PARTIE 1 : ANALYSE
ÉTUDE DE TEXTE
Pour réussir l'étude de texte, il est essentiel de lire attentivement le texte
et les questions pour éviter de revenir sur des informations plus tard. Il
faut ensuite analyser les questions et la manière dont elles sont formulées,
en prêtant attention aux verbes employés.
Il est nécessaire d'écrire des phrases construites au présent, en reprenant
parfois une partie de la question et en modifiant la fin pour y introduire la
réponse demandée. Il est important de justifier ses propos à l’aide de
conjonctions telles que en effet, on peut voir ou parce que. On ne doit pas
utiliser de propositions subordonnées sans principale, car on suppose que
le lecteur ne connaît pas la question posée. De plus, le correcteur doit
pouvoir identifier la question simplement en lisant la réponse.
Dans certains cas, citer la partie du texte qui appuie la réponse peut être
judicieux. Il faut alors mettre la citation entre guillemets et préciser que le
texte nous informe de cela (en indiquant éventuellement la ligne
concernée).
On peut justifier une réponse de différentes manières : par une citation du
texte, par des connaissances personnelles ou par l'application directe des
documents fournis. Enfin, on conclut une justification par un mot ou une
expression qui introduit une cause, ce qui renforce l'argumentation.
COMPARAISON TEXTE-IMAGE
1. Énumérer les idées principales :
Avant de rédiger, il faut réfléchir et noter au brouillon plusieurs
points importants pour l’image et le document analysé. Il s'agit de
lister les idées principales qui se dégagent.
2. Développement des points :
Une fois les idées notées, il est nécessaire de développer chaque
point un par un dans un ordre logique, tout en assurant une
transition fluide entre eux.
D'abord, on décrit l'idée de l’image en expliquant son message ou
son importance.
Ensuite, grâce à un connecteur (comme "de plus", "par ailleurs",
"ensuite"), on passe à l'idée du texte, en établissant un lien avec la
première.
Ce processus est répété pour chaque élément analysé jusqu'à ce que
toutes les idées soient développées.
PARTIE 2 : GRAMMAIRE
DICTEE
On commence par vérifier les accords sujet-verbe en posant la question
qui est-ce qui. On vérifie les temps composés et leurs accords, en
examinant les participes passés. Ensuite, on corrige les groupes nominaux,
en s'assurant de leur accord et de leur orthographe. Enfin, on vérifie les
règles grammaticales suivantes.
REECRITURE
Le changement de personne implique la modification de la conjugaison,
des pronoms et parfois d'autres déterminants. Il est donc important de
rester attentif à ces aspects.
Si l'on demande de réécrire un texte au passé, les transformations
suivantes s'appliquent :
Le présent devient de l'imparfait ou du passé simple.
Le passé composé devient du plus-que-parfait.
Le futur devient du conditionnel.
Pour distinguer le passé simple de l'imparfait, il faut analyser la nature de
l'action. Si l'action est une description ou une action continue, on utilise
l'imparfait. Si c'est une action brève ou terminée, on utilise le passé
simple.
Lorsqu’on doit écrire au futur, on utilise le futur simple pour
exprimer une action située dans le présent ou dans l’avenir et le
futur antérieur pour évoquer une action située dans le passé par
rapport à un moment futur. Les temps du futur restent
généralement inchangés ou ne subissent que des modifications
minimes, comme l’ajout éventuel d’un adverbe (dans des cas très
rares, notamment lorsqu’il est nécessaire de démontrer une action
postérieure à une autre action déjà future).
Si l'on écrit au présent, il faudra respecter les règles de grammaire
et la concordance des temps, à l’inverse de la mise au passé.
Pour transformer le discourt, donc passer du discourt directe au discourt
indirect, on suit plusieurs points, de sorte à passer de la phrase : « elle
dit : tu manges trop », à : « elle a dit que tu manges trop ».
Changer les pronoms, car l’intérieur des guillemets peut ne pas être
le même que dehors.
