Conduction Mono Variable 24-25
Conduction Mono Variable 24-25
FACULTE POLYDISCIPLINAIRE
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
-BENI MELLAL-
Parcours : Energétique
Réalisé par :
Encadré par :
Noura Hajjaj
Pr Mohamed Lamsaadi
Loubna Anazdam
Aucune dédicace ne pourra exprimer nos gratitudes, nos profonds et nos grands
amours pour vous, quoique nous fassions nous ne pourrons jamais vous
récompenser des sacrifices innombrables que vous avez faits pour nous.
Respect, amour, reconnaissance, sont les moindres sentiments que nous pouvons
vous témoigner. Que Dieu vous garde, vous protèges et vous prête longue vie.
Dont il serait difficile de citer tous leurs noms. Qu’ils trouvent ici l’expression de
notre gratitude
REMERCIEMENTS
Nous remercions tout d’abord ALLAH de nous avoir donné le courage, la patience
et la chance d’étudier, de suivre et en me faisant entourer des merveilleuses
personnes dont nous tenons à remercier ;
e : Epaisseur
L : Longueur
r, R : Rayon, Résistance
S : Surface
t: Temps
T : Température
V : Volume
x, y, z : Variables d’espace
: Flux de chaleur
, k : Conductivité thermique
: Densité de masse
Pu : Puissance utile
P : chaleur massique
I : Courant
U : Tension
Ce projet comprend trois chapitres. Le premier chapitre est consacré à l’équation générale
de la conduction. Le deuxième chapitre traite de la conduction thermique en présentant les
méthodes de résolution en régime transitoire, notamment les méthodes analytiques,
numérique et expérimentale. Le troisième chapitre est dédié aux applications pratiques de
ces différentes méthodes de résolution. Enfin, nous terminons ce projet par une conclusion
générale.
1
Chapitre 1: l’équation générale de la conduction
1 Introduction
La conduction thermique est un mode de transfert de chaleur qui se produit à travers un
matériau stationnaire (solide, liquide ou gaz) ou entre des objets en contact direct, en raison
d’un gradient de température (figure 1). L’énergie thermique est transférée des particules les
plus énergétiques (celles à température plus élevée) vers les particules moins énergétiques
(celles à température plus basse) en raison des interactions entre ces particules (vibration
atomique et moléculaires, collisions, diffusion d’électrons libres dans les métaux).
⃗ 0
(1)
Dans le cas de conduction morte (pas de source interne), le système est à flux conservatif
puisque :
⃗ 0 → 0
2
0
)
(3)
⃗ 0 (4)
0*
0
(5)
0) *
& 1& 2 Où A et B sont des constantes qui dépendent des conditions aux limites.
Les conditions aux limites sonnées conduisent à :
&
& 1 2 1
/
(6)
0 5
.5 5
0) /
(7)
* (
Pour un système sans source interne et dont la conductivité thermique λ est indépendante
de la température, on introduit la notion de résistance thermique d’un tube de courant
(analogue à la résistance électrique). Soit un tube de courant compris entre deux surfaces
isothermes.
$ 5 $
$
(8)
Il vient :
$
$ 5 $
(9)
3
Soit en intégrant entre les deux surfaces isothermes :
8
5
6 6
(10)
7 87 $ 5 $
( * 9 (12)
: 9; ⇔∆ 9
Où : 9
8* >8
=8( ? @ 8 @
4
Figure 2:le flux de chaleur traversant la surface S
Les surfaces isothermes sont planes et parallèles, la résistance d’un mur s’écrit :
A
5 1 A +
9 6 6 $
B $ 5 $ 5 B 5
C
( *
+
(14)
5
Cette relation est analogue à la loi d’Ohm en électricité ;
D
E
qui définit l’intensité du
courant comme le rapport de la différence de potentiel électrique sur la résistance électrique.
