2019lare0031 FKBidi
2019lare0031 FKBidi
Thèse de Doctorat
pour obtenir le grade de :
dans la spécialité
par
Fabrice K/BIDI
Au terme de ces 3 années de thèse, je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui m’ont
accompagné en contribuant à différents niveaux à l’accomplissement de ces travaux.
Tout d’abord, je tiens à remercier Madame Brigitte GRONDIN-PEREZ, Professeure des universités
à l’université de La Réunion, d’avoir accepté de présider le jury de soutenance et pour l’intérêt qu’elle
porte à mes travaux.
Je tiens ensuite à remercier Madame Florence OSSART, Professeure des universités à Sorbonne
Université, et Madame Delphine RIU, Professeure des universités à l’université Grenoble Alpes, d’avoir
accepté de rapporter sur les travaux présentés dans ce manuscrit.
Je tiens aussi à remercier Monsieur Malek GHANES, Professeur des universités à l’École Centrale
Nantes, d’avoir accepté d’examiner mes travaux de thèse.
Un grand merci également à toute l’équipe du LE2P et du laboratoire Femto-ST, et plus particuliè-
rement à mes collègues qui ont contribué à l’aboutissement de cette thèse, autant sur le plan scientifique
que moral, Messieurs Étienne DIJOUX, Yannick FANCHETTE, Christophe LIN-KWONG-CHON,
Sébastien BOULEVARD, Jonathan CAZOUR, Mael RIOU, Edward ROCHEFEUILLE, Farid AUBRAS,
Jérôme RIVIERE, Dominique GRONDIN, Ludovic ODDOZ, Loïc HERMETTE et Ariste BOUTCHAMA.
Pour finir, je tiens à exprimer un grand merci à toute ma famille, mon père, ma mère, ma
sœur et mon frère, mais aussi à ma compagne et future épouse Pauline HOAREAU et sa famille, plus
particulièrement son père, car sans eux je ne serais pas où je suis et comme je suis aujourd’hui.
Cette thèse m’aura permis d’approfondir mes connaissances scientifiques et mon regard critique sur
le monde qui m’entoure.
Table des matières
Introduction générale 1
Perspective 133
Annexes 139
Bibliographie 163
Table des figures Fabrice K/BIDI
3.18 Simulation, SoC∗ (t) = SoCinit avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
3.19 Expérimentation, SoC∗ (t) = SoCinit avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d)
courant batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
3.20 Simulation, SoC∗ = 20% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de
charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant batteries 86
3.21 Expérimentation, SoC∗ (t) = 20% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
3.22 Simulation, SoC∗ (t) = 80% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de
charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant batteries 87
3.23 Expérimentation, SoC∗ (t) = 80% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
3.24 Perte du système électrolyseur : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de charge
et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur, (d) courant batteries et (e)
Disponibilité des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
3.25 Perte du système PàC : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de charge et
courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur, (d) courant batteries et (e)
Disponibilité des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
3.26 Perte du système PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de charge et
courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur, (d) courant batteries et (e)
Disponibilité des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
4.7 Semaine 2, début de semaine ensoleillé ainsi qu’une fin de semaine moins ensoleillée . . . . . 107
4.8 Semaine 3, début de semaine avec peu d’ensoleillement et une fin de semaine ensoleillée . . . 107
4.10 Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démar-
rage/arrêt de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
4.11 Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
4.12 Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démar-
rage/arrêt de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
4.13 Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
4.14 Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démar-
rage/arrêt de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
4.15 Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
4.16 Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des PV,
(b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
4.17 Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène et
d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
4.18 Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des PV,
(b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
4.19 Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène et
d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
4.20 Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des PV,
(b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
4.21 Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène et
d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
4.22 Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démar-
rage/arrêt de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
4.23 Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
4.24 Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démar-
rage/arrêt de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
4.25 Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
4.26 Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démar-
rage/arrêt de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
4.27 Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
4.28 Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des PV,
(b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
4.29 Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène et
d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
4.30 Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des PV,
(b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
4.31 Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène et
d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
4.32 Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des PV,
(b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
4.33 Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène et
d’oxygène à Patm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
4.34 Représentation de la borne haute et de la borne basse avec incertitude . . . . . . . . . . . . . 133
4.35 Représentation de la puissance maximale de la PàC en fonction de son état de santé . . . . . 134
4.36 Utilisation de plusieurs PàC et électrolyseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
4.37 Schéma du micro réseau avec connexion au réseau principale . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
1.1 Ressources d’uranium identifiées par tranche de prix au 1er janvier 2015 (en tonne) [100] . . 8
1.2 Technologies de stockage [90] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3 Caractéristiques des systèmes de stockage [90] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Acronyme Description
AC Courant Alternatif
AGM Absorbed Glass Mat
HIL Hardware-in-The-Loop
LP Linear-Programming
MIL Model-in-The-Loop
MILP Mixed-Integer-Linear-Programming
MIQP Mixed-Integer-Quadratic-Programming
MPC Model Predictive Control
MPPT Maximum Power Point Tracking
MPT3 Multi-Paramétric Toolbox 3
MR Micro-Réseau
Acronyme Description
PI Proportionnel-Intégral
PID Proportionnel-Intégral-Dérivé
PPE Programmation Pluriannuelle de l’Energie
PUC Packed U Cell
PV Photovoltaïque
SC Supercondensateur
SG SmartGrid
SGE Système de Gestion de l’Energie
SoC State of Charge
SRCAE Schéma Régional Climat Air Energie
SWAC Sea-Water Air Conditioning
ZNI Zone-non-Interconnectée
Introduction générale
Le monde actuel fait face à une problématique grandissante en termes de production d’énergie à
partir de sources d’énergie durables. Alors que la production actuelle utilise en grande partie des sources
d’énergie fossiles, les stocks de ces sources (comme le pétrole, le charbon ou l’uranium) diminuent au fil des
années. Cette diminution entraînera à terme des risques de pénurie à tous plusieurs niveaux : production
d’électricité, transport, etc. De plus, l’utilisation des énergies fossiles entraîne l’émission de Gaz à Effet de
Serre (GES) difficilement contrôlable, à l’origine de l’augmentation de la température moyenne du globe
terrestre (+0,6˚C au 20ème siècle selon Météo-France 1 ), c’est le réchauffement climatique. Ce phénomène
entraîne d’autres problèmes au niveau planétaire, comme la fonte des glaciers qui provoque la montée du
niveau des océans. Toujours selon Météo-France1, le niveau moyen de la mer à augmenté en moyenne
de 1,7 mm par an entre 1901 et 2011 et de 3,2 mm par an entre 1993 et 2014. Cette montée des eaux,
en plus de l’augmentation des températures, entraîne la submersion de certaines zones habitables et la
migration de populations vers des zones tempérées.
Ces problématiques sont d’autant plus présentes dans les milieux insulaires comme La Réunion.
Dans cette Zone-non-Interconnectée (ZNI) dépourvue de ressources fossiles, le mix énergétique repose sur
l’importation massive d’énergies fossiles. De plus, l’augmentation de la population induit une augmen-
tation de la demande en énergie. Cette importation massive d’hydrocarbure, avec un bilan carbone non
négligeable, entraîne une dépendance qui impacte le bilan économique de l’île. La Réunion, en accord avec
la loi de transition énergétique, a pour objectif d’atteindre l’autonomie électrique à l’horizon 2030. Dans
ce contexte, le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) cible des enjeux et fixe des objectifs en
termes d’adaptation du territoire, de limitation des émissions de GES, de surveillance de la qualité de l’air
et d’amélioration des systèmes énergétique. L’énergie solaire occupe une place centrale pour la production
d’électricité photovoltaïque et pour le chauffage d’eau sanitaire via les chauffe-eau solaires dans deux
objectifs distincts : la production d’énergie propre et la diminution de la consommation énergétique.
Mais l’aspect stochastique et intermittent de cette ressource, par ailleurs dépendante des condi-
tions météorologiques à l’origine de sa variabilité, freine son développement à grande échelle pour la
1. http ://www.meteofrance.fr
production électrique. L’instabilité qui peut en résulter au niveau du réseau électrique peut provoquer
une coupure générale de l’alimentation, c’est le black-out. La production d’électricité à partir d’énergie
solaire doit donc être associée à des systèmes permettant d’assurer l’équilibre entre production et
consommation, via le stockage de l’excédent d’énergie lors des pics de production et la restitution lors
des pics de consommation. Le concept de l’hybridation, associant des systèmes multisources et/ou multi-
stockages permet alors d’augmenter la part des Énergie Renouvelable (EnR) dans la production électrique.
Si l’hybridation avec des batteries est opérationnelle, un certain nombre de contraintes (den-
sité énergétique, impact environnemental, dimensionnements de la puissance et du stockage couplés)
encouragent le recours au vecteur hydrogène : le stockage durable d’énergie résulte de la production d’hy-
drogène par des systèmes électrolyseurs alimentés par des EnR, comme l’énergie solaire, et la production
d’électricité est assurée par des systèmes Pile à Combustible (PàC). Cependant, la fiabilité et la durée
de vie de ces systèmes sont liées à des conditions d’utilisation spécifiques. L’intégration de systèmes PàC
et électrolyseurs dans la production d’électricité nécessite une gestion des flux d’énergie tenant compte
des contraintes d’utilisation, dans l’objectif de limiter les risques de dégradation et de vieillissement
prématuré de ces systèmes, mais aussi afin d’assurer la continuité de service dans l’alimentation (stockage
d’énergie suffisant, équilibre production et consommation, etc.). Cette répartition des flux peut être
réalisée par un Système de Gestion de l’Energie (SGE) qui prend en compte les différentes contraintes
d’utilisation de chaque élément du système.
Les travaux de cette thèse se sont donc orientés vers l’étude de différents systèmes de production
et de gestion de l’énergie électrique à l’échelle de micro réseaux avec stockage, vers le développement et
le test de systèmes de gestion de l’énergie pour un Micro-Réseau (MR) hybride, permettant d’intégrer le
vecteur hydrogène à la production d’électricité dans les ZNI. Le SGE est organisé en trois couches : une
couche locale, une couche réactive et une couche anticipative.
Le premier chapitre fait état des différentes méthodes utilisées pour produire et stocker de l’énergie
et des différentes stratégies de gestion de l’énergie dans les MR hybrides. Le positionnement des travaux
de la thèse ainsi que les choix scientifiques et techniques de ces travaux de thèse sont détaillés à la fin du
premier chapitre.
Le deuxième chapitre fait état des technologies utilisées dans la structure du MR modélisé, et des
modèles des éléments utilisés à des fins de validation du SGE en simulation. Différents modèles sont
présentés dans le but de leur utilisation lors des différentes étapes de développement du SGE.
de la couche réactive du SGE, ainsi que les outils utilisés pour leur implémentation. L’analyse des tests,
réalisés en simulation et en ligne, sur une plateforme de tests Power Hardware In the Loop, permet de
discuter de la validation de ces stratégies.
Chapitre 1
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
1.1 Introduction
Dans le contexte énergétique actuel, la lutte contre les impacts des changements climatiques et la
réduction des ressources d’énergie fossiles encourage le développement de solutions alternatives pour la
conversion et le stockage d’énergie. L’intégration de ces solutions énergétiques dans le réseau électrique a
favorisé l’essor de ce qu’on appelle l’hybridation des systèmes de conversion et de stockage.
En définitive, ces systèmes permettent à la fois de répartir la puissance selon la charge, et d’amé-
liorer l’intégration des EnR afin de produire une énergie plus propre. Mais les propriétés stochastiques
de certaines EnR intermittentes ne permettent pas de garantir l’équilibre entre l’offre et la demande en
cas de fonctionnement critique (défaillances, pic de charge ou chute brutale de production). Le recours à
des éléments de stockage et à des stratégies de gestion permet de parer les risques d’instabilité du réseau,
voire de black-out.
Plusieurs applications ont été réalisées dans des domaines différents (transport, stationnaire, etc.).
Nous allons donc voir les différents systèmes de production de l’énergie, de stockage, et les commandes
utilisées à ce jour pour différentes applications.
Les énergies non-renouvelable sont des énergies qui ne se renouvellent pas à l’échelle de temps
humain et qui sont qualifiées dans certains cas d’énergie fossile (tirées principalement du charbon, du
pétrole et du gaz naturel et ayant un impact non négligeable sur l’environnement). Elles sont stockées
dans le sol depuis plusieurs centaines de millions d’années et sont issues de matières organiques. Qualifiées
d’hydrocarbures, elles peuvent être récoltées sous différentes formes (solide pour le charbon, liquide pour
le pétrole, gazeuse pour le méthane, etc.). La problématique énergétique résulte en grande partie des
activités anthropiques, à l’origine de la disparition de ces combustibles près d’un million de fois plus
rapidement qu’ils ne peuvent être reconstitués par la Terre [72].
- Le pétrole
Le pétrole est un liquide issu de la sédimentation de matières organiques dans les milieux marins. Cette
matière organique est d’abord transformée en kérogène sous l’effet de bactéries anaérobies dans les milieux
privés d’oxygène. Ensuite, dès que le kérogène atteint une température comprise entre 50˚C et 60˚C (entre
1500 et 2000 mètres de profondeur), il se transforme partiellement en pétrole : c’est la pyrolyse [72].
Les stocks de barils de pétrole n’ont cessé de s’accroître durant cette dernière décennie, avec une
augmentation de 320 billions de barils, passant de 1126,2 billions de barils en 1995 à 1700 billions de barils
en 2014. Cependant, on observe une légère baisse de 0,1 % en 2015 pour atteindre les 1697,6 billions de
barils (voir annexe A.1). Avec la production/consommation actuelle de pétrole, les réserves représentent
environ 50 années de production mondiale [18] (voir annexe A.2).
- Le gaz
Le gaz naturel est créé par les mêmes phénomènes que le pétrole à la différence que le kérogène est
transformé à des températures et des pressions plus élevées. Une forme de gaz dit biogénique peut aussi
se créer à faible profondeur grâce à la fermentation de bactéries présentes dans les sédiments organiques
[72].
De même que pour le pétrole, les réserves en gaz naturel ont encore augmenté, passant de
119,9 trillions de mètres cubes en 1995 à 186,9 trillions de mètres cubes en 2015 (voir annexe A.3). Mais
la production/consommation de cette entité a elle aussi augmenté nous laissant avec assez de réserve
pour environs 52 ans à cette allure [18] (voir annexe A.4).
- Le charbon
Le charbon est lui issu d’un kérogène formé de biomasse uniquement végétale. Il se retrouve fréquemment
au niveau des couches sédimentaires terrestres. Il est essentiellement constitué de carbone et est pauvre
en hydrogène [72].
Contrairement au pétrole et au gaz naturel, les réserves de charbon diminuent au fil des an-
nées, passant de 1 031 610 millions de tonnes en 1995 à 891 531 millions de tonnes en 2015 (voir
annexe A.5), de même que sa production sa et consommation, permettant d’évaluer des réserves pour en-
virons 110 ans [18]. On peut voir en annexe A.6 l’évolution de la production et de la consommation de gaz.
- L’énergie nucléaire
L’énergie nucléaire est issue d’un combustible fissile appelé l’uranium. Contenu dans le sous-sol de la
terre, il permet de produire de l’électricité grâce à la chaleur dégagée par la fission de ces atomes. L’avan-
tage de cette énergie est qu’elle n’émet pas de GES et qu’elle génère une grande quantité de puissances [75].
L’uranium peut être identifié en plusieurs catégories, avec des prix au kilogramme variant de USD
40/kgU à USD 260/kgU (cf. tableau 1.1 pour les stocks d’uranium par tranche de prix). Au 1er janvier
2015, les réserves d’uranium dans la tranche des 130 USD/kg étaient de 5 718 486 tonnes, montrant une
baisse de 3,1 % par rapport à 2013. Cependant, les réserves d’uranium dans la tranche des 260 USD/kg
ont augmenté de 0,1 % par rapport à 2013, atteignant les 7 641 441 tonnes. En prenant en compte les be-
soins globaux de 2014, les réserves identifiées permettraient de tenir encore 135 ans [100] (voir annexe A.7).
