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TFC Isdr Insecurite

Le travail examine l'impact de l'insécurité en milieu rural sur le développement socio-économique de la ville de Goma entre 2021 et 2022. Les résultats montrent une augmentation de l'exode rural, principalement dû aux attaques de groupes armés, et un impact négatif sur la disponibilité des biens de première nécessité. Des solutions proposées incluent la sensibilisation des jeunes et le renforcement de l'autorité de l'État dans les zones rurales.

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TFC Isdr Insecurite

Le travail examine l'impact de l'insécurité en milieu rural sur le développement socio-économique de la ville de Goma entre 2021 et 2022. Les résultats montrent une augmentation de l'exode rural, principalement dû aux attaques de groupes armés, et un impact négatif sur la disponibilité des biens de première nécessité. Des solutions proposées incluent la sensibilisation des jeunes et le renforcement de l'autorité de l'État dans les zones rurales.

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INSTITUT SUPÉRIEUR DE DÉVELOPPEMENT

RURAL GOMA

B.P : Goma

INSECURITE EN MILIEU RURAL ET SON IMPACT SUR LE


DEVELOPPEMENT EN MILIEU URBAIN.
Cas de la Ville de Goma de 2021 à 2022

Par : HABAMUNGU NASEKWA Alain


Travail de fin de Cycle présenté et défendue en vue de l’obtention du
Diplôme de graduat en Développement Rural.

Option : Gestion des entreprises de développement

Directeur : NKUBA

Encadreur :

ANNEE ACADEMIQUE 2022-2023


i

EPIGRAPHE

« Tout est changement, non pour ne plus être mais pour devenir ce qui n'est pas encore ».

Epictète
ii

DÉDICACE

À mon père MASEMO NANSEKWA Blaise

A tous mes frères, secours et la famille NASEKWA en générale

A tous mes amis artisans catalyseur de la paix


iii

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail qui sanctionne la fin du premier cycle de nos études


universitaires, je tiens de témoigner nos sentiments de reconnaissance à tous ceux qui nous
ont assistés financièrement, matériellement, spirituellement et même moralement.

Nos gratitudes s’orientent premièrement à notre créateur Dieu Tout Puissant qui nous
donne son souffle du jour le jour car sans ce dernier, on n’aura pas présenté ce travail.

Nous serons ingrat de ne pas remercier le Directeur de notre travail CT NKUBA


pour s’être donné corps, âme et temps pour nous diriger.

Nous tenons à manifester nos gratitudes envers tout celui qui a contribué à la
réalisation de ce travail.

A toute ma famille NSEKWA ainsi qu’à mes frères et sœurs et outres qui sans
relâche se sont donnés corps et âme pour nous soutenir et nous réconforter malgré leurs
limites.

A mes camarades étudiants, compagnons de lutte avec qui nous avons partagé
certaines connaissances évoquées.

En fin, à ceux qui n’ont pas été cités dans ces quelques lignes ne se sentent pas
oublier mais qu’ils sachent que nous sommes de cœur avec eux.
iv

SIGLES ET ABRÉVIATIONS

CBCA : Communauté Baptiste au Centre d’Afrique

CEI. : Communauté des Etats Indépendants

COMICO : Communauté Islamique du Congo

CPS/K : Centre de Promotion Sociale de Karisimbi

ISDR-G : Institut Supérieur de Développement Rural Goma


MV : Moyens de Vérification
ONC : Office National des Caffé

ONG : Organisation Non Gouvernemental


ONU : Organisation des Nations Unis

PECO : Pays d'Europe et Orientale

RAO FM : Radio Alpha-Oméga Fréquence Modulé

RDC : République Démocratique du Congo


RTCT : Radio Télévision Communautaire Taïna

RTNC : Radio Télévision Nationale du Congo


v

LISTE DES TABLEAUX

Tableau n°01 : Le cycle de saison de la ville de Goma………………………………………12

Tableau N°2. Répartition de la population par catégorie sociale…………………………….13

Tableau n°1 : les enquêtés selon le sexe……………………………………………………...33

Tableau n°2 : l’Enquêtés selon le tranche d’âge…………………………………………...…33

Tableau n° 3 : Les enquêtés selon leurs Etat-Civil…………………………………………...33

Tableau n°4 : l’Enquêtés selon leurs fonctions……………………………………………….34

Tableau n°5 : De l’exode rural ……………………………………………………………….34

Tableau n°6 : De cause de l’exode rural…………………………………………………...…34


Tableau n°7 : De problème de l’insécurité de l’exode rural dans la ville de Goma………….35

Tableau n°8 : De l’impact de l’insécurité des milieux rural dans la ville de Goma………….35

Tableau n°9 : Des causes de l’insécurité dans la ville de Goma……………………………...36

Tableau n°10 : De bien de première nécessité dans la ville de Goma………………………..36

Tableau n°11 : De cause de non desservis des biens de nécessité……………………………36

Tableau n°12 : Comment la fuite impact négativement sur la vie socio-économique……….37

Tableau n°13 : Des pistes de solutions……………………………………………………….37

Tableau n° 14 : diagramme de gant ………………………………………………………….46


Tableau N°15 : Budget Pour le personnelles………………………………………………..47

Tableau N°16 : Budget Pour les salles de classes et bureaux………………………………..47

Tableau N°17 : Budget Pour le matériel roulant……………………………………………...47

Tableau N°18 : Apport de la communauté……………………………………………………47

Tableau N°19 : Cadre logique………………………………………………………………...49


vi

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE ...........................................................................................................................................i
DÉDICACE .......................................................................................................................................... ii
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................ iii
SIGLES ET ABRÉVIATIONS ............................................................................................................iv
LISTE DES TABLEAUX ...................................................................................................................... v
TABLE DES MATIERES.....................................................................................................................vi
RESUME DU TRAVAIL .................................................................................................................. viii
ABSTRATION ...................................................................................................................................... x
INTRODUCTION.................................................................................................................................. 1
0.1. ETAT DE LA QUESTION ......................................................................................................... 1
0.2 CONTEXTE DE LA RECHERCHE ET PROBLEMATIQUE .................................................... 3
0.3 HYPOTHESE DU TRAVAIL ...................................................................................................... 7
0.4. OBJECTIF DU TRAVAIL .......................................................................................................... 7
0.4.1 Objectif général ..................................................................................................................... 7
0.4.2 Objectif spécifique : .............................................................................................................. 7
0.5 CHOIX ET INTERETS DU SUJET ............................................................................................. 8
a. Choix du sujet ......................................................................................................................... 8
0.6 DELIMITATION DU SUJET ...................................................................................................... 8
0.7 SUBDIVISION DU TRAVAIL ................................................................................................... 8
0.8 DIFFICULTES RENCONTREES ................................................................................................ 9
CHAP. I : MONOGRAPHIE ET THEORIE SUR LE SUJET ............................................................. 10
I.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA .......................................................................... 10
I.1.1. Historique ............................................................................................................................ 10
I.1.2. Situation Géographique ....................................................................................................... 11
I.1.3. Aspect politico-administratif ............................................................................................... 12
I.1.4. Aspect démographique ........................................................................................................ 13
I.1.5. Aspect socio culturel ........................................................................................................... 14
I.1.6. Aspect social ....................................................................................................................... 14
I.1.7. Aspect Culturel ................................................................................................................... 15
I.1.8. Aspects socio-économiques ................................................................................................ 16
I.2. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL .............................................................................. 18
I.2.1 Définition des concepts de base ........................................................................................... 18
I.2.2 Généralité sur le développement .......................................................................................... 20
Économie.................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
I.2.3 les théories générales sur le développement ......................................................................... 22
I.2.4 Quelques conditions d’efficacité d’un développement durable ............................................ 24
vii

I.2.5 Les facteurs d'insécurité. ...................................................................................................... 25


I.2.6 Revue littéraire ..................................................................................................................... 29
CHAP. II : PRÉSENTATION, ANALYSE, INTERPRÉTATION ET DISCUSSION DES
RÉSULTATS ....................................................................................................................................... 31
II.1. APERCU METHODOLOGIQUE ............................................................................................ 31
II.1.1 Méthode et application ........................................................................................................ 31
II.1.2 Technique de collecte des données ..................................................................................... 31
II.1.3 Type d’étude ....................................................................................................................... 31
II.1.4 Population cible .................................................................................................................. 32
II.2 PRESENTATION ET INTERPRETATION DES DONNEES .................................................. 33
II.2 ANALYSE ET DISCUSSIONS DE RESULTATS ................................................................... 38
CHAP. III. PROJET DE DEVELOPPEMENT .................................................................................... 40
IV.1 CONTEXTE ET JUSTIFICATION ......................................................................................... 40
III.2 OBJECTIF DU PROJET .......................................................................................................... 40
III.2.1 objectif global .................................................................................................................... 40
III.2.2 objectifs spécifiques ......................................................................................................... 40
III.3 LOCALISATION ET DURÉE DU PROJET ........................................................................... 40
III.3.1 Localisation ....................................................................................................................... 40
III.3.2 Durée ................................................................................................................................. 40
III.4 BÉNÉFICIAIRE DU PROJET ................................................................................................. 40
III.4.1 Bénéficiaire direct ............................................................................................................. 40
III.4.2 Bénéficiaire indirect ......................................................................................................... 40
III.6 ÉTUDE DE LA PERTINENCE, OPPORTUNITÉ ET FAISABILITÉ DU PROJET .............. 41
III.6.1 Opportunité ........................................................................................................................ 41
III.6.2 Faisabilité .......................................................................................................................... 41
III.6.3 Pertinence .......................................................................................................................... 41
III.7 STRATÉGIES DU PROJET .................................................................................................... 41
III.8 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU PROJET ................................................... 43
III.9 PLANIFICATION DES INTRANTS ....................................................................................... 43
III.10 CHRONOGRAMME DES ACTIVITES................................................................................ 46
III.11 BUDGETISATION DU PROJET .......................................................................................... 46
III.12 RENTABILITE DU PROJET ................................................................................................ 48
III.13 CADRE LOGIQUE DU PROJET .......................................................................................... 49
CONCLUSION .................................................................................................................................... 52
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................... 54
viii

RESUME DU TRAVAIL

Notre travail portant sur « l’Insécurité en milieu rural et son impact sur le
développement en milieu urbain. Cas de la ville de Goma de 2021 à 2022» ;
Ce travail avait comme objectif général de connaitre l’impact de l’insécurité rurale
sur le développement socio-économique de la ville de Goma. Ainsi dans le but d’y remédier
en apportant notre pierre de fondement. Spécifiquement on a voulu identifier les causes de
l’insécurité dans les milieux ruraux ; dégager les conséquences de l’insécurité rurale sur le
développement socio-économique dans la ville de Goma ; proposer les pistes des solutions à
ces problèmes.

Nous avons fait recours aux méthodes analytique ; statistique ; comparative ;


appuyées par les techniques d’observation, d’interview, documentaire et du questionnaire.

Nous avons abouti aux résultats suivant 87,33% de nos répondant ont disent que
l’exode rural est en hausse dans la ville de Goma (Tableau n°5) le causes de l’exode rural
35,67% de nos répondant ont dit les attaque des groupes armés et 26,33% ont dit que les
études sont la cause de l’exode rurale (Tableau n°6) la question de l’impact, 93,00%
enquêtés ont répondu par oui qu’il y a d’impact négatif de l’insécurité ruraux dans la ville de
Goma entre autre 24,00% ont répondu par l’insécurité dans la ville de Goma comme impact
de l’insécurité dans le milieux ruraux, 20,00% ont parlé de hausse des prix de vivres , 80,67%
ont dit que la ville n’est pas desservie comme il se doit par les biens de premières nécessité
(Tableau n°7, Tableau n°8, Tableau n°10 ) pour le cause de l’insécurité en ville de Goma
32,33% ont dit que l’exode rural est la cause de l’insécurité tandis que 30,3% ont dit le
chômage comme base de l’insécurité à Goma, (Tableau n°9)

Pour la question de savoir comment l’insécurité dans les milieux ruraux impacte
négativement le développement socio-économique de la ville de Goma, 71,33% de nos
répondant ont dit la fuite des habitants cultivateurs dans leur milieu à cause des guerres et les
attaques multiples des groupes armées. 37,33% ont dit l’abandon de leurs champs, 32,33%
ont dit qu’il n’y a plus de cultivateurs, 24,33% ont dit la hausse de prix des produits de
première nécessité vue la loi de l’offre et de la demande que certain militaire (Tableau n°11,
Tableau n°12)

La question de savoir le piste de solution, 35,67% de nos répondant proposent de


sensibiliser les jeunes à n’est plus intégrer dans le groupes armées et l’importance de la
ix

sécurité dans les milieux ruraux, 32,67% propose que le gouvernement doit remettre l’autorité
de l’État en mettant des unités spécialisé pour les milieux ruraux et 31,67% proposent de
Créer des activités qui sont en ville dans les villages pour permettre les investisseurs d’aller
investir dans ces zone ruraux et ils protégeront ces milieux. (Tableau n°17)

Eu égard à nos réponses, tous nos hypothèses ont été confirmées, pour cela, nous
proposons un projet de développement sensibiliser des jeunes à n’est plus intégrer dans le
groupes armées et l’importance de la sécurité dans les milieux ruraux avec un coût globale de
x

ABSTRATION

Our structural work on" the insecurity in farming environment and his/her/its impact
on the development in urban environment. Case of the city of Goma of 2021 to 2022";

This work had like general objective to know the impact of the farming insecurity on
the socioeconomic development of the city of Goma. So in the goal to remedy there while
bringing our stone of foundation. Specifically one wanted to identify the reasons of the
insecurity in the farming surroundings; to clear the consequences of the farming insecurity on
the socioeconomic development in the city of Goma; to propose the tracks of the solutions to
these problems.

We made resort to the methods analytic; statistical; comparative; supported by the


techniques of observation, of interview, documentary and of the questionnaire.

