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Cardio Logie

NIDREL est un médicament antihypertenseur à base de nitrendipine, indiqué pour le traitement de l'hypertension artérielle, avec une posologie recommandée de 20 mg par jour. Il présente des effets indésirables tels que céphalées et œdèmes, et des précautions sont nécessaires pour les sujets âgés et les insuffisants hépatiques. Les études montrent que le traitement réduit significativement les événements cardiovasculaires chez les patients âgés.

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Cardio Logie

NIDREL est un médicament antihypertenseur à base de nitrendipine, indiqué pour le traitement de l'hypertension artérielle, avec une posologie recommandée de 20 mg par jour. Il présente des effets indésirables tels que céphalées et œdèmes, et des précautions sont nécessaires pour les sujets âgés et les insuffisants hépatiques. Les études montrent que le traitement réduit significativement les événements cardiovasculaires chez les patients âgés.

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Staessen J.A. et al. Randomised double-blind treatment comparison of placebo and active treatment for older patient with isolated systolic hypertension - Lancet 1997 ; 350 : 757-64.

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NIDREL® 10 mg, comprimé
NIDREL® 20 mg, comprimé
Nitrendipine

DENOMINATION
NIDREL 10 mg, comprimé
NIDREL 20 mg, comprimé

COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE


NIDREL 10mg: Nitrendipine:10mg; excipient: amidon de maïs, cellulose microcristalline,
lactose, polyvidone excipient, laurylsulfate de sodium, stéarate de magnésium, oxyde de fer
orange, qsp un comprimé de 80mg.
NIDREL 20mg : Nitrendipine: 20mg; excipient: amidon de maïs, cellulose microcristalline,
polyvidone excipient, laurylsulfate de sodium, stéarate de magnésium, qsp un comprimé de 80
mg

FORME PHARMACEUTIQUE :
comprimé

DONNEES CLINIQUES
Indications thérapeutiques
Traitement de l'hypertension artérielle.

Posologie et mode d'administration :


La posologie recommandée est de 20 mg par jour en une seule prise; en cas de contrôle
insuffisant des chiffres tensionnels, cette dose peut être répartie en deux prises par jour.
Dans certains cas particuliers, notamment chez le sujet âgé et chez l'insuffisant hépatique, il
convient de débuter le traiteme nt par 10 mg par jour, et si nécessaire d'augmenter la posologie à
20 mg par jour en une ou deux prises.
Dans le cas d'une hypertension artérielle résistante, si une monothérapie s'impose, la dose peut
être portée à 40 mg par jour en deux prises.
Coût du traitement journalier: 2,94 F (10 mg) à 10,09 F (20 mg) (€ 0,45 à 1,54).

Contre-indications
Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé chez la femme enceinte ou qui allaite (cf.
Grossesse et Allaitement), en cas d'association au dantrolène (perfusion) (cf. Interactions avec
d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Mises en garde et précautions particulières d'emploi


Précautions d'emploi
Chez les sujets âgés, les sujets porteurs d'une insuffisance hépatique et les sujets déjà
traités par des antihypertenseurs, commencer le traitement avec des doses faibles de nitrendipine
(cf. Posologie et Mode d'administration).
Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions
Association déconseillée, par mesure de prudence
· Dantrolène (perfusion) : chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont
constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV.
L'association d'un antagoniste du calcium et de dantrolène est potentiellement dangereuse.
Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.
Associations nécessitant des précautions d'emploi
· Alpha-1-bloquant (alfuzosine, prazosine) : majoration de l'effet hypotenseur. Risque
d'hypotension orthostatique sévère. Surveillance clinique. Recherche d'hypotension
orthostatique dans les heures qui suivent la prise du médicament alpha-1-bloquant (en
particulier en début de traitement par celui-ci).
· Rifampicine : (décrit pour vérapamil, diltiazem et nifédipine).
Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de
son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium
pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
· Baclofène : majoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la tension artérielle et
adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
· Itraconazole : par extrapolation à partir de la nifedipine et de l'isradipine.
Risque majoré d'oedèmes par diminution du métabolisme hépatique. Surveillance clinique et
adaptation éventuelle de la posologie de la dihydropyridine pendant le traitement par
l'itraconazole et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
· AINS (par extrapolation à partir de l'indométacine) : réduction de l'effet antihypertenseur
(inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les
AINS pyrazolés).
· Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques : effet antihypertenseur et
risque d'hypotension orthostatique majoré (effet additif).
· Bêta-bloquants : hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance
cardiaque latente ou non contrôlée (l’effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines, plus
ou moins marqué en fonction des produits, est susceptible de s'additionner aux effets inotropes
négatifs des bêta-bloquants).
La présence d'un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique
réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
· Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) : diminution de l'effet antihypertenseur (rétention
hydrosodée des corticoïdes).

Grossesse et allaitement :
Grossesse
Les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence des effets tératogènes et foetotoxiques de
la nitrendipine.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un
éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la nitrendipine lorsqu'elle est administrée pendant
la grossesse.
En conséquence, l'utilisation de la nitrendipine est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément
ne constitue pas l'argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse mais
conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Allaitement
Par mesure de précaution, il convient d'éviter, si cela est possible, l'administration de ce
médicament chez la femme qui allaite.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines


En raison de réactions individuelles particulières possibles, il convient d'attirer l'attention des
conducteurs et utilisateurs de machines en début de traitement ou lors de la prise simultanée
d'alcool.

Effets indésirables
- Les effets indésirables les plus fréquemment notés sont en rapport avec l'action vasodilatatrice
du produit. Il s'agit essentiellement de céphalées, de rougeurs de la face ou de sensation de
chaleur.
Ces effets indésirables bénins apparaissent le plus généralement durant les premières semaines
de traitement et s'atténuent en général lors de sa poursuite.
- Les oedèmes des membres inférieurs parfois observés sont dus à une dilatation des vaisseaux
et non pas à une décompensation cardiaque et/ou une atteint e rénale. Ils ne s'accompagnent
pas de rétention hydrique, peuvent céder spontanément malgré la poursuite du traitement et
disparaissent dans tous les cas, si l'arrêt du traitement s'impose.
- On observe plus rarement des nausées, des étourdissements, de la fatigue, des réactions
cutanées (prurit), de la tachycardie ou des palpitations.
- La nitrendipine peut provoquer dans les premiers jours de traitement une augmentation de la
natriurèse et de la diurèse.
- Chez les coronariens, comme avec d'autres substances vasoactives, la nitrendipine peut
entraîner des douleurs dans la région thoracique (éventuellement des douleurs angineuses).
Elles surviennent 15 à 30 minutes après la prise médicamenteuse. Elles demeurent
extrêmement rares et imposent l'arrêt du traitement.
- On peut noter parfois des augmentations isolées des phosphatases alcalines.

Surdosage
Compte tenu de la nouveauté du médicament, la symptomatologie au cours des surdosages est
peu connue. Sur le myocarde, un effet inotrope négatif, un trouble conductif sinusal ou auriculo-
ventriculaire sont potentiellement possibles.
Symptômes : flushs, maux de tête, hypotensions sévères (avec collapsus), tachycardie ou
bradycardie.
Traitement : les mesures recommandées sont les suivantes: lavage gastrique suivi d'une
administration de charbon activé et surveillance en unité de soins intensifs cardiologiques.
- En cas d'hypotension sévère: un traitement par dopamine ou noradrénaline est préconisé en
surveillant les éventuelles réactions engendrées par ces produits (notamment survenue de
troubles du rythme).
- En cas de bradycardie, il est recommandé, comme en cas de surdosage avec d'autres
antagonistes calciques, d'administrer de l'atropine ou de l'orciprénaline.
- En cas d'inefficacité de ces traitements, l'administration d'une perfusion de gluconate de
calcium ou de chlorure de calcium à 10% peut être efficace.
PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
ANTIHYPERTENSEUR APPARTENANT A LA FAMILLE DES ANTAGONISTES DU
CALCIUM (C08CA08 : système cardiovasculaire)
La nitrendipine est un inhibiteur calcique appartenant à la famille des dihydropyridines. Elle
inhibe à très faibles concentrations, par une action au niveau du canal calcique lent, la pénétration
intracellulaire du calciu m de la cellule musculaire lisse.
Par ce mécanisme, elle joue un rôle électrophysiologique et mécanique (inhibition du couplage
excitation-contraction) aboutissant à une diminution du tonus artériel.
Cette diminution des résistances artériolaires provoque une vasodilatation et entraîne la baisse de
la pression artérielle.
Cette vasodilatation artériolaire s'accompagne:
- d'une augmentation de la compliance artérielle et du diamètre artériel,
- d'une préservation voire une augmentation, des débits locorégionaux (rénal, cérébral),
- d'une action légèrement diurétique et natriurétique à court terme,
- d'une absence de rétention hydrosodée à long terme.
Contrairement à ce qui est observé en administration aiguë, le traitement chronique n'entraîne pas
d'accélération de la fréquence cardiaque.
Syst-Eur, étude européenne menée dans l'hypertension artérielle systolique du sujet âgé de plus
de 60 ans en double aveugle versus placebo, a évalué les effets du traitement antihypertenseur
chez 4695 patients. Le traitement a débuté par la nitrendipine aux doses antihypertensives et a été
associé, si nécessaire (soit dans environ 40% des cas), à un inhibiteur de l'enzyme de conversion
voire à un diurétique. Le traitement antihypertenseur améliore significativement la morbidité
cardio-vasculaire avec une baisse :
- de 44% (IC à 95% 14-63) du nombre d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) non fatals,
- de 42% (IC à 95% 17-60) des AVC fatals et non fatals,
- de 26% (IC à 95% 3-44) du nombre d'événements cardiaques fatals et non fatals.
Dans la population de l'étude, le traitement pendant 2 ans de 1000 sujets âgés atteints d'HTA
systolique prévient pendant cette période, et en moyenne par rapport à une population non traitée,
12 AVC (IC à 95% 4-19) et 21 événements cardio-vasculaires majeurs (IC à 95% 9-34).

