Devoir Final RSE
Devoir Final RSE
Campus de Saint-Marc
Faculté des Sciences Administratives
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● Une gouvernance au service de la planète
● Limites et critiques
● Conclusion de l’étude de cas
Conclusion: Perspectives
● Perspectives futures de la RSE et du DD
● Recommandations pour les entreprises, les gouvernements et les individus
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Introduction
Dans le monde actuel,nombreux sont les problèmes et défis auxquels nous faisons face et qui nous obligent à
nous pencher vers des pratiques évolutives et innovantes. Les entreprises évoluent dans un monde confronté
à des problèmes environnementaux tels la pollution , la perte de la biodiversité et l’épuisement des
ressources; des problèmes sociaux tels les inégalités et le non-respect des conditions de travail dans les
entreprises.
Pour apporter des solutions à ces problèmes qui affectent les entreprises, les différentes parties prenantes
sont obligées d’employer des mesures plus strictes axées sur l’écologie et la société. En effet, les
consommateurs sont de plus en plus sensibles aux pratiques responsables (achats éthiques, produits bio,
circuits courts) et les investisseurs intègrent désormais des critères basés sur l’environnement, la société et la
gouvernance dans leurs décisions pour assurer la durabilité de leurs placements. Ainsi, les entreprises
utilisent des nouveaux modèles économiques basés sur la Responsabilité Sociale de l’Entreprise( RSE) et le
développement durable( DD). La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et le Développement
Durable (DD) occupent une place croissante dans les pratiques managériales et stratégiques des
organisations. Leur évolution historique montre que ces concepts sont issus d’une prise de conscience
progressive face aux enjeux environnementaux, sociaux et éthiques. Cette étude retrace leur genèse et
analyse leur intégration dans les pratiques commerciales modernes.
Selon Stéphane Trébucq dans le Grand Livre de la RSE, la RSE est présentée comme étant d’une part, une
démarche volontaire des entreprises et, d’autre part,comme résultant d’une décision stratégique censée
répondre aux attentes de la société civile. ( Demerssan et Trébucq, 2023). Les entreprises intègrent les
pratiques de la RSE et du DD car elles incarnent l’engagement à contribuer positivement à la société tout en
assurant la performance économique des entreprises sur le long terme.
Les racines de la RSE apparaissent dès le XIXᵉ siècle, lorsque certaines entreprises menaient des actions
sociales pour leurs employés ou communautés locales, comme la cité ouvrière de Pullman aux États-Unis ou
le familistère de Guise en France (Capron & Quairel-Lanoizelée, 2015). À l’origine, les entreprises
n’avaient pas comme priorité les pratiques de la RSE. Leurs actions étaient principalement philanthropiques,
généralement sous forme de dons et actions caritatives. Par exemple, seulement certaines entreprises
pensaient aux notions d’environnement et de société. C’est à partir des années 1950 à 1960 que le concept
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s’est formalisé avec l’apparition du terme « Corporate social responsibility » en 1953 par Howard Bowen
considéré comme le père fondateur de la RSE moderne, qui définit la RSE comme les obligations des
entreprises envers la société au-delà de la seule recherche de profit (Bowen, 1953). La RSE devient un axe
stratégique avec la mondialisation et la montée des attentes sociétales.
Le développement durable quant à lui, est né d’une prise de conscience environnementale et sociale à
l’échelle mondiale, visant à concilier croissance économique, protection de l’environnement et bien-être
social. Le rapport Brundtland (Our Common Future) en 1987 définit le DD comme un « développement qui
répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »
(WCED, 1987). Ensuite, le sommet de la Terre à Rio en 1992 renforce l’idée du DD à l’échelle mondiale et
adopte l’Agenda 21, un plan d’action global impliquant États, entreprises et société civile( United Nations
1992). Mais c’est en 2015, par l’adoption des objectifs de Développement Durable par l’ONU que marque
un nouveau cadre de référence pour les gouvernements et entreprises.
Progressivement, la RSE et le DD sont devenus une démarche stratégique intégrée, visant non seulement à
respecter les réglementations mais aussi à anticiper les attentes sociétales, améliorer la réputation, motiver
les salariés et renforcer la performance globale de l’entreprise.
Dans ce travail, nous allons analyser les principaux enjeux et les pratiques associés à la RSE et le
développement durable. Nous allons aussi établir le lien entre l’éthique et les pratiques managériales et
conclure en proposant des perspectives futures de la RSE et du DD.
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Chapitre I : De l'éthique à l'éthique des affaires
L’éthique est une discipline philosophique qui réfléchit sur les comportements jugés acceptables par une
société à un moment donné de son histoire. Elle accompagne ainsi l’évolution des connaissances, des
mentalités et des valeurs collectives.
Contrairement à la morale, qui tend à être plus figée et normative, l’éthique possède un caractère plus
dynamique et réflexif. Elle représente un mouvement de retour de la conscience sur elle-même, pour définir
au mieux ce que devrait être, pour chacun, son rapport aux autres. L’éthique est donc une démarche vivante :
elle consiste à réinterroger les principes moraux, les règles déontologiques et juridiques, surtout lorsque
ceux-ci ne permettent pas de répondre de manière satisfaisante aux situations concrètes ou aux souhaits des
personnes concerné[Link], l’éthique est une réflexion active, collective et interactive sur les valeurs
humaines et sur les tensions entre différentes logiques ou volontés. Elle étudie les valeurs, les dilemmes et
les critères de choix, explore les différents scénarios possibles et fonctionne par argumentation et dé[Link]
certains domaines, comme la pratique médicale, l’éthique est essentielle car elle aide à orienter les décisions
vers le respect de la personne singulière : le patient. À un niveau plus collectif, elle nourrit les
questionnements sur les grands choix de société et contribue à l’évolution des normes qui régissent nos
comportements.
En somme, l’éthique est un processus dynamique d’interrogations, dont la finalité est d’aider à décider ce
qu’il est juste de faire. On peut la définir comme l’étude des principes moraux ou des valeurs qui
déterminent si une action, et ses résultats, sont bons ou mauvais.
La réflexion éthique concerne tous les domaines de la vie, y compris celui des affaires. Dans les
organisations publiques ou privées, l’éthique des affaires aide à appliquer des principes moraux pour
orienter les pratiques, instaurer une culture d’intégrité, de transparence et de responsabilité sociale.C’est un
champ appliqué de l’éthique générale : il s’intéresse aux principes qui permettent de distinguer les
comportements acceptables ,de ceux qui ne le sont pas dans le cadre spécifique de la vie des entreprises et
des organisations. En pratique, cela revient à séparer le bien du mal, ou plus concrètement, ce qui est
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acceptable de ce qui ne l'est pas.L'éthique des affaires est essentielle pour les entreprises et leurs
collaborateurs. Elle s’applique à tous les services d’une organisation. Par exemple, pour l’équipe
commerciale, elle implique de privilégier la santé et la sécurité des consommateurs, même au détriment de la
réduction des coûts de production.
Mettre en place l’éthique des affaires consiste à ancrer des comportements vertueux au quotidien,
notamment pour les commerciaux et les équipes en relation avec les clients. Huit principes essentiels guident
cette démarche :
-Créer une relation de confiance: avant de vendre, il faut instaurer un climat de confiance basé sur l’écoute,
l’empathie et une communication transparente. S’intéresser sincèrement au client, poser des questions
ouvertes et utiliser un langage corporel positif renforcent la crédibilité.
