Batata Besma
Batata Besma
Thème
Diversité entomologique associée au blé dur
(Triticum durum) et fluctuations de ces principaux
bioagresseurs à Corso (Wilaya de Boumerdes en 2022.
Soutenue le : / / 2022
Devant le jury :
A mon cher papa cet homme qui a toujours été là pour moi; qui m’a épaulé et
m’a aidé du mieux qu’il pouvait.
A mes amis
Nous remercions avant tout ALLAH tout puissant, de nous avoir guidé toutes les années d'étude et
nous avoir donné la volonté, la patience et le courage pour terminer ce travail.
Nous exprimons nos profonds remerciements à notre directeur de thèse, Monsieur KHEDDAM H.
Maitre de conférences au département d’agronomie à L’Université M’HAMED BOUGARA de
Boumerdes, qui nous a accordé l’honneur de diriger ce travail et pour sa précieuse aide, sa gentillesse,
ses encouragements et ses conseils et pour l'aide compétente qu'il nous a apporté pour finir ce travail.
Nous tenons à remercier profondément Monsieur SAHARAOUI Lounes Docteur en sciences
agronomiques à l’E.N.S.A. d’El Harrach pour nous avoir guidé, conseillé et orienté avec beaucoup de
pertinence, de nous avoir aidé à identifier les espèces. Nous lui sommes très reconnaissants pour ses
encouragements, son soutien moral, sa disponibilité, sa bienveillance et son aide aux différentes
entraves rencontrées, pour sa gentillesse et ses qualités
Nos sincères remerciements vont également à Madame AOUES W. Maitre de conférences au
département d’Agronomie de L’Université M’HAMED BOUGARA de Boumerdes, qui a bien voulu
présider notre jury.
Nos remerciements vont également à Madame GUERRACHE N. Maitre de conférences au
département d’Agronomie à L’Université M’HAMED BOUGARA de Boumerdes pour avoir
accepté d’examiner ce travail.
Nous ne saurons oublier de remercier toutes les personnes qui de près ou de loin ont contribué à ce
travail et plus particulier Monsieur BERDIOUI propriétaire de notre site expérimental.
Nous remercions nos collègues de la promotion Master « Phytopharmacie et protection des végétaux
».
SOMMAIRE
Dedicates
Remerciements
Liste des figures
Liste des tableaux
Les abréviation
Introduction………………………………………………………………………………………..1
CHAPITRE I.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUES SUR LES CEREALES
6 – Techniques culturales…………………………………………………………………………..10
6.1 - Travail du sol………………………………………………………………………….10
6.2 - Choix des variétés………………………………………………………………………
10
6.3 - Semis……………………………………………………………………………………
10
6.4 – Fertilisation……………………………………………………………………………
11
6.5 - Irrigation ………………………………………………………………………………
12
6.6 - Entretien des cultures des céréales. …………………………………………………..12
6.6.1 - Mesures culturales préventives………………………………………………
12
6.6.2- Protection intégrée contre les ennemis des céréales …………………………
13
7- Ennemis naturels, Maladies, et Moyens de lutte …………………………………………………
14
7.1 -Ennemis naturels ……………………………………………………………………….
14
7.1.1 - Les oiseaux …………………………………………………………………...
14
7.1.2 -Les rongeurs…………………………………………………………………...
14
7.1.3 - Les nématodes…………………………………………………………….15
15
7.1.4 - Les insectes …………………………………………………………………..
16
[Link] - Les pucerons ………………………………………………………..
16
[Link] -Les Punaises…………………………………………………………
16
[Link] - Les vers blancs…………………………………………………...17
17
[Link] -Les criocères………………………………………………………17
17
[Link] - La mouche de Hesse………………………………………………..
18
[Link] - Autres ravageurs de blé…………………………………………….
19
7.2 – Maladies ……………………………………………………………………………….
19
7.2.1 – Les maladies fongiques :……………………………………………………..
19.
7.2.2 – Les maladies virales :………………………………………………………...
21
8 - Inventaire floristique de la station de Corso :…………………………………………………….
21
CHAPITRE II
MATERIEL ET METHODES
2.1 – Température…………………………………………………………………………..25
2.2 – Pluviométrie…………………………………………………………………………..25
2.3 – Vent………………………………………………………………………………… 26
2.4 – Humidité relative …………………………………………………………………….26
3 - Matériel expérimental utilisé…………………………………………………………………..27
27
3.1 - Pièges chromatiques (Plaquettes angulées jaunes et bleus)………………….………….
27
3.2 - Pièges colorés (Bassines jaunes et noires) …………………………………….…………..
27
4 – Protocol expérimental…………………………………………………………………….………28
28
4.1 – présentation du site expérimental…………………………………………………….……
28
4.2 - Inventaire de l’entomofaune…………………………………………………………..29
4.3 - Récupération et tri des captures……………………………………………………….30
4.4. Identification et montages des insectes…………………………………………….......31
5 - Analyse statistique……………………………………………………………………………….
33
5.1 - Qualité de l’échantillonnage…………………………………………………………..33
5.2 - Richesse totale S……………………………………………………………………….
34
5.3 - Abondance relative…………………………………………………………………….
34
5.4 - Indice de Shannon H’…………………………………………………………………..
34
5.5 - Indice d’équitabilité E …………………………………………………………………
34
5.6 - Indice de Simpson_1-D………………………………………………………………..
55
5.7 - Indice alpha de Fisher………………………………………………………………….
55
5.8 – Distribution rang fréquences ……………………………………………………..……
55
60
II - Principaux bioagresseurs du blé dur répertoriés…………………………………………….
1 – Inventaire…………………………………………………………………………………………
60
2 - Distribution des individus en espèces : Diagramme Rang/fréquence de Frontier……………….
62
3 – Présentation et fluctuation des principaux bioagresseurs répertoriés……………………………
63
3.1 –Delia coarctata………………………………………………………………………………….
63
63
3.1.1 - Description morphologique…………………………………………………
3.1.2 – Evolution des fluctuations………………………………………………….
64
3.2 – Hydrellia griseola……………………………………………………………………………..
65
3.2. - Description morphologique…………………………………………………
65
3.2.1 – Evolution des fluctuations…………………………………………………..
65
3.3 –Limothrips cerealium…………………………………………………………………………
66
66
3.3.1 - Description morphologique………………………………………………….
3.3.2 – Evolution des fluctuations…………………………………………………67
3.4 – Aeolothrips fasciatus……………………………………………………………………………
67
3.4.1 - Description morphologique………………………………………………….
67
68
Sommaire
INTRODUCTION :
La production agricole tant mondiale que nationale est amoindrie chaque année suite à
la déprédation, exercée par les ennemis des cultures dont l’adaptation terrestre atteint son
degré de perfectionnement le plus élevé chez les insectes. Outre les aléas climatiques, la
faiblesse des productions céréalières résulte de nombreux facteurs biotiques parmi lesquels les
ravages des insectes comptent parmi les taux de pertes les plus hauts (Anonyme, 2005).
En 1980, les pays développés fournissaient 56 millions de tonnes de céréales aux pays
sous-développés. La demande sera, selon le modèle BLS (Basic linked system) qui tient
compte des changements climatiques, de l’accroissement de la population et de divers facteurs
économiques, de 131 millions de tonnes en l’an 2000 et de 305 millions de tonnes en l’an
2060. Le taux d’autosuffisance en céréales, à l’échelle mondiale, passera de 92 % en 1980 à
88 % en 2000 et à 86 % en 2060 (Dajoz, 2003).
1
Introduction
sous le seuil des 2 millions de tonnes (Anonyme, 2005 in Benalia, 2007). Malgré l’extension
des cultures céréalières, les rendements restent très faibles et insuffisants.
Bien que les dégâts dû à l’entomofaune sont très importants, les études portant sur la
connaissance de la bio-écologie de ce cortège en Algérie restent insuffisantes et sont
généralement assez localisées et portant sur des taxons limités. C’est le cas notamment de la
famille des Aphididae qui représente le groupe le plus étudié (Benabderrahmane, 1994 ;
Laamari, 2004; Benabba et Bengouga ,2007). Par contre, les études concernent les
peuplements de l'entomofaune des céréales dans leurs ensemble sont peu nombreux (Bouras,
1990; Madaci, 1991; Maloufi, 1991; Adamon-Djerbaoui, 1993; Chaabane, 1993; Mohand
Kaci, 2001 et Berchiche, 2004).
Par ailleurs, la faune des céréales en Algérie est mal connue et très peu de travaux ont
été réalisés sur ce sujet. A titre d'exemple Dans l'Est Algérien, Madaci (1991) à El khroub, de
Maloufi (1991) à Batna et de Bounechada (1993) à Sétif ont porté sur l'entomofaune
ravageurs des céréales dans les régions citées, Adamou - Djerbaoui (1993) a effectué un
inventaire dans l'une des plus grandes zones céréalières d'Algérie, Tiaret à l'Ouest du pays.
Mohand kaci (2001) et Berchiche (2004) ont réalisé également un inventaire de l'entomofaune
des céréales dans la partie orientale de la Mitidja.
2
Introduction
cultivées, adaptées peut être utilisée pour accroître les populations d’auxiliaires entomophages
notamment dans le cadre de mesures dites agro-environnementales (Colignon et al, 2001-
2004; Francis et al., 2005).
Dans le premier chapitre, on va faire le point, à l'aide d'une synthèse des données
bibliographiques, sur la céréaliculture en générale et ses contraintes abiotiques et biotiques.