Propriétés pharmacocinétiques
La résorption de la nitrendipine est pratiquement totale et se fait de façon linéaire.
Elle subit ensuite un important effet de premier passage hépatique réduisant sa biodisponibilité
absolue qui se situe entre 5 et 40% avec une moyenne de 20%.
La nitrendipine est liée fortement aux protéines plasmatiques: 97 à 99%.
Elle est distribuée uniformément et rapidement à tout l'organisme.
L'élimination du principe actif se fait pratiquement totalement sous forme de métabolites inactifs.
Elle se fait par deux voies principales : voie urinaire (45% avec moins de 0,1% de nitrendipine
sous forme active) et voie biliaire (55%).
La demi-vie d'élimination est variable et se situe en moyenne entre 8 et 23 heures.
Il n'y a pas d'accumulation du produit en cas d'administration prolongée.
Ralentissement du métabolisme en cas d'insuffisance hépatique chronique avec augmentation de
la biodisponibilité du produit.

DONNEES PHARMACEUTIQUES
Durée de conservation
5 ans

Précautions particulières de conservation


Conserver à l'abri de la lumière

Nature et contenance du récipient


Boîtes de 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
Boîtes de 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/ Aluminium).

PRESENTATION ET NUMERO D'IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE:


NIDREL 10 mg: AMM 330036.9 (1987), boîte de 28 comprimés. Prix: 82,30 F (€ 12,55).
AMM 562 515 .3, boîte de 50 comprimés (conditionnement hospitalier ).
NIDREL 20 mg: AMM 330037.5 (1987), boîte de 28 comprimés. Prix: 141,30F (€ 21,54).
AMM 562 196.5 , boîte de 50 comprimés (conditionnement hospitalier)
Remb. Séc. Soc. à 65%. Collect .

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE


Liste I

TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE


Laboratoires SCHWARZ PHARMA
235 avenue Le Jour se Lève - 92651 Boulogne Billanc ourt Cedex
Tél. : 01 46 10 66 66

DATE DE REVISION
Mai 2000.
KERLONE 20 mg, comprimé pelliculé sécable.

