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74 Question Comptabilité

Le document présente différents types de comptabilité, y compris la comptabilité financière, de gestion, budgétaire, publique et sociale/environnementale, chacune ayant des objectifs spécifiques. Il explique également la balance comptable, son utilité, et comment la créer sur Excel, ainsi que les différences entre comptabilité d'engagement et de trésorerie, ainsi que le bilan et l'état financier. Enfin, il aborde les procédures pour un comptable lors de déclarations fiscales et sociales, les charges constatées d'avance, et comment enregistrer une assurance annuelle payée d'avance.

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74 Question Comptabilité

Le document présente différents types de comptabilité, y compris la comptabilité financière, de gestion, budgétaire, publique et sociale/environnementale, chacune ayant des objectifs spécifiques. Il explique également la balance comptable, son utilité, et comment la créer sur Excel, ainsi que les différences entre comptabilité d'engagement et de trésorerie, ainsi que le bilan et l'état financier. Enfin, il aborde les procédures pour un comptable lors de déclarations fiscales et sociales, les charges constatées d'avance, et comment enregistrer une assurance annuelle payée d'avance.

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1.

Présentez les différents types de comptabilité


Voici les principaux types de comptabilité, expliqués de manière simple :

a. La comptabilité financiéré
C’est quoi ?
C’est la comptabilité obligatoire pour toute entreprise. Elle sert à enregistrer
toutes les opérations (achats, ventes, salaires, etc.).

Pourquoi ?
Pour présenter les comptes officiels (bilan, compte de résultat) aux impôts,
aux banques, aux associés…

Exemple :
Une entreprise vend un produit : elle enregistre cette vente dans sa
comptabilité financière.

b. La comptabilité dé géstion (aussi appéléé comptabilité analytiqué)


C’est quoi ?
Elle aide les chefs d’entreprise à analyser les coûts, les marges, la
rentabilité.

Pourquoi ?
Pour prendre de bonnes décisions (par exemple : faut-il baisser le prix d’un
produit ?).

Exemple :
Calculer combien coûte réellement la fabrication d’un produit.

c. La comptabilité budgétairé
C’est quoi ?
C’est une comptabilité prévisionnelle : elle prépare les budgets de
l’entreprise pour l’avenir.

Pourquoi ?
Pour savoir combien l’entreprise pense dépenser ou gagner dans les mois
à venir.

Exemple :
Prévoir le budget de publicité pour l’année prochaine.

d. La comptabilité publiqué
C’est quoi ?
C’est la comptabilité utilisée par l’État, les mairies, les hôpitaux publics, etc.

Pourquoi ?
Pour gérer et contrôler l’argent public.

Exemple :
Une mairie enregistre ses dépenses pour construire une route.

é. La comptabilité socialé ét énvironnéméntalé (plus récénté)


C’est quoi ?
C’est la comptabilité qui mesure l’impact social et écologique de
l’entreprise.

Pourquoi ?
Pour montrer comment l’entreprise protège l’environnement et respecte
ses employés.

Exemple :
Calculer combien de CO₂ l’entreprise a économisé cette année.

Résumé simple :
Type de comptabilité Son utilité principale
Financière Informer les tiers (banque, impôts)
De gestion Aider à prendre des décisions internes
Budgétaire Prévoir les dépenses et recettes
Publique Gérer l’argent de l’État
Sociale/Environnementale Mesurer l’impact social et écologique

2. Expliquer moi la balance comptable ?(


Définition facile :
La balance comptable est un tableau récapitulatif qui regroupe tous les
comptes utilisés dans une entreprise avec leurs soldes (les totaux des
débits et des crédits).
Elle sert à vérifier que la comptabilité est correcte et équilibrée (total des
débits = total des crédits).

Que trouve-t-on dans la balance comptable ?


Chaque ligne représente un compte comptable avec :
Le numéro du compte (exemple : 512 pour la banque, 606 pour les achats,
etc.)
Le nom du compte (exemple : Banque, Achats de marchandises…)
Le total des mouvements débités sur ce compte.
Le total des mouvements crédités sur ce compte.
Le solde final du compte (ce qu’il reste à la fin, soit un solde débiteur, soit
un solde créditeur).

Quand utilise-t-on la balance ?


À la fin du mois, du trimestre ou de l’année, pour vérifier l’état des comptes.
Avant de faire le bilan et le compte de résultat.
Pour contrôler les erreurs (exemple : un oubli de saisie ou une écriture
incorrecte).

Pourquoi c’est important ?

✔ Vérifie que tout est bien enregistré.

✔ Aide à préparer les états financiers.

✔ Permet de suivre les comptes facilement.

Exemple très simple :


Compte Libellé du compte Total Débit Total Crédit Solde
512 Banque 1 000 000 500 000 500 000 (Débit)
606 Achats 300 000 0 300 000 (Débit)
701 Ventes 0 800 000 800 000 (Crédit)
Ici, on voit les montants entrés (débit) et sortis (crédit) pour chaque
compte.

3. comment faire une balance comptable simple sur Excel, étape


par étape, avec un exemple.
1. Structure d’une balance comptable dans Excel
N° de compteNom du compte Débit Crédit Solde
512 Banque 1 000 000 500 000 500 000
606 Achats 300 000 0 300 000
701 Ventes 0 800 000 -800 000
TOTAL 1 300 000 1 300 000 0
N° de compte : Code du compte dans le plan comptable
Nom du compte : Intitulé
Débit et Crédit : Les montants des opérations
Solde : Calculé ainsi :

➔ Solde = Débit – Crédit

2. Comment faire les formules dans Excel ?


Imaginons que tes données sont dans les colonnes A à E et que tu
commences à la ligne 2 :
AB C D E
N° compte Nom du compteDébitCrédit Solde
512 Banque 1 000 000 500 000 =C2-D2
606 Achats 300 000 0 =C3-D3
701 Ventes 0 800 000 =C4-D4
Tu peux copier la formule vers le bas pour tous les comptes.

3. Calculer les totaux


En bas, tu ajoutes les totaux des débits et des crédits :
Dans C5 :
=SUM(C2 :C4)
Dans D5 :
=SUM(D2 :D4)
Dans E5 :
=SUM(E2 :E4)

Si la balance est correcte, le total débit = total crédit, et le total des


soldes doit être zéro.

4. Exemple de calcul automatique


Compte Libellé du compte Débit Crédit Solde
512 Banque 1 000 000 500 000 500 000
606 Achats 300 000 0 300 000
701 Ventes 0 800 000 -800 000
TOTAL 1 300 000 1 300 000 0

Résultat attendu

✔ Total débit = total crédit : 1 300 000. ✔ Solde total = 0.


Donc la balance est correcte.

4. Quelle est la différence entre une comptabilité engagé et une


comptabilité de trésorerie ? Voici une explication simple :
a. Comptabilité d’éngagémént :
Principe : On enregistre les opérations dès qu’elles sont décidées, même
si l’argent n’a pas encore été payé ou reçu.
Exemple : Tu achètes des marchandises aujourd’hui et tu paieras dans 1
mois. On enregistre l’achat aujourd’hui, car l’engagement est pris.
Avantage : Ça donne une image complète de ce que l’entreprise doit
payer ou doit recevoir, même si l’argent n’a pas encore bougé.
Utilisation : Grandes entreprises, comptabilité officielle, bilan complet.

b. Comptabilité dé trésorérié :
Principe : On enregistre uniquement les opérations quand l’argent est
effectivement payé ou reçu.
Exemple : Tu achètes des marchandises aujourd’hui mais tu ne paies que
dans 1 mois. Tu enregistre l’achat le jour où tu payes, pas avant.
Avantage : Simple à suivre, car ça reflète directement les mouvements
d’argent réel.
Utilisation : Petites entreprises, professions libérales, auto-entrepreneurs,
gestion de trésorerie.

Résumé simple :
Comptabilité d’engagement : je note dès que je passe commande ou que
je vends, même si je ne paie/reçois que plus tard.
Comptabilité de trésorerie : je note uniquement quand je paie ou que je
reçois l’argent.

5. Quelle est la différence entre le bilan et l’état financier ?


a. Lé bilan :
C’est quoi ? : C’est un document comptable précis, qui montre ce que
possède et ce que doit une entreprise à une date donnée.
Il contient deux parties principales :
L’actif → Ce que l’entreprise possède (argent, bâtiments, machines,
stocks, etc.).
Le passif → Ce que l’entreprise doit (dettes, emprunts, dettes fiscales,
etc.) et ses capitaux propres (l’argent des propriétaires).
Exemple simple : Le bilan d’une entreprise au 31 décembre montre
combien elle a d’argent, de stocks et combien elle doit aux banques.

b. L’état financiér :
C’est quoi ? : C’est un terme plus large, qui regroupe plusieurs documents
comptables importants (dont le bilan).
Un état financier complet comprend généralement :
Le bilan
Le compte de résultat (qui montre si l’entreprise a gagné ou perdu de
l’argent pendant une période)
L’état de trésorerie ou tableau des flux de trésorerie
L’état des variations des capitaux propres
Les notes annexes (explications complémentaires)

Résumé facile :
Le bilan est un seul document qui montre ce que l’entreprise possède et
doit à une date donnée.
L’état financier, c’est l’ensemble des grands documents comptables, y
compris le bilan, qui permettent de comprendre la santé de l’entreprise.
Donc, le bilan fait partie des états financiers, mais les états financiers ne se
limitent pas au bilan.

6. Vous en tant que caissier d’une entreprise que feriez-vous si le


solde de votre caisse est négatif ?
Normalement, une caisse ne peut jamais être négative, car elle
représente l’argent physique (billets et pièces) que tu as dans le tiroir.
Donc, un solde négatif signifie qu’il y a une erreur quelque part.
Voici ce qu’un bon caissier doit faire dans ce cas :

a. Vérifiér lés opérations énrégistréés


Revoir les encaissements (recettes) et décaissements (dépenses) pour voir
s’il y a des erreurs d’enregistrement (montants mal saisis, doublons,
oublis…).
b. Comptér l’argént dans la caissé
Faire le point : combien d’argent est réellement présent physiquement dans
la caisse ?

c. Comparér l’argént compté ét lé soldé théoriqué


S’ils ne correspondent pas, chercher la cause :
Une dépense non justifiée ?
Une erreur de calcul ?
Une perte ou un vol ?

d. Prévénir immédiatémént lé résponsablé ou lé supériéur


hiérarchiqué
Un caissier ne règle pas seul ce genre de situation : il informe son chef
pour enquête et solution.

é. Corrigér l’érréur sélon lés consignés


Si c’est une erreur de saisie : corriger les écritures comptables.
Si c’est un oubli de recette : régulariser rapidement.
Si c’est une perte ou un vol, il faudra rédiger un rapport.

Résumé simple :

➡️ Si la caisse est négative, il faut chercher l’erreur, compter l’argent,


prévenir son chef et corriger la situation.

➡️ On ne laisse jamais une caisse négative sans explication.

7. Vous êtes nouveau comptable dans une entreprise quelle sont les
procédures que vous devez entamer pour faire votre déclaration
?
Très bonne question pratique. Voici les étapes simples qu’un nouveau
comptable doit suivre pour faire les déclarations fiscales et sociales d’une
entreprise :

a. Sé rénséignér sur lés obligations fiscalés ét socialés dé l’éntréprisé


Chaque entreprise a des déclarations obligatoires, comme :
La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée)
L’impôt sur les bénéfices
La retenue à la source
Les cotisations sociales (INPS, CNSS, etc. selon le pays)
La patente, la taxe sur les salaires, etc.

b. Vérifiér lés documénts comptablés dé basé


Avant de faire une déclaration, il faut être sûr que :
Les ventes sont bien enregistrées
Les achats et dépenses sont comptabilisés
Les paiements des salaires sont enregistrés correctement
Les pièces justificatives (factures, reçus) sont rangées et prêtes à être
présentées si besoin

c. . Calculér lés montants a déclarér


Exemple :
Pour la TVA : Calculer la TVA collectée sur les ventes – la TVA payée sur
les achats.
Pour les salaires : Calculer les cotisations sociales dues par l’employeur et
par les employés.

d. Rémplir lés formulairés officiéls


Chaque administration (impôts, caisse sociale) fournit des formulaires à
remplir, soit sur papier, soit en ligne.

é. Fairé la déclaration dans lés délais


Respecter les dates limites (exemple : déclaration TVA souvent avant le 15
du mois suivant).
Déposer les déclarations auprès des impôts et des organismes sociaux, ou
les faire en ligne si possible.
f. Payér lés montants dus
Après la déclaration, il faut souvent payer l’impôt ou les cotisations
correspondantes.

g. Gardér uné copié dé chaqué déclaration ét du paiémént


Pour les contrôles futurs, il est important de garder :
Une copie des déclarations faites
Les reçus de paiement

Résumé simple :

➡️ Vérifier les comptes, calculer les montants à déclarer, remplir les


formulaires, déposer la déclaration dans les délais, payer ce qui est dû, et
garder les preuves.
C’est ça le travail d’un comptable pour les déclarations.

8. Les charges constatées d'avance explication


➡️ Définition simple :
Les charges constatées d’avance sont des dépenses déjà payées, mais
qui concernent une période future.

Exemple facile à comprendre :


Imaginons qu’une entreprise paie le loyer de 6 mois à l’avance en juillet
2025, pour la période juillet à décembre 2025.
Si elle fait ses comptes au 31 juillet 2025, seul 1 mois de loyer (juillet) est
une vraie dépense du mois.
Les 5 autres mois (août à décembre) sont des charges constatées
d’avance, car ce sont des dépenses pour les mois suivants.

✔ Pourquoi on fait ça ?
En comptabilité, on veut que chaque dépense corresponde à la bonne
période.
Donc, on attend les bons mois pour « consommer » ces charges.

Autres exemples fréquents :


Abonnement payé pour l’année entière (internet, logiciel, assurance)
Frais de maintenance ou d’entretien payés d’avance
Publicité payée à l’avance pour plusieurs mois

En résumé simple :
Les charges constatées d’avance, ce sont des dépenses payées
aujourd’hui, mais qui concernent le futur. On attend la période concernée
pour vraiment les enregistrer comme des charges dans les comptes.

Les assurances sont l’un des meilleurs exemples de charges


constatées d’avance.

Exemple clair :

➡️ Ton entreprise paie une assurance annuelle (du 1er janvier au 31


décembre 2025) pour 120 000 FCFA, et tu fais tes comptes au 31 mars
2025.

✔ Ce qui correspond à la période déjà passée (janvier à mars) :

➡️ 3 mois utilisés → 30 000 FCFA

✔ Ce qui reste pour les mois à venir (avril à décembre) :

➡️ 9 mois pas encore utilisés → 90 000 FCFA → C’est une charge


constatée d’avance, car elle concerne les mois futurs.

➡️ Donc oui, les assurances sont un exemple classique et courant de


charges constatées d’avance, car on les paie souvent en avance pour
plusieurs mois ou pour toute l’année.

9. Comment enregistrer une assurance annuelle payée d’avance


dans la comptabilité SYSCOHADA, avec un exemple simple.
Exemple complet :

➡️ Situation :
Le 1er janvier 2025, l’entreprise paye 120 000 FCFA pour une assurance
annuelle (janv → déc 2025) par chèque bancaire.
On clôture les comptes au 31 mars 2025.
1ère écriture : Le paiement au 01/01/2025
(C’est une charge, mais qu’on va ajuster plus tard.)
Date Numéro compte Libellé DébitCrédit
01/01/25 6161 Primes d’assurances 120 000 FCFA
5121 Banque 120 000 FCFA

2ème écriture d’inventaire au 31/03/2025 : régularisation des charges


constatées d’avance

➡️ À fin mars, 3 mois sont passés, donc 3/12 de 120 000 FCFA → 30 000
FCFA consommés.

