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Source Finance Propre

Le financement est essentiel pour les entreprises, permettant de répondre à leurs besoins financiers à travers diverses sources telles que les capitaux propres et les dettes. L'autofinancement, bien qu'important, présente des limites et doit souvent être complété par d'autres formes de financement comme le capital-risque ou les aides publiques. Les entreprises peuvent également recourir à des crédits, qui varient selon les garanties, la destination, la durée et la nature de l'emprunteur.

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Le financement est essentiel pour les entreprises, permettant de répondre à leurs besoins financiers à travers diverses sources telles que les capitaux propres et les dettes. L'autofinancement, bien qu'important, présente des limites et doit souvent être complété par d'autres formes de financement comme le capital-risque ou les aides publiques. Les entreprises peuvent également recourir à des crédits, qui varient selon les garanties, la destination, la durée et la nature de l'emprunteur.

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SECTION 3 : LE FINANCEMENT

I-Définition
D'après la définition du lexique de l'économie (Dalloz, 7e édition, 2002), le financement peut être
assimilé à « la méthode nécessaire a toute acquisition d'actif car il en permet le paiement». En
général, le financement est la mise à disposition de capitaux pour le compte d'une entreprise afin
de répondre à ses besoins financiers. Elle est très importante pour l'entreprise car elle peut
essentiellement répondre à leurs divers besoins financiers.

La règle de l'orthodoxie financière (équilibre financier minimum) est que les immobilisations
soient financées par des ressources stables (stocks + dette à long terme) et les emplois cyclique
(circulant) financée par des ressources cycliques. Ce concept implique que l'on admette une
certaine spécialisation des ressources aux emplois.
Par conséquent, les termes fonds de roulement et besoins en fonds de roulement ne sont que
l'expression de ces besoins. Les ressources nécessaires pour répondre à ces besoins proviennent de
diverses sources et structures de financement.

II-Sources et structures de financement


Il existe plusieurs sources et structures de financement qui permettent aux entreprises de réaliser
leurs projets.

Pour financer ce besoin, l'entreprise est libre d'utiliser de nombreuses ressources provenant de
diverses sources. Il existe essentiellement trois sources de financement. C'est-à-dire les capitaux
propres, les dettes et d'autres formes alternatives de financement.
I.1. LE FINANCEMENT PAR RESSOURCES PROPRES
Les fonds propres peuvent être d'origine interne et/ou externe. Les ressources internes proviennent
des excédents générés par l'entreprise grâce aux activités de l'entreprise. 8 (*) Les ressources
externes correspondent aux ressources effectivement apportées par les actionnaires. Ce sont les
contributions des fondateurs à la création de l'entreprise ou les Apports ultérieurs des actionnaires
lors de l'augmentation de capital.

I.1.1. Les ressources propres d'origine interne : l'autofinancement


I.1.1.1. Définition
L'autofinancement est la part de la capacité d'autofinancement qui restera à la disposition de
l'entreprise pour être réinvestie. Il constitue généralement l'épine dorsale du financement des
entreprises et, pour certaines d'entre elles, la source exclusive de financement à des étapes clés de
leur développement.

La nature fondamentale de cette ressource découle du fait qu'elle ne vient pas seulement
s'additionner à des ressources externes d'un montant déterminé mais constitue « l'amorce », le
pivot à partir duquel le financement externe pourra être sollicité et attiré par l'entreprise. Cela se
justifie pour deux raisons principales :
_Le montant fournit des informations sur les performances de l'entreprise. un autofinancement
élevé rassure les apporteurs des capitaux externes sur les possibilités de rémunération et de mise
en valeur des fonds qu'ils peuvent fournir ;

v L'autofinancement crée la capacité de remboursement de l'entreprise.. Il donne ainsi une mesure


du risque de non recouvrement que les apporteurs de capitaux supportent du fait de l'entreprise.

