Les immobilisations
Corporelles
Du 04 au 07 octobre 2021
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SOMMAIRE
Introduction
Définitions
Comptabilisation des Immobilisations Corporelles
- Définitions
- Les conditions de comptabilisation
- Le coût d’acquisition / coût de production
- Les dépenses ultérieures
- La notion de composant
- Les amortissements
- La dépréciation
- La réévaluation
- Les sorties d’immobilisations
Conclusion
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Définitions
Une immobilisation corporelle est un actif corporel détenu par une entité pour la production, la
fourniture de services, la location, l’utilisation à des fins administratives, et dont la durée
d’utilisation est censée se prolonger au-delà de la durée d’un exercice.
Critère de Classification d’un actif
Le classement d’un actif en stocks (actifs courants) ou en immobilisations (actifs non courants)
s’effectue non pas sur la base de la nature de l’actif mais en fonction de sa :
➢ Destination
➢ Durée d’utilisation
➢ Valeur relative
Cas particulier des éléments de faible valeur
Les éléments de faible valeur peuvent être considérés comme entièrement consommés dans
l’exercice de leur mise en service; par conséquent, il est possible de ne pas les comptabiliser en
immobilisations;
Le seuil fiscal est de 30 000 DA HT.
Cas particulier des pièces de rechange
Les pièces de rechange principales et les pièces de sécurité, sont comptabilisés en immobilisations
corporelles, si l’entité compte les utiliser sur plus d’un exercice;
Les pièces de sécurité correspondent à des pièces principales d’une installation acquises pour être
utilisées en cas de panne ou de casse accidentelle, afin d’éviter une interruption longue du cycle de
production ou un risque en matière de sécurité;
Leur remplacement n’est pas planifié.
Les avantages économiques liés à la pièce de sécurité résultent de sa disponibilité immédiate au
cours de l’utilisation de l’immobilisation principale;
L’amortissement doit débuter dès l’acquisition de l’immobilisation principale et être étalé sur la
même durée.
Les pièces de sécurité sont amortissables sur la double durée :
➢ La durée d’assurance (durée pendant laquelle elles ne sont pas utilisées, mais sont
disponibles en cas de nécessité);
➢ La durée d’utilisation (durée pendant laquelle elles sont effectivement utilisées sur
l’immobilisation principale).
Les pièces de rechange principales autres que les pièces de sécurité ne seront pas amortissables
avant la mise en service, mais pourront subir une perte de valeur;
Ces pièces ne seront amortissables qu’à partir du moment où elles seront transférées et mise en
service dans l’immobilisation concernée par cette pièce de rechange, leur remplacement est planifié.
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Comptabilisation des Immobilisations Corporelles
Rappel des caractéristiques qualitatives
L’information fournie dans les états financiers doit revêtir les caractéristiques
qualitatives suivantes :
➢ La pertinence
➢ La fiabilité
➢ La comparabilité
➢ L’intelligibilité
Les utilisateurs Externes de l’information financière
➢ Propriétaires, actionnaires
➢ Personnels
➢ banques et autres bailleurs de fonds
➢ Fournisseurs
➢ clients
➢ L’Etat (Fisc …)
➢ Le public.
Les documents comptables obligatoires :
➢ Le bilan
➢ Le compte de résultat
➢ L’état de variation des capitaux propres
➢ Le tableau des flux de trésorerie
➢ Une annexe
Les états financiers constituent le principal moyen de communication de
l’information financière aux différents utilisateurs, internes et externes à
l’entreprise.
Définitions
Un actif est une ressource contrôlée par l’entité du fait d’événements passés et
destinée à procurer à l’entité des avantages économiques futurs.
Ressource : élément identifiable dont l’entité attend des avantages
économiques futurs;
Contrôlée : les avantages liés à cet actif iront à l’entité sans pour autant qu’elle
en soit systématiquement propriétaire (notion de contrôle : cas de la location
financement);
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Avantages économiques futurs : les potentiels qu’a cet actif de contribuer
directement ou indirectement à des flux nets de trésorerie au bénéfice de
l’entité.
Le droit de propriété ne constitue plus une condition obligatoire pour la
comptabilisation des actifs immobilisés au bilan de l’entreprise:
Notion de contrôle. Exemple : Contrat de location financement
Pour le calcul des amortissements, l’entreprise devra utiliser des taux reflétant
l’utilisation et non des taux fiscaux.
