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Module Puériculture 2023 Assistantes Sociales

La puériculture est la science et l'art d'élever les enfants de la naissance jusqu'à 5 ans, englobant les connaissances et techniques pour assurer leur développement physique et psychique. Elle a émergé à la fin du 19ème siècle en réponse à des enjeux de santé publique, notamment la mortalité infantile, et a conduit à la création de spécialités médicales comme la néonatologie. La puériculture se divise en plusieurs phases, incluant la préconception, la prénatale, et la péri et postnatale, et est essentielle pour garantir la santé et le bien-être des enfants.

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Module Puériculture 2023 Assistantes Sociales

La puériculture est la science et l'art d'élever les enfants de la naissance jusqu'à 5 ans, englobant les connaissances et techniques pour assurer leur développement physique et psychique. Elle a émergé à la fin du 19ème siècle en réponse à des enjeux de santé publique, notamment la mortalité infantile, et a conduit à la création de spécialités médicales comme la néonatologie. La puériculture se divise en plusieurs phases, incluant la préconception, la prénatale, et la péri et postnatale, et est essentielle pour garantir la santé et le bien-être des enfants.

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Généralités sur la puériculture

• Définition

• Latin : Puer = Enfant.


• Puéril = Adjectif « Enfantin » exp : Attitude puérile

• Science, art d’élever les enfants, d’en assurer le développement physique et


psychique, de la naissance jusqu’à 05 ans et par extension, de la conception
à la puberté

• Ensemble des connaissances et des techniques mises en œuvre pour assurer


aux tout petits une croissance et un développement normaux.

• Ensemble des pratiques et des savoirs qui se rattachent au fait d’élever et de


soigner des enfants en bas âge.

• Historique
.
A la fin 19ème siècle, l’émergence et la reconnaissance de spécialités marquent
l’histoire de la médecine .Ce mouvement doit autant à l’évolution connaissances
médicales qu’à la situation extrêmement précaire de certaines couches de la
population face à la maladie.

La France est par ailleurs attachée à construire une politique d’assistance.

La santé de la mère et de l’enfant bénéficie en premier de ces mesures.

La défaite française de 1870 a été mise en partie sur le compte de la faiblesse


démographique du pays au regard de la puissance Allemagne, et la dépopulation est
vécue depuis comme un « péril national ». Contre la mortalité des femmes en
couches et la mortalité infantile s’engage alors une véritable croisade, dont certains
médecins se font les plus ardents défenseurs.
La spécialité des accoucheurs est la première à être reconnue en 1881. Les
maternités hospitalières sont réaménagées selon les nouvelles normes hygiénistes
de pasteur.

Puis toute une politique de suivi sanitaire de la petite enfance se met en place, avec
la création des consultations de nourrissons et des dispensaires, qui vont devenir les
laboratoires d’une discipline nouvelle : PUERICULTURE.

Dans les années 50, se développe une sous partie de la pédiatrie : Médecine
Néonatale.
Création de l’école de puériculture de la faculté de médecine de Paris
« 1920-1970 ».

• Quelle est l’importance de la puériculture ?

La puériculture, science de l’éducation infantile et art d’élever les enfants, intéresse


tous ceux qui songent à fonder une famille et c’est important.

BUTS
• Protéger l’enfant dès avant sa conception.
• Conserver la vie : pour cela, il faut : connaitre les causes de mortalité infantile et
lutter contre ses causes.
• Assurer et favoriser la croissance, pour cela il faut : - Etudier
la croissance de l’enfant et les facteurs favorisant ou perturbant cette croissance.
-Promouvoir l’application des facteurs favorables « alimentation-hygiène »
-Prévenir les facteurs perturbants « maladies-accidents,… »
• Eloigner les dangers inhérents aux dangers extérieurs et à la vie sociale.

• Puériculture et pédiatrie
• La puériculture :
- C’est tout ce qui touche à l’enfant.
- Comprend le soin à l’enfant en général, celui-ci n’est pas forcement malade.
• La pédiatrie :
- C’est un service de l’hôpital pour les enfants.
- Discipline médicale spécialisée dans l’enfant.
• Les différentes parties de la puériculture
• La puériculture préconception elle
Avant de faire un bébé, il est bon de faire « un point-santé »
• La puériculture prénatale
Concevoir un enfant dans les meilleures conditions possibles, ne suffit pas, il faut
une hygiène spéciale aux futures mamans, une hygiène de l’esprit.
Pendant tout le temps de la grossesse, il faut éviter à la femme enceinte les chocs
émotifs, ce n’est pas souvent possible dans les milieux pauvres, et là où le souci du
lendemain troublait déjà l’esprit, l’attente d’une nouvelle bouche à nourrir, d’un enfant
qu’il faudra vêtir et soigner ne peut qu’amener des soucis nouveaux.
Toutes les impressions morales et physiques de la mère ont leur retentissement sur
l’enfant, et contribuent à modifier sa constitution comme son caractère.
• La puériculture péri et postnatale
-Etudie les facteurs entravant une naissance normale.
-Etudie les facteurs favorisant la croissance, et le développement complet de l’enfant
et d’en faire un adulte sain de corps et d’esprit.
Notions sur les différents stades du développement de
l’enfant
Introduction
Les enfants sont une source de joie et une bénédiction accordée par Allah à leurs
parents dans ce monde , ils vivifient le cœur , réjouissent l’âme et sont un plaisir pour
les yeux .
L’avenir de toutes les sociétés repose sur les enfants , dont il faut absolument
assurer la santé , la croissance et le développement .
Les enfants sont susceptibles d’être victimes de malnutritions et de maladies
infectieuses , qu’il est souvent possible de prévenir .
Les nouveau-nés sont particulièrement vulnérables .

Définition
• Du point de vue biologique , un enfant est une personne qui n’est pas en âge
de d’avoir elle-même des enfants

• L’enfance est une période de l’évolution de l’homme qui se situe au début de


son existance .
L’enfance débute dès les premiers jours de vie d’un être humain et se termine à la
puberté , qui marque le début de l’adolescence .

• Le mot « enfant » vient du latin « infans » qui signifiait chez les romains
« celui qui ne parle pas »

• Un ou une enfant est un jeune être humain , garçon ou fille , en cours de


développement et dépendant de ses parents ou autres adultes .

Classification
❖ Le nouveau-né : 0 – 28 jours
❖ Le nourrisson : 29 jours – 1 ans
ère
❖ La 1 ou petite enfance : 1 – 2 ans et demi, « fin de la première dentition
me me
❖ La 2 ou moyenne enfance : 2 ans et demi – 6ans « début de la 2
dentition »
me
❖ La 3 ou grande enfance : 6 ans – puberté
❖ La puberté : époque d’évolution sexuelle 12 – 15 ans
❖ L’adolescence ou les années de jeunesse : fin de la croissance 12-15 ans
jusqu’à 17-18 ans
Notion de développement et de croissance
• Durant l’enfance plusieurs mécanismes, systèmes et organes sont encore
immatures.
• Le volume des organes et des os est limité.
• Le terme de croissance : Fait référence aux changements mesurables qui se
produisent sur l'organisme du petit enfant.
• Le terme de développement : se réfère aux changements fonctionnels qui
permettent à l’organisme de devenir adulte.
Le développement affectif, social et psychique des enfants en base a un impact
direct sur le développement et sur l’adulte qu’ils deviendront, il est donc important de
comprendre la nécessité d’investir chez les très jeunes enfants afin de maximiser
leur futur bien être.

Les stades du développement chez Piaget : Définition

• La pensée se construit par de grandes étapes = stades. Un stade doit avoir


lieu avant qu’un autre puisse se mettre en place. Ainsi un enfant ne peut pas
apprendre les multiplications avant d’avoir appris les additions. Les stades
vont donc se dérouler dans le même ordre pour tous les enfants mais pas
forcément au même âge.

• Pour Piaget, l’intelligence se construit petit à petit et elle se caractérise par le


fait que l’enfant comprend le monde d’une façon différente à mesure qu’il
avance en âge.

Développement de l’enfant et environnement


Son développement est lié à ses interactions avec l’environnement. L’enfant va faire
des « expériences » travers ses jeux pour comprendre le monde qui l’entoure.

Notions sur les stades du développement de l’enfant


❖ Stade sensori-moteur : « de la naissance à 2 ans »
▪ Se caractérise par la compréhension que l’enfant a du monde,
coordonnant les expériences sensorielles avec les actions physiques. A ce
stade, le développement avance en partant des réflexes innés.
▪ L’acquisition principale, est la découverte peu à peu que les personneset
les objets continuent d’exister même quand on ne les voies pas.

Stade préopératoire : « de 2 à 7 ans »

Vers 03 ans = événement très important= la scolarisation


▪ L’enfant commence à rentrer en relations avec d’autres enfants ;
▪ L’acquisition principale est le langage, des notions d’espaces temps et de
concret ;
▪ Ne maitrise pas l’abstrait ; et ne peut se mettre à la place des autres
▪ Sa curiosité est sans limite, d’où l’importance de poser les 1ers interdits.
Stade opératoire : « de 7 à 12 ans »

• Commence à avoir des raisonnements logiques.