Table 1.1 – Ressources d’uranium identifiées par tranche de prix au 1er janvier 2015 (en tonne) [100]
Une EnR est dite renouvelable lorsqu’elle provient de sources que la nature renouvelle en perma-
nence, par opposition à une énergie non renouvelable dont les stocks s’épuisent. Provenant de sources
naturelles, les EnR sont qualifiées d’« énergies propres » ou d’« énergies vertes ». Leur impact environ-
nemental est négligeable en comparaison de celui des énergies fossiles. Mais leur déploiement à grande
échelle est freiné par plusieurs contraintes, en particulier leur pouvoir énergétique, souvent inférieur à
celui des ressources fossiles, et l’intermittence des ressources obtenues par la conversion de flux [73].
En France, la part des énergies renouvelable dans le bouquet énergétique primaire réel en 2017 était de
10,5 % [15].
- L’hydraulique
L’hydroélectricité utilise la force de l’eau pour mettre des turbines en rotation, afin de fabriquer de
l’électricité dans des centrales hydroélectriques, qui sont dans la plupart des cas alimentées par des
barrages. Cette force dépend de la hauteur de la chute et du débit du fleuve ou de la rivière en amont du
barrage. En France, cette énergie est exploitée depuis la fin du 19e siècle [73, 74], et sa part dans les EnR
était de 17 % en 2017, ce qui représente 1,7 % de la production d’énergie primaire [15].
- L’énergie solaire
L’énergie solaire peut être convertie en énergie électrique par le biais de panneaux photovoltaïque (PV), ou
en énergie thermique par des centrales solaires thermiques. La conversion PV est un procédé permettant
de récupérer l’énergie du soleil par le biais de cellules composées essentiellement de silicium. La conversion
thermique permet de récupérer la chaleur provenant de la lumière [73, 76]. En France, la part de l’énergie
solaire dans les EnR en 2017 était de 3 % pour le solaire PV, et 0,7 % pour le solaire thermique [15].
- L’énergie éolienne
L’énergie éolienne provient de la force du vent, sous l’effet de laquelle les pales d’une éolienne se mettent
en mouvement pour mettre en rotation un générateur d’énergie. Elles sont généralement placées entre
80 et 100 m du sol, mais depuis peu les chercheurs réfléchissent à un moyen de capter des vents plus
puissants à plus 300 m d’altitude. Pour exemple, une éolienne de 2 MW peut fournir l’électricité à 2000
personnes [73]. Les éoliennes Haliade d’Alstom pour le parc de Saint-Nazaire ont une hauteur de 175 m
au total (un mât de 100 m de haut et une pale de 73,5 m) et peuvent produire 6 MW chacune. La
puissance totale prévue est de 480 MW pour alimenter jusqu’à 700 000 habitants. En France, la part
de l’énergie éolienne dans les EnR était de 8 %, ce qui représente 0,8 % la production primaire en 2017 [15].
- La biomasse
La biomasse est l’énergie provenant des matières organiques. Elle utilise des procédés thermiques
(pyrolyse, gazéification, combustion) ou biochimiques (méthanisation) pour transformer ces matières
organiques. Actuellement, la biomasse est la 2e source d’énergie renouvelable utilisée dans le monde
[73]. En France, 56 % des EnR en 2017 provenaient de la biomasse (bois-énergie, biocarburants, déchets
renouvelables, résidus de l’agriculture et des industries agroalimentaires) [15].
- La géothermie
La géothermie convertit la chaleur issue du sous-sol de la terre en énergie électrique ou thermique. En
général la température augmente en moyenne de 1˚C par tranche de 30 m de profondeur, mais dans le
cas des régions volcaniques comme La Réunion, cela peut aller jusqu’à 100˚C tous les 100 m [73, 77]. La
géothermie représentée en 2017 1,6 % des EnR en France [15].
- Le biogaz
Le biogaz est une énergie renouvelable issue de la méthanisation de matières organiques fermentescibles
(comme les déchets, le fumier, le résidu de récoltes, etc.), non valorisables par ailleurs. La méthanisation
s’effectue par le biais de l’action de bactéries en milieu privé d’oxygène (décharges, marais, etc.), mais elle
peut aussi être réalisée dans ce qu’on appelle des méthaniseurs. Le biogaz est généralement utilisé comme
combustible pour générer de l’électricité ou de la chaleur, mais peut aussi être réinjecté sur les réseaux de
gaz après avoir été purifié en amont. Il comptait en 2017 pour 3 % de la production d’énergie renouvelable
en France [55, 15].
Les moyens de stockage d’énergie permettent de stabiliser les réseaux et d’assurer une continuité
d’alimentation pour répondre à la demande. Par exemple, dans le cas des énergies d’origine solaire ou
éolienne, l’intermittence des flux impose des périodes au cours desquelles la production est nulle, ce qui ne
permet pas de répondre à la demande. Plusieurs méthodes de stockage peuvent être utilisées (voir tableau
1.2) :
— L’énergie cinétique : technologies thermiques, électriques ou mécaniques
— L’énergie potentielle : technologies mécaniques, électrochimiques, chimiques
Les principaux critères de choix d’un élément de stockage sont listés dans le tableau 1.3. La
sélection d’un système de stockage dépend en premier lieu de la dynamique de la charge, qui détermine
la quantité de puissance à délivrer sur une période de temps défini. En second lieu, elle dépend de son
rendement de conversion qui détermine le niveau de puissance pour répondre à la demande et de sa durée
de vie qui détermine la rentabilité du système.
Enfin, il peut être nécessaire de comparer la capacité de ces moyens de stockage à conserver
leur niveau de charge, caractérisée par l’auto décharge qui dépend de la technologie. Elle peut être due
à des réactions électrochimiques (batterie), à des pertes mécaniques (volant d’inertie), ou à d’autres
phénomènes physiques.
Parmi les technologies les plus matures citées dans la littérature, associées à différents systèmes de
gestion de l’énergie, on retrouve : les batteries (Lithium-Ion, Sodium-souffre, etc.) dans les travaux [68,
82, 35, 9, 96, 22, 1, 45, 10, 31], les Supercondensateur (SC) pour les applications à dynamique rapide [41,
9, 53, 64, 8, 96, 1], les stockages par pompage hydraulique [68, 63] ou encore les volants d’inertie pour les
applications à dynamiques plus lente (ou stationnaire) [82, 9, 53].
Parmi les technologies moins matures, on peut retrouver les systèmes de stockage par hydrogène
(Électrolyseur et stockage d’hydrogène). L’hydrogène est une molécule très énergétique (1 kg d’hydrogène
peut libérer environ trois fois plus d’énergie qu’1 kg d’essence). Mais, à poids égal, elle occupe un
volume beaucoup plus important que les autres gaz (exemple : pour produire la même quantité d’énergie
qu’1 kg d’essence, ce qui représente environ 1,3 L à pression atmosphérique, il faut 4,6 litres d’hydrogène
comprimé à 700 bars). La production d’hydrogène peut se faire par électrolyse, pour cela il est nécessaire
de disposer d’une source d’hydrogène comme l’eau pure (eau distillée) et une source d’énergie comme
l’électricité pour séparer les molécules d’oxygène et d’hydrogène contenues dans l’eau. Cependant, les
technologies de production d’hydrogène électrolytique sont encore peu répandues à grande échelle, du fait
de leur coût élevé et des problématiques de transport et de stockage dues à la légèreté de l’hydrogène.
Leur déploiement repose sur l’essor de l’électricité issue d’EnR, pour la production de stocks (sous forme
gazeuse, liquide ou solide), et des piles à combustibles PàC pour la conversion en électricité [52].
Durant ces travaux, il a été tenu compte de la dynamique du profil de consommation et des diffé-
rentes caractéristiques des sources pour sélectionner les moyens de stockage et les SGE appropriés.
Les contraintes énergétiques et environnementales exposées dans les sections précédentes imposent
un changement de paradigme dans la gestion de l’énergie. En pratique, cela se traduit par le développe-
ment de SGE pour le pilotage de systèmes hybrides multi sources multi stockage. Cette section présente
différentes architectures d’hybridation, ainsi que les lois de commande adaptées.
Selon la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) [28], les réseaux intelligents (aussi appelés
SmartGrid (SG)) sont des réseaux électriques publics équipés de technologies de l’information et de la
communication dans le but d’assurer l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité à tout instant,
tout en assurant un approvisionnement sûr, durable et compétitif aux consommateurs. Communicants et
interactifs, ils permettent d’échanger des données entre les différents acteurs du système électrique, ouvrant
la voie à l’échelle individuelle comme à l’échelle des collectivités, au concept de bâtiment intelligent, pour
une meilleure gestion des contraintes environnementales et technico-économiques (intégration des EnR,
détection et réparation plus rapides des pannes, facturation plus précise et offres tarifaires plus diversifiées).
La figure 1.1 montre un exemple de structure d’un SG.
Toujours selon la CRE [59], le concept de MR repose sur la conception d’un réseau électrique de
petite taille pour un approvisionnement électrique fiable et de qualité à un petit nombre de consommateurs.
Les MR intègrent plusieurs des éléments décrits dans les sections précédentes, et peuvent être connectés
ou non au réseau de distribution. Un SG peut contenir plusieurs MR.
L’hybridation multi sources multi stockage permet de faire face aux problématiques liées à l’injec-
tion d’EnR, en particulier la nature intermittente et stochastique des ressources dépendantes des cycles
diurnes et des conditions météorologiques. La figure 1.2 montre un exemple d’architecture de réseau
hybride.
Les architectures d’hybridation et de couplage multi source multi stockage dépendent des objectifs
d’application :
Les installations stationnaires connectées au réseau subissent aussi une modification de leurs
infrastructures due à l’intégration des EnR. Si beaucoup d’installations stationnaires raccordées au réseau
sont fortement dépendantes de l’énergie fossile, cette dépendance est accrue pour les territoires insulaires
Bus DC Bus AC
Système Réseau
PV principal
Convertisseur
DC/AC
Charge
DC
Éléments
Charge
de
AC
stockage
et les ZNI dépourvus de ressources locales suffisantes. À La Réunion, la production d’électricité dépend
à 30 % du fioul lourd et du gazole et à 38 % du charbon (voir annexe B.3) [16].
À ce jour, l’hybridation la plus courante pour les installations stationnaires connectées au réseau est
la combinaison PV/batteries/réseau. Dans cette configuration, les batteries sont utilisées en complément
des PV lors des périodes à faible ensoleillement. Dans [33, 50], les auteurs ont étudié cette configuration
en la combinant à une micro turbine, qui permet d’ajouter de l’inertie au système et de diminuer les
variations de niveau de charge des batteries. Dans [82, 35] les auteurs ont étudié plusieurs configurations
avec différents systèmes de stockage (batterie, volant d’inertie). Dans [12, 49, 65], les auteurs ont étudié
des configurations plus complexes, de type PV/éolienne/batterie/micro turbine/PàC, connectées au
réseau principal. L’avantage de la PàC dans ce type de systèmes est la dissociation du stockage d’énergie
et de la puissance. En effet, la PàC utilise de l’hydrogène qui peut être stocké sous plusieurs formes (solide,
liquide ou gazeux). Un des inconvénients est qu’il faut prévoir un système de production d’hydrogène,
qui peut être très coûteux selon.
Pour les installations domestiques en site isolé, le type d’hybridation le plus couramment utilisé
actuellement est le couplage PV/batteries. Cette combinaison permet de garantir une continuée de
service en cas d’ensoleillement insuffisant. En fonction des besoins (énergie, puissance) et des contraintes
(distance, temps de réponse), d’autres types d’hybridation sont envisageables. Dans [63], les auteurs ont
étudié l’alimentation d’un MR Courant Alternatif (AC) de petite puissance à 50 Hz, avec la combinaison
de 59,4 MW d’éolienne et un stockage par pompage d’une capacité de 60 MWh. Le stockage par pompage
permet une grande capacité de stockage, une puissance d’installation élevée et une bonne inertie, mais
nécessite une surface d’installation élevée (taille des bassins) liée à la capacité de stockage nécessaire.
Dans [105], les auteurs ont étudié la stabilité d’un MR AC à 50 Hz/220 V alimenté par la combinaison de
10 kW de PV, d’une PàC de 3 kW et d’une micro turbine de 3 kW. Dans [78], l’auteur a étudié le système
de stockage Vehicle-to-grid combiné à un système PV/générateur diésel. L’option Vehicle-to-grid permet
de réinjecter sur le réseau l’énergie stockée par les batteries des voitures électriques lors des périodes de
stationnement.
Concernant le domaine du transport, cela fait plusieurs années que se développe l’hybridation des
moteurs thermiques et électriques, qui permet de réduire considérablement la consommation d’énergie
fossile. Dans [10], les auteurs ont montré que la combinaison d’un moteur thermique et d’un moteur élec-
trique permet une économie de fuel de l’ordre de 20 %, en fonction du trajet et de la méthode de gestion.
La transition énergétique encourage le développement de véhicules électriques, mais les caractéristiques
des batteries ne permettent pas d’atteindre une autonomie comparable à celle des véhicules à moteur
thermique. Parmi les technologies alternatives, les piles à combustible sont en plein essor. Dans [41, 9, 53,
20], les auteurs ont étudié la combinaison PàC/SC. L’utilisation de la PàC est plus écologique (aucune
émission de CO2 ) que l’utilisation des moteurs thermiques standards. Dans ce contexte, les SC sont
utilisées pour limiter les dégradations de la PàC dues aux profils dynamiques de la charge d’un véhicule,
pas toujours compatible avec le temps de réponse de la PàC. Dans le même objectif, les auteurs dans
[31] ont étudié la combinaison PàC/batteries. L’utilisation de l’hydrogène au travers de PàC dans les
véhicules électriques permet de développer des véhicules propres, mais les caractéristiques physiques des
PàC rendent difficile leur utilisation sans batterie. En effet, pour assurer un bon état de santé des PàC
dans les systèmes embarqués (dont le profil de charge n’est pas connu à l’avance) et pour atteindre 5000 h
de fonctionnement et les rendre compétitives dans les applications industrielles, il est recommandé de
limiter les fortes demandes en puissance instantanées. L’hybridation permet de maintenir des conditions
de fonctionnement compatibles avec un bon état de santé des PàC, et de pallier les fortes demandes en
puissance instantanées (SC, batteries, etc.).
Bus DC
Système
PV
Signaux de commande
Prévision de la charge
Charge
DC
SGE Système
Prévision météo
PàC
Estimation de la charge
Éléments
de
stockage
Mesures
Figure 1.3 – Exemple d’une structure hybride avec système de gestion de l’énergie
De multiples configurations font l’objet de travaux de recherche, comme l’hybridation PàC/SC [64]
ou le couplage SC/machine synchrone [8]. Dans [79] les auteurs ont réalisé un stockage combiné avec
batteries/SC pour un système PV connecté au réseau. Dans [30], les auteurs ont intégré à la combinaison
PV/PàC/batteries un système d’électrolyse pour la production d’hydrogène.
Aafin de tirer un maximum de bénéfice des combinaisons choisies, l’hybridation des sources est
le plus souvent combinée à un SGE. La figure 1.3 illustre la structure d’un système hybride avec SGE.
La littérature fait état de méthodes basées sur la régulation de courant ou de tension, de méthodes
centrées sur l’équilibre production/consommation, ou encore de méthodes basées sur une classification
de la charge en vue de la déplacer dans le temps, ou de réaliser des démarrages/arrêts des éléments de
la charge en fonction de la puissance disponible. Ces différentes méthodes ont pu être étudiées et leur
efficacité démontrée.
