08 Land Tenure Case Study FRN
08 Land Tenure Case Study FRN
CAS SUR LE
RÉGIME FONCIER
GREATER RURAL OPPORTUNITIES FOR WOMEN
PLAN D’APPRENTISSAGE
RÉGIME FONCIER
TABLE DES MATIÈRES
I. Résumé...................................................................................................................... 1
II. Introduction/Contexte............................................................................................. 1
A. Vue d’ensemble du projet GROW .......................................................................... 1
B. Contexte socioéconomique .................................................................................... 3
C. Description du groupe cible.................................................................................... 6
REMERCIEMENTS
Auteure Sara Seavey
Les projets de développement économique, en particulier les projets axés sur l’agriculture,
doivent être analysés sous l’angle de l’égalité des sexes, afin de cerner les contraintes
liées au genre, ainsi que les contraintes générales du marché. L’analyse comparative entre
les sexes peut également procurer aux responsables de la mise en œuvre et aux bailleurs
de fonds une compréhension de l’environnement qui régit et conduit le comportement
et les attitudes des femmes et des hommes. Par conséquent, il importe d’identifier les
contraintes sexospécifiques et d’élaborer des stratégies atténuantes qui réduisent les
inégalités entre les sexes en matière d’accès aux ressources et de leur contrôle et qui
favorisent le développement. Le présent document traitera de l’environnement et des
contraintes sexospécifiques du Ghana en ce qui concerne le régime foncier et sa sécurité.
Il soulignera les interventions du projet, telles que le plaidoyer et la sensibilisation accrue à
l’égalité entre les sexes. Il mettra également en lumière les résultats du projet, les difficultés
rencontrées et les leçons apprises. On y soulignera notamment la nécessité de fixer des
objectifs concernant l’accès assuré aux terres et la tenue d’activités de sensibilisation et de
plaidoyer avec les chefs coutumiers au début du projet.
II. INTRODUCTION/CONTEXTE
A. Vue d’ensemble du projet GROW
Rendu possible grâce au généreux soutien d’Affaires mondiales Canada, le projet Greater
Rural Opportunities for Women (GROW) a été mis en œuvre par Mennonite Economic
Development Associates (MEDA) avec un budget total de 20 millions CAD.1 Fort du
soutien de cinq principaux partenaires facilitateurs (PPF) — PRONET North, TUDRIDEP,
PRUDA, CARD et CAPECS2 — le projet GROW a été mené dans huit districts de la région
1
À hauteur de 20 millions CAD, le budget de GROW est composé de 18 millions CAD en provenance
du gouvernement du Canada et de 2 millions CAD de MEDA. Le projet a débuté en 2012 et se termine à la
fin 2018.
2
Les principaux partenaires facilitateurs de MEDA sont CAPECS (Capacity Enhancement and Community
Support), TUDRIDEP (Tumu Deanery Rural Integrated Development Program), CARD (Community Aid for Rural
Régime
Fonds foncier
technologique
Participation
Agriculture des hommes
de conservation
Productivité Sécurité
agricole alimentaire
accrue Meilleures
Assurance GROW pratiques AEF grâce aux
récolte Sécurité alimentaire de nutrition revenus et à la
accrue pour les petites sécurité
productrices agricoles alimentaire
Assistance et leurs familles
technique
Commercialisation
accrue des produits
agricoles Agentes
de vente
Caisses
d’épargne Emploi du
temps et
travail des
femmes
Development), ProNet (Professional Network North) et PRUDA (Partnerships for Rural Development Action).
Récolte de 2017
B. Contexte socioéconomique
À l’heure actuelle, le Ghana se classe au 139e rang sur 177 selon l’indice d’inégalité de
genre (IIG) de 2015 du Programme des Nations Unies pour le développement, avec une
valeur de 0,547. L’IIG indique si un pays connaît des inégalités prononcées et à quel point
la répartition du développement humain est inégale. Le classement du Ghana indique qu’il
reste encore beaucoup à faire pour atteindre l’égalité entre les sexes. En outre, le Ghana
affiche un score de discrimination très élevé (0,298 8 sur 1,0) selon l’Indice institutions
sociales et égalité homme-femme (ISE) de l’OCDE, en particulier en ce qui concerne l’accès
aux terres. Les données de l’ISE confirment que l’accès à la terre demeure un obstacle
majeur empêchant les paysannes ghanéennes d’atteindre la parité dans la répartition des
ressources économiques et naturelles.