-Fournir des informations claires: l’éthique des affaires repose sur la transparence. Le commercial doit
donner des informations précises, véridiques et compréhensibles. Cela évite toute déception et favorise une
satisfaction durable du client.
-Satisfaire le besoin réel du client: la vente ne doit pas viser uniquement le profit; elle doit répondre à un
besoin clairement identifié. Écouter, reformuler et contextualiser la solution sont essentiels pour démontrer
que l’offre est adaptée.
-Accepter la critique: les objections du client, les écouter sans les rejeter, permet d’instaurer un dialogue
honnête. Cela peut même conduire à reconnaître que le produit ne convient pas, plutôt que forcer une vente
inappropriée.
-Tenir ses engagements: respecter scrupuleusement ses promesses (délais, conditions, services) est
indispensable. Les engagements non tenus nuisent à la réputation et détruisent la confiance bâtie avec le
client.
-Assumer ses responsabilités: en cas de problème (retard, défaut), le commercial reste l’interlocuteur
principal : il doit assumer et trouver des solutions sans rejeter la faute sur d’autres services ou partenaires.
-Être fair-play: la loyauté s’étend aussi aux relations avec les concurrents. Il s’agit de rester juste et de ne pas
dénigrer. Mieux vaut se concentrer sur la valeur ajoutée de ses propres produits.
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-Faire preuve de bienveillance: enfin, l’éthique des affaires est aussi une question de climat interne.
Managers et commerciaux doivent travailler dans un esprit de respect mutuel, d’écoute et d’équilibre vie
pro/vie perso, pour que chacun agisse de manière éthique avec les clients.
Elle invite aussi les entreprises à assumer des responsabilités multiples : vis-à-vis de l’environnement, de la
société et de l’ensemble des parties [Link] recherches montrent toutefois que l'essentiel des
manquements à l’éthique dans les organisations est attribuable au mauvais exemple de leurs dirigeants ou à
l’absence de politiques claires sur les comportements acceptables. L’éthique des affaires n’est donc pas
qu’une question individuelle. C’est aussi un problème organisationnel, largement sous le contrôle de la haute
direction. Les codes d’éthique et une formation spécifique(souvent par intranet) sont deux des instruments
les plus utilisés pour baliser ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. La plupart des grandes entreprises
prennent cette dimension très au sérieux.
L’éthique repose sur plusieurs grandes théories dont les philosophes et d’autres penseurs relèvent,parmi
lesquelles on distingue notamment :
1) L’éthique déontologique
Présentée par le philosophe Emmanuel Kant, cette approche repose sur le respect d’autrui et la recherche de
normes universelles. Elle est fondée sur les règles morales : une action est juste si elle respecte un devoir,
indépendamment de ses consé[Link] favorise la bonne intention dans les actes, même si cela peut
parfois entraîner des effets négatifs. En entreprise, elle garantit l’intégrité, la justice et le respect des
principes fondamentaux. L’éthique déontologique comporte des principes dont on trouve :
a) L’universalité des règles: Les normes morales doivent être applicables à tous, sans exception. Un
acte juste doit pouvoir être généralisé sans contradiction.
b) Le respect de la dignité humaine: Kant dit qu’on ne doit jamais traiter l’autre comme un simple
moyen, mais toujours comme une fin en soi. Cela interdit la manipulation, l’exploitation ou la
tromperie.
c) La primauté de l’intention: Ce qui rend un acte moral, c’est l’intention droite et conforme au devoir,
même si les conséquences sont défavorables.
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2) L’éthique des vertus
Cette théorie remonte à l’Antiquité grecque, avec Aristote, qui met l’accent sur les traits de caractère
admirables (courage, justice, tempérance…). Pour Aristote, l’éthique des vertus vise le « bien-vivre » : la
personne éthique agit conformément à la raison et développe de bonnes habitudes de comportement. Elle fait
preuve d'un certain sens des réalités en reconnaissant que chacun d'entre nous a une vie singulière, avec sa
trajectoire particulière, et que vous ne pourrez prendre une bonne décision qu'en rapport avec cette
trajectoire, avec le point où elle vous a mené et d'où vous prenez votre décision. Mais, il faut le rappeler, si
l'éthique des vertus considère qu'une bonne action, fondée sur une bonne raison d'agir et couplée à une
bonne manière d'agir, est relative à qui vous êtes et à la situation dans laquelle vous prenez votre décision et
agissez, l'éthique des vertus n'est pas pour autant un relativisme, car il existe des actions,Contrairement à la
déontologie, elle s’adapte davantage aux contextes culturels et individuels.
3) L’éthique utilitariste
Développée notamment par John Stuart Mill, l’utilitarisme repose sur le principe du « plus grand bien pour
le plus grand nombre ». Mill introduit la notion de qualité des plaisirs, affirmant que certains plaisirs
intellectuels ou spirituels valent plus que les plaisirs purement maté[Link] s'agit d'une théorie ou d'une
approche qu'on peut qualifier de conséquentialiste, car l'action n'est pas juste (bonne) ou injuste (mauvaise)
en elle-même, elle est évaluée au regard de l'utilité produite, c'est-à-dire de ses conséquences. Plus
précisément, il s'agit de calculer l'utilité nette produite, dans une logique coûts - bénéfices : la satisfaction
des préférences ou des intérêts doit être globalement supérieure aux souffrances ou insatisfactions produites
par l'action. Elle cherche à maximiser le bien-être collectif. Sa force réside dans son pragmatisme, mais sa
limite est qu’elle peut parfois sacrifier l’individu pour le bien de la majorité. Contrairement aux deux autres
approches, l’utilitarisme se fonde exclusivement sur l’évaluation des conséquences.
Ces différentes théories apportent chacune une vision complémentaire pour guider les comportements
individuels et collectifs. Dans le monde des affaires, elles servent de repères pour prendre des décisions plus
responsables, alliant principes, conséquences et qualités humaines.
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L’application de l’éthique dans le contexte des affaires
- L’éthique déontologique
Dans une entreprise, cela se traduit par le respect strict des droits humains, des lois, mais aussi par la mise en
place de codes de conduite qui dépassent la simple conformité lé[Link] peut dire qu’appliquer l’éthique
kantienne aux affaires, c’est éviter toute instrumentalisation de l’autre: employés, clients, fournisseurs et le
traiter toujours comme une fin en soi, jamais comme un simple moyen.. Elle considère qu’une action est
moralement juste si elle respecte un devoir, quelles que soient ses conséquences. En entreprise, cela se
traduit par :
Dans le monde des affaires, cette approche rappelle que les règles et les indicateurs ne suffisent pas : il faut
cultiver des dirigeants courageux, honnêtes et intègres. L’éthique des vertus valorise la formation morale des
individus, ce qui est essentiel pour le management et les ressources humaines.
- L’éthique utilitarisme
L’utilitarisme aide les organisations à prendre des décisions rationnelles, car il repose sur une logique de
calcul coût/bénéfice. Cela correspond bien au fonctionnement économique :
Chaque choix est analysé en fonction de ses impacts positifs et négatifs pour l’ensemble des parties
prenantes (actionnaires, employés, clients, fournisseurs, société, environnement). L’objectif est de
maximiser l’intérêt global : c’est-à-dire que les bénéfices générés doivent être supérieurs aux coûts ou
sacrifices qu’ils entraînent.
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Cas d’une entreprise ayant utilisé l’éthique dans sa stratégie
Nous prenons le cas de la Société du Rhum Barbancourt, fondée en 1862 qui est considérée comme l’’une
des entreprises les plus emblématiques d’Haïti. Spécialisée dans la production de rhum agricole de qualité,
elle est aussi un exemple intéressant d’entreprise qui intègre des principes éthiques et une démarche de
Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) dans sa stratégie.