• Comprend mieux les situations.
• Il se fait son propre opinion

Stade formel : « dès 12 ans – 16 ans »


▪ L’acquisition du raisonnement logique
▪ Possibilités de produire des hypothèses sur un sujet.
▪ Progression des opérations mentales.
▪ S’intéresse aux questions d’ordre morales.
Le nouveau-né

❖ Introduction
Les enfants sont une source de joie et une bénédiction accordée par Allah à leurs
parents dans ce monde, ils vivifient le cœur, réjouissent l’âme et sont un plaisir pour
les yeux.
L’avenir de toutes les sociétés repose sur les enfants, dont il faut absolument assurer
la santé

I. Définition.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nouveau-né est un enfant de moins de
28 jours.
Le terme d’une naissance étant défini comme 41,5 semaines après le 1er jour des
dernières règles « 41,5 SA : Semaines d’Aménorrhée »
On distingue :
Après 41,5 SA : nouveau-né post-terme
37 à 41,5 SA : nouveau-né à terme
De 24 à 37 SA : nouveau-né prématuré

• De 28 jours à 23 mois, l’enfant est appelé Nourrisson


• La discipline médicale qui s’intéresse aux nouveau-nés s’appelle la
Néonatologie

II. Adaptation à la vie extra utérine


▪ Au moment de la naissance, le nouveau-né passe de la vie aquatique
materno-dépendante à l’autonomie aérienne.

▪ Pour que cette transition soit harmonieuse, il faut l’instauration efficace


des grandes fonctions vitales, cela implique l’intégrité des organes du
nouveau-né et leur bon fonctionnement.

▪ Donc une bonne adaptation à la vie extra utérine implique :


➢ L’instauration d’une respiration efficace :
La transition de la vie fœtale à la vie extra utérine est caractérisée sur le plan
respiratoire par le passage des poumons d’un milieu liquide à un milieu aérien.
➢ Une adaptation du système circulatoire :
Les vaisseaux du cordon ombilical disparaissent, le trou de botal se ferme : les
oreillettes ne communiquent plus, la circulation du cœur droit et du cœur gauche est
désormais séparée.
Une double circulation se met en route : circulation pulmonaire et générale.

➢ La prise en charge par le rein de la régulation du milieu intérieur :


C’est la filtration, en in utero, il n’y avait pas la production d’urine.

➢ L’autonomisation de la thermorégulation :
Elle se met en place dans la première heure de vie.

➢ La mise en place d’une glycorégulation


Elle se fait par de faibles stocks de glycogène, une alimentation précoce est
nécessaire pour lutter contre l’hypoglycémie.

III. /Evaluation de l’état de santé général « le score


d’APGAR »
Dès la naissance, les capacités du nouveau-né sont testées, évaluées, notées par la
santé et donc les soins ou gestes qui en découlent.
Ce test a pour nom APGAR
[Test d’APGAR a été mis au point en 1952 par une anesthésiste Américaine :
Virginia APGAR afin d’estimer la vitalité d’un nouveau-né ainsi que ses capacités
d’adaptation à la vie extra utérine.]
La vitalité du bébé est évaluée à 1 minute puis à 5 minutes de vie. Si le score des
premières évaluations s’avère trop faible, le test peut être recommencé à 10, 15 puis
20 minutes.
A= Aspect : coloration de la peau
P= Pouls : rythme cardiaque [>100]
G= Grimaces : réactivités [cri vif]
A= Activité : tonus
R= Respiration et cri : cri vigoureux

Le score d’APGAR est un test qui permet de contrôler les fonctions vitales du
nouveau-né et en particulier ses fonctions cardio-respiratoires et pulmonaires.
Méthode de calcul :
Le score d’APGAR consiste en une cotation de 5 items, notés chacun de 0 à 2.
Ce calcul est effectué trois fois : à 1, 5 puis à 10 minutes après la naissance.
Résultats :
- Un score normal est compris entre 8 et 10.
- Entre 3 et 8, les gestes adaptés doivent être pratiqués rapidement
« désobstruction, stimulation, etc. »
- Inférieur à 3, le nouveau-né est en état de mort apparente et doit être réanimé
d’urgence. ce score sera indiqué sur la fiche d’APGAR et le carnet de santé.
Intérêt :
- Il est prédictif
- Permet de pronostiquer les risques de mortalité néonatale, d’anomalies
neurologiques ou d’infirmité motrice cérébrale, et ce surtout en cas de mauvais score
à 5 minutes.
- Permet aux médecins d’adapter leurs gestes et leurs soins à l’état de santé du
nouveau-né.

IV. Caractéristiques physiques du nouveau-né :


Certaines caractéristiques du nouveau-né peuvent surprendre les nouveaux parents,
la plupart d’entre elles leur permettent de s’assurer que leur bébé va bien.

-1- Mensurations
• Poids = 3300g « +/- 500g »
• Taille = 50 cm « +/- 2cm »
• Périmètre crânien = 35 cm « +/- 2cm »
• Périmètre thoracique = 33 cm
-2- Critères morphologiques
a) Peau : est rose, fine, fragile
✓ La coloration de la peau est fréquemment érythrosique « plus rouge en
raison du nombre élevé des globules rouges »
✓ La coloration de la peau est bleuâtre = cyanose
✓ La coloration de la peau jaune = Ictère
✓ Recouverte d’un enduit sébacé blanchâtre, graisseux, elle est surtout
dans les plis « rôle protecteur » = Vernix de caseosa ; il disparaitra
rapidement.
✓ Le bébé est parfois recouvert d’un duvet très doux sur le haut du dos,
les épaules, le front et les tempes = Lanugo « disparaîtra la première
semaine de vie »

✓ Le visage du bébé est constellé de petits points blancs, surtout autour


du nez, c’est = Points milliaires « Milium », dus à l’obstruction des
glandes sébacés, disparaîtront au cours des premières semaines.

✓ Les taches mongoloïdes = taches gris –bleu localisées sur les fesses
ou le bas du dos .Elles resteront, mais s’atténueront.

✓ Les angiomes plans : petites taches rosées, disparaissent la première


année.

b) Tête : volumineuse proportionnellement au reste du corps, elle représente un


quart de la longueur du corps .Elle est ballante due à l’hypotonie des muscles du
cou.

c) Crâne : Présente deux espaces membraneux

- La grande fontanelle = fontanelle antérieure


- La petite fontanelle = fontanelle postérieure

d) Membres : repliés sur le corps « hypertonie des membres »

e) Tronc : Flexion du corps en position assise « hypotonie des muscles du tronc.

f) Abdomen : Mou et volumineux.

g) Yeux :Bleu-gris à la naissance, la couleur n’est pas définitive avant 3 mois -1 an.

h) Seins et organes génitaux :


- Fille : petites lèvres et vulve gonflées, présence de substance blanchâtre,
voir même du sang.
- Garçon : testicules en place, dans le scrotum.
- Gonflement des seins, avec écoulement blanc chez la fille : problème
hormonal.

I)Selles : les premiers jours, fonces, vert, ou noires et collantes = Méconium

V. Caractéristiques physiologiques
-1- La fonction respiratoire : le nouveau-né respire par le nez, bouche
fermée, son rythme respiratoire est rapide 40 à 50 mouvements / minute avec pause
de 10 à 15 secondes.

-2- La fonction circulatoire : dès la naissance ; la circulation sanguine se met


en route, les vaisseaux ombilicaux disparaissent, la fréquence cardiaque est de 120
à 150 battement / minute.

-3- La fonction digestive : dès la naissance, l’estomac du nouveau-né peut


recevoir une alimentation lactée. L’intestin évacue le méconium entre le 1 er et le 5ème
jour de naissance .C’est un liquide visqueux, noir verdâtre.

-4- La fonction rénale : la 1ere miction a lieu toujours avant la 36 ème heure de
vie.

-5- Le système nerveux central :C’est l’organe le plus immature à la


naissance, son développement va se poursuivre pendant plusieurs années et ne
sera définitif qu’à l’âge adulte.

-6- La fonction thermorégulatrice : le jeune enfant se défend mal contre le


chaud et le froid.

-7- Immunité
Le système immunitaire du nouveau-né est compétent, mais naïf « met du temps à
réagir ».
Pendant le 3ème trimestre de la grossesse, il y a un transfert transplacentaire
d’immunoglobulines G « IgG ».
A la naissance, l’allaitement maternel transmet au nouveau-né des IgA maternelles
dirigées spécifiquement contre les antigènes des bactéries vaginales maternelles.
VI. Caractéristiques neurologiques du nouveau-né :

• Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques involontaires


qui apparaissent chez le bébé dans la vie intra utérine.
• A la naissance, le système nerveux n’est pas mature, les mouvements qu’il
effectue sont des réflexes innés, leur disparition vers 3 à 4 mois, traduit le
bon développement du système nerveux.
L’état neurologique est évalué, en vérifiant la présence des réflexes
archaïques.

-1- Marche automatique


Le bébé en le tenant par les aisselles et le penchant légèrement en avant. A partir du
moment où les pieds du nouveau-né sont posés sur une surface plane, il va effectuer
un ou deux pas sur la pointe du pied.

-2- Réflexe de Moro


Le bébé est tiré vers le haut, les membres supérieurs, en laissant retomber
doucement la tête du nouveau-né, ce qui déclenche une rapide abduction des
membres supérieurs suivi d’un cri .

3- Réflexe d’agrippement ou Grasping


En plaçant notre doigt dans la paume du bébé, ce qui- provoque une fermeture des
doigts puis un agrippement tellement fort que l’on peut parfois soulever le bébé avec
les deux mains.

-4- Reflexe de succion


Quand on introduit un objet ou un doigt dans la bouche du nouveau-né, il déclenche
automatiquement le mouvement de succion.
-5- points cardinaux
Quand on stimule le pourtour de la bouche, le bébé se tourne vers ce stimulus et fait
un mouvement de la bouche en direction du point qui vient d’être stimulé.
1) Les malformations congénitales du nouveau-né

• Une malformation congénitale est une malformation qui est présente à la


naissance sans être ni héréditaire, ni génétique.
• Les malformations congénitales peuvent concerner n’importe quel organe du
corps, notamment les suivants :

➢ Os, articulations, et muscles.


➢ Cerveau et colonne vertébrale.
➢ Tube digestif.
➢ Cœur.
➢ Voies urinaires et organes génitaux.

