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Conduction Mono Variable 24-25

Ce document présente un projet de fin d'études sur la conduction en régime transitoire, réalisé par Noura Hajjaj et Loubna Anazdam sous la supervision du Professeur Mohamed Lamsaadi. Il aborde les équations de conduction, les méthodes de résolution, ainsi que les applications pratiques de ces concepts. Le projet est structuré en trois chapitres, suivis d'une conclusion générale.

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Conduction Mono Variable 24-25

Ce document présente un projet de fin d'études sur la conduction en régime transitoire, réalisé par Noura Hajjaj et Loubna Anazdam sous la supervision du Professeur Mohamed Lamsaadi. Il aborde les équations de conduction, les méthodes de résolution, ainsi que les applications pratiques de ces concepts. Le projet est structuré en trois chapitres, suivis d'une conclusion générale.

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Université Sultan Moulay Slimane

FACULTE POLYDISCIPLINAIRE
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
-BENI MELLAL-

Filière : Science de la Matière Physique (SMP)

Parcours : Energétique

Projet de Fin d’Etudes


Sur le thème

Conduction En Régime Transitoire

 Réalisé par :
 Encadré par :
Noura Hajjaj
Pr Mohamed Lamsaadi
Loubna Anazdam

 Soutenu le 14/07/2025 devant le jury composé de :

Prof . ……………………….. . FP . Béni Mellal Président

Prof………………………… .. FP. Béni Mellal Examinateur

Prof . Mohamed Lamsaadi FP. Béni Mellal Encadrant

Année Universitaire : 2024-2025


DÉDICACE
A nos chers parents

Aucune dédicace ne pourra exprimer nos gratitudes, nos profonds et nos grands
amours pour vous, quoique nous fassions nous ne pourrons jamais vous
récompenser des sacrifices innombrables que vous avez faits pour nous.

A nos frères et sœurs

Respect, amour, reconnaissance, sont les moindres sentiments que nous pouvons
vous témoigner. Que Dieu vous garde, vous protèges et vous prête longue vie.

A nos amis et collègues

Dont il serait difficile de citer tous leurs noms. Qu’ils trouvent ici l’expression de
notre gratitude
REMERCIEMENTS
Nous remercions tout d’abord ALLAH de nous avoir donné le courage, la patience
et la chance d’étudier, de suivre et en me faisant entourer des merveilleuses
personnes dont nous tenons à remercier ;

Nous aimerons commencer par remercier, Mr. le professeur Mohamed


LAMSAADI qui nous a encadrés tout au long de la réalisation de ce projet, nous

le remercions pour sa patience, ses précieux conseils et ses encouragements


continus.

A toute personne ayant contribué de près ou de loin à l'avancement de notre


projet. A nos familles et amis pour leur aides. Nous ne pourrons nommer ici toutes
les personnes qui nous ont aidés et encourages de près ou de loin et nous les
remercions vivement.

Nous ne saurions terminer ces remerciements sans un mot de gratitude à


l'ensemble de nos professeurs du département des sciences physique pour tout
leur savoir-faire qu'ils ont su nous procurer, ainsi qu'aux membres du jury qui
nous ont fait l'honneur d'accepter de juger ce modeste travail et d'avoir pris sur
eux la charge d'examiner et d’évaluer le fruit de nos efforts.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction générale .............................................................................................................................. 1
Chapitre 1: l’équation générale de la conduction ................................................................................. 2
1 Introduction ..................................................................................................................................... 2
2 Équations générales de la conduction.............................................................................................. 2
Conduction en régime permanent (stationnaire) : .................................................................. 2
Conduction en régime dynamique (variable ou instationnaire) :............................................ 6
2.2.1 Equation de la conduction (1D) en régime transitoire :................................................... 7
2.2.2 Equation de la conduction en régime transitoire en deux dimensions (2D) : ................. 9
3 Conclusion :................................................................................................................................... 10
Chapitre 2 : méthodes de résolution de la conduction en régime transitoire ..................................... 12
1 Méthodes analytiques .................................................................................................................... 12
Méthode de Séparation des Variables :................................................................................. 12
Méthode de la transformation de Laplace :........................................................................... 13
Méthode de la fonction de Green : ........................................................................................ 15
Méthodes Approximatives Analytiques : ............................................................................... 15
1.4.1 Méthode Intégrale de la Chaleur (Heat Balance Intégral Method): ............................. 15
1.4.2 Méthode des perturbations :.......................................................................................... 16
2 Méthodes Numériques .................................................................................................................. 17
Méthode des différences finies (MDF) : ................................................................................. 18
Méthode des éléments finis (MEF) : ...................................................................................... 18
Méthode des volumes finis (MVF) : ....................................................................................... 18
Méthode des lignes : .............................................................................................................. 18
3 Méthodes expérimentales : ........................................................................................................... 18
Méthode calorimétrique........................................................................................................ 19
Mesure de température par des capteurs : ............................................................................ 19
4 Facteurs à considérer lors du choix d'une méthode : .................................................................... 19
5 Conclusion : ................................................................................................................................... 20
Chapitre 3 : applications ...................................................................................................................... 21
1 Introduction ................................................................................................................................... 21
2 Cas d’une plaque d’épaisseur 2L ................................................................................................... 21
3 Application 2 : Cas d’une sphère................................................................................................... 24
4 Application 3 : cas d’un cylindre................................................................................................... 25
5 Conclusion ..................................................................................................................................... 27
Conclusion générale .............................................................................................................................. 28
LISTE DES FIGURES
Figure 1:conduction thermique............................................................................................................... 2
Figure 2:le flux de chaleur traversant la surface S .................................................................................. 5
Figure 3: résistance thermique................................................................................................................ 5
Figure 4: volume de contrôle 1D ............................................................................................................. 7
Figure 5: volume de contrôle 2D ............................................................................................................. 9
Figure 6: Dispositif de mesure calorimétrique ...................................................................................... 19
NOMENCLATURE
Cp : chaleur spécifique

S,q : terme de source de chaleur volumique

e : Epaisseur

h : Coefficient de transfert de chaleur

L : Longueur

r, R : Rayon, Résistance

S : Surface

t: Temps

T : Température

V : Volume

grad : Operateur scalaire

div : operateur vectorielle

x, y, z : Variables d’espace

: Flux de chaleur

, k : Conductivité thermique

: Densité de masse

Pu : Puissance utile

P : chaleur massique

I : Courant

U : Tension

Jth : densité de courant thermique


Introduction générale
Le transfert de chaleur, plus communément appelé chaleur, est un échange d’énergie qui se
produit entre deux systèmes ou entre différentes parties d’un même système lorsqu’il existe
une différence de température. Ce transfert se fait toujours du corps le plus chaud vers le
corps le plus froid, jusqu’à ce qu’un équilibre thermique soit atteint. Il existe trois modes
principaux de transfert de chaleur : la conduction, la convection et le rayonnement. Parmi
ces trois modes, notre projet se concentre spécifiquement sur la conduction.