I.1.1.2. Importance de l'autofinancement

L'autofinancement est l'une des sources de financement les plus utilisées par les entreprises. Son
importance est que:

v Il représente la capacité ou l'aptitude de la société à assurer la reproduction des capitaux qui lui
sont confié[Link] permet seul de constituer un financement indépendant, stable et capable de sécréter
des fonds grâce aux quels seront remboursés les emprunts souscrits . Il constitue ainsi la base de la
construction d'une politique de financement viable.

v Son niveau actuel et ses développements récents sont l'un des facteurs clés que les prêteurs
chercheront prendre en compte avant de s'engager dans l'entreprise. Dès lors, un autofinancement
satisfaisant apparaît comme un préalable indispensable à l'ouverture d'autres sources de
financement. Par conséquent, le financement externe apparaît comme un complément et non
comme un substitut des ressources procurées par l'autofinancement.

I.1.1.3. Limites de l'autofinancement


Au-delà de toutes ces considérations, il convient toute fois de souligner les limites de
l'autofinancement.

_ Premièrement, l'autofinancement seul ne suffit pas à répondre aux besoins de développement des
entreprises. Les entreprises peuvent manquer des investissements rentables si elles ne profitent
que de leur propre potentiel de financement, d'autres sources de financement doivent donc être
envisagées.
_ Deuxièmement, c'est une illusion de croire que l'autofinancement n'a pas de coût. Le coût
explicite est nul, mais il s'agit essentiellement d'un coût d'opportunité difficile à estimer. Les
fonds réinvestis dans l'entreprise peuvent être utilisés sur les marchés financiers. Le verser en
totalité ou en partie sous forme de dividendes est une autre option et peut mieux répondre aux
besoins de rentabilité des nouveaux actionnaires. L'autofinancement ne contribue à la richesse des
actionnaires que si le rendement du nouvel investissement est supérieur au rendement exigé par les
actionnaires.
Ces derniers pouvant trouver ailleurs, sur le marché financier, par exemple un meilleur usage de
leur part des bénéfices, l'autofinancement a un coût implicite, qui est l'exigence de rentabilité
minimum des actionnaires.
Il convient donc de noter qu'il existe deux types d'autofinancement. Autofinancement d'expansion
indispensable pour augmenter les actifs et le niveau de protection de l'entreprise. Autofinancement
de la maintenance indispensable au maintien d'une bonne gestion et du niveau de patrimoine et
d'activité de l'entreprise.
A noter également que cette ressource est la plus utilisée par la majorité des PME opérant au
Niger , par le fait que le crédit institutionnel reste difficile à trouver.

- du capital social : qui est la principale ressource financière de l'entreprise.

Le capital social est formé par l'ensemble des apports de biens en nature (physique) et en
numéraire du promoteur ou des associés et n'est exigible par aucun créancier ;

I.1.2. Les ressources propres d'origine externe


Lors de la création d'une société, les actionnaires par leurs apports vont constituer un capital social
ou fonds propres. Les sommes ainsi réunies ne sont pas une sécrétion de l'activité de l'entreprise.
Elles sont donc extérieurs à l'entreprise. Il en va de même, lorsqu'ils seront sollicités pour
augmenter le capital. Cette augmentation peut être obtenue par d'autres moyens : aides et
subventions, capital risque et le rachat de l'entreprise par les salariés.

I.1.2.1. L'augmentation du capital


L'augmentation de capital est un moyen indispensable pour financer la société, et présente
l'avantage de permettre une immobilisation des ressources obtenues sans aucune obligation de les
rembourser. Elle peut prendre plusieurs formes, chacune d'elles correspondant à un objectif
particulier.

A. Augmentation du capital par apports nouveaux


Il existe deux manières d'augmenter le capital par de nouveaux apports : les apports en nature et
les apports en numéraire. L'apport en nature correspond à tout apport d'un bien meuble ou
immeuble par les associés en vue de répondre à un besoin posé par l'entreprise. L'apport en
numéraire quant à lui correspond à tout apport en espèce des associés de l'entreprise en vue de
répondre à un besoin de financement ou d'accroître le capital de l'entreprise.

B. Augmentation du capital par conversion de dettes

Les fournisseur de l'entreprise peuvent être tenu de participer au capital social d'une société si le
capital social de la société rencontre des liquidités ou des problèmes de fonds de roulement
insuffisants.
Cette opération de conversion des dette permet souvent aux entreprises de retrouver leur capacité
d'endettement et leur capacité d'autofinancement. En incorporant les réserves et les dettes dans le
capital de l'entreprise, sa structure financière et son équilibre financier s'améliorent. Le montant
des dettes diminue, celui de capitaux propres augmente et l'entreprise parait du coup moins
endettées ce qui la permettra de contracter plus aisément d'autres emprunts si nécessaire.