• Facteurs de risques

➢ Survenue naturelle « ectopie testiculaire »


➢ La consanguinité.
➢ La consommation d’alcool.
➢ Environnement.
➢ Médicaments.

• Comment vérifier l’intégrité du nouveau-né ?


Avant d’être habillé, le nouveau-né doit bénéficier dès la salle de naissance d’un
premier examen clinique rapide destiné à s’assurer de l’absence de toute
malformation congénitale immédiatement préoccupent ou pathologie.

➢ Eliminer l’atrésie des choanes par l’introduction de la sonde nasale.


➢ Eliminer l’atrésie de l’œsophage par l’introduction d’une sonde gastrique.
➢ Eliminer l’atrésie anale par l’introduction d’une sonde rectale.
➢ La vérification de l’absence d’anomalies.

La prise en charge du nouveau-né à la naissance

Introduction
Les conditions d’accueil du nouveau-né doivent être optimales pour ne pas nuire aux
efforts physiologiques d’adaptation à la vie extra utérine
Les soins à la naissance doivent être systématiques, bien codifiés et bien connus par
le personnel soignant afin de répondre à ses besoins à savoir:
✓ Besoin de s’adapter à la vie extra utérine.
✓ Besoin de l’organisme « alimentation, hygiène, …. »
✓ Prévention de divers complications : « hypothermie – infection –hypoglycémie »

Deux principes généraux à respecter :


- Eviter l’infection : l’hygiène doit être rigoureuse, lavage des mains répété entre
chaque soin, et chaque enfant, locaux et matériels nettoyés et désinfectés.

- Eviter le refroidissement : par des gestes rapides et précis, salle de soins


chauffée et il faut éviter tout courent d’air.

Buts
- Prévenir certaines maladies.
- Eviter certaines complications.

1) Accueil du nouveau-né
Avant toute intervention pédiatrique en salle de naissance :
➢ Anticipation :
• Présence d’un personnel formé à la réanimation
• Connaitre les facteurs de risques

➢ Préparation du personnel et du matériel / Préparation de la salle de


naissance :
▪ Allumage de la table chauffante
▪ Vérification du matériel d’aspiration
▪ Vérification du matériel d’intubation
▪ Vérification du matériel de cathétérisme veineux ombilical
▪ Préparation des solutés et des drogues
▪ Incubateur de recueil
▪ Lavage des mains
▪ Habillage du personnel
▪ Stéthoscope …….

2) Soins à donner au nouveau-né


La prise en charge du nouveau-né à la naissance doit respecter trois « 03 » règles
suivantes :
✓ Normo thermie : séchage, linge chaud, peau à peau
✓ Asepsie : mains propres, linge propre
✓ Sécurité : surveillance et vigilance

Dès la naissance, l’enfant est posé sur le ventre de sa mère, cordon clampé et
sectionné, séché soigneusement, couvert d’un lange chaud, libération des voies
aériennes …

Le premier examen clinique en salle de naissance :


a. Inspection générale
▪ Malformation apparente/anomalies
▪ Intégrité corporelle
▪ Coloration
▪ Etat cutané
b. Palpation
▪ Tête
▪ Visage
▪ Abdomen
▪ Colonne vertébrale
▪ Luxation de la hanche
▪ Tonicité des membres
c. Auscultation
▪ Cardiaque
▪ Pulmonaire
d. Examen neurologique

Les soins standards au bébé seront effectués successivement : température, pesée,


soins du cordon, habillage, collyres, mensurations, vitamine k, empreinte de
l’enfant, …

- Aider les mères à commencer à allaiter la ½ heure qui suit la naissance


« recommandation de OMS »
- Dépistage de l’atrésie des choanes, l’atrésie de l’œsophage et l’imperforation anale.

- Bracelets d’identifications de la mère et de l’enfant « mention du nom, sexe, poids,


date et heure de naissance.

❖ Désobstruction rhino-pharyngée et aspiration gastrique


L’aspiration rhino-pharyngée permet de :
• Dégager les voies respiratoires supérieures pouvant être encombrées
par du liquide
• Permettre une respiration efficace du nouveau*né
• Vérifier la perméabilité des voies aériennes supérieures « l’obstruction
des choanes provoque une détresse respiratoire grave car le nouveau-
né est incapable de respirer avec la bouche »
La désobstruction s’effectue en introduisant une sonde souple par le nez, puis
par la bouche jusqu’au pharynx.
L’aspiration gastrique vient compléter, éventuellement la manœuvre.
❖ Soins du cordon
Les soins du cordon sont procédés par à une éventuelle vérification des
vaisseaux ombilicaux « 2 artères et 1 veine »

❖ Administration de vitamine K1
La vitamine k1 permet de prévenir les hémorragies du nouveau-né.
❖ Soins des yeux
Instiller une goutte de collyre « nitrate d’argent » dans chaque œil, le collyre a
pour but de prévenir l’infection oculaire due aux microbes des voies génitales de
la mère lors de l’accouchement.
❖ Prise des mensurations
Les mensurations du nouveau-né comprennent la pesée, la mesure de la taille,
du périmètre crânien et du périmètre thoracique.
Ces points servent de points de repères pour la surveillance de la croissance
staturo-pondérale du nouveau-né.
Elles permettent également de dépister les anomalies de la croissance intra
utérine « hypotrophies »
❖ Pose de bracelet
L’identification du nouveau-né doit se faire avant la sortie de l salle de travail.
Un bracelet porte : le nom, le sexe du nouveau-né, la date et l’heure de la
naissance.
Le bracelet sera conservé au poignet du nouveau-né jusqu’à sa sortie de la
maternité.

❖ Prise de la température
La vérification de la température doit se faire avant l’habillage du nouveau-né.
Elle permet aussi de dépister les imperforations anales.
❖ Habillage
Les habits du nouveau-né sont variables selon la saison et la température
ambiante, il faut surtout éviter le refroidissement.
❖ La mise au sein
Si la maman désire allaiter précocement son enfant, on veillera à lui apporter
l’aide dont elle a besoin.
❖ Transmission écrite des soins réalisés
Les soins sont inscrits sur le dossier du nouveau-né, carnet de santé, …
La transmission écrite sert à établir un « suivi » dans la surveillance du nouveau-
né et adapter les soins n fonction des besoins spécifiques de ce dernier.

3) Surveillance et vigilance

La mère et l’enfant sont surveillés 2 heures en salle de naissance, puis ils sont
emmenés dans le service de suites de couches, il est donc important d’effectuer une
surveillance surtout les 6 premières heures, car des décompensations sont
possibles, pour la mère et pour l’enfant.
Pendant cette période la sage-femme, l’infirmière et l’aide-soignant, vont tout mettre
en œuvre pour que tout se passe bien et que s’établisse une relation mère-enfant
harmonieuse.

➢ Surveillance des paramètres vitaux : la respiration et le rythme cardiaque


➢ Vérifier la température corporelle
➢ Surveiller la coloration de la peau
➢ Surveiller l’émission des selles et des urines
➢ Surveiller le cordon
➢ Surveiller le comportement
➢ Surveiller l’alimentation

Quels problèmes peut-on rencontrer ?


• Les régurgitations
• Les coliques
• Les cris

Le nouveau-né prématuré
-1- Définition
Le nouveau-né prématuré est un enfant né avant la 37ème semaine
d’aménorrhée « SA ».
Son état de santé ne dépend pas de son âge de naissance, mais de son
immaturité à la naissance.

-2- Classification
• Prématurité simple : âge gestationnel de 33 à 37 SA
• Grande prématurité : âge gestationnel de 28 à 32 SA
• Très grande prématurité : âge gestationnel moins de 28 SA
-3- Etiologie
On relève de nombreuses causes :
Causes socio-économiques
• Age maternel <à 18 ans, > à 40 ans
• Activité maternelle excessive : surmenage, voyage
• Mauvaises conditions socio-économiques

Causes médicales
• Maternelles : - générales « maladies chroniques, infections aigues,
drogues, alcool, tabagisme, etc. »
- utérines « malformations utérines ; béance du col »
• Fœtales : - malformations fœtales
- Grossesses multiples
Causes psychologiques
Refus de la grossesse

-4- Clinique
- Peau erythrosique, rouge vif, fine voire transparente ;
- Petit poids et petite taille ;
- Membres grêles ;
- Faible agitation ;
- Panicule adipeux sous cutané minime ;
- Les os mous ;
- Ongles fins et souples ;
- Lanugo abondant ;
- Fréquence respiratoire = 40-50 mouvements / min ;
- Fréquence cardiaque = 140-160 battements / min.

-5- Caractéristiques physiologiques du nouveau-né prématuré et


surveillance
Le nouveau-né prématuré présente une immaturité des grandes fonctions, cette
immaturité variant selon l’âge gestationnel .Il est installé dans un incubateur.
Les grants prématurés sont mis sous monitoring cardio-respiratoire.