En fin de compte, le régime foncier a une incidence sur la capacité de production des
femmes et sur leur accès au crédit, qui exige souvent des garanties foncières. Par exemple,
les banques ghanéennes préfèrent de loin les terres et les bâtiments comme garantie.
C’est malheureusement une sûreté difficile à fournir lorsque les femmes ont un accès plus
limité à la propriété, ce qui limite leur admissibilité au crédit.4
3
Le taux de change moyen, en 2017, était de 1 GHS (cédi ghanéen) pour 0,30 CAD (dollar canadien).
4
Women, Business and the Law 2016: Getting to Equal (2016). Tiré de [Link]
[Link]/bitstream/handle/10986/22546/[Link]?sequence=3&isAllowed=y
5
What is Land Tenure? USAID LandLinks. Extrait de [Link]
6
What is Land Tenure? FAO. Extrait de : [Link]
7
What is Land Tenure? USAID LandLinks. Extrait de [Link]
8
USAID LandLink, Ghana profile. Extrait de : [Link]
9
CEDAW (2005) pp. 59, 65 Extrait de : [Link]
PDF/[Link]?OpenElement
10
Why Land Tenure Should be Considered in Design of Projects, FAO. Extrait de : [Link]
docrep/005/y4307e/[Link]#TopOfPage
• Droit de contrôle : droit de décider comment la terre doit être utilisée, y compris
de décider quelles cultures doivent être plantées, et de bénéficier financièrement de
la vente des cultures, etc.
Très souvent, les pauvres d’une communauté n’ont que des droits d’usage.11 Malgré cette
répartition, la FAO affirme que la façon exacte dont les droits fonciers sont répartis est très
complexe. Une femme peut avoir le droit de pratiquer des cultures de subsistance pour
nourrir sa famille, mais son mari aura le droit de contrôle, car il bénéficie financièrement
de la vente de cultures.
La Constitution du Ghana, promulguée en 1992, stipule que les femmes et les hommes
ont des droits légaux égaux en ce qui concerne l’accès aux biens non fonciers et leur
gestion. Elle stipule également que les femmes ont les mêmes droits que les hommes
pour conclure des contrats.12 Le paragraphe 22 (2) de la Constitution de 1992 précise que
le Parlement doit, dans les plus brefs délais, adopter une loi pour réglementer les droits
de propriété des époux pendant et après la dissolution du mariage. À ce jour, aucune
législation de ce type n’a été mise en place, ce qui signifie que les droits de propriété
des femmes mariées ne sont pas clairs et que leur accès à la terre est souvent limité.13
Une étude menée en 2013 a constaté que 64 % des femmes du HGO ne connaissaient
pas leurs droits fonciers. Cela pourrait être attribué au fait que les droits fonciers des
femmes ne sont pas habituellement prescrits et institutionnalisés.14
11
What is Land Tenure? FAO. Extrait de : [Link]
12
CEDAW (2005) p.67-68 Extrait de : [Link]
[Link]?OpenElement
13
Social Institutions & Gender Index, Ghana Profile. Extrait de : [Link]
na/#_ftn39
14
Kuusaana, Elias Danyi, HYPERLINK “[Link] Land
Ownership and Gender Disparity in Ghana; Evidence from the Wa Municipality (November 5, 2010).
