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HPCM 2

Le document explore la philosophie de Platon à travers le prisme d'Aristote, en soulignant l'influence des Pythagoriciens et d'Héraclite sur sa pensée. Il met en avant la distinction entre le monde sensible, en perpétuel changement, et le monde des idées ou formes, qui sont des réalités intelligibles et universelles. Enfin, il aborde la conception platonicienne selon laquelle les objets sensibles dérivent de modèles intelligibles, posant ainsi des questions sur la nature de la connaissance et de l'existence.

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Le document explore la philosophie de Platon à travers le prisme d'Aristote, en soulignant l'influence des Pythagoriciens et d'Héraclite sur sa pensée. Il met en avant la distinction entre le monde sensible, en perpétuel changement, et le monde des idées ou formes, qui sont des réalités intelligibles et universelles. Enfin, il aborde la conception platonicienne selon laquelle les objets sensibles dérivent de modèles intelligibles, posant ainsi des questions sur la nature de la connaissance et de l'existence.

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Le cadre dans lequel il va nous fournir la cartographie des concepts essentiels de

Platon qui va nous donner simplement la cartographie que nous allons parcourir
ensemble en voyant des textes plus précisément.
C'est-à-dire que Aristote nous offre des certes estes et certes estes. Nous allons
essayer de déplier tout simplement. Donc je vais lire le passage d'Aristote qui
m'intéresse, qui se trouve au début du chapitre 6, qui livre à l'alpha de la
métaphysique que je vous ai mis sur vous deux.
Je vous lis le passage. Après les philosophies qu'on a dites, sur 20, la doctrine
de Platon en accord à bien des dégâts avec eux, mais avec des particularités en
raison de la philosophie italique. La philosophie italique, ça désigne les
pittagoriciens qui s'étaient établies en Sicile et en Italie du Sud, de ce qu'on
appelait à l'époque la grande graisse.
Dès sa jeunesse, Platon a en effet familier d'abord de Cratil et des opinions des
raclites, selon lesquelles tous les sensibles s'écoublent sans cesse et ne sont pas
objets de science. Il a gardé aussi plus tard ses conceptions.
Je pourrais juber les idées ensuite. Pretenez un peu les noms, pittagoriciens,
Cratil et raclites. On a une petite constellation. Mais comme Socrat s'occupait
surtout de questions éthiques et non de la nature dans son ensemble, que pourtant
dans ce domaine, il cherchait l'universal et qu'il a le premier arrêté ses
réflexions sur les définitions, Platon l'a prouvant et, à cause de la nature de
cette recherche,
pensa qu'elle a lieu pour les objets autres que les sensibles et non pour les
sensibles. La définition commune de l'intercom des sensibles est en effet
impossible, du moins s'ils sont en perpétuel changement.
Donc là vous avez une position sur le sensible. Il appela donc une idée de telle
définition des êtres et affirma que les sensibles sont à part de ces idées et tous
nommés d'après elles, car par participation, la plupart des choses qui ont même
signification ont le même nom que les formes.
Donc vous avez le sensible d'un côté, les idées et les formes de l'autre. Le
sensible n'est pas obligé de définition à cause de son changement perpétuel, les
formes sont capables d'être définies et font objet de sa voie.
En ce qui concerne la participation, donc les sensibles participent au fort, on
verra ce que ça veut dire. En ce qui concerne la participation, il change à
seulement le nom. En effet, les Pythagoriciens affirment que les êtres existent par
imitation des noms.
La tonne par participation ne changeant que le nom. Cependant, ils ont en commun,
la tonne et les Pythagoriciens, ils ont en commun d'avoir négligé de chercher ce
que peut être la participation ou l'imitation d'effort.
Donc, pour ressaisir ce passage, vous avez cinq idées transmises par Aristote.
Première idée, Aristote place la philosophie de Platon dans la continuité des
Pythagoriciens, selon laquelle la réalité est faite de nombre et est tout entière
structurée par des nombres.
Donc, idées Pythagoriciens, le nombre et la réalité, pardon, est structurée par les
nombres. Et la réalité sensible ou la réalité matérielle imite les nombres ou les
structures numériques. Corelativement, pour les Pythagoriciens, les nombres
possèdent une réalité sensible et non pas idéale ou intellectuelle.
C'est quelque chose qui ne va pas du tout de soi pour nous. Pour nous, un nombre,
c'est un objet idéal, un contenu de pensée. Pour un Pythagoriciens, le nombre
possède une existence matérielle. Alors, vous n'avez pas le nombre 5 qui apparaît
en sautillant, mais vous avez des phénomènes qui, en fait, expriment ou sont le
chiffre simple, le chiffre 7, etc.
Je vous donne un exemple. Quand vous avez un mariage qui se produit pour un
Pythagoriciens, un mariage, ça exprime le nombre 5 puisque un nombre 5, c'est la
sorte du premier nombre père et du premier nombre impère.
Le 2 est le 3, le 1 ayant un statut un peu bizarre. Ça vaut ce que ça vaut. Mais
quand vous avez un mariage, vous avez le 5 qui s'exprime. Quand vous avez un
phénomène de justice, vous avez le 4 qui s'exprime.
Parce que le 4, c'est 2 au carré, c'est-à-dire un nombre multiplié par lui-même. Et
une justice, c'est quelque chose qui répartit équitablement quelque chose à quel
qu'il soit. Donc dans cette égalité numérique que performe ou exprime le nombre 4,
l'idée de justice, la justice se définit de la même manière que la structure
numérique qui définit le nombre 4.
Et ainsi de suite. Oui. Aristote. ... On n'a que des témoignages qu'on peut
reconstruire. On n'a pas de texte direct. C'est ce qui en fait une théorie très
nébuleuse. Donc on s'exerde souvent comme mystique, etc, mais parce qu'au fond,
vous voyez, on a ce genre d'explication qui ne comprend pas bien ce qu'elle
explique, justement.
Donc on ne sait pas vraiment bien comment ça marche. Mais vous pouvez lire le
chapitre 5 du livre Alpha de la métaphysique qui vous décrit le système pytagogien.
Alors ce c'est dit, il n'est pas forcément plus clair, mais un peu.
Ça c'est pour la première idée. Platon est l'héritier d'un type de pensée qui voit
dans la réalité sensible et matérielle une expression numérique. C'est ça l'idée
qu'il faut retenir. Platon n'étant pas simplement un répéditeur, mais quelqu'un qui
va aménager ce type de conception.
Cette conception n'est pas particulièrement absurde si on considère la physique
moderne et contemporaine, qui considère que toutes les lois de la nature sont des
lois exprimables par des lois mathématiques.
D'accord ? Les pytagogiciens ne pensaient pas de la même manière, mais je voulais
dire, ce n'est pas absurde pour nous dans la mesure où les scientifiques essayent
de retrouver des structures ou des lois numériques derrière les phénomènes
naturelles.
Bon, c'est ce même genre d'intuition, si vous voulez. Deuxième idée du texte.
