Faut-il rendre les transports en commun gratuits ?
Introduction
Face à l'urgence climatique et aux inégalités sociales, la gratuité des transports publics émerge
comme une solution radicale. Mais cette mesure est-elle réaliste et efficace ? Pour répondre à
cette question, nous analyserons d'abord les arguments en faveur de la gratuité (écologie,
justice sociale), puis ses limites (financement, qualité du service). Enfin, nous conclurons en
prenant position et en ouvrant le débat sur des alternatives possibles.
I. Les arguments pour la gratuité des transports
1. Un levier puissant pour la transition écologique
Argument secondaire 1 : Réduction massive de l'usage de la voiture
Exemple environnemental : À Dunkerque, la gratuité a entraîné +85% de fréquentation et
-25% de trafic automobile (étude CEREMA 2022)
Exemple international : Tallinn (Estonie) a réduit ses émissions CO2 de 14% en 5 ans
grâce à la gratuité
Argument secondaire 2 : Accélération des changements de comportement
Exemple sociologique : 60% des nouveaux usagers à Aubagne ont définitivement
abandonné leur voiture (ADEME)
Exemple personnel : Depuis la gratuité dans ma ville, ma famille a vendu notre second
véhicule
2. Une mesure de justice sociale
Argument secondaire 1 : Accès facilité pour les plus précaires
Exemple économique : Le pass transports représente 10% du budget des ménages
modestes (INSEE)
Exemple local : À Niort, les bénéficiaires du RSA ont gagné l'équivalent de 2 jours de
salaire/mois
Argument secondaire 2 : Réduction des inégalités territoriales
Exemple géographique : Les ruraux dépensent 4 fois plus en transport que les urbains
(France Stratégie)
Exemple professionnel : Ma cousine infirmière en zone rurale pourrait accepter des
gardes de nuit si les bus étaient gratuits
3. Des bénéfices économiques indirects
Argument secondaire 1 : Dynamisation du commerce local
Exemple commercial : À Colomiers, le chiffre d'affaires des commerces de centre-ville a
augmenté de 12%
Exemple touristique : Luxembourg a vu sa fréquentation touristique bondir de 20%
depuis 2020
Argument secondaire 2 : Réduction des coûts sociaux
Exemple sanitaire : -15% d'accidents de la route à Dunkerque (assureurs)
Exemple budgétaire : La pollution coûte 100 milliards/an à la France (Sénat)
II. Les limites et risques de la gratuité
1. Un financement problématique
Argument secondaire 1 : Coût exorbitant pour les collectivités
Exemple financier : Rendre le métro parisien gratuit coûterait 3 milliards/an (Île-de-
France Mobilités)
Exemple fiscal : À Aubagne, la taxe versement mobilité a dû être augmentée de 60%
Argument secondaire 2 : Risque de détérioration du service
Exemple pratique : À Châteauroux, le nombre de pannes a doublé faute de moyens
Exemple personnel : Depuis la gratuité, mon bus est toujours bondé aux heures de
pointe
2. Des effets pervers possibles
Argument secondaire 1 : Augmentation des incivilités
Exemple sécuritaire : Vandalisme +30% à Tallinn (police municipale)
Exemple social : À Dunkerque, 40% des chauffeurs signalent plus d'agressions
Argument secondaire 2 : Report modal limité
Exemple comportemental : Seuls 5% des automobilistes parisiens disent qu'ils
abandonneraient leur voiture (sondage Ifop)
Exemple structurel : Sans amélioration de l'offre (fréquence, couverture), l'impact reste
faible
3. Des alternatives potentiellement plus efficaces
Argument secondaire 1 : La tarification solidaire
Exemple européen : Vienne propose un pass annuel à 1€/jour pour tous
Exemple local : Nantes métropole a instauré la gratuité pour les moins de 18 ans
Argument secondaire 2 : L'investissement dans la qualité
Exemple allemand : Le Deutschlandticket (49€/mois) finance des trains plus fréquents
Exemple technologique : Rennes a préféré investir dans un métro automatique plutôt
que dans la gratuité
III. Conclusion : Pour une approche nuancée et progressive
Position personnelle :
La gratuité totale semble utopique à grande échelle, mais des mesures ciblées (gratuité pour les
jeunes/faibles revenus, tarification solidaire) combinées à un renforcement de l'offre pourraient
être plus efficaces. L'enjeu principal reste la qualité du service plutôt que son prix.
Problématique ouverte :
Ne faudrait-il pas plutôt rendre obligatoire pour les entreprises le remboursement à 100% des
frais de transport, comme en Belgique ?
Fin de l'exposé.
(Cette structure permet une présentation équilibrée de 10 minutes, avec des arguments étayés
par des exemples concrets et des données récentes.)