We succeeded to the results following 87,33% of our respondent have say that the
farming exodus is on the increase in the city of Goma (table n°5) the cause the farming
exodus 35,67% of our respondent said the assault of the armed groups and 26,33% said that
the studies are the reason of the farming exodus (table n°6) the question of the impact,
93,00% investigated answered by yes that there is negative impact of the insecurity farming in
the city of Goma between other 24,00% answered by the insecurity in the city of Goma as
impact of the insecurity in the farming surroundings, 20,00% spoke of increase in prices of
supplies, 80,67% said that the city is not gone against as it must by goods of first necessity
(table n°7, 8, 10) for the causes the insecurity in city of Goma 32,33% said that the farming
exodus is the reason of the insecurity while 30,3% said unemployment as basis of the
insecurity in Goma, (table 9)

For the question to know how the insecurity in the surroundings farming impacte
negatively the socioeconomic development of the city of Goma, 71,33% of our respondent
said the flight of the living farmers in their middle because of the wars and the multiple
attacks of the groups armed. 37,33% said the abandonment of their fields, 32,33% said that
there are not any farmers anymore, 24,33% said the rise of price of the first necessity products
seen the law of the offer and the demand that certain soldier (table 11, 12)

The question to know tracks it of solution, 35,67% of our respondent propose to


sensitize the young to is not integrate anymore in the groups armies and the importance of the
security in the farming surroundings, 32,67% propose that the government must put back the
xi

authority of the state as putting units specialized for the farming surroundings and 31,67%
proposes to Create the activities that are in city in the villages to permit the investors to be
going to invest in this zones farming and they will protect these surroundings. (table 17)

Taken into consideration our answers, all our hypotheses have been confirmed, for it,
we propose a project of development to sensitize the young to is not integrate anymore in the
groups armies and the importance of the security in the farming surroundings with a global
cost of
1

INTRODUCTION
0.1. ETAT DE LA QUESTION
1. KOUACOU Aya Pascale Rega1, (2014) dans son travail sur « caractéristiques
physiques et sociologiques des zones criminogènes dans la commune d’Abobo » qui a voulu
montré si le développement de la violence criminelle dans la commune d’Abobo s’explique
par l’absence de planification urbaine et la pauvreté etc. En somme, son étude ne relate pas
dans les moindres détails le vécu et les réalités quotidiennes des habitants du quartier d’étude
mais elle lui a permis de connaitre les problèmes des populations du quartier Abobo Sagbé qui
expliquent la violence criminelle dans ce quartier. En conséquent, elle lui permet de connaitre
les causes du développement de la violence criminelle à Abobo. Ainsi, pour la réduction de la
violence criminelle à Abobo, les pouvoirs publics doivent prendre en compte les besoins
exprimés par la population et les solutions proposées face aux problèmes des habitants de
Sagbé voire de la commune d’Abobo.
2. Isabelle Boucher2(2006) dans son ouvrage intitulé « la sécurité et l’aménagement,
l’impact du 11 septembre 2001 » a montré que Plusieurs écrits témoignent du souci des gens
de vivre dans des villes sécuritaires et, surtout, du rôle joué par le sentiment de sécurité dans
leur qualité de vie. Les références aux événements du 11 septembre 2001 abondent et
semblent marquer un point tournant dans les façons de faire de plusieurs institutions et
organismes. Mais de quel type de sécurité parle-t-on? Quel est le lien entre terrorisme et
aménagement du territoire? De quelle façon les aménagements dits « sécuritaires » influent-ils
sur la perception qu’ont les citadins de leur ville? Sa conclusion était que Dans le domaine de
l’aménagement, les préoccupations actuelles sont, entre autres, axées sur le sentiment
d’insécurité et ses implications quant à la conception des lieux d’une ville. Le sentiment
d’insécurité est également décrit dans la Politique de sécurité urbaine de la Ville de Québec :
« […] le sentiment d’insécurité réfère à la perception qu’ont les gens de leur vulnérabilité face
à une éventuelle menace. Les chercheurs ont identifié quatre éléments importants du
sentiment d’insécurité : la peur des délits impliquant des contacts personnels avec l’agresseur,
la peur des inconnus, parce qu’ils peuvent être source d’événements imprévus, la peur des
contextes suspects comme la nuit ou certains lieux déserts (mal éclairés) et la peur de la rue
pour son trafic, ses feux de circulation, le bruit et l’action. »

1
KOUACOU Aya Pascale Rega, caractéristiques physiques et sociologiques des zones criminogènes dans la
commune d’Abobo, Mémoire de Master, UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA, 2013-2014
2
Isabelle Boucher, La sécurité et l’aménagement : l’impact du 11 septembre 2001, Document de veille,
Décembre 2006
2

3. MaartEn HEndriks3 Dans son travail a voulu montré que depuis le début de 2019,
une série de meurtres, de vols qualifiés avec violence et d’enlèvements frappe les quartiers
périphériques de Goma, ville d’environ un million d’habitants, située à l’est de la république
démocratique du Congo (ci-après appelée RDC). L’aggravation rapide de cette criminalité
violente a alarmé les habitants de la ville et les a poussés à réclamer une réponse plus efficace
au gouvernement local et aux services de sécurité. des réponses communautaires et
individuelles ont aussi été apportées. si, en 2019, l’insécurité urbaine est plus élevée que
jamais, la criminalité et l’insécurité urbaines ne sont pas des phénomènes nouveaux à Goma.
Bien que Goma ait la réputation d’être une zone de sécurité et de protection – en partie en
raison d’un important déploiement de policiers et de militaires et de la présence de L’ONU et
de plusieurs ONG, l’insécurité y est depuis longtemps un aspect sous-estimé du quotidien.
Les recherches universitaires et politiques étant généralement axées sur les conflits ruraux
dans l’est du Congo, l’insécurité en zone urbaine mérite que l’on y consacre de plus
importants travaux d’enquête. Le rapport fait valoir l’idée selon laquelle les décideurs
politiques nationaux et internationaux devraient se pencher sérieusement sur la dimension
urbaine de l’insécurité à l’est du congo.
4. Kokou Henri Motcho4, (2004) dans son revue de 2004 inutile Croissance urbaine et
insécurité dans la ville de Niamey a démontré l’impact de la croissance urbain qui est l’un de
pilier de l’insécurité dans la ville de Niamey. Il a souligné que la rapidité de la croissance
démographique comporte un certain nombre de conséquences perceptibles dans les structures
démographiques et les densités par quartier, dont nous essaierons de rendre compte pour
expliquer les facteurs favorisant la délinquance.
5. L’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme en Ile de France 5 (2001) dans les
Cahier sur le sujet Les villes face à l’insécurité, ils ont cherché à mettre en œuvre une
politique de coproduction de sécurité construite sur le triptyque «prévention, répression,
réparation» en faveur de la sécurisation des Franciliens dans ses secteurs d’interventions
(transports, lycées…). Cette politique a été basée sur la collaboration entre les collectivités
locales, les institutions et les partenaires locaux, sur l’aide aux victimes, la médiation et
l’accès au droit, sur la construction de solidarités de proximité afin de construire des actions
de citoyenneté et de prévention. C’est la raison pour laquelle, en ce début du XXI e siècle et

3
MaartEn HEndriks, L’insécurité à Goma: Expériences, acteurs et réponses, RIFT VALLEY INSTITUTE, projet
usalama: Insécurité en ville, 2017.
4
Kokou Henri Motcho, Croissance urbaine et insécurité dans la ville de Niamey, Faculté des Lettres et Sciences
Humaines, Universite Abdou Moumouni, 2004
5
Institut d’Aménagement Urbain, Les villes face à l’insécurité, Ile de France, Les Cahiers, Juin 2010
3

après onze ans d’engagement régional, il apparaît nécessaire que tous les partenaires de la
Région s’impliquent à la hauteur des exigences pour construire une région robuste et agréable,
où la différence est créatrice de richesses et non synonyme de peur.

Quant à nous, nous allons parler sur l’insécurité en milieu rural et son impact sur le
développement dans le milieu urbain, cas de la ville de Goma.

0.2 CONTEXTE DE LA RECHERCHE ET PROBLEMATIQUE


Dans le monde au cours des trente dernières années, l’insécurité est devenue un enjeu
majeur dans le débat que tout le monde parle. Elle est apparue sur les devants de la scène
alimentée par des images de violence urbaine ou encore lors des échéances électorales. Elle
est même aujourd’hui partie intégrante des critères définissant la qualité du cadre de vie, et est
devenu un des éléments prédominants favorisant ou non l’implantation d’entreprises, ou la
venue de nouveaux habitants.

Le phénomène de l'insécurité n'est pas le propre de nos sociétés actuelles. Peu


importe le lieu où l'époque que l'on considère, mais ce phénomène a de tout temps existé et
l'homme s'est aussi préoccupé de rechercher ses causes et plus particulièrement de rechercher
des moyens pour le combattre6.

En effet, selon les statistiques assemblées par l'ONU, l’insécurité n'a cessé
d'augmenter dans le monde depuis les années 1970 et elle est devenue très importante dans les
années 2001. Le phénomène de l’insécurité de par son ampleur a permis de prendre un certain
nombre de mesures : la répression, le maintien de l'ordre et la sécurité des biens et des
personnes (publics et privés).

Malheureusement, les dispositions prises pour réduire ou même enrayer l'insécurité


que c’est soit dans les milieux ruraux qu’urbain ne pourront jamais être efficaces, d'une part à
cause de l'accroissement sans cesse de la population et de la dégradation de l'environnement
socio-économique et politique, et d'autre part à cause d'une politique de suivi des mesures
négligée.

Nombre de collectivités territoriales financent dans différente manière les grandes


agglomérations surtout dans le cadre de vivre. La vie socio-économique des grandes
agglomérations dépendent toujours des territoires et collectivités qui environnent ces
derniers. La population rural se donne à l’agriculture, élevage, pêche dont les fruits de leurs

6
Institut d’Aménagement Urbain, [Link].
4

travail seront en chemine dans les grandes agglomérations ou les commerçants de milieu
urbaines viennent se procurer de ces denrées pour alimenter les principaux villes dont sont
donc dépendant des milieux rurales. Cette préoccupation a généré une activité économique
florissante et diversifiée d’entreprises des entreprises de transformations qui devient la source
de création d’emplois grâce aux matières premières fournis par les populations ruraux.

L’insécurité dans les milieux ruraux provoque un déplacement massif de la


population active dans les activités champêtre à la recherche des milieux plus sécurisé et cette
situation fait perdre à cette population leurs activités qui les faisant vivre, ils sont contré
d’aller vers les grandes agglomérations à la recherche de la sécurité et où ils vont vivre sans
beaucoup d’inquiétude. D’où le refuge devient les grandes agglomérations où ils se retrouvent
sans activités quelconque.

Les villes regroupent sur un territoire donné, des hommes et des femmes et leurs
activités avec le projet commun de vivre ensemble. En tant que territoires et échelles de
régulation, elles soulèvent de nombreuses questions économiques et sociales (Dorier, Jaglin,
2002) et sont marquées par une division spatiale et sociale. Particulièrement, les villes du
tiers-monde se caractérisent par l'opposition permanente entre l'extrême pauvreté et l'extrême
richesse, se traduisant par la juxtaposition de quartiers modernes, dont la population est
majoritairement aisée, et de zones d'habitat précaire, où s'amasse un sous-prolétariat sans
qualifications. Cette division à la fois spatiale et sociale est source de violence criminelle
surtout dans les villes africaines du fait de l’urbanisation accélérée. Le processus
d’urbanisation se traduit par la forcé de la croissante de la ville comme forme de l’habitat
humain (Pumain, 2003).7

En Afrique, La métropole Abidjanaise connait, ces dernières années, de nombreux


problèmes d’urbanisation qui ont entraîné un désordre urbain et divers problèmes urbains
exacerbées par la crise post-électorale, marquée par une migration incontrôlée des
populations. À Abidjan donc, le nombre de maux va s’augmenter. Ce sont entre autre la
pauvreté, la délinquance juvénile, le banditisme, l'insécurité et la violence criminelle.
Aujourd’hui, de ces maux, la violence criminelle est beaucoup plus préoccupante surtout dans
la commune d’Abobo8.

7
KOUACOU, Op-cit
8
ibidem
5

En Côte d'Ivoire, malgré les efforts fournis pour la réduction de la criminalité


(créations d'unités spéciales (Police Judiciaire : PJ), publicité des prouesses de la police dans
les médias...) afin de tendre vers une amélioration de la sécurité des biens et personnes,
l'équilibre social demeure plus que jamais perturbé. Car nous assistons à une montée des actes
délictueux avec une violence sans pareille.

La relation entre la démographie galopante des villes et les problèmes sociaux que
connaissent les villes africaines est controversée. En effet, beaucoup de spécialistes des villes
du tiers-monde posent la question de savoir si la rapidité de la croissance démographique
n'engendre pas des problèmes sociaux au nombre des quels la délinquance figure en bonne
place, compte tenu de la concentration de la population sur un espace réduit.

Les variables démographiques (évolution structure de la population, densités par


quartiers) sont, en effet, des facteurs non négligeables dans le développement de l'insécurité.
Curieusement, elles ne sont pas toujours prises en compte. Or, comment peut-on
raisonnablement penser l'avenir sans tenir compte des projections démographiques qui
permettent d'anticiper des changements sociaux et politiques de grande ampleur? La rapidité
de la croissance démographique comporte un certain nombre de conséquences perceptibles
dans les structures démographiques et les densités par quartier.

Aujourd'hui la crise militaro-politique que connaît la RD Congo depuis le 24


décembre 1999 a d'ailleurs accentué le phénomène de la criminalité, du fait de la circulation
massive d'armes de toutes sortes qui, si l'on n'y prend garde, risque de se généraliser. Du reste,
la lecture rétrospective des statistiques criminelles de la police donne un aperçu de ce
phénomène.

La Province du Nord-Kivu en générale n’est pas épargnée dans ce phénomène de


l’insécurité généralisé dans les milieux ruraux et qui provoquent d’énorme conséquence dans
la vie socio-économique des grandes villes. Les villes de Goma, Bembo et Beni demeure les
principaux lieux où se vit l’insécurité généralisé, les tueries, les Kidnapping, les phénomènes
Kasuku, ADF ainsi que le phénomène 40 voleurs etc font endeuiller presque une personne par
jour9.

