Total Rapport de Stage MDS
Total Rapport de Stage MDS
RAPPORT DE STAGE
THEME :
DÉDICACE.............................................................................................................................III
REMERCIEMENTS..............................................................................................................IV
INTRODUCTION.....................................................................................................................1
A. LE TOURISME EN GÉNÉRAL...............................................................................................3
1. Le secteur du tourisme en Afrique et au Sénégal :.......................................................5
2. LE RÔLE DES SERVICES RÉGIONAUX DU TOURISME DANS LE TOURISME SÉNÉGALAIS.....8
B. LA PLACE DU SERVICE RÉGIONAL DU TOURISME DE KAOLACK DANS LE TOURISME
SÉNÉGALAIS.............................................................................................................................9
i
A. LES MISSIONS ET COMPÉTENCES ACQUISES....................................................................21
1. Les missions................................................................................................................21
2. Les compétences acquises..........................................................................................27
B. LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES ET LES RECOMMANDATIONS.......................................30
1. Les difficultés rencontrées..........................................................................................30
2. Les recommandations.................................................................................................35
CONCLUSION.......................................................................................................................38
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES..............................................................................42
LES ANNEXES.......................................................................................................................43
ii
Dédicace
Je dédie ce travail à :
Mes parents : ma mère khady Loum et mon père Moustapha Sall pour l’affection qu’ils m’ont
toujours apportée.
Monsieur Talla Seck, pour son soutien moral,sa patience et ses encouragements constants tout
au long de cette expérience . Sa présence a été pour moi un véritable pilier durant cette étape
importante de mon parcours
Madame Ndoumbé Ndiaye Étudiante en licence 3 en science économique pour tous ces
encouragements
Mes ami(e)s.
iii
Remerciements
Je voudrais Commencer par exprimer ma profonde gratitude envers le bon dieu pour les
innombrables bénédictions qu’il a répandues dans ma vie, y compris cette précieuse de stage.
Sa guidance et sa grâce ont été mes compagnons constants tout au long de ce parcours. A mes
chers parents merci pour votre amour inconditionnel votre soutien indéfectible et vos
sacrifices. J’exprime ma gratitude envers au service régional du tourisme pour m’avoir
accordé l’opportunité de réaliser mon stage au sein de leur équipe. Votre soutien, vos
enseignements et votre confiance ont été inestimable pour mois.
La gratitude nous oblige à remercier, une référence, une femme très pédagogue ; je veux
nommer mon professeur encadreur l’incontournable DR SYLVIE ASSINE qui m’a laissé une
large part d’autonomie dans ce travail. Mes sincères remerciements vous sont adressés pour
des orientations sur des pistes riches et porteuses de même que tous ces sacrifices effectués
pour la réussite de mon rapport de stage qui a aujourd’hui porté ses fruits. Veuillez agréer mes
témoignages de respect et de gratitude merci pour la rigueur et l’aide. Mention spéciale à
vous.
Je tiens aussi de louer le corps professoral de l’Université pour le soutien dont vous avez faire
preuve à mon égard (les matières étudiés). A mes camarades de classe, je vous suis
reconnaissante pour votre soutien, votre encouragement et votre amitié tout au long de ce
voyage éducatif.
Vos contributions ont enrichi mon expérience et ont rendu cette période d’apprentissage
encore plus significative.
iv
Liste des abréviations
v
Introduction
Le tourisme désigne l’ensemble des déplacements effectués hors de son lieu de résidence
habituel, à des fins de loisirs ou d’affaires, et constitue aujourd’hui un secteur économique
clé. Au Sénégal, ce secteur connaît un essor constant, soutenu par l’État à travers des
politiques de promotion, des investissements et des structures spécialisées telles que le MTA,
le ministère du tourisme ou encore l’ASPT. Ces efforts visent à valoriser le potentiel
touristique national, renforcer l’attractivité des destinations et dynamiser l’économie locale.
Dans ce contexte, le Service Régional du Tourisme (SRT) joue un rôle stratégique dans la
mise en œuvre des actions de proximité en matière de gestion, de suivi et de promotion du
tourisme au niveau local. La relation clientèle devient alors un levier essentiel pour améliorer
la qualité des services offerts et renforcer l’image du service public touristique. C’est dans
cette optique que s’inscrit le présent rapport, qui porte sur les stratégies d’optimisation de la
relation clientèle afin d’améliorer l’attractivité du SRT de Kaolack.
Dans le cadre de mon parcours académique en gestion des sites écotouristiques et culturels à
l’université du Sine Saloum El hadji Ibrahima Niass (USSEIN), j’ai eu l’opportunité de
réaliser un stage au sein du SRT de Kaolack, une entreprise régionale du secteur du tourisme.
Ce stage, d’une durée d’un mois, s’est déroulé du 10Mars-10Avril. Il avait pour objectif de
me permettre d’acquérir une expérience professionnelle pratique et de mettre en application
les compétences acquises au cours de mes études, notamment dans la gestion de la relation
clientèle. Le SRT de Kaolack est une entreprise spécialisée dans la promotion touristique
d’une destination, collecte des données, études des marchés et de développer l’infrastructure
touristique. Offrant une large gamme de services dans le domaine du tourisme. Située en
kasnack nord, elle joue un rôle clé dans l’attractivité touristique de la région en proposant des
événements et festivals, activités nautiques et sportives de faire la promotion des sites
historiques et culturels à une clientèle locale et internationale. Avant de commencer mon
stage, mes attentes étaient de mieux comprendre les enjeux du secteur touristique régional et
de participer activement à l’optimisation de la relation clientèle pour améliorer l’attractivité
de l’entreprise. Dans cette dynamique, je visais à mettre en pratique mes acquis théoriques en
1
développant mes compétences en matière de suivi et d’évaluation du tourisme régional,
gestion de la politique régionale et de faire la promotion touristique de la région. Le projet
professionnel sous-jacent à ce stage était de contribuer à l’élaboration de stratégies visant à
renforcer la relation clientèle en particulier en utilisant des outils digitaux et des approches
plus personnalisées dans l’accueil et la communication.
Ainsi comment la mise en place d’une stratégie d’optimisation de la relation clientèle peut-
elle améliorer l’attractivité du SRT de Kaolack et favoriser le développement touristique de la
région ? Dans ce rapport, nous aborderons dans un premier temps la présentation de
l’entreprise et de son secteur d’activité puis nous détaillerons son environnement interne.
Enfin, nous analyserons le déroulement de mon stage, les missions réalisées et les résultats
obtenus.