Les algorithmes de décision par règles de priorité sont utilisés dans la gestion de l’énergie. Dans
[30], le SGE répartit la puissance produite par le système PV entre la charge, le système d’électrolyse
et les batteries en fonction de la puissance disponible. Si la puissance PV est suffisante, la charge est
alimentée uniquement par le système PV. Dans le cas d’une surproduction et d’un niveau d’hydrogène
inférieur au niveau maximum, l’excédant de puissance PV alimente l’électrolyseur. Dans le cas où le
niveau d’hydrogène est à son maximum, l’excédant est fourni aux batteries. Lorsque le stockage d’hy-
drogène est à son maximum et que les batteries sont totalement chargées, le système PV est totalement
déconnecté du système. Dans le cas où la puissance PV est insuffisante, alors la PàC fournit le manque
de puissance si le seuil minimum de puissance de fonctionnement de la PàC est atteint et si le niveau
stockage d’hydrogène le permet. Dans le cas contraire, ce sont les batteries qui fournissent le manque
de puissance. Cette méthode est surtout utilisée pour le dimensionnement d’un système hybride. Dans
le cas d’un contrôle en temps réel, elle doit être combinée avec d’autres méthodes de contrôle pour as-
surer l’équilibre production/consommation à chaque instant et respecter les contraintes de chaque élément.
Dans [45], les auteurs proposent une stratégie basée sur l’identification de la charge afin de garantir
le maintien de l’équilibre production/consommation, en démarrant des éléments de la charge lorsque
la production est suffisante, ou en les arrêtant lorsque la production est insuffisante. L’auteur classe
les charges en fonction de leurs durées d’alimentation (charge qui doit être alimentée en permanence,
charge qui peut être mise en veille, etc.). Les éléments composant la charge peuvent aussi être classés par
ordre de priorité [3]. D’autres stratégies consistent à délester ou à restaurer la charge en fonction de la
puissance disponible [50], ou à réguler la tension du bus DC en connectant/déconnectant les charges [47].
Les méthodes basées sur la gestion de la charge nécessitent cependant une classification des charges pour
assurer l’alimentation de celles qui ne peuvent être déconnectées (ex : réfrigérateur). Elles peuvent poser
problème dans le cas des charges qui doivent être alimentées sans interruption lorsqu’elles sont mises en
service (ex : machine à laver). De plus, ces méthodes, dont l’alimentation des appareils dépend de la
disponibilité de l’énergie, nécessitent un changement dans l’opinion publique, car le consommateur doit
accepter de ne pouvoir utiliser ces appareils lorsque l’énergie est insuffisante.
Une autre approche consiste à connecter entre eux plusieurs réseaux composés de systèmes hybrides
(appelés MR) raccordés au réseau principal. La stabilité de l’ensemble peut alors résulter de l’intercon-
nexion des sources et des charges lorsque la production et la consommation s’équilibrent à l’échelle des
MR, ou d’un apport d’énergie par le réseau principal lorsqu’aucun des MR ne peut compenser le déficit
[65]. Les auteurs dans [83] ont utilisé des systèmes multi agents et des algorithmes d’optimisation par
métaheuristiques pour réaliser une gestion de l’énergie dans les MR. Les systèmes multi agents permettent
de décomposer les différentes entités en interaction en plusieurs agents afin de les coordonner entre eux.
Cette méthode à l’avantage de maximiser l’utilisation des énergies renouvelables dans la globalité du
réseau en optimisant l’échange d’énergie entre chaque MR.
En utilisant des batteries ou des SC dans le but de stabiliser un MR, une autre approche consiste
à piloter la charge ou la décharge de ses éléments lorsque l’équilibre production/consommation est
compromis. Pour cela la régulation de leurs niveaux de charge est une solution qui a été étudiée par
les auteurs dans [13]. Dans ce contexte encore, la définition des références en puissance pour chaque
élément peut tenir compte des critères environnementaux et technico-économiques et de l’incertitude de
la prévision de la production PV [33].
D’autres auteurs ont appliqué une régulation de fréquence sur un réseau alternatif, afin de maintenir
celle-ci dans un intervalle sûr [63, 84, 49, 6]. En effet, les variations de fréquence sur le réseau sont le reflet
de la stabilité de celui-ci. Cette méthode n’est cependant applicable que sur les MR AC non connectés
au réseau principal, le réseau principal ayant son propre contrôle pour le stabiliser. Dans [54], les auteurs
utilisent un contrôle multi-variable H∞ pour la régulation de fréquence dans un MR intégrant des SC, un
système PV et un générateur diesel. Ils montrent que l’association du système de stockage par SC permet
une meilleur stabilité sur la fréquence, et que le contrôleur H∞ donne de meilleures performances que les
régulateurs Intégral-Proportionnel (IP) classique.
Dans [9, 41], les auteurs ont opté pour un contrôle dynamique des éléments d’un véhicule électrique
composé d’une PàC et de SC, afin de limiter les variations brusques du courant sur le système PàC,
• Horizon : années
• Prévision météorologiques et prévision de la charge
Niveau 3 • Planifier les opérations de maintenance
Échelle de temps
• Horizon : 1 jours à une semaine
• Horizon : 10 à 15 minutes
affectées aux SC par le SGE. Cette méthode a été validée en simulation et sur une plateforme Hardware-
in-The-Loop (HIL). Une autre stratégie consiste à réguler la tension du bus DC pour stabiliser le système.
Cette gestion peut être réalisée par des seuils hauts et bas [8]. Des régulateurs peuvent être utilisés dans
le but de répartir la puissance de la charge entre chaque élément [31, 93, 89, 79]. Dans [109], les auteurs
ont régulé la tension du bus DC dans deux modes différents. Un mode connecté au réseau qui maintient
la tension du bus DC via le convertisseur AC/DC (contrôleur dq), et un mode îloté où le SGE sollicite
le système de stockage afin de réguler la tension grâce à des régulateurs Proportionnel-Intégral (PI).
Les résultats de cette stratégie ont été validés en simulation. Le contrôle dynamique permet d’assurer la
stabilité du système à tout instant et de piloter le système en temps réel. Mais il présente l’inconvénient
de ne pas pouvoir prendre en compte les états du système sur un horizon lointain, en raison du coût de
calcul engendré (augmentation du pas de calcul qui limite son utilisation en temps réel). Dans [48], les
auteurs comparent les performances de la programmation dynamique stochastique et une stratégie de
minimisation de la consommation équivalente dans le cas d’un scooter électrique équipé d’une PàC et de
SC. Ils concluent que la programmation dynamique stochastique offre de meilleures performances avec
une consommation d’hydrogène plus faible, et un niveau d’énergie des SC plus éloigné de la référence à
la fin de la simulation.
La gestion de l’énergie peut s’effectuer à différentes échelles de temps (cf. Fig. 1.4). Des prévisions
sur un horizon d’un an peuvent être prises en compte dans le but de dimensionner les équipements et
le réseau de distribution, ou de planifier des opérations de maintenance par exemple (niveau 3). Des
prévisions sur un horizon allant d’une dizaine de minutes à une semaine permettent d’établir des plans
d’engagement qui déterminent les séquences de démarrages/arrêts des éléments de conversion ou de
stockage (niveaux 2 et 1). Un contrôle dynamique peut être réalisé avec un pas de temps allant de la
dizaine de microsecondes à quelques secondes afin de s’assurer de la stabilité du système (niveau 0).
Ces différents niveaux de contrôle peuvent tenir compte à la fois de contraintes techniques (fiabilité,
performance, durée de vie des équipements), environnementales (maximisation de l’injection d’EnR sur le
réseau), économiques (marché de l’énergie) et réglementaires (Programmation Pluriannuelle de l’Energie
(PPE)).
Dans ces travaux, 3 niveaux sont pris en compte par 3 couches de contrôle différentes. Le premier
est celui de la régulation de courant (quelques centaines de µs) qui assure le suivi de consigne des différents
éléments. Le deuxième a pour objectif de définir les différentes références en courant de chaque élément
(quelque µs à quelque ms) afin de réguler la tension du bus DC et le niveau de charge des batteries.
Et le troisième a pour objectif de définir les séquences de démarrages/arrêts des éléments de conversion
ou de stockage, en prenant en compte les prévisions de production et de consommation, les conditions
météorologiques, ainsi que les contraintes de chaque élément (pas de temps de quelque minute prenant en
compte un horizon de prédiction sur plusieurs heures).
Les SGE précédemment cités intègrent pour la plupart une ou plusieurs loi(s) de commande.
Ces lois de commande permettent de définir comment le système va être géré, quel paramètre devra
être pris en compte et quelle sera la variable de commande du système. Elles peuvent reposer sur un
modèle du système, basé sur une connaissance des équations physiques de la physique qui décrivent son
fonctionnement (modèle boîte blanche), ou identifié à partir des données en entrée-sortie du système
pour reproduire son comportement (modèle boîte noire). La combinaison de ces deux approches s’appelle
modèle hybride. Les commandes à base de modèle se classent en deux catégories : linéaire (basées sur un
modèle linéaire ou linéarisé, c’est-à-dire que la variable d’état est linéairement dépendante de la variable
de commande) et non linéaire (basées sur un modèle non linéaire). Dans les lois de commandes utilisées
dans la littérature, on retrouve les commandes optimales, basées sur la minimisation ou la maximisation
d’un critère pré défini, les commandes basées sur la passivité, la commande plate, etc.
La commande par passivité est aussi une méthode validée par plusieurs auteurs. Dans [41], l’auteur
utilise la passivité pour définir le courant de référence de chaque élément et utilise un contrôleur PI
pour la régulation de courant. Dans [9], l’auteur présente une utilisation similaire de la commande
passive. L’auteur dans [14] combine la commande par passivité avec la commande par backstepping
pour le pilotage d’un moteur synchrone à aimants. La commande par passivité repose sur la convergence
de l’énergie de l’erreur vers une valeur nulle. Elle assure la stabilité du système bouclé en le rendant passif.
Une stratégie à base de logique floue a été utilisée dans [1], afin de répartir les flux de puissance
entre plusieurs éléments et piloter le système en temps réel. Le principe consiste à utiliser des valeurs
linguistiques, comme « petit » et « grand » pour décrire des variables numériques, sans recourir à
un modèle. Les domaines des valeurs numériques sont partitionnées en classes. Chacune des classes,
identifiées par un terme linguistique, est caractérisée par une fonction d’appartenance définissant le degré
des valeurs numériques de cette classe. Cependant, le fait d’utiliser des décisions pour piloter un système
ne permet pas de garantir l’optimalité de la commande [95, 34].
Une commande qui tend à se démocratiser est la commande prédictive. Elle peut s’utiliser pour
un système linéaire, mais aussi pour un système non linéaire. Dans [10], les auteurs ont appliqué une
commande prédictive au pilotage d’un véhicule hybride électrique, pour diminuer la consommation en
carburant et recharger les batteries. Cette méthode a été validée en simulation et ses performances ont
montré que l’économie en carburant peut être plus ou moins importante, en fonction de l’horizon de pré-
diction. Dans [13], les auteurs comparent les performances d’une commande prédictive et d’un contrôleur
PI pour le pilotage des éléments d’un véhicule hybride. Ils ont démontré que les contraintes du système
sont mieux respectées avec une commande prédictive. Les performances de cette commande ont aussi
été démontrées dans [22] : l’auteur l’utilise dans un superviseur afin d’améliorer les performances d’une
cellule multi sources. Son objectif est de minimiser le recours aux énergies fossiles, tout en améliorant
le suivi de consigne de la puissance. L’évaluation des performances de la commande en simulation et en
test en temps réel a pu montrer son efficacité. La commande prédictive peut être aussi utilisée pour du
contrôle dynamique. Dans [64] les auteurs utilisent la commande prédictive pour définir les références en
courant des éléments d’un véhicule électrique hybride. La commande prend en considération les différentes
contraintes (temps de réponse, seuils minimum et maximum, etc.) afin d’assurer une utilisation optimale
de chaque élément. Les résultats de tests expérimentaux démontrent les performances de ce type de
commande en temps réel. Dans [79], les auteurs utilisent la commande prédictive dans le but de réguler
la répartition de puissance des éléments d’un MR. Les performances de la commande sont comparées
à celles d’un régulateur PI, et démontrent les meilleures performances de la commande prédictive en
simulation et expérimentalement. Dans [99], les auteurs utilisent la commande prédictive afin de piloter
la tension des condensateurs d’un onduleur de type Packed U Cell (PUC) et le courant du réseau pour
la connexion d’un système PV. Les résultats de la simulation attestent des performances du contrôleur à
maintenir la fréquence du réseau à 50Hz, avec un faible taux de distorsion harmonique.
Dans [31], les auteurs utilisent la commande prédictive pour la répartition de puissance dans un
véhicule électrique hybride. Dans [78], l’auteur utilise avec succès la commande prédictive à multiple
horizon pour piloter une maison intelligente. Dans [69], les auteurs démontrent les performances de la
commande prédictive pour le pilotage d’un data-center. L’auteur dans [68] développe une commande
prédictive qui peut être appliqué afin de piloter la fréquence du bus AC ou la température d’un bâtiment.
En pratique, les régulateurs Proportionnel-Intégral-Dérivé (PID) sont les plus utilisés. La loi de
commande repose uniquement sur l’erreur entre la consigne et la valeur mesurée. La structure de ce type de
régulateurs peut varier d’une application à une autre (série, parallèle ou mixte). Dans [93, 109], les auteurs
utilisent des régulateurs PI pour réguler la tension du bus. Le premier PI génère la référence en courant
en fonction de l’erreur entre la consigne et la mesure de tension, puis un deuxième PI génère la consigne
pour piloter le convertisseur en fonction de l’erreur entre la référence en courant, générée précédemment,
et la mesure. Dans [89], l’auteur utilise des régulateurs PI pour piloter différents convertisseurs DC/DC.
Ce type de commande est généralement facile à mettre en œuvre. Les contraintes prises en compte se
limitent cependant à des seuils d’amplitude et au temps de réponse du système.
Depuis plusieurs années, la tendance est au développement des EnR à cause des problèmes liés aux
énergies fossiles. En effet, l’utilisation des énergies fossiles provoque une augmentation de la température
ambiante qui résulte d’une forte émission de gaz à effet de serre. Ceci concerne la production électrique
comme le secteur des transports. Les problématiques liées aux énergies fossiles sont encore plus présentes
dans les ZNI où leur utilisation nécessite une importation massive de ressources primaires. L’implantation
des EnR pose toutefois quelques problématiques :
— L’aspect stochastique des sources primaire (le soleil, le vent, etc.) peut provoquer des instabilités
dans le réseau lorsque la production varie brusquement.
— Les éléments de stockage sont pour le moment très volumineux et peuvent parfois être très
coûteux.
— Le développement et l’intégration des SGE peuvent être fastidieux.
— La législation actuelle ne permet pas une intégration massive des EnR en France.
— Quels éléments doivent être pris en compte pour prendre en compte l’aspect stochastique des
EnR ?
— Quels systèmes de stockage de l’énergie est le plus adéquat pour faciliter l’intégration des EnR ?
— Comment gérer la production et le stockage de l’énergie des systèmes intégrant les EnR ?
— Quels impacts économiques aura l’intégration des EnR sur les réseaux actuels ?
Durant ces travaux, nous allons tenter de réponde à quelques-unes de ces questions.
Outre sa situation géographique, La Réunion a la particularité d’être une ZNI, ce qui impose une
production locale d’électricité. Comme montré sur l’annexe B.3, la production d’électricité sur le territoire
dépend, en grande partie, des énergies fossiles (principalement le fioul lourd, le gazole et le charbon).
D’après le Bilan Énergétique de La Réunion (BER) [16], la production électrique dépend à 67,6 % des
énergies fossiles, et à 32,4 % des énergies renouvelables.
La problématique se pose tout aussi bien pour le domaine des transports. La consommation en carburant
(gazole et super sans-plomb) dans ce domaine n’a cessé d’augmenter depuis l’an 2000, avec une nette
augmentation de la consommation de gazole et une baisse de la consommation de sang plomb [16] (voir
annexe B.4). En 2006, La Réunion comptait 396 462 véhicules contre 444 052 en 2016.