Platon a d'abord été l'héritier de Gratil, avec à Y, qui était un éraclité, qui
était un disciple lointain d'Éraclites. Selon qui, tout change, tout passe, tout
est en mouvement.
Or, si tout change, la science ou le savoir, les deux termes étant synonymes, la
science ou le savoir est impossible. En effet, si tout change, il n'y a rien de
stable, il n'y a rien de fixe que vous pouvez déterminer précisément.
Et dès lors, les conditions ou possibilités du savoir, qui exigent un sujet, C'est
un objet connaissant et qu'un objet connaissable possède suffisamment de stabilité.
Ces conditions de possibilité donc sont détruites.
Si tout change, il n'y a aucun pôle de connaissance ni du côté du sujet, ni du côté
de l'objet qui ne cesse de varier et dont vous ne pouvez avoir aucune connaissance
définitive. Ce que nous indique Aristote, c'est que Platon a d'abord été éraclité
un dans sa jeunesse, disons éraclité un complet.
Puis, que Platon a un petit peu changé sa conception et resté éraclité un, mais
uniquement pour ce qui concerne le domaine du sensible. Autrement dit, dans la
totalité de la réalité, le domaine sensible est décrit de manière adéquate par
éraclite, mais ce n'est pas l'unique domaine de la réalité.
Là où pour éraclite, il n'y a que du sensible en mon nom. Platon a conservé pour le
sensible l'analyse d'Héracritéenne dont il est vite. Troisième idée du texte,
Platon a ensuite été l'héritier de Socrates, décrit comme un penseur qui ne
s'intéressait pas aux questions portant sur la nature.
Socrates introduit une rupture dans les enquêtes philosophiques du passé qui le
précèdent. Les enquêtes philosophiques du passé étaient principalement des enquêtes
sur la nature qui nous entoure. Socrates ne mène pas un tel type d'enquête mais a
privilégié une enquête portant sur des questions éthiques, en particulier sur la
nature des vertus.
Socrates a essayé de définir les déferents vertus, être que courage, prudence,
modération, justice, etc. Et Socrates menait ses enquêtes sur les vertus, dans le
but de parvenir à dégager les traits ou les caractéristiques universelles qui
définissent une vertu.
Aristote veut nous faire comprendre par là que Socrates, dans les questions
éthiques, menait un travail qui était véritablement scientifique. Au sens où il
proposait des définitions qui possèdent une validité universelle.
Et vous avez là la mention d'un premier critère pour déterminer une science ou un
savoir, qui est celui de posséder une validité universelle. C'est-à-dire une
validité pour tous, en tout temps, en tout lieu.
On peut définir une entreprise scientifique qui cherche à parvenir. des vérités qui
possèdent une validité universelle et Aristote nous dit que c'est ce que faisait
Socrates dans les questions étiques.
En se faisant l'héritier de Socrates, Platon a donc hérité d'une conception de la
science comme science de l'universal ou comme science qui n'évalide qu'en tant
qu'elle propose des définitions universelles de ses objets.
Quatrième idée du texte. Cette science ou cette entreprise scientifique dont hérite
Platon n'a pas pour objet le sensible, sensible qu'il n'est pas objet de
connaissance de manière de VCSR qui ne peut pas être objet de connaissance.
Ce que cette science possède comme nom, idée avec un i majuscule, ou forme, avec un
f majuscule. Les idées ou les formes, vous choisissez, comme vous voulez le terme
que vous préférez, les deux traductions sont insuffisantes.
Mais c'est pas traduisible, bien je veux dire, c'est... C'est un concept grec très
travaillé, qui n'a pas de correspondant français. Je veux dire parfaitement
adéquat. Donc on l'appelle idées ou formes.
Et ça décrit de manière approchée ce que ça décide. Oui. En fait, en grec, c'est
idées. Idées, traduit en latin, idées, traduit en latin par idées, traduit en
français par idées. Le problème, c'est que nous, quand on pense à une idée, on
pense à un contenu mental qui est le produit de notre esprit.
On dit que pour Platon, une idée, c'est tout sauf un produit mental. C'est pas
quelque chose que l'esprit produit, c'est quelque chose que l'esprit décourt, mais
qui existe indépendamment de notre esprit.
Donc c'est pas une idée à notre sens, vous voyez. C'est pour ça que le concept
d'idée, au sens contemporain, est trompeur. Le même, le concept de forme décrit
bien la chose. La forme d'un objet, ce n'est pas sa matière.
C'est sa structure idéale. Mais quand on pense à une forme, on a quand même cette
idée très matérielle pour nous, qui est la forme d'intrigerence, la forme du table,
la forme d'un objet, sur les choses.
Et on ne pense pas nécessairement à son contenu intelligible ou intellectuel. Vous
voyez ce que je veux dire. On a un petit peu une image. Peu importe, de toute
façon, on a ces deux concepts-là, c'est les seufs pour nez, et ils permettent quand
même un petit peu de décrire la chose, la condition de ne pas plaquer notre
compréhension contemporaine dessus.
Donc, la quatrième idée que j'étais en train de vous expliquer, c'est que cette
science, Cette science qui cherche à dégager des définitions universelles a pour
objet non le sensible, mais c'est ce qui a pour nom idées fortes.
Les idées ou les formes sont des réalités intelligibles et non sensibles
intelligibles, c'est-à-dire accessibles uniquement par l'intellect, et qui sont en
quelque sorte les modèles des objets sensibles.
Objets sensibles qui ne tiennent leur nom ou leur dénomination et qui ne tiennent
leur réalité que de ces modèles. Vous avez une idée forte chez Platon qui va s'agir
de comprendre ce semestre, qui est que les choses sensibles sont nommées.
Elles sont nommées premièrement à partir d'un modèle intelligible, donc le langage
exprime l'intelligible. Je veux dire, est une expression de l'intelligible. Et les
choses sensibles... doivent leur réalité, leur existence, leur être, leur
consistance ontologique de l'existence de ces idées.
C'est quelque chose de plus difficile à comprendre. Les choses sensibles n'existent
que parce qu'elles sont modelées à partir d'un modèle intelligent qui possède,
enfin qui existe à un niveau de réalité différent.
Vous avez la idée qui est très étrange pour nous, bien qu'une table matérielle ou
un cheval existant pour dans une prairie, n'existe que parce qu'il existe un modèle
purement intelligible de la table et du cheval en soi.
C'est bizarre. C'est bizarre. Mais c'est ce qu'on va essayer de comprendre,
premièrement. La marche très bien pour la table. La marche moins bien pour le
cheval. Indutivement, je suis d'accord avec vous.
Une table on se dit, au fond une table c'est quoi ? C'est un type de support qui
possédera nécessairement un plan horizontal et puis des pieds pour soutenir ce
support horizontal. Après vous donnez la forme de la table que vous voulez mais une
table minimalement c'est ça.
Donc, il y a bien un modèle intelligible de la table que vous réalisez dans
d'étapes particulières selon vos talents artisanaux ou industriels. En revanche, un
cheval. Donc là, vous avez deux possibilités.