2
Première partie : le service régional du tourisme et son secteur
d’activités
A. Le tourisme en général
Le tourisme désigne le fait de voyager pour le plaisir en dehors de son lieu de résidence
habituel, sur une durée temporaire. C’est aussi un secteur économique important englobant
diverses activités liées à la satisfaction et au déplacement des touristes. Bien que le voyage
existe depuis l’Antiquité, le tourisme moderne prend forme au XVIIIe siècle avec le Grand
Tour en Angleterre. Le mot « touriste » entre dans la langue française au début du XIXe
siècle. Au fil du temps, le tourisme devient un secteur structuré avec de multiples formes
(balnéaire, culturel, vert, etc.) et s’appuie sur des infrastructures variées comme les stations
touristiques. Depuis les années 1990, avec la montée de la conscience écologique, le tourisme
durable se développe. Il cherche à respecter l’environnement tout en valorisant les ressources
locales. En France, une enquête de l'Alliance du tourisme révèle que 85 % des Français sont
intéressés par le tourisme durable, mais seulement 40 % sont prêts à payer plus cher. Ce
modèle est cependant critiqué pour ses contradictions : il associe souvent des pratiques peu
écologiques (pollution liée aux transports, surconsommation d’eau, etc.) à un discours de
durabilité. Le tourisme durable est aussi reproché pour son impact limité sur les véritables
échanges culturels, ainsi que pour les déséquilibres économiques qu’il peut créer entre
populations locales, touristes et investisseurs. Par exemple, en 2018, le tourisme était
responsable de 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit environ 4,5
gigatonnes de CO₂. Par ailleurs, le développement du tourisme est favorisé par l’amélioration
des moyens de transport et la baisse des coûts. Dans les pays émergents comme la Chine,
l’Inde ou le Brésil, l’élévation du niveau de vie encourage la croissance du tourisme. Celui-ci
prend aujourd’hui plusieurs formes : balnéaire, vert, d’hiver, culturel, d’affaires, sexuel, de
mémoire, etc.1 l'écotourisme. Au niveau du tourisme mondial, la moitié des touristes
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Source : [Link]
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internationaux recensés en 2016 voyagent à des fins de détente, loisirs et vacances, contre
15 % à titre de tourisme d'affaires, et un quart environ pour d'autres motivations : visites aux
parents et amis, religion, pèlerinage. 54 % des visiteurs internationaux voyagent vers leur
destin ation par avion, tandis que le reste voyage par transports terrestres (46 %) : par la route
(39 %), le rail (2 %) ou l'eau (5 %).Le tourisme créatif existe, comme forme de tourisme
culturel, depuis les origines mêmes du tourisme. Ses racines européennes renvoient au Grand
Tour qu'effectuaient les jeunes aristocrates européens dans le but de découvrir d'autres
cultures en réalisant des voyages basés sur l'expérience. Plus récemment le tourisme créatif a
été reconnu comme tel par Crispin Raymond et Greg Richards, qui, en tant que membre de
ATLAS (Association for Tourism and Leisure Education) ont dirigé un grand nombre de
projets et études pour la Commission Européenne. Le tourisme est également lié au monde du
travail par le biais du tourisme d'affaires et par celui des pratiques appelées en anglais
« incentive ». Le tourisme contemporain se divise principalement en deux grandes catégories.
La première regroupe l’ensemble de l’offre touristique classique, orientée vers le
divertissement et la découverte, mais incluant également les voyages d’affaires, les congrès,
les séminaires et les salons professionnels. Dans ce domaine, la France demeure une
destination de premier plan à l’échelle mondiale. La seconde forme, appelée tourisme «
incentive », concerne les voyages de stimulation destinés au personnel des entreprises, alliant
activités ludiques, sportives, culturelles et réunions professionnelles. Par ailleurs, l’essor de
l’e-tourisme a entraîné une transformation profonde du secteur, notamment par la
dématérialisation des services (billets électroniques, plateformes de distribution en ligne, etc.).
Cette évolution s’accompagne d’un développement du tourisme participatif, tel que le
mouvement greeter, qui favorise l’interaction entre touristes et populations locales,
réinventant ainsi la relation entre visiteurs et territoires visités. Ces dynamiques font du
tourisme l’un des phénomènes socio-économiques les plus marquants .Depuis le milieu du
XXe siècle, le tourisme a connu une croissance spectaculaire. En 1950, environ 25 millions de
voyageurs franchissaient les frontières internationales. Ce chiffre a connu une forte
progression, atteignant 500 millions dans les années 1990, puis dépassant le milliard en 2012.
Selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour le tourisme (ONU Tourisme), le
4
nombre d’arrivées touristiques internationales a atteint 1,322 milliard en 2017, enregistrant
une hausse de 7 %. L’Europe est la principale destination, accueillant environ la moitié des
touristes internationaux, soit 671 millions de visiteurs. Cette croissance du tourisme mondial,
qui enregistre ici sa huitième année consécutive d’augmentation après la crise économique de
2008, s’explique notamment par une reprise économique globale et une demande croissante
pour des destinations traditionnelles et émergentes. Selon les prévisions, cette tendance
devrait se poursuivre, avec une augmentation annuelle estimée entre 3 % et 4 % dans les
années à venir. Le rapport annuel d’ONU Tourisme précise que le nombre de touristes est
comptabilisé en incluant aussi bien ceux dont la destination principale est le pays concerné
que ceux qui ne font qu’y transiter pour une courte durée. Ces derniers représentent environ
20 % des visiteurs en France. Par ailleurs, la Chine a dépassé l’Espagne en 2010 pour devenir
la troisième destination touristique mondiale. En 2023, l’Union européenne comptait près de
2,9 milliards de nuitées enregistrées dans les établissements touristiques. Les recettes générées
par le tourisme international ont suivi une courbe ascendante remarquable, passant de 2
milliards de dollars en 1950 à 104 milliards en 1980, puis atteignant 495 milliards en 2000 et
1 260 milliards en 2015. Selon ONU Tourisme, le secteur du tourisme représente environ 10
%2 du PIB mondial et constitue une source majeure de revenus pour de nombreux pays. En
2012, les dix pays générant le plus de recettes touristiques représentaient une part significative
des revenus mondiaux issus du tourisme3.
