Cancer du rectum
Pr Ag I Belaid Pr Ag N Elleuch
Pr Ag N ouzid Dr W Farhat
Objectifs pédagogiques
Poser le diagnostic positif
Proposer le bilan pré-thérapeutique
Identifier la place de la radiothérapie
Préciser la place de la chimiothérapie
Préciser la place de la chirurgie
Etapes à suivre pour chaque
activité
Travail individuel 5min
Exercice en petits groupes 10min
Discussion en plénière 10min
Feed-back
3
10- 30min
5min de Pré-test
Activité 1
ACTIVITE 1
Il s’agit de Mme M.P. âgée de 45 ans, mariée et mère de 4
enfants. Elle est adressée à la consultation externe de Gastro-
entérologie pour des rectorragies évoluant depuis 2 mois avec
aggravation récente d’une constipation chronique à raison
d’une selle dure moulée avec du sang tous les 3 jours.
Elle n’a ni altération de l’état général, ni douleurs abdominales
ACTIVITE 1
A l’examen proctologique: le toucher rectal trouve une lésion
ulcérée et bourgeonnante du bas rectum, hémi-
circonférentielle antérieure, mobile, à 1 cm du bord sup du
sphincter en faisant contracter la patiente
Le toucher vaginal est sans anomalies
ACTIVITE 1
La coloscopie a montré un processus ulcéro-bourgeonnat
occupant les ¾ de la circonférence à 4 cm de la MA saignant
spontanément et au contact. L’examen histopathologique des
fragments biopsiques ont révélé un adénome en dysplasie de
bas grade
Planifiez votre stratégie diagnostique initiale ainsi que le
bilan pré-thérapeutique
Diagnostic positif
Toucher rectal:
▪ Temps primordial de l’examen clinique
▪ Réalisé si possible sur un rectum vide, en DD, cuisses fléchies ou
en DLG ou en position GP en faisant pousser le patient
▪ Explore le bas et le moyen rectum
▪ Evalue:
✓ L’aspect macroscopique
✓ La consistance de la tumeur
✓ La distance de la tumeur par rapport à la MA
✓ La taille de la tumeur mesurée en cm
Classification anatomique
▪ Les distances étalonnées par rapport :
• La marge anale: mesure la plus reproductible
• Le bord supérieur du sphincter → importante pour évaluer
les possibilités de conservation sphinctérienne
▪ Le siège de la tumeur est défini à partir de son pôle inférieur:
• Bas rectum : 0 à 5 cm de la MA ou à 2 cm ou moins du BSS
• Moyen rectum : 5 à 10 cm de la MA ou de > 2 à 7 cm du BSS
• Haut rectum : > 10 à 15 cm de la MA ou à plus de 7 cm du BSS
Diagnostic positif
Coloscopie
Aspect endosocpique:
• La forme ulcéro-bourgeonante, 80%
• La forme végétante souple et repose sur une base dure
• La forme ulcéreuse pure rare
• La forme Infiltrante squameuse, en virole
Diagnostic positif
Coloscopie
Des biopsies en nombre suffisant (au moins 9)+++
→ Diagnostic histologique
▪ Adénocarcinome : 95% des cas (Bien différencié lieberkhuniens,
moyennement différencié ,Indifférencié )
▪ Colloïde ou mucoïde :10 à 12%
→ Permet de disposer de tissu non nécrotique accessible pour les
études de biologie moléculaire
Diagnostic positif
Diagnostic positif: Repose sur TR,
endoscopie et histologie
Bilan pré-thérapeutique
Bilan d’extension
Bilan d’opérabilité
Recherche des antécédents familiaux
pouvant évoquer un syndrome de Lynch
Thésaurus 2019
Bilan pré-thérapeutique
Toucher rectal:
▪ La mobilité de la tumeur par rapport aux plans pariétaux
profonds
▪ L’extension circonférentielle
▪ La présence de nodules indurés secondaires dans le
mésorectum
Bilan pré-thérapeutique
Rectoscopie au tube rigide
▪ Apprécie l’extension circonférentielle
la taille et l’aspect de la lésion
▪ Mesure avec précision la distance entre le pôle
inférieur de la tumeur et la marge anale
Coloscopie totale
▪ Permet de rechercher des lésions néoplasiques
coliques sus-jacentes
Bilan pré-thérapeutique
Déterminer l’extension locale précise d’une tumeur rectale est
un enjeu majeur
Que choisir ?