Nous allons passer en revue la bibliographie sur les principaux groupes et espèces d'insectes
réputées nuisibles aux céréales. Dans le chapitre deuxième, nous allons présenter les
caractéristiques générales de la région d'étude Corso, puis la matériel et la méthodologie de
travail adoptée sur le terrain et au laboratoire. Dans le chapitre résultats et discussion, nous
allons présenter dans la première partie, une liste de la diversité entomologique associée aux
céréales, suivi d’une analyse écologique et statistique de l’entomofaune répertoriée. Dans la
deuxième partie du travail nous nous intéresserons aux fluctuations des principaux
bioagresseurs des céréales répertoriés. Enfin, nous terminons par une discussion générale, des
conclusions et des perspectives de recherche.
3
Chapitre I Synthèse bibliographique
CHAPITRE I
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUES SUR LES CEREALES.
1 - Origine et historique
Le blé est l'espèce avec laquelle l'homme a commencé à manipuler la nature et gérer le
milieu. Avec la mise en culture du blé et la sélection des variétés les mieux exploitables, il a
commencé à gérer la production de l'environnement. Ce fut la "Révolution Néolithique" il y a
de cela 100 000 à 5000 ans (Mosiniak et al, 2006).
Le blé tendre est apparu entre 5000 et 6000 ans avant Jésus-Christ dans le croissant
fertile puis s’est dispersé à partir de la Grèce en Europe (Doussinault et al, 1992). C’est à
partir de cette zone que les blés ont été diffusés vers l'Afrique, l'Asie et l’Europe. La route la
plus ancienne de diffusion des céréales vers les pays du Maghreb fut à partir de la péninsule
Italienne et de la Sicile (Bonjean, 2001).
Le blé est l’une des premières céréales cultivées et consommées par l’homme. Le blé
tendre est aussi appelé froment, il permet de fabriquer la farine. Il est aussi utilisé pour
l’alimentation des animaux. Le blé dur, comme son nom l’indique, a des grains trop durs pour
être réduits en farine, ils sont donc réduits en semoule. C’est à partir de la semoule de blé dur
que l’on fabrique les pâtes. Les épis de blé dur ont des pointes effilées qu’on appelle «barbes»
(Seminel, 2013).
4
Chapitre I Synthèse bibliographique
En Algérie le blé tendre était inconnu en Afrique du Nord avant l’arrivée des français.
Le fellah qui ne cultivait que le « guemh » (blé dur) se mit à la « farina » (Lery, 1982).
2 - Classification botanique.
Comme les autres céréales, le blé est une monocotylédone appartenant à l'ordre des
Poales et à la famille des Poaceae ou Graminées (Clément-Grandcourt et Prat, 1970, Bonjean
et Picard, 1990). Le blé est caractérisé par des critères morphologiques particuliers (chaume –
épillet– présence de scutellum, etc). (Bonjeau et Picard, 1990). En Algérie, deux espèces sont
essentiellement cultivées.
Le blé dur Triticum turgidum var. durum possédant 4n=28 chromosomes, dont l'aire
d'extension est surtout constituée de zones arides et semi-arides, Le blé tendre Triticum
aestivum var aestivum possédant 2n = 42 chromosomes dont l'adaptation agro technique est
très large (Bonjeau et Picard, 1990).
3 - Distribution du blé
Les principaux pays producteur sont: La Chine, L’Inde, les Etats Unies Américaines,
Fédération de Russie, Canada et France (Anonyme, 2010) (Fig. 1)
5
Chapitre I Synthèse bibliographique
3.2 - En Algérie.
Djaout., 1995 in Baghem O., 2012 note que les zones céréalières sont en général
caractérisées par des précipitations de l’ordre de 350 à 600 mm. Dans cet intervalle on cite:
Alger, Annaba, Constantine, Guelma, Médéa, Mostaganem, Saida, Sétif et Tiaret. Ces
résultats sont présentés dans le tableau 1 suivant :
Tableau.1- Superficies cultivées en blé (2008) dans les principales willayas productrices de
blé
Wilaya Blé dur
Tiaret 113.3385
Setif 100.786
Tebessa 81 860
Batna 37.000
3.2.2 – Production
L’Algérie fait appel à l’importation en occupant le 7eme rang des pays importateurs de
blé au monde. Le principal fournisseur reste la France; durant la période 2006-2007, 85% de
ces besoins en céréales, 2,6 millions de tonnes de blé tendre et 650.000 quintaux de blé dur
(Hachemi, 2007). Le ministère du commerce révèle que durant l’année 2008, les principaux
6
Chapitre I Synthèse bibliographique
Les graines des céréales constituent l’un des aliments de base de l’humanité depuis des
milliers d’années (Eufic, 2009). Les protéines du blé sont la base de qualité technologique des
produits de première transformation (Semoule de blé dur et farine de blé tendre) et
contribuent à l’expression des caractéristiques culinaires de produit de deuxième
transformation (pâtes alimentaires, couscous, pain,…). Les pays producteurs et exportateurs
de blé utilisent les paramètres quantitatifs et qualitatifs de protéine dans l’échelle de
pondération pour la fixation du barème commercial (Abdellaoui, 2007).
7
Chapitre I Synthèse bibliographique
Les conditions requises étant réalisées (température, humidité, etc…), le grain de blé
va germer. Quelque jour plus tard apparait la première manifestation importante de la jeune
plante en développement, une sorte d’acte de naissance: l’épointement de la radicule (la jeune
racine déjà présente dans l’embryon) (Cliar, 2013).
La montaison débute à la fin du tallage, elle est caractérise par l’allongement des
entre-nœuds et la différenciation des pièces florales. A cette phase, un certain nombre de talle
herbacée commence à régresser alors que, d’autre se trouve couronnées par des épis. Pendant
cette phase de croissance active, les besoins en éléments nutritifs notamment en azote sont
8
Chapitre I Synthèse bibliographique
6 – Techniques culturales.
Selon Vilain (1989), l’obtention d’un rendement élevé requiert l’utilisation d’un
matériel végétal possédant un potentiel de production élevé, susceptible d’exploiter au mieux
les ressources disponibles du milieu. Deux types de techniques culturales lui sont appliqués:
les unes sont destinées à accroître le niveau des facteurs et des conditions de
croissance.
les autres visent plus particulièrement à valoriser et à préserver le potentiel de
production.
Le choix variétal est un choix stratégique qui permet de réduire d’une manière
générale les coûts de production, et en particulier, de réduire l’utilisation des produits
phytosanitaires (Viaux, 1999). Les principaux critères de choix des variétés sont : la
productivité, la précocité, l'alternative, la résistance au froid, la sensibilité aux principales
maladies ou encore la tolérance aux variations hydriques et au niveau des facteurs de
croissance (Vilain, 1989).Le choix de la variété est indissociable du choix de la date et de la
densité de semis, facteurs qui eux-mêmes ont des conséquences en matière de développement
parasitaire, de maladies et d’adventices (Viaux, 1999).
6.3 - Semis.
Le semis consiste à placer les graines à une certaine profondeur dans le lit de
semences. Il faut placer les graines à une profondeur régulière de 4 à 6 cm pour faciliter la
10
Chapitre I Synthèse bibliographique
levée des plantules (Benaouda, 1994 in Boulal et al, 2007). La date de semis ne doit pas être
trop précoce pour les céréales à pailles. Pour ces cultures, il faut rechercher un bon
compromis entre de bonnes conditions d’implantation et le risque de favoriser le
développement de maladies ou de mauvaises herbes qui nécessiteront l’utilisation importante
de produits phytosanitaires (Viaux, 1999). La dose de semis est étroitement liée avec la
densité du peuplement recherchée pour chaque espèce et variété cultivée (Belaid, 1990).
6.4 – Fertilisation.
La texture des sols présente une grande importance agronomique car elle joue un rôle
déterminant dans la fertilité, donc pour la productivité des cultures (Ramade, 2003).Toute
méthode de production végétale, qu’elle soit extensive ou intensive, traditionnelle ou
biologique, prélève dans le sol les éléments fertilisants dont elle a besoin. Ces prélèvements
varient selon le type de sol et l’intensité de production et augmentent avec la production de
biomasse (Anonyme, 2005). Les champs prospectés ne bénéficient d'aucun apport d'engrais.
En général les céréales ont des besoins en phosphore variant entre 1,3 et 1,6 kg de
P2O5 par quintal de grains. Les besoins en potasse sont plus variables et son absorption est
très précoce. L'absorbation de l'acide phosphorique est maximale durant la phase de
maturation et la solution Azotée (Urée + ammonitrate) est la mieux adoptée aux besoins des
céréales (Anonyme, 1989).Selon Anonyme (2005), les pratiques de gestion des éléments
fertilisants pour améliorer le rendement des engrais et réduire les pertes d’éléments fertilisants
dans l’environnement. Ces pratiques comprennent entre autres:
1. l’évaluation des besoins en éléments fertilisants en faisant régulièrement des tests sur
le sol et les cultures avant d’épandre des éléments fertilisants.
2. le choix du bon moment pour épandre des éléments fertilisants afin d'adapter
l’alimentation aux besoins de la croissance des cultures.
3. l’épandage des éléments fertilisants à proximité des racines.
4. le choix du produit fertilisant en fonction de sa stabilité chimique dans le sol.
5. la succession de cultures qui consomment de l’azote et des cultures qui fixent l’azote.