L’actif non courant comprend :
➢ Les immobilisations incorporelles
➢ Les immobilisations corporelles
➢ Les immobilisations financières
L’actif courant comprend:
➢ Les stocks
➢ Les créances clients
➢ La trésorerie
Les conditions de comptabilisation
Une immobilisation corporelle est comptabilisée en actif :
➢ S’il est probable que des avantages économiques futurs associés à
cet actif iront à l’entité;
➢ Si le coût de l’actif peut être évalué de façon fiable.
er
Le 1 critère de comptabilisation est vérifié lorsque les avantages (contribution
à générer des ressources) et les risques (vol, incendie, obsolescence …)
inhérent à la propriété de l’actif ont été transférés à l’entité.
Le 2ème critère de comptabilisation est constitué soit par:
➢ Le coût d’acquisition si l’immobilisation est acquise a titre onéreux;
ou
➢ Le coût de production si l’immobilisation est produite par l'entité
pour elle-même; ou
➢ La juste valeur si l’immobilisation est acquise à titre gratuit.
Le coût d’acquisition / coût de production
Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle, est égal au prix d’achat
résultant de l’accord des parties à la date de l’opération;
➢ Majoré des droits de douanes et autres taxes non récupérables;
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➢ Majoré des frais directement attribuables pour obtenir le contrôle
de l’actif et sa mise en état d’utilisation : les frais de livraison et
manutention initiaux, les frais d’installation, les honoraires de
professionnels (architectes et ingénieurs);
➢ Déduction faite des réductions commerciales et escomptes de
règlement.
Sont exclus du coût d'acquisition :
➢ Les frais généraux et administratifs non affectables à l’exception
des frais des structures dédiées (coût d’une équipe composé
d’acheteurs et d’ingénieurs dédiée exclusivement à l’acquisition
d’une nouvelle structure de production);
➢ Les frais de formation;
➢ Les frais de démarrage (frais engagés à l’occasion de la mise en
exploitation d’un bien immobilisé pendant la période intérimaire
entre la fin de son installation et son utilisation à capacité
normale).
Le coût de production d’une immobilisation corporelle générée en interne,
comprend toutes les dépenses pouvant lui être directement attribuées et
nécessaires à la création, la production et la préparation de l’immobilisation
afin qu’elle soit en mesure de fonctionner selon l’utilisation prévue par la
direction.
Le coût de production est égal au coût d’acquisition des matières consommés,
augmenté des autres charges directes et indirectes engagées;
Les charges directes sont les charges qu’il est possible d’affecter sans calcul
intermédiaire au coût d’un bien, il s’agit des coûts qui n’auraient pas été
engagés si l’immobilisation n’avait pas été produite.
Les charges indirectes correspondent aux frais généraux de production,
variables et fixes;
➢ Les frais généraux de production variables : coût indirects
qui varient en fonction du volume de la production
(matières premières indirectes);
➢ Les frais fixes : coûts qui demeurent constants
indépendamment du volume de production (amortissement
des bâtiments de production).
L’affectation des frais généraux fixes de production est basée sur la capacité
normale de production.
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La quote-part de charges correspondant à la sous activité n’est pas
incorporable au coût de production;
Les charges liées à une utilisation non optimale des capacités de production
(sous activité) sont exclues lors de la détermination du coût de production de
l’immobilisation.
Frais généraux fixes de production : 10 000 KDA
Activité normale de la période : 8 000 H
Activité réelle : 6 400 H
Montant des charges à imputer : 10 000 KDA × (6 400 H/8 000 H) = 8000 KDA
Montant de la sous-activité : 10 000 KDA - 8 000 KDA = 2 000 KDA
Le coût de démantèlement d’une installation à la fin de sa durée d’utilité ou le
coût de rénovation d’un site, est à ajouter au coût de production ou
d’acquisition de l’immobilisation concernée, si ce démantèlement ou cette
rénovation constitue une obligation légale ou implicite pour l’entité;
Exemple d’actifs concernés : les Puits et installations d’extraction.
Les coûts d’emprunt qui sont directement attribuables à l’acquisition, la
construction ou la production d’une immobilisation exigeant une longue
période de préparation (plus de 12 mois) avant d’être utilisée ou vendue,
peuvent être incorporés dans le coût lorsqu’ils concernent la période
d’acquisition ou de production de cette immobilisation.
Pour la comptabilisation, le SCF a préconisé les comptes suivants :
➢ 211 Terrains
➢ 212 Agencements et aménagements de terrain
➢ 213 Constructions
➢ 215 Installations techniques, matériel et outillage industriels
➢ 218 Autres immobilisations corporelles
L’entité a toute la latitude de détailler ces comptes en tenant compte de ses
besoins en information.