La température apparait ainsi comme un potentiel thermique et le terme 9
A
?8
apparait
comme la résistance thermique d’un mur plan d’épaisseur e, de conductivité thermique λ et de
surface latérale S, on a donc le schéma équivalent suivant :
En régime permanant dans le cas non linéaire (n’est pas indépendant du temps), l’équation de
diffusion thermique s’écrit :
!F GH 0
GH (15)
I ⃗ 5⃗ JG K, % H
(16)
GFMN>OP (17)
En régime permanent, toute l’énergie produite à l’intérieur d’un volume M est évacuée par
transfert thermique à travers sa surface.
5
répartition de température à l’intérieur du barreau ? On considère le régime permanent. Par
symétrie, la température ne dépend que de la distance r à l’axe du barreau :
⃗ :M⃗
(18)
I ⃗ $⃗ J H 2S /
GT 9( 9(*
> VW M VW *
" U% Donc
>M *?
donc
X?
Y
⃗ . !F .
Y%
(19)
Elle nécessite une condition initiale T0 en tout point, et deux conditions aux limites.
Envisageons le cas particulier où la conductivité ne dépend pas de la température dans la
gamme de températures considérée. On obtient alors l’équation de Fourier :
Y* Y* Y* 1Y (20)
Y& * YZ * Y[ * \ Y%
Équation sans dimension :
Le nombre de variables dans un problème de transfert thermique peut être réduit par
l’introduction de nombres sans dimensions. Montrons sur cet exemple de conduction
unidirectionnelle avec dégagement de chaleur interne.
Soit :
Pour 0 Q & Q 1 et % a 0
] _ ( ]
]^ ? ` ]
ℎ & 1 et % a 0
]
]^ c Pour
B Pour 0 Q & Q 1 et % 0
6
2.2.1 Equation de la conduction (1D) en régime transitoire :
0 0 0
!F d e 5
0% 0) 0)
(21)
Où est la densité de masse (kg /m3), cp étant la chaleur spécifique à pression constante
(J/kg.k).
Où A est l’air transversal du volume de contrôle, ∆H étant le volume de celui-ci égale à A ∆&.
Si la température du nœud P est supposée la même sur le volume de contrôle, la partie gauche
de l’équation (23) peut être écrit ainsi :
f∆
0
6 g6 !F %h dV !F B
∆H
0% F F (24)
B
F est la température à l’instant t et Tp à l’instant t+∆%. En utilisant un schéma avec des
différences centrales pour les termes de conduction de la partie droite de l’équation (24) on
obtient :
f∆ f∆
ρ!F ∆) 6 i j dt 6 5s ∆) %
B op q F F
F F A
Y )A k
Y )k
(25)
7
Pour calculer la partie droite de l’équation (25) il faut connaitre la variation de TP, Tw et TE
dans le temps. Pour cela il y a de nombreuses possibilités, on peut prendre la température à
l’instant t, FB à l’instant t+∆%, Tp ou une combinaison linéaire des températures à l’instant t et
t+∆% . La forme générale d’intégration temporelle s’écrit :
F ∆%
B
f∆
6 F % t F ∆% v
u 1 u ∆%
(26)
B
F F
ug h
A o F k F k
Y)k Y)k
(27)
B B B B
1 u g h 5 ̅ ∆)
A o F k F k
Y)A Y)k
z !F u {] | ~• €u 1 u o• €u
∆ ? ?} ?| B ?}
∆ ] } F ] | A ] } k
|
1 u q• z 'F 1 u 1 u • 5 ̅ ∆)
B ‚ ?| ]?} B
(28)
‚ ] | ] } F
\F F \k €u k 1 u kB • \o €u o 1 u o•
B
ƒ\FB 1 u \k 1 u \o „ B
F … (29)
Avec
\F u \k \o \FB \FB !F ‚ ;
‚
\k \o … 5 ̅ ∆)
?} ?|
] } ] |
(29), pour calculer F à l’instant t+∆%; un tell schéma s’appelle schéma explicite. Lorsque
8
0 Q u ≤ 1, on utilise tant les températures à l’instant t que les températures à l’instant t+∆% ;
le schéma obtenu s’appelle le schéma implicite. Le cas limite quand u 1 le schéma
s’appelle totalement implicite. Si u 1⁄2 les schémas s’appelle schéma Crank-Nicolson ou
semi-implicite.