15
What is Land Tenure? FAO. Extrait de : [Link]
Les lois, les politiques, les règles et le droit coutumier peuvent renforcer les différences de
pouvoir entre hommes et femmes et discriminer directement ou indirectement contre les
femmes, les empêchant de participer pleinement à la vie économique.17 Dans la région du
HGO, l’héritage patrilinéaire représente 97,1 % des acquisitions foncières.18 Cet héritage
est défini comme l’ascendance et la filiation telles que tracées à travers la figure masculine,
ce qui a donc de profondes implications sur les relations de pouvoir entre les sexes. La
filiation patrilinéaire, régie par des normes culturelles, permet aux femmes d’accéder à
la terre et de l’utiliser par le mariage. Par conséquent, les femmes dépendent de leurs
relations avec des parents masculins, un mari, un père, un frère ou un fils. Si leur mari leur
donne la permission, beaucoup d’épouses peuvent obtenir une utilisation temporaire des
parcelles et des terres. Souvent, ces parcelles de terre sont les moins fertiles et les plus
éloignées. Les femmes non mariées ont rarement accès à la terre. Les veuves sont souvent
laissées sans recours juridique, surtout si elles n’ont pas d’enfants masculins. Comme les
femmes ne détiennent pas les droits sur la terre qu’elles cultivent, elles sont vulnérables
aux changements soudains. Ces changements comprennent le déménagement dans une
autre partie de la ferme ou la perte totale de l’accès à la terre. Les femmes n’ont pas de
recours juridique et culturel pour exiger des terres, car elles doivent être affiliées à un
homme (mari ou fils) pour avoir accès aux terres familiales ou coutumières. Le fait d’avoir
accès à une ressource foncière et d’en avoir le contrôle confère aux femmes un statut au
sein du ménage et de la communauté. Elles ont alors une source sûre de revenu et de
subsistance. Au bout du compte, cet accès améliore le pouvoir de négociation des femmes
dans les ménages. Dans une étude menée au Népal, Landesa, une organisation à but non
lucratif de premier plan axée sur le régime foncier, affirme que les femmes qui possèdent
des terres sont plus susceptibles d’avoir le dernier mot dans les décisions du ménage.19
Landesa indique également d’autres avantages incontestables qui lient des droits fonciers
sûrs à de meilleurs résultats nutritionnels, aux dépenses alimentaires, à l’accès au crédit, au
niveau d’instruction des enfants et à l’amélioration du bien-être général des ménages.20
16
FAO, Base de données sur le genre et les droits fonciers, Ghana. Extrait de : [Link]
gender-landrights-database/country-profiles/countries-list/land-tenure-and-related-institutions/en/?country_
iso3=GHA
17
Groupe de haut niveau des Nations Unies sur l’autonomisation économique des femmes. (2016). Rapport
du Groupe de haut niveau des Nations Unies. Extrait de : [Link]
attachments/reports-toolkits/[Link]?la=fr&vs=1028
18
Kuusaana, Elias Danyi, HYPERLINK “[Link] Land
Ownership and Gender Disparity in Ghana; Evidence from the Wa Municipality (November 5, 2010). Page 69.
19
K. Allendorf, Do Women’s Land Rights Promote Empowerment and Child Health in Nepal?, WORLD
DEVELOPMENT 35 (11): p. 1975–1988, 1980, 1985 (2007).
20
Landesa, « Women’s Secure Rights to Land: Benefits, Barriers, and Best Practices, » Extrait de : https://
[Link]/wp-content/uploads/[Link]
21
FAO, Gender Inequalities in Rural Employment in Ghana: an Overview (2012). Extrait de : [Link]
org/docrep/016/ap090e/[Link]
L’analyse comparative entre les sexes a mis en évidence des différences régionales, comme
le fait que les femmes des communautés de Sissala-Est et de Nadowli reçoivent des
terres moins fertiles. Les femmes ont fait part de leurs luttes pour obtenir des terres plus
importantes et du fait que leurs droits fonciers changent d’une année à l’autre. Souvent,
lorsque les femmes commençaient à améliorer leurs terres et à produire des rendements
plus élevés, les hommes reprenaient ces terres aux femmes et leur cédaient des parcelles
moins fertiles. La terre accessible aux femmes exige un travail physique intense pour
déraciner les souches d’arbres, déterrer les roches et niveler les pentes abruptes.
Les hommes confient souvent aux femmes les terres les plus arides. Les femmes sont si
désespérées d’avoir accès à la terre qu’elles feront tout le dur labeur pour améliorer le
sol et les hommes récupèrent ensuite les parcelles ainsi améliorées. À Wa Est, cependant,
les femmes ont mentionné que la terre était abondante et que les hommes avaient
commencé à confier aux femmes de meilleurs lopins pour que leurs rendements soient
plus élevés.
Enfin, l’analyse comparative entre les sexes de GROW a révélé que les hommes ont un
meilleur accès à la terre et conservent les meilleures parcelles (plus fertiles, plus proches de
l’eau, etc.). Les hommes ont également tendance à se réserver les terres les plus proches
du village. Même si les femmes ont accès à la terre, elles ont généralement de la difficulté
à obtenir des terres fertiles ou de grande surface (plus de trois acres). Elles ont aussi du mal
à les garder longtemps (plus d’un ou deux ans). GROW a identifié la capture des terres et
des actifs des femmes par les hommes comme un risque, surtout si les hommes voient la
valeur du soja.