IRM
pelvienne
EER
Bilan pré-thérapeutique
▪ Déterminer l’extension locale précise d’une tumeur
rectale est un enjeu majeur
▪ Quels sont les décisions thérapeutiques qui
dépendent du staging ?
-Traitement néoadjuvant?
- Conservation du sphincter pour les tumeurs du bas
rectum?
- Tumeur résécable ou non?
Bilan pré-thérapeutique
Echo-endo-rectale (EER)
▪ Permet un bilan d’extension précis pour les tumeurs
limitées à la paroi rectale
▪ Utilise une classification uTN dérivée du TNM
✓ uT1 : muqueuse et sous muqueuse
✓ uT2 : musculeuse
✓ uT3 : graisse périrectale
✓ uT4 : organe de voisinage
▪ Sa précision diagnostique évaluée à 87,5 % pour l’extension
pariétale→ nécessite une expertise
Bilan pré-thérapeutique
Echo-endo-rectale (EER)
Bilan pré-thérapeutique
Echo-endo-rectale (EER)
Bilan pré-thérapeutique
IRM pelvienne
Examen indispensable pour:
▪ Les tumeurs circonférentielles
▪ Les tumeurs sténosantes
▪ Les tumeurs suspectes d’être T3 ou T4
Bilan pré-thérapeutique
IRM pelvienne
Le compte rendu de l’IRM doit comporter au moins les éléments
suivants :
▪ La localisation de la tumeur par rapport à
✓ la marge anale
✓ au bord supérieur du sphincter externe
▪ La dimension de la tumeur et sa position dans le pelvis par
rapport aux pièces sacrées et aux organes de voisinage
Bilan pré-thérapeutique
IRM pelvienne
▪ La marge circonférentielle
Distance la plus courte en mm du
bord externe de la tumeur ou une
adénopathie et le fascia recti
CRM: circumferential resection
margin
Valeur pronostique ++
<1mm, conditionne le type
d’intervention
Bilan pré-thérapeutique
IRM pelvienne
Staging T et N
Harewood, 2004
Bilan pré-thérapeutique
IRM pelvienne
▪ Staging T et N
Harewood, 2004
Bilan pré-thérapeutique
EER vs IRM pelvienne
En comparaison avec l’IRM, la précision de
l’EER est :
▪ Supérieure pour les stades T1
▪ Similaire pour les T2 et T3
▪ Inférieure pour les T4
la détection des adénopathies
Bilan pré-thérapeutique
Bilan de résécabilité
▪ Une tumeur considérée non résécable cliniquement ou à
risque de résection R1 (facteur pronostique péjoratif) si :
✓ Au TR, elle est fixée à un organe ou une structure de voisinage
✓ Radiologiquement si la marge circonférentielle est < 1 mm en
IRM
Bilan pré-thérapeutique
Bilan à distance
TDM thoraco-abdominale avec injection de produit de
contraste
En cas d’insuffisance rénale: Scanner thoracique sans injection
IRM abdominale
Options:
Échographie abdominale et radiographie de thorax, si
on ne peut obtenir une TDM dans un délai raisonnable
Bilan pré-thérapeutique
Bilan pré-thérapeutique
• L’antigène carcino-embryonnaire (ACE)
Si élevé avant traitement attire l'attention sur une possible
maladie métastatique ou T3-4 de grand volume
Son évolution après traitement peut être utile pour la
surveillance
• CA 19-9
Sans ou de peu d’intérêt (mauvaises spécificité et sensibilité)
Bilan pré-thérapeutique
Bilan d’extension
Local: TR, rectoscopie, EE et IRM
pelvienne
Général: Scanner TAP, colosocopie,
ACE
Classification TNM pré-opératoire
Bilan pré-thérapeutique
Bilan d’opérabilité
• L’âge :
✓ L’âge physiologique est à considérer, plus que l’âge chronologique
✓ Une évaluation gériatrique peut s’imposer en fonction de l’âge et des
comorbidités.
