Solution Complete
Solution Complete
MII2-EMI2-HSE2-GC2-IG2-RT2-GMP2-GEER2
Année : 2024-2025
Exercice 1
La fonction f(t) = |t| est définie sur ]-π; π[ et est périodique de période T = 2π.
La fonction f(t) est une fonction paire, donc les coefficients bn de la série de Fourier
2π 2π
La pulsation angulaire est ω = T
= 2π
= 1.
Calcul de a0 :
1 T /2 1 π
a0 =
T
∫−T /2 f (t)dt =
2π
∫−π ∣t∣dt
2π ∫0 tdt = π
= π
π
2
Calcul de an :
2 T /2 1 π
an =
T
∫−T /2 f (t) cos(nωt)dt =
π
∫−π ∣t∣ cos(nt)dt
2 π
an =
π
∫0 t cos(nt)dt
Nous allons utiliser l\'intégration par parties : ∫ udv = uv − ∫ vdu
1
Soit u = t ⟹ du = dt Soit dv = cos(nt)dt ⟹ v = n
sin(nt)
2 π π 1
an =
π
([ nt sin(nt)]0 − ∫0
n
sin(nt)dt)
2 1 π
an =
π
(( πn sin(nπ) − 0) −
n
[− n1 cos(nt)]0 )
π
(0 + n2
[cos(nt)]0 )
2
an =
πn2
(cos(nπ) − cos(0))
2
an =
πn2 ((−1)
n
− 1)
2
Si n est pair, n = 2k , alors (−1)n = 1, donc an =
πn2 (1 − 1) = 0.
2
Si n est impair, n = 2k + 1, alors (−1)n = −1, donc an =
πn2
(−1 − 1) = − πn4 2 .
Série de Fourier :
f (t) = a0
2
+ ∑∞
n=1 (an cos(nωt) + bn sin(nωt))
π 4 ∞ cos((2k+1)t)
f (t) = 4
− π
∑k=0
(2k+1)2
f (t) = π
4
− 4
π
∑∞
k=0
cos((2k+1)t)
(2k+1)2
1 ∞ π2
Pour déduire la première somme, ∑n=0 (2n+1) 2 = 8 , nous allons évaluer la série en
t = 0.
En t = 0, f (0) = ∣0∣ = 0.
Donc, 0 = π
4
− 4
π
∑∞
k=0
cos(0)
(2k+1)2
0= π
4
− 4
π
∑∞
k=0
1
(2k+1)2
En réarrangeant l\'équation, nous obtenons :
4 ∞ 1 π
π
∑k=0
(2k+1)2
= 4
π2
∑∞
k=0
1
(2k+1)2
= π
4
⋅ π
4
= 16
2
Il semble y avoir une légère différence avec la somme attendue ( π8 ). Vérifions les
calculs.
+ ∑∞
n=1 an cos(nωt).
π/2
Donc, le premier terme est 2 = π4 . C\'est correct.
f (t) = π
4
− 4
π
∑∞
k=0
cos((2k+1)t)
(2k+1)2 .
4 ∞ 1
En t = 0, f (0) = 0, donc 0 = (2k+1)2 .
π
4
− π
∑k=0
4 ∞ 1 π
π
∑k=0
(2k+1)2
= 4
π2
∑∞
k=0
1
(2k+1)2
= 16
Re-vérifions la formule de la série de Fourier pour une fonction paire sur [−L, L]:
∞
L ) Ici L = π.
a0
f (x) = 2
+ ∑n=1
an cos( nπx
2
1 π 2 π 2 π2
a0 =
π
∫−π ∣t∣dt =
π
∫0 tdt = π2 [ t2 ]π0 =
π 2
= π.
Reprenons avec a0 = π.
a0 ∞
f (t) = 2
+ ∑n=1 an cos(nt)
4 ∞ cos((2k+1)t)
f (t) = π
2
− π
∑k=0
(2k+1)2
Maintenant, évaluons en t = 0:
f (0) = ∣0∣ = 0
π 4 ∞ cos(0)
0= 2
− π
∑k=0
(2k+1)2
π 4 ∞ 1
0= 2
− π
∑k=0
(2k+1)2
4 ∞ 1 π
π
∑k=0
(2k+1)2
= 2
∞ 1 π π π2
∑k=0
(2k+1)2
= 2
⋅ 4
= 8
∞ π4
Pour la deuxième somme, ∑n=0 n14 96 , nous pouvons utiliser l\'identité de Parseval
=
∞
ou évaluer la série en un autre point. Cependant, la somme ∑n=0 n14 inclut tous les n,
pas seulement les impairs. Cela suggère que nous devons utiliser la série de Fourier
complète, y compris les termes pairs.
Nous savons que an = 0 si n est pair non nul, et an = − πn4 2 si n est impair.
1 T /2 2 ∞
T
∫−T /2 [f (t)]2 dt = ( a20 ) + 12 ∑n=1 (a2n + b2n )
Ici, T = 2π , bn = 0.