I.1.2.2. Les aides et subventions


Les entreprises peuvent bénéficier de fond importants de la part d'organismes publics qui
souhaitent promouvoir le secteur économique ou mettre en œuvre des politiques sociales.

Ces fonds n'ont pas le caractère traditionnel de dette et viennent en complément des ressources
propres. Les aides et primes sont purement et simplement acquises par l'entreprise bénéficiaire
alors que les subventions sont généralement versées en contre partie d'un engagement de la
société13(*). Le non respect de cet engagement peut conduire au remboursement de la subvention.

I.1.2.3. Le capital risque


I.[Link]. Définition
Le capital-risque est une opération qui consiste en une participations minoritaires dans une
entreprise par une institution financière. Les outils de financement traditionnels peuvent s'avérer
très innovants, assez risqués ou insuffisants pour certaines entreprises dont les marchés potentiels
sont mal connus. Dans ce cas, ils préfèrent s'appuyer sur des sociétés de capital-risque pour
répondre à leurs besoins en capitaux nécessaires au maintien et à l'expansion de leurs activités.

Par conséquent, une société de capital-risque peut être définie comme une entité qui fournit un
financement en fonds propres aux PME, qui sont souvent à risque, en échange d'une participation
dans leur structure de propriété.

I.[Link]. Les Caractéristiques du capital risque


Le capital risque présente les caractéristiques suivantes :

Ø Sur le plan financier, il constitue un apport de fonds propres partage les risques et les
opportunités de l'entreprise financée ;

Ø L'investisseur participe d'une certaine manière à la gestion directe de l'entreprise, en conseillant


l'équipe de direction ;

Ø L'horizon du capital risque est le long terme, cinq à dix ans ;

Ø La rémunération du capital risque se fait à l'échéance par la cession de sa participation ;

Ø Les entreprises sélectionnées appartiennent généralement à des secteurs de pointe, de haute


technologie favorisant à des perspectives de croissance ;

Ø Les sociétés de capital risque sont des filiales des banques ou d'organismes financiers, ou des
fonds financiers constitués par les apports d'investisseurs privés.
Ce mode de financement, qui sévissait dans tous les pays développés d'Europe et aux Etats-Unis,
n'est pas encore connu en République démocratique du Congo. Cependant, cette pratique a permis
à la majorité des PME les plus risquées opérant dans des secteurs méconnus de trouver les
financements nécessaires à leurs projets.

I.1.2.4. Le rachat d'une entreprise par les salaries


Ce processus est similaire à la méthode Anglo-Saxon Leveraged Management Buyout (LMBO).
Cette technique permet aux salariés de racheter leur entreprise. La condition préalable à cette
procédure est que la société à racheter (société cible) soit une société soumise à l'impôt sur le
bénéfice, et que sa gestion soit confiée à un ou plusieurs salariés repreneurs.
La réalisation d'une acquisition nécessite une réglementation juridique et financière qui distingue
les trois étapes suivantes :

v Constitution d'une société holding par les salariés de la société reprise en vue d'acquérir tout ou
partie du capital de la société cible. Les salariés doivent disposer de 50 % de leurs droits de vote a
la date du rachat. Ils lèvent des apports en capital à partir de leurs fonds propres ou de capitaux
externes.

v La société holding acquerra 50% des droits de vote de la société cible lors de sa constitution. La
société holding peut avoir d'autres partenaires pour acquérir la société cible. Les emprunts
contractés par la holding doivent avoir une durée maximale de 15 ans et leur taux actuariel brut
doit être au plus égal au taux moyen des obligations des entreprises privées de l'année précédant le
rachat, majoré de deux points et demi ;

v La société holding remboursera la dette contractée par les dividendes que lui verse la société
cible devenue sa filiale. C'est donc la societé acheter qui finance sa propre acquisition.
I.2. LE FINANCEMENT PAR CREDIT
Très souvent, les fonds propres s'avèrent insuffisants pour les besoins de financement d'une
entreprise, tant au démarrage qu'au développement de l'entreprise. Dans ce cas il faut faire appel à
des source de financement externe, c'est-à-dire autres que les associés, les actionnaires , ou
l'autofinancement. Il y a plusieurs raisons à cette situation, mais gardez-en quelques-unes à
l'esprit.

v L'endettement, entre autres, permet de bénéficier de la déductibilité d'intérêts au niveau de


l'entreprise. Cet avantage fiscal n'est nullement négligeable, et l'effet de levier qui en bénéficie
permet d'améliorer la rentabilité des fonds propres.

v Par le truchement de l'endettement, entreprise peut transférer certains risques sur les créanciers
au profit des actionnaires ;

v L'endettement réduit considérablement le risque de perte de contrôle de votre entreprise.


