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Cours Economie Seconde

Le document présente les fondements de la science économique, en définissant les biens et les besoins économiques, ainsi que les différentes classifications qui en découlent. Il aborde également les principaux courants de pensée économique, tels que le libéralisme, le marxisme et le keynésianisme, en expliquant leurs théories et leurs implications. Enfin, il souligne la relation entre la science économique et d'autres sciences sociales, mettant en avant l'importance de ces interactions pour comprendre les phénomènes économiques.

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Cours Economie Seconde

Le document présente les fondements de la science économique, en définissant les biens et les besoins économiques, ainsi que les différentes classifications qui en découlent. Il aborde également les principaux courants de pensée économique, tels que le libéralisme, le marxisme et le keynésianisme, en expliquant leurs théories et leurs implications. Enfin, il souligne la relation entre la science économique et d'autres sciences sociales, mettant en avant l'importance de ces interactions pour comprendre les phénomènes économiques.

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Chapitre 1 : Objet et Méthode de la Science économique

Section 1 : Notion de biens et de besoins économiques


OP1 : Distinguer acte économique et acte non économique
OP2 : Connaître l’objet de la science économique
OP3 : Définir biens et besoins économiques et connaître les différentes classifications
OP3.1. : Définir et classer les biens selon
- leur finalité (bien de production – bien de consommation)
- leur durabilité (bien durable – bien semi-durable – bien périssables)
- leur appartenance (biens individuels – biens collectifs)
OP3.2. : Définir et classer le besoins selon :
- l’urgence de la satisfaction (primaire secondaire, tertiaire)
- l’initiative de la satisfaction.

I. Définitions de la Science économique :


Le terme « économie » provient de deux mots grecs « oïkos » et « nomos » qui signifient
respectivement maison et ordre. Le premier à utiliser ce terme est ARISTOTE (384-322
avant J C). Pour lui l’économie serait la science de l’organisation de la maison.

L’économie peut être aussi définie comme étant « l’ensemble des activités des individus
ou agents économiques tendant à la satisfaction de leurs besoins à travers la création de
biens. »

De ce point de vue, la définition présentée en 1803, par l’économiste français Jean


Baptiste SAY, a le mérite d’être simple et synthétique : la science économique ou
économie politique ou encore analyse économique est l’étude de : « La manière dont les
hommes vivant en société affectent leurs ressources limitées à la production des biens, la
manière dont ils répartissent et consomment ces biens ».

Plus brièvement la science économique est une science sociale qui a pour objet l’étude des
choix individuels et collectifs et les interactions entre ces choix.

Selon Raymond BARRE(1959), « la science économique est la science de l’administration


des ressources rares ».

II. Notion d’activité économique :

La science économique a pour objectif la satisfaction des besoins des ménages en


produisant des biens et des services. Le problème économique se pose en ces termes :
d'une part, les besoins sont illimités, d'autre part les biens et services sont limités, d'où la
nécessité d'effectuer des choix. L’activité économique est définie comme l’ensemble des
actes que les individus doivent accomplir pour satisfaire leurs besoins. Ils doivent
produire et échanger les biens avant de les consommer

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Tout acte qui a ces trois critères suivants est un acte économique :
 Production ;
 Echange ;
 Consommation.

Exemple d’actes économiques


 Tisser un pagne ;
 Vendre des noix de cola ;
 Déjeuner dans un restaurant
Exemple d’actes non économiques
 Aller à la plage ;
 Assister à un match de football dans la rue ;
 Rendre visite à un ami etc.

Exercices d’Application :
Exercice 1 :
Dans une société donnée, nous avons les différents actes suivants :
- Fabriquer des chaussures
- Cultiver un champ
- Aller au cinéma
- Ecouter de la musique
- Se payer un billet de concert
- Assister à un événement religieux
- Partir en voyage
- S’offrir un i phone
- Regarder canal +
Classer ces actes selon qu’ils sont économiques ou pas et suivants leurs types.

Exercice 2 :
Dans une économie donnée, nous avons trois agents économiques symbolisés par les
lettres suivantes : A, B et C
A est un cultivateur d’arachide
B utilise des biens pour ces besoins
C lieu de rencontre entre A et B
1. Quel nom peut-on attribuer à chaque agent économique ?

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2. Donner le type d’acte économique de chaque agent.
3. Si l’agent B donne 4kg de mil à l’agent A pour avoir 3kg d’arachide
a. Donner le nom de cet acte économique.
b. Expliquer son acte économique contraire.

I. Les besoins économiques


Un besoin économique est un sentiment de privation, de manque que l'individu cherche à
faire disparaître par la consommation d'un bien ou d’un service. Les besoins peuvent être
classés en différentes catégories :
1. La classification selon l’urgence de la satisfaction
a. Les besoins primaires.
Les besoins primaires sont des besoins dont la satisfaction est indispensable à la survie de
l’homme.
Exemples : Manger, boire, dormir etc.
b. Les besoins secondaires
Les besoins secondaires sont des besoins dont la satisfaction est nécessaire et non
indispensable à la survie de l’homme.
Exemples : Le besoin de lire, de se vêtir etc.

c. Les besoins tertiaires :


Les besoins tertiaires sont des besoins dont la satisfaction n’est ni nécessaire ni
indispensable à la survie de l’homme.
Exemples : les besoins de luxe.

2. La classification selon l’initiative de la satisfaction


a. Besoin individuel
C’est un besoin éprouvé par un individu et dont la non satisfaction ne porte pas préjudice
aux autres membres de la société.
Exemple : dormir, lire
b. Besoin collectif
C’est un besoin éprouvé par un groupe d’individus.
Exemple : se soigner à hôpital, apprendre à l’école, éclairage publique
II. Les biens économiques
Un bien économique est une chose matérielle, fruit d'un travail humain, qui permet de
satisfaire un besoin. Un bien est dit économique lorsqu’il remplit les critères suivants :
- Utilité : c’est à dire apte à satisfaire un besoin ;
- Rareté : Il est disponible en quantité limitée et une durée de vie limitée
- Prix : c’est à dire que son acquisition nécessite un sacrifice, un effort physique ou
financier (travail ou argent)
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- Accessibilité : Tous les biens sont disponibles à tous individus ayant leur prix.
Un bien est dit non économique ou libre lorsque son acquisition pour la satisfaction des
besoins ne nécessite aucun sacrifice. Ex : l’air
Un service est une prestation (bien immatériel) fournie en vue de satisfaire un besoin
individuel ou collectif.
Les biens peuvent être classés en différentes catégories :
1. La classification selon leur finalité
a. les biens de production
Ce sont des biens durables qui permettent de fabriquer d'autres biens. Les biens de
production achetés par les entreprises constituent un investissement.
Exemple : machines, bâtiments, équipements
b. les biens de consommation
Ils sont de deux types :
 Biens de consommation finale :
Ce sont des biens utilisés directement pour satisfaire un besoin.
Exemple : vêtement, cahier, pain, téléphone…
 Biens de consommation intermédiaire :
Sont des biens utilisés dans le processus de fabrication d’autres biens. Ils sont des biens
non durables.
Exemple : Les matières premières (arachide pour fabriquer l’huile et le blé pour la farine)

2. La classification selon leur durabilité


a. Biens durables
Ce sont des biens dont l’utilisation s’étend sur plusieurs années.
Exemple : la voiture, bâtiment

b. Biens semi-durables
Ce sont des biens qui s’usent en fonction de leur utilisation fréquente à moyen et long
terme. Exemple : les chaussures, les stylos, les sacs etc.
c. Biens périssables ou non durables
Ce sont des biens qui sont détruits dés la première utilisation.
Exemple : les produits alimentaires

3. La classification selon leur appartenance


a. Biens individuels
Ce sont les biens qui appartiennent à une personne ou à une famille. Dés leur achat, ils ne
sont plus accessibles à autrui.