✓ Au-delà de 85 ans, le traumatisme chirurgical doit être limité au maximum
• Le poids et la taille
• L’état général OMS
• Les comorbidités : appréciées en collaboration avec l’anesthésiste
et l’oncogériatre pour les patients âgés
Bilan pré-thérapeutique
Bilan d’opérabilité
• Pour le bilan préanesthésique il est recommandé d’utiliser la
classification de l’American Society of Anaesthesiology
(ASA) :
✓ 1. patient en bonne santé
✓ 2. atteinte modérée d’une grande fonction
✓ 3. atteinte sévère d’une grande fonction
✓ 4. atteinte sévère de plusieurs grandes fonctions
✓ 5. patient moribond ayant une espérance de vie inférieure à 24
heures
Harewood, 2004
Bilan pré-thérapeutique
Bilan pré-chimiothérapie
• Recherche d’un déficit en DPD (Dihydropyrimidine
déshydrogénase) par phénotypage
• Sérologie virale VHB et VHC
POURQUOI DÉPISTER LE
DÉFICIT EN DPD AVANT DE
DÉBUTER LA
CHIMIOTHÉRAPIE?
Pourquoi dépister le déficit en DPD?
▪ Les fluoropyrimidines responsables de:
➢ Toxicités sévères (grade 3-4) chez 1
patient sur 5 (hémato et GI)
➢ Décès toxiques (entre 1 patient sur
100 et 1 patient sur 1000).
➢ Antidote (Uridinetriacétate,
Vistonuridine®) 50 000 €!!
(MAGIC JCO 1998; Gremet al. Invest New Drug 2000; Tsalicet al. Am J ClinOncol2003)
▪Une partie de ces toxicités: liée à un déficit
d’activité de la DPD
▪ La dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD)
est l’enzyme ubiquitaire responsable de
L’ÉLIMINATION de plus de 80 % des
fluoropyrimidines.
▪Déficit en DPD peut être :
➢partiel (3 à 5 % des patients)
➢total (entre 0,01 % et 0,5 % des patients).
▪Déficit en DPD responsable de:
➢Toxicités précoces: 2 1ers cycles++
➢Décès toxiques en cas de déficit complet par
défaillance multiviscérale
Objectif du dépistage du déficit en
DPD
•EVITER LES DECES TOXIQUES PAR
FLUROPYRIMIDINES
•Eviter certaines toxicités très graves chez
des patients déficitaires en enzyme DPD
✓en leur proposant un ajustement de la
posologie initiale des fluoropyrimidines
✓sans pour autant impacter l’efficacité du
traitement
AVRIL 2018: RECOMMANDATIONS DU GPCO-
UNICANCER ET DU RNPGX POUR LE DÉPISTAGE DU
DÉFICIT EN DPD
Bulletin du Cancer. Avril 2018;105(4):397-407
Activité 2
ACTIVITE 2
Coloscopie totale: pas d’autres lésions
Deuxième jeu de biopsies: adénoarcinome bien différencié
Scanner TAP: pas de localisation secondaire
IRM pelvienne: épaississement de 11mm situé à 4 cm de la MA, s’étendant
sur 30 mm, avec adénopathies régionales avec atteinte de la graisse péri-
tumorale classé T3 N1 M0
Anémie ferriprive à 6 g/dl ACE à 4 (N <5 μg/L) Pas de déficit en DPD
Proposez-vous un traitement néo-adjuvant ? Si oui,
lequel et pourquoi?