La conduction thermique est un mode fondamental de transfert de chaleur qui se produit à


travers un matériau sous l’effet d’un gradient de température. Lorsqu’un système thermique
est soumis à une variation de température au cours du temps, on parle de régime
transitoire. Contrairement au régime permanent, dans lequel la température reste
constante en chaque point du système, le régime transitoire se caractérise par une évolution
temporelle des températures. Ce phénomène est fréquent dans des situations courantes
telles que le chauffage ou le refroidissement d’un objet, ou encore lors d’un changement
soudain des conditions thermiques extérieures.

L’étude de la conduction en régime transitoire permet de prévoir comment la température


évolue dans le temps et dans l’espace au sein d’un matériau. Elle repose sur l’équation de la
chaleur, qui prend en compte les propriétés thermiques du matériau, la géométrie du
système ainsi que les conditions initiales et aux limites. Comprendre ce régime est essentiel
dans de nombreux domaines tels que le génie thermique, l’électronique ou encore les
procédés industriels, où la maîtrise du transfert de chaleur est primordiale.

Ce projet comprend trois chapitres. Le premier chapitre est consacré à l’équation générale
de la conduction. Le deuxième chapitre traite de la conduction thermique en présentant les
méthodes de résolution en régime transitoire, notamment les méthodes analytiques,
numérique et expérimentale. Le troisième chapitre est dédié aux applications pratiques de
ces différentes méthodes de résolution. Enfin, nous terminons ce projet par une conclusion
générale.

1
Chapitre 1: l’équation générale de la conduction

1 Introduction
La conduction thermique est un mode de transfert de chaleur qui se produit à travers un
matériau stationnaire (solide, liquide ou gaz) ou entre des objets en contact direct, en raison
d’un gradient de température (figure 1). L’énergie thermique est transférée des particules les
plus énergétiques (celles à température plus élevée) vers les particules moins énergétiques
(celles à température plus basse) en raison des interactions entre ces particules (vibration
atomique et moléculaires, collisions, diffusion d’électrons libres dans les métaux).

Figure 1:conduction thermique

2 Équations générales de la conduction


Conduction en régime permanent (stationnaire) :
L’équation de transfert se réduit à :

⃗ 0
(1)

Dans le cas de conduction morte (pas de source interne), le système est à flux conservatif
puisque :

⃗ 0 → 0

En régime permanent (indépendant du temps), l’équation de diffusion thermique s’écrit :

0 Par ce que !"#$% #%

& '( ) '* (2)

T(X) est une fonction affine de X.

2
0
)
(3)

⃗ !"#$% #%+ '1 +)⃗

⃗ 0 (4)

La densité de courant thermique est un champ à flux conservatif. On a aussi∆ 0.

Le champ de température vérifie l’équation de Laplace.

défini par 0 ≤ & ≤ /, sachant que 0 /


Considérons un mur plan d’épaisseur L. Quelles est la température T(X) à l’intérieur du mur,
( et *?

L’équation de la diffusion thermique s’écrit :

0*
0
(5)
0) *

On trouve pour la température l’équation:

& 1& 2 Où A et B sont des constantes qui dépendent des conditions aux limites.
Les conditions aux limites sonnées conduisent à :

&
& 1 2 1
/
(6)

0 5
.5 5
0) /
(7)
* (

Ce flux est indépendant de X.

Pour un système sans source interne et dont la conductivité thermique λ est indépendante
de la température, on introduit la notion de résistance thermique d’un tube de courant
(analogue à la résistance électrique). Soit un tube de courant compris entre deux surfaces
isothermes.

$ 5 $
$
(8)

Il vient :

$
$ 5 $
(9)

3
Soit en intégrant entre les deux surfaces isothermes :
8
5
6 6
(10)
7 87 $ 5 $

Le flux étant conservatif


8
5
6
( * (11)
87 $ 5 $

Que l’on peut écrire

( * 9 (12)

Avec R résistance du tube de courant :


8*
5
9 6
(13)
8( $ 5 $

Une analogie est alors possible avec la loi d’Ohm :

: 9; ⇔∆ 9

Où : 9
8* >8
=8( ? @ 8 @

Par exemple et le flux de chaleur traversant la surface S du mur et d’épaisseur e on se place


dans le cas où l’écoulement est unidirectionnel et qu’il n’y a pas de génération ni stockage
d’énergie. On considère un mur d’épaisseur e, de conductivité thermique λ, et de grandes
dimensions transversales dont les faces extrêmes sont à des températures T1 et T2.

4
Figure 2:le flux de chaleur traversant la surface S

Les surfaces isothermes sont planes et parallèles, la résistance d’un mur s’écrit :
A
5 1 A +
9 6 6 $
B $ 5 $ 5 B 5

Et le flux de chaleur traversant la surface S du mur selon

C
( *
+
(14)

5
Cette relation est analogue à la loi d’Ohm en électricité ;
D
E
qui définit l’intensité du
courant comme le rapport de la différence de potentiel électrique sur la résistance électrique.
La température apparait ainsi comme un potentiel thermique et le terme 9
A
?8
apparait
comme la résistance thermique d’un mur plan d’épaisseur e, de conductivité thermique λ et de
surface latérale S, on a donc le schéma équivalent suivant :

Figure 3: résistance thermique

En régime permanant dans le cas non linéaire (n’est pas indépendant du temps), l’équation de
diffusion thermique s’écrit :

!F GH 0

GH (15)

Cette équation est formellement analogue à l’équation de Maxwell-Gauss en électrostatique :

I ⃗ 5⃗ JG K, % H
(16)

GFMN>OP (17)

En régime permanent, toute l’énergie produite à l’intérieur d’un volume M est évacuée par
transfert thermique à travers sa surface.

On considère un barreau de combustible radioactif est cylindrique de rayon R1 et longueur


L ; les réactions radioactives y dégagent la puissance volumique Pu uniforme. Quelle est la

5
répartition de température à l’intérieur du barreau ? On considère le régime permanent. Par
symétrie, la température ne dépend que de la distance r à l’axe du barreau :

T(r) : La vecteur densité de courant thermique est :

⃗ :M⃗
(18)

Effectuons le bilan thermique d’un cylindre de rayon r tel que Q 9(

La puissance dégagée à l’intérieur du cylindre est GFMN>OP A GR S *


/

Puissance thermique quittant le cylindre est :

I ⃗ $⃗ J H 2S /

GT 9( 9(*
> VW M VW *
" U% Donc
>M *?
donc
X?

La température diminue lorsqu’on s’éloigne de l’axe.