Soit vous considérez qu'il y a une forme de Dieu artisan qui accomplit au niveau
naturel ce qu'un artisan humain est capable de faire pour les objectifs artefacts,
pour les artefacts. Et ça, vous avez toute une pensée chrétienne qui va s'inscrire
là-dedans en disant qu'il existe un Dieu qui produit des êtres sensibles à partir
de modèles intelligents.
Soit vous considérez qu'il n'y a pas de Dieu artisan ou d'artisan divin et à ce
moment-là vous avez une sorte de production autonome dont vous vous estimez que
cette production semble suivre de manière internie manante ou impossible à décrire
un modèle quelqu'on tient.
Je n'en ai pas plus. Je ne sais pas ce qui s'est passé pour que le monde soit comme
il est. Je suis comme tous les philosophes. J'essaye de proposer des choses. En
plus moi je ne le propose pas. Je dis que les autres proposent.
C'est très différent. Mais personne, je ne veux pas être pessimiste, personne était
là au moment où les choses se sont passées. On essaye de découvrir avec ce qu'on a,
un petit peu d'intellect et un petit peu de sens, ce qui peut se passer.
C'est après on réfléchit sur plusieurs milliers d'années et on a laissé chose. Non.
Les idées existent de manière éternelle. C'est tout, c'est tout. Ah oui, tout à
fait. Nous, on peut avoir accès intellectuellement aux idées, comme si elles
étaient nées en nous.
On redécouvre un savoir qu'on possède déjà au nous, ou pour lequel on est emplé,
orienté. Non, c'est mine. C'est très difficile. Vous soulevez des questions
parfaitement pertinentes. Et d'ailleurs, vous voyez, votre question est d'autant
plus pertinente, que Aristote, il connaît quand même très bien Platon, mais il a
été 20 ans son élément.
Aristote, à la fin du texte que je vous ai lu, dit que Platon n'a pas expliqué
comment ça fonctionnait. Leur en fait, c'est parce qu'Aristote n'est pas d'accord
avec l'explication. Platon explique comment ça fonctionne.
Aristote fait semblant de ne pas avoir compris les théoriques. Mais votre question
est pertinente dans le sens où c'est le point le plus difficile de la pensée
platonicienne, c'est de comprendre comment ça marche, cette histoire.
On va voir comment ça marche. Je vais vous proposer des choses, on va s'appuyer sur
des textes qui le développent. Je ne peux pas vous répondre de manière trop rapide,
ou je peux vous répondre de manière un peu esquissée pour le moment, mais on ne va
pas en plus en détails.
Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il faut un petit peu l'envisager sur le
modèle d'une production. Vous avez des entités idéales, idéales, qui possèdent une
éficience, ou un pouvoir, qui est comme un pouvoir de création, mais ce n'est pas
un pouvoir.
tout à fait une création qui est de un pouvoir de production en tout cas, on verra
sous quelle mode ça se produit, un pouvoir de production capable d'engendrer des
objets sociaux, des objets qui possèdent la sensibilité.
Mais c'est vrai que c'est clair. On verra. Attendez, vous voulez une question ?
Vous posez des questions sur le contenu de la pensée qu'on va développer ensuite,
de graves incompréhensibles. Je vous pose cette question simplement pour qu'on
continue ou non.
Si c'est le premier, je préfère qu'on laisse le vlog me dérouler pour comprendre et
en fait, je vais avoir une question. Vous avez une question ? Oui ? Oui, les objets
beaux sont une beaux grâce aux beaux en soi ou à l'idée du beaux, mais on verra
comment ça marche.
Je comprends vos interrogations, c'est complètement absurde. Mais de toute façon,
la philosophie, ça marche sur la tête. C'est pas le sens commun, la philosophie.
Vous êtes là, c'est le tasse écouté.
Donc, les idées sont les modèles, on va en rester là pour le moment, sont le modèle
des êtres sensibles. Et la tâche de la science platonicienne, ça va être de
décrire, de définir les idées. En partant, vous avez un mouvement, en partant de la
constatation d'une multiplicité d'êtres sensibles qui se ressemblent, ou qui
possèdent quelque chose de commun, et à partir de la constatation de ceux qui est
commun dans cette multiplicité d'êtres sensibles,
de définir l'idée qui leur est commune, et dont leur réalité procède ou provient.
Autant dire, je vous donne un exemple. Vous constatez, vous observez autour de
vous, une multiplicité de chevaux tous différents, tous uniques, mais au fond, ce
sont tous des chevaux.
Vous avez perçu qu'il y a quelque chose d'identique dans tous ces chevaux. Ce qui
est identique dans tous ces chevaux, c'est l'idée du cheval. Mais ça, quand vous
soyez là, vous n'êtes constat de l'intuition.
Vous avez intuitionné quelque chose de grand. Le but de la science platonicienne ou
du savoir selon Platon, c'est de constater cette intuition pour ensuite la définir
précisément, de sorte à savoir. ce qui est précisément le cheval que j'ai
intuitionné.
Ça va ? Cinquième idée de ce texte. Les objets sensibles sont dans une relation
avec les idées qu'on appelle participation. Enfin, le platon appelé participation.
Les objets sensibles participent aux idées et c'est parce qu'ils participent aux
idées qu'ils existent et tiennent leur nom.
Cette idée de participation est présentée par Aristote comme étant au cœur de la
pensée de Platon. Cette notion de participation, c'est justement elle qui nous
permet de résoudre la tension entre l'analyse du sensible hérité des raclites,
selon laquelle.
tout est mouvement, tout est en changement et rien n'est connaissable. Et la
conception héritée de Socrates, selon laquelle le savoir est possible et il est
possible de fournir des définitions universelles.
Donc la notion de participation, si vous voulez, permet de résoudre la tension
entre ces deux aspects dont héritent Platon, tout en préservant la légitimité de
chaque domaine et en évitant de choisir un côté contre l'autre.
C'est-à-dire par là que Platon reconnaît qu'il existe deux domaines de réalité,
celui changeant du 105, celui immuable de l'intévisible qu'on peut connaître. Ces
deux domaines sont dans une relation qu'on appelle relation de participation, on
verra ce que ça veut dire.
Et cette idée de participation permet d'articuler les deux domaines sans rejeter
l'un pour en choisir l'autre. En effet, vous avez deux écueils possibles. Soit vous
êtes un éraquité radical et à ce moment-là, vous soutenez qu'on ne peut rien
connaître.
Pauqu'une science n'est possible puisque tout change le sujet comme l'objet.
D'accord, ça c'est une position éraquité, donc vous dites tout passe. En fait, il y
a la seule chose que vous pouvez dire, c'est même déjà trop dire.
Soit vous êtes un socratique radical et vous considérez que le domaine du sensible,
comme il est parfaitement inconnaissable, est au fond un domaine parfaitement
illusoire. Donc vous dites tout ce qui m'apparaît au fond est qu'illusion et je ne
peux rien en dire mais je peux mener un travail théorique intellectuel parfaitement
abstrait.