Place de la radiothérapie
Adénocarcinomes rectaux : modérément radiosensibles
Stade II et III : 75% des cancers rectaux
La radiothérapie (RT): 2 problèmes:
- Escalade de dose: augmente la réponse tumorale et le
contrôle local
- Irradiation d’un grand volume pelvien et radiothérapie
post opératoire : toxicité +++
Place de la radiothérapie
2 Schémas thérapeutiques de RT en néo adjuvant :
- Radio chimiothérapie concomitante 45- 50.4 Gy; 1.8 Gy/s; 5
séances /semaine + Chimiothérapie à base de 5FU
(Capécitabine) en concomitant
- RT courte 25 Gy; 5 Gy * 5 séances
Place de la radiothérapie: RCT
La radiothérapie préopératoire diminue la fréquence des
récidives locales, y compris en cas d’exérèse optimale du
mésorectum.
(Kapiteijn, 2001 ; Sebag-Montefiore, 2009 ; van Gijn, 2011)
La supériorité de la radio chimiothérapie concomitante
par rapport à la radiothérapie préopératoire longue:
2 essais multicentriques de phase III
Place de la radiothérapie: RCT
Place de la radiothérapie: RCT
Place de la radiothérapie: RCT
Place de la radiothérapie: RCT
Indications
Une RCT préopératoire est recommandée pour les cancers
T3-T4 et/ou N+ du moyen et bas rectum ou pour toutes les
tumeurs qui à l’IRM sont à 1 mm ou moins du fascia recti quel
qu’en soit le siège et le stade
Elle doit être discutée en réunion de concertation
pluridisciplinaire.
Augmente le taux de réponse
histologique et diminue de moitié le taux
de récidive locale à 5 ans par rapport à la
radiothérapie seule (8% vs 16%), au prix
d’une majoration de la toxicité.
Place de la radiothérapie: RT courte
Swedish rectal cancer Trial
Place de la radiothérapie: RT courte
Swedish rectal cancer Trial
PLACE DE RADIOTHÉRAPIE: RT COURTE
Essai du Dutch Colorectal Cancer Group
Place de la radiothérapie: RT courte
Place de la radiothérapie: RT courte
Essai du Dutch Colorectal Cancer Group
Place de la radiothérapie: RT courte
Place de la radiothérapie: RT courte
Place de la radiothérapie: RT courte
Place de la radiothérapie: RT courte
Place de la radiothérapie: RT courte
Place de la radiothérapie: RT courte
Essai RAPIDO
Place de la radiothérapie
Place de la Radiothérapie:
Timing / Chirurgie
Le délai standard après radiothérapie courte : inférieur à une
semaine (Folkesson, 2005)
Essai GRECCAR 6: pas de différence en termes de taux de
réponse complète après un délai de 11 semaines versus 7 semaines
après chimioradiothérapie longue. (Lefèvre, 2016)
Analyse rétrospective des essais coréens KROG 14-12, KROG
10-01 et KROG 11-02 : pic de la réponse complète histologique
et du downstaging à 6-7 semaines pour la chimioradiothérapie
longue tandis que le taux de réponse continuait à augmenter après 8
semaines pour les radiothérapies courtes (Lee, 2017)
Place de la Radiothérapie:
Timing / Chirurgie
Délai optimal de la chirurgie entre 6 et 8
semaines après RCT et à au moins 6 semaines
pour la radiothérapie courte
Place de la Radiothérapie:Volumes
cibles
Place de la Radiothérapie:Volumes
cibles
PLACE DE RADIOTHÉRAPIE:VOLUMES CIBLES
Aires ganglionnaires: iliaques externes,
iliaques internes, présacrés, obturateurs
Place de la Radiothérapie:Volumes
cibles
GTV: Tumeur macroscopique
CTV: mésorectum + marge de 2cm en cranio
caudal
Place de la radiothérapie: Technique
Radiothérapie conventionnelle 2D
Place de la radiothérapie: Technique
RT conformationelle
3D RT IMRT
Place de la radiothérapie: Technique
Les avantages dosimétriques de la RCMI
Diminution de la dose d’irradiation aux têtes fémorales, à
l’intestin grêle et à la vessie
Diminution des doses au bulbe pénien et à l’appareil génital
féminin
Place de la radiothérapie: Tolérance
Toxicité digestive: grêle radique (l’utilisation de
fluoropyrimidines induit une toxicité digestive de grade ≥ 3
chez 10–40 % des patients)
Impact sur les fonctions sexuelles : le risque
d’impuissance, de dyspareunie et d’incontinence anale plus
élevé si association à la chirurgie
Bien définir les volumes cibles et IMRT: impact important
sur les séquelles tardives de RT
PLACE DE CHIMIOTHÉRAPIE
Activité 3
ACTIVITE 3
▪ RCP: Radiochimiothérapie 45 Gy en 5 semaines avec une CT
par capécitabinE
▪ Lors de l'intervention, vous découvrez finalement qu'il existe une
marge de sécurité digestive macroscopique de 1 cm entre la ligne
pectinée et la tumeur.
