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Contrat de Commission

Le contrat de commission régit les relations entre un commissionnaire de transport et un commettant, définissant le rôle d'intermédiaire et d'organisateur du transport. Le commissionnaire est responsable de l'exécution des opérations de transport et doit respecter un devoir de conseil envers son client, tout en ayant la possibilité de limiter sa responsabilité. En cas de litige, le donneur d'ordre peut agir contre le commissionnaire ou le transporteur, avec des délais spécifiques pour les recours.

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Contrat de Commission

Le contrat de commission régit les relations entre un commissionnaire de transport et un commettant, définissant le rôle d'intermédiaire et d'organisateur du transport. Le commissionnaire est responsable de l'exécution des opérations de transport et doit respecter un devoir de conseil envers son client, tout en ayant la possibilité de limiter sa responsabilité. En cas de litige, le donneur d'ordre peut agir contre le commissionnaire ou le transporteur, avec des délais spécifiques pour les recours.

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CONTRAT DE COMMISSION

1. DROIT APPLICABLE
a. Règles générales
Le contrat de commission obéit aux règles de droit commun des contrats.
Il peut donc être international : recherche de l’intention des parties sur la loi
applicable en fonctions d’indices (lieux d’exécution, lieu de conclusion
b. Règles spécifiques
Code de commerce (article 422 et suivants)
Pour le commissionnaire de transport - Titre IV bis (Article 430-1 à 430-06)
2. DEFINITION
Le commissionnaire de transport est un intermédiaire qui se charge complètement
de l’exécution d’un transport en faisant exécuter sous sa responsabilité et en son
propre nom le déplacement des marchandises pour le compte d’un donneur d’ordre
appelé commettant.
3. CRITERES DE QUALIFICATION
Le commissionnaire de transport est
– Intermédiaire
– organisateur
– concluant en son nom propre les contrats nécessaires à la réalisation de l’opération
de transport
a. Le commissionnaire est un intermédiaire
Il confie à des tiers substitués, l’exécution des opérations nécessaires pour le compte
de son client, le donneur d’ordre.
– Distinction entre commissionnaire et transporteur :
La qualité dépend exclusivement du contrat conclu avec le donneur d’ordre ;
L’entreprise qui s’engage à déplacer elle-même la marchandise intervient en tant que
transporteur et perd le droit de revendiquer la qualité du commissionnaire. De
même, le fait de sous-traiter l’exécution matérielle ne lui confère pas en principe la
qualité de commissionnaire.
b. LE COMMISSIONNAIRE ORGANISE LE TRANSPORT
Il se charge de l’organisation et est tenu de faire effectuer par les intermédiaires de
son choix toutes les opérations indispensables.
Si la commission de transport est considérée comme une convention portant sur le
transport de bout en bout, cela n’empêche pas que sur un contrat de commission
primaire viennent se greffer des contrats de sous-commission
Il doit disposer du libre choix des voies et des moyens pour faire exécuter l’ordre
reçu. A défaut de liberté de choix il devient un mandataire professionnellement
appelé transitaire.