11
Chapitre I Synthèse bibliographique
6.5 - Irrigation
Rotation
La rotation est le système le plus ancien, et encore un des plus efficaces, pour contrôler
les nématodes, les pathogènes originaires du sol et un grand nombre d’insectes. L’objectif
d’une rotation est de dissocier le développement de la population pathogène présente dans le
sol et la croissance de la plante-hôte, en introduisant des cultures qui sont insensibles à celui-
ci, ou qui inhibent son développement; elle influence la conservation des sols et leur fertilité
(Guet, 2003; Anonyme, 2005). Selon Guet(2003), les différents facteurs à prendre en compte
dans la rotation sont les suivants :
12
Chapitre I Synthèse bibliographique
des sols. Les rotations comportant des jachères d’été peuvent accroître le risque de
salinisation et d’érosion (Anonyme, 2005).
Jachère
La protection des cultures est une composante indispensable de tout système agricole.
En effet, les nuisances amenées par certaines plantes ou certains animaux sont parfois
particulièrement préjudiciables aux productions agricoles. Cependant, la protection des
cultures doit être menée de façon à minimiser les risques pour l'environnement, et les
systèmes agricoles gérés de façon à réduire en amont les risques phytosanitaires (Bertrand,
2001).
Il parait donc indispensable, pour pouvoir élaborer ces stratégies d’avoir de bonnes
connaissances sur les adventices, les maladies ou les ravageurs. Il faut non seulement savoir
les reconnaître, mais aussi connaître leur biologie c'est à dire leur cycle de reproduction, les
facteurs qui favorisent leur développement et leurs ennemis naturels (Viaux, 1999).
Selon Bertrand (2001), les méthodes à adapter en céréaliculture sont les suivantes :
13
Chapitre I Synthèse bibliographique
D’après König (2013), les dégâts occasionnés par les oiseaux sur les céréales peuvent
être d'ordre quantitatif, par prélèvement de grains. Ils sont aussi qualitatifs, par dépôts de
fientes, de plumes, de cadavres sur les grains ou de débris végétaux utilisés pour la
construction des nids. Les oiseaux constituent aussi des vecteurs de germes. Leur présence est
liée à un mauvais entretien, et ils sont un indicateur des pratiques hygiéniques. Les oiseaux,
s’attaquent plutôt aux céréales sur pied qu’aux stocks. Ils constituent une menace importante.
Les problèmes entre les oiseaux et les hommes, notamment vis-à-vis de l’agriculture,
ne sont pas un phénomène récent même si aujourd’hui leur importance est plus forte qu’autre
fois du fait des pressions économiques et des nouvelles perceptions qui amplifient tous
conflits homme-animal (Clergeau, 2000).
On lutte contre les dégâts des oiseaux en enrobant les grains d'un produit répulsif
(anthraquinone) (Clement - Grandcourt et Prat, 1970).Parmi les prédateurs des moineaux,
(Chinery, 1983) cite le Hibou et l'Epervier d'Europe, (Doumandji et Doumandji-Mitiche,
1994) notent la Chouette hulotte et (Borteli, 1969) mentionne la Genette, le Chat sauvage et la
Mangouste.
14
Chapitre I Synthèse bibliographique
quantification de leurs dégâts causés ne sont pas aisées et les méthodes sont peu nombreuses
(Adamou - Djerbaoui et al, 2011).
La lutte contre les Surmulots, les Rats et les Souris est réalisé: par des appâts
empoisonnés au Racumin (Coumatetralyl) déposé pendant la période hivernale (Anonyme,
2002). Les Campagnols ont de nombreux ennemis tels que les serpents, les oiseaux (le Hibou
moyen duc, la Chouette hulotte, le Faucon, …), le Renard, la Belette (Clement - Grandcourt et
Prat, 1970).
Les nématodes peuvent engender des dégâts considérables sur céréales les espèces
incriminées sont Heterodere avenae (Wollenweber, 1924) et H. latipon (Fraklin, 1969)
(Mokabli, 2002). En Algérie, ces espèces sont largement répandu dans la région de Tiaret et
les variétés locales de blé testées au niveau de la wilaya se sont révélées des hôtes favorables
à ces parasites (Labdelli et al, 2007).
15
Chapitre I Synthèse bibliographique
Les insectes sont la forme de vie animale la plus diversifiée des écosystèmes terrestres.
La plupart d'entre eux sont inoffensifs et font partie intégrante des écosystèmes naturels, tant
par le nombre d'espèces que par leur rôle écologique (Regnière, 2009; Le Gall, 2009).
Alors que l’espèce des épis Sitobion avenae (Fabricius, 1775) est la plus dangereuse à
l'épiaison Capisano (1997). D’après Laamari (2004), Sitobion avenae et Rhopalosiphum padi
sont les espèces dominantes dans l’Est algérien. On trouve aussi le puceron du maïs
Rhopalosiphum maidis (Fitch, 1856) et le puceron des céréales et du rosier Metopolophium
dirhodum (Walker, 1849). Dans le nord de l’Algérie, Saharaoui (2017), cite six espèces de
pucerons inféodées aux céréales: Sitobion avenae, S. fragariae, Metopolophium dirhodum,
Rhopalosiphum padi, [Link] et Diuraphis (Diuraphis) noxia.
Parmi les insecticides homologués en Algérie contre les pucerons des céréales citons
le Formothion, la Cypermethrine et le tenvalerate (Anonyme, 2002). Concernant les ennemis
naturels des pucerons, il existe de nombreux prédateurs tels que les Coccinelles et les
Syrphes, des parasites tels que les Aphidiidae Aphidius anenae, Aphidius ervi, Aphidius
matricariae et des agents pathogènes tels que les entomophthorales (Anonyme, 2004). Parmi
les Coccinelles les plus efficaces dans la lutte biologique contre les pucerons citons Harmonia
axyridis (Piotte, 1999) ainsi que Coccinelle septempunctata et Hippodamia variegata
(Saharaoui, 1998).
Pour la lutte, les produits conseillés par les auteurs ci-dessus sont le Deltaméthrine, le
Dicrotophos et le Chlorpyrifos. Les traitements sont préconisés quand les insectes s'installent
16
Chapitre I Synthèse bibliographique
sur les épis. Parmi les méthodes culturales, Oufroukh et Hamadi ,1993 citent la destruction
des gîtes d'hiver.
Les vers blancs sont des ravageurs polyphages qui s’attaquent pratiquement à toutes
les cultures. Les dommages occasionnés sur céréales sont localisés sur les racines qui sont
rongées ou sectionnées complètement. Les plants endommagés se fanent puis se dessèchent
(Yahiaoui et Bekri, 2014), d’après Mesbah et Boufersaoui (2002), l’espèce Geotrogus
deserticola causent de gros dégâts aux céréales dans le Sud-ouest de l’Algérie. Les dommages
sont causés principalement par les larves qui sectionnent complètement les racines, les plants
ainsi endommagés se fanent et finissent par se dessécher
En ce qui concerne la lutte, il ne faut pas traiter avant que le nombre de larves soit
supérieur au seuil de tolérance de la culture il est de 15 à 20 larves / m2 sur céréales.
Les traitements se font en automne. Parmi les insecticides les plus utilisés citons le
Lindone, le Parathium et le Chlordane; parmi les moyens culturaux, le déchaumage et les
oiseaux peuvent rendre d'appréciables services (Clement-Grandcourt et Prat, 1970).
Elles peuvent causer des dommages en dévorant de longues bandes de tissus entre les
nervures des feuilles, alors que la couche superficielle de la feuille reste intacte. Ces dégâts
sont provoqués par les adultes puis les larves qui consomment les feuilles en respectant
l’épiderme inférieur. La feuille peut devenir totalement blanche en cas de fortes attaques
(Bezděk et Baselga, 2015) (Fig. 3)
17
Chapitre I Synthèse bibliographique
a b
La Mouche de Hesse Mayetiola destructor (Say, 1817) est l’un des ravageurs Diptères
le plus nuisible des céréales ces dernières années en Algérie. Appelé aussi la cécidomyie du
blé. L’insecte s’est propagé en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord (Ratcliffe
et Hatchett, 1997; Baidani et al, 2002). La Mouche de Hesse peut avoir six générations par an
Les adultes de la première génération font leur apparition dans le courant du mois d'avril. Ils
pondent sur les jeunes blés et leurs larves se développent assez rapidement (Balachowsky et
Mesnil, 1936) (Fig.4).
18
Chapitre I Synthèse bibliographique
7.2 – Maladies :
Lors de nos prospections nous avons observé les symptômes typiques de diverses
maladies phytopathogénes, elles sont reportées dans les deux tableaux 3 et 4 suivants:
19
Chapitre I Synthèse bibliographique
20
Chapitre I Synthèse bibliographique
Polypogon de
21
Chapitre I Synthèse bibliographique
22
Chapitre II Matériel et Méthodes
CHAPITRE II.
MATERIEL ET METHODES
Dans le but d'étudier la diversité de l’Entomofaune des céréales, notre choix s'est porté
sur la région de Corso. Cette dernier est située au nord de l’Algérie à l'extrémité est de la
plaine de la Mitidja, perchée sur une altitude moyenne de 22 mètres. Cette région à vocation
agricole, s’étend sur une plaine entre l’oued-Corso à l'est et l’oued Boudouaou et à Reghaia à
l'ouest. Au sud descend un versant de Djebel Nador et Boudouaou. Au nord elle possède une
façade sur la mer Méditerranée (Fig. 5). Ses coordonnées géographiques sont
(36°44’42’’N3°26’26’’E) 603 m en DMS (degrés, minutes, secondes).
2 – Caractéristiques climatiques.
L’étude climatique est basée sur les données météorologiques de l’office national de
météorologie (ONM) pour la station de Dellys pour caractériser le climat de notre zone
d’étude.