▪ Quelle intervention faites-vous et pourquoi ?
Place de chirurgie
Les objectifs d’un traitement optimal en 2021
• Minimiser le taux de récidives loco-régionales (RLR)
• Augmenter la survie sans récidive (SSR) et la survie globale
(SG)
• Diminuer la morbi-mortalité de la chirurgie carcinologique
• Diminuer les séquelles fonctionnelles
• Augmenter le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
Les objectifs d’un traitement optimal en 2021
• Minimiser le taux de récidives loco-régionales (RLR)
• Augmenter la survie sans récidive (SSR) et la survie globale
(SG)
• Diminuer la morbi-mortalité de la chirurgie carcinologique
• Diminuer les séquelles fonctionnelles
• Augmenter le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
Comment diminuer les récidives loco-régionales ?
• Les marges
• Le mésorectum
• Les traitements néoadjuvants
Place de chirurgie
Comment diminuer les récidives loco-régionales ?
• Les marges
• Le mésorectum
• Les traitements néoadjuvants
Place de chirurgie
MARGES DISTALES
1923 : Règle des 5 cm
1982 : Règle des 2 cm
mais !! extension > 2 cm dans 2.5% des cas =>
résection palliative
▪ 1995 : Règle des 1 cm (pièce non fixée sans traction)
Extension > 1cm dans 1% des stades I et II
▪ 2012 : Règle de la tranche saine ?
Aucune différence de RLR et survie >5mm vs < 5mm (RCT)
1) WE Miles 2) NS Williams 3) K Shirozu 4) JY Kwak
Place de chirurgie
MARGES CIRCONFERENTIELLES
• 1986 : 52 résections curatives
– 14 marges + => 12 RLR
– 38 marges - => 0 RLR
• 2002 : 686 TME
– 65 marges < 1 mm => 22% RLR
– 621 marges > 1mm => 5% RLR
P QUIRCKE Lancet 1986
A WIBE Br J Surg 2002
Place de chirurgie
Comment diminuer les récidives loco-régionales ?
• Les marges
• Le mésorectum
• Les traitements néoadjuvants
Place de chirurgie
▪ LE MESORECTUM
• Le méso-rectum est défini comme étant l’atmosphère
cellulo-graisseuse entourant le rectum
• Terme accepté par les chirurgiens depuis sa description par
Heald en 1982
Place de chirurgie
JUSTIFICATION DE L’EXERESE DU MESORECTUM
• Foyers tumoraux jusque 5 cm sous
pôle inférieur tumeur, dans la graisse
périrectale
• 20 à 30 % envahissement méso-rectum
fonction du stade tumoral et localisation
tumorale
R. Heald Br J Surg 1982 J.
Hida J Am Coll Surg 1997
Place de chirurgie
Et quand le méso-rectum s’arrête!!
Et quand le méso-rectum s’arrête!!