0 0 0 0 0
!F d e d e 5
0% 0) 0) 0ˆ 0ˆ
(30)
L’intégration de l’équation (30) sur le volume de contrôle schématisé à la figure (5) donne.
f∆
0
!F 6 6 ) ˆ %
0%
f∆
0 0 f∆
0 0
6 6 d e ) ˆ % 6 6 ˆ ) %
0) 0) 0ˆ 0ˆ
(31)
f∆
6 65 ) ˆ %
!F F
B
F ∆)∆ˆ
f∆
0 0 f∆
0 0
6 d Ad e kd e e ∆ˆ % 6 w d e d e x ∆) %
0) A 0) k ‰
0ˆ @
0ˆ @
f∆
6 5̅ ∆)∆ˆ %
9
!F F
B
F ∆)∆ˆ
f∆
T
6 ∆ˆ %
o F k
A
Y)A k
Y)k (32)
f∆ f∆
6 ∆) % 6 5̅∆)∆ˆ %
Š F F @
‰
Yˆ‰ @
Yˆ@
∆)∆ˆ
!F B
F F
∆%
d e ∆ˆ d e ∆ˆ d e ∆)
o F F k Š F
A
Y)A k
Y)k ‰
Yˆ‰
(33)
d e ∆) 5̅∆)∆ˆ
F @
@
Yˆ@
En regroupant les termes dans l’équation (33) on obtient la forme générale de l’équation
discrétisée
F F k k o o Š Š … (34)
Avec
?} ‹} ?| ‹| ?Œ ‹Œ ?Ž ‹Ž
k ] } o ] | @ ]•Œ Š ]•Ž
;
!F
B B ∆ ∆•
F k o @ Š F F ∆
;
… 5̅∆)∆ˆ B B
F F .
F k o @ Š
B
F 5F ∆)∆ˆ;
… 5• ∆)∆ˆ B B
F F .
3 Conclusion :
Ce chapitre définit la conduction thermique et explore ses équations fondamentales. Il aborde
la conduction en régime permanent (stationnaire), où la température ne varie pas avec le
temps, et la conduction en régime dynamique (variable ou instationnaire), où la température
évolue dans le temps. Il détaille l'équation de la chaleur de Fourier et sa forme générale, ainsi
10
que les équations discrétisées pour la conduction transitoire en une dimension (1D) et deux
dimensions (2D), y compris les différents schémas (explicite, implicite, Crank-Nicolson) pour
leur résolution numérique.
11
Chapitre 2 : méthodes de résolution de la conduction en régime
transitoire
Pour résoudre un problème de conduction, on distingue plusieurs méthodes, les plus utilisées
sont la méthode analytique, la méthode numérique ou la méthode expérimentale. Le choix de
la méthode dépend de plusieurs paramètres ; le régime (permanant ou variable), la nature des
conditions spatio-temporelles, la nature du solide et de son environnement (forme
géométrique…),etc.
1 Méthodes analytiques
Ces méthodes fournissent des solutions exactes sous forme de fonctions mathématiques. Elles
sont généralement applicables à des géométries simples et des conditions aux limites
idéalisées.
Est une approche pour trouver des solutions à des équations différentielles ordinaires en
réarrangeant l'équation de manière à ce que chaque variable (et sa différentielle) apparaisse
sur des côtés différents de l'égalité et partielles (EDP). L'idée fondamentale est de
transformer l'équation originale en deux équations plus simples (ou plus) en supposant que
la solution peut être exprimée comme un produit de fonctions, chacune dépendant d'une
seule des variables indépendantes.
Séparer les variables : Réorganisez l'équation de sorte que tous les termes contenant
une variable (et sa différentielle) soient d'un côté de l'égalité, et tous les termes
contenant l'autre variable (et sa différentielle) soient de l'autre côté. L'objectif est
ˆ ˆ u ) )
d'obtenir une forme comme :
(35)
Intégrer les deux côtés : Intégrez les deux membres de l'équation séparée par rapport
à leurs variables respectives :
6 ˆ ˆ 6u ) )
(36)
12
Cette méthode est souvent utilisée pour les EDP linéaires et homogènes avec des conditions
aux limites linéaires et homogènes.