24
Chapitre II Matériel et Méthodes
2.1 – Température.
La température est l'un des factures les plus importantes de Climat. Elle agit sur les
répartitions de l'eau qui s’opèrent par le phénomène de l'évaporation (Bensouilah ,2015).La
température représente un facteur limitant de tout premier importance car elle contrôle
l'ensemble des phénomènes métaboliques et conditions de ce fait la répartition de la totalité
des espèces et des communautés êtres vivants dans la biosphère (Ramade, 1984)
2.2 – Pluviométrie.
L'étude du facteur pluviométrique, sa répartition sur toute l'année et son intensité est
très importante puisqu'il représente un facteur abiotique d'importance significative sur
l'évolution et la répartition des espèces dans le milieu naturel (Bettayeb et Azzaoui, 2010).
Le rythme des précipitations est primordial, puisque l’existence d’une période de
sécheresse estivale est le facteur écologique majeur, permettant d’explique les caractères
particuliers des forets méditerranéennes, et la mise en place d’un nombre très élevé de types
forestiers (Quézel et Medel, 2003).
25
Chapitre II Matériel et Méthodes
En 2022 durant la période de janvier jusqu’au mois de mai, le mois le plus froid est
janvier avec une température de 16.6°C, par contre le mois le plus chaud est le mois de mai
avec une température de 26.8°C. Le classement décroissent des mois selon la pluviométrie
est celui d’avril avec 133.4 mm, suivi par le mois de mars avec 112.2mm. Le mois le plus sec
est celui de mai avec 16.3mm (Tableau 6).
2.3 – Vent.
Le vent est l'un des facteurs les plus caractéristiques du climat, la connaissance de sa
force et de sa direction s'avère nécessaire, du fait qu'il accélère l'évaporation (Mackenzie et al,
2000 ; Monod, 1992).
C'est aussi un facteur climatique qui entraine aussi des variations de température et
d'humidité, et exerce une action mécanique et physiologique sur certains facteurs biotiques
(Bettayeb et Azzaoui, 2010). Il inhibe la croissance des végétaux et élimine certaines espèces
d'arthropodes en partie ou en totalité dans les lieux ventés (Mutin, 1977). Les vents dominants
pour la région de Rahouia sont de direction nord-ouest, les vents de direction sud-est sont les
moins fréquents (Bettayeb et Azzaoui, 2010).
26
Chapitre II Matériel et Méthodes
Afin de mener à bien notre expérimentation nous avons utilisé des pièges
chromatiques et des pièges colorés (Bassines jaunes). Ce dispositif expérimental va permettre
d’inventorier l’entomofaune inféodée aux céréales et déterminer les périodes de vol des
espèces nuisibles d’une part, et d’autre part comparer l’efficacité des pièges.
Les plaquettes engluées ont été utilisés pour réaliser l’inventaire de l’entomofaune
associée au blé dur et l’étude des principaux bioagresseurs de la culture au niveau du site
d’étude (Fig.6)
27
Chapitre II Matériel et Méthodes
Bourliere (1969); ce type de pièges sont particulièrement efficaces à l’égard des insectes
héliophiles et floricoles.
Les bassines sont été remplies à 1/3 d’eau savonneuse en additionnant un peu de
détergent afin d’éviter l’envol des insectes. Ils sont ensuite posés au ras du sol à l’intérieur des
serres. Elles sont soulevées au fur et à mesure avec la hauteur de la plante. Les insectes vont
se noyer dans le liquide en tombant dans le piège. Ces deux types de pièges ont été utilisés
pour la capture et le suivi des périodes de vols d’insectes.
4 – Protocol expérimental.
28
Chapitre II Matériel et Méthodes
4. 2 - Inventaire de l’entomofaune.
29
Chapitre II Matériel et Méthodes
Figure : 9 - Emplacement des plaquettes engluées et la bassine jaune sur site (Originale).
Le contenu de la bassine jaune est récupéré dans des piluliers en matière plastique. Les
plaquettes engluées sont couverts de papier transparent afin d’éviter qu’ se collent et coupés
en morceaux de trois carreaux afin de faciliter les observations sous la loupe binoculaire. Une
fois au niveau de laboratoire UMBB les insectes récupérés des pièges sont directement triés et
comptés par type de piège. Pour certains spécimens, on a fait recours à des préparations des
génitalia après montage entre lames et lamelles, soit de l’insecte complet ou soit d’un organe
pour d’éventuelles observations des critères d’identification de l’espèce. Certains organes sont
30
Chapitre II Matériel et Méthodes
examinés au microscope afin de confirmer l’espèce c’est le cas des pucerons et quelques
Coléoptères ou Diptères (Fig. 10). Les insectes sont dénombrés et observés sous une loupe
binoculaire en vue de leur identification. Parfois on utilise de l’acétate d’Ethyle pour détacher
les insectes afin ne pas les abimer et pouvoir réaliser de bons montages entre lames et
lamelles à partir desquelles sont effectuées les identifications au laboratoire par nos soins et
l’aide du Dr. Saharaoui Lounes de l’E.N.S.A. d’El Harrach. On s’est basé également sur les
travaux de plusieurs auteurs comme Remmaudiere (1997) et Leclant (2000) pour les
pucerons, Iablokoff-Khenzorian (1981) et Gourreaux JM., 1974 pour les coccinelles et
Barkou, 2018 pour les noctuelles.
Incision transversale entre le 4ème et le 6ème sternite abdominale, à l’aide d’une épingle
entomologique.
31
Chapitre II Matériel et Méthodes
Dégraissage des pucerons, cette opération consiste à extraire toutes les réserves
lipidiques. A cet effet, le puceron est chauffé dans une solution d’hydroxyde de potassium
(KOH) à 10% pendant environ 3 minutes ou plus selon la nature du puceron. L’éclaircissage
de l’échantillon nécessite un passage dans une solution de chloral phénol pendant 24 heures
pour mettre en évidence certains détails morphologiques non éclaircis auparavant.
Montage du puceron est effectué entre lame et lamelle. Dans une goutte de liquide de
Faure, le puceron est posé sur sa face dorsale en prenant soin de bien étaler les antennes, les
ailes et les pattes (les pattes et les antennes vers le haut, les médianes et les postérieurs vers le
bas).
Séchage de l’échantillon s’effectue en mettons le puceron ainsi monté dans une étuve
pendant une semaine.
a b c
d e f
Figure. 11- Matériel utilisé pour la préparation et le montage des pucerons et autres insectes
32
Chapitre II Matériel et Méthodes
a b c
d e f
5 - Analyse statistique
33
Chapitre II Matériel et Méthodes
La richesse totale S est égale au nombre total des espèces présentes, elle est obtenue à
partir du nombre total des relevées (Blondel, 1979; Ramade, 1984).
L’abondance relative est une importance numérique relative d’une espèce dans un
peuplement. On distingue l’abondance absolue mesurée par la densité de la population de
l’espèce dans son habitat et l’abondance relative, appelée probabilité d’occurrence de
l’espèce, pi. Elle se mesure à partir de descripteurs quantitatifs: dénombrement d’individus,
biomasse totale ou encore fréquence d’occurrence (Ramade, 1994)
AR = ni /N
ni: nombre d’individus d’une espèce i
N: nombre total d’individus toutes espèces confondues.
H' = -∑ pi log 2 pi
H’ : est indice de diversité exprimé en bits
Qi : est la fréquence relative de l’abondance de l’espèce i.
Il est conseillé d’utiliser conjointement l’indice de Shannon avec l’indice de Simpson pour
mieux apprécier non seulement la composition, mais aussi la structure des peuplements.
34
Chapitre II Matériel et Méthodes
L’équitabilité varie entre 0 et 1. Quand E tend vers 0, on dit qu’il y a une ou deux espèces
qui dominent le peuplement, dans ce cas le milieu est écologiquement en déséquilibre. Si E
tend vers 1, les peuplements sont représentés par des effectifs qui sont sensiblement proches,
on dit que le milieu est écologiquement en équilibre.
L'indice de Simpson (λ) permet de mesurer la probabilité que deux individus tirés au
hasard appartiennent à la même espèce.
35
Chapitre III - Résultats et discussion
1 - Inventaire taxonomique
Les résultats de l’inventaire de l’entomofaune associée aux céréales réalisé sur blé dur au
cours de période allant du 15 janvier au 20 mai 2022 dans la commune de Corso (Wilaya de
Boumerdes) sont reportés dans le tableau suivant 7.
36
Chapitre III - Résultats et discussion
37
Chapitre III - Résultats et discussion
38
Chapitre III - Résultats et discussion
39
Chapitre III - Résultats et discussion
Tableau 8 - Abondance relative de l’entomofaune répertoriée sur blé en 2022 dans le site
d’étude à Corso
40
Chapitre III - Résultats et discussion
41
Chapitre III - Résultats et discussion
42
Chapitre III - Résultats et discussion
L’analyse des résultats reportés dans le tableau 8 montre que parmi les principaux
bioagresseurs des céréales, les Diptères Delia coarctata et Hydrella griseola prédominent
avec des effectifs respectifs de 1401 individus et 897 individus ce qui représente 21,61% et
13,84% de l’entomofaune répertoriée. Ils sont suivis par le thrips Limothrips cerealium qui
totalise 482 individus soit 7,43%. La mouche Musca domestica montre une intense activité
en raison de la présence des dépôts de fumier aux alentours de la parcelle, en effet, pas moins
de 475 individus ont été dénombrés (7,33%). Les Agromyziidae sont représentées par divers
espèces et totalisent 427 individus (6,59%). Une deuxième espèce de thrips cohabite avec la
première et montre une activité non négligeable il s’agit d’Aelothrips fasciatus qui représente
4,44% de l’effectif total soit 288 individus capturé. L’autre agromyziidae Liriomyza trifolii
qui est considéré comme ravageur clé des céréales sa présence est bien lisible comme le
montre le nombre de capture dénombré 270 individus (4,16%). Une autre catégorie d’insectes
est quantitativement moins importante mais leur rôle n’est nullement négligeable. Il s’agit des
espèces Apis mellifera (2,76%), Calliphora sp (2,58%), le puceron Sipha maidis (2,36%), le
troisième thrips Melanthrips pallidior (1,85%), les Diptères Oscinella frit, (1,43%), Phoridae
sp,(1,71%), Bradysia sp (1,74% ) et Chlorops calceatus (1,85%) et les Hyménoptères
Asilidae sp (1,57%) et Trichopria basalis (1,48%). Enfin les autres taxons leur présence est
négligeable, avec des fréquences inférieures à 1%.
