DL13 Corr
DL13 Corr
R
¯
¯ [−1, 1] −→
fn ¯
¯ x 7−→ cos (n Arccos(x))
Q1 Calculer f 0 , f 1 , f 2 et f 3 .
• On commence par rappeler que la fonction Arccos : [−1, 1] −−−→ [0, π] est la fonction réciproque de la fonction bijective
¯ [0, π]
¯
−→ [−1, 1]
cos[−1,1]
|[0,π]
¯
¯ x 7−→ cos(x)
Donc pour tout y ∈ [−1, 1], Arccos(y) est l’unique x ∈ [0, π] tel que cos(x) = y. En particulier
∀ y ∈ [−1, 1] cos(Arccos(y)) = y
• Pour calculer f 2 , nous avons exprimé cos(2x) à l’aide d’un polynôme en cos(x), pour x ∈ R. Pour le calcul de f 3 , nous allons
d’abord chercher à exprimer cos(3x) à l’aide d’un polynôme en cos(x), pour x ∈ R.
Re ³e i 3x ´
¡ ¢
cos(3x) =
¡ ¢3
= Re e i x
Re ¡(cos(x) + i sin(x))3
¡ ¢
=
Re cos3 (x) + 3i cos 2
(x) sin(x)¢− 3 cos(x) sin2 (x) − i sin3 (x)
¢
=
cos3 (x) − 3 cos(x) 1 − cos2 (x)
¡
=
= 4 cos3 (x) − 3 cos(x)
• Conclusion.
Q2 Soient n ∈ N∗ et x ∈ [−1, 1]. Exprimer f n+1 (x) + f n−1 (x) en fonction de f n (x).
• Soit (u, v) ∈ R2 . À l’aide d’une formule d’Euler et de la transformation de l’angle moitié, nous calculons
³ ´ ³ u+v ³ u−v v−u
´´ ³ ³ u − v ´ u+v ´ ³u −v ´ ³u +v ´
(⋆) cos(u) + cos(v) = Re e i u + e i v = Re e i 2 e i 2 + e i 2 = Re 2 cos e i 2 = 2 cos cos
2 2 2
• Nous en déduisons
f n+1 (x) + f n−1 (x) = cos((n + 1) Arccos(x)) + cos((n − 1) Arccos(x))
= 2 cos(n Arccos(x)) cos(Arccos(x))
= 2x f n (x).
Q3 Soient n ∈ N. Démontrer qu’il existe un unique polynôme Tn de R[X ] dont la fonction polynomiale associée coïncide avec
f n sur [−1, 1].
1
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• Première démonstration de l’existence Nous raisonnons par récurrence à deux pas, en exploitant la relation de récur-
rence obtenue en Q2.
— Définition du prédicat. Pour tout n ∈ N, nous définissons le prédicat P (n) en la variable n par
— Initialisation à n = 0 et à n = 1. D’après Q1, pour tout x ∈ [−1, 1], f 0 (x) = 1 et f 1 (x) = x. Donc en posant T0 = 1 et T1 = X ,
nous établissons que P (0) et P (1) sont vraies.
— Hérédité. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 1 tel que P (n − 1) et P (n) sont vraies. Ainsi existe-t-il Tn−1 , Tn ∈
R[X ] tels que
∀ x ∈ [−1, 1], f n−1 (x) = Tn−1 (x) et f n (x) = Tn (x)
D’après la question 2 et l’hypothèse de récurrence
∀ x ∈ [−1, 1], f n+1 (x) = 2x f n (x) − f n−1 (x) = 2xTn (x) − Tn−1 (x).
Donc, en posant
Tn+1 = 2X Tn − Tn−1 ∈ R[X ]
il vient
∀ x ∈ [−1, 1], f n+1 (x) = Tn+1 (x).
Donc P (n + 1) est vraie.
— Conclusion. D’après l’initialisation à n = 0 et n = 1, l’hérédité et l’axiome de récurrence, pour tout n ∈ N, il existe un
polynôme Tn de R[X ] dont la fonction polynomiale associée coïncide avec f n sur [−1, 1].
• Deuxième démonstration de l’existence Nous généralisons l’approche choisie pour expliciter f 3 en Q1.