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Source : htpp://[Link]
3
Source : [Link]
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2013, le tourisme africain représente 4 % du tourisme mondial. Toutefois, il attire de plus en
plus de visiteurs, comme le démontrent les chiffres de 2013, qui enregistrent 200 000 visiteurs
de plus. Le secteur représente 7,1 % des emplois sur le continent, avec 20 millions de
travailleurs dans le domaine. Il est considéré comme un moteur de croissance économique
pour le continent par la Banque mondiale. En 2017, le Forum économique mondial classe
l'Afrique du Sud comme le pays le plus compétitif dans le secteur. Faites un tour sur Bona
Tempora Tour pour découvrir les offres de voyages à coût abordable. L’Afrique a accueilli
57,8 millions de touristes en 2016, soit 4,4 millions de plus qu’en 2015, apportant
34,8 milliards de dollars de recettes touristiques. Cela représente seulement 5 % du total de
voyageurs dans le monde, mais leur nombre pourrait atteindre les 134 millions en 2030,
estime l’Organisation mondiale du tourisme dans son rapport annuel publié 15 août 2017.
Après l'Afrique du Sud et le Maroc, le Rwanda s'impose comme troisième destination du
continent avec 1,2 million de visiteurs par an en se positionnant sur le haut de gamme et le
tourisme d’affaires. Les plus fortes progressions sont Madagascar (+20 %), le Kenya (+
17 %), la Tanzanie (+ 16 %), le Cap-Vert (+15 %), l’île Maurice (+11 %), les Seychelles et
l'Afrique du Sud (+ 10 %) alors que le Maghreb repasse dans des valeurs positives grâce à une
amélioration de la sécurité des voyageurs. 4L’Afrique est un continent qui offre une diversité
exceptionnelle de paysages, allant des déserts du Sahara et du Namib aux forêts tropicales du
bassin du Congo. Elle est également riche d’un patrimoine historique unique, avec des sites
emblématiques comme les pyramides d’Égypte, les ruines de Carthage, et les cités impériales
du Maroc. En outre, l’Afrique est une destination idéale pour le tourisme durable, avec
plusieurs pays qui développent l’écotourisme pour préserver l’environnement tout en
impliquant les communautés locales dans l’accueil des visiteurs. Malgré ses atouts, le
tourisme en Afrique rencontre plusieurs obstacles. Les conflits politiques, les menaces
terroristes et les crises dans certaines régions (comme le Sahel et l’Est de la République
Démocratique du Congo) nuisent à son image internationale. De plus, l’Afrique souffre d'un
manque de stratégie de marketing et de communication, limitant sa capacité à attirer les
touristes internationaux, contrairement à des régions comme l’Europe ou l’Asie qui
bénéficient de campagnes promotionnelles plus efficaces. L’Afrique possède un fort potentiel
4
Source: https//[Link]
6
touristique encore largement sous-exploité. Le développement du tourisme intra-africain
pourrait permettre de diversifier les sources de visiteurs, notamment en facilitant les
déplacements à travers une meilleure connectivité aérienne et terrestre entre les pays africains.
La suppression des visas et l’amélioration des infrastructures de transport contribueraient
également à cet essor. Le tourisme durable est aussi une voie prometteuse, permettant de
préserver les ressources naturelles et de valoriser les savoir-faire locaux. Les initiatives
comme l’écotourisme en Afrique du Sud et au Kenya, ou encore les expériences culturelles en
Namibie et au Ghana, montrent que l’Afrique peut allier développement économique et
préservation de son environnement.
5
Source : [Link]
7
améliorer le réseau routier et désengorger la capitale, notamment grâce à la création du site de
Diamniadio. Pour rassurer les visiteurs, il était également nécessaire d'assurer leur sécurité et
leur tranquillité dans quelques hauts lieux tels que le marché Sandaga de Dakar-Plateau ou le
Lac Rose. Sans aller aussi loin que l'antihéros du roman d'Aminata Sow Fall, La Grève des
battu, le gouvernement a cependant annoncé la création d'une police touristique. L'Agence
sénégalaise de promotion du tourisme dotée de 2 milliards de Francs CFA (3 millions d'euros)
a été lancée pour aider au développement du secteur. Un nouvel aéroport, l'aéroport
international Blaise Diagne, a été inauguré en [Link] 2012, le plan Sénégal émergent a
intégré des mesures ambitieuses pour le développement du tourisme. Une ligne maritime
« Dakar - Ziguinchor » contribue notamment à renforcer l'attractivité touristique de la
Casamance. Cette région a également été classée zone touristique d'intérêt national. L’Etat
espère désormais accueillir 3 millions de touristes à l'horizon 2023 contre 1,5 million en 2018.
Après la disparition de la crainte d'Ebola et l'absence d'attaques terroristes, la situation s'est
améliorée grâce à la suppression du visa d'entrée, la baisse de 50 % des taxes aéroportuaires et
la baisse du taux de TVA ramené de 18 % à 10 % grâce au Plan Sénégal émergent. La
création de nouveaux sites tels que Pointe-Sarène devrait également contribuer au
développement touristique.6
6
Source: https//[Link]
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également au développement d’un tourisme durable et responsable, en encourageant des
pratiques respectueuses de l’environnement et des communautés locales. Ils réalisent des
études sur la fréquentation touristique et analysent l’impact du secteur sur l’économie locale
afin d’orienter les politiques publiques. Enfin, en collaborant avec les institutions nationales et
internationales, ils assurent une meilleure coordination des initiatives touristiques et
contribuent ainsi à la mise en place d’une stratégie efficace pour renforcer l’attractivité du
Sénégal en tant que destination touristique.
9
1. Historique du service régional du tourisme de Kaolack
Le Service Régional du Tourisme de Kaolack fait partie d’une entité administrative couvrant
les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine, sous l’égide du Ministère du Tourisme et de
l’Artisanat du Sénégal. Le chef de ce service est chargé de mettre en œuvre la politique
touristique nationale au niveau local et de superviser les activités touristiques dans ces trois
régions. Parmi ses missions figurent la liaison avec les professionnels du secteur,
l’encadrement des acteurs touristiques, l’instruction des dossiers d’agrément des
établissements touristiques et la promotion du tourisme local. Bien que des informations
précises sur la date de création du Service Régional du Tourisme de Kaolack ne soient pas
disponibles dans les sources consultées, il est probable que sa mise en place s’inscrive dans le
cadre de la décentralisation des services publics au Sénégal, visant à rapprocher les
administrations des réalités locales et à promouvoir le développement régional. Kaolack, en
tant que carrefour commercial et centre religieux important, notamment avec la cité de
Médina Baye, joue un rôle clé dans le tourisme religieux au Sénégal. Les événements tels que
le Mawlid attirent des milliers de visiteurs, mettant en lumière le potentiel touristique de la
région et soulignant l’importance d’une structure dédiée pour encadrer et développer ces
opportunités.