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b. Biens collectifs
Ce sont des biens qui appartiennent à tout le monde et qui sont mis à la disposition de la
population (collectivité) directement par l’Etat.
Exemple : hôpital, école, police…

Critère Type de bien Exemple

Matérialité Bien matériel Téléviseur

Service (= Bien immatériel) Consultation chez le médecin

Utilisation Biens de production (Servent à fabriquer Robot d'usine


d'autres biens)
Matières premières
Biens de consommation intermédiaire
(Transformés pour fabriquer d'autres biens) Téléviseur

Biens de consommation finale (Utilisés par le


consommateur)

Durabilité Biens durables Réfrigérateur

Biens non durables Baguette de pain

Mode Biens individuels Voiture, téléphone


d'appropriation
Biens collectifs Hôpital, école, train

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Section 2 : Principaux courants de la pensée économique
OP4 : Définir la science économique selon les principaux courants de pensée
économique (2 h)
OP4.1. : connaître la définition classique : « l’économie, science des richesses »
OP4.2. : connaître la définition marxiste : « l’économie, anatomie du corps social »
OP4.3 : connaître la définition néoclassique : « l’économie, science de l’échange et des
choix ».
Introduction
La définition de la science économique peut être différente selon les courants de pensée
économique. La pensée économique est caractérisée par la multiplicité des théories, la
divergence des analyses et le caractère contradictoire des propositions de politiques
économiques. Chaque courant de pensée a été marqué par le contexte économique, social,
politique et philosophique dans lequel il est apparu. Nous étudierons trois principaux
courants de pensée économique : le courant classique, le courant marxiste et le courant
néoclassique.

III. Principaux courants de la pensée économique


Les premières tentatives d’explication de la réalité économique sont apparues à partir du
18ème siècle. Cependant de nombreux auteurs avaient auparavant abordé les phénomènes
économiques. Les auteurs libéraux (classiques et néoclassiques) sont considérés
généralement comme les fondateurs de l’économie politique. A leur suite plusieurs écoles
se sont succédé (Marxistes et keynésianismes), chacune apportant sa pierre à l’édifice qui
constitue à l’heure actuelle la science économique.

1) Le libéralisme :
a) Les classiques :

L’analyse de l’école classique nécessite de faire référence aux auteurs qui l’ont élaborée.
Les conceptions économiques fondamentales des auteurs classiques sont les suivantes :

- Ils croient aux lois naturelles, c'est-à-dire au marché autorégulé par les lois du marché
l’offre et la demande ;
- Ils sont partisans du libéralisme et du libre échange (« laisser faire les hommes, laisser
passer les marchandises ») ;
- Ils pensent que l’Etat ne doit pas intervenir dans l’économie. Il doit jouer le rôle de l’Etat
Gendarme c’est – à– dire un Etat qui veille à la sécurité des personnes et de leurs biens.

Pour les libéraux la valeur d’un bien provient de la quantité de travail utilisé lors de sa
création.
Le père de la théorie classique et du libéralisme fut Adam Smith, né en Ecosse (1723-
1790). Parmi les successeurs de Smith, figurent quatre auteurs significatifs de la pensée

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classique : Jean-Baptiste Say, français (1767-1832) ; Robert Malthus, anglais (1766-
1836) ; David Ricardo, anglais (1772-1823) ; John Stuart Mill, anglais (1806-1873).

b) Les néoclassiques :
L’école néoclassique se situe dans le prolongement direct de la pensée classique et repose
sur un certain nombre de fondements : le libéralisme, la libre fixation des prix par le jeu de
l’offre et de la demande et la neutralité de la monnaie.

Cependant, elle s’éloigne de la pensée classique par la théorie de la valeur d’échange. En


effet, pour les néoclassiques, la valeur d’un bien n’est pas fondé sur le travail comme pour
les classiques et pour Marx, mais sur la valeur utilité des biens c’est – à– dire sa capacité à
satisfaire un besoin.

Par exemple, si une pomme s’échange contre deux oranges, c’est que l’utilité de l’orange
est jugée deux fois plus grande que celle de la pomme par les participants à l’échange.

Les pères fondateurs du courant néoclassique sont : l’anglo-américain Jevons (1835-


1882) ; l’autrichien Menger (1840-1921) ; et le français Walras (1834-1910). Ces auteurs
ont introduit le raisonnement à la marge. C’est pourquoi on les appelle les marginalistes.

2) Les marxistes :

Le père fondateur de ce courant est Karl Marx. Il est né en 1818 à Trèves en Allemagne
et il mourut en 1883. Les fondements de la théorie marxiste sont :

 La lutte des classes : La société capitaliste est fondée sur la lutte des classes entre ceux
qui détiennent les moyens de production (les capitalistes) et ceux qui ne possèdent que leur
force de travail (les prolétaires). L'exploitation de la classe ouvrière vient du fait que le
capitaliste ne lui rémunère pas tout le travail effectué, mais seulement un salaire de
"subsistance" (théorie de la plus-value).
 Le socialisme : La propriété privée des moyens de production, à l'origine de l'exploitation
de la classe ouvrière, doit être abolie. L'instauration d'un système d'économie socialiste
permettra l'appropriation collective des moyens de production, l'établissement d'une
planification d'ensemble et la rétribution (ce qui est donné en échange d’un service, travail
ex. salaire) de chacun en fonction du travail fourni.

3) Le Courant Keynésien :
Il tire son nom d'un économiste britannique, John Maynard KEYNES. Sa théorie connaît
son essor dans le contexte de la crise de 1929, à un moment où la théorie libérale
(classique et néoclassique) atteint ses limites dans la résolution de cette crise.

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Les fondements de la théorie keynésienne sont :
 Les dysfonctionnements du marché livré à lui-même :

Keynes démontre que, contrairement à la théorie classique, le marché n'est pas capable de
s'autoréguler, et que les déséquilibres économiques peuvent être durables. Il propose donc
l’intervention d’un régulateur extérieur.

 Intervention de l'État :

Selon Keynes, seule une intervention plus poussée de l’Etat dans le fonctionnement de
l’économie peut permettre d’assurer les conditions de l’équilibre économique. Cet Etat
intervenant dans l’économie assurant non seulement les fonctions de gendarme mais aussi
les fonctions de régulateur de l’activité économique est appelé Etat providence.

IV. Relation de la science économique et les autres sciences sociales


Il existe une distinction bien établie entre les sciences de la nature ou sciences physique et
les sciences de l’homme ou sciences sociales. Les premières traitent des relations entre les
choses, c'est-à-dire des rapports entre les phénomènes naturels (exemple : la géologie). Les
secondes concernent les relations entre l’homme et les choses et les relations entre les
hommes.
Bien qu’étant une science sociale autonome, la science économique entretient néanmoins
des relations avec les principales sciences sociales telles que la sociologie, l’histoire, la
géographie et les sciences exactes.
 La sociologie décrit les phénomènes sociaux. L’économiste autrichien joseph Schumpeter
considère que l’analyse économique s’occupe de savoir comment les gens se conduisent à
tout moment et quels effets découleront de leur conduite. La sociologie économique
répond quant à elle à la question de savoir comment ils en sont venus à se conduire comme
ils l’ont fait
 L’histoire permet à l’économiste de comprendre le cadre dans lequel s’effectue l’activité
économique et facilite les explications dynamiques grâce à son analyse de l’évolution des
institutions.
 La géographie renseigne l’économiste sur les concentrations spatiales de l’énergie, des
matières premières et des populations
 Les mathématiques : même si les prétentions de l’économie mathématique à la fin du
XIXème siècle, ont été un échec, il est bien évident que les mathématiques peuvent rendre
de grands services à l’économie, grâce à l’évolution actuelle des mathématiques.

