis pour l’incubation des ER en renforçant leur
cursus d’appui à l’entrepreneuriat. Les CEFARs seront sélectionnés en fonction de leur potentiel, leur dynamisme et de leur
proximité avec les zones de production. Ces structures seront renforcées (infrastructures, formateurs, assistance technique) afin
de les rendre capables de remplir pleinement les fonctions d’incubation (formation, accompagnement et coaching).

45. PROGRES valorisera les référentiels et curricula métier existants, issus des projets antérieurs, et les adaptera et complètera en
fonction des besoins pour les filières et/ou les métiers non encore couverts. PROGRES veillera à introduire de l’innovation
techniques et fera la promotion de nouvelles technologies capables d’améliorer la rentabilité des ER. Sur le volet
entrepreneuriat, les outils développés par le BIT et FORMAPROD seront prioritairement utilisés, ainsi que le référentiel GALS+.
Des formateurs et coaches spécialisés en entrepreneuriat, incluant ceux issus de PROSPERER et de FORMAPROD membres
de FARMADA, seront mis à niveau pour intervenir dans le cursus.

46. Un stage pratique en entreprise sera proposé par PROGRES afin que les jeunes soient mieux formés au métier qu’ils visent
dans un milieu professionnel. Les entreprises seront abordées en mettant en avant la possibilité pour elle d’intégrer les ER dans
leurs chaînes d’approvisionnement au terme de la formation des jeunes entrepreneurs. Les responsables des entreprises

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référentes pourront servir de coach pour les jeunes promoteurs.

47. A l’issue de leur formation, les jeunes, porteurs d’un projet d’entreprise seront accompagnés par des coaches pour élaborer un
plan d’affaires (PA) qui mettra particulièrement l’accent sur l’analyse des opportunités de marché, la compétitivité de l’offre et la
gestion des ressources, trois critères qui déterminent la survie des ER. Egalement, le PROGRES veillera à ce que les
dimensions sécurité alimentaire, sécurité nutritionnelle et résilience climatique soient prises en compte dans les PAs. Les PAs
seront soit unipersonnels, soit associatifs réunissant plusieurs jeunes autour d’un même projet d’ER. Des jeunes qui sont déjà
en activité dans leurs entreprises et qui ont besoin d’appui pour les développer seront également appuyés par les coaches pour
élaborer un plan d’accélération de leur entreprise. Parmi ceux-ci se retrouveront en priorité des jeunes ayant été appuyés par les
programmes antérieurs tels que FORMAPROD ou PROSPERER.

48. Les plans d’affaires élaborés par les jeunes candidats seront soumis à des CRSV des projets et ceux qui seront retenus
bénéficieront d’un coaching de démarrage et de l’appui financier à travers le mécanisme de subvention à coûts partagés sous
SC 1.2. Au-delà du ciblage suivant les critères de pauvreté, de vulnérabilité et de potentiel de participation effective à la
réalisation de leurs projets d’entreprises, la sélection des plans d’affaires sera rigoureuse et basée sur la rentabilité des
entreprises. Des critères seront pris en compte pour les emplois verts (procédés respectueux de l’environnement, agroforesterie,
technologies adéquates pour réduire les effets négatifs de l’entreprise, etc.) et la sensibilité a la nutrition (offre d'aliments divers
et nutritifs, transformation des produits alimentaires d'origine animale et végétale à haute valeur nutritionnelle, compléments
alimentaires enrichis au premix pour les enfants, etc.). Des critères additionnels intégrant des dispositions pour éviter la capture
d'élite sont detaillés dans le manuel d'exécution.

49. Sous-composante 1.2 : Développement d’entreprises rurales résilientes. Cette sous-composante fournira aux jeunes et aux
femmes les moyens et l’encadrement pour démarrer et développer leurs ER, ainsi que leur insertion dans les CVA. L’objectif est
d’appuyer la création et le développement de 21 200 ER par 50 000 jeunes et femmes ainsi que les jeunes handicapés. Au moins
30% des ER cibleront des emplois verts et 20% seront sensibles à la nutrition.

50. Encadrement des entrepreneurs. Les jeunes entrepreneurs sélectionnés bénéficieront du business coaching de proximité à
travers les pools de coaches existants au niveau des districts et mobilisés par les structures de formation/incubation, ainsi
qu’éventuellement par les chefs des entreprises référentes. Ils auront accès à un appui-conseil régulier et intensif, surtout lors de
la phase de démarrage.

51. Accès aux services financiers ruraux. PROGRES mettra en place un mécanisme de subvention à coûts partagés à travers un
guichet spécifique logé au sein du FDA. Le mécanisme de subvention comprendra deux volets : (I) dédié aux entreprises
individuelles et collectives en création et (II) dédié aux entreprises individuelles ou collectives déjà établies. Les critères
généraux d’éligibilité des candidats et des promoteurs des ER établies sont présentés dans le manuel de mise en œuvre et
comportent des engagements et mesures de déblocage progressifs de nature à décourager la capture d’élite. La priorité sera
accordée aux femmes, filles, jeunes hommes et personnes handicapées. Les établissements de financement décentralisé
partenaires de PROGRES et parties prenantes des processus de sélection retiendront des entreprises à accompagner parmi
celles dont les PAs auront été validés. Sur cette base, chaque établissement de financement adressera une demande de fonds
correspondant au montant total de la subvention auprès du FDA et se chargera de l’administration de la subvention. Dans les
zones où les IMF n’interviennent pas, le FDA sera l’entité fiduciaire qui abondera directement les ER.

Tableau 3 : Nombre d’entreprises et de jeunes, montant de subvention à coût partagé

Entreprises rurales Subvention à coût partagé


Nombre de
Types de parcours
jeunes
Types Nombre % US$ par ER Total US$

ER unipersonnelle déjà
2 000 9.5% 2 000 225 450 000
établie
Accélération
ER collectives déjà établies
1 200 5.6% 6 000 1125 1 350 000
(5 jeunes par ER)

ER unipersonnelle à créer 12 000 56.6% 12 000 450 5 400 000

Incubation
ER collectives à créer (5
6 000 28.3% 30 000 2250 13 500 000
jeunes par ER)

225 US$/jeune en
accélération
Total ER 21 200 100% 50 000 20 700 000
450 US$/jeune en
incubation.

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52. PROGRES mettra en place un dispositif d’accès durable aux services financiers. Les jeunes qui auront été mis en relation avec
les établissements de financement à travers le mécanisme de subvention pourront développer leurs relations d’affaires et être
éligibles à des crédits pour leurs entreprises. Ainsi, les établissements de financement pourront bénéficier des outils financiers
qui ont été mis en place au sein de FDA par PROSPERER: (i) le Fonds d’investissement rural (FIR), une ligne de crédit utilisable
par les IMF à destination des ER des jeunes via l’abondement du FDA; (ii) le Fonds de garantie partielle (FGP) qui
accompagnera le FIR et sera utilisable par les IMF pour maîtriser les risques de défaillance des ER ; (iii) le Fonds d’appui
institutionnel (FAI) appuiera les IMF partenaires pour leur permettre de concevoir des produits financiers et services non
financiers adaptés aux jeunes ; et de faire face à leurs premiers coûts d’approche dans des endroits enclavés. Pour bien gérer
ces fonds, l’ensemble des dispositifs déjà en vigueur seront utilisés par PROGRES, en l’occurrence, le recours au Comité
d’Investissement auprès de la Coordination Nationale de la Finance Inclusive (CNFI) dans le MEF.

53. Les Groupements villageois d’entraide communautaire (GVEC) seront promus pour les plus vulnérables sans accès aux IMF.
Ces GVEC seront connectés aux établissements de financement et pourront servir de point d’entrée pour l’inclusion financière
des jeunes.

54. Les principaux partenaires de mise en œuvre du volet services financiers sont (i) le FDA, en tant que gestionnaire de fonds et
entité fiduciaire; (ii) IMF comme outil de financement des ER; (iii) les promoteurs de GVEC, association ou ONG œuvrant dans la
promotion des GVEC; (iv) Incubateur, entités de promotion des ER en tant qu’entreprise individuelle ou associative; (v) le Fonds
d’Equipement des Nations Unies (FENU), qui apportera des appuis institutionnels au FDA et aux établissements de financement
décentralisés ainsi qu’un encadrement global du dispositif d’appui financier des jeunes. Insertion dans les chaines de valeur.
Dans les CVA des filières promues, PROGRES apportera un renforcement du couplage OP-OM, un modèle qui a démontré son
efficacité dans le cadre de PROSPERER. En complément de DEFIS, PROGRES mettra ce modèle à l’échelle en identifiant les
opportunités pour les ER des jeunes, en l’adaptant aux contextes spécifiques des régions et des filières. Les ER seront intégrées
à des réseaux et plateformes qui leur permettront de partager leurs expériences et d’avoir accès à des conseils techniques et
des formations de marché sur mobile sur le modèle de Multicast développé par PROSPERER. Des services digitalisés comme le
mobile banking seront aussi développés. Les IFP (Institutions financières de proximité) ont également dans leurs plans la
diversification des outils digitaux par la promotion de l’utilisation du mobile money et du mobile banking; ces plans seront
renforcés dans le cadre de PROGRES. Pour renforcer la résilience des ER face aux aléas, PROGRES se rapprochera des
fournisseurs d’assurances agricoles pour voir dans quelles mesures les jeunes porteurs des ER pourraient en bénéficier. En
outre, PROGRES étudiera la pertinence d’une facilité d’urgence pouvant être mobilisée en faveur des ER encore vulnérables en
cas de perte de leurs activités suite à un cataclysme naturel. Pour la mise en œuvre, PROGRES s’appuiera sur les institutions
rurales pérennes (DRAEP, FDAR, ORN, CCI), les TTMR et les OPR, avec des compétences pertinentes.

Composante 2: Développement de systèmes alimentaires pro-pauvres

55. Cette composante vise à insérer 75 000 ménages ruraux pauvres dans des systèmes alimentaires résilients au climat et
sensibles à la nutrition. Les activités de sécurité alimentaire relevant de cette composante démarreront dans les 13 districts non
appuyés par les projets en cours et en synergie avec les programmes en cours dans les districts des autres régions déjà
couvertes. La mise en œuvre des volets d’accès à la terre et développement des infrastructures se fera en synergie avec la
Composante 1.

56. Sous-composante 2.1: Promotion d’une production agricole durable. La sous-composante facilitera l’insertion des jeunes
femmes et hommes dans les systèmes alimentaires sensibles à la nutrition, leur permettant de bénéficier d’une production
agricole et animale plus élevée. Les interventions se concentrent sur trois domaines : (i) l’accès à la terre ; (ii) la promotion d’une
agriculture climato-intelligente (ACI); et (iii) l’amélioration de la nutrition. Cette sous-composante est essentiellement dédiée à
l’appui aux EAF vulnérables, selon une approche graduelle, pour qu’elles puissent sortir de la pauvreté et évoluer vers
l’entrepreneuriat rural. Les activités de cette composante apporteront le soutien nécessaire aux jeunes entrepreneurs de la
composante 1 notamment dans leurs difficultés d’accès à la terre, aux infrastructures communautaires de production et d’accès
aux marches.

57. Accès à la terre. PROGRES travaillera en étroite collaboration avec les parties prenantes (responsables gouvernementaux,
autorités administratives, etc.) pour faciliter l’accès des pauvres et des jeunes agripreneurs à la terre, en se basant sur les
expériences en cours. Le renforcement des collectivités territoriales décentralisées et l’appui à la maitrise d’œuvre communale
déjà initié par FORMAPROD seront poursuivis afin de favoriser l’autonomisation et l’accès des jeunes et des producteurs
vulnérables à la terre. Le mécanisme transparent et formel de contractualisation, promu par AD2M-II, pourrait également être
adopté. Par ailleurs, les orientations du MINAE, concernant les Titres Verts à vocation économiques et sociales, faciliteront
l’installation des groupes cibles (jeunes agripreneurs et EAF) sur de nouveaux terrains identifiés et octroyés par l’Etat.
PROGRES travaillera avec la Coalition internationale pour l’accès à la terre (ILC) et l’association de Solidarité des Intervenants
du Foncier (SIF) pour appuyer les activités relatives à l’accès des jeunes et des producteurs vulnérables à la terre. Des
ressources du Don “Strengthening land rights for rural prosperity and resilience” seront mobilisées dans ce cadre.

58. Promotion d’une agriculture climato-intelligente (ACI) et des systèmes d’élevage résilients. PROGRES veillera à ce que les
terres disponibles soient placées sous une gestion résiliente au climat, et assurera la diversification des cultures qui présentent
des avantages en matière de nutrition. Les technologies agricoles seront promues à travers les champs écoles paysan (CEP),
en se basant sur les expériences du Programme-pays du FIDA. Les OPR assureront la mise en œuvre des CEP, avec une
assistance technique de la FAO.

59. Les chaînes de valeur d’élevage sont particulièrement favorables à l’intégration des EAFs des jeunes ruraux, et celles d’élevage
à cycle court constituent des activités de prédilection des femmes (cycle court, peu exigeant sur le plan foncier). Ainsi,
PROGRES appuiera les éleveurs dans la pisciculture, l’aviculture, l’apiculture, l’élevage porcin et de petits ruminants. Les appuis
de PROGRES comprendront : (i) la promotion de systèmes d’élevage résilients auprès de 30 000 EAF à travers les fermes-

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écoles paysannes (FEP) et aussi les farmer business school (FBS) ; (ii) l’appui aux dispositifs de santé animale de proximité
(volailles & petits ruminants) ; (iii) la promotion d’alimentation adaptée avec, entre autres, 1.000 ha de reboisements mellifères et
1.000 ha de cultures fourragères, intégrées dans les blocs agro-écologiques ou des zones de pâturage riches en biomasses ; (iv)
l’installation de provenderies à travers l’appui aux projets professionnels des jeunes.

60. PROGRES appuiera le développement d’infrastructures durables et des aménagements hydro-agricoles, dont : (i) des sites de
blocs agro-écologiques en réponse aux problèmes actuels de sécheresse et vents violents accentués par le changement
climatique dans les régions du Grand Sud; (ii) réservoirs d’eau souterrains; (iii) l’aménagement de courbes de niveau et la
protection des bassins versants avec des cultures fourragères ; (iv) l'aménagement de nouveaux périmètres d’irrigation, (v) les
travaux de curage de canal par le système HIMO, les travaux de réhabilitation de périmètres irrigués (PI) et des périmètres
d’épandage des crues (PEC) ; et (vi) le pompage solaire ou l’irrigation goutte-à-goutte à énergie solaire. Une bonne
fonctionnalité des infrastructures hydroagricoles, une gestion adéquate de l’eau, l’exploitation optimale et une gouvernance saine
au sein de l’AUE sont les principales conditions de durabilité. Dans les régions du Grand Sud, en dehors des zones couvertes
par DEFIS, le Programme fera des investissements complémentaires dans les points d'eau équipés d'abreuvoir et les réservoirs
REEPS pour l'élevage de petits ruminants.

61. Les aménagements hydro-agricoles permettront à PROGRES d’installer des jeunes dans les périmètres irrigués pour qu’ils
puissent augmenter leur production et améliorer leur revenu à travers la mise en œuvre de leur plan d’affaires. La disponibilité
des parcelles pour les jeunes est le facteur central ou déterminant dans le choix de construire ou de réhabiliter des périmètres
irrigués dans le cas de PROGRES. Les expériences de FORMAPROD dans le choix des périmètres seront mise à l’échelle
notamment pour le choix des sites qui doit répondre au moins à un des critères suivants : (i) site où il y a une forte concentration
de jeunes déjà formés ou pouvant être formés sur le volet Agriculture ; (ii) périmètres exploités majoritairement par des jeunes
EAF de moins de 30 ans; (iii) périmètres exploités par les EAF cibles dont les parents sont prêts à mettre à la disposition de leurs
enfants une partie de leurs parcelles et (iv) périmètres avec une possibilité d’extension pour installer les jeunes des milieux
ruraux.

62. PROGRES travaillera en étroite collaboration avec les parties prenantes (responsables gouvernementaux, autorités
administratives, etc.) pour faciliter l’accès des jeunes agripreneurs à la terre, en se basant sur les expériences en cours. Le
renforcement des collectivités territoriales décentralisées et l’appui à la maitrise d’œuvre communale déjà initié par
FORMAPROD seront poursuivis afin de favoriser l’autonomisation et l’accès des jeunes et des producteurs vulnérables à la
terre. Le mécanisme transparent et formel de contractualisation, promu par AD2M-II, pourrait également être adopté. Par
ailleurs, les orientations du MINAE, concernant les Titres Verts à vocation économiques et sociales, faciliteront l’installation des
groupes cibles (jeunes agripreneurs et EAF) sur de nouveaux terrains identifiés et octroyés par l’Etat.

63. La mise en œuvre de la SC reposera sur le renforcement des dispositifs existants et promus par le ministère de tutelle : (i) les
TTM/TTMR avec les OPF/OPR pour le conseil et l’encadrement de proximité (CGEAF); (ii) les services techniques du MINAE et
leurs ramifications régionales ; (iii) les opérateurs privés déjà intégrés ou à promouvoir dans les systèmes de distributions
d’intrants et de matériels agricoles (iv) les opérateurs de marchés et agrégateurs investissant dans les chaines de valeurs et (v)
les institutions de recherche nationales et internationales spécialisés ayant une forte expertise dans leurs domaines respectifs et
dans contexte national (FOFIFA, ESSA, Centres GIAR, etc.).

64. PROGRES capitalisera et poursuivra les expériences des programmes PROSPERER, DEFIS et AD2M en matière de facilitation
de l’accès des producteurs au marché. Les partenariats avec SOAFIARY seront également renforcés dans le cadre de la
nouvelle loi sur l’agrégation agricole. Il s’agit de la loi 2022-002. L’agrégation agricole qui rentre dans le cadre de l’agriculture
contractuelle est un contrat signé entre des coopératives d’agriculteurs, éleveurs ou pêcheurs/OP et une entreprise/OM qui est «
l’agrégateur ». La loi porte sur des efforts de protection des droits des petits producteurs car il a été constaté que la valeur
ajoutée bénéficie majoritairement à l’OM. Les contrats seront signés entre les coopératives de producteurs à la place des petits
producteurs individuels, membres ou non d’associations, aux fins de contribuer à mitiger le rapport de forces très inégal entre
l’OM et les petits producteurs dans l’agrégation. Ces dispositions permettront l’établissement de relations commerciales durables
entre producteurs et operateurs de marché.

65. Amélioration de la Nutrition. L’objectif visé sera d’améliorer la disponibilité, l’accès, la stabilité et l’utilisation des aliments à haute
valeur nutritive pour les groupes spécifiques dont les jeunes et femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) chef de ménages en
insécurité alimentaire et nutritionnelle, des ménages avec un enfant de moins de 5 ans malnutris. Au bout de huit ans de mise en
œuvre, environ 110.500 ménages ruraux (552 500 personnes) recevront des appuis ciblés pour améliorer leur nutrition (CI
1.1.8), et 60 pourcent des femmes âgées de (15-49ans) auront une amélioration de leur régimes alimentaires (CI 1.2.8).

66. L’accroissement de la disponibilité d’aliments diversifiés, riches en nutriments sera atteint à travers: (i) la promotion des cultures
à haute valeur nutritionnelle dans les CEP, les FEP, les jardins maraichers au niveau des ménages et au niveau de certains
établissements scolaires tant pendant la saison pluvieuse qu’en contre saison; (ii) des formations et techniques de conservation
et de la petite transformation pour l’intérêt alimentaire et nutritif ; (iii) des technologies de réduction de la charge de travail des
femmes dans et hors de leur exploitation (micro-irrigation, foyers de cuisson améliorés, jardins potagers). Les ménages les plus
vulnérables recevront un appui pour la mise en place du jardin potagers et du petit élevage par la distribution du kit de
production. Le choix des produits à promouvoir privilégiera leur valeur nutritionnelle (sorgho, arachides, haricot rouge,
maraichage, soja, patate douce à chair orange, arbres fruitiers, poules/canards et chèvres).

67. Le renforcement des pratiques favorables à la nutrition visera l’acquisition de connaissances influençant les attitudes, croyances
et comportements relatifs à la nutrition en fournissant les bases et la motivation nécessaires pour un régime alimentaire sain,
équilibré et diversifié. Il s’agira (i) d’identifier, mettre en place et former les relais communautaires de nutrition ; (ii) d’organiser
l’éducation nutritionnelle, en mettant à échelle les bonnes pratiques de DEFIS comprenant (a) des sessions face à face au
niveau des villages identifiés par les relais communautaires formés par le Programme; (b) des campagnes radio d’information et
éducation sur la consommation de produits locaux à haute valeur nutritive et les bonnes pratiques assurant un régime

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alimentaire sain et équilibré; et (c) des démonstrations culinaires au niveau des villages et des CEP.

68. Les interventions seront en effet transversales et complémentaires aux activités des deux composantes techniques du projet
notamment l’éducation nutritionnelle selon l’approche communautaire à travers des démonstrations culinaires au niveau des
villages dans les CEP, les OP et les centres d’alphabétisation fonctionnelle, en mettant l’accent sur une amélioration de
connaissances, attitudes et de pratiques relatives à la nutrition pour alimentation diversifiée et saine. Les interventions
bénéficieront également aux relais communautaire et agents communautaires de santé, des formateurs pour le renforcement
des capacités en matière de l’agriculture sensible à la nutrition,75.000 femmes (ménages) vulnérables recevront des foyers de
cuisson améliorés, 4000 femmes seront équipées sur des technologies de réduction de charge de travail, 1.400 jardins potagers
familiaux ,1000 jardins pour la promotion de cultures à haute valeur nutritionnelle, 360 jardins scolaires vont aider à améliorer la
nutrition.

69. Le renforcement des capacités en matière de planification, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des interventions
d’agriculture sensible à la nutrition, comprendra : (i) le renforcement des capacités de l’équipe du PROGRES, des partenaires de
mise en œuvre et du personnel gouvernemental en charge de nutrition au niveau décentralisé ; (ii) la capitalisation,
documentation et partage des connaissances à travers les échanges entre les bénéficiaires du DEFIS, du PROGRES et du
PA2R.

70. Un Responsable nutrition et genre au niveau de l’UCP, assisté par des experts nutritionnistes au niveau des quatre Unités
interrégionales de facilitation (URF), coordonnera les activités de nutrition. PROGRES signera une convention de partenariat
avec l’Office National de Nutrition (ONN) et ses démembrements régionaux (ORN) pour la mise en œuvre des activités de
nutrition.

71. Sous-composante 2.2 : Développement d’infrastructures pour un accès résilient aux marchés. PROGRES soutiendra le
développement d’infrastructures publiques (marchés, infrastructures de connectivité et de désenclavement, infrastructures
d’élevage), ainsi que des infrastructures collectives structurantes pour le conditionnement, stockage, transformation des
produits. La mise en place des infrastructures rentrera dans le développement des chaines de valeur et activités des jeunes et
femmes cibles de PROGRES en concertation avec les services techniques du MINAE.

72. PROGRES facilitera la catégorisation des infrastructures au niveau du Ministère de l’environnement et la mise en œuvre des
Etudes d’impact environnemental et social (EIES), conformément à la législation nationale. En marge de ces études, une
animation sociale sera menée, suivie de concertations avec tous les usagers en vue d’assurer leur implication effective dans la
gestion intégrée et durable des terres et des eaux. En plus de l’amélioration des études techniques suivant les normes
environnementales, anticycloniques, EAH, etc., l’aspect ingénierie sociale sera intégré au-delà d’une justification de la faisabilité
socio-économique. Les infrastructures seront issues de la demande des OPs avec une grande majorité de jeunes bénéficiaires
de PROGRES. Toutefois, au démarrage, le Programme identifiera et valorisera les infrastructures tenant également compte des
normes climatiques faiblement ou non fonctionnelles mises en place par PROSPERER et FORMAPROD, dont les bénéficiaires
sont en majorité des jeunes éligibles pour des appuis en entreprenariat par PROGRES. Par la suite, le choix des infrastructures
découlera des demandes issues des besoins en infrastructures des jeunes incubés au niveau de la Composante 1.

73. PROGRES financera la réhabilitation de pistes de désenclavement et de traitement de points critiques/noirs ainsi que les
ouvrages s’y rattachant. PROGRES travaillera en étroite collaboration avec les collectivités territoriales, les DRAE et les autres
projets pour le choix et l’emplacement de ces pistes, ainsi que le niveau d’aménagement. Les infrastructures d’élevage
comprendront des parcs de vaccination, abattoirs, et points d'abreuvement, et infrastructures publiques sur la santé animale. Les
infrastructures de commercialisation comprendront les ateliers de conditionnement/transformation (chaines de froid,
transformation en gari, unités de décorticage, séchage, mielleries, etc.), des points de vente pour les produits agricoles, des
centrales d’approvisionnement en intrants agricoles, ainsi que des magasins de stockage de type greniers communs villageois
(GCV). PROGRES assistera les IMF à développer le crédit-soudure/warrantage sur la base des GCV. Les infrastructures dont la
construction tiendra compte de l’accessibilité aux personnes vivant avec un handicap, utiliseront des énergies renouvelables
comme l’énergie solaire et le biogaz ainsi que des techniques permettant l’utilisation efficace de l’eau (Réservoir d’Eau Enterré
Plein de Sable (REEPS), utilisation multiple des points d’eau, impluvium, forages avec pompes solaires).

74. PROGRES appuiera la mise en place ou la redynamisation, selon le cas, des Comités de gestion (CoGe) afin d’améliorer
rapidement leur niveau d’opérationnalité et l’autonomie financière. Des appuis ciblés portant sur la gestion, la maintenance des
équipements et l’entretien des ouvrages, seront apportés aux OPs en fonction de leurs besoins. La mise en place des Comités
Interministériels de Suivi et de Contrôle des Infrastructures (CISCI) national et régionaux, selon le modèle développé par
PROSPERER, permettra de transmettre un droit d’usage sécurisé aux bénéficiaires finaux après une évaluation positive des
critères de transférabilité. PROGRES s’assurera de la dotation du terrain d’emplacement des infrastructures au MINAE.

Composante 3: Renforcement institutionnel et gestion du Programme

75. Sous-composante 3.1: Appui aux politiques et renforcement institutionnel. La SC soutiendra le renforcement institutionnel
du MINAE et des parties prenantes dans le cadre du ‘’Plan National de Développement Agricole ‘’ pour la transformation rurale
et la sécurité alimentaire, en particulier: (i) l’intégration de l’entrepreneuriat rural dans les programmes de formation; (ii) améliorer
les cadres juridiques et réglementaires pour lever les contraintes auxquelles sont confrontés les jeunes entrepreneurs; (iii)
améliorer la participation des femmes et des jeunes au dialogue politique; (iv) promouvoir les politiques sensibles à la nutrition;
(v) promouvoir des politiques relatives au genre pour l’autonomisation et l’inclusion sociale des jeunes et des femmes; (vi) la
mise en œuvre de la future Politique Nationale de l’égalité Homme-Femme, en appuyant la préparation d’un plan d’action par le
MINAE et (vii) l’appui au Programme FANOITRA du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Les appuis aux politiques porteront
également sur l’accès à la terre notamment dans le cadre de la législation incluant celle sur les propriétés non titrées avec
l’appui de ILC et SIF, les questions de finance rurale avec l’appui du FENU ainsi que la mise en application de la loi sur
l’agrégation agricole en lien avec l’agriculture contractuelle ainsi que plus globalement sur l’accès des petits producteurs au

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marché.

76. PROGRES travaillera en étroite collaboration avec des structures pérennes au niveau déconcentré (DRAEP, FDAR, ORN, CCI)
et les organisations de producteurs (TTMR et OPR) qui ont développé des compétences dans les filières prioritaires. Dans les
régions d’intervention, les institutions locales participeront effectivement dans la préparation et la mise en œuvre des PTBA. Des
cadres de collaboration seront établis sur la base des plans de travail annuels et sous la supervision des responsables régionaux
de l’agriculture et de l’élevage. Les responsables de suivi-évaluation seront charges de la collecte des données sur les
réalisations. Ces données serviront de base pour les actions de coordination entre les responsables régionaux des institutions
partenaires et les Coordonnateurs Interrégionaux de PROGRES. Des réunions de coordinations seront organisées sur une base
mensuelle.

77. Le soutien institutionnel comprendra des actions au niveau central et décentralisé. PROGRES soutiendra les efforts déployés par
le MEF dans le cadre de l’éducation financière des jeunes, femmes et ER ruraux. Les partenaires de mise en œuvre du
PROGRES seront renforcés afin d’appliquer des considérations de genre, de jeunesse, de nutrition et de handicap à leurs
services. Le soutien institutionnel ciblera de manière sélective les CCI/TTM, les OPF et OPR, et les réseaux de jeunes
agripreneurs, en particulier ceux qui jouent un rôle clé dans l’accès aux marchés des intrants et des produits agricoles.

78. Sous-composante 3.2: Gestion et coordination du Programme. Cette sous-composante assurera la coordination et
financera les moyens logistiques, les salaires et activités de coordination et de gestion, de suivi-évaluation, des coûts
d’opération, de gestion des savoirs et de conduite d’études et d’enquêtes.

E. Théorie du changement

79. Dans ce contexte rural de Madagascar (voir ci-dessus), PROGRES fournira de façon équitable aux jeunes femmes et hommes
ainsi qu’aux jeunes avec handicap un moyen de rejoindre l’environnement des affaires dans le domaine agroalimentaire ainsi
que de fournir aux plus pauvres des appuis d’insertion dans des systèmes alimentaires durables.

80. Dans le cadre de la Composante 1, les jeunes seront mobilisés individuellement ou en associations/coopératives pour élaborer
des propositions commerciales de sous-projets agro-industriels visant à créer des emplois, à améliorer les revenus, à accroître
la sécurité alimentaire et à réduire la malnutrition. Ceux-ci seront financés par des fonds à couts partagés. La formation sur
l’application de genre et d’inclusion des personnes avec handicap à toutes les idées d’affaires, y compris les innovations vertes,
créera un pont entre les nouvelles idées d’affaires et les réponses nécessaires pour intégrer pleinement le genre, l’inclusion et le
changement climatique à Madagascar. La Composante 2 offre un environnement propice aux jeunes entrepreneurs de la
composante 1 et aux autres membres des ménages ruraux pauvres pour qu’ils puissent bénéficier des possibilités offertes par le
secteur agroalimentaire. En outre, les investissements amélioreront non seulement la productivité agricole et la résilience
climatique, mais aussi l’accès à des aliments nutritifs abordables et à des revenus accrus. La sensibilisation au changement
climatique, l’éducation nutritionnelle, la formation et la communication sur le changement de comportement social en matière de
nutrition devraient conduire à des choix alimentaires résilients, diversifiés et sains, à de bonnes pratiques de soins et d’hygiène
pour les ménages ciblés, en particulier les groupes les plus vulnérables, y compris les femmes en âge de procréer, les
personnes handicapées, etc.

81. Les infrastructures nouvelles, réhabilitées et accessibles permettront de réduire les coûts de transaction et d’améliorer l’accès
des agriculteurs à une production viable et résiliente au changement climatique ainsi qu’à des marchés. Ces infrastructures
permettront de rendre plus équitable les charges de travail entre hommes et femmes. PROGRES soutiendra les interventions
dans les chaînes de valeur sensibles à la nutrition pour s’assurer que des produits plus sûrs et nutritifs atteignent les
consommateurs. L’accès aux services consultatifs pertinents améliorera l’adoption par les agriculteurs de l’agriculture climato-
intelligente (ACI), la numérisation des chaines de valeur ainsi que les technologies et les stratégies de gestion des risques
climatiques. PROGRES donnera au MINAE les moyens d’intégrer l’entrepreneuriat dans les programmes de formation agricole
et de faciliter la formulation de politiques inclusives ascendantes pour intégrer les questions relatives à l’autonomisation et
l’inclusion des jeunes, des femmes et des jeunes avec handicap dans la transformation durable du système alimentaire.

F. Cohérence, appropriation et partenariats

82. PROGRES est cohérent avec les priorités nationales telles que définies dans l’IEM, la Politique nationale de la jeunesse, la
Politique nationale de l’emploi, la Stratégie nationale pour la formation agricole et rurale, la Stratégie nationale pour le
développement de l’entrepreneuriat, la Politique nationale sur le changement climatique, la Contribution déterminée au niveau
national, le Plan National d’Adaptation, et la Politique nationale de nutrition (PNN) et son Plan d’action national de nutrition
(PNAN3) 2017-2021.

83. PROGRES contribuera à la réalisation des ODD1, ODD2, ODD3, ODD8 et ODD13. Le Programme est aligné sur le Plan-cadre
de coopération des Nations Unies pour un développement durable (UNSDCF) 2021-2023, notamment les priorités suivantes : (2)
Assurer le développement du capital humain; (3) Impulser la productivité du travail et la création d’emplois productifs pour des
revenus décents et une économie compétitive ; et (4) Renforcer la gestion durable, résiliente et inclusive de l’environnement.
PROGRES est également aligné sur les trois objectifs stratégiques du FIDA: (i) accroître les capacités productives des
populations rurales pauvres ; (ii) accroître les avantages de la participation au marché pour les populations rurales pauvres; et
(iii) renforcer la viabilité environnementale et la résilience aux changements climatiques des activités des populations rurales
pauvres. PROGRES s’aligne également à l’objectif global du COSOP 2022-2026 qui est de contribuer à la transformation des
zones rurales et des systèmes alimentaires et de promouvoir la sécurité nutritionnelle, en améliorant durablement les revenus
des populations rurales vulnérables tout en renforçant leur résilience face aux chocs climatiques. Finalement, il s’aligne sur les
engagements du FIDA12 et tient compte des directives du FIDA sur le ciblage, le genre, la nutrition, le changement climatique,
l’inclusion des personnes avec handicap, et l’engagement du secteur privé.

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Partenariats

84. PROGRES sera mis en œuvre en partenariat et synergie avec de grands programmes stratégiques du GdM notamment le
développement des agropoles, l’initiative ‘Titre Verts’ et le Programme FANOITRA. Un partenariat avec des centres
internationaux de recherche agricole est envisagé pour promouvoir des innovations intelligentes face au climat et sensibles à la
nutrition.

85. Les échanges avec l’UNCT seront maintenus afin d’impliquer plus fortement les Agences des Nations Unies dans la mise en
œuvre du PROGRES. Un partenariat avec le FENU est envisagé pour faciliter l’accès aux services financiers pour les jeunes et
les femmes. D’autres partenariats avec le BIT, ONUDI, ICRISAT[46] et le FNUAP sont envisagés. Madagascar a toujours été un
bon exemple de travail collaboratif des trois agences de l’ONU basées à Rome (RBA) et les équipes du pays ont remporté le prix
d’excellence en matière de collaboration RBA en 2016. La collaboration se poursuivra avec la FAO et le PAM. En outre,
PROGRES capitalisera sur le partenariat déjà existant entre la FAO et DEFIS pour apporter une assistance technique (i) à la
multiplication des semences, (ii) au renforcement de l’approche CEP, (iii) à l’élaboration des politiques et stratégies sectorielle,
(iv) à la mise en œuvre des mécanismes d’agrégation agricole et des plans d’affaires des OPs. Un partenariat avec Humanité et
Inclusion permettra de bénéficier de leur travail avec les personnes handicapées, en particulier dans les domaines suivants : le
ciblage, l’assistance technique et la mise en œuvre de stratégie d’inclusion des jeunes ruraux handicapés dans les zones
d’intervention ciblées. Un partenariat sera développé dans le cadre de la gestion des savoirs et des options de mise en œuvre
conjointe avec le projet ProAgro YOUTH[47] mis en œuvre par le BIT. Un partenariat avec la Coalition internationale pour
l’accès à la terre (ILC) et l’association de Solidarité des Intervenants du Foncier (SIF) permettra de renseigner et appuyer les
activités relatives à l’accès des jeunes et des producteurs vulnérables à la terre et la réduction des barrières à l’entreprenariat
rural. Des ressources du Don “Strengthening land rights for rural prosperity and resilience” seront mobilisées dans ce cadre.

G. Coûts, avantages et financement

a. Coût du projet

86. Le coût total du PROGRES y compris les imprévus s’établit à US$ 120 millions (532,96 milliards Ar) sur une période de huit (8)
ans (2023-2030). Le coût de base s’élève à US$ 107,79 millions (440,74 milliards Ar). Les imprévus ont été estimés à US$ 12,2
millions (92,2 milliards d’Ar) soit 11.3 pour cent du coût de base. La répartition des coûts par composante est présentée dans le
tableau ci-après:

Tableau 4: Coût du Programme par composante

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87. Coûts du Programme par catégorie de dépenses. Le détail de ces coûts figure dans le tableau ci-dessous:

Tableau 5: Résumé des coûts du projet par catégorie de dépenses

b. Stratégie et plan de financement/cofinancement de projet

88. Le financement du PROGRES proviendra des allocations FIDA12 (2022-2024) pour US$75.5 millions (deux prêts de US$60.4
millions et US$15.1 millions) et du BRAM pour US$8 millions. Le Gouvernement de Madagascar contribuera US$9 millions
comprenant les Droits et Taxes à l’Importation (DTI), des Ressources Propres Interne (RPI) ainsi que des contributions en
numéraire ou nature, une contribution au fonctionnement de PROGRES. La contribution des bénéficiaires est estimée à US$4.5
millions. Afin d’assurer la résilience au changement climatique dans la Composante 2, PROGRES mobilisera un co-financement
du Fonds de l’OPEP (US$3 millions). Des co-financements potentiels sont ciblés comme suit: Fonds d’Adaptation (US$10
millions), ASAP+ (US$7 millions) et Fonds pour l'environnement mondial (FEM) (US$3 millions). La mobilisation des
financements se poursuivra notamment auprès de l’Union Européenne et les ressources additionnelles renforceront les appuis
aux jeunes, la durabilité de l’accès aux financements, etc. Si les cofinancements ne se concrétisent pas, le premier PTBA sera
ajusté au démarrage pour intégrer un phasage des activités pour lesquelles ces cofinancements ont été ciblés. Il en sera de
même pour les PTBA subséquents qui seront également revus en fonction de la disponibilité des cofinancements. En outre, le
gouvernement a déjà exprimé son intérêt de combler tout déficit de financement avec les ressources de son allocation du
FIDA13, sous réserve de la confirmation du montant pour le pays.