Sur le plan social, Barbancourt se distingue par ses efforts pour garantir de bonnes conditions de travail à ses
employés : contrats formels, sécurité sociale, respect des droits humains et non-discrimination. L’entreprise
va au-delà des obligations légales pour offrir un environnement de travail stable dans un contexte souvent
précaire.
Sur le plan communautaire, Barbancourt s’illustre par la création de la Fondation Barbancourt, active depuis
1996. Celle-ci soutient des projets éducatifs, de santé et d’accès à l’eau potable dans les communautés
rurales environnantes. Ce volet social renforce l’impact positif de l’entreprise sur son territoire.
Sur le plan environnemental, Barbancourt adopte des pratiques plus durables : valorisation des résidus de
canne pour produire de l’énergie (bagasse), gestion des eaux usées et sensibilisation des cultivateurs à une
agriculture plus respectueuse des sols. Ces actions montrent une volonté de limiter son empreinte écologique
tout en dynamisant la filière agricole locale.
Enfin, en matière de gouvernance, Barbancourt incarne une éthique familiale basée sur la transparence,
l’honnêteté commerciale et le respect des réglementations. Même sans rapport RSE formel selon les
standards internationaux (type ISO 26000 ou GRI), l’entreprise applique dans ses pratiques les grands
principes de l’éthique des affaires.
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Chapitre II: Fondements, évolutions et perspectives de la RSE
Au milieu du XXe siècle une conception morale va faire son apparition dans le champ académique et se
diffuser dans le milieu entrepreneurial avec la publication en 1953 d’un livre commandé par des
organisations protestantes, The Social Responsibilities of the Businessman, par Howard Bowen. Il pose
l’idée que les entreprises ont des obligations envers la société au delà de la simple recherche du profit , il
met en lumière l’influence croissante des grandes entreprises sur la société .C’est dans cet ouvrage que l’on
trouve pour la première fois le concept de corporate social responsibility et qui infusera par la suite de
nombreux ouvrages théoriques sur les relations entre une entreprise et la société. En 1984, [Link]
Freeman définit le concept de “partie prenante” (stakeholder) dans son livre Strategic Management : A
Stakeholder Approach.
Au départ, il s’agit surtout pour les entreprises de prendre en compte les externalités négatives sociales et
environnementales de leurs activités plus que de s’emparer d’une responsabilité élargie après la Seconde
Guerre mondiale. Dans les années 1950, un chercheur américain, Howard Bowen, a posé une question
simple mais puissante :
Est-ce que les entreprises ne devraient pas être responsables devant la société, et pas seulement devant leurs
actionnaires ?”
C’est là que le mot “Responsabilité Sociale” a commencé à se faire entendre.
Puis dans les années 1970 et 1980, avec la montée des mouvements écologistes, des inégalités, des
catastrophes industrielles (comme Bhopal en Inde ou Exxon Valdez en Alaska), la société a commencé à
pointer du doigt les entreprises. Les gens se demandaient :
À quoi bon créer de la richesse si c’est au prix de la souffrance humaine ou de la destruction
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Dans les années 1990, les consommateurs et les ONG commencent à porter une attention de plus en plus
marquée aux activités des entreprises, entraînant ainsi les États à développer la réglementation sur le sujet.
En France, la loi relative aux nouvelles régulations économiques, dite loi NRE, promulguée en 2001, est le
premier texte obligeant les entreprises à rendre publiques des informations de performance en rapport avec
le développement durable.
Et puis peu à peu, la RSE a changé de statut : elle n’est plus seulement un choix moral, mais une attente
forte de la société, voire une obligation.
Aujourd’hui, dans de nombreux pays, les grandes entreprises doivent publier des rapports RSE pour montrer
comment elles agissent concrètement sur le plan social et [Link] est un élément central de la
stratégie des entreprises, intégrant les enjeux sociaux et environnementaux dans leurs activités, et répondant
aux objectifs de développement durable. ,elle devient un critère de difererenviatiô concurrentielle
influencent les décisions des consommateurs , des investisseurs et des collaborateurs elle ne peut plus être
ignorée. La RSE, c’est une réponse humaine à des enjeux
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On fait des dons, on soutient des écoles, on aide les pauvres, mais on ne remet pas toujours en question les
pratiques internes (comme les conditions de travail ou la pollution)
Dans les pays de l ‘Amérique Latine comme le Brésil le Mexique , la Colombie la Responsabilité Sociétale
des Entreprises (RSE) se développe avec une importance croissante, mais avec des nuances et des défis
spécifiques à la région mais dans un milieu marqué par les inégalités sociales,la pauvreté et l’instabilité
[Link] d’entreprises s’implique dans le milieu éducatif sanitaire et social .
Même si la forme que prend la RSE varie selon les cultures, les valeurs ou les priorités locales, son fond
reste le même : permettre à l’entreprise de jouer un rôle positif dans la société.
Chaque culture y apporte sa propre couleur : certaines insistent sur la solidarité, d’autres sur la transparence,
d’autres encore sur la communauté. Et c’est justement cette diversité d’approches qui rend la RSE si riche…
à condition que les entreprises agissent avec sincérité, respect et engagement.
Apple est une entreprise multinationale américaine fondée en 1976 par Steve Jobs , Steve Wozniac et
Ronald Wayne qui avaient pour objectif de commercialiser des produits électroniques comme des
ordinateurs, des smartphones , des tablettes et des montres connectées. Apple propose différents services en
ligne elle a marqué l'histoire de la technologie par son innovation, son design et sa capacité à créer des
produits qui ont transformé notre façon de vivre.
C’est une entreprise qui intègre l’environnement dans sa stratégie . La majorité de ces magasins fonctionnent
avec de l’électricité renouvelable depuis 2020 , il réduit les emballages en utilisant moins de plastique.
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Chapitre 3 : Impacts environnementaux et changement climatique
Selon Ziad Malas, on parle d’environnement et d’enjeux environnementaux quand on évoque les questions
directement liées à la planète Terre, son atmosphère, son sol, ses mers, son sous- sol mais aussi toutes les
espèces végétales et animales qui y vivent. Au cours des années, l’homme a adopté des pratiques qui ont eu
des répercussions, pour la plupart, néfastes sur l’environnement dans lequel il évolue. En voulant toujours
chercher à se développer, de modifier tout ce qui se trouve autour de lui et d’accroître sa richesse, l’homme
a utilisé et transformé les ressources naturelles de la planète jusqu’à l’épuisement. Ces actions ont fini par
entraîner au fil du temps, un déséquilibre flagrant dans l’écosystème.
Ainsi, les grands enjeux environnementaux sont nombreux et préoccupants. Nous pouvons citer l’érosion de
la biodiversité caractérisée par la disparition des espèces animales et végétales, la déforestation,
l’urbanisation et la surexploitation des milieux naturels. Selon Malas, l’acidification des océans perturbe la
faune et la flore marine mais aussi libère le CO2 et provoque la mort des coraux. Parallèlement, la pollution
sous toutes ses formes( air, eau, sol) détériore la santé humaine et l’environnement, notamment à cause des
plastiques, microplastiques et produits chimiques. L’un des défis environnementaux et sanitaires de grande
ampleur est la gestion des déchets avec une accumulation massive de déchets plastiques et électroniques et
un taux de recyclage encore insuffisant. À cela s’ajoutent les risques liés à l’usage intensif des pesticides,
perturbateurs endocriniens et biotechnologies, dont les effets sur l’environnement et la santé humaine sont
encore mal maîtrisés. Mais, parmi ces grands enjeux environnementaux, le plus inquiétant reste et demeure
le changement climatique, causé principalement par les émissions de gaz à effet de serre, qui entraîne une
hausse des températures, la fonte des glaces, l’élévation du niveau des mers et l’intensification des
catastrophes naturelles.