Selon l’analyse du programme GROW, « pour obtenir des résultats optimaux, les
agricultrices doivent avoir un accès constant et sûr à des terres fertiles pendant et entre
les saisons de croissance pour permettre une bonne intendance du sol et des autres
ressources ». Par conséquent, compte tenu du résultat intermédiaire, l’augmentation
de la productivité agricole diversifiée des cultures vivrières pour les familles de petits
exploitants agricoles, en particulier pour les femmes du Haut Ghana et du Haut Ghana
occidental, est un indicateur du rendement (TM/ha) en soja obtenu par les agricultrices
participantes. Afin d’assurer l’accès des femmes à la terre, GROW a axé ses interventions
sur la sensibilisation et le plaidoyer par le biais de la tenure coutumière. Le droit coutumier
et les transactions foncières informelles sont considérés comme le moyen le plus pratique
d’assurer aux femmes l’accès à la terre. En effet, plus de la majorité des terres du Ghana
relèvent du régime foncier coutumier. Des recherches récentes sur les règles légales ou
statutaires d’occupation ont révélé que l’accès des femmes est souvent perdu en raison de
l’octroi de titres fonciers et de leur enregistrement officiel. Suivre cette stratégie statutaire
formelle serait très coûteux, bureaucratique et lent, et exigerait une éducation approfondie
des femmes et des hommes sur le processus d’enregistrement foncier. La recherche de
2010 sur la propriété foncière et la disparité entre les sexes par rapport à Wa indique
Plus de 1 000 personnes ont participé au Forum sur le régime foncier GROW de novembre 2017
GROW a organisé des ateliers pour offrir une formation sur l’égalité entre les sexes à tous
les membres du personnel du projet et aux partenaires, spécialement les correspondants
en matière d’égalité entre les sexes. Ces correspondants sont des membres du personnel
chargés d’intégrer l’égalité entre les sexes dans leur organisation et de mener des activités
22
Kuusaana, Elias Danyi, Land Ownership and Gender Disparity in Ghana; Evidence from the Wa Municipality
(5 novembre 2010).
Le père Clement Mweyang Aapengnuo, du CECOTAPS, anime un dialogue avec les femmes de
GROW sur la négociation et les approches basées sur les droits pour garantir les droits fonciers.
Afin de mieux faire connaître le régime et les droits fonciers, GROW a mis à l’essai un
atelier de formation sur le mode alternatif de règlement des conflits (MARC) pour les petits
exploitants de soja avec le Center for Conflict Transformation and Peace Studies
Afin de consolider les gains du forum de novembre 2017, GROW a organisé l’année
suivante un autre forum avec les chefs suprêmes et les reines mères, le registraire régional,
les avocats, les comptables, les agents de recherche et d’autres intervenants. L’objectif
de ce forum du 9 juillet 2018 était de préconiser un régime foncier plus durable et sûr,
d’obtenir l’engagement des chefs suprêmes et d’élaborer un communiqué devant être
appliqué dans toutes les collectivités. Le communiqué établissait que le Ghana avait
un système pluraliste, comme nous l’avons vu ci-dessus, et que l’accroissement de la
propriété foncière améliorerait la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des
familles. Le communiqué engageait les signataires à travailler avec toutes les parties
prenantes, les ONG et les organisations internationales pour élaborer une stratégie claire
qui délimiterait, consignerait et synchroniserait l’utilisation des terres dans toutes les zones
traditionnelles du HGO. Il a également préconisé une collaboration en vue d’un accès
facile et équitable aux terres pour les femmes et les communautés vulnérables du HGO.
Enfin, le communiqué préconisait l’adoption d’une législation sur les questions foncières,
l’engagement à renforcer les capacités en ressources humaines des chefs et des parties
prenantes et le renforcement des capacités des conseils traditionnels et des secrétariats
fonciers coutumiers. Le communiqué, qui a été approuvé par le président de la Chambre
régionale des chefs et la gestionnaire nationale du projet GROW, engage les chefs de
division et de sous-division à défendre les droits fonciers des femmes. Le communiqué a
été approuvé par la Chambre régionale des chefs, et les reines mères ont été désignées
comme étant les personnes les plus aptes à faire connaître ce communiqué et en parler
à la collectivité. Les reines mères ont reçu quatre exemplaires du communiqué pour
en remettre aux chefs de leur collectivité, aux groupes de femmes de la région et aux
Tindaanas (propriétaires fonciers). Les reines mères ont dit que ce communiqué était une
arme puissante pour rendre des comptes aux chefs et aux propriétaires fonciers, car il
pouvait justifier des ententes de tenure plus longues et plus sûres pour les femmes.
