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Batata Besma

Ce mémoire de projet de fin d'étude présente une étude sur la diversité entomologique associée au blé dur à Corso, Wilaya de Boumerdes, en 2022. Il aborde les fluctuations des principaux bioagresseurs et inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une revue bibliographique sur les céréales. Le document est structuré en plusieurs chapitres, incluant des méthodes expérimentales et des résultats sur l'entomofaune.

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‫الجمهىريت الجسائريت الديمقراطيت الشعبيت‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique
‫ بىمرداش‬-‫جامعت محمد بىقرة‬
Université M’HAMED BOUGARA –Boumerdes

Faculté des Sciences


Département d’Agronomie
Mémoire de projet de Fin d’Etude en vue de l’obtention du Diplôme de
MASTER
Domaine: Sciences de la Nature et de la Vie
Filière: Sciences Agronomiques
Spécialité: Phytopharmacie et protection des végétaux

Thème
Diversité entomologique associée au blé dur
(Triticum durum) et fluctuations de ces principaux
bioagresseurs à Corso (Wilaya de Boumerdes en 2022.

Soutenue le : / / 2022

Présenté par : BATATA Besma


MESDOUI Nassereddine

Devant le jury :

Mme AOUS W. MCA Président


M. KHEDDAM H. MCB Promoteur
M. SAHARAOUI L. Docteur Co. Promoteur
Mme GUERRACHE N. MCB Examinateur

Année universitaire : 2021-2022


Dédicace

Je tiens à dédier ce modeste travail :

A mon cher papa cet homme qui a toujours été là pour moi; qui m’a épaulé et
m’a aidé du mieux qu’il pouvait.

Puisse dieu, le tout puissant, t’avoir en sainte miséricorde.

A ma chère maman qui me couvre d’affection et de tendresse et que je ne


saurais trop remercier pour tout ce qu’elle a fait et continue de faire pour moi.

Puisse dieu le tout puissant, te préserver et t’accorder (Santé, longue vie et


bonheur).

A mes sœurs et leurs enfants

A mes frères et leurs enfants

A toute ma famille; tantes, oncles, cousins, cousines.

A mes amis

A mes camarades de promotion


Remerciements

Nous remercions avant tout ALLAH tout puissant, de nous avoir guidé toutes les années d'étude et
nous avoir donné la volonté, la patience et le courage pour terminer ce travail.
Nous exprimons nos profonds remerciements à notre directeur de thèse, Monsieur KHEDDAM H.
Maitre de conférences au département d’agronomie à L’Université M’HAMED BOUGARA de
Boumerdes, qui nous a accordé l’honneur de diriger ce travail et pour sa précieuse aide, sa gentillesse,
ses encouragements et ses conseils et pour l'aide compétente qu'il nous a apporté pour finir ce travail.
Nous tenons à remercier profondément Monsieur SAHARAOUI Lounes Docteur en sciences
agronomiques à l’E.N.S.A. d’El Harrach pour nous avoir guidé, conseillé et orienté avec beaucoup de
pertinence, de nous avoir aidé à identifier les espèces. Nous lui sommes très reconnaissants pour ses
encouragements, son soutien moral, sa disponibilité, sa bienveillance et son aide aux différentes
entraves rencontrées, pour sa gentillesse et ses qualités
Nos sincères remerciements vont également à Madame AOUES W. Maitre de conférences au
département d’Agronomie de L’Université M’HAMED BOUGARA de Boumerdes, qui a bien voulu
présider notre jury.
Nos remerciements vont également à Madame GUERRACHE N. Maitre de conférences au
département d’Agronomie à L’Université M’HAMED BOUGARA de Boumerdes pour avoir
accepté d’examiner ce travail.
Nous ne saurons oublier de remercier toutes les personnes qui de près ou de loin ont contribué à ce
travail et plus particulier Monsieur BERDIOUI propriétaire de notre site expérimental.
Nous remercions nos collègues de la promotion Master « Phytopharmacie et protection des végétaux
».

Nassere Eddine Besma


Liste des figures
Pages

Figure 1 - Répartition de la production des céréales dans le monde en 2008……………………..


5
Figure 2 - Les phases de cycle végétal du blé…………………………………………….…………
9
Figure 3 – Oulema melanopus (Criocère – Chrysomélidae)………………………………………
18
Figure 4 – Mayetiola destructor (Mouche du Hesse - Ceccodomyiidae)…………………………...
18
Figure 5 - Localisation du site expérimental de Corso……………………………………………
25
Figure 6 - Piège type plaquettes engluées jaune et bleu……………………………………………
26
Figure 7- Piège type bassine jaune…………………………………………………………………
27
Figure 8 - Localisation du site expérimental Corso……………………………………………….
28
Figure 9 - Emplacement des plaquettes engluées et la bassine jaune sur site……………………..
29
Figure 10 - Observation des insectes sous la loupe binoculaire……………………………………
30
Figure 11 - Matériel utilisé pour la préparation et le montage des pucerons
et autres insectes……………………………………………………………..………….
31
Figure 12 - Technique de montage des pucerons et autres insectes………………………………..
32
Figure 13 - Importance et répartition de l'entomofaune selon l'ordre taxonomique…………………
39
Figure 14 - Répartition qualitative de l'entomofaune par type de piège…………………………….
44
Figure 15 - Répartition quantitative de l'entomofaune par type de piège…………………………..
44
Figure 16 - Répartition de l'entomofaune répertoriée selon le statut trophique……………………
46
Figure 17- Courbe de raréfaction de Michaelis-Menten de la richesse spécifique
en fonction du nombre d’individus……………………………………………………..
47
Figure 18 - Evolution spatio temporelles de la population globale de l'entomofaune
répertoriée sur blé dur à Corso en 2022…………………………………………………
48
Figure 19 - Importance des espèces d'Homoptères capturés sur blé dur à Corso en 2022………….
50
Figure 20 - Importance des espèces de thrips capturées sur blé dur à Corso en 2022 …………….
51
Figure 21 - Importance des espèces de Coléoptères capturées sur blé dur à Corso en 2022…………
52
Figure 22 - Importance des espèces de Diptères capturées sur blé dur à Corso en 2022 ………….
53
Figure 23 - Importance d'espèces d'Hyménoptères capturées sur blé dur à Corso en 2022…………
54
Figure 24 - Principales espèces de parasites répertoriées…………………………………………….
56
Figure 25 - Principales espèces de parasites répertoriées (suite)……………………………………..
57
Figure 26 - Principales espèces de prédateurs répertoriées…………………………………………
59
Figure 27 - Place des insectes inféodés aux céréales dans la population globale
de l’entomofaune répertoriée…………………………………………………………….
61
Figure 28 - Importance des bioagresseurs des céréales répertoriés sur blé dur
à Corso en 2022………………………………………………………………………….
62
Figure 29 - Diagramme rang/fréquence de log abondance des bioagresseurs du blé dur
63
à Corso en 2022………………………………………………………………………….
Figure 30 - Adulte et détail de l’aile du Diptère Delia coarctata…………………………………..
64
Figure 31 - Evolution spatio temporelles des populations du Diptère
64
Delia coartata sur blé dur à Corso en 2022……………………………………………
Figure 32 - Adulte et détail de l’aile du Diptère Hydrellia griseola………………………………….
65
Figure 33 – Evolutions patio temporelles des populations du Diptère Hydrellia griseola
sur blé dur à Corso en 2022……………………………………………………………..
66
66
Figure 34 - Adulte du thrips Limothrips cerealium..........................................................................
Figure 35 - Evolution spatio temporelles des populations du thrips Limothrips cerealium
67
sur blé dur à corso en 2022……………………………………………………………..
68
Figure 36 - Adulte du thrips Aeolothrips fasciatus...........................................................................
Figure 37- Evolution spatio temporelles des populations du thrips Aelothrips fasciatus
68
sur blé dur à Corso en 2022……………………………………………………………..
69
Figure 38 - Adulte du thrips Liriomyza trifolii………………………………………………………
Figure 39 - Evolution spatio temporelles des populations du Diptère Liriomyza trifolii
70
sur blé dur à Corso en 2022……………………………………………………………..
70
Figure 40 - Adulte du puceron Sipha maidis………………………………………………………
Figure 41 - Evolution spatio temporelles des populations du puceron Sipha maidis
71
sur blé dur à Corso en 2022……………………………………………………………
Liste des Tableaux
Pages

Tableau 1- Superficies cultivées en blé (2008) dans les principales willayas


productrices de blé……………………………………………………………………
6
Tableau 2 - Les autres ravageurs de blé………………………………………………………….
19
Tableau 3 - Principales maladies fongiques des céréales et leurs symptômes…………………..
19
Tableau 4 - Principales maladies virales et leurs agents causals…………………………………..
21
Tableau 5 - Principales espèces de plantes spontanées répertoriées sur le site…………………..
21
Tableau 6 - Paramètres climatiques mensuels de la zone d’étude Corso
entre janvier et Mai 2022……………………………………………………………..
25
Tableau 7 - Entomofaune répertoriée sur blé dur à corso en 2022………………………………
35
Tableau 8 - Abondance relative de l’entomofaune répertoriée sur blé en 2022
dans le site d’étude à Corso…………………………………………………………..
40
Tableau 9 – Répartition des espèces recensées par statut trophique……………………………..
45
Tableau 10 - Valeurs de la qualité de l’échantillonnage de l’entomofaune capturée
sur blé dur à Corso……………………………………………………………………
46
Tableau 11 - Richesses spécifiques et nombre d’individus de l’entomocenose
sur céréales à Corso……………………………………………………………………
47
Tableau 12 - Indices de diversité des peuplements entomologiques répertoriés
sur blé dur à corso en 2022………………………………………………………….
49
Tableau 13 - Espèces de parasites et leurs statuts strophiques…………………………………….
54
Tableau 14 - Espèces de prédateurs et leurs statuts strophiques…………………………………..
58
Tableau 15 - Principaux bioagresseurs des céréales capturés dans la station d’étude…………. 60
Les abréviations :
ONM : Office National de la Météorologie

INPV : Institue Nationale de Protection des Végétaux.

UMBB : Université Mohamade Bougara Boumerdes.

ENSA : Ecole Nationale Supérieure Agronomique.


Sommaire

SOMMAIRE
Dedicates
Remerciements
Liste des figures
Liste des tableaux
Les abréviation

Introduction………………………………………………………………………………………..1

CHAPITRE I.
REVUE BIBLIOGRAPHIQUES SUR LES CEREALES

1 - Origine et historique ....................................................................................................................4


2 - Classification botanique ……………………………………………………………………… 5
3 - Distribution du blé …………………………………………………………………………........
5
3.1. Dans le monde …………………………………………………………………………..5
5
3.2 - En Algérie……………………………………………………………………………....
6
3.2.1 – Répartition géographique……………………………………………………6
3.2.2 – Production…………………………………………………………………66
4 - Importance économique des céréales ……………………………………………………………
7
4.1 – Valeur alimentaire ……………………………………………………………………..
7
4.2 – Valeur économique…………………………………………………………………….
7
5 – Cycle végétatif du blé……………………………………………………………………………
7
5.1 - Période végétative ……………………………………………………………………..
8
5.2 - Phase germination-levée……………………………………………………………….
8
5.3 - Phase levée-tallage……………………………………………………………………..
8
5.4 - Période reproductrice…………………………………………………………………...
8
5.4.1 - Phase montaison-gonflement…………………………………………………
8
5.4.2 - Phase épiaison-floraison ……………………………………………………..
9
5.4.3 - Maturation du grain……………………………………………………….. 9
Sommaire

6 – Techniques culturales…………………………………………………………………………..10
6.1 - Travail du sol………………………………………………………………………….10
6.2 - Choix des variétés………………………………………………………………………
10
6.3 - Semis……………………………………………………………………………………
10
6.4 – Fertilisation……………………………………………………………………………
11
6.5 - Irrigation ………………………………………………………………………………
12
6.6 - Entretien des cultures des céréales. …………………………………………………..12
6.6.1 - Mesures culturales préventives………………………………………………
12
6.6.2- Protection intégrée contre les ennemis des céréales …………………………
13
7- Ennemis naturels, Maladies, et Moyens de lutte …………………………………………………
14
7.1 -Ennemis naturels ……………………………………………………………………….
14
7.1.1 - Les oiseaux …………………………………………………………………...
14
7.1.2 -Les rongeurs…………………………………………………………………...
14
7.1.3 - Les nématodes…………………………………………………………….15
15
7.1.4 - Les insectes …………………………………………………………………..
16
[Link] - Les pucerons ………………………………………………………..
16
[Link] -Les Punaises…………………………………………………………
16
[Link] - Les vers blancs…………………………………………………...17
17
[Link] -Les criocères………………………………………………………17
17
[Link] - La mouche de Hesse………………………………………………..
18
[Link] - Autres ravageurs de blé…………………………………………….
19
7.2 – Maladies ……………………………………………………………………………….
19
7.2.1 – Les maladies fongiques :……………………………………………………..
19.
7.2.2 – Les maladies virales :………………………………………………………...
21
8 - Inventaire floristique de la station de Corso :…………………………………………………….
21

CHAPITRE II
MATERIEL ET METHODES

1. Description de la région d’étude……………………………………………………...................24


1.1 - Situation géographique et limites……………………………………………………….24
24
Sommaire

2 – Caractéristiques climatiques …………………………………………………………………...

2.1 – Température…………………………………………………………………………..25
2.2 – Pluviométrie…………………………………………………………………………..25
2.3 – Vent………………………………………………………………………………… 26
2.4 – Humidité relative …………………………………………………………………….26
3 - Matériel expérimental utilisé…………………………………………………………………..27
27
3.1 - Pièges chromatiques (Plaquettes angulées jaunes et bleus)………………….………….
27
3.2 - Pièges colorés (Bassines jaunes et noires) …………………………………….…………..
27
4 – Protocol expérimental…………………………………………………………………….………28
28
4.1 – présentation du site expérimental…………………………………………………….……
28
4.2 - Inventaire de l’entomofaune…………………………………………………………..29
4.3 - Récupération et tri des captures……………………………………………………….30
4.4. Identification et montages des insectes…………………………………………….......31
5 - Analyse statistique……………………………………………………………………………….
33
5.1 - Qualité de l’échantillonnage…………………………………………………………..33
5.2 - Richesse totale S……………………………………………………………………….
34
5.3 - Abondance relative…………………………………………………………………….
34
5.4 - Indice de Shannon H’…………………………………………………………………..
34
5.5 - Indice d’équitabilité E …………………………………………………………………
34
5.6 - Indice de Simpson_1-D………………………………………………………………..
55
5.7 - Indice alpha de Fisher………………………………………………………………….
55
5.8 – Distribution rang fréquences ……………………………………………………..……
55

Chapitre III: Résultats et discussion

I – Etude de l’entomofaune associée aux céréales…………………………………………..…….


36

1 -Inventaire taxonomique …………………………………………………………………………..


36
1.1-Répartition de l’entomofaune par ordre taxonomique…………………………………..
39
2 - Abondance relative de l’entomofaune récoltée sur blé dur à Corso (Boumerdes)
au cours de la campagne 2022…………………………………………………………………….
39
3 - Etude de l’efficacité des trois types de pièges utilisés…………………………………….………
43
4 - Répartition de l’entomofaune par statut trophique………………………………………….....….
44
Sommaire

5 - Structure et organisation des peuplements entomologiques ……………………………………


46
5.1 - Qualité d’échantillonnage……………………………………………………………..
46
5.2. Richesse spécifique et courbe de raréfaction …………………………………………..
46
6 - Evolution spatio temporelle de la population globale l’entomofaune …………………………48
récoltée sur blé dur à Corso…………………………………………………………………….
48
48
7 - Exploitation des résultats par les indices écologiques de structure……………………………..
7.1 - Indices de diversité……………………………………………………………………
48
8- Abondance de l’entomofaune des principaux groupes taxonomiques………………………….50
8.1 - Cas des Homoptères…………………………………………………………………..
50
8.2 - Cas des Thripidae……………………………………………………………………...
50
8.3 - Cas des Coléoptères……………………………………………………………………
51
8.4 - Cas des Diptères……………………………………………………………………….
52
8.5 - Cas des Hyménoptères………………………………………………………………...
53
9 - Appréciation et place de l’entomofaune utile …………………………………………………..
54
9.1 – Parasites……………………………………………………………………………….
54
9.2 – Prédateurs……………………………………………………………………………..
58

60
II - Principaux bioagresseurs du blé dur répertoriés…………………………………………….

1 – Inventaire…………………………………………………………………………………………
60
2 - Distribution des individus en espèces : Diagramme Rang/fréquence de Frontier……………….
62
3 – Présentation et fluctuation des principaux bioagresseurs répertoriés……………………………
63
3.1 –Delia coarctata………………………………………………………………………………….
63
63
3.1.1 - Description morphologique…………………………………………………
3.1.2 – Evolution des fluctuations………………………………………………….
64
3.2 – Hydrellia griseola……………………………………………………………………………..
65
3.2. - Description morphologique…………………………………………………
65
3.2.1 – Evolution des fluctuations…………………………………………………..
65
3.3 –Limothrips cerealium…………………………………………………………………………
66
66
3.3.1 - Description morphologique………………………………………………….
3.3.2 – Evolution des fluctuations…………………………………………………67
3.4 – Aeolothrips fasciatus……………………………………………………………………………
67
3.4.1 - Description morphologique………………………………………………….
67
68
Sommaire

3.4.2 - Evolution des fluctuations…………………………………………………...

3.5 – Liriomyza trifolii……………………………………………………………………………….


69
3.5.1 - Description morphologique…………………………………………………
69
3.5.2 - Evolution des fluctuations……………………………………………… 69
3.6 – Sipha maidis………………………………………………………………………………….
70
3.6.1 - Description morphologique…………………………………………..…………
70
3.6.2 - Evolution des fluctuations…………………………………………...…………
71
Discussion générale…………………………………………………………………………………
72
Conclusion et perspectives………………………………………………………………………..78
Références bibliographiques…………………………………………………………………… 80
Résumé………………………………………………………………………………………….. 90
Introduction

INTRODUCTION :

La production agricole tant mondiale que nationale est amoindrie chaque année suite à
la déprédation, exercée par les ennemis des cultures dont l’adaptation terrestre atteint son
degré de perfectionnement le plus élevé chez les insectes. Outre les aléas climatiques, la
faiblesse des productions céréalières résulte de nombreux facteurs biotiques parmi lesquels les
ravages des insectes comptent parmi les taux de pertes les plus hauts (Anonyme, 2005).

L’Europe est un producteur prépondérant, tant en terme de production que de


rendement à l’hectare. Ce rôle de premier ordre est du à deux phénomènes: un nombre très
important d’exploitations agricoles cultivant du blé au sein de l’Union Européenne et un mode
de culture intensif basé sur une sélection variétale très pointue et l’utilisation plus
qu’importante d'intrants (Sinoir, 2007).

En 1980, les pays développés fournissaient 56 millions de tonnes de céréales aux pays
sous-développés. La demande sera, selon le modèle BLS (Basic linked system) qui tient
compte des changements climatiques, de l’accroissement de la population et de divers facteurs
économiques, de 131 millions de tonnes en l’an 2000 et de 305 millions de tonnes en l’an
2060. Le taux d’autosuffisance en céréales, à l’échelle mondiale, passera de 92 % en 1980 à
88 % en 2000 et à 86 % en 2060 (Dajoz, 2003).

Le blé dur représente environ 8% des superficies de blé. Il est cultivé


approximativement sur 17 millions d’hectares dans le monde (Bohorova et al, 2001 in Hamel,
2010). De cette surface 70 % est localisée dans la région du bassin méditerranéen (Nachit et
al, 1998 in Hamel, 2010). La consommation annuelle de blé par individu est supérieure à 170
Kg (Anonyme, 2004 in Kellou, 2008) c’est l’une des plus importantes au monde. Pourtant, la
demande en blé des consommateurs algériens augmente sans cesse, du fait de l’accroissement
de l’urbanisation. Mais d’après les statistiques les rendements sont faibles à cause de plusieurs
facteurs, climatiques, génétiques, techniques et ennemis biologiques.