Conduction en régime dynamique (variable ou instationnaire) :


La formulation générale de l’équation de la chaleur est :

Y
⃗ . !F .
Y%
(19)

Elle nécessite une condition initiale T0 en tout point, et deux conditions aux limites.
Envisageons le cas particulier où la conductivité ne dépend pas de la température dans la
gamme de températures considérée. On obtient alors l’équation de Fourier :

Y* Y* Y* 1Y (20)
Y& * YZ * Y[ * \ Y%
Équation sans dimension :

Le nombre de variables dans un problème de transfert thermique peut être réduit par
l’introduction de nombres sans dimensions. Montrons sur cet exemple de conduction
unidirectionnelle avec dégagement de chaleur interne.

Soit :

Pour 0 Q & Q 1 et % a 0
] _ ( ]
]^ ? ` ]

0 Pour & 0et % a 0


]
]^

ℎ & 1 et % a 0
]
]^ c Pour

B Pour 0 Q & Q 1 et % 0

6
2.2.1 Equation de la conduction (1D) en régime transitoire :

2.2.1.1 Forme générale de l’équation discrétisé


L’équation différentielle de la conduction thermique 1D transitoire est

0 0 0
!F d e 5
0% 0) 0)
(21)

Où est la densité de masse (kg /m3), cp étant la chaleur spécifique à pression constante
(J/kg.k).

Figure 4: volume de contrôle 1D

On considère le volume de contrôle unidimensionnel de la figure (4). L’intégration de


l’équation (2.1) sur le volume de contrôle et sur un intervalle de temps de t au t+∆t donne :
f∆
0 f∆
0 0 f∆
6 6 !F H % 6 6 d e H % 6 65 H %
0% 0) 0)
(22)

L’équation intégrée (22) peut être écrite ainsi :


A f∆
0 f∆
0 0 f∆
6 g6 !F %h H 6 i 1 1 j % 6 5 ∆H %
0% 0) 0)
(23)
k

Où A est l’air transversal du volume de contrôle, ∆H étant le volume de celui-ci égale à A ∆&.

Si la température du nœud P est supposée la même sur le volume de contrôle, la partie gauche
de l’équation (23) peut être écrit ainsi :
f∆
0
6 g6 !F %h dV !F B
∆H
0% F F (24)

B
F est la température à l’instant t et Tp à l’instant t+∆%. En utilisant un schéma avec des
différences centrales pour les termes de conduction de la partie droite de l’équation (24) on
obtient :
f∆ f∆
ρ!F ∆) 6 i j dt 6 5s ∆) %
B op q F F
F F A
Y )A k
Y )k
(25)

7
Pour calculer la partie droite de l’équation (25) il faut connaitre la variation de TP, Tw et TE
dans le temps. Pour cela il y a de nombreuses possibilités, on peut prendre la température à
l’instant t, FB à l’instant t+∆%, Tp ou une combinaison linéaire des températures à l’instant t et
t+∆% . La forme générale d’intégration temporelle s’écrit :

F ∆%
B
f∆
6 F % t F ∆% v
u 1 u ∆%
(26)
B
F F

Où 0 ≤ u ≤ 1 est un facteur de pondération. En appliquant la forme générale d’intégration


temporelle (25) aux points Tp, Tw et TE on obtient :
B
!F w x ∆)
F F
∆%

ug h
A o F k F k
Y)k Y)k
(27)
B B B B
1 u g h 5 ̅ ∆)
A o F k F k
Y)A Y)k

En regroupant les termes dans l’équation (27) on obtient :

z !F u {] | ~• €u 1 u o• €u
∆ ? ?} ?| B ?}
∆ ] } F ] | A ] } k
|

1 u q• z 'F 1 u 1 u • 5 ̅ ∆)
B ‚ ?| ]?} B
(28)
‚ ] | ] } F

Si l’on identifie les coefficients de Tw et TE comme \k et \o on peut écrire l’équation (27)


sous la forme générale discrétisée :

\F F \k €u k 1 u kB • \o €u o 1 u o•
B

ƒ\FB 1 u \k 1 u \o „ B
F … (29)

Avec

\F u \k \o \FB \FB !F ‚ ;

\k \o … 5 ̅ ∆)
?} ?|
] } ] |

utilise seulement les températures, FB , oB à l’instant t, dans le membre droit de l’équation


La forme exacte de l’équation discrétisée dépend de la valeur du facteur f. lorsque f =0 on

(29), pour calculer F à l’instant t+∆%; un tell schéma s’appelle schéma explicite. Lorsque

8
0 Q u ≤ 1, on utilise tant les températures à l’instant t que les températures à l’instant t+∆% ;
le schéma obtenu s’appelle le schéma implicite. Le cas limite quand u 1 le schéma
s’appelle totalement implicite. Si u 1⁄2 les schémas s’appelle schéma Crank-Nicolson ou
semi-implicite.

2.2.2 Equation de la conduction en régime transitoire en deux dimensions (2D) :


L’équation de conduction thermique instationnaire pour un problème 2D est la suivante

0 0 0 0 0
!F d e d e 5
0% 0) 0) 0ˆ 0ˆ
(30)

Figure 5: volume de contrôle 2D

L’intégration de l’équation (30) sur le volume de contrôle schématisé à la figure (5) donne.
f∆
0
!F 6 6 ) ˆ %
0%
f∆
0 0 f∆
0 0
6 6 d e ) ˆ % 6 6 ˆ ) %
0) 0) 0ˆ 0ˆ
(31)
f∆
6 65 ) ˆ %

!F F
B
F ∆)∆ˆ
f∆
0 0 f∆
0 0
6 d Ad e kd e e ∆ˆ % 6 w d e d e x ∆) %
0) A 0) k ‰
0ˆ @
0ˆ @
f∆
6 5̅ ∆)∆ˆ %

En remplaçant les gradients de température on obtient :

9
!F F
B
F ∆)∆ˆ
f∆
T
6 ∆ˆ %
o F k
A
Y)A k
Y)k (32)
f∆ f∆
6 ∆) % 6 5̅∆)∆ˆ %
Š F F @

Yˆ‰ @
Yˆ@

En utilisant le schéma totalement implicite, on obtient :

∆)∆ˆ
!F B
F F
∆%
d e ∆ˆ d e ∆ˆ d e ∆)
o F F k Š F
A
Y)A k
Y)k ‰
Yˆ‰
(33)

d e ∆) 5̅∆)∆ˆ
F @
@
Yˆ@

En regroupant les termes dans l’équation (33) on obtient la forme générale de l’équation
discrétisée

F F k k o o Š Š … (34)

Avec
?} ‹} ?| ‹| ?Œ ‹Œ ?Ž ‹Ž
k ] } o ] | @ ]•Œ Š ]•Ž
;

!F
B B ∆ ∆•
F k o @ Š F F ∆
;

… 5̅∆)∆ˆ B B
F F .