Supposer une solution produit : Pour une EDP avec des variables indépendantes x et
t (ou x et y, etc.), supposez que la solution u(x, t) peut être écrite comme le produit de
U &, % & ) %
deux fonctions, chacune dépendant d'une seule variable :
(37)
Substituer dans l'EDP : Remplacez cette forme de produit dans l'équation aux
dérivées partielles originale.
Séparer les variables : Réarrangez l'équation résultante de sorte que tous les termes
contenant X(x) et ses dérivées soient d'un côté, et tous les termes contenant T(t) et ses
dérivées soient de l'autre côté. Souvent, les deux côtés seront égaux à une constante de
séparation, disons −λ :
13
Appliquer la transformation de Laplace à l'équation différentielle : Utilisez les
propriétés de la transformation de Laplace pour transformer chaque terme de
/’ˆ ” % “ $Z $ ˆ 0 (39)
/•ˆ ‰
% – $‰Z $ $ ‰p( ˆ 0 $ ‰p* ˆ ” 0 ⋯ ˆ ‰p(
0 (41)
ainsi que les transformées de Laplace de fonctions courantes (e.g., tn , eat , sin(ωt), cos(ωt),
etc.).
ˆ % /p( ’Z $ “
transformées inverses sont connues.
(44)
14
Méthode de la fonction de Green :
Est une technique puissante pour résoudre des équations différentielles linéaires
non homogènes (ordinaires et partielles) avec des conditions aux limites spécifiées.
L'idée principale est de trouver une fonction spéciale, appelée fonction de Green, qui
représente la réponse du système à une source ponctuelle (souvent représentée par
la fonction delta de Dirac). Une fois la fonction de Green connue, la solution pour une
source arbitraire peut être obtenue par intégration (superposition).
Définition et Concept
La fonction de Green G(x, ξ) pour un opérateur différentiel linéaire L agissant sur une
/€˜ ), ™ • Y ) ™
fonction y(x) est définie par la solution de l'équation :
(45)
$/€ˆ ) • u ) $Avec les mêmes conditions aux limites homogènes, la solution y(x)
Si l'on est confronté à une équation différentielle non homogène de la forme :
peut être exprimée en utilisant la fonction de Green et la fonction source f(x) à travers
l'intégrale :
ˆ ) = ˜ ), ™ u ™ ™ (46)
conditions aux limites homogènes. La méthode pour trouver la fonction de Green varie
en fonction du type d'opérateur différentiel et des conditions aux limites. Pour les
EDO, cela implique souvent de résoudre l'équation homogène par intervalles (avant et
après le point ξ) et d'appliquer des conditions de continuité et de saut en ξ pour la
fonction et sa dérivée. Pour les EDP, des techniques telles que l'utilisation de solutions
fondamentales et l'application des conditions aux limites sont employées.
Une fois la fonction de Green obtenue, la solution y(x) de l'équation non homogène
L[y(x)] = f(x) avec les mêmes conditions aux limites homogènes est donnée par
l'intégrale de convolution de G (x, ξ) et f (ξ) sur le domaine approprié.
15
une "couche thermique" dont l'épaisseur évolue avec le temps. Cette intégration
transforme l'équation aux dérivées partielles en une équation différentielle ordinaire
pour l'épaisseur de la couche thermique, qui est ensuite résolue.
Etapes Générales de la Méthode
Définir un profil de température approximatif : On suppose une forme
fonctionnelle pour le profil de température à l'intérieur de la couche thermique,
qui satisfait les conditions aux limites imposées à la surface. Ce profil contient
généralement un ou plusieurs paramètres inconnus qui dépendent du temps,
comme l'épaisseur de la couche thermique δ(t). Les profils polynomiaux
(linéaire, quadratique, cubique) sont couramment utilisés.