10
capter un flux de touristes intéressés par son patrimoine naturel, ses traditions culturelles et
son accessibilité depuis d’autres régions du pays. Toutefois, le SRT de Kaolack doit relever
des défis importants, notamment le manque d’infrastructures adaptées et la nécessité de
promouvoir la région de manière plus dynamique pour attirer davantage de visiteurs. Le
Service Régional du Tourisme de Kaolack adopte une démarche stratégique visant à
développer et à renforcer le secteur touristique de la région. Cette approche commence par un
diagnostic approfondi de la situation locale, permettant d’identifier les forces, faiblesses,
opportunités et menaces liées au tourisme dans la région. En analysant les besoins des acteurs
locaux et les attentes des visiteurs, le service peut adapter ses actions pour répondre aux défis
spécifiques de la région. Dans le cadre de cette démarche, une attention particulière est portée
à l’optimisation de la relation clientèle. L’objectif principal est de favoriser une meilleure
expérience pour les touristes en améliorant l’accueil, l’information et les services offerts. Le
SRT œuvre ainsi pour une meilleure gestion des flux touristiques, une amélioration de la
signalétique et la mise en place de dispositifs d’accueil adaptés. L’intégration des
technologies numériques, comme la création de sites web et d’applications mobiles, joue
également un rôle clé dans la promotion des attractions locales et l’interaction avec les
visiteurs. Le Service Régional du Tourisme de Kaolack met également un accent particulier
sur la formation des professionnels locaux afin d’améliorer la qualité des services touristiques.
En collaborant avec des institutions spécialisées, le SRT veille à ce que les acteurs du secteur
soient bien formés en matière de relation client, de gestion des services et d’accueil. Cette
démarche vise à renforcer les compétences des acteurs locaux et à assurer la qualité des
prestations offertes aux touristes.
forces faiblesses
richesse du patrimoine culturel naturel et Manque de visibilité
religieuse Manque de personnel
personnel qualifié et passionné Manque de coordination entre les
partenaires solides avec les acteurs
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locaux acteurs locaux
Opportunités Menaces
Partenariats avec des acteurs locaux Instabilité économique de la région
régionaux et internationaux Crises sanitaires mondiale
Augmentation d’intérêt pour le (pandémie)
tourisme durable Manque de formation continue pour
Financement et subvention pour le le personnel touristique
développement touristique Vulnérabilité aux catastrophes
naturelles (l’érosion côtière)
Pestel
Environnement politique : la région de Kaolack est une ville stable avec beaucoup de
sécurité .la population est aussi disciplinée.
Environnement économique : les démarches administratives sont faciles à Kaolack.
Environnement socioculturel : il Ya une augmentation du nombre de vacataire de
l’ussein chaque années et il en est de même pour la population active de Kaolack.
Environnement technologie : l’avènement et le développement du marketing digital
facilite la promotion. la présence des opérateurs téléphoniques pour faciliter la
connectivité.
Environnement écologique : la présence de l’UCG pour faciliter la salubrité mais aussi
le changement climatique, la présence de promo ville pour les pavages.
Environnement légale : avec la réouverture des frontières, l’arrêté ministériel régulant
les prix des denrées de première nécessité.
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Deuxième partie : le cadre du stage
1. l’organigramme
directrice
general
agent
administratif
agent
comtable des
matiers
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par le ministère du Tourisme, en tenant compte des réalités socio-économiques de la région de
Kaolack. Elle veille ainsi à la cohérence entre les objectifs nationaux et les besoins locaux.
Son rôle comprend également la supervision administrative du service. Elle encadre les agents
placés sous son autorité (administratifs, techniques et comptables), organise les réunions
internes, valide les plans d’action et évalue les performances du personnel. Elle joue aussi un
rôle de gestionnaire, en s’assurant du bon fonctionnement des services, de la maîtrise du
budget, et de la disponibilité des ressources matérielles. En outre, la directrice générale est
fortement impliquée dans les relations partenariales et institutionnelles. Elle collabore
étroitement avec les collectivités territoriales, les opérateurs touristiques (hôtels, agences,
guides, etc.), les associations locales ainsi que les services déconcentrés de l’État. Elle
participe régulièrement à des forums ou ateliers sur la promotion du tourisme et engage des
projets de coopération pour dynamiser l’économie touristique locale. Un volet crucial de sa
mission concerne la promotion de la destination Kaolack. À travers l’organisation
d’événements, la diffusion d’outils de communication (brochures, site web, etc.) et le
développement de circuits touristiques, elle cherche à renforcer l’attractivité de la région. À ce
titre, elle travaille à valoriser le patrimoine culturel, naturel et historique local. Par ailleurs,
elle s’assure de l’amélioration continue de la relation clientèle. Elle initie des stratégies
d’accueil, de communication et de traitement des réclamations afin d’optimiser l’expérience
des visiteurs. L’écoute active des besoins des touristes fait partie intégrante de sa démarche
qualité. Enfin, en tant que représentante du SRT, elle incarne l’image de l’institution. Elle est
souvent sollicitée pour des interventions publiques, la signature de conventions ou la
présentation de rapports aux autorités. Elle a donc un rôle de leadership et d’influence non
négligeable dans le paysage touristique régional.
14
des courriers et documents administratifs. Il est chargé de réceptionner, enregistrer, classer et
archiver les courriers entrants et sortants, tout en veillant à leur bonne orientation vers les
services concernés. Il assure également le traitement de divers dossiers liés aux demandes
d’autorisations, de licences touristiques ou encore aux activités des opérateurs du secteur.
L’agent participe activement au traitement des demandes des usagers. Il est en contact direct
avec les visiteurs, les promoteurs touristiques et les partenaires. À ce titre, il accueille,
renseigne et oriente les usagers selon leurs besoins. Il joue donc un rôle clé dans la qualité de
l’accueil et l’image du service. Sa capacité d’écoute, de communication et de gestion des
demandes contribue à renforcer la relation entre l’administration et le public.
Il intervient également dans la préparation et le suivi des réunions. Il peut être amené à rédiger
des procès-verbaux, mettre à jour des tableaux de suivi, produire des rapports de gestion ou
encore gérer des plannings d’activités. Son organisation méthodique est indispensable au bon
déroulement des missions du service. Un autre aspect important de son travail réside dans
l’utilisation des outils numériques. Il maîtrise les logiciels bureautiques (Word, Excel, etc.)
ainsi que les plateformes de gestion administrative mises à disposition. Cela lui permet
d’assurer une meilleure gestion des dossiers, de produire des statistiques ou de tenir des bases
de données à jour. Enfin, en collaboration étroite avec la direction, il joue un rôle d’interface
entre les différents services. Il facilite la transmission des informations et assure une
coordination fluide entre les agents techniques, comptables et les responsables hiérarchiques.