Si l’on peut exprimer 5̅ 5• 5F F (linéarisation du terme source) alors les coefficients F


et b, de l’équation discrétisée, sont les suivants :

F k o @ Š
B
F 5F ∆)∆ˆ;

… 5• ∆)∆ˆ B B
F F .

3 Conclusion :
Ce chapitre définit la conduction thermique et explore ses équations fondamentales. Il aborde
la conduction en régime permanent (stationnaire), où la température ne varie pas avec le
temps, et la conduction en régime dynamique (variable ou instationnaire), où la température
évolue dans le temps. Il détaille l'équation de la chaleur de Fourier et sa forme générale, ainsi

10
que les équations discrétisées pour la conduction transitoire en une dimension (1D) et deux
dimensions (2D), y compris les différents schémas (explicite, implicite, Crank-Nicolson) pour
leur résolution numérique.

11
Chapitre 2 : méthodes de résolution de la conduction en régime
transitoire
Pour résoudre un problème de conduction, on distingue plusieurs méthodes, les plus utilisées
sont la méthode analytique, la méthode numérique ou la méthode expérimentale. Le choix de
la méthode dépend de plusieurs paramètres ; le régime (permanant ou variable), la nature des
conditions spatio-temporelles, la nature du solide et de son environnement (forme
géométrique…),etc.

1 Méthodes analytiques

Ces méthodes fournissent des solutions exactes sous forme de fonctions mathématiques. Elles
sont généralement applicables à des géométries simples et des conditions aux limites
idéalisées.

Méthode de Séparation des Variables :

Est une approche pour trouver des solutions à des équations différentielles ordinaires en
réarrangeant l'équation de manière à ce que chaque variable (et sa différentielle) apparaisse
sur des côtés différents de l'égalité et partielles (EDP). L'idée fondamentale est de
transformer l'équation originale en deux équations plus simples (ou plus) en supposant que
la solution peut être exprimée comme un produit de fonctions, chacune dépendant d'une
seule des variables indépendantes.

Étapes Générales pour les Équations Différentielles Ordinaires (EDO)

 Séparer les variables : Réorganisez l'équation de sorte que tous les termes contenant
une variable (et sa différentielle) soient d'un côté de l'égalité, et tous les termes
contenant l'autre variable (et sa différentielle) soient de l'autre côté. L'objectif est

ˆ ˆ u ) )
d'obtenir une forme comme :
(35)

Où y est une fonction de x.

 Intégrer les deux côtés : Intégrez les deux membres de l'équation séparée par rapport
à leurs variables respectives :
6 ˆ ˆ 6u ) )
(36)

 Résoudre pour la variable dépendante : Après l'intégration, vous obtiendrez une


équation reliant y et x, possiblement avec une constante d'intégration. Résolvez cette
équation explicitement pour y si possible.

Étapes Générales pour les Équations aux Dérivées Partielles (EDP)

12
Cette méthode est souvent utilisée pour les EDP linéaires et homogènes avec des conditions
aux limites linéaires et homogènes.

 Supposer une solution produit : Pour une EDP avec des variables indépendantes x et
t (ou x et y, etc.), supposez que la solution u(x, t) peut être écrite comme le produit de

U &, % & ) %
deux fonctions, chacune dépendant d'une seule variable :
(37)

 Substituer dans l'EDP : Remplacez cette forme de produit dans l'équation aux
dérivées partielles originale.
 Séparer les variables : Réarrangez l'équation résultante de sorte que tous les termes
contenant X(x) et ses dérivées soient d'un côté, et tous les termes contenant T(t) et ses
dérivées soient de l'autre côté. Souvent, les deux côtés seront égaux à une constante de
séparation, disons −λ :

%+ •+$ !"#%+# % & ) %+ •+$ !"#%+# #% %


& ) %

 Résoudre les EDO résultantes : Cette séparation conduit à deux équations


différentielles ordinaires (ou plus), une pour chaque fonction séparée (X(x), T(t), etc.).
Résolvez ces EDO. Les solutions impliqueront des constantes arbitraires et la
constante de séparation λ.
 Appliquer les conditions aux limites et initiales : Utilisez les conditions aux limites
et initiales données pour déterminer les valeurs possibles de la constante de séparation
λ (souvent appelées valeurs propres) et les solutions correspondantes pour X(x) et T(t)
(fonctions propres).
 Former la solution générale : Pour les EDP linéaires et homogènes, la solution
générale est souvent obtenue en superposant les solutions produites correspondant aux
différentes valeurs propres :
U ), % ‘! & ) ‰ ‰ %‰
(38)

Où les !‰ sont des constantes déterminées par les conditions initiales.

Méthode de la transformation de Laplace :


Est une technique puissante pour résoudre des équations différentielles linéaires (ordinaires
et partielles), en particulier celles avec des conditions initiales données. L'idée principale est
de transformer l'équation différentielle dans le domaine temporel (t) en une équation
algébrique dans le domaine de Laplace (s), qui est souvent plus facile à résoudre. Une fois la
solution obtenue dans le domaine de Laplace, on applique la transformation de Laplace
inverse pour revenir au domaine temporel et obtenir la solution de l'équation différentielle
originale.

Étapes Générales de la Méthode

13
 Appliquer la transformation de Laplace à l'équation différentielle : Utilisez les
propriétés de la transformation de Laplace pour transformer chaque terme de

en termes algébriques impliquant la transformée de Laplace de y(t), notéeZ $


l'équation. En particulier, les dérivées de la fonction inconnue y(t) sont transformées

/’% % “, et les conditions initiales de y(t) et de ses dérivées.

Les propriétés clés utilisées ici sont :

/’ˆ ” % “ $Z $ ˆ 0 (39)

/’ˆ ”” % “ $*Z $ $ˆ 0 ˆ” 0 (40)

/•ˆ ‰
% – $‰Z $ $ ‰p( ˆ 0 $ ‰p* ˆ ” 0 ⋯ ˆ ‰p(
0 (41)

/’u % % “ /’u % “ /’ % “ (42)

/’!u % “ !/’u % “ (43)

ainsi que les transformées de Laplace de fonctions courantes (e.g., tn , eat , sin(ωt), cos(ωt),

etc.).