89. Le détail de participation de chaque source de financement, dans le composantes et sous-composantes du PROGRES, figure
dans le tableau ci-dessous:

Tableau 6: Plan de financement du programme par composante (US$ million)

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90. Coût par catégories de décaissement du FIDA. Les catégories de décaissement sont: (i) Génie civil; (ii) Moyens de transport,
équipements et matériels; (iii) Etudes, formation, assistance technique et contrats; (iv) Fonds subventions FDA; (v) Dispositif FIR
FGP IMFs; et (v) Fonctionnement. Les couts par catégorie de décaissement du FIDA se présentent comme suit:

Tableau 7 : Financements FIDA par catégorie de décaissement (US$ million)

c. Décaissements

91. Des comptes désignés seront ouverts au niveau de la Banque Centrale pour les ressources du FIDA et pour les co-financements
le cas échéant. Des comptes d'opérations en monnaie locale seront ouverts auprès de banques primaires aux différents niveaux
de mise en œuvre (UCP, URFs). Les décaissements des ressources FIDA seront administrés selon la modalité d'un compte
d'avance basé sur les rapports intérimaires y compris les prévisions de trésorerie. Les pièces justificatives démontrant
l'ouverture des comptes bancaires désignés pour recevoir des avances de ressources provenant du prêt/don du Fonds,
accompagnées de la liste des personnes autorisées à effectuer des opérations sur ces comptes, doivent parvenir au FIDA avant
le début des retraits. Le ratio couts récurrents à couts d’investissement se positionne à 15 pour cent. Le ratio relativement élevé
des couts récurrents s’explique par les distances, les difficultés du transport routier et la nécessité de mettre en place un système
de contrôle efficace à tous les niveaux. Le portefeuille malgache a été affecté ces dernières années par des contrôles stricts du
MEF sur les déblocages de fonds des comptes désignés par la banque centrale vers les comptes de Programme. Ce problème
contribue de manière significative au risque de FM puisqu’il a une incidence sur le paiement des fournisseurs et entraîne des
retards dans tous les aspects de la mise en œuvre du PROGRES. Cependant, une évolution positive est notée depuis juillet
2022. Le FIDA pourra conditionner la signature de l’accord de financement PROGRES par la mise en place d’une solution
efficace et pérenne pour mitiger ces problèmes.

d. Résumé des avantages et analyse économique

92. L'analyse économique et financière (EFA) ex-ante confirme que le PROGRES est économiquement et financièrement viable.
L'EFA prend en compte la portée prévue pour les bénéficiaires, grâce aux activités des composantes 1 et 2. L'analyse utilise un
modèle économique sur une période de 20 ans qui comprend les coûts d'investissement et de fonctionnement applicables, ainsi
que les revenus nets supplémentaires découlant de trois groupes d'investissements sur la base de modèles financiers: i)
l'accélération et l'incubation d'entreprises pour les jeunes ruraux ; iii) l'adoption des technologies et des pratiques de l'ACI (y
compris la participation à la gestion des bassins versants et aux activités de restauration des écosystèmes) ; et, l'accès aux
infrastructures productives.

93. Les modèles sélectionnés ont été générés tout au long de la conception, de la mise en œuvre et de l'évaluation des projets
FIDA. Tous les modèles sélectionnés sont financièrement viables. Cependant, étant donné les groupes d'investissements
prioritaires dans l'EFA, l'intention de l'analyse était d'inclure un large éventail de niveaux possibles de performance et de co-
bénéfices. Les valeurs actuelles nettes (VAN au taux d'actualisation financier de 12 pour cent) par bénéficiaire vont d'environ 100
US$ (mais avec des améliorations significatives de la sécurité alimentaire) à plus de 2 000 US$.

94. L'analyse économique montre que le PROGRES est un investissement économiquement viable. Le taux de rentabilité interne
économique (TRI-E ou ERR) pour le cas de base est de 15 pour cent et la valeur actuelle nette (VAN-E ou NPV-E) est de 66
millions de US$ (Ar 289,1 millions), en utilisant un taux d'actualisation économique de 3 pour cent. Ces résultats indiquent
qu'avec un coût d'opportunité du capital de 3 pour cent, et sans tenir compte des avantages de la réduction des émissions de
gaz à effet de serre (GEI), le Programme générera un ERR et une NPV-E robustes.

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95. Le TRI-E du Programme est plus élevé lorsque les co-bénéfices climatiques sont pris en compte. Les co-bénéfices climatiques
inclus dans l'analyse économique sont l'évaluation économique du potentiel de réduction des émissions de GES. PROGRES
générerait des avantages économiques globaux grâce à une réduction nette des émissions de GES d'environ 84 680 tCO2e par
an, sur une période de 20 ans. L'analyse économique comprend un scénario de prix bas du carbone (LCP) et un scénario de prix
élevé du carbone (HCP). Dans le scénario LCP, le taux de rendement économique interne (TRI-E) pour l'ensemble du
Programme est de 26 pour cent et la valeur économique actuelle nette (VAN-E) est de 141 millions US$ (Ar612,3 millions). Dans
le scénario HCP, le TRI-E est de 35 pour cent et la VAN-E est d'environ 217 millions US$ (Ar 930,2 millions).

Tableau 8 : Résumé des indicateurs économiques

96. La robustesse de ces indicateurs a été testée et confirmée par une analyse de sensibilité basée sur des valeurs de substitution
pour les coûts et les bénéfices. Dans le scénario de base, sans tenir compte du potentiel de réduction des émissions de GES, la
valeur de substitution pour les augmentations de coûts est de 23 pour cent, et la valeur de substitution pour les réductions de
bénéfices est de 31.

e. Stratégie de retrait et durabilité

97. La conception, la planification et la mise en œuvre des investissements du PROGRES seront fondées sur une approche
participative et inclusive afin de garantir une large information et bonne appropriation par les parties prenantes, étant les jeunes
hommes et femmes rurales, les autres bénéficiaires, acteurs économiques privés et coopératifs, administrations et services
techniques régionaux et nationaux. Le soutien des entrepreneurs et des OP-OM reposera sur des plans d’affaires simplifiés afin
d’intégrer la dimension de viabilité commerciale dans les interventions prévues. On s’attend à ce que le soutien aux projets soit
suffisant pour établir des entreprises lucratives et des possibilités d’emploi qui se poursuivront une fois le soutien au Programme
terminé. La promotion d’une production résiliente au changement climatique garantira également des améliorations de la
production et durable. PROGRES un soin particulier à la gestion durable des infrastructures et aménagements. Un processus
participatif sera mis en œuvre lors du développement des infrastructures afin d’assurer l’appropriation par les communautés
locales, les autorités locales et les services techniques des ministères. Les modalités de gestion et d’entretien de l’infrastructure
seront discutées et clarifiées avec les intervenants avant que les investissements ne soient approuvés. Les ministères et
institutions publiques concernés seront impliqués depuis la planification des activités jusqu’à l’évaluation finale.

3. Risques

H. Risques du projet et mesures d'atténuation

98. Les risques inhérents, jugés « élevés » ou « substantiels », sont les suivants:

Catégorie de risque / Sous-catégorie Risque inhérent Risque résiduel

Contexte national Élevé Substantiel

Engagement politique Substantiel Moyen

Gouvernance Élevé Substantiel

Macroéconomie Substantiel Moyen

Fragilité et sécurité Élevé Substantiel

22/29
Stratégies et politiques sectorielles Substantiel Moyen

Alignement des politiques Substantiel Moyen

Élaboration et mise en œuvre des politiques Substantiel Moyen

Contexte environnemental et climatique Élevé Substantiel

Vulnérabilité du projet aux conditions environnementales Moyen Faible

Vulnérabilité du projet aux impacts des changements climatiques Élevé Substantiel

Gestion financière du projet Substantiel Substantiel

Organisation et dotation en personnel du projet Substantiel Substantiel

Budgétisation du projet Substantiel Moyen

Flux de fonds et procédures de décaissement du projet Substantiel Substantiel

Contrôles internes du projet Substantiel Substantiel

Impact environnemental, social et climatique Moyen Faible

Vulnérabilité des populations cibles et des écosystèmes aux fluctuations et


Élevé Moyen
aléas climatiques

99. Le risque inhérent de gestion financière (FM) des projets en cours financés par le FIDA à Madagascar est substantiel. Ce risque
est atténué à modéré dans la majorité des projets, grâce à la mise en œuvre de mesures visant à renforcer les capacités,
l’assistance technique et la surveillance par le biais d’audits externes et internes. Les principaux facteurs de risque de FM sont
les processus de recrutement retardés pour le personnel FM, en particulier dans les régions décentralisées où il est difficile
d’attirer du personnel ayant des compétences et capacités professionnelles suffisantes. Les structures gouvernementales
décentralisées à Madagascar et les distances physiques peuvent être des facteurs limitants pour une surveillance fiduciaire
efficace, par exemple le personnel d’audit interne du MINAE est basé dans la capitale. Bien que MINAE soit soutenu par
CAPFIDA, qui dispose d’un contrôleur interne à temps plein dédié aux projets du FIDA, les missions d’audit interne ne sont
généralement assurées qu’une fois par an par projet.

100. Les mesures d’atténuation des risques de FM pour PROGRES prévoiront une forte capacité financière au niveau central pour le
suivi et la consolidation, un complément suffisant de personnel financier dédié et qualifié au niveau régional et une couverture
d’audit interne renforcée. Le risque de blocage des flux des fonds causé par les lenteurs des procédures de contrôle du MEF a
été soulevé aux plus hauts niveaux et était en cours de mitigation en juillet 2022. La résolution définitive de ces problèmes sera
discutée pendant les négociations et pourra conditionner la signature de l’accord de financement de PROGRES.

I. Catégorie environnementale et sociale

101. Le PROGRES ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs significatifs en matière environnementale et sociale. Par conséquent,
le Programme est classé à risque modéré. En tout état de cause et pour les quelques risques qui seront identifiés, le
Programme prendra toutes les mesures idoines afin de s’assurer que les facteurs environnementaux soient respectés. Aucune
activité ne sera réalisée dans une zone protégée ou un site Ramsar. Les risques environnementaux identifiés seront atténués par
l’adoption d’une approche intégrée favorisant la restauration des sols, le développement de l’agroécologie et la promotion de
l’agroforesterie. Sur le plan social, les principaux risques sont liés au travail des enfants, à la COVID-19, et le conflit Russo-
Ukrainien, ainsi qu’à l’accès des jeunes, des femmes et jeunes avec handicap aux ressources productives (terres, eau,
semences, intrants). Ces risques peuvent être minimisés grâce à des mesures d’atténuation appropriées qui ont été identifiées
dans des plans de gestion environnementale et sociale spécifiques. La note sur les Procédures d’évaluation sociale,
environnementale et climatique (PESEC), donnant des orientations sous forme de mesures d’atténuation pour les impacts
négatifs des activités interférant avec le milieu naturel a été préparée et intégrée dans le DCP. La note comprend le Plan de

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gestion environnementale et sociale globale (PGESC) du Programme.

J. Classification du risque climatique

102. PROGRES cherchera à accroître la résilience climatique et environnementale par des interventions permettant une meilleure
gestion de l’eau, la promotion d’une gestion intégrée et durable de la fertilité des sols, la gestion durable des ressources
naturelles et l’utilisation de variétés à cycle court et résilientes au climat. L’accès à l’information climatique, ainsi que la
valorisation des bonnes pratiques d’adaptation au changement climatique, en mettant l’accent sur la gestion durable des
ressources en terres et en eau et le respect des normes de construction adaptées au climat, seront facilités. L'estimation du bilan
carbone à partir de l’outil Ex-ANTE montre que PROGRES contribuerait à éviter l’émission de gaz à effet de serre de 84,680
tCO2e par an sur une période de 20 ans. PROGRES intègre les risques climatiques dans sa conception, le renforcement de la
résilience des communautés rurales. Par conséquent, PROGRES est classé à risque climatique élevé. Une évaluation des
impacts de vulnérabilité et adaptation aux risques climatiques a été conduite et intégrée en annexe de la note SECAP. En outre,
l’évaluation détaillée des risques climatiques effectuée pour la région sud lors de la préparation du projet Fond Vert Climat
(GCF) pour le compte du DEFIS sera appliquée au PROGRES pour mieux cibler les activités d'adaptation aux changements
climatiques. Par conséquent, une évaluation détaillée du risque climatique pour les régions supplémentaires couvertes par
PROGRES sera faite dans la phase de mise en œuvre du programme.

4. Exécution

K. Cadre organisationnel

a. Gestion et coordination du projet

103. Le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) sera le représentant de l’Emprunteur. Le MINAE sera responsable de la mise
en œuvre de PROGRES. Un Comité national de pilotage (CNP) validera les plans de travail et les budgets annuels (PTBA) et
évaluera les progrès réalisés en matière d’activités et de réalisations, et leur alignement sur les stratégies du secteur rural. Des
Comités régionaux d’orientation et de suivi (CROS), présidés par les représentants des Gouverneurs, seront mis en place au
niveau régional pour veiller au respect des stratégies et des priorités de développement régional.

Coordination et gestion du PROGRES

104. PROGRES sera administré par l’Unité nationale de coordination du Programme (UCP), dotée d’une autonomie administrative et
financière. L’UCP assurera: (i) la mise en œuvre des activités de PROGRES; (ii) le respect des dispositions de la Convention de
financement dans la gestion quotidienne du Programme; et (iii) le respect des procédures décrites dans les Manuels de
programme (Procédures, Opérations, et Gestion fiduciaire).

105. Quatre Unités interrégionales de facilitation (URF) seront établies au niveau régional et seront responsables de la planification,
de la supervision et de la coordination des activités au niveau régional. L’URF seront situées à Fianarantsoa couvrant Ihorombe,
Haute Matsiatra et Amoron’i Mania; à Manakara, couvrant Vatovavy, Fitovinany et Atsimo-Atsinanana; à Ambovombe, couvrant
Androy, Anosy et Atsimo-Andrefana; et à Morondava couvrant Menabe et Melaky. L’UCP couvrira les activités à Bongolava.

106. Sur base des leçons apprises de projets financés par le FIDA à Madagascar, une forte rotation de personnel et des délais
importants dans les processus de recrutement engendrent des risques significatifs pour la mise en œuvre efficient et efficace
des projets. Dans ce cadre, une revue et harmonisation de la grille salariale du staff est prévue en concertation avec les
ministères de tutelle et finance. Le personnel de PROGRES sera recruté sur base compétitive, et un système d’évaluation
annuelle des performances sera prévu avec l’implication des autorités concernées.

b. Gestion financière, passation des marchés et gouvernance

107. Le dispositif de gestion financière de PROGRES suivra le modèle des projets FIDA à Madagascar, qui est par ailleurs bien rodé,
tout en prenant en compte des leçons et connaissances acquises. Il sera basé sur un système décentralisé avec une
consolidation des informations financières au niveau national. Les unités de gestion nationale et régionales seront dotées du
complément de personnel financier nécessaire pour permettre la ségrégation de tâches requise selon les bonnes pratiques, ainsi
qu’un contrôle financier rigoureux à tous les niveaux, y compris des conventions avec les partenaires.

108. La mise en place des outils de gestion (manuel de procédures de gestion administrative, comptable et financière, acquisition et
paramétrage du logiciel comptable) se fera au démarrage du Programme. Des expertises ponctuelles pourront être mobilisées
au cours de la mise en œuvre pour assurer un accompagnement et la prise en main efficace de la gestion fiduciaire par l’équipe
du programme.

109. Des soucis opérationnels majeurs persistent dans les projets FIDA à Madagascar, dus aux délais de traitement du processus
d’appel de fonds qui conditionne la disponibilité des fonds et partant, la réalisation des activités des projets. Ces retards
paralysent la mise en œuvre des projets qui se trouvent obligés de suspendre des paiements pour de longues périodes, et
contraints de gérer des plaintes des fournisseurs et autres prestataires et partenaires. Cette situation entraine un risque élevé au
niveau du décaissement et d’atteinte des objectifs du Programme, ainsi qu’un risque de réputation pour le FIDA. La mission
réitère à l’attention du gouvernement la nécessité de mettre à disposition du Programme les outils et procédures adéquats pour

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éviter ces retards qui entravent l’atteinte de l’ODP ; il en est de même des autres projets en cours. Le FIDA pourra conditionner
la signature de l’accord de financement PROGRES par la mise en place d’une solution efficace et pérenne pour mitiger ces
problèmes.

110. Sur la base de leçons apprises par les projets en cours, pour permettre un planning efficient et l’harmonisation de procédures, il
est important que les co-financements soient mobilisés et en vigueur dès la première année du Programme.

111. Pour les ressources du FIDA, un compte désigné sera ouvert au nom du Programme à la banque centrale. Des comptes
d’opérations du Programme seront ouverts dans des banques commerciales au niveau de chaque unité de gestion (nationale et
décentralisées). Un montage bancaire similaire sera établi pour les co-financements. Le mode de fonctionnement de ces
comptes, ainsi que les modalités de gestion financière, sera décrit dans le manuel des procédures qui fera partie des documents
de conception du programme et sera approprié par l’équipe au démarrage. Le décaissement des fonds se fera sur la base de
rapports intérimaires trimestriels, accompagnés de prévisions de trésorerie.

112. Le personnel des services administratifs et financiers au niveau régional sera renforcé pour garantir des vérifications ex ante et
ex post de l’effectivité des activités. L’échantillonnage couvrira les opérations gérées par les URFs et par les prestataires.
PROGRES sera soumis à un audit externe. La fonction d’audit interne sera assurée par la CAPFIDA en collaboration étroite
avec l’unité d’audit du MINAE. Le Programme annuel d’audit interne prévoira des missions au moins deux fois par an sur
chacune des unités de gestion du projet, ainsi qu’un appui à distance. Les rapports d’audit interne seront partagés avec le FIDA.
La CAPFIDA sera renforcée pour permettre un suivi rapproché de PROGRES ainsi que des autres projets en cours dans le
pays. Les ressources du FIDA seront disponibles sous formes de prêts concessionnels, tandis que les termes du prêt
BRAM/MARE seront ordinaires. Le GdM précisera la devise dans laquelle il souhaite effectuer les emprunts.

Passation des marchés[48]

113. Les marchés de biens, de travaux et de services financés par le FIDA seront passés conformément aux dispositions de la
réglementation de l’Emprunteur en matière de passation des marchés, dans la mesure où celle-ci est compatible avec les
Directives du FIDA pour la passation des marchés du 17 Septembre 2010, révisées en Décembre 2019. Chaque PTBA
comprendra un plan de passation des marchés (PPM) où seront indiqués les procédures à suivre par l’Emprunteur afin de
s’assurer de la compatibilité avec les Directives du FIDA en matière passation des marchés.

114. Le PPM précise la méthode de passation des marchés pour chaque contrat, les seuils et préférences applicables dans le cadre
du PROGRES. Un PPM relatif à la première année plus 6 mois soit 18 mois de mise en œuvre du Programme sera élaboré par
l’UCP et soumis à non objection du FIDA. Ensuite et pour chaque année suivante, un PPM annuel sera élaboré et intégré au
PTBA. Il fera l’objet d’une approbation par le CNP et par le FIDA par « Non Objection » avant sa mise en œuvre.

115. Toutes les activités de passation des marchés dont les seuils requièrent un avis préalable du FIDA à une étape quelconque du
processus doivent obligatoirement faire l’objet de revue préalable, certifié par un avis de non-objection en bonne et due forme.
Les seuils de revue préalable par catégorie sont précisés dans le manuel de gestion administrative, financière et de passation
des marchés du Programme. Une marge de préférence aux biens fabriqués et travaux réalisés sur le territoire de l’Emprunteur,
serait accordée conformément aux dispositions des Directives du FIDA.

116. La passation des marchés de PROGRES est alignée à la Politique révisée du FIDA en matière de prévention de la fraude, de
harcèlement sexuel et de corruption et à cet effet, tous les outils disponibles devront être utilisés durant sa mise en œuvre.
Toutes les pratiques observées dans ces domaines devront être signalées immédiatement au bureau correspondant du FIDA par
email (anticorruption@[Link]).

117. L’UCP abritera un Responsable passation des marchés et des assistants en passation sous sa coordination dans les régions
couvertes. Tous les membres internes et les partenaires externes impliqués dans le processus bénéficieront d’une formation sur
la passation des marchés selon les Directives du FIDA et concerneront également tous les outils et documents types
développés.

Gouvernance

118. L’exécution du PROGRES se fera en conformité avec la Politique du FIDA en matière de prévention de la fraude et de la
corruption ainsi que les lois nationales applicables en matière de bonne gouvernance. Le FIDA applique une politique de
tolérance zéro chaque fois qu’il a déterminé, par une enquête menée par ses services, par l’Emprunteur ou par une autre entité
compétente, que des pratiques frauduleuses ou des actes de corruption, de collusion ou de coercition ont eu lieu dans le cadre
de projets financés par des prêts ou des dons, et prend des sanctions, conformément aux dispositions de son règlement et de
ses instruments juridiques. Les plaintes peuvent être transmises par email à anticorruption@[Link]. Toute plainte relative au
Harcèlement Sexuel ainsi qu’aux Exploitations et Abus Sexuels doit être transmise au Bureau de l’Ethique du FIDA à travers le
téléphone au +39 06 5459 2525 ou l’adresse email confidentielle ethicsoffice@[Link].

L. Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication

a. Planification, suivi-évaluation, apprentissage, gestion des savoirs et communication

119. La planification sera réalisée sur une base annuelle à travers des PTBA qui définiront des objectifs clairs et des résultats
attendus avec des activités appropriées et des budgets. Les PTBA seront élaborés d’une manière participative et validés par les
CROS; puis consolidés au niveau national avant d’être soumis au CNP pour validation; et transmis au FIDA pour avis de non
objection. Le processus de planification comprendra une étape d’élaboration participative avec les bénéficiaires et les

25/29
partenaires.

120. Suivi évaluation (S&E). Le PROGRES développera un système de S&E efficace et efficient, tenant compte des enseignements
tirés de divers projets financés par le FIDA à Madagascar. Ce système de S&E évolutif génèrera des informations utiles,
complètes, périodiques et fiables, qui permettront d’analyser la performance et les résultats du Programme et de soutenir ainsi la
prise de décision dans une perspective de gestion axée sur les résultats et l’apprentissage. Etant un Programme sensible aux
jeunes, au genre, à la nutrition, à l’inclusion des personnes handicapées, axé au climat, le système de S&E comprendra des
indicateurs clés relatifs à ces aspects. Il renseignera les indicateurs de suivi du Programme-pays (COSOP 2021-2024), consolidé
au niveau de la CAPFIDA.

121. Le système de S&E sera participatif, décentralisé et conforme aux exigences du FIDA et du MINAE. Les données à la base sur
les réalisations et les résultats de premier niveau seront collectés par l’équipe du PROGRES et les partenaires de mise en
œuvre en collaboration avec les bénéficiaires. Pour la consolidation, l’analyse et le traitement des données, un logiciel de gestion
de base de données sera développé pour présenter les réalisations du Programme en termes d’activités, de produits et de
certains effets. Sans être exhaustif, les outils de suivi seront: (i) le suivi du PTBA; (ii) le suivi des indicateurs du cadre logique;
(iii) le suivi des bénéficiaires; (iv) le suivi des appuis reçus par les bénéficiaires; (v) le géoréférencement des activités. Le suivi
portera également sur la performance des bénéficiaires (ménages, jeunes, femmes, personnes avec handicap, OPs). La base de
données du PROGRES sera reliée à la base de données unifiée au niveau de la CAPFIDA et qui sera liée au système national
de suivi et d’évaluation de MINAE.

122. En termes d’évaluation, afin de permettre la quantification des effets et impacts au cours de la revue à mi-parcours (RMP) et à
l’achèvement, PROGRES réalisera une enquête de référence dès son démarrage, conformément aux directives du FIDA. En
cours de mise en œuvre, des enquêtes qualitatives ou études thématiques seront réalisées au besoin. Une enquête d’évaluation
des effets sera réalisée avant la mission de RMP et une enquête d’évaluation d’impact à l’achèvement du Programme. Par
ailleurs, PROGRES effectuera des évaluations WEAI au démarrage et à la fin afin de valider et d’évaluer les critères de
leadership des femmes, de l’autonomisation économique et de la transformation du genre.

123. L’enquête sur les Indicateurs de base sera mesurée au niveau de référence, à mi-parcours et à l’achèvement de tous les
indicateurs de résultats pertinents dans le cadre logique, conformément aux lignes directrices du FIDA. Les données et les
informations à collecter pour le suivi de la mise en œuvre seront précisées dans le manuel de suivi et d’évaluation en fonction
des besoins d’information pour la gestion des projets et l’évaluation des performances par les donateurs et le gouvernement. Les
méthodes, les outils de collecte de données et le flux d’information seront partagés avec les équipes de mise en œuvre, en
particulier l’équipe de projet au niveau national et régional, les partenaires et les prestataires de services et les bénéficiaires
(OP/associations/ménages/jeunes). Les données recueillies seront consolidées, analysées et utilisées pour préparer des
tableaux de bord de suivi qui seront examinés et partagés lors des réunions mensuelles de l’équipe du programme au niveau
national et interrégional pour améliorer la gestion du projet. De même, ces données éclaireront tous les indicateurs de suivi du
PTBA et du cadre logique et seront utilisées pour la préparation des rapports d’étape. Des outils numériques seront utilisés dans
le S&E pour plus d’efficacité et d’efficience. Des tablettes seront utilisées pour la collecte de données sur le terrain. Le projet
favorisera et reliera la plateforme numérique développée par le MINAE pour intégrer ces bénéficiaires dans la base de données
des producteurs et faciliter leur accès aux conseils numériques. Le projet développera la communication pour le développement
(C4D), en particulier la communication communautaire afin d’améliorer sa gestion et d’atteindre les objectifs fixés. Le système de
S&E mettra en place un mécanisme d’évaluation participative avec les bénéficiaires et la communauté.

Gestion des savoirs et communication

124. PROGRES capitalisera ses expériences et innovations, et mettra en place un système de partage de connaissances afin de
favoriser leur mise à l’échelle. Dès son démarrage, PROGRES élaborera une stratégie de gestion des connaissances. Il
développera une stratégie de communication pour le développement (C4D) afin de renforcer l’implication des bénéficiaires, des
acteurs clés et des partenaires et soutenir la mise en œuvre. Des plans annuels de communication seront élaborés, budgétisés
et mis en œuvre au niveau national et régional. La CAPFIDA fournira des services communs au Programme-pays du FIDA et
soutiendra les activités de gestion des connaissances et de communication. PROGRES poursuivra la collaboration initiée par
FORMAPROD avec des partenaires spécialisés (PROCASUR, Université d’Antananarivo, etc.) pour renforcer et renforcer les
capacités en matière de gestion des connaissances et de communication.

b. Innovation et reproduction à plus grande échelle

125. PROGRES est un programme innovant, veillera à introduire de l’innovation technique y compris l'innovation verte/climato-
intélligente et sensible à la nutrition; et fera la promotion de nouvelles technologies integrant les énergies renouvellables,
capables d’améliorer la rentabilité des ER. Sur le volet entrepreneuriat, les outils développés par le BIT et FORMAPROD seront
prioritairement utilisés, ainsi que le référentiel GALS+. La durabilité et la mise à l’échelle des programmes passés et en cours
sont au cœur des activités connexes proposées dans PROGRES.

M. Engagement et retour d’information du groupe cible du projet et traitement des plaintes

a. Engagement et retour d’information du groupe cible du projet.

126. PROGRES favorisera l’engagement régulier du groupe cible et la rétroaction tout au long de son cycle, à travers: a) les plans
communautaires de gestion des aménagements et des infrastructures; b) la création et/ou le renforcement des OPs,
coopératives et de CEP; c) la mise en place des Comités de gestion ; et d) des ateliers participatifs de S&E.

26/29
b. Processus de traitement des plaintes.

127. Un mécanisme de gestion des plaintes sera mis en place. L'objectif est de permettre aux individus et aux communautés de
contacter directement le FIDA et de déposer une plainte s'ils pensent être ou pourraient être affectés par un programme financé
par le FIDA en conformité avec les politiques sociales et environnementales du FIDA et aux aspects obligatoires du SECAP[49] .
Les réclamations peuvent être déposées à l'aide de l'e-mail suivant: SECAPcomplaints@[Link]. Le mécanisme s’appuiera sur
des comités locaux de gestion des plaintes existants ou à constituer en cas de besoin. Ce comité sera composé des autorités
locales, des autorités traditionnelles, des représentants des bénéficiaires, des représentants du Programme. Les plaintes
collectées par le comité doivent être enregistrées dans un registre ouvert à cet effet. Une copie de toutes les plaintes écrites doit
être annexée aux rapports de suivi du Programme. Toute plainte verbale, par contre, doit être consignée dans le registre des
plaintes. La résolution des griefs devra être surveillée et rapportée au niveau régional et national de coordination du PROGRES.
Il appartiendra donc à l'UCP et à l’équipe pays du FIDA, de veiller à ce que toutes les parties prenantes soient correctement
informées du mécanisme de réclamation. Le coordonnateur du Programme aura la responsabilité globale de répondre aux
préoccupations portées à l’attention du point focal concernant tout impact environnemental et/ou social dû à l’intervention de la
population cible. Les plaintes reçues sont consignées, documentées et incluses dans les rapports d’étape, y compris le nombre
et le type de plaintes et les résultats de leur résolution.

N. Plans d'exécution

a. Plans de supervision, d'examen à mi-parcours et d'achèvement

128. Des activités de prédémarrage sont proposées immédiatement après la signature de l’accord de financement au travers d’une
avance sur l’allocation du FIDA, dont: (i) le recrutement du cabinet international, chargé du recrutement du personnel clé de
l’UCP et de l’assistance technique (AT); (ii) le recrutement accéléré et compétitif du personnel clé de l’UCP; (iii) la finalisation des
manuels administratif et financier, et de mise en œuvre du Programme; (iv) la finalisation des DAO pour l’acquisition des
équipements de l’UCP; (v) le lancement des appels à manifestation d’intérêt pour la conduite des enquêtes de référence; (vi)
l’actualisation du PTBA et du PPM pour les 18 premiers mois; (vii) le lancement des études éventuelles d’impact
environnemental et social; (viii) l’évaluation indépendante des opérateurs pour établir une liste restreinte des prestataires de
service potentiels; et (ix) la préparation des conventions avec les partenaires stratégiques.

129. La supervision du PROGRES sera assurée par le FIDA, en collaboration avec les ministères compétents. Les missions de
supervision et d’appui à la mise en œuvre aideront le GdM et le FIDA à suivre l’exécution sur les plans qualitatif et quantitatif, la
performance et l’impact de PROGRES. Un examen à mi-parcours sera effectué au cours de la quatrième année du Programme
afin de mesurer les progrès accomplis et d’apporter des ajustements. Une mission d’achèvement sera organisée à la fin du
Programme.

Notes de bas de page


[1] Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES) i.e. Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic Integration of Rural Youth

[2] Programme de soutien aux pôles de microentreprises rurales et aux économies régionales (PROSPERER) i.e. Support
Programme for Rural Microenterprise Poles and Regional Economies

[3] Projet d'appui au développement du Menabe et du Melaky – Phase II (AD2M-II) i.e. Project to Support Development in the
Menabe and Melaky Regions - Phase II

[4] Programme de formation professionnelle et d'amélioration de la productivité agricole (FORMAPROD) i.e. Vocational Training and
Agricultural Productivity Improvement Programme

[5] Programme de développement des filières agricoles inclusives (DEFIS) i.e. Inclusive Agricultural Value Chains Development
Programme

[6] Banque mondiale. Liste des situations fragiles et touchées par les conflits. 2022

[7] Banque mondiale. 2022: [Link] et

BAD, 2022: [Link]

[8] Banque mondiale. Macro Poverty Outlook. Avril 2022

[9] UNDP. Rapid Assessment by the Regional Bureau for Africa. The impact of the Russia-Ukraine conflict on Sustainable
Development in Africa. March 2022

[10] Regional Strategic Analysis and Knowledge Support System (ReSAKSS). [Link]

[11] [Link]

27/29
[12] [Link]

[13] FENU. FinScope Consumer survey highlights Madagascar. 2016

[14] INSTAT. Troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH3). 2018

[15] [Link]

[16] FENU. FinScope Consumer survey highlights Madagascar. 2016

[17] Banque mondiale. Mémorandum économique de Madagascar. 2020

[18] WFP and FAO. 2022. Hunger Hotspots. FAO-WFP early warnings on acute food insecurity: June to September 2022 Outlook.
Rome.

[19] Banque mondiale. Mémorandum économique de Madagascar. 2020

[20] [Link]

[21] INSTAT. Recensements agricoles de Madagascar. 1985 et, 2005.

[22] Bélières Jean-François et al. L’illusion de l’abondance: enjeux fonciers agricoles dans le Vakinankaratra à Madagascar. In : Une
nouvelle ruralité émergente : Regards croisés sur les transformations rurales africaines. (Montpellier: CIRAD-NEPAD, 2016).

[23] IFAD12 RSPA

[24] FENU. YouthStart global - Phase Initiale — Étude de l’écosystème des opportunités économiques et financières des jeunes ;
Rapport Pays de Madagascar, Avril 2017.

[25] INSTAT et ILO. Enquête sur la transition des jeunes vers la vie active en Madagascar. 2013.

[26] Pourcentage de la population active âgée de 15-24 ans [Link]


locations=MG

[27] [Link]

[28] Rapport de la République de Madagascar dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire de la quatrième conférence mondiale
sur les femmes et de l’adoption de la déclaration et du programme d’action de Beijing en 2015

[29] INSTAT, PNUD, OIT. Enquête Nationale sur l'Emploi et le Secteur Informel (ENEMPSI). 2012.

[30] Banque africaine de développement (BAD), 2016.

[31] INSTAT. RGPH3. 2018

[32] Ministère de la Population. Plan National d’Inclusion du Handicap (PNIH). 2015-2019.

[33] Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC)

[34] [Link] 11/04/2022

[35] Programme de soutien aux pôles des microentreprises rurales et aux économies régionales (PROSPERER)

[36] Projet d’appui au développement du Menabe et du Melaky, Phase II (AD2M II)

[37] Formation professionnelle et amélioration de la productivité agricole (FORMAPROD)

[38] Programme de développement des filières agricoles inclusives (DEFIS)

[39] Programme de promotion de l'entreprenariat des jeunes dans l'agriculture et l'agro-industrie (PEJAA)

[40] Incluant le questionnaire du Washington Group pour le ciblage des personnes avec handicap.

[41] Enquête sur les effets directs de l’approche GALS auprès des bénéficiaires du FORMAPROD, Septembre 2021

[42] Principalement la formation technique, et dans une moindre mesure le développement des entreprises. Des accords ont été
établis avec les organisations professionnelles faîtières (OPF) pour assurer la formation et l’encadrement local des jeunes par
l’intermédiaire de tuteurs individuels, producteurs membres des OPs.

[43] Madagascar est un des pays pionniers des opérations non souveraines (ONS) du FIDA avec SOAFIARY.

[44] Ces districts sont peu couverts par les appuis du Gouvernement et des autres partenaires au développement.

[45] Un partenariat sera établi à cet effet avec Humanité et Inclusion (Anciennement Handicap International)

[46] Valorisation du cactus dans le sud du Madagascar

28/29
[47] Appui aux pôles intégrés de création d’emplois décents agricoles

[48] Détails en Annexe 7.

[49][Link]

29/29
Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 1: Cadre logique

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic Integration of Rural Youth (PROGRES)

Cadre logique

Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Portée 1 Nombre de personnes bénéficiant de services promus ou appuyés Rapports du Annuelle UCP L’environnement
par le projet Programme sociopolitique du
pays est stable et
Hommes 39000 78000 paisible.
Femmes 26000 52000

Jeunes 39000 78000

Personnes autres que les jeunes

Personnes non autochtones

Nombre total de personnes 65000 130000


bénéficiant de services ​

Persons with disabilities 390 780

1.b Estimation correspondante du nombre total des membres des Rapports du Annuelle UCP
ménages Programme

Membres des ménages 325000 650000

1.a Nombre correspondant de ménages touchés Rapports du Annuelle UCP


Programme
Ménages dirigés par une femme 20000 42500

Ménages autres que ceux ayant une 45000 87500


femme pour chef

Ménages 65000 130000

1/12
Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Objectif du projet Incidence de la pauvreté dans la zone couverte par le Programme Enquêtes - Mi-parcours et Gouvernement Le niveau de
Contribuer à la réduction de la pauvreté et la création Statistiques achèvement sécurité dans le
d'opportunités d'emploi dans les communautés rurales Percentage (%) 71.5 69 66 nationales pays permettra la
d'intervention. mise en oeuvre du
Pourcentage de ménages bénéficiaires déclarant une augmentation Enquêtes - Mi-parcours et UCP Programme.
d’au moins 20% des revenus Statistiques achèvement Complémentarité et
nationales synergie effective
Percentage 30 50
avec les autres
initiatives de
développement.

Objectif de développement SF.2.1 Ménages satisfaits des services soutenus par le projet Enquêtes - Mi-parcours et UCP Le niveau de
Promouvoir l’entrepreneuriat inclusif, équitable et durable des Indicateurs de achèvement sécurité dans le
jeunes, notamment par le développement des chaînes de valeur Membres des ménages 260000 585000 base pays permettra la
résilientes aux changements climatiques. Ménages (%) 80 90 mise en oeuvre du
Programme.
Ménages (nombre) 52000 117000 Complémentarité et
synergie effective
avec les autres
initiatives de
développement.

Effet direct 2.2.1 Personnes ayant de nouveaux emplois / opportunités d'emploi Enquêtes - Mi-parcours et UCP Le cadre macro-
1 - Les jeunes et femmes rurales améliorent leur participation au Indicateurs de achèvement économique est
développement durable des entreprises rurales. Hommes 10000 25000 base propice au
développement des
Femmes 10000 25000
entreprises.
Jeunes 20000 50000 Engagement du
secteur privé dans
Nombre total de personnes ayant de 20000 50000 des partenariats
nouveaux emplois/opportunités économiques
d'emploi équitables et
durables.
Persons with disabilities 120 300

2.2.2 Entreprises rurales appuyées signalant une hausse de leurs Enquêtes - Mi-parcours et UCP
bénéfices Indicateurs de achèvement
base
Nombre d'entreprises 8800 16960

Pourcentage d'entreprises 80 80

2/12
Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Pourcentage d’entreprises rurales soutenues toujours en activité deux Enquêtes - Suivi Mi-parcours et UCP
ans après leur création (%) thématique achèvement

Pourcentage d'entreprises 60 70

1.2.5 Ménages déclarant utiliser les services financiers ruraux Enquêtes - Mi-parcours et UCP
Indicateurs de achèvement
Membres des ménages ​ 42000 84000 base

Ménages ​ 64 65

Ménages dirigés par une femme 5040 10090

Ménages ​ 8400 16800

1.2.9 Ménages dont les connaissances, attitudes et pratiques en


matière de nutrition sont améliorées (KAP)

Ménages de personnes autochtones

Ménages de personnes non


autochtones

Ménages dirigés par une femme

Ménages autres que ceux ayant une


femme pour chef

Ménages (nombre)

Ménages (%)

Membres de ménages

3/12
Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Produit ​2.1.2 Personnes formées à des activités productrices de revenus ou à Rapports du Trimestrielle UCP Les politiques
Produit 1.1: Au moins 75 000 jeunes sont formés pour créer et la gestion des ​entreprises ​ Programme publiques sont
développer des entreprises rurales. propices au
Hommes 18000 37500 développement des
marchés et à
Femmes 18000 37500
l’activité
Jeunes 36000 75000 économique en
zone rurale.
Personnes formées à des activités 36000 75000 Implication et
productrices de revenus ou à la appropriation des
gestion des entreprises ​ collectivités
territoriales
Persons with disabilities 216 450
décentralisées.
Engagement et
soutien actif des
organisations de
producteurs dans la
promotion de
l’entrepreneuriat
Jeunes.
Engagement effectif
des institutions
financières
partenaires.