➡️ Les 9 mois restants (avril à décembre) représentent une charge


constatée d’avance de :
120 000 × 9 / 12 = 90 000 FCFA
Donc on réduit la charge et on crée un compte de charges constatées
d’avance : 4861.
Date Numéro compte Libellé DébitCrédit
31/03/25 4861 Charges constatées d’avance – Assurances 90 000
FCFA
6161 Primes d’assurances 90 000 FCFA

Explication :
On corrige la charge (6161) pour ne garder que 30 000 FCFA (janvier à
mars).
On attend les mois suivants pour enregistrer le reste.
Au 1er avril, au fur et à mesure, on « débloquera » petit à petit ces charges
constatées d’avance.
10. Citer les 9 principe Comptable avec des Exemples Concret
1. Principe de régularité
➡️ Exemple : Ton entreprise doit suivre le SYSCOHADA. Tu ne peux pas
inventer ta propre façon de faire la comptabilité, même si c’est plus simple
pour toi.
2. Principe de sincérité
➡️ Exemple : Si tu vends 100 produits et que tu encaisses 1 million FCFA,
tu dois déclarer exactement 1 million. Tu ne dois pas dire 500 000 FCFA
pour payer moins d’impôts.
3. Principe de fidélité (image fidèle)
➡️ Exemple : Si tu loues une machine au lieu de l’acheter, tu dois expliquer
dans tes comptes que tu n’es pas propriétaire de la machine, même si tu
l’utilises comme si c’était la tienne.
4. Principe de continuité d’exploitation
➡️ Exemple : Quand tu calcules la valeur de ton stock ou de tes machines,
tu supposes que ton entreprise va continuer à travailler l’année prochaine.
Tu ne vends pas tout comme si tu allais fermer demain.
5. Principe de permanence des méthodes
➡️ Exemple : Si tu as choisi une méthode pour calculer l’amortissement
d’une machine (par exemple linéaire), tu gardes la même méthode tous les
ans. Tu ne changes pas chaque année pour fausser les résultats.
6. Principe de non-compensation
➡️ Exemple : Si un client te doit 200 000 FCFA et que toi tu lui dois 100 000
FCFA, tu dois enregistrer les deux montants séparément, et non pas dire
qu’il te doit seulement 100 000 FCFA.
7. Principe de prudence
➡️ Exemple : Si un client risque de ne pas te payer, tu prévois une perte
dans tes comptes, même si tu n’es pas encore sûr à 100 %.

➡️ Par contre, si tu espères un gros contrat, tu n’enregistres pas encore le


gain tant que ce n’est pas signé.
8. Principe du coût historique
➡️ Exemple : Tu as acheté un terrain à 5 millions FCFA il y a 5 ans. Même
si aujourd’hui il vaut 10 millions FCFA, tu le gardes dans tes comptes à 5
millions, car c’est le prix que tu as payé.
9. Principe de spécialisation des exercices
➡️ Exemple : Tu as payé ton loyer de décembre 2025 en janvier 2026. Tu
dois quand même enregistrer cette charge pour l’année 2025, car c’est le
loyer de décembre.

11. Donner moi la définition du bilan d’une entreprise


Le bilan d’une entreprise, c’est un document qui montre tout ce que
possède et tout ce que doit l’entreprise à un moment donné (généralement
à la fin de l’année).
On peut dire que c’est comme une photo de la situation financière de
l’entreprise.
Le bilan est composé de deux parties :
1. L’Actif : ce que l’entreprise possède (ses biens et ce qu’on lui doit) → par
exemple : les bâtiments, les machines, l’argent à la banque, les factures
que les clients doivent encore payer, etc.
2. Le Passif : ce que l’entreprise doit (ses dettes et les ressources utilisées
pour financer ce qu’elle possède) → par exemple : les emprunts à la
banque, les dettes envers les fournisseurs, et l’argent apporté par les
propriétaires (appelé capital).

➡️ En résumé simple :
Le bilan montre ce que l’entreprise a (Actif) et comment elle a eu ces
choses (Passif).

12. Qu’est ce que un compte de produits et de charge


Un compte de produits et de charges, c’est un document qui montre tout
l’argent que l’entreprise a gagné et tout l’argent qu’elle a dépensé pendant
une période (souvent 1 an).
On l’appelle aussi compte de résultat.
Voici comment le comprendre facilement :

➡️ Les produits, c’est ce que l’entreprise a gagné grâce à son activité. Par
exemple :
La vente de marchandises,
Les services rendus,
D’autres petits revenus (intérêts, aides, etc.).

➡️ Les charges, c’est ce que l’entreprise a dépensé pour fonctionner. Par


exemple :
L’achat de marchandises,
Les salaires,
Le loyer,
L’électricité,
Les impôts, etc.

✔ Si les produits sont plus grands que les charges, l’entreprise fait un
bénéfice (gagne de l’argent).

Si les charges sont plus grandes que les produits, l’entreprise fait une
perte (perd de l’argent).

➡️ En résumé simple :
Le compte de produits et de charges montre si l’entreprise a gagné ou
perdu de l’argent pendant une période.

13. Quelle sont les livres légaux obligatoires d’une entreprise ?


En comptabilité, les livres légaux obligatoires d’une entreprise sont des
documents dans lesquels on écrit toutes les opérations financières de
l’entreprise, pour être clair avec l’État et les partenaires.
Voici les principaux livres obligatoires, expliqués simplement :

a. Lé livré journal
C’est là où on écrit toutes les opérations de l’entreprise, jour par jour.
Exemple : quand l’entreprise achète quelque chose, vend, paye un salarié,
reçoit un paiement, etc.

b. Lé grand livré
C’est un résumé du livre journal, mais rangé par comptes (exemple :
compte banque, compte fournisseurs, compte clients).
Ça permet de voir combien il y a sur chaque compte.

c. Lé livré d’invéntairé (obligatoiré sélon lés pays)


C’est là où on écrit tout ce que l’entreprise possède et doit à la fin de
l’année : marchandises, machines, dettes, argent, etc.
Ce livre permet de faire le bilan.

➡️ En résumé simple :

✔ Le livre journal = on écrit toutes les opérations.

✔ Le grand livre = on classe les opérations par comptes.

✔ Le livre d’inventaire = on liste tout ce que l’entreprise a et doit en fin


d’année.

Ces livres doivent être bien tenus et souvent numérotés et certifiés (en
fonction des règles de chaque pays), car ils peuvent être contrôlés par
l’État (fisc, impôts).

14. Quelle est la différence entre provision et amortissement


a. L’amortissémént
C’est quoi ?
→ C’est quand on reconnaît que la valeur d’un bien (machine, voiture,
ordinateur...) diminue petit à petit avec le temps, parce qu’on l’utilise ou
parce qu’il vieillit.
Exemple simple :
Tu achètes une moto pour ton entreprise à 1 000 000 FCFA. Après 5 ans,
elle ne vaut plus que 0. Donc, chaque année tu « perds » un peu de sa
valeur, par exemple 200 000 FCFA par an. C’est ça l’amortissement.
Pourquoi on le fait ?
→ Pour montrer la vraie valeur de tes biens dans les comptes.

b. La provision
C’est quoi ?
→ C’est mettre de côté de l’argent dans les comptes pour se préparer à un
problème futur ou à une dépense probable, même si on n’est pas sûr que
ça va arriver.
Exemple simple :
Tu penses que peut-être tu devras payer des réparations importantes sur
ta machine dans un an. Tu ne sais pas quand ni combien exactement, mais
tu mets 300 000 FCFA de côté dans tes comptes pour être prêt.
Pourquoi on le fait ?
→ Pour être prudent et montrer qu’on a prévu les risques.

Résumé rapide :
Différence Amortissement Provision
Sert à ?Répartir le prix d’un bien sur plusieurs années Prévoir une
perte ou une dépense future
Quand ? Quand on achète un bien durable Quand il y a un risque ou
une dépense probable
Exemple Usure d’une voiture Réparation imprévue d’une machine
Dis-moi si tu veux que je t’explique avec des exercices pratiques.

15. Quels sont les cas où l’entreprise peut constituer des


provisions ?(
Voici les cas les plus courants où une entreprise peut faire des provisions,
expliqués simplement :

a. Pour dés facturés ou déttés qu’on pourrait avoir a payér


Exemple : L’entreprise est en procès, et il est possible qu’elle perde et
doive payer une somme. On ne sait pas encore si elle va perdre, mais elle
prévoit une provision au cas où.
b. Pour dés cliénts qui risquént dé né pas payér léurs facturés
(provision pour créancés doutéusés)
Exemple : Un client doit 500 000 FCFA, mais il a des difficultés
financières. L’entreprise met de côté une provision, au cas où il ne paierait
pas.

c. Pour réparér ou rémplacér dés équipéménts


Exemple : L’entreprise sait que ses machines vont bientôt nécessiter
des réparations coûteuses, alors elle prévoit une provision pour ces futures
dépenses.

d. Pour payér dés indémnités a sés salariés


Exemple : En cas de licenciement futur, ou pour des primes promises
mais pas encore versées. L’entreprise prévoit une provision pour cela.

é. Pour dés garantiés donnéés aux cliénts


Exemple : Si l’entreprise vend des produits avec garantie (par exemple,
un an de garantie), elle prévoit une provision pour couvrir les réparations
ou les remplacements éventuels pendant cette période.

f. Pour dés impots ou taxés non éncoré payés


Exemple : L’entreprise sait qu’elle devra payer un impôt ou une taxe
dans l’année, alors elle prévoit une provision pour ne pas être surprise.

Résumé simple :
Situation Pourquoi faire une provision ?
Procès en cours Prévoir une éventuelle perte
Client risque de ne pas payer Prévoir la perte d’argent
Réparations futures Prévoir les dépenses d’entretien
Licenciement ou primes Prévoir des charges sociales
Garantie des produits vendus Prévoir les coûts de réparation ou
remplacement
Taxes et impôts Prévoir les paiements futurs
16. La définition de l’amortissement ?
Voici une définition simple de l’amortissement :

Définition facile :
L’amortissement, c’est quand on reconnaît que la valeur d’un bien
(machine, véhicule, ordinateur, bâtiment…) baisse petit à petit avec le
temps, parce qu’on l’utilise ou parce qu’il vieillit.

Exemple simple :
Tu achètes une voiture pour ton entreprise à 5 000 000 FCFA. Cette
voiture va servir pendant 5 ans.
Chaque année, elle perd un peu de sa valeur. On dit qu’on amortit la
voiture, par exemple 1 000 000 FCFA par an.

Pourquoi on fait l’amortissement ?


Pour répartir le coût du bien sur plusieurs années ;
Pour montrer la vraie valeur du bien dans les comptes ;
Pour calculer le bénéfice réel (car le bien vieillit, il ne garde pas sa valeur
d’origine).

En résumé simple :

➡️ L’amortissement = la perte de valeur des biens utilisés par l’entreprise


avec le temps.

➡️ Cette perte est enregistrée chaque année dans la comptabilité.


Dis-moi si tu veux un exemple avec des chiffres et des écritures
comptables.

17. Quels sont les taux d'amortissement usuels?


Voici les taux d’amortissement usuels, expliqués simplement :

Qu’est-ce que le taux d’amortissement ?


C’est le pourcentage qu’on utilise pour calculer combien un bien perd de
valeur chaque année.
→ Exemple : si un bien dure 5 ans, on amortit 20 % chaque année (100 ÷ 5
ans).

Taux usuels selon les types de biens :


Type de bien Durée d’utilisation estimée Taux d’amortissement annuel
Matériels informatiques (PC, imprimantes) 3 à 5 ans 20 % à 33,33 %
Véhicules (voitures, motos) 4 à 5 ans 20 % à 25 %
Machines, équipements industriels 5 à 10 ans 10 % à 20 %
Meubles, mobiliers de bureau 5 à 10 ans 10 % à 20 %
Bâtiments professionnels 20 à 50 ans 2%à5%
Installations techniques (clim, câblage) 5 à 10 ans 10 % à 20 %

Exemple simple :
Tu achètes une voiture pour 5 000 000 FCFA, à amortir sur 5 ans :
5 ans → 20 % par an → 1 000 000 FCFA d’amortissement chaque année.
Ces taux peuvent changer un peu selon les règles comptables locales
(comme le SYSCOHADA en Afrique de l’Ouest).
les taux d’amortissement usuels selon le SYSCOHADA, expliqués
simplement :

Taux généralement admis


Ces taux ne sont pas imposés, mais sont habituellement utilisés car ils
reflètent bien la durée de vie des biens :
Catégorie de bien Taux d’amortissement annuel
Immeubles en dur (bâtiments solides) 5%
Constructions légères 10 %
Agencements et installations techniques 10 %
Matériel et outillage lourd 10 %
Matériel et outillage léger 20 %
Mobilier 10 %
Matériel de bureau 20 % à 25 %
Matériel de transport 33,33 %
Autres véhicules & engins spéciaux 20 % à 25 %

Comment ça marche en langage facile :


Un immeuble, on l’amortit à 5 % par an = on estime qu’il durera environ 20
ans.
Un bureau (mobilier) à 10 % = durée d’environ 10 ans.
Une voiture de service à 33 % = durée estimée à 3 ans.
Un gros camion ou pelleteuse, plutôt 20 %, durée d’environ 5 ans.

Ce qu’il faut retenir :


1. Ce sont des taux indicatifs, pas obligatoires.
2. Tu les utilises si ça correspond à la durée de vie prévue du bien.
3. Tu peux ajuster selon l’usage réel (ex. si la machine s’use plus vite, ou
moins vite).
4. Le SYSCOHADA demande juste que tu choisisses un taux adapté,
cohérent avec l’utilisation et constant d’année en année .

Conseil simple :
Si tu achètes un ordinateur, pense à environ 20 %–25 %.
Une voiture, regarde plutôt 20 % à 33 %, selon son usage et sa durabilité.
Une machine industrielle, plutôt 10 %, sauf si elle s’use plus vite.

18. L'entreprise peut-elle adopter des taux d'amortissement


supérieurs au taux usuels
Oui, une entreprise peut utiliser des taux d’amortissement plus élevés que
les taux usuels, mais seulement dans certains cas justifiés. Voici une
explication simple :

Quand c’est possible ?

➡️ Si le bien s’use plus vite que prévu.

➡️ Si l’utilisation du bien est plus intense.


➡️ Si le bien risque de devenir rapidement dépassé (obsolète), par
exemple dans le cas des ordinateurs ou des téléphones.

Exemple simple :
Normalement, un ordinateur est amorti à 20 % (sur 5 ans).
Mais si l’entreprise change ses ordinateurs tous les 3 ans parce qu’ils
deviennent vite inutilisables, elle peut choisir un taux plus élevé : 33,33 %
par an.

Attention :

✔ L’entreprise doit justifier son choix (par exemple, dans ses notes
comptables ou à l’administration fiscale).

✔ Ce choix doit être cohérent avec la réalité (on ne peut pas amortir plus
vite juste pour réduire artificiellement les bénéfices).

✔ Le taux choisi doit être raisonnable et constant dans le temps.