 Résoudre l'équation algébrique pour Y(s) : Après avoir appliqué la transformation


de Laplace, l'équation différentielle se transforme en une équation algébrique en Y(s).
Résolvez cette équation pour exprimer Y(s) en termes de s et des conditions initiales.
 Appliquer la transformation de Laplace inverse à Y(s) pour obtenir y(t) : Une
fois que vous avez trouvé Y(s), l'étape finale consiste à appliquer la transformation de
Laplace inverse, notée L−1{Y(s)}, pour revenir au domaine temporel et obtenir la
solution y(t) de l'équation différentielle originale. Cette étape implique souvent
l'utilisation de tables de transformées de Laplace inverses et de techniques comme la
décomposition en fractions partielles pour simplifier Y(s) en des termes dont les

ˆ % /p( ’Z $ “
transformées inverses sont connues.
(44)

14
Méthode de la fonction de Green :
Est une technique puissante pour résoudre des équations différentielles linéaires
non homogènes (ordinaires et partielles) avec des conditions aux limites spécifiées.
L'idée principale est de trouver une fonction spéciale, appelée fonction de Green, qui
représente la réponse du système à une source ponctuelle (souvent représentée par
la fonction delta de Dirac). Une fois la fonction de Green connue, la solution pour une
source arbitraire peut être obtenue par intégration (superposition).
Définition et Concept
La fonction de Green G(x, ξ) pour un opérateur différentiel linéaire L agissant sur une

/€˜ ), ™ • Y ) ™
fonction y(x) est définie par la solution de l'équation :
(45)

Où Y ) ™ est la distribution delta de Dirac centrée au point ξ. La variable x représente le


point d'observation, tandis que ξ indique la position de la source ponctuelle. Il est crucial de
noter que la fonction de Green doit également satisfaire les conditions aux limites homogènes
du problème considéré.

$/€ˆ ) • u ) $Avec les mêmes conditions aux limites homogènes, la solution y(x)
Si l'on est confronté à une équation différentielle non homogène de la forme :

peut être exprimée en utilisant la fonction de Green et la fonction source f(x) à travers
l'intégrale :
ˆ ) = ˜ ), ™ u ™ ™ (46)

Où l'intégration est effectuée sur le domaine pertinent.

Étapes Générales de la Méthode

 Déterminer la fonction de Green G (x ,ξ) qui satisfait /€˜ ) , ™ • Y ) ™ et les


 Identifier l'opérateur différentiel L et les conditions aux limites homogènes.

conditions aux limites homogènes. La méthode pour trouver la fonction de Green varie
en fonction du type d'opérateur différentiel et des conditions aux limites. Pour les
EDO, cela implique souvent de résoudre l'équation homogène par intervalles (avant et
après le point ξ) et d'appliquer des conditions de continuité et de saut en ξ pour la
fonction et sa dérivée. Pour les EDP, des techniques telles que l'utilisation de solutions
fondamentales et l'application des conditions aux limites sont employées.
 Une fois la fonction de Green obtenue, la solution y(x) de l'équation non homogène
L[y(x)] = f(x) avec les mêmes conditions aux limites homogènes est donnée par
l'intégrale de convolution de G (x, ξ) et f (ξ) sur le domaine approprié.

Méthodes Approximatives Analytiques :

1.4.1 Méthode Intégrale de la Chaleur (Heat Balance Intégral Method):


Est une technique approximative utilisée pour résoudre des problèmes de conduction
thermique transitoire, en particulier ceux avec des conditions aux limites complexes
ou variables dans le temps. L'idée principale est d'intégrer l'équation de la chaleur sur

15
une "couche thermique" dont l'épaisseur évolue avec le temps. Cette intégration
transforme l'équation aux dérivées partielles en une équation différentielle ordinaire
pour l'épaisseur de la couche thermique, qui est ensuite résolue.
Etapes Générales de la Méthode
 Définir un profil de température approximatif : On suppose une forme
fonctionnelle pour le profil de température à l'intérieur de la couche thermique,
qui satisfait les conditions aux limites imposées à la surface. Ce profil contient
généralement un ou plusieurs paramètres inconnus qui dépendent du temps,
comme l'épaisseur de la couche thermique δ(t). Les profils polynomiaux
(linéaire, quadratique, cubique) sont couramment utilisés.
 Intégrer l'équation de la chaleur : L'équation de la chaleur

0 0*
unidimensionnelle sans génération de chaleur est :

\ *
(47)
0% 0)

Où T(x, t) est la température, x est la direction de la conduction, et α est la diffusivité


thermique. On intègre cette équation sur l'épaisseur de la couche thermique, de x=0 (la
surface) à x=δ(t) :
]
0 ]
0*
6 ) \6 )
(48)
B 0% B 0) *

 Appliquer le théorème de Leibniz et les conditions aux limites : Le terme de


gauche peut être réécrit en utilisant le théorème de Leibniz pour la dérivation sous le
signe intégral. Le terme de droite peut être intégré directement. L'application des
conditions aux limites (à la surface x=0 et au bord de la couche thermique x=δ(t) où
l'on suppose certaines conditions sur la température et le flux) permet d'obtenir une
équation différentielle ordinaire pour δ(t).
 Résoudre l'équation différentielle pour δ(t) : La résolution de cette EDO donne
l'évolution de l'épaisseur de la couche thermique en fonction du temps.
 Déterminer le profil de température : En substituant l'expression de δ(t) dans le
profil de température supposé à l'étape 1, on obtient une solution approximative pour
la température T(x, t) dans le matériau.

1.4.2 Méthode des perturbations :


Est une technique mathématique puissante utilisée pour trouver des solutions
approximatives à des problèmes qui ne peuvent pas être résolus exactement. L'idée
maîtresse est de partir de la solution exacte d'un problème plus simple, dit "non
perturbé", qui est "proche" du problème que l'on souhaite résoudre, et d'introduire de
petites corrections, appelées "perturbations", pour prendre en compte les différences
entre les deux problèmes.

16
Cette méthode est particulièrement utile lorsque le problème original contient un petit
paramètre (ϵ≪1). La solution est alors recherchée sous forme de série de puissances de

ˆ &, ∈ ˆB & ∈ ˆ( & ∈* ˆ* & ⋯


ce petit paramètre :
(49)

Où :

 y0 (x) est la solution du problème non perturbé (obtenue en posant ϵ=0).


 Y1 (x), y2 (x), etc., sont les corrections d'ordre supérieur, qui tiennent compte
de l'effet de la perturbation.
Les étapes générales de la méthode des perturbations sont les suivantes :
 Identifier un petit paramètre (ϵ) dans le problème. Si aucun paramètre petit
n'est apparent, il est parfois possible d'en introduire un artificiellement.
 Définir le problème non perturbé en posant ϵ=0. Ce problème doit être soluble
exactement.
 Supposer une solution sous forme de série de puissances de ϵ, comme indiqué
ci-dessus.
 Substituer cette série dans l'équation du problème perturbé.
 Égaliser les coefficients des mêmes puissances de $\epsilon des deux côtés de
l'équation. Cela conduit à une série d'équations pour y0(x), y1(x), y2(x), etc., qui
peuvent être résolues séquentiellement.
 Tronquer la série à un ordre fini pour obtenir une solution approximative.
L'ordre de troncature dépend de la précision souhaitée.