Le changement climatique
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Le changement climatique, également nommé réchauffement climatique ou plus rarement dérèglement
climatique, est l'augmentation rapide de la température moyenne de la surface terrestre au cours des XX et
XXI SIÈCLES ainsi que, plus généralement, la modification des régimes météorologiques à grande échelle qui
en résulte. L'une comme l'autre sont attribuées aux émissions de gaz à effet de serre d'origine
humaine( Wikipédia, 2020). L’effet de serre est avant tout un phénomène naturel qui rend possible la vie
sur Terre. L’influence de l’activité humaine sur ce mécanisme régulateur de la biosphère n’a été reconnue
que tardivement. On entend ici par « changement climatique » l’aggravation d’origine anthropique de l’effet
de serre, qui entraîne une modification des équilibres de la biosphère par les activités humaines.
Le changement climatique est un facteur aggravant ou catalyseur des autres enjeux environnementaux.
Concrètement, le réchauffement climatique modifie les habitats (température, humidité, saisons) et accélère
l’extinction d’espèces qui ne peuvent s’adapter ou migrer. Il modifie le cycle de l’eau (sécheresses plus
longues, pluies plus intenses, inondations soudaines) et réduit considérablement la disponibilité en eau
potable. Le changement climatique est donc un enjeu transversal qui amplifie presque tous les autres
problèmes environnementaux, créant un cercle vicieux. Par exemple, la perte de biodiversité réduit la
capacité des écosystèmes à réguler le climat, ce qui accentue encore le réchauffement.
L’industrie textile est le secteur qui transforme les fibres en tissus puis en produits finis destinés
principalement à l’habillement, au linge de maison et aux textiles techniques. Apparemment, l’activité
textile semble ne provoquer aucune conséquence. Pourtant, l’industrie textile est l’une des plus polluantes au
monde. Elle produit chaque année des milliards de vêtements, portés en moyenne moins de 10 fois. Elle
implique un processus complexe : culture ou production des fibres, teinture, transformation, transport, vente,
etc…
La production textile exige une consommation excessive en eau notamment pour le coton. Selon des
estimations, la fabrication d’un seul t-shirt en coton nécessite 2700 litres d’eau douce, soit ce qu’une
personne boit en 2,5 ans. On estime que l'industrie textile est responsable d’environ 20% de la pollution
mondiale d’eau potable à cause des teintures et autres produits de finition( AEE,2023). De plus, les teintures,
les solvants et les métaux lourds sont rejetés dans les cours d’eau sans traitement adéquat dans de nombreux
pays producteurs. Le lavage de ces vêtements constitue aussi un danger car il entraîne l'accumulation de plus
d'un demi-million de tonnes de microplastiques au fond des océans chaque année. Sans compter l'émission
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des gaz à effet de serre car selon l’Agence européenne pour l’environnement, les achats de textile dans l’UE
en 2020 ont généré des émissions de CO2 équivalentes à 270 kg par personne. Cela signifie que les produits
textiles consommés dans l'UE ont généré des émissions de gaz à effet de serre de 121 millions de tonnes.
(AEE,2020)
Propositions de solutions
L’impact de l’industrie textile est tellement préoccupant dans le monde, que plusieurs instances réfléchissent
déjà à réduire considérablement les répercussions qu’elle provoque. Il est impératif d’intégrer des pratiques
durables et écologiques dans plusieurs niveaux de la production textile afin de diminuer l’impact négatif
qu’elle provoque.
« D’ici 2030, les produits textiles mis sur le marché de l’UE devraient avoir une longue durée de vie, dans une
large mesure où ils devraient être fabriqués à partir de fibres recyclables et produits dans le respect des droits
sociaux et de l’environnement»( ONU, 2024). Si nous pensons à conserver nos vêtements plus longtemps en
utilisant le recyclage des fibres, cela diminuerait considérablement la pollution de l’industrie textile. Pour cela, il
faudra penser à transformer des textiles usagés en de nouvelles fibres réutilisables afin de réduire la production
des déchets. Il faudrait aussi sensibiliser les consommateurs à entretenir les vêtements de manière durable et par
la même occasion, les former à la réparation textile et au détournement créatif de vêtements usés.
Étant donné que la production textile exige une consommation excessive en eau, l’alternative à considérer serait
de réduire la consommation en eau dans la fabrication des vêtements. Tout d’abord, il faudrait utiliser de
préférence des tissus moins consommatrices d’eau. Comme nous l’avions mentionné, la fabrication d’un seul T-
shirt en coton nécessite 2700 litres d’eau douce. Il serait mieux d’utiliser d’autres tissus qui ne nécessitent pas
autant. Ensuite, il faudrait penser aussi à des moyens qui permettent de recycler les eaux usées. Par exemple,
certaines industries qui utilisent beaucoup d’eau dans leur secteur d’activité mettent en place des moyens de
dispositif de traitement de l’eau. Cela serait avantageux pour la production du textile dans la mesure où l’eau sera
filtrée et réutilisée afin de réduire la consommation globale et la pollution.
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Chapitre IV : Enjeux éthiques et interdisciplinarité
L’éthique
Pour Mercier, l’éthique est « la réflexion qui intervient en amont de l’action et qui a pour ambition de
distinguer la bonne ou la mauvaise façon d’agir ». L’éthique est donc une branche de la philosophie qui
étudie les règles, les principes moraux et les valeurs qui guident le comportement humain. Elle questionne ce
qui est bien ou mal, juste ou injuste, acceptable ou condamnable, en se basant sur des valeurs et des normes.
Contrairement à la simple légalité, l’éthique ne concerne pas seulement ce qui est permis par la loi, mais ce
qui est moralement souhaitable pour le bien-être individuel et collectif. Notamment au sein d’une
organisation ou institution, l’éthique revêt une importance particulière car elle guide la manière dont les
entreprises développent et intègrent de nouvelles pratiques, technologies ou modes de gestion.
Dans un monde où l’innovation sonne très fort. L’éthique représente un instrument à ne pas manquer. Car,
l’éthique appliquée à l’innovation consiste à intégrer la responsabilité sociale, environnementale et humaine
dès la conception des stratégies et des processus. Elle permet de s’assurer que l’innovation organisationnelle
ne se limite pas à un avantage compétitif, mais qu’elle contribue également à un progrès juste, inclusif et
durable. L’on peut remarquer que son importance est d’autant plus capitale car les nouvelles technologies
qui surgissent dans le monde soulève des enjeux moraux, sociaux, économiques et juridiques qui dépassent
la simple question technique.
L’intelligence artificielle
L’expression « intelligence artificielle », souvent abrégée par le sigle « IA » (ou « AI » en anglais, pour
artificial intelligence) a été introduite en 1956 par John McCarthy, qui l’a définie en 2004 comme « la
science et l'ingénierie de la fabrication de machines intelligentes, en particulier de programmes
informatiques intelligents. Elle est liée à la tâche similaire qui consiste à utiliser des ordinateurs pour
comprendre l'intelligence humaine. Ainsi, elle est la capacité d’une machine à simuler l’intelligence
humaine pour effectuer des tâches réelles. Depuis ces cinq dernières années, l’intelligence artificielle( IA)
est de plus en plus utilisée et de plus en plus développée par l’homme. Elle joue un rôle prépondérant au
niveau des transformations économiques, sociales et scientifiques à l'échelle mondiale. Mais, en tant que
technologie moderne, l’IA présente de multiples avantages mais aussi des inconvénients.