4/12
Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Produit Nombre d’entreprises rurales créées ou développées par les jeunes Rapports du Trimestrielle UCP Les politiques
Produit 1.2: Au moins 21 200 entreprises rurales portées par des Programme publiques sont
jeunes femmes et hommes sont fonctionnelles. Entreprises rurales - Enterprises 11000 21200 propices au
Hommes 5500 10600 développement des
marchés et à
Femmes 5500 10600 l’activité
économique en
Personnes avec handicap 66 127 zone rurale.
Implication et
1.1.5 Personnes ayant accès à des services financiers dans les zones Rapports des Trimestrielle UCP
appropriation des
rurales partenaires
collectivités
Nombre total d'accès aux services 32000 70000 territoriales
financiers décentralisées.
Engagement et
Femmes-accès services financiers 11000 25000 soutien actif des
en zones rurales-épargne ​ organisations de
producteurs dans la
Jeunes-accès services financiers en 22000 50000
promotion de
zones rurales-épargne ​
l’entrepreneuriat
Hommes-accès services financiers 11000 25000 Jeunes.
dans les zones rurales-épargne Engagement effectif
des institutions
Hommes-accès services financiers 5000 10000 financières
dans les zones rurales-crédit ​ partenaires.

Femmes - accès à des services 5000 10000


financiers dans les zones rurales-
crédit

Jeunes-accès à des services 10000 20000


financiers dans les zones rurales-
crédit​

Personnes ayant accès-services 22000 50000


financiers dans les zones rurales-
épargne

Personnes-accès à des services 10000 20000


financiers dans les zones rurales-
crédit

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Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Persons with disabilities in rural 132 300


areas accessing financial services -
savings

Persons with disabilities in rural 60 130


areas accessing financial services -
credit

Effet direct 1.2.4 Ménages faisant état d'une augmentation de la production Enquêtes - Mi-parcours et UCP Absence de
2 - Les exploitants agricoles familiaux améliorent leur accès aux Indicateurs de achèvement catastrophes
moyens de production et adoptent des systèmes de production Membres des ménages ​ 150000 340000 base naturelles majeures
durables. (sécheresses
Ménages 46 52
graves et
Ménages ​ 30000 68000 inondations). Les
partenaires de mise
3.2.2 Ménages déclarant l’adoption de pratiques et technologies Enquêtes - Mi-parcours et UCP en oeuvre et les
durables et résilientes au changement climatique Indicateurs de achèvement prestataires de
base services ont la
Membres des ménages 230000 520000
capacité requise ou
Ménages 70 80 sont disposés à
renforcer leur
Ménages 46000 104000 capacité à remplir
leurs fonctions.
1.2.8 Femmes déclarant une diversité alimentaire minimale (MDDW) Enquêtes - Situation de UCP
Indicateurs de référence, Mi-
Femmes (%) 40 40 base parcours et
achèvement
Femmes (nombre) 22100 44200

Ménages (%) 85 85

Ménages (nombre) 55250 110500

Membres des ménages 287500 552500

Ménages dirigés par une femme 18000 36000

Ménages autres que ceux ayant une


femme pour chef

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Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Produit 1.1.1 Nombre de bénéficiaires ayant obtenu un meilleur accès Rapports du Trimestrielle UCP Les partenaires de
Produit 2.1.1 : Au moins 10 000 jeunes et femmes ont un accès sécurisé à la terre Programme mise en œuvre et
sécurisé a la terre. les prestataires de
Hommes 2000 5000 services ont la
capacité requise ou
Femmes 2000 5000
sont disposés à
Jeunes renforcer leur
capacité à remplir
Nombre total de personnes ayant 4000 10000 leurs fonctions. Les
obtenu un meilleur accès sécurisé à usagers et les
la terre producteurs sont
activement engagés
Persons with disabilities 24 60
dans la gestion et la
maintenance des
infrastructures.
Implication et
appropriation des
collectivités
territoriales
décentralisées.

Produit 1.1.3 Producteurs ruraux ayant accès aux facteurs de production et/ou Rapports du Trimestrielle UCP Les partenaires de
Produit 2.1.2 : Au moins 75 000 ménages ruraux pauvres sont aux paquets technologiques Programme mise en œuvre et
dotés de paquets technologiques pour une production résiliente les prestataires de
au changement climatique. services ont la
capacité requise ou
sont disposés à
renforcer leur
capacité à remplir
leurs fonctions. Les
usagers et les
producteurs sont
activement engagés
dans la gestion et la
maintenance des
infrastructures.
Implication et
appropriation des
collectivités
territoriales
décentralisées.

7/12
Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Hommes 57000 245000

Femmes 38000 130000

Jeunes 57000 225000

Producteurs ruraux 95000 375000

Persons with disabilities 114 450

1.1.4 Personnes formées aux pratiques et/ou technologies de Rapports du Trimestrielle UCP
production Programme

Nombre total de personnes formées 30000 75000


par le projet

Nombre total de présences aux 30000 75000


sessions de formation

Hommes formés à la production 6000 15000


végétale​

Femmes formées à la production 6000 15000


végétale​

Jeunes formés à la production 12000 30000


végétale​

Hommes formés à la production 5000 11000


animale​

Femmes formées à la production 5000 11000


animale​

Jeunes formés à la production 10000 22000


animale

Hommes formés en foresterie 3000 7500

Femmes formées en foresterie 3000 7500

Jeunes formés en foresterie 6000 15000

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Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Hommes formés à la production 1000 4000


halieutique

Femmes formées à la production 1000 4000


halieutique ​

Jeunes formés à la production 2000 8000


halieutique ​

Personnes formées à la production 12000 30000


végétale

Personnes formées à la production 10000 22000


animale

6000 15000

Personnes formées à la production 2000 8000


halieutique

Hommes formés au moins une fois 15000 37500


par le projet

Femmes formées au moins une fois 15000 37500


par le projet

Persons with disabilities trained in 100 180


crop

Persons with disabilities trained in 60 132


livestock

Persons with disabilities trained in 36 90


forestry

Persons with disabilities trained in 12 48


forestry

1.1.2 Terres agricoles dotées d’infrastructures hydrauliques Rapports du Trimestrielle UCP


construites/remises en état Programme

Superficie en hectares 900 1842

3.1.4 Hectares de terres soumises à une gestion résiliente au climat Rapports du Trimestrielle UCP
Programme

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Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Superficie en hectares 6000 14825

Produit 1.1.8 Ménages recevant un soutien ciblé pour améliorer leur nutrition Rapports des Trimestrielle UCP Les partenaires de
Produit 2.1.3 : Au moins 110 500 ménages ruraux pauvres partenaires mise en œuvre et
améliorent leur situation nutritionnelle. Nombre de personnes qui 165750 331500 les prestataires de
participent services ont la
Hommes​ 66300 132600 capacité requise ou
sont disposés à
Femmes 99450 198900 renforcer leur
capacité à remplir
Ménages 55250 110500 leurs fonctions. Les
usagers et les
Membres des ménages 276250 522500
producteurs sont
bénéficiaires
activement engagés
Jeunes 99450 198900 dans la gestion et la
maintenance des
Number of persons with disabilities 300 700 infrastructures.
Implication et
appropriation des
collectivités
territoriales
décentralisées.

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Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

Produit 2.1.5 Kilomètres de routes construites, refaites ou améliorées Rapports du Trimestrielle UCP Les partenaires de
Produit 2.2 : Des infrastructures d’accès au marché sont mises Programme mise en œuvre et
en place. Longueur des routes (km) 15 40 les prestataires de
services ont la
2.1.6 Installations de commercialisation, transformation et stockage Rapports du Trimestrielle UCP
capacité requise ou
construites ou remises en état Programme
sont disposés à
Nombre total d'installations 40 68 renforcer leur
capacité à remplir
Installations de commercialisation 8 14 leurs fonctions. Les
construites ou remises en état usagers et les
producteurs sont
Installations de transformation 17 29
activement engagés
construites ou remises en état
dans la gestion et la
Installations de stockage construites 15 25 maintenance des
ou remises en état infrastructures.
Implication et
appropriation des
collectivités
territoriales
décentralisées.

Effet direct Politique 3 Lois, réglementations, politiques ou stratégies Statistiques Mi-parcours et MINAE La volonté politique
3 - Les capacités du MINAE et des institutions de existantes/nouvelles soumises aux décideurs pour approbation, nationales achèvement du Gouvernement
développement rural sont améliorées pour une transformation ratification ou modification est fermement
rurale effective. maintenue. Les
Nombre 1 2 fonds de
IE.2.1 Individus présentant une amélioration de l'autonomisation Enquêtes - Mi-parcours et MINAE contrepartie sont
Statistiques achèvement effectivement
Nombre total de personnes 60 80 nationales & mobilisés.
Indicateurs de
Nombre total de personnes 39000 104000
base
Femmes 60 80

Femmes

Hommes 60 80

Hommes

Persons with disabilities 60 80

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Chaîne logique Indicateurs Moyens de vérification Hypothèses

Nom Situation Mi- Cible Source Fréquence Responsabilité


de parcours Finale
référence

SF.2.2 Ménages déclarant pouvoir influencer la prise de décisions des Enquêtes - Mi-parcours et MINAE
autorités locales et des prestataires de services soutenus par le projet Statistiques achèvement
nationales &
Membres des ménages Indicateurs de
Ménages (%) 20 50 base

Ménages (nombre)

Produit Politique 1 Nombre de produits du savoir relatifs aux politiques Rapports du Annuelle MINAE La volonté politique
Produit 3 : Les politiques et capacités institutionnelles du MINAE achevés Programme du Gouvernement
sont renforcées. est fermement
Nombre 5 20 maintenue.
Politique 2 Nombre de plateformes opérationnelles multi-acteurs Rapports du Annuelle MINAE
appuyées Programme

Nombre 2 5

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Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 2: Théorie du changement

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)
Annexe 2: Théorie du changement

Problème et Solutions PROGRES Produits Effets Objectif de Impact:


causes développement du
Composante 1: Développement de l’entrepreneuriat inclusif des jeunes ruraux Les jeunes Projet:
Problème: hommes et Contribuer à la
1.1: femmes sont 21 000
i) Sensibilisation et identification des bénéficiaires potentiels; Promouvoir réduction de
Sous-emploi, orientés, formés et Microentreprises
pauvreté, Promotion des ii) Formation et incubation des microentreprises rurales des rurales rentables l’entrepreneuriat la pauvreté et
entreprises de jeunes jusqu’à l’approbation du Plan d’Affaires (PA); préparés pour
malnutrition et et résilientes inclusif, équitable et la création
jeunes ruraux créer/ développer
vulnérabilité des entreprises appartenant durable des jeunes, d'opportunités
i) Mécanisme de subvention à coûts partagés - guichet FDA –
croissante aux rurales; prioritairement à notamment par le d'emploi dans
1.2: pour soutenir l’implémentation du PA;
changement des jeunes et à développement des les
climatique et Développement ii) Dispositif facilitant l'accès durable de jeunes ruraux aux des femmes
Les jeunes hommes chaînes de valeur communautés
risques divers. d’entreprises services financiers; AT au FDA, aux IFs partenaires et MERs; (regroupant 50
rurales et femmes ont créé résilientes aux rurales.
iii) Insertion des MERS aux CVA; 000 jeunes changements
résilientes et ou développé leurs
Causes: iv) Facilité d'urgence pour la réactivation des MERs affectés par entreprises; formés); climatiques.
inclusives
aléas climatiques;
*Accès limités 75 000 Ménages
aux services et Ménages rurales rurales avec Capacité d'absorption :
Composante 2 : Développement de systèmes alimentaires pro-pauvres munies des actifs *Revenues des MERs et des OP/EAF
resources, systèmes de
particulièrement et capacités pour production et augmentés;
2.1: Promotion i) Accès à la terre
pour les jeunes, développer infrastructures *Integration des MERs dans les CVA;
d’une ii) Promotion d’une agriculture climato-intelligente (ACI) systèmes *Emploie directe et indirecte crée;
femmes et production résilientes au
iii) Promotion de systèmes d’élevages résilients alimentaires
personnes avec agricole durable climat et sensibles
iv) Développement d’infrastructures durables et adaptées aux résilients au climat à la nutrition; Capacité d'adaptation :
handicap ;
personnes avec handicap et sensibles à la *Accès inclusif, équitable et durable aux
2.2:
*Dégradation de v) Aménagement Hydro-agricole (AHA) nutrition; connaissances, actifs et services;
Développement Les politiques et
l’environnement vi) Amélioration de la nutrition capacités du MINAE
d’infrastructures
et changement Infrastructures et des institutions Capacité de transformation :
pour un accès i) Infrastructures de marché et de la connectivité
climatique ; d’accès au marché clés sont renforcés Gestion durable des terres;
résilient aux
ii) Infrastructures d’appui à l’élevage améliorées qui sont pour contribuer à Environnement d’affaires propice aux
marchés
*Capacité iii) Infrastructures pour le conditionnement et la transformation inclusives et pour jeunes et aux femmes entrepreneurs;
la transformation
institutionnelle l’équilibre des Systèmes alimentaires résilients au
des systèmes
limité et Composante 3 : Renforcement institutionnel et gestion du Programme charges de travail; climat et sensibles à la nutrition.
alimentaires et
environnement Renforcement des favorisant
des affaires 3.1: Appui aux Actions au niveau central, ainsi qu’au niveau décentralisé, dans les politiques et des l’autonomisation et Risque (exogène) : choc ou stress
faible. politiques et aspects clés du système alimentaire pour promouvoir capacités l’inclusion sociale potentiel causé par des événements
renforcement l’entrepreneuriat inclusif, équitable et durable des jeunes le long institutionnelles de des jeunes et extrêmes dans le contexte du
*Pratiques institutionnel des CVA résilientes aux changement climatiques la MINAE. femmes. changement climatique.
d’exclusion
sociale
Niveau du programme : sous l'influence directe des actions de PROGRES National/système : dépendant d'autres facteurs
Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 3: Coût et financement du projet: Tableaux de coûts détaillés

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
ANNEXE 3: COUT ET FINANCEMENT DU PROGRAMME

I. Hypothèses de travail
Durée et démarrage du projet. Elle a été estimée à huit (8) ans, soit de 2023 à 2030. Il est prévu que la
présentation au Conseil d’administration (CA) du FIDA se fera au dernier trimestre 2022.
Les Imprévus physiques. PROGRES soutient la construction des centres d'incubation (sous-composante
1.1: Promotion des entreprises rurales pour les jeunes), l’aménagement hydro-agricole (AHA) (sous-
composante 2.1: Promotion d’une production agricole durable et sensible à la nutrition) et le développement
d’infrastructures pour un accès résilient aux marchés (sou-composante 2.2). Des imprévus physiques de
5% ont été appliqués aux travaux de génie civil, correspondent principalement à la réalisation de ces
infrastructures afin de faire face à d’éventuelles erreurs d’estimation des quantités et/ou méthodes utilisées
dans la mise en œuvre du Programme.
Les imprévus financiers:
- Inflation en devises. Les chiffres retenus pour l’inflation global prennent en compte l’inflation passée et
moyenne au cours des cinq dernières années. Les données du Fonds monétaire international (FMI) ont
été retenues soit un taux inflationniste de 3.54%.
- Inflation en monnaie locale (Ar). Les chiffres retenus pour l’inflation nationale (en Ar) prennent en compte
l’inflation passée et moyenne au cours des cinq dernières années. Les données de la Banque centrale et
des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) ont été retenues soit un taux inflationniste de 6.56%.
Taux de change. Le taux de change adopté dans l’estimation des coûts du programme est de 4,089 Ar
pour 1 US$. Ce taux est basé sur le taux de change officiel de Ar par rapport au US$ lors de la préparation
du DCP (juillet 2022). Il est probable que ce taux varie au cours de la période d’exécution du programme.
Toutefois, il reste très difficile de faire des prévisions précises sur cette évolution. Malgré l’écart entre les
taux d’inflation aux niveaux local et international, l’option de parité de pouvoir d’achat (PPA) du Costab n’a
pas été utilisée. Il a été convenu de saisir les coûts unitaires en $US.
Coûts unitaires. Les estimations de coûts sont basées sur les investigations de terrain de la mission de
conception et sur l’expérience des projets du FIDA à Madagascar (PROSPERER, AD2M, FORMAPROD
et DEFIS) et des partenaires identifiés pour l’implémentation. Les coûts ont été imputés dans le COSTAB
en $US. Pour les biens et services susceptibles des impôts, les coûts de base intègrent seulement les
droits de douanes (importations). Recentrement, le Gouvernement de Madagascar a passé une loi
concernant l’exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour les projets de développement.
Concernant les coûts unitaires, le détail des coûts d’investissement et récurrents (fonctionnement et
salaires) est présenté dans les différents documents de travail ainsi que dans les tableaux détaillés. Seuls
les coûts unitaires non détaillés par ailleurs, sont précisés ci-après.
- Frais de personnel. Les salaires du personnel contractuel recruté pour l’unité de coordination et de gestion
au niveau national et inter-régional sont alignés sur les salaires pratiqués dans les autres projets en cours
sous financement FIDA. Ce choix permettra au gouvernement de sélectionner des experts de haut niveau
pour mettre en œuvre le programme. Les frais de personnel comprennent le salaire de base, les charges
sociales (part employeur), le coût annuel d’une assurance pour frais médicaux et l’indemnité de fin de
contrat à la clôture du programme, estimée à six mois de salaire. Certains autres intervenants, notamment
les prestataires et les consultants en charge des appuis et accompagnement de l’exécution des activités
du programme seront contractualisés par le programme au titre de prestataires de service.

- Matériel, équipements et véhicules. Leurs coûts se basent sur les informations du CAPFIDA. Le détail de
ces coûts est repris dans les tableaux détaillés.
- Assistance technique locale. Le coût des experts et consultants nationaux (diplôme universitaire de niveau
ingénieur) est estimé entre US$4,000 et US$5,000 par mois tout compris. L’assistance technique assurera
essentiellement l’animation, les formations et l’appui conseil aux bénéficiaires en vue de l’amélioration du
taux d’adoption des technologies et techniques qui seront promues dans le cadre du PROGRES.
- Assistance technique internationale. Le coût de l’assistance technique internationale est estimé à entre
17 000 $US et 20 000 $US par mois tout compris (honoraires, acquisition et fonctionnements équipements,
assurance et indemnités) en fonction du niveau d’expertise. Les missions d’appui internationales sont
limitées. Elles portent essentiellement sur la réalisation de certaines études et l’accompagnement du
personnel de programme et des organisations professionnelles sur des thématiques pour lesquelles
Madagascar ne disposent pas d’expertise avérée.

Pourcentage de droit de douanes et de devises. Le FIDA ne finance pas les droits et taxes : ceux-ci
sont pris en charge par le gouvernement. Comme mentionné ci-dessus, le Gouvernement de Madagascar
a passé une loi concernant l’exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour les projets de
développement. Le niveau de Droits et Taxes à l’Importation (DTI) dans les coûts unitaires a donc été
évalué afin d'ajouter cette valeur à la contrepartie gouvernementale. La part en devises est estimée afin de
spécifier le montant nécessaire pour les achats en devise. Les DTI prise en considération se fondent sur
les informations fournies par le Ministère de l’Économie et des finances (Loi de finances 2022) et aussi par
différents fournisseurs des biens et services susceptibles d’être acquis par le programme. Les catégories
de dépenses pour lesquelles les pourcentages de taxes et de devises dans les coûts unitaires sont
uniformes sont indiquées dans le tableau ci-après:

Tableau 1: Pourcentages de droits de douanes et de devises par compte de dépense


Comptes de dépenses % DTI % Devises
Génie Civil (GENIE) 0 15
Équipements et matériels - Moyens de Transport (MT) 20 68
Équipements et matériels - Équipement et matériel de bureau (EQUIPMENT) 10 74
Équipements et matériels - Intrants Agricoles (INTRANT) 0 100
Études (ET) 0 5
Formation et ateliers (FO) 0 0
Assistance Technique International (ATI) 0 95
Assistance Technique National (ATN) 0 0
Contrat de prestation de services (CPS) 0 10
Fond subventions FDA (FOND) 0 0
Dispositif FIR FGP IMFs (IMF) 0 0
Fonctionnement véhicule (FV) 0 10
Fonctionnement bureau (FB) 0 10
Salaires et indemnités (SAL) 0 0

Financiers et catégories de décaissement: les différentes sources de financement identifiées sont les
suivantes:
le PBAS/FIDA par un prêt (a)
le BRAM/FIDA par un prêt (b)
l’OFID par un prêt (c)
l’ASAP+ par an Don (d)
le Fonds d'adaptation au changement climatique par Don (e)
le Fonds pour l'environnement mondial par Don (f)
les bénéficiaires (g)
le gouvernement (h)
12. Les modalités de financement ont été définies par catégorie de dépenses et par activité, en précisant
les pourcentages de financement des coûts par source de financement. Le détail de répartition de ces
coûts par financier est indiqué dans les tableaux ci-dessous.

II. Coûts et financement du Programme

A. Coûts du Programme

Coût total. Le coût total du programme y compris les imprévus s’établit à US$ 120 millions (532,96 milliards
Ar) sur une période de huit (8) ans. Le coût de base s’élève à US$ 107,79 millions (440,74 milliards Ar).
Les imprévus ont été estimés à US$ 12,2 millions (92,2 milliards d’Ar) soit 11.3% du coût de base, dont
US$ 11,4 millions (88,93 milliard d’Ar) d’imprévus financiers et US$ 0,8 millions (3,27 milliards d’Ar)
d’imprévus physiques. Le coût des investissements et coûts récurrents du projet s’élèvent respectivement
à US$ 101,82 millions (454,15 milliards d’Ar) soit 85% du coût de base et US$ 18,18 millions (78,81 milliards
d’Ar) soit 15% du coût de base. Les Droits et Taxes à l’Importation (DTI) correspondent à 0,3% du coût
total, soit un montant total de US$ 0,33 millions.
Coûts par composante. La composante 1 « Développement inclusif de l’entrepreneuriat durable des
jeunes ruraux » présente le coût le plus importante qui s’élève à US$ 51,98 millions (212,52 milliards d’Ar),
soit 48% du coût de base. Le coût de la composante 2 « Développement de systèmes alimentaires
favorables aux pauvres, résilients au climat et sensibles à la nutrition », est estimé à US$ 39,42 millions
(161,18 milliards d’Ar correspondant à 37% du coût de base et celui de la composante 3 « Renforcement
institutionnel et gestion du Programme » est établi à environ US$ 16,4 millions (67,05 milliards d’Ar), soit
15% du coût base. La répartition des coûts par composante est présentée dans le tableau ci-après:

Tableau 2: Coût du Programme par composante

Coûts du Programme par catégorie de dépenses. Once (11) catégories de dépenses ont été définies et
total. Pour le couts d’investissements, il s’agit de: A. Génie civil ; B. Équipements et matériels (1. Moyens
de Transport, 2. Matériel et équipement de bureau et 3. Intrants agricoles); C. Études; D. Formation et
ateliers; E. Assistance Technique (1. Assistance Technique International et 2. Assistance technique
nationale) ; F. Contrat de prestation de services; G. Fond subventions FDA ; H. Dispositif FIR FGP IMFs.
Pour les coûts de fonctionnement, il s’agit de: A. Fonctionnement Véhicule; B. Fonctionnement bureau; et
C. Salaires et indemnités. Le détail de ces coûts figure dans le tableau ci-dessous:
Tableau 3: Résumé des coûts du projet par catégorie de dépenses

B. Financement du Programme

Le financement du PROGRES sera assuré par le FIDA (PBAS et BRAM), l’OFID, l’ASAP+, le Fonds
d'adaptation au changement climatique, le Fonds pour l'environnement mondial, les bénéficiaires et le
gouvernement du Madagascar. La principale source de financement du PROGRES proviendra des
allocations PBAS/FIDA12 (2022-2024) et du BRAM pour des montants respectivement de US$75.5 millions
et de US$8 millions. Le Gouvernement contribuera US$9 millions comprenant les Droits et Taxes à
l’Importation (DTI), des Ressources Propres Interne (RPI) ainsi que des contributions en numéraire ou
nature, une contribution au fonctionnement de PROGRES, en particulier les frais de location de bureaux.
La contribution des bénéficiaires est estimée à US$4.5 millions. Afin de consolider les actions proposées
par PROGRES pour augmenter la résilience au changement climatique, le PROGRES mobilise de
cofinancements: le Fonds d’Adaptation (US$10 millions), l’ASAP+ (US$7 millions), le FEM (US$3 millions)
et l’OFID (US$3 millions). Le financement de l’OFID sera un financement parallèle. La mobilisation des
financements se poursuivra notamment auprès de l’Union Européenne et les ressources additionnelles
renforceront les appuis aux jeunes, la durabilité de l’accès aux financements, etc.

Le FIDA financera principalement la composante 1 « Développement inclusif de l’entrepreneuriat durable


des jeunes ruraux », la sous-composante 2.2 (Développement d’infrastructures pour un accès résilient aux
marchés) et l’essentiel des coûts de la coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs (composante
3) du PROGRES. Le co-financement du Fonds d’Adaptation (US$10 millions), l’ASAP+ (US$7 millions) et
le FEM (US$3 millions) se centre sur la sous-composante 2.1 : Promotion d’une production agricole durable
et sensible à la nutrition. L’OFID et le Gouvernement de Madagascar (Ressources Propres Interne)
contribue également à la sous-composante 2.1 ainsi qu’à la sous-composante 2.2 : Développement
d’infrastructures pour un accès résilient aux marchés. Les bénéficiaires contribuent un 10% du financement
du Plan d’affaires pour la création / accélérations des entreprises dédiés pour les jeunes rurales (sous-
composante 1.2 : Développement d’entreprises rurales résilientes), ainsi que pour la construction (main
d’ouvre) des infrastructures communautaires lesquels facilitent un accès résilient aux marchés (sous-
composante 2.2). Le détail de participation de chaque source de financement, dans le composantes et
sous-composantes du PROGRES, figure dans le tableau ci-dessous:

Tableau 4: Plan de financement du programme par composante (US$ million)


Coût par catégories de décaissement du FIDA. Les catégories de décaissement sont: (i) Génie civil;
(ii) Moyens de transport, équipements et matériels; (iii) Etudes, formation, assistance technique et
contrats; (iv) Fonds subventions FDA; (v) Dispositif FIR FGP IMFs; et (v) Fonctionnement. Les couts par
catégorie de décaissement du FIDA se présentent comme suit:

Tableau 5: Financements FIDA par catégorie de décaissement (US$ million)


Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 4: Analyse économique et financière

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à
l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)

Annexe 4: Analyse économique et financière

Introduction

Le projet devrait avoir un impact positif sur le développement de 130 000 ménages ruraux,
dans les zones de projet sélectionnées, dont au moins 40 % seront des femmes. Sur le
total des bénéficiaires, 60 pour cent seront des jeunes (18 à 30 ans) avec une
représentation égale de femmes et d'hommes. Le PROGRES apportera des avantages
socio-économiques directs à 50 000 jeunes entrepreneurs (constituant 21 000 entreprises
rurales) et 75 000 EAF, en donnant la priorité aux jeunes et aux femmes. PROGRES
couvrira 12 régions du pays. En outre, 5 000 fonctionnaires et partenaires, aux niveaux
national et infranational, seront soutenus pour contribuer à la mise en œuvre efficace du
programme et aux transformations du système alimentaire envisagées à moyen et long
terme.
PROGRES s'appuie sur les réalisations réussies des projets FIDA mis en œuvre à
Madagascar, tels que FORMAPROD, DEFIS, AD2M et PROSPERER. Le programme proposé
est cohérent avec les priorités du pays, comme le Plan National de Développement
Agricole, qui dicte la transformation indispensable des secteurs agricoles et des systèmes
alimentaires.

Approche méthodologique de l'analyse économique et financière (AEC)

En suivant la théorie du changement de PROGRES, les principaux bénéfices attendus sont


(i) l'accélération et la création d'entreprises qui permettent aux jeunes ruraux d'augmenter
la production de produits et services clés pour le système alimentaire, de diversifier et
d'augmenter leurs sources de revenus, de générer des emplois directs et indirects et de
s'insérer dans les chaînes de valeur ; (ii) l'adoption d'une agriculture intelligente face au
climat (CSA) par le biais de mécanismes d'échange et d'application des connaissances,
basés principalement sur les écoles pratiques d'agriculture (FFS), en complémentarité
avec d'autres mécanismes visant à garantir le ciblage des populations vulnérables (VMC)
; (iii) l'accès à des services et infrastructures de production résilients face au climat et
sensibles à la nutrition.
Le programme offre également des avantages en termes de capacités institutionnelles et
politiques qui facilitent l'intégration des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur,
ainsi que la transformation du système alimentaire vers une voie de développement plus
durable et résiliente. Le programme générera également d'importants co-bénéfices
sociaux et environnementaux et des impacts de plus haut niveau. Toutefois, compte tenu
des informations disponibles au moment de la conception du programme, ainsi que de leur
exactitude et de leur applicabilité, l'EFA se concentre sur l'analyse des avantages dérivés
des Composantes 1 et 2.
En considérant les trois principaux groupes d'investissement mis en évidence ci-dessus,
une liste de modèles a été identifiée et évaluée sur la base de l'expérience des projets
FIDA. Le tableau suivant - Tableau 1 - indique les modèles sélectionnés et les paramètres
clés alignés avec le DCP et le PIM de PROGRES. Les modèles sont organisés par
Composante : Composante 1 (C1) et Composante 2 (C2). Dans le cadre de la Composante
1, les modèles reflètent les deux types de processus conçus pour soutenir les jeunes
entrepreneurs : i) processus d'accélération des entreprises (C1 A) ; et, i) incubation de
nouvelles entreprises (C1 I). Les deux processus prennent en compte les entreprises
individuelles (EU) et les entreprises collectives (EC).
Pour le Composante 2, il existe des modèles couvrant le soutien aux EAF vulnérables (en
particulier les jeunes et les femmes) pour qu'ils adoptent les technologies et pratiques de
l'ACI par le biais de CEFs et de MCV et microprojets spécifiquement conçus avec une
approche d'amélioration de la nutrition. Ensuite, il y a des modèles reflétant l'intention
d'amener les CEPs à une approche plus orientée vers le marché à travers le FBS. Les
modèles CEP - MCV et CEP-FBS sont liés aux investissements proposés par le Programme
pour soutenir la restauration des écosystèmes clés et la conservation des bassins
hydrographiques.
Finalement, cette analyse intègre des modèles d'infrastructures collectives visant à faciliter
l'accès au marché (dans ce cas, la collecte, le stockage et l'ajout de valeur). PROGRES
soutiendra des infrastructures publiques liées à l'irrigation, à la connectivité et à la santé
animale. En raison du manque d'informations détaillées permettant d'évaluer les
avantages économiques et les co-bénéfices, l'EFA reconnaît qu'une partie de leur impact
s'exprime déjà dans la mise en œuvre effective et la durabilité des modèles
d'investissement considérés dans l'analyse.
Annexe 5 - Tableau 1. Modèles d'investissement proposés par composante
Nombre des Nombre de Nombre des Nombre de
Nombre sous-
Type de modèle Modèle hectares/UP bénéficiaires hectares / têtes / bénéficiaires
projets
par modèle par model UP en total en total
Composante 1 - Accélération des entreprises unipersonnelles (EU) et collectives (EC) durables et résilientes pour le jeunes ruraux
C1 Accélération EU Production et commercialization du miel 0.5 1 2,000 1,000 2,000
C1 Accélération EC Production, stockage et vente du manioc 6 6 292 1,750 1,750
C1 Accélération EC Production, stockage et vente des ognions 0.6 6 708 425 4,250
Composante 1 - Incubation des entreprises unipersonnelles (EU) et collectives (EC) durables et résilientes pour le jeunes ruraux
C1 Incubation EU Maraïchage 0.3 1 3,000 900 3,000
C1 Incubation EU Élevage ovins 25 1 9,000 225,000 9,000
C1 Incubation EC Multiplication sémances maïs 6 5 100 600 500
C1 Incubation EC Artisan Forgeon 1 5 5,400 27,000
C1 Incubation EC Production, stockage et vente des arachides 4 5 250 1,000 1,250
C1 Incubation EC Production, stockage et vente du maïs 2 5 250 500 1,250
Composante 2 - Adoption de l'ACI sur la base des approches CEPs, MCV et FBS et développement des infrastructures collectives
ACI - CEP/MCV Production du riz pour la securité alimentaire et la vente 1 2 225 225 450
ACI - CEP/MCV Production du maïs pour la securité alimentaire et la vente 1 1 650 650 650
ACI - FBS Production, stockage et vente du riz (SRI) 1.6 4 1,500 1,100 6,000
ACI - FBS Agroforesterie et BAE 5 5 1,300 6,500 6,500
ACI - FBS Oignions irrigués 0.5 5 1,650 825 8,250
ACI - FBS Élevage caprins 100 7 3,388 338,842 23,716
Infrastructures collectives Décorticage Riz 25 600 25 15,000
Infrastructures collectives Collecte de riz, maïs, arachide et café 25 600 25 15,000

Résultats de l'analyse financière

L'analyse financière présentée dans cette section correspond uniquement aux modèles
d'investissement financés par la composante 2. Sur la base de l'estimation des flux
incrémentaux d'avantages et de coûts dérivés des modèles d'investissement, les
indicateurs financiers ont été estimés pour une période d'évaluation de 20 ans à un taux
d'actualisation financier de 12 %. Les indicateurs financiers des modèles sont résumés
dans le tableau 2.
Annexe 5 - Tableau 2. Modèles d'investissement : Indicateurs financiers
VNA, @12%, VNA, @12%,
Unité de
Type de modèle Modèle TRI Ar par hectare B/C Ar par
production
/ UP bénéficiaire
Composante 1 - Accélération des entreprises unipersonnelles (EU) et collectives (EC) durables et résilientes pour le jeunes ruraux
C1 Accélération EU Production et commercialization du miel UP (rouches) 36% 7,809,357 1.36 7,809,357
C1 Accélération EC Production, stockage et vente du manioc Hectares 33% 2,664,702 2.16 2,664,702
C1 Accélération EC Production, stockage et vente des ognions Hectares 52% 23,030,481 1.13 2,303,048
Composante 1 - Incubation des entreprises unipersonnelles (EU) et collectives (EC) durables et résilientes pour le jeunes ruraux
C1 Incubation EU Maraïchage Hectares 61% 7,723,588 1.24 2,967,280
C1 Incubation EU Élevage ovins UP (têtes) 31% 2,218,069 1.24 2,218,069
C1 Incubation EC Multiplication sémances maïs Hectares 44% 2,650,795 2.04 3,180,954
C1 Incubation EC Artisan Forgeon UP 48% 13,411,745 1.33 2,682,349
C1 Incubation EC Production, stockage et vente des arachides Hectares 51% 1,476,313 1.46 1,181,050
C1 Incubation EC Production, stockage et vente du maïs Hectares 52% 8,935,972 2.97 3,574,389
Composante 2 - Adoption de l'ACI sur la base des approches CEPs, MCV et FBS et développement des infrastructures collectives
ACI - CEP/MCV Production du riz pour la securité alimentaire et la vente Hectares 59% 6,358,380 1.29 3,179,190
ACI - CEP/MCV Production du maïs pour la securité alimentaire et la vente Hectares 90% 493,867 1.22 333,335
ACI - FBS Production, stockage et vente du riz (SRI) Hectares 92% 13,158,627 1.47 5,263,451
ACI - FBS Agroforesterie et BAE Hectares 54% 6,367,326 5.21 6,551,142
ACI - FBS Oignions irrigués Hectares 82% 8,265,633 1.17 1,653,127
ACI - FBS Élevage caprins UP (têtes) 68% 26,017,656 6.55 3,716,808
Infrastructures collectives Décorticage Riz UP 57% 35,445,241 1.02 7,089,048
Infrastructures collectives Collecte de riz, maïs, arachide et café UP 60% 58,723,546 1.02 11,744,709
Les modèles sélectionnés et adaptés pour l'analyse ont été générés tout au long de la
conception, de la mise en œuvre et/ou de l'évaluation des projets du FIDA (comme
mentionné - DEFIS, FORMAPROD, AD2M et PROSPERER). L'analyse des modèles
disponibles a également révélé la grande expérience des équipes de projet dans l'appui
aux bénéficiaires pour développer et mettre en œuvre des activités économiques solides.
Tous les modèles sélectionnés sont financièrement viables. Toutefois, étant donné les
groupes d'investissement prioritaires de l'ÉFA, l'analyse visait à inclure un large éventail
de niveaux de performance et de co-bénéfices possibles. Les valeurs actuelles nettes (VAN
au taux d'actualisation financier de 12 %) par bénéficiaire vont d'environ 100 dollars (mais
avec des améliorations significatives de la sécurité alimentaire) à plus de 2 000 dollars.