On distingue à ce niveau, les emprunts indivis et les emprunts obligataires. Mais avant de parler
de ces deux types d'emprunts disons un mot sur le crédit.
I.2.1. Le crédit
L'acte de crédit est défini par trois éléments ou facteurs : Un échange économique, un intervalle de
temps et la confiance, c'est -à- dire que tout crédit doit avoir un coût, une opération passée au
temps t, son échéance doit être au temps t+1 et La confiance.

Le crédit implique une idée de confiance car la partie qui livre son bien présent a confiance dans
l'accomplissement de la prestation future à la date convenue. Il faut croire sans voir pour que
l'opération crédit soit effective. De ce fait, l'élément confiance est très important dans la notion de
crédit.

Soulignons que si l'une des conditions ci - haut citées n'est pas remplie, on ne parle pas du crédit.

I.2.1.1. Les Modalités du Crédit


Sur certains points cette analyse est peut être plus juridique qu'économique. Il y a quatre façon de
concevoir le crédit :

I.[Link]. Selon les garanties


Le crédit est au départ personnel c'est - à - dire lié à la qualité de la personne qui fait la promesse
de payer à l'échéance. Mais pour limiter les risques, les dégâts de non paiement, la personne qui
octroie le crédit, peut exiger une garantie de telle manière que si au temps t+1, l'entreprise n'est
pas à mesure de s'acquitter de ses obligations vis- à- vis de son créancier, l'objet en gage pourra
être vendu pour récupérer le fonds.

Cette garantie peut être mobilière ou immobilière. La différence réside dans le fait que la première
forme de garantie bouge c'est - à - dire peut être déplacée d'un lieu à un autre tandis que la seconde
forme ne bouge pas.

I.[Link]. Selon la destination


Ici nous distinguons le crédit à la consommation du crédit à la production. Crédit à la
consommation, est une forme de crédit qui peut contracter un ménage pour une consommation
finale tandis que le crédit à la production est un crédit que peut contracter une entreprise pour
financer son cycle de production.

I.[Link]. selon la durée :


Le crédit se différencie selon la durée de l'écart de temps qui entre en jeu. On distingue 3 sortes de
crédit : le crédit à court terme, le Crédit à moyen terme et Crédit à long terme.

Tout crédit qui ne dépasse pas douze mois est un crédit à court terme. Le crédit qui va jusqu'à
moins de 5ans est un crédit à moyen terme et en fin tout crédit qui va à plus de cinq ans est un
crédit à long terme.

I.[Link]. selon la personne de l'emprunteur :


Lorsque les opérations des crédits se font uniquement avec les individus, sans que l'Etat s'en mêle,
il y a un crédit privé. Au contraire, chaque fois que l'Etat, en tant que tel, intervient pour accorder
ou demander du crédit aux personnes qu'il est chargé de protéger, on parlera du crédit public.

I.2.1.2. Les Instruments de Crédits :


On entend par instrument de crédit, tous les documents et titres de crédit qui prouvent l'existence
du crédit. La diversification, les besoins grandissants des trésoreries et le développement des
formes sociétaires de production ont provoqué l'apparition d'instruments de crédit varié que l'on
peut regrouper en deux : public et privé.

Toutefois, il semble indiqué de grouper ses instruments suivant la durée. Ainsi, il existe des titres à
court terme, à moyen terme, et les titres à long terme.

Ø les Titres à court terme et les Titres à moyen terme : Le titre à court terme est celui dont la durée
ne dépasse pas 12 mois tandis que ceux à moyen terme ne dépassent pas 60 [Link] titres servent
aux opérations commerciales et sont liées à la vie d'une entreprise, dans ses relations avec ses
différents partenaires. Il s'agit notamment de : lettre de change, le billet à ordre, bon de caisse, bon
de trésor, etc.