En Algérie, la production nationale de blé oscille entre 2 millions et 2,8 millions de


tonnes par an. Le reste des besoins, soit près de 5 millions de tonnes est importé. Pour les
agriculteurs, la céréaliculture en Algérie reste tributaire des aléas climatiques. Quand l’année
pluviométrique est bonne, la production de céréales pourrait atteindre les 4,5 millions de
tonnes dont 2,8 millions en blé. Durant les années de sécheresse, la production peut chuter

1
Introduction

sous le seuil des 2 millions de tonnes (Anonyme, 2005 in Benalia, 2007). Malgré l’extension
des cultures céréalières, les rendements restent très faibles et insuffisants.

Bien que les dégâts dû à l’entomofaune sont très importants, les études portant sur la
connaissance de la bio-écologie de ce cortège en Algérie restent insuffisantes et sont
généralement assez localisées et portant sur des taxons limités. C’est le cas notamment de la
famille des Aphididae qui représente le groupe le plus étudié (Benabderrahmane, 1994 ;
Laamari, 2004; Benabba et Bengouga ,2007). Par contre, les études concernent les
peuplements de l'entomofaune des céréales dans leurs ensemble sont peu nombreux (Bouras,
1990; Madaci, 1991; Maloufi, 1991; Adamon-Djerbaoui, 1993; Chaabane, 1993; Mohand
Kaci, 2001 et Berchiche, 2004).

Par ailleurs, la faune des céréales en Algérie est mal connue et très peu de travaux ont
été réalisés sur ce sujet. A titre d'exemple Dans l'Est Algérien, Madaci (1991) à El khroub, de
Maloufi (1991) à Batna et de Bounechada (1993) à Sétif ont porté sur l'entomofaune
ravageurs des céréales dans les régions citées, Adamou - Djerbaoui (1993) a effectué un
inventaire dans l'une des plus grandes zones céréalières d'Algérie, Tiaret à l'Ouest du pays.
Mohand kaci (2001) et Berchiche (2004) ont réalisé également un inventaire de l'entomofaune
des céréales dans la partie orientale de la Mitidja.

Actuellement, dans les pays en voie de développement, la protection des cultures se


fait principalement par les moyens chimiques; le marché des produits phytosanitaires a connu
une évolution considérable depuis la seconde guerre mondiale et surtout durant les trente
dernières années. (Afrhani, 2004). D’autre part, des effets indésirables de l’utilisation
immodérée des pesticides ont été mis en évidence, y compris des dégâts à la faune et à la flore
non cibles, ainsi que des effets délétères sur la santé humaine. Dans certains cas, cette
utilisation à même conduit à la prolifération des ravageurs du fait de la réduction des
populations de leurs ennemis naturels qui limitent leurs infestation (Ryckewaert et Fabre,
2001).

Des études afin de déterminer l'importance de la biodiversité et de comprendre le


fonctionnement des écosystèmes sont actuellement menées (Loreau et al., 2001). Cependant,
les conséquences de la perte de biodiversité ont souvent été négligées (Naeem et Li, 1998;
Norberg, 2000; Paine, 2002; Duffy, 2003; Duffy et al, 2003; Hillebrand et Cardinale, 2004;
Downing, 2005). Le maintien ou l’introduction d’une grande diversité de plantes sauvages ou

2
Introduction

cultivées, adaptées peut être utilisée pour accroître les populations d’auxiliaires entomophages
notamment dans le cadre de mesures dites agro-environnementales (Colignon et al, 2001-
2004; Francis et al., 2005).

Le présent travail a pour principal objectif la mise en évidence de l’entomofaune


inféodée aux agro écosystèmes céréaliers (blé dur) dans la région Corso. Aussi, nous visons
par notre étude à connaître le statut bioécologique des différents groupes d’insectes
(abondance, constance, diversité, statut trophique,…) et leurs modalités de répartition spatio-
temporelle en relation avec la phénologie de la plante hôte et les changements saisonniers.
Une approche particulière est dédiée à l’étude des fluctuations de quelques espèces d’intérêt
agricoles.

Dans le premier chapitre, on va faire le point, à l'aide d'une synthèse des données
bibliographiques, sur la céréaliculture en générale et ses contraintes abiotiques et biotiques.
Nous allons passer en revue la bibliographie sur les principaux groupes et espèces d'insectes
réputées nuisibles aux céréales. Dans le chapitre deuxième, nous allons présenter les
caractéristiques générales de la région d'étude Corso, puis la matériel et la méthodologie de
travail adoptée sur le terrain et au laboratoire. Dans le chapitre résultats et discussion, nous
allons présenter dans la première partie, une liste de la diversité entomologique associée aux
céréales, suivi d’une analyse écologique et statistique de l’entomofaune répertoriée. Dans la
deuxième partie du travail nous nous intéresserons aux fluctuations des principaux
bioagresseurs des céréales répertoriés. Enfin, nous terminons par une discussion générale, des
conclusions et des perspectives de recherche.

3
Chapitre I Synthèse bibliographique

CHAPITRE I
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUES SUR LES CEREALES.

1 - Origine et historique

On considérait jusqu'à aujourd'hui que la domestication et la culture des céréales et en


particulier celle du blé avait eu lieu dans le croissant fertile, vaste territoire comprenant la
vallée du Jourdain et des zones adjacentes de Palestine, de Jordanie, d'Irak et de l'Ouest de
l'Iran (Bonjean, 2001).

Les céréales présentent l’avantage décisif de constituer des provisions pouvant se


conserver sous forme de grains de grande valeur nutritionnelle par leurs substances amylacées
et leurs protéines (environ 10 ℅). Elles sont de transformation aisée et variée par cuisson. Les
premières évidences archéologiques de récolte de céréales datent d’un peu moins de 8000 ans
avant Jésus-Christ et se trouvent au Moyen-Orient dans le « croissant fertile » : Mésopotamie,
Turquie, Palestine. A cette époque, l’engrain (Triticum boeoticum) et l’amidonnier (Triticum
dicoccoïdes) faisaient l’objet de cueillette (Doussinault et al, 1992).

Le blé est l'espèce avec laquelle l'homme a commencé à manipuler la nature et gérer le
milieu. Avec la mise en culture du blé et la sélection des variétés les mieux exploitables, il a
commencé à gérer la production de l'environnement. Ce fut la "Révolution Néolithique" il y a
de cela 100 000 à 5000 ans (Mosiniak et al, 2006).

Le blé tendre est apparu entre 5000 et 6000 ans avant Jésus-Christ dans le croissant
fertile puis s’est dispersé à partir de la Grèce en Europe (Doussinault et al, 1992). C’est à
partir de cette zone que les blés ont été diffusés vers l'Afrique, l'Asie et l’Europe. La route la
plus ancienne de diffusion des céréales vers les pays du Maghreb fut à partir de la péninsule
Italienne et de la Sicile (Bonjean, 2001).

Le blé est l’une des premières céréales cultivées et consommées par l’homme. Le blé
tendre est aussi appelé froment, il permet de fabriquer la farine. Il est aussi utilisé pour
l’alimentation des animaux. Le blé dur, comme son nom l’indique, a des grains trop durs pour
être réduits en farine, ils sont donc réduits en semoule. C’est à partir de la semoule de blé dur
que l’on fabrique les pâtes. Les épis de blé dur ont des pointes effilées qu’on appelle «barbes»
(Seminel, 2013).

4
Chapitre I Synthèse bibliographique

En Algérie le blé tendre était inconnu en Afrique du Nord avant l’arrivée des français.
Le fellah qui ne cultivait que le « guemh » (blé dur) se mit à la « farina » (Lery, 1982).

2 - Classification botanique.

Comme les autres céréales, le blé est une monocotylédone appartenant à l'ordre des
Poales et à la famille des Poaceae ou Graminées (Clément-Grandcourt et Prat, 1970, Bonjean
et Picard, 1990). Le blé est caractérisé par des critères morphologiques particuliers (chaume –
épillet– présence de scutellum, etc). (Bonjeau et Picard, 1990). En Algérie, deux espèces sont
essentiellement cultivées.

Le blé dur Triticum turgidum var. durum possédant 4n=28 chromosomes, dont l'aire
d'extension est surtout constituée de zones arides et semi-arides, Le blé tendre Triticum
aestivum var aestivum possédant 2n = 42 chromosomes dont l'adaptation agro technique est
très large (Bonjeau et Picard, 1990).

3 - Distribution du blé

3.1. Dans le monde

Les principaux pays producteur sont: La Chine, L’Inde, les Etats Unies Américaines,
Fédération de Russie, Canada et France (Anonyme, 2010) (Fig. 1)

Figure 1 - Répartition de la production des céréales dans le monde en 2008


Source : (Cartographie Arctique 2008) (Anonyme,2008).

5
Chapitre I Synthèse bibliographique

3.2 - En Algérie.

3.2.1 – Répartition géographique

Djaout., 1995 in Baghem O., 2012 note que les zones céréalières sont en général
caractérisées par des précipitations de l’ordre de 350 à 600 mm. Dans cet intervalle on cite:
Alger, Annaba, Constantine, Guelma, Médéa, Mostaganem, Saida, Sétif et Tiaret. Ces
résultats sont présentés dans le tableau 1 suivant :

Tableau.1- Superficies cultivées en blé (2008) dans les principales willayas productrices de
blé
Wilaya Blé dur

Oum. El. Bouaghi 116.705

Tiaret 113.3385

Souk Ahras 122.000

Setif 100.786
Tebessa 81 860

Sidi Bel Abbes 42.980

Batna 37.000

Source: (Anonyme, 2008).

3.2.2 – Production

La superficie agricole totale, représente 3% de la surface globale de l’Algérie


(Anonyme, 2005). Bien avant 1962, la superficie céréalière est relativement la plus
importante (Plus de 50% de la SAU). En 2006, elle occupait 2,6 millions hectares et
produisait 40 millions de quintaux (Abdelhamid, 2009). Sachant que la production nationale
ne satisfait pas la demande croissante de biens alimentaires. Celle-ci oscille entre 3 à 4
millions de tonnes, contre une demande intérieure évaluée à 7 millions de tonnes (Amokrane,
2001).

L’Algérie fait appel à l’importation en occupant le 7eme rang des pays importateurs de
blé au monde. Le principal fournisseur reste la France; durant la période 2006-2007, 85% de
ces besoins en céréales, 2,6 millions de tonnes de blé tendre et 650.000 quintaux de blé dur
(Hachemi, 2007). Le ministère du commerce révèle que durant l’année 2008, les principaux

6
Chapitre I Synthèse bibliographique

importateurs de l’Algérie sont principalement la France et l’Argentine pour le blé tendre, le


Canada et le Mexique pour le blé dur.

4 - Importance économique des céréales

4.1 – Valeur alimentaire

Les graines des céréales constituent l’un des aliments de base de l’humanité depuis des
milliers d’années (Eufic, 2009). Les protéines du blé sont la base de qualité technologique des
produits de première transformation (Semoule de blé dur et farine de blé tendre) et
contribuent à l’expression des caractéristiques culinaires de produit de deuxième
transformation (pâtes alimentaires, couscous, pain,…). Les pays producteurs et exportateurs
de blé utilisent les paramètres quantitatifs et qualitatifs de protéine dans l’échelle de
pondération pour la fixation du barème commercial (Abdellaoui, 2007).

4.2 – Valeur économique.

Dans les élevages de ruminants, les céréales constituent la principale source de


complémentation énergétique des rations (Coutard, 2012). En Algérie, les troupeaux ovins
transhument vers le nord et passent l’été dans les hautes plaines céréalières se nourrissant de
chaumes, le plus souvent non complémentés ou complémentés avec de l’orge en grain, du
gros son. Ces compléments plutôt riches en énergie sont peu appropriés pour accompagner les
chaumes (Houmani, 2007). D’après Benmahammed (2005), l’orge représente actuellement
l’aliments essentiel des ovine en Algérie Estimé à 3.5 millions d’unité gros bétail (UGB) le
cheptel ruminant tributaire de l’importation des orges notamment au niveau de la steppe
(Arbouche et al, 2008).

5 – Cycle végétatif du blé.

Le cycle annuel de croissance de blé se compose de plusieurs phases végétatives au


cours desquelles la plante passe par une sérié d’étapes séparées par des stades repères. Ceux-
ci permettent de diviser en deux périodes la vie de céréales : la période végétative: de la
germination à l’ébauche de l’épi et une période reproductrice : la formation et la croissance de
l’épi.

Les stades de développement sont les suivants:

7
Chapitre I Synthèse bibliographique

5.1 - Période végétative

Elle se caractérise par un développement strictement herbacé et s’étend du semis


jusqu’à fin tallage, et se divise en deux phase:

5.2 - Phase germination - levée.

Les conditions requises étant réalisées (température, humidité, etc…), le grain de blé
va germer. Quelque jour plus tard apparait la première manifestation importante de la jeune
plante en développement, une sorte d’acte de naissance: l’épointement de la radicule (la jeune
racine déjà présente dans l’embryon) (Cliar, 2013).

La germination de la graine se caractérise par l’émergence du coléorhize donnant


naissance à des racines séminales et de la coléoptile qui protège la sortie de la première feuille
[Link] levée se fait réellement dès la sortie des feuilles à la surface du sol (cherfia,
2010).

5.3 - Phase levée - tallage.

La production de talles commence à l’issu développement de la troisième feuille


(cherfia, 2010). L’apparition de ces talles se fait à un rythme régulier à celui de l’émission des
feuilles. A partir des bourgeons situés à l’aisselle des talles primaires initiées à la base du brin
maitre, les talles secondaires peuvent apparaitre et être susceptible d’émettre des talles
tertiaires, A un même niveau de la base de la tige il se formera une touffe herbacée et
commencera alors la période dite de « montaison » (Gate, 1995).

La fin de tallage représente la fin de la période végétative, elle marque le début de la


phase reproductive, conditionnée par la photopériode et la vernalisation qui autorisent
l’élongation des entre-nœuds (Cherfia, 2010).

5.4 - Période reproductrice.

5.4.1 - Phase montaison - gonflement.

La montaison débute à la fin du tallage, elle est caractérise par l’allongement des
entre-nœuds et la différenciation des pièces florales. A cette phase, un certain nombre de talle
herbacée commence à régresser alors que, d’autre se trouve couronnées par des épis. Pendant
cette phase de croissance active, les besoins en éléments nutritifs notamment en azote sont

8
Chapitre I Synthèse bibliographique

accrus (Clement et Prats, 1971). La montaison s’achève à la fin de l’émission de la dernière


feuille et des manifestations du gonflement que provoquent les épis dans la graine. (Cherfia,
2010).

5.4.2 - Phase épiaison-floraison

Elle est marquée par la méiose pollinique et l’éclatement de la graine avec


l’émergence de l’épi. C’est au cours de cette phase que s’achève la formation des organes
floraux (l’anthèse) et s’effectue la fécondation. Cette phase est atteinte quand 50 % des épis
sont à moitié sortis de la graine de la dernière feuille (Gate, 1995). Elle correspond au
maximum de la croissance de la plante qui aura élaboré les trois quarts de la matière sèche
totale et dépend étroitement de la nutrition minérale et de la transpiration qui influencent le
nombre final de grains par épi (Masle-Meynard, 1980).

5.4.3 - Maturation du grain.

La phase de maturation succède au stade pâteux (45% d’humidité). Elle correspond à


la phase au cours de laquelle le grain va perdre progressivement son humidité en passant par
divers stades (Nadjem, 2012). Elle débute à la fin du palier hydrique marqué par la stabilité de
la teneur en eau du grain pendant 10 à15 jours. Au-delà de cette période, le grain ne perdra
que l’excès d’eau qu’il contient et passera progressivement aux stades « rayable à l’angle »
(20% d’humidité) puis, « cassant sous la dent » (15-16% d’humidité) (Hennouni, 2012) (Fig.
2)

Figure. 2 - Les phases de cycle végétal du blé.

(Source: blé hybride HYNO (onglet "le blé en général")


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Chapitre I Synthèse bibliographique

6 – Techniques culturales.

Selon Vilain (1989), l’obtention d’un rendement élevé requiert l’utilisation d’un
matériel végétal possédant un potentiel de production élevé, susceptible d’exploiter au mieux
les ressources disponibles du milieu. Deux types de techniques culturales lui sont appliqués:
 les unes sont destinées à accroître le niveau des facteurs et des conditions de
croissance.
 les autres visent plus particulièrement à valoriser et à préserver le potentiel de
production.

6.1 - Travail du sol.

Différentes combinaisons de productions végétales, de rotations et de méthodes de


travail du sol peuvent influer de diverses manières sur la qualité des sols et de l’eau
(Anonyme, 2005). Le travail du sol a pour rôle d’enfouir les résidus de récolte et les
fertilisants ou les amendements. Il permet aussi de maîtriser les populations d’adventices
(Viaux, 1999).Le labour constitue la principale étape du travail du sol pour l’installation de la
culture. Il s’effectue entre 12 et 25 cm, il est recommandé d’éviter les labours trop profonds
qui demandent beaucoup de puissance et qui ont pour effet de diluer la matière organique et
les éléments minéraux (Simon et al, 1989 in Boulal et al, 2007).

6.2 - Choix des variétés.

Le choix variétal est un choix stratégique qui permet de réduire d’une manière
générale les coûts de production, et en particulier, de réduire l’utilisation des produits
phytosanitaires (Viaux, 1999). Les principaux critères de choix des variétés sont : la
productivité, la précocité, l'alternative, la résistance au froid, la sensibilité aux principales
maladies ou encore la tolérance aux variations hydriques et au niveau des facteurs de
croissance (Vilain, 1989).Le choix de la variété est indissociable du choix de la date et de la
densité de semis, facteurs qui eux-mêmes ont des conséquences en matière de développement
parasitaire, de maladies et d’adventices (Viaux, 1999).

6.3 - Semis.

Le semis consiste à placer les graines à une certaine profondeur dans le lit de
semences. Il faut placer les graines à une profondeur régulière de 4 à 6 cm pour faciliter la

10
Chapitre I Synthèse bibliographique

levée des plantules (Benaouda, 1994 in Boulal et al, 2007). La date de semis ne doit pas être
trop précoce pour les céréales à pailles. Pour ces cultures, il faut rechercher un bon
compromis entre de bonnes conditions d’implantation et le risque de favoriser le
développement de maladies ou de mauvaises herbes qui nécessiteront l’utilisation importante
de produits phytosanitaires (Viaux, 1999). La dose de semis est étroitement liée avec la
densité du peuplement recherchée pour chaque espèce et variété cultivée (Belaid, 1990).

6.4 – Fertilisation.

La texture des sols présente une grande importance agronomique car elle joue un rôle
déterminant dans la fertilité, donc pour la productivité des cultures (Ramade, 2003).Toute
méthode de production végétale, qu’elle soit extensive ou intensive, traditionnelle ou
biologique, prélève dans le sol les éléments fertilisants dont elle a besoin. Ces prélèvements
varient selon le type de sol et l’intensité de production et augmentent avec la production de
biomasse (Anonyme, 2005). Les champs prospectés ne bénéficient d'aucun apport d'engrais.

En général les céréales ont des besoins en phosphore variant entre 1,3 et 1,6 kg de
P2O5 par quintal de grains. Les besoins en potasse sont plus variables et son absorption est
très précoce. L'absorbation de l'acide phosphorique est maximale durant la phase de
maturation et la solution Azotée (Urée + ammonitrate) est la mieux adoptée aux besoins des
céréales (Anonyme, 1989).Selon Anonyme (2005), les pratiques de gestion des éléments
fertilisants pour améliorer le rendement des engrais et réduire les pertes d’éléments fertilisants
dans l’environnement. Ces pratiques comprennent entre autres:

1. l’évaluation des besoins en éléments fertilisants en faisant régulièrement des tests sur
le sol et les cultures avant d’épandre des éléments fertilisants.
2. le choix du bon moment pour épandre des éléments fertilisants afin d'adapter
l’alimentation aux besoins de la croissance des cultures.
3. l’épandage des éléments fertilisants à proximité des racines.
4. le choix du produit fertilisant en fonction de sa stabilité chimique dans le sol.
5. la succession de cultures qui consomment de l’azote et des cultures qui fixent l’azote.

11
Chapitre I Synthèse bibliographique

6.5 - Irrigation

L’irrigation des céréales constitue une solution pour assurer l’amélioration et la


stabilité des rendements. Les besoins en eau des céréales dépendent des conditions
climatiques, de la nature du sol et aussi des stades critiques au déficit hydrique qu'impliquent
une meilleure gestion de l’irrigation (Boulal et al, 2007).