Résumé simple :
Règle générale Exception possible
On utilise les taux usuels Si le bien s’use plus vite ou devient vite
inutilisable
Durée normale d’usage Durée réelle plus courte
Amortissement régulier Amortissement plus rapide, mais justifié

19. les conséquences fiscales de ce choix (par exemple, l’impact


sur le résultat et les impôts).
Les conséquences fiscales si une entreprise utilise des taux
d’amortissement plus élevés que les taux usuels :

a. Conséquéncé sur lé résultat comptablé


➡️ Amortir plus vite, ça veut dire enregistrer plus de charges chaque année.
Résultat : le bénéfice comptable diminue.
Exemple :
Amortissement normal : 1 000 000 FCFA → Bénéfice plus élevé.
Amortissement accéléré : 2 000 000 FCFA → Bénéfice plus faible.

b. Conséquéncé sur l’impot


En comptabilité, plus le bénéfice est bas, moins l’impôt est élevé.
Mais l’administration fiscale (impôts) peut refuser que tu utilises un taux
trop élevé si ce n’est pas justifié. Dans ce cas :
Elle recalculera le bénéfice avec le taux normal,
Et te fera payer plus d’impôts, en redressant tes comptes.

c. Obligation dé justification
➡️ Si tu augmentes les taux :
Tu dois expliquer pourquoi dans tes documents comptables.
(exemple : usure rapide, changement technologique rapide, usage
intensif).
Si le fisc contrôle, il va te demander cette justification.

d. Sur lé long térmé


➡️ En amortissant vite, tu charges plus tes dépenses au début, ➡️ Mais
après quelques années, tu n’auras plus d’amortissement, ➡️ Tes bénéfices
vont augmenter, donc tes impôts vont remonter plus tard.

Exemple résumé :
Année Amortissement normal Amortissement rapide
1 1 000 000 FCFA 2 000 000 FCFA
2 1 000 000 FCFA 2 000 000 FCFA
3 1 000 000 FCFA 0 FCFA (bien déjà amorti)
4 1 000 000 FCFA 0 FCFA
5 1 000 000 FCFA 0 FCFA

➡️ Au début tu paies moins d’impôts, mais à la fin tu paies plus.

Conclusion simple
✔ Oui, on peut amortir plus vite si c’est justifié.

✔ Mais si c’est abusif ou non expliqué, le fisc peut refuser et corriger tes
comptes.

✔ Le total amorti ne peut jamais dépasser le prix d’achat du bien.

20. la différence entre amortissement normal et amortissement


fiscalement déductible.
la différence entre l’amortissement normal (ou comptable) et
l’amortissement fiscalement déductible, expliquée simplement :

a. . L’amortissémént normal (ou comptablé)


➡️ C’est quoi ?
C’est l’amortissement que l’entreprise enregistre dans sa comptabilité,
selon :
La durée d’utilisation prévue du bien,
Et la réalité de son usure.

➡️ But ?
Montrer la vraie valeur du bien dans les comptes de l’entreprise.

➡️ Exemple :
Tu décides d’amortir ton ordinateur sur 3 ans → 33,33 % par an, car tu
penses qu’après 3 ans, il est trop vieux.

b. . L’amortissémént fiscalémént déductiblé


➡️ C’est quoi ?
C’est la part de l’amortissement que l’administration fiscale accepte de
déduire pour calculer l’impôt.

➡️ But ?
L’État limite parfois les amortissements, pour éviter que les entreprises ne
réduisent trop artificiellement leurs bénéfices et paient moins d’impôts.

➡️ Exemple :
Même si tu amortis ton ordinateur sur 3 ans dans ta comptabilité (33,33 %),
le fisc peut dire que la durée normale est 5 ans → il n’accepte qu’un
amortissement de 20 % par an.

Exemple chiffré
Année Amortissement comptable Amortissement fiscal accepté
1 1 000 000 FCFA 600 000 FCFA
2 1 000 000 FCFA 600 000 FCFA
3 1 000 000 FCFA 600 000 FCFA
4 0 600 000 FCFA
5 0 600 000 FCFA

✔ En comptabilité, ton bien est amorti en 3 ans.

✔ Pour l’impôt, le fisc considère qu’il s’amortit en 5 ans.

➡️ Ton résultat fiscal (celui qui sert à calculer les impôts) est donc plus
élevé que ton résultat comptable les premières années.

c. Pourquoi cétté différéncé ?


Amortissement comptable Amortissement fiscal
Reflète la réalité économique Protège l’État contre les abus
Décidé par l’entreprise Encadré par la loi fiscale
Sert à montrer la vraie valeur des biens Sert à calculer l’impôt à payer

Résumé très simple :

L’amortissement comptable = ce que tu enregistres dans tes


comptes pour montrer la vraie valeur.

L’amortissement fiscal = ce que le fisc accepte de retirer pour réduire


tes impôts.

21. calcul du résultat fiscal et du résultat comptable ?


Les calculs du résultat comptable et du résultat fiscal.

Situation de départ :
Tu achètes une machine à 5 000 000 FCFA.
Ton entreprise décide de l’amortir sur 5 ans → 1 000 000 FCFA par an en
comptabilité (20 % par an).
MAIS, le fisc accepte seulement une durée d’amortissement de 10 ans →
500 000 FCFA par an fiscalement (10 % par an).

➡️ Autres revenus de l’entreprise par an : 10 000 000 FCFA.

➡️ Autres charges de l’entreprise par an : 4 000 000 FCFA.

Calculs Année 1

Résultat comptable

➡️ Revenus - Charges - Amortissement comptable


= 10 000 000 - 4 000 000 - 1 000 000
= 5 000 000 FCFA

Résultat fiscal

➡️ Revenus - Charges - Amortissement fiscal


= 10 000 000 - 4 000 000 - 500 000
= 5 500 000 FCFA

Différence constatée :
Postes Comptable (réel) Fiscal (calculé pour impôt)
Revenus 10 000 000 10 000 000
Charges (hors amortissement) - 4 000 000 - 4 000 000
Amortissement - 1 000 000 - 500 000
Résultat 5 000 000 5 500 000

✔ Conclusion :

➡️ Ton résultat comptable est plus faible (5 000 000 FCFA) → car tu
amortis plus vite.
➡️ Ton résultat fiscal est plus élevé (5 500 000 FCFA) → car le fisc accepte
un amortissement plus petit.

Donc, tu vas payer de l’impôt sur 5 500 000 FCFA, pas sur 5 000 000
FCFA.

Ce qui se passe les années suivantes :


Pendant les 5 premières années, ton résultat fiscal reste plus élevé que ton
résultat comptable.
Mais après 5 ans, comme ton amortissement comptable est terminé et que
fiscalement il reste encore 500 000 FCFA à déduire, ton résultat fiscal sera
plus faible que le résultat comptable (donc tu paieras moins d’impôts ces
années-là).

Résumé simple :
Amortissement comptable élevé → moins de bénéfices dans les comptes.
Amortissement fiscal limité → tu paies plus d’impôt au début, puis moins
plus tard.
C’est ce qu’on appelle une différence temporaire entre comptabilité et
fiscalité.

22. Quels sont les types de reports déficitaire et quelle est leur
durée pour être absorbés
Très bonne question. Voici une réponse simple et claire adaptée aux règles
fiscales générales (en Afrique de l’Ouest sous SYSCOHADA et dans
plusieurs pays) :

C’est quoi un report déficitaire ?

➡️ Quand une entreprise fait une perte (déficit) pendant une année, elle
peut utiliser cette perte pour réduire ses bénéfices des années suivantes,
afin de payer moins d’impôts.

➡️ Cette technique s’appelle « report déficitaire ».

Les deux types de report déficitaire


Type de report Explication simple Durée
Report en avant On utilise les pertes des années passées pour réduire
les bénéfices futurs. Exemple : perte en 2024, on réduit les bénéfices de
2025, 2026, etc. En général, 3 ans maximum, selon les pays d’Afrique
de l’Ouest (ex. Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire). Certains pays permettent plus
longtemps.
Report en arrière (carry-back) On utilise les pertes de cette année
pour réduire les bénéfices des années précédentes. Ce système n’existe
pas souvent dans les pays OHADA, sauf exception. Rare ou inexistant
dans la plupart des pays OHADA

Exemple simple de report en avant :


Année Résultat Que fait-on ?
2024 - 3 000 000 FCFA (perte) On enregistre un déficit
2025 + 4 000 000 FCFA (bénéfice) On déduit la perte 2024 →
Bénéfice imposable = 4 000 000 – 3 000 000 = 1 000 000 FCFA
2026 + 2 000 000 FCFA Rien à déduire (plus de déficit)

Attention aux règles fiscales locales !

✔ Par exemple, au Mali, le report des déficits est limité à 3 ans, sauf pour
les sociétés minières ou industrielles qui peuvent parfois demander plus.

✔ D’autres pays OHADA appliquent aussi la limite de 3 ou 4 ans.

Résumé facile :
Type Est-ce autorisé dans l’espace OHADA ? Durée
Report en avant (sur futur bénéfice) Oui 3 ans généralement
Report en arrière (sur anciens bénéfices) Non (sauf exceptions très rares)
Pas prévu
Dis-moi dans quel pays tu es, je peux te donner les règles fiscales précises
de ce pays. Veux-tu aussi voir comment enregistrer ça en comptabilité
SYSCOHADA ?
23. Quelle est la différence entre provision et réserve
Très bonne question ! Voici une explication simple et claire de la différence
entre provision et réserve :

a. La provision
➡️ C’est quoi ?
Une provision est de l’argent qu’on met de côté dans les comptes pour
prévoir une dépense ou un risque futur probable, mais qu’on ne connaît
pas encore exactement.

➡️ Pourquoi on le fait ?
Pour se préparer à un problème ou à une charge (dépense) future.

➡️ Exemples simples :
L’entreprise risque de perdre un procès → elle met une provision pour
litige.
Un client pourrait ne pas payer → elle met une provision pour créance
douteuse.
Une machine va bientôt être réparée → provision pour entretien.

➡️ Où ça apparaît dans le bilan ?


Côté dettes (passif), parce que c’est une charge future probable.

b. . La résérvé
➡️ C’est quoi ?
Une réserve est une partie du bénéfice que l’entreprise garde dans ses
capitaux propres, au lieu de distribuer cet argent aux associés.

➡️ Pourquoi on le fait ?
Pour renforcer l’entreprise, avoir de l’argent pour l’avenir ou pour respecter
la loi (par exemple la réserve légale).

➡️ Exemples simples :
À la fin de l’année, après avoir payé les impôts, l’entreprise fait un
bénéfice. Elle décide de garder 5 000 000 FCFA dans une réserve légale.
Ou elle crée une réserve pour investissement futur.

➡️ Où ça apparaît dans le bilan ?


Côté capitaux propres, car c’est de l’argent qui appartient à l’entreprise,
pas une dette.

Résumé simple sous forme de tableau :


Point comparé Provision Réserve
Sert à quoi ? Prévoir une charge future probable Garder une partie
des bénéfices
Nature Charge estimée Bénéfice non distribué
Appartient à qui ? Dette possible envers un tiers Propriété de
l’entreprise (fonds propres)
Où dans le bilan ? Passif (dettes et risques) Capitaux propres
Exemple Litige, réparation, client qui ne paie pas Réserve légale,
réserve pour développement

24. Qu’entend-on par immobilisations incorporelles


Très bonne question ! Voici une explication simple des immobilisations
incorporelles :

Définition facile :
Les immobilisations incorporelles, ce sont des biens que possède
l’entreprise mais qu’on ne peut pas toucher avec les mains.

➡️ Ce sont des valeurs ou droits utiles à l’entreprise pendant longtemps,


mais qui ne sont pas matériels (pas physiques).

Exemples simples :
Exemples courants Explications faciles
Logiciels Programmes achetés pour faire fonctionner l’entreprise.
Brevets Droits pour protéger une invention.
Marques Nom ou logo protégé de l’entreprise.
Licences Autorisations pour utiliser un produit ou un service.
Fonds commercial Valeur de la clientèle et de la réputation d’un
commerce.
Droits d’auteur Protection d’une œuvre (livre, musique…).
Sites internet (dans certains cas) Si c’est un site acheté ou développé
pour durer longtemps.

Pourquoi on les appelle immobilisations ?


Parce que ce sont des biens que l’entreprise garde plusieurs années
(comme les machines ou les bâtiments), même s’ils ne sont pas matériels.

Résumé facile :
Type d’immobilisation Exemples
Corporelle (matérielle) Bâtiment, voiture, machine
Incorporelle (immatérielle) Logiciel, brevet, marque

25. Qu’entend-on par frais généraux


Très bonne question ! Voici une explication simple des frais généraux :

Définition facile :
Les frais généraux, ce sont toutes les dépenses que l’entreprise fait pour
bien fonctionner au quotidien, mais qui ne sont pas directement liées à la
fabrication ou à la vente d’un produit précis.

➡️ Ce sont des charges courantes, obligatoires pour faire tourner


l’entreprise, même si elles ne servent pas à produire quelque chose.

Exemples simples de frais généraux :


Type de dépense Exemple concret
Loyer Le local où travaille l’entreprise.
Électricité, eau, internet Fournir les services essentiels.
Téléphone Appels professionnels.
Salaires des employés administratifs Comptables, secrétaires, agents
d’entretien.
Fournitures de bureau Papier, stylos, cartouches d’encre.
Assurance Assurance du local, des véhicules, etc.
Entretien et réparations Nettoyage, petites réparations du bureau.
Dépenses administratives Frais bancaires, honoraires d’avocats, etc.

Ce qu’il faut retenir :

➡️ Ces dépenses ne sont pas directement liées à un produit précis,

➡️ Mais elles sont nécessaires pour que l’entreprise fonctionne


normalement.

Résumé facile :
Frais directs (pas des frais généraux) Frais généraux
Achat de matières premières Loyer du bureau
Salaires des ouvriers Salaires des comptables
Transport pour livrer un produit Électricité du bureau
Publicité pour un produit Assurance du local

26. Dans quels comptes SYSCOHADA on enregistre les frais


généraux.
Les principaux comptes SYSCOHADA où on enregistre les frais généraux,
expliqués simplement :

Principaux comptes SYSCOHADA pour les frais généraux


Classe 6 (Charges) Numéro de compte SYSCOHADA Exemples de
dépenses
Achats non stockés de matières et fournitures 61 Petits achats de
bureau, fournitures diverses
Services extérieurs 62 Loyer, électricité, eau, téléphone, internet
Impôts, taxes et versements assimilés 63 Taxes professionnelles,
vignette véhicule
Charges de personnel 64 Salaires, cotisations sociales du personnel
administratif
Autres charges de gestion courante 65 Assurances, dons, divers petits
frais
Charges financières 66 Intérêts bancaires, agios
Charges exceptionnelles 67 Amendes, pénalités exceptionnelles
(rarement des frais généraux réguliers)

Exemples concrets de ventilation dans les comptes :


Dépense Compte SYSCOHADA
Loyer du bureau 6131 « Loyers »
Facture d’électricité 6141 « Électricité »
Internet 6152 « Fournitures diverses » ou 6128 selon l’usage
Assurance du local 6161 « Primes d’assurances »
Salaires du comptable 6411 « Salaires du personnel administratif »
Papier, stylos, imprimantes 6151 « Fournitures de bureau »
Frais bancaires (agios) 6611 « Intérêts sur découvert »
Taxes professionnelles 6331 « Patentes et licences »

Attention :
Les frais généraux ne concernent pas :
Les achats de matières premières (Classe 60),
Ni les charges directement liées à la production.

Résumé simple :

➡️ Les frais généraux sont enregistrés principalement dans les comptes 61


à 65 du SYSCOHADA.

➡️ Ce sont des charges de fonctionnement général de l’entreprise.


Dis-moi si tu veux que je t’aide à créer un plan de comptes simplifié pour
ton entreprise, adapté à tes dépenses courantes.

