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Vyrixathra

Charixzora, surnommée Rixa, est une dragonne née d'un père tieffelin devenu dragon et d'une mère dragonne puissante, grandissant entre des visions opposées du monde. En rejoignant un groupe d'aventuriers, elle développe une complicité avec Vyra, une dragonne noire, et finit par tomber amoureuse d'elle. Après une tragédie où elles fusionnent en une seule entité, Vyrixathra, Rixa cherche à retrouver son ancienne identité et à séparer ce qui a été uni par l'amour et la douleur.

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Vyrixathra

Charixzora, surnommée Rixa, est une dragonne née d'un père tieffelin devenu dragon et d'une mère dragonne puissante, grandissant entre des visions opposées du monde. En rejoignant un groupe d'aventuriers, elle développe une complicité avec Vyra, une dragonne noire, et finit par tomber amoureuse d'elle. Après une tragédie où elles fusionnent en une seule entité, Vyrixathra, Rixa cherche à retrouver son ancienne identité et à séparer ce qui a été uni par l'amour et la douleur.

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Née au cœur d’une montagne, dans une caverne où scintillaient les échos

d’antiques flammes et d’histoires passées, Charixzora, que ses proches appelaient


Rixa, grandit entourée d’un amour rare pour une dragonne. Son berceau de pierre
et d’or était aussi un foyer d’enseignements contradictoires.
Son père, Autolykos, était autrefois un tieffelin voleur, un aventurier rusé et
flamboyant qui avait affronté les plus grandes ténèbres de l’Outreterre. Après
avoir combattu les seigneurs démons lors des événements d’Out of the Abyss, il
trouva un moyen d’abandonner sa chair mortelle pour embrasser la forme d’un
dragon rouge. Depuis, il vivait aux côtés de celle qu’il avait conquise par la
force… et par le cœur : Ashardalon.
Sa mère, redoutée dans les profondeurs de l’Underdark, était un pur produit de sa
lignée : puissante, fière, et méprisante envers les créatures inférieures, à moins
qu’elles ne prouvent leur valeur. Elle aimait l’or, la puissance, et voyait dans sa
fille l’héritière d’une domination à venir.
Ainsi, Rixa grandit entre deux visions du monde : la chaleur des récits héroïques
et maladroits d’un ancien tieffelin fasciné par les peuples du monde, et les
regards de feu d’une dragonne qui lui répétait que la faiblesse se brise ou se
soumet.
Et Rixa... voulait les deux.
Elle apprit à aimer les histoires, les cultures et les peuples de son père, tout en
désirant le feu, la gloire, et la grandeur de sa mère. Sur les conseils du premier,
elle adopta une forme humanoïde imparfaite, dissimulant ses écailles, mais
laissant voir assez pour éveiller les soupçons. Selon sa mère, ce déguisement
était une stratégie, car certains mortels, en une seule vie, atteignaient une
puissance que même les dragons peinaient à égaler.
Alors, elle partit.

C’est au fil de ses premières errances qu’elle rencontra un groupe d’aventuriers :


l’Égyde d’Argyros. Leurs débuts furent prudents, méfiants, mais les combats
partagés, les nuits autour du feu et les victoires conquises cimentèrent bientôt
des liens sincères. Rixa se fit passer pour une ensorceleuse à lignée draconique,
dissimulant sa véritable nature avec la facilité d’une enfant de voleur et de
stratège.
Puis vint le Chult, et avec lui, Vyra.
Une jeune femme les attendait sur les ordres de leur commanditaire. Son nom, sa
voix, ses yeux… tout chez elle portait la marque d’une façade soignée. Mais Rixa
la vit immédiatement pour ce qu’elle était : une dragonne noire.
La méfiance fut immédiate. Mais l’hostilité ne vint pas. Il y avait quelque chose
dans leurs regards, un miroir draconique où elles se reconnaissaient sans mot.
Vyra, silencieuse, dévouée, méthodique ; Rixa, vive, curieuse, insouciante en
apparence.
Au fil des semaines, alors que l’Égyde luttait contre les malédictions du Chult, une
étrange complicité naquit entre les deux dragonnes. Rixa admirait la ténacité
inflexible de Vyra, son dévouement sans faille. Vyra, elle, semblait troublée par
l’optimisme naïf mais solide de Rixa, sa capacité à aimer ce monde chaotique.
Un soir, à l’écart du groupe, Vyra lui confia son vrai nom : Vyrthokazis. Un acte de
confiance rare, un don sacré chez les dragons. Rixa en fut bouleversée.
Puis, un mariage fut célébré entre deux membres du groupe. Les rires, les larmes,
les serments… tout cela mit en lumière quelque chose que Rixa portait en elle
depuis des lunes. Elle aimait Vyra. Et Vyra, elle, répondit à ses sentiments.
Elles scellèrent un serment secret, fait dans la langue ancienne des dragons : ne
jamais se séparer, et ne prendre leur vraie forme qu’en dernier recours, si le
monde en dépendait.

La suite de leur voyage mena le groupe jusqu’à la Tombe des Horreurs. Chaque
pas les rapprochait de la folie, chaque piège prenait un peu plus de leur esprit. Et
pourtant, ils continuaient. Parce qu’ils étaient une famille. Parce qu’ils étaient
ensemble.
Jusqu’à la fin.
Ils vainquirent l’Atropal, mais leur victoire fut de courte durée. Acererak, le maître
de la tombe, apparut. Et ce n’était pas un ennemi qu’on pouvait vaincre sans
payer le prix.
Alors, Rixa et Vyra firent ce qu’elles s’étaient interdit de faire : elles reprirent leur
forme draconique.
Ce fut leur erreur.
Leur groupe, vidé, brisé, les crut perdues. Pensant à une trahison, leurs amis leur
tombèrent dessus. Dans le chaos, Vyra fut abattue, transpercée par les lames de
ceux qu’elle aimait. Rixa, enragée, désespérée, fut forcée de les tuer un à un. Pas
par vengeance. Par nécessité.
Quand le silence revint, elle tomba au sol, auprès du corps sans vie de Vyra. Ses
larmes fondaient la pierre. Ses cris faisaient trembler les murs. Et dans un dernier
acte de supplication, elle implora le monde, le destin, la magie elle-même : "Ne
me laisse pas seule. Elle a promis."
Et le monde répondit.

De ce cri, de cette douleur et de cet amour, naquit Vyrixathra.


Pas Rixa. Pas Vyra. Mais une seule conscience, une seule âme forgée de leurs
deux flammes entremêlées. Une mémoire double, une volonté unifiée, un cœur
fracturé.
Elle se leva seule. Elle était plus puissante que jamais, mais incapable de ressentir
à nouveau la présence de l’autre. Fusionnées, oui, mais privées de regard, de
voix, de contact.
"Nous sommes ensemble. Et pourtant, nous sommes seules."
Elle choisit un nouveau nom, un nom qui n’était ni celui de la dragonne rouge, ni
celui de la noire, mais l’écho des deux :
Vyrixathra — surnommée Vyrixa.
Depuis ce jour, elle cherche.
Pas à tuer. Pas à dominer. Mais à séparer ce qui fut uni par l’amour, et par la
tragédie.
Et s’il faut appeler Tiamat elle-même pour cela… alors qu’il en soit ainsi.

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