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L’intelligence artificielle présente de nombreux avantages qui expliquent son adoption rapide dans tous les
secteurs. Tout d’abord, l’IA permet l’automatisation des tâches répétitives, dangereuses ou pénibles, libérant
ainsi l’homme pour des activités à plus forte valeur ajoutée. Par exemple, dans l’industrie, elle optimise la
production, réduit les erreurs humaines et améliore la sécurité sur les chaînes de montage. Dans la
logistique, elle facilite la gestion des stocks, le transport et la livraison, rendant le processus plus rapide et
efficace.
Ensuite, l’IA contribue à un gain de productivité considérable grâce à sa capacité à analyser d’immenses
volumes de données en un temps record. Les entreprises l’utilisent pour détecter des tendances, anticiper les
besoins des clients et adapter leur offre en conséquence. Dans le domaine médical, elle révolutionne la
recherche et les soins. Les diagnostics deviennent plus précis grâce aux algorithmes capables de détecter des
anomalies sur des images médicales, parfois mieux que l’œil humain, permettant ainsi un traitement précoce
de maladies graves comme le cancer. Les robots chirurgicaux assistés par IA offrent également une
précision extrême lors d’opérations délicates.
Par ailleurs, l’IA favorise la personnalisation des services. Elle analyse nos comportements, nos préférences
et nos habitudes de consommation pour proposer des recommandations adaptées sur les plateformes de
streaming, les sites de e-commerce ou encore dans la publicité digitale. Cela améliore l’expérience
utilisateur et renforce la fidélité des clients. L’IA est aussi un levier d’inclusion et d’accessibilité. Elle
facilite la vie des personnes handicapées, par exemple grâce à la reconnaissance vocale, aux traducteurs
automatiques et aux technologies d’assistance visuelle.
Cependant, malgré ces avantages, l’IA comporte des inconvénients majeurs qu’il convient de considérer.
Elle représente d’abord un risque pour l’emploi. De nombreux postes peu qualifiés sont menacés
d’automatisation, entraînant un chômage technologique si des politiques de reconversion ne sont pas mises
en place rapidement. Cette mutation exige que la main-d’œuvre acquière de nouvelles compétences pour
s’adapter à la transformation du marché du travail. De plus, l’IA crée une dépendance technologique
croissante. Les sociétés et les individus deviennent vulnérables aux pannes, aux bugs, aux cyberattaques, et à
l’absence d’alternatives en cas de défaillance.
19
L’intelligence artificielle constitue un formidable outil de progrès et d’innovation. Toutefois, pour que ses
bénéfices profitent à tous, il est essentiel d’anticiper ses impacts sur l’emploi, de l’encadrer juridiquement et
éthiquement, et de développer une vision responsable et inclusive de son utilisation.
Sur le plan juridique, l’IA soulève la question des droits fondamentaux et de la protection des données
personnelles. Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) en Europe (2016) impose des
obligations de transparence et de consentement explicite dans le traitement automatisé, illustrant l’approche
juridique d’une IA éthique. Cependant, comme l’indique Alain Supiot (La Gouvernance par les nombres,
2015), le droit peine à suivre la vitesse du progrès technique, nécessitant une expertise interdisciplinaire et
une gouvernance mondiale partagée.
La sociologie, quant à elle, analyse l’impact de l’IA sur la structure sociale et le monde du travail.
Dominique Cardon (À quoi rêvent les algorithmes, 2015) montre que l’IA peut reproduire et amplifier les
biais sociaux, notamment dans les algorithmes de recrutement ou de notation, posant des enjeux de justice
sociale et d’équité. Cette perspective sociologique révèle que l’IA n’est pas neutre, mais produit des effets
concrets sur l’organisation sociale.
Sur le plan économique, Joseph Stiglitz (The Price of Inequality, 2012) rappelle que l’innovation
technologique, tout en stimulant la croissance, peut creuser les inégalités si elle reste concentrée entre les
mains d’acteurs dominants. L’investissement massif dans l’IA par les grandes entreprises du numérique
accentue cette dynamique, questionnant la répartition équitable des bénéfices de l’innovation et la nécessité
d’une coopération internationale.
20
Enfin, l’informatique propose une approche d’ethics by design, intégrant l’éthique dès la conception des
systèmes. Luciano Floridi (The Ethics of Information, 2013) insiste sur la nécessité d’une conception
responsable, garantissant transparence, explicabilité et équité des algorithmes.
Ainsi, l’éthique de l’IA s’élabore à l’intersection de ces disciplines, permettant d’articuler innovation
technologique, protection des droits humains et justice sociale. Ce dialogue interdisciplinaire apparaît
indispensable pour construire une IA au service du bien commun.
21
Chapitre V: Modèle économique alternatifs et leur impact sur la RSE
L’économie alternative comme son nom l'indique est une autre forme d' économie différente de celle plus
traditionaliste. Elle résulte d'un ensemble de préoccupations face aux excès et aux failles des autres
économie plus traditionaliste comme le capitaliste. Le modèle d'économie alternatif ne date pas
d'aujourd'hui, il tire sa source dans les mouvements sociaux et de contestation . En effet, il y a eu de
nombreux mouvements de revendication sociale à travers les siècles, soit au 19ème siècle.
Dans les années 60 et 70 et plus particulièrement en France avec les contestation de mai 1968. Les différents
mouvements de contestation du modèle économique traditionnel se basant sur l'achat , la surconsommation
et le gaspillage . Si nous prenons l'exemple des contestation de mai 68 en France comme l'une des dates
marquantes pour l'économie . Nous devons aussi nous focaliser sur les revendications sociales de cette
époque afin d’en comprendre les enjeux ainsi que les aboutissements.
Il existe de nombreux modèles d' économie alternatifs qui ont vu le jour afin de combler les manquement
des autres modèles d'économie .Nous pouvons dire qu' ils sont nombreux et variés . Nous pouvons citer :
1. L’économie circulaire
L’économie circulaire comme son nom l’indique est une forme d’économie qui se veut être un cycle circulaire
d'une économie plus saine. Elle est en totale opposition avec l’économie linéaire qui elle suit un schéma très
différent de consommation. Par exemple, dans l'économie circulaire Il y a une optimisation des ressources
pour afin de minimiser les déchets dans son strict minimum, le tout en offrant un cycle de recyclage le plus
souvent possible. Tandis que dans le modèle linéaire suit un tout autre cycle , un schéma de production, de
consommation et de déchets. Ce qui est une très mauvaise chose pour l'environnement. La surconsommation
est un véritable problème qui surtout avec le modèle d'économie linéaire . Les déchets ne sont pas recyclés ce
22
qui est un risque majeur pour la santé et le bien-être de notre planète . Et les conséquences d'une telle
économie sont incalculables et ce seront les générations futures qui en paieront le prix le plus fort .