27. La balance auxiliaire des comptes clients fait ressortir un total


des soldes débiteurs et un total des soldes cré[Link]-on
porter au bilan la compensation des totaux ?
a. . Cé qu’ést la balancé auxiliairé cliénts
La balance auxiliaire des clients est un document qui montre :
Les clients qui doivent de l’argent à l’entreprise (soldes débiteurs),
Et parfois les clients à qui l’entreprise doit de l’argent (soldes créditeurs),
par exemple en cas d’avance trop payée ou d’avoir (remboursement dû).

b. . Doit-on fairé la compénsation au bilan ?


➡️ Non, on ne doit pas faire la compensation globale.

➡️ Au bilan, on présente séparément :


Les créances clients (soldes débiteurs) → dans l’actif (car l’entreprise
attend de recevoir de l’argent).
Les dettes envers les clients (soldes créditeurs) → dans le passif (car
l’entreprise doit rembourser ces clients).

✔ Exemple simple :
Client Solde
Client A 1 000 000 FCFA (débiteur)
Client B500 000 FCFA (débiteur)
Client C - 200 000 FCFA (créditeur)

➡️ Total débiteur : 1 500 000 FCFA

➡️ Total créditeur : 200 000 FCFA

Au bilan :
Actif : Clients = 1 500 000 FCFA
Passif : Avances clients = 200 000 FCFA
On ne fait pas la différence (1 500 000 – 200 000), car ce sont deux
natures différentes (créance et dette).

c. . Pourquoi on né compénsé pas ?


Parce que : ✔ Un client débiteur, c’est une créance (il doit payer).

✔ Un client créditeur, c’est une dette (on doit lui rendre de l’argent).

✔ Le bilan doit montrer clairement ce que l’entreprise possède et ce qu’elle


doit, sans mélanger les deux.

Résumé facile :
Soldes débiteurs (clients qui doivent payer) → Actif du bilan (créances
clients)
Soldes créditeurs (avances clients) → Passif du bilan (dettes envers les
clients)

➡️ Dis-moi si tu veux que je te montre les comptes SYSCOHADA


correspondants (411 et 419).

28. Les traites de remises à l’escompte figurent elles à l’actif ou au


passif du bilan ?et à quel poste
Très bonne question. Voici une explication simple pour bien comprendre où
se trouvent les traites remises à l’escompte dans le bilan.

a. . Qu’ést-cé qu’uné traité rémisé a l’éscompté ?


➡️ C’est un effet de commerce (une traite, un billet à ordre…) que
l’entreprise remet à la banque pour obtenir de l’argent immédiatement,
avant la date d’échéance du paiement par le client.

➡️ La banque avance l’argent, mais le client n’a pas encore payé.

➡️ Si le client ne paie pas, l’entreprise doit rembourser la banque (c’est une


dette possible).

b. Ou ça sé mét dans lé bilan ?


Ces effets (traites) figurent toujours à l’ACTIF du bilan, car le client doit
encore payer.
Mais attention : comme ils sont escomptés, il y a un risque que le client ne
paie pas.
Donc, on les met dans un compte spécial appelé :
« Effets escomptés non échus », qui signifie « traites escomptées dont
l’échéance n’est pas encore arrivée ».

✔ Dans le bilan SYSCOHADA :


Poste Côté bilan
4197 – Effets escomptés non échus Actif circulant (créances clients)

c. Pourquoi on lé mét a l’actif ?


✔ Parce que l’entreprise attend toujours que le client paie.

✔ Même si la banque a avancé l’argent, c’est le client qui doit finalement


payer.
La dette éventuelle envers la banque n’apparaît que si le client ne paie
pas.

Résumé simple :
Situation Où dans le bilan ? Pourquoi ?
Traites remises à l’escompte (non échues) Actif (créances clients) Le
client doit encore payer.
Si le client ne paie pas à l’échéance Passif (dette bancaire) L’entreprise
devra rembourser la banque.

29. Une facture d’un fournisseur étranger est transmise pour


comptabilisation. A quelle date et à quelle valeur doit-on
l’enregistrer ?
Très bonne question. Voici une réponse simple et claire, étape par étape.

a. À quéllé daté énrégistrér la facturé du fournisséur étrangér ?


➡️ On enregistre la facture à la date où elle est reçue ou connue de
l’entreprise, c’est-à-dire le jour où l’entreprise a pris connaissance de la
dette (et non pas forcément la date inscrite sur la facture).
➡️ Exemple simple :
La facture est datée du 5 juillet,
Tu la reçois et la vérifies le 10 juillet,

➡️ Tu l’enregistres le 10 juillet, sauf si elle concerne clairement une


opération du mois précédent.

b. À quéllé valéur l’énrégistrér ?


➡️ On enregistre la facture dans la monnaie locale (par exemple le FCFA)
et non pas en devise étrangère.

➡️ La valeur à enregistrer est celle du taux de change au jour de la


comptabilisation ou au jour de la livraison si c’est différent.

✔ Exemple simple :
Montant sur la facture : 1 000 euros.
Taux du jour (par exemple le 10 juillet) : 1 euro = 655 FCFA.
Montant à comptabiliser = 1 000 × 655 = 655 000 FCFA.

c. Résumé simplé :
Question Réponse simple
Date d’enregistrement À la date où l’entreprise reçoit ou connaît la
facture (réception ou livraison)
Montant enregistré Montant de la facture × taux de change du jour
d’enregistrement
Devise utilisée Monnaie locale (ex : FCFA), pas la devise étrangère

Attention :
Si le paiement est fait plus tard et que le taux de change a changé, il faudra
constater une différence de change (gain ou perte) à la date du paiement.
Exemple : tu as enregistré 655 000 FCFA, mais quand tu paies, le taux a
changé → il faut ajuster la différence.
30. A quel compte de charges doit-on comptabiliser les
commissions versées à un représentant salarié ?à un
représentant non-salarié ?
selon que le représentant est salarié ou non-salarié, avec les comptes
SYSCOHADA.

a. Cas du répréséntant salarié


➡️ C’est un employé de l’entreprise → les commissions sont considérées
comme un complément de salaire.
Comptabilisation Compte SYSCOHADA Explication
Salaire de base 6411 Salaire mensuel
Commissions 6411 Complément de rémunération
Cotisations sociales 645x Sécurité sociale, retraite, etc.

➡️ Tout passe dans la classe 64 – Charges de personnel.

b. Cas du répréséntant non-salarié (éx : un agént commércial


indépéndant)
➡️ Ce n’est pas un employé → c’est une prestation de service externe.
Comptabilisation Compte SYSCOHADA Explication
Commission ou honoraire 6228 ou 6227 Selon le type de contrat
TVA éventuelle 4456 (TVA déductible) Si le représentant est assujetti à
la TVA

➡️ Ici, on utilise la classe 62 – Services extérieurs, car ce n’est pas du


personnel interne.

Résumé très simple :


Situation Compte SYSCOHADA Catégorie
Représentant salarié 6411 Charge de personnel
Représentant non salarié 6227 ou 6228 Prestations de services
externes

➡️ Conseil pratique :
✔ Vérifie bien si le représentant est sous contrat de travail (salarié) ou
indépendant (non salarié), car les charges sociales et les obligations sont
différentes.

31. Dans quel compte les honoraires versés à un architecte au titre


de travaux de construction, doivent-ils être enregistrés ?
Honoraires d’un architecte pour la construction : dans quel
compte ?

➡️ Quand tu paies un architecte pour élaborer les plans ou suivre la


construction d’un bâtiment, ces honoraires ne sont pas une charge
normale.

➡️ Ces honoraires font partie du coût total du bâtiment, donc ils


augmentent la valeur du bâtiment.

➡️ On les enregistre dans un compte d’immobilisation, car ce sont des


dépenses qui servent à construire un bien durable pour l’entreprise.

Compte SYSCOHADA à utiliser :


Dépense Compte SYSCOHADA Catégorie
Honoraires de l’architecte pour construction 2313 « Installations
techniques, agencements et aménagements » ou 2315 « Constructions »
(selon le type de bâtiment) Immobilisation en cours

Remarque importante :
Pendant les travaux, on utilise les comptes 23 (immobilisations en cours).
À la fin du chantier, on transfère le total dans le compte 21 «
Immobilisations corporelles », par exemple 2151 « Constructions ».

Résumé facile :
Type d’honoraire Compte Pourquoi ?
Honoraires pour une mission simple (ex. conseil ponctuel) 6227 «
Rémunérations d’intermédiaires et honoraires » Charge (dépense
immédiate)
Honoraires pour la construction d’un bâtiment 2313 ou 2315
Immobilisation (valeur du bâtiment)

➡️ Conclusion simple :

✔ Si l’architecte travaille pour un bâtiment → immobilisation (compte 23).

✔ Si c’est un simple conseil sans construction → charge (6227).

32. Doit-on comptabiliser les factures correspondant à des


marchandises commandées mais pas encore entrées dans les
magasins de l’entreprise ?pas encore dédouanées ?
Doit-on comptabiliser les factures de marchandises commandées
mais non encore reçues ?
Situation :
Tu as commandé des marchandises à un fournisseur.
La facture arrive, mais les marchandises ne sont pas encore entrées dans
le magasin de l’entreprise.
Elles ne sont pas encore dédouanées si c’est à l’international.

Que dit la règle comptable simple ?

➡️ Oui, il faut comptabiliser la facture dès qu’elle est reçue et que la dette
est certaine.

➡️ Pourquoi ?
Parce que à la date de réception de la facture, tu as une obligation de
paiement envers le fournisseur → c’est une dette.
Même si tu n’as pas encore physiquement les marchandises, la facture
prouve que tu dois les payer.

Comment comptabiliser ?
À enregistrer Explication
Dette envers fournisseur (passif) Facture reçue → obligation de payer
Achat de marchandises (charge ou stock) Selon la comptabilité, on peut
passer en stock en cours (compte 37) ou en charges d’achat (compte 60),
selon la méthode et le suivi

Spécificités pour les marchandises non encore en


magasin/dédouanées
Les marchandises en transit ou en attente de dédouanement peuvent être
comptabilisées en stock en cours (compte 37 « Stocks en cours » ou «
Marchandises en transit ») si l’entreprise suit les stocks précisément.
Sinon, elles peuvent être passées en charges (compte 607) puis ajustées à
la réception.

Résumé simple :
Situation Comptabilisation possible
Facture reçue, marchandises non reçues Oui, comptabiliser la dette et
l’achat (stock en cours ou charge)
Marchandises encore en transit ou pas dédouanées Stock en cours
possible, sinon charges d’achat temporaire

Attention
Enregistre bien la facture à la date de réception.
Mets à jour les stocks quand les marchandises arrivent physiquement.
Suis les règles de gestion et la politique comptable de ton entreprise.
Dis-moi si tu veux un exemple d’écriture comptable pour ce cas précis.
A quelle valeur doit-on enregistrer les stocks de fin d’année :
1er cas des marchandises ?
2eme cas des matières premières ?
3e cas des produits ou travauxen cours ?
4e cas des produits finis ?(en francais facile à comprendre)
Très bonne question ! Voici une réponse simple pour savoir à quelle valeur
enregistrer les stocks de fin d’année selon leur nature.
a. Marchandisés (stocks achétés pour révénté)
➡️ On les enregistre à la valeur d’achat (prix d’achat + frais liés à l’achat
comme transport, douane, etc.).

➡️ Si la valeur de marché (prix de vente possible) est plus basse, on prend


la valeur la plus basse entre le coût d’achat et la valeur nette réalisable
(principe de prudence).

b. Matiérés prémiérés (stocks pour fabrication)


➡️ On les enregistre à la valeur d’achat (prix d’achat + frais liés).

➡️ Comme pour les marchandises, on applique aussi le principe de


prudence :
➢ On compare le coût d’achat et la valeur nette réalisable, et on retient la
plus basse.

c. Produits én cours ou travaux én cours


➡️ On les évalue au coût de revient.
Cela signifie :
Coût des matières premières consommées,
Coût de la main-d’œuvre directe,
Une partie des charges indirectes de production (réparties de façon juste).

➡️ On inclut tout ce qui a été dépensé pour fabriquer le produit à ce stade.

d. Produits finis
➡️ On les enregistre aussi au coût de revient complet, c’est-à-dire :
Matières premières,
Main-d’œuvre,
Charges indirectes,
Frais généraux de production.

➡️ Comme pour les autres stocks, on applique le principe de prudence :


➢ On compare le coût de revient et la valeur nette réalisable (prix de vente
possible moins les coûts pour vendre) et on retient la valeur la plus basse.

Résumé simple :
Type de stock Valeur d’enregistrement Principe appliqué
Marchandises Coût d’achat Prudence : coût ou valeur nette
réalisable la plus basse
Matières premières Coût d’achat Idem marchandise
Produits/travaux en cours Coût de revient partiel (matières + main-
d’œuvre + charges indirectes) Prudence aussi si valeur inférieure
Produits finis Coût de revient complet Prudence : coût ou valeur nette
réalisable la plus basse

33. Une provision pour dépréciation de creances douteuses est


constatée pour son montantTTC ou HT ?
Provision pour dépréciation de créances douteuses : montant TTC
ou HT ?

➡️ On constate la provision sur le montant HT (hors taxes) de la créance


douteuse, pas sur le montant TTC.
Pourquoi ?
La TVA est une taxe que l’entreprise collecte pour l’État, ce n’est pas une
perte pour l’entreprise.
La provision doit couvrir la perte réelle possible sur la créance, donc
uniquement sur la partie que l’entreprise ne va pas récupérer, c’est-à-dire
le montant HT.
Exemple simple :
Montant facture client : 1 000 000 FCFA HT + 180 000 FCFA TVA =
1 180 000 FCFA TTC
Créance douteuse : on estime que le client ne paiera pas 50% du HT →
provision = 50% × 1 000 000 = 500 000 FCFA (HT)
La TVA (180 000 FCFA) reste à récupérer ou à reverser à l’État.
Résumé très simple :
Montant concerné Provision calculée sur :
Créance client TTC (HT + TVA) Montant HT uniquement

34. Qu’est ce qu’une différence de change ?


Qu’est-ce qu’une différence de change ?

➡️ C’est la différence en argent qui apparaît quand tu échanges une devise


étrangère (exemple : euro, dollar) contre ta monnaie locale (exemple :
FCFA), et que le taux de change change entre deux moments.

Exemple simple :
Tu dois payer un fournisseur 1 000 euros.
Le jour de la facture, 1 euro = 650 FCFA → la dette est enregistrée pour
650 000 FCFA.
Le jour où tu paies, 1 euro = 660 FCFA → tu payes 660 000 FCFA.

➡️ Il y a donc une différence de change de 10 000 FCFA à payer en plus.

Quand apparaît la différence de change ?


À la date d’enregistrement de la dette (facture) → on calcule le montant en
FCFA selon le taux du jour.
À la date de paiement ou de règlement, si le taux a changé, on constate
une différence (gain ou perte).
Aussi, à la date de clôture des comptes, on peut ajuster la valeur des
créances ou dettes en devises selon le taux du jour.

Différence positive ou négative ?


Situation Différence de change Effet comptable
Taux de change augmenté au paiement Perte de change Charge
(dépense)
Taux de change diminué au paiement Gain de change Produit
(recette)
Résumé facile :
La différence de change, c’est le gain ou la perte d’argent due à la variation
du taux de change entre deux moments, quand on paie ou évalue des
opérations en devises étrangères.

35. Dans quel compte doit-on enregistrer ces différences de


change ?
Les comptes SYSCOHADA où on enregistre les différences de change.