Plusieurs études ont attiré l’attention sur le devenir
carcinologique défavorable des patients traités par AAP par
rapport aux gestes conservateurs liée essentiellement à des
marges circonférentielles positives +++
Place de chirurgie
Les patients concernés
Envahissement du « strié » (releveurs,
sphincter externe)
Envahissement de l’espace intersphinctérien
Envahissement du sphincter interne avec marge
circonférentielle <1mm
Place de chirurgie
Les marges positives
Les causes
- L’absence de mésorectum au pole supérieur du canal anal
- Une exérèse chirurgicale qui passe trop près de la lésion à la
fois au temps abdominal et au temps périnéal
▪ Les remèdes
- Une chirurgie évitant une dissection de la lésion par voie
abdominale et privilégiant le temps périnéal peut être élargie
au coccyx (Miles, Holm): c’est le concept de l’amputation
cylindrique qui évite l’effet cône
Place de chirurgie
L’AMPUTATION CYLINDRIQUE
Place de chirurgie
Comment diminuer la morbi-mortalité des
exérèses carcinologiques?
• En modifiant la voie d’abord des exérèses carcinologiques
• En confectionnant des stomies de protection
• En améliorant les résultats fonctionnels
• En augmentant le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
Comment diminuer la morbi-mortalité des
exérèses carcinologiques?
• En modifiant la voie d’abord des exérèses
carcinologiques
• En confectionnant des stomies de protection
• En améliorant les résultats fonctionnels
• En augmentant le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
En modifiant la voie d’abord des exérèses
carcinologiques
La voie d’abord laparoscopique permet d’offrir au patient un
meilleur confort post-opératoire et des résultats carcinologiques
équivalents à la laparotomie
Elle peut être réalisée dans les
centres experts en utilisant le robot
Place de chirurgie
Le taux de conversion
• Le taux de convertion est entre 0 et 7,3 % dans une étude
comparative publiée par Pigazzi
Pigazzi et al , Ann Surg Oncol 2010
Place de chirurgie
Comment diminuer la morbi-mortalité des
exérèses carcinologiques?
• En modifiant la voie d’abord des exérèses carcinologiques
• En confectionnant des stomies de protection
• En améliorant les résultats fonctionnels
• En augmentant le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
En confectionnant des stomies de protection
Soit iléostomie ou colostomie, en cas de tumeurs du moyen et
du bas rectum surtout après traitement néo - adjuvant
Soit en réalisant des anastomoses colo-anales différées
1) Mathiessen P Ann Surg 200
2) Montadori G Cochrane 2010
3) Beaulieux J 2004
4) Faucheron JL EJSO 2008
5) Evrard S CASCADOR
Place de chirurgie
Comment diminuer la morbi-mortalité des
exérèses carcinologiques?
• En modifiant la voie d’abord des exérèses carcinologiques
• En confectionnant des stomies de protection
• En améliorant les résultats fonctionnels
• En augmentant le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
Comment améliorer les résultats fonctionnels?
Place de chirurgie
Comment diminuer la morbi-mortalité des
exérèses carcinologiques?
• En modifiant la voie d’abord des exérèses carcinologiques
• En confectionnant des stomies de protection
• En améliorant les résultats fonctionnels
• En augmentant le taux de conservation sphinctérienne
Place de chirurgie
Comment augmenter le taux de conservation
sphinctérienne?
• En réalisant des résections inter-sphinctériennes pour
les tumeurs du bas rectum
• En transformant grâce au down staging des AAP en RA
• En réalisant des interventions « non carcinologiques » par voie
endoanale
• En n’opérant plus (wait and see)
Place de chirurgie
Comment augmenter le taux de conservation
sphinctérienne?