Les entreprises qui utilisent le modèle circulaire on une méthode de concept appelé (Paas) produit en tant
que services. On peut aussi le nommer également économie de la fonctionnalité. Les produits ne sont plus
vendus définitivement mais sont fournis comme étant un service auprès du consommateur. Cela signifie
qu'au lieu de vendre un produit définitivement et de produire chaque fois de nouveaux produits, on mise sur
le fait de vendre un service avec le produit. Nous pouvons prendre l'exemple d'une entreprise fabricant des
consoles de jeux vidéo au lieu de vendre purement et simplement vendre une nouvelle console de jeux , le
fabricant aura juste a faire les mises à jour du système de jeux. Ou encore nous pouvons prendre un autre
exemple une entreprise fabricant des vélos et proposant de l' utiliser pour un laps de temps moyennant une
petite rétribution. C’est le principe des entreprises Vélib à Paris . C’est comme ça que beaucoup
d'entreprises au lieu de vendre un produit préfèrent vendre un service plutôt que de le vendre définitivement.
En ce sens, cela optimise la consommation en fonction des besoins tout en réduisant le gaspillage et en
favorisant ou facilitant le recyclage. Pour l'entreprise ainsi que pour le client le fonctionnement du concept
produit en tant que services ( Paas) est plus intervenant économiquement que le système linéaire qui est très
consumériste actuellement.
L’économie circulaire est aussi très présente dans le milieu agricole surtout dans l'élevage. Dans l’élevage
de vache, nous pouvons utiliser l'économie circulaire . Nous pouvons utiliser les vaches afin de produire du
lait et ensuite vendre la viande quand elles ne produisent plus . Les déjections des vaches aussi participent en
pouvant être utilisées pour produire de l'électricité dans un méthaniseur . Et après passage dans le
méthaniseur les résidus de déjections seront utilisés pour la fabrication d'engrais qui iront fertiliser le
sol.
Nous avons beaucoup parlé des bienfaits de l’économie circulaire et des exemples de son application
mais il existe aussi de nombreuses balises qui empêchent sa mise en application . Comme obstacle à sa
mise en application , nous pouvons citer les coûts énormément élevés , une technologie avancée, une
23
réorganisation des chaînes d’approvisionnement, changement très lent de comportement de
consommation . Tout cela fait que beaucoup de fois le modèle circulaire a du mal a se faire une place.
L’économie sociale et solidaire ( ESS ) est une réponse claire et nette face aux capitalistes traditionnels ,
à l’arriviste d'affaires . Elle fait la promotion d'une économie plus inclusive , plus participative , plus
solidaire et pour plus de durabilité. Elle met dans le centre de ces préoccupations le facteur le plus
humain dans l'économie. Elle se tient en parfaite et totale opposition du ‘’ naje pou sòti ‘’. Elle la
solidarité, l’entraide qui poursuit un objectif d'unité et d’utilité au cœur de l’activité économique.
L’économie sociale et solidaire lutte contre la pauvreté tout en renforçant le tissu social. Elle part du
principe que l'être humain doit être au cœur de l'économie. Mélenchon, politicien français leader de la
France insoumise avait déclaré que l’économie devrait être au service de l'humain et non l’humain au
service de l’économie . C'est une déclaration majeure qui illustre pleinement les inégalités qui existent
dans le modèle traditionaliste. C’est la productivité ainsi que la surconsommation qui est mise en avant
dans ces anciens modèles. Le productivisme à tout prix c’est leur dogme, tout cela l’économie sociale
et solidaire est en parfaite contradiction .D’ailleurs le principe de solidarité est une implication
explicitement d’un engagement envers le bien-être communautaire plutôt qu’une maximisation des
profits . La durabilité est au cœur de l’économie sociale et solidaire le tout en créant des solutions
respectant l'environnement.
Il existe de nombreux types d'organisations qui font partie de L’économie sociale et solidaire. On peut
citer les :
1) Les associations : Les ONG ou tout autres associations fournissant des services sociaux ,
culturels et éducatifs.
2) Les Coopératives : Ce sont des entreprises qui appartiennent et qui sont gérées par leur
membre. Ils partagent les bénéfices , prennent ensemble leur décision le tout en participant
activement à son fonctionnement. (Ex :SOCOLAVIM, CAPOSOV)
3) Mutuelles: Les Mutuelles sont des organismes basés sur la solidarité et leur principales missions
consiste à couvrir les risques de leur membre surtout dans le domaine médical .Les mutuelles
offrent des services de santé , de prévoyances ainsi que de protection sociale à des prix défiants
24
toutes concurrence a leur membre .Ces organismes se basant sur le principe de solidarité pour
leur fonctionnement
4) Les Fondations: Ce sont des organisations de charité et de philanthropie finançant des projets
d'intérêt général le tout en soutenant le bien commun . Elles sont généralement financées par de
riches mécènes et œuvrent dans des secteurs très variés.
Les modèles économiques alternatifs comme l'économie circulaire ou encore l’économie sociale et
solidaire, représentent une réponse claire et adaptée face à une économie traditionaliste. Une
économie qui met en avant le productivisme, la surconsommation à outrance et qui ne jure que par
le profit au détriment de l’humain. C’est pour combler et pour apporter une réponse plus appropriés
face à ce genre de systèmes que les modèles alternatifs existent.
Tandis que la responsabilité sociale des entreprises RSE quant à elle, montre comment et de quelle
manière les entreprises font pour intégrer les revendication sociales et environnementales dans leur
fonctionnement. Les deux concepts à savoir les modèles d’économie alternatifs et la responsabilité
sociale des entreprises se rejoignent sur ces points de vue , l’interaction est cruciale car les modèles
alternatifs peuvent transformer la façon dont les entreprises abordent leur responsabilité sociétale. Ce qui
pourrait les impacter en leur faisant adopter des pratiques plus durables et plus éthiques dans leur
fonctionnement.
L’impact des modèles d’économie alternatifs sur la RSE va se manifester par l'émergence de nouveaux
facteurs de performance. Par exemple au lieu de se focaliser uniquement sur le profit les entreprises vont
se focaliser aussi sur le bien-être des employés en accordance plus d'avantages sociaux etc…
25
Chapitre VI: Pratiques managériales et stratégies RSE
Certification B Corp
Engagement RSE 1% du chiffre d'affaires reversé à des ONG via 1% for the Planet
26
Gouvernance 100 % des actions transférées à une fondation à but environnemental
Face à un monde de plus en plus confronté à des défis écologiques et sociaux sans précédent, les entreprises
sont de plus en plus appelées à jouer un rôle actif dans la construction d’un avenir serein et durable. Le
concept de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ne se limite plus à une simple obligation morale,
mais devient un levier stratégique essentiel. L’entreprise Patagonia, est une entreprise américaine spécialisée
dans les vêtements de sport et de plein air, illustre parfaitement cette dynamique. À contre-courant des
modèles économiques traditionalistes,Elle a su intégrer des pratiques managériales éthiques et une stratégie
RSE ambitieuse au cœur de son fonctionnement et ainsi se forger une identité unique . Cette étude vise à
analyser les différentes pratiques managériales de son management et à évaluer l’efficacité de son
engagement à travers la RSE .
Par ailleurs, Patagonia encourage fortement l’implication de ces salariés dans les causes environnementales.
Chaque employé peut consacrer jusqu’à deux mois par an à des missions de volontariat environnemental,
intégralement rémunérées. Cette politique repose sur une vision humaniste du travail chacun de leur
collaborateur est vu comme un acteur du changement ,capable d’apporter une contribution significative à la
société. Le management participatif, l’autonomie dans les projets, et la culture y sont également
omniprésents, créant un environnement de travail stimulant, motivant et en cohérence avec les valeurs
écologiques défendues par l’entreprise.