COMPOSITION : Chlorhydrate de bétaxolol (DCI) : 20,00 mg; excipient: lactose,


carboxyméthylamidon, cellulose microcristalline, silice colloïdale anhydre, stéarate de
magnésium, pour un comprimé nu de 240,00 mg, hypromellose, macrogol 400 et dioxyde de
titane, pour un comprimé pelliculé de 245,00 mg.
FORME PHARMACEUTIQUE:
Comprimé pelliculé secable
INDICATIONS THERAPEUTIQUES :
Hypertension artérielle.
Prophylaxie des crises d’angor d’effort.
POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION :
La posologie usuelle est de 1 comprimé à 20 mg par jour en une seule prise dans les 2
indications.
La plaquette calendrier identifiée aux jours de la semaine assurera une meilleure observance en
facilitant l’adhésion du malade au traitement. Coût du traitement journalier : 3,03 F ( (€ 0,46).
Posologie en cas d’insuffisance rénale :
Il convient d’adapter la posologie à l’état de la fonction rénale : jusqu’à une clairance de la
créatinine de 20 ml par minute il n’est pas nécessaire de changer la posologie. Cependant, une
surveillance clinique est recommandée en début de traitement jusqu’à l’équilibration des taux
sanguins (4 jours en moyenne).
En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 20 ml/min) la dose initiale
recommandée est de 10 mg/jour (prise indépendamment du rythme et des horaires de séances
d’épuration extrarénale chez le sujet dialysé).
Chez l’insuffisant hépatique , aucune modification de la posologie n’est nécessaire ; une
surveillance clinique est cependant souhaitable en début de traitement.
CONTRE-INDICATIONS :
- Asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives dans leurs formes sévères.
- Insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement.
- Choc cardiogénique.
- Blocs auriculo-ventriculaires des second et troisième degrés non appareillés.
- Angor de Prinzmetal (dans les formes pures et en monothérapie).
- Maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire).
- Bradycardie (< 45-50 battements par minute).
- Phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques dans leurs formes sévères.
- Phéochromocytome non traité.
- Hypotension.
- Hypersensibilité au bétaxolol.
- Antécédent de réaction anaphylactique.
- Association à la floctafénine, association avec le sultopride (cf. Interactions avec d’autres
médicaments et autres formes d’interactions).
- Contre-indication relative : association à l’amiodarone (cf. Interactions avec d’autres
médicaments et autres formes d’interactions).
MISE EN GARDE ET PRECAUTIONS PARTICULIERES D’EMPLOI :
Mise en garde :
- Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : l’arrêt brusque peut
entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde, ou une mort subite.
- L’attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif
pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Précautions d’emploi :
- Arrêt du traitement : le traitement ne doit pas être interrompu brutalement, en particulier chez
les patients présentant une cardiopathie ischémique.
La posologie doit être diminuée progressivement, c’est à dire sur une à deux semaines, en
commençant en même temps, si nécessaire, le traitement substitutif, pour éviter une aggravation
de l’angor.
- Asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives : les bêta-bloquants ne peuvent être
administrés qu’en cas de formes légères en choisissant un bêta-1 sélectif à posologie initiale
faible. Il est recommandé de faire pratiquer des épreuves fonctionnelles respiratoires avant la
mise en route du traitement. En cas de crise survenant sous traitement, on pourra utiliser des
bronchodilatateurs bêta-mimétiques.
- Insuffisance cardiaque : chez l’insuffisant cardiaque contrôlé par le traitement et en cas de
nécessité, le bétaxolol sera administré à très faibles doses progressivement croissantes et sous
surveillance médicale stricte.
- Bradycardie : si la fréquence s’abaisse au dessous de 50-55 pulsations par minute au repos et
que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée.
- Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré : étant donné l’effet dromotrope négatif des bêta-
bloquants, le bétaxolol ne doit être administré qu’avec prudence aux patients présentant un bloc
auriculo -ventriculaire du premier degré.
- Angor de Prinzmetal : les bêta-bloquants peuvent augmenter le nombre et la durée des crises
chez les patients souffrant d’un angor de Prinzmetal. L’utilisation d’un bêta-bloquant ß1
cardiosélectif est possible, dans les formes mineures et associées, à condition d’administrer
conjointement un vasodilatateur.
- Troubles artériels périphériques : chez les patients souffrant de troubles artériels périphériques
(maladie ou syndrome de Raynaud, artérites ou artériopathies chroniques oblitérantes des
membres inférieurs), les bêta-bloquants peuvent entraîner une aggravation de ces troubles. Dans
ces situations, il convient de privilégier un bêta-bloquant cardiosélectif et doté d’un pouvoir
agoniste partiel, que l’on administrera avec prudence.
- Phéochromocytome : l’utilisation des bêta-bloquants dans le traitement de l’hypertension due au
phéochromocytome traité nécessite une surveillance étroite de la pression artérielle.
- Sujet âgé : chez le sujet âgé, le respect absolu des contre-indications est impératif. On veillera à
initier le traitement par une posologie faible et à assurer une surveillance étroite.
- Insuffisant rénal : en cas d’insuffisance rénale, il convient d’adapter la posologie aux valeurs de
la créatininémie ou de la clairance de la créatinine (cf. Posologie).
- Sujet diabétique : prévenir le malade et renforcer en début de traitement l’autosurveillance
glycémique. Les signes annonciateurs d’une hypoglycémie peuvent être masqués, en particulier
tachycardie, palpitations et sueurs.
- Psoriasis : des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta-bloquants, l’indication
mérite d’être pesée.
- Réactions allergiques : chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique
sévère, quelle qu’en soit l’origine, en particulier avec les produits de contraste iodés ou la
floctafénine (cf. Interactions médicamenteuses) ou au cours de traitements désensibilisants, le
traitement bêta-bloquant peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance à son
traitement pa r l’adrénaline aux posologies habituelles.
- Anesthésie générale : les bêta-bloquants vont entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe
et une augmentation du risque d’hypotension. La poursuite du traitement par bêta-bloquant
diminue le risque d’arythmie, d’ischémie myocardique et de poussées hypertensives. Il convient
de prévenir l’anesthésiste que le patient est traité par bêta-bloquant.
Si l’arrêt du traitement est jugé nécessaire, une suspension de 48 heures est considérée comme
suffisante pour permettre la réapparition de la sensibilité aux catécholamines. Dans certains cas le
traitement bêta-bloquant ne peut être interrompu :
- Chez les malades atteints d’insuffisance coronaire, il est souhaitable de poursuivre le traitement
jusqu’à l’intervention, étant donné le risque lié à l’arrêt brutal des bêta-bloquants.
- En cas d’urgence ou d’impossibilité d’arrêt, le patient doit être protégé d’une prédominance
vagale par une prémédication suffisante d’atropine renouvelée selon les besoins. L’anesthésie
devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes
sanguines devront être compensées.
-Le risque anaphylactique devra être pris en compte.
Thyrotoxicose : les bêta-bloquants sont susceptibles d’en masquer les signes cardiovasculaires.
INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES
D’INTERACTIONS:
Associations contre-indiquées :
- Floctafénine : en cas de choc ou d’hypotension dus à la floctafénine, réduction des réactions
cardio-vasculaires de compensation par les bêta-bloquants.
- Sultopride : troubles de l’automatisme (bradycardie excessive) par addition des effets
bradycardisants.
Association déconseillée :
- Amiodarone : troubles de la contractilité, de l’automatisme et de la conduction (suppression
des mécanismes sympathiques compensateurs).
Associations nécessitant des précautions d’emploi :
- Anesthésiques volatils halogénés : réduction des réactions cardio-vasculaires de compensation
par les bêta-bloquants. (L’inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l’intervention par
les bêta-stimulants).
En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêta-bloquant et, de toute façon, éviter l’arrêt
brutal. Informer l’anesthésiste de ce traitement.
- Antagonistes du calcium (bépridil, diltiazem et vé rapamil): troubles de l’automatisme
(bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction auriculoventriculaire et
défaillance cardiaque (synergie des effets).
- Antiarythmiques (propafénone et classe Ia : quinidine, hydroquinidine, disopyramide):
troubles de la contractilité, de l’automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes
sympathiques compensateurs).
Surveillance attentive clinique et électrocardiographique.
- Baclofène: majoration de l’effet antihypertenseur. Surveillance de la pression artérielle et
adaptation posologique de l’antihypertenseur si nécessaire.
- Insuline, sulfamides hypoglycémiants : tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains
symptômes de l’hypoglycémie: les palpitations et la tachycardie. Prévenir le malade et renforcer,
surtout au début du traitement, l’autosurveillance sanguine.
- Lidocaïne : (décrit pour le propranolol, le métoprolol, le nadolol), augmentation des taux
plasmatiques de lidocaïne avec majoration possible des effets indésirables neurologiques et
cardiaques (diminution du métabolisme hépatique de la lidocaïne). Adapter la posologie de la
lidocaïne. Surveillance clinique, électrocardiographique et, éventuellement, des concentrations
plasmatiques de lidocaïne pendant le traitement bêta-bloquant et après son arrêt.
- Produits de contraste iodés : en cas de choc ou d’hypotension dus aux produits de contraste
iodés, réduction par les bêta-bloquants des réactions cardio-vasculaires de compensation.
Le traitement par le bêta-bloquant doit être arrêté chaque fois que cela est possible avant
l’exploration radiologique. En cas de poursuite indispensable du traitement, le médecin doit
disposer des moyens de réanimation adaptés.
Associations à prendre en compte :
-AINS : réduction de l’effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par
les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).
- Antagonistes du calcium (dihydropyridines type nifédipine) : hypotension, défaillance
cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope
négatif in vitro des dihydropyridines, plus ou moins marqué en fonction des produits, et
susceptibles de s’additionner aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants). La présence d’un
traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu
en cas de répercussion hémodynamique excessive.
- Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques : effet antihypertenseur et
risque d’hypotension orthostatique majorés (effet additif).
- Corticoïdes, tétracosactide : diminution de l’effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des
corticoïdes).
- Méfloquine : risque de bradycardie (addition des effets bradycardisants).
GROSSESSE ET ALLAITEMENT :
Grossesse :
Aspect tératogène :
Chez l’animal, aucune action tératogène n’a été mise en évidence.
Dans l’espèce humaine, aucun effet tératogène n’a été rapporté à ce jour et les résultats d’études
prospectives contrôlées n’ont pas fait état de malformations à la naissance.
Aspect néo-natal :
Chez le nouveau-né de mère traitée, l’action bêta-bloquante persiste plusieurs jours après la
naissance : si cette rémanence peut être sans conséquence clinique, il est néanmoins possible que
survienne une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (cf.
Surdosage), en évitant les solutés de remplissage (risque d’OAP) ; par ailleurs bradycardie,
détresse respiratoire, hypoglycémie ont été signalées. C’est pourquoi une surveillance attentive
du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de la vie) est
recommandée en milieu spécialisé.
Allaitement :
Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait (cf. Propriétés pharmacocinétiques).
Le risque de survenue d’hypoglycémie et de bradycardie n’a pas été évalué : en conséquence et
par précaution, l’allaitement est déconseillé pendant la durée du traitement.
EFFETS INDESIRABLES :
Au plan clinique :
Les plus fréquemment rapportés : asthénie, refroidissement des extrémités, bradycardie, sévère le
cas échéant ; troubles digestifs (gastralgies, nausées, vomissements), impuissance.
Beaucoup plus rarement : ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou
intensification d’un bloc auriculo -ventriculaire existant, insuffisance cardiaque, chute
tensionnelle, bronchospasme, hypoglycémie, syndrome de Raynaud, aggravation d’une
claudication intermittente existante, diverses manifestations cutanées y compris éruptions
psoriasiformes ou exacerbation d’un psoriasis (cf. Précautions d’emploi).
Au plan biologique : On a pu observer, dans de rares cas, l’apparition d’anticorps antinucléaires
ne s’accompagnant qu’exceptionnellement de manifestations cliniques à titre de syndrome
lupique et cédant à l’arrêt du traitement.
SURDOSAGE :
En cas de bradycardie ou de baisse tensionnelle excessive, on aura recours à l’administration :
- d’atropine, 1 à 2 mg IV
- de glucagon à la dose de 1 mg renouvelable,
- suivie, si nécessaire d’isoprénaline 25 µg en injection lente ou de dobutamine 2,5 à 10
µg/kg/min.
En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par bêta-bloquant :
- glucagon sur la base de 0,3 mg/kg.
- hospitalisation en soins intensifs,
- isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé
nécessitent une surveillance spécialisée.
PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES:
PROPRIETES PHARMACODYNAMIQUES :
Bêta-bloquant/anti-angoreux et antihypertenseur. (C : système cardio-vasculaire)
Le bétaxolol se caractérise par 2 propriétés pharmacologiques :
- une activité béta-bloquante cardiosélective
- une absence de pouvoir agoniste partiel (pas d’activité sympathomimétique intrinsèque).
PROPRIETES PHARMACOCINETIQUES :
Absorption : totalement et rapidement absorbé par voie orale, avec un faible effet de premier
passage hé patique, une biodisponibilité élevée d’environ 85% entraînant une faible variabilité
inter et intra-individuelle des taux sanguins en traitement chronique. La liaison aux protéines
plasmatiques est d’environ 50%
Métabolisme : le volume de distribution est d’environ 6 l/kg. Dans l’organisme, le bétaxolol est
en très grande partie métabolisé en produits inactifs, 10 à 15% de bétaxolol sont retrouvés
inchangés dans les urines.
Elimination : la demi-vie d’élimination du bétaxolol est de 15 à 20 heures.
DUREE DE CONSERVATION : 5 ans.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE : Liste I .
PRESENTATION ET NUMERO D’IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE - NATURE
DU RECIPIENT:
AMM 325 494.2 (1982) : 28 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium).
Prix : 84,80 F (€ 12,93) - Remb. Séc. Soc. à 65% - Collect. et AP de Paris.
TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE :
Sanofi-Synthelabo France, 174 av. de France - 75013 Paris.
Nom et adresse de l’exploitant : Laboratoires SCHWARZ P HARMA - 235, avenue Le Jour se
Lève - 92651 Boulogne-Billancourt Cedex. Tél. : 01 46 10 66 66
DATE DE REVISION : Août 1996.
CORDIPATCH
DENOMINATION
DERIVES NITRES, dispositifs transdermiques.

COMPOSITION
Cordipatch 5 mg/24 h (16 cm2): trinitrine: 16,00 mg; lactose, triglycérides d’acides gras saturés
de coco (miglyol 812).
Cordipatch 10 mg/24 h (32 cm2): trinitrine: 32,00 mg; lactose, triglycérides d’acides gras
saturés de coco (miglyol 812).
Support des 2 dispositifs: polyisobutylène (Oppanol B100), colophane hydrogénée (Abitol),
polyalcadiène C4-C5 (Piccotac C-BHT); feuillet support: polytéréphtalate d’éthylène (Hostaphan
MN).

FORME PHARMACEUTIQUE
Dispositifs transdermiques.

DONNEES CLINIQUES
Indication thérapeutique:
Traitement préventif de la crise d’angor.

Posologie et mode d’administration:


Réservé à l’adulte.