En Algérie Ameroun et al (2002) in Boulal et al (2007), la meilleure période


d’irrigation se situe généralement durant la phase allant de la montaison au début de la
formation du grain. Durant cette phase, les besoins en eau de la céréale sont relativement
importants où la culture est très sensible au stress. Dans les zones semi-arides des Hauts
Plateaux ont montré qu’une seule irrigation de80 mm au stade épiaison était suffisante pour
atteindre des gains de rendement de l’ordre de 70 à 81 % en fonction des espèces (Kribaa,
2003; Ameroun et al, 2002 in Boulal et al, 2007).

6.6 - Entretien des cultures des céréales.

6.6.1 - Mesures culturales préventives.

 Rotation

La rotation est le système le plus ancien, et encore un des plus efficaces, pour contrôler
les nématodes, les pathogènes originaires du sol et un grand nombre d’insectes. L’objectif
d’une rotation est de dissocier le développement de la population pathogène présente dans le
sol et la croissance de la plante-hôte, en introduisant des cultures qui sont insensibles à celui-
ci, ou qui inhibent son développement; elle influence la conservation des sols et leur fertilité
(Guet, 2003; Anonyme, 2005). Selon Guet(2003), les différents facteurs à prendre en compte
dans la rotation sont les suivants :

1. Contrôle préventif des maladies et ravageurs.


2. Adaptation aux exigences de la culture en matière organique.
3. Contrôle des herbes.
4. Introduction de plantes correctives ou améliorantes.
Les rotations comprenant les plantes fourragères, des engrais verts et des cultures de
couverture hivernales tendent à provoquer une érosion plus limitée et à améliorer la qualité

12
Chapitre I Synthèse bibliographique

des sols. Les rotations comportant des jachères d’été peuvent accroître le risque de
salinisation et d’érosion (Anonyme, 2005).

 Jachère

La pratique de la jachère travaillée a pour principal but l’amélioration de la production


de diverses céréales. Elle améliore la capacité de stockage des eaux de pluie par le sol, réduit
l’infestation en mauvaises herbes et favorise la minéralisation de l’azote qui sera mis à profit
pour la prochaine campagne céréalière (Oudina et Bouzerzour, 1989 in Hargas, 2007). Le
travail précoce de la jachère améliore le fonctionnement hydrique du sol suite à l’évolution
physique et biologique de la structure de l’espace poral qui gagne plus en architecture des
vides qu’en volume (Kribaa, 2003).

6.6.2 - Protection intégrée contre les ennemis des céréales

La protection des cultures est une composante indispensable de tout système agricole.
En effet, les nuisances amenées par certaines plantes ou certains animaux sont parfois
particulièrement préjudiciables aux productions agricoles. Cependant, la protection des
cultures doit être menée de façon à minimiser les risques pour l'environnement, et les
systèmes agricoles gérés de façon à réduire en amont les risques phytosanitaires (Bertrand,
2001).

Il parait donc indispensable, pour pouvoir élaborer ces stratégies d’avoir de bonnes
connaissances sur les adventices, les maladies ou les ravageurs. Il faut non seulement savoir
les reconnaître, mais aussi connaître leur biologie c'est à dire leur cycle de reproduction, les
facteurs qui favorisent leur développement et leurs ennemis naturels (Viaux, 1999).

La conception de systèmes de culture intégrés repose en grande partie sur l’emploi de


systèmes d’aide à la décision à la fois d’ordres tactique et stratégique (Ney et al, 1998).

Selon Bertrand (2001), les méthodes à adapter en céréaliculture sont les suivantes :

- Allonger la rotation et soigner le programme d’assolement permet de diminuer les


risques de maladies et d’éviter la spécialisation de la flore.
- Tenir compte des précédents culturaux pour éviter les problèmes sanitaires et
valoriser au mieux les précédents.
- Choisir des variétés résistantes aux parasites.

13
Chapitre I Synthèse bibliographique

- Bien gérer l’interculturel, les techniques de faux-semis.


- Maîtriser la densité et la date de semis. Les densités doivent être calculées au plus
juste et les dates ne doivent pas être trop précoces.
- Diminuer les doses d’azote.
- Valoriser les structures paysagères telles que les haies, bosquets, bandes herbeuses,
de façon à favoriser les auxiliaires.
- Connaître les modes d’activité des auxiliaires et ravageurs afin de cibler au mieux
les périodes et les produits pour traiter.

7- Ennemis naturels, Maladies et Moyens de lutte

7.1 - Ennemis naturels

7.1.1 - Les oiseaux

D’après König (2013), les dégâts occasionnés par les oiseaux sur les céréales peuvent
être d'ordre quantitatif, par prélèvement de grains. Ils sont aussi qualitatifs, par dépôts de
fientes, de plumes, de cadavres sur les grains ou de débris végétaux utilisés pour la
construction des nids. Les oiseaux constituent aussi des vecteurs de germes. Leur présence est
liée à un mauvais entretien, et ils sont un indicateur des pratiques hygiéniques. Les oiseaux,
s’attaquent plutôt aux céréales sur pied qu’aux stocks. Ils constituent une menace importante.

Les problèmes entre les oiseaux et les hommes, notamment vis-à-vis de l’agriculture,
ne sont pas un phénomène récent même si aujourd’hui leur importance est plus forte qu’autre
fois du fait des pressions économiques et des nouvelles perceptions qui amplifient tous
conflits homme-animal (Clergeau, 2000).

On lutte contre les dégâts des oiseaux en enrobant les grains d'un produit répulsif
(anthraquinone) (Clement - Grandcourt et Prat, 1970).Parmi les prédateurs des moineaux,
(Chinery, 1983) cite le Hibou et l'Epervier d'Europe, (Doumandji et Doumandji-Mitiche,
1994) notent la Chouette hulotte et (Borteli, 1969) mentionne la Genette, le Chat sauvage et la
Mangouste.

7.1.2 - Les rongeurs.

Les rongeurs représentent un chaînon important des écosystèmes en termes de


biomasse. Plus de 40% des espèces de mammifères sont des rongeurs. L’évaluation et la

14
Chapitre I Synthèse bibliographique

quantification de leurs dégâts causés ne sont pas aisées et les méthodes sont peu nombreuses
(Adamou - Djerbaoui et al, 2011).

Il existe plusieurs espèces de rongeurs arvicoles en Algérie, mais l’espèce la plus


préjudiciable à l’agriculture est la mérione de shaw « Meriones shawi». Depuis 1992, cette
espèce cause des dégâts notables aux céréales, Dans la région de Tiaret, ses dégâts sont
estimés à 1,77 quintal à l’hectare pour l’orge et à 1,4 quintal à l’hectare pour le blé
correspondant à une densité de 30 terriers /ha (INPV, 2012 ; Adamou-Djerbaoui et al, 2011).

La lutte contre les Surmulots, les Rats et les Souris est réalisé: par des appâts
empoisonnés au Racumin (Coumatetralyl) déposé pendant la période hivernale (Anonyme,
2002). Les Campagnols ont de nombreux ennemis tels que les serpents, les oiseaux (le Hibou
moyen duc, la Chouette hulotte, le Faucon, …), le Renard, la Belette (Clement - Grandcourt et
Prat, 1970).

7.1.3 - Les nématodes.

Les nématodes peuvent engender des dégâts considérables sur céréales les espèces
incriminées sont Heterodere avenae (Wollenweber, 1924) et H. latipon (Fraklin, 1969)
(Mokabli, 2002). En Algérie, ces espèces sont largement répandu dans la région de Tiaret et
les variétés locales de blé testées au niveau de la wilaya se sont révélées des hôtes favorables
à ces parasites (Labdelli et al, 2007).

Parmi les moyens de lutte

Les pratiques culturales, notons le désherbage, le labour, la fertilisation et les


amendements, tendent à réduire les populations de nématodes en éliminant les sources de
nourriture et en contrariant leur reproduction (Anonyme, 1995).

Concernant les traitements chimiques, la Chloropicrine, le Lannate, le Méthyl et le


Bromide restent les produits les plus utilisés et les plus demandés par les agriculteurs.

Dans le cadre de la lutte biologique, la toxine de Bacillus thuringiensis offre de grands


espoirs pour l'avenir (Abad et Mugniery, 2000).

15
Chapitre I Synthèse bibliographique

7.1.4 - Les insectes.

Les insectes sont la forme de vie animale la plus diversifiée des écosystèmes terrestres.
La plupart d'entre eux sont inoffensifs et font partie intégrante des écosystèmes naturels, tant
par le nombre d'espèces que par leur rôle écologique (Regnière, 2009; Le Gall, 2009).

[Link] - Les pucerons

Alors que l’espèce des épis Sitobion avenae (Fabricius, 1775) est la plus dangereuse à
l'épiaison Capisano (1997). D’après Laamari (2004), Sitobion avenae et Rhopalosiphum padi
sont les espèces dominantes dans l’Est algérien. On trouve aussi le puceron du maïs
Rhopalosiphum maidis (Fitch, 1856) et le puceron des céréales et du rosier Metopolophium
dirhodum (Walker, 1849). Dans le nord de l’Algérie, Saharaoui (2017), cite six espèces de
pucerons inféodées aux céréales: Sitobion avenae, S. fragariae, Metopolophium dirhodum,
Rhopalosiphum padi, [Link] et Diuraphis (Diuraphis) noxia.

Parmi les insecticides homologués en Algérie contre les pucerons des céréales citons
le Formothion, la Cypermethrine et le tenvalerate (Anonyme, 2002). Concernant les ennemis
naturels des pucerons, il existe de nombreux prédateurs tels que les Coccinelles et les
Syrphes, des parasites tels que les Aphidiidae Aphidius anenae, Aphidius ervi, Aphidius
matricariae et des agents pathogènes tels que les entomophthorales (Anonyme, 2004). Parmi
les Coccinelles les plus efficaces dans la lutte biologique contre les pucerons citons Harmonia
axyridis (Piotte, 1999) ainsi que Coccinelle septempunctata et Hippodamia variegata
(Saharaoui, 1998).

[Link] - Les Punaises.

Les punaises des céréales causent également de graves préjudices au champ de


céréales avant la maturité du grain. Ces attaques provoquent une réduction de la valeur
boulangère du blé destiné à la panification (Bouteldja et Orlici, 2014). L’espèce Aelia germari
(Küster, 1852), est la plus commune et la plus redoutable en Algérie, elle se nourrit de la sève
des plantes au moyen de pièces buccales qui lui permettent de piquer et de sucer (Fritas,
2012).

Pour la lutte, les produits conseillés par les auteurs ci-dessus sont le Deltaméthrine, le
Dicrotophos et le Chlorpyrifos. Les traitements sont préconisés quand les insectes s'installent

16
Chapitre I Synthèse bibliographique

sur les épis. Parmi les méthodes culturales, Oufroukh et Hamadi ,1993 citent la destruction
des gîtes d'hiver.

[Link] - Les vers blancs.

Les vers blancs sont des ravageurs polyphages qui s’attaquent pratiquement à toutes
les cultures. Les dommages occasionnés sur céréales sont localisés sur les racines qui sont
rongées ou sectionnées complètement. Les plants endommagés se fanent puis se dessèchent
(Yahiaoui et Bekri, 2014), d’après Mesbah et Boufersaoui (2002), l’espèce Geotrogus
deserticola causent de gros dégâts aux céréales dans le Sud-ouest de l’Algérie. Les dommages
sont causés principalement par les larves qui sectionnent complètement les racines, les plants
ainsi endommagés se fanent et finissent par se dessécher

En ce qui concerne la lutte, il ne faut pas traiter avant que le nombre de larves soit
supérieur au seuil de tolérance de la culture il est de 15 à 20 larves / m2 sur céréales.

Les traitements se font en automne. Parmi les insecticides les plus utilisés citons le
Lindone, le Parathium et le Chlordane; parmi les moyens culturaux, le déchaumage et les
oiseaux peuvent rendre d'appréciables services (Clement-Grandcourt et Prat, 1970).

[Link] - Les criocères.

Elles peuvent causer des dommages en dévorant de longues bandes de tissus entre les
nervures des feuilles, alors que la couche superficielle de la feuille reste intacte. Ces dégâts
sont provoqués par les adultes puis les larves qui consomment les feuilles en respectant
l’épiderme inférieur. La feuille peut devenir totalement blanche en cas de fortes attaques
(Bezděk et Baselga, 2015) (Fig. 3)

Pour la lutte contre ces ravageurs, deux produits chimiques, la Deltamethrine et le


Parathion sont mentionnés par Pastre et Roa, 1993.

17
Chapitre I Synthèse bibliographique

a b

Figure : 3 – Oulema melanopus (Criocère – Chrysomélidae) (Originale).


a - Adulte de criocère b- larve de criocère

[Link] -La mouche de Hesse.

La Mouche de Hesse Mayetiola destructor (Say, 1817) est l’un des ravageurs Diptères
le plus nuisible des céréales ces dernières années en Algérie. Appelé aussi la cécidomyie du
blé. L’insecte s’est propagé en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord (Ratcliffe
et Hatchett, 1997; Baidani et al, 2002). La Mouche de Hesse peut avoir six générations par an

Les adultes de la première génération font leur apparition dans le courant du mois d'avril. Ils
pondent sur les jeunes blés et leurs larves se développent assez rapidement (Balachowsky et
Mesnil, 1936) (Fig.4).

Figure. 4 – Mayetiola destructor (Mouche du Hesse - Ceccodomyiidae)


a - Adulte de la mineuse b- Détail des ailes (Originale).

18
Chapitre I Synthèse bibliographique

[Link] -Autres ravageurs de blé.

Tableau: 2 - Les autres ravageurs de blé


Ordre Nom commun Nom scientifique Partie attaquée
Orthoptères Criquet pèlerin Schistocereca gregaria Toute la plante
Criquet migrateur Locusta migratoria Feuilles et tiges
Coléoptères Ver blanc Zabrus tenebriodes Feuilles et tiges
Hémiptères Punaise Eurygaster sp. Epis
Noctuelle des céréales Spodoptera sp. Epis
Lépidoptères Noctuelle terricole Agrotis segetum Tige et feuilles
Noctuelle Sesamianan agroides Epis
Thysanoptères Thrips Angullulina tritici Epis

(Source Doumandji et Doumandji - Mitiche, et al, 1994))

7.2 – Maladies :

Lors de nos prospections nous avons observé les symptômes typiques de diverses
maladies phytopathogénes, elles sont reportées dans les deux tableaux 3 et 4 suivants:

7.2.1 – Les maladies fongiques :

Tableau : 3 - Principales maladies fongiques des céréales et leurs symptômes

Nom de la maladie Agents causaux Symptômes


Petites taches de couleur brune rougeâtre
Septoriose Mycosphaerella graminicola irrégulière sur les feuilles inférieures. Les
Septoria tritici taches sont d’abord d’délimitées par les
nervures, prendre une couleur gris claire
Stries jaunâtres, parallèles aux nervures,
Helminthosporium qui se développent sur toute la longueur du
Helminthosporiose gramineum limbe. Les plantes atteintes sont moins
Ou Drechslera graminea développées que les plantes indemnes et
ont des difficultés à former des épis
Après la floraison les plates infectées sont
un peut plus courts que les plantes saines
Tilletia caries et dans brulure plus foncée. Leurs épis
Les Caries Tilletiafoetida s’écartent du rachis et l’épi est d’un vert
plus foncé. Les épis infectés blanchâtres et
les graines sont remplis d’une poudre
noire

19
Chapitre I Synthèse bibliographique

Spore recouvertes d’une membrane


Charbon couvert Ustilago hordei blanchâtre
la forme de résistance appelée sclérote
L’enveloppe protectrice des sclérotes est
dure et de couleur brun-noir violacé,
Ergot Claviceps purpurea l’intérieur peut varier du blanc au gris. Les
sclérotes ont souvent une forme allongée
et dépassent des glumes des épis une fois
arrivés à maturité.
Piétin verse sur Pseudocercosporella Taches bien définies et ocellées à la base
racine de blé herpotrichoides des tiges. Manchon noir brillant sur la base
des tiges. Nécroses des racines.
Oïdium sur Erysiphe graminis Feutrage blanc superficiel devenant gris et
feuilles se parsemant de périthèces
Oïdium sur épis Erysiphe graminis Croute blanchâtre ou grisâtre avec des
périthèces.
Jaunissement ou rabougrissement des blés.
Rougissement intense des avoines.
Rhizoctone Rhizoctonia cerealis Jaunisse des orges.
Nanisme des pieds.
Système racinaire fortement diminué.
Colonies de pucerons verts ou rougeâtres.
Taches elliptiques gris claire. 10 à 20 mm
Rhyncosporiose Rhynchosporium secalis de large. Bordé d’une marge brune sur le
limbe.
Fusarium roseum Fusarium roseum Desséchement précoce. Echaudage.
Les grains contaminés sont toxiques.
Fonte des semis. Développement de
Fusarium nivale Microdochium nivale mycelium blanc sur l’épi.
Rouille jaune sur Puccinia striiformis Pustules orange et isolées sur les feuilles.
feuille de blé
Rouille brune sur Puccinia recondita Pustules brunes.
feuille
Pustules allongées, linéaires noires.
Rouille noire Puccinia graminis Pustules disposées en stries parallèles.
Glumes peuvent avoir des pustules.
Épis recouverts d’une masse noire
Charbon du blé Ustilago tritici pulvérulente.
Piétin échaudage Gaeumannomyces graminis Taches isolées à la base des tiges.
Piétin échaudage Nécroses à la base des tiges
sur racine Gaeumannomyces graminis Taches noires sur les racines
Taches brunes sur les tiges
(Source Abazize et al., 2021)

20
Chapitre I Synthèse bibliographique

7.2.2 –Les maladies virales :

Tableau: 4 - Principales maladies virales et leurs agents causals.


Maladies Nom de virus Réservoir de virus Vecteurs

Mosaique Graminées Rhopalosiphum padi


nanisante BYDV/ Blé Fourragères, et sauvages, Sitobion avenae
Semis des céréales Metopolophium dirhodum
(pucerons)
Mosaique WYMV Dans les sols Polymyxa graminis
jaune du blé Les racines (champignon)
Mosaique WSBMV Dans les sols Polymyxa
(commune ) du Les racines graminis (champignon)
blé
(Source Abazize et al., 2021)
8 - Inventaire floristique de la station de Corso :

Tableau 5 - Principales espèces de plantes spontanées répertoriées sur le site.

Strates Famille Espèces Nom commun

Casuarinaceae Casuarina equisetifolia L. fila


Apocynacées Nerium oleander L., Laurier-rose
Cupressaceae Cupressus sempervirens L. cyprès commun
Anacardiaceae Pistacia lentiscus Pistachier lentisque
Strate arborescente Légumineuses Ceratonia siliqua L. Caroubier
Rubus ulmifolius Rosacées Rubus ulmifolius
Myrtaceae Eucalyptus globulus Eucalyptus
Oleaceae Olea europaea Olivier
Carduss sp Chardon petits
capitules
Strate herbacée Anacyclus clavatus L'anacycle
tomenteux
Asteraceae Scolymus hispanicus Chardon d'Espagne
Cirsium arvense Chardon des champs
Galactites tomentosa Chardon laiteux
Helminthotheca echioides Picride fausse-
vipérine
Tragopogon pratensis L. Salsifis des prés
Avena sterilis l'Avoine à grosses
graines
Poacées Phalaris sp
Hordeum murinum l'Orge sauvage

Polypogon de

21
Chapitre I Synthèse bibliographique

Polypogonmon speliensis (L) Montpellier


Arundo donax L Canne de Provence
Piptatherum miliaceum (L.) Oloptum miliaceum
Strate herbacée Amaranthaceae Achyranthes aspera L Herbe d'Eugène
suite Chenopodium album L. Chénopode blanc
Medicago lupulina L. Luzerne lupuline
Fabacées Medicago polymorpha L. Luzerne polymorphe
Vicia parviflora Cav Feve sauvage
Brassicacées Arabidopsis thaliana (L) Arabette des dames
Asparagaceae Asparagus acutifolius L Asperge sauvage
Polygonaceae Rumex crispus Oseille crépue
Convolvulaceae Convonvulus arvensis Liseron des champs
Boraginaceae Echiums abulicola Vipérine des sables

22
Chapitre II Matériel et Méthodes

CHAPITRE II.
MATERIEL ET METHODES

Le présent travail à pour objectif l’étude de la diversité entomologique associée à la


culture de blé dur d’une part et le suivi des fluctuations de ces principaux bioagresseurs
d’autre part. L’expérimentation a été menée dans une parcelle de blé dur dans la commune de
Corso (W. de Boumerdes (Sahel oriental) au cours de l’année 2022. Afin de garantir un
travail plus représentatif et fiable, on a utilisé plusieurs types de pièges à savoir les plaquettes
engluées jaunes et bleus et les bassines jaunes. Lors de chaque prélèvement on a également
réalisé des fauchages à l’aide d’un filet fauchoir et des observations des tiges en vue de
détecter des éventuelles attaquent des larves des ravageurs des céréales.