Il existe différents types de méthodes de perturbation, notamment :

Perturbation régulière : Applicable lorsque la solution du problème perturbé est une


déformation "douce" de la solution du problème non perturbé. La série de perturbation est
alors une série de puissances simple du petit paramètre ϵ.

Perturbation singulière : Utilisée lorsque la perturbation change fondamentalement la nature


du problème, par exemple en introduisant des couches limites dans les équations
différentielles. Dans ce cas, une simple expansion en série de puissances peut ne pas être
valide sur tout le domaine, et des techniques plus sophistiquées comme la méthode des
échelles multiples ou la méthode des développements asymptotiques raccordés sont
nécessaires.

2 Méthodes Numériques

Ces méthodes discrétisent le domaine spatial et temporel et résolvent des équations


algébriques approximatives aux nœuds de la discrétisation. Elles sont essentielles pour les
problèmes avec des géométries complexes, des conditions aux limites non uniformes ou des
propriétés thermiques variables.

17
Méthode des différences finies (MDF) :

Est une technique numérique fondamentale pour trouver des solutions approximatives aux
équations différentielles (ordinaires et partielles). L'idée clé est de discrétiser le domaine
continu du problème (espace et/ou temps) en un ensemble fini de points, formant un
maillage ou une grille. Ensuite, les dérivées qui apparaissent dans l'équation différentielle
sont remplacées par des approximations algébriques basées sur les valeurs de la fonction
inconnue en ces points de la grille voisins.

Méthode des éléments finis (MEF) :

Est une puissante technique numérique utilisée pour trouver des solutions approximatives
aux équations aux dérivées partielles (EDP) et, dans certains cas, aux équations
différentielles ordinaires (EDO). Elle est particulièrement bien adaptée aux problèmes avec
des géométries complexes, des conditions aux limites variées et des propriétés de matériaux
non homogènes.

Méthode des volumes finis (MVF) :

Est une autre technique numérique puissante pour résoudre des équations aux dérivées
partielles (EDP), en particulier celles qui expriment des lois de conservation (comme la
conservation de la masse, de la quantité de mouvement ou de l'énergie). Elle est
particulièrement bien adaptée aux problèmes de mécanique des fluides et de transfert de
chaleur, mais son application s'étend à d'autres domaines.

Méthode des lignes :

Est une approche numérique pour résoudre des EDP en transformant l'équation originale en
un système d'équations différentielles ordinaires (EDO). Cette transformation est obtenue
en approximant les dérivées spatiales à l'aide de techniques de discrétisation spatiale
(comme les différences finies, les éléments finis ou les méthodes spectrales) sur un maillage
de points ou d'éléments. La variable temporelle, quant à elle, reste continue.

3 Méthodes expérimentales :

L’association des données expérimentales et des modèles thermiques théorique permet de


vérifier la validité des derniers et de déterminer certains paramètres plus ou moins bien
connus du modèle (pertes, coefficient, d’échange de chaleur, résistances et capacité
thermique).

Les méthodes expérimentales consistent à réaliser des maquettes pour mesurer avec précision
la distribution de la température dans la machine et de maitriser les phénomènes d’échanges
de chaleur ayant lieu à l’intérieur de la machine ou bien avec le milieu extérieur.

18
Méthode calorimétrique

Une première approche qui permet de déterminer les pertes dans une machine électrique
consiste en une infrastructure lourde car il faut mettre cette machine dans une enceinte
isolée et mesurer l’énergie calorifique évacuée par le système de refroidissement.

Un schéma d’une telle réalisation et présenté sur la figure 6 c’est une méthode très lente
qui requiert l’utilisation des moyens de mesure très précis les difficultés liées à
l’utilisation de cette méthode sont

 existence des pertes de chaleur aux parois de l’enceinte qui emmagasinent de


l’énergie calorifique.
 Fuite de chaleur au contact arbre-parois (défaut d’isolant).
 Imprécision des appareils de mesure

Figure 6: Dispositif de mesure calorimétrique

Mesure de température par des capteurs :

La deuxième méthode expérimentale consiste à placer des capteurs de température en


différents endroits stratégiques de la machine et mesure la température en ces points en
utilisant des systèmes d’acquisition de données souvent reliés à un ordinateur. Les capteurs
les plus utilisés étant les thermocouples et les thermistances.

4 Facteurs à considérer lors du choix d'une méthode :

 La géométrie du problème est un aspect fondamental dans la formulation et la


résolution de nombreux problèmes en sciences et en ingénierie. Elle décrit la forme,
les dimensions et les limites spatiales du domaine sur lequel le problème est défini.
La géométrie influence considérablement la manière dont les équations
mathématiques sont appliquées et les méthodes numériques sont mises en œuvre.

19
 Les conditions aux limites représentent des restrictions ou des exigences qui
doivent être respectées pour résoudre une équation différentielle, qu'elle soit
ordinaire ou partielle, sur le périmètre où cette équation est applicable. Elles sont
essentielles pour parvenir à une solution unique d'un problème physique ou
mathématique représenté par une équation différentielle. En l'absence de conditions
aux frontières adéquates, une équation différentielle pourrait admettre une multitude
de solutions.
 La précision nécessaire représente le degré d'exactitude ou de fiabilité exigé dans
le résultat d'un calcul, d'une mesure, d'une simulation ou de toute autre tâche. Ce
niveau est défini par les exigences particulières de l'application ou du problème
traité. La précision nécessaire a un impact direct sur la sélection des méthodes, des
outils, des algorithmes et des ressources indispensables pour parvenir à un résultat
acceptable.
 Le temps de traitement accessible correspond à la période durant laquelle des
ressources informatiques (unités centrales, mémoire, etc.) peuvent être affectées
pour réaliser une ou plusieurs tâches. Cette accessibilité est fréquemment restreinte
par différents éléments et doit être considérée lors de l'organisation et de la
réalisation de calculs, surtout pour des problèmes difficiles ou des simulations
vastes.
 Disponible d'outils logiciels : Un large éventail de programmes informatiques,
qu'ils soient payants ou gratuits, permettent d'appliquer les techniques de calcul
numérique (méthode des éléments finis, méthode des volumes finis, méthode des
différences finies).

5 Conclusion :
Ce chapitre présente diverses approches pour résoudre les problèmes de conduction en régime
transitoire. Il distingue trois catégories principales : les méthodes analytiques (qui fournissent
des solutions exactes pour des géométries simples, telles que la séparation des variables, la
transformation de Laplace et la fonction de Green), les méthodes approximatives analytiques
(comme la méthode intégrale de la chaleur et la méthode des perturbations) , et les méthodes
numériques (incluant les différences finies, les éléments finis, les volumes finis et la méthode
des lignes). Il mentionne également les méthodes expérimentales (calorimétrique et par
capteurs de température).