Comptabilisation des différences de change (SYSCOHADA)


Type de différence Compte SYSCOHADA Explication simple
Perte de change (quand tu perds de l’argent à cause du change) 6691 «
Pertes de change » Charge, elle diminue le résultat
Gain de change (quand tu gagnes de l’argent grâce au change) 7691 «
Gains de change » Produit, il augmente le résultat

Résumé facile :
Situation Compte Nature comptable
Perte due à une variation du taux de change 6691 Charge (dépense)
Gain dû à une variation du taux de change 7691 Produit (recette)

36. Qu’est ce que le credit documentaire ?


Bien sûr ! Voici une explication simple du crédit documentaire :

Qu’est-ce que le crédit documentaire ?

➡️ C’est un engagement écrit donné par une banque, à la demande d’un


acheteur, pour payer un vendeur à condition que certaines documents
précis soient présentés.

➡️ En gros, c’est une garantie de paiement que la banque donne au


vendeur, à condition qu’il respecte les règles du contrat (livraison, factures,
certificats, etc.).

Pourquoi utilise-t-on le crédit documentaire ?


Pour sécuriser les transactions internationales entre acheteurs et vendeurs
qui ne se connaissent pas bien.
Le vendeur est sûr d’être payé s’il respecte les conditions.
L’acheteur est sûr que la banque ne paiera que si le vendeur fournit les
documents demandés.

Comment ça marche ?
1. L’acheteur demande à sa banque d’ouvrir un crédit documentaire en faveur
du vendeur.
2. La banque informe la banque du vendeur.
3. Le vendeur livre la marchandise et présente les documents requis à sa
banque.
4. Si les documents sont conformes, la banque paie le vendeur.
5. La banque de l’acheteur sera remboursée selon les conditions du contrat.

Résumé facile :
Terme Explication simple
Crédit documentaire Garantie bancaire de paiement pour le vendeur
Condition Paiement seulement si documents conformes
Utilité Sécuriser les échanges internationaux

37. Distinction entre titres de participation et titres de placement ?


a. Titrés dé participation
➡️ Ce sont des actions ou parts que l’entreprise achète pour avoir une
influence durable dans une autre société.

➡️ L’objectif est souvent d’avoir un pouvoir dans la gestion (par exemple,


participer aux décisions, être actionnaire important).

➡️ Caractéristiques :
L’entreprise détient une part importante du capital (souvent au moins 10
%).
Ces titres sont considérés comme un investissement à long terme.
Ils figurent à l’actif immobilisé dans le bilan.

b. Titrés dé placémént
➡️ Ce sont des actions ou parts que l’entreprise achète pour obtenir un
revenu à court ou moyen terme, comme des dividendes ou une plus-value
à la revente.

➡️ L’objectif est financier, sans volonté d’influencer la société.

➡️ Caractéristiques :
Participation souvent faible (moins de 10 % du capital).
Les titres sont souvent facilement revendables.
Ils figurent à l’actif circulant dans le bilan.

Résumé simple sous forme de tableau :


Critère Titres de participation Titres de placement
But Influence durable, gestion Investissement financier temporaire
Pourcentage détenu En général ≥ 10 % En général < 10 %
Durée de détention Long terme Court ou moyen terme
Position au bilan Immobilisations financières (classe 26) Actif circulant
(classe 50)

38. A quel compte doit-on enregistrer des pièces de rechanges


accompagnant un matériel neuf et facturées en même temps ?
Pièces de rechange facturées avec un matériel neuf : dans quel
compte les enregistrer ?

➡️ Quand des pièces de rechange sont achetées en même temps qu’un


matériel neuf et qu’elles sont indispensables au fonctionnement ou à
l’entretien du matériel, on les considère comme faisant partie du matériel.

Que fait-on alors ?

➡️ On les enregistre en immobilisation, en même temps que le matériel


principal, donc dans un compte d’immobilisation.
Compte SYSCOHADA à utiliser :
Type de dépense Compte recommandé Explication
Matériel neuf + pièces de rechange 2183 « Matériel industriel » ou compte
du matériel concerné Immobilisation corporelle (valeur totale)

Si les pièces ne sont pas indispensables ou en stock pour


utilisation future

➡️ Elles peuvent être enregistrées en stock de pièces de rechange (compte


31 « Stocks de pièces détachées ») et consommées plus tard.

Résumé simple :
Situation Enregistrement comptable
Pièces de rechange indispensables au matériel neuf Immobilisation
(compte 21 ou 2183)
Pièces de rechange stockées pour entretien futur Stock (compte 31)

39. Signification du compte travaux faits par l’entreprise pour elle-


même ?
Qu’est-ce que le compte « travaux faits par l’entreprise pour elle-
même » ?

➡️ Ce compte sert à enregistrer la valeur des travaux que l’entreprise


réalise elle-même, pour son propre usage, sans faire appel à un
fournisseur ou sous-traitant.

Exemple simple :
Ton entreprise construit ou répare un bâtiment qu’elle possède,
Elle utilise ses propres ouvriers, matériaux et équipements,
Ces travaux ne donnent pas lieu à une facture extérieure, mais ont de la
valeur.

Pourquoi on utilise ce compte ?


Pour comptabiliser la valeur de ces travaux, qui augmentent la valeur de
l’actif (par exemple, un bâtiment ou une machine).
Cela permet d’avoir un bilan plus juste, en incluant ce que l’entreprise a «
produit » pour elle-même.

Où se trouve ce compte dans la comptabilité ?


Dans la classe 72 « Production immobilisée » du SYSCOHADA,
Car ce sont des travaux qui augmentent la valeur des immobilisations.

Résumé simple :
Compte Signification
Travaux faits par l’entreprise pour elle-même (classe 72) Valeur des
travaux réalisés en interne et affectés aux immobilisations

40. Que signifie le principe d’indépendance des exercices en


matière de comptabilisation des dépenses ?
Qu’est-ce que le principe d’indépendance des exercices ?

➡️ C’est la règle qui dit que chaque exercice comptable (chaque année)
doit enregistrer les dépenses et les recettes qui lui correspondent, même si
l’argent a été payé ou reçu à un autre moment.

En clair, ça veut dire quoi ?


Une dépense doit être comptabilisée dans l’année où elle a été engagée,
pas forcément quand elle est payée.
Par exemple, si tu utilises de l’électricité en décembre mais que tu la payes
en janvier, la dépense doit être enregistrée en décembre (exercice en
cours).
Cela permet de bien mesurer le résultat réel de chaque année, sans
mélanger avec d’autres années.

Pourquoi c’est important ?


Pour que les comptes reflètent la réalité économique, pas seulement les
mouvements de trésorerie.
Cela évite de « gonfler » ou « minimiser » les résultats d’une année en
décalant des charges ou des produits.
Résumé facile :
Principe Explication simple
Indépendance des exercices Chaque année comptabilise ses dépenses
et recettes réelles, même si payées plus tard

41. un exemple concret avec des dépenses à payer ou à recevoir


en fin d’année.
Exemple concret : Dépense d’électricité
Situation
L’entreprise utilise de l’électricité en décembre 2024.
La facture arrive et sera payée en janvier 2025.
Comment comptabiliser ?
Date de consommation Dépense concernée Date de paiement
Enregistrement comptable
Décembre 2024 Oui, consommation faite Janvier 2025
Enregistrer la charge en décembre 2024, même si payée en 2025.
En pratique, on utilise :
Un compte de charge (ex : 6131 Électricité) en décembre 2024,
Un compte de dettes à payer (ex : 408 « Fournisseurs – factures non
parvenues » ou 401 « Fournisseurs ») pour la facture à payer.
Résumé des écritures :
Date Écriture comptable
31 décembre 2024 Débit 6131 Électricité / Crédit 408 Factures non
parvenues
Janvier 2025 Débit 408 Factures non parvenues / Crédit 512 Banque
(paiement)

Pourquoi ?
Pour que le compte de résultat 2024 montre bien toutes les charges liées à
cette année,
Même si la sortie d’argent (paiement) se fait l’année suivante.

42. Quels sont les élements constitutifs du prix de revient ?


a. Qu’ést-cé qué lé prix dé réviént ?
➡️ Le prix de revient, c’est le coût total pour fabriquer un produit ou réaliser
un service.

➡️ Il comprend toutes les dépenses nécessaires pour obtenir ce produit


prêt à être vendu.

b. Lés éléménts qui composént lé prix dé réviént :


1. Coût des matières premières
Ce sont les achats de matières utilisées pour fabriquer le produit.
Exemple : tissu pour un vêtement, bois pour un meuble.
2. Coût de la main-d’œuvre directe
Salaire des ouvriers qui travaillent directement à la fabrication.
Exemple : salaire des couturiers, menuisiers.
3. Charges indirectes de production
Ce sont les frais liés à la fabrication mais qui ne peuvent pas être attribués
directement à un produit précis.
Exemple : électricité de l’atelier, entretien des machines, amortissement
des équipements.
4. Autres coûts spécifiques (parfois)
Frais de stockage des matières, emballage, transport interne, etc.

Formule simple :
Prix de revient = Coût matières premières + Coût main-d’œuvre directe +
Charges indirectes de production

Pourquoi c’est important ?


Pour savoir combien coûte réellement un produit,
Pour fixer un prix de vente rentable,
Pour analyser la performance de l’entreprise.

43. Qu'entend-on par charges non incorporables et par charges


supplétives?
a. Chargés non incorporablés
➡️ Ce sont des dépenses comptabilisées dans la comptabilité générale
mais qui ne font pas partie du calcul du coût de revient.

➡️ Elles sont exclues du coût parce qu’elles ne correspondent pas à une


charge liée directement à l’activité normale ou à la production.
Exemples simples :
Amendes ou pénalités (pas liées à la production),
Certaines charges exceptionnelles,
Dépenses personnelles de l’entrepreneur,
Charges financières sur dettes hors exploitation.

b. Chargés supplétivés
➡️ Ce sont des charges qui ne sont pas comptabilisées dans la
comptabilité générale mais qu’il faut ajouter au calcul du coût de revient
pour mieux refléter le coût réel.

➡️ Elles correspondent souvent à des coûts imputés, comme :


Rémunération de l’exploitant non salarié,
Intérêts sur capitaux propres (ce que coûterait l’argent investi par le
propriétaire),
Bénéfices non comptabilisés ou autres coûts économiques.

Résumé simple :
Type de charge Définition simple Exemple
Charges non incorporables Charges comptabilisées mais exclues du
coût Amendes, dépenses personnelles
Charges supplétives Charges non comptabilisées mais ajoutées au
coût Rémunération patronale, intérêts sur fonds propres
Pourquoi faire cette distinction ?
Pour avoir un calcul du coût de revient plus juste et économique,
Pour mieux connaître le vrai coût de production, même au-delà de la
comptabilité légale.

44. un exemple pratique avec des chiffres ?


un exemple simple avec chiffres pour bien comprendre charges non
incorporables et charges supplétives dans le calcul du coût de revient.
Exemple concret : Calcul du coût de revient d’un produit
Éléments Montant (FCFA) Incorpore au coût ? Commentaire
Achat matières premières 500 000 Oui Coût direct de production
Salaires ouvriers 300 000 Oui Main-d’œuvre directe
Électricité atelier 100 000 Oui Charges indirectes
Amende reçue 50 000 Non Charge non incorporable (exclue)
Rémunération de l’exploitant 200 000 Supplétive Charge non
comptabilisée mais ajoutée
Intérêts sur capital propre 80 000 Supplétive Charge économique
à intégrer
Calcul du coût de revient
Description Montant (FCFA)
Charges incorporables (achat + salaires + électricité) 900 000
+ Charges supplétives (rémunération exploitante + intérêts)280 000
= Coût de revient total 1 180 000 FCFA

Explications
Les charges non incorporables (amendes) ne sont pas prises en compte
dans le calcul, car elles ne concernent pas directement la production.
Les charges supplétives (rémunération patronale, intérêts sur fonds
propres) sont ajoutées pour refléter le vrai coût économique.
45. Que signifie le point mort ou seuil de rentabilité ?
Qu’est-ce que le seuil de rentabilité (ou point mort) ?

➡️ Le seuil de rentabilité, c’est le chiffre d’affaires minimum que l’entreprise


doit réaliser pour ne pas perdre d’argent.

➡️ C’est le moment où les recettes couvrent exactement toutes les charges


(fixes + variables).

➡️ À ce niveau, l’entreprise n’a ni bénéfice ni perte.

Autre façon simple de le dire :

Avant le seuil de rentabilité, l’entreprise est en perte.

Après le seuil de rentabilité, l’entreprise commence à faire du bénéfice.

Exemple simple :
Charges fixes de l’entreprise (loyer, salaires, électricité, etc.) : 500 000
FCFA par mois.
Sur chaque produit vendu, l’entreprise gagne 1 000 FCFA de marge.

➡️ Seuil de rentabilité = 500 000 ÷ 1 000 = 500 produits.


Donc, l’entreprise doit vendre au moins 500 produits par mois pour couvrir
ses charges.
Si elle vend moins → perte.
Si elle vend plus → bénéfice.

Résumé facile :
Terme Explication simple
Seuil de rentabilité Chiffre d’affaires minimum pour équilibrer les charges
Point mort Moment où l’entreprise commence à faire du bénéfice

46. Que signifie les termes FIFO-LIFO-CMUP ?


Excellente question ! Voici une explication simple de ces trois méthodes
utilisées pour évaluer les stocks :
a. FIFO (First In, First Out) = Prémiér Entré, Prémiér Sorti
➡️ Cela signifie que les premières marchandises achetées sont les
premières vendues.

➡️ Le stock restant est composé des marchandises achetées le plus


récemment.
Exemple simple :
Tu achètes 100 kg de sucre à 500 FCFA, puis 100 kg à 550 FCFA.
Si tu vends 100 kg, tu considères que tu vends d’abord ceux à 500 FCFA.

b. LIFO (Last In, First Out) = Dérniér Entré, Prémiér Sorti


➡️ Cela signifie que les dernières marchandises achetées sont les
premières vendues.

➡️ Le stock restant est composé des plus anciennes marchandises.


Exemple simple :
Tu achètes 100 kg de sucre à 500 FCFA, puis 100 kg à 550 FCFA.
Si tu vends 100 kg, tu considères que tu vends d’abord ceux à 550 FCFA.

Remarque : Le LIFO est souvent interdit dans les normes comptables


internationales, car il ne reflète pas toujours la réalité économique.

c. CMUP (Cout Moyén Unitairé Pondéré)


➡️ Ici, tu fais la moyenne des prix d’achat pour calculer la valeur des
stocks.

➡️ Chaque sortie est évaluée au prix moyen pondéré.


Exemple simple :
100 kg à 500 FCFA → 50 000 FCFA
100 kg à 550 FCFA → 55 000 FCFA
Total = 105 000 FCFA pour 200 kg → prix moyen = 525 FCFA par kg.
Quand tu vends, tu utilises ce prix moyen (525 FCFA) pour évaluer le coût
de sortie.
Résumé simple sous forme de tableau :
Méthode Principe simple Prix des sorties
FIFO Premier entré, premier sorti Les plus anciens
LIFO Dernier entré, premier sorti Les plus récents
CMUP Moyenne pondérée des achats Moyenne calculée

47. Qu’entend-on par marge brute ?


a. Qu’ést-cé qué la margé bruté ?
➡️ La marge brute, c’est l’argent que l’entreprise gagne après avoir enlevé
le coût des marchandises ou des matières achetées, mais avant de payer
les autres charges (loyer, salaires, impôts, etc.).

➡️ Elle montre combien l’entreprise gagne réellement sur ses ventes, sans
tenir compte des dépenses de fonctionnement.