Goma, plus importante ville du Nord-Kivu, connaît une hausse de l’insécurité


urbaine. Historiquement, cette insécurité a frappé la ville en deux vagues, souvent associées à

9
Isabelle Boucher, [Link].
6

la dynamique de conflit qui frappe la région d’une manière plus générale, ainsi qu’à une
histoire marquée par l’occupation des territoires par des forces rebelles, à la fois pendant et
après les Guerres du Congo.

L’insécurité à Goma revêt des formes différentes de celles qui affectent les zones
rurales de l’est de la RDC, auxquelles les chercheurs ont consacré un plus grand nombre de
travaux. Les causes de l’insécurité évoluent au fil du temps, mais elles sont souvent liées à
l’instabilité politique ou à l’intensification de l’activité des groupes armés dans l’arrière-pays
rural de la ville. Les quartiers de ndosho et de Mugunga, sur lesquels se concentre ce
problème, se trouvent à la périphérie ouest de Goma et sont limitrophes du parc national des
Virunga. Ils comptent tous les deux une importante population d’anciennes PDI et de réfugiés,
d’où une cohésion sociale limitée dans ces deux quartiers. Ils connaissent par ailleurs tous les
deux des cycles d’insécurité extrême10.

La ville de Goma en particulier vit désormais dans un état d’insécurité exagérée, ici il
y les tueries, là-bas il y a le phénomène Maïbobo, d’autres part le Kidnapping, les 40 voleurs,
certains soldats et policier non contrôlé qui menacent la population, et pourtant ce sont eux
qui allait jouer le rôle de protéger la population mais nous vivons le contraire. Cette crise de la
gestion urbaine se traduit non seulement par une détérioration du cadre de vie des habitants
mais aussi par une insécurité grandissante qui est malheureusement le résultat de deux
facteurs principaux intimement lies: la paupérisation grandissante de la population et la
faiblesse du mode d'encadrement des jeunes. La délinquance juvénile prend de plus en plus
d'ampleur comme en témoigne le très grand nombre d'enfants de la rue, qui, à l'occasion,
commettent de petits larcins ou sont les indicateurs des grands délinquants.

Quelle signification faut-il donner à ce nouveau phénomène de société? Les


statistiques permettent-elles de vérifier une augmentation de la criminalité d'année en année,
comme le laissent entendre les Services de la police et la presse à sensation qui s'intéresse
depuis peu à la criminalité? Enfin la croissance urbaine rime-t-elle avec une augmentation de
la criminalité? Autant de questions auxquelles nous tenterons d'apporter une réponse.

La ville de Goma, cadre de notre étude vit-elle l'insécurité au même rythme que les
territoires de la province du Nord-Kivu avec les mêmes manifestations, les mêmes causes et
les mêmes conséquences. En ville de Goma, il ne se passe pas de journée sans que la police

10
MaartEn HEndriks, L’insécurité à Goma: Expériences, acteurs et réponses, op-cite
7

n’enregistre un fait criminel et la statistique criminelle de la préfecture de police provinciale


de Goma. La PNC ne soient saisies d'un fait lié à l'insécurité.

Eu égard de ce qui précède, nous nous sommes posés la question principale « Quel
est l’impact de l’insécurité ruraux sur le développement dans la ville de Goma ? » de cette
questions principale, les questions suivant ont été dégagé :

1. Quels sont les causes principales de l’insécurité dans les milieux ruraux ?
2. L’insécurité des milieux ruraux aurait-il des impacts sur la ville de Goma ?
3. Que pouvons-nous faire pour remédier à ces fléaux ?

0.3 HYPOTHESE DU TRAVAIL


Une hypothèse de travail est une idée directrice, une tentative d’explication des faits
formulés au début de la recherche et destinée à guider l’investigation et abandonnée ou
maintenue après l’investigation de l’observation 11.

Évoluant sous cet angle, les réponses provisoires sont les suivantes :

1. Les causes de l’insécurité dans les milieux ruraux seraient multiples entre autres les
conflits fonciers, les tribalismes, les attaques des groupes armés, les catastrophes
naturelles ect.
2. Nous osons croire que l’insécurité dans milieu ruraux aurait un impact négatif sur le
développement socio-économique de la ville de Goma.
3. Nous pensons que la sensibilisation sur le bien fondée de la sécurité ruraux et son
impact sur le développement socio-économique des villes serait une réponse adéquate.

0.4. OBJECTIF DU TRAVAIL


0.4.1 Objectif général
Ce travail a comme objectif général de connaitre l’impact de l’insécurité rurale sur le
développement socio-économique de la ville de Goma. Ainsi dans le but d’y remédier en
apportant notre pierre de fondement.

0.4.2 Objectif spécifique :


Comme objectif spécifique de notre travail est de :

 Identifier les causes de l’insécurité dans les milieux ruraux.

11
A. KABAYA, cours de IRS, ISDR-GL, 2006
8

 Dégager les conséquences de l’insécurité rurale sur le développement socio-


économique dans la ville de Goma.
 Proposer les pistes des solutions à ces problèmes.

0.5 CHOIX ET INTERETS DU SUJET


a. Choix du sujet
L’insécurité étant une monnaie courante aujourd’hui et qui handicape l’évolution
rapide de système de développement d’une ville. Suite à cette préoccupation que notre choix
a été motivé pour aborder ce sujet.

b. Intérêt du sujet
- Intérêt Personnel du sujet

Cette étude nous permettra à s'enquérir des facteurs favorisants l’accroissance de


l’insécurité dans la ville de Goma envie d’en apporter une piste de solution.

- Intérêt Social
Ce travail permettra à la société de comprendre l’importance de la sécurité dans le
milieu rural car sont les endroits le plus importants pour booster le développement socio-
économique de la population des grandes villes.

- Intérêt scientifique

Ce travail facilitera aux futures chercheurs qui emboitera ce sujet ou sujet similaire
comme banque de donnés.

0.6 DELIMITATION DU SUJET


Dans l’espace, la ville de Goma est notre milieu de recherche qui se situe dans la
province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo dans une période de 5 ans
allant du 2021-2022.

0.7 SUBDIVISION DU TRAVAIL


Hormis l’introduction et la conclusion générale, notre travail se subdivise en trois
chapitres à savoir :

- Chapitre premier : La présentation de la Ville de Goma et les considérations


théoriques et conceptuelles
- Chapitre deuxième : Présentation, analyse, interprétation et discussion des résultats
- Chapitre troisième : Le projet de développement
9

0.8 DIFFICULTES RENCONTREES


10

CHAP. I : MONOGRAPHIE ET THEORIE SUR LE


SUJET
I.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA
I.1.1. Historique12
Le concept « Goma » tire son origine de la déformation du mot « NGOMA » qui
signifie tambour, dans la plupart des langues bantus. Selon la légende du terrain, le bruit du
Nyiragongo en éruption résonnait à la manière d’un tambour.

Le tout premier village fut baptisé par les autochtones (NGOMA) qui signifie en
Kinyarwanda le symbole de règne de la dynastie.

Selon la même légende, le premier village fut englouti par les laves du volcan
Nyiragongo. La population a dû fuir pour aller créer des nouveaux villages dont l’un MUNTI,
l’actuel MUNIGI au pied du volcan et l’autre MATCHA actuel SAKE et par la suite
NGOMA devenu GOMA d’aujourd’hui. L’origine de la ville de Goma comme agglomération
se situe vers les années 190013.

En 1908 fut fondé un poste colonial belge de Goma en face du poste colonial
Allemand de Gisenyi pour des raisons militaires, stratégiques et plus tart sera institué comme
un office d’Etat Civil.

Vers 1912 le pouvoir Colonial aménage un champ de la société de chemin de fer pour
les travailleurs. Ce même champ accueille les fonctionnaires affectés aux travaux de
construction du port public de Goma vers 1930, au compte de l’office de transport colonial
« OTRACO ». D’autres entreprises s’implantèrent et attirèrent des milliers des ruraux et des
travailleurs rémunérés du comité national du Kivu (CNKI). Le CNKI a beaucoup contribué à
la naissance de la ville de Goma en synergie avec l’OTRACO.

En 1932, Goma habitait un service du parquet de grande instance. En 1948, le CNK,


s’attache à l’aménagement du site ainsi qu’une compagnie immobilière venait de naître et qui
était chargée de céder des terrains aux colons du NK. Parmi les immeubles publics de
l’époque, on peut citer le bâtiment abritant l’ancienne école royale, l’actuel INSTIGO et
l’EPAIGO, Ecole d’application de l’Institut de Goma.

L’E.P. KYESHERO fut la première école réservée aux noirs, le 18 septembre 1957.

12
Archive mairie de Goma 2009
13
Rapport de la Mairie de Goma, 2017
11

Goma fut institué comme une agglomération extra coutumière et FERUZI devient le
premier chef de cité. Le 14 Août 1962, Goma devient le chef-lieu de la province du Nord
Kivu dont le premier était Benezeeth MOULEY BUTINDA.

En 1988 Goma redevient encore le chef-lieu du district du Nord Kivu, créé par les
ordonnances n° 88-031 du 20 juillet 1988 et celle n° 88/1976 du 15 novembre 1988. Mais
suite à la contestation des territoires de Goma et de Rutshuru, les organes délibérant et
exécutif fonctionneront à Kirotshe puis Sake, Denis PALUKU assumera alors l’intérim du
gouverneur à l’absence du titulaire et deviendra plus tard gouverneur en 1965.

Cette province issue du découpage de l’ancien Kivu en trois provinces à savoir le Sud-
Kivu avec comme chef-lieu Bukavu, le Maniema avec Kindu comme chef-lieu et le Nord-
Kivu avec Goma comme chef-lieu.

I.1.2. Situation Géographique


I.1.2.1. Limites territoriales
Par l’ordonnance loi N°88-178 du 22 Mai 1988 fixant le nombre, la
dénomination et la délimitation des communes de la ville ainsi que leurs quartiers, la ville de
Goma est limitée :

 Au Nord : par le territoire de Nyiragongo ;


 Au Sud : par le lac Kivu et la Province du Sud-Kivu ;
 A l’Ouest : par le territoire de masisi ;
 A l’Est : par la République Rwandaise.

I.1.2.2. Coordonnée géographique (latitude, longitude)


La ville de Goma est fortement remarquée d’une plaine des laves légèrement
inclinée du Nord vers le Sud – Est. L’altitude varie entre 800m et 200m. Le point culminant
est le mont Goma avec 1600m d’altitude et le Mont Goma avec 1600m d’altitudes est
l’unique élément qui rompt la monotonie de cette surface presque plane.

I.1.2.3. Climat et relief


A. Climat

Le climat de la ville de Goma est du type tempéré tropical à tendance humide de part
son altitude de 1461,80 à 1500m dans l’enceinte de la chaîne des montagnes volcaniques des
Virunga et baigné par le lac Kivu. La température moyenne annuelle s’élève à 20,5°C et la
12

hauteur des précipitations annuelles s’élève à 1.500mm.14

Tableau n°01 : Le cycle de saison de la ville de Goma

Saisons Période
Grande saison sèche Juin-Août
Grande saison des pluies Septembre – Décembre
Petite saison sèche Mars – Mai
Petite saison de pluies Janvier – Février
Source : rapport annuel sur l’administration 2020

B. Relief

La configuration du relief ne présente pas beaucoup de particularités. Elle se penche


dans une allure plate constituée d’une plaine de laves volcaniques légèrement inclinée vers le
lac Kivu. Cette plaine est limitée au Sud-Est par une colline appelée « Mont Goma » qui
apparut lors d’une éruption lacustre volcanique très ancienne. Le Mont Goma est donc le
volcan éteint dont le cratère se situe au niveau du port public de Goma. Une ville quasiment
couverte par la lave, son sol est volcanique, seule une petite partie du sol est légèrement
sablonneuse. Son altitude culmine à environ 1500m. La plaine est aussi limitée à l’Ouest par
les collines du lac vert.

I.1.2.4. Hydrographie
Pour l’hydrographie, nous constatons une absence remarquable des sources d’eau
potable car depuis les années de l’éruption volcanique aucun cours d’eau n’existe dans la ville
de Goma. La ville de Goma est baignée dans sa partie par le Lac Kivu. Ce dernier est la seule
source d’eau de la ville. Bien que la REGIDESO s’efforce d’approvisionner la ville en eau
potable dans la mesure de ses moyens, une grande partie de la ville n’est pas servie.

I.1.2.5.Végétation dominante
Goma étant un prolongement du parc national de Virunga, la végétation est du type
savane parsemée buissons. A celle-ci s’ajoute une végétation artificielle constituée d’arbres
plantés par des propriétaires des différentes parcelles dans le souci de décorer et d’adoucir la
température de leur petit milieu.

I.1.3. Aspect politico-administratif


I.1.3.1. Division et subdivision administratives
Conformément à l’ordonnance loi n°48-127 du 22 Mai 1989 fixant le nombre de
limitation des communes dans la ville de Goma ainsi que leurs quartiers. La ville de Goma
14
Rapport annuelle sur l’administration des territoires et décentralisation de la ville de Goma 2011.
13

comprend deux communes et 18 quartiers à savoir :

 La commune de Goma est composée de sept quartiers notamment :


1. Quartier MIKENO
2. Quartier MAPENDO
3. Quartier les VOLCANS
4. Quartier KATINDO
5. Quartier HIMBI
6. Quartier KYESHERO
7. Quartier LAC VERT
 La Commune de Karisimbi est composée de onze quartiers à savoir :
1. Quartier KAHEMBE
2. Quartier BUJOVU
3. Quartier MAJENGO
4. Quartier VIRUNGA
5. Quartier KATOYI
6. Quartier MURARA
7. Quartier MUGUNGA
8. Quartier MABANGA NORD
9. Quartier MABANGA SUD
10. Quartier KASIKA
11. Quartier NDOSHO
L’existence de ces 18 quartiers s’explique pour résoudre l’épineux problème de
surpopulation d’administration et de bien assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
C’est ainsi que l’autorité provinciale qui est le chef de l’exécutif du NORD-KIVU a signé en
date du 11 Novembre 1998 l’arrêté n°01/085/CAB/GP-NK/98 portant création des quartiers
de faits dans la ville de Goma.