Par son professionnalisme, sa rigueur et sa polyvalence, l’agent administratif contribue
pleinement à l’atteinte des objectifs du Service Régional du Tourisme de Kaolack, en assurant
un fonctionnement efficace et centré sur la satisfaction des usagers.
15
nécessaires. Il veille également à ce que chaque bien soit correctement attribué aux agents et
assure un suivi rigoureux de leur état et de leur utilisation. En parallèle, le comptable des
matières est responsable de la tenue de la comptabilité des matières. Il élabore et met à jour le
registre des biens, contrôle les mouvements de stocks (les acquisitions, sorties et mises au
rebut des matériels), et rédige les documents comptables afférents tels que les fiches de stock,
les bons de sortie et les procès-verbaux de réception. Dans le cadre de la conservation du
patrimoine, il effectue des vérifications périodiques des équipements et signale toute perte ou
dégradation. Il met en place des systèmes de traçabilité pour minimiser les risques de
détournement ou de disparition des biens et participe aux audits internes visant à contrôler et
optimiser la gestion du patrimoine matériel du service. Le comptable des matières travaille
également en étroite collaboration avec les autres services, notamment les services financiers
et administratifs pour la planification et la budgétisation des acquisitions. Il coordonne
également les relations avec les fournisseurs pour les achats et la maintenance des
équipements et soutient les actions d’évaluation et d’optimisation des ressources matérielles.
Enfin, dans le cadre de la mise en réforme et cession des biens, il s’occupe d’identifier les
matériels obsolètes ou hors d’usage, organise les procédures de réforme selon les
réglementations en vigueur (comme la cession, la vente aux enchères ou le recyclage), et
rédige des rapports détaillés sur les décisions prises. Ainsi, le comptable des matières assure
la gestion efficace, transparente et optimale des ressources matérielles du service régional du
tourisme, contribuant à la bonne organisation et à la durabilité du patrimoine public.
16
connaissance du territoire et de vivre une expérience touristique enrichissante.… Le service
assure également une fonction de sensibilisation et d’animation locale. Il collabore avec les
collectivités territoriales, les guides touristiques, les comités culturels et les associations pour
soutenir l’organisation d’événements comme des festivals, foires, salons, visites guidées ou
journées du patrimoine. Ces initiatives participent à l’animation du territoire et à la mise en
valeur du patrimoine local (historique, naturel, culturel).Sur le plan promotionnel, le SRT
mène des campagnes de communication, souvent en partenariat avec la Direction Générale du
Tourisme, pour valoriser la région de Kaolack comme destination touristique. Cela passe par
la participation à des salons nationaux ou régionaux, la diffusion d’articles dans des médias
spécialisés, ou encore l’usage des réseaux sociaux et d’outils numériques pour renforcer la
visibilité des offres locales. En parallèle, le service accompagne les professionnels du secteur
touristique (gestionnaires d’hôtels, agences de voyages, guides, etc.) dans leurs démarches
administratives. Il délivre ou renouvelle les licences d’exploitation, fournit des conseils sur la
réglementation en vigueur, et assure le suivi des plaintes ou réclamations liées à la qualité de
service. Il joue donc un rôle d’intermédiaire entre l’administration centrale et les acteurs de
[Link], le SRT contribue à des actions de développement durable du tourisme à travers
des programmes de préservation de l’environnement, de soutien aux communautés locales et
de valorisation du tourisme responsable. Il veille à ce que les activités touristiques soient
éthiques, inclusives et bénéfiques à l’économie locale.
17
secteur du tourisme. Bien qu’il n’y ait pas de guichet d’accueil formel, les visiteurs sont reçus
dans les bureaux selon les besoins, ce qui permet une certaine flexibilité dans la gestion de la
relation avec les usagers. L’organisation de l’espace est structurée de façon à assurer une
certaine confidentialité dans le traitement des documents.
18
périodiques constituent également des pratiques favorisant un pilotage plus structuré de la
relation avec les usagers.
19
pour faciliter la coordination interservices et garantir que chaque demande fasse l’objet d’un
traitement dans les délais impartis. Cette organisation permet de limiter les erreurs, d’éviter
les pertes de documents, et d’instaurer une relation de confiance avec les usagers. Le
traitement des demandes et le suivi administratif participent pleinement à l’amélioration de la
qualité du service rendu, en assurant une réponse cohérente, uniforme et professionnelle à
chaque sollicitation. Ils contribuent également à la transparence des actions menées et à la
bonne gestion des relations institutionnelles du SRT.
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Troisième partie : Le déroulement du stage
1. Les missions
D’abord Au cours de mon stage au Service Régional du Tourisme de kaolack, l’une de mes
premières missions a été la gestion des statistiques. Cette tâche consistait principalement à
traiter et analyser les données envoyées par les hôtels de la région à la fin de chaque mois.
Chaque mois, les établissements hôteliers sont tenus de transmettre un rapport statistique
détaillant différent indicateur lié à leur activité. Ces rapports incluent généralement :
21
en distinguant par exemple les hôtels classés et les résidences non classées, pour faciliter les
traitements futurs. J’étais également chargé de vérifier si tous les établissements attendus
avaient effectivement transmis leurs statistiques. En cas d’absence de transmission après la
date limite, je procédais à des relances par téléphone ou par courrier électronique pour
rappeler aux responsables d’hôtels l’obligation de fournir leurs données dans les délais
impartis. Cette tâche de collecte demandait beaucoup d’organisation et de méthode, car un
oubli ou une mauvaise gestion des documents pouvait entraîner des lacunes dans l’analyse
globale du secteur touristique. Il s’agissait donc de veiller en permanence à la complétude et à
la traçabilité des informations reçues, afin de garantir un travail fiable pour les étapes
suivantes de vérification, de saisie et d’exploitation des données statistiques.(Annexe 1)
Je devais vérifier non seulement que ces éléments étaient mentionnés, mais aussi qu’ils étaient
mathématiquement cohérents. Par exemple, je recoupais le nombre de chambres occupées
avec le taux d’occupation annoncé, pour détecter d’éventuelles erreurs de saisie. De même, je
m’assurais que le total des nuitées correspondait logiquement au nombre de chambres et de
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jours ouvrés. En cas d’anomalie (erreur manifeste, oubli de données, incohérence entre les
chiffres), je mettais le rapport de côté dans une pile spécifique. Je rédigeais ensuite une fiche
de relance mentionnant précisément les corrections à apporter et prenais contact avec l’hôtel
concerné pour lui demander de compléter ou de rectifier son rapport. Dans certains cas, un
appel téléphonique ou un rendez-vous sur place était nécessaire pour clarifier les informations
manquantes. Ce travail de vérification, bien que parfois long et minutieux, était fondamental
pour garantir la fiabilité des statistiques régionales. Il conditionnait la qualité des analyses et
la pertinence des décisions prises à partir de ces données.(Annexe 2)
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Ce travail minutieux constituait un maillon indispensable de la chaîne d’exploitation de
l’information touristique régionale.(Annexe 3)
La seconde mission qui m’a été confiée au cours de mon stage au Service Régional du
Tourisme de Kaolack consistait à assister les promoteurs d’établissements hôteliers dans
la constitution de leurs dossiers d’agrément :
Cette tâche, qui exigeait à la fois des connaissances administratives précises et des qualités
relationnelles, m’a permis de m’impliquer activement dans l’accompagnement des porteurs de
projets souhaitant intégrer le secteur hôtelier.