Formule simple :

➡️ Marge brute = Chiffre d’affaires (ventes) – Coût d’achat des


marchandises vendues

Exemple facile :
Description Montant (FCFA)
Ventes de marchandises 1 000 000
Coût d’achat des marchandises vendues 600 000
Marge brute 400 000

➡️ Ici, l’entreprise gagne 400 000 FCFA de marge brute sur ses ventes. Cet
argent sert à payer les autres charges (salaires, loyer, électricité…).

Résumé simple :
Terme Explication facile
Marge brute Ce que l’entreprise gagne avant les autres charges
48. la différence entre marge brute, marge nette et bénéfice.
a. Margé bruté
➡️ C’est ce que tu gagnes après avoir payé l’achat des marchandises ou
matières premières.

➡️ Elle montre si tu as vendu plus cher que tu n’as acheté.


Formule simple :

➡️ Marge brute = Ventes – Coût d’achat des marchandises vendues

b. Margé nétté
➡️ C’est ce qu’il reste après avoir payé toutes les autres charges de
l’entreprise : salaires, loyer, électricité, impôts, intérêts bancaires, etc.

➡️ C’est ce que l’entreprise gagne vraiment à la fin.


Formule simple :

➡️ Marge nette = Marge brute – Charges d’exploitation – Impôts – Autres


charges

c. Bénéficé
➡️ Le bénéfice, c’est un autre mot pour dire marge nette.

➡️ On parle parfois de bénéfice net, c’est-à-dire le résultat final après avoir


payé toutes les charges et les impôts.

Résumé sous forme de tableau :


Terme Signification simple Exemple chiffré (FCFA)
Ventes Argent total gagné par les ventes 1 000 000
Coût d’achat Prix d’achat des marchandises - 600 000
Marge brute Gain brut après achat 400 000
Charges Salaires, loyer, électricité… - 250 000
Impôts Taxes à payer - 50 000
Marge nette / Bénéfice Ce qu’il reste à l’entreprise (profit) 100 000
➡️ Conclusion simple :

✔ Marge brute = Gain après achat

✔ Marge nette / bénéfice = Gain final après avoir payé toutes les charges

49. Que représentent les mesures de contrôle interne ?


Qu’est-ce que le contrôle interne ?

➡️ Le contrôle interne, ce sont toutes les mesures et règles mises en place


dans une entreprise pour bien organiser le travail, éviter les erreurs et les
fraudes, et protéger les biens de l’entreprise.

Pourquoi mettre en place un contrôle interne ?

➡️ Pour protéger l’argent, les stocks, les équipements, etc.

➡️ Pour vérifier que le travail est bien fait et selon les règles.

➡️ Pour éviter les erreurs et les vols.

➡️ Pour assurer la fiabilité des informations comptables et financières.

Exemples simples de mesures de contrôle interne :


Exemples de contrôle Explication facile
Séparer les tâches Une personne ne doit pas tout faire seule (ex : celui qui
encaisse ne doit pas faire les comptes).
Vérifier les paiements Contrôler que les factures payées sont justes et
autorisées.
Protéger les stocks Fermer à clé les magasins et compter les stocks
régulièrement.
Sauvegarder les données Protéger les fichiers comptables pour éviter
les pertes d’informations.
Contrôler les accès Limiter qui peut utiliser les caisses, les comptes
bancaires ou les systèmes informatiques.

Résumé simple :
Terme Signification simple
Contrôle interne Ensemble de règles pour éviter les erreurs et les
fraudes et bien organiser l’entreprise.

50. Qu’est ce que le cash-flow ?


Excellente question ! Voici une explication simple du cash-flow.

Qu’est-ce que le cash-flow ?

➡️ Le cash-flow, c’est l’argent réellement disponible dans l’entreprise après


avoir encaissé les ventes et payé les dépenses.

➡️ En français, on l’appelle parfois « flux de trésorerie », c’est-à-dire


l’argent qui entre et sort de l’entreprise.

➡️ C’est un indicateur important qui montre si l’entreprise a assez de


liquidités (argent disponible) pour payer ses dettes, investir ou distribuer
des bénéfices.

Exemple simple :
Exemple d’une entreprise en un mois Montant (FCFA)
Ventes encaissées 2 000 000
Salaires payés - 500 000
Factures fournisseurs payées - 700 000
Loyer et électricité - 200 000
Cash-flow (argent qui reste) 600 000 FCFA
Donc à la fin du mois, il reste 600 000 FCFA de trésorerie disponible.

Différence avec le bénéfice

➡️ Le bénéfice = ce que l’entreprise a gagné (comptablement).

➡️ Le cash-flow = l’argent réellement disponible à la banque ou en caisse.

Une entreprise peut avoir un bénéfice comptable mais ne pas avoir de


cash-flow si les clients ne paient pas rapidement.

Résumé facile :
Terme Signification simple
Cash-flow L’argent réellement disponible après avoir encaissé et payé
toutes les dépenses courantes

51. Quelles sont les taxes récupérables en matière de TVA ?


Très bonne question ! Voici une réponse simple.

Qu’est-ce qu’une taxe récupérable ?

➡️ Une taxe récupérable, en matière de TVA, c’est la TVA que l’entreprise a


payée sur ses achats et qu’elle peut récupérer auprès de l’État.

➡️ On appelle ça la TVA déductible.

➡️ Cela concerne surtout les achats liés à l’activité de l’entreprise.

Exemples simples de taxes récupérables (TVA déductible) :


Achats de l’entreprise La TVA est récupérable ?

Achats de matières premières Oui

Achats de marchandises pour la revente Oui

Achat d’un ordinateur pour le bureau Oui

Achat de carburant pour les véhicules pro Oui, sauf exceptions

Frais d’entretien des équipements Oui

Services (ex : comptable, avocat pour l’entreprise) Oui

Attention : certaines TVA ne sont pas récupérables

➡️ Achats personnels ou dépenses qui ne concernent pas l’activité de


l’entreprise.

➡️ Certains frais comme les loyers d’habitation, repas privés, etc.

Résumé très simple :


Type de TVA Signification
TVA collectée sur les ventes TVA à reverser à l’État
TVA déductible (sur les achats professionnels) TVA récupérable auprès de
l’État

52. A quelle date doit-on déclarer à la TVA une traite d’un client
remise à l’escompte
Quand déclarer la TVA pour une traite remise à l’escompte ?

➡️ La TVA ne dépend pas du moment où tu remets la traite à l’escompte.

➡️ La TVA est déjà due au moment où tu as livré le bien ou réalisé le


service et émis la facture, pas au moment où tu encaises l’argent.

Exemple simple :
Le 5 juillet, tu livres la marchandise et tu fais la facture au client → la TVA
est exigible à cette date.
Le client t’a donné une traite que tu remets à la banque pour escompte le
20 juillet.

➡️ La TVA doit être déclarée sur la période de juillet, car c’est la date de la
facture et de la livraison qui compte.

Résumé très simple :


Événement Impact TVA
Livraison + Facture au client TVA exigible à cette date
Remise de la traite à l’escompte Pas d’impact sur la TVA
Donc, même si tu encaisses l’argent plus tard grâce à l’escompte, la TVA a
déjà été déclarée quand tu as facturé le client.
Dis-moi si tu veux que je t’explique comment enregistrer cette opération en
comptabilité SYSCOHADA.

53. Quels sont les régimes prévus en matière de la


TVA ?(en francais facile à comprendre)
Quels sont les régimes de TVA ?
➡️ La TVA est un impôt sur les ventes, mais son mode de déclaration et de
paiement dépend de la taille et du chiffre d’affaires de l’entreprise.

➡️ Voici les 3 grands régimes généralement prévus (ils peuvent varier un


peu selon le pays, mais le principe est le même) :

a. Lé régimé réél normal


➡️ Pour les grandes entreprises.

➡️ L’entreprise doit déclarer la TVA chaque mois.


Caractéristique Explication simple
Fréquence de déclaration Chaque mois
Activités concernées Grandes entreprises, sociétés importantes
Calcul TVA collectée – TVA déductible

b. Lé régimé réél simplifié


➡️ Pour les PME et petites entreprises.

➡️ La TVA est souvent déclarée chaque trimestre ou chaque semestre,


parfois avec des acomptes.
Caractéristique Explication simple
Fréquence de déclaration Trimestrielle ou semestrielle
Activités concernées Petites et moyennes entreprises
Calcul Même calcul que le régime normal, mais moins fréquent

c. Lé régimé dé la franchisé én basé (éxonéré dé TVÀ)


➡️ Pour les très petites entreprises (petit chiffre d’affaires).

➡️ L’entreprise ne facture pas de TVA à ses clients et ne récupère pas la


TVA sur ses achats.
Caractéristique Explication simple
TVA facturée Non (pas de TVA sur les factures)
Obligations Simple déclaration annuelle ou aucune
Activités concernées Micro-entreprises, petits commerçants
Résumé très simple :
Régime TVA Pour qui ? Fréquence déclaration
Réel normal Grandes entreprises Mensuel
Réel simplifié PME Trimestriel ou semestriel
Franchise en base (exonéré) Très petites entreprises Aucune (pas de
TVA facturée)

➡️ Selon ton activité et ton chiffre d’affaires, l’administration fiscale t’impose


un régime précis.

54. quel régime est applicable au Mali selon les seuils récents.
Voici les trois régimes de TVA généralement prévus, expliqués simplement
— bien que les règles exactes (seuils, obligations) puissent varier selon les
pays, notamment au Mali. Je les décris ici selon les pratiques françaises
pour te donner une idée claire :

a. Régimé dé la franchisé én basé dé TVÀ


Pour qui ? Très petites entreprises avec un chiffre d’affaires modeste
(vente ou prestation).
**Comment ça marche ?**
Tu ne factures pas la TVA, donc tu ne la collectes pas auprès de tes
clients.
Tu ne récupères pas la TVA sur tes achats.
Aucune déclaration mensuelle ou trimestrielle, sauf une déclaration
annuelle si nécessaire.

Objectif : simplifier la gestion comptable pour les micro-entreprises ou


très petites structures.

b. Régimé réél simplifié


Pour qui ? Petites à moyennes entreprises au-delà des seuils de la
franchise mais sans obligations lourdes.
**Comment ça marche ?**
Tu factures la TVA à tes clients.
Déclarations moins fréquentes : un seul paiement annuel basé sur un
acompte semestriel, avec déclaration annuelle.

c. Régimé réél normal


Pour qui ? Grandes entreprises ou celles dépassant les plafonds du régime
simplifié.
**Comment ça marche ?**
Tu factures la TVA normalement et tu la déclares tous les mois (ou
trimestriellement si montant annuel faible).
Calcul : TVA collectée – TVA déductible → TVA à reverser.

Petit résumé comparatif


Régime Facture TVA ? Déclarations & Paiements

Franchise en base non pas de déclarations régulières

Réel simplifié oui ℹ️ acompte semestriel + 1 déclaration annuelle

Réel normal oui déclarations mensuelles (ou trimestrielles)

Au Mali
Les principes sont similaires :
Le régime de franchise s’applique aux petites entreprises.
Les régimes réel simplifié et normal concernent les entreprises dépassant
certains seuils, avec des obligations de déclaration plus ou moins
fréquentes.

➡️ Il est important de vérifier les seuils en FCFA au Mali, car ils diffèrent
souvent de ceux en euros.

55. Quel est le délai de conservation d’un bien


immobilisée ayant fait l’objet d’une déduction de TVA ?(en
francais facile à comprendre)
Délai de conservation d’une immobilisation ayant bénéficié d’une
déduction de TVA
➡️ Quand une entreprise achète un bien immobilisé (comme un véhicule,
une machine, un ordinateur, etc.), et qu’elle récupère la TVA sur cet achat,
elle doit conserver ce bien pendant un certain nombre d’années, sinon elle
risque de devoir rembourser une partie de la TVA à l’État.
Ce délai s’appelle souvent la période de régularisation de la TVA.

Durée à respecter :
Type d’immobilisation Durée de conservation minimale (règle générale)
Matériel, machines, mobilier… 5 ans
Bâtiments et constructions 20 ans (parfois 10 ans selon les cas)

Véhicules de tourisme TVA souvent non déductible → pas concerné

Que se passe-t-il si l’entreprise revend le bien avant ce délai ?

➡️ Elle doit rembourser une partie de la TVA récupérée à l’État,


proportionnelle aux années restantes.

➡️ Exemple : si tu vends une machine au bout de 3 ans, alors que le délai


est de 5 ans, tu devras reverser 2/5 de la TVA récupérée.

Résumé très simple :


Situation TVA déduite reste acquise après…
Achat de matériel, machines… 5 ans
Achat d’immeuble 20 ans (ou 10 ans selon la règle locale)

Au Mali, les règles sont proches de celles du modèle OHADA. Si tu


veux, je peux vérifier le texte fiscal malien exact pour te donner la réponse
précise pour ton cas. Veux-tu ?
Voici une réponse claire et simple :

Délai de conservation d’un bien immobilisé après déduction de la


TVA

➡️ Lorsqu’on déduit la TVA payée lors de l’achat d’un bien (immobilisation),


la TVA reste définitivement acquise à condition que le bien soit conservé
pendant un certain nombre d’années.
➡️ Si on revend ou change l’usage du bien avant ce délai, il faut
rembourser une partie de la TVA récupérée.

Durée selon le type de bien


Type de bien Durée de conservation minimale À noter
Biens meublés (machines, matériel…) 5 ans Le délai commence à
l’année d’acquisition
Immeubles (bâtiments, constructions) 20 ans À partir de l’année de
livraison ou fin de construction

Conséquences d’une cession anticipée

➡️ Si le bien est revendu avant la fin de la période (5 ou 20 ans),


l’entreprise doit reverseer une part de la TVA initialement récupérée.
Exemple pour un bien meuble acheté au N et revendu au N+3 → TVA à
reverser = 2/5 de la TVA initialement déduite .

Résumé facile

Bien meuble (machine, véhicule utilitaire…) → garder minimum 5 ans.

Bien immeuble (bâtiment, construction) → garder minimum 20 ans.


Si le bien est revendu plus tôt, l’entreprise doit reverser une partie de la
TVA, proportionnellement aux années restantes.

Ce mécanisme existe pour éviter que l’on profite indûment de la TVA


sans assurer une utilisation durable du bien.
Veux-tu que je t’explique comment calculer la part de TVA à reverser si tu
revends avant la fin de la période ?
Très bien ! Voici comment calculer la part de TVA à reverser si tu revends
ou retires un bien immobilisé avant la fin de la période de conservation
obligatoire.

Formule simple pour calculer la TVA à reverser :

➡️ TVA à reverser = TVA récupérée × (Nombre d’années restantes ÷ Durée


totale de conservation)
Exemple 1 : Matériel amorti sur 5 ans
TVA récupérée à l’achat : 1 000 000 FCFA
Durée obligatoire : 5 ans
Revente après 3 ans
Années restantes = 5 – 3 = 2 ans

➡️ Calcul :
1 000 000 × (2 ÷ 5) = 400 000 FCFA à reverser à l’État.

Exemple 2 : Bâtiment amorti sur 20 ans


TVA récupérée à l’achat : 2 000 000 FCFA
Revente après 7 ans
Années restantes = 20 – 7 = 13 ans

➡️ Calcul :
2 000 000 × (13 ÷ 20) = 1 300 000 FCFA à reverser.

Résumé rapide
Type de bien Durée fiscale Revente après TVA récupérée TVA à
reverser
Machine 5 ans 3 ans 1 000 000 400 000
Immeuble 20 ans 7 ans 2 000 000 1 300 000

Conseil pratique : C’est toujours mieux de garder le bien pendant toute


la durée fiscale pour ne pas avoir à reverser la TVA.