L’autorité provinciale a signé un autre arrêté n°10/037/CAB/GP-NK/98 portant


création d’un nouveau quartier dans la ville de Goma particulièrement dans la commune de
Karisimbi en l’occurrence celui de Bujovu constitué des cellules Byahi et Tyazo qui
dépendaient autrefois respectivement des quartiers Majengo et Virunga.

I.1.4. Aspect démographique


La ville de Goma est l’une des rares villes de la RDC qui connaît une croissance
14

démographique trop accélérée. Cette croissance intervient suite aux différents mouvements
migratoires qu’effectue sa population. Ces mouvements entraînent une modification de son
effectif et de sa structure.

La concentration de la population devient plus importante suite à l’exode rural en


grande partie dont les causes principales sont les guerres interethniques. Celle de s’abriter
contre les différentes tracasseries, la déstabilisation, le pillage, le chômage, les tueries qui
s’enregistrent du jour le jour dans les milieux ruraux.

Tableau N°2. Répartition de la population par catégorie sociale

Population Population
CATEGORIE
Étrangères Étrangères réfugiées Congolaise Total
Hommes 830 1902 360 790 362522
Femmes 620 902 673 201 674723
Garçons 890 2010 726 987 729887
Filles 729 1010 890 374 892113
TOTAL 3069 5824 2651352 2.659.245
Source : Mairie de Goma rapport annuel 2020

I.1.5. Aspect socio culturel


Pour ce qui concerne l’aspect socio-culturel, nous parlerons d’abord :

I.1.6. Aspect social


 Éducation
La ville de Goma regorge des écoles tant publiques que privées ou communautaires de
niveau maternel, primaire, secondaire et universitaire

En plus des écoles, Goma connait aussi la présence de beaucoup des centres d’alphabétisation
d’apprentissage des métiers et des langues nous citons entre autres :

a. Les foyers et centres sociaux


 Centre de promotion sociale de Karisimbi (CPS/K) ;
 Centre d’animation sociale CBCA VIRUNGA ;
 Centre pour Handicapés physiques.
Au cours de ces dernières années, le nombre d’écoles s’est accru au niveau de
l’enseignement primaire, secondaire et ce sont des écoles en majorité privées communément
appelées « Complexes Scolaires ».

 Santé
Plusieurs maisons de formation médicale et sanitaire implantées à travers toute la ville
15

de Goma contribuent à l’amélioration des conditions sanitaires de la population. Nous citons


notamment :

 L’hôpital provincial de Goma ;


 Les centres hospitaliers de références : CBCA Ndosho, Virunga, et Charité
Maternelle;
 Les cliniques privées ;
 Les centres et postes de santé publiques ;
 Les centres nutritionnels : Celui de Birere, Notre Dame d’Afrique et Mugunga etc.

I.1.7. Aspect Culturel


L’aspect culturel est diversifié dans la ville de Goma suite aux nombreux lieux et
place de loisir, voilà pourquoi nous distinguons certaines catégories à savoir :

a. La religion

Les confessions religieuses les plus pratiquées dans la ville de Goma sont : Eglise
catholique, Églises protestantes, Islam, Église kimbanguiste et un amalgame des religions
dans la ville.

b. Sports et Loisirs

La jeunesse de Goma pratique différents sports notamment : le football, le volley-ball,


le tennis, la boxe, le judo, l’acrobatie. Les infrastructures sportives sont insuffisantes et mal
aménagées.

Quant aux loisirs, on observe un déficit d’organisation des activités culturelles pouvant
être utiles pour une population stressée ou encore traumatisée par l’état d’insécurité, les
catastrophes naturels et la mauvaise gouvernance.

Toute la mosaïque des groupes culturels du Nord Kivu est représentée dans la ville de
Goma, l’on peut citer les Nande, les Hutu, les Nyanga, les Kusu, les Kano, les Kumu, les
Tembo, les Hunde et les Shi..

c. L’habitat

Généralement, les maisons d’habitation dans les quartiers populaires sont


principalement en planches et d’autres parfois en bâches. Dans le centre-ville et les quartiers
comme HIMBI et les volcans, les constructions sont pour la plupart en matériaux durable et
semi-durables. S’agissant des installations hygiéniques comme les poubelles, les toilettes
16

publiques dans la ville, elles n’existent presque pas.

Les constructions anarchiques battent le record dans certains quartiers de la ville. Nous
citons à titre d’exemple les quartiers KASIKA, MABANGA, MAPENDO, MUGUNGA,
BUJOVU…

I.1.8. Aspects socio-économiques


Selon le petit Larousse illustré 2007, l’économie signifie l’ensemble des activités
d’une collectivité humaine relative à la production, la distribution et la consommation des
richesses.15 Ainsi l’activité économique est subdivisée en trois secteurs à savoir : le secteur
primaire, le secteur secondaire et le secteur tertiaire.

I.1.8.1. Le secteur primaire


Il correspond à l’ensemble des activités des matières premières. Nous citons entre et
autres :

1. L’agriculture et l’élevage

La ville de Goma offre une terre volcanique qui est favorable à l’agriculture. C’est
pour cela que nous constatons que les parcelles sont parsemées des petits jardins potagers
dont les produits interviennent dans l’alimentation des ménages. Cependant, malgré la
présence des petits champs ou jardins potagers éparpillés dans la ville de Goma, cette dernière
s’approvisionne en produits vivriers à partir des territoires voisins notamment le Nyiragongo,
Rutshuru, Masisi, Minova et même dans la ville voisine de Gisenyi au Rwanda qui dépend
également en partie de la province du Nord-Kivu surtout pour l’approvisionnement en banane
et haricot.

Quant à l’élevage ; celui qui est grandement pratiqué à Goma est l’élevage des poules
qui a connu une promotion grâce à certaines maisons œuvrant dans ce domaine.

2. La pêche

La position de la ville de Goma au bord du lac Kivu avait en principe la facilité de la


pratique de la pêche artisanale. Elle n’est pas suffisante pour couvrir les besoins de la
population en poisson. Le lac Kivu est peu poissonneux suite à la présence de gaz méthane.

Ce lac approvisionne tant soit peu la population de Goma en fretins communément


appelés SAMBAZA. Cette espèce de poisson s’en acclimate à l’effet du gaz et constitue le

15
PETIT LAROUSSE illustré, 2007, P.36
17

grand stock du lac Kivu pour répondre aux besoins de la population de Goma. La ville est
ravitaillée par de poissons provenant de Vitshumbi, Nyakakoma qui sont des pêcheries du lac
Edouard et de l’Ouganda.

Goma a l’essentiel pour le commerce dont des magasins, des boutiques, des
alimentations, des supermarchés, des dépôts pharmaceutiques, des kiosques sur le long des
routes, les rues ou avenues. Nous trouvons trois principaux marchés: il y a le marché central
de Virunga, le marché de Kahembe et celui d’Alanine. Sans oublier des hangars de vente des
chaussures usagées à Katindo, à Birere et à côté de l’ONC. Nous trouvons également
différentes entreprises commerciales, hôtels, restaurants et bars, compagnies de transport
aérien, lacustre et terrestre, société de télécommunication, des banques et coopératives.

I.1.8.2 Le commerce et le tourisme


Le commerce est l’activité principale pratiquée dans la ville de Goma. Il s’effectue
dans les deux secteurs : formel et informel. Cette activité est favorisée par l’emplacement de
l’aéroport international de Goma qui facilite le trafic entre Goma et d’autres villes du pays et
même de l’étranger.

On peut ajouter à cela l’implantation de la ville de Goma géographiquement par


rapport à la République Rwandaise et à l’Ouganda. A part les grands commerçants faisant des
trafics très importants, l’implantation stratégique de la ville de Goma favorise régulièrement
l’arrivée des touristes qui, à leurs tours achètent des œuvres d’art de la sculpture produits
généralement par les personnes âgées de la ville de Goma et ses environs.

e. Transport et communication

Ce secteur est assuré par les bateaux qui naviguent sur le lac Kivu faisant la gonction
entre la ville de Goma et Bukavu en passant par l’île d’Idjwi, Kalehe…Les bateaux moyens et
les pirogues assurent l’exploitation de cette eau. Nous citons entre autres le bateau général
Mulamba, Safina, Mugotte, Ihusi express, Felekeni, Alelua, Bisengimana, Lady nadia,
Vedette, MV Iko, Emmanuel, Miss Rafiki, MV Biega, MV Akonkwa, etc…

Quant à la communication cellulaire, elle se développe à Goma et dispose des


entreprises de communication notamment : Airtel, Vodacom, Orange qui facilitent les
échanges de communication sur le plan local et international.

Pour les radios, nous avons la RTNC/Goma, Radio Okapi, Sauti ya injili, radio la
colombe, Radio Télévision ,Taina (RTCT), KIVU ONE, Hope Chanel, Mishapi Voice
18

TV, Mutaani, sauti ya matumaini, RAO FM, COMICO, SOURCE DE VIE, et biens d’autres
radio évangéliques entre autre NISSI, NURU, JESUS EST ROI, NATION TV.

Sur le plan spirituel et social, la ville de Goma dispose des structures d’encadrement
spirituel, social et sanitaire. Citons entre autres : l’Eglise Catholique, CBCA, Musulmans,
Eglise adventiste du 7ème Jour, les Eglises de réveil, etc…

I.2. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL

I.2.1 Définition des concepts de base


La justification du choix de notre sujet faite, nous passons à la définition des
concepts le composant afin de « le rendre plus opérationnel et clair ».

I.2.1.1 Les concepts insécurité


Selon le dictionnaire, Le Petit Larousse Illustré, l'insécurité se définit comme le
manque, l'absence de tranquillité ou de sécurité. Ainsi, le concept de sécurité se trouvant
opposer à celui d'insécurité, se définit comme la confiance, la tranquillité d'esprit de celui qui
se croit à l'abri, mais aussi la situation sûre à l'absence réelle de tout danger.

Le Dictionnaire Encyclopédique, lui reste précis et donne un sens scientifique de la


sécurité. La sécurité selon ce dictionnaire, est l'ensemble des mesures matérielles, politiques,
économiques et sociales destinées à assurer la protection des biens et des personnes (assurer la
sécurité publique). Retenons après analyse que d'insécurité provient de l'absence de sécurité.

I.2.1.2 Ville
La ville est définie dans le Dictionnaire Encyclopédique comme une agglomération
d'une certaine importance, dont les habitants exercent en majorité dans les domaines
secondaires (industries et administration) et tertiaires (commerce).

En Afrique, la particularité des villes se résume en la cohabitation de deux modes


vies (moderne et traditionnel), d'autant plus que la plupart des villes naissent des cendres des
villages (lieu par excellence des valeurs traditionnelles).

Grand-Bassam, notre cadre d'étude s'inscrit dans les caractéristiques décrites dans la
définition faite par le Dictionnaire Encyclopédique.

I.2.1.3 Les concepts implicites


 Le crime, pour le psychiatre canadien ELLENBERGER, est un acte anti-éthique et
antisocial grave généralement interdit par la loi et résultant de processus complexes
d'ordres sociologiques, psychologiques et souvent biologiques »( ELLENBERGER,
19

2001). Dans le Lexique des termes juridiques, le crime est défini comme une
infraction grave jugée par les cours d'assises et passible d'une peine afflictive et
infamante. Pour la conduite de notre étude, nous nous servirons de l'approche
d'ELLENBERGER qui est plus criminologique.
 Le criminel est une personne qui est coupable d'une infraction grave à la morale ou
d'une infraction que les lois punissent d'une peine afflictive ou infamante selon le
Dictionnaire Universel.
 L'infraction est, quant à elle, définie comme une action ou omission déterminée par la
loi pénale et punie de certaines peines également fixées strictement par elle. Le
Lexique des termes juridiques qui nous octroie cette définition en donne une vingtaine
de types telle l'infraction complexe, l'infraction continue, l'infraction d'habitude...
 Selon le Dictionnaire Encyclopédique, le délinquant est une personne qui a commis un
délit, qui commet régulièrement des délits. Le Petit Robert1 lui définit en
conséquence, la délinquance comme une conduite caractérisée par des délits répétés,
considérés surtout sous son aspect social. Elle est également l'acte du délinquant.
 En définitive, le Dictionnaire Universel définit la violence comme la force brutale
exercée contre quelqu'un ou encore une contrainte illégitime, physique ou morale.
D'une façon générale, la violence est l'illustration de la force brutale ou intimidation
pour agir sur quelqu'un ou le faire agir contre son gré, sa volonté. La violence est tout
acte responsable qui porte atteinte à l'homme.
 Aussi, GRAVIER B. (2006)1 définit-il l'acte de violence comme l'impossibilité pour
un individu de mettre en mots, en images, en représentations des émotions qui
pourraient dire la colère, le vide, le traumatisme etc.
 Mais que dire du sentiment de l'insécurité ?

Le sentiment d'insécurité peut être individuel ou collectif. Il combine le danger réel


ou imaginaire et la perception de sa gravité. CHENAIS J-C. (1981) définit le sentiment
d'insécurité comme le risque, au même titre que les risques naturels ou technologiques, les
conflits armés etc....d'être victime d'un danger. Il peut donc susciter chez tout individu la peur,
la méfiance et même la haine.

I.2.1.4 Développement16
Le terme développement a été défini par plusieurs auteurs selon leur spécificité.
Nous pouvons citer certains comme :

16
Jean PIERRE KASUKU, cours de développement, inédit, G2 DECO, 2008-2009
20

B.R. BATTEN définit le développement comme « une manière de travailler avec les
gens de telle sorte qu’ils soient stimulés à améliorer leur environnement physique et moral par
un processus particulier où ils discutent, planifient, organisent et agissent librement par eux
même. »
Quintin Nolet De Brauwere définit le développement comme un processus d’adaptation
volontaire de sa propre culture vers un état de meilleure résolution de problème et satisfaction
de besoin.
[Link] lui dit que le développement est la prise en charge partielle et totale par la
communauté ou le groupement de communauté ; de responsabilité et d’action direct
correspondant à leurs besoins propres, aux priorités qu’elles apprennent à établira en prenant
progressivement conscience de problèmes qui affectent leurs niveau de vie et leurs bien être.
Tandis FRANÇOIS PERROUX dit que le développement est la combinaison des
changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à faire croître
cumulativement et durablement son produit réel global. Le développement est donc vu
comme « avoir plus » et « être plus »

I.2.2 Généralité sur le développement


I.2.2.1 Les conceptions du développement
Nous pouvons distinguer 3 conceptions que voici :

- La conception courante du développement : celle de l’homme de la rue ;


- La conception plus opératoire ; scientifique, dira même classique, essentiellement
économique ;
- à fin d’autre conception notamment culturelle du développement17

I.2.2.2 La conception courante du développement


Très souvent les individus voient le concept développement comme l’acquisition
matérielle d’une population donnée. Pour évaluer un développement ils tiennent compte
notamment la quantité et la qualité d’une catégorie de biens matériels notamment les biens
manufacturables et de haute technologie qu’une population dispose.