1 - Description de la région d’étude

1.1 - Situation géographique et limites

Dans le but d'étudier la diversité de l’Entomofaune des céréales, notre choix s'est porté
sur la région de Corso. Cette dernier est située au nord de l’Algérie à l'extrémité est de la
plaine de la Mitidja, perchée sur une altitude moyenne de 22 mètres. Cette région à vocation
agricole, s’étend sur une plaine entre l’oued-Corso à l'est et l’oued Boudouaou et à Reghaia à
l'ouest. Au sud descend un versant de Djebel Nador et Boudouaou. Au nord elle possède une
façade sur la mer Méditerranée (Fig. 5). Ses coordonnées géographiques sont
(36°44’42’’N3°26’26’’E) 603 m en DMS (degrés, minutes, secondes).

2 – Caractéristiques climatiques.

Au sein étroit du terme, le climat désigne généralement l’état moyen de l’atmosphère,


Il s’agit plus précisément d’une description statistiquement en fonction de la moyenne et de la
variabilité de grandeurs pertinentes sur des périodes variant de quelques mois à des milliers,
voire à des millions d’années. Les précipitations et le vent. Dans un sens plus large, le climat
est la description statistique de l’état du système climatique (Dumas et al, 2005)

L’étude climatique est basée sur les données météorologiques de l’office national de
météorologie (ONM) pour la station de Dellys pour caractériser le climat de notre zone
d’étude.

24
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure: 5 - Localisation du site expérimental de Corso.

2.1 – Température.

La température est l'un des factures les plus importantes de Climat. Elle agit sur les
répartitions de l'eau qui s’opèrent par le phénomène de l'évaporation (Bensouilah ,2015).La
température représente un facteur limitant de tout premier importance car elle contrôle
l'ensemble des phénomènes métaboliques et conditions de ce fait la répartition de la totalité
des espèces et des communautés êtres vivants dans la biosphère (Ramade, 1984)

2.2 – Pluviométrie.

L'étude du facteur pluviométrique, sa répartition sur toute l'année et son intensité est
très importante puisqu'il représente un facteur abiotique d'importance significative sur
l'évolution et la répartition des espèces dans le milieu naturel (Bettayeb et Azzaoui, 2010).
Le rythme des précipitations est primordial, puisque l’existence d’une période de
sécheresse estivale est le facteur écologique majeur, permettant d’explique les caractères
particuliers des forets méditerranéennes, et la mise en place d’un nombre très élevé de types
forestiers (Quézel et Medel, 2003).

25
Chapitre II Matériel et Méthodes

Tableau 6 - Paramètres climatiques mensuels de la zone d’étude Corsoentre janvier et Mai


2022
Paramètres climatiques Janvier Février Mars Avril Mai
Température moyenne (°C) 16.6 18.6 19.3 20.1 26.8
Précipitations cumulée (mm) 27.3 18.5 112.2 133.4 16.3
Source (O.N.M., 2022)

En 2022 durant la période de janvier jusqu’au mois de mai, le mois le plus froid est
janvier avec une température de 16.6°C, par contre le mois le plus chaud est le mois de mai
avec une température de 26.8°C. Le classement décroissent des mois selon la pluviométrie
est celui d’avril avec 133.4 mm, suivi par le mois de mars avec 112.2mm. Le mois le plus sec
est celui de mai avec 16.3mm (Tableau 6).

2.3 – Vent.

Le vent est l'un des facteurs les plus caractéristiques du climat, la connaissance de sa
force et de sa direction s'avère nécessaire, du fait qu'il accélère l'évaporation (Mackenzie et al,
2000 ; Monod, 1992).

C'est aussi un facteur climatique qui entraine aussi des variations de température et
d'humidité, et exerce une action mécanique et physiologique sur certains facteurs biotiques
(Bettayeb et Azzaoui, 2010). Il inhibe la croissance des végétaux et élimine certaines espèces
d'arthropodes en partie ou en totalité dans les lieux ventés (Mutin, 1977). Les vents dominants
pour la région de Rahouia sont de direction nord-ouest, les vents de direction sud-est sont les
moins fréquents (Bettayeb et Azzaoui, 2010).

2.4 – Humidité relative.

L’humidité relative (degré hygrométrique) est le pourcentage de vapeur d’eau qui


excite réellement dans l’aire (humidité absolue par rapport à la quantité maximale que
pourrait contenir l’atmosphère dans les mêmes conditions de température et de [Link]
saison humide débute de l’automne à l’hiver et se prolonge jusqu’au printemps et l’humidité
relative de l’air varie d’une saison à l’autre, elle peut même varier au cours d’une journée du
matin à l’aube, l’humidité peut être supérieure à 80%, elle diminue notamment, des que le
soleil se lève et descend, quelque fois au-dessous de 30% (Beloucif et Mechenine, 2010).

26
Chapitre II Matériel et Méthodes

3 - Matériel expérimental utilisé

Afin de mener à bien notre expérimentation nous avons utilisé des pièges
chromatiques et des pièges colorés (Bassines jaunes). Ce dispositif expérimental va permettre
d’inventorier l’entomofaune inféodée aux céréales et déterminer les périodes de vol des
espèces nuisibles d’une part, et d’autre part comparer l’efficacité des pièges.

3.1 – Pièges chromatiques (Plaquettes angulées jaunes et bleus)

Ce sont des plaques en matière plastique, de couleur jaune et bleu de dimensions


25x40 cm. Ces pièges sont résistants à l'eau et biodégradables, et peuvent être mis en terre
après leur utilisation. Ils sont utilisés pour la capture de différentes espèces d’insectes comme
les mouches, les aleurodes, les mineuses, les noctuelles, les pucerons, les thrips et autres
insectes volants, grâce à la fréquence lumineuse émise par la couleur des plaques engluées.

Les plaquettes engluées ont été utilisés pour réaliser l’inventaire de l’entomofaune
associée au blé dur et l’étude des principaux bioagresseurs de la culture au niveau du site
d’étude (Fig.6)

Figure : 6 -Piège type plaquettes engluées jaune et bleu (Originale).

3.2. Pièges colorés (Bassines jaunes et noires)

Il s'agit des bassines en matière plastique, de couleur jaune (Fig.7), de dimensions de


25 x 25cm. Appelés aussi pièges de Moericke, ils sont destinés à capturer les insectes volant
se déplaçant au-dessous des milieux prospectés (Duviard et Trehen, 1981).Selon Lamotte et

27
Chapitre II Matériel et Méthodes

Bourliere (1969); ce type de pièges sont particulièrement efficaces à l’égard des insectes
héliophiles et floricoles.

Les bassines sont été remplies à 1/3 d’eau savonneuse en additionnant un peu de
détergent afin d’éviter l’envol des insectes. Ils sont ensuite posés au ras du sol à l’intérieur des
serres. Elles sont soulevées au fur et à mesure avec la hauteur de la plante. Les insectes vont
se noyer dans le liquide en tombant dans le piège. Ces deux types de pièges ont été utilisés
pour la capture et le suivi des périodes de vols d’insectes.

Figure : 7- Piège type bassine jaune.

4 – Protocol expérimental.

4.1 – présentation du site expérimental.

L’expérimentation a été réalisée au cours de la période du 15 janvier au 20 mai de


l’année 2022. On a travaillé sur une parcelle de blé dur (Triticum durtum) d’une superficie
d’environ 1 ha, faisant partie d’une exploitation privée spécialisée dans la céréaliculture. Elle
est limitée au sud par la route de wilaya menant vers Boudouaou El Bahri. La route est bordée
par des arbres de l’Eucalyptus. Au Nord elle est limitée par un verger d’agrumes et une
parcelle de vigne. A l’Est par des arbres d’olivier et la suite de la parcelle de vignoble. A
l’Ouest par un chemin et une parcelle de plasticulture (Fig. 8).

28
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure.8 - Localisation du site expérimental Corso (Google Earth).

4. 2 - Inventaire de l’entomofaune.

L’étude de la diversité entomologique associée aux céréales a été réalisée dans la


commune de Corso qui fait partie de la wilaya de Boumerdes au cours de la période du 15
janvier jusqu’au 20 mai de l’année 2022. L’inventaire de l’entomofaune a été effectué sur la
base de captures d’insectes à l’aide de deux pièges engluées jaunes et bleu. Ces dernières ont
été placées à l’intérieur de la serre à la hauteur de la végétation. En plus des plaquettes
engluées sur la même ligne on a placé une bassine jaune distante d’environ 10 mètres. Celle –
ci a été remplie à 1/3 d’eau savonneuse en additionnant un peu de détergent afin d’éviter
l’envol des insectes et posée au ras du sol. La bassine est soulevée au fur et à mesure avec la
hauteur de la plante. Les insectes vont se noyer dans le liquide en tombant dans le piège (Fig.
9).

29
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure : 9 - Emplacement des plaquettes engluées et la bassine jaune sur site (Originale).

4.3 - Récupération et tri des captures.

Le contenu de la bassine jaune est récupéré dans des piluliers en matière plastique. Les
plaquettes engluées sont couverts de papier transparent afin d’éviter qu’ se collent et coupés
en morceaux de trois carreaux afin de faciliter les observations sous la loupe binoculaire. Une
fois au niveau de laboratoire UMBB les insectes récupérés des pièges sont directement triés et
comptés par type de piège. Pour certains spécimens, on a fait recours à des préparations des
génitalia après montage entre lames et lamelles, soit de l’insecte complet ou soit d’un organe
pour d’éventuelles observations des critères d’identification de l’espèce. Certains organes sont

30
Chapitre II Matériel et Méthodes

examinés au microscope afin de confirmer l’espèce c’est le cas des pucerons et quelques
Coléoptères ou Diptères (Fig. 10). Les insectes sont dénombrés et observés sous une loupe
binoculaire en vue de leur identification. Parfois on utilise de l’acétate d’Ethyle pour détacher
les insectes afin ne pas les abimer et pouvoir réaliser de bons montages entre lames et
lamelles à partir desquelles sont effectuées les identifications au laboratoire par nos soins et
l’aide du Dr. Saharaoui Lounes de l’E.N.S.A. d’El Harrach. On s’est basé également sur les
travaux de plusieurs auteurs comme Remmaudiere (1997) et Leclant (2000) pour les
pucerons, Iablokoff-Khenzorian (1981) et Gourreaux JM., 1974 pour les coccinelles et
Barkou, 2018 pour les noctuelles.

Figure 10 - Observation des insectes sous la loupe binoculaire (Originale).

4.4 - Identification et montages des insectes.

Pour faciliter l’identification des insectes, on a eu recours à des préparations et des


montages soit de l’insecte complet ou d’organes servant de critères d’identification de
l’espèce. Pour le cas des Diptères et des Hyménoptères, on a effectué plusieurs préparations
d’organes entre lames et lamelles en utilisant le liquide de faure pour leur fixation et leur
conservation. Pour le cas des pucerons, les préparations exigent un montage spécial entre
lame et lamelle de l’insecte avant son identification. La technique de préparation préconisée
est celle citée par Leclant (1999) qui comprend les étapes suivantes (Fig. 11 et 12).

 Incision transversale entre le 4ème et le 6ème sternite abdominale, à l’aide d’une épingle
entomologique.

31
Chapitre II Matériel et Méthodes

 Dégraissage des pucerons, cette opération consiste à extraire toutes les réserves
lipidiques. A cet effet, le puceron est chauffé dans une solution d’hydroxyde de potassium
(KOH) à 10% pendant environ 3 minutes ou plus selon la nature du puceron. L’éclaircissage
de l’échantillon nécessite un passage dans une solution de chloral phénol pendant 24 heures
pour mettre en évidence certains détails morphologiques non éclaircis auparavant.
 Montage du puceron est effectué entre lame et lamelle. Dans une goutte de liquide de
Faure, le puceron est posé sur sa face dorsale en prenant soin de bien étaler les antennes, les
ailes et les pattes (les pattes et les antennes vers le haut, les médianes et les postérieurs vers le
bas).
 Séchage de l’échantillon s’effectue en mettons le puceron ainsi monté dans une étuve
pendant une semaine.

a b c

d e f

Figure. 11- Matériel utilisé pour la préparation et le montage des pucerons et autres insectes

a - Loupe binoculaire. b - Plaque chauffante. c - Insectes conservés dans un pilulier avec


alcool.70%., d - Potasse à 10%., e – Lamelles et épingles entomologiques., f - Liquide de faure
pour fixation (Originale)

32
Chapitre II Matériel et Méthodes

a b c

d e f

Figure. 12- Technique de montage des pucerons et autres insectes (Originale)

a- Incision transversale entre le 4ème et le 6ème sternite abdominal du puceron. b - Chauffage


et dégraissage des pucerons avec de la potasse 10% à l’aide d’une plaque chauffante. c -
Rinçages des pucerons dans trois bains d’eau distillée. d - Montage du puceron entre lame et
lamelle. e - Observation du puceron sous une loupe binoculaire. f - Photos d’un puceron
préparé près pour l’identification.

5 - Analyse statistique

La qualité de l’échantillonnage, la richesse totale S, la fréquence centésimale et la


fréquence d’occurrence et constance sont les indices de composition que nous avons utilisés
pour l’étude de l’entomofaune.

5.1 - Qualité de l’échantillonnage.

La qualité de l’échantillonnage permet d’identifier les secteurs pour lesquels


l’information faunistique est satisfaisante (Lobo et al., 1997). Elle est représentée par le
rapport:
a/N.

33
Chapitre II Matériel et Méthodes

 a : est le nombre de l’espèce vue une seule fois en un seul exemplaire


 N : est le nombre de relevés (Blondel, 1979).

5.2 - Richesse totale S

La richesse totale S est égale au nombre total des espèces présentes, elle est obtenue à
partir du nombre total des relevées (Blondel, 1979; Ramade, 1984).

5.3 - Abondance relative

L’abondance relative est une importance numérique relative d’une espèce dans un
peuplement. On distingue l’abondance absolue mesurée par la densité de la population de
l’espèce dans son habitat et l’abondance relative, appelée probabilité d’occurrence de
l’espèce, pi. Elle se mesure à partir de descripteurs quantitatifs: dénombrement d’individus,
biomasse totale ou encore fréquence d’occurrence (Ramade, 1994)

AR = ni /N
 ni: nombre d’individus d’une espèce i
 N: nombre total d’individus toutes espèces confondues.

5.4 - Indice de Shannon H’

Il est actuellement considéré comme le meilleur moyen pour traduire la diversité


(Blondel et al., 1973). Selon Ramade (1984), cet indice est donné par la formule suivante :

H' = -∑ pi log 2 pi
 H’ : est indice de diversité exprimé en bits
 Qi : est la fréquence relative de l’abondance de l’espèce i.

Il est conseillé d’utiliser conjointement l’indice de Shannon avec l’indice de Simpson pour
mieux apprécier non seulement la composition, mais aussi la structure des peuplements.

5.5 - Indice d’équitabilité E

L’équitabilité est le rapport de la diversité spécifique à la diversité maximale (Ponel,


1983)
E = H’/H’max
 H’ : est la diversité spécifique
 H’max : est la diversité maximale.

34
Chapitre II Matériel et Méthodes

L’équitabilité varie entre 0 et 1. Quand E tend vers 0, on dit qu’il y a une ou deux espèces
qui dominent le peuplement, dans ce cas le milieu est écologiquement en déséquilibre. Si E
tend vers 1, les peuplements sont représentés par des effectifs qui sont sensiblement proches,
on dit que le milieu est écologiquement en équilibre.

5.6 - Indice de Simpson_1-D

L'indice de Simpson (λ) permet de mesurer la probabilité que deux individus tirés au
hasard appartiennent à la même espèce.

λ = 1-[∑ NI (NI-1)/N (N-1)]

 NI : nombre d'individus de l'espèce considérée


 N : nombre total des individus du peuplement

Selon Dumont (2008), l'ajout des espèces rares à un échantillon ne modifie


pratiquement pas la valeur de l'indice de diversité.

5.7 - Indice alpha de Fisher.

L’Indice α de Fisher est la pente de la relation linéaire entre le nombre d’espèces


observées et le logarithme du nombre d’individus inventoriés. Cette relation correspond à une
distribution d’abondance des espèces en log-séries, valide à l’échelle de la méta-communauté.
Son utilisation à l’échelle locale est discutable

5.8 – Distribution rang fréquences.

La fréquence est calculée à partir du nombre d’individus de chaque espèce sur le


nombre total d’individus de toutes les espèces confondus. Les diagrammes rang/fréquences
sont tracés en classant les espèces par ordre de fréquences décroissantes. Les rangs des
espèces sont portés en abscisses et leurs fréquences en ordonnées avec une échelle
logarithmique. Les diagrammes varient en fonction de la diversité spécifique qui permet de
caractériser les distributions d’abondance des espèces. (Lamotte et al., 1969).

35
Chapitre III - Résultats et discussion

Chapitre III: Résultats et discussion

I – Etude de l’entomofaune associée aux céréales

1 - Inventaire taxonomique

Les résultats de l’inventaire de l’entomofaune associée aux céréales réalisé sur blé dur au
cours de période allant du 15 janvier au 20 mai 2022 dans la commune de Corso (Wilaya de
Boumerdes) sont reportés dans le tableau suivant 7.

Tableau 7 - Entomofaune répertoriée sur blé dur à corso en 2022.