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Exemple
Une entreprise a acquis une installation au prix de 20 000 KDA
❑ Remise commerciale : 5%
❑ Escompte de règlement : 2%
❑ Les frais de transport sont de 100 KDA
L’installation a été montée par le personnel de l’entreprise pour un coût de 200
KDA
Les frais généraux (structure non dédiée) sont de 100 KDA
➢ Quel est le coût d’acquisition de l’installation ?
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Prix d’achat de l’installation : 20 000 KDA
Remise commerciale : 20 000 KDA × 5% = - 1 000 KDA
Escompte de règlement : (20 000 - 1 000) × 2% = - 380 KDA
Frais de transport : + 100 KDA
Frais de montage : + 200 KDA
Coût total à immobiliser : 18 920 KDA
Les 100 KDA de frais généraux ne peuvent pas être immobilisés, il s’agit d’une
structure non dédiée.
Compte Libellé Débit Crédit
215 Installations techniques 18 920
404 Fournisseurs immobilisations 18 720
73 Production immobilisée 200
Comptabilisation de l’acquisition
Les charges à immobiliser sont ceux réalisées à compter de la date à laquelle la
direction a pris la décision d’acquérir ou de produire l’immobilisation
corporelle;
Les charges cessent d’être immobilisées lorsque l’actif est en place et dans
l’état nécessaire pour fonctionner comme prévue par la direction.
En conséquence, les coûts supportés lors de l’utilisation effective ou du
redéploiement de l’actif sont exclus du coût de cet actif;
Les coûts qui ne doivent pas ou ne sont pas incorporés restent en charge.
Les dépenses ultérieures
Les dépenses ultérieures relatives à des immobilisations corporelles sont
comptabilisées en charges lorsqu’elles sont engagées pour maintenir le niveau
de performance de l’immobilisation.
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Les dépenses ultérieures sont comptabilisées et ajoutées à la valeur comptable
de l’immobilisation s’il est probable que des avantages économiques futurs
seront supérieurs au niveau original de la performance de cette immobilisation.
On parle d’amélioration de la performance si, par exemple :
➢ La durée d’utilisation est augmentée;
➢ La capacité de production est augmentée;
➢ On a une meilleure qualité du produit;
➢ On a une réduction significative des coûts.
La notion de composant
Un composant est un élément d’une immobilisation qui a une durée d’utilité
différente, ou qui procure des avantages économiques selon un rythme
différent, de celui de l’immobilisation dans son ensemble;
Ces caractéristiques nécessitent l’utilisation soit d’un taux, soit d’un mode
d’amortissement propre.
Doivent être considérés comme des composants les éléments principaux d’une
immobilisation corporelle qui satisfont à trois conditions :
➢ Avoir une durée d’utilité différente de celle de
l’immobilisation à laquelle ils se rattachent;
➢ Présenter un caractère significatif.
En pratique, la comptabilisation par composants devrait s’appliquer à des
immobilisations corporelles dont la durée de vie est particulièrement longue et
qui comportent des éléments significatifs qui devront être renouvelés sur des
durées plus courtes que celle de la structure à laquelle ils se rattachent;
Il pourrait en être ainsi des toitures, ascenseurs, installations de chauffage pour
un immeuble;
Les réacteurs ou les sièges d’un avion.
Afin d’identifier les différents composants de l’actif, l’entreprise entamera les
étapes suivantes :
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Étape technique
✓ Une étude est faite par les services techniques sur les
possibilités de ventilation des éléments principaux en
composants et sur les fréquences de renouvellement;
✓ L’identification des éventuels composants pourrait
être effectué grâce à l’analyse sur les dernières
années des factures d’entretien et des
remplacements effectifs;
✓ Recours à des éléments sectoriels.
Étape comptable
Identifier les composants à forte valeur unitaire;
Identifier les éléments ayant des durées d’amortissement nettement
différentes par rapport à la structure de l’immobilisation (élément principal de
l’immobilisation).
L’enregistrement comptable d’une immobilisation en ses différents
composants doit se faire dés l’enregistrement initial de cette immobilisation
dans l’actif de l’entité.
On distingue dans les composants:
➢ Les composants de remplacement.
➢ La structure : c’est l’élément principale de l’immobilisation
dont la durée d’utilité est celle de l’immobilisation.
Le valeur de la structure est égale à la différence entre le valeur total de
l’immobilisation et la somme des valeurs des composants de remplacement.
Lors du remplacement d’un composant, sa valeur doit être sortie de l’actif.
La valeur du composant de remplacement doit être comptabilisée à l’actif
comme l’acquisition d’un actif séparé et faire l’objet d’un plan d’amortissement
en fonction de son utilisation.