Pour un homme de la rue l’Europe serrait donc plus développement par rapport à
l’Afrique qui est dépourvu de bien matérielle et de la technologie de la pointe.

Telle est la conception de l’homme de la rue dépourvu de sens de raisonnement.

17
Célestin NTABASHWA, cours de philosophie de développement, G1 DECO/ UO, inédit, 2007-2008
21

I.2.2.3 La conception plus opératoire, scientifique, dira même classique essentiellement


économique
Contrairement à l’homme de la rue, intellectuelle ne se contente pas de seules
impressions extérieures, il cherche de critère plus opératoire.

Ainsi les sciences économiques tendent à saisir et proposent des critères du


développement à travers deux conceptions :

- la conception d’un pays par rapport à la qualité des biens économique disponible,
tandis que
- la conception analytique saisit et explique à sa manière la notion du développement.

I.2.2.4 La conception culturelle du développement


Les éléments constituant un écosystème développe un réseau d’interdépendance permettant le
développent dans la vie.

Il ne suffit pas de définir le développement durable, encore faut-il en considérer l’implication


concrète.

Il faut avoir une question qui sera considéré comme question pertinente pour arriver à un
changement. D’où que faut-il changer dans le développement ?18

Le développement viable nécessite la prise en compte de façon harmonieuse les trois piliers
de la vie moderne :

- L’économie
- Le sociale
- L’environnement.

I.[Link] L’économie
Il faut toujours chercher à chaque action de produit, de vendre, d’acheter, travailler,
se déplacer, se vêture, se nourrir.

Les pratiques et les produits important un bon rapport qualité de prix.

I.[Link] La sociale
Lorsque on veille à adopter des pratique propice ou de développement de l’emploi et
respectueuse de l’intégrité des cultures de personnes qui travaillent à la production de bien
consommer.

18
Celestin NTABASHWA, op-cit
22

I.[Link] Environnement
Un développement durable implique le choix de pratique, de produit et de processus
de production favorable ou respect de la planète et de la santé.

Ceux que nous citons ci haut, sont donc appelés les piliers du développement durable.

Les trois piliers du développement durable 19

Économie

Épanouissement

Réflexion sur
Le développement Plaisir

Durable

Social Environnement

La prise en considération de ce piliers est un appel lancé vers la trinité formée par les
pourvoyeurs d’aider les gouvernements du tiers monde et leur citoyen soumis des stations qui
lui sont favorable tenant compte des instancions de ce trio peut fonctionner conduire les pays
sur la route de prospérité.

Bref : le développement durable est un développement qui est reposé au besoin de génération
actuelle sur le compromettre de génération future.

I.2.3 les théories générales sur le développement


I.2.3.1 La théorie évolutionniste
Pour parler de développement, les évolutionnistes se penchant sur trois postal :

 Le développement est considéré comme un parcours qu’il faut suivre jusqu’à atteindre
le sommet ;
 Les nations occidentales se croient développés car elles considèrent leur propre
développement comme valeur universel ;

19
[Link], apport des églises dans le développement de la ville de Goma, cas de l’église CBCA-BIRERE, TFC
inédit, UNOUGO, 2010
23

Les économistes et sociologues de ces mêmes nations considère que l’agent


transformateur a été l’industrialisation.

Cette théorie selon IGNACY SACHS se heurte au goulot d’étranglement dans le tiers
monde qui rende impossible20

- La croissance démographique annule les efforts du développement ;


- La tendance à industrialiser les secteurs de luxe et d’exportation ;
- L’insuffisance de la main d’œuvre qualifiée de l’énergie de voies de communication ;
- La vertu subulé accueille les pauvres, les marginalisés, l’inadaptés, les chômeurs, les
jeunes non scolarisés, la main d’œuvre sous formation intellectuelle et technique.

I.2.3.2 La théorie historiciste


Dans cette théorie, pour qu’un peuple se développe, il ne suffit pas d’utiliser les
modèles qui étaient déjà mais on doit créer un modèle absolument nouveau et spécifique.
Donc pour élaborer une stratégie du développement, il faut toujours partir de la dynamique
d’une société c.à.d. les valeurs de cette société.

Cette théorie sera donc critiqué car elle considère la coutume comme une valeur
absolue ; elle se base sur la simple maintenance du passé, ou même du présent et
appauvrissent progressif, elle n’estime que la spécificité, donc les données particulière à
chaque peuple. L’historicisme ne résonnait pas dans le domaine du développement les apports
communs à plusieurs peuples, à plusieurs cultures.

I.2.3.3 La théorie structuraliste


Avec deux nations qui sont la base de cette structure ; La notion de structure et la
notion de dominance. Tout d’abord, elle tente d’expliquer le fait relations, sortes de lois
fondamentales ; si donc dans une communauté système ne fonctionnent normalement il faut
observer le système universel puis chercher dans le système local ceux qui ne marche pas
bien.

I.2.3.4 La théorie du dialectique fondement changement


Selon Alain TOURRAINE, il dit qu’un problème par un bout en réfléchissant sur le
couple de fonctionnement changement. Toute société humaine à une structure de
fonctionnement qui maintient la continuité et cette continuité est nécessaire.

20
IGNACY SACHS, cité par Célestin NTABASHWA, op-cit
24

Les quatre théories n’ont pas le même point de vie dans le domaine de
développement. Chacune de cette théorie cherche à montrer le problème qui pourrait être le
goulot d’étranglement d’une part et d’autre part ce qui peut favoriser le développement.

I.2.4 Quelques conditions d’efficacité d’un développement durable


Le développement durable est un développement qui répond au besoin de génération
présent sans compromettre le développement de génération future. Il y a donc les conditions
qui feront l’efficacité d’un développement durable21.

I.2.4.1 Développement endogène


Le développement sera efficace lorsqu’il va tirer naissance dans la société elle-même
dans le milieu spécifique de la communauté et non subir passivement la loi des autres. Le
développement doit provenir de valeur et le mode de vie de cette communauté.

I.2.4.2 Développement autogère et autocentré


Le développement doit être élaborer et exécuté de telle façon qu’il soit géré,
administré, dirigé et organisé par les membres de la communauté et contrôlé par les mêmes
membres.

I.2.4.3 Développement participatif


Le développement doit prendre toute la couche de membres de la communauté c.à.d
que tout le monde a droits de participer volontairement à ce projet.

La participation inhibitive :

C’est faire participer la communauté de quelques choses comme les autres les ont faits.

La participation formelle : Pour obéir afin d’éviter la sanction, c’est une


participation contraignante.

La participation responsable : Celle qui est libre et volontaire motivé par les dangers
qui guette la communauté dont il fait partie. C’est la vraie participation qui a un sens
captatif et centrifuge.

I.2.4.4 Développement intégrale et intègre


Ce développement vise le vécu quotidien, tout ce qui constitue le vécu de la
communauté pour action multifonctionnel.

21
[Link], [Link].
25

I.2.4.5 Développement approprie


C’est le développement qui est approprié à l’environnement c.à.d approprié à
l’environnement naturel d’abords, à l’environnement socioculturel, en suite et afin dans le
domaine technologique.

I.2.5 Les facteurs d'insécurité.


I.2.5.1 Facteurs individuels de l’insécurité
L'insécurité urbaine, cette peur étrange de sortir le soir, cette peur de quitter son
chez-soi, cette peur qui paralyse le corps et l'esprit, apparaît plus importante chez certains
groupes de la population. Les premiers touchés par le sentiment paralysant de l'insécurité sont
ceux qui ont déjà subi des actes de violence. Il y a aussi ces gens qui ont peur parce qu'ils
connaissent une personne ou ont entendu parler d'une personne qui a été victime de violence
urbaine. Le sentiment d'insécurité est une plaie difficile à guérir22. (Carole Strike, 1995)

Généralement, une des caractéristiques psychologiques les plus importantes chez


ceux qui ont peur c'est la perception d'être vulnérable, ce qui est le lot des personnes âgées,
des personnes handicapées physiquement et de beaucoup de femmes. Selon l'Enquête sur la
violence envers les femmes 60% des femmes sont inquiètes de marcher seule dans leur propre
quartier lorsqu'il fait noir. Il ne faut pas croire que les hommes sont complètement immunisés:
ils ont peur pour leurs enfants, leur conjointe, leurs parents âgés et
pour….. eux-mêmes.

 Violence criminelle dans les villes

Cusson et al (2013) définissent les violences criminelles comme des « atteintes


intentionnelles et prohibées à l’intégrité physique d’autrui causant des souffrances, des
blessures ou la mort ». Ces violences revêtent plusieurs formes et sont l’œuvre de certains
acteurs.

 Formes et acteurs de violence criminelle

Concernant les formes de violence criminelle, il en existe plusieurs que des auteurs
comme Illife (1987) ont essayé de décrire. L’auteur note que « les atteintes contre la
propriété sous la forme de vols et de chapardage constituent l’essentiel des infractions
criminelles en Afrique ». Selon Touré et al (1994), la violence criminelle se manifeste à
travers des actes comme le vol à main armée, le braquage, le vol avec effraction, le

22
Carole Strike, 1995
26

kidnapping, le vol en réunion, etc. La violence criminelle prend différentes formes selon la
situation (Cusson, 2013). Elle est l’œuvre des jeunes. Koffi (2003) stipule qu’ « à Abidjan, la
violence urbaine recrute ses principaux acteurs parmi les jeunes hommes de 15 à 25 ans ».

Le REPCI (2006) abonde dans le même sens quand il affirme que « la délinquance
juvénile a trait aux jeunes, c’est-à-dire ceux dont l’âge varie de 15 à 35 ans ». Latour (2005)
précise qu’ « à Abidjan, comme dans de nombreuses mégapoles du monde, les jeunes qui ne
parviennent pas à trouver une place dans une société où ils se sentent étouffés, diminués,
anonymes, créent un espace – où ils vont se réfugier pour affirmer leur singularité face aux
déterminismes environnants ». Ces espaces qualifiés d’espaces dangereux essaiment dans la
ville d’Abidjan. Comme le dit Koffi (2003) quand il écrit qu’ « il existe des zones où
échapper aux agresseurs relève des exceptions ».

I.2.5.2 Facteurs collectifs de l’insécurité


A. Le degré d'exposition collectif à des manifestations de violence: les médias

L'insécurité n'est pas causée seulement par le fait d'avoir été victime ou de se sentir
vulnérable. Les médias, rapportant les événements violents, contribuent aussi au sentiment
d'insécurité dans la population. Ils prétendent pourtant représenter les intérêts du public à être
informé. Certains, par ailleurs, utilisent des moyens médiatiques (photos vidéo) rendant les
faits rapportés des épisodes spectaculaires. Ces moyens sont souvent exagérés par rapport aux
valeurs que l'on devrait accorder à ces événements plutôt amoraux. Ce n'est pas que ces faits
soient non-importants, au contraire, la violence doit être décriée et non mis en spectacle. On
parle plutôt (en langage déguisé) de marketing et de libre marché. Bien sûr, les gens aiment
acheter le spectaculaire, ce qui sort de l'ordinaire. Les médias se défendent en disant que les
gens aiment la violence et elle doit être présentée en spectacle. Ainsi, on vend non plus les
faits mais une fabulation. Il faudrait, une fois pour toute, que les médias comprennent leurs
rôles et responsabilités morales. «The medium is the message», les fervents des médias se
reconnaîtront. Il faudrait que certains se posent la question «Quel est le message transmis dans
la façon de présenter les faits violents?». S'il y a plus de violence dans les médias, les gens se
sentiront moins en sécurité et seront portés à croire que dehors c'est dangereux, ils resteront
donc chez eux et écouteront la télé. Dans les faits, la violence sert bien les médias.

Par ailleurs, si les médias rapportent des actes de violence par rapport à un lieu
géographique, il est fort probable que les gens décident de ne pas fréquenter ces endroits. Pour
27

la protection des touristes, cela peut s'avérer une bonne chose, mais, seulement si
l'information diffusée n'est pas brouillée par l'exagération.

On peut donc dire que le tourisme peut être influencé par la façon dont les médias
traitent les actes de violence.

B. La connaissance d'un milieu où l'idée que l'on s'en fait

Les gens qui ne font que passer dans un quartier lisent les éléments extérieurs de
l'environnement et se font une idée de cet environnement par rapport à ce qu'ils connaissent
déjà (ou par ce qu'ils ont appris des médias). Les études ont démontré qu'entre deux quartiers
à niveau de violence égal, les gens se sentent plus en sécurité dans le quartier où ils habitent
parce qu'ils le connaissent. Le milieu se caractérise par l'aménagement, les lieux publics, les
personnes qui les fréquentent, (...)

La connaissance et la familiarité d'un milieu ( ) jouent pour beaucoup sur le


sentiment de sécurité. Par ailleurs, pouvons-nous ainsi dire qu'en tourisme, plus les gens
auront de l'information descriptive sur un environnement qu'ils s'apprêtent à visiter, plus ils se
sentiront en sécurité lors de leur visite. Le sentiment de sécurité est aussi lié à la capacité d'un
individu à se repérer facilement. L'expérience auprès des femmes a démontré que si elles
savent où elles vont, leur sentiment de sécurité est accru.

