SYNTHESE - Chapitre 3 - Les diverses ressources d’une organisation
pour produire
1. LES RESSOURCES TANGIBLES ET INTANGIBLES POUR PRODUIRE
Produire nécessite de mobiliser une combinaison de ressources tangibles et intangibles.
1.1 Rappel sur la notion de ressource
Nulle organisation ne pourra atteindre ses objectifs si elle ne peut compter sur des ressources adaptées au
niveau humain, financier et du savoir-faire.
Une ressource représente les moyens dont dispose une organisation pour atteindre ses objectifs, pour
réaliser sa finalité. Les ressources sont limitées et différentes selon le type de l'organisation.
1.2 Ressources tangibles
Les ressources tangibles sont les actifs observables et matériels nécessaires à la réalisation de l’activité de
l’organisation (ressources humaines, ressources financières, ressources physiques). Ce sont des ressources
qu’une organisation peut facilement évaluer, mesurer, quantifier.
1.3 Ressources intangibles
Les ressources intangibles sont davantage des actifs mais difficilement quantifiables ou parfois visibles du
fait de leur caractère immatériel. Ce sont principalement des ressources technologiques, organisationnelles
ou mercatiques.
2. LES RESSOURCES FINANCIÈRES NÉCESSAIRES AU FINANCEMENT DE L’INVESTISSEMENT ET DE
L’EXPLOITATION
2.1 Investir pour produire
L'investissement est l'opération par laquelle une organisation se dote d'immobilisations corporelles (bâtiments,
matériels de production, machines...), incorporelles (logiciels, fonds de commerce...) voire financières (titres de
participation, titres immobilisés...).
Une organisation qui investit aura besoin de capitaux pour financer ses projets. Elle a la possibilité de faire appel
à des ressources propres ou à des ressources étrangères.
2.2 Ressources financières sur fonds propres
Choisir quelle production mettre en œuvre nécessite d’analyser les contraintes de disponibilité de ressources
financières. Les ressources financières correspondent aux moyens mobilisés par l'organisation pour financer
ici ses investissements. Ces ressources peuvent tout d’abord provenir de fonds propres.
Autofinancement Augmentation de capital
Capacité de l’organisation à financer son Opération principalement motivée par un
activité ainsi que ses investissements à besoin de financement, le
l’aide de ses propres moyens financiers. développement de l’activité, un
C’est un mode de financement interne à programme d’investissement ou le
l’organisation. souhait de vouloir se désendetter.
Le recours à l’autofinancement a un coût et comporte néanmoins certains risques. En effet, avant de pouvoir
se permettre de s’autofinancer, une organisation doit disposer de moyens suffisants qui l’autorisent à investir
dans de nouveaux projets. Il est aussi important de savoir que ces projets peuvent se révéler infructueux, et
donc générer de grosses pertes pour l’organisation et ses apporteurs de capitaux. L'utilisation de ces
réserves, principalement destinées à rémunérer aussi les éventuels actionnaires, doit donc s'effectuer de
façon vigilante et organisée.
2.3 Ressources financières externes
Ces ressources peuvent tout d’abord provenir de fonds étrangers.
Emprunt Crédit-bail
L’emprunt est souvent nécessaire pour Le bien est acheté par un établissement
assurer le financement d'investissements financier spécialisé qui, par un contrat
importants. C'est un mode de de location-vente, le met à disposition
financement relativement onéreux. de l’organisation utilisatrice. Ce contrat
Un emprunt est caractérisé par le donne à cette dernière un droit d'usage
montant, la durée (en général moyen et la possibilité d'acheter le bien au
terme 2 à 7 ans ou long terme > 7 ans), terme du contrat. En contrepartie, elle
les conditions de remboursement, le taux doit verser des redevances (loyers).
d'intérêt et le nombre de prêteurs.
Financement participatif
Subventions
ou crowdfunding
Ce sont des aides financières accordées Ce dispositif permet à une organisation
selon certains critères au niveau local, de trouver les fonds indispensables à la
national ou européen. réalisation de ses projets via une
plateforme Internet, sans passer par les
banques et les sociétés et organismes de
crédit ou les fonds d’investissement.
L’objectif du financement participatif est de récolter des fonds sous forme de petits montants, auprès d’un
large public, afin de financer un projet créatif ou entrepreneurial dans différents secteurs. Ce financement
peut prendre diverses formes : don, prêt avec ou sans intérêts ou investissement en capital.