D’après la question 1, T0 = 1 ∈ R[X ] convient. Soit n ∈ N∗ .
Re e i nx
¡ ¢
cos(nx) =
n
³¡ ¢ ´
= Re e i x
= Re ((cos(x) + i sin(x))n )
ÃÃ ! !
n n
k k n−k
X
= Re i sin (x) cos (x)
k=0 k
à à ! à ! !
E (n/2) n 2k E ((n−1)/2) n
2k n−2k 2k+1 2k+1 n−2k−1
X X
= Re i sin (x) cos (x) + i sin (x) cos (x)
k=0 2k k=0 2k + 1
à à ! à ! !
E (n/2) n E ((n−1)/2) n
(−1)k sin2k (x) cosn−2k (x) + i k 2k+1 n−2k−1
X X
= Re (−1) sin (x) cos (x)
k=0 2k k=0 2k + 1
à !
E (n/2) n
(−1)k sin2k (x) cosn−2k (x)
X
=
k=0 2k
à !
E (n/2) n
(−1)k (1 − cos2 (x))k cosn−2k (x)
X
=
k=0 2k
Donc en posant à !
E (n/2) n
(−1)k (1 − X 2 )k X n−2k ∈ R[X ]
X
Tn :=
k=0 2k
2
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= cos(n Arccos(y))
= f n (y)
Alors tout élément de [−1, 1] est racine du polynôme P n −Q n . Le polynôme P n −Q n possède une infinité de racines ; il est donc
nul. Ainsi P n = Q n et le polynôme Tn est donc unique.
• Conclusion
Pour tout n ∈ N, il existe un unique polynôme Tn de R[X ] dont la fonction polynomiale associée
coïncide avec f n sur [−1 ; 1]. En outre, il ressort de notre démonstration que pour tout n ∈ N
Tn+1 = 2X Tn − Tn−1
et que, pour tout n ∈ N∗ ! Ã
n E (n/2)
(−1)k (1 − X 2 )k X n−2k
X
Tn =
k=0 2k
cette dernière identité valant aussi pour n = 0.
établie à la question précédente pour démontrer la conjecture. Nous raisonnons par récurrence à deux pas.
— Définition du prédicat
Pour tout n ∈ N∗ , nous définissons le prédicat P (n) en la variable n par
— Initialisation à n = 1 et à n = 2
Nous savons T1 = X et T2 = 2X 2 − 1. Donc deg (T1 ) = 1, dom (T1 ) = 1, deg (T2 ) = 2, dom (T1 ) = 2. Donc P (1) et P (2) sont
vraies.
— Hérédité
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2 tel que P (n − 1) et P (n) sont vraies. Ainsi
deg (Tn−1 ) = n − 1 dom (Tn−1 ) = 2n−2 deg (Tn ) = n dom (Tn ) = 2n−1
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établie à la question précédente. Nous en déduisons que deg (Tn ) ⩽ n et que le coefficient de degré n de Tn est
à ! à !
E (n/2)
X n E (n/2)
X n
k k
c n := (−1) (−1) =
k=0 2k k=0 2k
Nous calculons à ! à ! à !
n n E (n/2)
X n E ((n−1)/2) n
n n
X X
2 = (1 + 1) = = +
k=0 k k=0 2k k=0 2k + 1
à ! à ! à !
n n E (n/2) E ((n−1)/2)
n n k 2k n 2k+1 n
X X X
0 = (1 + (−1)) = (−1) = (−1) + (−1)
k=0 k k=0 2k k=0 2k + 1
à ! à !
E (n/2)
X n E ((n−1)/2)
X n
= −
k=0 2k k=0 2k + 1
En sommant membre à membre ces deux identités, il vient
à !
E (n/2) n
n
X
2 =2 = 2c n
k=0 2k
2n
Comme c n ̸= 0 et deg (Tn ) ⩽ n, nous obtenons deg (Tn ) = n et dom (Tn ) = c n = = 2n−1 .
2
• Conclusion
Q5 Soient n ∈ N∗ . Démontrer que le polynôme Tn possède n racines réelles deux-à-deux distinctes, toutes dans ] − 1, 1[. On
explicitera ces n racines.