Au final, le taux de dépendance énergétique (part des énergies fossiles importées dans la consom-
mation d’énergie) de La Réunion en 2017 était de 87 %. Cette situation impose une importation massive
de ressources fossiles, nécessaires pour combler la demande en électricité qui augmente constamment (voir
annexes B.1 et B.2).
Cette utilisation massive des énergies fossiles est non seulement problématique d’un point de vue éco-
logique (émission de gaz à effet de serre, changement climatique, etc.), mais aussi d’un point de vue
économique. C’est pour cela que les politiques régionales définissent comme objectif, en accord avec la
loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), l’autonomie énergétique en termes de
production d’électricité d’ici 2030.
Dans cette optique, on peut voir dans l’annexe B.2 que la production électrique d’origine renou-
velable (PV, Éolien et Biogaz) a considérablement augmenté depuis 2004, passant de 0,1 GWh en 2004
à 283,8 GWh en 2017. A La Réunion, la faible variabilité saisonnière de la ressource solaire encourage le
développement des filières PV et solaire thermique. La production PV est passée de 1,6 GWh en 2006 à
256,5 GWh en 2017 et le nombre de chauffe-eau solaires est passé de 17 185 unités installées en l’an 2000
à 155 756 en 2017 [16]. De plus, avec l’installation de plusieurs prises de recharge (103 prises en mars
2018) sur le territoire (voir la carte en annexe B.5), les véhicules hybrides et électriques ont de plus en
plus leur place à la Réunion, passant de 38 véhicules en 2006 à 5603 en 2017 [16].
De plus, plusieurs projets sont en cours d’étude pour améliorer le cadre de vie et la situation
énergétique de La Réunion. Ces projets sont développés dans 4 villes de La Réunion : à Saint Paul, à
Saint Pierre, à La Possession et à Saint Denis.
Dans le secteur de Saint Paul, La Possession et le Port, labellisé EcoCité en 2009, le projet EcoCité
[94] a été retenu dans le programme d’investissement d’avenir Ville de demain. Il consiste à favoriser les
outils de production de terres fertiles, le renforcement de la filière d’agriculture, d’appliquer des mesures
de confort thermique, acoustique et aéraulique en mettant en place la conception d’îlots de fraîcheur, de
bâtiments favorisant la ventilation naturelle, etc. Il aura aussi pour but de développer un nouveau réseau
de transport écologique. D’un point de vue écologique, le projet vise une performance des activités et des
services urbains dans le respect des grands équilibres environnementaux, grâce à la lutte contre les îlots
de chaleur, l’approche aéraulique, l’éco-construction, les MR, etc. L’EcoCité aura pour but d’être un ter-
ritoire à énergie positive grâce au déploiement d’énergies nouvelles (énergies thermiques des mers, projet
Seaventuri, Hydroélectricité, etc.), mais aussi par le déploiement de SG pour une production décentrali-
sée, la maîtrise de la consommation, des systèmes de stockage et une nouvelle architecture réseau pilotable.
Le projet Cœur de Ville de La Possession, né en 2006 [87], consiste quant à lui à dynamiser le
centre-ville grâce à une interconnexion des quartiers. Il aura pour objectif de favoriser le développe-
ment durable grâce à l’utilisation de la ventilation naturelle pour le confort thermique, l’utilisation de
chauffe-eau solaires et l’encouragement à la maîtrise de l’énergie. Dans les espaces publics, la gestion
des eaux pluviales traitées par un système de petits fossés végétalisés est aussi utilisée dans le but
de rafraîchir la température ambiante afin d’améliorer le confort thermique. Une sensibilisation des
constructeurs à l’installation de photovoltaïque est aussi faite dans la présentation du projet. Enfin,
la mise en place d’une interface informatique permettra aux habitants de contrôler leur consommation
en énergie. Ce projet est l’un des premiers écoquartiers de La Réunion et sa livraison est prévue pour 2025.
À Saint Denis, le projet PRUNEL (Plan de Rénovation Urbaine Nord Est Littoral) a été présenté
comme l’un des 20 projets lauréats de l’appel à manifestations d’intérêt 2016 [2]. Ce projet consiste en
la réhabilitation des logements, la redynamisation des commerces, la rénovation des équipements et bien
d’autres axes dans un périmètre de 150 hectares. C’est donc dans l’optique de ce projet que l’élaboration
d’un plan de développement d’un MR pour le quartier PRUNEL PIA a été lancé. Il vise à intégrer un
réseau électrique local indépendant, alimenté par les EnR (énergie solaire et éolienne, mais aussi un
système de refroidissement par les eaux marines appelé Sea-Water Air Conditioning (SWAC) afin de
rendre le quartier autonome en énergie d’ici 2025.
En accord avec les problèmes liés au changement climatique et à la transition écologique, l’objectif
de la thèse consiste à développer un SGE afin de piloter les éléments d’un dispositif de conversion et de
stockage hybride, favorisant une meilleure utilisation des ressources disponibles localement (plus parti-
culièrement le solaire). Dans ce contexte, le SGE doit assurer la stabilité du système en temps réel, en
tenant compte à la fois des variations de la charge, du caractère stochastique de la ressource et de l’état
des stocks, tout en optimisant la durée de vie des éléments qui constituent le dispositif.
La source d’énergie choisie est l’énergie PV, l’EnR la plus utilisée à La Réunion. Le PV est donc
utilisé pour alimenter un système d’électrolyse, et l’hydrogène produit est réutilisé par une PàC pour
restituer l’énergie demandée par la charge.
Avantage du PV :
— source d’énergie renouvelable n’émettant aucun gaz à effet de serre (GES),
— technologie mature et éprouvée,
— alternative favorable au remplacement des ressources fossiles pour diminuer l’impact carbone.
Inconvénients du PV :
— production fortement variable à cause de l’intermittence des phénomènes météorologiques,
— combinaison indispensable avec d’autres éléments pour pallier l’intermittence.
Un des éléments choisis pour le MR étudié est la PàC de type Membrane Electrolytique Polymère
(PEM) (PàC à basse température). En dépit des nombreux avantages des systèmes PàC, qui peuvent avoir
une importance majeure dans les systèmes de production électrique ou les transports, leurs inconvénients
ne permettent pas un déploiement massif à grande échelle. De plus, la PàC nécessite une production
d’hydrogène et ne peut donc fonctionner seule. Pour cela elle doit être associée à un système de production
d’hydrogène et une source d’énergie.
Avantage de la PàC :
— source d’énergie n’utilisant que de l’hydrogène comme réactif (alternative aux énergies fossiles
pour diminuer la pollution due à ces énergies),
— dimensionnement de la puissance de la pile totalement indépendant du dimensionnement de son
stockage d’énergie (stockage de l’hydrogène).
Inconvénients de la PàC [108, 23, 70, 37, 110, 104, 107, 101, 88, 61, 60] :
— temps de réponse important, du fait du temps de réponse des régulateurs de gaz,
— système incompatible avec des variations brutales de la charge qui risquent de dégrader fortement
ses performances dans le temps,
— plage de fonctionnement optimale réduite (ne doit pas fonctionner à de faibles et à de fortes
puissances),
— conditions de démarrage-arrêt pouvant causer des dégradations (température, humidité, etc.).
Le système de production d’hydrogène choisi est un électrolyseur Alkalin. Les systèmes d’électrolyse
de l’eau permettent de produire de l’hydrogène avec une source d’énergie et de l’eau pure. Mais ces
systèmes présentent quasiment les mêmes inconvénients que les systèmes PàC [38, 85, 56, 21].
Ces trois éléments sont donc complémentaires pour gérer le caractère intermittent et diurne de
l’énergie PV.
Hydrogène
Boost
DC
αpv
DC IP aC
Ibat Iel
αP aC
αbat
αel
Vbat VP aC Vel
Boost
Boost
DC DC DC
Buck
DC DC DC
b b
Ipv Ibat IPb aC Ielb
Ich
Cb Vb
Maison ICb
résidentielle
Pour diminuer l’impact de la variation de la charge sur la PàC et de l’alimentation sur l’électroly-
seur, un système de stockage avec un faible temps de réponse peut être utilisé. Dans ces travaux l’élément
de stockage choisi est la batterie pour son faible temps de réponse et sa capacité de stockage élevée (voir
tableau 1.3).
La production d’énergie électrique via des systèmes PV est durable, mais l’intermittence et l’aspect
stochastique de la ressource solaire impose l’hybridation avec des systèmes de conversion et de stockage
d’énergie. Si l’hybridation avec des batteries est opérationnelle, un certain nombre de contraintes :
— faible densité énergétique,
— impact environnemental tout au long du cycle de vie,
— dimensionnements de la puissance et du stockage couplés,
Commande
de la planification Ibat ref
Paramètre de
la commande Ipac ref Contrôleur
Iel ref
encouragent le recours au vecteur hydrogène, à condition de dépasser les verrous qui freinent son déploie-
ment à grande échelle : la durée de vie, la fiabilité et le coût des systèmes PàC et électrolyseurs.
La combinaison de la batterie avec la PàC et l’électrolyseur permet d’utiliser des batteries comme
un stockage court terme, et donc de diminuer l’encombrement et de dissocier partiellement le dimen-
sionnement de la puissance et du stockage. L’association de ces 4 éléments avec un SGE et des éléments
permettant de piloter la puissance appelée (de type convertisseur statique DC/DC) permet de créer un
MR totalement autonome en énergie. La figure 1.5 montre la structure du MR choisi pour ces travaux.
Dans l’objectif de lever les verrous scientifiques et technologiques liés l’utilisation de la PàC et de
l’électrolyseur, ces travaux proposent un SGE prenant en compte les contraintes technologiques liées à
la durée de vie et à la fiabilité du système hybride. La structure choisie pour le SGE est une structure à
trois couches (cf. Fig. 1.6) :
Mesurement Kp
Z −1
- + -
Reference + Ki .TS +
+
+ u
- +
Z −1
— La couche anticipative : plus couramment appelée Energy Management System et notée plani-
fication sur la figure 1.5, elle utilise les prévisions climatiques et de consommation pour définir
certaines références et ordres de démarrage-arrêt de certains éléments. Elle fonctionnement sur
un pas de temps allant de la seconde à la minute, sur un horizon allant de la minute à plusieurs
heures.
— La couche réactive : plus couramment appelée Power Management System et notée commande
sur la figure 1.5, elle définit les consignes à appliquer au système avec un pas de temps allant
de la centaine de microseconde à la milliseconde.
— La couche locale : notée contrôleur sur la figure 1.5, elle s’assure que les consignes définies dans
la couche réactive sont appliquées au système, avec un pas de temps de quelque dizaine de
microseconde.
La couche locale a pour objectif de s’assurer du bon suivi des consignes définies par la couche
réactive. Le régulateur de courant utilisé ici a été choisi en fonction de ses performances. Un régulateur
(ou correcteur) génère un signal de commande qui minimise l’erreur entre la consigne et la mesure.
Il existe plusieurs types de régulateurs, comme le régulateur RST, une structure de commande à 3
polynômes qui doit être déterminée pour obtenir une commande efficace. Les structures du PID sont les
plus utilisées dans le monde de l’industrie pour leurs performances applicables à de nombreux systèmes.
Ces différents régulateurs peuvent être utilisés en temps continu, mais aussi en temps discret. Dans ces
travaux, après plusieurs tests, un régulateur IP avec action anti-windup a été choisi pour la régulation de
courant (cf. Fig. 1.7). L’application de l’effet intégral en aval permet de filtrer le bruit sur l’erreur entre
la consigne et la mesure, ce qui ajoute de la stabilité. De plus, l’effet anti-windup permet de respecter les
valeurs min et max de la variable de commande.
La couche réactive a pour fonction de définir les références nécessaires en fonction des carac-
téristiques physiques de chaque élément. Dans le système hybride, il a été décidé de réaliser une
régulation de tension du bus DC et une régulation du niveau de charge des batteries. Pour cela, les va-
riables à réguler sont les courants de chaque élément afin de maintenir la tension du bus DC à sa référence.
Afin de déterminer les courants de référence, la commande prédictive, qu’on nommera tout au
long de ce manuscrit par sa dénomination anglaise Model Predictive Control (MPC), a été choisie.
Cette commande fait partie des commandes optimales qui minimisent une fonction coût pouvant prendre
différentes formes [29]. Elle a l’avantage d’intégrer directement dans la définition de la commande toutes
les contraintes des éléments, afin qu’ils soient respectés à tout instant.
∞
∗
P
J∞ (x(t)) = min Q(xt+k|t , ut+k|t )
u∈U k=0
Forme d’une fonction coût
La MPC existe sous plusieurs formes, dont 2 qui apparaissent régulièrement dans la littérature :
— La MPC basique qui utilise une optimisa- — La MPC explicite (Explicit Model Pre-
tion en ligne, elle a l’inconvénient d’avoir dictive Control (eMPC)) qui utilise une
un temps de calcul élevé qui ne permet optimisation dite hors ligne, qui réduit
pas un contrôle en temps réel sur des sys- considérablement les temps de calcul pour
tèmes avec un faible temps de réponse. un contrôle en temps réel.
Dans le cas de cette étude, la MPC a été choisie pour sa capacité à intégrer les contraintes et
les objectifs directement dans la commande. Afin de limiter les coûts de calcul lié à la minimisation
du critère, elle est utilisée sous sa forme explicite (eMPC). En effectuant une résolution hors ligne du
problème, l’état à l’instant t du système (appelé x(t)) est considéré comme un paramètre du système. Le
système est alors considéré comme un programme multi paramétrique, qui est résolu afin d’obtenir une
fonction affine par morceaux. Les coefficients de cette fonction sont alors stockés dans une table (look-up
table). Cette table est divisée en plusieurs hyperplans ji , qui sont eux-mêmes divisés en plusieurs régions
de contrôle Xi associés à une fonction affine Fi (cf. Fig. 1.10). Elle est alors consultée en ligne afin de
déterminer la solution optimale. Ce processus permet de déplacer la charge de calcul hors ligne et donc
de réduire le temps nécessaire à la résolution du problème en ligne.
Afin d’améliorer les performances de la eMPC, il est possible de transformer la table de résultats
en un arbre de résultats, ce processus est appelé Binary Search Tree (cf. Fig. 1.11).
Deux eMPC ont donc été développées. La première définit les courants de référence du système
PàC et électrolyseur. Cette eMPC aura pour but de maintenir les batteries a un niveau de charge (SoC) de
référence. La seconde aura pour but de maintenir la tension du bus DC à sa référence. Le développement
de ces commandes sera décrit dans les prochains chapitres.
Pour cela, l’écriture d’un problème d’optimisation semble une solution pour définir les plages
de démarrages/arrêts de ces éléments et respecter leurs contraintes afin d’optimiser leur durée de vie
(cf. Exemple d’écriture d’un problème d’optimisation ci-dessous). Il existe plusieurs façons d’écrire
un problème d’optimisation. Les approches par problèmes Linear-Programming (LP) qui définissent
un problème soumis à des égalités linéaires et à des contraintes d’inégalités linéaires. Les problèmes
Mixed-Integer-Linear-Programming (MILP) qui contraignent la variable d’état à appartenir à l’espace
des nombres entiers, ou encore les problèmes Mixed-Integer-Quadratic-Programming (MIQP) dont les
contraintes et la fonction objectif peuvent contenir des éléments quadratiques. Dans la même optique que
la MPC, les problèmes d’optimisation utilisent un modèle du système (boîte blanche ou boîte noire) afin
de maximiser ou de minimiser une fonction objectif dans le but de trouver une solution optimale. Ces
problèmes d’optimisation sont couramment utilisés pour de la planification.