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dossier, par exemple en les conseillant sur la manière d’établir un budget prévisionnel réaliste
ou en leur expliquant les critères de classement des établissements hôteliers selon les normes
en vigueur. Lorsque cela était nécessaire, je les invitais également à consulter des documents
de référence disponibles au service, comme les textes réglementaires officiels ou des
exemples de dossiers déjà constitués. L’accueil et l’orientation des porteurs de projets ne se
limitaient donc pas à une simple remise d’informations ; ils impliquaient une véritable
mission de conseil personnalisé, adaptée au profil et aux besoins de chaque promoteur. Cette
fonction m’a permis de développer non seulement mes compétences en matière d’accueil
professionnel, mais aussi mes capacités d’écoute active, de pédagogie et d’adaptation face à
des interlocuteurs aux profils très variés.
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constatais des irrégularités, je prenais le soin d’en informer immédiatement le promoteur en
lui expliquant de manière précise et pédagogique les corrections à apporter. Je
l’accompagnais, si besoin, dans la reformulation ou la recomposition de son dossier pour qu’il
réponde pleinement aux standards exigés par l’administration. Cette étape de vérification de
conformité était essentielle pour éviter des rejets ou des retards ultérieurs dans la procédure
d’agrément. Elle exigeait de ma part beaucoup de rigueur, d’attention aux détails et de bonne
compréhension de l’ensemble du cadre réglementaire applicable aux établissements hôteliers.
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mécanique ; elle exigeait une grande attention à la rigueur administrative, au respect des
procédures, et à la traçabilité documentaire. Elle marquait la fin de l’accompagnement du
promoteur par le service régional et le début de l’examen de son projet au niveau national.
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de la qualité de l’organisation personnelle et de la rigueur dans l’exécution des missions. En
somme, mon stage a renforcé chez moi une discipline de travail sérieuse, fondée sur
l’organisation méthodique des tâches, le respect des procédures, la vigilance sur la qualité des
données traitées et l’attention permanente aux exigences de précision imposées par le
fonctionnement d’un service public.
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La capacité de conseil consiste d’abord à comprendre précisément les besoins exprimés par le
porteur de projet. Cela nécessite une écoute active et attentive, qui permet non seulement de
saisir les attentes formulées clairement, mais également de détecter les besoins implicites.
Une bonne capacité d’analyse est alors indispensable pour identifier les ressources ou les
solutions adaptées au profil et aux objectifs de chaque usager. À travers cet exercice, j’ai
appris à poser des questions pertinentes, à reformuler les demandes pour lever toute
ambiguïté, et à proposer des orientations personnalisées. En cela, le conseil ne se limite pas à
donner des informations générales : il s’agit d’établir un accompagnement sur mesure, tenant
compte du contexte spécifique de chaque projet. La relation client, pour sa part, repose sur la
qualité de l’accueil, la disponibilité et la capacité à instaurer un climat de confiance avec les
visiteurs. J’ai ainsi été formé à adopter une posture professionnelle, basée sur la courtoisie, la
patience et l’empathie. À chaque interaction, il était crucial de valoriser le porteur de projet,
de faire preuve d’un réel intérêt pour son initiative, et de l’encourager dans ses démarches.
Cette approche contribue à renforcer la motivation des clients et à améliorer l’attractivité du
service. J’ai également appris à gérer les situations délicates, comme les insatisfactions ou les
incompréhensions, en privilégiant l’écoute, la diplomatie et la recherche de solutions
concrètes. En parallèle, j’ai enrichi mes compétences en communication écrite et orale,
indispensables pour transmettre les informations de manière claire, structurée et adaptée au
niveau de compréhension de l’interlocuteur. L’articulation entre le conseil et la relation client
exige aussi une bonne connaissance de l’offre de services, des dispositifs de soutien aux
projets, et des démarches administratives nécessaires. En me formant continuellement sur ces
éléments, j’ai pu gagner en crédibilité et en efficacité dans l’accompagnement des usagers.
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posture d’ouverture, de respect et d’empathie, permettant à chaque visiteur de se sentir
reconnu et valorisé, quelle que soit la nature ou le stade d’avancement de son projet. La
dimension de conseil s’est également révélée primordiale. Conseiller un porteur de projet
demande d’abord une capacité d’analyse fine de ses besoins et de ses attentes. Il est souvent
nécessaire de dépasser la simple demande formulée pour détecter les véritables enjeux de son
projet. À cet effet, j’ai développé des techniques de questionnement stratégique, de
reformulation, ainsi qu’une capacité à proposer des réponses adaptées, tenant compte à la fois
du profil de l’usager, de la faisabilité du projet et des dispositifs existants. Le conseil ne
consiste pas uniquement à fournir une information, mais à orienter de manière personnalisée,
en offrant des pistes de réflexion, des outils méthodologiques ou en facilitant l’accès aux
ressources appropriées. L’orientation des porteurs de projets constitue enfin un volet crucial
de cette compétence. Elle nécessite une bonne connaissance du fonctionnement interne de la
structure, des procédures administratives en vigueur, ainsi que des partenaires extérieurs vers
lesquels il est possible de rediriger les projets selon leur nature. J’ai ainsi acquis la capacité de
guider efficacement les porteurs vers les bons interlocuteurs, les bonnes structures d’appui ou
les programmes de financement adaptés. Cette mission d’orientation exige rigueur,
organisation et capacité à synthétiser des informations parfois complexes pour les rendre
accessibles aux usagers. À travers ces différentes facettes, j’ai consolidé des qualités
transversales telles que la communication professionnelle, l’esprit d’analyse, la diplomatie et
le sens du service. J’ai également appris à gérer des situations parfois délicates, en faisant
preuve de patience, de neutralité et de pédagogie pour désamorcer les incompréhensions ou
réorienter les attentes de manière constructive.