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= 0
Donc les n réels cos(x 0 ), . . . , cos(x n−1 ), cos(x n ) deux-à-deux distincts, appartenant à ] − 1; 1[, sont racines de Tn .
• Conclusion
Le polynôme Tn possède n racines réelles distinctes, toutes comprises dans l’intervalle ] − 1, 1[. Il
s’agit des nombres :
π kπ
µ ¶
cos + où k ∈ 0, n − 1.
2n n
Dans les questions Q6, Q7, Q8, nous établissons des résultats généraux, utiles pour répondre à notre problématique, mais qui ont un
intérêt propre. Ensuite, nous scindons l’étude en quatre parties.
(a) P est scindé sur R, de degré supérieur ou égal à 2, avec une unique racine réelle.
(b) P est scindé sur R, de degré supérieur ou égal à 2, avec au moins deux racines réelles, toutes simples.
(c) P est scindé sur R, de degré supérieur ou égal à 2, avec au moins deux racines réelles, toutes multiples.
(d) P est scindé sur R, de degré supérieur ou égal à 2, avec au moins deux racines réelles, certaines simples et d’autres multiples.
Soient P ∈ K[X ] et α ∈ K une racine de P de multiplicité m ⩾ 2. Démontrer que α est racine de P ′ et que mult α, P ′ = m −1.
¡ ¢
Q6
Q7 Soient A, B,C des polynômes de K[X ] tels que A = BC et α ∈ K une racine de A qui n’est pas racine de B . Démontrer que α
est racine de C et que mult (α, A) = mult (α,C ).
Q8 Soit P ∈ K[X ] un polynôme possédant r ∈ N∗ racines deux-à-deux distinctes α1 , . . . , αr dans K. On note, pour tout k ∈ 1, r ,
m k := mult (αk , P ). Démontrer qu’il existe Q ∈ K[X ] tel que
r
(X − αk )mk
Y
P =Q
k=1
et
α1 , . . . , αr ne sont pas racines de Q
On pourra raisonner par récurrence finie sur le nombre de racines deux-à-deux distinctes de P .
Q9 Soit un polynôme P ∈ R[X ], de degré n ⩾ 2, scindé sur R, ne possédant qu’une racine réelle. Ainsi, si α désigne l’unique
racine réelle de P
P = dom (P ) · (X − α)n
5
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Démontrer que la conclusion du théorème de Lucas (cf. propriétés C1 et C2) vaut pour P .
Q10 Soit un polynôme P ∈ R[X ], de degré n ⩾ 2, scindé sur R, possédant des racines réelles toutes simples (i.e. de multiplicités
toutes égales à 1). Ainsi, il existe des nombres réels α1 < . . . < αn tel que
n
(X − αk )
Y
P = dom (P ) ·
k=1
Démontrer que le polynôme P ′ est scindé à racines simples sur R et que SpecR P ′ ⊂ [α1 , αn ].
¡ ¢
Q11 Soit un polynôme P ∈ R[X ], de degré supérieur ou égal à 2, scindé sur R, possédant au moins deux racines réelles toutes
multiples (i.e. de multiplicités toutes supérieures ou égales à 2). Ainsi, il existe
• un entier r ⩾ 2
• des nombres réels α1 < . . . < αr
• des nombres entiers naturels m 1 ⩾ 2, . . . , m r ⩾ 2
tels que
r
(X − αk )mk
Y
P = dom (P ) ·
k=1
Démontrer que le polynôme P est scindé sur R et que SpecR P ′ ⊂ [α1 , αr ]. On pourra s’aider de Q6, Q8 et exploiter de nouveau
′
¡ ¢
Q12 Soit un polynôme P ∈ R[X ], de degré supérieur ou égal à 2, scindé sur R, possédant au moins deux racines, certaines
simples (de multiplicités 1), d’autres multiples (de multiplicités supérieures ou égales à 2). Ainsi, il existe
• un entier r ⩾ 2
• des nombres réels α1 < . . . < αr
• des nombres entiers naturels non nuls m 1 , . . . , m r
tels que à ! à !
mk
(X − αk ) × (X − αk )
Y Y
P = dom (P ) ·
k∈S k∈M
où
S := {k ∈ 1, r : mult (αk , P ) = 1} ̸= ;
et M := {k ∈ 1, r : mult (αk , P ) ⩾ 2} ̸= ;
Démontrer que le polynôme P ′ est scindé sur R et que SpecR P ′ ⊂ [α1 , αr ].