Ø Titre à long terme : dont la durée est au delà de cinq ans, comprend deux grands groupes de
titres à savoir : les actions et les obligations.

Une action est un titre de propriété, transmissible, négociable et conférant au propriétaire le droit
aux bénéfices réalisés par la société au cours de l'année écoulée (dividendes) tandis que
l'obligation est un titre de créance c'est - à -dire qu'une entreprise emprunte des sommes qu'elle
s'engage dans un délai pouvant aller de quelques années à des dizaines d'années et promet de
payer chaque année un intérêt.

I.2.2. LES EMPRUNTS INDIVIS


Ce sont des emprunts contractés auprès des banques et des établissements financiers spécialisés.
On les appelle indivis parce que la dette n'est pas divisible et qu'en outre, la banque ou
l'établissement financier est l'unique interlocuteur de l'entreprise.

Généralement, ce type d'emprunt est destiné à un projet particulier, et le financement accordé est
accompagné d'une prise de garantie. C'est pourquoi on parle à ce propos de crédit objectif. C'est ce
type de crédit que les banques accordent généralement aux PME au Niger.

I.2.3. LES EMPRUNTS OBLIGATAIRES


Contrairement à l'emprunt indivis, l'emprunt obligataire suppose un nombre très élevé
d'interlocuteurs pour l'entreprise et donc par conséquent, un émiettement de la dette. Une
obligation est un titre représentatif d'une dette, la propriété d'une fraction d'un emprunt émis par
une société, une collectivité publique ou par l'Etat. Ces titres de créance sont négociables et
donnent les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale.
I.3. LES MODES ALTERNATIFS DE FINANCEMENT :
Ce sont d'autres méthodes de financement à la disposition de l'entreprise, mais elles n'entrent pas
dans les catégories énumérés ci-dessus.
LE CREDIT- BAIL (leasing)
I.3.1. Définition
Le contrat de crédit-bail est un contrat de location, portant sur un bien meuble ou immeuble,
assorti d'une option d'achat à un prix fixé d'avance.16(*)

Ce mode de financement connu aux Etats Unis d'Amérique depuis les années cinquante sous le
nom de leasing, est singulier du fait de ses caractéristiques et des raisons souvent avancées pour
l'adapter.

I.3.2. Caractéristique du Crédit- bail


La principale caractéristique du crédit-bail est que ; quelque soit le format considérée, l'utilisateur
du bien sous contrat de crédit-bail n'en est pas propriétaire et le contrat prévoit une durée
irrévocable d'utilisation du bien. Le temps qui sépare la date de la conclusion du contrat de la date
à laquelle peut être exercée l'option d'achat est appelée « période irrévocable ».

A l'issue de cette période, l'entreprise peut choisir entre : lever l'option d'achat donc devenir
propriétaire du bien, prolonger le contrat de location ou restituer le bien au propriétaire.

I.3.3. Les Types de Crédit-bail


On distingue trois formes de crédit-bail : le crédit-bail mobilier, le crédit-bail immobilier et la
cession bail.

I.3.3.1. Le Crédit-bail Mobilier


Selon la loi française de 1966 le crédit -bail mobilier est définie comme « les opérations de
location de bien d'équipement, de matérielle, d'outillage ou de biens mobiliers à l'usage
professionnel, spécialement achetés en vue de cette location par des entreprises qui en demeurent
propriétaires, lorsque ces opérations, quelle que soit leur dénomination donnent au locataire la
faculté d'acquérir tout ou une partie des biens loués, moyennant un prix convenu tenant compte au
moins pour une partie des versements effectués à titre de loyer.
Par conséquent, on peut comprendre que le contrat de bail est une location assortie d'une promesse
unilatéral. Cette forme de crédit concerne généralement des équipements (machines) ou des
véhicules (camions, voitures, etc.).

I.3.3.2. Le Crédit-bail Immobilier


Ce crédit porte sur un immeuble à usage professionnel (magasins, entrepôts, usines) et est octroyé
par les sociétés de crédit-bail qui construisent ou achètent les immeubles d'après la spécialisation
de l'entreprise et les font louer avec une option d'achat au près des entreprises. Dans la plupart de
cas, la durée de ces types de contrat est de 20 ans, et pendant la période de construction,
l'entreprise locataire doit verser des pré-loyers à la société de crédit-bail.