Analyse économique
L'EFA fait une estimation des flux d'avantages différentiels pour le nombre total de sous-
projets d'investissement sur la base des modèles proposés. Dans le cas des flux de coûts
incrémentiels, elle prend également en compte les coûts opérationnels et de maintenance
supplémentaire. Les principaux avantages susceptibles d'être générés par la mise en
œuvre des modèles d'investissement sont, entre autres : une efficacité accrue dans
l'utilisation des ressources productives ; des niveaux de production plus élevés ; une
réduction des pertes de production ; une valeur ajoutée ; une augmentation du
volume/valeur des ventes ; une diversification des activités économiques, la création
d'emplois. Le tout conduisant à des revenus nets plus élevés pour les jeunes entrepreneurs
et les EAFs. L'EFA identifie et évalue certains co-bénéfices potentiels résultant de la
contribution des programmes à des systèmes alimentaires plus résilients, inclusifs et
durables.
PROGRES cherche à maximiser les co-bénéfices climatiques et sociaux probables des
interventions. Alors que le projet se concentre sur le renforcement de la résilience au
changement climatique, il cherchera également à augmenter les co-bénéfices de
l'atténuation, en particulier en promouvant les investissements qui réduisent, évitent ou
séquestrent les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le bilan GES du projet a été
évalué à l'aide de l'outil EX-ACT de la FAO - voir annexe SECAP. Outre les co-bénéfices
climatiques, le projet contribuerait à une augmentation de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle (FNS) et du niveau de vie des ménages bénéficiant directement du
programme. Cependant, en raison de l'accès limité aux données quantitatives, seule une
partie limitée des avantages et co-bénéfices de l'amélioration de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle est incluse à ce stade dans l'analyse économique. Il est important de
mentionner que le Programme a prévu des ressources dans le budget pour améliorer la
disponibilité et la robustesse des informations relatives aux co-bénéfices sociaux,
économiques et environnementaux et aux impacts de plus haut niveau auxquels le
Programme est susceptible de contribuer.
Une partie de la valeur économique des principaux co-bénéfices environnementaux et
sociaux est incorporée dans l'EFA. Les avantages de la résilience climatique découlant des
investissements intelligents en matière de climat ont déjà été intégrés dans l'EPT sous la
forme de pertes évitées et de productivité accrue. Les co-bénéfices de l'atténuation du
changement climatique, basés sur la réduction nette des émissions de GES générée par
les interventions du Projet, est inclus dans l'analyse économique par le biais d'un prix fictif
du carbone (SPC), suivant la " Guidance note on the shadow price of the carbon in the
economic analysis (2017) " de la Banque mondiale, c'est-à-dire un scénario de SPC faible,
et de SPC élevé, évoluant annuellement de 2,25% sur la durée de vie du projet. Outre la
réduction des émissions de gaz à effet de serre, les activités environnementales intégrées
par le programme dans ses composantes peuvent générer d'importants services
environnementaux - en particulier avec le reboisement et d'autres actions de restauration
des écosystèmes. Bien que pertinente, une évaluation économique des co-bénéfices des
services environnementaux n'est pas incluse dans l'EFA a ce stade.
Les flux de coûts marginaux sont pris en compte dans l'analyse économique. L'analyse
économique du projet considère tous les coûts associés au projet (composantes 1 à 3), en
tenant compte des diverses sources de financement, de l'inflation (applicable sur la base
des estimations pour les années de mise en œuvre du projet) et des déductions fiscales.
Viabilité économique et analyse de sensibilité
L'analyse économique montre que le projet est un investissement économiquement viable
pour l'entreprise. Le taux de rendement interne économique (TRI-E ou IRR-E) pour le cas
de base est de 15 % et la valeur actuelle nette (VAN-E ou NPV-E) est de 66 millions de
dollars US (Ar 289,1 millions), en utilisant un taux d'actualisation économique de 3 %. Ces
résultats indiquent qu'avec un coût d'opportunité du capital de 3 pour cent, et sans tenir
compte des avantages de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GEI), le
projet générera un IRR-E et une NPV-E robustes.
Le TRI-E du projet est plus élevé lorsque les co-bénéfices climatiques sont pris en compte.
Le projet contribue à la fourniture d'avantages et de co-bénéfices liés à la résilience
climatique, dont certains sont déjà intégrés dans les modèles financiers. Les co-bénéfices
climatiques inclus dans l'analyse économique sont l'évaluation économique du potentiel de
réduction des émissions de GES. PROGRES générerait des avantages économiques
globaux grâce à une réduction nette des émissions de GES d'environ 84 680 tCO2e par
an, sur une période de 20 ans. Conformément aux directives de la Banque mondiale sur
l'évaluation économique des co-bénéfices de l'atténuation du changement climatique,
l'analyse économique comprend un scénario de prix bas du carbone (LCP) et un scénario
de prix élevé du carbone (HCP). Dans le scénario LCP, le taux de rendement économique
interne (TRI-E) pour l'ensemble du projet est de 26% et la valeur économique actuelle
nette (VAN-E) est d'environ 141,3 millions de dollars (Ar612,3 millions). Dans le scénario
HCP, le TRI-E est de 35% et la VAN-E est d'environ 216,8 millions de dollars US (Ar 930,2
millions).
La robustesse de ces indicateurs a été testée et confirmée par une analyse de sensibilité
basée sur des valeurs de substitution pour les coûts et les bénéfices. Dans le scénario de
base, sans tenir compte du potentiel de réduction des émissions de GES, la valeur de
substitution pour les augmentations de coûts est de 23 %, et la valeur de substitution
pour les réductions de bénéfices est de 31 %. Le tableau 3 résume les indicateurs
économiques pour les trois scénarios pris en compte dans cette analyse : le scénario de
référence (avantages économiques différentiels nets, dérivés des flux de trésorerie des
sous-projets d'investissement, évalués aux prix économiques); le scénario LCP ; et le
scénario HCP, y compris les co-bénéfices d'atténuation évalués aux prix bas et hauts
estimés par les dernières directives de la Banque mondiale (2017).
Annexe 5 - Tableau 3. Résumé des indicateurs économiques
Scénario de prix Scénario de prix
Scénario de référence économique bas du économique élevé du
Analyse Économique PROGRES carbone carbone
Taux de Rentabilité Interne - Économique 15% 26% 35%
Valeur Actuelle Nette Économique (USD) 65,991,655 141,306,245 216,789,964
Valeur Actuelle Nette Économique (Million Ar) 289,096 612,284 936,197
Switching-value - Coûts 23% 40% 50%
Switching-value - Bénéfices -31% -66% -101%
Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 5: Note d'examen des Procédures d'évaluation sociale, environnementale et


climatique du FIDA (PESEC)

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
The SECAP Review note should build on the preliminary note mentioned above, draw on the results of the screening exercise and be
informed by the issues raised during the design mission, the stakeholders interviews, publicly available tools and dataset, and
environmental, social or climate-related studies that inform on the characteristics of the project location. The SECAP review note
includes the revised ESMP and should be attached to the Project Design Report, integrated in Draft Project Implementation Manual
(PIM) and COSTAB and shall be submitted to Design Review Meeting (DRM) or IRC (for NSOs).

1. Introduction
1. La note de revue de la Procédure d'Evaluation Sociale, Environnementale et Climatique du « Programme de Renforcement de
l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES) » vise une meilleure
intégration des dimensions sociales, environnementales et climatiques du Programme. La présente note définit le contexte de
développement du Programme en mettant l'accent sur les aspects socio-économiques liés entre autres à la pauvreté, au genre,
à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à l’inclusion des personnes avec handicap, à l’environnement et aux changements
climatiques. L'analyse de ce contexte fait ressortir un certain nombre de risques sociaux, environnementaux et climatiques pour
lesquels des mesures d'atténuation proposées doivent être appliquées lors de la mise en œuvre du Programme. Les données
pour produire cette note ont été collectées en combinant (i) une revue de littérature, (ii) des consultations auprès des parties
prenantes, (iii) l’analyse des projets en cours dans le cadre du portefeuille FIDA et des projets axés sur la promotion des jeunes
ruraux financés par d’autres bailleurs de fonds, et (iv) des visites sur terrain des réalisations en cours dans les régions
d’intervention de DEFIS et PROSPERER.

2. PROGRES contribuera à la mise en œuvre de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar, à des résolutions de la conférence
nationale sur l’autosuffisance alimentaire ainsi qu’à celles du colloque national sur l’Emergence du Grand Sud, et ciblera
directement les femmes, les jeunes et les personnes avec handicap. Le PROGRES s’articule autour de trois composantes inter
liées à savoir (1) le développement inclusif de l’entreprenariat durable des jeunes ruraux ; (2) le développement de systèmes
alimentaires pro-pauvres ; et (3) le renforcement institutionnel et la gestion de programme.

3. Le Programme intervient dans douze régions : Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Ihorombe, Vatovavy, Fitovinany, Atsimo
Atsinanana, Androy, Anosy, Atsimo Andrefana, Melaky, Menabe, et Bongolava.

4. Aucune activité de PROGRES ne figure dans la liste d’exclusion du FIDA.

5. Le Programme appuiera :

les investissements sur les compétences techniques, managériales et entrepreneuriales, y compris la résilience aux
changements climatiques ;
les activités spécifiques liées à l’élaboration de programmes de formation intégrant l’agriculture de conservation, des pratiques
agricoles respectueuses de l’environnement, l’adaptation au changement climatique ;
l’amélioration de la politique et de l’environnement institutionnel pour la promotion durable de l’esprit d’entreprise et
l’émergence d’entreprises viables gérées par des jeunes ;
le Programme appuiera l’accès à l’eau à des fins multi-usage pour pallier aux problèmes d’insuffisance d’eau par la réalisation
des ouvrages communautaires de maitrise d’eau notamment, le système de rétention d’eau souterraine ;
le renforcement de capacités des communautés bénéficiaires dans les localités ciblées à la gestion efficiente de l’eau,
l’entretien et la maintenance des ouvrages ainsi que l’application des règles d’hygiène applicables ;
l’équipement en infrastructure de production, de transformation et de facilitation d’accès aux marchés tout en renforçant la
chaine de valeur des filières porteuses. Une ingénierie sociale accompagnera la mise en place des infrastructures pour en
assurer la durabilité.
l’insertion des jeunes et des femmes dans des systèmes alimentaires et activités économiques favorisant la gestion
rationnelle et la régénération des ressources naturelles et rendant viables à long terme lesdites activités.

2. Situational analysis and potential project impacts


6. Quatrième plus grande île au monde, Madagascar est un pays à faible revenu qui compte près de 25 millions d’habitants, dont
environ 51 pour cent sont des femmes et des filles, 60 pour cent ont moins de 25 ans et 42 pour cent moins de 15 ans.
Madagascar est divisé en 23 régions administratives, dont trois – Atsimo Andrefana, Androy et Anosy – constituent ce que l’on
appelle le Grand Sud. La valeur de l’IDH de Madagascar pour 2019 s’établit à 0.528 – ce qui place le pays dans la catégorie «
développement humain faible » et au 164 ème rang parmi 189 pays et territoires.

2.1 Socio-economic assessment

a. Overall poverty situation

7. Sur les 23 régions de Madagascar, neuf présentent un taux de pauvreté supérieur à 80%. La région, la plus touchée par la
pauvreté est Androy ayant quasiment toute sa population (97%) dans la pauvreté. Les autres régions concernées par
PROGRES ont des taux de pauvreté compris entre 80% et 97%, contre une moyenne nationale de 71,5%. En général, les
régions les plus pauvres sont celles où les pauvres vivent dans les conditions les plus difficiles, si on se réfère à la profondeur de

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pauvreté. Elle atteint ainsi 64% à Androy, contre seulement 14% à la région Diana. La pauvreté est fortement corrélée au niveau
d'instruction du chef de ménage : le taux de pauvreté passe de plus de 80% chez les personnes vivant dans les ménages dont le
chef n'a pas fait d'études à environ 10% chez celles dont le chef de ménage a fait des études supérieures. Chez les agriculteurs,
qui composent les deux-tiers de la population, le taux de pauvreté est élevé, ce qui confirme la prépondérance de la pauvreté en
milieu rural. Entre 79% et 86% des ménages d'agriculteurs sont classés pauvres, selon la taille de leur exploitation.

Tableau 1: Indicateurs de pauvreté des régions d’intervention de PROGRES

Régions Ratio de pauvreté (%) Intensité (%)

Amoron’i Mania 85,5 32,4

Androy 96,7 63,8

Anosy 85,4 46,6

AtsimoAndrefana 80,1 44,1

AtsimoAtsinanana 93,1 56,8

Bongolava 76,9 31

Fitovinany 79,6 38,7

Haute Matsiatra 76,1 29,8

Ihorombe 78,2 37,4

Melaky 73,9 34,4

Menabe 68,5 28,5

Vatovavy 79,6 38,7

Moyenne nationale 71,5 32,8

Source : INSTAT/ENSODM 2012-2013

b. Gender

8. Les femmes sont des acteurs essentiels de la production agricole où elles représentent environ 51,8% de la population totale
agricole, contre 48,2% de la population masculine selon le recensement agricole (2004-2005), même si elles n'ont
généralement pas le contrôle sur les ressources foncière). Elles ne possèdent que de petits champs où elles cultivent
individuellement. Cependant, les groupements féminins peuvent se voir attribuer des parcelles d'un hectare ou plus (pour le
maraîchage par exemple).

9. En 2018, 78,9 pourcent des ménages agricoles sont dirigés par des hommes et 21,1% sont dirigés par des femmes[1]. Les
ménages dirigés par des femmes sont statistiquement plus pauvres et plus vulnérables. Ils tombent rapidement dans l'extrême
pauvreté à la suite d'un choc. Concernant l’égalité de genre, Madagascar s'efforce de promouvoir l’égalité entre les hommes et
les femmes, même si des disparités subsistent en matière d’autonomisation. Le pays a fait des progrès en matière de promotion
de l'égalité d’accès des hommes et des femmes aux opportunités de développement du capital humain. Selon l'indice Mo
Ibrahim, le pays était classé en matière de genre à la 4ème place sur les 54 pays du continent, avec un score de 75,7 points sur
100 dans le rapport de 2016. Les inégalités demeurent surtout au niveau de l’accès à l’enseignement universitaire et au niveau
de la formation technique et professionnelle. En effet, les femmes ne représentent respectivement que 45% et 25% des inscrits,
contre 55% et 75% pour les hommes. Concernant l’autonomisation de la femme, alors que 22% des ménages sont dirigés par
les femmes, elles n’ont pas un égal accès aux opportunités d’emplois, d’accès à la terre et au crédit. L’offre de travail féminin

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reste importante dans le secteur informel hors agriculture, ces emplois sont estimés à 21% pour les femmes contre 14% pour les
hommes. Pour promouvoir le genre, le pays a mis en place en 2000 la Politique Nationale de Promotion de la Femme (PNPF),
arrivée à son terme en 2015. En 2003, le pays s’est également doté d’un Plan d’Action National Genre et Développement
(PANAGED) et de Plans d’Action Régionaux (PARGED) pour la période 2004-2008. Sous l’impulsion de la plate-forme de lutte
contre les VBG et l’appui de l’UNFPA, Madagascar a adopté de la Stratégie Nationale de Lutte contre les VBG (SNLVBG 2017-
2021), assortie de son plan d’action. Avec l’appui de l’UNICEF, la Stratégie nationale de lutte contre le mariage des enfants pour
la période 2017 à 2024 est adoptée. Depuis fin 2018 jusqu’à jour, Madagascar est en train de mettre à jour différents éléments
afin de développer sa « Politique Nationale de l’Egalité Homme-Femme » avec l’appui des partenaires techniques et financiers
(EISA, PNUD et UNFPA)[2].

10. En matière de changement climatique, au-delà des problèmes environnementaux, les femmes et hommes restent les principales
victimes car ils verront leurs activités productives, leur bien-être, leur culture et leurs droits fondamentaux largement
« chamboulés ». Dans tous les cas, les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus touchés en raison de leurs capacités
d’adaptation limitées. Suite aux dégâts causés par les catastrophes naturelles (grande sécheresse, inondation, érosion ou
ensablement de terres, etc.), certains ménages se voient contraints de quitter leur milieu de résidence pour rejoindre d’autres
villages/centres d’accueil, dans des conditions de promiscuité où les maladies se propagent et où les femmes et les filles ne sont
pas à l’abri de toutes formes de Violences basées sur le genre (VBG) ou de prostitution[3]. Cette situation allonge également le
temps de travail des femmes et des filles qui sont contraints de trouver la nourriture et de les préparer dans de nouvelles
conditions dans un environnement qui ne leur est pas habituel. Les tâches reproductives des femmes, en milieu rural comme en
milieu urbain, dépendent étroitement des conditions climatiques. La disponibilité et l’utilisation des produits alimentaires fluctuent
en fonction des saisons et des évènements météorologiques. Il en est de même pour l’énergie, le puisage d’eau et leur
transport[4].

c. Youth

11. En matière d’emplois des jeunes, le phénomène de sous-emploi et l’importance du secteur informel constituent les principales
caractéristiques du marché du travail du pays. Madagascar est caractérisé par une main d’œuvre locale relativement jeune et en
croissance rapide. En effet, 76,2% de la population a moins de 35 ans. Le manque d’investissement dans le pays depuis la crise
politique, a entrainé une précarité de l’emploi. Le marché de travail se caractérise donc par un taux de chômage artificiellement
bas et un sous-emploi généralisé. Le taux de chômage en 2020 était de 4,5%. Cependant, plus de 80% des travailleurs ont des
emplois faiblement rémunérés (bas salaires, emplois précaires, sous-emploi). En outre, le chômage touche surtout les jeunes,
avec plus de 400000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail, souvent sans formations adaptées aux besoins
du marché local de travail (entreprenariat, technologie, agriculture, mines, etc.). Le secteur informel notamment l’agriculture, reste
le principal pourvoyeur d’emplois faiblement rémunérés et sans sécurité sociale. Le pays s’est doté d’une Politique nationale de
l’emploi en 2015. Les secteurs prioritaires générateurs d’emplois identifiés sont les services (technologique, tourisme,
construction), les mines, l’agriculture, le textile et l’habillement dans les zones franches. L’approche privilégiée pour la création
d’emplois est le développement de l’entreprenariat et le soutien aux micros, petites et moyennes entreprises à travers
l’amélioration de leur productivité et leur accès aux services financiers.

d. Indigenous peoples

12. Aucun peuple autochtone n'a été identifié dans les zones cibles du programme.

e. Marginalised groups

13. Par contre, pour ce qui est des personnes vivant avec un handicap, le RGPH3 de 2018 en avait recensé 154 255 dont 82,2 pour
cent se trouvent en zones rurales. La loi 97-044 du 2 février 1998 relative aux droits des personnes handicapées, en cours de
révision, est le fondement du cadre juridique régissant les droits des personnes handicapées à Madagascar. Des dispositions
spécifiques sont incluses sur les droits à la santé, à l’éducation, à la formation et à l’emploi, ainsi que sur les droits sociaux qui
sont inclus dans un plan national d’inclusion pour la période 2014-2019. En 2007, le Gouvernement de Madagascar a signé la
Convention relative aux droits des personnes avec handicap qui a été ratifié en 2014. Toutefois, le niveau d’exclusion des
personnes avec handicap reste élevé. Selon l’INSTAT, le taux d’activité de la population avec handicap est de 53% contre 73%
de la population sans handicap. En 2019, une étude menée par l’organisme international Humanité et Inclusion a illustré la
persistance de barrières d’accès aux servies d’appareillage et de réadaptation pour les personnes avec handicap principalement
dû au manque de visibilité, d’infrastructure inappropriée et d’une méconnaissance des services disponibles.

f. Nutrition

Selon les statistiques du PAM, le Madagascar perd chaque année 1,53 milliard de dollars en produit intérieur brut (PIB) à cause de la
malnutrition infantile : 44 pour cent de la mortalité infantile est associée à la dénutrition ; 48 pour cent des garçons et 46 pour cent
des filles de moins de 5 ans présentent un retard de croissance. On constate une corrélation entre, d’une part, le retard de
croissance et, de l’autre part, l’inadéquation du régime alimentaire – en quantité et en qualité –, l’insuffisance pondérale à la
naissance et le faible niveau d’instruction de la mère. Plus d’un tiers des femmes deviennent mère avant l’âge de 18 ans11 et un tiers
des décès maternels sont liés à des grossesses d’adolescentes. Quarante-deux pour cent des nourrissons de moins de 6 mois sont
nourris exclusivement au sein et seulement 31 pour cent des enfants de 6 à 23 mois bénéficient d’une alimentation suffisamment
variée. La malnutrition aiguë globale touche 8,2 pour cent des enfants de moins de 5 ans – 10 pour cent de garçons et 6,5 pour cent
de filles. La malnutrition est aggravée par la diarrhée et d’autres maladies qui empêchent l’absorption des nutriments. L’anémie
touche 35 pour cent des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans et 50 pour cent des enfants de moins de 5 ans. La moitié des 60

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000 personnes atteintes de tuberculose (51 pour cent de femmes et de filles) et des 54 000 personnes atteintes du VIH (43 pour cent
de femmes et de filles) qui sont admises chaque année dans les centres de traitement souffrent de malnutrition aiguë.

Selon le récent rapport sur de ICP, environ 1,31 million de personnes sur les 2,7 millions de personnes du Grand Sud de Madagascar
analysé seront en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée entre octobre et décembre 2021, dont près de 28 000 personnes en
situation de Catastrophe. Cette situation est consécutive à la période de soudure, avec l’insuffisance des stocks alimentaires,
l’inflation causée par le COVID-19 et les restrictions qui en découlent ainsi que les faibles opportunités de travail. La situation
nutritionnelle pourrait détériorer à partir de janvier 2022. Les facteurs déterminants de l’insécurité alimentaire aigue sont entre autres
liés à : (i) l’insécurité dans plusieurs zones des régions du Grand Sud affectant le bon déroulement des activités de subsistance des
ménages, (ii) la pandémie de COVID-19 et les restrictions qui en découlent ont entraîné une augmentation des prix des denrées
alimentaires ; (iii) la sécheresse dévastatrice, caractérisée par des précipitations inférieures à la moyenne depuis 20 ans qui a réduit
la production. Pour les facteurs contribuant à la malnutrition aiguë, il s’agit entre autres de :la mauvaise consommation alimentaire
caractérisée par la faible diversité alimentaire, fréquence minimale des repas non atteinte, et un très faible régime alimentaire
minimal adéquat ; l’accès insuffisant à l’eau et à l’assainissement favorisent l’augmentation des différentes morbidités ; et enfin le
soin inadéquat aux enfants.

La situation de l’anémie et du retard de croissance (ODD 2.2.1) des enfants de moins de 5 ans et de l’insécurité alimentaire dans les
régions couvertes par le PROGRES est présentée dans le tableau suivant :

Tableau 2 : Disponibilité Energétique Alimentaire (DEA), anémie et retard de croissance pour les régions du PROGRES

% de population dont DEA % Retard de croissance


% d’enfants de 6 à 59 mois
Régions inférieur à 2133 Kcal par modéré et sévère% Retard de
atteints d’anémie (<11.0g/dl)
jour croissance modéré et sévère

Androy 75,1 39 54.1

Anosy 75,7 38 54.7

AtsimoAndrefana 63,4 38 55.3

AtsimoAtsinanana 89,7 20 61.6

Vatovavy 84,5 44 48.5

Fitovinany 84,5 44 48.5

Bongolava Inférieur à 50 52 41.0

Melaky 50 à 60 26 51.6

Menabe 50 à 60 34 56.0

Ihorombe 73,8 31 41.3

Haute Matsiatra 73,2 54 27.2

Amoron’i Mania 77,4 55 42.5

Moyenne nationale 76,0 42 45.7

Sources: INSTAT/ENSODM 2012-2013, MICs 2018, EDSMD, V, 2021

2.2 Environment and climate context, trends and implications

14. Les douze régions d’intervention de PROGRES sont caractérisées par une large diversité des milieux physiques allant des
hautes terres centrales vers le littoral-Est et celui de l’Ouest ensuite vers le grand sud.

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a. Environmental assessment

15. Les caractéristiques biophysiques peuvent être classées en cinq zones agroécologies naturelles : (i) la zone tropicale humide du
sud-est (Vatovavy, Fitovinany, District de Taolagnaro de la région Anosy), (ii) les hautes terres centrales (Amoron’i Mania, Haute
Matsiatra, Ihorombe), (iii) la zone du moyen-ouest (Bongolava), (iv) la zone subaride et subhumide de l’ouest (Melaky et
Menabe), (v) la zone semi-aride du sud (AtsimoAndrefana, Androy, Anosy).

16. La côte Sud-Est : caractérisée par un climat de type tropical humide, des températures mensuelles moyenne supérieures à
15°C, de pluviométrie de 1500-2000 mm, de sol de type argile latéritique, de végétation composée de forêt dégradée. Les
caractéristiques agroécologies du Sud Est permettent de cultiver deux saisons de riz par an dans les bas-fonds mais les
rendements sont généralement très faibles à cause d’une fréquente mauvaise maîtrise de l’eau et d’une intensification quasi-
inexistante. La croissance démographique accentue au cours des années la pression sur la terre, obligeant les paysans à
étendre toujours davantage les surfaces cultivées. L’appui de DEFIS dans les pôles de production met en place des
infrastructures de maitrise de l’eau et un programme intégré d’intensification agricole. FORMAPROD a installé les jeunes après
les avoir formés en activités génératrices de revenu.

17. Les zones d’altitude des Hautes Terres : Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Ihorombe situées à plus de 1200m d’altitude sont
caractérisées par un climat de type tropical d’altitude, de pluviométrie supérieure à 1300 mm, d’un relief montagneux, de sol de
type argile latéritique un peu volcanique. Les températures modérées et l’hygrométrie de la région sont favorables à une

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diversité importante de cultures, et notamment la culture d’espèces tempérées (fruits et légumes, les plantes à tubercules telles
que la pomme de terre et le manioc), ainsi qu’à l’élevage. Le problème réside sur la saturation de l’espace cultivable associée à
une forte pression démographique conduisant à une parcellisation des exploitations agricoles. Dans les sites visités pendant la
mission qui sont inclus dans les pôles de développement de DEFIS et dans la région d’intervention de FORMAPROD, la
protection de l’environnement est toujours intégrée dans les activités agricoles, notamment le reboisement, la défense et
restauration du sol, l’intégration agriculture – élevage et la lutte biologique contre les bio-agresseurs. Les paysans bénéficiaires
effectuent des travaux de protection de bassins versant et la régression, voire l’annulation des feux de brousse est constatée sur
les sites.

18. La zone moyen-ouest : région de Bongolava, fait partie du régime climatique tropical d’altitude, supérieure à 900 m. Elle est
caractérisée par une température moyenne annuelle autour de 20°C. Les contraintes du secteur agricole sont liées à la forte
croissance démographique et à la pratique de l’agriculture minière engendrant une spirale de dégradation. En outre, le sol de
colline plus souvent en pente est plus fragile à l’érosion ; le transfert de fertilité des sols de collines vers les rizières et terrasses,
est de plus en plus important et non compensé, entraînant la dégradation continue des collines.

19. Les zones semi-arides du sud : Atsimo Andrefana, Androy, Anosy sont caractérisées par une manifestation de sécheresse
récurrente causée par la variabilité de la précipitation du début jusqu’à la fin de la période culturale (autour de 400 mm). De plus,
pendant le mois de septembre-octobre, l’alizé du Sud-Est génère un vent dominant occasionnant une forte érosion éolienne et
une dégradation du sol dont la fertilité est très faible. En allant vers l’ouest, le vent perd de son humidité et devient chaud et sec
accentuant l’indice d’aridité du Sud-ouest. En outre, la biodiversité du milieu a fortement baissé avec un manque généralisé
d’arbre et de biomasse, et également avec le surpâturage et l’absence de transfert de fertilité. Malgré les différentes réponses
des agriculteurs, les difficultés, impactant directement les activités agricoles, sont tellement élevées de façon à causer de
l’insécurité alimentaire pour une grande majorité des exploitations agricoles. A cela s’ajoute les attaques importantes d’insectes
sur les principales cultures vivrières (maïs, sorgho, patate douce, etc..). A date, le Programme DEFIS a mis en place 469 Ha de
bloc agro-écologique dans la région Anosy – Androy. Il en résulte une nette amélioration de la fertilité du sol et une optimisation
de l’usage de l’eau. Cette technique mérite d’être mise à l’échelle.

20. Les zones subarides de l’ouest : Menabe et Melaky, sont caractérisées par une saison chaude et pluvieuse et une saison sèche,
des températures moyennes de 27 °C, de pluviométrie dégradante de 1 300 mm à 800mm, des sols ferrugineux tropicaux sur
l’ensemble de la région sauf dans les vallées et dans les zones de décrue où on note des sols d’apport et des sols
hydromorphes dans les plaines. La riziculture est largement dominante dans la région du Menabe.

21. En matière de biodiversité, le pays abrite près de 5% de la biodiversité mondiale et est largement considéré comme l’une des
plus grandes priorités de conservation du monde et l’île figure parmi les points chauds mondiaux de conservation. Un réseau de
43 aires protégées a été mis en place et représente plus de 2,5 millions d’hectares, soit près de 5% du territoire national. Le pays
abrite 5 zones humides classées en sites Ramsar de par leur richesse écologique et les services écosystémiques qu’elles
rendent. Les menaces qui pèsent sur les écosystèmes et la biodiversité sont en particulier l’exploitation forestière illégale de bois
précieux (bois de rose), la pêche illégale et le trafic de pierres précieuses.

b. Climate trends and impacts

22. La forte vulnérabilité du pays aux changements climatiques reste un facteur important de fragilité. La position géographique de
Madagascar dans le bassin sud-ouest de l’Océan Indien, en pleine zone de convergence intertropicale, favorise l’impact annuel
des évènements météorologiques extrêmes sur le pays. En 2010, Madagascar s’est doté d’une Politique Nationale de lutte
contre les Changements Climatiques qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies
sur les Changements Climatiques.

23. Dans la zone ciblée par le PROGRES, les précipitations varient de moins de 400 mm (littoral Sud) à plus de 1 000 mm dans les
hauts plateaux et côte Est, ce qui correspond à des potentialités agricoles et zootechniques très diverses. La très forte variabilité
spatiale et temporelle des précipitations rend difficile la production agricole. L’année 2021 a été particulière marquée par une
sécheresse mettant le grand sud de Madagascar dans une situation d’insécurité alimentaires grave.

24. Les descentes d'échelle climatiques ne couvrent pas les zones les plus arides de la zone cible, mais on dispose néanmoins de
projection pour Morombe dont le climat aride peut permettre d'approcher les variations plausibles pour l'extrême Sud. Pour le
reste de la zone, des projections climatiques de dernière génération sont disponibles pour Fort Dauphin, Ranohira, Fianarantsoa
et Farafangana ce qui permet un aperçu général sur les régions cibles. Les projections climatiques à 2030, laissent entrevoir à
l'horizon 2030:

un maintien des cumuls de précipitation mais une réduction des pluies d'avril à septembre, tandis que les pluies seront plus
fournies le reste de l'année;
une hausse très significative des températures dans les zones basses de l'ordre de 1°C et même de l'ordre de 1,3°C dans les
hauts plateaux.

25. La zone sèche du Sud est par ailleurs la zone plus affectée par ENSO qui accroit l'intensité des sécheresses de manière
cyclique en période El Nino (Fig. 2 gauche) sur l'ensemble d'Androy, d'Anosy et d'Atsimo Andrefana, Ihorombe est peu
concernée, les autres régions ciblées non exposées à ENSO (IFAD, 2016). En phase La Nina, seule l'extrême frange Sud
connait une légère hausse de précipitations (Fig. 2 droite).

Figure 2: Effet de l'ENSO sur les précipitations malagasy (FIDA, 2016)

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26. La tendance de hausse des températures va accroitre le besoin en eau des végétaux et des animaux ainsi que le stress
hydrique. La modification de la répartition des précipitations s’est traduite par des décalages dans la saison agricole avec des
difficultés à gérer le calendrier cultural pour les producteurs, ainsi que par une augmentation du risque érosif à l’échelle du
bassin versant. De même les changements climatiques favorisent le risque de la recrudescence des invasions acridiennes.

27. Les principaux enjeux pour le développement de l'agriculture dans les zones ciblées sont liés : (i) aux stress hydriques pour la
protection de la biomasse, des sols et des animaux; (ii) à la gestion du risque érosif (érosion éolienne dans le sud); (iii) à la
meilleure gestion de l'incertitude climatique par les agriculteurs/éleveurs (sécheresse et décalage de la saison agricole), (iv) à
l'intensification durable de la production végétale et animale.

c. Climate change mitigation

I. Impacts sociaux et environnementaux potentiels du programme


Impacts sociaux :

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28. Impacts positifs : Le PROGRES va avoir un impact social positif, en ciblant en priorité les catégories les plus vulnérables de la
population notamment les EAF vulnérables, les jeunes, les femmes et les personnes avec handicap en développant des activités
en faveur de leur intégration et de leur autonomisation. Il contribuera en effet à (i) adresser les causes de leur exclusion socio-
économique ; et (ii) à accroître les revenus des EAF, des jeunes et des femmes des zones rurales, grâce à l’amélioration de la
gestion de leurs activités par la promotion de l’agriculture climato-intelligente et des systèmes d’élevage résilients et à une
approche d’incubation/insertion intégrant la formation, un soutien technique et financier pour l’accélération et le développement
de l’entrepreneuriat ainsi qu’un accompagnement commercial pour une participation efficace des jeunes à des chaînes de valeur
performantes et résilientes. Le Programme pourrait aussi induire à un flux de travailleurs, pouvant accélérer le développement de
l’entreprenariat des jeunes. L’approche progressive visant à soutenir les plus pauvres dans leur insertion au système de
développement atténuera le risque de capture d’élite. Les critères de sélection des bénéficiaires seront définis de manière
inclusive, respectant la parité homme et femme. De plus, PROGRES va intégrer les personnes avec handicap parmi les
bénéficiaires de son appui. La création d’emploi dans la localité va atténuer l’exode rural des jeunes, améliorera la sécurité et
diminuera la pression anthropique sur les ressources naturelles.

29. Les impacts négatifs et les risques sur le plan social sont notamment le conflit foncier, l’accès aux ressources productives
(terre, semence, intrant) par les jeunes et des femmes, l’accès des personnes avec handicap aux infrastructures, la capture de
rente par les élites, le travail des enfants, la violence basée sur le genre (VBG), le harcèlement sexuel et la propagation des
maladies transmissibles telles que COVID et MST et VIH SIDA pendant les travaux de construction en lien avec la présence des
travailleurs de l’entreprise, les dangers de certains travaux du génie civil, les conflits sociaux et frustration de la population
pendant les travaux, la non-appropriation des infrastructures communautaires par les bénéficiaires.

Impacts environnementaux :

30. Impacts positifs : l’utilisation des techniques améliorées dans l’intensification agricole, les actions de défense et restauration de
sol, la gestion intégrée des ressources naturelles au niveau des blocs agroécologies, l’intégration agriculture – élevage et la
diversification des cultures apportent des bénéfices à l’équilibre du milieu naturel qui, par la suite, pourra améliorer les services
écosystémiques. Les impacts positifs directs du PROGRES sont notamment i) l’amélioration de la fertilité du sol lui permettant
d’assurer une meilleure production agricole, ii) la gestion économe en eau, iii) l’amélioration du paysage rural à travers une
harmonie entre les collines et les bas-fonds et iv) l’augmentation de la biomasse nécessaire pour la nutrition, l’alimentation des
bétails, le bois de chauffe, le bois de construction et tout autre usage.

31. Impacts négatifs : les potentiels impacts négatifs sur l’environnement des interventions du programme sont ceux reliés à une
intensification agricole, tels que : i) pollution des sols et des ressources en eau causée par les fertilisants, pesticide/herbicide, et
fumier, ii) érosion des sols due à la culture sur les pentes et l’envasement des cours d’eau, iii) diminution des ressources en eau
si surexploitée pour l’agriculture, iv) déforestation ou dégradation des forêts liées à des exploitations illicites suite à l’ouverture
des pistes d’accès , v) conversion des marais et bas-fonds pour expansion de l’agriculture, (vi) la pratique de l’élevage en
système intensif et/ou extensif qui pourrait induire à une surexploitation des ressources naturelles ainsi qu’à l’émission des gaz à
effet de serre. D’autres risques potentiels d’impact environnemental négatif peuvent être dus à la réalisation non-adaptée des
infrastructures (pistes rurales, infrastructures de stockage et commercialisation).

II. Impacts et risques climatiques

32. Impacts positifs : Des activités du PROGRES renforceront la séquestration de carbone et atténueront l’émission de GES liée à
la riziculture irriguée par l’augmentation du reboisement au niveau des bassins versants, de l’agroforesterie, et l’aménagement
des nouveaux espaces en parcelle cultivée.

33. Impacts négatifs et risques climatiques : Madagascar est le premier pays d’Afrique le plus exposé au risque cyclonique. Les
projections climatiques montrent que l’intensité des cyclones touchant Madagascar va augmenter (maintien du nombre moyen
de cyclones). Les conséquences des cyclones dans la zone se traduisant principalement par de fortes pluies qui entraineront
des inondations des rivières, des inondations côtières, des éboulements des terres. La concentration des précipitations peut
affecter la fertilité des sols, leur productivité et la durabilité des investissements hydro-agricoles et pistes rurales. Les pluies plus
concentrées sur la période humide vont maintenir les risques d'inondation et rendre les étiages plus précoces, ce qui peut avoir
des conséquences sur l'exploitation des bas-fonds et par conséquent agit sur la disponibilité en eau du bétail en période sèche.
Les modifications dans le régime climatique pourraient être sources de prolifération des maladies d’origine hydrique ou d’autres
maladies à transmission vectorielle, comme le paludisme qui pourra affecter la mise en œuvre des activités du Programme. La
hausse du stress hydrique favorisera le développement et l'impact des bio-agresseurs sur les productions végétales et animales.
La hausse des températures va accroitre les besoins en eau des cultures et donc potentiellement dégrader les comptes
d'exploitation des agriculteurs et les ressources. L’élévation de la température entrainera la pénurie d’eau et favorisera les feux
de forêts. En termes d’exposition, le Programme sera localisé dans des zones exposées aux aléas climatiques qui toucheront
des zones basses (vallées, zones côtières), des zones exposées à des fortes chaleurs, des zones tropicales, des zones arides
et semi-arides. Les populations cibles dont les sources de revenus sont étroitement liées à l’agriculture seront les plus touchées,
ce qui augmenterait leur vulnérabilité déjà exacerbée par la pandémie du COVID-19 et la potentielle crise alimentaire indue par
le conflit Russo-Ukrainien.

Mesures d’atténuation des risques

34. Social : S’agissant de l’accès des jeunes à la terre et des conflits fonciers, le Madagascar est encore doté de vastes étendues
de terres arables non cultivées. Toutefois, seul un cinquième des terres irrigables (500 000 ha) est mis en valeur car l’accès
sécurisé à la terre demeure difficile, surtout pour les jeunes. Le problème de la sécurisation foncière constitue encore un blocage
à l’accroissement de la productivité agricole. La solution adoptée par le projet AD2M-II financé par le FIDA a été de (i) délivrer
des certificats fonciers ; et (ii)été de chercher à garantir aux producteurs, utilisateurs des terres la protection de ses droits,
précisément de ne pas être spoliés du fruit de leurs efforts après des investissements financiers et manuels sur les terres, ceci à

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travers un mécanisme transparent et formel de contractualisation dans laquelle les deux parties (propriétaires et
métayers/locataires) se sentent confortablement assurés de ne pas perdre leur droit respectif. La pratique consiste à promouvoir
une nouvelle approche partenariale et ciblée, via la sécurisation foncière décentralisée, entre les propriétaires et les métayers ou
locataires, de manière à inciter les producteurs à l’investissement dans la production agricole et à adopter des techniques
agricoles performantes. PROGRES s’inspirera de ce mécanisme déjà en place et le renforcera au besoin.