En 2022, Patagonia a franchi un cap décisif : son fondateur a transféré 100 % des actions de l’entreprise à
une fondation environnementale, le Patagonia Purpose Trust, garantissant que tous les profits générés seront
dorénavant utilisés pour préserver la planète. Ce choix radical positionne Patagonia comme une entreprise à
mission, où la rentabilité économique devient un outil au service d’un objectif supérieur : la survie de notre
écosystème.
Ce modèle de gouvernance inédit rompt avec les logiques traditionnelles centrées sur les actionnaires. Il
assure une indépendance stratégique totale vis-à-vis des marchés financiers et permet à l’entreprise de
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continuer à investir dans des causes environnementales de long terme. Ainsi, la gouvernance de Patagonia
repose sur des principes d’éthique, de transparence, et de durabilité, offrant un cadre exemplaire pour
repenser le rôle de l’entreprise dans la société contemporaine.
29
Chapitre VII: Compétences spécifiques par domaine
La responsabilité sociale
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un outil par lequel l’organisation mérite sa légitimité.
Elle concerne les effets de l'organisation sur la société. En l’absence d’une législation, elle peut être
définie comme l’ensemble des obligations, légalement requises ou volontairement assumées, qu’une
organisation doit respecter afin de passer pour un modèle imitable de bonne citoyenneté dans un milieu
donné. Ce milieu est celui qui confère à l’entreprise sa légitimité. Pour une petite entreprise, il sera local ;
pour une grande, il sera national ou international. Ici encore, le concept fait référence à toutes les formes
d’organisation,des coopératives de production aux multinationales, en passant par les associations, les
organismes publics, les organisations culturelles ou religieuses.
• la transparence, qui fait en sorte que l’organisation rend des comptes crédibles par rapport à son
environnement ;
• la participation citoyenne qui amène l’entreprise à s’engager en faveur d’un monde meilleur pour tous.
La Commission européenne formule ainsi sa définition de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) :
concept selon lequel les entreprises décident de leur propre initiative de contribuer à améliorer la société
et à rendre plus propre l’environnement. Cette responsabilité s’exprime vis-à-vis des salariés et, plus
30
généralement, de toutes les parties [Link] parties prenantes sont les individus, groupes ou
institutions qui ont un lien avec l’entreprise : employés, syndicats, actionnaires,
fournisseurs,gouvernements, groupes d’intérêt (consommateurs ou défenseurs de
l’environnement,communautés et clients). La RSE est un ensemble d’actions profitant à la société et à
l’environnement et, il faut le noter, au-delà des intérêts financiers immédiats et des obligations légales.
Elle exprime l’idée que l’entreprise a un « contrat » avec ses parties prenantes de manière à pouvoir
survivre en s’acquittant de ses buts économiques, sociaux et environnementaux. Cependant, ce ne sont
pas tous les penseurs en la matière qui conviennent de ce contrat, la croissance des profits de l’entreprise
devant être prioritaire pour eux.
En ce qui concerne les mesures qui permettent de mettre en œuvre la RSE, elles sont semblables à celles,
déjà décrites, qui permettent à l’organisation d’être plus éthique (mission adéquate, audits, codes de
conduite, etc.). On peut y ajouter la consultation et la coopération avec les parties prenantes, comme les
organismes spécialisés Global Reporting Initiative (GRI), Global Compact, ISO 26000. etc.
La RSE implique une collaboration étroite avec les parties prenantes, qu’elles soient internes ou externes.
Le responsable RSE doit développer des relations constructives avec les fournisseurs, les clients, les
organisations gouvernementales et la communauté pour maximiser l’impact positif de l’entreprise
Les entreprises qui investissent dans des initiatives RSE telles que l'approvisionnement éthique, la
réduction de leur impact environnemental et le soutien au développement communautaire enregistrent
souvent de meilleurs résultats financiers au fil du temps. Selon une étude, les entreprises affichant des
scores environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) élevés ont tendance à afficher des marges
bénéficiaires et des valorisations plus élevées.
La RSE est la forme complète de la Responsabilité Sociale des Entreprises. En finance, la RSE implique
que les institutions financières évaluent et assument la responsabilité de leurs impacts sociaux, éthiques et
environnementaux. Cela implique de dépasser les objectifs de profit pour prendre en compte les effets sur
toutes les parties prenantes : clients, employés, communautés, régulateurs, actionnaires et la société dans
son ensemble. Plan de formation pour développer les compétences spécifiques de la RSE dans le domaine
de finance
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est devenue un levier stratégique très important dans
chaque domaine. Elle ne se limite plus à une simple obligation légale ou à un effet de mode : elle
conditionne la pérennité, la réputation et la compétitivité des organisations à long terme.
Intégrer la RSE dans le domaine de la finance (ou tout autre domaine) exige bien plus qu’une déclaration
d’intention : cela repose sur l’acquisition de compétences spécifiques, adaptées aux réalités de chaque
métier. Pour les professionnels de la finance, cela signifie être capables d’identifier, d’évaluer et de
piloter les risques et opportunités ESG (Environnement, Social, Gouvernance) tout en garantissant la
performance financière et la transparence vis-à-vis des parties [Link] formation a pour objectif
32
de fournir aux collaborateurs les outils, méthodes et savoir-être nécessaires pour intégrer concrètement la
RSE dans leurs pratiques quotidiennes. Elle s’inscrit dans une démarche de professionnalisation et de
transformation culturelle, permettant à chaque participant de devenir un acteur engagé et compétent au
service d’une performance globale et [Link] rejoignant ce parcours, chaque professionnel contribue
activement à faire de la responsabilité sociétale un moteur de progrès, au cœur même des décisions
financières et stratégiques de l’entreprise.
En Haïti comme ailleurs, de nombreuses entreprises notamment les PME et les entreprises familiales
ignorent encore leur rôle sociétal par manque de sensibilisation, de moyens ou de vision à long terme. La
mise en place de formations adaptées est donc une condition clé pour que chaque acteur dirigeants
comme employés développe les compétences spécifiques nécessaires pour intégrer la RSE dans ses
pratiques [Link]é tout Certaines entreprises, comme la Société du Rhum Barbancourt ou des
acteurs dans l’agroforesterie, commencent à intégrer la durabilité dans leurs stratégies
Pour évoluer ce système partout nous devons mettre en place une politique de formation pour cela il faut
qu’il y ait La mise en place de normes minimales et l’accomplissement des PME pour qu’elles voient la
RSE non comme une contrainte, mais comme un levier de performance durable, de compétitivité et
d’image.
La formation sera concrètement organisée avec les dirigeants ainsi que les employés par situation de
débat dans une démarche adaptée au système Haïtien dans un temps précis et un environnement
professionnel et aussi afficher les engagements RSE dans l’entreprise pour rappeler les principes à tous.
-Objectif de la formation
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Pour les dirigeants: il faut qu ils y ait Sensibilisation stratégique afin de connaître pourquoi il faut
considérer la RSE comme un levier de performance ensuite le développement de leadership éthique en
outre d'étudier de cas d’entreprises locales ou régionales enfin connaître quelles sont les outils nécessaire
pour intégrer la RSE dans la stratégie et le business plan.
Pour les employés: Ilfaut qu’ils apprennent tout d’abord ce que c’est la RSE comment l’appliquer dans ce
domaine, ensuite les droits et devoirs envers l’entreprise ainsi que la société (sécurité, éthique,
environnement) en outre ils doivent savoir comment protéger la nature au quotidien (économie
d’énergie, réduction des déchets, respect des normes).enfin travailler en atelier pratiques : jeux de rôle,
quizz, brainstorming de solutions.