Posologie
- Les dérivés nitrés s’administrent de façon discontinue sur le nycthémère en aménageant un
intervalle libre quotidien afin d’éviter le phénomène d’échappement thérapeutique, bien établi
lorsque les dérivés nitrés sont administrés de façon continue.
- Cet intervalle libre sera choisi dans la période où le patient ne présente pas de crise.
La durée de l’intervalle libre est d’au moins 8 heures.
L’horaire des prises du traitement antiangineux associé (ß bloquant et/ou antagoniste calcique)
devra être choisi pour assurer une couverture thérapeutique pendant cet intervalle libre.
- Dans le traitement préventif de la crise d’angor, le phénomène d’échappement est bien établi.
Une maîtrise des modalités de prescription respectant un intervalle libre assure aux dérivés nitrés
une efficacité thérapeutique reconnue.
Les horaires d’application et de retrait du patch transdermique doivent figurer clairement sur
l’ordonnance.
La réponse aux dérivés nitrés varie d’un patient à l’autre et la dose efficace la plus basse doit être
prescrite en début de traitement.
- Le sché ma thérapeutique est le suivant: mise en place d’un dispositif par jour, en commençant
par le dispositif le moins dosé, soit 5 mg/24 h par jour.
En cas d’efficacité insuffisante, la posologie sera augmentée à un dispositif transdermique 10
mg/24 h par jour soit 0,4 mg par heure, puis si nécessaire à un dispositif transdermique 15 mg/24
h par jour, soit 0,6 mg par heure.
CTJ: 3,23 F ( € 0,49) à 6,73 F (€ 1,03).
Mode d’administration:
- Le dispositif doit être collé sur la peau en un endroit sain, sec et propre où la pilosité est rare
(paroi latérale du thorax par exemple). Pour une bonne adhésivité, il est utile de bien
appliquer le système en pressant une dizaine de secondes avec la paume de la main.
- Après la durée d’application prescrite, retirer et jeter le système utilisé, puis prendre soin
d’appliquer le nouveau système à un autre endroit. Ne recoller un système au même endroit
qu’après plusieurs jours, pour éviter les phénomènes d’irritation locale.
- En cas de décollement spontané, il convient de remettre en place un nouveau système (à un
autre endroit).

Contre-indications:
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants:
- hypersensibilité aux dérivés nitrés ou à l’un des autres constituants,
- état de choc, hypotension sévère,
- en association au sildénafil (cf.Intéractions et mises en garde):

- Chez tout patient traité par dérivé nitré, sous quelque forme que ce soit, on ne doit pas prescrire
de sildénafil tant que le patient est sous l’action du dérivé nitré.
- En cas de traitement par sildénafil, les dérivés nitrés sont contre-indiqués sous quelque forme
que ce soit. En particulier, il convient d’avertir tout patient coronarien de ce que, s’il présente
au cours de l’acte sexuel des douleurs angineuses, il ne devra en aucun cas prendre un dérivé
nitré d’action immédiate.
De même, chez le patient sans antécédent coronarien présentant un premier épisode angineux au
décours de l’activité sexuelle, il convient de rechercher par l’interrogatoire la prise éventuelle de
sildénafil (le plus souvent, dans l’heure précédant l’activité sexuelle) et si tel est le cas de
s’abstenir de tout traitement nitré.
D’une façon générale, d’après les données disponibles, le délai à respecter avant d’administrer un
dérivé nitré à un patient exposé au sildénafil n’est pas précisément connu, mais peut être estimé à
un minimum de 24 heures.

Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS ETRE UTILISE en cas de:


- cardiomyopathie obstructive,
- infarctus du myocarde de siège inférieur avec extension au ventricule droit, à la phase aiguë,
- hypertension intra-crânienne,
- en cas d’allaitement.

Mises en garde et précautions particulières d’emploi:


Mises en garde
- Ce médicament n’est pas un traitement curatif de la crise d’angor, il n’est pas non plus indiqué
comme traitement initial de l’angor instable, ou de l’infarctus du myocarde, ni dans la phase
pré-hospitalière ni pendant les premiers jours d’hospitalisation.
- En cas de survenue d’un collapsus ou d’un état de choc, retirer le dispositif (cf.Contre-
indications)
- Le dispositif doit être enlevé avant de réaliser un choc électrique externe ou un traitement par
diathermie.
- En cas de survenue d’une crise d’angor pendant l’intervalle libre (de même qu’en dehors), une
réévaluation de la coronaropathie s’impose, et une adaptation du traitement doit être discutée
(traitement médicamenteux et éventuellement par revascularisation).
- Association de dérivés nitrés au sildénafil: l’association d’un dérivé nitré, quelle que soit sa
nature ou son mode d’administration, au sildénafil risque d’entraîner une chute importante et
brutale de la pression artérielle pouvant être notamment à l’origine d’une lipothymie, d’une
syncope ou d’un accident coronarien aigu (cf.Interactions et contre-indications).

Précautions d’emploi :
- La posologie efficace doit être atteinte progressivement en raison du risque d’hypotension
artérielle et de céphalées violentes chez certains sujets à l’exception du cas où la voie
transdermique est utilisée en relais d’une forme intraveineuse de dérivés nitrés.
- Les substances vasodillatatrices, antihypertensives, les diurétiques et l’alcool, peuvent majorer
l’hypotension provoquée par les dérivés nitrés, surtout chez les personnes âgées.
- Il n’est pas logique d’associer le dinitrate d’isosorbide avec la molsidomine ou le nicorandil
dans la mesure où leur mécanisme d’action est similaire.

Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions:


Association contre-indiquée:
Sildénafil: risque d’hypotension importante (effet synergique) pouvant aggraver l’état d’ischémie
myocardique et provoquer notamment un accident coronarien aigu.

Grossesse et allaitement:
Grossesse:
- Il n’y a pas de données fiables de tératogénèse chez l’animal.
- En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un
éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la trinitrine lorsqu’elle est administrée pendant
la grossesse.
- En conséquence, hormis en situation aiguë (comme l’insuffisance cardiaque aiguë ou la crise
d’angor), l’utilisation de la trinitrine est déconseillée pendant la grossesse.

Allaitement:
En l’absence de données sur le passage dans le lait maternel, l’allaitement est déconseillé pendant
la durée du traitement.

Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des mac hines:
En début de traitement, il existe un risque d’hypotension orthostatique pouvant s’accompagner de
sensations vertigineuses, de lipothymies, ou de syncopes exceptionnellement.

Effets indésirables:
- Céphalées dose-dépendantes, fréquentes en début de traitement et le plus souvent transitoires,
ou pouvant nécessiter une diminution de posologie.
- Hypotension artérielle, parfois orthostatique, surtout rencontrée chez le sujet âgé ou lors
d’association à d’autres vasodilatateurs. Ces hypotensions peuvent être associées à une
tachycardie réflexe et s’accompagner de sensations vertigineuses, de lipothymies ou,
exceptionnellement de syncopes.
- Vasodilatation cutanée avec érythème et bouffées de chaleur.
- Prurit et érythème à l’endroit de l’application du dispositif.
- Troubles digestifs (nausées, vomissements).

Surdosage
Le risque de surdosage est très faible. En cas d’application de plusieurs dispositifs, l’apparition
d’effets secondaires systémiques est possible: nausées, vomissements, méthémoglobinémie. Ces
manifestations peuvent être rapidement traitées par le décollement des dispositifs et une prise en
charge spécialisée.

PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
VASODILATATEUR UTILISE EN CARDIOLOGIE/DERIVE NITRE
(C01DA02: système cardiovasculaire).

Les dérivés nitrés sont des donneurs de monoxyde d’azote (NO). Le NO, en stimulant la
formation de GMP cyclique, conduit à une relaxation des fibres musculaires lisses vasculaires.

Les actions principales des dérivés nitrés sont les suivantes:


- une vasodilatation veineuse prédominante et responsable d’une diminution du retour veineux
cardiaque, donc de la pré -charge cardiaque;
- une vasodilatation coronaire qui, associée à une diminution de la pression télédiastolique du
ventricule gauche liée à la diminution du retour veineux, entraîne une redistribution de la
perfusion coronaire vers les zones sous-endocardiques, particulièrement vulnérables à
l’ischémie;
- une action antispastique au niveau coronaire;
- une vasodilatation artériolaire périphérique à forte dose, entraînant une réduction des résistances
vasculaires périphériques, donc de la post-charge cardiaque.

Ces effets contribuent au repos et à l’effort, à une diminution des besoins en oxygène du
myocarde (diminution de la charge de travail cardiaque liées aux pré- et post-charge) et à une
augmentation des apports en oxygène (vasodilatation coronaire et redistribution), qui sont à
l’origine des indications des dérivés nitrés dans l’angor.

Par ailleurs, la diminution du retour veineux cardiaque, qui s’accompagne d’une diminution des
pressions capillaires pulmonaires, associée à la diminution de la post-charge en cas de fortes
doses de dérivés nitrés, sont à l’origine des indications de certains dérivés dans l’insuffisance
cardiaque gauche ou globale.