35. En outre, au cours de la récente conférence nationale sur l’autosuffisance alimentaire, tenue en juin 2022, le MINAE s’est fixé
comme objectif d’accélérer la réforme et la transformation du secteur agricole pour atteindre l’autosuffisance alimentaire de
Madagascar à partir de 2023. Une des résolutions est l’appui des jeunes à l’accès à la terre à travers la mise en place des ‘titres
verts économiques’ d’une superficie de 45 000 Ha, à raison de plus de 1 Ha par jeune. PROGRES va donc valoriser cette piste
d’amélioration d’accès à la terre des jeunes à travers les ‘titres verts économiques’ avec quelques adaptations en fonction des
plans d’affaires des jeunes incubés et des appuis spécifiques du programme, en synergie avec d’autres projets/programmes en
cours.

36. Pour ce qui est des conflits fonciers, la Nouvelle Lettre de Politique foncière de 2015 en cours de révision et le document de
cadrage stratégique y afférent, attribue aux communes la gestion des propriétés dans leurs circonscriptions. Ceci étant, la
délivrance des certificats fonciers et la réglementation des litiges fonciers s’opèrent au niveau de la Commune selon les
instruments Juridiques en vigueur. Les litiges fonciers dans le cadre du PROGRES, seront réglés à travers ces dispositions
légales en place qui seront renforcées dans les mécanismes de gestion des griefs intégrant les mécanismes endogènes de
gestion des conflits. Afin d’éviter la captation de rente par les élites, des plaidoyers seront adressés aux responsables des
communes pour veiller à l'accès des jeunes et des femmes aux ressources productives. L'initiative « Titre vert » du
gouvernement malgache pour les jeunes est une opportunité de sécurisation foncière pour les jeunes, soutenue par PROGRES.

37. Le Programme intégrera dans ses activités, la sensibilisation sur la non-exploitation des enfants, la violence basée sur le genre
(VBG) et autres problématiques sociaux dans la mise en œuvre de ses activités à travers la promotion du GALS+ au niveau des
ménages et des communautés, les programmes dans les centres de formation/incubation et celui de diffusion des techniques au
niveau des CEP, FEP. Ces dispositions de non-exploitations des enfants seront intégrés dans les dossiers d’appel d’offre et
reflétés dans les contrats de prestation des partenaires.

38. Sur le plan sanitaire, au vu de l’évolution de la pandémie de la COVID-19, l’approche du PROGRES se conformera aux
recommandations émises par l’OMS et les autorités en charge des ripostes nationales. Les aspects de l’hygiène et sécurité des
travailleurs et le risque de conflits sociaux seront aussi pris en compte dans des spécifications intégrées aux dossiers d’appel
d’offres. Ainsi, afin d’éviter la violence sexuelle contre les femmes et la propagation de MST et VIH SIDA, les entreprises en
charge de travaux seront tenues de mettre en place un code de conduite pour son personnel et en faire une sensibilisation
régulière.

39. Des actions d’ingénierie sociale accompagneront la mise en place des infrastructures par l’institution d’un comité de gestion avec
une bonne représentation des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap disposant de capacités
nécessaires pour assurer l’appropriation et durabilité des ouvrages.

40. Des partenariats clés seront envisagés afin de garantir des interventions inclusives lors de la mise en place de PROGRES. A
titre d’exemple un partenariat avec Humanité et Inclusion, axé sur le ciblage des jeunes avec handicap, l’assistance technique de
parties prenantes et la mise en place de stratégie d’inclusion, permettra d’adresser les causes d’exclusion socio-économique et
de favoriser l’autonomisation de jeunes ruraux vivant avec un handicap.

41. Environnement : Les risques environnementaux identifiés seront atténués par i) l’utilisation de la bonne pratique y compris
celles relatives pour la gestion des pesticides promues par la FAO. Il s’agit entre autres de : ii) l’adoption d’une approche
intégrée favorisant la défense et restauration des sols, le développement de l’agroécologie et la promotion de l’agroforesterie, iii)
l’adoption des techniques économes en eau aussi bien dans la production agricole que dans la mise en place des
infrastructures, iv)l’utilisation de l’énergie solaire pour l’électrification des infrastructures de transformation/conditionnement, v)
une étude d’impact environnemental des infrastructures d’envergure suivant la réglementation nationale et les directives du
[Link] Programme capitalisera sur les bonnes pratiques développées dans le cadre des projets FIDA (DEFIS et PA2R)
notamment des aménagements par bloc agroécologies. PROGRES prendra en compte dans son plan de passation de marchés,
les critères relatifs aux conditions de travail, utilisation de ressources naturelles et fertilisants ainsi que les normes de
construction d'infrastructures respectueuses de l’environnement et résilientes aux risques climatiques. Le programme en outre,
tiendra compte de la liste d’exclusion du FIDA dans toutes les activités de passation de marchés. PROGRES renforcera
également les capacités des intermédiaires financiers partenaires notamment le FDA et les institutions de financement
décentralisé impliquées en vue de la prise en compte effective des préoccupations environnementales dans les processus de
financement des sous-projets des bénéficiaires. Ainsi, tous les sous-projets portés par les jeunes seront systématiquement
examinés sous l’angle du respect des préoccupations environnementales, sociales et climatiques.

42. Cet examen est destiné à vérifier les problèmes potentiels de sauvegarde environnementale, sociale et climatique en évaluant
les impacts potentiels qui pourraient faire l’objet d'un nouveau Plan de gestion environnemental, social et climatique (PGESC)
spécifique identifiant les mesures d'atténuation appropriées. Les propositions de sous-projets avec des impacts négatifs mineurs
ou sans impact négatif n'auront pas besoin d'un examen séparé (ou PGESC). Les modèles de formulaires d’examen
environnemental et climatique des sous-projets sont en annexe et pourraient être revus et adaptés.

43. Adaptation aux changements climatiques : Les interventions proposées sont orientées vers le renforcement de la résilience
des jeunes et des femmes, induisant à une adaptation à long termes aux conditions climatiques locales. En effet, PROGRES
soutiendra l’accès à l’eau à usage multiple par la mise en place d’un système de rétention d’eau souterraine, la promotion des
techniques et pratiques culturales résilientes aux changements climatiques en utilisant une approche agro-écologique favorisant
la restauration des sols, du couvert végétal, la lutte contre l’érosion et la protection des cultures. Il s’agira aussi d’une approche

9/20
d’aménagement par bloc agroécologies afin de limiter les effets du vent, et de l’érosion. Les preuves récentes de la nature
prolongée des périodes sèches dans le sud de Madagascar et l’effet dévastateur des cyclones sur les activités agricoles des
régions Est et Sud-Est suggèrent la nécessité de mettre davantage l’accent sur les activités de diversification des moyens
d’existence qui peuvent tempérer les répercussions négatives des phénomènes météorologiques futurs sur les populations
vulnérables.

44. Pour les émissions de gaz à effet de serre, les interventions proposées par PROGRES seront menées de manière à éviter au
maximum les émissions gaz à effet de serre surtout dans les rizières à travers l’adoption des itinéraires techniques adaptés.
Ainsi, un focus sera mis sur les bonnes pratiques de transformation, stockage et conditionnement des produits agricoles et de
pêche, l’agroforesterie, l’aménagement des bassins versants, ce qui contribuera à réduire les émissions de GES. En outre, les
leçons apprises des projets du FIDA dans la division régionale ESA en matière d’énergie renouvelable seront explorées et
déployées dans le cadre du PROGRES. L’estimation du bilan carbone à partir de l’outils Ex-ANTE de la FAO sur une période de
20 ans montre que la quantité des émissions séquestrées par PROGRES est de 1 693 594 tCO2-eq. soit 84 680 tCO2-eq. par
an.

45. En raison du niveau du risque climatique substantiel dans les zones cibles, une évaluation de vulnérabilité et adaptation au climat
a été conduite durant la mission de formulation et intégrée en annexe de la présente note afin de déterminer les options
d'adaptation pertinentes et ciblées pour le Programme. Les options d’adaptation prioritaires issues de cette évaluation sont prises
en compte dans les différentes composantes du PROGRES ainsi que dans le plan de gestion environnemental, social et
climatique (PGESC).

2.3 Target group profiles

46. PROGRES visera 130 000 ménages ruraux pauvres, soit environ 650 000 personnes, dont au moins 40 pourcents seront des
femmes. Sur l’ensemble des bénéficiaires, 60 pourcents seront des jeunes avec une représentation égale de femmes et
d’hommes. 50 000 ménages seront touchés à travers les jeunes femmes et hommes ciblés pour le développement des
entreprises, 75 000 ménages seront appuyés à travers les activités de développement des chaînes de valeur ainsi que les
activités de nutrition et de sécurité alimentaire, et 5 000 ménages bénéficieront de la participation aux activités du Programme
grâce à divers partenariats avec le Gouvernement, les fournisseurs de services, les centres de formation, etc. PROGRES veillera
à ce que les femmes et les jeunes soient suffisamment représentés dans les comités de prise de décisions dans toutes les
composantes et activités du Programme. Environ 10 pourcents des jeunes femmes et hommes ciblés par PROGRES pour le
développement des entreprises sont des bénéficiaires de FORMAPROD qui est un projet finance par le FIDA et dont
l’achèvement est prévu le 30 juin 2023.

47. PROGRES adoptera une stratégie de ciblage inclusive qui permettra d'atteindre les ménages ruraux les plus pauvres et
vulnérables, incluant les personnes en situation de handicap. L’identification des ménages bénéficiaires reposera sur la
classification des Exploitations Agricoles Familiales (EAFs) telle que définie dans la Stratégie de Services Agricoles (SSA)
élaborée en 2008. Les trois types d’EAFs (EAFs conjoncturellement ou chroniquement déficitaires en riz (type 3), EAFs en
situation d’autosuffisance alimentaire (type 2), EAFs tournées vers le marché (type 1)) pourront bénéficier des appuis du
Programme suivant une approche d’appui différenciée.

48. PROGRES ciblera les jeunes femmes de 18 à 30 ans et les femmes adultes issus des EAFs. La priorité sera donnée aux
femmes chefs de ménages issus des ménages les plus pauvres qui équivalent aux EAFs de type 3.

49. Trois catégories de jeunes de 18 à 30 ans bénéficieront des appuis du PROGRES, Il s’agira des jeunes de :

1. Catégorie 1: jeunes vivant dans des zones rurales, déscolarisés, n’ayant pas de formation formelle dans l’agroalimentaire ou
d’autres secteurs avec des opportunités d’affaires dans les zones rurales ;
2. Catégorie 2: jeunes diplômés de l’enseignement technique agricole et non agricole, y compris les jeunes de troisième cycle
de l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur vivant dans des zones rurales et souhaitant créer ou développer leurs
entreprises agro-pastorales ;
3. Catégorie 3 : les jeunes, qui sont pleinement engagés dans des activités agro-pastorales et des professions connexes, dont
les entreprises ont un réel potentiel de croissance, mais qui font face à des contraintes techniques ou financières qui limitent
leur développement.

50. A l’instar des projets FIDA en cours, PROGRES s’appuiera sur les différentes organisations tels que les groupements, les
organisations professionnelles (OPs), les organisations faîtières et les chambres d’agriculture et de commerce pour identifier les
bénéficiaires. Il renforcera également leurs capacités de délivrance de service à leurs membres (accès à l’information, conseils,
intermédiation commerciale, etc.). Il travaillera de manière non exclusive avec les institutions communautaires : groupements
villageois d’entraide communautaire (GVEC), association d’usagers de l’eau (AUE), etc.

51. PROGRES ciblera également les autres acteurs de chaînes de valeur dans l’optique de promouvoir le développement des
chaînes de valeur et de rendre durable les activités entrepreneuriales des jeunes et des femmes.

3. Institutional analysis
52. Pauvreté : Le Plan Emergence Madagascar 2019 – 2023 est le document cadre national pour toute stratégie de développement.
Cette année, la Présidence est attendue pour dévoiler le plan de lutte contre la pauvreté. Cela poursuivra le Document de
Développement Economique 2017-2019 du Plan National de Développement précédent et introduira les aspects d’émergence.

10/20
53. Genre : L’élaboration de la « Politique Nationale de l’Egalité Homme-Femme » a démarré en 2018 pour remplacer la Politique
Nationale de Promotion de la Femme et ses deux plans d’action nationaux genre et développement (PANAGED). Doté d’un
arsenal d’instruments internationaux (Convention des Nations Unies sur l’Elimination de toutes formes de violences à l’égard des
femmes, Programme d'Action de Beijing) et nationaux, le pays manque de moyens pour les appliquer et rencontre des vides
juridiques. Le pays se dote aussi de stratégies nationales de lutte contre les VBG et de lutte contre le mariage des enfants.
Aussi, les ODD donnent de nouvelles orientations sur la problématique femmes-hommes.

54. Jeunesse : En 2015, Madagascar a revu sa Politique Nationale de Jeunesse qui se veut multisectorielle, avec un Comité
Interministériel de la Jeunesse. La vision 2025 est « une jeunesse malagasy compétente, engagée, solidaire et épanouie,
jouissant pleinement de ses droits, et assumant ses devoirs de citoyen dans le cadre du développement durable de
Madagascar ». En 2015, le pays se dote d’une Politique Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et d’un
Programme Pays pour le Travail Décent 2015-2019. Plusieurs stratégies sectorielles pour la formation agricole et rural,
l’entreprenariat rural et l’inclusion financière contribueront à ces efforts pour les jeunes ruraux (SNFAR, SNDER, SNIM).

55. Personnes en situation de handicap : Madagascar a ratifié la Convention Internationale Relative aux Droits des Personnes
Handicapées en 2014 et dispose d’un Plan National d’Inclusion du Handicap (PNDIH). La loi 97/044 de 1998 sur les droits des
personnes handicapées est suivie d’un décret d’application en 2001 et des arrêtés ministériels en 2004 pour asseoir le
développement inclusif des personnes handicapées « DID »

56. Environnement : Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) est chargé de la conception, de la
coordination, de la mise en œuvre et du suivi-évaluation de la politique de l’Etat en matière d’environnement et de
Développement Durable et de changement climatique.

57. La loi n° 2015-003 du 19 février 2015 portant Charte de l’Environnement Malagasy, fixe les règles et principes fondamentaux
pour la gestion de l’environnement. Le décret n°2004-167 du 03 février 2004 fixe les règles et procédures à suivre en vue de la
mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE) et précise la nature, les attributions respectives et le
degré d’autorité des institutions ou organismes habilités à cet effet. Il constitue la référence de la catégorisation
environnementale des investissements.

58. Le Décret MECIE attribue i) à l’ONE[5], d’une part, la réalisation du screening pour la catégorisation des projets et d’autre part, la
charge des évaluations des études d’impact environnemental et social (EIES) et le suivi des de la mise en œuvre du cahier des
charges environnementales pour les investissements classés à risque élevé sur le plan environnemental ; ii) au service de
l’environnement au sein du Ministère de l’Agriculture et de l’élevage la même mission pour les investissements à impacts
moyens. PROGRES se conforme aux dispositions légales nationales pour l’évaluation environnementale de ses
investissements.

59. Changement climatique : la mise en œuvre effective de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques, ainsi que la coordination de toutes les actions y afférentes est attribuée au BN-CCCREDD+ à la suite de la
ratification par Madagascar de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en 1998.
Le Comité National sur les Changements Climatiques a été instauré en 2014 afin de renforcer la collaboration intersectorielle
dans la mise en œuvre de la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques. A noter que Madagascar a
également ratifié le Protocole de Kyoto en 2003 ainsi que l’Amendement de Doha (2012), et l’Accord de Paris en 2016. Le
Programme d’Action National d’Adaptation (PANA) a été établi en 2006, la Politique Nationale de Lutte contre le Changement
Climatique (PNLCC) en 2011, le CDN en 2015 et mise à jour en 2022. Le Plan National d’Adaptation (PNA) initié en 2012 et
repris en 2019, adoptant dans sa stratégie une approche sectorielle, trace trois axes stratégiques à savoir i) le renforcement de
la gouvernance et l’intégration de l’adaptation, ii) la mise en œuvre d’un programme d’actions sectoriel prioritaire dont
l’agriculture, l’élevage et la pêche ainsi que la Ressource en eau, iii) le financement de l’adaptation aux changements climatiques
à travers des fonds nationaux et internationaux. Découlant des cadrages politiques et stratégiques existants, et tenant compte
des expériences acquises, ainsi que des défis actuels du Programme Emergence de Madagascar (PEM), Le Plan d’Action
Nationale de Lutte contre le Changement Climatique (PANLCC) a été établi en 2019 et définit des programmes structurants pour
les secteurs prioritaires considérés dans le PNA. Concernant le secteur agricole et le développement rural, les programmes
structurants sont axés sur :

Le renforcement de l'adaptation du secteur agricole et de la résilience des populations rurales dans le grand Sud ;
Le renforcement de la résilience des populations rurales par le développement et l’organisation des filières d’exportation ;
Le renforcement de l’adaptation de la filière pêche et développement de systèmes d’alerte et de plans d’action associés ;
Le développement de rizières résilientes et moins émettrices de méthane

60. Le PNA et le PANLCC, découlant de la CDN constituent les documents cadres visant l’opérationnalisation des mesures
d’adaptation en cohérence avec les besoins spécifiques du pays, l’approche étant basée sur l’analyse des risques. L’inclusion
des groupes vulnérables (femmes, jeunes, handicapés) est priorisée dans les actions.

61. D’autres instruments légaux applicables au PROGRES sont en vigueur. Il s’agit de :

Code de l’eau 98-029 (1999) et son décret d’application sur le statut des Association des usagers de l’eau,
Code de travail, loi n° 2003-044 (2004),
Loi n° 2019-008 (2019) sur la Lutte contre la violence basée sur le genre (VBG),
Code d’hygiène de sécurité et d’environnement au travail, loi n° 94-027 (1994)

62. Les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et surtout les communes, en tant que maitre d’’ouvrage, jouent un rôle
crucial comme organe consultatif, de validation et de suivi du Plan de gestion environnementale et sociale des sous-projets. De
plus, elles coordonnent le comité de règlement de plaintes au niveau local.

11/20
63. Les activités du PROGRES proposées s'alignent aux documents cadres suscités, par la promotion des techniques agricoles
résilientes aux changements climatiques et la gestion durable de l'eau en zone subaride, réduisant ainsi la vulnérabilité des
jeunes et des femmes.

64. Le Fonds de Développement Agricole (FDA) créé sous décret 2012-968 : un établissement public national à caractère
administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière. Le FDA a une coordination nationale et
des antennes régionales. Il a pour objet de recevoir et d’administrer les ressources destinées à faciliter l’accès des producteurs
aux services agricoles en vue de leur permettre d’accroitre leur production, d’améliorer leur productivité et leurs revenus. Le volet
Finance rurale de PROGRES s’appuie entre autres sur FDA pour le financement par la demande des bénéficiaires. Dans ce
contexte, en conformité avec les directives du FIDA (SECAP/standard 8), le FDA en tant qu’intermédiaire financier, doit concourir
à l’atteinte des objectifs du FIDA tels que i) la promotion des pratiques environnementales, sociales et climatiques rationnelles et
une gestion judicieuse des ressources humaines, ii) l’évaluation des risques et impacts environnementaux et sociaux des sous-
projets, iii) la promotion de la bonne pratique environnementale et sociale par les bénéficiaires.

65. Le Manuel de Procédures de FDA (2013) inclut le point sur le service infrastructures et équipements collectifs dont les activités
peuvent avoir des impacts environnementaux et sociaux. Dans la pratique, FDA se conforme aux dispositions légales prévues
par le décret MECIE sur les procédures d’évaluation des risques et les impacts environnementaux des sous-projets. Dans ce
sens, les études d’avant-projet incluent les études d’impact environnemental ainsi que le plan de gestion environnementale et
sociale spécifique à chaque sous-projet.

66. PROGRES contribuera au renforcement du système de gestion environnementale et sociale (SGES) du FDA suivant les
directives du FIDA comme partie intégrante de son appui institutionnel dans le cadre du programme.

4. Environmental and social category


67. La catégorisation des risques environnementaux et sociaux préliminaires du Programme est «Modérée » sur la base de la
possibilité d'éviter et de minimiser les risques environnementaux pouvant résulter des investissements des jeunes. Les
investissements dans des infrastructures à petite échelle telles que les installations de transformation et de stockage agricoles,
l’aménagement des pistes rurales, l'expansion ou l'intensification des zones de production agricole, la production aquacole
peuvent entraîner des impacts négatifs sur la végétation, la pollution des ressources en eau et la perte de biodiversité. Les
risques sociaux peuvent inclure l'augmentation du travail des enfants dans les activités agricoles et non agricoles et la violence
sur les femmes pendant la réalisation des infrastructures, la capture d’élite. Le plan de gestion environnementale, sociale et
climatique intégré dans la présente note définit les mesures d’atténuation des impacts négatifs potentiels du Programme sur
l’environnement, le social et le climat.

68. Voir en Appendice 1: Questionnaire de screening environnemental et aspects sociaux des sous-projets.

5. Climate risk category


69. PROGRES est classé à risque climatique « élevé », reconnaissant que les bénéficiaires cibles, leurs moyens de subsistance et
les activités économiques sont exposés aux risques liés au climat tels que les inondations, les sécheresses, les cyclones et
l'incidence des ravageurs et des maladies. Ces événements climatiques ont déjà eu un impact négatif sur la productivité agricole
des petits exploitants et sur la rentabilité des entreprises agroalimentaires à des degrés divers surtout dans le grand sud de
Madagascar où sévit une sècheresse prolongée. Le risque climatique est cependant gérable s'il est informé par une identification
adéquate et opportune des risques et l’identification des options d'adaptation qui peuvent être financées par les ressources du
programme. Une analyse sommaire des risques climatiques utilisant des études et des informations existantes est annexée à la
présente note afin d’identifier les mesures d’adaptation adéquates et ciblées pour le Programme. De plus, l’évaluation détaillée
des risques climatiques effectuée pour la région sud lors de la préparation du projet Fond Vert Climat (GCF) pour le compte du
DEFIS sera appliquée au PROGRES pour mieux cibler les activités d'adaptation aux changements climatiques. Par conséquent,
une évaluation détaillée du risque climatique pour les régions supplémentaires couvertes par PROGRES sera faite dans la
phase de mise en œuvre du programme. En outre, l’estimation du bilan carbone à partir de l’outils Ex-ANTE montre que le
PROGRES contribuerait plutôt à éviter l’émission de gaz à effet de serre soit 84 680 tCO2e par an, sur une période de 20 ans.
Le cout pour les actions d’adaptation aux changements climatiques est estime à 25 127 000 USD soit 30.1% du financement
PoLG du FIDA.

70. Voir Appendice 2 : Questions servant à guider les choix dans l'examen critique du risque climatique des sous projets et

71. Appendice 3 : Evaluation des impacts de vulnérabilité et adaptation aux risques climatiques.

6. Recommendations for project design and implementation


Renforcement de capacités

72. Un renforcement des capacités en termes d’inclusion, de résilience et la prise en compte des enjeux environnementaux est

12/20
nécessaire à travers: (i) la diffusion des bonnes pratiques d’aménagement et de gestion des ressources naturelles au niveau des
CEP/FEP; (ii) la promotion des variétés et spéculations adaptées aux changements climatiques et la promotion des pratiques
d’agriculture climato-résiliente; (iii) la formation à la lutte intégrée contre les ravageurs et maladies, l’usage raisonné des intrants
et à leur stockage dans les magasins. PROGRES devra s’aligner sur la législation nationale en matière d’EIES, avec l’obtention
de certificats de conformité environnementale préalable à tous travaux aménagement et d’infrastructures d’envergure. Le
programme devra renforcer les capacités du Fonds National de développement Agricole et les institutions financières
décentralisées partenaires pour une meilleure prise en compte des risques environnementaux, sociaux et climatiques dans le
financement des micro-projets des jeunes entrepreneurs agricoles.

Mobilisation du financement additionnel

73. Le Programme entend mobiliser des financements additionnels Fonds d'Adaptation (10 millions USD) pour l'intégration de
l'adaptation aux changements climatiques ainsi que de l'ASAP+ (7 millions USD) ; le FEM (3 millions de dollars) ainsi que l'OFID
(3 millions de dollars) qui sera géré en parallèle. Des concertations avec le ministère de l’environnement de Madagascar en tant
que Point Focal du fond d’adaptation et du FEM, ont été tenues lors de la mission de formulation en vue de l’identification des
priorités environnementales et climatiques et la mobilisation de ces fonds. Ces discussions devront se poursuivre en vue de la
mobilisation rapide de ces financements qui viendront compléter et/ou renforcer les mesures de sauvegarde environnementale et
atténuer les impacts potentiels des risques climatiques prévues dans le cadre du PROGRES. Une harmonisation des procédures
de sauvegarde environnementales prévue. La présente note SECAP s’appliquera aux projets qui seront formule pour la
mobilisation de ces financements additionnels et sera revue au besoin.

Mécanisme de gestion des griefs

74. Par ailleurs, un mécanisme de gestion des plaintes accessible à tous devra être mis en place par le Programme au démarrage
des activités et capitaliser sur les bonnes pratiques des projets en cours du FIDA (DEFI, FORMAPROD, PROSPERER, AD2M).
Ce mécanisme devra être établi de manière concertée avec les parties prenantes et facilement accessible et adapté aux relatés
socio-culturels de chaque région d’intervention. La mise en œuvre du mécanisme s’appuiera sur des comités locaux de
règlement des plaintes existants ou à constituer en cas de besoin. Ce comité sera composé des autorités locales, des autorités
traditionnelles, des représentants des bénéficiaires, des représentants du Programme.

75. Les plaintes collectées par le comité local doivent être enregistrées dans un registre ouvert à cet effet. Une copie de toutes les
plaintes écrites doit être annexée aux rapports de suivi du programme. Toute plainte verbale, par contre, doit être consignée
dans le registre des plaintes. La résolution des griefs devra être surveillée et rapportée au niveau régional et national de
coordination du Programme. Il appartiendra donc à l'UCP, du CAPFIDA et de l’équipe pays du FIDA, de veiller à ce que toutes
les parties prenantes concernées soient correctement informées du mécanisme de réclamation.

76. L'objectif de la procédure de réclamation du FIDA est de veiller à ce que des mécanismes appropriés soient en place pour
permettre aux individus et aux communautés de contacter directement le FIDA et de déposer une plainte s'ils pensent être ou
pourraient être affectés par un projet / programme financé par le FIDA en conformité avec les politiques sociales et
environnementales du FIDA et aux aspects obligatoires du SECAP. Les plaintes doivent concerner uniquement des questions
environnementales, sociales et climatiques et ne doivent pas être des accusations d'activités frauduleuses ou de corruption liées
à la mise en œuvre du Programme - elles sont traitées par le Bureau de l'audit et du contrôle du FIDA.

77. Les informations détaillées sur la gestion des plaintes ainsi que le formulaire de dépôt des plaintes peuvent être obtenus sur le
site web du FIDA via le lien [Link] Les plaintes peuvent être envoyer
à l’adresse SECAPcomplaints@[Link].

7. Further studies needed


78. PROGRES aura à réaliser les études de faisabilité technique des infrastructures de stockage, de transformation, de
désenclavement et de captage d’eau ainsi que les aménagements hydroagricoles visés. Ces études de faisabilité détermineront,
le besoin ou non de réaliser les études d’impact environnemental et social (EIE)des sous projets assortis d’un plan de gestion
environnemental, sociale et climatique.

79. L’évaluation détaillée des risques climatiques effectuée pour la région sud lors de la préparation du projet Fond Vert Climat
(GCF) pour le compte du DEFIS sera complétée pour mieux cibler les activités d'adaptation aux changements climatiques dans
les régions et districts supplémentaires couverts par PROGRES.

8. Monitoring and evaluation


Suivi et évaluation

80. La mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale incombe à l’UCP en partenariat avec le CAPFIDA et dont
l’équipe doit comprendre des spécialistes en gestion environnementale, sociale et climatique (un au niveau national et un au
niveau de chaque unité régionale). Deux assistants (un en Suivi et évaluation et un autre en gestion financière) seront recrutés
en appui a la mise en œuvre et le suivi des co-financements parallèles. Ces équipes seront en charge de la planification des
activités et du suivi-évaluation conformément aux procédures du FIDA. Un budget sera prévu pour la délivrance et le suivi des

13/20
certificats de conformité environnementale.

81. Un financement sera alloué pour la prise en compte des risques environnementaux, sociaux et climatiques potentiels, de
l’ensemble des mesures d’atténuation et du suivi interne et externe de leur mise en œuvre. Le suivi externe légal est assuré par
l’Office national de protection de l’Environnement (ONE). Une convention axée sur les résultats sera convenue avec l’ONE pour
assurer la réalisation de son rôle. Deux audits environnementaux seront réalisés à la revue mi-parcours et à l’achèvement du
programme pour garantir le respect du cadre légal de Madagascar et exigences de l’ensemble des bailleurs.

82.

9. References
83. Cited in the text of the SECAP Note.

ESCMP Matrix
84. Les mesures d’atténuation des impacts environnementaux, sociaux et climatiques sont planifiées selon la matrice ci-après avec
les indicateurs de performance, la charte de responsabilité, la fréquence de suivi et le cout y afférent. Les plans sont articulés
par composante. A priori, la composante 1 et composante 2 sont celles susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement, le
social et le climat.

PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE, SOCIALE ET CLIMATIQUE

Composante 1 : Développement durable de l’entrepreneuriat inclusif des jeunes ruraux

Sous-composante 1.1: Promotion des entreprises rurales pour les jeunes

Sous-composante 1.2 : Appui au développement d’entreprises rurales viables et résilientes

Institution Des moyens


Impacts Mesuresd'atténuation/ de vérification Fréquence
Indicateur de responsable en
sociaux/environneme d'améliorationrecomma de Cout estimé
performance phase de mise
ntaux/ climatique ndées (Suivi et vérification
en œuvre
rapports)

Plan social

Risque de Faire respecter et


Rapport de Intégré dans
discrimination dans la appliquer Conformité aux
UCP, CAPFIDA suivi du Trimestriel le plan de
sélection des jeunes rigoureusement les critères de ciblage
programme S&E
porteurs d’idées critères de ciblages

Gestion environnementale

Volet gestion A
Référentiels
Intégrer dans les Centre de l’approbatio Inclus dans le
environnementale de formation
référentiels de formation/incubat n des coût de
intégré dans les
formation à tous les eur Rapport de référentiels formulation
référentiels de
niveaux le volet gestion suivi du des
formation (cible :
environnementale UCP Ensuite référentiels
100%) programme
trimestriel

Gestion des
connaissances en
protection de
l’environnement,

14/20
bonne pratique
environnementale 1. Former les Inclus dans
formateurs des centres la sous-
d’incubation par des UCP et composante
partenaires 2. % des Partenaire en 1.1 sessions
professionnels de formateurs formés en formation de Rapport de de formations
l’agriculture de gestion formateur en suivi du Trimestriel y compris
conservation et dans la environnementale gestion programme visite de site
mise en pratique des (cible : 100%) environnemental de
acquis en gestion e démonstration
environnementale )

Renforcer le système
Intégré dans
de gestion Existence d’un SGE Rapport de
l’appui
environnementale adéquat au sein du UCP suivi du Trimestriel
institutionnel
(SGE) du FDA et ses FDA programme
du FDA
partenaires
Prise en compte de
l’environnement dans
les sous-projets 3. Faire le
Rapport de
screening 4. % de sous- Intégré dans
Centre sélection et de
environnemental, social projets respectant les l’appui
d’incubation, mise en Trimestriel
et climatique critères de screening institutionnel
FDA, IMF œuvre des
systématique des sous (100%) du FDA
sous projets
projets

Actions pour le climat

Former les formateurs


Gestion de des centres UCP et
Inclus dans le
connaissance en d’incubation par des % des formateurs Partenaire en
Rapport de volet sur la
mesures partenaires sur le volet formés en gestion formation de
suivi du Trimestriel gestion de
d’atténuation/adaptatio impact du changement environnementale formateur en
programme l’environneme
n au changement climatique, les mesures (cible : 100%) changement
nt
climatique d’atténuation et climatique
adaptation

Composante 2 : Développement de systèmes alimentaires favorables aux pauvres, résilients au climat et sensibles à la nutrition

Sous-composante 2.1 : Promotion d’une production agricole durable et sensible à la nutrition.

Sous-composante 2.2 : Développement d’infrastructures pour un accès résilient aux marchés.

Plan social

15/20
· Se mettre en
cohérence avec le
projet Titre vert du
MINAE pour l’usage
des terres domaniales

· S’appuyer sur la
bonne pratique du
projet AD2M pour une
% des jeunes
concertation foncière UCP Inclus dans la
producteurs Rapport de
Accès au foncier pour entre les propriétaires mise en
accompagnés ayant suivi du Trimestriel
les jeunes et les utilisateurs des MINAE et les œuvre de la
accès à la terre programme
terres CTD composante 1
(cible : 100%)
(métayage/location) par
un contrat négocié et
validé au niveau de la
commune

· Ciblerles ménages
dont les parents
acceptent de céder des
terrains à leurs enfants

Respecter
rigoureusement les Inclus dans la
critères de sélection % des jeunes Rapport de mise en
Risque de capture des bénéficiaires, vulnérables de la UCP suivi du Trimestriel œuvre des
d’élite concertation avec les localité sélectionnés programme composante 1
institutions (cible : 50%) et 2
communautaires de
manière inclusive

% infrastructures Inclus dans


Intégrer la norme pour
Accès aux personnes respectant les les coûts de
personnes vivant avec Rapport de
vivant avec un normes pour aux réalisation
handicap dans études UCP suivi du Trimestriel
handicap aux personnes vivant des
technique et d’appel programme
infrastructures avec un handicape infrastructure
d’offre
(cible : 100%) s

5. Intégrer la
sensibilisation contre le
travail des enfants dans
toutes les structures Inclus dans le
d’apprentissage (CEP, programme
% de bénéficiaires Rapport de
FEP, centre de de formation
sensibilisés au non- UCP suivi du Trimestriel
formation/incubation), de la sous
travail des enfants programme
traiter la problématique composante
du travail des enfants 2.1
au niveau des ménages
et des communautés à
travers le GALS+
Risque de travail
d’enfants DAO type
Spécifier dans les
clauses des DAO des Spécification intégrée
7. Rapport
entreprises des travaux dans le DAO
UCP/Bureau de d’activités du
les points ci-après et 10.
6. Nombre contrôle des bureau de 9.
suivre la mise en Inclusdans le
d’enfants travaillant travaux/Entrepris contrôle Trimestriel
œuvre : suivi
sur le chantier (cible : e en charge des
travaux 8. Rapport
- Interdiction de 0)
de suivi du
travail d’enfants
programme

16/20
Intégrer la
Risque de travail forcé Rapport de 13.
sensibilisation contre Spécification intégrée 12.
dans une chaîne de 11. UGP suivi du Inclusdans le
toute forme de travail dans le DAO Trimestriel
valeur programme suivi
forcé

DAO type

Rapport
- Adoption de code de UCP/Bureau de
d’activités du
conduite de l’entreprise contrôle des
Risque de bureau de
et du personnel contre Spécification intégré travaux/Entrepris
harcèlement sexuel contrôle
le harcèlement sexuel dans le DAO e en charge des Inclus dans le
pendant les travaux
travaux coût des
en lien avec la Rapport de Trimestriel
- Formation et Nombre de plaintes travaux et le
présence des suivi du
sensibilisation du sur le harcèlement Autorités locales cout de suivi
travailleurs de programme
personnel de sexuel en charge de la
l’entreprise l’entreprise au respect gestion des Cahier
du code de conduite plaintes d’enregistrem
ent des
plaintes

Spécification intégré
dans le DAO
- Dispositifs et gestes DAO type
barrières pour éviter le Dispositifs mis en
Risque de COVID à mettre en place et gestes UCP/Bureau de Rapport
propagation de place et à intégrer dans barrières mises en contrôle des d’activités du Inclus dans le
maladies le coût des travaux application travaux/Entrepris bureau de coût des
contrôle Trimestriel
transmissibles e en charge des travaux et le
- Sensibilisation Fréquence de cout de suivi
(COVID, MST/SIDA) travaux
contre la propagation séances de Rapport de
des MST/SIDA sensibilisation suivi du
pendant le chantier programme
(cible : 1
fois/semaine)

- Intégrer les
DAO type
spécifications sur
l’hygiène, la santé, la Rapport
Spécification intégré
prévention de dangers UCP/Bureau de
dans le DAO d’activités du Inclus dans le
Risques et dangers sur le chantier dans le contrôle des
bureau de coût des
liés aux travaux du DAO Dispositif d’hygiène et travaux/Entrepris Trimestriel
contrôle travaux et le
génie civil sécurité conforme au e en charge des cout de suivi
- Mettre en œuvre de travaux Rapport de
contrat
Plan d’hygiène et suivi du
sécurité pendant les programme
travaux

DAO type

UCP/Bureau de Rapport
contrôle des d’activités du
travaux/Entrepris bureau de
Spécification intégré
Risques de conflits e en charge des contrôle Inclus dans le
dans le DAO
sociaux liés au non- - Faire respecter des travaux coût des
Trimestriel
respect des us et us et coutumes locaux Nombre de plaintes Rapport de travaux et le
coutumes Autorité locale en suivi du cout de suivi
reçu (cible : 0)
charge de la programme
réception des
plaintes Cahier
d’enregistrem
ent de plaintes

17/20
Conduire une Rapport
ingénierie sociale en d’activités des
UCP prestataires Inclus dans le
Risque de non amont de la réalisation
% d ’infrastructures en ingénierie coût de
appropriation de des infrastructures pour
convenablement Bénéficiaires sociale Annuel prestation en
l’infrastructure adopter un système de
utilisé (cible: 100%) ingénierie
communautaire gestion concertée avec Communes Rapport de sociale
les bénéficiaires et les
suivi du
Communes
programme

UCP
Etablir un mécanisme
Frustration de la Rapport de
de gestion de plaintes Nombre de plaintes Autorité locale en Inclusdans le
communauté pendant suivi du Trimestriel
adapté et accessible à reçues et résolues charge de la suivi
les travaux programme
la communauté réception des
plaintes

Gestion environnementale

Erosion hydrique du Renforcer la protection


sol et perte de des bassins versants Inclus dans
couverture végétale atténuant les lacomposante
% de site dont BV
sur les terrains périmètres irrigués par Rapport de 2 (2650 Ha de
avec protection
accidentés la protection UCP suivi du Trimestriel BV protégé,
antiérosive (cible :
antiérosive, programme +5 000 Ha de
100%)
Envasement des l’aménagement en surface de
parcelles dans les terrasse, le reboisement)
bas-fonds reboisement

Inclus dans la
composante 2
Erosion éolienne dans Adopter une approche Superficie aménagée Rapport de
le sud de gestion intégrée par en bloc agro- UCP suivi du Trimestriel
blocs agro-écologiques écologique programme (1000 hade
bloc agro-
Faible fertilité du sol
écologique)

% des surfaces des


Promouvoir les Inclus dans
périmètres cultivés
techniques économes Rapport de les coûts
utilisant des
en eau sur les parcelles UCP suivi du Trimestriel d’aménageme
techniques plus
irriguées et jardins de programme nt des
économes en eau -
case périmètres
(Cible: > 50%)
Réduction de la
disponibilité en eau
Promouvoir les
techniques économes
% des sites utilisant
en eau pour la Rapport de Inclus dans
des techniques
construction des UCP suivi du Trimestriel les coûts des
économe en eau
infrastructures : programme travaux
(cible >80%)
promotion de technique
économe en eau

Former les agriculteurs


dans les CEP aux Enquête
Pollution du sol et de bonnes pratiques FAO % de bénéficiaires bénéficiaire Inclus dans
l’eau par les d'usage et de stockage formés appliquant les UCP les coûts de
Trimestriel
fertilisants et les des pesticides bonnes pratiques Rapport de la formation
pesticides (Cible : >70%) suivi du des CEP
Suivi strict pendant la programme
réalisation

18/20
Risque d’invasion des Enquête Inclus dans
% des bénéficiaires bénéficiaire
ravageurs dans les Bénéficiaire les frais
Dératiser régulière pratiquant la
bâtiments de Trimestriel d’entretien
avec lutte intégrée dératisation régulière UCP Rapport de
stockage/conditionne par les
(Cible : 100%) suivi du
ment bénéficiaires
programme

Se conformer aux
dispositions Rapport des
réglementaires bureaux
nationales pour les d’études
Risque de pollution % site disposant d’un Inclus dans le
études d’impact UCP, Bureau
issue des Plan de gestion Rapport de cout des
environnemental et d’étude Trimestriel
infrastructures de environnementale suivi du études de
l’élaboration de plan de prestataire, ONE
transformation (cible : 100%) programme faisabilité
gestion
environnementale Instruction de
spécifique à chaque l’ONE
infrastructure

Risque de pression Enquête Inclus dans


sur les ressources bénéficiaire
Appliquer strictement Taux de déforestation les activités
naturelles
les règlementations après la construction DREDD régaliennes
(déforestation, Données de Annuel
contre la déforestation de la piste (cible : de DREDD et
charbon) par la Commune base de
par les CTD 0%) de la
facilitation de l’accès DREDD et de
commune
au site la commune

Pollution et gaz à effet


Inclus dans le
de serre liée au Utilisation d’énergie % d ’infrastructures Rapport de
coût des
besoin en énergie des solaire pour équipées d’énergie UCP suivi du Trimestriel
infrastructure
infrastructures de l’électrification solaire (cible >75%) programme
s
transformation

Actions pour le climat

% d’infrastructure Inclus dans le


Prévoir des dispositifs avec dispositifs de cout de la
Vulnérabilité des confortatifs des renforcement de la Rapport de composante 2
ouvrages face aux ouvrages pour le résilience (piste, UCP suivi du Annuel
aléas climatiques renforcement de la infrastructure de programme (5% du coût
résilience au climat stockage/conditionne d’investissem
ment, périmètre ent en
irrigué) infrastructure)

Adopter les itinéraires


techniques de culture Incus dans la
du riz a fable émission composante 2
de GES pour 2650Ha
% GES réduit ou
Risque d’émission de éviter pour le riz et
Promouvoir une Rapport de
GES par les UCP Annuel 6500 de
agriculture intelligente : suivi du projet
rizicultures irrigués Superficie aménagée parcelle
agroforesterie sensible
en agroforesterie aménagée en
à la nutrition associant
agroforesterie
les cultures vivrières,
)
culture de rente et
arbres fruitiers

Footnotes
[1]INSTAT, RGPH 3, 2018

19/20
[2] Rapport de la République de Madagascar dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire de la quatrième conférence mondiale sur
les femmes et de l’adoption de la déclaration et du programme d’action de Beijing en 2015, Ministère de la population, de la
protection sociale et de la promotion de la femme, 2019

[3] Plan de contingence national, cyclones et inondations, BNGRC, 2012-2013

[4] Analyse situationnelle de l’égalité femmes-hommes à Madagascar, Focus développement association, USAID, Healthy Policy
Plus, Unicef, UNFPA, Mars 2022

[5] ONE : Office National pour l’Environnement

20/20
Environmental and Social Safeguards Classification: Moderate

Environmental and Social Safeguards

Biodiversity conservation Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating
1.1 Could the project potentially involve or lead to conversion or No Low
degradation of biodiversity, habitats (including modified habitat,
natural habitat and critical natural habitat) and/or ecosystems and
ecosystem services?
1.2 Could the project involve or potentially lead to activities involving No Low
habitats that are legally protected, officially proposed for protection,
or recognized as protected by traditional local communities and/or
authoritative sources (e.g. National Park, Nature Conservancy,
Indigenous Community Conserved Area, ICCA, etc.)?
1.3 Could the project potentially involve or lead to an increase in the Yes Unlikely Moderate Moderate
chance of human-wildlife encounters/conflict?
Conflict leads to some
loss of livelihood or threat
to wildlife, but this is not
catastrophic

1.4 Could the project potentially involve or lead to risks to No Low


endangered species (e.g. reduction, encroachment on habitat)?
1.5 Could the project potentially involve or lead to impacts/risks to No Low
migratory wildlife?