Exemple :
Acquisition d’une installation le 1/1/N, pour une valeur de 1.000 KDA HT, la
durée d’utilité est de 10 ans;
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Cette installation contient un moteur d’une valeur de 400 KDA qui doit être
changé au bout de 5 ans;
Le 01/01/N+5,un nouveau moteur d’une valeur de 450 KDA est installé ;
Passer les écritures comptables en N et N+5.
Compte tenu que la structure de l’installation et le moteur ont des durées
d’utilité différentes (10 ans et 5 ans), la comptabilisation initiale devra faire
apparaître deux composants :
Composant « structure» :
1 000 KDA - 400 KDA = 600 KDA
Composant « moteur » : 400 KDA
Compte Libellé Débit Crédit
2151 Composant « structure » 600 1 000
2152 Composant « moteur » 400
404 Fournisseurs immobilisations
Comptabilisation de l’acquisition
Lors du remplacement du moteur, deux écritures devront être passées :
Dé comptabilisation de l’ancien moteur
Compte Libellé Débit Crédit
28152 Amortissement « moteur » 400 400
2152 Composant « moteur »
Comptabilisation de l’acquisition
Comptabilisation du nouveau moteur
Compte Libellé Débit Crédit
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2152 Composant « moteur » 450 450
404 Fournisseurs immobilisations
Comptabilisation de l’acquisition
Les dépenses d’entretien faisant l’objet de programmes pluriannuels de gros
entretien ou grandes révisions en application de lois, règlements (la révision
des avions) ou de pratiques constantes de l’entreprise (stations de
dessalement), doivent être comptabilisées dès l’origine comme un composant
distinct de l’immobilisation .
Il s’agit des dépenses faisant l’objet de programmes pluriannuels de gros
entretien ou de grande révision, sans prolongation de la durée de vie qui ont
pour but de vérifier le bon état de fonctionnement des installations;
Exemple : révision d’un train de GNL, révision de chaudières et turbines, …
Ces dépenses seront estimées lors de l’enregistrement initial de
l’immobilisation et seront considérées comme déjà incorporées dans le coût de
l’immobilisation;
Ces dépenses viendront s’imputer sur la structure de l’immobilisation;
L’amortissement de ces dépenses est réparti sur la durée séparant deux
révisions.
Si une immobilisation à un coût d’acquisition de 1 000 KDA et que
l’entreprise doit réaliser des dépenses de gros entretien tous les deux (02) ans
pour une valeur estimée à 200 KDA, on comptabilisera deux (02) composants :
La structure de l’immobilisation pour une valeur de 800 KDA (1 000 KDA – 200
KDA);
Et les gros entretiens pour une valeur de 200 KDA.
Une installation est acquise le 01/01/N pour une valeur de 1 000 KDA;
Cette installation est décomposée de la manière suivante :
➢ La structure de l’installation sera amortie sur 10 ans;
➢ Les chaudières d’une valeur de 300 KDA seront amorties sur 5 ans;
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➢ Cette installation devra subir une révision tous les deux (02) ans, la
première révision est estimée à 100 KDA;
Présenter la comptabilisation de l’installation.
Rubriques Valeur brute Durée d’amortissement
Composant – Structure 1 000 10 ans
- 300
- 100
600
Composant-Chaudières 300 5 ans
Composant-Révision 100 2 ans
Compte Libellé Débit Crédit
2151 Composant « Structure » 600 1 000
2152 Composant « Chaudières » 300
2153 Composant « Révision » 100
404 Fournisseurs immobilisations
Comptabilisation de l’acquisition
Les amortissements
L’amortissement correspond à la consommation des avantages économiques
liés à un actif corporel ou incorporel;
Cette consommation peut être mesurée en unités de temps ou en utilisant
toute autre unité d’œuvre (heures de fonctionnement-pièces produites-
kilomètres parcourus…).
L’amortissement d’une immobilisation commence à la date de début de
consommation des avantages économiques qui lui sont attachés;
Cette date correspond généralement à la mise en service de l’immobilisation.
La durée d’amortissement retenue sur le plan comptable doit correspondre à la
durée réelle d’utilisation de l’immobilisation et non à sa durée de vie normale;
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Elle est spécifique à chaque entreprise et dépend de l’utilisation qui sera faite
du bien.
Les modalités de calcul de l’amortissement doivent faire référence aux
conditions spécifiques d’utilisation prévues par l’entreprise;
Établir un plan d’amortissement suppose que soient résolus un problème de
durée et un problème de rythme, c’est-à-dire un problème de choix du mode
de calcul.