Immaturité Risque Surveillance


Thermorégulation Hypothermie -Prévenir le
refroidissement à la
naissance « incubateur »
-Surveillance régulière de
la Température du
prématuré et incubateur
Respiratoire -Respiration irrégulière -Surveillance respiratoire
-Apnée par monitoring
-Cyanose -Aide respiratoire « Hood,
-Détresse respiratoire ventilation assistée »
-Thorax et abdomen nus
-Coloration de la peau
Fragilité vasculaire -Ecchymoses -Traitement à la vit k
-Hémorragies surtout -Coloration de la peau, le
cérébrale rythme cardiaque
Hépatique -Ictère fréquent -Surveillance du taux de
-Hypoglycémie bilirubine
-Coloration de la peau
-Surveillance de l
photothérapie
-Surveillance de la
glycémie
Digestive -Mécanique et sécrétoire -Date et heure
-Retard d’élimination du d’élimination du
méconium assez fréquent méconium
-Faible capacité gastrique -poids
-Aspect des selles
-Fractionner l’alimentation
Rénale -Difficulté à concentrer -Surveillance de la
ses urines diurèse
-Œdèmes fréquents -ECBU
Système nerveux -Hypotonie -Surveillance du
-Reflexes archaïques comportement
incomplets ou absents -Signes anormaux
selon le degré de la « convulsions »
prématurité
Immunitaire -Sensibilité aux infections -Asepsie rigoureuse+++
-Fragilité de la peau « personnel, matériel,
locaux »

-6- Rôle du soignant devant le nouveau-né prématuré en couveuse


Surveillance clinique
Voir tableau ci-dessus

Surveillance biologique
Pratiquée en fonction de l’état de l’enfant
Glycémie au talon par bandelettes réactives « dextrostix »

Le nursing
- Toilette quotidienne en évitant le refroidissement ;
- Eviter les gestes brusques et les stimulations excessives ou non adaptées aux
besoins du bébé ;
- Les odeurs : le nouveau-né est très sensible aux odeurs .Dans son incubateur, il
sera agressé par les odeurs des détergents et des désinfectants ;
- Attention au dosage des produits ; laisser sécher avant de réinstaller le bébé
« aération »

Vérification du bon fonctionnement du matériel


Nécessaire en cas d’aggravation respiratoire :
- Source d’oxygène, matériel d’intubation,….
- Surveillance du bon fonctionnement de l’incubateur

L’alimentation du prématuré
L’immaturité digestive du prématuré touche l’ensemble des fonctions nutritionnelles :
- Immaturité de la déglutition
- Estomac de faible contenance
- Immaturité des secrétions digestives et notamment pancréatiques

Donnés pratiques sur l’alimentation du prématuré


Le mode d’alimentation varie en fonction du poids et l’âge gestationnel, il est donc
impossible de proposer une conduite univoque, on retiendra :
- La nécessité d’une alimentation précoce dès la première ½ heure de vie
- De préférence le lait maternel
- A défaut, un lait spécial pour prématuré
- Sur le plan technique, l’alimentation du prématuré peut être en per os, par gavage
ou perfusion intraveineuse.

-7- Le contact avec les parents


La prématurité et la séparation maternelle prolongée qui en résulte, sont
responsables :
- Chez l’enfant, de troubles du développement psycho-affectif
- Chez les parents, d’une anxiété importante et d’un sentiment de culpabilité d’un
rejet de l’enfant
Le soignant doit donc :
- Rassurer, réconforter et renseigner les parents
-Favoriser les contacts physiques entre la mère et l’enfant, y compris dans
l’incubateur, une fois passé la période de risque vital

-8- L’incubateur
Appelé également couveuse ou iso lette, est un appareil qui se compose de deux
parties :
* Une partie supérieure : grand habitacle en plexiglas, comportant des hublots, à
l’intérieur, un matelas et un support de matelas.
*Une partie inférieure : contenant
-à l’intérieur un ventilateur, une résistance et un bac d’humidification.
-à l’extérieur un tableau d’affichage électronique concernant les touches ;
arrêt/marche, l’afficheur de température, du degré d’humidité et le système d’alarme.

L’intérêt de cet incubateur est de :


- Surveiller correctement l’enfant
- Le protéger contre les infections
- Le réchauffer et éviter son refroidissement

Entretien et désinfection
Entretien au quotidien : tous les matins après la toilette de l’enfant il faut :
- Nettoyer l’habitacle, le matelas puis désinfecter avec un produit qui soit le moins
toxique et le moins allergisant possible
- Vidanger et renouveler l’eau du bac

Entretien périodique : chaque semaine, et en l’absence du bébé ; il faut :


- Démonter les pièces amovibles de l’appareil ;
- Plongez les dans une solution de pré désinfection ;
- Désinfecter, rincer, sécher et remonter ;
- Nettoyer l’intérieur et l’extérieur de l’habitacle ;
- Vidanger, laver et rincer le bac à eau ;
- Vérifier s’il y a lieu de changer le filtre.

Stérilisation
Elle peut être pratiquée selon différents modes :
- Avec des comprimés de formol, pendant 24 heures
- Au moyen d’un appareil générant de la vapeur à 130 -150 degré sous pression de
4-6 bars
- Dans un local réservé à cet usage
- DDSH

Le développement staturo-pondéral
I. Définition
Le développement staturo-pondéral correspond à l’ensemble des phénomènes
physiques qui contribuent à la croissance d’un enfant .Il commence dès la
conception et prend fin à l’âge adulte.

II. Les caractéristiques du développement


Trois « 03 » caractéristiques essentielles :
1. Phénomène global :
➢ Croissance pondérale et staturale
➢ Augmentation de volume des organes et viscères
➢ Evolution des proportions des différents segments du corps
➢ Maturation des os

2. Le rythme de l’enfant est variable selon les périodes de la vie :


➢ Très rapide durant la vie intra-utérine
➢ Rapide de la naissance à 2 ans
➢ Plus long de 3 à 10 ans
➢ Rapide à l’adolescence

3. Le rythme de développement est un phénomène unique spécifique à


chaque individu :
D’où l’intérêt d’établir pour chaque enfant un suivi médical des différents paramètres
de croissance. (Courbes de croissances rapportées sur le carnet de santé de
l’enfant)

III. Les enjeux du suivi de la croissance


➢ Observation objective du développement somatique de l’enfant
➢ Détecter les anomalies de la croissance le plus tôt possible et en
particulier des retards de croissances staturales, pour une prise en
charge précoce
➢ Indicateur essentiel de l’état de santé de l’enfant
➢ Prévention : risque de développer un surpoids ou une obésité

IV. Facteurs influençant la croissance


Il existe 3 types de facteurs :
-1- L’ENVIRONNEMENT

• L’alimentation : la nutrition altère la croissance, en anténatal avec le rôle du


placenta « insuffisance placentaire-bébé hypotrophie », en post-natal ;
carences alimentaires « quantitative qui ne permet pas à l’organisme
d’assurer à la fois ses besoins de fonctionnement et de croissance ; qualitative
perturbant l’assimilation » ,pathologies digestives « maladie cœliaque »,
obésité , et facteurs énergétiques « le substrat-nutriment- et l’o2 cas des
enfants du HIMALAYA qui sont de petites taille »
• La maladie : l’état de santé de l’enfant lui-même
• Conditions sociaux économiques : conditions de logement, bruit, pollution.
• L’équilibre psychosocial : un déséquilibre psycho-affectifs ralentit l’appétit
du jeune enfant.
• L’hygiène de vie : respect du biorythme de l’enfant.

-2- Facteurs génétiques


• Facteur familial : l’hérédité influence la taille définitive et le déroulement de la
croissance.
• Facteur lié au sexe : les courbes de croissance distinguent filles et garçons.
• Facteur éthique

-3- Facteurs endocriniens


• L’hormone de croissance : secrété par l’hypophyse, elle agit sur les cartilages
de conjugaison.
• Les hormones thyroïdiennes : l’hypothyroïdie entraine un retard de croissance
• Les hormones corticosurrénales : hypercorticisme entraine un retard de
croissance.
• Les hormones gonadiques : secrétées par les gonades, sont responsables de
l’accélération de la croissance à la puberté.

V. Les différentes mesures de la croissance

-1- La croissance pondérale


• Le nouveau-né à terme pèse environ 2700g et 4500g –moyenne 3000g –
• Une perte physiologique de 5 à 10 % du poids de naissance, reprends son
poids initial 2 à 3 semaines
• La prise de poids est rapide au cours de la 1ère année
• Le nourrisson double son poids de naissance à 5 mois
• Triple son poids de naissance à 12 mois
• Quadruple son poids de naissance à 2 ans
• Ensuite :

Age de l’enfant Poids approximatif


3 ans 13 – 15 kg
4 ans 16 kg
5 ans 18 kg
6 ans 20 kg

L’évolution de la courbe pondérale peut être soumise à des variations :


- Ascendante : suralimentation-obésité
- Descendante : dénutrition – carences et états pathologiques
La surveillance du poids sera régulière :
- Tous les jours dans un service de néonatologie
- Toutes les semaines, le 1er mois de vie
- Tous les mois jusqu’à 2 ans
- Tous les 6 mois jusqu’à 6 ans
- Une fois / an jusqu’à la fin de l’adolescence
Intérêt :
- Apprécier le développement pondéral
- Etablir un régime, une hydratation adéquate
- Posologie médicamenteuse
- Suivre l’évolution de certaines pathologies
Technique de la mesure du poids :
- Enfant complétement dévêtu
- Position allongée ou assise
- Préparer le pèse bébé « propreté et champs »
- Vérifier le tarage
- Peser
-Noter et tracer la courbe
- Faire attention à la sécurité de l’enfant
- Penser à nettoyer le matériel

-2- La croissance staturale


- Un nouveau-né normal mesure entre 48 – 52 cm, soit une moyenne de 50 cm.
- La croissance la 1ère année de vie est très rapide, puisque l’enfant va grandir de 25
cm.
- Au cours de la seconde année, elle est plus lente puisque le gain en taille n’est que
de 11 cm.
- Double sa taille de naissance à 4 ans.
- Puis elle va toujours en ralentissement jusqu’à la fin de l’adolescence, à raison de 8
cm / année jusqu’à 6 ans.

Age de l’enfant Taille – cm -


A la naissance 50
6 mois 65
1 an 85
3 ans 93
4 ans 102
6 ans 116
8 ans 128
10 ans 138
12 ans 152

L’évolution de la taille sera dite normale, lorsque la courbe staturale de l’enfant


se situera dans la partie grisée de la courbe de la taille.