Propriétés pharmacocinétiques :
Le dispositif transdermique Cordipatch a été conçu pour assurer une libération continue et
contrôlée de trinitrine à partir d’un film polymérisé chargé de principe actif.
Après application du dispositif sur la peau, la trinitrine pénètre directement dans la circulation
sous forme active (pas d’effet de premier passage dans le foie). La vitesse de libération de la
trinitrine, environ 5 mg/24 h pour le Cordipatch 5, et 10 mg/24 h pour le Cordipatch 10, est
adaptée à la faculté de résorption moyenne de la peau et assure des concentrations plasmatiques
constantes entre 2 et 24 heures après l’application. Après retrait du dispositif, le taux plasmatique
de trinitrine s’abaisse rapidement pour devenir négligeable après 1 heure environ. Métabolisme:
les principaux métabolites sont des dérivés nitrés (1,3 et 1,2) et mononitrés. Ces métabolites sont
éliminés partiellement sous forme de dérivés glucuronoconjugués. Elimination:l’élimination est
essentiellement urinaire.

DUREE DE STABILITE
24 mois.

PRECAUTIONS PARTICULIERES DE CONSERVATION


Conserver à température ambiante (entre 15°C et 25°C).

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE


Liste II.

PRESENTATION ET NUMERO D’IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE - NATURE


DU RECIPIENT
Cordipatch 5 mg/24 h: AMM 329 588.1 (1987), boîte de 30 dispositifs. Prix: 96,80 F (€ 14,76).
Cordipatch 10 mg/24 h: AMM 329 586.9 (1987), boîte de 30 dispositifs. Prix: 105,10 F (€ 16,02).
Mis sur le marché en 1989. Remb.Sec.Soc. à 65 % - Collect.

TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE


Laboratoires SCHWARZ PHARMA — 235, avenue Le Jour se Lève — 92651 Boulogne-
Billancourt Cedex -
Tél: 01 46 10 66 66

DATE DE REVISION
MOEX 7,5 mg, MOEX 15 mg
comprimé pelliculé sécable

COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE


MOEX 7,5 mg : Chlorhydrate de moexipril (DCI) : 7,5 mg. MOEX 15 mg : Chlorhydrate de
moexipril (DCI) : 15 mg.
Excipients : pour un comprimé nu : lactose monohydraté, oxyde de magnésium léger, gélatine,
crospovidone, stéarate de magnésium ; pelliculage : hypromellose, hydroxypropylcellulose, macrogol
6000, stéarate de magnésium, dioxyde de titane, oxyde de fer rouge.
FORME PHARMACEUTIQUE :
Comprimé pelliculé sécable.
DONNEES CLINIQUES :
Indications thérapeutiques : Hypertension artérielle.
Posologie et mode d’administration :
En l’absence de déplétion hydrosodée préalable ou d’insuffisance rénale : La posologie initiale est de
7,5 mg par jour. La dose d’entretien recommandée est également de 7,5 mg par jour. En fonction de
la réponse au traitement, la posologie doit être adaptée, en respectant un palier de 3 à 4 semaines,
elle pourra être augmentée à 15 mg par jour voire 30 mg par jour, qui est la posologie maximale.
Coût du traitement journalier :
MOEX 7,5 mg : 2,93 F (€ 0,45) ;
MOEX 15 mg : 3,43 F (€ 0,52).
Si la monothérapie par le chlorhydrate de moexipril ne permet pas de contrôler l'hypertension
artérielle, un diurétique non hyperkaliémiant peut être associé.
Dans l’hypertension artérielle préalablement traitée par les diurétiques :
- soit arrêter le diurétique 3 jours auparavant pour le réintroduire par la suite si nécessaire ;
- soit administrer la dose initiale de 7,5 mg et l'ajuster en fonction de la réponse tensionnelle obtenue.
Chez les sujets âgés : (cf. Précautions d’emploi) Instaurer le traitement par une posologie de
7,5 mg/jour, adaptée éventuellement à la fonction rénale du patient, préalablement appréciée dans le
cas où celle-ci ne serait pas normale pour l’âge.
La valeur de la clairance de la créatinine (Clcr), calculée à partir de la créatininémie ajustée sur l’âge,
le poids et le sexe selon la formule de Cockroft*, par exemple, reflète correctement l’état de la
fonction rénale chez le sujet âgé : *Clcr = (140 - âge) x poids/0,814 x créatininémie ; avec : l’âge
exprimé en années, le poids en kg, et la créatininémie en micromol/l. Cette formule est valable pour
les sujets âgés de type masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par
0,85.
Dans l’hypertension rénovasculaire : Il est recommandé de débuter le traitement à la posologie de
3,75 mg/jour, pour l’ajuster par la suite à la réponse tensionnelle du patient. La créatininémie et la
kaliémie seront contrôlées afin de détecter l’apparition d’une éventuelle insuffisance rénale
fonctionnelle (cf. Précautions d’emploi : insuffisance rénale).
Dans l’insuffisance rénale : La prescription de chlorhydrate de moexipril est adaptée au degré de
cette insuffisance. Si la clairance de la créatinine est supérieure à 40 ml/min, il n’est pas nécessaire de
modifier la posologie. Si la clairance de la créatinine est comprise entre 10 et 40 ml/min, en l’absence
de données, l’utilisation du chlorhydrate de moexipril est déconseillée.
Chez l’hypertendu hémodialysé : En l’absence de données, l’utilisation du chlorhydrate de moexipril
est déconseillée chez l’insuffisant rénal dialysé.
Contre-indications :
Ce médicament ne doit jamais être prescrit dans les situations suivantes :
- hypersensibilité au moexipril ;
- antécédent d’angio-oedème (oedème de Quincke) lié à la prise d’un inhibiteur de l’enzyme de
conversion ;
- grossesse (2ème et 3ème trimestre).
Ce médicament est généralement déconseillé dans les situations suivantes :
- associations avec les diurétiques hyperkaliémiants, les sels de potassium, de lithium et
l’estramustine (cf. Interactions médicamenteuses) ;
- sténose bilatérale de l’artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique ;
- Hyperkaliémie ;
- grossesse (1er trimestre ) ;
- allaitement.
Mises en garde et précautions particulières d’emploi :
Mises en garde :
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie
congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
Risque de neutropénie / agranulocytose sur terrain immunodéprimé :
Des inhibiteurs de l’enzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou
une dépression médullaire lorsqu’ils étaient administrés :
- à doses élevées ;
- chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que
lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou
potentiellement leucopéniant.
Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue
de ces événements. Toutefois, si un inhibiteur de l’enzyme de conversion doit être administré chez ce
type de patients, le rapport bénéfice/risque sera soigneusement mesuré.
Angio-oedème (oedème de Quincke) :
Un angio-oedème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a
été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l’enzyme de conversion, MOEX
inclus. Dans de tels cas, MOEX doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusqu’à
disparition de l’oedème. Lorsque l’oedème n’intéresse que la face et les lèvres, l’évolution est en
général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les
symptômes.
L’angio-oedème associé à un oedème laryngé peut être fatal. Lorsqu’il y a atteinte de la langue, de la
glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution d’adrénaline
sous-cutanée à 1/1000 (0,3 à 0,5 ml) doit être administrée rapidement et les autres traitements
appropriés doivent être appliqués. La prescription d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion ne doit
plus être envisagée par la suite chez ces patients (cf. Contre-indications).
Les patients ayant un antécédent d’oedème de Quincke non lié à la prise d’un inhibiteur de l’enzyme
de conversion ont un risque accru d’oedème de Quincke sous inhibiteur de l’enzyme de conversion.
Précautions d’emploi :
Toux : Une toux sèche a été rapportée avec l’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion.
Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l’arrêt du traitement. L’étiologie
iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme.
Dans le cas où la prescription d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion s’avère indispensable, la
poursuite du traitement peut être envisagée.

Enfant : L’efficacité et la tolérance du chlorhydrate de moexipril n’ont pas été établies.