Intégrer l'équation de la chaleur : L'équation de la chaleur
0 0*
unidimensionnelle sans génération de chaleur est :
\ *
(47)
0% 0)
16
Cette méthode est particulièrement utile lorsque le problème original contient un petit
paramètre (ϵ≪1). La solution est alors recherchée sous forme de série de puissances de
Où :
2 Méthodes Numériques
17
Méthode des différences finies (MDF) :
Est une technique numérique fondamentale pour trouver des solutions approximatives aux
équations différentielles (ordinaires et partielles). L'idée clé est de discrétiser le domaine
continu du problème (espace et/ou temps) en un ensemble fini de points, formant un
maillage ou une grille. Ensuite, les dérivées qui apparaissent dans l'équation différentielle
sont remplacées par des approximations algébriques basées sur les valeurs de la fonction
inconnue en ces points de la grille voisins.
Est une puissante technique numérique utilisée pour trouver des solutions approximatives
aux équations aux dérivées partielles (EDP) et, dans certains cas, aux équations
différentielles ordinaires (EDO). Elle est particulièrement bien adaptée aux problèmes avec
des géométries complexes, des conditions aux limites variées et des propriétés de matériaux
non homogènes.
Est une autre technique numérique puissante pour résoudre des équations aux dérivées
partielles (EDP), en particulier celles qui expriment des lois de conservation (comme la
conservation de la masse, de la quantité de mouvement ou de l'énergie). Elle est
particulièrement bien adaptée aux problèmes de mécanique des fluides et de transfert de
chaleur, mais son application s'étend à d'autres domaines.
Est une approche numérique pour résoudre des EDP en transformant l'équation originale en
un système d'équations différentielles ordinaires (EDO). Cette transformation est obtenue
en approximant les dérivées spatiales à l'aide de techniques de discrétisation spatiale
(comme les différences finies, les éléments finis ou les méthodes spectrales) sur un maillage
de points ou d'éléments. La variable temporelle, quant à elle, reste continue.
3 Méthodes expérimentales :
Les méthodes expérimentales consistent à réaliser des maquettes pour mesurer avec précision
la distribution de la température dans la machine et de maitriser les phénomènes d’échanges
de chaleur ayant lieu à l’intérieur de la machine ou bien avec le milieu extérieur.
18
Méthode calorimétrique
Une première approche qui permet de déterminer les pertes dans une machine électrique
consiste en une infrastructure lourde car il faut mettre cette machine dans une enceinte
isolée et mesurer l’énergie calorifique évacuée par le système de refroidissement.
Un schéma d’une telle réalisation et présenté sur la figure 6 c’est une méthode très lente
qui requiert l’utilisation des moyens de mesure très précis les difficultés liées à
l’utilisation de cette méthode sont
19
Les conditions aux limites représentent des restrictions ou des exigences qui
doivent être respectées pour résoudre une équation différentielle, qu'elle soit
ordinaire ou partielle, sur le périmètre où cette équation est applicable. Elles sont
essentielles pour parvenir à une solution unique d'un problème physique ou
mathématique représenté par une équation différentielle. En l'absence de conditions
aux frontières adéquates, une équation différentielle pourrait admettre une multitude
de solutions.
La précision nécessaire représente le degré d'exactitude ou de fiabilité exigé dans
le résultat d'un calcul, d'une mesure, d'une simulation ou de toute autre tâche. Ce
niveau est défini par les exigences particulières de l'application ou du problème
traité. La précision nécessaire a un impact direct sur la sélection des méthodes, des
outils, des algorithmes et des ressources indispensables pour parvenir à un résultat
acceptable.
Le temps de traitement accessible correspond à la période durant laquelle des
ressources informatiques (unités centrales, mémoire, etc.) peuvent être affectées
pour réaliser une ou plusieurs tâches. Cette accessibilité est fréquemment restreinte
par différents éléments et doit être considérée lors de l'organisation et de la
réalisation de calculs, surtout pour des problèmes difficiles ou des simulations
vastes.
Disponible d'outils logiciels : Un large éventail de programmes informatiques,
qu'ils soient payants ou gratuits, permettent d'appliquer les techniques de calcul
numérique (méthode des éléments finis, méthode des volumes finis, méthode des
différences finies).