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Chapitre 2 : Les concepts de base de la Comptabilité Nationale
Section 1 : Définition et Rôle
OP1 : Définir la comptabilité nationale, connaître son rôle et ses limites (2 h)
OP4.1. : Définir la comptabilité nationale
OP4.2. : Connaître l’intérêt de la Comptabilité Nationale
OP4.3. : Connaître les limites de la Comptabilité Nationale
I. Définition de la comptabilité nationale
La comptabilité nationale ou comptabilité économique ou encore comptes de la
nation est une technique qui permet de représenter l’ensemble des informations chiffrées
relative à l’activité économique d’une nation.
II. L’intérêt de la comptabilité nationale
Elle fournit une description détaillée de la production, de la consommation, de la
répartition et de l’accumulation des richesses dans un pays. La comptabilité nationale est
appliquée à l’échelle macroéconomique c'est-à-dire l’évolution de l’économie du pays. La
comptabilité nationale est un instrument à la main de l’Etat qui lui permet de prendre une
décision sur le choix de la politique économique à adopter. Elle se mesure à prix constants
(c'est-à-dire qu'elle ne tient pas compte de l'inflation). Les comptes nationaux sont publiés
par trimestre ou par année. L'information la plus connue est le PIB.
III. Les limites de la comptabilité nationale
L’emploi des indicateurs de la comptabilité nationale pour apprécier le niveau de
développement présente plusieurs limites compte tenu des considérations ci-dessous.
 Ces indicateurs mesurent de façon imparfaite la valeur de la production réalisée. Par
exemple : le travail des femmes au foyer, le bricolage, l’informel ou économie souterraine,
l’autoconsommation ne sont pas pris en compte.
 Les indicateurs de la comptabilité nationale comptabilisent positivement toutes les
productions, y compris celles qui contribuent à la dégradation de l’environnement, au
dysfonctionnement des activités, à la destruction d’éléments de patrimoine.
 Le PIB ne tient pas compte de la distribution des revenus, or le bien-être n’est pas
certainement le même selon que les richesses d’une nation sont distribuées de façon
égalitaire ou non. Le PIB/hbt est une moyenne qui ne donne aucune information sur le sort
des classes moins aisées.
Au total les indicateurs de la comptabilité nationale ne fournissent que des informations
économiques parfois incomplètes qui ne permettent pas un jugement objectif sur les
niveaux de développement.

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Section 2 : Les secteurs institutionnels et le circuit économique
OP 2 : Définir les agents économiques et les secteurs institutionnels (6 heures)
OP 2.1. : Distinguer les différents secteurs institutionnels à partir d’un tableau
permettant de faire apparaître leur activité principale et leur ressource principale
avec des exemples concrets pour chaque secteur institutionnel
OP 2.2. : Représenter les relations entre secteur institutionnel sous la forme d’un
circuit économique simplifié.
II. Les Secteurs Institutionnels
1. Notion d’unité institutionnelle :
En comptabilité nationale, les agents économiques sont appelés unités
institutionnelles. Une unité institutionnelle est un ensemble homogène qui regroupe des
décideurs qui réalisent des opérations identiques. Une unité institutionnelle est considérée
comme résidente, si elle réalise des opérations économiques sur le territoire nationale
pendant un an ou plus quelque soit sa nationalité.
Exemple :
 L’entreprise d’un pays étranger Coca cola (SOBOA) installée au Sénégal depuis trois ans
est une unité institutionnelle résidente (UIR) ;
 Le touriste français est une UINR ;
 L’ambassade du Sénégal en Gambie est une UIR ;
 L’ambassade du Japon au Sénégal est une UINR.
2. Les Secteurs Institutionnels résidents
Un secteur institutionnel est l’ensemble des unités institutionnelles ayant la même activité
(fonction) principale et la même ressource (sources de revenu) principale. On distingue
cinq secteurs institutionnels résidents.
a) Les Ménages
L’activité principale des ménages est la consommation à partir de ressources principales
obtenues de deux manières. Tout d'abord par la rémunération des facteurs de production, à
savoir le travail, la terre, le capital (salaires, profits etc.). D'autre part, par les transferts
effectués par d'autres secteurs institutionnels à destination des ménages (dons, prestations
sociales, indemnités diverses etc.). On distingue aussi deux types de ménages: Le ménage
"ordinaire", à savoir un ensemble de personnes vivantes dans un logement, du ménage
"collectif" qui sont les populations des maisons de retraite, des foyers de travailleurs, les
prisons, les hôpitaux etc. On retrouve également dans ce secteur les entreprises
individuelles. Par exemple : les agriculteurs, les artisans, les tailleurs, les menuisiers, les
petits commerçants, etc.
b) Les Sociétés et Quasi Sociétés Non Financières (SQSNF)
Elles concernent l’ensemble des sociétés ayant le statut juridique d'entreprise dont la
fonction principale est la production de biens et services marchands. Les ressources des
sociétés non financières sont les ventes de la production et les subventions reçues des
administrations publiques.

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c) Les Sociétés Financières (SF) ou Institutions de Crédit
Elles ont pour fonction principale le financement de l’activité économique, elles se
chargent de collecter, de transformer et de répartir les disponibilités financières à
l’ensemble de l’économie. Elles tirent ses ressources des engagements financiers
contractés par les clients (dépôts, emprunts, services bancaires etc.). Ce secteur est
constitué essentiellement de banques.
d) Les Administrations Publiques
Ce secteur comprend pour l’essentiel l’Etat et les collectivités locales (administrations
territoriales, communes, régions). Comme activité principale, les administrations
publiques produisent des biens et services non marchands destinés à la collectivité et
effectuent des opérations de redistribution des revenus et des richesses nationales. Leurs
ressources principales proviennent des versements obligatoires effectués par tous les
secteurs institutionnels (impôts et taxes).
e) Institutions Sans But Lucratif au Service des Ménages (ISBLSM) ou Administrations
Privées
Elles ont comme activité principale la production de biens et services sans but lucratif
destinés aux ménages. Leurs ressources principales proviennent des cotisations volontaires
effectuées par les membres et accessoirement des ventes effectuées sans but lucratif.
Comme d’exemples d’administrations privées, on a : les coopératives, les partis politiques,
les syndicats, les ASC, les ONG, les centres culturels, les associations de défense des
droits de l’homme et des consommateurs etc.
3. Secteurs Institutionnels non Résidents ou Reste Du Monde
C’est l’ensemble de tous les autres pays sauf le nôtre. Il regroupe l’ensemble des unités
institutionnelles non résidentes qui effectuent des opérations avec l'économie nationale. La
comptabilité nationale l’appelle : « Reste Du Monde (RDM) ». L’extérieur est considéré
comme secteur institutionnel dans la mesure où l’économie nationale est en relation très
étroites avec l’extérieur : non seulement nous importons et exportons des biens et des
services, mais nous échangeons également avec l’extérieur de capitaux et des hommes
(flux migratoires).
4. Circuit économique
Les secteurs institutionnels sont en relations réciproques grâce à des échanges
économiques. Le circuit économique est une représentation imagée et simplifiée de
l'activité économique qui permet de montrer par des flux (échanges) les relations
essentielles entre les différents agents.
a. Les flux
Les flux représentent les mouvements de biens et services et les mouvements de
monnaie entre les différents agents économiques. Chaque flux est caractérisé par sa nature
et le sens du mouvement, représenté, par convention, au moyen d'une flèche orientée.
On distingue dans le circuit économique des flux réels et des flux monétaire.
 Les flux réels : Ils sont représentés par des mouvements de biens et de services.