I.3.3.3. La Cession-bail ou Lease-back


Il s'agit d'une forme particulière de financement qui permet à une société propriétaire des biens
immobiliers, de les vendre à une société de leasing afin d'obtenir, de cette dernière, un contrat de
crédit-bail lui permettant de garder l'usage des biens concernés.17(*)

Grâce à ce type d'opération, une entreprise propriétaire d'un patrimoine immobilier important peut
se procurer des ressources financières pour les investir dans des projets d'investissements
industriels et commerciaux plus rentables ou encore redresser une situation financière
compromise. C'est ainsi que de nombreuses sociétés ont fait de telles opérations avec les
immeubles de leur siège social.

I.3.4. Les Raisons du recours au Crédit-bail :


Plusieurs raisons justifient le recours au crédit-bail, parmi lesquelles nous pouvons retenir :

v le caractère pratique de ce crédit : la possibilité d'acquérir un bien et de le revendre sans


formalités et risques importants est plus évident dans ce genre de contrat ;

v ce crédit permet de financer à cent pourcent de l'investissement et préserve la capacité de


financement de l'entreprise ;

v le crédit-bail serait un financement hors bilan. De ce fait, il n'alourdit pas le bilan de l'entreprise
et préserve ainsi la capacité d'endettement de l'entreprise. Il est important de signaler que dans le
cas où le crédit-bail est hors bilan, les analystes financiers pratiquent un retraitement pour intégrer
l'endettement ;

v le crédit-bail permet aux PME qui ont de faibles capacités d'endettement, mais qui sont rentables
de financer leur financement.

C. Le crédit documentaire (Credoc)

Le Credoc est un arrangement en vertu duquel une banque, agissant a la demande d'une entreprise
s'engage a effectuer un paiement ou a payer un effet de commerce tiré (au bénéfice) sur un tiers
(fournisseur extérieur). Il intervient donc dans le cadre des opérations d'import-export en vue d'en
faciliter le paiement.
3.2.3 LE FINANCEMENT PAR QUASI-FONDS PROPRES
Il existe des sources de financement hybrides, dont la nature se situe
entre les fonds propres et les dettes, parmi ces fonds propres, on distingue les
avances en comptes courants d’associés (CCA) titres participatifs, les titres
subordonnés, et les comptes bloqués d’associés.
[Link] LES AVANCES EN COMPTES COURANTS D’ASSOCIES
(CCA)
D'un point de vue juridique, ils s'agit des prêts accordés par les
associés à leur société, leur mode de rémunération est indépendant de la
rentabilité de l’entreprise. Ce mode de financement est largement utilisé par
les PME à caractère familial, car elle offre certains avantages. En
fait, les CCA contrairement à l’augmentation de capital ils n’impliquent pas
des formalités particulières, ni des coûts explicites, en plus leur rémunération
est déductible fiscalement dans la limite d'un taux plafonné, et sous réserve
de remplir certaines conditions, et un revenu imposable pour l'associé ou le
dirigeant51
.
[Link] LES PRETS PARTICIPATIFS
Les prêts participatifs sont considérés comme des dettes de dernier
rang, ils sont accordés par les établissements de crédit au profit des
entreprises surtout les PME (Barreau et al., 2005, p. 368). Se sont des prêts
de longue durée qui ont les mêmes caractéristiques des dettes (l’exigibilité, le
mode de rémunération, etc.).
Les prêts participatifs sont placés dans les comptes de l’entreprise
parmi les postes constituants les fonds propres et non pas dans ceux relatifs à
l’endettement. Ainsi, leur rémunération est double, « une partie fixe majorée
d’une prime de risque et une partie variable fonction du résultat de
l’entreprise » (Abdeljalil, 2002, p. 235).