C. L'achalandage des lieux publics et la prise en charge locale

Un environnement qui inspire la sécurité se caractérise par un bon achalandage. Et


vice et versa, un bon achalandage inspire la sécurité. Le parc Lafontaine, par exemple, a été
pointé par les femmes comme étant un endroit insécurisant le soir et elles l'évitent aux heures
de noirceur. Toutefois, on peut constater que lorsqu'il y a des concerts, l'achalandage est
important partout dans le parc et il se dégage un sentiment de sécurité.

Il arrive que certains lieux publics perdent le niveau d'achalandage critique et soient
utilisés en exclusivité par des gangs de rue. Ces lieux publics perdent alors leur attrait et
deviennent insécurisant. Petit à petit, ils seront moins fréquentés. L'appropriation de l'espace
par les citoyens ou par les responsables d'organisations d’événements est cruciale dans les cas
où le risque d'abandon d'un site est grand. L'aménagement urbain peut jouer un rôle
intéressant pour rendre les espaces publics propices à ce type d'appropriation, de prise en
charge.
28

D. L'aménagement, la propreté et les éléments de l'environnement

Les études ont démontré que l'aménagement et le type de fréquentation des espaces
publics et privés sont liés à la peur d'être victime de violence. La liste des éléments
engendrant l'insécurité est longue: les terrains vacants; la présence de graffitis; les terrains en
friches; les bâtiments inoccupés; les gangs de rue; la présence d'itinérants ou de mandiants; les
stationnements mal éclairés; le manque d'indications dans les stationnements pour retrouver
sa voiture; l'illisibilité des lieux (ne pas pouvoir se repérer facilement); les longs couloirs
vides; les tunnels; les rues où les automobilistes ne peuvent s'immobiliser; les déchets étalés;
les zones industrielles; la présence policière; la présence de prostituées; etc.

Les groupes de femmes ont fait valoir l'importance d'être en mesure: 1) de voir les
éléments de l'environnement; 2) d'être vu par une présence humaine; 3) d’entendre; 4) d'être
entendu; 5) de pouvoir avoir de l'aide rapidement; 6) de pouvoir fuir aisément. Pour les
féministes, ces principes devraient guider les plans d'aménagement favorisant ainsi la sécurité
des femmes.

I.2.5.2 Les approches pour prévenir la violence et la peur


Malgré les liens qui existent entre eux, les phénomènes de la peur et de la violence
proviennent de sources distinctes. Il devient donc nécessaire pour les prévenir de les aborder
séparément et différemment. L'influence des interventions en sécurité urbaine provient des
disciplines de la criminologie, de la sociologie, de la psychologie, du féminisme, du droit, de
l'économie et de l'urbanisme.

L'approche criminaliste étant la science qui aborde les fondements de la prévention


de la criminalité, elle tente de retracer les liens de causes à effets du phénomène de la violence
chez les individus qui l'utilisent et la perpétuent. Elle propose trois cibles d'intervention: 1) au
niveau du développement de comportements délinquants chez les enfants (prévention
développementale); 2) chez les individus qui ont un potentiel délinquant (prévention du
potentiel délinquant); 3) chez les commentateurs de crimes, en rendant l'acte difficile à
commettre (prévention situationnelle). Les agresseurs potentiels passent à l'acte lorsqu'il y a
accessibilité (présence vulnérable) d'une cible et lorsque l'absence de témoins fait diminuer le
risque de se faire prendre par la police.

Les groupes de femmes, quant à eux, ont poussé plus loin la réflexion. Ils ont créé
une approche nouvelle qui tient compte de la victime, de son sentiment d'aisance et de
sécurité. Les aspects de l'environnement et les façons de dissuader les agresseurs de passer à
29

l'acte tiennent alors compte du sentiment de sécurité de la femme, du respect et des droits de
sa personne. Une femme devrait avoir le droit de circuler en toute sécurité le soir, elle devrait
ne pas être obligée de dépendre de la présence d'un policier ou d'un accompagnateur. Cette
vision a fait évoluer les mesures de sécurité urbaine selon une approche plus globale et
holistique.

Les mesures correctives peuvent s'inspirer des interventions des groupes de femmes
et de l'approche criminaliste. Dans un premier temps, il s'agit d'amener les personnes
concernées par la peur à identifier les éléments de l'environnement qui les insécurisent. Puis,
déterminer avec elles et avec l'apport d'experts, les causes de ces insécurités. Une fois les
causes identifiées, il faut mettre en place des mesures d'ordre individuel ou collectif qui visent
la réduction des actes de violence ou des facteurs d'insécurité. Les résultats sont fonction des
causes et du temps. Lorsque les causes sont liées à l'environnement, les mesures sont parfois
simples et efficaces. Parfois, simplement le fait de parler en bien d'un lieu contribue
positivement à sa réappropriation par le milieu.

I.2.6 Revue littéraire


La majeure partie des œuvres étudiant le phénomène de l'insécurité évoquent et
expliquent les facteurs liés à ce phénomène, mais elles restent sensibles non seulement au
problème de l'évolution de l'insécurité et aussi des politiques applicables en matière de lutte
contre ce fléau.

Pour RENNER M. (1999), les facteurs explicatifs de l'insécurité résident dans


l'évolution de la société, de l'économie et de l'environnement de plus en plus marqué non
seulement par la fragmentation à la montée du « tribalisme », mais aussi par la
mondialisation.

D'autres auteurs se sont quant à eux intéressés aux politiques et aux moyens
applicables afin de venir à bout du phénomène de la criminalité. C'est dans cette optique que
GASSIN R. (1994) propose la prévention comme une piste. Pour lui, prévenir la criminalité
consiste à faire une typologie de la prévention en fonction de la nature de la criminalité
observée dans un milieu donné.

L'étude réalisée par GROGUHE Y. (2001-2002), sur « Les dispositifs sécuritaires en


matière de lutte contre le cambriolage de domiciles et magasins de vente à Abidjan : le cas de
la commune de Cocody.», présente certes toutes les stratégies et les moyens utilisés par les
30

habitants de cette commune pour prévenir le vol. Mais elle ne nous définit pas avec exactitude
les conditions de leur application ou utilisation pour une prévention efficace du vol.

Pour ANCEL M. (1954), prévenir l'insécurité consiste non seulement à lutter contre
la personnalité anti-sociale de l'individu, mais aussi la protection de la société dans laquelle il
vit.

Les travaux de l'étudiant NDIHOKUBWAYO E 23. (2001-2002) exposent comme


moyens de lutte contre la criminalité, l'occupation de la jeunesse désœuvrée par
l'apprentissage de métiers pour leur insertion sociale dans le secteur professionnel, mais aussi
et surtout une franche collaboration entre les forces de défense et de sécurité et la population.

Enfin, d'autres écrits ont mis en relief l'existence de la criminalité dans les milieux
urbains.

ROBERTSHAW R. (1996) souligne que si la criminalité existe dans les milieux


urbains, c'est dû au simple fait que les Etats sont fragilisés par les politiques de transformation
qui du coup créent des problèmes d'inadaptation et d'intégration sociale comme ce fut le cas
en Afrique du Sud (passage du régime Apartheid au régime démocratique).

L'enquête réalisée par la Banque Mondiale1 dans 63 pays et auprès de 30600


entreprises privées à travers le monde montre l'existence et la constance de la criminalité
d'autant plus que près de 80% des chefs d'entreprises interrogés affirment avoir été victimes
d'un acte criminel. Et cela pour la raison que certains pays, notamment de l'Afrique, de
l'Amérique Latine, de la Communauté des Etats Indépendants (C.E.I.) et des Pays d'Europe et
Orientale (P.E.C.O.) paraissent souffrir d'un vide institutionnel total propice à la criminalité et
à la violence et, d'une manière générale, à l'insécurité des biens et des personnes.

De ce qui précède, nous dirons que la sécurité reste une préoccupation majeure et une
condition nécessaires au maintien de l'Etat de droit. Dans le cadre du développement de «
L'Etat social actif », dont les pierres angulaires sont la croissance économique et la protection
sociale, la gestion de la sécurité par les autorités s'impose. La réalisation de tels objectifs
concerne aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement.

23
NDIHOKUBWAYO, Lutte contre la criminalité dans le Zone urbain, Mémoire de Maîtrise, 2001-2002
31

CHAP. II : PRÉSENTATION, ANALYSE,


INTERPRÉTATION ET DISCUSSION DES
RÉSULTATS

II.1. APERCU METHODOLOGIQUE

II.1.1 Méthode et application


Aucun chercheur ne peut prétendre se passer de la méthodologie pour atteindre le but
qu'il s'est fixé. Il lui incombe, pour cette raison, l'impérieuse tâche d'élucider la démarche
méthodologique qui lui a permis de se garder de graves méprises et de stabiliser sa recherche
sur une base scientifique, étalon de mesure de la validité, de la précision et de la fiabilité de
l'analyse. Aussi avons-nous décidé d'expliciter notre approche méthodologique.
a. Méthode descriptive : il nous a permis de décrire le milieu qui constitue le champ
d’étude ou de recherche mais surtout de comprendre les causes de l’insécurité.
b. Méthode historique : nous a permis de voir dans quelle manière historique l'évolution
de l’insécurité dans la ville de Goma.
c. Méthode analytique : la méthode analytique nous a permis à faire l’analyse des
données sur terrain
d. Méthode comparative : Elle nous a permis de comparer la manière dont les années se
sons déroulé et leur état sécuritaire et développement.

II.1.2 Technique de collecte des données


Pour le collecter des données, certains technique nous ont été utile à savoir :

 Technique d’interview : Il nous a permis de récolter les données en posant des


questions auprès de nos enquêtés
 Technique de questionnaire : nous a permis d’utiliser les questionnaires écrits sur
terrain. Ainsi notre questionnaire concernait deux types de catégorie il y avait des
questions adressées à la population et aux autorités politico-administrative.
 Technique d’échantillonnage : qui nous a permis de tirer un couche minute de la
population cible pour avoir les avis sur le sujet de recherche.

II.1.3 Type d’étude


Cette étude est du type analytique, diachronique car il permet d’analyse l’impact de
l’insécurité dans les milieux ruraux et la succession de ce fait sur le développement socio-
32

économique de la ville de Goma, avant de suggérer un projet de développement comme étant


la piste de solution à ce problème.

II.1.4 Population cible


La population d’étude est la population de la ville de Goma qui était évalué à
2 659 245 habitants selon le rapport de la mairie de 2021 qui nous a servis comme base de
recherche.

Échantillonnage

Faute de temps et de moyens financier, nous n’avons pas pu atteindre toute la


population de notre enquête. Pour déterminer la taille de l’échantillon, cette étude a usé de la
formule de LYNCH (2010) qui est

𝑁𝑍 𝑧 (1 − 𝑝)𝑝
𝑛=
𝑁𝑑 2 + 𝑍𝑍 (1 − 𝑝)𝑝

Avec comme

n= Taille de l’échantillon

N= Population total

Z= Coefficient qui correspond à l’intervalle de confiance et sa valeur étant de 1,96 quand


l’intervalle de confiance est 95%

p= Proposition d’individu possédant les caractéristiques à étudier au sein de la population


50% soit 0,5 (proportion forte)

q= (1= proposition d’individus qui ne possèdent pas les caractéristiques à étudier : ici, sa
valeur est égale à 1-0,5=0,5

d= le marge d’erreur et sa valeur est de 5% ou 0,050 quand l’intervalle de confiance est égale
à 95%

2.659.245[(1,96). (1,96)](1 − 0,5). 0,5


𝑛=
2.659.245[(0,050)(0,050)] + [(1,96). (1,96)](1 − 0,5). 0,5

2.659.245 (3,8416)0,25 2553938,898


= = = 384, 1
6648,1125+0,9604 6649,0729
33

Or sur 384 questionnaires largués sur terrain, 301 nous ont été retournés avec
réponses d’où une mortalité expérimentale de 83 exemplaires. En conséquence notre
échantillon a été fixé à 300 enquêtés.

II.2 PRESENTATION ET INTERPRETATION DES DONNEES


Tableau n°1 : les enquêtés selon le sexe

Sexe Effectif %
Masculin 161 53,67
Féminin 139 46,33
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Sur 300 personnes interview il y a eu 161 enquêtés soit 53,67% était de sexe
masculin et 139 enquêtés soit 46,33% était de sexe féminin.

Tableau n°2 : l’Enquêtés selon le tranche d’âge

Age Effectif %
De 18 – 24 ans 107 35,67
De 25 – 35 ans 70 23,33
De 36-45 ans 51 17,00
Plus de 46 ans 72 24,00
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Ce tableau nous renseigne que sur 300 enquêtés, 107 enquêtés soit 35,67%
était dans le tranche d’âge de 18-24 ans, 72 enquêtés soit 24,00% ont plus de 46 ans, 70
enquêté soit 23,33% sont entre 25-35 ans et 51 enquêtés soit 17,00% sont dans la tranche
d’âge de 36-45 ans.

Tableau n° 3 : Les enquêtés selon leurs Etat-Civil

Etat-Civil Effectif %
Marié 132 44,00
Célibataire 108 36,00
Veuf (ve)s 34 11,33
Divorcé 26 8,67
Total 300 100
Source : Notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Ce tableau nous renseigne que sur 300 enquêtés, 132 enquêtés soit 44,00%
sont marié, 108 enquêtés soit 36,00% sont de célibataires, 34 de nos enquêtés sont de veuf
(ve) soit 11,33% et enfin 26 enquêtés soit 8,67% sont divorcés.
34

Tableau n°4 : l’Enquêtés selon leurs fonctions

Fonction Effectif %
Sans 92 30,67
Fonctionnaire de l’Etat 31 10,33
Commerçant 74 24,67
Débrouillard 103 34,33
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Eu égard à ce résultats, 103 enquêtés soit 34,33% ont montré qu’ils sont
débrouillard, 92 enquêtés soit 30,67% sont sans emplois, 74 enquêtés soit 24,67% disent
qu’ils sont commerçant et 31 enquêtés soit 10,33% sont de fonctionnaire de l’Etat.