On change les verbes (le temps si nécessaire)
On change les indicateurs de temps et de lieu (ex : aujourd’hui → ce
jour-là)
Autres sous modifications
CLASSE GRAMMATICALE ET FONCTION
Variable Invariable
Nom (propre/commun, animé, non- Adverbe (vite, trop, beaucoup,
animé) toujours…)
Déterminant Préposition (à, dans, sur, chez, par,
pour, en, vers, avec, de, sans,
sous…)
Adjectif CDC (mais, ou, et, donc, or, ni, car)
Pronom CDS (quand, comme, que, lorsque,
pour que…)
Verbe (état ou action) Interjection (aille, ha, ouf…)
Sujet + Verbe + Complément → Groupe nominal (GN) / Proposition/
Groupe Infinitif
Pronom Personnels Je, me, tu, toi…
Processifs Celui, celle, ce (ci/la), ces…
Démonstratifs Mon, ton, le mien, le tien…
Relatifs Qui, que, dont, où…
Indéfinis Certains, chacun, quelques un…
Interrogatif Qui, que, quoi, lequel…
Numéraux Verbe conjugué + Nombre (prend la
Adverbiaux place de…)
En, y…
Détermina Article définis Le, la, les, l’, au, aux, du, des
nt Article indéfinis Un, une, des
Article partitif Du sable, de la neige, de l’eau
Démonstratif Ce, cet, cette, ces (ci/la)
Processif Mon, ma, mes, ton, ça, notre, vos, leur(s)
Indéfinis …
Interrogatif/ Quelques, plusieurs, chaque, tout…
Exclamatif Quel, quels, quelle, quelles
Numéraux Deux, vingt, trente-trois…
Fonction Définition et Formule
Sujet Indique qui fait l'action du verbe.
Formule : Qui est-ce qui + verbe ?
COD (Complément Reçoit directement l'action du verbe.
d'Objet Direct) Formule : Qui/quoi + verbe + sujet ?
COI (Complément Reçoit indirectement l'action du verbe
d'Objet Indirect) Formule : À qui/quoi/de quoi/de quoi + verbe +
sujet ?
Attribut du sujet Précise ou qualifie le sujet par l'intermédiaire
d'un verbe d'état (être, sembler, paraître).
Formule : Qui/Quoi est/sont + attribut ?
Complément du nom Précise un nom et est introduit par une
préposition.
Formule : Nom + de/à + complément
Complément Indique les circonstances de l'action (lieu,
circonstanciel (lieu, temps, but…).
temps, manière...) Formule : Où/Quand/Comment + verbe + sujet ?
Epithète Adjectif qualifiant directement un nom sans
verbe d'état.
Formule : Adjectif + nom
Apposition Groupe de mots (p.u.) précisant un nom (séparé
par virgule)
Formule : Nom, (apposition), verbe
Complément d'agent Indique qui fait l'action dans une phrase
passive.
Formule : Verbe passif + par/de + complément
Adjectif attribut Adjectif qualifiant le sujet mais placé après le
verbe d'état.
Formule : Sujet + verbe d'état + attribut
Prédicat Partie de la phrase qui contient le verbe et les
compléments.
Formule : Sujet + prédicat
LES PROPOSITIONS
Une phrase simple : une phrase qui contient un seul verbe conjugué.
Une phrase complexe : une phrase qui contient plusieurs verbes
conjugués.
Proposition : un ensemble de mots qui s'organise autour d'un verbe
conjugué (sujets, compléments, etc.).
COMMENT IDENTIFIER LES PROPOSITIONS
Pour séparer les propositions, on repère les verbes conjugués, puis on
délimite les propositions. Si une phrase contient n verbes, il y a n
propositions.
1. Proposition indépendante :
Une proposition qui peut être une phrase à part entière, avec un
sens complet. Par exemple : "Je mange." Elle peut se tenir seule.
2. Proposition subordonnée :
Une proposition qui ne peut pas être une phrase à part entière et qui
dépend d’une proposition principale pour avoir du sens. Par exemple
: "Je mange parce que c’est important." La proposition "parce que
c’est important" n’a pas de sens sans la proposition principale.
3. Proposition principale :
C'est une proposition qui accueille une ou plusieurs propositions
subordonnées. Par exemple : "Je mange parce que c’est important."
La proposition principale ici est "Je mange."
MOYENS DE RELIER LES PROPOSITIONS
1. Juxtaposition :
Utilisation de signes de ponctuation (virgule, deux-points, point-
virgule) pour relier deux propositions. Par exemple : "Je mange, je
bois."
2. Coordination :
Utilisation de conjonctions de coordination pour relier deux
propositions indépendantes. Par exemple : "Je mange et je bois."