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logistique s’est révélée particulièrement pénalisante pour l’accomplissement des missions de
terrain prévues dans mon programme de formation. En effet, plusieurs activités essentielles
telles que les visites d’inspection des établissements touristiques, les repérages de sites à
potentiel touristique et les évaluations de la qualité des infrastructures locales n’ont pas pu
être réalisées dans les délais impartis, voire parfois annulées. Concrètement, le manque de
moyens de transport m’a empêché de me rendre régulièrement sur le terrain pour effectuer les
contrôles nécessaires auprès des établissements hôteliers, notamment pour vérifier leur
conformité aux normes sanitaires, d’accessibilité, et de sécurité exigées par la réglementation
touristique. Cette limitation a également restreint ma capacité à évaluer directement l’état
général des infrastructures existantes, ce qui aurait pourtant été indispensable pour produire
des analyses pertinentes et formuler des recommandations adaptées en matière de
développement touristique régional. Les conséquences de cette situation ont été multiples.
Premièrement, l’absence de visites de terrain a réduit la fiabilité et l’actualité des données
collectées. Les informations disponibles étaient basées uniquement sur les rapports transmis
par les établissements eux-mêmes, sans possibilité de contrôle sur place, ce qui a limité la
précision des diagnostics effectués. Deuxièmement, cette contrainte a impacté ma
compréhension du contexte touristique local, car l’observation directe des réalités du terrain
est indispensable pour saisir les spécificités d’une région et comprendre les enjeux réels
auxquels font face les acteurs du tourisme. Enfin, cette impossibilité d’exécuter pleinement
les missions pratiques prévues a eu un impact sur l’enrichissement de mon expérience
professionnelle, en privant mon stage d’une partie importante de l’apprentissage par la
pratique. Face à cette difficulté, il m’a fallu faire preuve d’adaptation et de réorganisation
dans mes méthodes de travail. J’ai ainsi décidé de concentrer mes efforts sur le traitement et
l’analyse des statistiques hôtelières disponibles au bureau, en exploitant au maximum les
données existantes pour compenser le manque d’observations de terrain. De plus, j’ai
contribué à améliorer la qualité et la fiabilité des documents administratifs en interne, en
renforçant la rigueur dans le classement et l’exploitation des rapports statistiques. Cette
capacité à m’adapter aux contraintes et à trouver des alternatives pour maintenir la qualité de
mon travail malgré les obstacles m’a permis de transformer cette difficulté en une opportunité
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de développement personnel et professionnel. Ainsi, bien que l’absence de moyens de
transport ait représenté une contrainte majeure, elle m’a également appris à travailler avec les
ressources disponibles, à développer une certaine autonomie dans la gestion des tâches
administratives, et à renforcer ma capacité d’analyse à partir des informations secondaires,
compétences qui me seront très utiles dans mon futur parcours professionnel.
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comptabilité-matière représente, à mon sens, une lacune dans la formation pratique que
j’aurais pu recevoir au cours de ce stage. Accès limité à certaines activités professionnelles
Au cours de mon stage, j’ai constaté une difficulté majeure qui freine considérablement le bon
fonctionnement du Service Régional du Tourisme : le retard dans le traitement des statistiques
mensuelles issues des établissements hôteliers de la région. Cette problématique, bien que
souvent perçue comme technique, a des conséquences importantes sur l’efficacité
administrative et stratégique du service. Chaque mois, les établissements hôteliers ont
l’obligation de transmettre leurs données statistiques au service, incluant entre autres le
nombre de clients accueillis, les nuitées réalisées, la nationalité des visiteurs, les recettes
générées, la durée moyenne de séjour, ainsi que d’autres informations utiles à l’analyse du
secteur touristique. Ces données devraient être rapidement collectées, traitées, analysées, puis
intégrées dans des rapports à usage interne et institutionnel. Cependant, dans la pratique, ce
processus est fortement ralenti à plusieurs niveaux. D’abord, il y a un retard dans la
transmission des données par les établissements hôteliers eux-mêmes. Certains hôtels
envoient leurs statistiques avec plusieurs jours, voire semaines de retard, et parfois les
données sont incomplètes ou erronées. Ce manque de rigueur compromet la fiabilité globale
des statistiques et oblige le service à relancer fréquemment les établissements concernés, ce
qui engendre une perte de temps et d’énergie. Ensuite, même lorsque les données sont reçues,
le traitement au sein du service connaît lui aussi des lenteurs. Cela est en grande partie dû à un
manque de personnel dédié exclusivement à cette tâche, mais aussi à l’utilisation d’outils
informatiques rudimentaires. La plupart des statistiques sont encore traitées à l’aide de
tableurs Excel de base, ce qui limite les capacités de traitement, d’analyse croisée et de
visualisation des tendances. Il n’existe pas encore de logiciel professionnel de gestion
statistique qui permettrait d’automatiser certains processus, de détecter plus facilement les
erreurs ou incohérences, et de générer rapidement des rapports fiables. Ces retards dans la
gestion des statistiques ont plusieurs conséquences néfastes. D’une part, ils empêchent d’avoir
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une lecture claire, actuelle et fiable de l’évolution du secteur touristique dans la région.
D’autre part, ils limitent la capacité du service à proposer des stratégies adaptées ou des plans
d’action en fonction des tendances observées. Enfin, ils peuvent aussi affecter la crédibilité du
service auprès des institutions centrales, notamment la Direction Générale du Tourisme, à qui
ces rapports sont censés être régulièrement transmis.
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grande réactivité face aux urgences ou aux demandes extérieures. Elle renforcerait aussi la
cohésion entre les membres de l’équipe et améliorerait l’ambiance de travail.
2. Les recommandations
Donc à la fin de mon stage, j’ai fait un feed-back du déroulement de mon stage avec mon
maître de stage et le directeur de service surtout à propos des manquements du service
régional du tourisme de kaolack auxquels j’ai tenté de proposer des solutions.
-Établir des partenariats avec des entreprises locales disposant de véhicules, afin d’assurer un
transport régulier pour les missions de contrôle et de suivi.
-Mettre en commun les véhicules entre différents services en créant une flotte partagée, afin
d’optimiser les ressources et de réduire les coûts.
-Demander un soutien financier ou des subventions auprès des autorités locales ou nationales
pour l’acquisition ou la location de véhicules adaptés aux besoins du service.
-Opter pour des véhicules écologiques ou économiques afin de réduire les coûts d’exploitation
et de promouvoir un tourisme durable.
-Sensibiliser les autorités sur l’impact négatif du manque de véhicules sur l’efficacité du
service et sur la qualité de la supervision touristique.