1 π 2 ∞
2π
∫−π ∣t∣2 dt = ( π2 ) + 12 ∑n=1 a2n
1 π π2 ∞
2π ∫−π t2 dt =
4 + 12 ∑n=1 a2n
π
[ t3 ]
1 3
π2 ∞
2π
= 4
+ 12 ∑n=1 a2n
−π
( π3 − (−π)3
)
1 3
π2 ∞
2π
3
= 4
+ 12 ∑n=1 a2n
( π3 + )
3
1 π3 π2 ∞
2π
3
= 4
+ 12 ∑n=1 a2n
( 2π3 ) =
3
1 π2 ∞
2π
4
+ 12 ∑n=1 a2n
2 2
π2 π2 ∞
3 = 4 + 12 ∑n=1 a2n
1 ∞ π2 π2 4π 2 −3π 2 π2
2
∑n=1 a2n =
3
− 4
= 12
= 12
∞ 2π 2 π2
∑n=1 a2n =
12
= 6
2
(− π(2k+1) 2)
∞ ∞
∑n=1 a2n = ∑k=0
4
∞ ∞ 16
∑n=1 a2n = ∑k=0
π 2 (2k+1)4
16 ∞ 1 π2
π2
∑k=0
(2k+1)4
= 6
π2 π2 π4
∑∞
k=0
1
(2k+1)4
= 6
⋅ 16
= 96
∞
Ceci est la somme des termes impairs. Nous voulons ∑n=1 n14 .
∞ ∞ ∞
Nous savons que ∑n=1 n14
= ∑k=0
1
(2k+1)4
+ ∑k=1
1
(2k)4
π4
∑∞
n=1
1
n4
= 96
+ ∑k=1
∞
1
16k 4
π4
∑∞
n=1
1
n4
= 96
+ 1
16
∑∞
k=1
1
k4
∞ 1
Soit S = ∑n=1
n4 .
π4 1
S= 96
+ 16
S
1 π4
S− 16
S = 96
15 π4
16
S = 96
π4 ⋅ 16 π4 = π4
S= 96
15
= 6⋅15
90
4 ∞
Il y a toujours une incohérence avec π96 pour ∑n=1 n14 .
La somme ∑∞
n=0
1
n4
est mal posée dans l\'énoncé. Si l\'on suppose que l\'énoncé
∞ 1 π4
voulait dire ∑n=1
n 4 , alors la valeur
est 90 .
(2k+1)4
= 96
Parseval. Il est possible que l\'énoncé ait une erreur de frappe et que la deuxième
1 ∞
somme attendue soit en fait ∑n=0 (2n+1) 4.
Je vais formuler la réponse en indiquant que la première somme est déduite
∞ 1
correctement, et pour la deuxième, je vais montrer la déduction de ∑k=0
(2k+1)4
=
4
96 et mentionner l\'ambiguïté de
π
∑∞ 1
n=0 n4 .
∞ π4
Déduction de ∑n=0 n14 = 96
(avec une note sur l\'énoncé)
Comme démontré ci-dessus, en utilisant l\'identité de Parseval, nous avons déduit que
:
π4
∑∞
k=0
1
(2k+1)4
= 96
1 ∞
Si l\'énoncé voulait dire ∑n=0 (2n+1) 4 , alors cette déduction est directe et correspond
∞
à la valeur donnée. Cependant, si l\'énoncé fait référence à ∑n=1 n14 , la valeur correcte
4
est π90 . Le terme n
= 0 dans la somme ∑∞ 1
n=0 n4 rend la somme indéfinie.
Exercice 2
$f(t) = \begin{cases} -2t & \text{si } 0 \le t \le 1 \ 3 & \text{si } t = 1 \quad \text{(Cette ligne
semble contradictoire avec la première et la troisième)}\ 2t-1 & \text{si } 1 < t \le 2
\end{cases}$
Pour l'étude de la continuité par morceaux, nous allons considérer les deux branches
principales: f1 (t) = −2t pour t ∈ [0, 1] f2 (t) = 2t − 1 pour t ∈]1, 2]
Une fonction est continue par morceaux sur un intervalle si elle est continue sur cet
intervalle, à l'exception d'un nombre fini de points où elle peut avoir des
discontinuités de première espèce (sauts finis).
Nous allons examiner la continuité sur les intervalles où la fonction est définie par une
seule expression, puis aux points de raccordement.
Sur l'intervalle [0, 1[ : f (t) = −2t. C'est une fonction polynomiale, donc elle
est continue sur cet intervalle.
Sur l'intervalle ]1, 2] : f (t) = 2t − 1. C'est une fonction polynomiale, donc elle
est continue sur cet intervalle.
La fonction f (t) est continue sur [0, 1[ et sur ]1, 2]. Elle présente une discontinuité de
première espèce (saut fini) en t = 1. Par conséquent, la fonction f (t) est continue par
morceaux sur l'intervalle [0, 2].
2
2) Calculer ∫0 f (t)dt
Pour calculer l'intégrale, nous devons la diviser en deux parties, en fonction de la
définition de f (t) sur chaque intervalle :
2 1 2
∫0 f (t)dt = ∫0 f (t)dt + ∫1 f (t)dt
Première partie de l'intégrale (sur [0, 1]) : Sur cet intervalle, f (t) = −2t.