34
Conclusion
Aujourd’hui, les entreprises ne peuvent plus se contenter de chercher uniquement le profit. Face aux défis
sociaux, environnementaux et économiques de notre époque, on attend d’elles qu’elles agissent avec plus
de conscience, de transparence et de responsabilité. Des notions comme l’éthique, la responsabilité
sociale des entreprises (RSE) et le développement durable occupent donc une place de plus en plus
importante dans le monde des affaires. Mais que signifient réellement ces concepts ? Et pourquoi sont-ils
devenus si essentiels ? Nous allons essayer de mieux les comprendre, de voir comment ils s’articulent, et
en quoi ils transforment le rôle de l’entreprise dans une société
Du point de vue des entreprises, l'éthique nous aide à prendre des décisions en tenant compte des règles,
des lois, et des personnes que nous côtoyons, il est là pour nous rappeler que nous devons toujours
respecter les règles afin de garantir une bonne relation dans l’entreprise .
La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises) regroupe
l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du
développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact positif sur la société
mais aussi mieux respecter l’environnement. Le but c’est de montrer que les entreprises ont un rôle à
jouer dans la société et qu’ils ne se préoccupent pas seulement des profits mais de l’impact de ses
activités sur la société et sur l’environnement
Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre
la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland,
Premier Ministre norvégien (1987). Ce concept ne concerne pas seulement les entreprises mais toutes la
société ,nous pouvons répondre à nos besoins actuels sans pour autant épuiser toutes les ressources pour
que la génération future puissent répondre eu aussi à leur besoin c’est à dire qu’il faut trouver une
équilibre afin de penser a aujourd’hui tout en protégeant demain .
Pour construire une bonne société et un avenir plus prometteur il est important d’associer ces trois thèmes
et de comprendre le lien qui existe entre elles . L’éthique inspire avec ses valeurs morales sur lesquelles
35
reposent toutes les décisions , le RSE agit en mettant en pratique toutes ces valeurs et le DD construit un
environnement qui respecte les personnes, protège la planète et assure un avenir au génération future.
Nous vivons dans un monde qui évolue chaque jour de plus en plus avec des pratiques comme la
pollution de l’eau, l’air ou du sol , le réchauffement climatique, la déforestation la pêche intensive qui se
multiplient et qui ont un effet négatif sur l’environnement et des conséquences sur l’humanité . Les
entreprises ne peuvent ignorer ces problèmes ou fonctionner comme ci cela n’était pas grave car ils ont
des responsabilités .
La RSE et la DD sont au centre de tout ce changement les entreprises auront plus de tâche à accomplir car
leur rôle ne se limite pas seulement à faire du profit mais tenir compte des impacts sur les personnes la
société et sur la planète afin d’aligner leur objectif de rentabilité et leur objectif environnementaux et
sociaux les consommateurs mettrons un accent particulier sur la transparence des entreprises et sur leur
implication dans la société afin qu’ils soient plus responsables
La RSE, qui semblait autrefois réservée aux grandes multinationales ou aux ONG, touche maintenant
toutes les tailles d’entreprises. Et ce n’est plus juste une stratégie de communication : on parle de
meilleures conditions de travail, d’égalité hommes-femmes, de gestion des déchets, de respect des
communautés locales, etc.
Le développement durable, lui aussi, ne se limite plus à planter quelques arbres ou trier les déchets. Il
devient un objectif global, une nouvelle manière de produire, de consommer et même de penser
l’économie. Les réseaux sociaux ont un rôle important à jouer dans tout ce changement car ils permettent
de dénoncer publiquement toutes formes d’abus , de mettre les entreprises faces à la réalité ,ils n’auront
plus de choix car il sauront qu’ils risquées de tout perdre s’ils changent pas
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Les perspectives futures de la RSE et du développement durable sont prometteuses, mais elles dépendent
de la volonté réelle des entreprises à se transformer en profondeur et une nécessité pour ceux qui
souhaitent assurer leur pérennité et leur compétitivité dans un un monde en évolution . Il ne s’agit plus
seulement d’ajouter quelques gestes “verts” à une logique de profit, mais de repenser la finalité même de
l’activité économique : créer de la valeur sans détruire la vie. Ainsi, l’entreprise de demain sera éthique,
responsable, et durable sinon elle n’existera plus .L'entreprise de demain ne sera pas seulement
performante. Elle devra être responsable, humaine et consciente de son rôle dans la société. Et si elle y
parvient, c’est toute la planète qui y gagnera.
Recommandation pour les entreprises , les gouvernements et les individus pour promouvoir un
développement durable et responsable
Promouvoir le développement durable et responsable est crucial pour assurer la pérennité de notre planète
et de ses habitants, en répondant aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures.
Des auteurs et organisations comme Hans Jonas, le rapport Brundtland et les Nations Unies mettent en
avant l'importance d'intégrer les dimensions environnementales, sociales et économiques dans nos actions
car nous somme confrontés à beaucoup de crise ( social ,politique et économique) le développement
durable et responsable est une une solution pour protéger la planète et le bien être humain afin de
renforcer la la résistance des sociétés face à tous types de crise qu’il soit économique, politique , sanitaire
ou climatique .
Voici quelques propositions de recommandations que les entreprises, les gouvernements et les individus
doivent appliquer pour promouvoir un développement durable et responsable :
Nous devons intégrer le développement durable dans la stratégie commerciale . Nous ne devons pas nous
contenter de faire du profit mais nous devons aussi aborder l’impact social et environnemental sur le long
terme en limitant les déchets ,favoriser les énergies renouvelables et assurer adopter l’économie circulaire
(la réparation,la réutilisation,le recyclage)
-Nous devons assurer le bien être des employés en leur offrant une bonne condition de travail en écoutant
leur besoin personnel et en garantissant la santé et la sécurité au travail.
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-Travailler avec des fournisseurs responsables qui partagent notre même point de vue sur les normes
sociales et environnementales.
-Encourager toutes formes de ces pratiques en offrant des avantages ou des subventions tout en mettant
en place des lois pour la protection de l’environnement comme augmenter les taxes toutes activités
polluantes afin d’encourager des comportements plus durable.
-Le gouvernement peut aussi financer les recherches , les projets communautaires et les initiatives local
tout en agissant à l’échelle mondiale ou régionale du moment que c’est pour la cause commune.
Chaque personne doivent consommer tout en tenant compte des aspects économiques sociaux et
écologique de la production et de la consommation des bien et des services c’est dire prioriser les
produits locaux ,éthique ,durable et recyclable et éviter le gaspillage
-ils doivent réduire les déchets et faire le recyclage , tout en réduisant l’usage du plastique , éviter les
emballages inutiles et utiliser des récipients réutilisables.
-Nous devons choisir des représentants qui partagent nos valeurs ,et voter pour des dirigeants
responsables tout en sensibilisant notre entourage car chacun de nos gestes même les plus petits ont un
impact sur notre environnement.
— En groupant ces trois acteurs ,nous pouvons créer un avenir plus responsable et durable pour chacun
de nous car le développement durable ne peut porter ses fruits si chacun de nous agit en conséquence.
Entreprise , gouvernement et individus ont chacun un rôle différent à jouer mais sont complémentaires
car l’un ne peut fonctionner sans l’autre . Il ne s’agit pas seulement de protéger l’environnement, mais
aussi de repenser nos modes de vie, nos priorités et nos valeurs. Il est temps d’agir ensemble avec
courage, lucidité et solidarité pour garantir un avenir viable aux générations présentes et futures.
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