1.6 Could the project potentially involve or lead to introduction or Yes Unlikely Moderate Moderate
utilization of any invasive alien species of flora and fauna, whether
accidental or intentional? High potential for invasive
alien species of flora and
fauna to be introduced,
but strict controls likely to
be adequate.

1.7 Could the project involve or lead to the handling or utilization of No Low
genetically modified organisms?
1.8 Could the project involve or lead to procurement through primary Yes Possible Minor Moderate
suppliers of natural resource materials?
Poject may possibly
require procurement of
natural resources through
primary suppliers, and
resource extraction is
tightly regulated.
Alternatives to
procurement of natural
resources through primary
suppliers exists.

Resource Efficiency and Pollution Prevention Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating

2.1 Could the project involve or lead to the release of pollutants to the Yes Possible Minor Moderate
environment due to routine or non-routine circumstances with the
potential for adverse local, regional, and/or transboundary impacts? Pollutants may possibly
be released, either
routinely or by accident,
but treatment systems are
proven and verified.
Receiving environment
has absorptive capacity.

1/6
Environmental and Social Safeguards

2.2 Could the project involve or lead to primary not environmentally No Low
sustainable production of living natural resources? (Note: this
includes the cultivation or rearing of plants or animals, including
annual and perennial crop farming, animal husbandry (including
livestock), aquaculture, plantation forestry, etc )
2.3 Could the project involve or lead to engagement in areas of Yes Unlikely Minor Low
forestry, including the harvesting of natural forests, plantation
development, and/or reforestation? Only a small component
of the project is focused
on forestry, and this
aspect is well regulated.

2.4 Could the project involve or lead to significant consumption of raw Yes Possible Moderate Moderate
materials, energy, and/or water?
The project will require
consumption of raw
materias, energy, and/or
water. This will be a
significant component of
the project, but impacts
can be appropriately
managed.

2.5 Could the project involve or lead to significant extraction, Yes Possible Moderate Moderate
diversion or containment of surface or ground water (e.g.
construction of dams, reservoirs, river basin developments, The project needs a
groundwater extraction)? considerable amount of
groundwater or surface
water. Ths will require a
minor extension of
existing sources. It
includes construction of
large-scale irrigation
schemes
rehabilitation/development
– below 300 ha per
scheme

2.6 Could the project involve inputs of fertilizers and other modifying Yes Possible Moderate Moderate
agents?
The project requires use
of fertilizers, but options
are available to replace
polluting fertilizers with
alternatives.

2.7 Could the project involve or lead to procurement, supply and/or Yes Possible Moderate Moderate
result in the use of pesticides on crops, livestock, aquaculture or
forestry? The project requires use
of pesticides, but options
are available to replace
potentially polluting
pesticides with
alternatives.

2.8 Could the project be located in an area which is being, or has No Low
been, polluted by an external source (e.g. a mine, smelter, industry)?
2.9 Could the project involve livestock – extensive and intensive Yes Possible Moderate Moderate
systems and animal products (dairy, skins, meat, etc.)?
Intensive/extensive
livestock/aquaculture
systems are in place, but
these are only one
component of the project.

2/6
Environmental and Social Safeguards

Cultural Heritage Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating

3.1 Could the project be located in areas that are considered to have No Low
archaeological (prehistoric), paleontological, historical, cultural,
artistic, and religious values or contains features considered as
critical cultural heritage?
3.2 Could the project directly or indirectly affect indigenous peoples’ No Low
rights, lands, natural resources, territories, livelihoods, knowledge,
social fabric, traditions, governance systems, and culture or heritage
(tangible and intangible)?

3.3 Could the project involve or lead to significant excavations, No Low


demolitions, movement of earth, flooding or other environmental
changes?

3.4 Could the project involve or lead to adverse impacts to sites, No Low
structures, or objects with historical, cultural, artistic, traditional or
religious values or intangible forms of culture (e.g. knowledge,
innovations, practices)? (Note: projects intended to protect and
conserve Cultural Heritage may also have inadvertent adverse
impacts)

3.5 Could the project involve or lead to alterations to landscapes and No Low
natural features with cultural significance?

3.6 Could the project involve or lead to utilization of tangible and/or No Low
intangible forms (e.g. practices, traditional knowledge) of Cultural
Heritage for commercial or other purposes?

indigenous peoples Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating

4.1 Could the project be sited in areas where indigenous peoples are No Low
present (including the project area of influence)?

4.2 Could the project result in activities located on lands and No Low
territories claimed by indigenous peoples?

4.3 Could the project result in impacts on the rights of indigenous No Low
peoples or to the lands, territories and resources claimed by them?

4.4 Could the project result in the utilization and/or commercial No Low
development of natural resources on lands and territories claimed by
indigenous peoples?

4.5 Could the project lead to impacts on the Cultural Heritage of No Low
indigenous peoples, including through the commercialization or use
of their traditional knowledge and practices?

Labour and Working Conditions Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating

5.1 Could the project operate in sectors or value chains that are Yes Possible Moderate Moderate
characterized by working conditions that do not meet national labour
laws or international commitments? (Note: this may include The project operates in
discriminatory practices, high gender inequality and the lack of equal sectors or value chains
opportunities, denial of freedom of association and collective that have, in the past, not
bargaining, labour migrants) met national labour laws,
or international
commitments, but is now
adequately nationally
regulated. However,
international value chains
are not regularly audited
for environmental or
social performance.

5.2 Could the project use or operate in a value chain where there No Low
have been reports of forced labour? (Note: Risks of forced labour
may be increased for projects located in remote places or where the
status of migrant workers is uncertain)

3/6
Environmental and Social Safeguards

5.3 Could the project involve children (a) below the nationally-defined Yes Unlikely Moderate Moderate
minimum employment age (usually 15 years old) or (b) above the
nationally-defined minimum employment age but below the age of 18 The project does not
in supported activities or in value chains? operate in sectors or
value chains where child
labour was evident in the
past. The status of forced
labour regulation is
currently unclear.

5.4 Could the project: (a) operate in a sector, area or value chain Yes Possible Minor Moderate
where producers and other agricultural workers are typically exposed
to significant occupational and safety risks, and/or (b) promote or use The project operates in a
technologies or practices that pose occupational safety and health sector, area, or value
(OSH) risks for farmers, other rural workers or rural populations in chain where workers are
general? (Note: OSH risks in agriculture might include: dangerous occasionally exposed to
machinery and tools; hazardous chemicals; toxic or allergenic significant OSH risks, and
agents; carcinogenic substances or agents; parasitic diseases; where regulation is known
transmissible animal diseases; confined spaces; ergonomic hazards; to be effective.
extreme temperatures; and contact with dangerous and poisonous
animals, reptiles and insects. Psychosocial hazards might include
violence and harassment.)
Community Health, Safety and Security Yes/No Likelihood Consequence Risk
Rating

6.1 Could the project be at risk from water-borne or other vector- Yes Possible Minor Moderate
borne diseases (e.g. temporary breeding habitats), and/or
communicable and non-communicable diseases? The project is situated in
an area where negative
impacts from water-borne
or other vector-borne
diseases, or
communicable/non-
communicable diseases
are possible, but where
there is no evidence of
past impact, and where
containment of these
impacts would be
effective if problems
emerged.

6.2 Could the project lead to unintended negative impacts on No Low


nutrition?

6.3 Is there a possibility of harm or losses due to failure of structural No Low


elements of the project (e.g. collapse of buildings or infrastructure)?

6.4 Could the project involve or lead to the construction or No Low


rehabilitation of dams?

6.5 Could the project involve or lead to transport, storage, and use No Low
and/or disposal of hazardous or dangerous materials (e.g.
explosives, fuel and other chemicals during construction and
operation)?

6.6 Could the project lead to adverse impacts on ecosystems and No Low
ecosystem services relevant to communities’ health (e.g. food,
surface water purification, natural buffers from flooding)?

4/6
Environmental and Social Safeguards
6.7 Could the project lead to the potential for gender-based violence, Yes Possible Moderate Moderate
including sexual harassment, exploitation and abuse, as a result of
labour influx, land redistribution, or other actions that alter community Moderate changes to
dynamics? community dynamics may
result in increased
potential for gender-
based violence or sexual
exploitation. Gender-
based violence
interventions are
integrated into project
design.

6.8 Could the project lead to increases in traffic or alteration in traffic Yes Possible Minor Moderate
flow?
The project will result in
minor increases to traffic
volume. Only minor
increase in risk of injury or
death.

6.9 Could the project lead to an influx of project workers? Yes Possible Minor Moderate

The project requires the


employment of new
labour, but workers can
be sources from local
communities, and so
influx is kept to a
minimum, and risks are
effectively managed.

6.10 Could the project involve or lead to the engagement of security No Low
personnel to protect facilities and property or to support project
activities?

Physical and economic resettlement Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating
7.1 Could the project result in temporary or permanent and full or No Low
partial physical displacement (including people without legally
recognizable claims to land)?

7.2 Could the project result in economic displacement (e.g. loss of No Low
assets or access to resources due to land acquisition or access
restrictions – even in the absence of physical relocation)?

7.3 Could the project present a risk of forced evictions? No Low

7.4 Could the project result in impacts on or changes to land tenure Yes Possible Minor Moderate
arrangements and/or community-based property rights/customary
rights to land, territories and/or resources? The project will result in
minor impacts on or
changes to land tenure
arrangements and/or
community-based
property rights/customary
rights. Legal recourse and
other forms of
arbitration/conflct
resolution are available.

Financial intermediaries and direct investments Yes/No Likelihood Consequence Risk


Rating

5/6
Environmental and Social Safeguards

8.1 Could the investment be granted to an institution that does not Yes Possible Minor Moderate
have an environmental and social policies and an associated
environmental and social management system (ESMS) in place The institution has an
(transparent, publicly available)? ESMS in place. Reports
are not publicly available.

8.2 Could the investment be granted to an institution with insufficient Yes Possible Minor Moderate
capacities (i.e. unqualified personnel e.g. ES Officer) to implement
the ESMS? The institution employs an
ES Officer, and employs
field staff to implement the
ESMS.

8.3 Could the investment be granted to an institution that does not Yes Possible Minor Moderate
have an Exclusion List?
The institution has an
Exclusion List, but cannot
verify the

8.4 According to the institution's portfolio classification: Could the No Low


institution have potential high-risk projects in their portfolio?
8.5 Is there evidence that the institution does not comply with the No Low
local legal framework?

8.6 Does the institution provide a stable communication channel with Yes Likely Minor Moderate
stakeholders and local communities (e.g. a Grievance Redress
Mechanism)? Communities and
stakeholders can contact
the institution and and a
process is in place for
institutionalizing the
communication channels
(e.g. complaint-
management system) and
training staff accordingly.

8.7 Does the organization provide auxiliary or capacity building Yes Possible Negligible Low
support services.
The institution offers
training services (directly
or thrid party service
providers) to their
costumers, such as
emergency calamity
assistance, rebates, etc.

6/6
Climate Risk Classification: High

Step 1: Hazard identification

What are the expected hazards in the project intervention area? No, Yes, TBD

River flood Yes


Costal Flood Yes

Urban Flood Yes

Landslide Yes
Cyclone Yes

Water Scarcity (agricultural droughts and/or dry spells) Yes


Extreme Heat Yes

Wildfires Yes
Future climate scenarios foreseen (period 2040-2059) - Change in frequency and intensity No, Yes, TBD
Change in temperature (increase or decrease) Yes

Change in rainfall (increase or decrease) Yes


Climate variability (larger or smaller) Yes
Intensity and frequency of extreme events (larger or smaller) Yes

Is the project expected to have an impact on climate? No, Yes, TBD


Is the project expected to be a significant emitter of greenhouse gases? No
Step 2: Exposure Assessment
Is the project located in exposed areas to weather-related natural hazards? No, Yes, TBD

Low-lying areas (valleys, coastal zones, and small islands) Yes


Very warm areas (subtropical) Yes
Tropical areas (rainforests) Yes
Arid and semi-arid areas (deserts) Yes

Mountains zones and permafrost areas (tundra) No


River banks Yes
Does the project target agricultural systems, ecosystems or livelihoods exposed to weather-related No, Yes, TBD
hazards?
Is crop production frequently affected by rainfall variability, prolonged droughts, changes in temperature or pests Yes
and diseases?

Is livestock productivity frequently affected by rainfall variability, prolonged droughts, changes in temperature or Yes
diseases?

Are fisheries frequently affected by ocean acidification, water salinity and changes in sea surface temperature due Yes
to ocean-atmospheric oscillations or climate change?
Is forest productivity frequently affected by wildfires, diseases, rainfall variability, prolonged droughts, or changes in Yes
temperature?

Is the biodiversity in the project area likely to be affected by changes in climate variables? Yes

Is any stage of the agricultural value chain (production, storage, processing and marketing) exposed to climate Yes
related hazards?
Is any rural infrastructure likely to be affected by flooding, landslides, changes in temperatures, and extreme winds. Yes

Step 3: Sensitivity Assessment

What are key sensitivities for the populations in the project’s areas of intervention? No, Yes, TBD
Is conflict exacerbating the population's sensitivity to weather related hazards? No

Is population displacement being exacerbated by climate change impacts? Yes

1/2
Are diseases (e.g. COVID-19, malaria, cholera) increasing the population´s vulnerability and affecting their capacity Yes
to address potential weather-related hazards?

Is the income of the target population predominately coming from agriculture? Yes
Are social inequalities (e.g. based on gender, youth, indigenous persons and other marginalized groups) being Yes
exacerbated by climate change?

Is the Human Development Index (HDI) equal to or below 0.6? Yes

Is the Multidimensional Poverty Index (MPI) equal to or above 0.1? Yes


Step 4: Adaptive capacity and climate resilience

What are key adaptive capacities in the areas of project intervention? No, Yes, TBD
Is the country well ranked in the Disaster risk reduction progress score? Yes

Are climate and weather information services (real-time weather data, seasonal forecasts etc.) effectively being No
delivered (through radio, TV, SMS, extension services etc.) to farmers, rural dwellers, and end users?

Does the project country have an early action plan (preparedness and emergency response) to mitigate the Yes
impacts of weather-related hazards once the shock occurs?
Does the government or other institutions support the target population/communities with the necessary social and Yes
economic resources to prepare for or respond to climate-related events?

Is the target community carrying out (using their own means) agricultural adaptation? Yes

Does the target population have the economic means or support to adjust or adapt their activities in response to No
weather related shocks?
Do policies/mechanisms exist that make financial credit, loans, and agricultural insurance available? No

Are rural infrastructures effectively delivering services to farmers and rural dwellers? No

2/2
Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 6: Premier plan de travail et budget annuel (PTBA)

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
République de Madagascar

Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)

Annexe 6: Premier programme de travail et budget annuel

12 18
6 mois Cout unitaires 12 mois 6 mois 18 mois
Composantes et activités mois mois
Quantité Montant (US$)
AR 000 US$
Unit 2023 2024 Total 2023 2024 Total
Composante 1
Sous-composante 1.1
A. Mise en place du dispositif d'incubation - AT et formation
1. Formation de l'équipe projet en entrepreneuriat Session 1 - 1 6,999.986 1,711.94 1,712 - 1,712
2. ATI pour la préparation des outils de gestion et la mise en
Mission 1 - 1 73,000.02 17,853.13 17,853 - 17,853
place du processus
3. Diagnostic et adaptation des référentiels disponibles Jours 30 - 30 1,200.016 293.48 8,804 - 8,804
4. Mise au point de nouveaux curricula Jours - 30 30 1,200.016 293.48 - 8,804 8,804
5. Veille innovation Forfait 1 1 2 39,999.983 9,782.53 9,783 9,783 19,565
6. Évaluation et sélection des formateurs et coaches Jours 30 - 30 1,200.016 293.48 8,804 - 8,804
7. Formation/recyclage des formateurs sur les référentiels Session 10 - 10 8,000.013 1,956.51 19,565 - 19,565
8. Formation des dirigeants des CEFAR Session 2 1 3 6,999.986 1,711.94 3,424 1,712 5,136
9. Formation des formateurs et tuteurs en ACI /a Forfait - 1 1 6,999.986 1,711.94 - 1,712 1,712
B. Mise en place du dispositif d'incubation - Construction et
équipement de CEFARs
1. Diagnostic et sélection des CEFARs existants Jours 30 - 30 1,200.016 293.48 8,804 - 8,804
2. Renforcement des CEFARs - équipement Forfait 10 10 20 39,999.983 9,782.53 97,825 97,825 195,651
C. Sensibilisation et identification des jeunes candidats
entrepreneurs
1. Diagnostic initial des EAF1 et des MERs existantes /e Forfait 600 1,400 2,000 199.989 48.91 29,346 68,474 97,820
2. Ateliers de sensibilisation par région Atelier 4 4 8 8,000.013 1,956.51 7,826 7,826 15,652
D. Préincubation et formation métier des jeunes -
1. Formation des jeunes / Préincubation /f Cohorte 120 280 400 1,200.016 293.48 35,218 82,174 117,392
2. Formation métiers /g Cohorte 120 280 400 1,200.016 293.48 35,218 82,174 117,392
E. Formation entrepreneuriat et incubation des MER -
1. Formation en entrepreneuriat (coaching pour élaboration du
Cohort 50 100 150 13,500.019 3,301.61 165,081 330,161 495,242
PA) /h
2. Coaching post-financement /i Forfait MER - 1,000 1,000 2,000.013 489.13 - 489,130 489,130
3. Réseau Entrepreneurs : conseil à distance /j Jours - - - 600.008 146.74 - - -
4. Réseau Entrepreneurs : webinaires /k Webinar - - - 1,799.983 440.21 - - -
5. Réseau Entrepreneurs : événements /l Événements - 20 20 9,999.985 2,445.63 - 48,913 48,913
6. Réseau Entrepreneurs : visites d'échange /m Visite - 20 20 9,999.985 2,445.63 - 48,913 48,913
F. Appui à l'environnement d'entrepreneuriat
1. Appui instituionnel CRFAR /n Forfait - 1 1 39,999.983 9,782.53 - 9,783 9,783
2. Appui instituionnel FARMADA /o Forfait - 1 1 100,000.018 24,456.34 - 24,456 24,456
3. Assistance mise en place SIM Forfait - - - 80,000.006 19,565.07 - - -
A. Appui à l'environnement d'entrepreneuriat - - - -
1. Coût de fonctionnement des CEFAR /p Forfait 20 40 60 47,999.995 11,739.04 234,781 469,562 704,342
Sous-composante 1.2 -
A. Mécanisme de subvention à coûts partagés à travers un
guichet spécifique logé au sein du FDA
1. Financement du parcours d’accélération pour mise à niveau et
MERs - - - 1,500.02 366.85 - - -
extension d’entreprises existantes /a
2. Financement du parcours de création d’entreprises pour les
MERs 500 1,000 1,500 1,500.02 366.85 183,425 366,850 550,275
jeunes issus du processus d’incubation /b
3. Rémunération de l'IFP sur la gestion du fonds à cout partagé
MERs 500 1,000 1,500 1,500.02 366.85 183,425 366,850 550,275
/c
B. Dispositif facilitant l'accès durable de jeunes ruraux aux
-
services financiers
1. Contribution net au FIR - FDA /d Contribution -
2. Contribution au FAI (destiné aux Institutions financières) /e IFPs - 2 2 97,000.018 23,722.65 - 47,445 47,445
3. Gestion - suivi de fonds transferés au FDA-IMFs par le Comité
Forfait - 1 1 80,000.006 19,565.07 - 19,565 19,565
d’Investissement auprès de la CNFI /f
4. Elaboration du système de management environnemental pour
Forfait - 1 1 36,800.28 9,000 - 9,000 9,000
FDA et les IMF /g
C. Convention avec FENU - - - -
1,266,10 1,845,33
Convention Forfait 579,230
2 2
Composante 2
Sous-composante 1.2
Volet Accès à la terre
1. Renforcement des collectivités territoriales décentralisés et l’appui à
Forfait - 1 1 102,223 25,000 - 25,000 25,000
la maitrise d’œuvre communale /a
2. Diagnostic territorial au niveau comunal pour installation de groupe
Commune - 50 50 5,724.488 1,400 - 70,000 70,000
de jeunes
Volet Promotion d'une agriculture climato intelligente
1. Systèmes d’élevages résilients - - - -
a. Formation & accompagnement FEP FEP - 250 250 3,066.69 750 - 187,500 187,500
c. Kit d´application FEP FEP - 250 250 6,133.38 1,500 - 375,000 375,000
d. Collaboration avec la recherche pour l’amélioration de races
Forfait 1 2 3 204,446 50,000 50,000 100,000 150,000
animales
e. Appui à la production d’alimentation adaptée : reboisements
Ha - 50 50 1,226.676 300 - 15,000 15,000
mellifères
f. Appui à la production d’alimentation adaptée : production
Ha - 50 50 2,453.352 600 - 30,000 30,000
fourragère résiliente
g. Développement de dispositifs de santé animale de proximité et
Forfait 0.5 1 2 715,561 175,000 87,500 175,000 262,500
de qualité
2. Développement d’infrastructures durables et adaptées aux
personnes avec handicap
a. Développement des champs écoles paysan CEP - 250 250 2,453.352 600 - 150,000 150,000
e. Reforestation des bassins versants Ha - 1,000 1,000 2,297.973 562 - 562,000 562,000
f. Agroforesterie Ha - 1,000 1,000 2,300.018 562.5 - 562,500 562,500
4. Appuis aux femmes, jeunes et plus vulnérables - - - -
a. Approche progressive d'appuis aux EAFs type 3: Mécanismes
Projet MCV 600 1,200 1,800 1,226.676 300 180,000 360,000 540,000
ciblant les plus vulnérables (MCV)
b. Appui à l'émergence de femmes et jeunes leaders Session - 90 90 4,088.92 1,000 - 90,000 90,000
c. Appui à l'émergence de femmes et jeunes leaders visites
Forfait - 4 4 61,333.8 15,000 - 60,000 60,000
d'échanges et partage d'expériences
d. Autonomisation des EAF par l'utilisation de l'approche GALS:
Session - 440 440 3,066.69 750 - 330,000 330,000
formation et suivi des EAFs
5. Mesures environnementales et renforcement des
- - -
infrastructures AHA face au climat
b. Frais d'évaluation et de suivi de l'Office National pour
Forfait - 0.5 1 60,322.201 14,752.6 - 7,376 7,376
l'Environnement
Volet nutrition
1. Gestion des bases de donnees en nutrition et
- - -
elaboration d'outils de communication
a. Organiser une enquete de reference des indicateurs de base
Enquête 1 - 1 81,778.4 20,000 20,000 - 20,000
nutritionnelle /x
b. Adapter la stratégique de communication en nutrition,
pers/mois 1 - 1 40,889.2 10,000 10,000 - 10,000
hygiène et assainissement /y
c. Adapter les outils de communication pour la santé, nutrition,
pers/mois 3 - 3 32,711.36 8,000 24,000 - 24,000
hygiène et assainissement /z
2. Identification et formation des relais communautaires
Identification
a. Identification des relais communautaires et Agents
Relais - 600 600 39.99 9.78 - 5,868 5,868
communautaires de sante
b. Formation des relais communautaire de nutrition Session - 20 20 4,235.017 1,035.73 - 20,715 20,715
c. Matériels didactiques aux profits des animateurs lot - 30 30 1,635.568 400 - 12,000 12,000
d. Vélos pour les relais communautaires lot - 600 600 300.004 73.37 - 44,022 44,022
e. Incitation des relais communautaires pers/an - 600 600 981.341 240 - 144,000 144,000
3. Promotion des bonnes pratiques de nutrition dans les
- - - -
communautés
a. Education nutritionnelle au sein des ménages par les
pers/an - 400 400 490.67 120 - 48,000 48,000
animatrices communautaires
b. Diffusion radio sur les bonnes pratique de nutrition Session - 30 30 408.892 100 - 3,000 3,000
c. Demonstration culinaire pers/an - 120 120 20.445 5 - 600 600
4. Augmentation de la production d'aliments nutritifs pour la
- - - -
consommation et pour le marche
a. Établir des jardins communautaires Site - 400 400 629.98 154.07 - 61,628 61,628
b. Créer des jardins scolaires Site - 200 200 574.493 140.5 - 28,100 28,100
c. Appui au groupements de femmes pour élevage de volaille Nombre - 400 400 2,044.46 500 - 200,000 200,000
d. Promouvoir la production de cultures à haute valeur
Nombre - 400 400 2,044.46 500 - 200,000 200,000
nutritionnelle
5. Accroissement de la disponibilité des aliments nutritifs sur les
- - - -
marches locaux
a. Promotion de la petite transformation Session - 40 40 799.997 195.65 - 7,826 7,826
b. Promotion des techniques de conservation kit/gpt - 50 50 4,088.92 1,000 - 50,000 50,000
6. Mettre à disposition des femmes des technologies permettant
- - - -
de réduire leur charge de travail
a. Fabrications des foyers améliores Kit - 20,000 20,000 40.889 10 - 200,000 200,000
b. Appui dans des technologies de micro-irrigation Kit - 50 50 4,088.92 1,000 - 50,000 50,000
7. Renforcement de capacites dans les approches de nutrition - - - -
Formation partenaires Session - 2 2 4,235.017 1,035.73 - 2,071 2,071
Assistance technique Forfait - 2 2 20,444.6 5,000 - 10,000 10,000
Sous-composante 2.2
Etudes téchniques et faisabilité socio-économique approfondie
1. Infrastructures de groupage et de stockage Forfait - 40,000 360,000
2. Infrastructures de connectivité ou de désenclavement Forfait - 66,000 432,000
3. Infrastructures d'élévage Forfait - 176,667 883,335
2,033,33
4. Infrastructures pour le conditionnement et transformation Forfait - 300,000
4
5. Mesures environnementales et renforcement des
Forfait - - 500 4,088.92 1,000 - - 500,000
infrastructures face au climat
Composante 3
Appui aux politiques
1. Appui institutionnel aux CA et OPR Forfait - 15 15 20,444.6 5,000 - 75,000 75,000
2. Appui institutionnel aux MAPAE et 18 DRAE Forfait - 1 1 204,446 50,000 - 50,000 50,000
3. Equipment Forfait - 1 1 122,667.6 30,000 - 30,000 30,000
1. Appui à la politique - Assistance technique nationale [Link] - 4 4 16,355.68 4,000 - 16,000 16,000
2. Appui à la politique - Ateliers de formation et de consultation Forfait - 1 1 81,778.4 20,000 - 20,000 20,000
Suivi - évaluation
a. Enquête baseline Nombre 1 - 1 327,113 80,000 80,000 - 80,000
d. Enquête sur l'amélioration de l'autonomisation des
Nombre 1 - 1 163,556 40,000 40,000 - 40,000
bénéficiaires
e. Etudes thématiques ponctuelles Nombre 2 1 3 24,533 6,000 12,000 6,000 18,000
f. Ateliers d'évaluation participative au niveau interrégionale Nombre 5 2 7 8,177 2,000 10,000 4,000 14,000
h. Mission de supervision du FIDA Forfait 1 - 1 40,889 10,000 10,000 - 10,000
i. Mission de suivi du COS Forfait 1 - 1 20,444 5,000 5,000 - 5,000
j. Mission d'appui international Forfait 1 1 2 49,067 12,000 12,000 12,000 24,000
a. Réunions de validation PTBA au niveau national Forfait 1 - 1 12,266 3,000 3,000 - 3,000
b. Réunions de validation PTBA au niveau interrégional Forfait 5 - 5 12,266 3,000 15,000 - 15,000
c. Assistance technique nationale en SE et gestion de
Mpis 1 1 2 16,355 4,000 4,000 4,000 8,000
l'information
d. Renforcements de capacité et formations S&E / GS Forfait 1 - 1 61,333 15,000 15,000 - 15,000
e. Elaboration et mise à jour du manuel de SE Mois 1 - 1 49,067 12,000 12,000 - 12,000
f. Conception du logiciel de gestion de la base de données Mois 1 - 1 61,333.8 15,000 15,000 - 15,000
g. Achat de licence du logiciel SIG et formation en SIG Forfait 1 - 1 61,333.8 15,000 15,000 - 15,000
h. Mission d'appui technique du MINAE Forfait 1 1 2 12,266.76 3,000 3,000 3,000 6,000
i. Contributions au PTBA de la CAPFIDA Forfait 1 1 2 306,669 75,000 75,000 75,000 150,000
j. Suivi en panel des jeunes Forfait 1 1 2 49,067.04 12,000 12,000 12,000 24,000
k. Achat de tablettes pour la collecte de données Nombre - 100 100 2,044.46 500 - 50,000 50,000
Gestion des savoirs
a. Elaboration et mise à jour de stratégie de gestion de savoirs Forfait 1 - 1 20,444.6 5,000 5,000 - 5,000
b. Visites échanges entre les producteurs Forfait 1 1 2 61,333.8 15,000 15,000 15,000 30,000
c. Evènements d'échanges régional/intéregional/ national Forfait 1 1 2 61,333.8 15,000 15,000 15,000 30,000
d. Participation aux ateliers d'échanges et de partage entre
Forfait 1 1 2 61,333.8 15,000 15,000 15,000 30,000
projets FIDA
e. Participation aux ateliers et échanges internationales Forfait 1 - 1 61,333.8 15,000 15,000 - 15,000
f. Elaboration de documents de capitalisations Forfait - - - 16,355.68 4,000 - - -
g. Production et diffusion de success stories sur les jeunes
Forfait - - - 12,266.76 3,000 - - -
bénéficiaires
h. Elaboration et mise à jour de stratégie de pérennisation Forfait 1 - 1 20,444.6 5,000 5,000 - 5,000
Communication and information
a. Elaboration et mise à jour de stratégie de communication/C4D Forfait 1.0 - 1.0 20,444.6 5,000 5,000 - 5,000
b. Achats d'équipements audiovisuels Forfait 1.0 - 1.0 102,223 25,000 25,000 - 25,000
c. Campagnes de sensibilisation et de mobilisation/C4D Forfait 5.0 5.0 10.0 16,355.68 4,000 20,000 20,000 40,000
d. Production, multiplication et diffusion de outils de
Forfait 1.0 1.0 2.0 28,622.44 7,000 7,000 7,000 14,000
communication /C4D
e. Production de cartes de producteurs Nombre - 10,000 10,000 8.178 2 - 20,000 20,000
f. Conception et mise à jour du site-web Forfait 1.0 - 1.0 12,266.76 3,000 3,000 - 3,000
g. Reportages vidéos et émissions radio Forfait 2.0 2.0 4.0 16,355.68 4,000 8,000 8,000 16,000
h. Articles et publications Forfait 1.0 1.0 2.0 20,444.6 5,000 5,000 5,000 10,000
i. Diffusion ds émissions sur TV et radio Forfait 6.0 6.0 12.0 4,088.92 1,000 6,000 6,000 12,000
Equipements et véhicules
a. Véhicule Unité 6.0 - 6.0 163,556.8 40,000 240,000 - 240,000
b. Matériel informatique Forfait 5.0 - 5.0 40,889.2 10,000 50,000 - 50,000
c. Photocopieur grande capacité Nombre 5.0 - 5.0 40,889.2 10,000 50,000 - 50,000
d. Imprimante grande capacité Nombre 5.0 - 5.0 20,444.6 5,000 25,000 - 25,000
e. Imprimante petite capacité Nombre 8.0 - 8.0 4,906.704 1,200 9,600 - 9,600
f. Equipements et mobilier bureau Lot 1.0 - 1.0 143,112.2 35,000 35,000 - 35,000
Gestion du Programme - - - -
a. Mise en place du système de gestion comptable et financière Forfait 1.0 - 1.0 20,444.6 5,000 5,000 - 5,000
b. AT nationale [Link] 1.0 1.0 2.0 40,889.2 10,000 10,000 10,000 20,000
c. Ateliers, réunions, séminaires Forfait 1.0 1.0 2.0 40,889.2 10,000 10,000 10,000 20,000
d. Audit annuel Contrat 1.0 1.0 2.0 36,800.28 9,000 9,000 9,000 18,000
f. Elaboration de la stratégie ciblage, de genre et inclusion sociale Forfait 1.0 - 1.0 32,711.36 8,000 8,000 - 8,000
g. Missions d'échange et de formation Forfait 1.0 1.0 2.0 16,355.68 4,000 4,000 4,000 8,000
h. Formation en genre, ASEG, ciblage, etc.. Forfait 1.0 1.0 2.0 16,355.68 4,000 4,000 4,000 8,000
UFR Salaires et indemnités
a. Chargé de SE et GS [Link] 4.0 2.0 6.0 81,778 20,000 80,000 40,000 120,000
b. Chargé administratif et financier [Link] 4.0 2.0 6.0 53,155 13,000 52,000 26,000 78,000
c. Coodonnateur régional [Link] 4.0 2.0 6.0 53,155 13,000 52,000 26,000 78,000
d. Environnementaliste [Link] 4.0 2.0 6.0 40,889 10,000 40,000 20,000 60,000
e. Chargé de ciblage, genre et inclusion sociale [Link] 4.0 2.0 6.0 40,889.2 10,000 40,000 20,000 60,000
f. Assistant administratif et financier [Link] 12.0 6.0 18.0 36,800.28 9,000 108,000 54,000 162,000
g. Chauffeurs [Link] 8.0 4.0 12.0 20,444.6 5,000 40,000 20,000 60,000
h. Gardiens [Link] 12.0 6.0 18.0 16,355.68 4,000 48,000 24,000 72,000
i. Frais de déplacements [Link] 160.0 80.0 240.0 122.668 30 4,800 2,400 7,200
UCP salaires
a. Coordonnateur national [Link] 1.0 0.5 1.5 98,134.08 24,000 24,000 12,000 36,000
b. Responsible admin et financier [Link] 1.0 0.5 1.5 78,507.264 19,200 19,200 9,600 28,800
c. Assistant technique nationale [Link] 1.0 0.5 1.5 53,155.96 13,000 13,000 6,500 19,500
d. Responsable de passation des marchés [Link] 1.0 0.5 1.5 53,155.96 13,000 13,000 6,500 19,500
e. Responsible SE, GS et Communication [Link] 1.0 0.5 1.5 78,507.264 19,200 19,200 9,600 28,800
f. Assistant SE (responsable de base de données) [Link] 1.0 0.5 1.5 40,889.2 10,000 10,000 5,000 15,000
g. Responsable de communication et gestion de savoirs [Link] 1.0 0.5 1.5 61,333.8 15,000 15,000 7,500 22,500
h. Responsable des infrastructures [Link] 1.0 0.5 1.5 53,155.96 13,000 13,000 6,500 19,500
i. Responsable de l'environement [Link] 1.0 0.5 1.5 53,155.96 13,000 13,000 6,500 19,500
j. Responsable de l'inclusion sociale, genre et nutrition [Link] 1.0 0.5 1.5 53,155.96 13,000 13,000 6,500 19,500
k. Comptable national [Link] 2.0 2.0 4.0 53,155.96 13,000 26,000 26,000 52,000
l. Assistant administratif [Link] 1.0 0.5 1.5 36,800.28 9,000 9,000 4,500 13,500
m. Chauffeurs [Link] 2.0 1.0 3.0 20,444.6 5,000 10,000 5,000 15,000
n. Frais de déplacements [Link] 180.0 90.0 270.0 163.557 40
7,200 3,600 10,800
Fonctionnement UFR
Fonctionnement forfait 4.0 2.0 6.0 41,000
164,000 82,000 246,000
Fonctionnement UCP
Fonctionnement forfait 1.0 0.5 1.5 164,000
164,000 82,000 246,000

Notes.