3.2.4 FINANCEMENT PAR OUVERTURE DU CAPITAL


L’ouverture du capital signifie l’entrée de nouveaux actionnaires au
capital de l’entreprise. Principalement, le financement par cette méthode
peut se faire soit par le biais du capital-risque, soit par une introduction en bourse.
[Link] LES CREDITS FOURNISSEURS
Le crédit fournisseur est défini comme un « Ensemble des dettes
correspondant aux factures fournisseurs non encore payées. En termes de
financement du besoin d’exploitation, il s’agit de la principale ressource »
(Cabane, 2014, p. 384). Autrement, ce crédit permet à l’entreprise
l’utilisation des marchandises livrées, mais non encore payées à ses
fournisseurs (APCE, 2010) qui lui accorde un délai de paiement variable, en
générale de 30 à 90 jours, matérialisé soit par (ABDELMALEK, 2012) :
• La mention « payable sous x jours » sur la facture ;
• Ou en acceptant en paiement un effet de commerce dont l’échéance
équivaut à cette durée.
Le crédit fournisseur reste le principal moyen de financement à court
terme « il représente environ la moitié de l’endettement à court terme »
(Barreau et al., 2005, p. 460).
[Link] LE CREDIT FINANCIER INTERENTREPRISES
C’est un crédit financier interentreprises, « les entreprises prêtent et
empruntent à d'autres entreprises. Cependant, pour certaines, le solde des
créances clients et des dettes fournisseurs est positif, ce qui les met en
situation de prêteurs nets, pour d'autres le solde est négatif, ce qui les place
en situation d'emprunteurs nets » (Dietsch & Kremp, 1998). Ce mode de
financement n’est pas très répondu que le crédit fournisseur
(ABDELMALEK, 2012).

L’affacturage : L’affacturage est un contrat constatant le transfert de


propriété de créances commerciales à une société spécialisée « factor », qui
assure l’opération du recouvrement et paiement des créances pour le compte
de son titulaire. Au niveau de la comptabilité du vendeur, les comptes clients
sont remplacés par le compte unique au nom du Factor.
Les sources de financement informelles

La finance informelle peut être définie comme « toute activité d’emprunt, de prêt ou de
d’épargne qui se déroule en dehors du circuit officiel quelle que soit son importance ou le
domaine d’activité dans lequel elle se déroule (moderne, traditionnel, etc.) » (El Abdaimi, 1994
cités par Mansouri et Ziky, 2009). Les relations entre le débiteur et le créancier est basé sur
la confiance (Lelart, 2006). Babeau et Kessler (1980), Abdaimi (1989) et Lelart (1989) cité par
Antigui (2003) rappellent que les premières sources de financement utilisées à la création de PME
sont essentiellement de type informel. Plusieurs raisons avantageuses poussent les entrepreneurs à
se tourner plus vers le financement informel. Premièrement, ces financement sont plus
accessibles et offre des conditions de remboursement plus souples que le financement formel
(Thi Hong Van Pham, 2010), et deuxièmement, parce que les fonds provenant des
investisseurs informels sont considérés comme étant disponibles à des moments plus
opportuns et à des termes plus raisonnables que ceux provenant des sources institutionnelles.

Dans la plupart des cas, la principale source de financement initial provient de l’épargne
personnelle du micro entrepreneur. Elle devra le plus souvent être complétée par des emprunts
dont l’essentiel ne passe pas par le circuit institutionnel. Ce financement informel pourra se
faire non seulement auprès de la famille mais aussi avec des amis, des connaissances; en espèces
ou en nature, sous forme de marchandises. Une autre source possible de financement peut se
faire également sous la forme d’associations provisoires « tontines » (Sylvie, 2005 lit de
MANGOLE,2015).

Parmi le financement informel nous retenons :

Le capital amical
Le capital amical également appelé sphère familiale provient des parents, famille et amis proches
de l’entrepreneur ou d'une personne avec qui il entretient des relations de proximité, c’est la forme
de financement informel la plus courante : elle représenterait, selon certaines estimations du
Centre International du Crédit Mutuel (CICM), plus de la moitié des prêts informels en
Afrique. Les prêts sont sans intérêt et ne nécessitent généralement pas de garantie. Les relation de
prêt repose uniquement sur la confiance. Toutefois, la réciprocité du prêt consenti est sous-
entendue. D’ailleurs, certains chercheurs ont insisté sur les contraintes implicites qui pèsent sur le
bénéficiaire du prêt familial : travaux effectués gratuitement pour le compte du prêteur, charge
familiale à supporter, etc. Il s’agit, selon eux, d’une fausse gratuité du prêt : la prétendue «
solidarité » familiale est peut-être à relativiser (ClCM, 2003).