56. Quel est le fait générateur d’une facture d’achat matière payée
par traite selon le regime de débit ?
Qu’est-ce que le fait générateur ?

➡️ Le fait générateur, c’est l’événement qui déclenche l’obligation de


comptabiliser la TVA.
➡️ Pour un achat de marchandises ou de matières premières, le fait
générateur correspond à la livraison, peu importe la façon dont tu payes
(espèces, chèque ou traite).

Dans le régime du débit (ou régime des débits)

➡️ Dans ce régime, la TVA est prise en compte dès que la facture est
établie, même si le paiement est fait plus tard (par traite ou autre).

➡️ Le mode de paiement (traite, virement, espèces…) n’a pas d’impact sur


la date où on enregistre la TVA.

Exemple simple :
Événement Date
Livraison des matières premières 5 juillet
Facture d’achat reçue 8 juillet
Paiement par traite 25 juillet

➡️ Fait générateur = 5 juillet (livraison) ou 8 juillet (facture), selon le contrat


et les règles locales.

➡️ La TVA est déductible à la date de la facture (régime du débit), soit le 8


juillet.

➡️ Le paiement par traite le 25 juillet n’a aucune influence sur la TVA.

Résumé facile :
Terme Signification simple
Fait générateur Livraison ou facture (selon le contrat)
Paiement par traite Ne change pas la date de la TVA déductible
TVA à déduire À la date de la facture dans le régime des débits

57. le cas du régime des encaissements, qui est différent.


une explication simple du régime des encaissements, qui est différent du
régime des débits.

Régime des encaissements (ou régime du paiement)


➡️ Dans ce régime, la TVA est due uniquement quand le paiement est
réellement encaissé ou payé, pas au moment de la facture ou de la
livraison.

✔ Cas d’une vente de services (c’est souvent le cas pour ce régime) :


Événement Date
Prestation de service 10 juillet
Facture émise 15 juillet
Paiement reçu du client 25 juillet

➡️ La TVA est déclarée au 25 juillet, au moment où l’argent est réellement


encaissé.

✔ Cas d’un achat :

➡️ Pour un achat de services chez un fournisseur soumis au régime des


encaissements, tu peux déduire la TVA seulement quand tu paies, pas
quand tu reçois la facture.

Résumé simple entre régime des débits et des encaissements :


Régime TVA exigible/déductible à quelle date ?
Régime des débits À la facture, même si pas encore payé
Régime des encaissements Au paiement effectif

Important :
En général, les marchandises sont au régime des débits.
Le régime des encaissements est surtout pour les prestataires de services.

58. Que signifie le prorata de déduction en matière de TVA?

Qu’est-ce que le prorata de déduction ?

➡️ Quand une entreprise fait à la fois des activités soumises à TVA et des
activités non soumises à TVA, elle ne peut pas récupérer toute la TVA sur
ses achats.
➡️ Elle doit faire un calcul au prorata, pour savoir quelle part de TVA elle
peut récupérer.

Exemple simple :

Ton entreprise vend :

80 % d’activités soumises à TVA (par exemple, la vente de marchandises)

20 % d’activités exonérées de TVA (par exemple, des formations


exonérées).

➡️ Tu achètes du carburant pour 1 000 000 FCFA TTC, dont 180 000
FCFA de TVA.

➡️ Tu peux récupérer 80 % de cette TVA, car 80 % de tes activités sont


taxées.

➡️ Calcul du prorata : 180 000 × 80 % = 144 000 FCFA récupérables.

Résumé simple :

Terme Explication simple

Activité soumise à TVA Tu récupères la TVA sur les achats liés

Activité non soumise à TVA Tu ne récupères pas la TVA

Prorata de déduction Calcul pour savoir quelle part de TVA est


récupérable

Règle générale :

➡️ Plus ton entreprise fait des ventes soumises à TVA, plus tu peux
récupérer de TVA.

➡️ L’administration fiscale contrôle souvent ce calcul.

59. Que signifie la règle du buttoir en matière de TVA ?

Qu’est-ce que la règle du butoir ?


➡️ La règle du butoir limite la part de TVA que l’entreprise peut récupérer
quand elle fait à la fois des activités soumises à TVA (taxables) et des
activités exonérées.

➡️ Même si le calcul du prorata (part de TVA récupérable) donne un chiffre,


la règle du butoir impose un plafond minimum à respecter.

Comment ça marche ?

Si ton calcul de prorata (basé sur tes ventes) donne un pourcentage trop
bas,

La règle du butoir t’oblige à récupérer au moins un certain pourcentage de


TVA, même si tes activités exonérées sont importantes.

Pourquoi cette règle ?

➡️ Pour éviter que les entreprises récupèrent trop peu de TVA, ce qui serait
injuste et compliquerait la gestion fiscale.

Exemple simple :

Ton prorata calculé est de 30 % (d’après tes ventes).

La règle du butoir impose un minimum de 50 % de TVA récupérable.

Tu dois donc récupérer au moins 50 %, même si ton calcul donne moins.

Résumé facile :

Terme Explication simple

Prorata Calcul de la part de TVA récupérable selon ventes

Règle du butoir Plafond minimum pour la TVA récupérable malgré


prorata

Cette règle s’applique surtout dans certains pays ou cas particuliers. Au


Mali, il est utile de vérifier la réglementation locale.

60. Quelles sont les charges non déductibles fiscalement(IS) ?

Qu’est-ce qu’une charge non déductible fiscalement ?


➡️ Ce sont des dépenses comptabilisées par l’entreprise, mais que
l’administration fiscale n’autorise pas à déduire pour calculer le bénéfice
imposable à l’IS.

➡️ En d’autres termes, ces charges augmentent le résultat comptable, mais


ne réduisent pas le montant de l’impôt que l’entreprise doit payer.

Exemples courants de charges non déductibles à l’IS :

Charges non déductibles Explication simple

Amendes et pénalités Amendes infligées par l’État ou autres


organismes

Dépenses somptuaires (fêtes, cadeaux luxueux) Dépenses


excessives ou non justifiées liées à la vie sociale ou personnelle

Certaines charges liées aux voitures de tourisme Frais de carburant,


entretien, amortissements non déductibles sur voitures particulières

Intérêts excessifs ou prêts non justifiés Intérêts sur emprunts non liés à
l’activité ou abusifs

Dépenses privées ou personnelles Dépenses non liées à l’activité


professionnelle

Pourquoi cette règle ?

➡️ Pour éviter que l’entreprise déduise des dépenses qui ne sont pas
vraiment nécessaires à son activité professionnelle, et ainsi réduire
artificiellement son impôt.

Résumé facile :

Terme Explication simple

Charge non déductible Dépense comptabilisée, mais interdite par le fisc


pour réduire l’IS
61. Citer les regimes d’imposition sur le revenu pour les personnes
physiques (IR) ?

une explication simple des régimes d’imposition sur le revenu (IR) pour les
personnes physiques.

Quels sont les régimes d’imposition sur le revenu (IR) ?

Les personnes physiques (salariés, commerçants, artisans, professions


libérales, etc.) peuvent être imposées selon différents régimes, selon leur
activité et leurs revenus.

a. Lé régimé du réél

➡️ L’imposition se fait sur le bénéfice réel, c’est-à-dire les revenus réels


perçus après déduction des charges professionnelles.

➡️ Ce régime s’applique surtout aux entreprises individuelles importantes


ou aux professions libérales.

b. Lé régimé du forfait

➡️ Ici, l’impôt est calculé sur une base forfaitaire, qui est une estimation des
revenus professionnels, sans tenir compte des charges réelles.

➡️ Ce régime simplifie la déclaration, souvent utilisé pour les petites


activités ou certaines professions.

c. Lé régimé du micro-éntréprénéur (ou micro-fiscal)

➡️ C’est un régime simplifié pour les très petites activités.

➡️ L’impôt est calculé sur un pourcentage fixe du chiffre d’affaires (pas sur
le bénéfice réel).

➡️ Très utilisé pour les petites ventes, prestations de service, ou activités


artisanales.
d. Lé régimé du prélévémént libératoiré

➡️ Option possible pour certains micro-entrepreneurs, où l’impôt est


prélevé directement à la source, souvent en pourcentage du chiffre
d’affaires.

Résumé très simple :

Régime Qui ? Comment l’impôt est calculé ?

Réel Grandes activités Sur le bénéfice réel après charges

Forfait Petites activités Sur une base estimée, sans charges

Micro-entrepreneur Très petites activités Sur un % fixe du chiffre d’affaires

Prélèvement libératoire Micro-entrepreneurs optant pour cette méthode


Impôt prélevé à la source sur CA

62. Definition des avantages en nature ?

Qu’est-ce qu’un avantage en nature ?

➡️ Un avantage en nature est un avantage que l’employeur donne à son


salarié, mais pas en argent.

➡️ C’est un bien ou un service fourni gratuitement ou à un prix réduit par


l’entreprise à son employé.

Exemples courants d’avantages en nature :

Avantage en nature Explication simple

Voiture de fonction L’employé utilise une voiture de l’entreprise pour ses


déplacements personnels

Logement fourni gratuitement L’employé habite un logement payé par


l’entreprise

Repas offerts ou subventionnés Repas pris à la cantine d’entreprise à


tarif réduit ou gratuit
Téléphone portable Téléphone fourni par l’entreprise pour usage
personnel et professionnel

Pourquoi c’est important ?

➡️ Ces avantages sont considérés comme un complément de salaire par


l’administration fiscale.

➡️ Ils doivent être valorisés et ajoutés au revenu imposable du salarié.

Résumé simple :

Terme Explication simple

Avantage en nature Bien ou service offert par l’entreprise au salarié,


sans paiement en argent

63. calculer la valeur d’un avantage en nature pour la déclaration


fiscale ?

Calcul de la valeur d’un avantage en nature

La valeur de l’avantage en nature correspond à la valeur réelle ou


forfaitaire du bien ou service fourni, qui sera ajoutée au salaire du salarié
pour le calcul des impôts et cotisations sociales.

✔ Méthodes courantes de calcul

Type d’avantage Méthode de calcul simple

Voiture de fonction Valeur forfaitaire basée sur le prix d’achat, le type de


carburant, et les kilomètres parcourus personnellement (souvent un % du
prix du véhicule)

Logement gratuit Montant du loyer mensuel ou valeur locative estimée

Repas gratuits ou subventionnés Différence entre le prix normal du


repas et ce que paie le salarié

Téléphone portable Montant forfaitaire mensuel selon usage


personnel (par exemple 10-15 € par mois)

✔ Exemple simple :
Un salarié a une voiture de fonction dont la valeur est estimée à
20 000 000 FCFA.

L’administration fixe un forfait de 10 % par an → 2 000 000 FCFA par an à


ajouter au salaire.

Soit environ 166 667 FCFA par mois comme avantage en nature
imposable.

Pourquoi déclarer ?

➡️ Pour que ce montant soit intégré dans le revenu imposable du salarié.

➡️ Cela évite que les avantages non monétaires échappent à l’impôt.

Résumé simple :

| Avantage en nature | Valeur à déclarer = valeur réelle ou forfaitaire


ajoutée au salaire |

64. Citer la procédure se règlement des charges suivantes :

IR ?

CNSS ?

IS ?(

une explication simple des procédures de règlement pour ces 3 charges


fiscales et sociales courantes dans une entreprise au Mali (ou dans
beaucoup de pays francophones).

a. IR (Impot sur lé Révénu dés salariés)

➡️ Qu’est-ce que c’est ?

C’est l’impôt prélevé sur le salaire des employés. L’employeur doit le


retenir chaque mois sur le salaire.

➡️ Procédure de règlement simple :

Étapes Explications
1 Calculer l’IR mensuel sur le salaire brut

2 Retenir l’IR du salaire à payer

3 Remplir la déclaration mensuelle d’IR (sur papier ou en ligne selon les


cas)

4 Payer l’IR à la Direction Générale des Impôts (DGI) avant la date


limite (généralement entre le 10 et le 15 du mois suivant)

5 Conserver le reçu de paiement

b. CNSS (Cotisations socialés)

➡️ Qu’est-ce que c’est ?

Ce sont les cotisations sociales obligatoires, payées à la Caisse Nationale


de Sécurité Sociale (CNSS) pour la retraite, les accidents de travail, la
maladie, etc.

➡️ Procédure de règlement simple :

Étapes Explications

1 Calculer les cotisations sociales sur le salaire brut

2 Retenir la part salariale et ajouter la part patronale

3 Remplir la déclaration mensuelle de cotisations CNSS

4 Payer les cotisations à la CNSS avant la date limite (généralement le


30 du mois suivant)

5 Garder le reçu de paiement et la déclaration validée

c. IS (Impot sur lés Sociétés)

➡️ Qu’est-ce que c’est ?

C’est l’impôt sur le bénéfice annuel de l’entreprise.

➡️ Procédure de règlement simple :

Étapes Explications
1 Calculer le bénéfice imposable de l’exercice comptable (après
déduction des charges admises)

2 Appliquer le taux d’IS (généralement 30 % au Mali)

3 Remplir la déclaration annuelle d’IS auprès des Impôts

4 Payer l’IS selon l’échéancier prévu : acompte (par trimestre) + solde


en fin d’exercice

5 Garder la preuve du paiement et la déclaration d’IS

Résumé très simple :

Charge Où payer ? Quand payer ?

IRDGI (Impôts) Tous les mois (avant le 15)

CNSS CNSS Tous les mois (avant le 30)

IS DGI (Impôts) Acompte trimestriel + solde annuel

65. Quelles sont les indemnités que doit payer un employeur à un


employé en cas de licenciement ?En cas de démission ?
a. Si l’émployéur licéncié lé salarié (licénciémént)

➡️ Le salarié a droit à plusieurs indemnités, sauf en cas de faute grave.

Type d’indemnité Explication simple

Préavis ou indemnité de préavis Période à respecter avant la fin du


contrat (ou payé si non respecté).

Indemnité de licenciement Compensation financière pour perte


d’emploi (en fonction des années d’ancienneté).

Indemnités de congés payés non pris Les jours de congés non


consommés doivent être payés.

Autres primes éventuelles Exemple : prime de fin d’année proratisée,


bonus dus, etc.

✔ Exemple d’indemnité de licenciement (donnée indicative) :


1/5 du salaire mensuel par année d’ancienneté (exemple approximatif, à
vérifier selon le Code du travail malien).

b. Si lé salarié démissionné

➡️ Le salarié décide lui-même de quitter, il a donc droit à moins


d’indemnités.

Type d’indemnité Explication simple

Préavis Le salarié doit travailler pendant le préavis (ou indemniser


l’employeur).

Congés payés non pris Les jours de congés non consommés lui sont
payés.

Pas d’indemnité de licenciement Puisqu’il quitte volontairement, il ne


touche pas cette indemnité.

Résumé simple :

Situation Indemnité de licenciement Préavis (ou indemnité) Congés


payés non pris

Licenciement Oui Oui Oui

Démission Non Oui Oui

Attention :

En cas de faute lourde → pas d’indemnité de licenciement.

Certains accords ou conventions collectives peuvent prévoir des montants


plus élevés.

66. Quel est le délai de préavis pour les deux de CDI et CDD :

-D’un comptable ?

-d’un Directeur ?

-d’un ouvrier horaire ?


Les délais de préavis courants au Mali selon le Code du Travail, expliqués
simplement. Ces délais peuvent varier selon les conventions collectives ou
les contrats, mais voici les règles générales :

a. Pour un salarié én CDI (Contrat a Duréé Indétérminéé)

Catégorie de salarié Durée du préavis

Comptable (agent de maîtrise / cadre moyen) 1 mois

Directeur (cadre supérieur) 3 mois

Ouvrier horaire / manœuvre 15 jours

b. Pour un salarié én CDD (Contrat a Duréé Détérminéé)

➡️ Normalement, un CDD ne peut pas être rompu avant son terme, sauf :

Faute grave, force majeure ou accord des deux parties.