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Exemple :
Achat de marchandises ou produits quelconques.
Transport de produits par chemin de fer.
 Les flux monétaires : Ils sont représentés par des mouvements de signe monétaire.
Exemple :
Retrait de billets à un distributeur.
Paiement des objets achetés dans un supermarché.
Dépôts d’argent à la banque.
NB : En général, les flux sont réciproques. A un flux réel (travail par exemple) correspond
en contrepartie un flux monétaire (salaire). Cependant, certains flux sont unilatéraux et
n'ont
nt donc pas de contrepartie. Il peut s'agir, par exemple, d'un flux réeréel qui n'a pas de
contrepartie monétaire (service gratuit d'une administration
administration publique). Aussi un flux
monétaire peut avoir une contrepartie monétaire au lieu d’une contrepartie réelle
réelle.

b. Présentation du circuit économique :

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Section 3 : Les opérations de la comptabilité nationale
OP 3 : Connaître les différentes opérations de la Comptabilité Nationale (2 heures)
OP 3.1. Connaître les opérations sur biens et services
OP 3.2. Connaître les opérations de répartition
OP 3.3. Connaître les opérations financières
I. Les opérations de la comptabilité nationale
Une opération est activité socialement organisée en vue de créer, de transformer ou
d’utiliser des biens et services pour la satisfaction des besoins. La comptabilité distingue 3
catégories d’opérations :
- Les opérations sur biens et services
- Les opérations de répartition
- Les opérations financières
1. LES OPERATIONS SUR BIENS ET SERVICES
Les opérations sur biens et services décrivent l'origine et l'emploi des biens et services (ils
peuvent provenir d'une production nationale ou être importés). Ces produits disponibles
sur le territoire national se répartissent ensuite en cinq emplois. Ils servent à la
consommation finale, ils sont intégrés dans le processus productif soit en tant que
consommation intermédiaire, soit en tant que formation brut de capital fixe (FBCF) ce qui
correspond à l’investissement. Une partie importante est également vendue à l’étranger, ce
sont les exportations. Enfin, ce qui n’est pas utilisé est stocké. Nous disposons de l’égalité
suivante :
Egalité fondamentale : P + M = CI + CF + FBCF + ΔS + X
Ressources = Emploi
P : Production
M : Importation
CI : Consommation Intermédiaire
CF : Consommation Finale
ΔS : Variations de Stocks
X : Exportation
a. La production
La production est une activité socialement organisée qui permet de créer des biens et
services. La production peut être marchande ou non marchande.
La production marchande : production destinée à être vendue sur un marché (but
lucratif). La production marchande est évaluée au prix du marché.
La production non marchande : composée de biens et services gratuits ou à un prix qui
n'est pas établi pour générer un bénéfice. La production non marchande est évaluée à son
coût de production.
b. La consommation finale (CF)
La consommation finale (CF) est la valeur des biens et services utilisés pour la satisfaction
immédiate des besoins humains.

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c. La consommation intermédiaire (CI)
La consommation intermédiaire est la valeur des biens et services consommés au
cours de la période dans le cycle de production.
d. La formation brute de capital fixe (FBCF)
Elle représente l’investissement matériel. C’est la valeur des biens durables acquis par les
unités institutionnelles résidentes pour être utilisée dans le processus de production
pendant au moins une année. Ces biens peuvent être des immeubles (bâtiment, logement)
ou des meubles (matériels de transports, machines etc.) les grosses réparations de ces biens
sont considérées comme de la FBCF.
e. La variation de stocks (ΔS)
Les stocks comprennent tous les biens et services d’une durée de vie < 1an détenu à
un moment donné par les unités de production résidentes et destinés à une utilisation ou
une vente future. La variation de stock est la différence entre les entrées et les sorties en
stock (stock final – stock initial).
f. Les exportations
Les exportations représentent la valeur des biens et services vendus par les unités
institutionnelles résidents à des unités institutionnelles non résidents. Compte tenu de la
définition de résident, il n’est pas nécessaire que les produits franchissent la frontière du
territoire économique pour qu’ils soient considérés comme exportation. Ainsi la
consommation finale sur le territoire économique d’une unité institutionnelle non résidents
est considérer comme une exportation.
g. Les importations
Elles représentent la valeur des biens et services vendus par les unités
institutionnelles non résidents à de résidents. Il n’est pas nécessaire aussi que les produits
franchissent la frontière nationale pour qu’ils soient considérés comme importation. La
consommation finale hors territoire des unités institutionnelles résidents est considérer
comme importation.
2. OPERATIONS DE REPARTITION
Elles décrivent l’origine et la répartition des revenus. Toute opération de répartition fait
l’objet d’une double inscription : en emplois du compte de l’unité institutionnelle qui la
verse et en ressources du compte de l’unité qui en bénéficie. On peut les diviser en
opération de répartition du revenu et opération de transfert en capital.
a. Les Opérations de répartition primaire ou du revenu
Il s’agit :
- Les rémunérations des salariés : elles représentent les salaires, les traitements bruts, les
cotisations sociales effectives à la charge des employeurs. Dans salaire et traitement est
compris les cotisations à la charge des salariés.
- Les impôts liés à la production et l’importation : (TVA, droits de douanes, taxes sur les
salaires etc.) ;

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- Les subventions d’exploitation et à l’importation (aides versées par les administrations
publiques ou institutions communautaires)
- Les revenus de la propriété de l’entreprise : Ils comprennent les intérêts, les dividendes, les
revenus de la terre et d’actifs incorporels, la participation des salariés au fruit de
l’expansion des entreprises
- Les opérations d’assurance-dommage : composés de primes d’assurance dommage,
indemnités d’assurance dommages
- Les transferts courants sans contre partie non dénommés ailleurs : ils regroupent les
impôts sur le revenu( impôts directs) des personnes physiques, des sociétés, les cotisations
sociales, les prestations sociales, autres transferts courants( transferts courant entre
administrations publiques, les transferts aux administrations privées, la coopération
internationale courant (entre résident et non résidents, transferts privés internationaux(
entre ménages résidents et non résidents) en fin les divers ( amendes, bourses etc.)
b. Les opérations de répartition secondaire ou du patrimoine ou du transfert de capital
Il s’agit :
- Les aides à l’investissement : sont représentées par les subventions d’équipement allouées
aux agents économiques par les administrations publiques et le reste du monde pour les
aider à financer leur investissement (subvention d’équipement, prime de plan épargne-
logement)
- Les impôts en capital : ce sont les impôts perçus par les administrations publiques sur le
capital des agents économiques parmi ces impôts il y a les droits de succession et les droits
d’enregistrement ( droit de succession c’est le droit que l’héritier paye à l’Etat pour entrer
dans ses droits) les droits d’enregistrement sur le capital ce qu’on paye au notaire qui le
reverse à, l’Etat.
- Les autres transferts en capital : ce sont les primes d’épargne logement, les legs et
donation (donner de l’argent pour construire un logement ou investir dans d’autre chose).
3. OPERATIONS FINANCIERES
A l'issue des opérations sur biens et services et de répartition, chaque secteur se trouvera
en situation excédentaire ou déficitaire. Les opérations financières recouvrent l’ensemble
des relations entre agent à capacité de financement et agents à besoin de financement.
Elles portent sur les créances et les dettes entre agents, et montrent comment les agents à
besoin de financement ont couvert ce besoin et, symétriquement, comment les agents à
capacité de financement ont employés cet excédent.
Exemple : Les ménages, une fois leurs consommations effectuées, leurs impôts payés, ...
dégageront une épargne. Une partie de cette épargne sera affectée à la FBCF (acquisition
de logements), mais globalement les ménages disposent d'une capacité de financement.
Les entreprises par contre ont des besoins de financement constants. On distingue :
a. Les instruments de paiement
Ils permettent d'effectuer les règlements en monnaie nationale ou devises. Il s’agit :