5 Conclusion :
Ce chapitre présente diverses approches pour résoudre les problèmes de conduction en régime
transitoire. Il distingue trois catégories principales : les méthodes analytiques (qui fournissent
des solutions exactes pour des géométries simples, telles que la séparation des variables, la
transformation de Laplace et la fonction de Green), les méthodes approximatives analytiques
(comme la méthode intégrale de la chaleur et la méthode des perturbations) , et les méthodes
numériques (incluant les différences finies, les éléments finis, les volumes finis et la méthode
des lignes). Il mentionne également les méthodes expérimentales (calorimétrique et par
capteurs de température).
20
Chapitre 3 : applications
1 Introduction
Ce chapitre présente des cas d'étude sur des configurations géométriques simples : une plaque
plane, une sphère et un cylindre. Pour chacun de ces cas, les équations de la chaleur sont
résolues en utilisant les techniques introduites dans le chapitre précédent. Ces exemples
démontrent la pertinence des méthodes appliquées selon la forme du système, les conditions
aux limites et les besoins en précision.
avec \
( ?
` •žŸ
L’équation de la chaleur s’écrit :
^ B 0 (c)
{ ^~ ℎ€ /, % c• (d)
^ ¡
{ ~ ℎ€ /, % c•
¡
(c)
21
0, % 0 (d) (par raison de symétrie)
¢ ( ¢
^ `
L’équation (a) peut alors s’écrire :
ℎ ¢ /, %
¢ ¡,
P c (c)
¢
0, % 0 (d)
£ &, % /’ ¢ % “ =B exp pt T̈ x, t dt
c
£ 0
> © * * F
Cette équation est donc de la forme: > `
& 0 0, d’où 2 0 et
>©
La transformée de Laplace de l’équation (d) conduit à: >
£ ), T 1 !"$ℎ )
¢ ¡,
On à la condition limite en ) /: ℎ /, % P c
1 $ #ℎ / ℎ1 !"$ℎ / ℎ
Pp c
F
La transformée de Laplace conduit à :
D’où: 1 ° p ± (
V ²³
'"$ℎ F¡ f @P‰ _¡
´
Finalement : £ ), T ° p ± žN@ _^
V •N@ _¡
²³
f @P‰ _¡
´
La température T (x, t) peut s’en déduire facilement en appliquant une méthode numérique
Où w est une constante car les deux fonctions X et Y dépendent l’une de x et l’autre de t. nous
en déduisons :
ℎ ¢ /, % ;
¢
{ ~
¡
La condition limite
0 ¢ ), %
1( C sin C& + p`k
0)
La solution générale de (a) s’écrit sous la forme d’une combinaison de la solution particulière
c
¢ &, % ‘ º‰ ¸‰ exp \C‰* %
B
On a d’une part :
Et d’autre part :
¡ ¡ ¡
1 cos 2C‰ &
6 ¢ &, 0 ¸‰ C» & & 6 º‰ cos * C‰ & & º‰ 6 &
B B B 2
/ 1
º‰ i sin 2C‰ / j
2 4C‰
Soit :
´
¡
=B ¢ &, 0 cos C‰ & & º‰ z*
¡ ( * ¾¿À kŽ ¡
•
ÁŽ
g/
( Â}
h
XkŽ (f¾¿À kŽ ¡ * kŽ (f ´
(**)
 }
23
´
kŽ f
D’après (*) et (**) on en déduit : º‰ 2  ÃÄÀ kŽ ¡
P B ´ kŽ
¡dkŽ f ef
 Ấ
´
kŽ f
&, % 2 ∑c
‰ (+ cos C‰ &
p`kŽ Â ÃÄÀ kŽ ¡
B P B ´ kŽ
¡dkŽ f ef
Finalement :
 Ấ
{ ~
( * (
M M M `
(a)
,0
Avec les conditions aux limites :Ç P
9, % B
¢ P
£
> © * >© V
La transformée de Laplace de l’équation (a)s’écrit : >M
M >M `
(d)
¸ 0
> È V
L’équation (d) s’écrit alors : >M
`
Ì
V
`
Avec
→∞ →0 2 0
ÊËÃÉ _M
M
Quand d’où
24
On a la condition limite ¢ 9, % B P
1
ÃÄÀÉ _E ¼p ±
E V
D’où :
¼p ± E
V ÃÄÀÉ _E
On en déduit :1
£ ,T ¼p ± E ÃÄÀÉ _M
V M ÃÄÀÉ _E
Et finalement :
La température T(x, t) peut s’en déduire facilement en appliquant une méthode numérique
(Invlap ou Stehfest) pour trouver la transformée de Laplace inverse de£ &, G .