Je peux. Je ne peux rien dire de ce que j'observe, c'est même une illusion
complète. Je suis pris dans un voile d'illusion. Mais au moins je peux faire des
mathématiques et ça me suffit. Donc en gros, un socratie radical, si vous voulez,
c'est en gros une sorte de mathématicien fou.
Je considère que le réel sensible, j'entends pas là, que le réel sensible et
matériel n'est une illusion et qui est très bien dans sa pensée. On en connaît. La
force de Platon, c'est de ne pas tomber dans l'un des deux écueils, mais de
maintenir la légitimité des deux dimensions, sans faire d'un côté du sensible ou de
pure illusion, tout en préservant la possibilité du savoir.
Platon va même aller plus loin en estimant que l'on peut connaître quelque chose du
sensible. En fait, Platon va ménager une possibilité de connaissance du sensible.
On ne peut pas connaître le sensible en fait.
concrétude, matérielle, fuyante et évanescente, ça on ne peut pas vraiment
connaître quelque chose, mais on peut néanmoins dégager des structures qui
organisent le sensible puisque finalement Platon a bien compris comme nous que même
si tout change, tout passe, tout change ou tout passe de manière un petit peu
régulière et organisée.
Je veux dire par l'un que vous comme moi constatez que on n'est pas pris dans un
chaos de sensations. D'ailleurs si vous êtes là ici, c'est que vous avez compris
que chaque semaine il y aura pour ici.
Quand vous mangez quelque chose, vous avez compris que cet aliment vous fait du
bien, vous vous posez pas la question, vous êtes pas constamment à chaque instant
en train de réévaluer votre perception du réel pour savoir ce que vous voyez et à
chaque instant vous demandez si vous avez bien vu ce que vous avez vu, vous me
suivez, ça marche.
Le sensible ça marche un peu. Chaque année il y a des saisons. Chaque année le
soleil se trouve à la même position astral et c'est comme ça. Chaque année il monte
dans le ciel vers l'été puis il descend vers l'hiver, etc.
Cette table est grise, elle va rester grise longtemps. Elle va, sa qualité
picturale va s'actérer, mais enfin ça va prendre du temps. Donc tout passe, tout
change, les êtres naissent et meurent, les qualités salterrent, mais enfin ça se
produit pas dans l'instant d'année et ça se produit pas de manière chaotique,
surtout comme le confin.
Le chaos, ça voudrait dire qu'à chaque cause il y a un effet différent. C'est-à-
dire que si, par exemple mettons qu'il y a du feu, si il y avait un chaos sensible
réel, mettons qu'il y a un phénomène de feu et que je jette de l'eau, une première
fois ça va éteindre le feu et quand je vais répéter l'expérience, ça va alimenter
du feu.
Si il y a un chaos sensible, il peut se produire sur autre chose. Il n'y a pas de
régularité des phénomènes. Mais c'est pas ça qui se passe. En soi le chaos c'est
une idée un petit peu rapport à ça. On ne peut pas décrire du chaos, à mon sens.
Après, je dis ça, vous avez des biologiques contemporaines, vous avez des penseurs,
des catastrophes et du chaos qui ont donné une consistance au concept de chaos pour
penser l'idée de catastrophe, c'est-à-dire l'idée que vous avez un enchaînement
causal dont les effets sont amplifiés à chaque maillon de la chaîne causable, de
sorte que vous avez une forme d'imprévisibilité et d'amplification du phénomène,
mais si vous voulez, c'est quand même, en définitive, un chaos qui est un petit peu
réglé ou plutôt, on sait donner des outils intellectuels pour penser ce genre de
phénomène. Mais un pur chaos sensible ou sensoriel est, à proprement parler,
impensable ou indescriptible.
Puisque, c'est le cas. Non, le domaine des idées est plus grand que le domaine des
êtres sensibles. Je veux dire par là que chaque être sensible possède un modèle
idéal, mais l'inverse n'est pas vrai.
C'est-à-dire que vous avez des idées parfaitement formelles, par exemple l'idée
d'égalité, une égalité mathématique par exemple, c'est une égalité, c'est un
principe normal, je veux dire pas. Vous même, le nombre 1, il n'a pas de réalité
sensible, si vous êtes pittagoriciami, vous avez compris la difficulté de ce mot.
Vous voyez ce que je veux dire ? C'est que un triangle n'a pas de réalité sensible,
un vrai triangle. Vous avez des images de triangles. Ce n'est pas des vrais
triangles, ils sont toujours un peu tordures.
Ils ont toujours plus d'angles que 3 en fait, parce qu'il y a des micro-triangles
au niveau de votre être créé. Même avec une règle importante. Vous ne réalisez pas
l'idéalité mathématique dans le sens simple, c'est normal.
En fait, il est plus vaste en termes de type ou espèce d'objet. Mais il ne sera pas
plus vaste en termes d'individus, puisqu'à chaque idée, vous avez une multiplicité
d'intelligence sensible qui se rapporte.
Mais parle pas, il est plus vaste, mais pour le même sens, si je vais dire. Oui,
oui. En fait, Aristote, il est très malin, parce que, non mais Aristote, il est
vraiment malin. Deuxième plus grand penseur du mathématique, on ne peut pas.
Parce que, plantons ce format d'allumette, l'implimant du troisième homme, dans la
première partie de l'une parmi. C'est l'un qui a appelé Parmigas. Platon se fait
l'objection du brasier fort et il répond.
Et Aristote oppose l'argument du brasier maman Platon, comme si Platon n'avait pas
une réponse à cet argument. J'entends, c'est pour ça qu'Aristote est malin. C'est-
à-dire que si on ne fait pas attention, on se dit que l'objection est forte.
L'objection n'est pas forte, mais Platon se donne le moyen d'y répondre. Je ne
rentre pas dans les détails de la réponse, c'est un peu technique. Donc, ce que
nous, on va faire, à nouveau, c'est de comprendre la relation entre ces deux
domaines, le sensible et l'intrigible, en essayant de comprendre ce que ça veut
dire que participer.
Pour cela, on va rentrer dans le premier temps du cours, le grand-teint, ce que
j'appelle le grand-teint, ce que j'intitulerai, l'analytique du sensible.
l'analytique du sensible, c'est-à-dire la manière dont le sensible va être décrit.
Et je vais vous demander s'il vous plaît d'arrêter de m'avoir dit. Merci. Donc,
visite introduction d'abord à ce qu'on va faire. Donc, d'après, le passage
d'Aristote mentionné, extrait de métaphysique alpha-6, on a appris que Platon était
au départ complètement éraclité, puis qu'il a conservé l'analyse éraclité, pour ce
qui est du sensible.
C'est-à-dire, le sensible, encore une fois, c'est le domaine qui s'offre à nos
sens. C'est ce à quoi on accède par nos sens. Ce qu'on voit, ce qu'on sens, ce
qu'on entend, ce qu'on fout, ce qu'on une, etc.
La conception éraclétienne suppose que tout ce qui est de l'ordre du sensible est
pris dans un changement incessant, incessant avec le sèche jamais, pris dans une
forme d'écoulement, sans aucune fixité ou stabilité.