3. Subordination :
Utilisation de mots subordonnants (comme des conjonctions de
subordination ou des pronoms relatifs) pour relier une proposition
subordonnée à une proposition principale. Par exemple : "Je mange
parce que c’est important."
EXEMPLES
1. [Je mange], [je bois] : [Je me nourris].
2. [Je mange] car [c’est important].
3. [Je mange] que [si c’est bon pour la santé].
LES PROPOSITIONS SUBORDONNEES RELATIVES
Elles sont introduites par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où,
lequel, duquel, auquel (et leurs composés).
Masculin Féminin Masculin Pluriel Féminin Pluriel
Singulier Singulier
Lequel Laquelle Lesquels Lesquelles
Duquel De laquelle Desquels Desquelles
Auquel À laquelle Auxquels Auxquelles
La relative est à l’indicatif ; elle est au subjonctif uniquement si
l’antécédent comporte un superlatif, les adjectifs « seul », « premier » et «
dernier ». La relative complète l’antécédent, elle est donc un complément
de l’antécédent « nom ».
La relative explicative est apposée au nom, tandis que la déterminative
est épithète de ce dernier. La plupart du temps, la relative a pour fonction
de complément de l’antécédent (mais c’est rare que cela change).
LES PROPOSITIONS SUBORDONNEES CONJONCTIVES
La conjonctive complète un verbe, un nom ou un adjectif et est toujours
introduite par « que ». Elle est COD du verbe, complément de l’antécédent
(nom ou adjectif), attribut du sujet et, en tête de phrase, sujet.
Le subjonctif est utilisé dans les cas du souhait, de l’ordre, du doute ou du
sentiment. L’indicatif est le mode le plus courant. Le subjonctif est souvent
utilisé après des verbes comme dire, affirmer, croire, estimer, sous la
forme négative ou interrogative.
DETERMINER LA NATURE DU PRONOM RELATIF
Pronom Fonction
relatif
Qui Sujet
Dont Complément de l’antécédent
Où Complément circonstanciel de lieu (CCL)
Lequel Sujet
Que Complément d’objet direct (COD)
Duquel/ Complément d’objet indirect (COI)
Auquel
On remplace le pronom relatif par le mot qu’il complète, on réarrange la
phrase et on trouve ainsi la fonction du pronom. Il faut parfois ajouter une
préposition et d’autres éléments. Cela ne vient pas toujours seul.
PROPOSITIONS INTERRGOATIVES INDIRECTES
Définition : C’est une manière indirecte de poser une question.
Introduction : Elle est introduite par un verbe interrogatif (ex :
savoir, demander, ignorer) dans la proposition principale.
Marqueur : Commence par un mot interrogatif (ex : si, où, combien,
quel...).
Exemples
Je me demande s’il viendra.
J’aimerais savoir combien de temps tu restes.
Différence avec l’interrogation directe
Pas d’inversion du sujet.
Pas de point d’interrogation.
Fonction : La subordonnée interrogative indirecte a une seule fonction :
COD du verbe principal.
PROPOSITIONS SUBORDONNÉES CONJONCTIVES CIRCONSTANCIELLES
Temps Cause Conséquence But Condition Concession Opposition
Exprime le Exprime la Exprime le Exprime Exprime Exprime Exprime une
moment où raison ou résultat, l’objectif une une opposition
se passe l'origine l'effet d’un visé par hypothèse restriction entre deux
l'action. de fait. une ou une malgré un faits.
l'action. action. condition. fait.
Quand il est Puisqu’il Il a tellement Je me Si tu viens, Bien qu’il Il aime le
arrivé, tout pleuvait, travaillé qu’il dépêche on part soit tard, il sport, alors
le monde nous est épuisé. pour que ensemble. travaille qu’elle
s’est levé. sommes tu sois encore. préfère lire.
restés. content.
quand, parce si bien que, pour que, si, à bien que, alors que,
lorsque, dès que, de sorte que, afin que, condition quoique, tandis que
que, dès comme, tellement de peur que, à même si
lors que, puisque, que, si... que que, de supposer
avant que, étant crainte que
en donné que
attendant que, vu
que... que
CONJUGAISON
VALEURS DU PRESENT
1. Présent d'actualité
Utilisé pour décrire une action ou un état en cours au moment
où l'on parle.