Dans ces travaux, nous avons choisi d’écrire le problème d’optimisation sous une forme MIQP, afin
de déterminer les plages de fonctionnement de la PàC et l’électrolyseur en tenant compte des différentes
prévisions de production photovoltaïque et de consommation de la charge. En effet, en prenant en compte
les moments où l’ensoleillement est très faible et où la consommation de la charge est assez importante,
le problème d’optimisation peut définir une plage de fonctionnement optimale de la PàC. Dans la même
optique, en prenant en compte les moments où l’ensoleillement est important et où la consommation de
la charge est faible, le problème d’optimisation peut définir une plage de fonctionnement optimale de
l’électrolyseur.
T
p̂ (x (tj )) := argmin x (tj ) Cx (tj )
p∈Z
sous Ax (tj ) + b = y,
lb ≤ x (tj ) ≤ hb
1.6 Conclusion
Ce chapitre nous a permis de définir les objectifs de la thèse et les différents choix techniques et
scientifiques qui seront développés dans les prochains chapitres.
Le développement d’un système hybride composé d’une PàC, d’un électrolyseur, d’un système PV et
d’un stockage court terme par batteries a été choisi. Les éléments du système hybride seront pilotés par
un SGE à 3 étages. Le SGE sera composée d’une couche locale pour assurer le suivi des consignes en
courant des sources, d’une couche réactive permettant de définir les consignes en courant et d’une couche
anticipative permettant de définir les paramètres d’entrée de la couche réactive. L’objectif est de créer un
système fiable et stable, respectant les conditions de fonctionnement de chaque élément afin d’optimiser
sa durée de vie.
Le chapitre 2 définira le fonctionnement et les modèles de chaque élément du MR dans les différents
développements des couches du SGE.
Chapitre 2
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
2.4 L’électrolyseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.8 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
2.1 Introduction
Le MR étudié dans ces travaux est constitué d’un système PàC associé à une production d’hy-
drogène électrolytique, à des batteries et à une centrale PV. Ces différents éléments, qui reposent sur
différentes technologies, ainsi que leurs avantages et leurs inconvénients sont présentés dans la première
partie de ce chapitre. La modélisation de chaque unité du MR est nécessaire pour son étude. Les modèles
des unités constituant le MR utilisés lors de ces travaux ainsi que les équations de la variation des stocks
d’hydrogène, des stocks d’oxygène et du niveau de charge des batteries sont présentés et détaillés.
Dans un second temps, le rôle des convertisseurs et leurs modèles sont présentés. Ceci afin de
comprendre la physique du MR et de le modéliser dans sa globalité dans le but de développer la commande
et d’étudier les performances de cette dernière. Pour cela il existe plusieurs niveaux de modélisation en
fonction de la précision des résultats attendus et des objectifs visés :
— Modélisation des dynamiques de tension et de courant avec une modélisation des périphériques
MLI (PWM) (niveau 1)
— Modélisation des dynamiques de tension et de courant (niveau 2)
— Modélisation des dynamiques de tension (niveau 3)
— Modélisation statique du système (niveau 4)
Les différents niveaux de modélisation sont présentés ainsi que les différentes hypothèses prises en
compte lors de la simplification du modèle. Le niveau de modélisation utilisé pourra être différent en
fonction de l’étape de développement (développement des stratégies de commande des couches réactive,
locale et anticipative, etc.).
— Les couches minces : Cette technologie a été mise en place pour compenser les pertes résultant
du découpage du silicium qui peut générer environ 30 % de pertes d’efficacité. Elle utilise des
couches minces déposées sur du verre ou un support souple, et regroupe 2 familles, dont celle qui
utilise le tellure de cadmium et celle qui utilise un alliage de cuivre, indium, sélénium et gallium.
a) b)
Iph Iph Rs Ipv
Id Id Ip
G, T Vpv G, T Rp Vpv
c)
Iph Rs Ipv
Id1 Id2 Ip
G, T Rp Vpv
Figure 2.2 – Circuit équivalent d’un module photovoltaïque : a) une diode b) une diode, une résistance
parallèle et une résistance série c) deux diodes, une résistance parallèle et une résistance série
Parmi les différents niveaux de modélisation résultant de différents types de modèles, le modèle
le plus simple prend en compte les caractéristiques de l’installation (rendement du panneau, surface PV
installée, etc.) pour déterminer la puissance maximale produite par un module PV, à partir de l’irradiance,
et pour une température donnée [102, 60, 30].
Un des modèles consiste à déterminer un circuit équivalent qui reproduit le comportement du
module PV et délivre la tension et le courant du panneau photovoltaïque pour une irradiance et une
température donnée. Le circuit équivalent idéal, le plus simple et le plus facile à mettre en œuvre, consiste
en une source de courant en parallèle avec une diode de jonction [81] (cf. Fig. 2.2.a). Un autre circuit
équivalent intègre, en plus de la diode, une résistance parallèle pour représenter la fuite de courant de la
jonction p-n et une résistance série pour représenter les pertes dues à la résistance en courant circulant
dans les électrodes et le matériau [97, 81, 39] (cf. Fig. 2.2.b). Enfin, une autre diode supplémentaire en
parallèle de la source de courant peut être considérée dans le circuit équivalent (cf. Fig. 2.2.c) [39].
Afin d’avoir un compromis entre simplicité d’implémentation et prise en compte des différentes
pertes, le modèle utilisé pour les tests de la couche réactive est le modèle à une diode, une résistance
série et une résistance parallèle. Pour la couche anticipative, c’est l’équation permettant de déterminer la
puissance maximale produite par les panneaux en fonction des caractéristiques de l’installation PV et des
conditions météorologiques qui est utilisée.
L’équation 2.1 peut être utilisée pour prévoir la production PV à partir de l’irradiance et de la
température à des fins de planification ou de dimensionnement [102] :
Pmaxpv = ηpv ηMPPT Apv G 1 + Kppv Tpvnom − Tcpv (2.1)
avec :
— ηpv : le rendement du module PV,
— ηMPPT : le rendement de puissance d’un système Maximum Power Point Tracking (MPPT)
parfait. Généralement à 90 %,
— Apv : la surface PV installée,
— Kppv : le coefficient de perte en fonction de la température du module PV,
— Tcpv : la température du module PV,
— Tpvnom : la température nominale de fonctionnement du module PV.
— G : l’irradiance
avec :
— Scpv : la surface d’une cellule,
— ncpv : le nombre de cellules du module,
— nspv : le nombre de modules en série,
— nppv : le nombre de modules en parallèle.
La valeur de chaque paramètre est définie à partir des données techniques d’un PV de 180Wc choisi
pour sont niveau de tension et sa puissance crête. Les paramètres sont disponibles en annexes C.1 et D.4.
!
q vpv + ipv Rspv
−1
ncspv kTcpv a vpv + ipv Rspv
ipv = iph − i0 e − (2.3)
Rppv
iph est le courant généré par la lumière incidente et peut être déterminé à partir de l’équation
suivante [81] :
G
iph = iscpv + Kipv Tcpv − Tpvnom (2.4)
Gnom
i0 est le courant de saturation de la diode qui peut être déterminé par [81] :
3 qEg 1
−
1
iscpvnom Tcpv
i0 = e ak Tpvnom Tcpv (2.5)
qvocpvnom Tpvnom
e ncs pv
kTpvnom a −1
Enfin Eg est le gap du silicium qui dépend de la température de cellule [97] :
Tcpv 2
Eg = 1, 16 − 7, 02.10−4 (2.6)
Tcpv − 1108
La caractérisation d’un module PV consiste à estimer les paramètres Rspv , Rppv et a de celui-ci.
Rspv est la résistance série du modèle, elle est déterminée grâce à l’équation ci-dessous [81] :
qvocpv qvocpv
akTcpv ncppv akTcpv ncspv
impv akT nc
cpv spv
ncppv vmpv
Rspv = ln
e − e − 1
− ncs im
(2.7)
qimpv iscpv
pv pv
Rppv est la résistance parallèle du modèle et est déterminée avec l’équation ci-dessous [81] :
qvocpv
akT nc
− ncppv vocpv Aq + akTcpv ncspv ncppv cpv spv − 1
ncspv iscpv Rspv e
Rppv = (2.8)
qvocpv
ncspv 2 impv akTcpv ncppv e
akTcpv ncspv −1
− Aqncspv iscpv
(ncppv vmpv −ncspv impv Rspv )
0.1685
0.168
0.1675
-100 -50 0 50 100 150 200 250 300
104
2
1
0
-100 -50 0 50 100 150 200 250 300
4
2
0
-100 -50 0 50 100 150 200 250 300
!
q ncppv vmpv + ncspv impv Rspv
akTcpv ncspv ncppv
A=e
Pour que le modèle soit représentatif de la réalité, une méthode pour déterminer la valeur de a,
de Rspv et de Rppv est d’initialiser a à 0 et de l’incrémenter jusqu’à ce que la valeur de Rppv devienne
négative, ce qui correspond à la valeur minimale positive de Rppv [81]. Cette caractérisation est réalisée
pour plusieurs valeurs de température de cellule afin d’obtenir plusieurs valeurs de Rppv , de Rspv et de a.
À partir de ces valeurs, des polynômes 1 peuvent être définis pour représenter les variations de a, Rspv et
Rppv en fonction de Tcpv (cf. Fig. 2.4).
La température du panneau peut être déterminée grâce à l’équation 2.9 [30], qui prend en compte
la température nominale de fonctionnement du panneau modélisé NOCT, la température ambiante et
l’irradiance :
40
20
0
0 1 2 3 4 5 6
200
100
0
0 1 2 3 4 5 6
Figure 2.5 – Courbes V = f(I) et P = f(I) du panneau simulé pour G = 1000 W/m2 et T = 25˚C
La valeur de chaque paramètre est définie à partir des données techniques d’un panneau de 24V
nominal et de 180W pour un ensoleillement de 1000 W/m2, pour une température ambiante de 25˚C. La
figure 2.5 illustre les résultats de la simulation de ce panneau solaire. Les résultats obtenus sont conformes
à ceux attendus pour un PV. On observe un point de puissance maximale de 170,9 W avec ipv = 4, 97 A
et vpv = 34, 4 V . Ce modèle peut donc être utilisé lors des tests en simulation du SGE.
Les batteries les plus couramment utilisées dans le domaine du solaire sont les batteries au plomb,
au nickel et au lithium [57]. Le rendement des batteries varie selon la technologie et peut atteindre les
90% en charge et en décharge pour les batteries au lithium.
L’avantage des batteries plomb est leur fiabilité, due en partie à la maturité de la technologie. Elle
existe sous deux formes : les batteries ouvertes et fermées. La technologie ouverte est moins coûteuse,
mais demande un entretien régulier, et la température ambiante à une forte influence sur la capacité. La
technologie fermée présente quant à elle l’avantage de ne pas nécessiter d’entretien, mais son coût est
plus élevé et sa durée de vie plus courte.
VR VC VC
s p1 p2
Rp1 Rp2
Ibat Rs
Cp1 Cp2
Voc Vbat
Les batteries au nickel disposent d’une grande capacité énergétique et autorisent une profondeur
de décharge élevée. De faible capacité, leur utilisation est limitée à des usages ne nécessitant pas une
grande autonomie. Leur durée de vie est cependant supérieure à celle des batteries plomb.
Les batteries au lithium possèdent la densité énergétique la plus élevée du marché, mais la techno-
logie n’est pas encore arrivée à maturité. Leur durée de vie est plus élevée que les technologies plomb et
nickel et leurs principaux avantages dans le domaine du solaire est leur capacité à accepter un courant de
décharge élevé. Cependant, leur coût est encore largement supérieur à celui des autres technologies, ce
qui freine leur déploiement.
Pour l’utilisation avec une PàC et un électrolyseur dans un système de production PV, les batteries
lithium semblent les plus adéquates, en raison de leurs caractéristiques physiques autorisant une décharge
rapide avec une capacité énergétique élevée.
Les batteries peuvent être modélisées avec des méthodes plus ou moins complexes, selon la précision
attendue. Les modèles les plus courants sont les circuits équivalents d’ordre 1 et d’ordre 2 de cellules RC.
Les paramètres du modèle sont estimés à partir de données expérimentales.
Dans la suite, la batterie est modélisée par les équations proposées dans [24]. L’estimation des
paramètres du modèle est basé sur des mesures expérimental. L’auteur propose un circuit équivalent
d’ordre 2 constitué de la mise en série de circuits RC (impédance de Warburg, cf. Fig. 2.6) et d’une
batterie Li-ion dont les paramètres sont extraits de tests expérimentaux. Ces paramètres dépendent de
l’état de charge de la batterie (Eq. 2.10a - 2.11).
2
0 10 20 30 40 50 60
100
50
0
0 10 20 30 40 50 60
Figure 2.7 – Évolution de la tension et du SoC de la batterie pour un courant de décharge de 800 mA
pendant 1h
v0bat (SoCbat (t)) = −1, 031e−35 SoCbat (t) + 3, 685 + 0, 2156 SoCbat (t)
2 3
− 0, 1178 SoCbat (t) + 0, 3201 SoCbat (t) (2.10a)
Z t
ibat (τ ) (τ )
SoCbat (t) = SoCbat (t − 1) + dτ (2.11)
t−1 Cbat (Ah)
A partir de la figure 2.6 et des équations 2.10a à 2.11, la tension de la batterie peut être calculée
comme ci-après :
vbat (t) = v0bat (SoCbat (t)) − VRs (t) − VCp1 (t) − VCp2 (t) (2.12)
avec :
Les différents paramètres de la batterie sont disponibles dans l’annexe D.4. Les résultats de la
simulation de la batterie sont disponibles sur la Fig. 2.7 pour un courant de décharge de 800 mA. Ces
résultats sont conformes à ceux attendus pour la simulation de la cellule de batterie lithium-ion [24]. Ce
modèle peut donc être utilisé lors des tests en simulation du SGE.
2.4 L’électrolyseur
Il existe trois technologies de production d’hydrogène : la production par reformage du gaz naturel
par de la vapeur d’eau surchauffée, la production par gazéification du charbon de bois et la production
à partir d’électricité par électrolyse de l’eau [26]. La production se fait aujourd’hui à 95 % à partir
d’énergies fossiles.
Le vaporeformage (ou reformage par vapeur) utilise du gaz naturel et de la vapeur d’eau pour
produire de l’hydrogène. La présence de vapeur d’eau et de chaleur permet la dissociation des atomes
carbonés du méthane, et la libération d’atomes d’hydrogène. Les atomes libérés se recombinent ensuite
séparément grâce à deux réactions chimiques successives pour obtenir du dihydrogène et du dioxyde de
carbone.
La gazéification du charbon de bois consiste en la combustion de bois à très haute température (supérieure
à 1200˚C) pour séparer les gaz libérés par le bois et obtenir du dihydrogène et du monoxyde de carbone.
La méthode la plus adaptée à notre étude est l’électrolyse de l’eau, qui consiste en la décomposition de
l’eau en dioxygène et en dihydrogène. L’inconvénient de cette technologie est son coût, largement supérieur
à celles utilisant les énergies fossiles. Son rendement varie de 50 à 90% selon la source d’alimentation.
L’objectif de cette étude est d’utiliser l’énergie électrique produite par le système PV pour produire de
l’hydrogène électrolytique.
Il existe deux méthodes couramment utilisées pour la modélisation de l’électrolyseur. Les méthodes
analytiques basées sur les équations décrivant les phénomènes physiques mis en jeu au sein du système
(modèles de connaissance), et les méthodes basées sur des données expérimentales pour reproduire au
mieux le comportement d’un système (modèles de comportement). L’avantage des méthodes basées sur
des données expérimentales est la simplicité avec laquelle elles peuvent être mises en place. En effet,
il est plus simple de reproduire le comportement d’un électrolyseur via des mesures expérimentales
(interpolation des points, etc.) que de définir par des équations mathématiques chaques phénomènes
physiques de celui-ci. Mais cette méthode reproduit le comportement d’un électrolyseur donné et ne
peut reproduire le comportement d’un autre électrolyseur. En décrivant les phénomènes physique du
système, les paramètres du modèle choisi peuvent être modifiés afin de reproduire le comportement
d’autre électrolyseur. Cependant, les méthodes analytiques peuvent être longue à mettre en oeuvre.