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2.4 Couverture de besoins de financement
On peut distinguer deux besoins de financement : le besoin lié au financement de l’investissement et celui
lié au financement de l’exploitation.
Pour financer ses emplois stables, une organisation a besoin de ressources. Mais, pour assurer sa sécurité
financière, ces ressources doivent être stables (si le créancier vient réclamer sa créance au bout d’un an,
l’organisation ne pourra pas le rembourser car l’investissement rapporte des liquidités sur le long terme). Les
ressources stables doivent donc être suffisantes pour financer les emplois stables.
Les ressources stables doivent toujours financer les emplois stables (principe d’équilibre financier). La
différence entre les ressources stables et les emplois stables donne le Fonds de Roulement Net Global
(FRNG).
FRNG = ressources stables – emplois stables
Une organisation a aussi besoin de liquidités pour financer son cycle d’exploitation (son activité courante). Il
existe en effet un décalage dans le temps entre les encaissements liés aux ventes et les décaissements liés
aux achats. In fine, l’organisation doit avancer l’argent nécessaire pour produire (afin de payer les matières
premières, les salariés…). Cependant, les dettes circulantes — si elles sont un engagement envers des tiers —
sont également un moyen de financement : si un fournisseur accepte d’être payé à crédit, l’organisation a
une dette vis-à-vis de lui mais pendant ce délai, l’entreprise n’a pas à avancer d’argent, ce qui est un moyen
de financement.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) constitue le besoin d’argent pour financer le cycle d’exploitation de
l’organisation.
BFR = Actif circulant – Dettes circulantes
Enfin, la trésorerie nette correspond à l’excédent de trésorerie par comparaison entre la trésorerie active (on
parle souvent de disponibilités de l’organisation ou de liquidités) et la trésorerie passive (essentiellement des
concours bancaires). La trésorerie sert à faire face aux dépenses courantes.
TRÉSORERIE NETTE = Trésorerie active – Trésorerie passive
Il existe une relation entre ces indicateurs :
FRNG – BFR = TRÉSORERIE NETTE
2.5 Arbitrage des diverses solutions
Le choix entre ces différents modes de financement repose sur la comparaison de leur coût pour
l’organisation et du risque encouru par celle-ci.
Il importe de financer les investissements (emplois durables) par des ressources durables. Le recours à des
ressources temporaires (crédits fournisseur ou concours bancaires par exemple) doit être exceptionnel et
intervenir en complément.
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3. LES RESSOURCES HUMAINES
Les choix de production ont des conséquences sur les besoins en ressources humaines. L’organisation doit
donc prévoir les qualifications et les compétences individuelles dont elle aura besoin pour produire. C’est
principalement le rôle de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
2.6 Typologie
Les ressources humaines sont constituées des individus composant l'organisation ou participant à son
activité afin de contribuer à la réalisation de ses objectifs. Ces ressources se composent de bénévoles, de
salariés, de fonctionnaires, d’élus… selon l'organisation concernée.
2.7 Gestion Prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)
La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est une méthode pour adapter – à court et
moyen termes – les emplois, les effectifs et les compétences aux exigences issues de la stratégie de
l’organisation et des modifications de leurs environnements économique, technologique, social et juridique.
La GPEC est une démarche de gestion prospective des ressources humaines qui permet d’accompagner le
changement.
Elle doit permettre d’appréhender collectivement les questions d’emploi et de compétences, et de construire
des solutions transversales répondant simultanément aux enjeux de toutes les parties prenantes.
Le rôle de la GPEC est d’adapter les ressources humaines aux besoins immédiats et futurs de l’organisation,
tant au niveau quantitatif que qualitatif.
2.8 Enjeux de la gestion Prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)
À l’heure de l’accroissement de la concurrence et de l’évolution perpétuelle de la demande, toute
organisation se trouve dans la situation dans laquelle il faut anticiper les besoins en compétences des
ressources humaines. Une telle pratique est toujours liée à des enjeux que l’on doit prendre en compte avant
toute stratégie.
Mais, également afin de répondre aux évolutions de l’environnement et d’accroître la flexibilité, une
organisation doit mobiliser diverses formes juridiques pour redéfinir la relation de travail. Les
transformations numériques de la société s’imposent comme un levier incontournable d’accompagnement
de ces nouvelles formes de relation de travail.
Pour cela, il convient de recenser les besoins de recrutement et les besoins de formation.
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