Exemple : Les enfants jouent dans le parc.
2. Présent d'habitude
Sert à exprimer une action répétitive ou régulière.
Exemple : Chaque matin, elle prend son café.
3. Présent de vérité générale
Exprime un fait intemporel ou une règle universelle.
Exemple : L'eau bout à 100 degrés.
4. Présent de narration
Utilisé pour raconter des événements passés, mais avec
vivacité comme s'ils se déroulaient au moment où l'on parle.
Exemple : Hier, il entre dans la pièce, et tout le monde se tait.
5. Présent de futur proche
Décrit une action qui va se produire dans un futur imminent.
Exemple : Il arrive dans cinq minutes.
6. Présent de passé proche
Utilisé pour parler d'une action qui vient juste de se terminer.
Exemple : Je termine à peine de manger.
7. Présent d'hypothèse
Sert à exprimer une condition ou une éventualité.
Exemple : Si tu veux réussir, travaille davantage.
8. Présent d'ordre ou d'injonction
Donne un ordre, un conseil ou une instruction.
Exemple : Tu fermes cette porte tout de suite !
VALEURS DE L'IMPARFAIT
1. Duratif : Exprime une action qui dure dans le passé.
Exemple : Il observait son fils.
2. D'habitude : Exprime une action répétée dans le passé.
Exemple : Tous les matins, il se levait.
3. Descriptif : Sert à décrire une situation passée.
Exemple : La maison était de briques rouges.
4. Condition : Utilisé dans une subordonnée exprimant une condition,
avec une principale au conditionnel.
Exemple : Si tu prenais ton temps, tu serais moins fatigué.
VALEURS DU FUTUR
1. Générale : Exprime une action à venir.
Exemple : Il viendra demain.
2. Ordre atténué : Exprime un ordre plus doux que l'impératif.
Exemple : Tu rangeras ta chambre ce soir.
3. Intention/Probabilité : Montre une intention ou une action probable.
Exemple : Il viendra demain.
4. Vérité générale : Énonce une vérité universelle.
Exemple : Un chien ne miaulera jamais.
5. Historique/Narration : Relate une action passée avec un effet
narratif.
Exemple : Ravaillac tentera d'assassiner Henri IV.
VALEURS PASSE SIMPLE
1. Exprime un fait au premier plan, délimité et fini :
Exemple : Il entra dans la pièce et salua tout le monde.
2. Exprime un fait isolé ou des actions successives :
Exemple : Il ouvrit la fenêtre, respira profondément et partit.
CONDITIONNEL
FORMATION DES TEMPS
PRESENT : Radical du future + Terminaison de l’imparfait
PASSE : Avoir/Être au Conditionnel présent + PP pour le passé
UTILISATION
1. Exprime une hypothèse :
Exemple : Si j'avais du temps, je viendrais.
2. Exprime un souhait :
Exemple : J'aimerais partir en vacances.
3. Exprime une atténuation ou une demande polie :
Exemple : Pourriez-vous m’aider ?
4. Exprime un fait possible (présent ou passé) :
Exemple : Il aurait pu venir si tu l'avais invité.
CONDITIONNEL PASSE
1. Exprime un fait ayant lieu après un autre fait passé :
Exemple : Il savait qu’il aurait fini avant midi.
2. Exprime le futur antérieur dans un contexte passé :
Exemple : Elle pensait qu’il aurait terminé son travail.
LE SUBJONCTIF
FORMATION DES TEMPS
Subjonctif présent :
Racine du présent + terminaisons : -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent
Exemple : que je parle, que nous parlions.
Subjonctif passé :
Auxiliaire avoir ou être au subjonctif présent + participe passé
Exemple : que j’aie parlé, que nous soyons venus.
Subjonctif imparfait :
Racine du passé simple + terminaisons : -sse, -sses, -ât, -ssions, -ssiez, -
ssent
Exemple : que je parlasse, qu’il vînt.
Subjonctif plus-que-parfait :
Auxiliaire au subjonctif imparfait + participe passé
Exemple : que j’eusse parlé, que nous fussions venus.
UTILISATION
1. Il s’utilise principalement dans les subordonnées.
Exemple : Je veux que tu viennes.
2. Il exprime :
• Un ordre : Qu’il sorte immédiatement !