Lors de notre expérimentation on a utilisé trois types de pièges en vue de réaliser notre
inventaire, ce qui nous a incités de vérifier l’efficacité de ces pièces qualitativement et
quantitativement. L’analyse qualitative de la diversité entomologique répertoriée montre que
les plaquettes jaunes attirent le plus grand nombre de taxons avec 95 espèces. Les autres
pièges en l’occurrence les plaquettes bleues et les bassines jaunes comptabilisent presque le
même nombre d’espèces aves respectivement 55 et 54 taxons (Fig.14). Du point de vu
quantitative c’est plutôt les plaquettes bleues qui totalisent le plus grand nombre de captures
avec 3040 d’individus soit 47,04%. Viennent ensuite les plaquettes jaunes avec 2381
individus (36,61%) et enfin les bassines jaunes avec 1062 individus soit 16,35% (Fig.15).
43
Chapitre III - Résultats et discussion
44
Chapitre III - Résultats et discussion
L’analyse des résultats reportés dans le tableau 9 indiquent que les phytophages forment
le groupe trophique le plus diversifié du point de vu qualitatif. Il totalise 50 taxons soit 45,05%
de l’effectif total. Dans cette catégorie nous relevons la dominance des Homoptères avec 12
espèces de pucerons et un Psyllidae. En deuxième position arrivent les coléoptères avec 12
espèces réparties dans dix familles taxonomiques. Ils sont suivis par les Thysanoptères qui
regroupent cinq espèces de Thrips appartement à la famille des Thripidae. Les espèces
Limothrips cerealium et Aelothrips fasciatus prédominent avec respectivement 7.43% et 4.44%.
Les parasites constituent le deuxième groupe trophique qui montre une intense activité dans la
parcelle. Il représente 26,13% de l’effectif total. Les Braconidae aphidiphages, Aphidius
matricariae, Aphidius avenae, Lesiphlebus testaceipes et Diaeretiella rapae, Opius sp montrent
une intense activité grâce à la présence d’une importante biomasse de nourriture constituée de 12
espèces de pucerons. Chez la même famille on retrouve également des parasites de chenilles
Apanteles glomeratus et Chrysocharis sp. Les prédateurs jouent un rôle non négligeable car ils
représentent 14,41% et comptent 15 taxons. Les coccinelles Coccinella septempunctata,
Hippodamia (Adonia) variegata, Scymnus nubilus et Stethorus punctillum constituent les principaux
prédateurs qui vivent dans la parcelle et profitent de la présence de leur nourriture essentielle
respective en l’occurrence les pucerons et divers acariens pour se nourrir et se reproduire. Par
ailleurs, la famille des Syrphidae abrite aussi quatre espèces de prédateurs dont leurs larves
respectives s’attaquent à diverse pucerons. Un autre groupe trophique qui mérite une attention
particulière après les prédateurs et les parasites est celui des omnivores. Il regroupe 14 espèces
soit 12,61%, il est constitué pratiquement des Calliphoridae, Phoridae, Sciaridae, Drosophilidae,
Psychodidae, Muscidae et enfin de deux [Link] polinisateurs sont les moins représentés
ils comptent deux taxons (1,80%), les abeilles Apis mellifera, Andrena flavipes (Fig.16).
45
Chapitre III - Résultats et discussion
D'après Blondel, 1979, le quotient du nombre d’espèces contactées une seule fois sur
le nombre total de relevés (a/N), mesure la qualité de l'échantillonnage. Ce quotient tend
généralement vers zéro. S'il est nul, on peut dire que l'inventaire qualitatif est réalisé avec une
précision suffisante (Tableau 10).
Pour le cas de notre expérimentation le quotient a/N est égale à 0,71, cette valeur est
inférieure à 1, ce qui donne une qualité d’échantillonnage satisfaisante. Donc les espèces
observées une seule fois sont classés comme des espèces sporadiques (rares), elles sont
réparties comme suit: Amara ovata, Apion sp, Coccophagus lycimnia, Nemiritis sp,
Phyllobius sp, Psilothris viridicoerulea, et Pteromatidae sp.
46
Chapitre III - Résultats et discussion
Sites Dates 15/01/ 15/02/ 30/02/ 15/03/ 30/03/ 10/04/ 20/04/ 30/04/ 10/05/ 20/05/
Taxa 30 41 40 45 53 48 48 60 59 47
Corso
ni 172 348 387 405 657 709 949 1027 1207 619
Les valeurs de la richesse totale de l’entomofaune répertoriée sur blé dur à Corso
varient entre 30 espèces le 15 janvier et 60 espèces répertoriées lors du relevé du 30 avril
2022. La représentation graphique de l’évolution de la richesse spécifique d’un peuplement en
fonction du nombre d’individus inventoriés, est donnée par la courbe de raréfaction (Fig. 17).
Il ressort que la richesse spécifique et le nombre d’individus capturé sont plus importants le
30 avril avec respectivement 60 espèces et 1027 individus.
180
160
Taxa (95% confidence)
140
120
100
80
60
40
20
0
800 1600 2400 3200 4000 4800 5600 6400
Specimens
47
Chapitre III - Résultats et discussion
48
Chapitre III - Résultats et discussion
Tableau 12 – Indices de diversité des peuplements entomologiques répertoriés sur blé dur
à corso en 2022.
Paramètres 15/01/ 15/02/ 30/02 15/03 30/03 10/04 20/04 30/04 10/05 20/05
Shannon_H 2.78 2,89 3,02 2,89 3,07 3,00 2,61 2,83 2,44 2,39
Equitability_J 0.81 0,78 0,82 0,76 0,77 0,77 0,67 0,69 0,59 0,62
Simpson 1-D 0.90 0,91 0,93 0,91 0,91 0,92 0,88 0,88 0,81 0,81
Fisher_alpha 10.42 12,09 11,27 12,96 13,6 11,63 10,67 13,90 12,99 1182
La diversité de Shannon est en général acceptable, elle est supérieure à 2,39 bits, elle
affiche un maximum de 3,07 bits noté vers la fin mars. Lorsque l’indice de diversité est
inférieur à 2, on considère que celle -ci est faible. On parle de diversité moyenne, lorsque
l’indice est compris entre 2 et 3bits, et celle-ci élevée lorsque l’indice de Shannon est compris
entre 4 et 5. Elle est très forte et élevée quand elle dépasse 5 bits. D’une façon générale
l’équitabilité varie de 0,59 le 10 mai et 0,82 le 30 février et par conséquent, elle tend vers 1.
On dit, dans ce cas, que le peuplement est représenté par un nombre d’individus proches et
qu’il n’y a aucune espèce qui domine. Le milieu est alors dit en équilibre écologique.
L'indice alpha de Fisher (α) est un modèle d'abondance dérivé d'une série
logarithmique et utilise uniquement le nombre d'espèces (S) et le nombre total d'individus
(N). Plus la valeur est élevée, plus la dominance d'une d'espèce est (S) est faible. En effet les
valeurs alpha de Fisher sont moyen et varient entre 10,42 en janvier à 13,90 à la fin avril, ce
qui donne un milieu où les espèces vivent dans un biotope peu équilibré cela veut dire qu’il
existe au moins une espèce qui domine le peuplement dans le site d’étude. Effectivement, les
résultats montrent qu’au moins deux espèces qui domine, il s’agit du Diptère Delia coarctata
et à un degré moindre l’espèce Hydrella griseola.
49
Chapitre III - Résultats et discussion
L’ordre des Thysanoptères est représenté par cinq espèces de thrips. Limothrips
cerealium, Melanthrips pallidior, Thrips tabaci, Aelothrips fasciatus et Frankliniela
occidentalis. L’analyse de la figure 20 qui montre les fluctuations des cinq espèces de thrips
50
Chapitre III - Résultats et discussion
répertoriées sur blé dur montre que l’espèce inféodée aux céréales Limothrips cerealium
prédomine avec 482 individus capturés dans les différents pièges soit 51,01% de l’effectif
total.. Il est suivi par les taxons Aelothrips fasciatus avec 288 individus (30,48%). L’espèce
Melanthrips pallidior arrive en troisième position et totalise 120 individus (12,70%). Enfin
les autres taxons en l’occurrence Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci leur présence est
accidentelle dans la mesure où ils ne sont pas inféodées aux céréales. En effet, seulement 43
et 12 individus de ces taxons ont été dénombrés soit 4,45% et 1,27% (Fig. 20).
51
Chapitre III - Résultats et discussion
avec 9,38% et Cetonia aurata (7,81%). Enfin les autres taxons leur présence est accidentelle
avec des effectifs ne dépassant 8 individus (Fig. 21).