Et, comme l'a dit Éraclite lui-même, dans deux fragments qui ne sont pas menés.
Tout coule ou tout s'écoule, selon la manière dont vous traduisez, tout coule ou
tout s'écoule. Deuxième fragment, on ne se baigne jamais deux fois dans le même
bleu.
On ne se baigne jamais deux fois dans le même bleu. Le premier fragment met
l'accent sur l'idée d'un changement universel incessant. Le deuxième fragment met
l'accent sur l'absence d'identité des choses.
C'est-à-dire que jamais une chose n'est identique ou ne persiste à travers le temps
de s'interposer d'une forme d'identité ou de stabilité. Excellente remarque, j'y
viens immédiatement. Retenez pour l'instant qu'il n'y a aucune fixité des choses et
que tout est pris dans un devenir ou un flux, ce qu'on peut appeler un flux.
Le flux, un flux étant marqué par un changement à strictement parler évanescent. Ce
qui est évanescent par définition, c'est ce qui change mais qui possède ce
caractère insaisissable. L'évanescence, c'est ce qui est insaisissable.
Ce changement, on ne peut pas saisir comme de l'eau qui coule dans nos doigts, vous
voyez. De l'eau qui s'écoule dans nos doigts, c'est l'eau évanescente, pas la
saisir. J'en viens à votre très bonne remarque.
Comment est-ce qu'on fait pour affirmer sereinement que tout coule sans référentiel
suffisamment stable pour faire l'objet de notre affirmation ? C'est comme si vous
disiez tout est faux. Comment peut-on se permettre de prononcer une phrase qu'on
estime vraie dont le contenu dit que tout est faux ?
Vous voyez, en tant que paradoxe, vous avez sûr, j'explique et je vous donne
l'appartement. Vous avez un Heraclite 1, donc du nom de Cratil, précisément
mentionné par Aristote. Et Cratil se posait la même question que vous.
Et finalement Cratil trouvait qu'Heraclite n'était pas assez conséquent avec lui-
même. Alors Cratil, c'est quelqu'un qui est distant, distant d'Heraclite d'un à
deux siècles, mais qui s'en fait l'héritier.
Et il appartient à la même génération que Socrates. Il appartient à la même
génération que Socrates, Platon l'a connu. Cratil défendait une position encore
plus radicale qu'Heraclite. Il affirmait qu'on ne se baigne pas une fois dans le
même fleuve.
Si vous dites qu'on ne peut pas se baigner deux fois dans le même fleuve, vous avez
présumé qu'il y avait au moins un fleuve. Et Heraclite en fait dit non, il n'y a
même pas un fleuve, parce qu'au fond il n'y a même pas une chose qu'on puisse
désiller avec le langage.
Le langage possède un pouvoir fixateur qui ne correspond pas ou qui n'est pas
adéquat pour décrire l'évanescence du réel. Donc le langage est trompeur et tout
l'angage pour Cratil est trompeur. La seule chose qui reste à faire si vous êtes un
Heraclite inconsequent, c'est de se taire.
Si vous considérez que tout change et que vous le considérez véritablement, vous ne
pouvez plus parler puisque tout langage va fixer ce dont vous parlez alors même que
ce dont vous parlez ne peut pas fixer.
Donc votre langage n'est pas adéquat, donc votre langage est trompeur. Donc plutôt
que d'être dans l'erreur ou de tromper, vous arrêtez de parler. Mais il se trouve
au témoignage d'Aristote que Kratil aurait accompli ce geste radical d'arrêter de
se taire.
Vous avez Aristote qui vous l'explique en métaphysique gamma. Donc Kratil aurait
commencé par ne faire que des phrases très brèves. Donc au début il arrêtait de
faire des longues phrases et il prononcait que des mots.
Enceint. Mais il a compris que l'un encore c'était trop fixe puisqu'après tout
l'enceinte aussi elle passe. Donc il s'est mis à siffler. Mais c'est pareil. Vous
voyez comme le sifflement saisit l'évanescence des choses.
En tout cas il l'exprime plus ou moins d'équatement. Mais même siffler c'était
trop. Donc il se mettait à faire des gestes. Et il se serait arrêté là. Donc, un
Heraclitéen conséquent, non seulement doit se taire mais finalement adopter une
forme de langage par sifflement ou par geste, par sorte de pantomime, censé, censé,
exprimer adéquatement le réel.
Alors après, charge à vous de savoir ce qui exprime ce geste, ce geste. Et donc, la
conséquence, c'est que l'Heraclitéisme, non seulement est incompatible avec la
science, au sens d'une entreprise qui essaie de proposer des définitions adéquates
pour décrire de manière universelle son objet, mais en plus l'Heraclitéisme est
inadéquat avec tout langage lui-même.
Donc non seulement l'Heraclitéisme ruine les conditions de possibilité du savoir,
mais ruine les conditions de possibilité d'expression du langage. Donc si vous
voulez, c'est très radical. Un Heraclitéen, c'est très radical.
Oui. C'est-à-dire que vous ne pouvez même plus affirmer quoi que ce soit. Si vous
êtes Heraclitéen, si vous pensez que tout change, au fond, vous ne pouvez même plus
l'exprimer. Vous avez des... Bien sûr.
Mais c'est pour ça qu'Helaclitéisme radical, au fond, est intenable et finit par
être renversé. C'est comme le scepticisme radical, c'est impossible. Vous ne pouvez
pas douter que, quand on vous donne une coupe de miel pour prendre l'exemple,
l'exemple grec par excellence, la coupe de miel que personne ne prend.
Quand vous prenez une coupe de miel, personne ne croit que c'est du vinaigre. Ou,
si vous êtes scepticisme radical, vous devez dire, à chaque fois que vous êtes
scepticisme radical, vous devez dire, vous devez dire, vous devez dire, vous devez
dire, vous devez dire, vous devez dire, vous devez dire, vous devez dire, vous
devez dire, vous devez dire, vous devez dire, vous devez dire, vous devez dire,
vous devez dire. À chaque fois que vous traversez la route, si vous êtes
septécratical, vous devez considérer que tout peut arriver, mais que vous ne savez
pas ce qui va arriver. En fait, vous savez très bien ce qui va arriver ici, vous
travaillez avec vos poids.
C'est impossible, impossible de douter de manière absolue, c'est pour ça que ces
positions, finalement, ne sont pas tenables à un beaubourg. Vous avez une intuition
qui est pas mal, on se dit oui, c'est vrai, on ne connaît pas tout, mais les choses
changent.
Si vous posez la logique jusqu'au bout, ça tombe à une théorie, un concilien. Donc
on ne peut plus parler, on ne peut plus penser, on ne peut pas rien faire. Donc
vous supprimez les conditions de possibilité de votre propre théorie, et ça se
renverse soi-même, je veux dire.
Une bonne question qui est posée, c'est comment est-ce qu'il faut percevoir du
changement sans conception de l'identité ou de l'hostabilité ? C'est justement un
désargument pour expliquer que tout n'est pas un changement.