• Un souhait : Il faudrait que vous partiez bientôt.
• Une hypothèse : Bien qu’il soit fatigué, il a terminé son travail.
L'IMPÉRATIF
FORMATION DES TEMPS
Impératif présent
-e, -ons, -ez pour les verbes du premier groupe
-s, -ons, -ez pour les autres verbes
Exemple : Mange des fruits pour grandir.
Impératif passé
Aie, ayons, ayez ou sois, soyons, soyez + participe passé
Exemple : Ayez rangé votre chambre.
UTILISATION
L’impératif est utilisé pour donner un ordre dans la plupart des cas, ou
pour donner un conseil, ou dans un dialogue de demande, souvent dans le
registre oral.
AUTRES TEMPS ET FONCTION
1. PLUS-QUE-PARFAIT
Exprime le passé dans le passé.
Peut également exprimer une hypothèse.
Exemple : Si j’avais su, je serais venu.
2. PASSE ANTERIEUR
Exprime un point précis dans le passé.
Utilisé généralement après une subordonnée de temps.
Exemple : Dès qu'il eut fini, il partit.
3. FUTUR SIMPLE
Exprime un avenir certain ou incertain.
Peut également servir à donner un ordre.
Exemple : Tu rangeras ta chambre ce soir.
4. FUTUR ANTERIEUR
Exprime une supposition sur le passé ou le futur.
Exemple : Il aura déjà fini son travail.
VOCABULAIRE
1. ANALYSER LE MOT : DECOUPER EN SES ELEMENTS PRINCIPAUX
Le radical : C’est l’élément de base du mot, qui donne son
sens principal. Exemple : port dans transporter ou porteur.
Le préfixe (facultatif) : Élément ajouté au début du mot pour
modifier ou préciser le sens. Exemple : trans- dans transporter
ajoute l’idée de déplacement.
Le suffixe (facultatif) : Élément ajouté à la fin du mot, souvent
pour indiquer la nature grammaticale ou nuancer le sens.
Exemple : -eur dans porteur indique une personne qui porte
quelque chose.
2. PRESENTER LES PREFIXES ET SUFFIXES SOUS FORME DE TABLEAU
AVEC LEUR ROLE
Préfi Rôle Exemple
xe
re- Idée de répétition/retour à Recommence
une action r
in-/ Idée de négation ou Impossible,
im- opposition injuste
pré- Idée d’antériorité Prévoir
trans Idée de déplacement Transporter
-
auto- Idée de soi-même Autogérer
Suffixe Rôle Exemple
-eur/- Indique une personne qui Chanteur,
euse effectue l’action vendeuse
-ment Formation d’un nom abstrait Changement
-able/- Indique une possibilité Lisible,
ible portable
-tion Action ou résultat de l’action Éducation,
création
-isme Doctrine ou système de pensée Racisme,
optimisme
ACCORDS
On remarque que les noms propres, toutes les classes invariables, les
adjectifs composé et basé sur des noms sont invariables et de s’accordent
pas.
Pour déterminer les participes passés, ou même un accord, on se
demande qu’es que cela donnerait sous d’autres situations, puis on ajuste
en fonction.
SYNTAXE
LES MODALISATEURS
Définition : Mots ou expressions utilisés pour donner son avis ou influencer
le discours.
Exemple : Il est évident qu’il a raison.
DISCOUR
LE DISCOURS DIRECT
1. Rapporte fidèlement les paroles prononcées.
2. Caractéristique : Utilisation de deux-points ou d'un tiret précédant
un verbe introducteur.
Exemple :
Il dit : « Je mange. »
Il répondit : « Je suis d’accord. »
– Je vais partir, dit-elle.
LE DISCOURS INDIRECT
1. Rapporte les paroles avec des subordonnées conjonctives,
interrogatives ou des groupes nominaux.
2. Peut être au présent ou au passé (en fonction du contexte).
Exemple :
Il lui dit qu’il mange.
Il lui demanda s’il venait.
REGISTRE
C’est la manière don on s’exprime : il y a le registre familier, le registre
courant/de parole et le registre soutenu.
LITERATURE
PROCEDES DE STYLE
Les procédés de style sont les moyens d’écriture que l’auteur utilise pour
s’exprimer ou pour raconter une histoire. Ces procédés peuvent être variés
et comprennent notamment :
Type de phrase : L’auteur choisit différents types de phrases
(affirmatives, interrogatives, exclamatives, impératives) pour
exprimer une idée de manière particulière.