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- des moyens de paiement internationaux(MPI) : ce sont des moyens de paiement émis
par le reste du monde et qui permettent d’effectuer des paiements à l’étranger. Ce sont des
devises (dollar, yen, ou DTS (droits de tirage spéciaux)
- La monnaie : au restreint (M1) disponibilité monétaire dépôts à vue, billets, pièces)

b. Les instruments de placement


Il s’agit :
- Des dépôts non monétaires : ce sont les dépôts qu’on ne peut mobiliser on retrouve les
dépôts à terme (compte bloqué), les comptes sur livrets et les bons négociables
- Des bons négociables ou titre du marché : ce sont les certificats de dépôt, bon des
trésors en compte courant, billet de trésorerie.
- Des obligations : ce sont des titres de créances à moyen et long terme donnant droit à une
perception annuelle d’intérêt et remboursable à l’échéance.
- Des actions Ce sont des titres représentatifs de droit de propriété sur l’entreprise. Ces
titres permettent d’obtenir des dividendes si l’entreprise est bénéficiaire.
c. Les instruments de financement
Il s’agit :
- Des crédits à court terme durée < 2ans
- Des crédits à moyen et long terme : 2ans ≤ moyen terme < 7ans et long terme > 7ans
d. Les réserves techniques d'assurances (RTA)
Elles désignent les réserves que constituent les entreprises d’assurance afin de pouvoir
procédé à des paiements futurs, elles sont considérer comme des dettes pour les entreprises
d’assurances et de créances pour les assurés.
Section 3 : Les agrégats de la comptabilité nationale
OP4 : Définir, distinguer et calculer les différents agrégats de la Comptabilité
Nationale (6 heures)
OP4.1. Définir la notion d’agrégat
OP4.2. Distinguer agrégat au prix du marché et agrégat aux coûts des facteurs
OP4.3. Calculer les principaux agrégats (PIBE, PIB, PNB, PNB par habitant et RN)
 La notion de valeur ajoutée
La valeur ajoutée est la contribution productive propre d’une unité institutionnelle. C'est-à-
dire la richesse créée par les agents économiques. Elle est mesurée en retranchant de la
production vendue les consommations intermédiaires.

Valeur ajoutée=Valeur des biens produits-Valeur des consommations intermédiaires

La valeur ajoutée peut être calculée au prix du marché ou bien aux coûts des facteurs.

Valeur ajoutéeCF = VAPM – Impôts indirects + Subventions d’exploitation


Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 25
Remarque : la valeur ajoutée est toujours calculée au prix du marché.

 La notion d’agrégats
Les agrégats sont des grandeurs économiques qui permettent de mesurer l’activité
économique d’une nation. La comptabilité distingue les agrégats de produits, de revenu et
de dépense.
a. Les agrégats de produits
 La production intérieure brute d’exploitation (PIBE)
La PIBE représente l’ensemble des valeurs ajoutées des secteurs institutionnels qui sont
considérés productifs dans l’ancien système de la comptabilité nationale à savoir les
secteurs marchands non financiers. Elle correspond donc à la richesse créée par les
entreprises (sociétés) non financières.

PIBE = ∑ VA des sociétés non financières

 Le produit intérieur brut (PIB)


C’est l’ensemble des biens et services produits au cours d’une période sur le territoire
national quelque soit la nationalité des producteurs. Ainsi l’activité des entreprises
nationales installées à l’étranger n’entre pas dans le calcul du produit intérieur brut.
Il existe trois approches pour le calcul du PIB au prix du marché.
 L’approche de la production :

PIBPM = ∑ VA Unités résidentes + TVA + DD

 L’approche par les revenus :


PIBPM = ∑Rémunérations des salaires + impôts liés à la production et à
l’importation + EBE – Subventions d’exploitation

 L’approche par la demande :


PIBPM = CF + FBCF + S + (X – M)

PIBCF = PIBPM – Impôts indirects (ILP) + Subventions d’exploitation

Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 26


Remarque : EBE est le surplus restant après prélèvement sur la valeur ajoutée des charges
de personnels, ainsi que des impôts et taxes.

 Produit National Brut (PNB)


Il mesure la richesse créée par les résidents aussi bien sur le territoire national qu’à
l’étranger. Le critère retenu est la nationalité. On prend en compte ce qui est produit par
les résidents installés sur le territoire national et à l’étranger.
PNBPM = PIBPM + revenus reçus du RDM – revenus versés au RDM

PNBPM = PIBPM + solde des revenus des facteurs (SRF)

PNBCF = PIBCF + SRF


Ou
PNBCF = PIBPM – Impôts indirects (ILP) + Subventions d’exploitation + SRF

( é )
= +

Solde revenu des facteurs = RSR du reste du monde – RSV au reste du monde + revenu
de la propriété et l’entreprise reçu du reste du monde – revenu de la propriété et de
l’entreprise versé au reste du monde.
b. Les agrégats de revenu
 Le revenu national au prix du marché (RNPM) ou produit national net (PNNPM)
Le revenu national est égal au produit national au coût des facteurs, puisque celui-ci a pour
contre partie les revenus servant à la rémunération des facteurs de production et net des
amortissements c'est-à-dire des sommes consacrées au remplacement du matériel usé. On
a:
RNB = PNB RIB = PIB

RNCF = PNBPM – Amortissements – Impôts indirects + Subventions d’exploitation

RNCF = PNBCF – Amortissements (CCF)

RNPM = PNBPM – Amortissements (CCF)

Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 27


Impôts indirects = impôts liés à la production et à l’importation = Droits de
Douanes + TVA + Autres Impôts

c. Les agrégats de dépense


Les agrégats de dépense sont principalement la dépense intérieure brute et la dépense
nationale brute.
 Dépense intérieure brute (DIB)

DIB = CF + FBCF+Δ S = PIB + M - X

 Dépense nationale brute (DNB)

DNB = DIB + solde des revenus des facteurs = PNB +M

Chapitre 3 : LA PRODUCTION

Définition
La production est une activité socialement organisée, destinée à créer des biens et services
à partir des facteurs de production acquis sur le marché.
Les économistes considèrent traditionnellement qu’il a deux facteurs de production: le
facteur capital (moyen de production) est constitué des bâtiments, de la terre, des machines
et des matières premières, etc. et Le facteur travail est apporté par les hommes et les
femmes ; c’est-à-dire la population.

Section 1 : Le facteur travail


OP1 : Définir, connaître et calculer les principaux indicateurs démographiques (6
heures)
Population totale, taux de croissance démographique, taux de natalité et de
mortalité, taux d’accroissement naturel, taux de migration nette
OP2 : Définir, connaître et calculer les principaux indicateurs d’activité (6 heures)
Population active disponible, population active occupée, population active inoccupée,
taux d’activité, taux d’occupation, taux de chômage, charge de la population active
OP3 : Répartir la population active suivant
- les secteurs d’activités économiques (primaire, secondaire et tertiaire)
- le degré d’organisation (moderne, informel) (2 heures)

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OP4 : Définir et calculer les indicateurs d’efficacité du facteur travail (4 heures)
Productivité physique du travail, productivité en valeur du travail, productivité
marginale
Définition
Le travail est l’ensemble des activités économiques, intellectuelles et manuelles organisées
et coordonnées des hommes, aidés ou non par des machines, en vue de produire des biens
et des services économiques. Il dépend de la qualité et de la quantité du travail. Pour
mesurer la quantité du travail on se sert des indicateurs démographiques et des indicateurs
d’activités.
I. Le facteur travail
1. Les principaux indicateurs démographiques
Un indicateur démographique est un outil de mesure ou critère d’appréciation de l’état de
la population à un moment donné. La démographie est l’étude de la population au point de
vue de son volume, de sa composition, de sa répartition dans l’espace et dans le temps et
de son mouvement (mesure, cause, conséquence). Comme indicateurs démographique on
peut citer :
a. La population totale
La population totale est l’ensemble des personnes résidentes du territoire national. Le
critère retenu est la résidence. La population nationale par contre est l’ensemble des
personnes ayant la nationalité du pays considéré.