Prêteurs professionnels et Prêteurs sur gages


Généralement les prêteurs professionnels accordent des prêts à court terme à des personnes
connues de longue date, de qui des garanties sont rarement exigées. Les prêteurs
professionnels travails à petite échelle, construisant des relations très personnalisées, permettant
une connaissance précise du clients, ce qui libèrent le client de l'obligation de fournir une
garanties. Les taux d’intérêt pratiqués sont souvent élevés. Par ailleurs, pour les prêteurs sur
gages, les prêts sont consentis en contrepartie du dépôt d’un gage, que l’emprunteur ne peut
recouvrer qu’à la fin du remboursement du prêt. Les intérêts atteignent généralement des
taux usuraires (ClCM, 2003 et Abrika, 2013 lit de MANGOLE,2015). Ceux qui exercent ces
activités ne le font pas de façon permanente, ils ont des occupation principale dans le secteur
économique. Ils ne disposent pas de bureaux, leur domicile est le lieu où les opérations se
déroulent (Abrika, 2013).

Les crédits commerciaux


Les crédits obtenus par les fournisseurs sont issus des délais plus ou moins longs qu’ils
accordent à l’entreprise entre la livraison (ou l’exécution) et le paiement d’un bien (ou d’un
service). Ces crédits constituent une source de financement vitale pour les plus petites
entreprises puisqu’ils permettent d’assurer un certain équilibre de trésorerie. En effet, lorsque les
fournisseurs accordent 60 jours de délai de paiement à leur client, ce dernier bénéficie en
permanence d’un roulement de crédit égal à deux mois d’achat. Les crédits obtenus des
fournisseurs ne sont pas destinés à financer les projets d’investissements de l’entreprise, mais
uniquement à assurer son cycle d’exploitation. Le coût du crédit commercial est indirect. Il
correspond à la renonciation à l’escompte commercial qu’accorde le fournisseur pour obtenir un
paiement plus rapide, et la durée correspond au délai entre la livraison et la date effective du
règlement. La demande de crédit commercial des micros entrepreneurs se justifie
généralement par une situation d’illiquidité. Enfin, contrairement au principe du crédit
bancaire qui est de prêter une somme d’argent à l’entreprise, le principe du crédit commercial est
d’avancer un stock. Or, plus un actif est liquide, plus il peut être détourné, ce qui le rend
davantage soumis au risque d’aléa moral et de substitution d’actif. Le stock d’une entreprise est
beaucoup moins liquide qu’une somme d’argent, il est donc beaucoup moins risqué. Enfin, le
fournisseur dispose d’une clause de réserve de propriété, qui lui permet de rester
propriétaire du stock qu’il a vendu à l’entreprise jusqu’au paiement de ce dernier (Bellettre, 2010).

La tontine
Outre l’apport personnel et le capital amical, on retrouve spécialement dans les PVD une autre
source de financement informelle appelée « tontine». Cette dernière, incite les individus à
épargner volontairement et les aide à préparer le plan de financement de leurs activités. Elle est
parfois la seule source de financement accessible pour de nombreux petits entrepreneurs
(ClCM, 2003). Henault (1988) cité par Antigui (2003) définit la tontine comme: « un
regroupement de quatre à vingt personnes qui, par esprit d’entraide ou de solidarité, se
consentent des prêts mutuels dont les fonds sont puisés même dans une cotisation régulière
des membres. Ces tontines sont basées sur des relations de confiance, de connaissance
mutuelle, de solidarité professionnelle ». Les participants contribuent de façon régulière à
un fonds commun, en déposant une somme dont le montant est préalablement fixé dans
une périodicité également préalablement fixée. Les montants ainsi récoltés par le responsable
désigné de la tontine sont ensuite attribués successivement sous forme de prêt à un des
membres, par un système de roulement déterminé par tirage au sort, ou par négociation
entre les membres ou à tour de rôle, selon un calendrier préalablement défini en commun
accord. Tous les membres de la tontine alternent donc successivement entre la position de
débiteur et de créditeur (ClCM, 2003). La grande limite de ces modes de financement
(financement informelle) est qu’il est de court terme.

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