Ponctuation : L’utilisation de la ponctuation joue un rôle important
pour marquer des pauses, des émotions ou des inflexions dans le
texte (virgule, point d’exclamation, points de suspension, etc.).
Interjections : Ce sont des mots ou des sons qui expriment des
émotions fortes, des surprises, des exclamations (ex : "Ah !", "Oh !").
Champ lexical : L’auteur emploie un ensemble de mots qui
appartiennent à un même domaine (par exemple, le champ lexical
de la nature : arbre, fleur, forêt, etc.).
Temps et modes : Le choix des temps et des modes (indicatif,
subjonctif, impératif, futur, passé) est un procédé essentiel pour
marquer les temporalités et les attitudes vis-à-vis de l’action (réalité,
incertitude, ordre, etc.).
Vocabulaire mélioratif et péjoratif :
o Mélioratif : Un vocabulaire qui valorise ou donne une image
positive (ex : "admirable", "exceptionnel").
o Péjoratif : Un vocabulaire qui dévalorise ou donne une image
négative (ex : "terrible", "abominable").
Modalisation : L’utilisation de mots ou expressions qui modifient le
ton de la phrase pour marquer l’opinion de l’auteur ou une nuance
d’incertitude, de doute ou de certitude (ex : "peut-être", "il est
possible que", "sans doute").
Question rhétorique : Une question à laquelle l’auteur ne cherche
pas de réponse mais qui sert à insister sur une idée, à provoquer la
réflexion du lecteur ou à renforcer un argument.
Apostrophe : Figure de style qui consiste à interpeller directement
une personne, une chose, ou une abstraction, comme dans une
adresse directe (ex : "Ô ma belle, comment te décrire ?").
Prose : Utilisation du langage ordinaire, sans caractéristiques
poétiques ou particularités formelles. C'est l'expression la plus
proche du discours quotidien, du langage parlé.
FIGURES DE STYLE
Comparaison : Mise en relation de deux éléments avec un outil de
comparaison (comme, tel, pareil à, etc.).
Métaphore : Comparaison implicite sans outil de comparaison.
Personnification : Attribution de caractéristiques humaines à des objets ou
à des animaux.
Accumulation : Énumération d’éléments pour accentuer l’effet.
Hyperbole : Exagération pour mettre en valeur une idée.
Allégorie : Représentation d’une idée abstraite par un personnage ou une
image.
Exemple : Ariane représente la liberté.
Périphrase : Remplacer un mot par une expression plus longue pour
expliquer, préciser ou décrire.
Exemple : L’homme du 18 juin = Charles de Gaulle.
Métonymie : Désignation d’un objet par un mot qui lui est associé.
Une partie pour le tout : les cordes d’un orchestre.
Le contenant pour le contenu : boire un verre.
Un objet par sa matière : une terre cuite ancienne.
Antithèse : Opposition de deux idées contraires.
Exemple : Sous la rudesse de la coque, le fruit est doux.
Oxymore : Association de deux mots opposés.
Exemple : La lourde légèreté.
Antiphrase : Dire le contraire de ce que l’on veut signifier, figure de
l’ironie.
Exemple : Quel génie ! (pour dire le contraire).
Euphémisme : Atténuer une réalité de manière positive pour cacher le côté
brutal ou dépréciatif.
Exemple : Il nous a quittés (pour dire qu'il est mort).
Litote : Atténuation d’une expression pour suggérer plus que ce qui est dit.
Exemple : Ce n’est pas si mal ! (pour dire que c’est très bien).
Gradation : Énumération selon un ordre croissant ou décroissant.
Exemple : Il pleuvait, il tombait des torrents, c’était une véritable tempête.
LE THEATRE
Une pièce de théâtre est constituée de plusieurs actes (une grande partie).
Chaque acte est divisé en plusieurs scènes, chaque changement de scène
se produit lorsqu’un ou plusieurs personnages entrent ou quittent la
scène. Les actes sont indiqués en chiffres romains, les scènes en chiffres
arabes.
Il n’y a pas de passage narratif, seuls les comédiens échangent des
répliques. Cependant, pour mieux comprendre la pièce, des didascalies
(indications sur l’attitude, les mouvements, l’intonation de la voix, les
costumes ou accessoires des personnages) sont données en italique.