En fait, vous ne pouvez pas défendre de manière verticale que tout change, dans la
mesure où votre perception même du changement implique de concevoir un pôle stable
ne serait-ce que de manière imaginative.
Pour concevoir le changement, vous devez toujours le concevoir par rapport à un
référent, soit dans une forme d'ordre temporaire, c'est-à-dire vous considérez
qu'il y a un avant et un après, du coup vous introduisez une forme de régularité,
soit vous considérez qu'il y a un pôle stable, à part de lequel vous concevez votre
changement.
Et ça c'est, disons, le point aveugle des théories éraclithéennes qui ne
comprenaient pas ce point, et un contreargument, on peut l'en faire. Je poursuis.
Platon a reçu en héritage une part de la conception éraclithéocratilienne du
sensible.
C'est-à-dire que Platon accepte la radicalité pratilienne pour ce qui est du
sensible. Il accepte de reconnaître que tout change, mais il reconnaît en même
temps qu'il existe un point instabilité qui est, en fait, le domaine.
Cette conception du sensible, vous la retrouvez mentionnée dans de nombreux
dialogues du Platon, et en particulier dans le dialogue intitulé, justement,
Cratile.
Ce qui est véritablement le savoir est que, par endroits, cela se prête à des
contradictions ou à des problèmes qui demandent de poser l'existence d'autres
choses, tout simplement. Je veux dire, c'est que bien sûr qu'on aurait pu s'arrêter
à la sensation, mais si on s'est paradé à la sensation, c'est qu'il y a un moment
où on comprend qu'il y a quelque chose qui ne suit pas.
La question c'est, qui nous intéresse, c'est exposer cet état de fait, expliquer
pourquoi et proposer quelque chose qui ne suit pas. Tout à fait. Oui, tout est
exposer. Je dirais pas que vous êtes pris par la main parce que c'est un petit
bêtise, mais c'est exposer.
Et, si vous voulez, ce que Platon va réfuter, ce n'est pas la tête selon laquelle
la sensation ne nous apprend rien, donc il n'y a pas de sensibles, Platon veut
reconnaître la valeur de la sensation.
On sent des choses et la sensation nous apprend des choses. Ce que Platon dit,
c'est le fait que la sensation suffit comme entreprise de savoir véritable. La
sensation ne suffit pas pour connaître véritablement les choses.
On peut connaître quelque chose par la sensation, mais ce n'est pas le tout de
savoir. Donc, nous, on va s'intéresser à la première partie de la tête pour cette
devolée exposition de la théorie, réfétation de la théorie.
On va suivre les deux et ça consiste simplement à suivre ce qui est éclairé dans la
tête. Non, c'est très bien compris. Donc, comme je vous le disais, la tête selon
laquelle la science c'est la sensation implique que le réel se réduit au sens.
Plus précisément, si l'on considère que c'est la sensation, qui remplit les
critères qu'il faut qu'un savoir est un savoir. Si on considère que c'est la
sensation qui remplit les critères, qu'il faut qu'un savoir est un savoir.
Alors, on doit en déduire une certaine conception de la réalité qui rende possible
ce savoir. Je répète pour que vous ayez l'idée. Si on considère que c'est la
sensation et le savoir, on doit en déduire la réalité qui rend possible ce savoir.
Il faut au moins deux critères pour qu'il y ait un savoir véritable. Il faut au
moins deux critères. Premièrement, le savoir doit porter sur ce qui est plutôt que
sur ce qui n'est pas. Premier critère, le savoir porte sur ce qui est.
Il n'y a pas de savoir de ce qui n'est pas. ou ceux qui n'existent pas. Autrement
dit, qu'une ayant, on ne peut rien connaître. Ca, c'est le premier critère.
Deuxième critère, le savoir doit être infaillible.
Je veux dire par là que le savoir doit être stable, assuré, sans possibilité
d'erreur ou de modification. Ce n'est pas ça. C'est par là que j'entends
infaillible. Infaillible, c'est-à-dire non trompeur, non mensanger, non susceptible
de variation dans le temps.
Quand vous savez quelque chose, quand quelque chose est su ou connu, elle doit être
su ou connu une fois pour toute avec cette validité universelle dont je vous parle.
Sinon, ce n'est pas du véritable savoir.
Sinon, c'est une opinion. Ok, oui. Et là, on vous propose que ce soit la sensation.
On verra si ça marche. Les dialogues sont des mises en scène pour nous faire
comprendre, nous exposer et nous réputer des claviers.
Platon n'explose pas directement sa thèse à lui. Les 30 au sérieux, une thèse
conclurent. Indique les critères à laquelle une thèse me correspond et examine si
la thèse remplit ses critères et si elle n'est vraiment pas la thèse des réfugiés.
C'est pour ça que vous avez l'exposition. Là, on vous propose une thèse selon
laquelle la science va suivre. Et si c'est le cas, on leur aura plus d'intérêts sur
tout ça. Platon, lui, en fait, ne va pas penser que c'est ça.
Et il va plutôt être de l'ordre de la vérité. il va essayer de le faire pour rendre
monsieur le sainte-mètre fin à l'ère de l'auteuil. On va voir comment on peut
concevoir une manière de remplir ces deux critères avec la sensation.
Il va donc se donner les moyens de le faire. On sait qu'il l'aurait vu, mais quand
même. Le savoir pourrait véritablement savoir être universel. Ça veut dire que tous
les sujets humains qui referaient le raisonnement et qui mèneraient la même enquête
sur les choses, devraient parvenir au même endroit.
J'avance. Je vais essayer d'aller un petit peu plus vite. Je vous demande de
réserver un petit peu mon question pour plus tard, parce qu'il y a des expositions
un petit peu de contenu qui m'avant de réfléchir.
Mon question suit bien du bien sûr, mais c'est simplement d'exposer un des ordres
suffisants de choses pour ne pas trop couper la comparaison. Donc, vous avez
Socrates qui commence par poser une question à T.E.T.
et qui dit, au fait, T.E.T. Toi qui est l'élève de Théodore, Théodore est très
savant. Il est savant en mathématiques et en géométrie aussi. Il s'y connait bien
en musique. Donc, ton maître est bien savant.
Je vous résume le début. Mais toi, au fait, T.E.T. c'est tu ce qui est le savoir ?
Typique Socrates, le gapédie. Vous êtes dans une discussion... Vous êtes dans une
discussion d'un champ de mâne. Vous n'essayez pas d'emmener l'autre, vous voyez.
On se demande comment ça va. On prend des nouvelles de l'autre, etc. Et d'un coup,
vous avez Socrates qui dit, mais au fait, toi, qu'est-ce que tu sais ? Ténible. Ça
ne se fait pas, vous voyez. C'est pas dans les cocktails, par exemple.
Et donc, bon, mais malgré tout, T.E.T. est un jeune homme et on adore mettre à
l'épreuve les jeunes hommes quand on est un peu plus âgés. C'est un truc de
vieillage. Et donc, Socrates demande à T.E.T.