40
35
30
25
0 50 100 150
Dans ces travaux, un modèle basés sur des données expérimentales a été choisi afin de reproduire
la courbe de polarisation de l’électrolyseur. En effet, seul les différents point de fonctionnement de
l’électrolyseur sont nécessaires dans ces travaux. Le modèle d’électrolyseur utilisé est proposé dans [32].
La température de l’électrolyseur est supposée constante à 70˚C et le potentiel réversible est considéré
comme étant égal à 1,23 V [17].
Les différents paramètres de l’électrolyseur sont disponibles dans l’annexe D.4. La figure 2.9 repré-
sente la courbe de polarisation de l’électrolyseur modélisé.
Il existe plusieurs technologies de PàC : la Direct Methanol Fuel Cell (DMFC), la Solid Oxide Fuel
Cell (SOFC), la Molten Carbonate Fuel Cell (MCFC), la Phosphoric Acid Fuel Cell (PAFC), la Alkaline
Fuel Cell (AFC) et la Proton Exchange Membrane Fuel Cell (PEMFC) [51]. Ces différentes technologies
utilisent différents électrolytes et différents carburants. Elles fonctionnent dans des gammes différentes
de température allant des basses températures (50-200˚C pour les PEMFC, AFC et PAFC) aux hautes
températures (650-1000˚C pour les MCFC et SOFC).
Une des technologies les plus utilisées pour la production d’énergie électrique décentralisée est la
PEMFC. Elle présente l’avantage de disposer d’une haute densité de puissance, son démarrage est rapide
et sa mise en œuvre simple. Elle utilise une membrane électrolytique de polymère solide pour échanger les
ions entre deux électrodes poreuses. Cependant, son coût reste élevé en particulier en raison du platine
nécessaire à sa fabrication. Son rendement varie entre 50 et 70% en fonction de la sollicitation.
45
40
35
30
25
0 10 20 30 40
Comme l’électrolyseur, la PàC présente des conditions de fonctionnement précises pour limiter les
risques de dégradation et les pertes de performances qui pourraient en résulter [108, 23, 70, 37, 110, 11,
104, 107, 101, 88, 61, 60]. Par exemple, la PEMFC n’accepte pas les variations brusques de la demande
en puissance de la charge. De plus, le fonctionnement à faible et à forte puissance, les démarrages/arrêts
fréquents peuvent entraîner des dégradations irréversibles sur la PàC. Ces conditions de fonctionnement
doivent être prises en compte dans le développement du SGE afin de limiter les risques de dégradation de
la PàC en vue d’augmenter sa durée de vie.
Comme pour l’électrolyseur, la PàC peut être modélisée suivant des modèles de connaissance et
des modèles de comportement, et les méthodes basés sur des données expérimentales sont plus faciles à
mettre en œuvre. Dans le cas d’un système de gestion de l’énergie, seul la connaissance de la tension et
du courant de la PàC est nécessaire.
La PàC est modélisée par une équation polynomiale d’ordre 5 basée sur des données expérimentales
comme dans [41].
Les différents paramètres de la PàC sont disponibles dans l’annexe D.4. La figure 2.11 représente
la courbe de polarisation de la PàC modélisée.
Il existe plusieurs technologies de stockage d’hydrogène plus ou moins matures [27]. La technologie
la plus courante est le stockage à haute pression sous forme de gaz. Cette méthode est mature et maîtrisée
peut être utilisée dans plusieurs types d’application. À titre d’exemple, à une pression de 700 bar, 5 kg
d’hydrogène peuvent être stockés dans un réservoir de 125 litres. L’hydrogène peut aussi être stocké
sous forme liquide à très basse température. Il se liquéfie à une température de -252,87˚C à 1,013 bar.
Ainsi, 5 kg d’hydrogène peuvent être stockés dans un réservoir de 75 litres. L’inconvénient de cette
méthode et qu’il faut un réservoir parfaitement isolé afin de maintenir l’hydrogène à l’état liquide. Le
stockage sous forme solide consiste à stocker l’hydrogène au sein d’un autre matériau. Mais le niveau
de maturité de cette technologie prometteuse n’est pas adapté à des applications à grande échelle. La
quantité d’hydrogène pouvant être stocké par rapport au poids du réservoir et à d’autres paramètres
comme la température et la pression n’est pas encore totalement maîtrisée. Les réservoirs à hydrures
métalliques pour le stockage d’hydrogène sont actuellement utilisés dans le projet MobiPost [71].
Le type de stockage considéré dans ces travaux est le stockage sous forme gazeux. En effet c’est le
stockage le plus utilisé car l’hydrogène est a sont état naturelle et il n’est pas nécessaire dans un micro-
réseau d’utiliser un stockage solide ou liquide (plus onéreux à mettre en œuvre) car les unités de stockage
sont généralement positionnés dans des milieux aérés où le risque d’explosion en cas de fuite est faible.
Par hypothèse le stockage d’hydrogène et d’oxygène est considéré sans pertes. La variation des
stocks d’hydrogène et d’oxygène est modélisée à partir des stocks restants et des débits en entrée-sortie
des réservoirs, exprimés en fonction de la production ou de la consommation de réactifs :
Z t
StockH2 (t) m3 = StockH2 (t − 1) +
nH2 (τ )dτ (2.14a)
t−1
Z t
StockO2 (t) m3 = StockO2 (t − 1) +
nO2 (τ )dτ (2.14b)
t−1
Les débits d’hydrogène nH2 et d’oxygène nO2 sont calculés à partir de la loi de Faraday permettant
de déterminer les débits de gaz en fonction du courant de la PàC et de l’électrolyseur :
VmolH2 et VmolO2 étant les volumes molaires des gaz, F la constante de Faraday, ncpac et ncel les
nombres de cellule d’une PàC et d’un électrolyseurs, Nbfcser et Nbelser les nombres de PàC et d’électroly-
seurs en série.
Les convertisseurs DC/DC sont généralement utilisés dans les systèmes de conversion de l’énergie
afin d’adapter les niveaux de tension et de courant. Par le biais de circuits d’électronique de puissance, ils
permettent de hausser ou de baisser le niveau de tension en sortie du convertisseur afin que celui-ci soit
adapté à la charge. Les convertisseurs DC/DC sont aussi appelés hacheur et existent avec des structures
différentes. L’allure du signal de sortie dépend de la structure sélectionnée. Les hacheurs série (cf. Fig.
2.14) sont utilisé afin d’abaisser le niveau de tension en sortie du convertisseur (buck) [44], permettant
de connecter des éléments de charge ayant un niveau de tension plus faible que celui du bus DC comme
l’électrolyseur. Les hacheurs parallèles (cf. Fig. 2.12) sont utilisés pour élever le niveau de tension en sortie
du convertisseur (boost) [92, 44] et sont donc bien adaptés pour interconnecter des PàC, des batteries ou
des SC à un bus DC de plus haute tension.
DC DC
vL vd DC DC
élévateur ik K iL L abaisseur
iL L id
D vk vL
K vk
ve C vs vd C vs
ve D
ik id
Figure 2.12 – Schéma d’un hacheur élévateur Figure 2.14 – Schéma d’un hacheur abaisseur
ton tof f
ton tof f
α.T (1 − α).T
vs α.T (1 − α).T
ve
ve
ve − vs
α.T T T + α.T 2.T
−vs α.T T T + α.T 2.T
ve − vs
ve vL vs ve vL vs
Figure 2.13 – Fonctionnement d’un hacheur paral- Figure 2.15 – Fonctionnement d’un hacheur série
lèle (élévateur) (abaisseur)
Les convertisseurs DC/DC sont pilotés à partir d’un signal PWM afin d’ouvrir et fermer les
interrupteurs de celui-ci à une fréquence élevée, c’est le principe de hachage. Le fait d’ouvrir (toff ) et de
fermer (durée ton ) l’interrupteur permet à la sortie du convertisseur de voir le niveau de tension de l’entrée
pendant un pourcentage de la période du signal PWM appelé rapport cyclique (noté α) représentant le
rapport entre la durée à l’état fermé de l’interrupteur (durée ton ) sur la période de hachage T (cf. Fig.
2.13 et 2.15). Les inductances et les condensateurs permettent de limiter les ondulations de courant et de
tension induits par le hachage en sortie du convertisseur (fonction de lissage).
Dans le système étudié, le choix s’est porté sur un modèle avec des éléments fort courant et basse
tension. Pour la PàC et les PV, le transfert de puissance se fait vers le bus DC (générateurs), ils sont
connectés au bus DC par le biais de convertisseurs DC/DC élévateurs unidirectionnels en courant. Dans
le cas de l’électrolyseur, le transfert de puissance se fait du bus DC vers l’électrolyseur (il est considéré
comme une charge dans le système), il est donc connecté par le biais d’un convertisseur DC/DC abaisseur.
Pour les batteries, elles peuvent absorber de l’énergie durant les périodes de forte production PV et
restituer cette énergie lorsque cette production devient faible. Elles ont donc le rôle de charge et de
sources. Elles sont donc connectées par le biais d’un convertisseur DC/DC élévateur bidirectionnel en
courant.
vb
Système
MPPT
αpv
ibpv ich
DC/DC
PV
ipv
Cb vb
Lpv
vpv
H2
ibf c
DC/DC DC/DC
FC if c EL
ibel iel
Lf c Lel
vf c
ibbat
DC/DC
BAT
ibat
Lbat
vbat
Chaque niveau de modélisation est utile dans le développement d’une commande. Une connaissance
complète du système (modélisation de niveau 1) permet de connaître son comportement dans sa globalité.
La modélisation de niveau 2 permet de déterminer l’impact des lois de commande sur le système. La
modélisation de niveau 3 permet de déterminer et de valider la méthode de gestion de l’énergie. Enfin, le
modèle de niveau 4 permet de dimensionner le système et d’établir des consignes à J+1.
Le système modélisé est représenté sur la figure 2.16. Les différents générateurs et charges sont
connectés en parallèle sur le bus DC par le biais des convertisseurs DC/DC. Les différents paramètres du
système sont disponibles dans l’annexe D.4.
La commutation des convertisseurs n’étant pas étudiée (modèle de niveau 1), le comportement du
système peut être représenté par les équations suivantes (modèle de niveau 2, eq. 2.16a à 2.16f), où les
rapports cycliques sont les entrées de commande du système définies par la couche locale. Ce niveau de
modélisation est utilisé pour simuler le système lors des tests en simulation des couches locale et réactive.
dvb (t) 1
= [(1 − αfc (t)) ifc (t) + (1 − αbat (t)) ibat (t)
dt Cb
+ (1 − αpv (t)) ipv (t) − αel (t) iel (t) − ich (t)] (2.16a)
difc (t) − (1 − αfc (t)) vb (t) + vfc (t)
= (2.16b)
dt Lfc
dibat (t) − (1 − αbat (t)) vb (t) + vbat (t)
= (2.16c)
dt Lbat
dipv (t) − (1 − αpv (t)) vb (t) + vpv (t)
= (2.16d)
dt Lpv
diel (t) −αel (t) vb (t) + vel (t)
= (2.16e)
dt Lel
dSoCbat (t) 1
= ibat (t) (2.16f)
dt Cbat (Ah)
Afin de simplifier la conception de la commande de la couche réactive, les inductances (Lfc , Lbat ,
Lpv et Lel ) sont supposées faibles au regard des autres paramètres du système (modèle de niveau 3).
Il s’ensuit que la régulation des courants est supposée parfaite. Avec l’hypothèse de la conservation de
puissance au niveau des convertisseurs (Pentrée = Psortie ) et en écrivant ibat avec les courants des autres
unités du point de vue de la batterie pour l’équation de la dynamique du SoC, les équations du système
peuvent être simplifiées (modèle de niveau 3, eq. 2.17a à 2.17b). Avec ibat ∗ , ifc ∗ et iel ∗ les références en
courants des différents régulateurs définis par la couche réactive.
dvb (t) 1 vfc (t) ∗ vbat (t) ∗ vpv (t) vel (t) ∗
= ifc (t) + ibat (t) + ipv (t) − iel (t) − ich (t) (2.17a)
dt Cb vb (t) vb (t) vb (t) vb (t)
dSoCbat (t) 1 vfc (t) ∗ vpv (t) vel (t) ∗ vb (t)
= ifc (t) + ipv (t) − iel (t) − ich (t) (2.17b)
dt Cbat vbat (t) vbat (t) vbat (t) vbat (t)
L’équation du modèle moyen du système hybride (Eq. 2.17a) est linéarisée afin de pouvoir l’utiliser
dans le développement d’une eMPC linéaire dans la couche réactive. Pour cela, nous considérons les
courants du point de vue du bus DC :
De plus, la PàC et l’électrolyseur sont considérés comme un seul et même système appelé système
H2. Le courant du système H2 est iH2 = ifc + iel , avec ifc ≥ 0 et iel ≤ 0. Ce qui devient du point de vue du
bus DC ibH2 = ibfc + ibel . La PàC et l’électrolyseur ne pouvant fonctionner au même moment, si ifc 6= 0 alors
iel = 0 et vice versa. De plus, le système PV étant piloté par son propre algorithme, le courant de charge
et le courant PV peuvent être considérés comme un seul et même courant ich_pv = ich − ibpv . L’équation
2.17a devient alors :
dvb (t) 1 b ∗
ibat (t) + ibH2 ∗ (t) − ich_pv (t)
= (2.19)
dt Cb
vb étant l’état du système, ibbat ∗ la variable de commande et les autres termes de l’équation
considérés comme des perturbations. L’indice * indique ici les courants de référence (la régulation des
courants étant supposée parfaite lors du développement de la couche réactive).
Comme pour l’équation du modèle moyen du système hybride, l’équation 2.17b de la dynamique
du SoC est utilisée afin de pouvoir l’utiliser dans le développement d’une eMPC linéaire dans la couche
réactive. Le système est linéarisé en écrivant :
Comme précédemment, la PàC et l’électrolyseur sont considérés comme un seul et même système
appelé système H2, avec iH2 = ifc + iel . Ce qui devient du point de vue des batteries ibat bat bat
H2 = ifc + iel .
De même pour le courant PV ipv et le courant de charge ich qui deviennent alors ibat bat bat
ch_pv = ich − ipv .
sont considérés comme des perturbations. L’indice * indique ici le courant de référence (la régulation des
courants étant supposée parfaite lors du développement de la couche réactive).
Pour la couche anticipative, elle définit un plan d’engagement afin de planifier l’utilisation des unités
à partir des puissances minimum et maximum pouvant être délivrée par chaque unité. Pour cela, le bilan
de puissance du système est écrit ainsi que l’évolution de l’état de charge des batteries en fonction de la
puissance délivrée.
Pbat (t) + Pfc (t) + Pel (t) + Ppv (t) = Pch (t) (2.22a)
Z t
Pbat (τ )
SoCbat (t) = SoCbat (t − 1) + dτ (2.22b)
t−1 Cbat
2.8 Conclusion
Dans ce chapitre les modèles des unités du MR ont été présentés dans l’objectif de développer les
différentes couches du SGE en fonction du niveau de modélisation défini pour chaque couche (locale,
réactive et anticipative, cf. section 1.5.5). Le niveau de modélisation a un impact non négligeable sur les
résultats attendus lors de la simulation (durée de la simulation, détails du comportement du système,
etc.). Les niveaux de modélisation sont définis en fonction de la couche de commande développée et des
temps de simulation associés.
Le constat est que certaines unités, comme la PàC et l’électrolyseur, doivent suivre un mode
opératoire compatible avec des contraintes spécifiques, au risque de dégrader leurs composants, a conduit
à la prise en compte de ces contraintes à chaque couche de commande, à la fois pour optimiser les
performances et la durée de vie de ces unités.