Mesurer régulièrement l’évolution de la taille :


- Tous les mois la 1ère année de vie
- Tous les 2 mois la 2ème année de vie
- Régulièrement tous les 6 mois jusqu’à 6 ans.
- Une fois / an jusqu’à la fin de l’adolescence

Technique de la mesure de la taille


- Mesurer l’enfant allongé jusqu’à 2 ans
- La mesure se fait sur un enfant dévêtu
- Préparer la toise et la poser sur la paillasse
- Nécessité d’une aide pour maintenir l’enfant
- Noter la mesure et tracer la courbe
- Attention a la sécurité de l’enfant
- Désinfection de la paillasse et la toise en fin de soin

-3- Etude du périmètre crânien


- Un nouveau-né normal a un périmètre crânien se situant entre 34 et 36 cm, soit une
moyenne de 35 cm
- L’évolution est spectaculaire au cours de la 1ère année de vie
- A noter que la courbe d’évolution jusqu’à 1 année, le périmètre crânien correspond
à la taillePC = taille /2 + 10 CM

Age de l’enfant PC – CM -
A la naissance 35
3 mois 40
6 mois -2ème trimestre 43
1 an -3ème et 4ème trimestre 46
10 ans 53
Adulte 57

-4- Le périmètre thoracique


- A la naissance = 33 cm
- Jusqu’à 6 mois, le périmètre crânien est supérieur au périmètre thoracique
- Après 6 mois, le périmètre crânien = au périmètre thoracique =
- Vers 9 mois, le Pc est inférieur au Pt = 47 cm

La maturation
La maturation est l’ensemble des changements qui surviennent au cours de
l’enfance et de l’adolescence depuis la conception jusqu’à l’âge ou la maturité est
atteinte.

Quels sont les indices de la maturation ?


1- La dentition
- La dent est un organe minéralisé implanté dans le maxillaire, dont la partie visible
émerge de l’os.
- Les dents permettent la mastication qui constitue le premier temps de la digestion ;
- En soutenant les tissus, elles jouent un rôle dans l’esthétique du visage et dans la
prononciation des sons.
- Chaque dent est composée de différentes substances
- Chaque dent comporte 2 parties
- Une dentition dite palliative apparait dès le 2 ème semestre de la 1ère année de vie.
- Elle est complète vers 2 ans et ½ voire 3 ans
- Elle fera place dès 6 ans à la dentition définitive

Schéma d’une dent humaine

Différents types de dents


Il Ya 4 sortes de dents :
- Les incisives, au nombre de 8, couronnes tranchantes qui coupent ;
- Les canines, au nombre de 4, couronnes pointues qui déchirent ;
- Les prémolaires, au nombre de 8, couronne plate avec deux tubercules qui
écrasent ;
- Les molaires, au nombre de 12, dont 4 dents de sagesse, couronne plate avec
quatre tubercules qui broient.
Les troubles de la dentition
Très souvent, la poussée dentaire s’accompagne de manifestations diverses qu’il
convient de prendre en compte
- Hyper salivation
- Rougeur des gencives, éventuellement tuméfiées et douloureuses ;
- Rougeur des joues « feu de dent »
- Problème diarrhéiques et érythème fessiers

La dentition temporaire « dentition de lait »


Débute vers 7 – 8 mois, elle est composée de 20 dents, s’achève vers 2 ans et ½ - 3
ans
.
Apparition Dents Nombre Repères
8 mois Incisives 4
médianes
1 an Incisives 4 8 dents
latérales
1 an et 1/2 1ères molaires 4
2 ans canines 4 16 dents
3 ans 2èmes molaires 4 20 dents

La dentition définitive
A partir de 6 – 7 ans, la chute des dents se fait dans la même chronologie que leur
apparition ; s’installe alors la dentition définitive elle compte : 32 dents (dents de
sagesse y compris). On aura :
8 incisives+4 canines+8 prémolaires+12 molaires
2- La maturation osseuse (âge des os)

Le développement d’un enfant jusqu’à l’âge adulte est le résultat de phénomènes de


« croissance » et de « maturation », ces derniers sont essentiels et vont moduler le
« tempo » des différentes phases de croissance.

- Le développement d’un enfant quel que soit l’organe considéré, est le résultat de
phénomènes de « croissance » par multiplication des cellules, mais également de
phénomènes de « maturation ».

- Ainsi pour le développement cérébral, à la phase de multiplication de neurones


s’ajoutent des phénomènes de maturation neuromotrice, intellectuelle,
psychoaffective,…

- Pour ce qui concerne la croissance en taille, celle-ci résulte d’un allongement des
os du squelette, mais également de phénomènes de maturation squelettique.

- La taille adulte dépend de la taille du squelette ! ainsi, l’évaluation de la


« maturation squelettique », appelée encore « âge osseux », est utilisée pour juger
du stade de maturation d’un enfant pour ce qui concerne sa croissance en taille.

- Cet examen s’effectue en analysant très précisément une radiographie du poignet


et de la main gauche, avec éventuellement une radiographie du coude de face et de
profil.

- Cet examen étant essentiel, il doit parfois être revu par un spécialiste de la
croissance en fonction de son importance dans la surveillance de la croissance et
dans la décision de prescrire un traitement de la croissance.

-Il faut retenir que tous les enfants ne « murissent » pas de la même façon.
3- La maturation sexuelle
La maturation sexuelle suit en général un ordre déterminé dans les deux sexes.
L’âge de début et la rapidité du développement sexuel varient et sont influencés par
des facteurs génétiques et environnementaux.
La maturité sexuelle commence plutôt aujourd’hui qu’il Ya un siècle, probablement
en raison de l’amélioration de la nutrition, de la santé générale, et des conditions de
vie.
Les modifications physiologiques qui sous-entendent la maturation sont
Endocrinologie de la reproduction masculine et Endocrinologie de la reproduction
féminine.
- Chez les garçons
Les modifications sexuelles débutent par l’augmentation de la taille du scrotum et
des testicules, suivie de l’allongement du pénis et de la croissance des vésicules
séminales et de la prostate.
Ensuite, les poils pubiens apparaissent 2 ans environ après la pilosité pubienne.
La poussée de croissance débute habituellement 1 an après que les testicules aient
commencé de grossir.
L’âge médian de la première éjaculation (12,5 -14 ans) est influencé par des
facteurs psychologiques, culturels et biologiques.
La première éjaculation se produit environ 1 an après l’accélération de la croissance
du pénis.
La gynécomastie, habituellement sous forme de bourgeons mammaires est
fréquente chez les jeunes adolescents garçons et régresse habituellement en
quelques années.
- Chez la plupart des filles
Le bourgeon mammaire est le premier signe visible de la maturation sexuelle, suivie
de près par l’accélération de la croissance.
Peu après, les pilosités pubienne et axillaire apparaissent.
Les premières règles (ménarche) apparaissent en général 2 ans après le début du
développement mammaire, alors que la croissance staturale ralentit après avoir
atteint son pic.
La ménarche apparait dans une large fourchette d’âge, la plupart des filles l’ayant 12
ou 13 ans.
Le développement psychomoteur de l’enfant

Définition
Le développement psychomoteur de l’enfant concerne l’ensemble des progrès
accomplis par l’enfant, tant sur le plan psychique (intelligence, langage, affectivité)
que sur le plan moteur (mouvement du corps et des membres).

II/ Les conditions d’un bon développement psychomoteur


Le développement psychomoteur est étroitement lié à:
 La maturation cérébrale;
 La qualité d’échanges affectifs;
 La stimulation de l’environnement.

III/ Le Développement des potentialités motrices et sensorielles


Au cours des premières années les potentialités de l’enfant vont se développer dans
les domaines:

1/ Développement moteur
L’évolution motrice permet à l’enfant d’acquérir progressivement une grande liberté
des mouvements et une certaine autonomie.
 Les postures : (c’est-à-dire le maintien de la tête, du tronc et des membres)
vont évoluer rapidement, elles passent de l’état de réflexe à un comportement
de plus en plus élaboré;
 La préhension : (c’est-à-dire la prise des objets avec la main) permet à
l’enfant de découvrir son environnement, elle va s’affiner progressivement, lui
assurant une bonne coordination du geste et une indépendance manuelle.

2/ Le développement sensoriel
Le développement sensoriel se fait surtout au cours des 3 premiers mois.

2.1/ L’audition:
Les premiers jours: le nouveau né perçoit les bruits mais n’écoute pas, il est très
sensible à l’intensité des sons, la musique douce semble le calmer, la voix de sa
mère le rassurer, par contre les bruits fort l’excitent et le perturbent.
Le nouveau né ne localise pas le bruit.
La fin du 1er mois : le nourrisson réagit aux bruits forts, en revanche, il se calme
lorsqu’il entend de la musique (sauf avant la tétée lorsqu’il a faim), il entend très bien
mais il ne peut encore localiser le bruit.
2.2/ La vision:
La vision de l’enfant évolue considérablement au cours des 3 premiers mois.
▪ À la naissance, le nouveau-né fixe attentivement le visage de l’adulte placé
face à lui;
▪ Vers 1 mois, le nourrisson peut suivre des yeux un objet proche de lui, de
grosse taille, qui se déplace sur une ligne médiane jusqu’à un angle de 90°;
▪ Vers 2 mois, le nourrisson peut suivre des yeux un objet proche de lui, de
grosse taille, qui se déplace sur une ligne médiane d’un coté à l’autre du lit
‘angle de 180°);
▪ Vers 3 mois, le nourrisson peut tourner la tête pour suivre des yeux un objet
en mouvement;
▪ À 3 mois, le nourrisson est captivé par ses petites mains (c’est l’âge du
regard de la main, 1ère étape de découverte de son corps);
▪ Vers 4 mois, le nourrisson a une capacité visuelle identique à l’adulte.