La première scène d’une pièce de théâtre est appelée scène d’exposition,
où l’on nous présente les personnages et le contexte. On parle également
d'acte d’exposition pour l’acte I.
Un dramaturge est l’auteur de la pièce de théâtre.
Une tirade est une longue réplique adressée à un autre personnage.
Un monologue est une tirade où le personnage, seul, s’adresse à lui-
même.
Un quiproquo est un malentendu où deux personnages croient parler
de la même chose alors qu’ils évoquent des sujets différents.
Un aparté est une réplique prononcée à voix basse ou en se
détournant pour que les autres personnages ne l’entendent pas.
Seul le public perçoit cette réplique.
Le nœud de l’intrigue est le moment où toutes les intrigues se
rejoignent, c’est le point culminant de l’action.
La stichomythie est une succession de répliques très brèves,
souvent opposées ou conflictuelles.
LA POESIE
Rimes pauvres : un seul son commun.
Rimes suffisantes : deux sons communs.
Rimes riches : trois sons ou plus.
On parle de rimes féminines pour les mots qui se terminent par un e muet,
et de rimes masculines pour toutes les autres.
Rimes plates ou suivies : AABB
Rimes croisées : ABAB
Rimes embrassées : ABBA
L'allitération : Répétition d’une même consonne.
L’assonance : Répétition d’un même son vocalique (ex : on/ou/en).
LE LYRISME
Le mot lyrisme vient de la lyre, l’instrument utilisé par les poètes de
l’Antiquité. Le registre lyrique se caractérise par l’expression des émotions
et des sentiments personnels : mélancolie, nostalgie, bonheur, souffrance,
angoisse.
Les thèmes abordés sont l’amour, la mort, les regrets, l’angoisse
existentielle, la nature, la fuite du temps, la douleur liée à la perte d’un
être cher, l’aspiration à un idéal, l’exaltation des passions…
Les procédés d’écriture qui caractérisent le lyrisme sont :
L’emploi de la première personne du singulier.
Un vocabulaire affectif.
Les champs lexicaux des émotions et des sentiments.
De nombreuses figures de style.
Des phrases exclamatives et des interjections exclamatives (ex :
Hélas, Ô…).
Des questions rhétoriques.
LA VERSIFICATION
La poésie se distingue de la prose par les règles de la versification, qui
régissent la mesure du vers et de la strophe, le jeu sur les sonorités et les
variations de rythme.
La structure de la strophe
Le nom de la strophe dépend de son nombre de vers :
Distique (deux vers),
Tercet (trois vers),
Quatrain (quatre vers), etc.
Le vers se définit par son nombre de syllabes. Les vers classiques sont
souvent pairs
Octosyllabe : 8 syllabes,
Décasyllabe : 10 syllabes,
Alexandrin : 12 syllabes.
Le e muet : Il ne se prononce pas lorsqu’il est suivi d’une voyelle (liaison)
ou à la fin d’un vers. À l’intérieur du vers, il est compté devant une
consonne ou un h aspiré.
Diérèse : Lorsque deux voyelles consécutives dans un mot sont
comptées comme deux syllabes.
Synérèse : Lorsque les deux voyelles sont comptées comme une
seule syllabe.
Césure : La séparation d’un vers en deux parties.
LE RYTHME
L’accent est l’augmentation de l’intensité de la voix sur une syllabe
(souvent la dernière syllabe non muette d’un mot long ou un groupe de
mots court).
La césure divise le vers en deux parties égales, appelées hémistiches (par
exemple, un alexandrin se divise en 6/6).
Exceptions :
Enjambement : Prolongement d’une phrase sur le vers suivant.
Rejet : Prolongement bref de la phrase sur le vers suivant.
Contre-rejet : Un court élément de la phrase est situé à la fin du vers
précédent.
PARTIE 3 : DISERTATION
1. INTRODUCTION : L’INTRODUCTION SE COMPOSE DE TROIS PARTIES
Une phrase d’accroche générale pour engager le lecteur (qui
peut être une citation, un fait ou une observation liée au
sujet).
Une formulation précise du sujet, afin de montrer sa
compréhension du thème.