Population totale = Population nationale + Etrangers vivants dans le pays –


Nationaux vivants à l’étranger

Application : au Sénégal, en 2002, on a estimé les données suivantes : population


nationale 9552442 ; les nationaux vivants à l’étranger 100864 ; les étrangers 403760 ;
On vous demande de calculer la population totale.
Remarque : on peut mesurer la variation d’une population pendant une période en faisant
la différence entre la population à la fin de la période et la population au début de la
période. La variation absolue, nous permet de dire de combien à augmenter la population
durant une période donnée.
Variation absolue de la population = Population en fin de période – Population
en début de période

Application : la population sénégalaise a été estimée en 2002 et 2005 respectivement


10817844 et 9956202.
Calculer la variation absolue de la population sénégalaise durant cette période 2002-2005.
b. Le taux de croissance démographique

Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 29


La population d’un pays varie dans le temps. Ainsi pour mesurer cette variation on utilise
le taux de croissance démographique. Il permet de savoir si une population a augme
augmenté
plus vite par rapport à une autre.

Application : la population sénégalaise a été estimée en 2002 et 2005 respectivement


10817844 et 9956202. Calculer le taux de croissance démographique
démographique du Sénégal pour
cette période 2002-2005.

c. Le taux de natalité
La natalité est l’ensemble des naissances vivantes. Il mesure le nombre de naissances
vivantes pour 1000 habitants pendant un an. C’est l’un des principaux indicateurs
démographiques.

Remarque 1 : la population totale moyenne est égale à la somme de la population de


début de période et la population de fin de période le tout divisé par deux.

Application : en 2006, la population du Sénégal a été estimée à 11987121 et le nombre de


naissance à 393178. Calculer et interpréter le taux de natalité.
d. Le taux de mortalité
Le taux de mortalité mesure le nombre de décès pour 1000 habitants pendant un an. Il
dépend de nombreux facteurs, comme le niveau de vie, l’accès aux soins médicaux,
l’alimentation etc.

Au Sénégal le taux de mortalité infantile est de 83 ‰ c'est-à-dire


c'est pour 1000 enfants il y a
eu 83 décès en 2005.
Application : en 2006, la population du Sénégal a été estimée à 11987121 et le nombre de
décès à 112679. Calculer et interpréter le taux de mortalité.
e. Le solde naturel
Si on ne prend en compte dans la mesure de l’évolution de la population que les flux
naturels (naissances, décès), on obtient un solde qu’on appelle solde naturel. Il est donc
égal à la différence entre les naissances et les décès au sein d’une même population.
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Solde naturel = Nombre de naissances
naissan – Nombre de décès

Application : en 2006, on a enregistré au Sénégal 393178 naissances et 112679 décès.


Calculer le solde naturel de la population du Sénégal en 2006.
f. Lee taux d’accroissement naturel
C’est le taux de croissance de la population résultant des seules évolutions naturelles
(naissances et décès).

Il est aussi égal à la différence entre le taux de natalité et le taux de m


mortalité.
TAN = TN - TM

Application : pour un pays «X », on a enregistré un TAN de 12%.


Interprétation : TAN = 12% : signifie, pour une population de 100 habitants, on a
enregistré une augmentation de 12 individus du seul fait des naissances et des décès.

g. Le solde migratoire et le taux de migration nette


Les migrations sont des déplacements de personnes d’une zone à une autre. On appelle
immigration la venue d’étrangers sur le territoire national et émigration la sortie de
nationaux vers l’extérieur. La différence entre ces deux flux (entrées et sortie) constitue le
solde migratoire.

Solde migratoire = Nombre d’immigrants – Nombre d’émigrants

En faisant le rapport entre le solde migratoire (ou immigration nette) et la population totale
le tout multiplié par 100, on obtient le taux de migration nette. Il correspond au nombre de
migrés pour une population de 100 habitants pour une période donnée.

Remarque : le taux de croissance démographique est égal à la somme du taux


d’accroissement naturel et du taux de migration nette.

TCD = TAN + TMN

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2. Less indicateurs d’activités
Ce sont des instruments sociodémographiques qui sont destinés à suivre, à démontrer, à
classer le volume du facteur travail dans un pays donné. Ils sont définis à partir des
statistiques pour mieux appréhender l’enjeu social de l’emploi.
La population en âge de travailler c’est l’ensemble des personnes
sonnes en âges d’exercer une
activité. Selon le BIT (Bureau International
I du Travail),, cet âge est comp
compris entre 15 et 64
ans de même l’ANSD (Agence Nationale de la Statistique
Statistique et de la Démographie).
a. La population active
La population active est l’ensemble
l’ensemble des populations qui exercent une activité rémunérée
ou qui sont à la recherche d’une telle activité. On y distingue 2 groupes :
 La population active occupée
C’est l’ensemble des personnes qui exercent effectivement une activité rémunérée.
 La population active inoccupée
Elle regroupe les chômeurs. D’après le BIT (Bureau International du Travail) est chômeur
toute personne qui n’a pas d’emploi rémunéré mais qui le cherche cherchent et qui fait
effectivement deses démarches pour en trouver un et apte à travailler dan dans 15 jours ou a
trouvé un emploi qui commence ultérieurement.
Population active = Population active occupée + Population active inoccupée (chômeurs
(chômeurs)

b. La population inactive
La population inactive regroupe toutes les personnes qui ne participent pas à l’activité
économique : élève, étudiants, les femmes au foyer, les retraités, certains handicapés
handicapés, ainsi
que les enfants de moins de 10 ans font partie de la population inactive. C’est donc
l’ensemble des individus qui ne sont pas en âge de travailler.

pulation inactive = Population


P totale – Population
active

c. Le taux d’activité ou Le taux brut d’activité ou ou taux d’activité global (TAG)


Il mesure la proportion des actifs par rapport à la population totale.

Interprétation
TAG au Sénégal est de 33,5%.
33,5% : Sur 100 Sénégalais pris dans la population totale, les 34 environ sont des actifs.
d. Le taux d’occupation (TO)
Il mesure la proportion de la population active qui exerce effectivement un emploi.

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Interprétation
TA du Sénégal en 1989 était égal à 88%.
88% : En 1989, sur
ur 100 sénégalais actifs, les 88 exercent effectivement un emploi
rémunéré.

e. Le taux de chômage (TC)


Il exprime la proportion de la population active qui ne parvient pas à trouver un emploi.

Interprétation
TC du Sénégal en 2000 était égal à 85%.
85
85 % : En 2000, au Sénégal, sur 100 sénégalais actifs, les 85 étaient des chômeurs.
Remarque
TO + TC = 100%
100

f. La charge de la population active ou taux de dépendance


Il s’agit de la proportion des inactifs pris en charge par 100 actifs. En effet, dans une
population, les actifs subviennent non seulement à leurs propres besoins mais également
aux besoins des inactifs.