c. Le commissionnaire est un professionnel qui traite en son nom personnel


Il est inscrit sur un registre des commissionnaires de transport tenu.
L'accès à la profession est soumis, à quelques différences près, aux mêmes conditions
d'honorabilité, de capacité professionnelle et financière que les transporteurs.
Le commissionnaire de transport traite obligatoirement en son nom personnel à la
différence d’un mandataire et figure généralement en tant qu’expéditeur sur les
documents de transport.
4. CONCLUSION DU CONTRAT
a. Devoir de conseil
Comme tout professionnel le Commissionnaire de transport a un devoir de conseil à
l’égard de ses clients. Celui-ci se limite cependant à sa compétence spécifique et peut
être tempéré par les connaissances particulières de son commettant
Le commissionnaire de transport n’a pas à prendre l’initiative d’assurer la
marchandise contre les risques du transport. Il appartient au commettant de lui en
donner l’ordre. En revanche, il doit vérifier si le transporteur auquel il a recours est
convenablement assuré pour sa responsabilité personnelle
b. Prix
Il est librement convenu entre le commissionnaire et le commettant
Une rémunération au forfait à la tonne ou au mètre cube est caractéristique de
l’activité de commissionnaire et se distingue d’une facturation détaillée comme en
produisent les transitaires.
5. EXECUTION DU CONTRAT
a. Obligation de soigner le transport
Le commissionnaire de transport doit :
- respecter les instructions qu’il reçoit, si elles ne sont pas suffisamment claires, il doit
exiger des précisions complémentaires ;
- transmettre à ses substitués les instructions et attirer l’attention des transporteurs
sur les particularités des marchandises;
- répercuter les instructions de livraison contre remboursement
- agir au mieux des intérêts de son commettant.
6. CONSERVATION DES RECOURS
Le commissionnaire de transport a l’obligation de prendre les mesures nécessaires
pour sauvegarder les droits et recours de son client.
Au besoin, il doit prendre des réserves et adresser au transporteur une protestation
motivée afin de conserver le recours de son commettant, à défaut il est présumé
avoir reçu les marchandises en bon état
7. PRIVILEGE
En contrepartie des lourdes responsabilités qui pèsent sur lui, le commissionnaire
dispose d’un privilège
Ce privilège emporte droit de rétention sur les marchandises détenues par le
commissionnaire.
a. Créance garanties :
Il s’agit de créances certaines et exigibles de toute nature, à savoir : créance en
principal, les intérêts, les commissions et les frais, mais aussi celles afférentes à des
marchandises ayant fait l’objet d’opérations antérieures et terminées pour le compte
du client
b. Conditions
- que les marchandises soient demeurées en la possession du commissionnaire ou
d'un tiers convenu (il perd son droit s’il se dessaisit volontairement) ;
- que la personne contre laquelle il entend exercer son privilège soit le propriétaire
des marchandises, sinon le propriétaire réel, du moins le propriétaire à ses yeux.
c. Opposabilité
- à tous et notamment :
- au destinataire
- au vendeur
8. RESPONSABILITE
Le commissionnaire de transport est tenu de la bonne exécution de toutes les
opérations de bout en bout.
Il est tenu d’une obligation de résultat
Il assure une double responsabilité ; il répond de son propre fait mais aussi du fait de
ses substitués.
a. Responsabilité personnelle
Il est garant de l’arrivée des marchandises dans le délai déterminé par la lettre de
voiture, hors cas de force majeure.
Il est garant des avaries ou pertes, s’il n’y a pas stipulation contraire dans la lettre de
voiture, ou force majeure.
Contrairement à celle du transporteur, la responsabilité du commissionnaire n’est
pas d’ordre public. Il peut stipuler sa non responsabilité ou de simplement la limiter,
sauf cas de dol ou de faute lourde.
b. Clause limitative
Pour être valable, elle doit être apparente et explicité et avoir été acceptée par le
commettant lors de la conclusion du contrat. De plus, elle est d’application stricte
(ex., si elle est prévue pour des marchandises en vrac elle ne s’applique pas à des
marchandises en caisses ou palettisées
c. Cas d’exonération
Force majeure
Vice propre de la marchandise
Faute de l’expéditeur (idem responsabilité des transporteurs).
d. FAIT DES SUBSTITUÉS
Le commissionnaire répond de tous les prestataires de services auquel il fait appel.
Il ne peut se dégager de sa responsabilité sous prétexte qu’il n’a pas personnellement
commis de faute.
Mais il peut dans ce cas opposer au donneur d’ordre :
- Les causes légales d’exonération dont bénéficie le transporteur substitué ;
- Les limitations de responsabilité applicables au mode de transport considéré ;
- La fin de non recevoir que lui oppose le transporteur ;
- La prescription acquise au transporteur.
En revanche, il ne peut opposer au donneur d’ordre les clauses limitatives de
responsabilité qu’il a acceptées de ses substitués, sauf à prouver que le commettant
en a lui-même eu connaissance.
Sa responsabilité étant recherchée en raison d’une faute de son substitué, il ne peut
pas non plus invoquer les clauses limitatives de sa propre responsabilité personnelle
9. REGIME DES ACTIONS
a. Exercice des recours
Le donneur d’ordre peut agir soit contre le commissionnaire soit contre le
transporteur responsable du dommage si celui-ci est localisé, soit contre les deux.
Expéditeur et destinataire ont un droit d’action contre le commissionnaire mais aussi
contre le transporteur.
b. Recours en garantie du commissionnaire :
Il a un mois à compter du jour où il a été lui-même assigné pour intenter une action
récursoire contre son substitué. Ce délai est d’un an contre le transporteur
international routier ou ferroviaire et deux ans contre le transporteur aérien.
Le commissionnaire peut aussi, indépendamment de toute assignation par l’ayant
droit à la marchandise, exercer une action en principal contre son substitué
(transporteur ou autre commissionnaire de transport). Il n’a toutefois, qualité pour
exercer cette action que s’il a déjà indemnisé son commettant ou s’il s’est obligé à le
dédommager
c. FORCLUSION
La fin de non recevoir ne vise que les actions contre le transporteur et ne s’applique
pas au contrat de commission.
Toutefois, le commissionnaire peut invoquer à son profit la forclusion qui lui est
opposée par le transporteur
d. PRESCRIPTION
La prescription annale s’applique aux actions en responsabilité contre le
commissionnaire
Les délais de prescription prévus par les conventions internationales pour les actions
contre les transporteurs ne s’appliquent pas à la commission (ex. : 2 ans en transport
aérien).

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