Tableau n°5 : De l’exode rural

Question Réponses Effectif %


Comment évaluez-vous l’exode En hausse 262 87,33
rural dans la ville de Goma ? Normale 21 7,00
Modéré 17 5,67
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Eu égard à ce résultats, sur 300 enquêtés, 262 enquêtés soit 87,33% de nos
répondant disent que l’exode rural est en hausse dans la ville de Goma contre 21 enquêtés soit
7,00% qui disent normale et 17 enquêtés ont dit modéré soit 5,67%.
Tableau n°6 : De cause de l’exode rural
Question Réponses Effectif %
Quels sont les causes de Attaque des groupes armés 107 35,67
l’exode rural vers la ville de Conflit foncier 29 9,67
Goma ? A la recherche du travail 44 14,67
Goût de la vie de prestige 29 9,67
Études 79 26,33
Autres 12 4,00
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : La lecture de ce tableau montre que sur 300 enquêtés, 107 enquêtés soit
35,67% de nos répondant disent les attaque des groupes armés, 79 enquêtés soit 26,33% qui
disent que les études sont la cause de l’exode rurale, 44 enquêtés soit 14,67 ont parlé de la
35

recherche du travail, tandis que les conflit foncier et le goût de la vie de prestige ont eu tous
29 enquêtés soit 9,67% pour chacun et 12 enquêtés soit 4,00% ont dit d’autres causes.

Tableau n°7 : De problème de l’insécurité de l’exode rural dans la ville de Goma

Question Réponses Effectif %


Selon vous, l’insécurité dans les milieux ruraux Oui 279 93,00
ont-ils d’impact dans la ville de Goma ?
Non 21 7,00
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : De ces résultats ci-haut, 279 répondants soit 93,00% enquêtés ont répondu
par oui qu’il y a d’impact contre 7,00% qui ont dit non soit 21 enquêtés.

Tableau n°8 : De l’impact de l’insécurité des milieux rural dans la ville de Goma

Question Réponses Effectif %


Si oui quels sont ces problèmes ? Insécurité dans la ville 72 24,00
Morcellement des parcelles 52 17,33
Hausse des prix des vivres 60 20,00
Chômage 41 13,67
Prostitution exagéré 36 12,00
Délinquance 28 9,33
Les épidémies 11 3,67
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : L’analyse de ces résultats ci-haut montrent que 72 répondants soit 24,00%
enquêtés ont répondu par l’insécurité dans la ville de Goma comme impact de l’insécurité
dans le milieux ruraux, 60 répondants soit 20,00% ont parlé de hausse des prix de vivres, 52
répondants soit 17,33% ont dit que les morcellements de parcelle font rage, 41 répondants ont
mentionné le chômage soit 13,67%, 36 répondant soit 12,00% ont parlé de la prostitution
exagéré tandis que la délinquance a été évoqué par 9,33% de nos répondants soit 28
répondants et afin 11 répondants soit 3,67% ont évoqué les épidémies.
36

Tableau n°9 : Des causes de l’insécurité dans la ville de Goma

Question Réponses Effectif %


Selon vous quelles sont Le chômage 91 30,33
les causes de l’insécurité
dans la ville de Goma ? L’exode rural 97 32,33
La manipulation politicienne 42 14,00
La croissance urbaine 55 18,33
Le manque d’un bon système de sécurité, 15 5,00
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : De ce tableau ci-haut, nous remarquons que 32,33% de nos enquêtés ont dit
que l’exode rural est la cause de l’insécurité, 30,3% disent le chômage comme base de
l’insécurité à Goma, 18,33% disent que la croissance urbaine, 14,00% disent la manipulation
politicienne et afin 5,00% disent le manque d’un bon système de sécurité.

Tableau n°10 : De bien de première nécessité dans la ville de Goma

Question Réponses Effectif %


La ville de Goma a-t-elle desservie comme il se Oui 58 19,33
doit de bien des premières nécessités ?
Non 242 80,67
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Les résultats de ce tableau montre que 242 de répondants soit 80,67% disent
que la ville n’est pas desservie comme il se doit par les biens de premières nécessité contre
19,33% qui ont dit le contraire.

Tableau n°11 : De cause de non desservis des biens de nécessité

Question Réponses Effectif %


Selon vous, que pourrait être Fuites des habitants cultivateurs dans leur 214 71,33
le cause de la baisse de bien milieu à cause des guerres
de première nécessité dans la Le chômage 22 7,33
ville de Goma ?
Conflit foncier 23 7,67
A la recherche du travail 24 8,00
Goût de la vie de prestige 17 5,67
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023
37

Commentaire : Au regard des résultats de ce tableau, sur 300 enquêtés, 214 enquêtés soit
71,33% de nos répondant disent la fuite des habitants cultivateurs dans leur milieu à cause des
guerres et les attaques multiples des groupes armées.

Tableau n°12 : Comment la fuite impact négativement sur la vie socio-économique

Question Réponses Effectif %


Comment la fuite des Il n’y a plus de cultivateurs 97 32,33
habitants ruraux dans leurs
milieu impact-il la vie socio- Abandons de leurs champs 112 37,33
économique de la population Ils deviennent de consommateurs en 18 6,00
de la ville de Goma ? ville au lieu d’être producteur en
village
Hausse des prix de produits de 73 24,33
première nécessité vue la loi de
l’offre et de la demande
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : Eu égard à ce résultats, sur 300 enquêtés, 112 enquêtés soit 37,33% de nos
répondant disent l’abandons de leurs champs, 97 enquêtés soit 32,33% disent que qu’il n’y a
plus de cultivateurs, 73 enquêtés soit 24,33% disent la hausse de prix des produits de première
nécessité vue la loi de l’offre et de la demande que certain militaire et 18 enquêtés soit 6,00%
disent qu’ils deviennent de consommateurs en ville au lieu d’être producteur en village.

Tableau n°13 : Des pistes de solutions

Question Réponses Effectif %


Que pouvez-vous proposez pour Le gouvernement doit remettre 98 32,67
mettre fin au système d’insécurité l’autorité de l’Etat en mettant des
dans le milieu urbain ? unités spécialisé pour les milieux
ruraux
Sensibiliser les jeunes à n’est plus 107 35,67
intégrer dans le groupes armées et
l’importance de la sécurité dans les
milieux ruraux
Créer des activités qui sont en ville 95 31,67
dans les villages pour permettre les
investisseurs d’aller investir dans ces
zone ruraux et ils protégeront ces
milieux
Total 300 100
Source : notre enquête Septembre 2023

Commentaire : De ce résultats, sur 300 enquêtés, 107 enquêtés soit 35,67% de nos
répondant proposent de sensibiliser les jeunes à n’est plus intégrer dans le groupes armées et
38

l’importance de la sécurité dans les milieux ruraux, 98 enquêtés soit 32,67% propose que le
gouvernement doit remettre l’autorité de l’État en mettant des unités spécialisé pour les
milieux ruraux et 95 enquêtés soit 31,67% proposent de Créer des activités qui sont en ville
dans les villages pour permettre les investisseurs d’aller investir dans ces zone ruraux et ils
protégeront ces milieux.

II.2 ANALYSE ET DISCUSSIONS DE RESULTATS


Notre enquête avait pour objectif de connaitre l’impact de l’insécurité dans le milieu
ruraux et son impact sur la ville de Goma. Ainsi dans le but d’y remédier en apportant notre
pierre de fondement.

87,33% de nos répondant ont disent que l’exode rural est en hausse dans la ville de Goma
(Tableau n°5) le causes de l’exode rural 35,67% de nos répondant ont dit les attaque des
groupes armés et 26,33% ont dit que les études sont la cause de l’exode rurale (Tableau n°6)
la question de l’impact, 93,00% enquêtés ont répondu par oui qu’il y a d’impact négatif de
l’insécurité ruraux dans la ville de Goma entre autre 24,00% ont répondu par l’insécurité dans
la ville de Goma comme impact de l’insécurité dans le milieux ruraux, 20,00% ont parlé de
hausse des prix de vivres , 80,67% ont dit que la ville n’est pas desservie comme il se doit par
les biens de premières nécessité (Tableau n°7, Tableau n°8, Tableau n°10 ) pour le cause
de l’insécurité en ville de Goma 32,33% ont dit que l’exode rural est la cause de l’insécurité
tandis que 30,3% ont dit le chômage comme base de l’insécurité à Goma, (Tableau n°9)

Pour la question de savoir comment l’insécurité dans les milieux ruraux impacte
négativement le développement socio-économique de la ville de Goma, 71,33% de nos
répondant ont dit la fuite des habitants cultivateurs dans leur milieu à cause des guerres et les
attaques multiples des groupes armées. 37,33% ont dit l’abandon de leurs champs, 32,33%
ont dit qu’il n’y a plus de cultivateurs, 24,33% ont dit la hausse de prix des produits de
première nécessité vue la loi de l’offre et de la demande que certain militaire (Tableau n°11,
Tableau n°12)

La question de savoir le piste de solution, 35,67% de nos répondant proposent de


sensibiliser les jeunes à n’est plus intégrer dans le groupes armées et l’importance de la
sécurité dans les milieux ruraux, 32,67% propose que le gouvernement doit remettre l’autorité
de l’État en mettant des unités spécialisé pour les milieux ruraux et 31,67% proposent de
Créer des activités qui sont en ville dans les villages pour permettre les investisseurs d’aller
investir dans ces zone ruraux et ils protégeront ces milieux. (Tableau n°17)
39

Eu égard à nos réponses, tous nos hypothèses ont été confirmées, pour cela, nous
proposons un projet de développement sensibiliser des jeunes à n’est plus intégrer dans le
groupes armées et l’importance de la sécurité dans les milieux ruraux.
40

CHAP. III. PROJET DE DEVELOPPEMENT


IV.1 CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Ce projet a une très grande importance car il permet de faire comprendre les jeunes
qui sont dans l'ignorance en matière de développement des milieux ruraux et les milieux
urbaines.

L’insécurité dans les milieux ruraux est un élément qui perturbe le développement
dans le pays, car l’innovation de ces milieux ruraux peut devenir un moteur de développement
dans le pays. C’est dans ce cadre que nous avons voulu faire ce projet pour interpeller la
conscience de la jeunesse afin de prendre conscience pour sensibiliser la population.

Pour pallier à ces fléaux, il sera important d’exécuter ce projet qui aidera à
sensibiliser la jeunesse.
III.2 OBJECTIF DU PROJET
III.2.1 objectif global
Informé la jeunesse sur l’importance de la sécurité et son impact dans le
développement.
III.2.2 objectifs spécifiques
 Réduire le nombre des groupes armés
 Redonné l’envi de vivre dans le milieu ruraux ;
 Contribuer au développement des milieux ruraux suit à l'auto-prise en charge de la
jeunesse.
III.3 LOCALISATION ET DURÉE DU PROJET
III.3.1 Localisation
Le projet sera localisé dans les milieux ruraux dans le cadre de la sensibilisation
de la jeunesse.
III.3.2 Durée
Le projet dure une année c à d 12 mois renouvelable
III.4 BÉNÉFICIAIRE DU PROJET
III.4.1 Bénéficiaire direct
 La jeunesse rurale
III.4.2 Bénéficiaire indirect
 La population de la ville de Goma
 La population de milieu rural
41

III.5. NATURE DU PROJET ET CADRE JURIDIQUE DU PROJET


Le projet est de nature socio-économique, car il permet d'informer sur le développement
socio-économique dans les villes et dans les villages.

III.6 ÉTUDE DE LA PERTINENCE, OPPORTUNITÉ ET FAISABILITÉ DU PROJET


III.6.1 Opportunité
Ce projet est opportun du fait qu’aujourd’hui plusieurs jeunes se lancement dans de
mouvement et groupes armées sans savoir qu’ils sont eux même le goulot d’étranglement de
développement de leurs propres milieu. Leurs fait montre l’importance de se désolidarisé des
groupes armées en pacifiant leurs milieux sera une réponse rapide à ce problème.

III.6.2 Faisabilité
Ce projet est faisable du fait que le développement socio-économique est la priorité
qu’un gouvernement doit chercher pour mettre sa population dans de bonne condition. Au
moment où nous sommes, pacifier les milieux ruraux sera tellement utile car ils constituer le
pionner de développement socio-économique les milieux urbains.

III.6.3 Pertinence
Ce projet est trop pertinent car nous vivons le moment dangereux sur l’insécurité qui
handicape la relance de développement socio-économique. Donc sensibiliser la population
serait important dans ce temps que nous vivons
III.7 STRATÉGIES DU PROJET
 Identifier le problème
 Séance de sensibilisation et séminaires
 Collaboration avec les leaders locaux
 Faire intervenir, les hommes, enfants, femmes dans ces affaires
 Appeler les membres à s’inscrire dans la logique de cette formation
 Recruter le personnel qualifié
 Suivre régulièrement l’exécution des activités
 Doter les formateurs les matériels nécessaires pour cette formation
 Rechercher le financement auprès de bailleur de fond
Phase du projet :
 Sensibilisation : il faut que la jeunesse soit sensibilisée sur l’importance de la sécurité
sur le développement socio-économique de milieu ruraux
 Recrutement : on va recruter les sensibilisateurs
42

 Séminaire : on fera un séminaire pour former les sensibilisateurs avant d'aller sur
terrain.
 Formation : La formation sera d'une semaine
 Dotation de matériel : après la formation, chaque sensibilisateur recevra le kit
complet contenant le dépliant, ainsi que quelques soubassements pour bien faire la
sensibilisation.
Pour l’atelier
 10.000 dépliants
 100 pièces carnets
 100 T-Shirt
 10 Speaks
 10 boites markers
 10 Calicots bâche
 2000 Calicots papiers
Pour le bureau
 5 tables
 6 armoires
 2 machines (ordinateurs)
 5 rames de papiers
 1 impriment
 1 calculatrice
 1 photocopieuse scanneur
 20 cartons de stylos
 20 cartons crayons
 5 lattes
 Graphes
 10 cartons Agrafe
 20 classeurs
Pour le matériel roulant
 4 pajeros
 10 motos
 Évaluation et suivi.
43

III.8 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU PROJET


Organigramme

Coordonnateur

Secrétaire

Superviseur

Formateurs

Sensibilisateurs

Sentinelles Huissier

Fonctionnement
 Coordonnateur : il coordonne le projet et toutes les activités de ce projet
 Superviseur : il est chargé de superviser la formation et l'exécution du projet
 Les formateurs : il est chargé de former les sensibilisateurs et sont les logisticiens des
matériels remis aux sensibilisateurs.
 Sensibilisateurs : ils sont chargés de sensibiliser la communauté