3/ Le développement affectif et social

Age Le développement affectif et social

1 et 2 mois L’enfantest réceptif à la voix et à la présence de l’adulte qui s’occupe


de lui
L’enfant aime la compagnie des adultes, c’est l’âge de la première
3 et 4 mois socialisation ;
L’enfant utilise « le langage du corps » pour se faire comprendre,
ses cris et ses gestes sont devenus des « signes d’appel ».

C’est l’âge de la préhension volontaire, d’où l’intérêt pour la


5 et 6 mois manipulation des objets;
C’est l’âge de l’introduction de l’alimentation diversifiée.

C’est l’âge de l’angoisse de 8 mois, l’enfant différencie sa mère des


7 à 8 mois personnes étrangères, face à un visage étranger: il pleure, se cache
les yeux;
C’est l’âge de nouvelles expressions émotionnelles: il rit aux
éclats pour exprimer sa joie, il verse de grosses larmes quand il est
triste.

9et 10 L’enfant découvre à quatre pattes le monde environnant.


mois

L’enfant remarque tous les détails de l’environnement;


11 à 12 Il est fasciné par son « image » dans le miroir.
mois

C’est l’âge de la marche, l’enfant acquiert plus d’autonomie.


12 et 18
mois

L’enfant est « égocentrique », il joue le plus souvent seul, il s’empare


18 à 24 des jouets d’autrui « à moi ».
mois L’enfant traverse des phases d’agressivité.

L’enfant affirme sa personnalité.


▪ La construction du moi;
▪ Le développement de l’autonomie
3 ans De l’égocentrique à l’ouverture au monde:
▪ Rapport avec les copains;
▪ Rapport avec l’adulte.

L’évolution des relations familiales et sociales;


▪ L’adaptation individuelle à l’école maternelle, l’enfant fait
De 3 à 6 connaissance au nouveau milieu social;
ans ▪ L’insertion dans un groupe d’enfants: à partir de 3 ans, le
groupe est nécessaire au développement de la personnalité
de l’enfant.

6 ans est l’âge de l’écolier;


7 ans est l’âge de raison: à cet âge l’enfant est inséré
obligatoirement dans deux groupes :
De 6 à 12 ▪ Le groupe familial : la famille sécurise l’enfant et joue un rôle
ans fondamental dans son équilibre et son évolution;
▪ Le groupe social : la vie sociale de l’enfant est intense, c’est
l’âge des camarades.

4/ Évolution du langage

Tranches d’âge Caractéristiques

1 mois Vagissements (cris du nouveau né)

2à4 Vocalises (sons riches en voyelles: a, eu, e….)


ère
1 mois
année Lallation ou babillage (chaines de syllabes riches en
5à8 consonnes : r….re, k…re, peu, beu
mois
9 à 10 Monosyllabes : (ma, pa, da) jargon non significatif
mois
Double syllabes: (ma…ma, da…da, pa…pa) jargon non
10 à 11 significatif mais stade du pré langage
mois
12 mois Mot phrase significatif : il résume toute une phrase (papa).

15 à 18 Langage globale significatif (association de 2 mots: papa


mois pati, bébé bobo)
2ème
année 2 à 3 ans Explosion du vocabulaire, l’enfant connaît plusieurs mots
et utilise le verbe

3ème 3 ans Maîtrise du langage : phrases correctes et mots bien


année prononcés.

5/ Le développement cognitif

De 0 à 2 ans :l’intelligence sensori-motrice


C’est une intelligence sans pensée, uniquement pratique qui se développe grâce à
l’expérience concrète
er
1 mois Actions réflexes
2 à 8 mois Actions découvertes par hasard sur le corps, puis sur les objets

8 à 24 Actions intentionnelles (désir, volonté) l’enfant ne découvre plus un


mois résultat par hasard, le but est prémédité avec l’action

De 2 à 3 L’intelligence opératoire concrète


ans L’intelligence opératoire concrète est une intelligence s’appuyant sur
une pensée correcte, il se trouve la solution dans sa tête, c’est le stade
de la compréhension.
La fonction symbolique se manifeste par :
▪ Le jeu symbolique ;
▪ L’imitation différée ;
▪ Le langage.
De 3 à 6 La pensée intuitive ou prélogique
ans L’enfant parle bien, il cherche à comprendre la réalité ;
L’enfant acquiert les notions de base : notions d’espace proche, de
temps proche et de nombre(<20).
De 7 à 12 La pensée logique
ans La pensée logique est celle du raisonnement ;
L’enfant dissocie le réel de l’imaginaire ;
L’esprit critique et la mémoire se développent ;
L’enfant comprend les notions abstraites d’espace lointain, de temps
de cause à effet et de nombr²e (>20) ;
L’enseignement scolaire va exploiter cet acquis notionnel dans les
cours de géographie, d’histoire et de physique.

L’adolescence : le raisonnement philosophique

Vers 13- L’adolescent aime les conversations animées au cours des quelles il fait
15 ans preuve de réflexion, de raison et de logique…remise en questions

Vers 16- C’est le raisonnement philosophique qui prédomine et marque


17 ans l’aboutissement de l’évolution intellectuelle
Le rôle de l’ISP:
Devant le développement moteur
- Sécuriser l’enfant
- Accepter la vitalité de l’enfant
- Etre tolérant
- Proposer des jouets variés selon l’âge de l’enfant
Devant le développement du langage
- Parler souvent au nourrisson
- Parler calmement , lentement en regardant l’enfant
- Associer les mots aux gestes
- Eviter le langage bébé
- Nommer les objets
- Verbaliser les actions
Devant le développement socio-affectif et intellectuel
- Ne pas lui créer de contraintes inutiles provoquant « non »
- Valoriser – féliciter ses activités
- Répondre à ses questions
- Lui imposer des limites
- Soutien et l’estime de l’enfant « lui pardonner, pas de menaces »
- Repérer difficultés sociales
- Gérer l’agressivité et prévenir la violence
- Education sanitaire des parents
Il faut garder l’esprit que le développement psychomoteur de l’enfant concerne
l’ensemble des progrès accomplis tant sur le plan psychique que sur le plan
moteur , ces deux phénomènes évoluent parallèlement .
L’allaitement maternel

Les mères ont plusieurs bonnes raisons d’allaiter , pour leur propre santé et celle de
leur enfant .Pour les enfants le lait maternel est l’aliment le plus nutritif .
L’allaitement permet le contact visuel et la proximité physique entre la mère et
l’enfant , ce qui renforce le lien entre eux .
Pour la plupart des mères , l’allaitement est une compétence qui s’apprend .Elles
peuvent donc avoir besoin d’astuces en matière de mise au sein et d’aide pour
placer leur bébé dans la bonne position.

Anatomie de la glande mammaire et physiologie de la lactation

Comment les seins produisent du lait ?


Définition de l’allaitement maternel «OMS»
Est le moyen idéal d’apporter aux nourrissons tous les nutriments dont ils ont besoins
pour grandir et se développer en bonne santé .

Les avantages de l’allaitement maternel


Le lait maternel:
▪ S’adapte parfaitement aux besoins du nourrisson;
▪ Apporte des anticorps;
▪ Permet une alimentation à la demande;
▪ Est rapidement digéré (environ 1 h 30);
▪ Favorise les contacts corporels et affectifs mère-enfant;
▪ Est gratuit.

Intérêt chez le bébé


•L’aliment idéal pour le bébé car il contient tous les éléments nutritifs indispensables
à son développement.
•Se digère facilement et limite le développement des allergies.
•Contient des anticorps
•La composition du lait évolue avec le bébé pour s’adapter à ses besoins
Intérêt chez la mère
•Diminue les risques du cancer du sein , du col ,de l’utérus et de l’ovaire.
•Permet à l’utérus de retrouver rapidement sa taille , sa forme et sa tonicité.
•L’ocytocine libérée en allaitant diminue les risques d’hémorragies post-partum

Les inconvenients de l’allaitement maternel


L’allaitement maternel peut paraître astreignant, la présence de la mère étant
nécessaire au moment des tétées.

Les variations de la composition du lait maternel


Au cours de la lactation
1.1/ La période de la sécrétion du colostrum : de la naissance au 6ème jour
C’est la période de la sécrétion du colostrum particulièrement riche en protéines,
oligo-élément, vitamines, facteurs immunologiques et biologiques adaptés aux
besoins du nouveau-né.
Son aspect est épais et jaune les premiers jours. Il est sécrété en petite quantité.

1.2/ La période de la sécrétion du lait de la transition : du 7ème au 21ème jour


Le lait de transition est plus riche en glucides et lipides.
1.3/ La période de la sécrétion du lait mature : du 22ème jour au moment du
sevrage
On observe une diminution du taux de protéines, une augmentation des lipides et
une augmentation sensible des glucides.

Au cours de la journée
Des différences sensibles dans les taux de graisses ont été notées au cours de la
journée, les taux les plus bas aux premières heures de la journée, les taux les plus
élevés vers le soir, avant le long repos de la nuit.

3/ Au cours de la tetée
En fin de tétée le lait contient plus de lipides qu’au début, ce qui semble donner au
nourrisson une agréable sensation de satiété.

Les contre-indications de l’allaitement maternel


1/ Contre indications provenant de la mère

- Les maladies graves: (cardiopathies, néphropathies, respiratoires sévères…..);


- Les maladies neurologiques graves
- Infection par le HIV
- Lésions sur le sein
- Maladies infectieuses « temporaires »
- Prise médicamenteuse
- Alcool , tabac , drogues .