52
Chapitre III - Résultats et discussion
Les Hyménoptères représentent l'ordre le plus riche en taxons avec une richesse
spécifique de 35 espèces réparties dans 17 familles soit 31,53% de l’effectif total de
l’entomofaune répertoriée. Qualitativement les familles des Braconidae, des Ichneumonidae
et des Pteromatidae sont les représentées avec respectivement 10, 4 et 4 espèces. L’analyse de
la figure 23 montre que l’espèce pollinisatrice Apis mellifera prédomine avec 179 individus
soit 23,49% de l’effectif total des Hyménoptère, elle est suivie par le prédateur Asilidae sp qui
totalise102 individus (13,39%) puis le parasite des Diptères Trichopria basalis avec 96
individus (12,60%). Les espèces Alloxista vitrix (6,56%), Surphophagus aphidivorus
(6,17%), la fourmie Tapinoma sp (4,72%), Encyrtidae sp. ind. (4,59%) et Asaphes sp (4,33%)
affichent une présence moyenne avec des effectifs ne dépassant pas 50 individus. Chez les
Braconidae, qui regroupent 10 parasites seules les espèces Diaeretiella rapae et Aphidius
matricariae qui affichent une activité moyenne en raison de la présence de sa proie le puceron
Sipha maidis qui constitue sa proie essentielle. Enfin les autres taxons leur présence
est accidentelle avec des effectifs variant entre 02 et 17 individus.
53
Chapitre III - Résultats et discussion
9.1 – Parasites.
54
Chapitre III - Résultats et discussion
Parmi les 111 espèces d'insectes répertoriés, 29 taxons sont des parasites soit 26,13%
de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Ils peuvent jouer un rôle important dans la
lutte biologique contre divers ravageurs des céréales. Nous avons regroupé ces auxiliaires
selon leur spécificité trophique. Nous retrouvons des parasites de chenilles avec10 espèces,
des aphidiphages (parasites de pucerons) avec 08 espèces, des Hyperparasites ou parasites
secondaires avec 07 taxons, ceux des mouches (3 espèces) et enfin un seul parasite Oophage
(parasite des œufs. L’analyse des résultats indiquent que le parasite des mouches Trichopria
basalis prédomine dans la parcelle de blé avec 23,11% de captures soit 95 individus piégés.
Ceci peut s’expliquer par l’abondance de leurs proies les mouches Delia coarctata et
Hydrellia griseola. Les Hyperparasites Alloxista vitrix, Surphophagus aphidivorus et Asaphes
sp montrent aussi une intense activité avec respectivement 12,17%, 11,44% et 8,03% de
captures. Chez les aphidiphages l’espèce Diaeretiella rapae (5,35%) est la plus active grâce à
la présence de sa proie le puceron Sipha maidis. Les autres taxons en l’occurrence
Lysiphlebus testaceipes, Aphidius avenae, Aphidius matricariae, Aphedrus plagiator, Praon
55
Chapitre III - Résultats et discussion
velucre, Opius sp, et Chorebus sp leur présence reste négligeable avec des effectifs variant
entre 2 et 10 individus seulement. Chez les parasite de chenille seule l’espèce Diadegma sp.
qui prédomine dans la parcelle avec 11 individus soit 2,68% de l’effectif des parasites. Enfin,
le seul parasite Oophage répertorié dans la parcelle est l’espèce Myrmaridae sp avec
seulement 09 individus (Fig.24 et 25).
a b
c d
e f
56
Chapitre III - Résultats et discussion
a b
c d
e f
9.2– Prédateurs
58
Chapitre III - Résultats et discussion
entomophages regroupent 05 taxons mais seule l’espèce Asilidae sp qui affiche une intense
activité avec pas moins de 102 individus piégés (45,74%). Enfin, les Oophages et les
acariphages sont représentés par une seule espèce chacun. Il s’agit de la punaise Anthocoris
nemoralis (0,90%) et la coccinelle Stethorus punctillum (0,90%) (Fig. 26).
a
b
d
c
e
f
59
Chapitre III - Résultats et discussion
1 – Inventaire.
Les résultats de l’inventaire des principaux bioagresseurs du blé dur répertoriés dans le site
d’étude en 2022 sont reportés dans le tableau 15.
L’inventaire de l’entomofaune associée aux céréales mené dans une parcelle de blé dur
dans la commune de Corso (W. Boumerdes nous révèle la présence de 14 espèces d’insectes
reconnus comme bioagresseurs des céréales. Cette diversité entomologique totalise 3771
individus est répartie dans quatre ordres et 08 familles. Quantitativement elle représente 58,19%
de l’ensemble de l’entomofaune répertoriée (41,81%) de l’effectif total de l’entomocénose
répertoriée dans la station d’étude (Fig. 27). L’ordre des Homoptères prédomine et regroupe cinq
60
Chapitre III - Résultats et discussion
espèces de pucerons. Il est suivi par celui des Thysanoptères qui referme trois espèces de Thrips
dont celui des céréales en l’occurrence Limothrips cerealium. Les Diptères sont représentés par
quatre familles les Anthomyiidae, les Ephydridae, les Agromyziidae et les Ceccidomyiidae.
L’analyse de la figure 28 montre que le Diptère Delia coarctata affiche une intense
activité dans la parcelle avec pas moins 1401 individus piégés dans les trois types de pièges
utilisés soit 37,15% de l’effectif total. Cette espèce est suivie par un autre Diptère qui totalise
897 individus (23,79%). Il s’agit de l’Ephydridae mineuse Hydrellia griseola. Le thrips
Limothrips cerealium intervient en troisième position avec 482 individus soit 12,78%. Il
cohabite avec deux autres espèces de thrips: Aeolothrips fasciatus et Melanthrips pallidior qui
représentent respectivement 7,64% et 3,18% de la population globale. L’Agromyziidae
Liriomyza trifolii et les pucerons Sipha maidis font parties également des ravageurs clés du
blé dur dans la parcelle et totalisent respectivement 270 individus (7,16%) et 153 individus
(4,06%. Enfin l’activité des autres espèces est négligeable, leurs populations varient entre 04
et 59 individus. Il est a signalé que la cécidomyie Mayetiola destructor, malgré les dégâts
qu’elle occasionnait aux céréales ces dernières années en Algérie, actuellement est en nette
régression parfois ses fluctuations sont négligeables C’est le cas de notre expérimentation où
seulement 19 individus ont été capturés dans nos différents pièges..
61
Chapitre III - Résultats et discussion
62
Chapitre III - Résultats et discussion
37,34
[Link]
23,91 [Link]
Fréquence
12,85 [Link]
[Link]
7,20 L.t ri
[Link]
3,20
[Link] [Link] Z.t en
[Link]
0,11
1 2 3 4 5 6 8 10
[Link] 12 [Link]
Rang
Légende : [Link]: Oulema melanopus., [Link]: Zabris tenebrioide., [Link]: Sipha maidis.,[Link] :
Rhopalosiphum maidis., [Link]: Rhopalosiphum padi., [Link] : Sitobion avenae., [Link]:Melopodium
durtum., [Link]:Aeolothrips fasciatus., [Link]:Limothrips cerealium., [Link]:Melanthrips pallidior.,
[Link] :Delia coarctata., [Link] : Hydrellia griseola., [Link] : Lyriomiza trifolii
La mouche adulte de Delia coarctata mesure de 6 à 7 mm, elle a un corps gris clair.
Les pattes de la femelle sont jaunes à l'exception des tarses noirâtres, celles du mâle sont
noirâtres. L'œuf est blanc, oblong, il mesure 1 mm et son chorion présente une réticulation
longitudinale. La larve est blanc nacré au 1er stade, l'asticot devient par la suite blanc
crémeux. Sa taille varie de 1 mm au 1er stade à 8 mm au maximum à la fin du
développement. La pupe est jaune brunâtre clair, elle mesure environ 6 mm de long (Fig. 30).
([Link]
63
Chapitre III - Résultats et discussion
64
Chapitre III - Résultats et discussion
Hydrellia griseola est une espèce d'insectes Diptères de la famille des Ephydridae.
Cet insecte est un oligophage inféodé aux espèces de la famille des Poaceae. Il est considéré
comme un ravageur des cultures de céréales, en particulier l'orge, le blé et le riz. L'œuf est
déposé à la surface de la plante et la coquille vide de l'œuf reste visible. La larve se distingue
de celle des Agromyzidae car la mandibule n'a qu'une seule dent. De plus, le bras antérieur
du squelette céphalique est plus long que les bras arrière. La larve quitte également la mine
avant la nymphose. La nymphose a lieu dans une petite mine tachetée nouvellement
fabriquée sans excréments. La mouche adulte a une pruine blanc grisâtre ([Link].
(Fig.32).
65
Chapitre III - Résultats et discussion
suite à une chute brutale des captures qui atteindront un minimum de 150 individus lors de
notre dernier relevé du 20 mai (Fig. 33).
La femelle a un corps brun clair à noir ; elle mesure de 1,6 à 1,8 mm de long ; elle est a pattes
noires sauf le tibia antérieur et le tarse qui sont jaunâtres ; avec des ailes hyalines bordées d'une frange
de soies; avec des antennes à 8 articles; deux paires de soies très épaisses sur les bords latéraux du
tergite 8; le 10e segment abdominal est conique et pointu. Le mâle est nettement plus petit que la
femelle et toujours aptère. La larve est de couleur blanc jaunâtre, elle a sensiblement la même forme
que l'adulte. La nymphe est blanc hyalin ([Link] (Fig.34).