¡ ¢
D’après Q11, l’assertion P (K) est vraie si K = R. Étudier l’assertion P (K) pour les corps K = Q et K = C.
Q14 Soit θ ∈ [0, 2π[. Déterminer, s’ils existent, module et argument du nombre complexe u = 1 + e i θ .
On écrit
θ iθ
µ ¶
θ θ θ
³ ´
u = e i 2 e −i 2 + e i 2 = 2 cos e 2
2
On distingue alors trois cas.
θ θ θ
µ ¶ µ ¶
• Si θ ∈ [0, π[ alors cos > 0. On a alors |u| = 2 cos et arg(u) = .
2 2 2
• Si θ = π alors u = 0. Le module est nul et la notion argument non définie.
θ θ θ
µ ¶ µ ¶
• Si θ ∈]π, 2π[ alors cos < 0. On a alors |u| = −2 cos et arg(u) = π + .
2 2 2
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Q16 Démontrer que P n ∈ C2n [X ], puis donner son degré et son coefficient dominant.
P n est différence de deux polynômes de degré 2n + 1 et est donc dans C 2n+1 [X ]. Le coefficient de degré 2n + 1 dans P n est
1
(1 − 1) = 0
2i
et donc P ∈ C2n [X ]. Le coefficient de degré 2n dans P n est
1
((2n + 1)i − (2n + 1)(−i )) = 2n + 1 ̸= 0
2i
Ainsi, P n est de degré 2n et son coefficient dominant est 2n + 1.
Q17 Calculer P n (i ).
(2i )2n+1
On a P n (i ) = = 22n (−1)n .
2i
Q18 Démontrer, par un argument géométrique, que les racines complexes de P n sont réelles.
Nous munissons le plan usuel d’un repère orthonormé, ce qui nous autorise à l’identifier à C. Soit a une racine de P n . De
P n (a) = 0, on déduit
|a + i | = |a − i |
Les racines de P n sont à égale distance de i et −i , donc sur la médiatrice du segment [−i , i ], i.e. l’axe des réels.
¶2n+1
a +i
µ
=⇒ Supposons que a soit racine de P n . On a alors a ̸= i et = 1. Il existe donc k ∈ 0, 2n + 1 tel que
a −i
a +i 2kπ
= e i 2n+1
a −i
et donc (produit en croix) : ³ 2kπ ´ ³ 2kπ ´
a e i 2n+1 − 1 = i e i 2n+1 + 1
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Démontrer qu’il existe un unique polynôme Q n de degré n et à coefficients réels tel que P n (X ) = Q n X 2 .
¡ ¢
Q21
• Prouvons d’abord l’existence d’un tel polynôme Q n . On développe les deux puissances par formule du binôme et on re-
groupe les termes à !
2n+1
X 2n + 1 k 2n+1−k
2i P n (X ) = X i (1 − (−1)2n+1−k )
k=0 k
Les termes d’indice k pairs sont nuls. Il reste donc
à ! à !
n 2n + 1 n 2n + 1
2k 2n+1−2k
(−1)n−k X 2k
X X
2i P n (X ) = 2 X i = 2i
k=0 2k k=0 2k
On en déduit que à !
n 2n + 1
2
(−1)n−k X k
X
P n (X ) = Q n (X ) avec Q n (X ) =
k=0 2k
• Passons à l’unicité. Soient Q n,1 (X ) et Q n,2 (X ) deux polynômes de degré n à coefficients réels tels que P n (X ) = Q n,1 (X 2 ) et
P n (X ) = Q n,2 (X 2 ). Soit x ∈ R+ . p p
Q n,1 (x) −Q n,2 (x) = P n ( x) − P n ( x) = 0
Le polynôme Q n,1 (X ) −Q n,2 (X ) possède une infinité de racines. Il est donc nul.
D’après Q15
µ ¶ p !Ã
à p !