Pour calculer un amortissement, trois (03) éléments doivent être déterminés :
➢ La base amortissable
➢ Le mode d’amortissement
➢ La durée d’utilité
La base amortissable d’une immobilisation est sa valeur brute sous déduction
de sa valeur résiduelle;
La valeur brute est sa valeur d’entrée dans le patrimoine ou sa valeur de
réévaluation;
La valeur résiduelle est le montant net qu’une entité s’attend à obtenir pour un
actif à la fin de sa durée d’utilité après déduction des coûts de sortie attendus.
La valeur résiduelle n’est prise en compte que si elle est significative et
mesurable;
Cela nécessite de déterminer, dès l’origine , la valeur de revente sur le marché
(nécessité d’un contrat de vente ferme ou existence d’un catalogue de prix
d’occasion);
Plus la durée d’utilisation est courte, plus la valeur résiduelle sera élevée et
inversement.
La valeur résiduelle est le plus souvent non significative, sauf dans le cadre de
certaines opérations particulières, par exemple :
Les projets à duré déterminée;
Les contrats d’achat de véhicules comportant une clause de reprise par le
vendeur, …
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Les coûts de sortie sont les coûts directement attachés à la sortie de l’actif du
patrimoine;
Il peut s’agir des frais d’acte , des coûts d’enlèvement…
Une entreprise a acquis une installation pour une valeur de 20 000 KDA;
Elle a également établit un contrat avec le fournisseur qui s’est engagé à
reprendre l’installation au bout de 5 ans pour 10 % de sa valeur d’acquisition;
Les frais de cession s’élèveront à 10% du prix de la reprise;
➢ Déterminez la dotation annuelle aux amortissements.
Eléments Explication Valeur
Valeur brute coût d’acquisition 20 000 KDA
Valeur résiduelle coût d’acquisition × 10% 20 000 KDA × 10% = 2 000
KDA
Frais de cession Valeur résiduelle × 10% 2 000 KDA × 10% = 200 KDA
Base amortissable Valeur brute – valeur résiduelle 20 000 – (2 000 - 200) = 18 200
KDA
Durée d’amortissement La durée d’utilité 5 ans
Dotation de l’exercice Base amortissable/durée d’utilité 18 200 KDA/5 ans = 3 640
KDA
Le mode d’amortissement retenu doit refléter au mieux le rythme de
consommation des avantages économiques;
Il appartient à l’entreprise de déterminer le mode d’amortissement le mieux
adapté à l’utilisation du bien concerné.
Le SCF a préconisé 4 modes d’amortissement :
➢ L’amortissement linéaire qui conduit à une charge constante sur la
durée d’utilité de l’immobilisation;
➢ Le mode dégressif conduit à une charge décroissante sur la durée
d’utilité de l’actif;
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➢ Le mode des unités d’œuvre de production (heures de
fonctionnement - pièces produites - kilométrages parcourus);
➢ Le mode progressif conduit à une charge croissante sur la durée
d'utilité de l'actif.
Une entreprise a acquis une installation pour 20 000 KDA pouvant fonctionner
pendant 15 000 heures;
Lors de chaque utilisation de l’installation, le nombre d’heures d’utilisation est
noté, en N : 3 600 heures;
➢ Quel(s) mode(s) d’amortissement l’entreprise peut elle retenir ?
Eléments Explication Valeur
Valeur brute coût d’acquisition 20 000 KDA
Base amortissable Valeur brute 20 000 KDA
Mode d’amortissement Unité d’œuvre : nombre 3 600 h
d’heure
Dotation de l’exercice 20 000 KDA × (3 600 h/15 000h) = 4 800 KDA
La durée d’utilité est fixée en fonction des critères suivants :
➢ Physique : usure de l’actif;
➢ Technique : obsolescence de l’actif impliquée par l’évolution
technologique;
➢ Juridique : durée de protection légale ou contractuelle de
l’actif limitée.
À chaque clôture, le mode d’amortissement, la durée d’utilité et la valeur
résiduelle doivent être réexaminés;
La révision d’un plan d’amortissement à la suite d’une modification significative
des conditions d’utilisation constitue un changement d’estimation;
La révision du plan d’amortissement peut résulter soit :
De la modification de la durée d’utilisation;
De la modification de la base amortissable dans les cas suivants :
✓ Comptabilisation d’une dépense ultérieure;
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✓ Comptabilisation d’une dépréciation.
La dotation aux amortissements de l’exercice et des exercices futurs est ajustée
(changement prospectif);
La valeur nette comptable est amortie sur la durée restante.