• En réalisant des résections inter-sphinctériennes pour
les tumeurs du bas rectum
N’envahissant pas le muscle strié et/ou laissant une marge
latérale >1mm entre le bord externe de la tumeur et le bord
externe du sphincter interne
- Dont le pole inférieur est à moins de 1 cm du bord supérieur
du sphincter anal
Place de chirurgie
RIS RIS
PARTIELLE complète
Place de chirurgie
Résultats des RIS carcinologiques
95 à 100% de marges circonférentielles >1mm
2 à 10% de RLR
80 à 90% de survie globale à 5 ans Fonctionnels
30 à 80% de bonne continence
Martin S T Br J Surg 2012
Place de chirurgie
Comment augmenter le taux de conservation
sphinctérienne?
• En réalisant des résections inter-sphinctériennes pour les
tumeurs du bas rectum
• En transformant grâce au down staging des AAP en
RA
• En réalisant des interventions « non carcinologiques » par voie
endoanale
• En n’opérant plus (wait and see)
Place de chirurgie
Modification de l’intervention prévue après RCT
- GRECCAR I : la réduction du volume tumorale après RCT a permis la
dissection intersphinctérienne même pour les tumeur
ultrabbase avec un bon contrôle
- German Rectal Cancer Study Group trial
40% des patients devant avoir une AAP ont eu une chirurgie
conservatrice sans
effet carcinologique délétère
- Rengan et al J clin Oncol 2005 :
parmi les patients T2N0 devant subir une AAP, 78% bénéficient d’une
chirurgie conservatrice sans effet carcinologique délétère
GRECCAR I 2020
German Rectal Cancer Study Group trial 2009
Rengan et al 2005
Place de chirurgie
Modification de l’intervention prévue après RCT
- GRECCAR I : la réduction du volume tumorale après RCT a permis la
dissection intersphinctérienne même pour les tumeur
ultrabbase avec un bon contrôle
- German Rectal Cancer Study Group trial
Est il licite d’avoir des lignes de
40% des patients devant avoir une AAP ont eu une chirurgie
conservatricetranssection
sans proche l’ancien lit tumoral
effet carcinologique délétère ???
- Rengan et al J clin Oncol 2005 :
parmi les patients T2N0 devant subir une AAP, 78% bénéficient d’une
chirurgie conservatrice sans effet carcinologique délétère
GRECCAR I 2020
German Rectal Cancer Study Group trial 2009
Rengan et al 2005
Place de chirurgie
Comment augmenter le taux de conservation
sphinctérienne?
• En réalisant des résections inter-sphinctériennes pour les
tumeurs du bas rectum
• En transformant grâce au down staging des AAP en RA
• En réalisant des interventions « non carcinologiques »
par voie endoanale
• En n’opérant plus (wait and see)
Place de chirurgie
Les interventions par voie endoanale
I) L’éxérèse locale isolée des T1
Il faut une sélection des tumeurs avant exérèse : - uT1N0< 3 cm
- bien différenciée
- non u:cérée
- Latérale ou postérieure
Exérèse monobloc emportant tout la paroi en profondeur
Chirurgie radicale si critères défavorables: - Exérèse incomplète
- T1 sm3 +/- sm2
- Embols vasculaires ou lymphatiques
Le taux de récidive local est de 0 à 32%
Winde G Dis Colon Rectum 1996
La SSR est de 66 à 100%
Place de chirurgie
Les interventions par voie endoanale
I) L’éxérèse locale isolée des T1
Il faut une sélection des tumeurs avant exérèse : - uT1N0< 3 cm
- bien différenciée
Le traitement local fait
- non u:cérée
l’impasse sur un éventuel - Latérale ou postérieure
Exérèse monobloc emportantenvahissement
tout la paroi en profondeur
ganglionnaire
Chirurgie radicale si critères défavorables: - Exérèse incomplète
- T1 sm3 +/- sm2
- Embols vasculaires ou lymphatiques
Le taux de récidive local est de 0 à 32%
Winde G Dis Colon Rectum 1996
La SSR est de 66 à 100%
Place de chirurgie
II) Les exérèses par voie endoanale après RCT pour les
tumeurs >T1
Place de chirurgie
Les études randomisées
L’étude de Lezoche E Br J Surg 2012
Pas de différence entre résection locorégionale endoluminale
versus excision mésorectale totale laparoscopique pour le cancer
rectal T2 après traitement néoadjuvant
GRECCAR 2 (2020)
Pas de différence entre la tumorectomie et l’exérèse
totale du méso-rectum pour les T2-T3 du bas rectum
pour les bons répondeurs après RCT
Greccar and al. the Lancet 2020
L’étude de Lezoche E Br J Surg 2012
Comment augmenter le taux de conservation sphinctérienne?