66
Chapitre III - Résultats et discussion
Le thrips Limothrips cerealium est le troisième bioagresseur des céréales qui affiche
une intense activité dans la parcelle de blé après les Diptères Delia coarctata et la mineuse
des céréales Hydrellia griseola. Les premiers adultes du thrips ont été capturés dès le premier
relevé de notre expérimentation. Une légère augmentation des fluctuations de l’insecte est
observée au cours du mois de février qui correspond à la phase levée du blé. Un premier pic
de 49 individus a été noté lors du relevé du 15 mars (10,17%). Après une légère chute des
populations observée lors du relevé du 30 mars. Une augmentation progressive des
populations est observée par la suite durant tout le long du mois d’avril pour atteindre un
deuxième pic de 81 individus (16,80%) lors du relevé du 10 mai. On assiste par la suite à une
chute brutale des fluctuations qui affiche un minimum de capture de 24 individus à la fin de
notre expérimentation (Fig.35).
L’adulte de Aeolothrips fasciatus mesure 2,1 mm. Le corps et les pattes sont bruns.
Ses ailes antérieures sont munies de bandes transversales blanches et noires. L’insecte fait
référence à un complexe d’espèces d’apparence similaire et n’ayant pas toutes été décrites et
distinguées les unes des autres. Ce complexe est originaire de l’Europe et est largement
répandu à travers le monde. Il est présent en Amérique du Nord et peut entrer dans les serres
ou se retrouver sur les plantes placées à l’extérieur. Cette espèce est décrite comme étant un
67
Chapitre III - Résultats et discussion
prédateur facultatif d’autres insectes. Elle vit sur plusieurs espèces de fleurs, dont
l’hémérocalle (R.A.P., 2020) (Fig. 36).
Aeolothrips fasciatus est le deuxième thrips qui fluctue dans la parcelle de blé.
L’analyse de la courbe de la figure 37 montre la présence de deux principale périodes
d’activité de cet insecte. La première se manifeste dès le stade levé de la plante et intervient
au cours des mois de janvier et février. Elle affiche un premier pic de capture de 30
individus vers la fin février ce qui représente 10,42% de la population globale. La deuxième
période intervient par la suite et s’étale jusqu’à la fin de notre expérimentation. En effet, à
partir de la fin mars on assiste à une augmentation des populations du thrips. Le maximum
des captures a été enregistré lors du relevé du 20 avril avec pas moins de 116 individus soit
40,28% de la population globale de thrips. On assiste par la suite à une chute progressive des
fluctuations qui atteindra un minimum de 8 individus noté lors de notre dernier relevé.
68
Chapitre III - Résultats et discussion
L'adulte est de taille réduite, il mesure 1,3 à 2,3 mm de long. Sa tête est jaune, le
thorax et l'abdomen sont gris-noirâtre, les pattes et le scutellum jaune brillant .Le mâle est
beaucoup plus petit que la femelle. L'œuf mesure 0,2 x 0,1 mm, il est de couleur crème,
translucide au début. Il est légèrement introduit sous l'épiderme de la feuille. A la naissance,
La larve est incolore et mesure 0,5 mm de long ; à son complet développement, elle atteint 3
mm, elle est alors de couleur jaune brillant ([Link]) (Fig. 38).
69
Chapitre III - Résultats et discussion
L’adulte mesure 1,0 à 2,0 mm au corps brun brillant, avec de nombreuses soies sur
tout le corps. L’Ailé brun avec des soies, antennes courtes à 5 articles, grande plaque noire à
l'arrière de l'abdomen, cornicules réduites à un pore, cauda arrondie (Remaudière et al., 1997)
(Fig. 40).
A B
70
Chapitre III - Résultats et discussion
Parmi les six espèces de pucerons inféodées aux céréales répertoriées l’espèce Sipha
maidis est la plus abondante et montre une intense activité dans la parcelle de blé. Elle
représente 4,08% de la population globale des bioagresseurs des céréales recensés. Le suivi
des fluctuations de cette espèce au cours du cycle végétatif de la plante nous indique la
présence de principales périodes de fluctuations. La première s’étale du début de notre
expérimentation jusqu’à la fin mars. Il s’agit en faite des premières pullulations des formes
aptères qui s’installent dans la parcelle pour se nourrir des jeunes feuilles du blé. Au cours de
cette période un premier pic de 35 individus d’aptères a été noté lors du relevé du 15 février.
La deuxième période correspond aux fluctuations des formes ailés issus de la génération des
aptères. Elle intervient du 20 avril à la fin de notre expérimentation et enregistre un deuxième
pic de 33 individus noté vers la fin avril. Une chute brutale des populations de Sipha maidis
est observée par la suite pour atteindre un minimum de 6 individus lors de notre dernier relevé
(Fig. 41).
71
Chapitre III - Résultats et discussion
Discussion générale.
Au terme de notre travail sur l’étude de l’entomofaune associé au blé dur mené dans la
commune de Corso (Wilaya de Boumerdes), il ressort une importante richesse spécifique
d’insectes composée de prédateurs, de parasites, de diversité entomofaunique associée aux
céréales et de plusieurs bioagresseurs des céréales. Un total de 6480 individus d’insectes a été
dénombré. Cette diversité entomologique est composée de 111 espèces répartis dans 11
ordres et 57 familles.
Plusieurs travaux d’inventaire de l’entomofaune associée aux céréales ont été menés
en Algérie dans plusieurs écosystèmes céréaliers. A Biskra, Berkoune en 2021 avait
inventorié 169 espèces d’insectes réparties dans 10 ordres, 57 familles et 146 genres
Quantitativement la variété de blé est la plus riche en espèces avec 159 taxons, alors que
l'orge héberge 152 taxons. Timousagh (2006) et Ben Abba et Bengouga (2007) ont répertorié
respectivement 35 et 81 espèces sur orge. Parmi les autres travaux, on cite ceux de Bouras
(1990), qui a inventorié 78 espèces sur blé dur et orge, Kellil (2010) avait cité 118 espèces sur
blé dur, orge et blé tendre à Setif et à El-khroub. Dans la région de Constantine Madaci
(1991) et Khetfi (2018), ont travaillé sur blé dur et blé tendre, ils ont recensé une richesse
spécifique de 65 et 107 espèces respectivement. Dans la Mitidja, Berchiche (2004) et Assabah
(2011), ont mentionné une richesse de 182 et 98 taxons sur blé tendre. À Batna Chaabane
(1993) et Fritas (2011) ont cité respectivement 96 64 espèces.
En France, Cole et Wilkson (1983), ont travaillé sur le complexe entomologique des
céréales, ils ont identifié 240 taxa. De plus Chambon (1983), a collecté 1000 espèces sur
plusieurs stations dans la région de Fontainebleau, dont 3% de ces espèces sont inféodées à la
céréaliculture.
Lors de notre expérimentation on a utilisé trois types de pièges en vue de réaliser notre
inventaire, ce qui nous a incités à vérifier l’efficacité de ces pièces qualitativement et
72
Chapitre III - Résultats et discussion
La valeur de la qualité de l’échantillonnage par rapport aux espèces piégées est égale à
0,70. Cette valeur est inférieure à 1, de ce fait les échantillonnages réalisés dans la parcelle de
blé peuvent être qualifié de bon. La rareté des espèces et leur capture une seule fois, peut
s’expliquer par l’indisponibilité de leurs plantes hôtes et source de nourriture dans une région
(Blackman et Eastop, 1994 et 2000).
Les valeurs de la richesse totale de l’entomofaune répertoriée sur blé dur à Corso
varient entre 30 espèces le 15 janvier et 60 espèces répertoriées lors du relevé du 30 avril
2022. Selon Mac Arthur (1972), la distribution spatio temporelle des espèces est liée à divers
facteurs biotiques et abiotiques d'un biotope donnée tels que les conditions physiques,
l'altitude et le climat. Selon le même auteur la diversité floristique soit en milieu naturel ou
cultivé peut corréler positivement avec la diversité et l'abondance des insectes.
73
Chapitre III - Résultats et discussion
aucune espèce qui domine. L’indice de Simpson varie entre 0,81 en mai à 0,93 pour le relevé
du 30 février. Celui-ci traduit donc la codominance de plusieurs espèces dans la mesure où il
tend vers 1. L'indice alpha de Fisher (α) est un modèle d'abondance dérivé d'une série
logarithmique et utilise uniquement le nombre d'espèces (S) et le nombre total d'individus
(N). Plus la valeur est élevée, plus la dominance d'une d'espèce est (S) est faible (Schlaepfer,
Bütler, 2002). En effet les valeurs alpha de Fisher moyen et varient entre 10,42 en janvier à
13,90 à la fin avril, ce qui donne un milieu où les espèces vivent dans un biotope peuéquilibré
cela veut dire qu’il existe au moins une espèce qui domine le peuplement dans le site d’étude.
Effectivement, les résultats montrent qu’au moins deux espèces qui domine, il s’agit du
Diptère Delia coarctata et à un degré moindre l’espèce Hydrella griseola.