Ordres Familles Espèces Statut


trophique
Acyrthosiphon pisum Harris, 1776 Phy
Aphis gossypii Glover, 1877 Phy
Aulacorthum solani Kaltenbach 1843 Phy
Brachycaudu shelychrysi Kaltenbach 1843 Phy
Hyperomyzus lactuacae Linné, 1758 Phy
Aphididae Myzus persicae Sulzer, 1776 Phy
Homoptères Metopolophium dirhodum Walker, 1849 Phy
Rhopalosiphum padi Linné, 1758 Phy
Rhopalosiphum maidisFitch, 1856 Phy
Sipha maidis Schouteden, 1903 Phy
Sitobion avenae Fabricius, 1775 Phy
Psyllidae Glycaspis brimblecombei Moore, 1964 Phy
Acizzia sp Phy
Névroptères Chrysopidae Chrysoperla carnea Stephens, 1836 Pré
Dermoptères Forficulidae Forficula auricularia Linné, 1758 Omn.
Lépidoptères Noctuiidae Autographa gamma Linné, 1758 Phy
Orthoptères Baissogryllidae Aiolopus strepens Latreille, 1804 Phy
Psocodea Elipsocidae Cuneopalpus cyanops Rostock, 1876 Phy
Zyginidia scutellaris Herrich - Schäffer 1838 Phy
Cicadellidae Psammotettix alienus Dahlhom, 1850 Phy
Hémiptères Empoasca fabae Harris, 1841 Phy
Pyrrhocoridae Pyrrhocoris apterus Linnaeus, 1758 Omn
Triozidae Trioza sp Phy
Anthocoridae Anthocoris nemoralis Linné, 1761 Pré
Limothrips cerealium Haliday, 1836 Phy
Thrips tabaci Lindeman, 1889 Phy
Thysanoptères Tripidae Melanthrips pallidior Priesner, 1919 Phy
Aeolothrips fasciatus Linnaeus 1758 Phy
Frankliniela occidentalis Pergande, 1895 Phy

36
Chapitre III - Résultats et discussion

Chrysomelidae Oulema melanopus Linné 1758 Phy


Coléoptères Curculionidae Apion sp Phy
Phyllobius sp Phy
Staphylinidae Staphylinus sp Omn.
Bruchidae Bruchus affinis Frölich, 1799 Phy
Nitidulidae Carpophilus hemipterus Linné, 1758 Phy
Melyridae Psilothris viridicoerulea Küster, 1850 Phy
Cebocephalus Cebocephalus sp Pré
Coccinella septempunctata Linnaeus, 1758 Pré
Coccinellidae Hippodamia (Adonia) variegata Goeze, 1777 Pré
Scymnus nubilus Mulsant, 1850 Pré
Stethorus punctillum Weise, 1891 Pré
Coléoptères
Cantharidae Cantharis cryptica Ashe, 1947 Phy
suite
Harpalus sp Pré
Ophonus sp Omn
Carabidae Calathus fuscipes (Goeze, 1777) Pré
Zabris tenebrioides Goeze, 1777 Phy
Amara ovata (Fabricius, 1792) Phy
Cetoniidae Cetonia aurata Linné, 1758 Phy
Tenebrionidae Tenebrionidae sp Phy
Scarabaeidae Tropinoma hirta Poda ; 1761 Phy
Mayetiola destructor Say, 1817 Phy
Cecidomyiidae Holoneurus marginatus De Meijère 1901 Phy
Lyriomiza trifolii Burgess 1880 Phy
Agromyzidae Agromyziidae sp Phy
Phytomiza sp Phy
Eupeodes corolae Fabricius, 1794 Pré
Syrphidae Epistrophe balteatus De Geer, 1776 Pré
Sphaerophoria scripta Linné, 1758 Pré
Eristalis sp Pré
Platycheirus fulviventris Macquart, 1829 Pré
Diptères Calliphora sp Omn
Calliphoridae Oscinella frit Linné, 1758 Omn
Lucilia sericata Meigen, 1826 Omn
Phoridae Phoridae sp Omn
Sciaridae Bradysia sp Omn
Ulidiidae Otites formosa Panzer, 1798 Phy
Anthomyiidae Delia coarctata Fallen 1825 Phy
Fucellia sp Phy
Drosophilidae Drosophila sp Omn
Psychodidae Psychoda sp Omn
Muscidae Musca domestica Linné , 1758 Omn
Ephydridae Hydrellia griseola Fallen, 1813 Phy
Tephritidae Tephritidae sp Phy
Asilidae Asilidae sp Pré
Chloropidae Thaumatomyia sp Phy
Chlorops calceatus Meigen, 1830 Phy

37
Chapitre III - Résultats et discussion

Andrenidae Andrena flavipes Panzer, 1799 pol


Sphecodes gibbus Linnaeus, 1758 Par
Ichneumonidae Nemiritis sp Par
Diadegma sp Par
Diaparis sp Par
Apidae Apis mellifera Linnaeus, 1758 Pol
Cephidae Cephus pygmaeus Linnaeus, 1758 Phy
Crabronidae Crossocerus sp Par
Figitidae Alloxista vitrix Westwood, 1833 Par
Aphelinidae Coccophagus lycimnia Walker, 1839 Par
Apanteles glomeratus Linné, 1758 Par
Lysiphlebus testaceipes Cresson, 1880 Par
Diaeretiella rapae M'Intosh, 1855 Par
Aphidius avenae Haliday, 1834 Par
Braconidae Opius sp Par
Hyménoptères
Aphidius matricariae Haliday, 1834 Par
Aphedrus plagiator Nees, 1811 Par
Praon velucre Haliday, 1833 Par
Chorebus sp Par
Chrysocalis sp Par
Ceraphronidae Telenomus sp Par
Ceraphron sp Par
Vespidae Vespula germanica Fabricius, 1793 Pré
Megaspilidae Dendrocerus aphidum Rondani, 1877 Par
Formicidae Camponotus barbaricus Emery, 1905 Omn.
Tapinoma nigerrimum Nylander, 1856 Omn.
Myrmaridae Myrmaridae sp Par
Encyrtidae Encyrtidaesp. ind. Par
Surphophagus aphidivorus Mayr, 1876 Par
Diapriidae Trichopria basalis Par
Bethylidae Bethylus sp Par
Asaphes sp Par
Pteromatidae Pachyneuron aphidis Bouché, 1834 Par
Pteromatidae sp Par
Coruna clavata Walker, 1833 Par
Nombre d’individus 6480
Total 11 Ordres 57 Familles et 111 Espèces

Dans le cadre de la réalisation de notre projet de mémoire de master, un inventaire de


l’entomofaune associée aux céréales a été réalisé dans une parcelle de blé (Trifolium durtum )
dans la commune de Corso (Wilaya de Boumerdes) en utilisant comme instrument de
piégeage, les plaquettes engluées jaunes et bleus, les bassines jaunes et le filet fauchoir.
L’expérimentation a été menée au cours de la période allant du 15 Janvier 2022 jusqu’au 20
Mai de la même année. Un total de 6480 individus d’insectes a été dénombré. Cette diversité
entomologique est composée de 111 taxons répartis dans 11 ordres et 57 familles.

38
Chapitre III - Résultats et discussion

1.1 - Répartition de l’entomofaune par ordre taxonomique

L’ordre des Hyménoptères prédominent au niveau de la parcelle. Il comprend 35 taxons


soit 31,53 % de l’entomofaune répertoriée. Cet ordre regroupe trois principales familles, les
Braconidae, les Ichneumonidae et les Pteromatidae. Viennent ensuite les Diptères avec 26
espèces soit 23,42% de l’effectif total. Parmi les espèces de ce groupe taxonomique figure
cinq Syrphidae en l’occurrence Eupeodes corolae, Epistrophe balteatus, Sphaerophoria
scripta, Eristalis sp et Platycheirus fulviventris. En deuxième position arrivent les
Calliphoridae avec trois taxons. L’espèce Delia coarctata montre une intense activité dans la
parcelle. Les Coléoptères arrivent en troisième position avec 21 espèces, soit 18,92%. Ils sont
suivis par les Homoptères, les Hémiptères et les Thysanoptères avec respectivement 13,6 et 5
taxons chacun. Enfin les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Névroptères, les
Psocodea, les Orthoptères et les Dermoptères sont faiblement représentés et comptent une
espèce chacun ce qui représente 0.90% pour chaque ordre (Fig. 13).

2 - Abondance relative de l’entomofaune récoltée sur blé dur à Corso (Boumerdes)


au cours de la campagne 2022.

Les résultats de l’abondance relative de la diversité entomologique du blé dur


répertoriée au cours de l’année 2022 à Corso sont consignés dans le tableau 8 suivant.

39
Chapitre III - Résultats et discussion

Tableau 8 - Abondance relative de l’entomofaune répertoriée sur blé en 2022 dans le site
d’étude à Corso

Espèces Pla. J AR Pla.B AR B. j AR Total AR


Acyrthosiphon pisum 3 0,13 0 0,00 0 0,00 3 0,05
Aphis gossypii 0 0,00 0 0,00 3 0,28 3 0,05
Aulacorthum solani 4 0,17 0 0,00 0 0,00 4 0,06
Brachycaudus helychrysi 0 0,00 1 0,03 1 0,09 2 0,03
Hyperomyzus lactuacae 1 0,04 0 0,00 1 0,09 2 0,03
Myzus persicae 1 0,04 0 0,00 1 0,09 2 0,03
Metopolophium dirhotum 1 0,04 0 0,00 3 0,28 4 0,06
Rhopalosiphum padi 35 1,47 9 0,30 15 1,41 59 0,91
Rhopalosiphum maidis 28 1,18 5 0,16 1 0,09 34 0,52
Sipha maidis 101 4,24 6 0,20 46 4,33 153 2,36
Sitobion avenae 13 0,55 0 0,00 8 0,75 21 0,32
Glycaspis brimblecombei 12 0,50 0 0,00 0 0,00 12 0,19
Acizzia sp 8 0,34 0 0,00 4 0,38 12 0,19
Chrysoperla,carnea 15 0,63 1 0,03 0 0,00 16 0,25
Forficula auricularia 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Autographa gamma 0 0,00 0 0,00 2 0,19 2 0,03
Aiolopus strepens 0 0,00 2 0,07 0 0,00 2 0,03
Cuneopalpus cyanops 30 1,26 5 0,16 2 0,19 37 0,57
Zyginidia scutellaris 4 0,17 0 0,00 0 0,00 4 0,06
Empoasca fabae 5 0,21 1 0,03 0 0,00 6 0,09
Psammotettixa lienus 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Pyrrhocoris apterus 4 0,17 0 0,00 0 0,00 4 0,06
Trioza sp 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Anthocoris nemoralis 0 0,00 2 0,07 0 0,00 2 0,03
Limothrips cerealium 171 7,18 259 8,52 52 4,90 482 7,43
Thrips tabaci 4 0,17 0 0,00 8 0,75 12 0,19
Melanthrip spallidior 50 2,10 65 2,14 5 0,47 120 1,85
Aeolothrips fasciatus 120 5,04 158 5,20 10 0,94 288 4,44
Frankliniela occidentalis 29 1,22 14 0,46 0 0,00 43 0,66
Oulema melanopus 10 0,42 1 0,03 1 0,09 12 0,19
Apion sp 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Phyllobius sp 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Staphyla sp 2 0,08 0 0,00 3 0,28 5 0,08
Bruchus affinis 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Carpophilus hemipterus 2 0,08 1 0,03 0 0,00 3 0,05
Psilothris viridicoerulea 4 0,17 20 0,66 5 0,47 29 0,45

40
Chapitre III - Résultats et discussion

Cebocephalus sp 3 0,13 0 0,00 0 0,00 3 0,05


Coccinella septempunctata 1 0,04 0 0,00 7 0,66 8 0,12
Hippodamia variegata 1 0,04 0 0,00 1 0,09 2 0,03
Scymnus nubilus 5 0,21 0 0,00 0 0,00 5 0,08
Stethorus punctillum 1 0,04 1 0,03 0 0,00 2 0,03
Cantharis cryptica 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Harpalus sp 4 0,17 0 0,00 0 0,00 4 0,06
Ophonus sp 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Calathus fuscipes 2 0,08 0 0,00 1 0,09 3 0,05
Zabris tenebrioides 7 0,29 4 0,13 0 0,00 11 0,17
Amara ovata 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Cetonia aurata 9 0,38 1 0,03 0 0,00 10 0,15
Tenebrionidae sp 0 0,00 6 0,20 1 0,09 7 0,11
Tropinoma hirta 0 0,00 5 0,16 7 0,66 12 0,19
Mayetiola destructor 11 0,46 2 0,07 6 0,56 19 0,29
Holoneurus marginatus 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Lyriomiza trifolii 118 4,96 125 4,11 27 2,54 270 4,16
Agromyziidae sp 90 3,78 281 9,24 56 5,27 427 6,59
Phytomiza sp 0 0,00 8 0,26 0 0,00 8 0,12
Eupeodes corolae 2 0,08 38 1,25 6 0,56 46 0,71
Epistrophe balteatus 0 0,00 2 0,07 1 0,09 3 0,05
Sphaerophoria scripta 0 0,00 0 0,00 2 0,19 2 0,03
Eristalis sp 4 0,17 0 0,00 0 0,00 4 0,06
Platycheirus fulviventris 10 0,42 8 0,26 0 0,00 18 0,28
Calliphora sp 17 0,71 143 4,70 7 0,66 167 2,58
Oscinella frit 93 3,91 0 0,00 0 0,00 93 1,43
Lucilia sericata 1 0,04 9 0,30 8 0,75 18 0,28
Phoridae sp 6 0,25 100 3,29 5 0,47 111 1,71
Bradysia sp 40 1,68 60 1,97 13 1,22 113 1,74
Otites formosa 0 0,00 2 0,07 0 0,00 2 0,03
Delia coarctata 495 20,79 558 18,36 348 32,77 1401 21,61
Fucellia sp 0 0,00 7 0,23 0 0,00 7 0,11
Drosophila sp 3 0,13 0 0,00 0 0,00 3 0,05
Psychoda sp 5 0,21 0 0,00 0 0,00 5 0,08
Musca domestica 101 4,24 352 11,58 22 2,07 475 7,33
Hydrellia griseola 218 9,16 422 13,88 257 24,20 897 13,84
Tephritidae sp 6 0,25 0 0,00 0 0,00 6 0,09
Thaumatomyia sp 16 0,67 33 1,09 0 0,00 49 0,76
Chlorops calceatus 15 0,63 96 3,16 9 0,85 120 1,85

41
Chapitre III - Résultats et discussion

Andrena flavipes 7 0,29 6 0,20 4 0,38 17 0,26


Sphecodes gibbus 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Nemiritis sp 0 0,00 0 0,00 1 0,09 1 0,02
Diadegma sp 6 0,25 0 0,00 5 0,47 11 0,17
Diaparis sp 6 0,25 0 0,00 0 0,00 6 0,09
Apis mellifera 50 2,10 84 2,76 45 4,24 179 2,76
Cephus pygmaeus 0 0,00 2 0,07 0 0,00 2 0,03
Crossocerus sp 3 0,13 0 0,00 0 0,00 3 0,05
Alloxista vitrix 36 1,51 11 0,36 3 0,28 50 0,77
Coccophagus lycimnia 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Apanteles glomeratus 4 0,17 1 0,03 3 0,28 8 0,12
Lysiphlebus testaceipes 5 0,21 0 0,00 2 0,19 7 0,11
Diaeretiella rapae 12 0,50 4 0,13 6 0,56 22 0,34
Aphidius avenae 1 0,04 2 0,07 0 0,00 3 0,05
Opius sp 5 0,21 0 0,00 3 0,28 8 0,12
Aphidius matricariae 10 0,42 1 0,03 1 0,09 12 0,19
Aphedrus plagiator 0 0,00 0 0,00 2 0,19 2 0,03
Praon velucre 0 0,00 0 0,00 3 0,28 3 0,05
Chorebus sp 4 0,17 0 0,00 1 0,09 5 0,08
Chrysocalis sp 6 0,25 0 0,00 0 0,00 6 0,09
Telenomus sp 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Ceraphron sp 16 0,67 1 0,03 0 0,00 17 0,26
Vespula germanica 2 0,08 2 0,07 1 0,09 5 0,08
Dendrocerus aphidum 2 0,08 0 0,00 0 0,00 2 0,03
Camponotus barbaricus 2 0,08 0 0,00 2 0,19 4 0,06
Tapinoma sp 10 0,42 3 0,10 23 2,17 36 0,56
Myrmaridae sp 9 0,38 0 0,00 0 0,00 9 0,14
Asilidae sp 58 2,44 42 1,38 2 0,19 102 1,57
Encyrtidaesp. ind. 24 1,01 11 0,36 0 0,00 35 0,54
Surphophagus aphidivorus 38 1,60 9 0,30 0 0,00 47 0,72
Trichopria basalis 58 2,44 38 1,25 0 0,00 96 1,48
Bethylus sp 8 0,34 0 0,00 0 0,00 8 0,12
Asaphes sp 23 0,97 10 0,33 0 0,00 33 0,51
Pachyneuron aphidis 3 0,13 0 0,00 0 0,00 3 0,05
Pteromatidae sp 1 0,04 0 0,00 0 0,00 1 0,02
Coruna clavata 11 0,46 0 0,00 0 0,00 11 0,17
Total 2381 100 3040 100 1062 100 6483 100
Nombre d’espèces 95 55 54
111 Espèces
Fréquences (%) 36,61% 47,04% 16,35%
Légende : Pla.J : Plaquettes jaunes., Pla. B : Plaquettes bleus., B.j/ : Bassines jaunes.

42
Chapitre III - Résultats et discussion

L’analyse des résultats reportés dans le tableau 8 montre que parmi les principaux
bioagresseurs des céréales, les Diptères Delia coarctata et Hydrella griseola prédominent
avec des effectifs respectifs de 1401 individus et 897 individus ce qui représente 21,61% et
13,84% de l’entomofaune répertoriée. Ils sont suivis par le thrips Limothrips cerealium qui
totalise 482 individus soit 7,43%. La mouche Musca domestica montre une intense activité
en raison de la présence des dépôts de fumier aux alentours de la parcelle, en effet, pas moins
de 475 individus ont été dénombrés (7,33%). Les Agromyziidae sont représentées par divers
espèces et totalisent 427 individus (6,59%). Une deuxième espèce de thrips cohabite avec la
première et montre une activité non négligeable il s’agit d’Aelothrips fasciatus qui représente
4,44% de l’effectif total soit 288 individus capturé. L’autre agromyziidae Liriomyza trifolii
qui est considéré comme ravageur clé des céréales sa présence est bien lisible comme le
montre le nombre de capture dénombré 270 individus (4,16%). Une autre catégorie d’insectes
est quantitativement moins importante mais leur rôle n’est nullement négligeable. Il s’agit des
espèces Apis mellifera (2,76%), Calliphora sp (2,58%), le puceron Sipha maidis (2,36%), le
troisième thrips Melanthrips pallidior (1,85%), les Diptères Oscinella frit, (1,43%), Phoridae
sp,(1,71%), Bradysia sp (1,74% ) et Chlorops calceatus (1,85%) et les Hyménoptères
Asilidae sp (1,57%) et Trichopria basalis (1,48%). Enfin les autres taxons leur présence est
négligeable, avec des fréquences inférieures à 1%.

3 - Etude de l’efficacité des trois types de pièges utilisés

Lors de notre expérimentation on a utilisé trois types de pièges en vue de réaliser notre
inventaire, ce qui nous a incités de vérifier l’efficacité de ces pièces qualitativement et
quantitativement. L’analyse qualitative de la diversité entomologique répertoriée montre que
les plaquettes jaunes attirent le plus grand nombre de taxons avec 95 espèces. Les autres
pièges en l’occurrence les plaquettes bleues et les bassines jaunes comptabilisent presque le
même nombre d’espèces aves respectivement 55 et 54 taxons (Fig.14). Du point de vu
quantitative c’est plutôt les plaquettes bleues qui totalisent le plus grand nombre de captures
avec 3040 d’individus soit 47,04%. Viennent ensuite les plaquettes jaunes avec 2381
individus (36,61%) et enfin les bassines jaunes avec 1062 individus soit 16,35% (Fig.15).

43
Chapitre III - Résultats et discussion

4 - Répartition de l’entomofaune par statut trophique.

En plus de l’analyse qualitative et quantitative de l’inventaire, nous avons jugé utile de


voir comment cette faune entomologique est structurée et organisée en étudiant non seulement
le statut trophique de chaque espèce, mais aussi en appréciant et en évaluant l’impact de
l’entomofaune utile. (Tableau 9).

44
Chapitre III - Résultats et discussion

Tableau. 9 - Répartition des espèces recensées par statut trophique.

Régimes alimentaire Nombre d’espèces Fréquences (%)


Phytophages 50 45,05%
Prédateurs 16 14,41%
Parasites 29 26,13%
Pollinisateurs 2 1,80%
Omnivores 14 12,61%
Total 111 100%

L’analyse des résultats reportés dans le tableau 9 indiquent que les phytophages forment
le groupe trophique le plus diversifié du point de vu qualitatif. Il totalise 50 taxons soit 45,05%
de l’effectif total. Dans cette catégorie nous relevons la dominance des Homoptères avec 12
espèces de pucerons et un Psyllidae. En deuxième position arrivent les coléoptères avec 12
espèces réparties dans dix familles taxonomiques. Ils sont suivis par les Thysanoptères qui
regroupent cinq espèces de Thrips appartement à la famille des Thripidae. Les espèces
Limothrips cerealium et Aelothrips fasciatus prédominent avec respectivement 7.43% et 4.44%.
Les parasites constituent le deuxième groupe trophique qui montre une intense activité dans la
parcelle. Il représente 26,13% de l’effectif total. Les Braconidae aphidiphages, Aphidius
matricariae, Aphidius avenae, Lesiphlebus testaceipes et Diaeretiella rapae, Opius sp montrent
une intense activité grâce à la présence d’une importante biomasse de nourriture constituée de 12
espèces de pucerons. Chez la même famille on retrouve également des parasites de chenilles
Apanteles glomeratus et Chrysocharis sp. Les prédateurs jouent un rôle non négligeable car ils
représentent 14,41% et comptent 15 taxons. Les coccinelles Coccinella septempunctata,
Hippodamia (Adonia) variegata, Scymnus nubilus et Stethorus punctillum constituent les principaux
prédateurs qui vivent dans la parcelle et profitent de la présence de leur nourriture essentielle
respective en l’occurrence les pucerons et divers acariens pour se nourrir et se reproduire. Par
ailleurs, la famille des Syrphidae abrite aussi quatre espèces de prédateurs dont leurs larves
respectives s’attaquent à diverse pucerons. Un autre groupe trophique qui mérite une attention
particulière après les prédateurs et les parasites est celui des omnivores. Il regroupe 14 espèces
soit 12,61%, il est constitué pratiquement des Calliphoridae, Phoridae, Sciaridae, Drosophilidae,
Psychodidae, Muscidae et enfin de deux [Link] polinisateurs sont les moins représentés
ils comptent deux taxons (1,80%), les abeilles Apis mellifera, Andrena flavipes (Fig.16).