Les modèles des unités présenté et utilisé ne permettent cependant pas une étude en cas de défaut
(dégradation de la PàC et de l’électrolyseur, perte de performance sur les batteries, etc.) ou une étude
de l’impact de la variabilité haute fréquence de la production PV. Seul une perte total d’un ou plusieurs
élément pourra être étudier.
Le chapitre 3 porte sur le développement de la couche locale et de la couche réactive du SGE.
Chapitre 3
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
3.2.2 eMPC H2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
3.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
3.1 Introduction
Les tests expérimentaux utilisent les mêmes profils de charge qu’en simulation afin de comparer
les différents résultats. La commande est tout d’abord testée sans le système PV afin de la valider sans
perturbation extérieure, puis avec le système PV pour montrer l’influence des perturbations et valider le
SGE dans sa globalité.
Les résultats des tests de ces deux couches en simulation et en expérimentation sont présentés à la
fin de ce chapitre.
Comme mentionné dans le chapitre 1 section 1.5.5.2, la couche réactive intègre une commande de
type MPC basé sur les travaux de S. Mariethoz et al. [64] qui permet de définir les courants de références
de chaque élément du MR. La MPC est une commande dite optimale qui permet de définir la valeur
d’une variable de commande en minimisant ou maximisant un critère défini dans le but de respecter des
objectifs préalablement choisis. Elle peut prendre en compte certaines contraintes permettant de respecter
les conditions de fonctionnement des éléments concerner tels que les limites d’appel en puissance de la
PEMFC, les limites d’état de charge des batteries, etc. Elle est utilisée sous sa forme explicite, appelée
durant la suite des travaux sous sa dénomination anglaise eMPC.
Les batteries ont pour rôle principal de réguler la tension du bus DC, elles absorbent le surplus
d’énergie et comblent le déficit énergétique lorsque les autres éléments ne peuvent réagir.
— Équation du système
L’équation 2.19 développée dans le chapitre 2 section 2.7.3 doit être discrétisée afin de pouvoir être
utilisée dans la eMPC des batteries. En utilisant la méthode de discrétisation par développement limité
des équations précédentes [42], les matrices d’état A = 0 et de commande B = C1b deviennent en valeurs
(A Tsbat )2
RT AT
discrétisées Ad = eA Tsbat ≈ I + A Tsbat + 2 et Bd = 0 sbat eA Tsbat B dt ≈ Tsbat I + 2sbat B. Le
système peut alors être représenté par le modèle d’état discrétisé à la période d’échantillonnage Tsbat
suivant :
Tsbat b ∗
ibat ,k + ibH2 ∗,k − ich_pv,k
vb,k+1 = vb,k + (3.1)
Cb
ibbat ∗ est alors la variable de commande à réguler sur le système. Le courant de référence des batteries
ibat ∗ est déterminé à partir de l’équation 2.20b :
vb,k b ∗
ibat ∗,k = i (3.2)
vbat,k bat ,k
— Contraintes de fonctionnement
Les contraintes à prendre en compte pour les batteries afin de limiter leur dégradation sont princi-
palement les limites en courant de celles-ci. Pour cela l’équation 2.20b est utilisée pour définir les courants
ibbat ,max et ibbat ,min à prendre en compte lors de la minimisation du critère.
— Fonction objectif
La fonction objectif J est écrite sous la forme d’un critère quadratique avec deux termes à minimiser :
— le 1er pour réduire l’erreur entre la tension de consigne du bus DC vb ∗ et la tension mesurée vb ,
— et le 2ème pour limiter l’amplitude du courant batterie afin d’éviter les variations brusques de
celui-ci entre ses valeurs maximale et minimale, ce qui permet de stabiliser le courant batterie
et donc de limiter les ondulations de tension sur le bus DC.
NX
bat h
2 2 i
J ibbat = Qrbat (vb,k+1 − vb ∗ ) + ibbat ,k (3.4)
k=1
Nbat est l’horizon de prédiction sur lequel la eMPC minimise la fonction objectif. Qrbat est le poids
de la fonction objectif, il permet de donner plus ou moins d’importance au 1er terme. La 1ère valeur de
vb est mesurée et l’erreur de modélisation pour l’estimation de vb sur l’horizon de prédiction est négligée.
Le deuxième terme n’est pas associé à un poids car ibat n’est minimisé que lorsque vb est à sa référence.
3.2.2 eMPC H2
Le système H2, composé de la PàC et de l’électrolyseur, a pour objectif de maintenir les batteries
à un niveau de charge de référence SoC∗ prédéfini.
— Équation du système
L’équation 2.21 développée dans le chapitre 2 section 2.7.3 doit être discrétisée afin de pouvoir être
utilisée dans la eMPC du système H2. Le système est discrétisé à la période d’échantillonnage TsH2 , avec
1
la méthode présentée précédemment pour la eMPC batterie, avec A = 0 et B = Cbat . On retrouve alors
le modèle d’état discret suivant :
TsH2 bat ∗
− ibat
SoCbat,k = SoCbat,k−1 + i ch_pv ,k (3.5)
Cbat (Ah) H2 ,k
∗
ibat
H2 est alors la variable de commande à réguler sur le système. Le courant de référence des batteries
vbat,k bat ∗
iH2 ∗,k = i (3.6)
vH2,k H2 ,k
— Contraintes de fonctionnement
Pour cela, la limite basse du courant pris en compte dans la eMPC est le courant minimal
admissible sur l’électrolyseur iel,min (le courant de l’électrolyseur étant considéré inférieur à 0) et la limite
haute du courant est le courant maximal admissible sur la PàC ifc,max . De plus, une rampe de courant
maximal est utilisée pour limiter les variations de courant.
Les équations 3.7a à 3.7e résument les contraintes prises en compte dans la eMPC du système H2 :
bat ∗
ibat bat
H2 ,min ≤ iH2 ,k ≤ iH2 ,max (3.7a)
vH2,k
ibat
H2 ,min = iH2,min (3.7b)
vbat,k
vH2,k
ibat
H2 ,max = iH2,max (3.7c)
vbat,k
bat ∗
−∆ibat bat
H2 ,min ≤ ∆iH2 ,k ≤ ∆iH2 ,max (3.7d)
vH2,k
∆ibat
H2 ,max = ∆iH2,max (3.7e)
vbat,k
— Fonction objectif
Comme pour la eMPC batterie, la fonction objectif est écrite sous la forme d’un critère quadratique,
avec trois termes à minimiser :
— le 1er a pour principal objectif d’assurer le suivi de consigne sur le SoC batterie,
— le 2ème permet de limiter les variations du SoC des batteries,
— et le 3ème permet de diminuer la différence entre le courant du système H2 vue par les batteries
et le courant nécessaire pour alimenté la charge (différence entre le courant de charge et le
courant des PV) vu par les batteries.
NH2 h
X 2
J ibat
H2 ,k = QrH2 (SoC k − SoC ∗ )
k=1
2 2 i
+ QyH2 (SoC k − SoC k−1 ) + ibat bat
H2 ,k − ich_pv ,k (3.8a)
De la même manière que pour la eMPC des batteries, les poids QrH2 et QyH2 permettent de donner
de l’importance au terme associé. Ici le terme le plus important est celui associé au suivi de consigne, ainsi
on prendra QrH2 > QyH2 . Le 2ème terme est plus important que le 3ème terme pour stabiliser le niveau de
charge des batteries. Lorsque le SoC des batteries atteint sa référence, le premier terme est nul. Le SoC
est alors stabilisé et le second terme est nul. La priorité est donnée au troisième terme et la fonction coût
minimise la puissance fournie ou absorbée par les batteries pour garder le SoC à sa référence.
à zéro (respectivement inférieur à zéro) la référence générée est assignée à la PàC (respectivement à
l’électrolyseur).
if ibat
H2 ≥ 0 then
vH2,k = vfc,k
∆iH2,max = ∆ifc,max
else
vH2,k = vel,k
∆iH2,max = ∆iel,max
end
Pour diminuer les coûts d’installation, la consommation de la charge n’est pas mesurée (les capteurs
de courant étant généralement plus coûteux que les capteurs de tension et la charge étant généralement
éloignée des sources). Le courant consommé par la charge doit donc être estimé afin d’assurer le fonction-
nement des eMPC. Pour cela, un filtre de Kalman est synthétisé.
Le filtre de Kalman est un observateur qui estime l’état du système de façon séquentielle avec les
données disponibles passées et présentes. Ceci permet d’estimer une grandeur non mesurée du système à
partir de grandeurs mesurées. Le filtre de Kalman est construit à partir du modèle d’état du système et
d’hypothèses émises sur certaines grandeurs.
Dans le cas du système étudié (MR), le courant estimé est en réalité le courant ipv des PV, associé
au courant de la charge ich appelé précédemment ich_pv . En partant de l’équation de la dynamique de
˙ =0
tension discrétisée (Eq. 3.1), le courant ich_pv peut être estimé en considérant fv = ich_pv − ibH2 et fv
sur une période d’échantillonnage. L’équation 3.1 devient :
Tsbat b ∗ Tsbat
ich_pv,k − ibH2 ∗,k
vb,k+1 = vb,k + ibat ,k − (3.9a)
Cb Cb
−Tsbat −Tsbat
vb,k+1 1 Cb vb,k h i
= + Cb ib ,k (3.10a)
bat
f,k+1 0 1 fk 0 | {z }
| {z } | {z } | {z } | {z } uobs ,k
xobs ,k+1 Adobs xobs ,k Bdobs ,k
Avec xobs le vecteur d’états de l’observateur, uobs le vecteur commande, Adobs la matrice d’état de
l’observateur et Bdobs la matrice de commande.
La 1ère étape d’estimation est alors de calculer les états et la matrice de covariance prédite du
système à partir du modèle de l’observateur (Eq. 3.10a) :
Le gain du filtre de Kalman Kobs est alors calculé avec la covariance prédite (Eq. 3.11b), la matrice
d’observation Cdobs et la matrice de covariance du bruit Robs :
−1
Kobs,k = Pobs,k|k−1 Cdobs T Cdobs Pobs,k|k−1 Cdobs T + Robs (3.12a)
La valeur estimée des états du système et la matrice de covariance sont alors calculées à partir des
états prédits xobs,k|k−1 , de la matrice de covariance prédite Pobs,k|k−1 , du gain du filtre de Kalman Kobs
et de la matrice d’observation Cdobs :
xobs,k|k = xobs,k|k−1 + Kobs,k Cdobs vb,k (1),k − xobs (1),k|k−1 (3.13a)
Une méthode pour diminuer le coût de calcul de l’estimation est d’utiliser l’approche sous-optimale.
Au bout d’un certain nombre d’itérations, Pobs devient constant puisque le système est linéaire et station-
naire. En imposant un critère minimal δmin à la variation de Pobs (∆Pobs = Pobs,k−1 − Pobs,k < δmin ), le
gain du filtre de Kalman peut être déterminé hors ligne. Une partie de l’algorithme précédent est alors
exportée hors ligne afin de déterminer un gain sous optimal Kobssoptimale .
xobs,k|k = xobs,k|k−1 + Kobssoptimale,k Cdobs vb,k − xobs (1),k|k−1 (3.14a)
La valeur du courant ich_pv est alors calculée à partir de la perturbation f = xobs,k (2) :
Le courant ibat
ch_pv peut être calculé et injecté dans l’équation 3.5 :
vb
ibat
ch_pv ,k = ich_pv,k (3.16a)
vbat
Le choix pour le processus de résolution des eMPC (cf. chapitre 1 section 1.5.5.2 pour la théorie de
la eMPC) s’est porté sur la toolbox Yalmip [62] et la Multi-Paramétric Toolbox 3 (MPT3) [40]. Dans le
cas de cette étude, Yalmip permet de définir le système et ses contraintes dans un langage compréhensible
par Matlab et MPT3. MPT3 est utilisée pour la résolution du programme multi paramétrique et exporter
la solution sous la forme d’une fonction Matlab.
Yalmip et MPT3 utilisent des solveurs spécifiques pour la résolution du problème. Deux solveurs
ont été testés, Cplex et Gurobi. Gurobi étant plus rapide pour la résolution de notre problème, il a été
naturellement choisi pour les tests et le paramétrage de la eMPC. Gurobi utilise la méthode de barrière
par défaut pour la résolution du programme.
La couche locale intègre ici les régulateurs permettant le suivi de consigne en courant de chaque
élément et l’algorithme permettant de piloter la production PV. La régulation de courant est assurée par
le biais de correcteurs de type IP. Les gains de ces régulateurs sont calculés analytiquement en fonction
du comportement désiré du système. La production PV est quant à elle pilotée par un algorithme MPPT.
Les régulateurs de courant choisis sont des régulateurs de type IP pour leur capacité à filtrer le
bruit sur l’erreur entre la consigne et la mesure. En effet, les eMPC utilisés pour définir les courants de
référence sont des commandes à faible pas d’échantillonnage avec une dynamique qui peut générer des
instabilités sur le suivi de consigne. Les régulateurs pilotent les convertisseurs des éléments en fonction
de la consigne en courant définie dans la couche réactive.
Pour paramétrer les régulateurs, il est nécessaire de déterminer les coefficients Ki et Kp des régula-
teurs IP. Les équations 2.16a à 2.16f décrivent le comportement non linéaire du système. Afin de définir
les contrôleurs linéaires, la non-linéarité est compensée par des fonctions non-linéaires :
Boost : Buck :
di di
αve = L + vs (3.17a) ve = L + (1 − α)vs (3.18a)
dt dt
vL − ve vs + vL
α=1+ (3.17b) α= (3.18b)
vs ve
En passant dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert pour les deux types de convertisseurs
devient :
i 1
= (3.19)
vL Lp
Vin +
-
αmin
Vout αmax
-
+
i Kp
Z −1 limit up
limit down
- + - saturation
Linéarisation
i∗ + Ki .TS +
+
+ dynamique α
- +
Z −1
La fonction de transfert globale de la boucle fermée du système est alors assimilée à une fonction
de transfert d’un système du 2nd ordre :
ifc 1 1
= = (3.20a)
ifc ∗ 1+ Kp
Ki p + L 2
Ki p 1+ 2ξ
ωi p+ 1 2
p
ωi2
Par déduction de l’équation 3.20a, les coefficients Ki et Kp des régulateurs peuvent être calculés
avec les équations suivantes :
Kpifc Lfc Kiifc Lfc
Kpiel = 2ξ Lel ωi (3.21a) Kiiel = Lel ωi2 (3.21b)
Kpibat Lbat Kiibat Lbat
2 π Ts1
IP
ωi = (3.22a)
25
Start
P(k) = V(k).I(k)
No
Return
Afin de limiter le rapport cyclique, une fonction anti-windup est ajoutée à la structure du régulateur
IP. Les limites de la fonction anti-windup sont définies à partir des tensions d’entrée et de sortie du
convertisseur et des rapports cycliques minimum et maximum définis. La figure 3.1 montre la structure
du régulateur IP en temps discret avec fonction anti-windup implémentée.
L’algorithme MPPT utilisé est le " Perturb and observ (P&O) " disponible sur le site de Matworks
[66]. Cet algorithme a été implémenté sous l’environnement Matlab/Simultik et utilisé pour déterminer
la puissance maximale produite par un module PV en fonction de la tension et du courant mesuré. La
puissance délivrée par les PV dépend de l’irradiance disponible.
La figure 3.2 résume l’algorithme MPPT choisi. La valeur de ∆d est paramétrée en fonction de
la précision attendue sur la puissance (oscillation autour de la puissance maximum) et de la rapidité à
laquelle la valeur maximale doit être trouvée.
Plusieurs étapes de test peuvent être considérées pour la validation d’un algorithme de commande.
Elles se développent en trois catégories :
Référence
Contrôleur Système Sortie du système simulé
simulé simulé
(logiciel) (logiciel)
Référence
Contrôleur Système Sortie du système simulé
simulé réel
(Matériel)
Temps réel
— Hardware-In-the-Loop (HIL) :
À l’inverse du RCP, c’est le contrôleur qui est intégré sur un système réel et le système qui est simulé sur
un émulateur temps réel (cf. Figure 3.5). Cette étape permet de valider le fonctionnement du contrôleur et
le dimensionnement de la carte choisie sans l’intégrer à un système réel. En effet, le système peut parfois
ne pas être disponible, onéreux à construire ou fragile. Le système est alors simulé afin d’éviter les coûts
liés à la fabrication et aux éventuelles risques de dégradation liée au test.