74
Chapitre III - Résultats et discussion
riche en taxons avec une richesse spécifique de 35 espèces réparties dans 17 familles soit
31,53% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Qualitativement les familles des
Braconidae, des Ichneumonidae et des Pteromatidae sont les représentées avec respectivement
10, 4 et 4 espèces. Les Coléoptères occupent le troisième rang dans la liste de l’entomofaune
répertoriée avec 21 espèces soit 18,90% de l’effectif total. Parmi les 13 familles que compte
cet ordre, celle des Carabidae et des Coccinellidae prédominent ils représentent
respectivement 23,81% et 19,05% soit 05 et 04 espèces. Toutes les coccinelles répertoriées
sont reconnues comme prédatrices et comptent trois aphidiphages (Coccinella
septempunctata, Hippodamia (Adonia) variegata et Scymnus nubilus) et une autre Acariphage
(Stethorus punctillum). La biologie des espèces de ce groupe taxonomique est très diversifiée,
avec des exigences écologiques parfois très strictes qui ont font d’excellents bio-indicateurs
(cas des espèces saproxyliques ou des Scarabéidés coprophages) (Roth, 1980 in Boukli-
Hacene, 2012). Boukhemza et al. (2000) et Boukhemza (2001), dans un champ de céréales,
rapportent que les Coléoptères sont capables d’atteindre 70 % comme abondance maximale
depuis le mois de décembre jusqu'à mai. Lors de notre expérimentation nous avons répertorié
12 taxons appartenant à 11 familles.
Les fluctuations des insectes sont influencées par divers facteurs écologiques. Les plus
fréquents sont la distribution spatiale des peuplements des végétaux et des habitats, la
topographie et les variations climatiques (Saharaoui, 2017). Brodeur et al (2013), rapportent
que, l’ampleur de la vulnérabilité des cultures aux insectes ravageurs dépend à la fois de la
nature des cultures (annuelle, pérenne, céréalière et maraîchère, etc.), de la nature et la
diversité des insectes ravageurs. Pour le cas de notre travail on relève une présence
ininterrompue de l’entomocénose au cours du cycle végétatif de la plante. Une intense activité
de l’entomocénose est observée au cours de tout le mois d’avril et le début mai avec un pic
de 1207 individus noté lors du relevé du 10 mai soit 18,63%.
75
Chapitre III - Résultats et discussion
Dans la deuxième partie de notre travail, nous nous sommes intéressés aux
fluctuations des principaux bioégressseurs du blé dur répertoriés dans la parcelle d’étude.
Parmi l’entomofaune répertoriée, 13 espèces sont reconnus comme ravageurs des céréales.
Cette diversité entomologique totalise 3752 individus répartie dans quatre ordres et 07
familles. Quantitativement elle représente 57,90% de l’ensemble de l’entomofaune
répertoriée. Le tracé du diagramme rang fréquence des espèces montre une grande importance
des peuplements du Diptère Delia coarctata qui prédomine dans la parcelle de blé et occupe
le premier rang. Il est suivi dans le deuxième rang par un autre Diptère la mineuse des
céréales Hydrellia griseola. Dans le troisième rang nous retrouvons le thrips Limothrips
cerealium qui manifeste une intense activité dans la parcelle, il est suivi par l’autre thrips
Aelothrisp fasciatus dans le quatrième rang. Les fortes fluctuations du Diptères Delia
coarctata interviennent au cours du mois d’avril et enregistrent un pic de 439 individus lors
du relevé du 10 mai. Il s’agit en fait de la période de reproduction qui se justifie par la
présence des larves et des pupes de l’espèce. Hydrellia griseola appelée communément la
mineuse des céréales est une espèce de la famille des Ephydridae. Cet insecte est un
oligophage inféodé aux espèces de la famille des Poaceae. Il est considéré comme un
ravageur des cultures de céréales, en particulier l'orge, le blé et le riz. Les fortes pullulations
de la mineuse ont été observés au cours du mois de mai où on a enregistré un dernier pic de
268 individus lors de notre relevé du 10 mai. Le thrips Limothrips cerealium est le troisième
bioagresseur des céréales qui affiche une intense activité dans la parcelle de blé après les
Diptères Delia coarctataet la mineuse des céréales Hydrellia griseola. L’activité intense de
thrips est observée durant tout le long du mois d’avril pour atteindre un pic de 81 individus
(16,80%) lors du relevé du 10 mai. Aeolothrips fasciatus est le deuxième thrips qui fluctue
dans la parcelle de blé. Le maximum des captures a été enregistré lors du relevé du 20 avril
avec pas moins de 116 individus soit 40,28% de la population globale de thrips. La mouche
mineuse Agromyziide Liriomyza trifolii est le troisième Diptère reconnue comme ravageur
des céréales. C’est aussi le cinquième ravageur clé répertorié dans la parcelle de blé. Trois
principales périodes de fluctuations de la mouche sont observées. La plus importante s’étale
de la fin févier au début avril avec un pic de fluctuations de 63 individus (23,33%) enregistré
76
Chapitre III - Résultats et discussion
vers la fin mars. Parmi les six espèces de pucerons inféodées aux céréales répertoriées
l’espèce Sipha maidis est la plus abondante et montre une intense activité dans la parcelle de
blé. Le suivi des fluctuations de cette espèce au cours du cycle végétatif de la plante nous
indique la présence de principales périodes de fluctuations. La première intervient du début de
notre expérimentation jusqu’à la fin mars et composée plus particulièrement des populations
aptères. La seconde regroupe les formes ailées issues des générations précédentes. Elle
intervient du début avril jusqu’à la fin de notre expérimentation.
77
Conclusion et perspectives
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
78
Conclusion et perspectives
était considérée ces dernières années comme ravageur clé des céréales, actuellement elle est
en nette régression comme le montrent les résultats de notre expérimentation. En effet, seuls
quelques individus adultes isolés qui ne dépassent pas 20 individus ont été capturés dans les
pièges installés dans la parcelle.
En perspectives, il est primordial d’engager des études approfondies sur les principaux
ravageurs des céréales afin de déterminer leurs seuils de nuisibilité d’une part et envisager
d’éventuelles stratégies de lutte adaptée à chaque ravageur d’autre part.
L’idée d’intégrer tous les ennemis naturels des bioagresseurs des céréales dans un vaste
programme de lutte intégrée en associant également d’autres méthodes de lutte, entre autres
l’aménagement des agro systèmes, reste la seule alternative pour protéger notre patrimoine
céréalier.
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Résumé
Un inventaire de l’entomofaune associée aux céréales à été effectué dans une parcelle de blé dur à
Corso (W. Boumerdes) en 2022. Un effectif de 6480 individus d’insectes a été dénombré composée de
111 taxons répartis dans 11 ordres et 57 familles. Cette diversité entomologique est constituée de
bioagresseurs des céréales qui regroupe 13 espèces, d’un important complexe parasite – prédateurs et
d’autres insectes associés qui trouvent une importante biomasse de nourriture à l’intérieure de la
parcelle. Selon le diagramme Rang/fréquence le Diptère Delia coarctata prédomine dans la parcelle de
blé et occupe le premier rang. Il est suivi dans le deuxième rang par un autre Diptère la mineuse des
céréales Hydrellia griseola. Parmi les prédateurs on note la présence de pas moins de 16 espèces soit
14,41% de l’effectif total. Les Coccinellidae, les Syrphidae prédominent avec 5 et 04 taxons. Les
parasites regroupent 29 espèces (26,13%) appartenant à l’ordre des Hyménoptères et des Diptères
Entomological diversity associated with durum wheat (Triticum durum) and fluctuations of these main
pests in Corso (Wilaya of Boumerdes in 2022.
Abstract
An inventory of the entomofauna associated with cereals was carried out in a plot of durum wheat in
Corso (W. Boumerdes) in 2022. A number of 6480 insect individuals was counted, composed of 111
taxa distributed in 11 orders and 57 families. This entomological diversity is made up of cereal
bioaggressors, which includes 13 species, an important parasite-predator complex and other associated
insects that find a large biomass of food inside the plot. According to the Rank/frequency diagram,
Diptera Delia coarctata predominates in the wheat plot and occupies the first rank. It is followed in
second place by another Diptera, the cereal minerHydrellia griseola. Among the predators, we note
the presence of no less than 16 species, 14.41% of the total number. Coccinellidae, Syrphidae
predominate with 5 and 04 taxa. Parasites include 29 species (26.13%) belonging to the order
Hymenoptera and Diptera
ملخص
التٌوع الحشزي الوصاحة للقوح الصلة وتقلثاخ ُذٍ اَفاخ الزئٍسٍح فً قورصو (والٌح توهزداس فً عام
2022
)تن جزد الحشزاخ الحٍواًٍح الوزتثطح تالحثوب فً قطعح أرض هي القوح الصلة فً قورصو (والٌح توهزداس
ٌتكوى التٌوع هي. عائلح57 رتثح و11 صٌفا هوسعح على111 حشزج هكوًح هي6480 تن حصز.2022 فً عام
ً وهزكثًا ُا ًها هي الطفٍلٍاخ الوفتزسح وغٍزُا هي الحشزاخ الوزتثطح الت، ًوعًا13 والتً تشول، الكائٌاخ الحٍح للحثوب
تسود، التزدد/ وفقًا لوخطط التزتٍة. تجذ كتلح حٍوٌح كثٍزج هي الطعام داخل قطعح األرضDiptera Delia
coarctata وٌتثعَ فً الوزتثح الثاًٍح. فً قطعح أرض القوح وتحتل الوزتثح األولىDiptera وُو عاهل هٌجن، آخز
الحثوبHydrellia griseola. هي العذد٪14.41 ًوعا أي16 هي تٍي الحٍواًاخ الوفتزسح ًالحظ وجود ها ال ٌقل عي
ًاإلجوال. Coccinellidae ،Syrphidae ) تٌتوً إلى٪26.13( ًوعًا29 تشول الطفٍلٍاخ. أصٌاف04 و5 تسود هع
رتثح غشائٍاخ األجٌحح وDiptera
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