20
Chapitre 3 : applications

1 Introduction
Ce chapitre présente des cas d'étude sur des configurations géométriques simples : une plaque
plane, une sphère et un cylindre. Pour chacun de ces cas, les équations de la chaleur sont
résolues en utilisant les techniques introduites dans le chapitre précédent. Ces exemples
démontrent la pertinence des méthodes appliquées selon la forme du système, les conditions
aux limites et les besoins en précision.

2 Cas d’une plaque d’épaisseur 2L


On considère le cas d’une plaque d’épaisseur 2L et de dimensions latérales suffisamment
grandes pour que l’on puisse considérer que le transfert de chaleur est unidirectionnel, et on
étudie le cas d’un coefficient d’échange convectif est imposé à la plaque pour résoudre
l’équation de chaleur monodimensionnelle en régime variable.

avec \
( ?
` •žŸ
L’équation de la chaleur s’écrit :

Avec les conditions aux limites : &, 0 P (b)

^ B 0 (c)

{ ^~ ℎ€ /, % c• (d)
^ ¡

Méthode 1 : transformée de Laplace


(
`
L’équation de la chaleur s’écrit : (a)

Avec les conditions aux limites : & ,0 (b)

{ ~ ℎ€ /, % c•
¡
(c)

21
0, % 0 (d) (par raison de symétrie)

On effectue le changement de variable suivant: ¢ P

¢ ( ¢
^ `
L’équation (a) peut alors s’écrire :

Et les conditions aux limites deviennent : ¢ &, 0 0 (b)

ℎ ¢ /, %
¢ ¡,
P c (c)
¢
0, % 0 (d)

La transformée de Laplace de T̅ (x, t) par rapport au temps s’écrit :

£ &, % /’ ¢ % “ =B exp pt T̈ x, t dt
c

La transformée de Laplace de l’équation (a) conduit à :


> © (
€G£ ¢ &, 0 • 0, ̅ ), 0 0
> `

£ 0
> © * * F
Cette équation est donc de la forme: > `

D’où: £ &, T 1 cosh & 2 sinh &

& 0 0, d’où 2 0 et

La transformée de Laplace de l’équation (d) conduit à: >

£ ), T 1 !"$ℎ )
¢ ¡,
On à la condition limite en ) /: ℎ /, % P c

1 $ #ℎ / ℎ1 !"$ℎ / ℎ
Pp c
F
La transformée de Laplace conduit à :

D’où: 1 ° p ± (
V ²³
'"$ℎ F¡ f @P‰ _¡
´

Finalement : £ ), T ° p ± žN@ _^
V •N@ _¡
²³
f @P‰ _¡
´

La température T (x, t) peut s’en déduire facilement en appliquant une méthode numérique

(Invlap ou Stehfest) pour trouver la transformée de Laplace inverse de θ (x, p).

Méthode 2 : Séparation de variable

de fonctions sous la forme : ¢ &, % &, % & ) Z % .L’équation de la chaleur


O effectue un changement de variable et une décomposition de la température en un produit
c
conduit à l’équation suivante :
22
& ”” Z &Z′ C*
( ^ ¶¶ ( ·¶
` ^ ` ·

Où w est une constante car les deux fonctions X et Y dépendent l’une de x et l’autre de t. nous
en déduisons :

& ”” C* 0→& 1( cos C& 2( sin C&

Z” \C * Z 0→Z '+ p`k

¢ &, % '+ p`k 1( cos C& 2( sin C&


¢ B,
La condition limite : 0 alors 2( 0

D’où : ¢ &, % 1( cos C& + p`k

Les fonctions propres du système sont : ¸‰ cos C‰ &

ℎ ¢ /, % ;
¢
{ ~
¡
La condition limite

0 ¢ ), %
1( C sin C& + p`k
0)

Pour tout t s’écrit alors : C tan C/ ?

Cette équation admet une infinité de solutions (valeurs propres) C‰

La solution générale de (a) s’écrit sous la forme d’une combinaison de la solution particulière
c
¢ &, % ‘ º‰ ¸‰ exp \C‰* %
B

On a d’une part :

=B ¢ &, 0 ¸» C‰ & & cos C‰ & & sin C‰ /


¡ ¡ ±p ¼
=B P B kŽ
(*)

Et d’autre part :
¡ ¡ ¡
1 cos 2C‰ &
6 ¢ &, 0 ¸‰ C» & & 6 º‰ cos * C‰ & & º‰ 6 &
B B B 2
/ 1
º‰ i sin 2C‰ / j
2 4C‰

Soit :
´
¡
=B ¢ &, 0 cos C‰ & & º‰ z*
¡ ( * ¾¿À kŽ ¡

ÁŽ
g/
( Â}
h
XkŽ (f¾¿À kŽ ¡ * kŽ (f ´
(**)
 }

23
´
kŽ f
D’après (*) et (**) on en déduit : º‰ 2  ÃÄÀ kŽ ¡
P B ´ kŽ
¡dkŽ f ef
 Ấ

´
kŽ f
&, % 2 ∑c
‰ (+ cos C‰ &
p`kŽ Â ÃÄÀ kŽ ¡
B P B ´ kŽ
¡dkŽ f ef
Finalement :
 Ấ

Où wn (n = 1,2,….) sont les solutions de l’équation : C tan C/


Æ

3 Application 2 : Cas d’une sphère


Nous considérons ici une sphère de rayon R à la température initiale uniforme Ti à laquelle
on impose brutalement une température de
surface T0.

On peut traiter le problème par une transformation


de Laplace :

L’équation de la chaleur s’écrit :

{ ~
( * (
M M M `
(a)

,0
Avec les conditions aux limites :Ç P
9, % B

On effectue le changement de variable suivant :

¢ P

Donc (a) devient :


¢ ¢
{ ~
( * (
M M M `
(a)

£
> © * >© V
La transformée de Laplace de l’équation (a)s’écrit : >M
M >M `
(d)

On effectue un nouveau changement de variable ¸ £

¸ 0
> È V
L’équation (d) s’écrit alors : >M
`

La solution générale de cette équation s’écrit : £ 1 2


È ÃÄÀÉ _M ÊËÃÉ _M
M M M

Ì
V
`
Avec

→∞ →0 2 0
ÊËÃÉ _M
M
Quand d’où

24
On a la condition limite ¢ 9, % B P

1
ÃÄÀÉ _E ¼p ±
E V
D’où :

¼p ± E
V ÃÄÀÉ _E
On en déduit :1

£ ,T ¼p ± E ÃÄÀÉ _M
V M ÃÄÀÉ _E
Et finalement :

La température T(x, t) peut s’en déduire facilement en appliquant une méthode numérique
(Invlap ou Stehfest) pour trouver la transformée de Laplace inverse de£ &, G .