Les terrains et les constructions constituent des actifs distincts et sont traités
distinctement en comptabilité même s’ils sont acquis ensemble;
Les constructions sont des actifs amortissables, alors que les terrains sont
généralement des actifs non amortissables (exception des carrières et
gisements qui constituent des types de «terrains » amortissables).
La notion de dépréciation
L’entité doit apprécier à chaque clôture des comptes, s’il existe un indice
quelconque montrant qu’un actif a pu perdre notablement de sa valeur;
Il est nécessaire pour l’entité chaque année de mettre en place une analyse
pour identifier les indices qui pourraient laisser penser que les biens ont pu
perdre de leur valeur.
Une entreprise doit considérer les indices suivants :
Indices externes :
Valeur de marché : la valeur de marché d’un actif a diminué de façon plus
importante que du seul effet attendu du passage du temps ou de l’utilisation
normale de l’actif;
Changements importants ayant un effet négatif sur l’entité, survenus au cours
de l’exercice dans son environnement technique, économique ou juridique.
Indices internes :
Obsolescence ou dégradation physique non prévue par le plan
d’amortissement;
Abandon ou restructuration d’un secteur d’activité
Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation doit être
effectué;
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Le test de dépréciation consiste en la comparaison de la valeur nette
comptable de l’immobilisation à sa valeur recouvrable.
La valeur recouvrable est la valeur la plus élevée entre le prix de vente net d’un
actif et sa valeur d’utilité;
Le prix de vente net est le montant qui peut être obtenu de la vente d’un actif
lors d’une transaction dans des conditions de concurrence normale entre des
parties bien informées et consentantes, diminué des coûts de sortie.
La valeur d‘utilité d’un actif est la valeur des avantages économiques futurs
attendus de son utilisation et de sa sortie;
Elle est égale à la valeur actualisée des flux nets de trésorerie attendus sur la
durée d’utilité de l’actif;
Valeur brute = 100 Amortissements = 20 VNC = 80
Cas 1 Prix de vente net : 90 Pas de dépréciation
Cas 2 Valeur d’utilité : 60 Dépréciation : 10
Prix de vente : 70
Cas 3 Valeur d’utilité : 60 Dépréciation : 20
Prix de vente : 50
Cas 4 Valeur d’utilité : 90 Pas de dépréciation
Prix de vente : 60
Si la valeur recouvrable d’une immobilisation est inférieure à la valeur nette
comptable après amortissements, celle-ci doit être ramenée à la valeur
recouvrable par la constatation d’une perte de valeur (dépréciation).
La comptabilisation d’une dépréciation modifie de manière prospective la base
amortissable de l’actif déprécié;
Dotations aux amortissements après dépréciation = (valeur nette comptable
après dépréciation/durée d’utilité restante).
La dépréciation qui est constatée au cours d’une année n’est pas définitive;
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A la clôture des exercices suivants, compte tenu de l’évolution des indices de
perte de valeur, il y aura lieu de ré-estimer la valeur recouvrable de l’actif
déprécié.
La comparaison entre la nouvelle valeur recouvrable et la nouvelle V.N.C,
donnera lieu soit :
Dotation complémentaire pour perte de valeur, si la valeur V.N.C > V.
recouvrable;
Reprise de la perte de valeur déjà enregistrée, si la V.N.C < V. recouvrable ,
avec une limite:
« La valeur nette comptable augmentée suite à la reprise d’une dépréciation,
ne doit pas être supérieure à la valeur nette comptable qui aurait été
déterminée si aucune dépréciation n’avait été comptabilisée pour cette
immobilisation au cours des exercices antérieurs »
Une entreprise a acquis une installation le 01/01/N pour 20 000 KDA;
Cette installation est amortissable sur 10 ans en linéaire;
Au 31/12/N+1, la valeur recouvrable de l’installation est de 15 000 KDA;
Au 31/12/N+5, la valeur recouvrable est de 8 500 KDA
Enregistrer les écritures à la clôture des exercices N, N+1, N+2 et N+5.