RISQUE D’HYPOTENSION ARTERIELLE ET/OU D’INSUFFISANCE RENALE
(EN CAS D’INSUFFISANCE CARDIAQUE, DE DEPLETION HYDROSODEE, ETC ...) :
Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée en particulier au
cours des déplétions hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique
prolongé), chez les patients à pression artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale,
d’insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose oedémato-ascitique.
Le blocage de ce système par un inhibiteur de l’enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout
lors de la première prise et au cours des 2 premières semaines de traitement, une brusque chute
tensionnelle, et/ou quoique rarement et dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine
plasmatique traduisant une insuffisance fonctionnelle parfois aiguë. Dans tous les cas de figure, la
mise en route du traitement doit alors être progressive (cf. Posologie et mode d’administration).
Sujet âgé : La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (cf.
Posologie et mode d’administration). La dose de départ est ajustée ultérieurement en fonction de la
réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d’éviter toute hypotension de
survenue brutale.
Insuffisance rénale : En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine comprise entre 40
et 10 ml/min), l’administration de MOEX est déconseillée en l’absence de données. Dans
l’insuffisance rénale légère à modérée, aucune adaptation posologique n’est nécessaire. Chez ces
malades et ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un
contrôle périodique de potassium et de la créatinine (cf. Posologie et mode d’administration).
Sujet ayant une athérosclérose connue : Puisque le risque d’hypotension existe chez tous les patients,
on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance
circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.
Hypertension rénovasculaire : Le traitement de l’hypertension artérielle rénovasculaire est la
revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion peuvent être utiles aux
malades présentant une hypertension rénovasculaire dans l’attente de l’intervention correctrice ou
lorsque cette intervention n’est pas possible. Le traitement doit alors être institué avec une dose
faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être exercée, certains patients
ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l’arrêt du traitement.
Autres populations à risque : Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez
les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à l’hyperkaliémie), l’instauration du
traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite.
Ne pas interrompre un traitement par bêta-bloquant chez un hypertendu atteint d’insuffisance
coronarienne : l’IEC sera ajouté au bêta-bloquant.
Anémie : Une anémie avec baisse du taux d’hémoglobine a été mise en évidence chez des patients
transplantés rénaux ou hémodialysés, baisse d’autant plus importante que les valeurs de départ sont
élevées. Cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait lié au mécanisme d’action des
inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Cette baisse est modérée, et survient dans un délai de 1 à 6
mois, puis reste stable. Elle est réversible à l’arrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce
type de patients en pratiquant un contrôle hématologique régulier.
Intervention chirurgicale : En cas d’anesthésie pour intervention majeure ou sous anesthésie pratiquée
avec des agents à potentiel hypotenseur, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion peuvent
provoquer une hypotension qui sera corrigée par une expansion volémique.
Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions :
Associations déconseillées :
* Diurétiques hyperkaliémiants (spironolactone, triamtérène, seuls ou associés) à l’exception du cas
du traitement de l’insuffisance cardiaque (traitée par l’association IEC à faibles doses + diurétique
hypokaliémiant à faibles doses), potassium (sels de).
Hyperkaliémie (potentiellement létale), surtout lors d’une insuffisance rénale (addition des effets
hyperkaliémiants). Ne pas associer d’hyperkaliémiants à un inhibiteur de l’enzyme de conversion,
sauf en cas d’hypokaliémie.
* Lithium :
Augmentation de la lithémie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l’excrétion rénale
du lithium). Si l’usage d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion est indispensable, surveillance stricte
de la lithémie et adaptation de la posologie.
* Estramustine :
Risque de majoration des effets indésirables à type d’œdème angio-neurotique (angio-œdème)
Associations faisant l’objet de précautions d’emploi :
* Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants) (décrit pour le captopril, l’énalapril) :
L’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l’effet
hypoglycémiant chez le diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue de
malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait
pour conséquence une réduction des besoins en insuline).
Renforcer l’autosurveillance glycémique.
* Baclofène : Majoration de l’effet antihypertenseur.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l’antihypertenseur si nécessaire.
* Diurétiques hypokaliémiants : Risque d’hypotension artérielle brutale et/ou d’insuffisance rénale
aiguë lors de l’instauration du traitement par un inhibiteur de l’enzyme de conversion en cas de
déplétion hydrosodée pré-existante.
Dans l’hypertension artérielle, lorsqu’un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion
hydrosodée (en particulier chez les patients récemment traités par diurétiques, en cas de régime
hyposodé, chez les hémodialysés), il faut :
- soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l’inhibiteur de l’enzyme de conversion,
et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;
- soit administrer des doses initiales réduites d’inhibiteur de l’enzyme de conversion, et augmenter
progressivement la posologie.
Dans l’insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible
d’inhibiteur de l’enzyme de conversion, éventuellement après réduction de la dose de diurétique
hypokaliémiant associé.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du
traitement par l’inhibiteur de l’enzyme de conversion.
* Diurétiques hyperkaliémiants : seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium,
spironolactone, triamtérène) dans le cas du traitement de l'insuffisance cardiaque (traitée par
l'association IEC à faibles doses + diurétique hypokaliémiant à faibles doses).
Risque d’hyperkaliémie, potentiellement létale, en cas de non-respect des conditions de prescription
de cette association.
Utiliser des doses faibles d’IEC et de diurétique épargneur de potassium. Vérifier l’absence
d’hyperkaliémie et d’insuffisance rénale préalables. Surveillance biologique étroite de la kaliémie et
de la créatininémie (2 fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par semaine ensuite).
* AINS, salicylés à fortes doses (≥ 3g/j) : Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé
et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire, par inhibition des prostaglandines
vasodilatatrices due aux AINS. Hydrater le malade, surveiller la fonction rénale en début de
traitement.
Associations à prendre en compte :
* Amifostine : Majoration de l’effet antihypertenseur.
* Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques : Effet antihypertenseur et risque
d’hypotension orthostatique majorés (effet additif).
* Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement
substitutif dans la maladie d’Addison) : Diminution de l’effet antihypertenseur (rétention hydrosodée
des corticoïdes).
Grossesse et allaitement :
Grossesse : Les études réalisées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène mais une
fœtotoxicité sur plusieurs espèces.
En clinique :
- il n’y a pas d’étude épidémiologique disponible ;
- des observations isolées de grossesses exposées au premier trimestre sont à priori rassurantes sur
le plan malformatif ;
- l’administration pendant le 2ème et le 3ème trimestre, et notamment si elle se poursuit jusqu’à
l’accouchement, expose à un risque d’atteinte rénale pouvant entraîner :
. une diminution de la fonction rénale fœtale avec éventuellement oligoamnios ;
. une insuffisance rénale néonatale, avec hypotension et hyperkaliémie, voire une anurie (réversible ou
non) ;
- quelques rares cas d’anomalies de la voûte crânienne ont été rapportés avec la prise d’inhibiteurs
de l’enzyme de conversion tout au long de la grossesse.
En conséquence :
Le risque malformatif, s’il existe, est vraisemblablement faible. La découverte fortuite d’une
grossesse en cours de traitement ne justifie pas une interruption de celle-ci. Néanmoins, la voûte
crânienne sera surveillée par échographie. En revanche, la découverte d’une grossesse sous
inhibiteur de l’enzyme de conversion impose de modifier le traitement et ce, pendant toute la
grossesse. Au 2ème et au 3ème trimestre, la prescription d’un IEC est contre-indiquée.
Allaitement :
Il n’existe pas de données concernant le passage dans le lait maternel. En conséquence,
l’administration de ce médicament est déconseillée chez la femme qui allaite.
Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines :
Une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les
utilisateurs de machines, en raison du risque de sensation de vertiges.
Effets indésirables :
Au plan clinique :
- Céphalées, sensations vertigineuses, lipothymies ;
- Hypotension, orthostatique ou non (cf. Précautions d’emploi) ;
- Prurit, rash, photosensibilisation ou autres manifestations cutanées ;
- Gastralgies, anorexies, nausées, douleurs abdominales, dysgueusie éventuellement accompagnée de
troubles de l’odorat ;
- Une toux sèche a été rapportée avec l’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Elle est
caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l’arrêt du traitement. L’étiologie
iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme ;
- Exceptionnellement : angio-oedème (oedème de Quincke) (cf. Mises en garde).
Au plan biologique :
- Augmentation modérée de l’urée et de la créatinine plasmatique, réversible à l’arrêt du traitement.
Cette augmentation est plus fréquemment rencontrée en cas de sténose des artères rénales,
hypertension artérielle traitée par diurétiques, insuffisance rénale.
En cas de néphropathie glomérulaire, l’administration d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion peut
occasionner une protéinurie.
- Hyperkaliémie, habituellement transitoire.
- Une anémie (cf. Précautions d’emploi) a été rapportée avec les inhibiteurs de l’enzyme de
conversion, sur des terrains particuliers (transplantés rénaux, hémodialysés).
Surdosage :
L’événement le plus probable en cas de surdosage, est l’hypotension. Si une hypotension importante
se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus, tête basse, et au besoin par
une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen d’expansion
volémique.
PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES :
Propriétés pharmacodynamiques : INHIBITEUR DE L’ENZYME DE CONVERSION
(C09AA13 : système cardio-vasculaire).
Mécanisme de l’action pharmacologique :
MOEX est un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) de l’angiotensine I en angiotensine II,
substance vasoconstrictrice mais également stimulant de la sécrétion d’aldostérone par le cortex
surrénalien. Il en résulte :
- une diminution de la sécrétion d’aldostérone ;
- une élévation de l’activité rénine plasmatique, l’aldostérone n’exerçant plus de rétrocontrôle négatif
;
- une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires
musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s’accompagne de rétention hydrosodée ni de
tachycardie réflexe, en traitement chronique.
L’action antihypertensive de MOEX se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de
rénine basses ou normales.
MOEX agit par l’intermédiaire de son métabolite actif, le moexiprilate, les autres métabolites étant
inactifs.
Caractéristiques de l’activité antihypertensive : MOEX est actif à tous les stades de l’hypertension
artérielle : légère, modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique
et diastolique en décubitus et en orthostatisme.
L’arrêt du traitement ne s’accompagne pas d’un rebond de l’hypertension artérielle.
En cas de nécessité, l’adjonction d’un diurétique thiazidique (ou apparenté) entraîne une synergie de
type additif. L’association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion et d’un thiazidique diminue en
outre le risque d’hypokaliémie induite par le diurétique seul.
Propriétés pharmacocinétiques :
Par voie orale, le moexipril est rapidement absorbé et désestérifié en son métabolite actif, le
moexiprilate, qui est un inhibiteur spécifique de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.
La quantité de moexiprilate formée n’est pas modifiée par la prise d’aliments.
Les paramètres pharmacocinétiques du moexipril et du moexiprilate sont comparables, aussi bien
après administration aiguë qu’après administration chronique et semblent dose-dépendants.
Le moexipril et le moexiprilate sont liés de façon modérée aux protéines plasmatiques,
essentiellement à l’albumine. Aussi, l’administration simultanée d’autres substances médicamenteuses
n’interférera pas de façon cliniquement significative, sur la liaison du moexipril et du moexiprilate aux
protéines plasmatiques. Les métabolites du moexipril et du moexiprilate sont des dérivés de la
dicétopipérazine. Le moexipril est éliminé par voie urinaire, le moexiprilate est éliminé à la fois dans
l’urine et les fèces.
Le profil pharmacocinétique de moexipril et du moexiprilate autorise l’administration du produit chez
des patients atteints d’insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine > 40 ml/min)
dans les mêmes conditions que chez les patients à fonction rénale normale. En cas d’atteinte sévère
de la fonction rénale, on ne dispose pas de données.
Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique, la pharmacocinétique du moexipril et du
moexiprilate est modifiée significativement par rapport à une population de sujets sains, mais
l’absence de modification de la biodisponibilité totale, et l’absence d’accumulation du produit ne
justifient pas d’adaptation posologique chez les patients cirrhotiques.
Aucune interaction médicamenteuse pharmacocinétique n’a été mise en évidence avec les produits
suivants : hydrochlorothiazide, cimétidine, warfarine et nifédipine.
Il existe un passage des inhibiteurs de l’enzyme de conversion dans le placenta.
DONNEES PHARMACEUTIQUES :
Durée de conservation : 5 ans.
Précautions particulières de conservation : A conserver à une température ne dépassant pas
25°C.
PRESENTATION ET NUMERO D’IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE :
MOEX 7,5 mg : AMM n° 341 487. 7. Prix : 88,00 F (€ 13,42) - 30 comprimés sous plaquettes
thermoformées : (Polyamide - Aluminium - PVC/Aluminium).
MOEX 15 mg : AMM n° 341 488. 3. Prix : 102,90 F (€ 15,69) - 30 comprimés sous plaquettes
thermoformées : (Polyamide - Aluminium - PVC/Aluminium).
Remb. Séc. Soc. 65% - Collect.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE : Liste I.
TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE :
Laboratoires SCHWARZ PHARMA - 235, avenue Le Jour se Lève –
92651 Boulogne-Billancourt Cedex. Tél : 01 46 10 66 66.
DATE DE REVISION : Juin 2000 .