,%
,0
Ç P
9, % B
> ¢ ( >¢ ( ¢
>M M >M `
(a)
25
¢ ,0
Ç P B
¢ 9, % 0
¢ ,% & Z %
&′
& ”” 1 Z′
C*
& \Z
Où w est une constante car les deux fonctions X et Y sont indépendantes. On en déduit :
&′
& ”” C *& 0⇒& 1 B C 2ZB C
D’où :
¢ ,% º+ p`k B C
º+ p`k B C9 0⇒ B C9 0
La superposition des solutions permet d’écrire la solution générale de (a) sous la forme :
c
¢ ,% ‘ º‰ + p`k B C‰
‰ (
P B ∑c
‰ ( º‰ B C‰ (*)
Il nous reste juste de déterminer lesº‰ , pour cela on utilise la propriété d’orthogonalité en
C»
E
appliquant =B B sur (*) :
26
E
6 B C» P B
B
E c
6 ‘ º‰ B C» B C‰
B ‰ (
E
9* 9*
6 º» € C» •* º» € ”
C» 9•* º» € C» 9 •*
B
B
2 B
2 (
=B € C •* € C9 •* C C C
E E ” ” ‰
‰ * ‰ Et ‰ ‰f( kM ‰
D’où :
C»
E
P B =B B
º»
9 *
€ C» 9 •*
2 (
Par conséquent :
c
2 C‰
,% ‘ + p`k
P B B
B
9 C‰ ( C‰ 9
‰ (
5 Conclusion
Ce chapitre se concentre sur l'application des méthodes de résolution de la conduction
thermique à des configurations géométriques simples, telles que la plaque plane, la sphère et
le cylindre
27
Conclusion générale
Ce projet de fin d’études s’inscrit dans le domaine du génie thermique et porte sur l’étude
approfondie du transfert de chaleur par conduction thermique en régime transitoire. Le transfert de
chaleur est un phénomène fondamental qui intervient dans de nombreux systèmes physiques et
industriels. Parmi ses trois modes — conduction, convection et rayonnement — la conduction est ici
explorée de manière spécifique, notamment lorsque la température varie dans le temps à l’intérieur
d’un matériau, c’est-à-dire en régime instationnaire.
Dans ce contexte, l’objectif principal du travail est d’analyser, modéliser et résoudre l’équation de la
chaleur en régime transitoire, en explorant diverses méthodes : analytiques, numériques et
expérimentales. Le mémoire est structuré en trois chapitres.
Le premier chapitre est consacré aux fondements théoriques de la conduction thermique. Il présente
les équations générales de la conduction, tant en régime permanent qu’en régime transitoire. Une
analogie est faite avec la loi d’Ohm pour introduire la notion de résistance thermique, et plusieurs
cas pratiques sont abordés pour illustrer la formulation mathématique de la conduction.
Le deuxième chapitre est centré sur les méthodes de résolution. Les approches analytiques
classiques comme la séparation des variables, la transformation de Laplace ou la fonction de Green y
sont détaillées, en plus de méthodes approximatives telles que la méthode intégrale de la chaleur et
la méthode des perturbations. Parallèlement, plusieurs méthodes numériques sont exposées :
différences finies, éléments finis, volumes finis et méthode des lignes. Enfin, les méthodes
expérimentales sont abordées, avec une attention particulière portée à la calorimétrie et à
l’utilisation de capteurs thermiques pour la mesure de température.
Le troisième chapitre est dédié aux applications concrètes. Il s’agit de cas d’étude sur des
configurations géométriques simples : une plaque plane, une sphère et un cylindre. Pour chacun, les
équations de la chaleur sont résolues en utilisant les techniques introduites dans le chapitre
précédent. Ces exemples démontrent la pertinence des méthodes appliquées selon la forme du
système, les conditions aux limites et les besoins en précision.
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RÉFÉRENCES
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