T.E.T., au fait, qu'est-ce que le savoir ? Toi qui me dit que ton maître est
savant, au fait, c'est tu ce qui est le savoir ? Qu'est-ce que le savoir ? T.E.T.
répond que le savoir, c'est la sensation.
C'est une première réponse. C'est un jeune homme qui propose quelque chose. Il dit
que le savoir, c'est la sensation et il donne la raison suivante. En effet, celui
qui sait, sans ce qu'il sait. Quand on sait quelque chose, on sent qu'on le sait.
Et il donne surtout des exemples sensibles. Et en effet, on peut tous constater
qu'il y a une forme de certitude où il y a un sentiment de savoir ce que l'on sent.
Donc je sens, avec assez d'évidence, en tout cas je ne la remets pas en question,
je sens quand j'ai froid, je sens quand j'ai chaud, je sens que cette table est
grée, je sens que le ciel est bleu et je ne me pose pas la question de savoir si je
le sais vraiment,
donc effectivement je sens quelque chose et j'ai l'impression que je le sais. Donc,
la sensation apparaît un petit peu à temps bleu, spontanément comme infaillible et
semble répondre à l'un des deux critères du savoir, à savoir l'absence d'erreur.
Autrement dit, quand je sens que cette table est grée, je ne fais pas d'erreur,
cette table est grée. Donc la sensation, en tout cas la première définition
proposée par Thééthètes, préfermée de remplir un des deux premiers critères du
savoir à savoir son inféibilité ou son absence de tromperie ou de mensonge.
Quand je sens quelque chose, je sais ce que je sens. Je veux dire, quand vous avez
chaud, si vous me dites j'ai chaud, je ne peux pas vous dire non, vous avez froid.
Vous allez me dire je sais ce que je sens, je le sais même mieux que vous, et vous
aurez raison.
Si vous me dites que cette table est grise, je ne peux pas vous dire qu'elle
n'allait pas. Si vous avez un problème optique et vous me dites, pour moi elle est
jaune, en fait c'est vrai qu'elle est jaune, dans le sens où moi je la vois grise,
mais si vous la voyez jaune, vous savez ce que vous voyez quand même.
Vous savez ce que vous sentez, peu importe s'il y a des variations, vous savez
quand même ce que vous voyez. Donc la sensation répond au premier critère,
l'absence d'erreur, celui qui sent ne se trompe pas sur ce qu'il sent, il sait ce
qu'il sent.
Il s'agit maintenant de savoir si la sensation remplit le deuxième critère du
savoir, à savoir est-ce que la sensation saisit ce qui est. Est-ce qu'elle saisit
ce qui est ? Est-ce qu'elle saisit le réel ?
Pour examiner ce point, Socrates propose d'identifier la thèse de Thééthètes avec
la doctrine du très grand sophiste Protagoras. Protagoras c'est un plus grand
penseur de l'humanité aussi. Un sophiste c'est pas quelqu'un qui pense mal, un vrai
sophiste, un vrai sophiste au sens antique, je vous le dis.
Vous avez après un terminal que les sophistes étaient méchants. Bon, c'est faux,
les sophistes sont méchants parce qu'en fait ils ont subi le lobby d'une campagne
platonico-arrestotélicienne contre eux.
Mais c'est vrai. Les sauvistes sont les personnes les plus intelligentes de leur
époque avec Platon et Aristote. Non mais c'est vrai, c'est les savants d'époque,
c'est des gens qui sont invités dans toutes les cités pour faire des conférences,
pour éduquer la jeunesse, pour faire des constitutions politiques.
Non mais pour imaginer, pour imaginer que des sauvistes, c'est les gens qu'on
appelle pour dire est-ce que vous pouvez nous proposer une constitution politique
pour la nouvelle cité qu'on est en train de fonder ?
C'est pas n'importe quoi quand même. Les sauvistes, c'est des grands, mais ils ont
une thèse philosophique, si je puis dire, sur le réel, sur la pensée, sur tout ça,
qui n'a pas plu à Platon et Aristote.
Platon et Aristote ont décidé de les dégommer, et ils les ont dégommer puisque
aujourd'hui, quand on parle des sauvistes, On parle des grands idios méchants de la
pensée. Mais si des gens comme Aristote, c'est un peu un argument d'autorité, mais
si des gens comme Platon et Aristote ont pris la peine de défoncer des gens comme
ça, c'est parce qu'au fond, ce n'est pas des gens débiles.
Parce que quand vous êtes les plus grands penseurs de l'humanité, vous ne prenez
pas le temps de dégommer des idios. Vous n'avez pas. Vous n'avez pas. Vous avez
vraiment d'autres choses à faire. Et ce que vous avez à faire, c'est dégommer les
sophistes, qui sont des gens ultra puissants et très dangereux, parce que vous ne
vous n'êtes pas d'accord avec eux.
Donc, vous les dégommez. C'est normal. Vous suivez ? On ne se bat pas avec les
petits, ça n'a pas de sens. C'est pas des petits. Par conséquent, ce ne sont pas
des petits. Et par ailleurs, les sophistes délivrent des vérités extrêmement
profondes, qui sont tellement profondes que systématiquement, ils reviennent sur la
scène philosophique et que les philosophes ont besoin de se battre contre eux.
C'est bien que c'est intéressant. Mais, ils sont présentés comme des débiles,
malgré tout. Je le reconnais. Ils piacent, c'est un débile dans Platon. Alors qu'en
fait, il sait tout. Il sait tout faire.
Il sait même coudre sa propre ceinture, faire ses anneaux, faire ses chaussures. Il
sait parler huit langues. Vous voulez quoi ? Vous savez, parler huit langues et
faire vos chaussures. Bon. Lasser vos chaussures, peut-être, mais faire vos
chaussures.
Bref, donc, ne tombez pas dans le préjugé, enfin, préjugé, provoqué, enfin, le
lobby platonico-aristotélicien, selon laquelle la sophistique, c'est débile. Les
sophistes sont considérés, à leur époque, comme les maîtres de la Grèce.
Par maître, j'entends les enseignants et les grands maîtres, au sens de mettre à
part cette idée. Ce n'est pas une idée. Ce n'est rien à voir avec les civilis-
penseurs que l'on a sur notre plateau de télé.
Je vous parle de gens sérieux. Bref. Socrates. révèle à T&T que sa thèse au fond
s'identifie avec la thèse d'un très grand sophiste appelé Protagoras. Protagoras a
en effet défendu au début de son traité qui s'intitulait sur comment ?
La vérité. À l'époque on avait un orgueil assez élevé. On dit, je vais dire la
vérité, quoi j'appelle ça ? La vérité. Pas besoin de faire semblant d'être poli.
Donc Protagoras m'est fondé au début de son traité intitulé La vérité, donc vous
soulignez le titre.
Je cite, ouvre les guillemets, l'homme et la mesure de toute chose, l'homme et la
mesure de toute chose, virgule de celles qui sont, qu'elles sont, de celles qui
sont, qu'elles sont. de celles qui ne sont pas, qu'elles ne sont pas.