Rajouter sur les fiches signalétiques :


“ Le fichier utilisé pour vous communiquer le présent document est déclaré auprès de la
CNIL. En application des dispositions des articles 34 et suivants de la loi “ Informatique et
Libertés ” du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification auprès du
Pharmacien Responsable de notre Laboratoire ”.
ISOCARD

DENOMINATION
DERIVES NITRES, VOIE SUBLINGUALE

COMPOSITION
Dinitrate d’isosorbide: 0,20 g (soit une pulvérisation: 1,25 mg); excipient: glycérol; éthanol: qsp
1 flacon de 20 ml.

FORME PHARMACEUTIQUE
Solution sublinguale.

DONNEES CLINIQUES
Indications thérapeutiques
Angor
- Traitement curatif de la crise d’angor
- Traitement préventif à très court terme (ou précritique) de la crise d’angor.

Posologie et mode d’administration :


Posologie :
Angor
- Traitement curatif: en cas de crise, la posologie est d’une pulvérisation à renouveler une seule
fois avec un intervalle de 2 à 3 minutes, si la crise persiste. Si la prise doit être renouvelée, il
est conseillé au patient de s’asseoir et de rester assis pendant une dizaine de minutes après la
deuxième administration.
- Traitement préventif: une pulvérisation dans les 2 ou 3 minutes qui précèdent une circonstance
susceptible de déclencher une crise d’angor (effort physique, brusque exposition au froid,
rapport sexuel ou toute autre occasion de crise).
- Dans les cas suivants, utiliser de préférence le dosage faible:
- premier traitement par un dérivé nitré,
- traitement vasodilatateur et/ou antihypertenseur associé,
- prescription à un sujet âgé.

Mode d’administration
Enlever le couvercle. Avant la première application, il faut actionner plusieurs fois le spray en
exerçant une forte pression jusqu’à l’apparition d’un jet régulier. Tenir le flacon verticalement
lors de l’usage. Pour une utilisation ultérieure, le spray est donc prêt à l’emploi. Toutefois,
lorsqu’il n’a pas été utilisé pendant plusieurs jours, un deuxième jet peut s’avérer nécessaire pour
obtenir un fonctionnement parfait du spray. Remettre le couvercle après l’emploi.

Coût du traitement journalier: 0,15 F ( € 0,023) à 0,31 F (€ 0,047).

Contre-indications :
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants:
- en cas d’hypersensibilité aux dérivés nitrés,
- état de choc, hypotension sévère,
- en association au sildénafil (cf.Intéractions et mises en garde)
- Chez tout patient traité par dérivé nitré, sous quelque forme que ce soit, on ne doit pas prescrire
de sildénafil tant que le patient est sous l’action du dérivé nitré.
- En cas de traitement par sildénafil, les dérivés nitrés sont contre-indiqués sous quelque forme
que ce soit. En particulier, il convient d’avertir tout patient coronarien de ce que, s’il présente
au cours de l’acte sexuel des douleurs angineuses, il ne devra en aucun cas prendre un dérivé
nitré d’action immédiate.
De même, chez le patient sans antécédent coronarien présentant un premier épisode angineux au
décours de l’activité sexuelle, il convient de rechercher par l’interrogatoire la prise éventuelle de
sildénafil (le plus souvent, dans l’heure précédant l’activité sexuelle) et si tel est le cas de
s’abstenir de tout traitement nitré.
D’une façon générale, d’après les données disponibles, le délai à respecter avant d’administrer un
dérivé nitré à un patient exposé au sildénafil n’est pas précisément connu, mais peut être estimé à
un minimum de 24 heures.

Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS ETRE UTILISE en cas de:


- cardiomyopathie obstructive,
- infarctus du myocarde de siège inférieur avec extension au ventricule droit, à la phase aiguë,
- hypertension intra-crânienne,
- allaitement.

Mises en garde et précautions particulières d’emploi:

Mises en garde
Association de dérivés nitrés au sildénafil
L’association d’un dérivé nitré, quelle que soit sa nature ou son mode d’administration, au
sildénafil risque d’entraîner une chute importante et brutale de la pression artérielle pouvant être
notamment à l’origine d’une lipothymie, d’une syncope ou d’un accident coronarien aigu
(cf.Interactions et contre-indications).

Précautions d’emploi
- Les substances vasodilatatrices, antihypertensives, les diurétiques et l’alcool, peuvent majorer
l’hypotension provoquée par les dérivés nitrés, surtout chez le sujet âgé.
- Chez le sujet âgé ou traité par vasodilatateurs, antihypertenseurs et diurétiques; la position
assise est recommandée dès la première prise, afin d’éviter tout malaise dû à une éventuelle
baisse de la tension artérielle.

Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions:


Association contre-indiquée:
Sildénafil: risque d’hypotension importante (effet synergique) pouvant aggraver l’état d’ischémie
myocardique et provoquer notamment un accident coronarien aigu.

Grossesse et allaitement:
Grossesse:
Il n’y a pas de données fiables de tératogénèse chez l’animal.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un
éventuel effet malformatif ou foetotoxique du dinitrate d’isosorbide lorsqu’il est administré
pendant la grossesse.
En conséquence, hormis en situation aiguë (comme la prise d’angor ou l’insuffisance cardiaque
aiguë), l’utilisation du dinitrate d’isosorbide est déconseillé pendant la grossesse.

Allaitement:
En l’absence de données sur le passage dans le lait maternel, l’allaitement est déconseillé pendant
la durée du traitement.

Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines:


En début de traitement, il existe un risque d’hypotension orthostatique pouvant s’accompagner de
sensations vertigineuses, de lipothymies, ou de syncopes exceptionnellement.

Effets indésirables:
- Céphalées dose-dépendantes.
- Hypotension artérielle, par fois orthostatique, surtout rencontrée chez le sujet âgé ou lors
d’association à d’autres vasodilatateurs. Ces hypotensions peuvent être associées à une
tachycardie réflexe et s’accompagner de sensations vertigineuses, de lipothymies ou,
exceptionnellement de syncopes.
- Vasodilatation cutanée avec érythème et bouffées de chaleur.
- Troubles digestifs (nausées, vomissements).

Surdosage
En cas d’absorption massive, le plus souvent accidentelle, les dérivés nitrés peuvent entraîner une
méthémoglobinémie, jus tifiant une prise en charge en milieu spécialisé.

PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
VASODILATATEUR UTILISE EN CARDIOLOGIE/DERIVE NITRE
(C01DA02: système cardiovasculaire).

Les dérivés nitrés sont des donneurs de monoxyde d’azote (NO). Le NO, en stimulant la
formation de GMP cyclique, conduit à une relaxation des fibres musculaires lisses vasculaires.