1 1
∫0 (−2t)dt
= [−t2 ]0 = (−12 ) − (−02 ) = −1 − 0 = −1
Deuxième partie de l'intégrale (sur [1, 2]) : Sur cet intervalle, f (t) = 2t − 1.
2 2
∫1 (2t
− 1)dt = [t2 − t ]1
= (22 − 2) − (12 − 1) = (4 − 2) − (1 − 1) = 2 −
0=2
2
Somme des deux parties : ∫0 f (t)dt = −1 + 2 = 1
Résultat :
2
∫0 f (t)dt = 1
Exercice 3
cos(kωt) cos(nωt)dt = {
2π/ω π/ω si k = n
1) Montrer que ∫0
0 sinon
cos(A + B)].
2π/ω 1 2π/ω
∫0 cos(kωt) cos(nωt)dt = 2
∫0 [cos((k − n)ωt) + cos((k + n)ωt)]dt
Cas 1: k =n
Si k = n, l\'expression devient :
1 2π/ω 1 2π/ω
2
∫0 [cos(0) + cos(2kωt)]dt =
2
∫0 [1 + cos(2kωt)]dt
2π/ω
[t + ]
1 sin(2kωt)
= 2
2kω
(( ) )
= 1
2
(( 2π
ω
+
sin(2kω⋅2π/ω)
2kω
) − (0 + 0))
= 1
2
( 2π
ω
+
sin(4kπ)
2kω
)
Cas 2: k n
=
Si k n, alors k − n =
= 0 et k + n =
0 (en supposant k, n ≥ 0).
1 2π/ω
2
∫0 [cos((k − n)ωt) + cos((k + n)ωt)]dt
2π/ω
[ (k−n)ω ]
1 sin((k−n)ωt) sin((k+n)ωt)
= 2
+ (k+n)ω
(( ) − (0 + 0))
1 sin((k−n)ω⋅2π/ω) sin((k+n)ω⋅2π/ω)
= 2
(k−n)ω
+ (k+n)ω
( (k+n)ω )
1 sin(2(k−n)π) sin(2(k+n)π)
= 2
(k−n)ω
+
Comme sin(2mπ) = 0 pour tout entier m, les deux termes sont nuls.
=0
Conclusion :
cos(kωt) cos(nωt)dt = {
2π/ω π/ω si k = n
∫0
0 sinon
∞
Série 1: f (z) = ∑n=0 (2 + i)n z n
1 5
Rf =
5
= 5
∞ 1−5n n
Série 2: g(z) = ∑n=0
5n
z
1−5n
Pour cette série, le coefficient an = 5n
.
1 5n 1
Nous pouvons réécrire an comme an = 5n
− 5n
= 5n
− 1.
1
Nous allons utiliser la formule du rayon de convergence R = limn→∞ ∣an ∣1/n
.
1/n
∣an ∣1/n = ∣∣ 51n − 1∣∣
1
Lorsque n → ∞, 5n → 0, donc an → −1.
1/n
limn→∞ ∣an ∣1/n = limn→∞ ∣∣ 51n − 1∣∣ = ∣ − 1∣1/n = 11/n = 1
1
Rg =
1
=1
∣ an ∣
R = limn→∞
∣ an+1 ∣
1−5n
an =
5n
1−5n+1
an+1 =
5n+1
= ⋅
∣ an+1 ∣ ∣ (1−5 )/5 ∣ ∣ 5 1−5n+1 ∣
n+1 n+1
n
∣ 5(1−5n ) ∣
= ∣∣ 1−5 ∣
n
5
1 ⋅ 1−5n+1 ∣ =
∣ 1−5n+1 ∣
∣ n+1 ∣
= 5−5
∣ 1−5n+1 ∣
n+1
n+1
Exercice 4
∞ f (n) (0) n
ex = ∑n=0
n!
x
Pour f (x) = ex , toutes les dérivées sont f (n) (x) = ex . Donc, f (n) (0) = e0 = 1.
x2 x3 xn
ex = 1 + x + 2!
+ 3!
+⋯+ n!
+…
x2 x3 xN
ex = 1 + x + 2!
+ 3!
+⋯+ N!
+ o(xN )
∞ xn
Pour trouver le rayon de convergence de la série de puissance ex = ∑n=0
n!
, nous
utilisons le critère de d'Alembert (ratio test) :
∣ an ∣
R = limn→∞
∣ an+1 ∣
1
Ici, an = n! .
1
an+1 =
(n+1)!
= = = = ∣n + 1∣
∣ an+1 ∣ ∣ 1/(n+1)! ∣ ∣ n! ∣ ∣ n! ∣
R = limn→∞ ∣n + 1∣ = ∞
Le rayon de convergence de la série de Taylor de ex est infini. Cela signifie que la série
converge pour toutes les valeurs de x ∈ R.
3) En déduire l'expression de e2 .
22 23 24 2n
e2 = 1 + 2 + 2! + 3! + 4! +⋯+ n! +…
∞ 2n
e2 = ∑n=0
n!