45
Chapitre III - Résultats et discussion

5 - Structure et organisation des peuplements entomologiques

5.1 - Qualité d’échantillonnage

D'après Blondel, 1979, le quotient du nombre d’espèces contactées une seule fois sur
le nombre total de relevés (a/N), mesure la qualité de l'échantillonnage. Ce quotient tend
généralement vers zéro. S'il est nul, on peut dire que l'inventaire qualitatif est réalisé avec une
précision suffisante (Tableau 10).

Tableau: 10 - Valeurs de la qualité de l’échantillonnage de l’entomofaune capturée


sur blé dur à Corso.

Nombre de relevés (N) 10


Nombre des espèces notées une fois (a) 07
a/N 0,7

Pour le cas de notre expérimentation le quotient a/N est égale à 0,71, cette valeur est
inférieure à 1, ce qui donne une qualité d’échantillonnage satisfaisante. Donc les espèces
observées une seule fois sont classés comme des espèces sporadiques (rares), elles sont
réparties comme suit: Amara ovata, Apion sp, Coccophagus lycimnia, Nemiritis sp,
Phyllobius sp, Psilothris viridicoerulea, et Pteromatidae sp.

5.2 - Richesse spécifique et courbe de raréfaction

La richesse spécifique de l’entomocenose capturée à l’aide de plaquettes engluées et les


bassines jaunes sur blé dur à Corso en 2022sont regroupées dans le Tableau 11 suivant.

46
Chapitre III - Résultats et discussion

Tableau 11 - Richesses spécifiques et nombre d’individus de l’entomocenose sur céréales à


Corso.

Sites Dates 15/01/ 15/02/ 30/02/ 15/03/ 30/03/ 10/04/ 20/04/ 30/04/ 10/05/ 20/05/

Taxa 30 41 40 45 53 48 48 60 59 47
Corso

ni 172 348 387 405 657 709 949 1027 1207 619

Les valeurs de la richesse totale de l’entomofaune répertoriée sur blé dur à Corso
varient entre 30 espèces le 15 janvier et 60 espèces répertoriées lors du relevé du 30 avril
2022. La représentation graphique de l’évolution de la richesse spécifique d’un peuplement en
fonction du nombre d’individus inventoriés, est donnée par la courbe de raréfaction (Fig. 17).
Il ressort que la richesse spécifique et le nombre d’individus capturé sont plus importants le
30 avril avec respectivement 60 espèces et 1027 individus.

180
160
Taxa (95% confidence)

140
120
100
80
60
40
20
0
800 1600 2400 3200 4000 4800 5600 6400
Specimens

Figure. 17 - Courbe de raréfaction de Michaelis-Menten de la richesse spécifique


en fonction du nombre d’individus

47
Chapitre III - Résultats et discussion

6 - Evolution spatio temporelle de la population globale l’entomofaune récoltée sur blé


dur à Corso

Au cours de notre expérimentation, nous avons suivi l'évolution spatio-temporelle de


la population globale de l'entomofaune répertoriée sur blé dur à Corso (W. Boumerdes). Les
résultats de cette analyse indiquent une présence ininterrompue de l’entomocénose au cours
du cycle végétatif de la plante. Le premier relevé des insectes piégés nous donne un effectif
de 172 individus soit 2,65%. On observe par la suite une légère augmentation des populations
de l’entomofaune en mois de février qui attend un maximum de 387 individus (5,97%). Une
augmentation progressive des populations est observée au cours de tout le mois d’avril et le
début mai pour atteindre un pic de 1207 individus lors du relevé du 10 mai soit 18,63%. Une
chute brutale des populations est observée par la suite marquant ainsi la fin du cycle
végétative de la culture où un minimum de 319 individus ont été capturés lors de notre dernier
relevé (Fig. 18).

7 - Exploitation des résultats par les indices écologiques de structure

7.1 - Indices de diversité.

Dans le but de caractériser la diversité spécifique des peuplements de l’entomofaune


répertoriée sur blé dur à Corso, nous avons calculé plusieurs paramètres écologiques en
particulier l’abondance, l’indice de Shannon (H'), l’indice d'équitabilité (E) l’indice de
Simpson. Les résultats sont reportés dans le tableau 12.

48
Chapitre III - Résultats et discussion

Tableau 12 – Indices de diversité des peuplements entomologiques répertoriés sur blé dur
à corso en 2022.

Paramètres 15/01/ 15/02/ 30/02 15/03 30/03 10/04 20/04 30/04 10/05 20/05

Shannon_H 2.78 2,89 3,02 2,89 3,07 3,00 2,61 2,83 2,44 2,39
Equitability_J 0.81 0,78 0,82 0,76 0,77 0,77 0,67 0,69 0,59 0,62
Simpson 1-D 0.90 0,91 0,93 0,91 0,91 0,92 0,88 0,88 0,81 0,81
Fisher_alpha 10.42 12,09 11,27 12,96 13,6 11,63 10,67 13,90 12,99 1182

La diversité de Shannon est en général acceptable, elle est supérieure à 2,39 bits, elle
affiche un maximum de 3,07 bits noté vers la fin mars. Lorsque l’indice de diversité est
inférieur à 2, on considère que celle -ci est faible. On parle de diversité moyenne, lorsque
l’indice est compris entre 2 et 3bits, et celle-ci élevée lorsque l’indice de Shannon est compris
entre 4 et 5. Elle est très forte et élevée quand elle dépasse 5 bits. D’une façon générale
l’équitabilité varie de 0,59 le 10 mai et 0,82 le 30 février et par conséquent, elle tend vers 1.
On dit, dans ce cas, que le peuplement est représenté par un nombre d’individus proches et
qu’il n’y a aucune espèce qui domine. Le milieu est alors dit en équilibre écologique.

L'indice de Simpson est la probabilité que deux individus sélectionnés au hasard


appartiennent à la même espèce dans un peuplement. Plus il est proche de 1, plus le
peuplement est homogène. En effet pour le cas de notre expérimentation, il varie entre 0,81 en
maià 0,93 pour le relevé du 30 février. Nous rappelons que l’indice de diversité de Simpson
donne plus de poids aux espèces abondantes qu’aux espèces rares. Celui-ci traduit donc la
codominance de plusieurs espèces dans la mesure où il tend vers 1.

L'indice alpha de Fisher (α) est un modèle d'abondance dérivé d'une série
logarithmique et utilise uniquement le nombre d'espèces (S) et le nombre total d'individus
(N). Plus la valeur est élevée, plus la dominance d'une d'espèce est (S) est faible. En effet les
valeurs alpha de Fisher sont moyen et varient entre 10,42 en janvier à 13,90 à la fin avril, ce
qui donne un milieu où les espèces vivent dans un biotope peu équilibré cela veut dire qu’il
existe au moins une espèce qui domine le peuplement dans le site d’étude. Effectivement, les
résultats montrent qu’au moins deux espèces qui domine, il s’agit du Diptère Delia coarctata
et à un degré moindre l’espèce Hydrella griseola.

49
Chapitre III - Résultats et discussion

8- Abondance de l’entomofaune des principaux groupes taxonomiques


8.1 - Cas des Homoptères

L’étude de la diversité entomologique réalisée lors de notre expérimentation nous révèle


la présence de 13 espèces d’insectes faisant partie de l’ordre des Homoptères. Cet effectif est
composé de 11 pucerons et 02 psyllidae. Nos résultats indiquent également que
quantativement le puceron Sipha maidis prédomine avec 58,83% de l’effectif total des
Homoptères soit 153 individus capturés. Il est suive par deux autres pucerons reconnus
inféodés aux céréales, il s’agit des taxons Rhopalosiphum padi et Rhopalosiphum maildis.
Lors de nos relevés on a dénombré respectivement 59 individus pour la première espèce et 34
autres pour la seconde soit 19,60% et 11,30%. L’espèce Sitobion avenae qui fait partie des
ravageurs des céréales arrive en troisième position et totalise 21 individus soit 6,98%. Enfin,
les autres espèces d’homoptères leur présence est insignifiante ne dépassant 0,66% et 3,99 %
(Fig. 19).

8.2 - Cas des Thripidae

L’ordre des Thysanoptères est représenté par cinq espèces de thrips. Limothrips
cerealium, Melanthrips pallidior, Thrips tabaci, Aelothrips fasciatus et Frankliniela
occidentalis. L’analyse de la figure 20 qui montre les fluctuations des cinq espèces de thrips

50
Chapitre III - Résultats et discussion

répertoriées sur blé dur montre que l’espèce inféodée aux céréales Limothrips cerealium
prédomine avec 482 individus capturés dans les différents pièges soit 51,01% de l’effectif
total.. Il est suivi par les taxons Aelothrips fasciatus avec 288 individus (30,48%). L’espèce
Melanthrips pallidior arrive en troisième position et totalise 120 individus (12,70%). Enfin
les autres taxons en l’occurrence Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci leur présence est
accidentelle dans la mesure où ils ne sont pas inféodées aux céréales. En effet, seulement 43
et 12 individus de ces taxons ont été dénombrés soit 4,45% et 1,27% (Fig. 20).

8.3 - Cas des Coléoptères

Les Coléoptères occupent le troisième rang dans la liste de l’entomofaune répertoriée


avec 21 espèces soit 18,90% de l’effectif total. Parmi les 13 familles que compte cet ordre,
celle des Carabidae et des Coccinellidae prédominent ils représentent respectivement 23,81%
et 19,05% soit 05 et 04 espèces. Toutes les coccinelles répertoriées sont reconnues comme
prédateurs et comptent trois aphidiphages (Coccinella septempunctata, Hippodamia (Adonia)
variegata et Scymnus nubilus ) et une autre Acariphage (Stethorus punctillum). Parmi les cinq
Carabidae identifiées figurent deux prédateurs (Harpalus sp, Calathus fuscipes), deux
ravageurs des céréales (Zabris tenebrioides, Amara ovata ) et une Omnivore (Ophonus sp).
Comme le montre la figure les espèces des coléoptères qui prédominent dans la parcelle sont
l’insecte floricole Psilothris viridicoerulea (22,66%), les bioagresseurs des céréales le
criocère Oulema melanopus et Zabris tenebrioides qui totalise respectivement 9,38% et
8,59% de l’effectif total des coléoptères répertoriés et enfin, les Citonidae Tropinota hista

51
Chapitre III - Résultats et discussion

avec 9,38% et Cetonia aurata (7,81%). Enfin les autres taxons leur présence est accidentelle
avec des effectifs ne dépassant 8 individus (Fig. 21).

8.4 - Cas des Diptères

Les Diptères se placent en deuxième position après les Hyménoptères et représentent


23,42% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. 26 espèces ont été identifiées réparties
dans 15 familles. Qualitativement les Syrphidae prédominent avec cinq taxons, suivies des
Agromiziidae et les Calliphoridae avec trois taxons chacune. Quantativement les espèces
inféodées aux céréales Delia coarctata et Hydrellia griseola montrent une intense activité et
représentent respectivement 21,84% et 21,03% soit 1401 et 897 individus piégées. L’espèce
Musca domestica arrivent en deuxième position et totalise 475 individus soit 11,13% Ils sont
suivies par les Agromyziidae qui totalisent 705 individus où l’espèce inféodée aux céréales
Lyriomiza trifolii représente 6,66% de cette famille. Les taxons Calliphora sp, Phoridae sp,
Bradizia sp et Chlorops calceatus font partie des autres Diptères qui marquent une présence
moyenne mais sans toutefois dépasser 4.00% de l’effectif total des Diptères. Enfin les autres
espèces leur présence est accidentelle dont leur nombre varie entre 02 et 93 individus (Fig.
22).

52
Chapitre III - Résultats et discussion

8.5 - Cas des Hyménoptères

Les Hyménoptères représentent l'ordre le plus riche en taxons avec une richesse
spécifique de 35 espèces réparties dans 17 familles soit 31,53% de l’effectif total de
l’entomofaune répertoriée. Qualitativement les familles des Braconidae, des Ichneumonidae
et des Pteromatidae sont les représentées avec respectivement 10, 4 et 4 espèces. L’analyse de
la figure 23 montre que l’espèce pollinisatrice Apis mellifera prédomine avec 179 individus
soit 23,49% de l’effectif total des Hyménoptère, elle est suivie par le prédateur Asilidae sp qui
totalise102 individus (13,39%) puis le parasite des Diptères Trichopria basalis avec 96
individus (12,60%). Les espèces Alloxista vitrix (6,56%), Surphophagus aphidivorus
(6,17%), la fourmie Tapinoma sp (4,72%), Encyrtidae sp. ind. (4,59%) et Asaphes sp (4,33%)
affichent une présence moyenne avec des effectifs ne dépassant pas 50 individus. Chez les
Braconidae, qui regroupent 10 parasites seules les espèces Diaeretiella rapae et Aphidius
matricariae qui affichent une activité moyenne en raison de la présence de sa proie le puceron
Sipha maidis qui constitue sa proie essentielle. Enfin les autres taxons leur présence
est accidentelle avec des effectifs variant entre 02 et 17 individus.

53
Chapitre III - Résultats et discussion

9 - Appréciation et place de l’entomofaune utile

L’entomofaune utile qui est composée principalement de prédateurs et des


parasitoïdes joue un rôle essentiel dans le contrôle naturel des populations d'insectes
ravageurs. Les espèces prédatrices sont représentées dans quasiment tous les ordres, tandis
que les espèces parasitoïdes font partie principalement des Hyménoptères et des Diptères.
Dans la présente étude, nous avons jugé utile d’évaluer la diversité de ce groupe d’insecte
et de juger son impact sur l’entomocénose du blé dur

9.1 – Parasites.

Dans le tableau 13 suivant nous présenterons les principales espèces de parasites


répertoriées dans le site d’étude avec leur statut trophique

Tableau : 13 - Espèces de parasites et leurs statuts strophiques

Nbs Nom d’espèce Statut trophique


ni Fréquence (%)

1 Lysiphlebus testaceipes Aphidiphage 7 1,70


2 Diaeretiella rapae Aphidiphage 22 5,35
3 Aphidius avenae Aphidiphage 4 0,97

54
Chapitre III - Résultats et discussion

4 Aphidius matricariae Aphidiphage 10 2,43


5 Aphedrus plagiator Aphidiphage 2 0,49
6 Praon velucre Aphidiphage 3 0,73
7 Opius sp Aphidiphage 8 1,95
8 Chorebus sp Aphidiphage 5 1,22
9 Myrmaridae sp Parasite Oophage 9 2,19
10 Coccophagus lycimnia Parasite cochenilles 1 0,24
11 Sphecodes gibbus Parasite de chenilles 2 0,49
12 Crossocerus sp. Parasite de chenilles 3 0,73
13 Diaparsis sp. Parasite de chenilles 6 1,46
14 Diadegma sp. Parasite de chenilles 11 2,68
15 Bethylus sp. Parasite de chenilles 8 1,95
16 Apanteles glomeratus Parasite de chenilles 8 1,95
17 Nemiritis sp Parasite de chenilles 1 0,24
17 Telenomus sp Parasite de chenilles 2 0,49
19 Pteromatidae sp Parasite de chenilles 1 0,24
20 Trichopria basalis. Parasite de mouches 95 23,11
21 Encyrtidaesp. ind Parasite de mouches 35 8,52
22 Chrysocalis sp Parasite de mouches 5 1,22
23 Dendrocerus aphidum Hyperparasite 2 0,49
24 Alloxista vitrix Hyperparasite 50 12,17
25 Ceraphron sp Hyperparasite 17 4,14
26 Surphophagus aphidivorus Hyperparasite 47 11,44
27 Asaphes sp Hyperparasite 33 8,03
28 Pachyneuron aphidis Hyperparasite 3 0,73
29 Coruna clavata Hyperparasite 11 2,68

Parmi les 111 espèces d'insectes répertoriés, 29 taxons sont des parasites soit 26,13%
de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Ils peuvent jouer un rôle important dans la
lutte biologique contre divers ravageurs des céréales. Nous avons regroupé ces auxiliaires
selon leur spécificité trophique. Nous retrouvons des parasites de chenilles avec10 espèces,
des aphidiphages (parasites de pucerons) avec 08 espèces, des Hyperparasites ou parasites
secondaires avec 07 taxons, ceux des mouches (3 espèces) et enfin un seul parasite Oophage
(parasite des œufs. L’analyse des résultats indiquent que le parasite des mouches Trichopria
basalis prédomine dans la parcelle de blé avec 23,11% de captures soit 95 individus piégés.
Ceci peut s’expliquer par l’abondance de leurs proies les mouches Delia coarctata et
Hydrellia griseola. Les Hyperparasites Alloxista vitrix, Surphophagus aphidivorus et Asaphes
sp montrent aussi une intense activité avec respectivement 12,17%, 11,44% et 8,03% de
captures. Chez les aphidiphages l’espèce Diaeretiella rapae (5,35%) est la plus active grâce à
la présence de sa proie le puceron Sipha maidis. Les autres taxons en l’occurrence
Lysiphlebus testaceipes, Aphidius avenae, Aphidius matricariae, Aphedrus plagiator, Praon

55
Chapitre III - Résultats et discussion

velucre, Opius sp, et Chorebus sp leur présence reste négligeable avec des effectifs variant
entre 2 et 10 individus seulement. Chez les parasite de chenille seule l’espèce Diadegma sp.
qui prédomine dans la parcelle avec 11 individus soit 2,68% de l’effectif des parasites. Enfin,
le seul parasite Oophage répertorié dans la parcelle est l’espèce Myrmaridae sp avec
seulement 09 individus (Fig.24 et 25).

a b

c d

e f

Figure. 24 -Principales espèces de parasites répertoriées (Originale).

56
Chapitre III - Résultats et discussion

a – Lysiphlebus testaceipes, b – Diaeretiella rapae .


c –Opius sp., d - Aphidius matricariae.,
e- Chorebus sp., f – Aphidius avenae.

a b

c d

e f

Figure. 25 - Principales espèces de parasites répertoriées (suite)(Originale)


a –Diadegma sp., b – Bethylus sp.,
c –Trichopria basalis., d - Ceraphron sp.,
57
Chapitre III - Résultats et discussion

e- Pachyneuron aphidis., g – Dendrocerus aphidum

9.2– Prédateurs

Dans le tableau 14 suivant nous présenterons les principales espèces de prédateurs


répertoriées sur blé dur avec leur statut trophique

Tableau: 14 - Espèces de prédateurs et leurs statuts trophiques

Nbs Nom d’espèce Statut trophique


ni Fréq

1 Anthocoris nemoralis Oophage 2 0,90


2 Chrysoperla carnea Aphidiphage 16 7,17
3 Coccinella septempunctata Aphidiphage 8 3,59
4 Hippodamia( Adonia) variegata Aphidiphage 2 0,90
5 Scymnus nubilus Aphidiphage 5 2,24
6 Eupeodes corolae Aphidiphage 46 20,63
7 Epistrophe balteatus Aphidiphage (larve) 3 1,35
8 Sphaerophoria scripta Aphidiphage(larve) 2 0,90
9 Eristalis sp Aphidiphage(larve) 4 1,79
10 Platycheirus fulviventris Aphidiphage(larve) 18 8,07
11 Stethorus punctillum Acariphage 2 0,90
12 Asilidae sp Entomophage 102 45,74
13 Cebocephalus sp Entomophage 3 1,35
14 Calathus fuscipes Entomophage 3 1,35
15 Vespula germanica Entomophage 5 2,24
16 Calathus fuscipes Entomophage 2 0,90

L’analyse des résultats reportés dans le tableau 14 nous indique la présence de 16


espèces de prédateurs soit 14,41% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Les
familles des Syrphidae et des Coccinellidae prédominent avec respectivement 05 et 04 taxons.
Les prédateurs aphidiphages constituent le groupe trophique le plus représenté avec 09
espèces. Chez les Syrphidae où c’est plutôt les larves qui s’attaquent aux pucerons en
revanche, leurs adultes sont floricoles. Les espèces Eupeodes corolae et Platycheirus
fulviventris sont les plus actives et représentent respectivement 20,63% et 8,07% de l’effectif
total des prédateurs répertoriés. Parmi les trois coccinelles qui s‘attaquent aux pucerons,
l’espèce Coccinella septempunctata est la plus active et représente 3,59% de cette famille qui
regroupe aussi les taxons Scymnus nubilus (2,24%) et Hyppodamia (Adonia) variegata
(0,90%).En plus des syrphes et les coccinelles la larve du Nevroptère Chrysoperla carnea
participe aussi à la régulation des populations des pucerons avec un taux de 7,17%. Les

58
Chapitre III - Résultats et discussion

entomophages regroupent 05 taxons mais seule l’espèce Asilidae sp qui affiche une intense
activité avec pas moins de 102 individus piégés (45,74%). Enfin, les Oophages et les
acariphages sont représentés par une seule espèce chacun. Il s’agit de la punaise Anthocoris
nemoralis (0,90%) et la coccinelle Stethorus punctillum (0,90%) (Fig. 26).

a
b

d
c

e
f

Figure. 26 - Principales espèces de prédateurs répertoriées ([Link])


a –Anthocoris nemoralis., b – Coccinella septempunctata.,
c -Hippodamia variegata., d - Epistrophe balteatus (larve prédatrice).,

59
Chapitre III - Résultats et discussion

e- Asilidae sp., g – Vespula germanica.