2/ Contre indications provenant de l’enfant


- Galactosémie congénitale
- La phénylcétonurie
- Malformations de la bouche (fente labiale, fente palatine….) entrainant des
difficultés de la succion.
Les complications de l’allaitement maternel

1/ Les crevasses: lésions cutanées siégeant au niveau des mamelons, elles ont un
degré de gravité variable et sont très douloureuses.
2/ Les engorgements: ils résultent d’une mauvaise éjection du lait. Ils peuvent se
produire tout au long de la lactation.
3/ Les infections du sein:
▪ La lymphangite: c’est l’invasion du système lymphatique par les microbes. À
ce stade, le lait n’est pas infecté. On peut donc continuer à l’administrer à
l’enfant, mais une surveillance médicale est conseillée;

▪ L’abcès du sein: il s’agit d’une infection grave du sein. Les microbes, ayant
franchi la barrière lymphatique, ont contaminée toute la glande mammaire.
Le lait est infecté et il est hors de question de l’administré à l’enfant.

Conduite de l’allaitement
La mise au sein vise à transmettre du lait en quantité adéquate , et donc de drainer
le sein suffisamment pour perpétuer la production de lait .
Elle doit être réalisée précocement .
▪ Il faut des tétées fréquentes, il ne faut que des tétées, pas d’autre lait ;
▪ Les tétées de nuit sont normales jusqu’au 2 mois, après, elles s’espacent ;
▪ Pas d’horaires fixes, c’est le bébé qui règle la tétée ;
▪ La prolongation de la tétée au-delà de 15 à 20 minutes, augmente le risque de
crevasses ;
▪ Pas de pesés systémiques, noter le poids 1 fois /semaine ;
▪ Un seul sein par tétée doit suffire (alterner) ;
▪ Bonne technique de mise au sein, ne pas tirer sur le mamelon.

Surveillance
La surveillance de l’allaitement m
aternel se fait sur :
▪ Le comportement de l’enfant qui, satisfait, s’endort après les tétées ;
▪ L’état des selles : normalement 3 à 6 fois par jour, semi liquide, jaune d’or,
d’odeur aigrelette, la mère doit être informée de ce aspect particulier pour ne
pas le confondre avec une diarrhée ;
▪ La courbe de poids.

Les differentes positions de l’allaitement maternel


Vous vous posez souvent la question , comment mettre le bébé au sein ou de
l’aplatir un peu comme un sandwich pour faciliter la mise en bouche .
Une bonne mise au sein garantit un allaitement sans douleur et une production de
lait suffisante .
Bébé face au sein , nez et bouche devant le mamelon , lorsqu’il ouvre grand la
bouche , avancez le vite au sein .

Le bébé doit prendre une bonne partie de l’aréole et non uniquement le bout de sein
Il est important de ne pas hâter une tétée
Une bonne mise au sein est une question de technique et de pratique

Il existe différentes positions d’allaitement et la première règle d’or étant d’être


à l’aise pour ne pas crisper .

Toutes les femmes peuvent allaiter , si elles ont des informations précises et le
soutien de leur famille comme du système de soins .
Education sanitaire –sensibilisation – s’impose à travers des programmes
favorisant la mise au sein partout .

L’allaitement artificiel

Introduction
Lorsque l’allaitement maternel n’est pas possible, on utilise l’alimentation du
nourrisson, des laits en poudre appelés «préparations », fabriqués à partir du lait de
vache.
Définition
Un substitut du lait maternel, appelé lait artificiel, préparation infantile, désigne
« Tout aliment commercialisé ou présenté de toute autre manière comme produit de
remplacement partiel ou total du lait maternel »

I/ Les laits pour nourrisson


1/ Les laits 1er âge (ou préparations pour nourrissons) de 0 à 4 mois
Ils sont préparés à partir du lait de vache ayant subi de nombreuses transformations.
Toutefois, malgré les améliorations apportées, leur qualité est inférieure à celle du
lait de femme.
Ils ont des caractéristiques communes, ils sont enrichis en :
Acide linoléique Bon développement cérébral
Fer Prévention de l’anémie
Vitamines Bonne croissance et prévention de
l’infection
Ils présentent selon la marque des différences en ce qui concerne les glucides et les
protéines.

2/ Les laits 2ème âge (ou préparations de suite) de 5 à 12 mois


Ils s’adaptent à l’alimentation diversifiée;
Ils s’opposent aux surcharges de l’organisme:
▪ Moins de protéines;
▪ Moins de lipides;
▪ Moins de sel.
Ils préviennent les carences: ils sont enrichis:
▪ En éléments minéraux (fer en particulier);
▪ En acide linoléique;
▪ En vitamines (la vitamine D).

3/ Le lait de croissance
Il est conseillé d’introduire le lait de croissance à partir de 1 an (après le lait de 2 ème
âge), car il est supplémenté en fer, acide linoléique, zinc et vitamines.
Ce lait à été spécialement étudié pour le jeune enfant. Le gout vanillé permet d’éviter
de le sucrer.

II/ La ration de lait


1) Calcul de la ration de lait/24h
Avant 5 mois
La règle d’Apert permet de calculer la ration quotidienne de lait d’après le poids de
l’enfant.

Ration de lait /24 h = Le poids (en g) + 250ml (±100ml)


10
Après 5 mois
La règle d’Apert ne s’applique plus lorsque l’enfant atteint le poids de 6 kg, la
quantité totale d’un biberon ne doit jamais dépasser 210 ml.
Lorsque l’alimentation est diversifiée (après 5 mois), il faut toujours donner à l’enfant
au moins 500 ml de lait par jour, pour couvrir ses besoins en calcium (2 biberons +
les produits laitiers suffisent).
2) Calcul de la reconstitution du lait
Les laits 1er et 2ème âge se reconstituent à raison de:
1 mesurette rase de lait dans 30 ml d’eau

III/ Nombre de repas / 24 heures


Le nombre de repas/24h, s’évalue, théoriquement, en fonction de l’âge de l’enfant ou
de son poids.
En pratique, on tient compte de l’appétit de l’enfant et de ses désirs.
Age Nombre de repas Poids de l’enfant
1-2 mois 6 4 kg
3-4 mois 5 5 kg
4-5 mois 4 6 kg

L’allaitement mixte

I/ Definition
L’allaitement mixte est la combinaison de l’allaitement maternel et l’allaitement
artificiel.

II/ Principe
Le lait de femme est remplacé progressivement par un lait en rapport ave l’âge du
bébé.

III/ Indications

▪ Sécrétion lactée tardive ou insuffisante ;


▪ Début de sevrage du bébé ;
▪ Allaitement des jumeaux ;
▪ Reprise de travail de la mère ;
▪ Gain de poids de bébé insuffisant ;
▪ Mise au repos d’un sein (crevasses, infection) ;
▪ Fatigue de la mère.

IV/ Differentes méthodes

1/ l’allaitement de complément
Chaque tétée insuffisante au sein est remplacée par un biberon de lait infantile.

▪ Infection d’un sein : il faut donner au bébé le sein non infecté et compléter la
ration par un biberon ;
▪ Sécrétion lactée tardive ou insuffisante.

2/ l’allaitement alternatif
Cette méthode consiste à remplacer 1 ou 2 tétées au sein par un biberon de lait
infantile, cette situation se rencontre particulièrement au moment de la reprise de
travail de la mère.

V/ Avantages

▪ L’allaitement mixte permet de prolonger l’allaitement maternel avec ses


nombreux avantages ;
▪ L’allaitement mixte est une bonne transition pour le sevrage.

VI/ Inconvenients

▪ Cet allaitement est contraignant ;


▪ Cet allaitement n’est pas assez régulier pour maintenir une bonne sécrétion
lactée ;
▪ Le bébé préfère vite le goût plus sucré des ADL (aliment lacté diététique) et
donne la préférence de biberon ;
▪ Le bébé a des difficultés à accepter la tétine plus dure et plus froide que le
sein.

VII/ Surveillance

▪ Le poids ;
▪ L’état des selles.

Le Sevrage

I/ Definition
C’est une période de transition pendant la quelle le lait cesse d’être l’aliment exclusif,
tout en lui maintenant une place prépondérante, en introduisant progressivement
d’autre aliment.
Sous son aspect alimentaire, le sevrage est :

▪ Avant 4 mois : le passage de l’allaitement maternel au l’allaitement artificiel ;


▪ Après 5 mois : le passage de l’allaitement maternel au l’alimentation semi-
diversifiée.

II/ Principe

▪ Il doit être progressif ;


▪ Il consiste à modifier la valeur du régime alimentaire et non à augmenter les
rations.

Dans l’allaitement maternel


▪ On commence à remplacer les tétées par des biberons (au départ une ensuite
deux, puis trois, quatre….etc.) ;
▪ Lait du 1er âge ensuite 2ème âge ;
▪ Introduction progressive de petit repas à la cuillère.

Dans l’allaitement artificiel


▪ Les biberons seront remplacés par des repas à la cuillère ;
▪ 6 biberons les 2 premiers mois ;
▪ 5 repas le 3ème mois ;
▪ 4 repas le 5ème mois.

III/ Precautions à prendre

▪ Eviter de faire un changement important dans l’alimentation de l’enfant ;


▪ Pendant une période de chaleur ;
▪ Quand il perce une dent ;
▪ Quand il est malade ;
▪ Il est recommandé de peser l’enfant très souvent pendant cette période de
transition.

IV/ Accidents de sevrage

▪ L’enfant peut abandonner difficilement des habitudes, il refuse le biberon ou


cuillère ;
▪ Troubles digestifs (diarrhée, vomissement) ce qui entraîne la chute de poids
ou déshydratation ;
▪ Mauvaise qualité des aliments choisis ;
▪ Manque d’hygiène ;
▪ Repas trop copieux.

L’alimentation de l’enfant

I/ La diversification alimentaire
Les étapes de la diversification alimentaire suivent un ordre de progression délimité
en fonction de l’âge, du poids et de la maturation organique de l’enfant et de son
désir.
La diversification du régime est le passage d’une alimentation lactée liquide à une
alimentation semi-solide à 6mois.
L’apport lacté doit rester majoritaire, car ce lait, source de calcium, est essentiel pour
la croissance.