1. Si les cofinancements (ASAP+, GEF et Fonds d’Adaptation) ne se concrétisent pas, le premier PTBA sera ajusté au démarrage pour intégrer
un phasage des activités pour lesquelles ces cofinancements ont été ciblés. Il en sera de même pour les PTBA subséquents qui seront
également revus en fonction de la disponibilité des cofinancements.
2. Dans le cadre de la sécurisation foncière pour les jeunes, des actions concrètes seront identifiées dès l’atelier de démarrage pour
l’engagement politique avec des budgets dédiés à partir du premier PTBA, des compétences adaptées et un échange régulier de
connaissances et de résultats lors de la mise en œuvre.
Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 7: Plan de passation des marchés sur les 18 premiers mois

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
Annexe 7: Plan de passation des marchés sur les 18 premiers mois

Introduction

Cette annexe doit être lue simultanément avec le DT.8, sur la passation des marchés.
Elle contient une ébauche de plan de passation des marchés (PPM) pour les 18 premiers
mois du projet. Il convient de noter que la planification faite dans cette annexe n’est pas
figée. Elle sera revue, discutée, et éventuellement modifiée au démarrage du projet.
L’objectif de cette ébauche est de faciliter la mise en œuvre effective du projet, et de
doter l’équipe d’un premier outil à retravailler au démarrage.
Proposition concernant la passation des marchés

Lors de la passation des marchés de fournitures, des travaux de génie civil et de services
consultatifs dans le cadre du programme, il conviendrait de respecter les principes
spécifiques suivants :
 Les marchés doivent être passés conformément à l’Accord de Financement (AF, prêt
et don) et à ses avenants ;
 Les marchés doivent être passés durant la période d’exécution du programme sauf –
et en accord avec l’article 4.10 des Conditions générales du FIDA applicables au
financement du développement agricole – pour les activités de démarrage ;
 Le montant des marchés ne doit pas dépasser les crédits ouverts en vertu de l’AF ;
 Les marchés doivent respecter le plan de travail et budget annuel (PTBA) dûment
approuvé par le Comité de Pilotage et le FIDA, y compris le PPM pour les 18 premiers
mois ; et
 Les marchés doivent être passés de façon à optimiser l’emploi des ressources.

Voir le fichier PPM 18 mois qui présente les détails du plan de passation des
marchés.
Prévu de passation des marchés-Sommaire
Pays: Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de
Nom du Projet
Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)
Projet ID: 2000001234

Version 1.0

Date version 10-Aug-22

Préparé par Mamadou Diouldé SOW

Approuvé par
Catégorie
Prévu Réel
dápprovisionnement
Devise USD LCU USD LCU

Biens - - - -

Travaux - - - -

Services de Consultant 1 575 796.94 - - -

Services - Non
794 022.00 - - -
consultants

Dons - - - -

TOTAL 2 369 818.94 - - -

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Prévu de passation des marchés- Biens

Madagascar

Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)

Project ID: 2000001234 USD

Préparé par: Mamadou Diouldé SOW


794 022.00
Montant total
Approuvé par: 0.00

Services-Non 794 022.00


Consultants
0.00

Version 1.0 10-Aug-22 Données de base

PTBA/Composante Services - Non Zone du projet ou Pré ou post Revue préalable ou a Méthode de
№ Description Financement Lot №/Description Prévu vs. Réel Envelopes Montant (USD)
ref consultants entité adjudicatrice qualification posteriori passation

Yes Prévu Post-Qual Post Review NS 1 50 000.00


1 UCP
C2.V N.6.b 01 Achat de 50 kits de micro-irrigation FIDA
Yes Réel -

Recrutement de prestataires pour la


Yes Prévu Post-Qual Prior Review AOI 1 200 000.00
confection de 20.000 foyers 1 UCP
C2.V N.6.a 02 FIDA
améliorés en faveur de la zone
Yes Réel -
d'intervention du projet

Yes Prévu Post-Qual Post Review NS 1 25 000.00


1
C3.C I.b 03 Achats d'équipements audiovisuels FIDA
Yes Réel -

Yes Prévu Post-Qual Prior Review AOI 1 240 000.00


1 UCP
C3.E V.a 04 Achat de six (6) véhicules 4x4 FIDA
Yes Réel -

Yes Lot 1: Ordinateurs Prévu Post-Qual Prior Review AON 1 135 000.00
UCP
Achat d'un lot divisible de matériels Lot 2 : Photocopieurs
C3.E V.b 05 Yes FIDA Prévu
informatiques et de reprographie et imprimantes
Yes Réel -

Yes 1 Prévu Post-Qual Post Review NS 1 35 000.00


UCP
C3.E V.f 06 Achat d'un lot de mobilier de bureau FIDA
Yes Réel -

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Prévu de passation des marchés- Biens

Madagascar

Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)

Project ID: 2000001234 LCU

Préparé par: Mamadou Diouldé SOW


0.00 Prévu
Approuvé par: 0.00 Réel

0.00 Prévu

0.00 Réel

Version 1.0 10-Aug-22 Présélection Procédure d'appel d

Soumission des Soumission du Soumission des


PTBA/Composante Date de non- Date d'invitation à la Date de clôture de la Date de non- Date de non-
№ Description Montant (LCU) Prévu vs. Réel documents de pr'- rapport de pré- documents d'appel
ref objection pré-qualification pré-qualification objection objection
qualification qualification d'offres

Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A 25-Jan-23 N/A


C2.V N.6.b 01 Achat de 50 kits de micro-irrigation
- Réel

Recrutement de prestataires pour la


Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A 15-Jan-22 22-Jan-22
confection de 20.000 foyers
C2.V N.6.a 02
améliorés en faveur de la zone
- Réel
d'intervention du projet

Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A 7-Mar-23 N/A


C3.C I.b 03 Achats d'équipements audiovisuels
- Réel

Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A 25-Jan-23 1-Feb-23


C3.E V.a 04 Achat de six (6) véhicules 4x4
- Réel

Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A 6-Feb-23 13-Feb-23


Achat d'un lot divisible de matériels
C3.E V.b 05
informatiques et de reprographie

- Réel

Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A 13-Feb-23 N/A


C3.E V.f 06 Achat d'un lot de mobilier de bureau
- Réel

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Prévu de passation des marchés- Biens

Madagascar

Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)

Project ID: 2000001234


Préparé par: Mamadou Diouldé SOW

Approuvé par:

Version 1.0 10-Aug-22 Procédure d'appel d'offres Evaluation des offres

Soumission du Soumission des


PTBA/Composante Date d'inivitation à Clôture/ouverture Date de non- Date de non- Emission d'un avis d'atribution de
№ Description rapport technique rapports consolidés Prévu vs. Réel Date d'attribution du contrat
ref soumissioner des offres objection objection marché & standstill
d'évaluation dévaluation

26-Jan-23 9-Feb-23 N/A N/A 16-Feb-23 N/A Prévu N/A 22-Feb-23


C2.V N.6.b 01 Achat de 50 kits de micro-irrigation
Réel

Recrutement de prestataires pour la


24-Jan-22 10-Mar-22 N/A N/A 31-Mar-22 7-Apr-22 Prévu 10-Apr-22 25-Apr-22
confection de 20.000 foyers
C2.V N.6.a 02
améliorés en faveur de la zone
Réel
d'intervention du projet

8-Mar-23 22-Mar-23 N/A N/A 29-Mar-23 N/A Prévu N/A 4-Apr-23


C3.C I.b 03 Achats d'équipements audiovisuels
Réel

3-Feb-23 20-Mar-23 N/A N/A 10-Apr-23 17-Apr-23 Prévu 20-Apr-23 5-May-23


C3.E V.a 04 Achat de six (6) véhicules 4x4
Réel

15-Feb-23 17-Mar-23 N/A N/A 31-Mar-23 7-Apr-23 Prévu 10-Apr-23 25-Apr-23


Achat d'un lot divisible de matériels
C3.E V.b 05
informatiques et de reprographie

Réel

14-Feb-23 28-Feb-23 N/A N/A 7-Mar-23 N/A Prévu N/A 13-Mar-23


C3.E V.f 06 Achat d'un lot de mobilier de bureau
Réel

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Méthode de
passation des
Prévu de passation des marchés- Biens
marchés
NS: Demande de
Madagascar prix national
IS: Demande de prix
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Rurauxinternational
(PROGRES)
AON: Appel d'offres
Project ID: 2000001234 national
Préparé par: Mamadou Diouldé SOW AOI: Appel d'offres
international
Approuvé par: LIB: Appel d'offres
internatonal

Version 1.0 10-Aug-22 Attribution du contrat et signature

PTBA/Composante Sumission d'un projet Date de non- Date de signature du


№ Description
ref de Contrat objection contrat

27-Feb-23 N/A 3-Mar-23


C2.V N.6.b 01 Achat de 50 kits de micro-irrigation

Recrutement de prestataires pour la


30-Apr-22 7-May-22 11-May-22
confection de 20.000 foyers
C2.V N.6.a 02
améliorés en faveur de la zone
d'intervention du projet

9-Apr-23 N/A 13-Apr-23


C3.C I.b 03 Achats d'équipements audiovisuels

10-May-23 17-May-23 21-May-23


C3.E V.a 04 Achat de six (6) véhicules 4x4

30-Apr-23 7-May-23 11-May-23


Achat d'un lot divisible de matériels
C3.E V.b 05
informatiques et de reprographie

18-Mar-23 N/A 22-Mar-23


C3.E V.f 06 Achat d'un lot de mobilier de bureau

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Prévu de passation des marchés- Travaux
Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)
Project ID: 2000001234 USD LCU

Préparé par: Mamadou Diouldé SOW


Montant 0.00 0.00 Prévu

Approuvé par: total


0.00 0.00 Réel

Services-Non 0.00 0.00 Prévu


Consultants
0.00 0.00 Réel

Version 1.0 10-Aug-22 Données de base Présélection

Soumission des Soumission des Soumission des


PTBA/Composante Services - Zone du projet ou Pré ou post Revue préalable ou a Date invitation à la Date de clôture pré- Date de non-
№ Description Financement Lot №/Description Prévu vs. Réel Méthode de passation Envelopes Montant (USD) Montant (LCU) Prévu vs. Réel documents de pr'- Date de non-objection rapports de pré- documents d'appel
ref Non consultants entité adjudicatrice qualification posteriori pré-qualification qualification objection
qualification qualification d'offres

Prévu Prévu 15-Jan-24

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

Prévu Prévu

Réel - - Réel

IFAD-PP-Template-VersionJan2020 Page 1 of 2 Printed on: 12/08/2022


Méthode de
passation des
Prévu de passation des marchés- Travaux marchés
NS: Demande de
Madagascar prix national
IS: Demande de prix
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES) international
AON: Appel d'offres
Project ID: 2000001234 national
Préparé par: Mamadou Diouldé SOW AOI: Appel d'offres
international
Approuvé par: LIB: Appel d'offres
internatonal restreint

Version 1.0 10-Aug-22 Procédure d'appel d'offres Evaluation des offres Attribution des contrats et signature

Soumission du Soumission des Emission d'un avis


PTBA/Composante Date de non- Date d'invitation à Clôture/ouverture des Date de non- Date de non- Date d'attribution du Sumission d'un projet Date de non- Date de signature du
№ Description rapport technique rapports consolidés Prévu vs. Réel d'atribution de
ref objection soumissionner offres objection objection contrat de Contrat objection contrat
d'évaluation d'évaluation marché & standstill

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

Prévu

Réel

IFAD-PP-Template-VersionJan2020 Page 2 of 2 Printed on: 12/08/2022


Procurement Prévu - Services Consultants
Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)
Project ID: 2000001234 USD LCU

Préparé par: Mamadou Diouldé SOW 1 575 796.94 0.00 Prévu


Total
Approuvé par: Amount Réel
0.00 0.00

Services-Non 0.00 0.00 Prévu


Consultants:
0.00 0.00 Réel

0.00 0.00 Prévu


Dons:
0.00 0.00 Réel

Version 1.0 10-Aug-22 Données de base EOI Procedure de Présélection

Méthode de Soumission du
AWPB/Compone Services - Zone du projet ou Présélection Revue préalable Soumission de date de non- REOI Date du EOI Délai de Date de non-
nt Ref
№ Description* Don Financement Prévu vs. Réel passation des Montant (USD) Montant (LCU) Prévu vs. Réel rapport de
Non consultants entité adjudicatrice (oui/non) ou postérieure REOI objection lancement soumission objection
marchés présélection

Recrutement d'une Assistance UCP Prévu Yes Post Review QCI 17 853.00 Prévu 8-May-23 N/A 10-May-23 31-May-23 14-Jun-23 N/A
Technique Internationale pour la
C1.1.A.2 01 FIDA
préparation des outils de gestion et la
mise en place du dispositif d'incubation Réel - - Réel

Recrutement d'un professionnel de


UCP Prévu Yes Post Review QCI 1 711.94 Prévu 4-Mar-24 N/A 6-Mar-24 27-Mar-24 10-Apr-24 N/A
formation en ACI pour la formation des
C1.1.A.9 02 FIDA
formateurs des centres d'incubation et
Réel - - Réel
tuteurs

Recrutement d'un expert pour


UCP Prévu Yes Post Review QCI 9 000.00 Prévu 3-Feb-23 N/A 5-Feb-23 26-Feb-23 12-Mar-23 N/A
l'élaboration du système de
C1.2.B.4 03 FIDA
management environnemental pour
Réel - - Réel
FDA et les IMF

UCP Prévu Yes Prior Review SED 562 000.00 Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A
Convention avec les DREDD pour la
[Link].2.e/f 04 FIDA
reforestation et agroforesterie
Réel - - Réel

UCP Prévu Yes Post Review QCI 19 565.00 Prévu 23-Jun-23 N/A 25-Jun-23 16-Jul-23 30-Jul-23 N/A
Sélection d'un consultant pour
C1.1.F.3 05 FIDA
l'assistance à la mise en place SIM
Réel - - Réel

Selection d'un cabinet/bureau pour UCP Prévu Yes Post Review QC 20 000.00 Prévu 5-Apr-23 N/A 7-Apr-23 28-Apr-23 12-May-23 N/A
[Link].1.a 06 réaliser une enquete de reference des FIDA
indicateurs de base nutritionnelle Réel - - Réel

Recrutement d'un expert pour adapter UCP Prévu Yes Post Review QCI 10 000.00 Prévu 14-Jun-23 N/A 16-Jun-23 7-Jul-23 21-Jul-23 N/A
[Link].1.b 07 la stratégie de communication en FIDA
nutrition, hygiène et assainissement Réel - - Réel

Sélection d'un prestataire chargé UCP Prévu Yes Post Review QCI 24 000.00 Prévu 6-Oct-23 N/A 8-Oct-23 29-Oct-23 12-Nov-23 N/A
d'adapter les outils de communication
[Link].1.c 08 FIDA
pour la santé, nutrition, hygiène et
Réel - - Réel
assainissement

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Version 1.0 10-Aug-22 Données de base EOI Procedure de Présélection

Méthode de Soumission du
AWPB/Compone Services - Zone du projet ou Présélection Revue préalable Soumission de date de non- REOI Date du EOI Délai de Date de non-
nt Ref
№ Description* Don Financement Prévu vs. Réel passation des Montant (USD) Montant (LCU) Prévu vs. Réel rapport de
Non consultants entité adjudicatrice (oui/non) ou postérieure REOI objection lancement soumission objection
marchés présélection

Selection d'un cabinet/bureau pour UCP Prévu Yes Post Review QC 40 000.00 Prévu 8-Jan-24 N/A 10-Jan-24 31-Jan-24 14-Feb-24 N/A
réaliser les études techniques et de
[Link]-EA.1 09 FIDA
faisabilité des Infrastructures de
Réel - - Réel
groupage et de stockage

Recrutement d'un cabinet/bureau pour UCP Prévu Yes Prior Review SFQC 66 000.00 Prévu 12-Jan-24 19-Jan-24 21-Jan-24 4-Feb-24 18-Feb-24 25-Feb-24
réaliser les études techniques et de
[Link]-EA.2 10 FIDA
faisabilité des Infrastructures de
Réel - - Réel
connectivité ou de désenclavement

Recrutement d'un cabinet/bureau pour UCP Prévu Yes Prior Review SFQC 176 667.00 Prévu 3-Jan-24 10-Jan-24 12-Jan-24 26-Jan-24 9-Feb-24 16-Feb-24
[Link]-EA.3 11 réaliser les études techniques et de FIDA
faisabilité des Infrastructures d'élévage Réel - - Réel

Sélection d'un cabinet/bureau pour la UCP Prévu Yes Post Review SFQC 300 000.00 Prévu 9-Jan-24 N/A 11-Jan-24 25-Jan-24 8-Feb-24 N/A
réalisation des études techniques et de
[Link]-EA.4 12 FIDA
faisabilité des infrastructures pour le
Réel - - Réel
conditionnement et transformation

UCP Prévu Yes Post Review SFQC 80 000.00 Prévu 13-Mar-23 N/A 15-Mar-23 29-Mar-23 12-Apr-23 N/A
Sélection d'un cabinet/bureau pour
[Link].a 13 FIDA
réaliser l'enquête de base du Projet
Réel - - Réel

Recrutemebt d'un cabinet/bureau pour UCP Prévu Yes Post Review QC 40 000.00 Prévu 24-May-23 N/A 26-May-23 16-Jun-23 30-Jun-23 N/A
[Link].d 14 réaliser une enquête sur l'amélioration FIDA
de l'autonomisation des bénéficiaires Réel - - Réel

Recrutement d'une Assistance UCP Prévu Yes Post Review QCI 12 000.00 Prévu 7-Mar-23 N/A 9-Mar-23 30-Mar-23 13-Apr-23 N/A
[Link].7. At 15 Technique Internationale pour appuyer FIDA
le projet en suivi évaluation Réel - - Réel

Sélection d'un consultant pour la UCP Prévu Yes Post Review QCI 150 000.00 Prévu 24-Jul-23 N/A 26-Jul-23 16-Aug-23 30-Aug-23 N/A
[Link].f 16 Conception du logiciel de gestion de la FIDA
base de données Réel - - Réel

Recrutement d'un prestatire pour UCP Prévu Yes Post Review SMC 15 000.00 Prévu 20-Jul-23 N/A 22-Jul-23 12-Aug-23 26-Aug-23 N/A
[Link].g 17 l'acquisition de licence du logiciel SIG et FIDA
formation des utilisateurs Réel - - Réel

Sélection de consultant pour UCP Prévu Yes Post Review QCI 5 000.00 Prévu 11-Aug-23 N/A 13-Aug-23 3-Sep-23 17-Sep-23 N/A
[Link].a 18 l'élaboration d'une stratégie de FIDA
communication Réel - - Réel

UCP Prévu Yes Post Review QCI 3 000.00 Prévu 19-Jul-23 N/A 21-Jul-23 11-Aug-23 25-Aug-23 N/A
Séléection d'un expert pour la
[Link].f 19 FIDA
conception et la mise à jour du site-web
Réel - - Réel

Contractualisation avec la Société UCP Prévu No Prior Review SED 5 000.00 Prévu N/A N/A N/A N/A N/A N/A
SOFTWELL pour l'acquisition de
[Link].a 20 FIDA
TOM2PRO, le paramètrage et la
Réel - - Réel
formation des utilisateurs

Recrutement d'une Assistance UCP Prévu Yes Post Review QCI 10 000.00 Prévu 12-Jan-23 N/A 14-Jan-23 4-Feb-23 18-Feb-23 N/A
technique internationale pour la mise
[Link].j 21 FIDA
en place du système de gestion
Réel - - Réel
financière et appui l'UCP

Recrutement d'un cabinet pour réaliser UCP Prévu Yes Post Review SMC 9 000.00 Prévu 25-Sep-23 N/A 27-Sep-23 18-Oct-23 1-Nov-23 N/A
[Link].d 22 l'audit des comptes du projet (exercice FIDA
2023) Réel - - Réel

IFAD-PP-Template-VersionJan2020 Page 2 of 4 Printed on: 12/08/2022


Méthodes de sélection
Procurement Prévu - Services Consultants SFQC: Sélection fondée sur la qualité et le coût
SFQ: Sélection fondée sur la qualité
Madagascar QC: Sélection fondeée sur les qualifications des consultants (La
présélection est requise)
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES) SMC: Sélection au moindre coût
SCBD Sélection dans le cadre d'un budget déterminé
Project ID: 2000001234 QCI: Sélection fondée sur consultants individuels (La présélection est
requise)
Préparé par: Mamadou Diouldé SOW SED: Sélection par entente direct
Sélection (Conception/MIP): Sélection par entente directe établi dans le
Approuvé par: manuel de conception ou d’implémentation du projet.

Version 1.0 10-Aug-22 Procédure de proposition Evaluation Attribution des contrats et signature
Emission d'un avis
Délai de Sumission d'un
AWPB/Compone Soumission de Date de non- RFP/RCQ Date du Soumission du Date de non- Submission of Date de non- Prévu vs. d'atribution de Date d'attribution Negociations Date de non- Date de signature
nt Ref
№ Description* soumission de la projet de contrat Contrat No Nom du vendeur/ID Montant (USD)
RFP/RCQ objection lancement TER objection CER objection Réel marché & du contrat finalisées objection du contrat
proposition et MoN
standstill
Recrutement d'une Assistance 18-Jun-23 N/A 20-Jun-23 11-Jul-23 N/A N/A 25-Jul-23 N/A N/A 31-Jul-23 14-Aug-23 19-Aug-23 N/A 23-Aug-23 17 853.00
Technique Internationale pour la Prévu
C1.1.A.2 01
préparation des outils de gestion et la
mise en place du dispositif d'incubation
Réel

Recrutement d'un professionnel de


14-Apr-24 N/A 16-Apr-24 7-May-24 N/A N/A 21-May-24 N/A N/A 27-May-24 10-Jun-24 15-Jun-24 N/A 19-Jun-24 1 711.94
formation en ACI pour la formation des Prévu
C1.1.A.9 02
formateurs des centres d'incubation et
tuteurs Réel

Recrutement d'un expert pour


16-Mar-23 N/A 18-Mar-23 8-Apr-23 N/A N/A 22-Apr-23 N/A N/A 28-Apr-23 12-May-23 17-May-23 N/A 21-May-23 9 000.00
l'élaboration du système de Prévu
C1.2.B.4 03
management environnemental pour
FDA et les IMF Réel

31-Aug-23 7-Sep-23 9-Sep-23 9-Oct-23 N/A N/A 23-Oct-23 30-Oct-23 N/A 5-Nov-23 26-Nov-23 1-Dec-23 8-Dec-23 12-Dec-23 562 000.00
Convention avec les DREDD pour la Prévu
[Link].2.e/f 04
reforestation et agroforesterie
Réel

3-Aug-23 N/A 5-Aug-23 26-Aug-23 N/A N/A 9-Sep-23 N/A N/A 15-Sep-23 29-Sep-23 4-Oct-23 N/A 8-Oct-23 19 565.00
Sélection d'un consultant pour Prévu
C1.1.F.3 05
l'assistance à la mise en place SIM
Réel

Selection d'un cabinet/bureau pour 16-May-23 N/A 18-May-23 8-Jun-23 N/A N/A 22-Jun-23 N/A N/A 28-Jun-23 12-Jul-23 17-Jul-23 N/A 21-Jul-23 20 000.00
Prévu
[Link].1.a 06 réaliser une enquete de reference des
indicateurs de base nutritionnelle
Réel

Recrutement d'un expert pour adapter 25-Jul-23 N/A 27-Jul-23 17-Aug-23 N/A N/A 31-Aug-23 N/A N/A 6-Sep-23 20-Sep-23 25-Sep-23 N/A 29-Sep-23 10 000.00
Prévu
[Link].1.b 07 la stratégie de communication en
nutrition, hygiène et assainissement
Réel

Sélection d'un prestataire chargé 16-Nov-23 N/A 18-Nov-23 9-Dec-23 N/A N/A 23-Dec-23 N/A N/A 29-Dec-23 12-Jan-24 17-Jan-24 N/A 21-Jan-24 24 000.00
d'adapter les outils de communication Prévu
[Link].1.c 08
pour la santé, nutrition, hygiène et
assainissement Réel

IFAD-PP-Template-VersionJan2020 Page 3 of 4 Printed on: 12/08/2022


Version 1.0 10-Aug-22 Procédure de proposition Evaluation Attribution des contrats et signature
Emission d'un avis
Délai de Sumission d'un
AWPB/Compone Soumission de Date de non- RFP/RCQ Date du Soumission du Date de non- Submission of Date de non- Prévu vs. d'atribution de Date d'attribution Negociations Date de non- Date de signature
nt Ref
№ Description* soumission de la projet de contrat Contrat No Nom du vendeur/ID Montant (USD)
RFP/RCQ objection lancement TER objection CER objection Réel marché & du contrat finalisées objection du contrat
proposition et MoN
standstill

Selection d'un cabinet/bureau pour 18-Feb-24 N/A 20-Feb-24 12-Mar-24 N/A N/A 26-Mar-24 N/A N/A 1-Apr-24 15-Apr-24 20-Apr-24 N/A 24-Apr-24 40 000.00
Prévu
réaliser les études techniques et de
[Link]-EA.1 09
faisabilité des Infrastructures de
groupage et de stockage
Réel

Recrutement d'un cabinet/bureau pour 29-Feb-24 7-Mar-24 9-Mar-24 23-Apr-24 7-May-24 14-May-24 28-May-24 4-Jun-24 7-Jun-24 22-Jun-24 7-Jul-24 12-Jul-24 19-Jul-24 23-Jul-24 66 000.00
Prévu
réaliser les études techniques et de
[Link]-EA.2 10
faisabilité des Infrastructures de
connectivité ou de désenclavement
Réel

Recrutement d'un cabinet/bureau pour 20-Feb-24 27-Feb-24 29-Feb-24 14-Apr-24 28-Apr-24 5-May-24 19-May-24 26-May-24 29-May-24 13-Jun-24 28-Jun-24 3-Jul-24 10-Jul-24 14-Jul-24 176 667.00
Prévu
[Link]-EA.3 11 réaliser les études techniques et de
faisabilité des Infrastructures d'élévage
Réel

Sélection d'un cabinet/bureau pour la 12-Feb-24 N/A 14-Feb-24 30-Mar-24 13-Apr-24 N/A 27-Apr-24 N/A 30-Apr-24 15-May-24 30-May-24 4-Jun-24 N/A 8-Jun-24 300 000.00
Prévu
réalisation des études techniques et de
[Link]-EA.4 12
faisabilité des infrastructures pour le
conditionnement et transformation
Réel

16-Apr-23 N/A 18-Apr-23 2-Jun-23 16-Jun-23 N/A 30-Jun-23 N/A 3-Jul-23 18-Jul-23 2-Aug-23 7-Aug-23 N/A 11-Aug-23 80 000.00
Sélection d'un cabinet/bureau pour Prévu
[Link].a 13
réaliser l'enquête de base du Projet
Réel

Recrutemebt d'un cabinet/bureau pour 4-Jul-23 N/A 6-Jul-23 27-Jul-23 N/A N/A 10-Aug-23 N/A N/A 16-Aug-23 30-Aug-23 4-Sep-23 N/A 8-Sep-23 40 000.00
Prévu
[Link].d 14 réaliser une enquête sur l'amélioration
de l'autonomisation des bénéficiaires
Réel

Recrutement d'une Assistance 17-Apr-23 N/A 19-Apr-23 10-May-23 N/A N/A 24-May-23 N/A N/A 30-May-23 13-Jun-23 18-Jun-23 N/A 22-Jun-23 12 000.00
Prévu
[Link].7. At 15 Technique Internationale pour appuyer
le projet en suivi évaluation
Réel

Sélection d'un consultant pour la 3-Sep-23 N/A 5-Sep-23 26-Sep-23 N/A N/A 10-Oct-23 N/A N/A 16-Oct-23 30-Oct-23 4-Nov-23 N/A 8-Nov-23 150 000.00
Prévu
[Link].f 16 Conception du logiciel de gestion de la
base de données
Réel

Recrutement d'un prestatire pour 30-Aug-23 N/A 1-Sep-23 16-Oct-23 30-Oct-23 N/A 13-Nov-23 N/A 16-Nov-23 1-Dec-23 16-Dec-23 21-Dec-23 N/A 25-Dec-23 15 000.00
Prévu
[Link].g 17 l'acquisition de licence du logiciel SIG et
formation des utilisateurs
Réel

Sélection de consultant pour 21-Sep-23 N/A 23-Sep-23 14-Oct-23 N/A N/A 28-Oct-23 N/A N/A 3-Nov-23 17-Nov-23 22-Nov-23 N/A 26-Nov-23 5 000.00
Prévu
[Link].a 18 l'élaboration d'une stratégie de
communication
Réel

29-Aug-23 N/A 31-Aug-23 21-Sep-23 N/A N/A 5-Oct-23 N/A N/A 11-Oct-23 25-Oct-23 30-Oct-23 N/A 3-Nov-23 3 000.00
Séléection d'un expert pour la Prévu
[Link].f 19
conception et la mise à jour du site-web
Réel

Contractualisation avec la Société 9-Jan-23 16-Jan-23 18-Jan-23 17-Feb-23 N/A N/A 3-Mar-23 10-Mar-23 N/A 16-Mar-23 6-Apr-23 11-Apr-23 18-Apr-23 22-Apr-23 5 000.00
SOFTWELL pour l'acquisition de Prévu
[Link].a 20
TOM2PRO, le paramètrage et la
formation des utilisateurs Réel

Recrutement d'une Assistance 22-Feb-23 N/A 24-Feb-23 17-Mar-23 N/A N/A 31-Mar-23 N/A N/A 6-Apr-23 20-Apr-23 25-Apr-23 N/A 29-Apr-23 10 000.00
technique internationale pour la mise Prévu
[Link].j 21
en place du système de gestion
financière et appui l'UCP Réel

Recrutement d'un cabinet pour réaliser 5-Nov-23 N/A 7-Nov-23 22-Dec-23 5-Jan-24 N/A 19-Jan-24 N/A 22-Jan-24 6-Feb-24 21-Feb-24 26-Feb-24 N/A 1-Mar-24 9 000.00
Prévu
[Link].d 22 l'audit des comptes du projet (exercice
2023)
Réel

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Biens & Travaux

Soumission du rapport de pré-


Méthode de passation Soumission des documents de pré-qualification Date de non-objection Date d'invitation à la pré-qualification Date de clôture de la pré-qualification Date de non- objection Soumission des documents d'appel d'offres Date de non- objection
qualification

Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx

Enveloppe unique
RFQ/Shopping (NS/IS) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 3 N/A-Start Date 7 10 7
AON (no PreQual) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A-Start Date 7 10 7
AOI (no PreQual) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A-Start Date 7 10 7
LIB (no PreQual) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A-Start Date 7 10 7
AON (with PreQual) 1 4 N/A-Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 30 14 21 14 7 10 7 1 14 10 7 10 7
AOI (with PreQual) 1 4 N/A-Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 30 14 21 14 7 10 7 1 14 10 7 10 7
LIB (with PreQual) 1 4 N/A-Start Date 5 10 7 1 3 2 14 30 30 14 21 14 7 10 7 1 14 10 7 10 7
ED (Entente directe)/
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 3 N/A-Start Date 7 10 7
Travaux en régie
Deux enveloppes
AON (no PreQual) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A-Start Date 7 10 7
AOI (no PreQual) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A-Start Date 7 10 7
LIB (no PreQual) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A-Start Date 7 10 7
AON (with PreQual) 1 4 N/A-Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 30 14 21 14 7 10 7 1 14 10 7 10 7
AOI (with PreQual) 1 4 N/A-Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 30 14 21 14 7 10 7 1 14 10 7 10 7
LIB (with PreQual) 1 4 N/A-Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 30 14 21 14 7 10 7 1 14 10 7 10 7

Services
Date de non- objection
Méthode de sélection Soumission de REOI Date de non- objection REOI Date de lancement Délais de soumission d'EOI Soumission du rapport de présélection Date de non- objection Soumission de RFP/RCQ

Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx

SFQC (w/Liste restreinte) 1 4 N/A- Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 14 14 21 14 7 10 7 1 7 4 7 10 7


SCBD (w/Liste restreinte) 1 4 N/A- Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 21 14 21 14 7 10 7 1 7 4 7 10 7
SMC (w/Liste restreinte) 1 4 N/A- Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 21 14 21 14 7 10 7 1 7 4 7 10 7
SFQ (w/Liste restreinte) 1 4 N/A- Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 21 14 21 14 7 10 7 1 7 4 7 10 7
QC (w/Liste restreinte) 1 4 N/A- Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 21 14 21 14 7 10 7 1 5 4 7 10 7
QCI (w/Liste restreinte) 1 4 N/A- Start Date 7 10 7 1 3 2 14 30 21 14 21 14 7 10 7 1 5 4 7 10 7
SFQC (noListe restreinte) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A- Start Date 7 10 7
SCBD (noListe restreinte) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 5 N/A- Start Date 7 10 7
SMC (noListe restreinte) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A- Start Date 7 10 7
SFQ (noListe restreinte) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A- Start Date 7 10 7
SED/
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 7 N/A- Start Date 7 10 7
Sélection (Conception/MIP)

NOTE
1. Certaines méthodes de passation des marchés pour des procédures de faible valeur peuvent exiger des non-objections fondées sur une revue préalable des seuils. Quand ils ne sont pas nécessaires, le nombre de jour doit être zéro.
2. RFP: demande de propositions. Document standard de passation des marchés pour les services
3. Demand de prix RCQ: demande des qualifications des consultants : Document de passation des marchés utilisés pour QC et SMC. Le RFP est utilisé pour toutes les autres méthodes de passation des marchés.
4. Les méthodes relatives aux services de consultants et Biens/services pourraient aussi être utilisées pour des services autres que les services de consultants
5. Tous les jours sont des jours calendaires

1
Biens & Travaux

Soumission d'un rapport combiné


Emission d'un avis de Atribution de
Méthode de passation Date d'invitation à soumissionner Clôture/ouverture des offres Clôture Date de non- objection d'évaluation/ rapport d 'évaluation des offres Date de non- objection Date d'attribution du contrat
marché & standstill

Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx

Enveloppe unique
RFQ/Shopping (NS/IS) 1 3 1 5 21 14 0 0 0 0 0 0 1 7 7 7 10 7 0 0 0 4 - 6
AON (no PreQual) 1 3 2 30 45 30 0 0 0 0 0 0 3 21 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
AOI (no PreQual) 1 3 2 45 70 45 0 0 0 0 0 0 3 21 21 7 10 7 1 3 3 14 - 15
LIB (no PreQual) 1 3 2 45 70 45 0 0 0 0 0 0 3 21 21 7 10 7 1 3 3 14 - 15
AON (with PreQual) 1 3 2 30 45 30 0 0 0 0 0 0 7 21 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
AOI (with PreQual) 1 3 2 45 70 45 0 0 0 0 0 0 7 21 21 7 10 7 1 3 3 14 - 15
LIB (with PreQual) 1 3 2 45 70 45 0 0 0 0 0 0 7 21 21 7 10 7 1 3 3 14 - 15
ED (Entente directe)/
1 3 1 7 30 14 0 0 0 0 0 0 3 21 7 7 10 7 0 0 0 4 - 6
Travaux en régie
Deux enveloppes
AON (no PreQual) 1 3 2 30 45 30 3 21 3 7 10 7 3 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
AOI (no PreQual) 1 3 2 45 70 45 3 21 21 7 10 7 3 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
LIB (no PreQual) 1 3 2 45 70 45 3 21 21 7 10 7 3 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
AON (with PreQual) 1 3 2 30 45 30 7 21 14 7 10 7 3 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
AOI (with PreQual) 1 2 2 45 70 45 7 21 21 7 10 7 3 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
LIB (with PreQual) 1 2 2 45 70 45 7 21 21 7 10 7 3 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15

Services
Emission d'un avis de Atribution de
Méthode de sélection RFP/RCQ Date de lancement Délais pour la Soumission de proposition Soumission de TER Date de non- objection Soumission def CER Date de non- objection Date d'attribution du contrat
marché & standstill

Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx

SFQC (w/Liste restreinte) 1 3 2 45 60 45 14 21 14 7 10 7 7 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15


SCBD (w/Liste restreinte) 1 3 2 45 60 45 14 21 14 7 10 7 7 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
SMC (w/Liste restreinte) 1 3 2 45 60 45 14 21 14 7 10 7 7 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
SFQ (w/Liste restreinte) 1 3 2 21 60 45 14 21 14 7 10 7 0 0 0 0 0 0 1 3 3 14 - 15
QC (w/Liste restreinte) 1 3 2 14 30 21 0 0 0 0 0 0 14 21 14 7 10 7 0 0 0 4 - 6
QCI (w/Liste restreinte) 1 3 2 14 30 21 0 0 0 0 0 0 14 21 14 7 10 7 0 0 0 4 - 6
SFQC (noListe restreinte) 1 3 2 45 60 45 14 21 14 7 10 7 7 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
SCBD (noListe restreinte) 1 3 2 14 30 21 7 21 14 7 10 7 7 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
SMC (noListe restreinte) 1 3 2 21 30 25 7 21 14 7 10 7 7 14 14 7 10 7 1 3 3 14 - 15
SFQ (noListe restreinte) 1 3 2 21 60 45 14 21 14 7 10 7 0 0 0 0 0 0 1 3 3 14 - 15
SED/
1 3 2 7 30 30 0 0 0 0 0 0 7 21 14 7 10 7 0 0 0 4 - 6
Sélection (Conception/MIP)