II – Fluctuations des principaux bioagresseurs du blé dur répertoriés.

1 – Inventaire.

Les résultats de l’inventaire des principaux bioagresseurs du blé dur répertoriés dans le site
d’étude en 2022 sont reportés dans le tableau 15.

Tableau: 15 - Principaux bioagresseurs des céréales capturés dans la station d’étude

Ordre Familles Espèces Ni Fréq


(%)
Chrysomelidae Oulema melanopus 12 0,32
Coléoptères Carabidae Zabris tenebrioides 11 0,29
Sipha maidis 153 4,06
Rhopalosiphum maidis 34 0,90

Homoptères Aphididae Rhopalosiphum padi 59 1,57


Sitobion avenae 21 0,56
Melopodium durtum 4 0,11
Aeolothrips fasciatus 288 7,64

Thysanoptères Tripidae Limothrips cerealium 482 12,78


Melanthrips pallidior 120 3,18

Anthomyiidae Delia coarctata 1401 37,15

Diptères Ephydridae Hydrellia griseola 897 23,79

Agromyziidae Lyriomiza trifolii 270 7,16

Ceccidomyiidae Mayetiola destructor 19 0,50


04 ordres 07 familles 13 espèces 3771 100%

L’inventaire de l’entomofaune associée aux céréales mené dans une parcelle de blé dur
dans la commune de Corso (W. Boumerdes nous révèle la présence de 14 espèces d’insectes
reconnus comme bioagresseurs des céréales. Cette diversité entomologique totalise 3771
individus est répartie dans quatre ordres et 08 familles. Quantitativement elle représente 58,19%
de l’ensemble de l’entomofaune répertoriée (41,81%) de l’effectif total de l’entomocénose
répertoriée dans la station d’étude (Fig. 27). L’ordre des Homoptères prédomine et regroupe cinq

60
Chapitre III - Résultats et discussion

espèces de pucerons. Il est suivi par celui des Thysanoptères qui referme trois espèces de Thrips
dont celui des céréales en l’occurrence Limothrips cerealium. Les Diptères sont représentés par
quatre familles les Anthomyiidae, les Ephydridae, les Agromyziidae et les Ceccidomyiidae.

Figure. 27 - Place des insectes inféodés aux céréales dans la population


globale de l’entomofaune répertoriée.

L’analyse de la figure 28 montre que le Diptère Delia coarctata affiche une intense
activité dans la parcelle avec pas moins 1401 individus piégés dans les trois types de pièges
utilisés soit 37,15% de l’effectif total. Cette espèce est suivie par un autre Diptère qui totalise
897 individus (23,79%). Il s’agit de l’Ephydridae mineuse Hydrellia griseola. Le thrips
Limothrips cerealium intervient en troisième position avec 482 individus soit 12,78%. Il
cohabite avec deux autres espèces de thrips: Aeolothrips fasciatus et Melanthrips pallidior qui
représentent respectivement 7,64% et 3,18% de la population globale. L’Agromyziidae
Liriomyza trifolii et les pucerons Sipha maidis font parties également des ravageurs clés du
blé dur dans la parcelle et totalisent respectivement 270 individus (7,16%) et 153 individus
(4,06%. Enfin l’activité des autres espèces est négligeable, leurs populations varient entre 04
et 59 individus. Il est a signalé que la cécidomyie Mayetiola destructor, malgré les dégâts
qu’elle occasionnait aux céréales ces dernières années en Algérie, actuellement est en nette
régression parfois ses fluctuations sont négligeables C’est le cas de notre expérimentation où
seulement 19 individus ont été capturés dans nos différents pièges..

61
Chapitre III - Résultats et discussion

2 - Distribution des individus en espèces : Diagramme Rang/fréquence de Frontier.

La fréquence est calculée à partir du nombre d'individus de chaque espèce sur le


nombre total d'individus de toutes les espèces confondues. Les diagrammes rangs/fréquences
sont tracés en classant les espèces par ordre de fréquences décroissantes. Les rangs des
espèces sont portés en abscisses et leurs fréquences en ordonnées avec une échelle
logarithmique. Les diagrammes de la distribution des espèces montrent une grande
importance des peuplements du Diptère Delia coarctata qui prédomine dans la parcelle de
blé et occupe le premier rang. Il est suivi dans le deuxième rang par un autre Diptère la
mineuse des céréales Hydrellia griseola. Dans le troisième rang nous retrouvons le thrips
Limothrips cerealium qui manifeste une intense activité dans la parcelle, il est suivi par
l’autre thrips Aelothrisp fasciatus dans le quatrième rang. En effet, ces peuplements indiquent
que les espèces citées ci-dessus sont abondantes et courantes sur blé dur. Par contre les
espèces se trouvant en dernier sont présents accidentellement malgré qu’ils sont inféodées à la
culture de céréales, c’est le cas du Diptère Liriomyza trifolii, les pucerons Sypha maidis,
Rhopalosiphum padi, Sitobion avenae, Rhopalosiphum maidis, Melopodium durtum, le
criocère Oulema melanopus et le Carabidae Zabris tenebrioide (Fig. 29).

62
Chapitre III - Résultats et discussion

37,34
[Link]

23,91 [Link]
Fréquence

12,85 [Link]

[Link]
7,20 L.t ri
[Link]
3,20
[Link] [Link] Z.t en
[Link]
0,11
1 2 3 4 5 6 8 10
[Link] 12 [Link]
Rang

Figure. 29 - Diagramme rang/fréquence de log abondance des bioagresseurs du blé dur


à Corso en 2022

Légende : [Link]: Oulema melanopus., [Link]: Zabris tenebrioide., [Link]: Sipha maidis.,[Link] :
Rhopalosiphum maidis., [Link]: Rhopalosiphum padi., [Link] : Sitobion avenae., [Link]:Melopodium
durtum., [Link]:Aeolothrips fasciatus., [Link]:Limothrips cerealium., [Link]:Melanthrips pallidior.,
[Link] :Delia coarctata., [Link] : Hydrellia griseola., [Link] : Lyriomiza trifolii

3 – Présentation et fluctuation des principaux bioagresseurs du blé dur répertoriés

3.1 –Delia coarctata

3.1.1 - Description morphologique

La mouche adulte de Delia coarctata mesure de 6 à 7 mm, elle a un corps gris clair.
Les pattes de la femelle sont jaunes à l'exception des tarses noirâtres, celles du mâle sont
noirâtres. L'œuf est blanc, oblong, il mesure 1 mm et son chorion présente une réticulation
longitudinale. La larve est blanc nacré au 1er stade, l'asticot devient par la suite blanc
crémeux. Sa taille varie de 1 mm au 1er stade à 8 mm au maximum à la fin du
développement. La pupe est jaune brunâtre clair, elle mesure environ 6 mm de long (Fig. 30).
([Link]

63
Chapitre III - Résultats et discussion

Figure. 30 - Adulte et détail de l’aile du Diptère Delia coarctata (Originale)

3.1.2 – Evolution des fluctuations

Le suivi périodique des populations du principal bioagresseur des céréales Delia


coarctata montre que les premiers adultes de cette espèce sont observés à partir de la fin
février avec seulement 4 individus piégés. On observe par la suite une augmentation
progressive des populations pour atteindre un premier pic de 159 individus noté lors du
relevé du 30 mars. Après une chute brutale des populations (96 individus), les fluctuations
du Diptères reprendront progressivement au cours du mois d’avril pour atteindre un
deuxième pic de 439 individus enregistré lors du relevé du 10 mai. Il s’agit en fait de la
période de reproduction qui se justifie par la présence des larves et des pupes de l’espèce.
On observe par la suite une chute des fluctuations qui va atteindre un minimum de 214
individus noté lors de la fin de notre expérimentation et du cycle végétatif de la plante (Fig
31).
3.2 – Hydrellia griseola

3.2.1 - Description morphologique

64
Chapitre III - Résultats et discussion

3.2 - Hydrellia griseola.

Hydrellia griseola est une espèce d'insectes Diptères de la famille des Ephydridae.
Cet insecte est un oligophage inféodé aux espèces de la famille des Poaceae. Il est considéré
comme un ravageur des cultures de céréales, en particulier l'orge, le blé et le riz. L'œuf est
déposé à la surface de la plante et la coquille vide de l'œuf reste visible. La larve se distingue
de celle des Agromyzidae car la mandibule n'a qu'une seule dent. De plus, le bras antérieur
du squelette céphalique est plus long que les bras arrière. La larve quitte également la mine
avant la nymphose. La nymphose a lieu dans une petite mine tachetée nouvellement
fabriquée sans excréments. La mouche adulte a une pruine blanc grisâtre ([Link].
(Fig.32).

Figure. 32 - Adulte et détail de l’aile du Diptère Hydrellia griseola (Originale)

3.2.1 – Evolution des fluctuations

Le Diptère Hydrellia griseola appelée communément la mineuse des céréales


est considéré comme ravageur clé des céréales après les pucerons et le criocère. C’est un
Diptère de la famille des Ephydridae. Il s’attaque à différentes variétés de blé. La courbe de
la figure nous indique la présence de trois principales périodes de fluctuations de cet insecte.
La première est la moins importante et intervient en mois de janvier et février. Elle
correspond à la phase de ponte de la mineuse, ceci s’explique par le nombre très faible
d’individus adultes piégés qui varie entre 05 et 27 individus. A partir de la fin mars on assiste
à une augmentation progressive des fluctuations de l’insecte pour atteindre un pic de 159
individus vers la fin d’avril ce qui correspond à la deuxième période d’activité de la mineuse.
Les fortes pullulations de la mineuse ont été observés au cours du mois de mai où on a
enregistré un dernier pic de 268 individus lors de notre relevé du 10 mai. On assiste par la

65
Chapitre III - Résultats et discussion

suite à une chute brutale des captures qui atteindront un minimum de 150 individus lors de
notre dernier relevé du 20 mai (Fig. 33).

3.3 – Limothrips cerealium

3.3.1 - Description morphologique

La femelle a un corps brun clair à noir ; elle mesure de 1,6 à 1,8 mm de long ; elle est a pattes
noires sauf le tibia antérieur et le tarse qui sont jaunâtres ; avec des ailes hyalines bordées d'une frange
de soies; avec des antennes à 8 articles; deux paires de soies très épaisses sur les bords latéraux du
tergite 8; le 10e segment abdominal est conique et pointu. Le mâle est nettement plus petit que la
femelle et toujours aptère. La larve est de couleur blanc jaunâtre, elle a sensiblement la même forme
que l'adulte. La nymphe est blanc hyalin ([Link] (Fig.34).

Figure. 34 - Adulte du thrips Limothrips cerealium (Originale)

66
Chapitre III - Résultats et discussion

3.3.2 - Evolution des fluctuations

Le thrips Limothrips cerealium est le troisième bioagresseur des céréales qui affiche
une intense activité dans la parcelle de blé après les Diptères Delia coarctata et la mineuse
des céréales Hydrellia griseola. Les premiers adultes du thrips ont été capturés dès le premier
relevé de notre expérimentation. Une légère augmentation des fluctuations de l’insecte est
observée au cours du mois de février qui correspond à la phase levée du blé. Un premier pic
de 49 individus a été noté lors du relevé du 15 mars (10,17%). Après une légère chute des
populations observée lors du relevé du 30 mars. Une augmentation progressive des
populations est observée par la suite durant tout le long du mois d’avril pour atteindre un
deuxième pic de 81 individus (16,80%) lors du relevé du 10 mai. On assiste par la suite à une
chute brutale des fluctuations qui affiche un minimum de capture de 24 individus à la fin de
notre expérimentation (Fig.35).

3.4 – Aeolothrips fasciatus

3.4.1 - Description morphologique

L’adulte de Aeolothrips fasciatus mesure 2,1 mm. Le corps et les pattes sont bruns.
Ses ailes antérieures sont munies de bandes transversales blanches et noires. L’insecte fait
référence à un complexe d’espèces d’apparence similaire et n’ayant pas toutes été décrites et
distinguées les unes des autres. Ce complexe est originaire de l’Europe et est largement
répandu à travers le monde. Il est présent en Amérique du Nord et peut entrer dans les serres
ou se retrouver sur les plantes placées à l’extérieur. Cette espèce est décrite comme étant un

67
Chapitre III - Résultats et discussion

prédateur facultatif d’autres insectes. Elle vit sur plusieurs espèces de fleurs, dont
l’hémérocalle (R.A.P., 2020) (Fig. 36).

Figure. 36 - Adulte du thrips Aeolothrips fasciatus (Originale)

3.4.2 - Evolution des fluctuations

Aeolothrips fasciatus est le deuxième thrips qui fluctue dans la parcelle de blé.
L’analyse de la courbe de la figure 37 montre la présence de deux principale périodes
d’activité de cet insecte. La première se manifeste dès le stade levé de la plante et intervient
au cours des mois de janvier et février. Elle affiche un premier pic de capture de 30
individus vers la fin février ce qui représente 10,42% de la population globale. La deuxième
période intervient par la suite et s’étale jusqu’à la fin de notre expérimentation. En effet, à
partir de la fin mars on assiste à une augmentation des populations du thrips. Le maximum
des captures a été enregistré lors du relevé du 20 avril avec pas moins de 116 individus soit
40,28% de la population globale de thrips. On assiste par la suite à une chute progressive des
fluctuations qui atteindra un minimum de 8 individus noté lors de notre dernier relevé.

3.5 – Liriomyza trifolii

3.5.1 - Description morphologique

68
Chapitre III - Résultats et discussion

3.5 – Liriomyza trifolii

3.5.1 - Description morphologique

L'adulte est de taille réduite, il mesure 1,3 à 2,3 mm de long. Sa tête est jaune, le
thorax et l'abdomen sont gris-noirâtre, les pattes et le scutellum jaune brillant .Le mâle est
beaucoup plus petit que la femelle. L'œuf mesure 0,2 x 0,1 mm, il est de couleur crème,
translucide au début. Il est légèrement introduit sous l'épiderme de la feuille. A la naissance,
La larve est incolore et mesure 0,5 mm de long ; à son complet développement, elle atteint 3
mm, elle est alors de couleur jaune brillant ([Link]) (Fig. 38).

Figure. 38 - Adulte de Liriomyza trifolii ([Link] )

3.5.2 - Evolution des fluctuations

La mouche mineuse Agromyziide Liriomyza trifolii est le troisième Diptère


reconnue comme ravageur des céréales. D’après nos résultats c’est le cinquième ravageur
clé répertorié dans la parcelle de blé. Lors de notre expérimentation on a suivi l’évolution de
ce bioagresseur ce qui nous a permis de tracer la courbe de la figure 39. Trois principales
périodes de fluctuations de la mouche sont observées. La première intervient en mois de
février et nous donne un premier pic de 28 individus (10,37%) noté lors du relevé du 15
février. La deuxième période est la plus importante, elle s’étale de la fin févier au début avril
avec un pic de fluctuations de 63 individus (23,33%) enregistré vers la fin mars. On assiste
par la suite à une chute brutale des populations de la mineuse qui marque une troisième
période de fluctuations qui intervient au cours des mois d’avril et mai. Elle est ponctuée par
un dernier pic de 35 individus (12,96%) noté vers la fin avril. Une chute progressive des
populations de la mineuse est observée par la suite qui enregistre un minimum de captures
de 12 individus noté lors de notre dernier relevé.

69
Chapitre III - Résultats et discussion

3.6 – Sipha maidis

3.6.1 - Description morphologique

L’adulte mesure 1,0 à 2,0 mm au corps brun brillant, avec de nombreuses soies sur
tout le corps. L’Ailé brun avec des soies, antennes courtes à 5 articles, grande plaque noire à
l'arrière de l'abdomen, cornicules réduites à un pore, cauda arrondie (Remaudière et al., 1997)
(Fig. 40).

A B

Figure . 40 - Adulte du puceron Sipha maidis (Originale)


A – Forme ailé., B – Forme aptère

70
Chapitre III - Résultats et discussion

3.6.2 - Evolution des fluctuations

Parmi les six espèces de pucerons inféodées aux céréales répertoriées l’espèce Sipha
maidis est la plus abondante et montre une intense activité dans la parcelle de blé. Elle
représente 4,08% de la population globale des bioagresseurs des céréales recensés. Le suivi
des fluctuations de cette espèce au cours du cycle végétatif de la plante nous indique la
présence de principales périodes de fluctuations. La première s’étale du début de notre
expérimentation jusqu’à la fin mars. Il s’agit en faite des premières pullulations des formes
aptères qui s’installent dans la parcelle pour se nourrir des jeunes feuilles du blé. Au cours de
cette période un premier pic de 35 individus d’aptères a été noté lors du relevé du 15 février.
La deuxième période correspond aux fluctuations des formes ailés issus de la génération des
aptères. Elle intervient du 20 avril à la fin de notre expérimentation et enregistre un deuxième
pic de 33 individus noté vers la fin avril. Une chute brutale des populations de Sipha maidis
est observée par la suite pour atteindre un minimum de 6 individus lors de notre dernier relevé
(Fig. 41).

71
Chapitre III - Résultats et discussion

Discussion générale.

Au terme de notre travail sur l’étude de l’entomofaune associé au blé dur mené dans la
commune de Corso (Wilaya de Boumerdes), il ressort une importante richesse spécifique
d’insectes composée de prédateurs, de parasites, de diversité entomofaunique associée aux
céréales et de plusieurs bioagresseurs des céréales. Un total de 6480 individus d’insectes a été
dénombré. Cette diversité entomologique est composée de 111 espèces répartis dans 11
ordres et 57 familles.

Plusieurs travaux d’inventaire de l’entomofaune associée aux céréales ont été menés
en Algérie dans plusieurs écosystèmes céréaliers. A Biskra, Berkoune en 2021 avait
inventorié 169 espèces d’insectes réparties dans 10 ordres, 57 familles et 146 genres
Quantitativement la variété de blé est la plus riche en espèces avec 159 taxons, alors que
l'orge héberge 152 taxons. Timousagh (2006) et Ben Abba et Bengouga (2007) ont répertorié
respectivement 35 et 81 espèces sur orge. Parmi les autres travaux, on cite ceux de Bouras
(1990), qui a inventorié 78 espèces sur blé dur et orge, Kellil (2010) avait cité 118 espèces sur
blé dur, orge et blé tendre à Setif et à El-khroub. Dans la région de Constantine Madaci
(1991) et Khetfi (2018), ont travaillé sur blé dur et blé tendre, ils ont recensé une richesse
spécifique de 65 et 107 espèces respectivement. Dans la Mitidja, Berchiche (2004) et Assabah
(2011), ont mentionné une richesse de 182 et 98 taxons sur blé tendre. À Batna Chaabane
(1993) et Fritas (2011) ont cité respectivement 96 64 espèces.

En France, Cole et Wilkson (1983), ont travaillé sur le complexe entomologique des
céréales, ils ont identifié 240 taxa. De plus Chambon (1983), a collecté 1000 espèces sur
plusieurs stations dans la région de Fontainebleau, dont 3% de ces espèces sont inféodées à la
céréaliculture.

Qualitativement les Hyménoptères prédominent avec 35 taxons soit 31,53 % de


l’entomofaune répertoriée. Viennent ensuite les Diptères avec 26 espèces soit 23,42% de
l’effectif total. Khelil en 1993 à travers ses résultats a indiqué que les Coléoptères occupent la
première place avec respectivement 29, 75 et 109 taxons. Suivis par les Hyménoptères et les
Diptères.