1/ Age de la diversification alimentaire


▪ La diversification tardive tient compte de la maturation physiologique, vers 4-5
mois, le bébé commence à utiliser la partie antérieure de sa langue ;
▪ L’âge de la maturation des sécrétions amylasique et lipasique pancréatiques
se situe vers 6 mois ;
▪ La digestion des fibres n’atteint une capacité suffisante qu’au cours du
deuxième semestre de la vie ;
▪ Vers 7 mois, l’enfant acquiert le reflexe de la mastication.

2/ Les étapes de la diversification alimentaire

Age Nombre Etapes


de repas
De 0 à 4 6 puis 5 Période d’alimentation exclusive
mois repas Le lait maternel ou à défaut le lait 1er âge doit être le seul
aliment de l’enfant.

Période d’alimentation semi-diversifiée


A l’âge de 4 mois, l’enfant passe au lait 2ème âge,
De 4 à 5 5 puis 4 l’alimentation lactée reste prépondérante, mais on peut
mois repas introduire :
-Des légumes cuits (homogénéisés ou mixés) ;
-Des fruits cuits (homogénéisés ou mixés) ;
-Des farines (diastasées, sans gluten).

Période d’alimentation diversifiée


-Deux repas diversifiés (midi et soir) et deux repas lactés
A 6 mois 4 repas (matin et goûter) ;
-Un demi-litre de lait par jour est indispensable ;
-Dès 6 mois, on introduit la viande, le poisson et
progressivement tous les autres aliments.

3/ Les règles de la diversification alimentaire

La diversification du régime exige rigueur et tact : c’est une phase aussi importante
sur le plan nutritionnel que psychologique.
La diversification :
▪ Ne sera pas trop précoce (pas avant 4-5 mois) pour respecter la maturation
physiologique et éviter une allergie (type alimentaire) ;
▪ Aura une progression lente (pouvant se faire sur plusieurs mois) ;
▪ Sera arrêtée au moindre trouble (diarrhée, refus…) ;
▪ Sera tardive chez les enfants ayant un terrain allergique (> 6 et < 12 mois pour
les aliments allergiques tels que le blanc d’œuf, l’arachide, poisson, fruits
exotiques…).

4/ L’introduction des aliments

Les fruits

Intérêt -Les fruits sont riches en fibres, en vitamines (C en particulier) et


en minéraux ;
-Ils élargissent le goût de l’enfant et lui font connaître des aliments
e couleur et consistance nouvelles.

Les jus de Introduction : ils sont déconseillés avant l’âge de 4 mois.


fruits Quantité : 10 ml de jus de fruit par mois d’âge (sucré selon
l’acidité du fruit), donné dans un petit biberon spécial ou à la
cuillère, pur ou coupé d’eau.

Les premiers Introduction : à partie de 4 mois, on peut proposer des fruits


fruits cuits : sous forme homogénéisée (en petit pot) puis en compote.
Quantité : 1à 2 cuillères à café au début, puis on augmente la
ration progressivement.
Choix : les premiers fruits proposés au bébé sont souvent : la
pomme et la poire.

Introduction : à partir de 6 mois. Il faut :


-les choisir bien mûrs ;
-les laver, les éplucher, les épépiner ;
Les fruits -les donnés râpés, écrasés ou en petits morceaux (selon la
cuits dentition) ;
-on continue à donner des fruits cuits (pochés, au four, en
compotes).
Les légumes

Intérêts -Les légumes apportent des éléments minéraux, des fibres… ;


- Ils élargissent le goût de l’enfant et lui font connaître des aliments
e couleur et consistance nouvelles.
Les jus de -Ils peuvent se donner en alternance avec les jus de fruits et selon
légumes les mêmes quantités ;
-On choisit des tomates, des carottes…préparées à la
centrifugeuse.
Les premiers Introduction : les premiers légumes se donnent cuits dès l’âge de
légumes 4 mois.
-homogénéisées (facilement assimilable) ;
-mixée (préparation maison.
Quantités : donner au début quelques cuillères à café, puis
augmenter progressivement les quantités.
Présentation : ils peuvent se donner :
-dans le biberon ;
-en dehors du biberon afin d’habituer le bébé à un nouvel aliment
(avant ou après le biberon).
Choix :
-on choisit d’abord des carottes (légume excellent pour le transit
intestinal et dont le goût sucré plaît à l’enfant) ;
-les haricots verts, l’artichaut, le banc de poireau, la salade…
-il est conseillés de saler très peut les préparations de légumes
cuits.

Légumes cuits : à 6 mois, introduction de soupe et purée :


Les autres -soupes de légumes mixés (sans pommes de terre, si donnée au
légumes biberon) ;
-purée de légumes (dans l’assiette) à midi.
Légumes crus : à un an, introduction des crudités (carottes
râpées, concombres, tomates (sans peau), betteraves…elles
seront assaisonnées avec de l’huile de tournesol + un filet de jus
de citron + un persil.
Quantité : proposer d’abord une cuillère à café puis augmenter
progressivement.

Les farines pour bébé

Intérêt L’introduction des farines permet :


-d’augmenter l’apport énergétique (glucides complexes : amidon) ;
-de faire connaitre à l’enfant une connaissance nouvelle, un goût
nouveau ;
-d’épaissir la consistance, d’espacer les repas.
Inconvénient Données en trop grande quantité, les farines risquent de :
s -déséquilibrer la ration alimentaire ;
-donner des troubles intestinaux ;
-favoriser l’obésité.
Différents Les farines ont des caractéristiques différentes selon :
types -leurs contenus variés :
*les farines simples : une seule céréale ;
*les farines composées : plusieurs céréales (blé, gorge, seigle,
avoine, mais, millet…) ;
-leurs parfums variés :
*les farines aux légumes, aux fruits ou cacao, miel, caramel,
vanille… ;
-leur spécificité : diastasées et sans gluten avant 6 mois ;
-leur mode de préparation : instantanées ou à cuire.

Introduction Les farines sont proposées à l’enfant en fonction de leur


composition :
-farines 1er âge : de 4 à 5 mois (sans gluten ;
-farines de 2ème âge : à 6 mois.
Dosage Au début, on donne au bébé une petite quantité de farine (une
cuillère à café), puis on augmente petit à petit en fonction de :
-son âge ;
-son appétit ;
-sa courbe de poids.
Elle est fixée par le médecin.
Les produits laitiers

Intérêt L’intérêt majeur de lait et des produits laitiers est l’apport de


calcium utile pour la croissance.
Introduction -à partie de 6 mois : yaourt (1/2, puis 1 entier), petite-suisses,
fromage blanc ;
-à partir de 7 mois : roquefort, crème de gruyère ;
-à partie de un an : brie, camembert (sans la croûte).
Quantité Quantité de fromage, si donné après le repas : 20 g (maximum).

Viande - poisson - œufs (VPO)

La viande et le poisson

Intérêt Ces aliments apportent des protéines et du fer. Ils sont


indispensables à la fabrication des tissus, donc à la croissance.
Introduction Vers 6 mois, au cours d’un seul des 4 repas quotidien.

Présentation -Au début : forme homogénéisée ou mixte ;


-ensuite : hachée ou en morceaux (selon la dentition).

Choix -viandes maigres (bœuf, veau, poulet) 3 fois par semaine ;


-poissons maigres (colin, cabillaud, merlan) 2 fois par semaine ;
-œuf : 1 fois par semaine.

-à 6 mois : 10 g ;
-à 7-8 mois : 15 à 20 g ;
Quantité/24 -à 9 à 12 mois : 20-25 g ;
h -à12-18mois : 25-30 g.
-ensuite on augmente de 10 g par année d’âge jusqu’à l’âge de 7
ans.

Préparation Cuire la viande à cœur et sans matières grasses (au grill).

L’œuf
Intérêt Apport de protéines animales et de fer.

Introduction -vers 6 mois : ¼ à ½ jaune d’œuf ;


et quantité -vers 7 mois : 1 jaune d’œuf ;
-vers 12-18 mois : ½ œuf
Choix On choisit desœufs extra-frais.

-jusqu’à 1 an : œuf dur (écrasé dans la purée) ;


Présentation -à 1 an : œuf mollet ;
-à 2 ans : œuf coque.

Les féculents

Intérêt Ces aliments sont riches en glucides complexes (amidon) et en


vitamines du groupe B.
-à partir de 7 mois : les pâtes, la semoule peuvent être utilisées à
raison de 20 g par jour dans le potage (sans pommes de terre) ;
Introduction -à partir de un an : le pain et les biscottes peuvent être introduits
en quantités limitées ;
-à partir de deux ans : les légumes secs sont présentés sous
forme de purée, très cuits.
Les corps gras

Intérêt Ces aliments sont riches en acides gras essentiels et en vitamines


A, E, D.

-On peut introduire vers 7-8 mois dans la ration alimentaire en


Introduction petites quantités (1 à 2 cuillères à café) ;
-Ils doivent être utilisés crus, sous peine d’être indigestes.

- le beurre est ajouté dans le potage ou la purée;


-les huiles s’utilisent vers 1 an essentiellement pour les crudités
Choix (avec un peu de citron et de persil) et aussi les purées (en
alternance avec le beurre) ;
-la crème fraiche est moins riche en graisses que le beurre et son
gout plait aux enfants.

Conclusion

Tout l’avenir d’un enfant peut se jouer à la naissance et pendant les jours suivants.
Une surveillance attentive en vue de prévenir, dépister et de prendre en charge
précocement toute anomalie susceptible d’avoir un retentissement sur le nouveau-
né.

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