1 2 5+2 5 5−2 5
Q1 = 3 X − et Q 2 = 5X − 10X + 1 = 5 X − X−
3 5 5
La factorisation donne les racines.
kπ
µ ¶
a k2 = cotan2
2n + 1
pour k ∈ 1, n, sont deux-à-deux distincts. Comme ils sont en outre positifs, leurs carrés sont donc également deux-à-deux
distincts.
• Ceci donne n racines distinctes de Q n , qui est de degré n, donc toutes les racines.
On pose
n
X 1
Sn = ³ ´
kπ
k=1 tan2
2n+1
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n(2n − 1)
Q24 En utilisant des résultats obtenus en Q23, montrer que S n = .
3
S n est la somme des racines b k de Q n , qui est scindé à racines simples et s’écrit (son coefficient dominant est celui de P n )
à !
n n
n n−1 n
Y X
Q n = (2n + 1) (X − b k ) = (2n + 1) X − bk X + · · · + (−1) b 1 . . . b n
k=1 k=1
à !
2n + 1
On voit que l’on a besoin du coefficient de degré n − 1 dans Q n (formules de Viète) qui vaut − (cf. Q21). On a ainsi
2n − 2
à ! à !
1 2n + 1 1 2n + 1 (2n + 1)2n(2n − 1) n(2n − 1)
Sn = = = =
2n + 1 2n − 2 2n + 1 3 6(2n + 1) 3
f ′ (x) = 1 − cos(x) ⩾ 0.
h πh h πh
La fonction f est donc croissante sur l’intervalle 0, . Donc pour tout x ∈ 0,
2 2
f (x) = x − sin(x) ⩾ f (0) = 0
d’où :
sin(x) ⩽ x.
• Passons à l’inégalité de droite. Soit la fonction
¯ h πh
¯ 0, −→ R
g 2
¯
¯
¯ x 7−→ tan(x) − x
h πh h πh
La fonction g est dérivable sur l’intervalle 0, et pour tout x ∈ 0,
2 2
d’où
x ⩽ tan(x)
• D’après les deux points précédents
h πh
(⋆) ∀x ∈ 0, sin(x) ⩽ x ⩽ tan(x)
2
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1
• Enfin établissons la dernière double inégalité. Comme la fonction y 7−→ décroît sur R∗+ , on déduit de (⋆)
y2
i πh 1 1 1 1
∀x ∈ 0, 2
⩽ 2⩽ 2
= 1+
2 tan (x) x sin (x) tan2 (x)
à !
n 1 n 1 π2
est convergente et que ζ(2) := lim
X X
Q26 Justifier que la suite 2 2
= .
k=1 k k=1 k 6
n→+∞
n∈N∗
kπ i πh
Soit n ∈ N∗ . Pour k ∈ 1, n, ∈ 0, et donc
2n + 1 2
n
X 1
Sn ⩽ ³ ´2 ⩽ n + S n
k=1 kπ
2n+1
ce qui donne
π2 S n n 1
X π2 (n + S n )
⩽ ⩽
(2n + 1)2 k=1 k 2 (2n + 1)2
Avec l’expression de S n (cf. Q24)
π2 S n π2 π2 (n + S n ) π2
−
− −−−→ et −
− −−−→
(2n + 1)2 n→+∞ 6 (2n + 1)2 n→+∞ 6
∀ P ∈ C[X ]
¡ ¢
∀ a ∈ A Pe(a) ∈ A =⇒ P ∈ A[X ] .
Q27 Démontrer que l’assertion P (A) est vraie lorsque A est un sous-corps de C. On pourra considérer des polynômes interpo-
lateurs de Lagrange.
E n := P ∈ Cn [X ] : ∀ a ∈ Z Pe(a) ∈ Z
© ª
1 k−1
(X − ℓ). On se propose de démontrer que
Y
On définit P 0 = 1 et, pour tout k ∈ 1, n, P k := ·
k! ℓ=0
( )
n
n+1
En = a k · P k : (a 0 , . . . , a n ) ∈ Z =: Fn
X
k=0
n
Soit P ∈ Cn [X ]. Démontrer qu’il existe un unique uplet (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 tel que P = λk · P k .
X
Q31
k=0
n
En déduire que, si P ∈ E n , alors il existe un unique uplet (a 0 , . . . , a n ) ∈ Zn+1 tel que P = a k · P k ∈ Fn .
X
Q32
k=0
10