Lors de notre expérimentation on a utilisé trois types de pièges en vue de réaliser notre
inventaire, ce qui nous a incités à vérifier l’efficacité de ces pièces qualitativement et

72
Chapitre III - Résultats et discussion

quantitativement. L’analyse qualitative de la diversité entomologique répertoriée montre que


les plaquettes jaunes attirent le plus grand nombre de taxons avec 95 espèces.

La valeur de la qualité de l’échantillonnage par rapport aux espèces piégées est égale à
0,70. Cette valeur est inférieure à 1, de ce fait les échantillonnages réalisés dans la parcelle de
blé peuvent être qualifié de bon. La rareté des espèces et leur capture une seule fois, peut
s’expliquer par l’indisponibilité de leurs plantes hôtes et source de nourriture dans une région
(Blackman et Eastop, 1994 et 2000).

L’analyse du statut trophique de l’entomofaune répertoriée montre que les


phytophages forment le groupe trophique le plus diversifié du point de vue qualitatif. Il
totalise 50 taxa soit 45,05% de l’effectif total. Dans cette catégorie nous relevons la
dominance des Homoptères avec 12 espèces de pucerons. Viennent ensuite les parasites avec
19 espèces (26,13%) suivi par les prédateurs avec 16 espèces (14,41%), les omnivores avec
14 taxons (12,61%) et enfin les pollinisateurs avec deux espèces (1,80%).

Les valeurs de la richesse totale de l’entomofaune répertoriée sur blé dur à Corso
varient entre 30 espèces le 15 janvier et 60 espèces répertoriées lors du relevé du 30 avril
2022. Selon Mac Arthur (1972), la distribution spatio temporelle des espèces est liée à divers
facteurs biotiques et abiotiques d'un biotope donnée tels que les conditions physiques,
l'altitude et le climat. Selon le même auteur la diversité floristique soit en milieu naturel ou
cultivé peut corréler positivement avec la diversité et l'abondance des insectes.

L’indice de Shannon caractérise un nombre plus ou moins grand d’espèces présentes


dans un peuplement. Il est souvent accompagné de l’indice d’équitabilité J de Piélou (1966),
appelé également indice d’équirépartition (Blondel, 1979) La diversité mensuelle de Shannon
est en général acceptable, elle est supérieure à 2,39 bits, elle affiche un maximum de 3,07 bits
noté vers la fin mars. On peut alors considérer que l’indice de H’ indiquent une diversification
des niches écologiques en espèces d’insectes et une homogénéité des peuplements d’insectes
(Calu, 2020). Plus le nombre d’espèces est varié, plus l’indice de Shannon est élevé. D’après
Blondel (1979), une communauté est d’autant plus diversifiée que l’indice H’ est plus grand.

L’équitabilité de la distribution des espèces ou evenness est un élément important de la


diversité. Une espèce représentée abondamment ou par un seul individu n’apporte pas la
même contribution à l’écosystème (Marcon.2018). Pour le cas de notre étude, l’équitabilité
varie de 0,59 le 10 mai et 0,82 le 30 février et par conséquent, elle tend vers 1. On dit, dans
ce cas, que le peuplement est représenté par un nombre d’individus proches et qu’il n’y a

73
Chapitre III - Résultats et discussion

aucune espèce qui domine. L’indice de Simpson varie entre 0,81 en mai à 0,93 pour le relevé
du 30 février. Celui-ci traduit donc la codominance de plusieurs espèces dans la mesure où il
tend vers 1. L'indice alpha de Fisher (α) est un modèle d'abondance dérivé d'une série
logarithmique et utilise uniquement le nombre d'espèces (S) et le nombre total d'individus
(N). Plus la valeur est élevée, plus la dominance d'une d'espèce est (S) est faible (Schlaepfer,
Bütler, 2002). En effet les valeurs alpha de Fisher moyen et varient entre 10,42 en janvier à
13,90 à la fin avril, ce qui donne un milieu où les espèces vivent dans un biotope peuéquilibré
cela veut dire qu’il existe au moins une espèce qui domine le peuplement dans le site d’étude.
Effectivement, les résultats montrent qu’au moins deux espèces qui domine, il s’agit du
Diptère Delia coarctata et à un degré moindre l’espèce Hydrella griseola.

L’analyse de la diversité entomologique chez les principaux groupes taxonomiques


nous révèle la présence de 13 espèces d’insectes faisant partie de l’ordre des Homoptères. Cet
effectif est composé de 11 pucerons et 02 psyllidae. Nos résultats indiquent également que
quantitativement le puceron Sipha maidis prédomine avec 58,83% de l’effectif total.
Bakroune en 2012 avait répertoriée, 26 espèces de pucerons dans la région de Biskra, dont 18
sont dans notre station d’étude El Outaya. De leur part, Laamari et al. (2010), ont mentionnés
une richesse de 30 espèces dans plusieurs localités de la région de Biskra. L’ordre des
Thysanoptères est représenté par cinq espèces de thrips. Limothrips cerealium, Melanthrips
pallidior, Thrips tabaci, Aelothrips fasciatus et Frankliniela occidentalis. L’espèce
Limothrips cerealium prédomine avec 482 individus capturés dans les différents pièges soit
51,01% de l’effectif total. Berkoune (2021) avait répertorié quatre espèces de thrips:
Limothrips cerealium, Thrips tabaci, Melanthrips pallidior et Aeolothrips fasciatus. L’espèce
Limothrips cerealium prédomine quelque soit la variété de céréales ou la station d’étude. Les
Diptères sont un groupe d'insectes qui ont une grande capacité d'envahir un large éventail
d'habitats et de niches écologiques (Jeanbourquin, 2005). Selon Leraut, (2003), les Diptères
sont très riches en espèces et représentent 90% ou plus de la faune d'insectes ailés dans les
habitats sauvages et aménagés les plus différents. Les Diptères se placent en deuxième
position après les Hyménoptères et représentent 23,42% de l’effectif total de l’entomofaune
répertoriée. 26 espèces ont été identifiées réparties dans 15 familles. Qualitativement les
Syrphidae prédominent avec cinq taxons, suivies des Agromiziidae et les Calliphoridae avec
trois taxons chacune. Quantativement les espèces inféodées aux céréales Delia coarctata et
Hydrellia griseola montrent une intense activité et représentent respectivement 21,84% et
21,03% soit 1401 et 897 individus piégées. Les Hyménoptères représentent l'ordre le plus

74
Chapitre III - Résultats et discussion

riche en taxons avec une richesse spécifique de 35 espèces réparties dans 17 familles soit
31,53% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Qualitativement les familles des
Braconidae, des Ichneumonidae et des Pteromatidae sont les représentées avec respectivement
10, 4 et 4 espèces. Les Coléoptères occupent le troisième rang dans la liste de l’entomofaune
répertoriée avec 21 espèces soit 18,90% de l’effectif total. Parmi les 13 familles que compte
cet ordre, celle des Carabidae et des Coccinellidae prédominent ils représentent
respectivement 23,81% et 19,05% soit 05 et 04 espèces. Toutes les coccinelles répertoriées
sont reconnues comme prédatrices et comptent trois aphidiphages (Coccinella
septempunctata, Hippodamia (Adonia) variegata et Scymnus nubilus) et une autre Acariphage
(Stethorus punctillum). La biologie des espèces de ce groupe taxonomique est très diversifiée,
avec des exigences écologiques parfois très strictes qui ont font d’excellents bio-indicateurs
(cas des espèces saproxyliques ou des Scarabéidés coprophages) (Roth, 1980 in Boukli-
Hacene, 2012). Boukhemza et al. (2000) et Boukhemza (2001), dans un champ de céréales,
rapportent que les Coléoptères sont capables d’atteindre 70 % comme abondance maximale
depuis le mois de décembre jusqu'à mai. Lors de notre expérimentation nous avons répertorié
12 taxons appartenant à 11 familles.

Les fluctuations des insectes sont influencées par divers facteurs écologiques. Les plus
fréquents sont la distribution spatiale des peuplements des végétaux et des habitats, la
topographie et les variations climatiques (Saharaoui, 2017). Brodeur et al (2013), rapportent
que, l’ampleur de la vulnérabilité des cultures aux insectes ravageurs dépend à la fois de la
nature des cultures (annuelle, pérenne, céréalière et maraîchère, etc.), de la nature et la
diversité des insectes ravageurs. Pour le cas de notre travail on relève une présence
ininterrompue de l’entomocénose au cours du cycle végétatif de la plante. Une intense activité
de l’entomocénose est observée au cours de tout le mois d’avril et le début mai avec un pic
de 1207 individus noté lors du relevé du 10 mai soit 18,63%.

L’entomofaune utile qui est composée principalement de prédateurs et des


parasitoïdes joue un rôle essentiel dans le contrôle naturel des populations d'insectes
ravageurs (Saharaoui et al, 2001). Parmi les 111 espèces d'insectes répertoriés, 29 taxons
sont des parasites soit 26,13% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Ils peuvent
jouer un rôle important dans la lutte biologique contre divers ravageurs des céréales. D'après
Stary (1988) cité par Kavallieratos et al. 2004, plus de 400 espèces de parasitoïdes
inventoriées à travers le monde sont susceptibles d’être utilisées en lutte biologique contre les

75
Chapitre III - Résultats et discussion

pucerons. On signale également la présence de 16 espèces de prédateurs soit 14,41% de


l’effectif total de l’entomofaune répertoriée. Les familles des Syrphidae et des Coccinellidae
prédominent avec respectivement 05 et 04 taxons. Les prédateurs aphidiphages constituent le
groupe trophique le plus représenté avec 09 espèces.

Dans la deuxième partie de notre travail, nous nous sommes intéressés aux
fluctuations des principaux bioégressseurs du blé dur répertoriés dans la parcelle d’étude.
Parmi l’entomofaune répertoriée, 13 espèces sont reconnus comme ravageurs des céréales.
Cette diversité entomologique totalise 3752 individus répartie dans quatre ordres et 07
familles. Quantitativement elle représente 57,90% de l’ensemble de l’entomofaune
répertoriée. Le tracé du diagramme rang fréquence des espèces montre une grande importance
des peuplements du Diptère Delia coarctata qui prédomine dans la parcelle de blé et occupe
le premier rang. Il est suivi dans le deuxième rang par un autre Diptère la mineuse des
céréales Hydrellia griseola. Dans le troisième rang nous retrouvons le thrips Limothrips
cerealium qui manifeste une intense activité dans la parcelle, il est suivi par l’autre thrips
Aelothrisp fasciatus dans le quatrième rang. Les fortes fluctuations du Diptères Delia
coarctata interviennent au cours du mois d’avril et enregistrent un pic de 439 individus lors
du relevé du 10 mai. Il s’agit en fait de la période de reproduction qui se justifie par la
présence des larves et des pupes de l’espèce. Hydrellia griseola appelée communément la
mineuse des céréales est une espèce de la famille des Ephydridae. Cet insecte est un
oligophage inféodé aux espèces de la famille des Poaceae. Il est considéré comme un
ravageur des cultures de céréales, en particulier l'orge, le blé et le riz. Les fortes pullulations
de la mineuse ont été observés au cours du mois de mai où on a enregistré un dernier pic de
268 individus lors de notre relevé du 10 mai. Le thrips Limothrips cerealium est le troisième
bioagresseur des céréales qui affiche une intense activité dans la parcelle de blé après les
Diptères Delia coarctataet la mineuse des céréales Hydrellia griseola. L’activité intense de
thrips est observée durant tout le long du mois d’avril pour atteindre un pic de 81 individus
(16,80%) lors du relevé du 10 mai. Aeolothrips fasciatus est le deuxième thrips qui fluctue
dans la parcelle de blé. Le maximum des captures a été enregistré lors du relevé du 20 avril
avec pas moins de 116 individus soit 40,28% de la population globale de thrips. La mouche
mineuse Agromyziide Liriomyza trifolii est le troisième Diptère reconnue comme ravageur
des céréales. C’est aussi le cinquième ravageur clé répertorié dans la parcelle de blé. Trois
principales périodes de fluctuations de la mouche sont observées. La plus importante s’étale
de la fin févier au début avril avec un pic de fluctuations de 63 individus (23,33%) enregistré

76
Chapitre III - Résultats et discussion

vers la fin mars. Parmi les six espèces de pucerons inféodées aux céréales répertoriées
l’espèce Sipha maidis est la plus abondante et montre une intense activité dans la parcelle de
blé. Le suivi des fluctuations de cette espèce au cours du cycle végétatif de la plante nous
indique la présence de principales périodes de fluctuations. La première intervient du début de
notre expérimentation jusqu’à la fin mars et composée plus particulièrement des populations
aptères. La seconde regroupe les formes ailées issues des générations précédentes. Elle
intervient du début avril jusqu’à la fin de notre expérimentation.

77
Conclusion et perspectives

CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Notre étude nous a permis de mettre en évidence la biodiversité de l’entomofaune


associée à la culture de blé dur dans la commune de Corso au cours de la période du 15
janvier au 20 mai 2022. 111 taxons ont été répertoriés, cette entomocénose est répartie dans
11 ordres et 57 familles. Les Hyménoptères, les Diptères, les Coléoptères et les Homoptères
prédominent avec respectivement 35, 26, 21 et 13 espèces. Les Hyménoptères représentent
l'ordre le plus riche en taxons avec une richesse spécifique de 35 espèces réparties dans 17
familles soit 31,53% de l’effectif total. Qualitativement les familles des Braconidae, des
Ichneumonidae et des Pteromatidae sont les plus représentées. Les Diptères se placent en
deuxième position après les Hyménoptères avec 26 espèces soit 23,42% réparties dans 15
familles. Les Coléoptères occupent le troisième rang dans la liste de l’entomofaune
répertoriée avec 21 espèces (18,90%). 13 espèces faisant partie de l’ordre des Homoptères qui
comprend 11 pucerons et 02 psyllidae. Les plaquettes engluées jaunes attirent le plus grand
nombre de taxons avec 95 espèces ce qui démontre leur efficacité et leur utilité dans le cadre
d’éventuelle programme de lutte raisonnée. Les phytophages forment le groupe trophique le
plus diversifié du point de vu qualitatif, il totalise 50 taxons. L’entomofaune utile qui est
composée principalement de prédateurs et des parasitoïdes joue un rôle essentiel dans le
contrôle naturel des populations d'insectes ravageurs. Les espèces prédatrices sont
représentées dans quasiment tous les ordres, tandis que les espèces parasitoïdes font partie
principalement des Hyménoptères et des Diptères. Elle regroupe respectivement 29 et 16
espèces. L’entomocénose associée aux céréales nous révèle la présence de 14 espèces
d’insectes reconnus comme bioagresseurs des céréales. Cette diversité entomologique totalise
3752 individus est répartie dans quatre ordres et 07 familles. Quantitativement elle représente
58,18% de l’ensemble de l’entomofaune répertoriée (41,81%) de l’effectif total. Selon le
diagramme Rang/fréquence le Diptère Delia coarctata prédomine dans la parcelle de blé et
occupe le premier rang. Il est suivi dans le deuxième rang par un autre Diptère la mineuse des
céréales Hydrellia griseola. Dans le troisième rang nous retrouvons le thrips Limothrips
cerealium qui manifeste une intense activité, il est suivi par l’autre thrips Aelothrisp fasciatus
dans le quatrième rang. Parmi les 05 pucerons reconnus comme ravageurs des céréales seules
l’espèce Sipha maidis qui manifeste une intense activité dans la parcelle de blé. Il est
important de signaler que la cécidomyie Mayetiola destructor (Mouche du Hesse) qui

78
Conclusion et perspectives

était considérée ces dernières années comme ravageur clé des céréales, actuellement elle est
en nette régression comme le montrent les résultats de notre expérimentation. En effet, seuls
quelques individus adultes isolés qui ne dépassent pas 20 individus ont été capturés dans les
pièges installés dans la parcelle.
En perspectives, il est primordial d’engager des études approfondies sur les principaux
ravageurs des céréales afin de déterminer leurs seuils de nuisibilité d’une part et envisager
d’éventuelles stratégies de lutte adaptée à chaque ravageur d’autre part.

L’idée d’intégrer tous les ennemis naturels des bioagresseurs des céréales dans un vaste
programme de lutte intégrée en associant également d’autres méthodes de lutte, entre autres
l’aménagement des agro systèmes, reste la seule alternative pour protéger notre patrimoine
céréalier.

79
Références bibliographiques

Références bibliographiques

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Références bibliographiques

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Résumé
Un inventaire de l’entomofaune associée aux céréales à été effectué dans une parcelle de blé dur à
Corso (W. Boumerdes) en 2022. Un effectif de 6480 individus d’insectes a été dénombré composée de
111 taxons répartis dans 11 ordres et 57 familles. Cette diversité entomologique est constituée de
bioagresseurs des céréales qui regroupe 13 espèces, d’un important complexe parasite – prédateurs et
d’autres insectes associés qui trouvent une importante biomasse de nourriture à l’intérieure de la
parcelle. Selon le diagramme Rang/fréquence le Diptère Delia coarctata prédomine dans la parcelle de
blé et occupe le premier rang. Il est suivi dans le deuxième rang par un autre Diptère la mineuse des
céréales Hydrellia griseola. Parmi les prédateurs on note la présence de pas moins de 16 espèces soit
14,41% de l’effectif total. Les Coccinellidae, les Syrphidae prédominent avec 5 et 04 taxons. Les
parasites regroupent 29 espèces (26,13%) appartenant à l’ordre des Hyménoptères et des Diptères

Mots clés: Entomofaune, Céréales, Bioagresseurs, Corso, Boumerdes.

Entomological diversity associated with durum wheat (Triticum durum) and fluctuations of these main
pests in Corso (Wilaya of Boumerdes in 2022.

Abstract

An inventory of the entomofauna associated with cereals was carried out in a plot of durum wheat in
Corso (W. Boumerdes) in 2022. A number of 6480 insect individuals was counted, composed of 111
taxa distributed in 11 orders and 57 families. This entomological diversity is made up of cereal
bioaggressors, which includes 13 species, an important parasite-predator complex and other associated
insects that find a large biomass of food inside the plot. According to the Rank/frequency diagram,
Diptera Delia coarctata predominates in the wheat plot and occupies the first rank. It is followed in
second place by another Diptera, the cereal minerHydrellia griseola. Among the predators, we note
the presence of no less than 16 species, 14.41% of the total number. Coccinellidae, Syrphidae
predominate with 5 and 04 taxa. Parasites include 29 species (26.13%) belonging to the order
Hymenoptera and Diptera

‫ملخص‬
‫التٌوع الحشزي الوصاحة للقوح الصلة وتقلثاخ ُذٍ اَفاخ الزئٍسٍح فً قورصو (والٌح توهزداس فً عام‬
2022

)‫تن جزد الحشزاخ الحٍواًٍح الوزتثطح تالحثوب فً قطعح أرض هي القوح الصلة فً قورصو (والٌح توهزداس‬
‫ ٌتكوى التٌوع هي‬.‫ عائلح‬57 ‫ رتثح و‬11 ‫ صٌفا هوسعح على‬111 ‫ حشزج هكوًح هي‬6480 ‫ تن حصز‬.2022 ‫فً عام‬
ً‫ وهزكثًا ُا ًها هي الطفٍلٍاخ الوفتزسح وغٍزُا هي الحشزاخ الوزتثطح الت‬، ‫ ًوعًا‬13 ‫ والتً تشول‬، ‫الكائٌاخ الحٍح للحثوب‬
‫ تسود‬، ‫ التزدد‬/ ‫ وفقًا لوخطط التزتٍة‬.‫ تجذ كتلح حٍوٌح كثٍزج هي الطعام داخل قطعح األرض‬Diptera Delia
coarctata ‫ وٌتثعَ فً الوزتثح الثاًٍح‬.‫ فً قطعح أرض القوح وتحتل الوزتثح األولى‬Diptera ‫ وُو عاهل هٌجن‬، ‫آخز‬
‫ الحثوب‬Hydrellia griseola. ‫ هي العذد‬٪14.41 ‫ ًوعا أي‬16 ‫هي تٍي الحٍواًاخ الوفتزسح ًالحظ وجود ها ال ٌقل عي‬
ً‫اإلجوال‬. Coccinellidae ،Syrphidae ‫) تٌتوً إلى‬٪26.13( ‫ ًوعًا‬29 ‫ تشول الطفٍلٍاخ‬.‫ أصٌاف‬04 ‫ و‬5 ‫تسود هع‬
‫رتثح غشائٍاخ األجٌحح و‬Diptera

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