4 Application 3 : cas d’un


cylindre
Nous considérons ici un cylindre
infini (longueur très grande par
rapport au diamètre) de diamètre
R initialement à la température Ti
auquel on impose brutalement
une température de surface T0.
On peut faire l’hypothèse dans ce
cas que le transfert de chaleur est
uniquement radial :

,%

L’équation de chaleur s’écrit :


*
1 10
* \ 0%
Avec les conditions aux limites :

,0
Ç P
9, % B

On effectue le changement de variable suivant : ¢ , % ,% B

D’où l’équation de chaleur s’écrit :

> ¢ ( >¢ ( ¢
>M M >M `
(a)

Et les conditions aux limites deviennent :

25
¢ ,0
Ç P B
¢ 9, % 0

On effectue une décomposition de la température en un produit de deux fonctions :

¢ ,% & Z %

L’équation de la chaleur conduit à l’équation suivante :

&′
& ”” 1 Z′
C*
& \Z
Où w est une constante car les deux fonctions X et Y sont indépendantes. On en déduit :

Z” \C * Z 0⇒Z % '+ p`k

&′
& ”” C *& 0⇒& 1 B C 2ZB C

Où J0 est la fonction de Bessel de 1ere espèce d’ordre 0 et Y0 la fonction de Bessel de 2eme


espèce d’ordre 0.

On en déduit que les solutions de (a) sont de la forme :

¢ ,% '+ p`k 1 B C 2ZB C

Par ailleurs on sait que : ZB 0 ∞ ⇒2 0

D’où :

¢ ,% º+ p`k B C

La condition limite ¢ 9, % 0 impose que :

º+ p`k B C9 0⇒ B C9 0

Alors il y’a C‰ solution vérifiant les fonctions propres du système : B C9 0

La superposition des solutions permet d’écrire la solution générale de (a) sous la forme :
c
¢ ,% ‘ º‰ + p`k B C‰
‰ (

La condition limite ¢ , 0 P B conduit à :

P B ∑c
‰ ( º‰ B C‰ (*)

Il nous reste juste de déterminer lesº‰ , pour cela on utilise la propriété d’orthogonalité en

E
appliquant =B B sur (*) :

26
E
6 B C» P B
B
E c
6 ‘ º‰ B C» B C‰
B ‰ (
E
9* 9*
6 º» € C» •* º» € ”
C» 9•* º» € C» 9 •*
B
B
2 B
2 (

Car on a les propriétés des fonctions de Bessel suivantes :

=B € C •* € C9 •* C C C
E E ” ” ‰
‰ * ‰ Et ‰ ‰f( kM ‰

D’où :


E
P B =B B
º»
9 *
€ C» 9 •*
2 (

Et remplaçant º» par son expression dans ¢ , % on obtient :


c
2 C‰
¢ ,% P B

B
+ p`k
9 C‰ ( C‰ 9
‰ (

Par conséquent :
c
2 C‰
,% ‘ + p`k
P B B
B
9 C‰ ( C‰ 9
‰ (

5 Conclusion
Ce chapitre se concentre sur l'application des méthodes de résolution de la conduction
thermique à des configurations géométriques simples, telles que la plaque plane, la sphère et
le cylindre

27
Conclusion générale
Ce projet de fin d’études s’inscrit dans le domaine du génie thermique et porte sur l’étude
approfondie du transfert de chaleur par conduction thermique en régime transitoire. Le transfert de
chaleur est un phénomène fondamental qui intervient dans de nombreux systèmes physiques et
industriels. Parmi ses trois modes — conduction, convection et rayonnement — la conduction est ici
explorée de manière spécifique, notamment lorsque la température varie dans le temps à l’intérieur
d’un matériau, c’est-à-dire en régime instationnaire.

Dans ce contexte, l’objectif principal du travail est d’analyser, modéliser et résoudre l’équation de la
chaleur en régime transitoire, en explorant diverses méthodes : analytiques, numériques et
expérimentales. Le mémoire est structuré en trois chapitres.

Le premier chapitre est consacré aux fondements théoriques de la conduction thermique. Il présente
les équations générales de la conduction, tant en régime permanent qu’en régime transitoire. Une
analogie est faite avec la loi d’Ohm pour introduire la notion de résistance thermique, et plusieurs
cas pratiques sont abordés pour illustrer la formulation mathématique de la conduction.

Le deuxième chapitre est centré sur les méthodes de résolution. Les approches analytiques
classiques comme la séparation des variables, la transformation de Laplace ou la fonction de Green y
sont détaillées, en plus de méthodes approximatives telles que la méthode intégrale de la chaleur et
la méthode des perturbations. Parallèlement, plusieurs méthodes numériques sont exposées :
différences finies, éléments finis, volumes finis et méthode des lignes. Enfin, les méthodes
expérimentales sont abordées, avec une attention particulière portée à la calorimétrie et à
l’utilisation de capteurs thermiques pour la mesure de température.

Le troisième chapitre est dédié aux applications concrètes. Il s’agit de cas d’étude sur des
configurations géométriques simples : une plaque plane, une sphère et un cylindre. Pour chacun, les
équations de la chaleur sont résolues en utilisant les techniques introduites dans le chapitre
précédent. Ces exemples démontrent la pertinence des méthodes appliquées selon la forme du
système, les conditions aux limites et les besoins en précision.

En conclusion, ce mémoire met en évidence l’importance de la modélisation physique rigoureuse et


du choix méthodologique adapté pour traiter des phénomènes thermiques complexes. Il témoigne
également de la richesse des outils théoriques et numériques disponibles pour l’ingénieur ou le
chercheur en thermique, et souligne la complémentarité entre les approches analytiques,
numériques et expérimentales dans la résolution de problèmes liés à la conduction thermique.

28
RÉFÉRENCES
 DeVriendt A. B. "La transmission de chaleur: Volume I, Tomes 1 et 2", Gaëtan Morin,
1982.
 Gourdin A. Boumahrat M. "Méthodes Numériques Appliquées", OPU Alger, 1991
 Özişik M. N. "Heat Conduction" 2nd Edition, John Wiley & Sons, 1993
 Zill, A First Course in Differential Equations with Modeling Applications.
 Haberman, Elementary Applied Partial Differential Equations with Fourier Series and
Boundary Value Problems.
 Patankar, S., 1980. Numerical heat transfer and fluid flow, Hemisphere Publishing,
NewYork.
 pathankar-volumes-finis-en-francais
 Incropera F. P., DeWitt D. P. "Fundamentals of Heat Transfer", John Wiley & Sons,
1985
 Blomberg, T. "HEAT3 – A three-dimensional heat transfer computer program".
Manual for HEAT3 (Version 4.0), 2001
 Kays W. M.,. Crawford M. E "Convective Heat and Mass Transfer", McGraw-Hill
Book Co., Inc., 1993.[15] Godunov , Ryabenski "Schémas aux différences", édition
Mir, Moscou, 1984

29

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