Les reines mères, les chefs et l’équipe de GROW après le forum sur le régime foncier de juillet
2018, dans le cadre de leur engagement en faveur d’un régime foncier plus durable et plus sûr
pour les femmes petites exploitantes agricoles dans l’UWR.
Trois acres
2% Cinq acres
Deux acres 2%
11 %
Une acre Une demi-
et demie acre ou
3% moins
41 %
Une acre
41 %
Il faut des années et même des générations pour changer les normes socioculturelles
et le droit coutumier. Cependant, le changement est possible, car nous pouvons tous
déterminer comment les normes liées au genre dans nos propres cultures peuvent évoluer.
Tant que des projets comme GROW existeront pour mettre en évidence et atténuer les
contraintes sexospécifiques, pour sensibiliser les femmes et les hommes, pour promouvoir
les modèles locaux et les leaders, et pour améliorer l’accès des femmes aux organismes,
nous verrons lentement, mais sûrement changer les normes et les coutumes. Nous verrons
alors émerger une nouvelle structure sociale qui valorise l’égalité entre les sexes.
Le Ghana est dans une période de transition entre l’utilisation informelle, formelle,
culturelle, coutumière et légale des terres. Chaque individu est touché par ce changement
et la façon dont le Ghana aborde cette question sera le fondement de l’avenir de l’accès
23
Why Land Tenure Should be Considered in Design of Projects, FAO. Extrait de : [Link]
docrep/005/y4307e/[Link]#TopOfPage
GROW et ses partenaires ont vu des terres vendues pour des gains monétaires rapides ou,
pire encore, louées à des entreprises qui détruisaient la productivité des terres sans pénalité
de remise en état. GROW recommande aux bailleurs de fonds et aux autres exécutants
de projets d’inclure la formation formelle des dirigeants locaux et la promotion d’un bon
régime foncier. Grâce à notre partenariat avec les CECOTAPS, GROW a identifié le besoin
d’éducation et de formation supplémentaires sur la Formalisation des droits d’utilisation
des terres (FDUT), qui offre une plus grande sécurité foncière aux femmes et autres
groupes vulnérables en développant leurs compétences et en renforçant les structures
communautaires de gouvernance foncière. La FDUT offre aux agriculteurs et à d’autres
groupes la possibilité de consigner leurs terres pour obtenir des prêts auprès d’institutions
financières, créant ainsi un point d’entrée pour le plaidoyer communautaire, mais aussi une
base de données des détenteurs de droits fonciers, ainsi qu’une hiérarchie dans l’utilisation
et l’accès aux ressources. Au cours de l’activité de sensibilisation auprès des chefs et des
reines mères, les chefs coutumiers ont souligné la nécessité d’en apprendre davantage
sur le régime foncier tant formel qu’informel. Dans leur communiqué, les chefs et les
reines mères ont souligné la nécessité de tenir d’autres forums avec des experts en régime
foncier, des représentants de la commission foncière et d’autres intervenants. Le processus
de FDUT de CECOTAPS décrit le dialogue avec les chefs traditionnels et les « Tendamaba »
(propriétaires fonciers), la réalisation du renforcement des capacités et la formation des
autorités traditionnelles, des femmes et des jeunes. Grâce à la formation sur la négociation
foncière et la délimitation des parcelles, ainsi qu’à l’élaboration et à la signature d’accords
sur les droits d’utilisation des terres, les femmes et les groupes vulnérables auront un
accès plus sûr à la terre, les conflits fonciers seront réduits et la coexistence pacifique se
développera.
Afin de lutter contre la pauvreté et la faim, les femmes doivent être en mesure de profiter
des opportunités économiques et d’avoir accès aux ressources (foncières et autres). L’une
des pierres angulaires de l’amélioration de l’accès est la connaissance et la reconnaissance
du droit des femmes à obtenir des droits fonciers. C’est grâce à un meilleur accès que les
femmes pourront améliorer leur autonomie et leur participation à l’économie. Lorsque cela
se produira, les femmes et les hommes seront en mesure de combler l’écart entre les sexes
Une participante de GROW s’adresse à une foule d’intervenants lors du Forum sur le régime
foncier de novembre 2017.
1-800-665-7026
[Link]
Apporter des solutions commerciales à la pauvreté
@ meda@[Link]