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-Instaurer un système de tutorat où chaque stagiaire est accompagné par un agent référent
chargé de lui faire découvrir les différentes tâches, y compris les plus techniques.
-Organiser des séances d’observation supervisée, même pour les tâches sensibles, afin que le
stagiaire puisse comprendre les procédures sans forcément intervenir directement.
-Encourager la rotation des stagiaires dans les différents services pour diversifier leur
apprentissage et renforcer leur compréhension globale de l’organisation.
Après avoir proposé des solutions aux difficultés rencontrées lors de mon stage, il
convient à présent de formuler des recommandations générales destinées à renforcer le
fonctionnement de l’entreprise.
-Introduire l’usage d’un logiciel de gestion des statistiques plus performant, permettant de
centraliser, automatiser et sécuriser le traitement des données.
-Développer un système de suivi et de relance automatisé, par exemple via des emails ou
SMS, pour les établissements retardataires.
-Créer une base de données numérique partagée entre les différentes unités concernées, pour
faciliter la consultation et l’analyse des statistiques en temps réel.
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2.4. Renforcer la communication interne entre les services :
-Organiser des réunions de coordination régulières entre les différents services pour échanger
sur l’avancement des projets et résoudre les problèmes de communication.
-Mettre en place des supports de communication visuels dans les espaces communs pour
partager les objectifs, priorités et résultats des équipes.
-Former les équipes à l’utilisation d’outils numériques adaptés à la gestion des informations et
à la communication interne (par exemple : messagerie instantanée, gestion de projet en ligne,
etc.).
Renforcer ses partenaires locaux et internationaux pour diversifier les offres touristiques en
particulier dans le domaine de l’écotourisme, du tourisme d’aventure et du tourisme durable.
Renforcer le personnel du secteur grâce à des partenariats avec des institutions et des
programmes du développement du tourisme.
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Conclusion
Par ailleurs, ce stage m’a offert l’occasion d’améliorer ma maîtrise des outils bureautiques, en
particulier Excel, Word, messagerie professionnelle. J’ai appris à accueillir un public varié, à
écouter activement, à m’adapter à chaque profil, et à orienter les porteurs de projets avec
clarté et pédagogie. J’ai renforcé mon esprit d’analyse, en identifiant les erreurs dans les
rapports statistiques, en contrôlant la cohérence des données et en apportant des suggestions
d’amélioration. J’ai également développé de solides qualités humaines, telles que la rigueur,
la patience, l’empathie, la capacité à gérer les imprévus, mais aussi le respect des délais et la
communication professionnelle. Ces compétences transversales sont aujourd’hui essentielles
dans toute fonction liée à la relation clientèle ou à la gestion de projets touristiques.
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Toutefois, plusieurs difficultés ont été rencontrées, notamment le retard dans la transmission
des statistiques par les établissements, manque de communication interne, ou encore l’absence
de véhicule pour aller sur le terrain. Afin d’améliorer la performance du service, je
recommande de mettre en place un calendrier de collecte strict avec des délais clairs et des
rappels automatiques pour les établissements, de mettre en place des supports de
communications visuels dans les espaces communs pour partager les objectifs, priorités et
résultats des équipes et de demander un soutien financier auprès des autorités locales ou
nationales pour l’acquisition ou la location de véhicules adaptés aux besoins du service.
Ainsi, Le manque de contact direct avec les usagers, dû à l’absence de mobilité, limite la
qualité du service rendu. Il serait donc stratégique d’investir dans des moyens logistiques
permettant d’aller au-devant des clients, de mettre en place une plateforme numérique pour
centraliser les besoins, les réclamations et les suggestions des acteurs touristiques, et de
renforcer la formation du personnel à l’accueil et à la communication. Ces propositions
découlent directement des lacunes observées pendant mon stage et visent à rendre le service
plus proche de ses usagers, plus réactif, et donc plus attractif.
Ce stage m’a permis d’appliquer concrètement plusieurs notions théoriques acquises au cours
de ma formation en tourisme. Les cours sur la gestion de la relation clientèle, la planification
touristique, la lecture et interprétation des statistiques, ainsi que ceux portant sur le
fonctionnement des services publics ont trouvé un véritable prolongement dans les missions
réalisées.
En effet, Les activités réalisées durant mon stage, notamment le traitement des données
statistiques issues des établissements hôteliers ainsi que la participation aux tâches
administratives du service, m’ont offert l’opportunité de mettre en pratique les connaissances
acquises au cours de ma formation universitaire. Ces expériences m’ont permis de mieux
appréhender les méthodes d’analyse des données et de comprendre le fonctionnement interne
d’une administration publique dans le secteur du tourisme.
Ce stage a été bénéfique sur le plan académique, car il a créé un pont concret entre la théorie
et la pratique. Il m’a permis de mieux saisir la réalité du terrain, d’identifier les écarts entre les
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normes théoriques et les pratiques institutionnelles, et d’enrichir mes compétences
professionnelles en lien direct avec ma formation universitaire.
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protection de l’environnement, la valorisation du patrimoine et l’implication des
communautés locales. Je nourris ainsi l’ambition de participer activement à la construction
d’un modèle touristique plus équitable, plus résilient, et en phase avec les enjeux
contemporains.
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Références Bibliographiques
Sarr, L. (2022). Les enjeux de la relation clientèle dans les structures touristiques
sénégalaises. Saint-Louis : Éditions Diaspora.
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Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (USSEIN). (2024). Support de cours
en gestion des structures touristiques. Département GSEC.
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Les annexes
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Source: Prise de vue réalisée par moi même lors du stage
Cette photo a été prise dans le cadre de mon stage au Service Régional du Tourisme de
Kaolack. Elle illustre une séance de travail où je procédais à la vérification des documents et
au classement des documents administratifs fournis par les établissements touristiques. Bien
que je n’aie pas pu participer aux sorties sur le terrain en raison de contraintes logistiques, j’ai
contribué à la vérification de la conformité des pièces (agrément, NINEA, registre de
commerce, etc.) depuis le bureau.
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Annexe 3: Tableau de suivi des statistiques hôteliers mensuelles
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Annexe 4: Document transmis par le service régional du tourisme de kaolack
▸ Le plan détaillé de l’établissement projeté conforme aux normes de classement établies par
les lois et règlements en vigueur ;
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- Un NINEA
- Un NINEA
3. Une demande de classement final, avec en annexe, si nécessaire, le plan définitif des
installations et la description des prestations précisant la capacité d’hébergement et/ou de
restauration de l’établissement et des activités annexes s’il y a lieu
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Directrice général
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Annexe 6 : Fiche d’évaluation du stage par la stagiaire
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