Et après vous aviez une justification de cette thèse première. Donc c'est la
fameuse thèse qu'on connaît sous le nom de thèse ou théorie de l'homme mesure.
L'homme est la mesure de toute chose. C'est une idée qu'on peut intuitivement
accepter pour les mesures où si vous prenez l'ancien système de mesure avant le
système métrique.
Comment est-ce qu'on mesure les choses ? On mesure les choses avec des unités de
mesure qui sont le pouce, le pied, la coudée, etc. Toutes choses qui renvoient au
fond aux parties du corps humain. Il y a quelque chose de très naturel dans la
manière dont l'humanité mesure les choses qui est de prendre des unités de mesure à
partir de mesures anatomiques constituées.
Et l'idée de Protagoras c'est de généraliser cette intuition générale qui est que
les choses peuvent se mesurer avec des unités qu'on a sur le corps humain lui-même.
Qu'est-ce que ça veut dire maintenant que l'homme a des mesures de toutes choses ?
Cela veut dire que premièrement que seul l'homme ou l'être humain quand je dis
homme je veux dire être humain. Évidemment. Sinon c'est terrible. Si je pense qu'un
bon 19ème siècle bourgeois aurait soutenu la thèse que quand on dit homme qui
connaît c'est évidemment que le mal.
Mais ça c'est le 19ème siècle bourgeois où malheureusement on est les héritiers.
C'est vrai. Quand moi je dis homme j'entends pas le mal et l'être humain. Donc seul
l'homme connaît et cette connaissance prend la forme d'une mesure des choses.
Mesurer une chose, ça veut dire la rapporter un étalon de mesure à partir duquel on
la détermine, on la délimite, on la définit. C'est ce que vous faites pour mesurer
des grandeurs, prenez le système métrique, c'est ce que vous faites pour mesurer
des volumes, prenez les litres, si vous voulez mesurer la tension électrique, vous
avez les volts, si vous voulez mesurer de l'énergie, vous avez le joule,
etc. Bref, tous nos unités de mesure sont les outils d'appréhension des phénomènes.
Rapporter à l'unité de mesure qui possède une structure, une nature déterminée.
Tout, tout objet, plutôt sensible. On va voir comment ça se traduit là, je le dis
de manière un peu complexe, mais en fait, je le dis, on peut prendre de manière ou
de mieux ça.
C'est simplement pour donner un peu de sens au terme de mesure. Pour expliquer la
théorie de l'homme-mesure et pour expliquer cette identification de la thèse de T&T
avec la doctrine de Protagoras, Socrinte donne un exemple.
Produit va proposer une interprétation de la doctrine de Protagoras selon laquelle
les choses sont telles qu'elles nous apparaissent. En gros, selon Socrinte,
l'homme-mesure de toute chose, ça veut dire, les choses sont telles qu'elles nous
apparaissent.
Je vous donne un exemple. Mettons qu'il y ait un souffle de vent et qu'il y ait
deux personnes. Une des deux personnes provient de l'attitude septentrionale,
c'est-à-dire plutôt proche du Nord, et l'autre personne vit sous des latitudes
méridionales, c'est-à-dire plutôt du Sud.
Et un souffle de vent se produit. Le méridionale, forcément, va se dire où ce vent
est froid, puisqu'il a l'habitude d'avoir des températures plus chaudes. L'homme du
Nord va nécessairement se dire en sentant ce vent ou là, ce vent est doux,
puisqu'il a l'habitude d'avoir des vents glacés.
Personne n'adore, Personne n'adore celui qui dit que le vent est froid, le vent est
froid, celui qui dit que le vent est chaud, le vent est chaud, c'est-à-dire si le
vent vous fait frissonner c'est qu'il est froid, si le vent vous réchauffe, c'est
qu'il est chaud, même si il y a deux personnes qui ressentent la chose
différemment.
Ce que veut dire la d'Otrin de Protagorin, c'est que les choses sont telles
qu'elles nous apparaissent, c'est-à-dire que la manière dont la chose est ressentie
par un sujet, c'est comme ça qu'elle est.
Si le vent me fait frissonner, c'est que le vent est froid. Peu importe si l'autre
personne ressent ou perçoit la chose d'une manière différente. Simplement, pour
lui, le vent sera chaud ou sera doux.
Donc les choses sont telles qu'elles nous apparaissent, peu importe si elles nous
apparaissent différemment, y compris différemment dans notre propre histoire
personnelle. Donc peu importe si les choses apparaissent différemment pour deux
sujets et trois, quatre sujets et cinq, six sujets au même moment et peu importe si
les choses nous apparaissent différemment pour un même sujet Autrement dit, l'être
des choses,
l'être des choses, ce qu'elles sont s'identifient ou se réduisent à leur apparaître
Et qu'est-ce que ça veut dire apparaître ? Ça veut dire être senti, être perçu Si
le savoir infaillible fonctionne puisque pour chacun, ce qu'ils sont Pour chacun,
la chose est telle qu'elle est Apparaît telle qu'elle est Et c'est ça qui est
difficile C'est qu'on se dit que le vent est ou chaud, ou froid, ou que sais-je
Mais la thèse de protagonisme consiste à dire non,
c'est pas comme ça qu'on prend les choses Les choses sont telles qu'elles nous
apparaissent et elles nous apparaissent comme nous les sentons Et elles sont pas
différentes, c'est à dire si vous vous frissonnez ou si vous avez chaud quand vous
ressentez du vent Je ne peux pas vous dire que vous vous trompez Je ne peux pas,
cette sensation pour vous, elle est invaillable Non seulement elle est invaillible,
mais elle vous renseigne sur ce qu'est le vent Le vent est telle qu'il vous
apparaît Donc moi, il sera peut-être chaud Mais ma sensation me renseigne aussi sur
ce qu'est le vent Simplement, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on ne parle peut-
être pas de la même chose Exactement C'est complètement relatrice Trotagoras, c'est
un très grand relatrice C'est un des plus grands penseurs du relatrice Et il l'a
su.
Ça posera des problèmes, on le verra. Bien sûr. Je termine rapidement. La
conséquence, la conséquence de la doctrine de protagonisme, c'est que de cette
doctrine épistémologique, selon laquelle l'homme est mesure des choses, cette
doctrine épistémologique, ou cette conception de la connaissance, si je puis dire,
aboutit à une thèse sur la réalité ou sur le réel.
La conséquence de cette doctrine épistémologique, ou de cette théorie
épistémologique, c'est que l'être se réduit à l'apparaître. Si le savoir se réduit
à la sensation, l'être se réduit à l'apparaître, c'est-à-dire au senti.
à ce qui peut être senti. Ça va ? Si le savoir se réduit à la sensation, la réalité
ou l'être se réduit à l'apparaître, c'est-à-dire au senti ou à ce qui peut être
senti. L'objet, la sensation. La sensation, c'est l'acte de sentir et ce qui est
senti, c'est ce qui est senti dans la sensation.
Bien. Je ferai encore quelques précisions la prochaine fois.

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