À la clôture de N :
Constatation d’une dotations aux amortissements : 20 000 KDA/10 ans = 2
000 KDA
VNC31/12/N : 20 000 KDA – 2 000 KDA = 18 000 KDA
À la clôture de N+1 :
Constatation d’une dotations aux amortissements : 20 000 KDA/10 ans = 2
000 KDA
VNC31/12/N+1 : 18 000 KDA – 2 000 KDA = 16 000 KDA
Valeur recouvrable31/12/N+1 = 15 000 KDA
VNC31/12/N+1 < Valeur recouvrable31/12/N+1
Constatation d’une perte de valeur : 16 000 KDA – 15 000 KDA = 1 000 KDA
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À partir du 31/12/N+2, les dotations aux amortissements seront égales à :
15 000 KDA/8 ans = 1 875 KDA
Compte Libellé Débit Crédit
681 Dotations aux 2 000 2 000
amortissements
2815
Amortissements installations
31 décembre N
Compte Libellé Débit Crédit
681 Dotations aux 2 000 2 000
amortissements
2815
Amortissements installations
31 décembre N+1
Compte Libellé Débit Crédit
681 Dotations aux amortissements 1 000 1 000
2915 Dépréciations installations
31 décembre N+1 : (16 000 – 15
000)
Compte Libellé Débit Crédit
681 Dotations aux amortissements 1 875 1 875
2815 Amortissements installations
31 décembre N+2 & N+3 & N+4 &
N+5
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À la clôture de N+5 :
➢ Les amortissements cumulés = (2 000 KDA
× 2) + (1 875 KDA × 4) = 11 500 KDA
➢ VNC31/12/N+5 = 20 000 KDA – 11 500 KDA – 1 000 KDA = 7 500
KDA
➢ Valeur recouvrable31/12/N+5 = 8 500 KDA
VNC31/12/N+5 > Valeur recouvrable31/12/N+5
➢ Constatation d’une reprise sur pertes de valeur
La VNC après la reprise sur perte de valeur, ne doit pas dépasser la VNC hors
dépréciation (plan d’amortissement sans dépréciation);
VNC hors dépréciation : 20 000 KDA – (2 000 KDA x 6) = 8 000 KDA
Si nous reprenons la totalité de la perte de valeur, la VNC sera portée à une
valeur supérieure à la VNC hors dépréciation : 8 500 KDA > 8 000 KDA
Reprise sur perte de valeur31/12/N+5 = 8 000 KDA – 7 500 KDA = 500 KDA
La réévaluation
Traitement de référence :
➢ Une immobilisation corporelle après sa comptabilisation initiale en
tant qu’actif est comptabilisée à son coût diminué du cumul
d’amortissements et du cumul des pertes de valeur.
❑ Autre traitement autorisé :
➢ Chaque catégorie d’immobilisations peut faire l’objet d’une
réévaluation.
❑ Exemple de catégories :
Terrain, construction, matériel de transport…
❑ La réévaluation consiste à remplacer la valeur nette comptable (après
dépréciations et amortissements) d’une catégorie d’actifs, par sa juste
valeur;
❑ Le cumul des amortissements à la date de réévaluation est ajusté
proportionnellement à la valeur brute comptable de l’actif (méthode du
coefficient).
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L’écart entre la juste valeur et la V.N.C historique est comptabilisé dans le
compte 105 « écart de réévaluation »
Compte Libellé Débit Crédit
2 Immobilisations X X
28 Amortissements X
105 Écart de
réévaluation
Le montant de l’écart de réévaluation d’une immobilisation déjà dépréciée est
imputée en priorité sur la dépréciation antérieurement comptabilisée de la
même immobilisation;
Le surplus est comptabilisé dans les capitaux propres.
Compte Libellé Débit Crédit
29 Immobilisations X X
78 Reprises sur
dépréciation
Compte Libellé Débit Crédit
2 Immobilisations X X
28 Amortissements X
105 Écart de
réévaluation
❑ La dépréciation d’une immobilisation déjà réévaluée est imputée en
priorité sur l’écart de réévaluation antérieurement comptabilisé au titre
de cette même immobilisation;
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❑ L’excédent est comptabilisée en charges (dépréciation).
Compte Libellé Débit Crédit
105 Écart de X X
réévaluation
2
Immobilisations
Compte Libellé Débit Crédit
681 Dotations dépréciation X X
29 Dépréciations
immobilisations
Le 01/01/N, une entreprise a acquis un terrain au prix de 5 000 KDA;
Au 31/12/N+1, le terrain est estimé selon les valeurs du marché à 5 300 KDA;
Au 31/12/N+4, le terrain est cette fois-ci estimé à 4 800 KDA;
Enregistrer les écritures au 31/12/N+1 et 31/12/N+4.
Compte Libellé Débit Crédit
211 Terrain 300 300
105 Écart de réévaluation
31/12/N+1 : (5 300 KDA – 5 000
KDA)
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Compte Libellé Débit Crédit
105 Écart de réévaluation 300 300
211 Terrain
31/12/N+4 : (5 300 KDA – 5 000
KDA)
Compte Libellé Débit Crédit
681 Dotations dépréciation 200 200
2911 Dépréciation terrain
31/12/N+4 : (5 000 KDA – 4 800
KDA)
La valeur nette comptable ultérieure d’un bien réévalué doit rester proche de
sa juste valeur;
La juste valeur est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou un
passif éteint entre parties bien informées, consentantes et agissant dans des
conditions de concurrence normale;
Après une première réévaluation, des réévaluations doivent donc être
effectuées avec une régularité suffisante.