Enfin, l’annonce du plan : une présentation brève des grandes
parties du développement, sans entrer dans les détails.
2. DEVELOPPEMENT
L'antithèse :
On commence par les arguments contraires à la thèse,
accompagnés d’exemples concrets ou précis.
Exemple : « Certains pensent que [idée de l'antithèse]...
», suivi d’une justification et d’illustrations pertinentes.
Ensuite, on insère un connecteur logique ("cependant",
"néanmoins", "mais") pour marquer la transition.
La thèse :
Après l'antithèse, on défend la thèse (l'idée principale
que vous soutenez) en avançant des arguments clairs et
précis.
Chaque argument est accompagné d’un exemple
illustratif pour appuyer l'idée.
La transition entre les arguments est fluide grâce à des
connecteurs comme "par conséquent", "ainsi", ou "en
effet".
Répétez ce processus (argument + exemple, puis connecteur
+ argument + exemple) autant que nécessaire pour étayer
vos idées.
3. CONCLUSION
La conclusion doit être synthétique et répondre explicitement à la
question posée sans être un simple résumé du développement.
Synthèse : Rappel des grandes idées discutées dans le devoir
en proposant une réponse définitive au sujet.
Ouverture : Ajoutez une réflexion sur un autre sujet lié, qui
prolonge ou élargit la discussion (sans introduire de nouvelles
idées qui nécessiteraient un développement supplémentaire).
Exemple d'ouverture : « Ce problème soulève aussi la question de… » ou «
Cela nous pousse à réfléchir sur un enjeu plus global, celui de… ».
PARTIE 4 : IMAGINATION
Le sujet d’imagination (récit narratif ou suite de texte) demande à la fois
de la créativité et de la rigueur. Voici les étapes clés à suivre pour
construire un récit réussi et répondre aux attentes de l'examen.
1. Soigner l’introduction : planter le décor et rappeler
subtilement la situation
Présentez rapidement la situation initiale : où se déroule
l’histoire ? À quelle époque ? Dans quel contexte ?
Faites référence aux personnages déjà évoqués dans le sujet
(s’il s’agit d’une suite de texte), en précisant leur état d’esprit ou
leurs intentions.
Utilisez un ton narratif adapté : au passé (souvent imparfait et
passé simple), avec des descriptions brèves mais évocatrices.
🎯 Conseil : commencez par une phrase d’accroche intrigante ou
évocatrice, pour capter l’attention du correcteur.
2. Poser le contexte et la problématique narrative
Développez les premiers éléments de l’histoire : qui fait quoi,
pourquoi, dans quelles conditions.
Introduisez une problématique implicite : un obstacle à surmonter
? Un mystère à résoudre ? Un objectif à atteindre ?
Préparez l’arrivée de l’élément perturbateur (ce qui va changer la
situation de départ).
🎯 Conseil : posez-vous la question : qu’est-ce qui va faire avancer
mon récit ? Évitez les actions inutiles ou répétitives.
3. Dérouler le cœur du récit : élément perturbateur,
péripéties, tension
Introduisez un élément perturbateur : quelque chose vient
troubler l’équilibre initial (un danger, une révélation, une
rencontre…).
Faites évoluer l’histoire grâce à des péripéties : rebondissements,
choix des personnages, conflits…
Maintenez une cohérence chronologique : chaque événement
doit avoir une cause et une conséquence.
Variez les types de phrases et jouez avec le rythme.
🎯 Conseil : n’hésitez pas à créer de la tension (mystère, peur,
surprise…) pour captiver le lecteur.
4. Soigner la fin : une chute ou une résolution
Terminez par une résolution narrative : les personnages
surmontent-ils l’obstacle ? La situation revient-elle à la normale ou
est-elle transformée ?
La fin doit répondre à la problématique implicite posée au
début, ou proposer une ouverture.
🎯 Conseil : une chute originale ou poétique peut marquer
positivement le correcteur, à condition qu’elle reste cohérente avec
le récit.
5. Respecter les consignes du sujet
Relisez bien le sujet avant d’écrire : que demande-t-on
exactement ?
Il est souvent précisé d’exprimer certains sentiments (peur, joie,
colère…) ou d’intégrer des éléments précis (lieu, époque, thème…).
🎯 Conseil : surlignez les mots-clés dans le sujet avant de
commencer pour être sûr(e) de ne rien oublier.