2
Biens & Travaux

Méthode de passation Sumission d'un projet de Contrat Date de non- objection Date de signature du contrat TOTAL

Approx
Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx
Months/Days
Enveloppe unique
RFQ/Shopping (NS/IS) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 40 78 58 1m 27d
AON (no PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 78 123 94 3m 3d
AOI (no PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 93 148 116 3m 25d
LIB (no PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 93 148 116 3m 25d
AON (with PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 126 208 164 5m 12d
AOI (with PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 141 233 186 6m 4d
LIB (with PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 139 233 186 6m 4d
ED (Entente directe)/
3 7 5 7 10 7 4 7 4 44 101 58 1m 27d
Travaux en régie
Deux enveloppes
AON (no PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 88 147 104 3m 13d
AOI (no PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 103 172 137 4m 16d
LIB (no PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 103 172 137 4m 16d
AON (with PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 136 232 185 6m 3d
AOI (with PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 151 256 207 6m 25d
LIB (with PreQual) 3 7 5 7 10 7 4 7 4 151 256 207 6m 25d

Services

Méthode de sélection Négociations achevées Sumission d'un projet de Contrat et MoN Date de non-objection Date de signature du contrat TOTAL

Approx
Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx Min Max Approx
Months/
SFQC (w/Liste restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 172 268 193 6m 11d
SCBD (w/Liste restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 172 268 200 6m 18d
SMC (w/Liste restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 172 268 200 6m 18d
SFQ (w/Liste restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 134 244 179 5m 27d
QC (w/Liste restreinte) 7 14 14 3 7 5 7 10 7 4 7 4 113 195 142 4m 21d
QCI (w/Liste restreinte) 7 14 14 3 7 5 7 10 7 4 7 4 113 195 142 4m 21d
SFQC (noListe restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 128 190 145 4m 24d
SCBD (noListe restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 90 158 121 3m 30d
SMC (noListe restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 97 160 125 4m 4d
SFQ (noListe restreinte) 10 28 15 3 7 5 7 10 7 4 7 4 90 166 124 4m 3d
SED/
7 21 21 3 7 5 7 10 7 4 7 4 55 126 103 3m 12d
Sélection (Conception/MIP)

3
Madagascar

Programme to Strengthen Sustainable Entrepreneurship and Support Economic


Integration of Rural Youth (PROGRES)

Rapport de conception

Annexe 8: Manuel d’exécution du projet (MEP)

Dates de mission: 06-25 June 2022


Date du document: 28/10/2022
Identifiant du projet 2000003989
Numéro du rapport: 6194-MG

Afrique orientale et australe


Département de la gestion des programmes
République de Madagascar

Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion


Economique des Jeunes Ruraux (PROGRES)
Document de conception du Programme
Annexe 8 : Manuel de mise en œuvre

19 Juillet 2022
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Contents
Carte de la zone du programme .......................................................................................................................... iv
Sigles et acronymes .............................................................................................................................................. v
Préambule ............................................................................................................................................................7
I. Ciblage ..............................................................................................................................................................9
A. Zone d’intervention. .....................................................................................................................................9
B. Groupe cible et parties prenantes ............................................................................................................. 12
C. Stratégie de ciblage ................................................................................................................................... 26
D. Stratégie genre et inclusion sociale ........................................................................................................... 28
E. Stratégie jeunes ......................................................................................................................................... 31
F. Mesures d’accompagnement pour soutenir les stratégies ....................................................................... 32
II. Composante 1 : Développement durable de l’entrepreneuriat inclusif des jeunes ruraux .......................... 42
A. Sous-composante 1.1: Promotion des entreprises rurales pour les jeunes .............................................. 42
B. Sous-composante 1.2 : Appui au développement d’entreprises rurales viables et résilientes ................ 52
III. Composante 2 : Développement de systèmes alimentaires pro-pauvres ................................................ 62
A. Sous-composante 2.1 : Promotion d’une production agricole durable .................................................... 62
B. Sous-composante 2.2 : Développement d’infrastructures pour un accès résilient aux marchés ............. 71
IV. Composante 3 : Renforcement institutionnel et gestion du Programme ................................................. 74
A. Sous-composante 3.1 : Appui aux politiques et renforcement institutionnel. ......................................... 74
B. Sous-composante 3.2 : Gestion et coordination du Programme. ............................................................. 74
C. Sous-component 3.2 : Planification et Suivi-Évaluation ............................................................................ 75
D. Sous-composante 3.2 Gestion des savoirs, apprentissage et communication ......................................... 80
APPENDICES ........................................................................................................................................................... 83
Appendice 1: Organigramme............................................................................................................................. 83
Appendice 2: Termes de référence ................................................................................................................... 84
Annexe 3 : Liste des CEFAR ayant reçu un appui de FORMAPROD dans les régions d’intervention de PROGRES
......................................................................................................................................................................... 103
Annexe 4 : Liste des métiers, objets des référentiels établis dans le cadre du partenariat
FORMAPROD/UNESCO .................................................................................................................................... 104
Annexe 5 : Finance Inclusive............................................................................................................................ 105
Annexe 6 : Notes sur Humanité et Inclusion, la transformation des produits et types d’entreprises ............ 153

ii
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Annexe 7 : Manuel de procédures administratives, Financières et comptables ............................................ 200

iii
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Carte de la zone du programme

iv
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Sigles et acronymes

AGB Associations et groupements de base


AMED Approches des moyens d’existence durable
APIMF Association professionnelles des institutions de microfinance
AT Assistant Technique
BIT Bureau international du travail
CAMM Centre d’arbitrage et de médiation de Madagascar
CAPFIDA Cellule d’appui au programme FIDA
CCI Chambre de commerce et d’industrie
CDDT Centres de démonstration et de diffusion de technologies
CDV Chaîne de valeur
CAPAG Centre d’affaires polyvalent et d’accueil des groupements
CE Conseiller d’entreprise
CECAM Caisse d’épargne et de crédit agricole mutuel
CEP Champ école paysan
CI Comité d’investissement
CISCI Comité interministériel de suivi et de contrôle des infrastructures
CM Chambre de Métiers
DAC Dispositif d’animation commerciale
DCP Document de conception de programme
DEFIS Programme de développement des filières agricoles inclusives
DPSE Direction de la planification et du suivi-évaluation
DRAEP Direction régionale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche
DREP Direction régionale de l’économie et de la planification
DRICA Direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat
DREDD Direction régionale de l’environnement et du développement durable
EAF Exploitation agricole familiale
EIE Etude d’impact environnemental
FAE Fonds d’appui à l’entrepreneuriat
FAI Fonds d’appui Institutionnel
FAPEX Fonds d’assurance dédié aux MER
FBS Farmer business school
FCCIM Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar
FDA Fonds de développement agricole
FENU Fonds d’équipement des Nations Unies
FFCP Fonds de financement à coûts partagés
FI Fédération interprofessionnelle
FIDA Fonds international de développement agricole
FIR Facilité d’investissement rural
FORMAPROD Formation professionnelle et amélioration de la productivité agricole
FPR Facilité de partage des risques
GdM Gouvernement de Madagascar
GVEC Groupement villageois d’entraide communautaire
GUMS Guichet unique multiservices
IF Institution financière
IMF Institution de microfinance
IRD Institut de recherche pour le développement
JIC Journée Internationale de Coopérative
GdM Gouvernement de Madagascar
MAEP Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche
MINAE Ministère de l’agriculture et de l’élevage
MEDD Ministère de l’environnement et du développement durable
MEFB Ministère de l’économie, du finance et du budget
MEP Ministère de l’économie et de la planification
MER Microentreprise rurale
MICA Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat

v
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

MPER Micro et petite entreprise rurale


OM Opérateur de marché
ONG Organisation non gouvernementale
OP Organisation professionnelle
PCAF Plateforme de concertation et d’appui aux filières
PER Petite entreprise rurale
PM Passation de marchés
PMDU Plan multisectoriel d’urgence
PME Petite et moyenne entreprise
PMN Plan de mise à niveau
PNDIE Plan nationale de développement des infrastructures et équipements
PNDR Programme nationale de développement rural
PNLCC Politique nationale de lutte contre le changement climatique
PPM Plan de passation de marchés
PPP Partenariat public privé
PROSPERER Programme de soutien aux pôles des microentreprises rurales et aux économies régionales
PSAEP Programme sectoriel agriculture, élevage et pêche
PSE Prestataire de services extérieurs
PTBA Programme de travail et budget annuel
PV Procès-verbal
QC Qualification des consultants
RMP Revue à mi-parcours
RPGEM Réseau des promoteurs des groupes d'épargne à Madagascar
SADE Services d’appui pour le développement des entreprises
SAE Services d’appui aux entreprises
SE Suivi-évaluation
SIM Système d’informations sur les marchés
SMRO Système de mesure des résultats opérationnels
SND COOP Stratégie nationale de développement des coopératives
SNDER Stratégie nationale de développement de l’entreprenariat rural
SSE Système de suivi-évaluation
TdC Théorie de changement

vi
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes Ruraux
(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Préambule
Ce manuel a été élaboré pour servir de cadre de référence à la mise en œuvre efficace et efficiente des activités du programme
PROGRES. Il est destiné au personnel technique et aux différents partenaires et permet d’éclairer la stratégie et la démarche à
mettre en œuvre. Il a pour objet de :

 définir et de clarifier de façon intelligible les procédures et mécanismes de mise en œuvre du programme ainsi que les
principaux outils d’appui ;
 organiser le travail technique au sein du programme aux niveaux central et régionaux pour une cohérence d'ensemble
entre les activités menées dans les différentes composantes ;
 orienter le personnel, les partenaires et les prestataires de services dans l'élaboration, l'exécution, le suivi et l’évaluation
des activités de promotion de l’entreprenariat des jeunes ruraux ;
 clarifier les relations entre le programme, les partenaires et les acteurs.
Ce manuel est applicable à toutes les activités du programme PROGRES. Il entre en vigueur après (i) son approbation par les
organes et instances du programme et (ii) sa diffusion auprès de tous les acteurs concernés par la mise en œuvre des activités du
programme.
Le manuel répond au principe de qualité pour la performance du dispositif organisationnel. Il constitue : (i) une aide pour la bonne
application constante des procédures opérationnelles ; (ii) un outil de formation des acteurs du programme ; (iii) un guide de
référence pour l'amélioration de l’efficacité ; et (iv) un moyen de responsabiliser les acteurs.
La mise à jour régulière du présent manuel est fondamentale afin qu’il soit un véritable outil de travail réactif à l’évolution de son
environnement et à l’expérience acquise en cours de programme.
Le manuel peut être mis à jour sur la base des revues périodiques des activités du programme. En particulier, (i) les aide-mémoires
des missions de supervision et d’appui à la mise en œuvre ; (ii) les rapports de missions d’assistance technique ciblée ; (iii) les
conclusions de missions de revue technique ; (iv) les rapports sur le système de suivi-évaluation (S&E) etc. constituent une source
importante de recommandations susceptibles de conduire à des modifications du manuel. La revue à mi-parcours est une occasion
indiquée pour soumettre officiellement les révisions nécessaires du manuel.
La responsabilité de la révision du manuel relève de la coordination nationale du programme qui doit collecter et centraliser les
sources de modification et observer le même processus de validation que celui de la présente version.
Dans le cadre de la mise en œuvre de PROGRES, le respect scrupuleux de la règlementation nationale et celle du FIDA en matière
de prévention et de lutte contre la fraude et la corruption sera de mise.
La responsabilité première incombe aux Autorités de la République de Madagascar responsables de l’exécution des activités et
partant de l’atteinte des résultats de PROGRES.
Le FIDA applique une politique de tolérance zéro chaque fois qu’il a déterminé, par une enquête menée par ses services, par
l’emprunteur ou par une autre entité compétente, que des pratiques frauduleuses ou des actes de corruption, de collusion ou de
coercition ont eu lieu dans le cadre de projets financés par des prêts ou des dons, et prend des sanctions, conformément aux
dispositions de son règlement et de ses instruments juridiques.
Le FIDA ne tolère pas:
Les actes de corruption: consistant à offrir, donner, recevoir ou solliciter, directement ou indirectement, un avantage en vue
d’influencer indûment l’action d’une autre partie;
Les pratiques frauduleuses: c’est à dire tout acte destiné à tromper l’autre partie dans le but d’obtenir indûment un avantage
financier ou autre, ou de se soustraire à une obligation;
Les actes de collusion: c’est à dire tout arrangement conclu entre deux ou plusieurs entités à l’insu d’un tiers, visant à influer
indûment sur les décisions de ce dernier;

7
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(PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Les actes de coercition: consistant à porter atteinte ou à causer un préjudice, ou à menacer de porter atteinte ou de causer un
préjudice, directement ou indirectement, à une partie ou à son bien, ou à des personnes liées à ladite partie, pour influer
indûment sur leurs actes.

8
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Ruraux (PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

I. Ciblage
Conformément à la politique de ciblage du FIDA et aux politiques du gouvernement visant à appuyer
l’inclusion sociale et économique des groupes les plus vulnérables dont les femmes et les jeunes, la stratégie de
ciblage de PROGRES se basera sur la reconnaissance des différences en termes de besoins, de contraintes et
d’opportunités pour les groupes cibles. Dès son démarrage, le Programme développera une stratégie de ciblage
inclusive qui cherchera à identifier les enjeux spécifiques permettant d’atteindre les jeunes ruraux et les
exploitations familiales les plus pauvres et vulnérables, et de les appuyer à s’insérer et à évoluer dans des activités
génératrices de revenus et activités entrepreneuriales ancrées dans des chaînes de valeur et des pôles de
développement présentant de bonnes opportunités économiques.

A. Zone d’intervention.
PROGRES couvrira 12 régions dont les six régions dans la « ceinture du sud » qui sont particulièrement
exposées à l’insécurité alimentaire (Androy, Atsimo-Andrefana, Anosy, Atsimo-Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany) ;
ainsi que trois régions de l’Ouest (Bongolava, Melaky et Menabe) et trois régions des hautes terres centrales
(Ihorombe, Haute Matsiatra et Amoron’i Mania); régions caractérisées par l’extrême pauvreté et qui bénéficient déjà
des projets financés par le FIDA. Au sein de ces régions, les projets du portefeuille ont contribué à créer des
opportunités de développement des entreprises et PROGRES va renforcer les réalisations.
PROGRES interviendra de manière modulaire et progressive d’abord en matière de promotion des entreprises
dans les 40 districts (voir tableau 1) déjà couverts par FORMAPROD, AD2M-II et DEFIS. Il assurera les synergies avec
ces derniers, et mettra à l’échelle les approches et mécanismes qui ont permis d’avoir des résultats. D’autres
initiatives financées par le FIDA démarrent : le Projet d’appui au relèvement et à la résilience dans les trois régions
du Sud (PA2R) et le partenariat avec le SOAFIARY 1 (intrants, agrégateur, et exportateur). L’extension des
interventions en entrepreneuriat se fera à partir de la troisième année dans les 27 districts couverts par PA2R et
SOAFIARY, sous réserve que ces dernières aient généré des progrès, pour consolider les acquis de ces interventions.
Les actions de promotion des chaines de valeur, sécurité alimentaire et nutrition se feront en priorité dans les 13
districts non-couverts par les investissements en cours.
PROGRES adoptera l’approche pôle de développement, couplée avec une approche filière. Ce couplage
permettra d’insérer les jeunes formés par l’exploitation des opportunités économiques au niveau des pôles et
l’intégration des jeunes dans les chaînes de valeur. PROGRES ciblera aussi des jeunes vulnérables en dehors des pôles
de développement pour bénéficier de la formation et de l’incubation, et qui seront par la suite incités à développer
leurs activités au sein des pôles de développement.
PROGRES adoptera une démarche flexible vis-à-vis du choix des filières à promouvoir en tenant compte de la
faisabilité technique et commerciale dans les pôles de développement, des opportunités de marché, et de l’atteinte
d’une masse critique de bénéficiaires. PROGRES priorisera les filières déjà sélectionnées par DEFIS, notamment : riz,
maïs, manioc, miel, arachides, oignon, et petits ruminants. Ces filières cadrent également avec les résolutions de la
Conférence Nationale pour l’autosuffisance alimentaire (juin 2022). Afin d’améliorer la sécurité alimentaire et
nutritionnelle, PROGRES appuiera aussi des filières secondaires, dont l’aviculture, le maraîchage et les légumineuses
surtout en contre-saison avec le riz, et la pisciculture.

1
Madagascar est un pays pilote des opérations non souveraines (ONS) du FIDA avec SOAFIARY.

9
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Ruraux (PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Tableau 2 : Régions et districts d’intervention de PROGRES


Districts couverts par les projets en Districts prévus pour PA2R et Districts non couverts2
Régions
cours SOAFIARY
Ambatofinandrahana, Ambositra,
Amoron’i Mania
Fandriana, Manandriana
SOAFIARY: Ambalavao,
Ambalavao, Ambohimahasoa,
Ambohimahasoa, Fianarantsoa I
Haute Matsiatra Fianarantsoa II, Ikalamavony, Isandra,
et II, Ikalamavony, Isandra,
Lalangina, Vohibato
Lalangina, Vohibato
SOAFIARY : Iakora, Ihosy,
Ihorombe Iakora, Ihosy, Ivohiba
Ivohiba
PA2R: Ambovombe; Bekily;
Ambovombe Androy, Bekily, Beloha, Tsihombe; Beloha,
Androy
Tsihombe

Toliary-i; Beroroha;
Atsimo- PA2R: Ampanihy et Betioky Morombe; Ankazoabo;
Ampanihy Ouest; Betioky Atsimo
Andrefana Atsimo Sakaraha; Toliary-ii;
Benenitra;
Amboasary Atsimo, Betroka, PA2R: Amboasary; Taolagnaro,
Anosy
Taolagnaro
Atsimo Midongy-Atsimo ;
Farafangana, Vagaindrano, Vondrozo
Atsinanana Befotaka
Vatovavy Mananjary, Ifanadiana, Nosy Varika
Fitovinany Manakara, Vohipeno, Ikongo Ikongo
SOAFIARY : Tsiroanomandidy ;
Bongolava Tsiroanomandidy
Fenoarivobe ; Fianarantsoa I
Besalampy;
Melaky Antsalova, Maintirano, Ambatomainty;
Morafenobe
SOAFIARY :
Belo sur Tsiribihina, Mahabo, Manja, Belo sur Tsiribihina, Mahabo,
Menabe
Miandrivazo, Morondava Manja, Miandrivazo,
Morondava
12 régions 40 districts 27 districts 13 districts

L’approche pôle de développement repose sur l’identification d’un espace territorial 3 à fortes potentialités
dans lequel le Programme concentrera les investissements nécessaires au développement économique des activités
des jeunes et des EAF en termes de mise en valeur productive (accès aux services d’approvisionnement, aux
technologies et techniques améliorées, aux services d’appui-conseil, etc.), de valorisation post-récolte, de
transformation et de commercialisation. La délimitation des pôles reposera sur les critères suivants : (i) le potentiel
des pôles à réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire de la région ; (ii) l’inclusion des pôles dans les instruments
de planification régionale ; (iii) la vulnérabilité au changement climatique, (iv) la concentration d’une masse critique
d’acteurs des chaînes de valeur prioritaires autour de bassin(s) de production susceptible(s) d’attirer un nombre
important d’EAFs et de jeunes ; (v) la présence d’un potentiel agro-écologique favorable au développement des
filières pré-identifiées ; (vi) la présence d’infrastructures exploitables ou pouvant être réhabilitées ; (vii) l’existence
de marchés potentiels (local, régional, national, d’exportation) ; (viii) la présence d’organisation de producteurs

2
Ces districts sont peu couverts par les appuis du Gouvernement et des autres partenaires au développement.
3
Un pôle ne suit pas forcément la délimitation administrative. Il peut inclure un groupe de communes, un territoire
incluant un ou plusieurs bassins de production.

10
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Ruraux (PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

pouvant entrainer et inclure les EAF non organisées ; (ix) la présence ou l’installation potentielle de partenaires et
prestataires fiables (y compris les IMFs) ; (x) la synergie et la complémentarité avec d’autres projets et programmes.
La délimitation des pôles favorisera ainsi :
 La promotion de système de production performant et résilient permettant aux EAF d’augmenter leur
productivité, de dégager un surplus commercialisable, et de s’insérer dans des chaînes de valeur
rémunératrices par la création de relation d’affaires avec les autres acteurs ;

 La création des conditions favorables à la structuration, la dynamisation et le développement de chaînes de


valeur agricoles inclusives au niveau territorial.
La concentration au niveau du pôle de développement évite le saupoudrage des actions, permet la mise en
synergie des acteurs et la recherche de complémentarité dans les interventions, réduit les coûts d’approche et
d’encadrement, et améliore l’impact des investissements.
Le couplage approche pôle de développement/approche chaîne de valeur permettra d’insérer les jeunes
formés par l’exploitation des opportunités économiques existantes au niveau des pôles et l’intégration des jeunes
dans les maillons des chaînes de valeur encore insuffisamment développés et au niveau desquels de fortes
demandes sont relevées (services à la production, transformation, transport, etc.). Les jeunes seront ainsi intégrés
dans les dynamiques socio-économiques de leur terroir sans que cette intégration ne déstructure leur relation avec
l’exploitation familiale.
Pour l’approche filière/chaîne de valeur, PROGRES adoptera une démarche flexible vis-à-vis du nombre de
filières de concentration à promouvoir par région. Elle prendra en compte la faisabilité technique dans les pôles de
développement, la profitabilité, l’existence de marché, l’atteinte d’une masse critique de bénéficiaires dont
particulièrement les jeunes, et la durabilité de l’environnement. PROGRES donnera la priorité aux filières porteuses
préalablement sélectionnées par DEFIS et AD2M sur la base des opportunités de marché, notamment : le riz, le maïs,
le manioc, le miel, l’arachide, l’oignon, le haricot, le pois du cap et les petits ruminants. Les filières vivrières priorisées
cadrent également avec les grandes résolutions de la Conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire de Juin
2022. De plus, afin d’améliorer la situation nutritionnelle, PROGRES appuiera également des filières, tels que
l’aviculture, le maraîchage et les légumineuses surtout en contre-saison avec le riz, la pisciculture et l’apiculture.
Pour accélérer le démarrage des activités, assurer la complémentarité de PROGRES avec les interventions des
Programmes en cours, et pour que PROGRES vienne consolider les acquis de PROSPERER 4 en achèvement et du
Programme FORMAPROD bientôt en phase de clôture, certaines activités seront mises en œuvre selon un phasage
spécifique.

4
95 pourcent du nombre d’emplois prévus (57 127) ont été créés, De plus, 7 305 jeunes ont été installées ou
insérés sur une cible de 6 100. Un total de 100 684 MER ont bénéficiées des différents services non financiers tels
que des formations technique, commercial et en gestion, appui-conseil, appuis techniques et commerciaux, ainsi
que l’apprentissage fondamental et formation professionnelle. PROSPERER a déployés cinq instruments financiers
afin d’améliorer l’accès aux ressources prêtables, notamment: (i) la Facilité d’investissement rural (FIR) qui a
permis aux IMF partenaires de disposer de fonds de crédit au taux annuel de 7,5 pourcent ; (ii) la Facilité de
partage de risques (FPR) afin de réduire le risque supporté par les établissements financiers sur leur portefeuille de
crédits octroyés à des MER la plupart du temps informelles ; (iii) le Fonds d’appui institutionnel (FAI), afin d’aider
les IMF de s’installer au niveau local ; (iv) le Fonds d’appui à l’entreprise (FAE) qui a facilité l’accès de 14 659 MER
au crédit, à travers la prise en charge des frais d’adhésion et d’accès au crédit ; (v) un réseau de 343 Groupements
Villageois d’Entraide Communautaire, comptant 6 767 membres dont 65 pourcent de femmes, permettant
d’améliorer l’inclusion financière. Malgré les différents instruments et le progrès réalisé depuis 2015, l’accès des
MER aux services financiers des IMF est encore relativement faible.

11
République de Madagascar
Programme de Renforcement de l’Entrepreneuriat durable et de Soutien à l’Insertion Economique des Jeunes
Ruraux (PROGRES)
Manuel de mise en œuvre

Tableau 2: Phasage spécifique de quelques activités du Programme


Au démarrage dès la première année A mi-parcours
Région de Bongolava - Mise en œuvre des activités de la
Composante 2 à initier par un
diagnostic des pôles et des filières
- Formation/incubation et insertion des
jeunes
Zone et pôles de développement de - Appuis aux guichets fonciers (selon la
DEFIS démarche AD2M et quelles autres
démarches ?)
- Extension des interventions sensibles
à la nutrition initiées par DEFIS sous
financement additionnel de NORAD
surtout dans les 3 régions (Anosy,
Androy et Amoron’i Mania)
Zone en dehors des pôles de - Formation et incubation des jeunes
développement de DEFIS pour lesquels les projets professionnels
et activités économiques seront par la
suite liés aux pôles
- Activités des sous-composantes 2.1 et
2.2
- Appuis aux chambres d’agriculture
Région d’intervention de Démarrage des activités de formation,
FORMAPROD, DEFIS, AD2M et incubation et installation
PROSPERER où il y a les CEFAR
opérationnels
Région d’intervention de Mise à niveau des infrastructures (à
FORMAPROD, DEFIS, AD2M et travers la C2)
PROSPERER où il y a les CEFAR moins
opérationnels
Régions d’intervention de Appui aux jeunes micro-
FORMAPROD, DEFIS, AD2M entrepreneurs/entrepreneuses issus de
PROSPERER, FORMAPROD, DEFIS et
AD2M
Districts non couverts par les - Mise en œuvre des activités de la
programmes en cours (cas de Midongy Composante 2. Déploiement à évaluer
Atsimo) à la mi-parcours

B. Groupe cible et parties prenantes


Groupe cible. Le PROGRES visera 130 000 ménages ruraux pauvres, soit environ 650 000 personnes, dont au
moins 40 pourcent seront des femmes. Sur l’ensemble des bénéficiaires, 60 pourcent seront des jeunes avec une
représentation égale de femmes et d’hommes. 50 000 ménages seront touchés à travers les jeunes femmes et
hommes ciblés pour le développement des entreprises, 75 000 ménages seront appuyés à travers les activités de
développement des chaînes de valeur ainsi que les activités de nutrition et de sécurité alimentaire, et 5 000 ménages
bénéficieront de la participation aux activités du Programme grâce à divers partenariats avec le Gouvernement, les

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Ruraux (PROGRES)
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fournisseurs de services, les centres de formation, etc. PROGRES veillera à ce que les femmes et les jeunes soient
suffisamment représentées dans les comités de prise de décisions dans toutes les composantes et activités du
Programme. Environ 10 pourcent des jeunes femmes et hommes ciblés par PROGRES pour le développement des
entreprises sont des bénéficiaires de FORMAPROD dont l’achèvement est prévu le 30 juin 2023.
Comme les autres interventions du Programme-pays, le PROGRES adoptera une stratégie de ciblage inclusive
qui permettra d'atteindre les ménages ruraux les plus pauvres et vulnérables. L’identification des ménages
bénéficiaires reposera sur la classification des Exploitations Agricoles Familiales (EAFs) telle que définie dans la
Stratégie de Services Agricoles (SSA) élaborée en 2008. Les trois types d’EAFs pourront bénéficier des appuis du
Programme suivant une approche d’appui différenciée :
 Les EAFs de type 3 conjoncturellement ou chroniquement déficitaires en riz ;
 Les EAFs de type 2 en situation d’autosuffisance alimentaire ;
 Les EAFs de type 1 tournées vers le marché.
Les jeunes bénéficiaires priorisés par le Programme seront également issus des EAFs. Il s’agit des jeunes
femmes et hommes malgaches âgés de 18 à 30 ans, chefs de ménages ou simples membres de ménages, qui vivent
dans les zones rurales. PROGRES se basera sur l’expérience de FORMAPROD qui a distingué trois catégories de jeunes
:
 Catégorie 1 : jeunes vivant dans des zones rurales, déscolarisés, n’ayant pas de formation formelle dans
l’agroalimentaire ou d’autres secteurs avec des opportunités d’affaires dans les zones rurales;
 Catégorie 2 : jeunes diplômés de l’enseignement technique agricole et non agricole, y compris les jeunes
de troisième cycle de l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur vivant dans des zones rurales et
souhaitant créer ou développer leurs entreprises agro-pastorales;
 Catégorie 3 : les jeunes, qui sont pleinement engagés dans des activités agro-pastorales et des professions
connexes, dont les entreprises ont un réel potentiel de croissance, mais qui font face à des contraintes
techniques ou financières qui limitent leur développement.
En matière de promotion du genre, PROGRES ciblera les jeunes femmes de 18 à 30 ans et les femmes adultes
issues des EAFs. La priorité sera donnée aux femmes chefs de ménages issus des ménages les plus pauvres qui
équivalent aux EAFs de type 3. Les plus jeunes (18-21 ans) pourront bénéficier des formations et être accompagnées
pour la concrétisation de leur projet professionnel ; et les femmes adultes recevront un paquet d’appuis qui leur
permettront de développer leurs activités. Les femmes seront ciblées à travers les filières sensibles au genre et
favorables à l’inclusion des jeunes telles que le maraîchage et le petit élevage. PROGRES continuera d’appuyer
l’émergence des femmes et des jeunes leaders, et de promouvoir l’utilisation du GALS+ - un outil qui a déjà fait ses
preuves auprès des projets en cours en matière d’autonomisation des femmes.

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Tableau 3 : Caractérisation des sous-groupes cibles

Groupe cible Caractéristiques Contraintes majeures/Besoins d’appui identifiés Réponses du PROGRES/Profil de sortie
Jeunes femmes  Jeunes femmes et hommes malgaches âgés Contraintes majeures Réponses du PROGRES
et hommes  Faible qualification, connaissances et expériences limitées sur les 
de 18 à 30 ans issus des exploitations
déscolarisés itinéraires techniques de conduite et de gestion des activités  Alphabétisation fonctionnelle
vivant en zone agricoles familiales
agricoles, d’élevage et pêche et/ou connexes (production,  Activités de renforcement des capacités techniques
rurale  Chefs de ménages ou simples membres de
transformation, commercialisation, activités de services) et de gestion
ménages, jeunes principalement issus des
 Difficultés d’accès à l’information et aux services d’orientation et de  Appui à l’accès à la terre et sécurisation foncière
EAFs type 3
 Impliqués dans les travaux champêtres de
conseil  Appui à l’amorçage d’activités génératrices de
 Difficultés d’accéder à la terre et aux facteurs de production pour revenus : kits d’application/de démarrage
l’exploitation familiale d’appartenance
 Déscolarisés avec un bas niveau
pouvoir démarrer une activité économique lui étant propre  Appui pour accéder à des infrastructures
 Faible capacité à financer ses propres activités et accéder aux  Appui pour l’accès au financement à travers les
d’instruction/alphabétisation
services financiers groupements villageois d’entraide communautaire
 N’ayant pas de formation
 Connaissances limitées sur les dynamiques de commercialisation et puis orientation progressive vers les IMFs
formelle/d’expériences concrètes en lien
avec l’activité (les activités) de l’exploitation
d’accès aux marchés  Appui à l’intégration dans les groupements/réseaux
 Participation limitée et faible niveau d’expression dans les de jeunes
familiale
groupements existants Réponses spécifiques aux femmes
 Sous-employés ou sans emploi mais à la
Contraintes additionnelles majeures pour les jeunes  Formation de proximité
recherche d’opportunités économiques
femmes  Renforcement de capacités en leadership
pouvant générer des revenus
 Disponibilité limitée pour se consacrer aux activités économiques en  Appui à la garde d’enfant pour les femmes
 Pouvant être candidats à l’exode rural et/ou raison des tâches reproductives et ménagères au sein du ménage allaitantes et avec enfants en bas âge
à l’émigration en quête d’une meilleure  Facilité à s’exprimer limitée au niveau de la société Profil de sortie
situation économique et sociale Besoins d’appuis identifiés  Jeunes ruraux femmes et hommes impliqués dans
 Création d’opportunités d’insertion et d’emplois rentables et la gestion de l’exploitation familiale et dans des
durables dans les chaines de valeur activités génératrices de revenus orientés vers une
 Accès à l’information sur les opportunités économiques, les services agriculture commerciale à petite échelle
d’appui existants et les marchés
 Sécurisation foncière pour pouvoir démarrer des activités
nécessitant du capital foncier
 Renforcement des capacités de base, et des capacités relatives aux
techniques et technologies innovantes et performantes pour la
production, la valorisation et la transformation des produits
 Renforcement des capacités sur les dynamiques du marché et la
commercialisation
 Acquisition des capacités managériales dans la conduite de
l’entreprise et la gestion des activités y compris la planification et la
négociation avec le secteur privé et la définition de partenariats
d’affaires
 Mécanismes de financement adaptés aux conditions socio-
économiques des jeunes

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Groupe cible Caractéristiques Contraintes majeures/Besoins d’appui identifiés Réponses du PROGRES/Profil de sortie
 Accompagnement et appui-conseil
 Mise en relation avec ses pairs (groupements mixtes favorables à
l’inclusion des jeunes ou groupements de jeunes) pour faciliter les
échanges d’expériences, l’accès groupé aux différents services et la
résolution en commun des contraintes observées
Jeunes femmes  Jeunes femmes et hommes malgaches âgés Contraintes majeures Réponses du PROGRES
et hommes  Capacité limitée en gestion d’affaires  Information, sensibilisation, orientation formation
de 18 à 30 ans issus des exploitations
diplômés ou non  Faible connaissance et accès limité aux nouvelles technologies professionnelle, incubation insertion.
vivant en zone agricoles familiales
 Difficultés d’accès à l’information sur les dynamiques de  Facilitation de l’accès aux informations sur les
rurale et  Chefs de ménages ou simples membres de
commercialisation et d’accès aux marchés opportunités économiques dans les chaînes de
souhaitant créer ménages
ou développer  Difficultés d’accéder à la terre pour lancer ou développer l’activité valeur
 Impliqués dans la gestion de l’exploitation
leurs entreprises  Capacité limitée à financer le lancement ou le développement de  Renforcement des structures et dispositifs de
familiale
agro-pastorales l’activité et à accéder aux services financiers formation-insertion et d’appui conseil aux jeunes
 Niveau d’études relativement élevé
Besoins d’appuis identifiés favorisant : (i) l’attractivité des métiers agricoles ;
(diplômés ou non de l’enseignement
 Accès à l’information sur les opportunités économiques, les (ii) la diffusion et valorisation d’itinéraires
technique agricole et non agricole, y
dynamiques de marché et la commercialisation techniques permettant l’intensification de la
compris les jeunes de troisième cycle de
 Développement et diversification d’activités entrepreneuriales production, l’amélioration de la qualité des produits
l’enseignement primaire, secondaire ou
attrayantes et génératrices de revenus pour les jeunes et la diffusion des innovations ; (iii) l’adaptation des
supérieur vivant en zone rurale)
 Renforcement des capacités relatives aux techniques et offres formations en réponse aux opportunités
 Possession d’un certain niveau de
technologies innovantes et performantes pour la production, la économiques et aux besoins des jeunes
connaissances sur la conduite de l’activité
valorisation et la transformation des produits  Identification des opportunités économiques au
 A la recherche d’opportunités économiques
 Renforcement des capacités de gestion d’affaires y compris la niveau des chaînes de valeur
pouvant générer des revenus
planification et la négociation avec le secteur privé et la définition  Accompagnement des jeunes dans la saisie des
de partenariats d’affaires opportunités économiques et le développement de
 Sécurisation foncière pour pouvoir démarrer ou développer des projet professionnel
activités nécessitant du capital foncier  Renforcement des capacités sur les techniques et
 Mécanismes de financement adaptés aux conditions socio- technologies innovantes et performantes
économiques des jeunes  Renforcement des capacités entrepreneuriales
 Accompagnement et appui-conseil  Partenariats d’affaires pour la production et la mise
en marché tant au niveau local que national par la
mise en place de couple OP/OM, le développement
de l’agriculture contractuelle
 Facilitation de l’accès aux infrastructures publiques
et infrastructures collectives structurantes
améliorant l’environnement des affaires et facilitant
l’accès aux marchés
 Développement de mécanismes financiers adaptés
aux besoins des jeunes : mécanisme de subvention
à coûts partagés, fonds de garantie au sein du Fonds
de Développement Agricole (FDA) et à travers les
IMF

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Manuel de mise en œuvre

Groupe cible Caractéristiques Contraintes majeures/Besoins d’appui identifiés Réponses du PROGRES/Profil de sortie
 Intégration à des réseaux et plateformes
permettront d’accéder à des conseils et d’améliorer
la connectivité aux marchés
Profil de sortie
 Micro-entrepreneurs femmes et hommes
intervenant dans les chaines de valeur promues par
le Programme et disposant de revenus stables

Jeunes femmes  Jeunes femmes et hommes malgaches âgés Contraintes majeures Réponses du PROGRES
et hommes qui  Accès limité aux nouvelles technologies  Renforcement des capacités sur les techniques et
de 18 à 30 ans issus des exploitations
sont pleinement  Capacité limitée à développer plus de partenariats commerciaux et technologies innovantes et performantes
engagés dans des agricoles familiales
à accéder à plus de marchés  Partenariats d’affaires pour la production et la mise
activités agro-  Chefs de ménages ou simples membres de
 Capacité limitée à financer développement de l’activité et à accéder en marché tant au niveau local que national par la
pastorales et des ménages
professions aux services financiers mise en place de couple OP/OM, le développement
 Engagés dans des activités économiques
connexes Besoins d’appuis identifiés de l’agriculture contractuelle
dans les chaînes de valeur promues par le
 Développement et diversification d’activités entrepreneuriales  Développement sélectif d’infrastructures publiques
Programme
attrayantes et génératrices de revenus pour les jeunes et d’infrastructures collectives structurantes
 Disposant d’un certain niveau de capacité
 Renforcement des capacités relatives aux techniques et améliorant l’environnement des affaires et facilitant
en entrepreneuriat et en gestion d’affaires
technologies innovantes et performantes pour la production, la l’accès aux marchés
 Activités ayant un réel potentiel de
valorisation et la transformation des produits  Développement de mécanismes financiers adaptés
croissance mais faisant face à des
 Renforcement des capacités d’identification de nouveaux marchés aux besoins des jeunes : fonds de garantie,
contraintes techniques ou financières
potentiels, de les transformer en marchés effectifs durables et de mécanisme de subvention à coûts partagés au sein
limitant leur développement
négociation du Fonds de Développement Agricole (FDA) et à
 Mécanismes de financement adaptés aux conditions socio- travers les IMF
économiques des jeunes Profil de sortie
 Accompagnement et appui-conseil  Une microentreprise rurale ou MER est définie
comme une activité à caractère économique,
formelle et déclarée5, qui s’inscrit dans une logique