Lors des réévaluations, la juste valeur des terrains et constructions est
habituellement leur valeur de marché;
Cette valeur est déterminée sur la base d’une estimation effectuée par des
experts professionnels qualifiés.
La juste valeur des installations de production est également leur valeur de
marché;
En l’absence d’indications sur leur valeur de marché (installation spécialisée),
elles sont évaluées à leur coût de remplacement net d’amortissement;
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Lorsque l’entreprise pratique la réévaluation il est naturel de recourir à
plusieurs experts et de se fixer sur un prix moyen d’expertise.
Après réévaluation, les dotations aux amortissements futures seront calculées
à partir des :
Montants réévalués sur la durée d’utilité restante;
Ou, montants réévalués sur une nouvelle durée d’utilité.
Si un bien avait une valeur de 20 000 KDA et qu’il était amorti pour 10 000 KDA;
Si sa durée d’utilité est de 20 ans et qu’il est amorti depuis 10 ans;
Si sa valeur réévaluée est de 12 000 KDA;
Les amortissements futurs seront donc de :
❑ 12 000 KDA/10 (durée résiduelle : 20 – 10) = 1 200 KDA
❑ au lieu de 20 000 KDA/20 = 1 000 KDA
Les sorties d’immobilisation
Une immobilisation corporelle est éliminée du bilan lors de sa sortie de l’entité
ou lorsque l’actif est hors d’usage de façon permanente et que l’entité n’attend
plus aucun avantage économique futur ni de son utilisation ni de sa sortie
ultérieure.
Les profits et les pertes provenant de la mise hors service ou de la sortie d’une
immobilisation corporelle, sont déterminés par différence entre le produit de
sortie net estimé et la VNC de l’actif.
Les profits et les pertes provenant de la mise hors service ou de la sortie d’une
immobilisation corporelle, sont comptabilisés en produits ou en charges
opérationnels dans le compte de résultat au :
Compte 652 « Moins-values sur sorties d’actifs immobilisés non financiers » si
la VNC est supérieure au produit de sortie;
➢ Compte 752 « Plus-values sur sorties d’actifs immobilisés non
financiers » si la VNC est inférieure au produit de sortie.
Compte Libellé Débit Crédit
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28 Amortissements immobilisations X X
29 Dépréciation immobilisations X X
462 ou 512 Créances sur cession d’immobilisation X
2 ou banque
752 Immobilisations
Plus-value sur cession immobilisation
Sortie d’une immobilisation avec gain
Prix de cession > VNC
Compte Libellé Débit Crédit
28 Amortissements immobilisations X X
29 Dépréciation immobilisations X
462 ou 512 Créances sur cession d’immobilisation X
652 ou banque X
2 Moins-value sur cession
Immobilisations
Sortie d’une immobilisation avec perte
Prix de cession < VNC
Compte Libellé Débit Crédit
657 Dotations exceptionnelles aux amortissements X X
28 Amortissements immobilisations
Mise au rebut d’une immobilisation
Compte Libellé Débit Crédit
28 Amortissements immobilisations X X
29 Dépréciation immobilisations
2 Immobilisations
Sortie d’une immobilisation sans perte ni gain
Exemple :
Enregistrez la cession au comptant d’un matériel en sachant que :
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➢ Le coût d’acquisition est 500 KDA;
➢ Les amortissements cumulés sont de 400 KDA;
➢ Les dépréciations cumulés sont de 50 KDA;
➢ Le prix de cession :
✓ Cas 1 : 60 KDA
✓ Cas 2 : 40 KDA
Compte Libellé Débit Crédit
28 Amortissements immobilisations 400 500
29 Dépréciation immobilisations 50 10
462 ou Créances sur cession d’immobilisation 60
512
ou banque
2
Immobilisations
752
Plus-value sur cession immobilisation
Sortie d’une immobilisation avec gain
Prix de cession > VNC
Compte Libellé Débit Crédit
28 Amortissements immobilisations 400 500
29 Dépréciation immobilisations 50
462 ou 512 Créances sur cession d’immobilisation 40
652 ou banque 10
2 Moins-value sur cession
Immobilisations
Sortie d’une immobilisation avec perte
Prix de cession < VNC
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