Sinon, il n’y a pas vraiment de préavis comme dans un CDI, mais il peut y
avoir :

Une indemnité compensatrice (le reste des salaires dus jusqu’à la fin
prévue du contrat).

Ou un préavis réduit selon ce qui est convenu dans le contrat.

Donc en CDD, on ne parle pas vraiment de préavis sauf cas exceptionnels.

Résumé facile :

Catégorie Préavis en CDI Préavis en CDD (cas exceptionnel)

Comptable 1 mois Rare, selon accord ou faute grave

Directeur 3 mois Rare, selon accord ou faute grave

Ouvrier horaire 15 jours Rare, selon accord ou faute grave

Attention :

Ces durées sont des minima légaux.


Le contrat de travail ou la convention collective peut prévoir un délai plus
long, jamais plus court.

67. Quelle est la différence entre Assemblée ordinaire et


Assemblée Extraordinaire ? A quel quorum ?

Quelle est la différence entre une Assemblée Générale Ordinaire


(AGO) et une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) ?

Type d’assemblée À quoi ça sert ? (En résumé simple)

Assemblée Générale Ordinaire (AGO) Pour gérer la vie courante de


l’entreprise (approuver les comptes, nommer les dirigeants, fixer les
rémunérations…).

Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) Pour décider des choses


importantes qui changent la structure ou l’organisation de l’entreprise
(modifier les statuts, augmenter le capital, dissoudre l’entreprise,
fusionner…).

Exemples concrets

AGO AGE

Approuver le bilan et le résultat annuel Modifier les statuts (changement


de nom, d’objet social)

Nommer ou révoquer un gérant Décider d’une augmentation ou


réduction de capital

Fixer les dividendes Dissoudre l’entreprise ou décider d’une fusion

Quorum requis (nombre minimum de voix présentes pour que


l’assemblée soit valable)

Selon le droit OHADA / droit malien (société SARL, SA…) :

Type d’assemblée 1ère convocation 2e convocation (si pas assez de


présents la 1re fois)

AGO ¼ (25 %) des parts sociales ou actions Pas de quorum, les


décisions sont valables quel que soit le nombre présent
AGE ¾ (75 %) des parts sociales ou actions ½ (50 %) des parts
sociales ou actions

Résumé facile :

Assemblée Décisions Quorum requis (1er appel)

AGO Gestion normale de l’entreprise 25 %

AGE Changement important 75 %

Important :

Ces règles peuvent légèrement varier selon le type de société (SARL, SA,
SNC).

Les décisions sont votées à la majorité des voix présentes ou


représentées, sauf cas particuliers.

Les règles claires et faciles à comprendre pour une SA (Société Anonyme),


selon le droit OHADA (valable au Mali et dans plusieurs pays africains).

Différence entre Assemblée Générale Ordinaire (AGO) et


Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) dans une SA

Type d’Assemblée Sert à faire quoi ? Exemples de décisions

AGO Gérer la vie courante de la société Approuver les comptes,


nommer les administrateurs, fixer les dividendes

AGE Modifier les règles importantes de la société Modifier les statuts,


augmenter/réduire le capital, fusionner ou dissoudre la société

Quorum et majorité pour une SA

Type d’Assemblée Quorum 1er appel Majorité requise Quorum 2e


appel (si pas assez au 1er)

AGO Actionnaires présents représentant au moins ¼ (25%) du capital


social Majorité des voix présentes ou représentées Pas de quorum
minimum
AGE Actionnaires présents représentant au moins ¾ (75%) du capital
social 2/3 des voix présentes ou représentées Actionnaires présents
représentant au moins ½ (50%) du capital social

Résumé très simple

Assemblée Décisions courantes ou importantes ? Quorum plus élevé ?

AGO Courantes (comptes, nominations…) Non (25 %)

AGE Modifications statutaires importantes Oui (75 % au 1er appel)

Conseil pratique :

Prévois toujours de convoquer avec un ordre du jour clair, pour éviter que
certaines décisions soient contestées plus tard.

Respecte bien les délais de convocation : généralement 15 jours avant la


réunion.

68. Un modèle de convocation pour une AGO ou AGE de SA.

Un modèle simple de convocation à une Assemblée Générale Ordinaire


(AGO) et une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) pour une SA
(Société Anonyme).

Modèle de convocation à une AGO (Assemblée Générale


Ordinaire)

[En-tête de l’entreprise : Raison sociale, forme juridique, capital, siège


social, RCCM, NIF, etc.]

CONVOCATION À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

Les actionnaires de la société [Nom de la société], Société Anonyme au


capital de [Montant] FCFA, immatriculée au RCCM sous le numéro
[RCCM], sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire, qui se tiendra
le [Date] à [Heure], au siège social situé à [Adresse], pour délibérer sur
l’ordre du jour suivant :

Ordre du jour :

1. Lecture et approbation des comptes annuels de l’exercice clos le [Date].


2. Affectation du résultat.
3. Quitus aux administrateurs.
4. Nomination / renouvellement des membres du Conseil d’Administration.
5. Fixation des rémunérations des dirigeants.
6. Questions diverses.

Fait à [Lieu], le [Date]

Le Président du Conseil d’Administration / Le Directeur Général

[Nom + Signature]

Modèle de convocation à une AGE (Assemblée Générale


Extraordinaire)

[En-tête de l’entreprise]

CONVOCATION À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE

Les actionnaires de la société [Nom de la société], Société Anonyme au


capital de [Montant] FCFA, immatriculée au RCCM sous le numéro
[RCCM], sont convoqués en Assemblée Générale Extraordinaire, qui se
tiendra le [Date] à [Heure], au siège social situé à [Adresse], pour délibérer
sur l’ordre du jour suivant :

Ordre du jour :

1. Modification des statuts : [exemple : changement de dénomination sociale,


augmentation de capital, transfert du siège social, modification de l’objet
social…].
2. Pouvoirs pour formalités.
3. Questions diverses.

Fait à [Lieu], le [Date]

Le Président du Conseil d’Administration / Le Directeur Général

[Nom + Signature]

69. Un Model simple Procès-verbal

un modèle simple de procès-verbal pour une Assemblée Générale


Ordinaire (AGO) et une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) dans
une SA.
Tu pourras l’adapter facilement selon le type d’assemblée et les décisions
prises.

Modèle de Procès-verbal d’Assemblée Générale Ordinaire (AGO)


de SA

[Raison sociale de l’entreprise]

Société Anonyme au capital de [Montant] FCFA

Siège social : [Adresse complète]

RCCM : [N° RCCM] – NIF : [Numéro fiscal]

PROCÈS-VERBAL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU


[DATE]

L’an [Année], le [Jour] [Mois] à [Heure], les actionnaires de la Société


Anonyme [Nom de la société], se sont réunis en Assemblée Générale
Ordinaire au siège social, sous la présidence de [Nom du Président /
Directeur Général].

Présents :

[Liste des actionnaires présents et le nombre d’actions qu’ils détiennent]

Représentés :

[Liste des actionnaires représentés]

Absent(s) excusé(s) :

[Liste éventuelle]

Le quorum étant atteint conformément aux statuts et à la loi, le Président


ouvre la séance.

Ordre du jour :

1. Lecture et approbation des comptes annuels de l’exercice clos le [Date].


2. Affectation du résultat.
3. Quitus aux administrateurs.
4. Nomination / renouvellement des membres du Conseil d’Administration.
5. Divers.
Délibérations :

a. Lécturé ét approbation dés comptés annuéls

Après lecture du rapport de gestion et présentation des comptes,


l’Assemblée approuve les comptes tels que présentés.

b. Àfféctation du résultat

L’Assemblée décide d’affecter le résultat comme suit :

Résultat net : [Montant] FCFA

Réserve légale : [Montant] FCFA

Dividendes distribués : [Montant] FCFA

Report à nouveau : [Montant] FCFA

c. Quitus aux administratéurs

L’Assemblée donne quitus plein et entier aux administrateurs pour leur


gestion au cours de l’exercice clos le [Date].

d. Rénouvéllémént / Nomination d’administratéurs

[Lister les administrateurs nommés ou renouvelés]

é. Quéstions divérsés

[Rien à signaler ou résumer les questions posées]

Clôture de la séance :

Plus rien n’étant à l’ordre du jour, la séance est levée à [Heure].

Fait à [Lieu], le [Date].

Le Président de séance Le Secrétaire de séance

[Signature] [Signature]

Modèle de Procès-verbal d’Assemblée Générale Extraordinaire


(AGE)
Presque le même modèle, sauf que l’ordre du jour portera par exemple
sur :

➡️ Modification des statuts,

➡️ Augmentation ou réduction de capital,

➡️ Dissolution, fusion, etc.

70. Qu signifie contrat synallagmatique et contrat à titre onéreux ?


a. Contrat synallagmatiqué (mot compliqué mais séns simplé)

➡️ C’est un contrat où les deux parties s’engagent mutuellement.

➡️ Chacun a des obligations à respecter envers l’autre.

✔ Exemples simples :

Exemple Engagements des deux parties

Contrat de vente Le vendeur livre le bien, l’acheteur paie

Contrat de location Le propriétaire loue le logement, le locataire paie un


loyer

Contrat de travail L’employé travaille, l’employeur paie un salaire

Presque tous les contrats dans la vie courante sont synallagmatiques.

b. Contrat a titré onéréux

➡️ C’est un contrat où chaque partie reçoit un avantage en contrepartie de


ce qu’elle donne.

✔ Exemples simples :

Exemple Pourquoi on dit « à titre onéreux » ?

Contrat de vente Le vendeur reçoit de l’argent pour le bien vendu

Contrat de location Le propriétaire reçoit un loyer pour prêter son bien


Contrat de prestation de services Le prestataire est payé pour le service
rendu

➡️ Opposé à un contrat gratuit, comme un don, où une seule partie donne


sans rien recevoir.

Résumé très simple :

Terme Explication facile

Contrat synallagmatique Chacun s’engage à faire quelque chose pour


l’autre

Contrat à titre onéreux Chacun donne quelque chose et reçoit quelque


chose en échange

En résumé : une vente est un contrat à la fois synallagmatique et


onéreux.

71. Comparaison entre le contrat unilatéral et contrat à


titre gratuit
a. Contrat unilatéral

➡️ C’est un contrat où une seule partie s’engage et l’autre n’a pas


d’obligation.

✔ Exemples simples :

Exemple Explication simple

Donation (don) Une personne donne quelque chose sans rien attendre
en retour

Contrat de prêt à usage Une personne prête un objet gratuitement, sans


attendre de paiement

b. Contrat a titré gratuit

➡️ C’est un contrat où une partie procure un avantage à l’autre sans rien


recevoir en échange.

✔ Exemples simples :
Exemple Explication simple

Don Donner un cadeau sans contrepartie

Prêt à usage (commodat) Prêter un objet gratuitement

Résumé global :

Type de contrat Engagements des parties Exemple

Synallagmatique Les deux parties ont des obligations Contrat de


vente, location

Unilatéral Une seule partie s’engage Donation, prêt à usage

À titre onéreux Chacun reçoit quelque chose en échange Contrat


de travail, vente

À titre gratuit Une partie profite sans rien donner en échange


Don, prêt gratuit

Ces notions aident à comprendre la nature juridique des contrats et les


obligations de chacun.

72. Exemples pratiques ou des cas concrets ?


a. Contrat synallagmatique (lés déux partiés s’éngagént)

Exemple : contrat de vente

Paul vend son téléphone à Amina.

Paul doit donner le téléphone.

Amina doit payer l’argent.

Chacun doit faire sa part.

b. Contrat unilatéral (uné séulé partié s’éngagé)

Exemple : don

Sophie donne un vélo à son ami Karim sans rien demander en retour.
Sophie donne, Karim ne doit rien faire.

Une seule personne a une obligation.

c. Contrat a titré onéréux (chacun réçoit quélqué chosé én


échangé)

Exemple : contrat de travail

Fatou travaille dans une boutique.

Elle fait son travail, l’employeur lui donne un salaire.

Elle donne du travail, elle reçoit de l’argent.

d. Contrat a titré gratuit (uné partié profité sans rién donnér)

Exemple : prêt à usage (prêt gratuit)

Mamadou prête sa voiture à son frère pour une semaine gratuitement.

Mamadou ne reçoit rien en échange.

Le frère utilise la voiture sans payer.

Résumé facile :

Type de contrat Exemple simple Qui fait quoi ?

Synallagmatique Vente Les deux parties ont des devoirs

Unilatéral Don Une seule partie s’engage

À titre onéreux Travail contre salaire Les deux échangent quelque


chose

À titre gratuit Prêt gratuit Une partie donne sans rien recevoir

73. Définition d’un créancier chirographaire ? d’un super-privilège ?


a. Créanciér chirographairé

➡️ C’est un créancier qui n’a pas de garantie particulière sur les biens de la
personne qui lui doit de l’argent.
➡️ Autrement dit, si la personne ne peut pas payer, ce créancier sera payé
en dernier, après les créanciers qui ont des garanties.

Exemple simple :

Si quelqu’un doit 1 000 000 FCFA à plusieurs personnes,

Les créanciers avec une garantie (comme une hypothèque) seront payés
d’abord,

Puis les créanciers chirographaires (sans garantie) recevront ce qu’il reste,


parfois rien.

b. Supér-privilégé

➡️ C’est une priorité spéciale donnée à certains créanciers pour être payés
avant les autres, même avant certains créanciers garantis.

➡️ Ce privilège s’applique souvent aux dettes liées aux salaires des


employés.

Exemple simple :

Si une entreprise fait faillite,

Les salaires non payés aux employés sont prioritaires, ils ont un super-
privilège.

Ces employés seront payés avant d’autres créanciers.

Résumé facile :

Terme Signification simple

Créancier chirographaire Créancier sans garantie, payé en dernier

Super-privilège Créancier qui est payé avant les autres (ex : salariés)

74. Comment ces notions s’appliquent dans une entreprise ?


a. Créanciérs chirographairés dans uné éntréprisé

Ce sont les personnes ou sociétés à qui l’entreprise doit de l’argent sans


avoir donné de garantie spéciale.
Par exemple, un fournisseur qui a livré des marchandises sans demander
de garantie particulière (comme un gage ou une hypothèque).

En cas de difficultés financières ou de faillite, ces créanciers sont payés en


dernier, seulement s’il reste de l’argent après avoir payé les créanciers
garantis et prioritaires.

b. Créanciérs bénéficiant d’un supér-privilégé dans uné


éntréprisé

Ce sont surtout les salariés de l’entreprise pour leurs salaires impayés,


indemnités de licenciement, etc.

Même si l’entreprise est en difficulté, ces dettes envers les salariés sont
payées avant les autres dettes (fournisseurs, banques sans garantie).

Cela protège les employés pour qu’ils ne soient pas laissés sans
ressources si l’entreprise fait faillite.

Pourquoi c’est important ?

L’entreprise doit bien gérer ses dettes pour éviter de ne plus pouvoir payer
ses salariés, car ceux-ci ont un super-privilège.

Les créanciers chirographaires doivent être conscients qu’ils prennent plus


de risque, car ils seront les derniers à être remboursés.

Résumé simple

Créancier Exemple Ordre de paiement en cas de faillite

Créancier chirographaire Fournisseur sans garantie Payé en dernier,


risque de ne pas être remboursé

Créancier avec super-privilège Salariés (salaires impayés) Payés avant les


autres créanciers

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