Les actions principales des dérivés nitrés sont les suivantes:


- une vasodilatation veineuse prédominante et responsable d’une diminution du retour veineux
cardiaque, donc de la pré -charge cardiaque;
- une vasodilatation coronaire qui, associée à une diminution de la pression télédiastolique du
ventricule gauche liée à la diminution du retour veineux, entraîne une redistribution de la
perfusion coronaire vers les zones sous-endocardiques, particulièrement vulnérables à
l’ischémie;
- une action antispastique au niveau coronaire;
- une vasodilatation artériolaire périphérique à forte dose, entraînant une réduction des résistances
vasculaires périphériques, donc de la post-charge cardiaque.
Ces effets contribuent au repos et à l’effort, à une diminution des besoins en oxygène du
myocarde (diminution de la charge de travail cardiaque liées aux pré- et post-charge) et à une
augmentation des apports en oxygène (vasodilatation coronaire et redistribution), qui sont à
l’origine des indications des dérivés nitrés dans l’angor.

Par ailleurs, la diminution du retour veineux cardiaque, qui s’accompagne d’une diminution des
pressions capillaires pulmonaires, associée à la diminution de la post-charge en cas de fortes
doses de dérivés nitrés, sont à l’origine des indications de certains dérivés dans l’insuffisance
cardiaque gauche ou globale.

Propriétés pharmacocinétiques :
Le dinitrate d’isosorbide est immédiatement absorbé après application de l’aérosol et son taux
plasmatique maximal est atteint après 5 minutes.
Lors d’une dose de 2,5 mg (= 2 pulvérisations), les taux maximaux s’élèvent en moyenne à 21,02
ng/ml en 2 minutes et à 34,31 ng/ml en 5 minutes. La demi-vie d’élimination est de 19 minutes.
Le dinitrate d’isosorbide subit une biotransformation hépatique et donne naissance à 2
métabolites actifs, quoique plus faiblement: le 2-mononitrate d’isosorbide et le 5-mononitrate
d’isosorbide dont les concentrations plasmatiques sont plus élevées (cinq fois environ) que celles
du 2-mononitrate.
Par rapport aux comprimés de dinitrate d’isosorbide destinés à la voie sublinguale, l’aérosol
augmente la vitesse de résorption du principe actif.

CONDITION DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE


Liste II.
PRESENTATION ET NUMERO D’IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE-NATURE
DU RECIPIENT
AMM: 329 127.4 (1986). Prix: 23,10 F (€ 3,52). Flacon de 20 ml (150 pulvérisations) en flacon
pulvérisateur (aluminium verni) avec valve dose use, sans gaz propulseur. Remb. Sec. Soc. à 65 %
- Collect.

DUREE DE STABILITE
36 mois.

TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE


Laboratoires SCHWARZ PHARMA-235, avenue Le Jour se Lève-92651 Boulogne-Billancourt
Cedex-Tél: 01 46 10 66 66.

DATE DE REVISION
- En cas de survenue d’une crise d’angor pendant l’intervalle libre (de même qu’en dehors), une
réévaluation de la coronaropathie s’impose, et une adaptation du traitement doit être discutée
(traitement médicamenteux et éventuellement par revascularisation).
- Association de dérivés nitrés au sildénafil: l’association d’un dérivé nitré, quelle que soit sa
nature ou son mode d’administration, au sildénafil risque d’entraîner une chute importante et
brutale de la pression artérielle pouvant être notamment à l’origine d’une lipothymie, d’une
syncope ou d’un accident coronarien aigu (cf.Interactions et contre-indications).

Précautions d’emploi :
- La posologie efficace doit être atteinte progressivement en raison du risque d’hypotension
artérielle et de céphalées violentes chez certains sujets à l’exception du cas où la voie
transdermique est utilisée en relais d’une forme intraveineuse de dérivés nitrés.
- Les substances vasodillatatrices, antihypertensives, les diurétiques et l’alcool, peuvent majorer
l’hypotension provoquée par les dérivés nitrés, surtout chez les personnes âgées.
- Il n’est pas logique d’associer le dinitrate d’isosorbide avec la molsidomine ou le nicorandil
dans la mesure où leur mécanisme d’action est similaire.

Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions:


Association contre-indiquée:
Sildénafil: risque d’hypotension importante (effet synergique) pouvant aggraver l’état d’ischémie
myocardique et provoquer notamment un accident coronarien aigu.

Grossesse et allaitement:
Grossesse:
- Il n’y a pas de données fiables de tératogénèse chez l’animal.
- En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un
éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la trinitrine lorsqu’elle est administrée pendant
la grossesse.
- En conséquence, hormis en situation aiguë (comme l’insuffisance cardiaque aiguë ou la crise
d’angor), l’utilisation de la trinitrine est déconseillée pendant la grossesse.

Allaitement:
En l’absence de données sur le passage dans le lait maternel, l’allaitement est déconseillé pendant
la durée du traitement.

Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des mac hines:
En début de traitement, il existe un risque d’hypotension orthostatique pouvant s’accompagner de
sensations vertigineuses, de lipothymies, ou de syncopes exceptionnellement.

Effets indésirables:
- Céphalées dose-dépendantes, fréquentes en début de traitement et le plus souvent transitoires,
ou pouvant nécessiter une diminution de posologie.
- Hypotension artérielle, parfois orthostatique, surtout rencontrée chez le sujet âgé ou lors
d’association à d’autres vasodilatateurs. Ces hypotensions peuvent être associées à une
tachycardie réflexe et s’accompagner de sensations vertigineuses, de lipothymies ou,
exceptionnellement de syncopes.
- Vasodilatation cutanée avec érythème et bouffées de chaleur.
- Prurit et érythème à l’endroit de l’application du dispositif.
- Troubles digestifs (nausées, vomissements).

Surdosage
Le risque de surdosage est très faible. En cas d’application de plusieurs dispositifs, l’apparition
d’effets secondaires systémiques est possible: nausées, vomissements, méthémoglobinémie. Ces
manifestations peuvent être rapidement traitées par le décollement des dispositifs et une prise en
charge spécialisée.

PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
VASODILATATEUR UTILISE EN CARDIOLOGIE/DERIVE NITRE
(C01DA02: système cardiovasculaire).

Les dérivés nitrés sont des donneurs de monoxyde d’azote (NO). Le NO, en stimulant la
formation de GMP cyclique, conduit à une relaxation des fibres musculaires lisses vasculaires.

Les actions principales des dérivés nitrés sont les suivantes:


- une vasodilatation veineuse prédominante et responsable d’une diminution du retour veineux
cardiaque, donc de la pré -charge cardiaque;
- une vasodilatation coronaire qui, associée à une diminution de la pression télédiastolique du
ventricule gauche liée à la diminution du retour veineux, entraîne une redistribution de la
perfusion coronaire vers les zones sous-endocardiques, particulièrement vulnérables à
l’ischémie;
- une action antispastique au niveau coronaire;
- une vasodilatation artériolaire périphérique à forte dose, entraînant une réduction des résistances
vasculaires périphériques, donc de la post-charge cardiaque.

Ces effets contribuent au repos et à l’effort, à une diminution des besoins en oxygène du
myocarde (diminution de la charge de travail cardiaque liées aux pré- et post-charge) et à une
augmentation des apports en oxygène (vasodilatation coronaire et redistribution), qui sont à
l’origine des indications des dérivés nitrés dans l’angor.

Par ailleurs, la diminution du retour veineux cardiaque, qui s’accompagne d’une diminution des
pressions capillaires pulmonaires, associée à la diminution de la post-charge en cas de fortes
doses de dérivés nitrés, sont à l’origine des indications de certains dérivés dans l’insuffisance
cardiaque gauche ou globale.

Propriétés pharmacocinétiques :
Le dispositif transdermique Cordipatch a été conçu pour assurer une libération continue et
contrôlée de trinitrine à partir d’un film polymérisé chargé de principe actif.
Après application du dispositif sur la peau, la trinitrine pénètre directement dans la circulation
sous forme active (pas d’effet de premier passage dans le foie). La vitesse de libération de la
trinitrine, environ 5 mg/24 h pour le Cordipatch 5, et 10 mg/24 h pour le Cordipatch 10, est
adaptée à la faculté de résorption moyenne de la peau et assure des concentrations plasmatiques
constantes entre 2 et 24 heures après l’application. Après retrait du dispositif, le taux plasmatique
de trinitrine s’abaisse rapidement pour devenir négligeable après 1 heure environ. Métabolisme:
les principaux métabolites sont des dérivés nitrés (1,3 et 1,2) et mononitrés. Ces métabolites sont
éliminés partiellement sous forme de dérivés glucuronoconjugués. Elimination:l’élimination est
essentiellement urinaire.

DUREE DE STABILITE
24 mois.

PRECAUTIONS PARTICULIERES DE CONSERVATION


Conserver à température ambiante (entre 15°C et 25°C).

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE


Liste II.

PRESENTATION ET NUMERO D’IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE - NATURE


DU RECIPIENT
Cordipatch 5 mg/24 h: AMM 329 588.1 (1987), boîte de 30 dispositifs. Prix: 96,80 F (€ 14,76).
Cordipatch 10 mg/24 h: AMM 329 586.9 (1987), boîte de 30 dispositifs. Prix: 105,10 F (€ 16,02).
Mis sur le marché en 1989. Remb.Sec.Soc. à 65 % - Collect.

TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE


Laboratoires SCHWARZ PHARMA — 235, avenue Le Jour se Lève — 92651 Boulogne-
Billancourt Cedex -
Tél: 01 46 10 66 66

DATE DE REVISION

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