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La Laïcité

La laïcité est un principe d'organisation sociétale qui assure la neutralité de l'État vis-à-vis des religions, garantissant la liberté de conscience et le respect des différences. Elle n'est pas opposée à la religion mais au cléricalisme et au totalitarisme, permettant ainsi une coexistence pacifique des croyances. Dans un État laïque, l'État définit le légal sans imposer de doctrine, protégeant ainsi les libertés individuelles tout en maintenant l'ordre public.

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La Laïcité

La laïcité est un principe d'organisation sociétale qui assure la neutralité de l'État vis-à-vis des religions, garantissant la liberté de conscience et le respect des différences. Elle n'est pas opposée à la religion mais au cléricalisme et au totalitarisme, permettant ainsi une coexistence pacifique des croyances. Dans un État laïque, l'État définit le légal sans imposer de doctrine, protégeant ainsi les libertés individuelles tout en maintenant l'ordre public.

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La laïcité

La laïcité est un principe d’organisation de la société, non une croyance ou une conception
du monde. Elle repose sur plusieurs fondamentaux : neutralité (de l'État vis-à-vis des
religions), indépendance (mutuelle entre l'État et les Églises) et liberté (de conscience et
de culte). Elle garantit l'absence de religion ou de philosophie officielles et le droit pour
chacun de croire, de pratiquer ou non, et d'exprimer ses opinions tant que cela ne trouble
pas l'ordre public.

C'est en ce sens que Mgr Lustiger pouvait se dire laïque, et je lui en donne bien volontiers
acte. Il ne voulait pas que l'État régente l'Église, ni que l'Église régente l'État. Il avait
évidemment raison, même de son propre point de vue il rendait « à César ce qui est à
César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). En somme, la laïcité permet de vivre
ensemble dans le respect des différences, loin du cléricalisme et du totalitarisme.

La laïcité n’est pas l’opposé de la religion, mais celui du cléricalisme et du totalitarisme.


Elle représente une victoire partagée des esprits libres et tolérants, permettant à tous de
vivre ensemble malgré leurs différences de croyances ou d’opinions. L’acceptation tardive
de la laïcité par l’Église catholique en renforce la valeur symbolique, témoignant d’un
progrès commun. Ce principe est essentiel, car il garantit justice, liberté et respect dans
une société pluraliste.

On comprend qu'Israël, l'Iran ou le Vatican ne sont pas des États laïques, puisqu'ils se
réclament d'une religion officielle ou privilégiée. Mais l'Albanie d'Enver Hoxha ne l'était pas
davantage, qui professait un athéisme d'État. Cela dit assez ce qu'est vraiment la laïcité
non une idéologie d'État, mais le refus, par l'État, de se soumettre à quelque idéologie que
ce soit.

Quant aux droits de l’homme, ils ne constituent pas une "religion d’État". L’État
démocratique s’y réfère parce que le peuple souverain en a fait un choix inscrit dans la
constitution et les lois. Ainsi, l’État est au service des citoyens et non l’inverse, tout en
respectant les limites d’une neutralité laïque.

Dans un État laïque, l'État se limite à définir le légal et l'illégal, sans imposer une religion,
une morale ou une doctrine. Il garantit la liberté de pensée, de croyance et d'opinion, sans
sanctionner les idées ou convictions tant qu’elles ne transgressent pas la loi. Les droits de
l’homme ne sont ni une idéologie ni une religion d’État : ils incarnent une volonté collective
inscrite dans la loi. On peut s’y opposer en pensée, mais pas les enfreindre en actes. Ainsi,
l’État laïque protège les libertés individuelles tout en maintenant l’ordre légal.

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