III.9 PLANIFICATION DES INTRANTS


INTRANT I : rechercher le fond
Ça concerne l’étape décisive pour rechercher les principaux bailleurs de fond auprès
du gouvernement et des ONG nationaux qu'internationaux.
- Objectif : obtenir de fond pour le bon déroulement du projet
- Cible : différents bailleurs de fond, le Gouvernement, population locale et
ONG/ONGD
- Échéance : Du 1ère janvier au 14 janvier 2024
- Durée : 14 jours
- Responsable : Ministère de défense et des réinsertions des anciens combattants, des
Affaires sociales, différents bailleurs de fonds et le coordinateur
- Exécuter : bailleurs de fonds
- Évaluation : du 1ère au 14 janvier
- Supposition : que le financement soit obtenir à la date de l’échéance et soit utilisé au
projet.
44

INTRANT II : Louer et équiper le bâtiment


- Objectif : avoir un bâtiment bien équipé ou se déroulera le projet
- Cible : La ville de Goma, Boungevilie;
- Échéance : du 16 au 20 janvier 2024
- Durée : 4 jours
- Responsable : coordonnateur
- Supposition : que le fond alloué au bureau et fourniture de bureau soit bien orienté à
ses activités et bien géré.
INTRANT III : recruter le personnel
- Objectif : obtenir des personnels compétents
- Échéance : du 25 janvier au 5 février
- Durée : 11 jours
- Responsable : coordonnateur
- Supposition : que les personnels soient comptants avec une notion de bien
communiqué en s’adaptant aux caprices de la population
- Ressources humaine : un gestionnaire de projet (L2 ou G3 GAP), un licencie en
science de l’éducation, un psychologue, techniciens en développement rural G3 ou L2
- Ressources matérielles : papier, mobilier, matériels
- Ressources financières : fonds alloué aux activités
INTRANT IV : Former les bénéficiaires
- Objectif : Forme les sensibilisateurs sur l’importance de la sécurité dans le milieu rural
- Échéance : du 08 au 13 février 2024
- Durée : 6 jours
- Responsable : les formateurs
- Supposition : que la formation se fait avec rigueur et que les formateurs respect la date
de l’échéance.
INTRANT V : Acheter les matériels
- Objectif : avoir de matériel nécessaire pour le bien de fonctionnement du projet.
- Échéance : du 10 au 20 février 2024
- Durée : 10 jours
- responsable : Coordonnateur
- supposition : que les matériels soient acheté et bien surveiller.
INTRANT VI : doter le matériel roulant
- objectif : avoir le moyen de déplacement
45

- échéance : du 20 au 22 février 2024


- durée : 2 jours
- responsable : coordonnateur
- supposition : que les véhicules soient en bonne qualité.
INTRANT VII : se rendre compte de l’évolution normale du projet
- Échéance : du 1 janvier au 31 décembre 2024
- Durée : une année
- Responsable : coordonnateur
- Supposition : que le suivi se fasse avec rigueur
INTRANT VIII : suivre l’évaluation du projet
- objectif : voir la façon dont on gère le projet et le bon déroulement de projet
- cible : Les Ministères, les bailleurs de fonds et le coordonnateur
- échéance : du 1 janvier au 31 décembre
- durée : chaque après 3 mois
- supposition : que l’évaluation se passe dans le délai prévis et avec toutes les preuves
nécessaires.
- Responsable : coordonnateur et bailleur de fond
INTRANT IX : sensibiliser la population du quartier
- Objectif : Sensibilisation sur l’importance de la sécurité sur le développement socio-
économique
- Échéance : du 22 février au 28 Novembre 2024
- Durée : 10 mois
- Responsable : les sensibilisateurs
- Supposition : que la sensibilisation soit parfaite et convainquant
INTRANT X : Évaluation
- Objectif : Passe en revue des activités annuelles
- Échéance : Du 01 au 20 décembre 2024
- Durée : 10 jours
- Responsable : Coordonnateur, Les sensibilisateurs, superviseur, formateurs.
- Supposition : Que la mise au point se fasse avec sincérité.
INTRANT XI : Élaborer le rapport
- Objectif : Élaboré le rapport annuel
- Échéance : du 27 au 30 février 2024
- Durée : 3 jours
46

- Responsable : Le coordonnateur, le secrétaire


- Supposition : Que le rapport soit prêt à l'échéance fixe.

III.10 CHRONOGRAMME DES ACTIVITES


Tableau n° 14 : DIAGRAMME DE GANT (CALENDRIER DES ACTIVITÉS)
N° Activités J F M A M J J A S O N D
1 Rechercher de fons ))
2 Louer et équiper le ))
bâtiment
3 Recruter le personnel )) ))
4 Acheter les matériels ))
5 Doter le matériel roulant ))
6 Sensibiliser le bénéficiaire ))
7 Former les sensibilisateurs ))
8 Sensibiliser ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++
10 Suivi ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++
12 Évaluation = = = = =
13 Passé en revue des activités ))
14 Rédiger le rapport ))
++ : Activités permanentes et continues
= : Activités intermittentes
)) : Activités discontinues

III.11 BUDGETISATION DU PROJET


I. Pour le personnelles

N° Désignation Unité C.U en $/Mois C.T en $


1 Coordonnateur 1 700 8400
2 Secrétaire 1 480 5760
3 Superviseur 1 450 5400
4 Formateur 5 400 24000
5 Sensibilisateur 40 300 144000
6 Huissier 1 150 1800
7 Sentinelles 2 150 3600
Sous total 171360
47

2 Pour les salles de classes et bureaux

N° Désignation Unité C.U en $ C.T en $


1 Paiement location bâtiment 1 100 1200
2 Chaise 2 10 20
3 Table 2 10 20
4 Armoire 8 20 160
5 Tableau 2 12 24
6 Table 5 10 50
7 Ordinateurs 2 400 800
8 Rames 15 7 105
9 Calculatrice 2 4 8
10 Imprimante Photocopie scanneur 1 450 450
11 Cartons des stylos 20 5 100
12 Cartons de crayons 20 4 80
13 Agrafe 1 4 4
14 Graphes 10 2 20
15 Classeur 20 2 40
16 Électricité, eau 12 200 2400
17 Imprévus et autres -- - 1000
Sous total 6697

3 Pour le matériel roulant

N° Désignation Unité C.U en $/M C.T en $


1 Pajero 4 21000 84000
Sous total 84000

COUT TOTAL = Sous total 1+ Sous Total 2+ Sous Total 3


= 171360+6697+84000= 262057$
4. Apport de la communauté

Provenance Montant en $ %
CT Projet 262057$ 90% CT PROJET
Communauté 29117,44 10% CT PROJET
CT PROJET 291174,4$ 100%

FINANCEMENT DE PROJET
Coût total du projet= coût total participation locale

Participation locale est de 10% du CT du projet =29117,44$

Apport de partenaires : 262057$

Cout total du projet : 291174,4$


48

III.12 RENTABILITE DU PROJET


Le projet est rentable car elle permettra à ce que les jeunes abandonnes les armes et
se mettre dans le travail, en faisant les œuvres du champ, les mamans serons sécurisés par
l’armée nationale et ce qui poussera à ce qu’ils restent dans leurs champs. Quand les milieux
ruraux sont bien organisés, les villes seront en stabilité. Il y aura maintenant le développement
socio-économique de la population de ces deux milieux. Les villes fourniront les produits de
la première nécessité au village tandis que les milieux ruraux fourniront les matières
premières et les vivres auprès des milieux urbains. D’où la complémentarité.

Ce projet constitue un soulagement un point de départ pour atteindre un


développement. Voilà l’importance de ce projet car après son exécution totale toute personne
ne sera libérée de cette corvée et nous nous attendons à ce que :

 90% de la jeunesse est totalement informée sur l’importation de la sécurité dans le


milieu rural
 90% de la jeunesse commence à travailler la terre
 90% de développement socio-économique s’améliore.
49

III.13 CADRE LOGIQUE DU PROJET


Titre du projet : Projet de sensibilisation de la jeunesse sur l’importance de la sécurité dans le milieu rural
Date du début et fin projet : janvier à décembre 2024
Durée du projet : Une année
Cout du projet : 291174,4$dollars Américains
LH RN IOV MV Hypothèses
LV
1. O la jeunesse sur l’importance
Informé Le taux de groupes armés sera réduit  Témoignage
BJECTIF de la sécurité et son impact dans le à 80% et la sécurité reviendra dans le de la
GLOBALE développement. milieu rural population et
de la jeunesse
en particulier
2. BUT Sensibiliser la jeunesse sur A la fin du projet la jeunesse sera  Rapport Que le travail se fasse
l’importance de la sécurité dans le capable de se désolidarisé des  Bordereau dans la transparence
milieu urbain et que la jeunesse se groupes armées en retournant dans  Photos
retire dans les groupes armées leurs milieux rural en vue de  Visite Que la sécurité soit
travailler la terre. garantie

3. EXTRANT - Financement obtenu - Un financement de 262057$est - Différente Que le fonds affecté aux
- Bureau équipé disponible pour le projet. rapports activités du projet soit
- Personnel recruté - Un bureau spacieux est en place - Factures libéré et bien utilisés par
- Matériel acquis pour les activités du projet - Dépliant donne les personnels du projet
- Sensibilisation régulièrement - Un personnel compétent est recruté - Reçu La rigueur du travail est
réalisée et accompagné le projet - Photos une réussite.
- Formation faite -Les bénéficiaires sensibilisé à 80% - Suivi et
- Suivre l'évolution du projet et acceptent le projet évaluation
- Évaluation faite - Un suivi régulier est réalisé par
50

- Production des rapports tous les acteurs impliqués dans le


projet.

4. INTRANT -Chercher le financement - Coût total du projet : 291174,4$ - Différente - Que la sécurité
- Louer et équiper le bureau - Équipement du bureau: 6697$ rapports soit garantie
- Recruter le personnel et - Salaire du personnel : 171360$ - Factures - Que la gestion
sensibilisateurs - Achat matériels roulant: 84000$ - Dépliant donne soit rationnelle
- Acheter les matériels - Reçu - Compétence de
- Doter le projet de matériels roulant - Photos l’équipe
- Sensibiliser les bénéficiaires - Suivi et
- Former les sensibilisateurs évaluation
- Suivi des activités
- Évaluation du projet
- Production du rapport final
LH : ligne horizontale
LV : ligne verticale
IOV : indice objectivement vérifiable
MV : moyen de vérification
RN : résumé narratif
52

CONCLUSION

Nous voici au terme de ce travail portant sur « Insécurité en milieu rural et son
impact sur le développement en milieu urbain. Cas de la ville de Goma de 2021 à 2022» ;
notre problématique est fondée sur les questions suivantes :
1. Quels sont les causes principales de l’insécurité dans les milieux ruraux ?
2. L’insécurité des milieux ruraux aurait-il des impacts sur la ville de Goma ?
3. Que pouvons-nous faire pour remédier à ces fléaux ?

A celles-ci nous avons émis des hypothèses suivantes :

1. Les causes de l’insécurité dans les milieux ruraux seraient multiples entre autres les
conflits fonciers, les tribalismes, les attaques des groupes armés, les catastrophes
naturelles ect.
2. Nous osons croire que l’insécurité dans milieu ruraux aurait un impact négatif sur le
développement socio-économique de la ville de Goma.
3. Nous pensons que la sensibilisation sur le bien fondée de la sécurité ruraux et son
impact sur le développement socio-économique des villes serait une réponse adéquate.

La vérification de nos hypothèses est faite grâce aux méthodes analytique ;


statistique ; comparative ; appuyées par les techniques d’observation, d’interview,
documentaire et du questionnaire.

Au terme de nos analyses, les résultats suivant ont été dégagé : 87,33% de nos
répondant ont disent que l’exode rural est en hausse dans la ville de Goma (Tableau n°5) le
causes de l’exode rural 35,67% de nos répondant ont dit les attaque des groupes armés et
26,33% ont dit que les études sont la cause de l’exode rurale (Tableau n°6) la question de
l’impact, 93,00% enquêtés ont répondu par oui qu’il y a d’impact négatif de l’insécurité
ruraux dans la ville de Goma entre autre 24,00% ont répondu par l’insécurité dans la ville de
Goma comme impact de l’insécurité dans le milieux ruraux, 20,00% ont parlé de hausse des
prix de vivres , 80,67% ont dit que la ville n’est pas desservie comme il se doit par les biens
de premières nécessité (Tableau n°7, Tableau n°8, Tableau n°10 ) pour le cause de
l’insécurité en ville de Goma 32,33% ont dit que l’exode rural est la cause de l’insécurité
tandis que 30,3% ont dit le chômage comme base de l’insécurité à Goma, (Tableau n°9)
53

Pour la question de savoir comment l’insécurité dans les milieux ruraux impacte
négativement le développement socio-économique de la ville de Goma, 71,33% de nos
répondant ont dit la fuite des habitants cultivateurs dans leur milieu à cause des guerres et les
attaques multiples des groupes armées. 37,33% ont dit l’abandon de leurs champs, 32,33%
ont dit qu’il n’y a plus de cultivateurs, 24,33% ont dit la hausse de prix des produits de
première nécessité vue la loi de l’offre et de la demande que certain militaire (Tableau n°11,
Tableau n°12)

La question de savoir le piste de solution, 35,67% de nos répondant proposent de


sensibiliser les jeunes à n’est plus intégrer dans le groupes armées et l’importance de la
sécurité dans les milieux ruraux, 32,67% propose que le gouvernement doit remettre l’autorité
de l’État en mettant des unités spécialisé pour les milieux ruraux et 31,67% proposent de
Créer des activités qui sont en ville dans les villages pour permettre les investisseurs d’aller
investir dans ces zone ruraux et ils protégeront ces milieux. (Tableau n°17)

Eu égard à nos réponses, tous nos hypothèses ont été confirmées, pour cela, nous
proposons un projet de développement sensibiliser des jeunes à n’est plus intégrer dans le
groupes armées et l’importance de la sécurité dans les milieux ruraux
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BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
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