• En réalisant des résections inter-sphinctériennes pour les tumeurs du bas rectum
• En transformant grâce au down staging des AAP en RA
• En réalisant des interventions « non carcinologiques » par voie endoanale
• En n’opérant plus (wait and see)
Place de chirurgie
Comment augmenter le taux de conservation
sphinctérienne?
• En réalisant des résections inter-sphinctériennes pour les
tumeurs du bas rectum
• En transformant grâce au down staging des AAP en RA
• En réalisant des interventions « non carcinologiques » par voie
endoanale
• En n’opérant plus (wait and see)
Place de chirurgie
Le wait and see : traitement non-opératoire en cas de
réponse clinique complète
Place de chirurgie
Guillaume Meurette 2017
ACTIVITE 3
Finalement, vous avez réalisé une conservation sphinctérienne,
L’histologie de la pièce opératoire a montré un adénocarcinome
bien différencié, avec engainements péri-nerveux ypT3 N1(2
ganglions + / 13 examinés) avec quelques effractions mineures du
mésorectum.
Proposez une stratégie thérapeutique post opératoire ainsi
que les modalités de surveillance.
Place de chimiothérapie adjuvante
Modalités de surveillance
Take home messages
Tumeurs du haut rectum
Chirurgie réalisée d’emblée et comporte une exérèse
subtotale du mésorectum ( résection antérieure haute avec
sub-TME avec rétablissement de la continuité sauf cas très
particuliers)
La voie d’abord laparoscopique permet d’offrir au patient un
meilleur confort post-opératoire et des résultats
carcinologiques équivalents à la laparotomie
Une stomie de protection est inutile
Les indications de chimiothérapie adjuvante sont identiques à
celles du cancer colique 1)Thesaurus national 2019
2)Braendengen M J Clin Oncol 2008
3)Anderson J Eur J surg 2008
TUMEURS DU MOYEN RECTUM
La radio-chimiothérapie préopératoire est indispensable pour
les tumeurs ≥T3N+
La chirurgie est une résection antérieure du rectum avec TME
avec anastomose colo-sus anale ou colo-anale
La voie d’abord peut être laparoscopique mais parfois difficile
chez l’homme obèse avec un risque de conversion
L’approche robotique peut améliorer les résultats de la
laparoscopie
TUMEURS DU MOYEN RECTUM
Une stomie de protection est recommandée pour diminuer les
conséquences d’une fistule anastomotique
La réalisation d’un réservoir peut améliorer les résultats
fonctionnels notamment lors de la première année post-
opératoire
La chimiothérapie post-opératoire se discute en RCP en cas
d’envahissement ganglionnaire
Si le patient n’a pas reçu de RT ou RCT préopératoire et qu’il
existe un envahissement ganglionnaire , une RCT post-opératoire
doit être discutée en post-opératoire
TUMEURS DU BAS RECTUM
L’intervention de référence comprend une exérèse totale du
rectum et du mésorectum
- Résection antérieure basse avec anastomose colo-anale
- Résection antérieure ultrabasse avec dissection intersphinctérienne
- Amputation abdomino-périnéale
L’amputation abdomino-périnéale est réservée au tumeurs
pour lesquelles une marge distale de 1 cm et/ou
circonférentielle >1 mm ne peuvent pas être obtenue même
après dissection intersphinctérienne
Les exérèses par voie endoanale sont réservées au T1 sm1N0
Les exérèses endoanales pour les autres stades et le wait and
5min de Post-test
Merci