Interprétation
TD du Sénégal en 1982 était égal à 255%.
5% : En1982, au Sénégal, 100 actifs prenaient en charge 2555 inactifs.
3. Répartition de la population active
Un secteur est composé de l’ensemble des agents ayant la même activité principale. On
peut classer les activités économiques selon leur nature ou selon leur degré d’organisation.
a. Classification des activités économiques selon les secteurs
L’économiste américain Colin Clark a classé les activités économiques en trois secteurs :
le primaire, le secondaire et le tertiaire.

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 Le secteur primaire : c’est l’ensemble des activités
activités ayant trait à l’exploitation directe de
la nature sans transformation des produits obtenus : agriculture, pêche, élevage, extraction
minière.
 Le secteur secondaire : ce secteur assure la transformation des produits issus du secteur
primaire (produitss agricoles, miniers etc.) en biens manufacturés (huile, voiture etc.). Il
comprend l’industrie, le bâtiment et les travaux publics.
 Le secteur tertiaire : il regroupe l’ensemble des autres activités. En général, il s’agit des
activités de services : commerce, hôtellerie, prestation de services (télécommunication,
réparation etc.).
NB : on utilise la notion de secteur quaternaire qui désigne la partie moderne des activités
économiques telles que la communication, l’informatique, la recherche
recherche- développement,
l’informatique, l’enseignement etc.

b. Classification des activités économiques selon selon leur degré d’organisation


Selon le degré d’organisation, on distingue le secteur moderne ou formel et le secteur
informel.
 Le secteur moderne ou formel: les activités modernes dernes sont celles qui sont contrôlées et
soumises à une réglementation. Elles utilisent les progrès les plus récents de la science et
des techniques.
 Le secteur informel : est constitué par l’ensemble des activités de production de biens et
services dont l’organisation ne suit pas les réglementations appliquées dans le secteur
moderne. Ce secteur est aussi appelé secteur non structuré (secteur non organisé).
4. Leses indicateurs d’efficacité du facteur travail
La productivité du travail se définit comme le rapport entre un résultat obtenu (production)
et la quantité de facteur travail qu'il a fallu utiliser. Elle permet de mesurer l’efficacité du
système productif d’une entreprise. Son efficacité sera d’autant plus grande qu’elle
produira une quantité donnée avec moins de facteurs de production.
Pour avoir une idée sur l’efficacité de la production d’une entreprise, les économistes
utilisent les indicateurs de mesure suivants : la productivité moyenne du travail et la
productivité marginalee du travail.
a. La productivité
roductivité moyenne du travail
C’est un ratio qui permet de mesurer le rendement du travail, c'est-à-dire
c'est dire l’apport d’une
unité de travail dans la production réalisée. La production moyenne totale peut s’exprimer
de différentes façons.
 La productivité physique du travail (PPL) (PP
La productivité physique du travail est le rapport entre le volume de production réalisé et
le volume de travail nécessaire à cette production ou l’effectif.

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Ou
[Link]é moyenne en valeur du travail (PMVL) :

 La productivité en valeur du travail


C’est
est le rapport entre la production en valeur et l’effectif ou les salaires versés qui sont
nécessaires à la réalisation de cette production.

b. La productivité
ductivité marginale du travail
La productivité marginale du travail correspond à la production supplémentaire qui est due
à la dernière unité de facteur de travail employée ou utilisée. C’est donc le rapport entre la
variation absolue de la production et celle du travail.

PmL = avec y = production et L = travail

est la variation absolue de la production obtenue.


est la variation absolue de la quantité de travail ou de l’effectif employé.
Application

Facteur travail Production Productivité


Nombre de Nombre d’heures Quantité en Quantité en PPML
PMVL
PmL
travailleurs effectuées tonne valeur
10 1000 4
20 2000 8
40 4000 12

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50 6000 20
70 8000 30

Travail à faire : reproduire et compléter le tableau ci-dessus sachant que le kilogramme


coûte 400f.

Section 2 : Le facteur capital


OP5 : Définir les différentes acceptions du terme capital (2 heures)
Suivant l’approche libérale, suivant l’approche marxiste
OP6 : Définir et calculer les indicateurs d’efficacité du facteur capital (2 heures)
Coefficient de capital, productivité moyenne du capital, efficacité marginale du
capital
II. Le facteur capital
D’une manière générale, le capital est tout patrimoine, toute richesse susceptible de
procurer un revenu. Mais, ce terme revêt une signification particulière pour chaque courant
de pensée économique et selon l’optique à partir de laquelle on analyse le capital.
1. Le capital selon l’approche néoclassique
Les économistes néoclassiques distinguent deux types de capital : le capital fixe et le
capital circulant.
a. Le capital fixe
C’est l’ensemble des biens qui concourent à plusieurs cycles de production. Ils se
détruisent par usure ou par dépréciation. Exemple : les bâtiments, les machines, les
outillages etc.
b. Le capital circulant
Ce sont les biens qui disparaissent au cours du cycle de production. Exemple : les matières
premières le carburant etc.
Remarque : le capital technique constitue les capitaux fixes et les capitaux circulants. Il
permet d’augmenter la productivité et d’obtenir d’autres biens d’une plus grande utilité.

2. Le capital selon l’approche marxiste


Pour les marxistes, le capital n’est pas seulement un ensemble de biens ou de flux
financiers. C’est surtout un rapport social entre ceux qui détiennent les moyens de
production et ceux qui n’ont que leur force de travail (ouvriers). Ainsi ils distinguent deux
types de capital. Le capital constant et le capital variable.
a. Le capital constant
Il est constitué par l’ensemble des moyens de production qui résultent du travail passé :
bâtiments, machines, matières premières etc.
Au cours du processus de production, le capital constant est tout simplement incorporé
dans la valeur du produit fabriqué. Donc il ne crée pas une nouvelle valeur ; sa valeur est
constante.

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b. Le capital variable
La force du travail a la propriété non seulement de reproduire sa propre force de travail,
mais également de créer une valeur supplémentaire. Sa valeur augmente au fur et à mesure
que se déroule la production. Elle est variable. La partie du capital destinée à l’achat de la
force
rce de travail (salaire) est donc un capital variable.
3. Les indicateurs d’efficacité du facteur capital
Pour mesurer le volume et l’efficacité du capital, on utilise les indicateurs suivants : le
coefficient de capital et la productivité du capital.
a. Le coefficient de capital
 Lee coefficient moyen du capital
Il indique le nombre d’unités de capital nécessaire pour obtenir une unité de production.

Exemple : une entreprise agricole a pu réaliser en 1999 une production évaluée à 350M de
francs avec un capital technique de 140M francs. Calculer le CMK.
CMK=0,4 : cela signifie que pour réaliser une production de 1f, il faut un capital de 0,4.
 Le coefficient
oefficient marginal de capital
Il permet de répondre à la question : de combien faut-il
il augmenter le capital
(investissement)
investissement) si la production augmente d’une unité supplémentaire ?

Coefficient marginal de capital (CmK) = avec y = production et K = capital

Exemple : cette entreprise agricole a pu avec un investissement supplémentaire obtenir une


production de 520M de francs et un capital de 290M de francs. Calculer le coefficient
marginal du capital (CmK).
CmK = 0,9 : signifie que pour réaliser une production supplémentaire de 1f, il faut
nécessairement augmenter le capital de 0,9f.
b. La productivité du capital
La productivité du capital est un indicateur de l'efficacité
l'efficacité du capital fixe mobilisé dans la
production. Exprimée en valeur. Les coefficients de capital sont les inverses des
productivités de capital

 La productivité
roductivité moyenne du capital
C’est le rapport entre la production et le capital utilisé.

Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 37

Ou
Exemple : calculer la productivité moyenne du capital de l’exemple précédent.
PMK = 1,8 : cela signifie que pour un franc investi, permet de réaliser une production de
1,8f.
 La productivité
ductivité marginale du capital
Elle indique l’augmentation de la production résultant de l’utilisation
d’une unité supplémentaire de capital.

Productivité marginale du capital (PmK) =

Ou

Exemple : calculer la productivité marginale de cette entreprise agricole.


PmK = 1,1 : cela signifie que l’utilisation d’une unité supplémentaire de franc de capital
permet d’augmenter la production de 1,1f.
Application : reproduire et compléter le tableau ci-dessous.
ci
Capital roduction CMKCmKPMKPmK
QuantitéCoût
10000
5000
25000
15000
36000
25000
45000
30000
90000
60000

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III. La combinaison des facteurs de production
OP7 : Définir les caractéristiques des facteurs de production (complémentaire et
substituabilité) (1 heure)
OP8 : Construire la courbe d’iso production (isoquant) de l’entrepreneur à partir
d’une fonction de production simplifiée (1 heure)
OP9 : Calculer l’intensité capitalistique et l’intensité en travail des différentes
combinaisons des facteurs de production (2 heures)
OP10 : Déterminer arithmétiquement la combinaison optimale de facteurs à partir
de l’isoquant et de l’isocoût (2 heures).
Pour produire, il est nécessaire d'avoir à la fois du facteur travail et du facteur capital.
L'association entre les deux est appelée combinaison.
PROBLEMATIQUE (en guise de fiche)
Le problème de l’entrepreneur est le choix de la combinaison productive c'est-à-dire la
combinaison qui permet de produire au moindre coût.
Exemple : Pour produire un bien un entrepreneur a le choix entre des techniques de
production différentes qui font appel à plusieurs combinaisons de facteur (travail et
capital).

Combinaison
capital
Travail

La combinaison A : a fait appel à beaucoup de travail et peut de capital (par rapport aux
autres combinaisons). On distingue la combinaison A est une combinaison à faible
intensité capitalistique.
Au contraire, la combinaison d’utilise plus de capital que les autres et peu de travail. Il a
une forte intensité capitalistique.
La combinaison B est inefficace, car elle utilise plus de facteurs que la combinaison A et
C ; elle doit être rejetée
Il reste donc la combinaison A, C et D. Le problème est donc de savoir quelle est parmi
ces combinaison la moindre coûteuse. Pour répondre à cette question, il faut connaître le
prix des facteurs de production et de déterminer le coût de production de chaque
combinaison.

Prix des facteurs


Coût des combinaisons
K L A C D
Cas I 500 300 63000 50000 35000

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Cas II 2000 500 11200095000105000
Cas III1500 500 10900090000 85000

Cas I : la combinaison D est la combinaison la plus efficace, car elle coûte moins chère.
Cas II : la combinaison C est celle qui est la plus efficace.
Cas III : la combinaison D est la plus efficace.
1. La fonction de production et les caractéristiques des facteurs de production
a. La fonction de production
La fonction de production exprime la relation existante entre la production et les quantités
de facteurs utilisés. Sous sa forme la plus générale, elle indique les quantités de facteurs,
capital et travail nécessaires pour obtenir une production.

Avec : Q : la production ; K : le facteur capital et L : le facteur travail


b. caractéristiques
ues des facteurs de production
Les facteurs de production utilisés présentent deux caractéristiques fondamentales : la
complémentarité et la substituabilité.
 Les facteurs complémentaires
Deux ou plusieurs facteurs sont complémentaires lorsqu’ils ne peuvent être utilisés
que dans une proportion déterminée pour un volume donné de production.
Exemple :Un
Un bus a besoin d'un conducteur.
conducteur
 Les facteurs substituables
Deux facteurs de production sont substituables lorsqu’ils peuvent se remplacer
efficacement dans le processus de production
product pour un volume donné de production.
Une machine peut effectuer le travail d'un salarié
Exemple : Un ouvrier remplacé par un robot.
robot
2. Courbe
ourbe d’iso production (isoquant) de l’entrepreneur à partir d’une fonction de
production simplifiée
a. Définition
La courbe isoquant est un ensemble de points représentant des combinaisons de quantités
diverses de facteurs de production, qui permettent au producteur de réaliser un même
volume de production.
b. Représentation graphique
Soit Q (K, L) la fonction de production de l’entreprise précédente.
Avec Q (K, L) = 2K1/2L1/2 et Q0 = 26
Travail à faire
1) Ecrire une équation de l’isoquant sous la forme K = f(L).
2) Faire une représentation graphique de cette équation.
Solution
1) L’équation de l’isoquant :

Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 40


(K, L) = 2K1/2L1/2 et Q0 = 26 Q0 = 2K1/2L1/2
Le choix des valeurs de K et L :

84,5
42,25
28,16
21,13
16,9
14,08
12,07
10,56
9,38
8,45

K La coube d'isoquant
25

20

15

10

L
0
0 20 40 60 80 100

La coube d'isoquant

3. Déterminer arithmétiquement la combinaison optimale de facteurs à partir de


l’isoquant et de l’isocoût

a. La droite d’iso-coût
 Définition
Une droite d’iso-coût
coût est le lieu géométrique de points indiquant des complexes de
quantités de facteurs de production dont l’acquisition par le producteur nécessite la même
dépense (le même budget).
 Représentation graphique
Pour produire, une entreprise dispose d’une «enveloppe » de 100f, le prix du facteur
travail est de 3f (w : taux de salaire) et le prix du facteur capital est de 5f (r : taux de
rémunération du capital).
Travail à faire
1) Ecrire la contrainte budgétaire.
2) Etablir l’équation de la droite d’iso coût.
3) Faire une représentation graphique.
Solution
1) R = rK + wL 100 = 5K + 3L

2) 5K = 100 – 3L
Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 41
3) La représentation graphique :

33,33

La droite d'isocoût
25 k

20

15

10

0
l
0 33,33

2. La combinaison optimale
a. Définition
Une combinaison optimale est un complexe de quantités de facteurs de production qui
permet à un producteur de fabriquer un volume de production donné au moindre coût.
Cette combinaison se situe au point de tangente entre la droite budgétaire et la courbe
isoquant la plus élevée possible.
b. Détermination graphique de la combinaison optimale

Reprenons notre entreprise avec sa fonction de production Q (K, L) = 2K1/2L1/2, Q0 = 26


et elle dispose la même enveloppe budgétaire de 100f. Elle utilise deux facteurs de
production dont les prix sont : w = 3f et r = 5f.

Travail à faire
Déterminer graphiquement la combinaison optimale de cette entreprise.

Mr TOURE Professeur en Economie Générale Page 42


25

20

15

A (16,9; 10)
10
La courbe d'isoquant Droite de budget

0 16,9
0 20 40 60 80 100

3. Intensité en travail et intensité capitalistique des différentes combinaisons des


facteurs de production
a. Intensité en travail

On appelle intensité en travail le rapport qui mesure le nombre d’unités de travail qui
est combiné avec une unité du facteur capital. Ce rapport exprime donc l’importance
relative (ou intensité) du facteur travail par rapport au facteur capital.

Exemple : IL = 1/2 signifie que dans cette combinaison de facteurs de production, on a


associé une unité de facteur capital à une demi-unité
demi unité de facteur travail.
b. Intensité capitalistique

L’inverse de ce rapport qui est , exprime quant à elle l’importance relative du facteur
capital parr rapport au facteur. Pour cela, on l’appelle intensité capitalistique.

Exemple : IK = 2, signifie qu’on associe dans cette combinaison de production une unité
de facteur travail à deux unités de facteur capital.

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