Référence
Contrôleur Sortie du système simulé
réel Système
(Matériel) simulé
Afin de valider la stratégie de pilotage du SGE, plusieurs tests en simulation dans l’environnement
Matlab/Simulink sont réalisés. Le système est alors simulé avec un modèle de niveau 2 (cf. chapitre
2 section 2.7.2) avec un pas de temps h égal à 50µs. Le comportement de la tension et du courant de
chaque élément du système est alors observé lorsque le système est piloté par les eMPC et les régulateurs
de courants. Les principaux paramètres observés sont la tension du bus DC vb , le courant de charge ich ,
la tension vbat et le courant ibat des batteries, la tension vfc et le courant ifc de la PàC, la tension vel
et le courant iel de l’électrolyseur, la tension vpv et le courant ipv des PV et l’irradiance G. Les tests
en simulation sont reproduits sur le banc de test afin de valider le fonctionnement de la commande
expérimentalement.
Dans tous les cas de figure, la tension de référence du bus DC est fixée à 70 V. Elle a été choisie en
fonction des capacités du banc de test. La figure 2.16 illustre le MR simulé et la stratégie de commande
proposée. Le profil de charge est choisi afin de montrer les performances du SGE lors de l’augmentation et
de la diminution brusque du courant de charge. La simulation est faite sur 100 sec afin de limiter la durée
de simulation liée à la complexité du système. Les différents paramètres de simulation sont disponibles
en annexe D.4.
Les tests sont évalués en deux temps. Dans un premier temps, la stratégie de pilotage est validée
sans le système PV afin de valider le bon fonctionnement des eMPC développées. Le SoC de référence
SoC∗ est modifié pour observer le comportement du MR lors des périodes de charge et de décharge des
batteries. Dans un second temps, la stratégie est validée en présence du système PV afin d’observer le
comportement du MR lors des périodes de production d’hydrogène. Le SoC de référence SoC∗ est aussi
modifié afin d’observer le comportement du MR lors des périodes de charge et de décharge batterie en
présence du système PV.
La plateforme utilisée dans ces travaux est un banc de type RCP/PHIL (cf. Figure 3.6) développé
à Femto-ST dans le but de tester et de valider différentes lois de commande pour des systèmes hybrides.
Carte
d’acquisition
des mesures
et génération
des PWM
Alimentation
MicroLabBox Charge
Bus DC Sortie PV
Convertisseur
Capteurs
Batteries
SC
Charge de
protection PC Hôte
Système
Condenstateurs Alimentation programmable
du émulé
Élévateur Bus DC Élévateur
A DC DC Modèle
Panneaux
V Pile à
photovoltaı̈que
DC DC Combustible
V
Élévateur
Charge programmable H2
Abaisseur
A DC
Batteries V DC
Modèle
DC
Electrolyseur
DC
Power-Hardware-In-the-Loop
Charge
Le synoptique en figure 3.7 résume la connexion électrique des éléments de puissances connectés sur le
banc. Dans le cas de cette étude, les SC et le convertisseur associé ne seront pas utilisés et le PC hôte est
utilisé en temps que système de programmation et d’Interface Homme Machine (IHM).
72
71.5 6
71 5
70.5
4
70
69.5 3
69 2
68.5 1
68 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
30 0
28
26 -1
24
22 -2
20
18 -3
16 -4
14
12 -5
10
8 -6
6
4 -7
2
0 -8
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
15
13 100
11
9 80
7
5
3 60
1
-1
-3 40
-5
-7
-9 20
-11
-13 0
-15 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.8 – Test de la stabilité de vb : (a) tension du bus DC, (b) courant de charge et courant PV, (c)
courant de la PàC, (d) courant de l’électrolyseur, (e) courant batteries et (f) SoC batteries
La commande et les systèmes émulés (PàC et électrolyseur) sont programmés à partir des logiciels
Matlab/Simulink et la toolbox dédiée à dSPACE sur le PC hôte. Le programme est ensuite compilé et
téléchargé sur la MicroLabBox via une connexion Ethernet. La MicroLabBox est ensuite connectée à une
carte d’acquisition permettant de générer les PWM, la récupération des mesures effectuées par les capteurs
et le contrôle de la charge de l’alimentation programmable. Les mesures effectuées sont ensuite récupérées
sur le PC hôte via la MicroLabBox. L’annexe D.2 illustre les liaisons de communication entre les éléments
du banc de test. Les capteurs et PWM utilisés sont :
160
6
140
5
120 4
100 3
2
80
1
60 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
30 0
28
26 -1
24
22 -2
20
18 -3
16 -4
14
12 -5
10
8 -6
6
4 -7
2
0 -8
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
15
13 100
11
9 80
7
5
3 60
1
-1
-3 40
-5
-7
-9 20
-11
-13 0
-15 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.9 – Test du courant de charge des batteries : (a) tension du bus DC, (b) courant de charge et
courant PV, (c) courant de la PàC, (d) courant de l’électrolyseur, (e) courant batteries et (f) SoC batteries
Une IHM (cf. annexe D.3) est développée sur ControlDesk afin de permettre à l’utilisateur de
superviser les résultats de tests et de modifier facilement certains paramètres de test sans télécharger une
nouvelle fois la commande sur la MicroLabBox. À partir de cette IHM et du logiciel ControleDesk, il est
possible d’exporter les différentes données disponibles sur l’IHM en format .mat lisible par Matlab afin
de les retraiter ultérieurement.
Dans la fonction coût de la eMPC des batteries (eq. 3.4), plus Qrbat est grand, plus le suivi de
consigne est assuré, mais cela impacte la stabilité du courant ibat . Sur les figures 3.8 (a) et (e), l’effet d’un
Qrbat trop élevé sur le système peut être observé. Au contraire, plus Qrbat est petit, plus le courant ibat est
stable, mais l’erreur entre la consigne et la valeur mesurée de la tension du bus DC est grande. Le choix
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
0
-2
0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.10 – Simulation, SoC∗ (t) = SoCinit sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
de la valeur du poids Qrbat est donc un compromis entre la précision du suivi de consigne et la stabilité
du courant ibat . Les poids utilisés lors des prochains tests sont disponibles en annexe D.4 et D.5.
3.4.4.2 eMPC H2
Dans la fonction coût de la eMPC du système (eq. 3.8a), le réglage de QrH2 et QyH2 permet de
limiter le courant de charge et de décharge des batteries. En effet, si la recharge des batteries devient
trop importante face à l’alimentation de la charge (1er terme de la fonction coût très grand face au 2ème
et au 3ème terme, donc QrH2 très grand face a QyH2 et à 1), alors le courant batterie risque d’atteindre
son maximum et les batteries ne peuvent dans ce cas plus absorber les fortes variations de la charge. Sur
la figure 3.9 (a) et (e) entre 50 et 60 sec et entre 80 et 90 sec, on peut observer l’effet d’un courant de
charge des batteries trop élevé lors des fortes variations de la charge. En effet, une forte augmentation de
la tension du bus DC peut être observée durant le temps de diminution du courant PàC. Les poids utilisés
lors des prochains tests sont disponibles en annexe D.4 et D.5.
3.4.5.1 Test du SGE avec un SoC de référence égal au SoC initial des batteries
La figure 3.10 montre les résultats de la simulation pour une référence de tension du bus DC de
70 V et un SoC de référence SoC∗ = 50% = SoCinit .
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
0
-2
0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.11 – Expérimentation, SoC∗ (t) = SoCinit sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries,
(b) courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
— Observation
— Le suivi de consigne vb est correct avec une erreur moyenne de 0,0077%
— Les batteries fournissent le courant de charge durant le temps de montée (figures 3.10 (c) et (d)
à t = 10, 20 et 40 sec) et de descente (figures 3.10 (c) et (d) à t = 50 et 80 sec) du courant PàC
— Le courant batterie converge toujours vers une valeur nulle pour maintenir le SoC à sa référence
(figures 3.10 (d))
— La limitation de la pente de courant sur la PàC est conforme à la valeur spécifiée (1 A/s) (figure
3.10 (c))
— Le courant électrolyseur reste à une valeur nulle (figure 3.10 (c))
— Analyse
Sur les courbes de la figure 3.10, nous pouvons observer que l’objectif des eMPC est atteint. En
effet, la tension du bus DC reste dans un intervalle de −0, 4% à +0, 96% de la référence, ce qui est
dans les normes réseau (±10% pour les réseaux AC selon la CRE) et dans le cas d’une connexion réseau
permet de stabiliser le rendement de l’onduleur qui est lié à la tension d’entrée de celui-ci. Les limites de
variation du courant PàC sont aussi parfaitement respectées (figure 3.10 (c)), ce qui permet de limiter les
dégradations sur celui-ci. Les batteries fournissent ou absorbent l’énergie nécessaire lors de la montée ou
de la descente du courant PàC, celui-ci converge alors vers 0 lorsque le courant PàC augmente/diminue
pour reprendre l’alimentation de la charge (cf. figures 3.10 (b), (c) et (d) à 10, 20, 40, 50, et 80 sec). Le
courant électrolyseur est quant à lui nul (figure 3.10 (c)) car le système PV n’est pas connecté. De plus,
71.5 0.1
70.75
70
69.25 0.05
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
0
50.02
50 -0.05
49.98
49.96
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -0.1
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.12 – Simulation, SoC∗ (t) = SoCinit sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries et (b)
zoom sur le courant des batteries
la batterie est considérée comme chargée (SoC∗ = SoCinit ) et sa décharge dans l’électrolyseur n’est pas
autorisée par la eMPC. Du fait de la durée de la simulation et du courant appelé sur les batteries, le SoC
des batteries n’a pas le temps de varier. Comme le SoC de référence est égal au SoC initial, la décharge
de celle-ci n’est pas suffisante pour que la eMPC impose une recharge après un courant de décharge. Les
augmentations de la tension à 50 et 80 sec et les diminutions à 10, 20 et 40 sec (cf. figure 3.10 (a)) sont
dû aux diminutions et aux augmentations du courant de charge (cf. figure 3.10 (b)). En effet, lorsque
le courant de charge augmente, la tension du bus DC diminue avant que la eMPC des batteries détecte
un changement et ramène la tension du bus DC à sa référence. L’écart engendré entre la référence et la
mesure de tension du bus DC dépend des paramètres de la eMPC (pas de temps et poids de la fonction
coût) et de la valeur du condensateur du bus DC. Le pics de dépassement observés à 80 sec sur la tension
du bus DC et le courant des batteries sont dus au ∆i important sur le courant de charge et au pas de
temps choisi pour les eMPC des batteries et du système H2 (contrainte temps réel) [43]. La commande
détecte alors un écart important entre la tension du bus DC, mais le courant PàC n’a pas le temps de
commencer à diminuer. La eMPC des batteries réagit alors rapidement pour stabiliser la tension du bus
DC.
Les tests effectués en simulation sont reproduits sur le banc expérimental (cf. figures 3.11) afin
de confirmer la reproductibilité des phénomènes observés en simulation (pics sur la tension du bus DC,
respect des rampes de courant sur la PàC et variation du courant des batteries). Une oscillation est
aussi observée sur la tension du bus DC (figure 3.11 (a)), qui n’est pas présente sur les résultats de la
simulation, et le pic observé sur la tension à t=80 sec est très atténué sur les résultats expérimentaux entre
t=80 sec et t=90 sec (figure 3.11 (a). Ces deux différences peuvent être due aux différentes hypothèses
prises en compte pour le modèle de niveau 2 utilisé dans la simulation (cf. chapitre 2 section 2.7.3). En
effet, les effets du switch des convertisseurs ne sont pas modélisés, ce qui explique l’absence d’oscillation
sur la tension du bus DC.
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
0
-2
0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.13 – Simulation, SoC∗ (t) = 20% sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant batteries
Les figures 3.12 (a) et (b) représentent un zoom sur le SoC et le courant des batteries (cf. figures
3.10 (a) et (d) respectivement). Lors des appels en courant de la charge à 10, 20 et 40 secondes et des
diminutions du courant de charge à 50 et 60 sec, une déviation de l’ordre de 0.02% est observée sur le SoC
des batteries. L’écart induit entre le SoC de référence et le SoC mesuré affecte le courant des batteries
qui augmente ou diminue en fonction de celui-ci. Cependant, cet écart étant très faible, le courant des
batteries reste proche de 0 et des instabilités sont observées sur celui-ci. Ces instabilités sont dues à un
courant des batteries trop faible et au choix des poids de la eMPC du système H2.
3.4.5.2 Test du SGE avec un SoC de référence inférieur au SoC des batteries
La figure 3.13 montre les résultats de la simulation pour une référence de tension du bus DC de
70 V et un SoC de référence SoC∗ = 20% < SoCinit .
— Observation
— Le suivi de consigne vb est correct avec une erreur moyenne de -0,28%
— Les batteries fournissent le courant de charge durant le temps de montée et descente du courant
PàC et électrolyseur (figures 3.13 (c) et (d) à t=0, 10, 20, 40, 50 et 80 sec)
— La limitation de la pente de courant sur la PàC et l’électrolyseur est respectée (figure 3.13 (c))
— L’électrolyseur absorbe le courant de décharge des batteries lorsque la charge ne consomme pas
ou peu d’énergie (figure 3.13 (c) et (d) entre t=0 sec et t=10 sec et entre t=80 sec et t=100 sec
— le courant batterie augmente jusqu’à un courant de décharge fixé par la eMPC du système H2
(figure 3.13 (d))
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
0
-2
0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.14 – Expérimentation, SoC∗ (t) = 20% sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
— Analyse
Sur les courbes de la figure 3.13, nous pouvons observer que la tension du bus DC reste dans un
intervalle de −0, 7% à +0, 68% de la référence, ce qui reste dans les conditions citées précédemment. Le
SoC de référence SoC∗ étant inférieur au SoC initial, le courant batterie augmente jusqu’à un courant de
décharge dépendant des paramètres de la eMPC du système H2 (ici le courant de décharge est environ
égal à 2,7 A pour les paramètres utilisés, cf. figure 3.13 (d)). Ce courant permet alors de décharger les
batteries en alimentant la charge ou l’électrolyseur. L’objectif étant de conserver les batteries à un niveau
de charge optimale (entre 20% et 80%) dans le cas d’une utilisation avec planification de marche/arrêt
des éléments PàC et électrolyseur.
Un écart constant est observé sur la tension du bus DC (figure 3.13 (a)), cet écart de tension est dû
au choix des termes dans la fonction coût. Le choix de minimiser le courant batterie en vue de le stabiliser
a une influence sur la tension du bus DC. Lorsque ce courant est différent de 0 (pour la charge ou la
décharge), la valeur de la fonction coût n’atteint pas 0 et la minimisation de l’écart entre la référence et la
mesure de tension du bus DC n’est pas optimale. De plus, les mêmes phénomènes que précédemment sont
observés sur les pics de tensions. Entre 0 et 10 sec et 80 et 100 sec, le démarrage de l’électrolyseur est dû à
la décharge des batteries (cf. figure 3.13 (d)). En effet, la eMPC du système H2 impose une décharge des
batteries (écart entre le SoC de référence et le SoC mesuré), mais la charge ne consomme pas d’énergie.
La décharge des batteries se fait donc au travers de l’électrolyseur.
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
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75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
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0 -4
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-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.15 – Simulation, SoC∗ (t) = 80% sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant batteries
Les tests expérimentaux confirment les résultats obtenus en simulation (cf. figures 3.14). Les phé-
nomènes supplémentaires observés lors du test avec un SoC de référence égal au SoC des batteries sont
aussi observés ici (oscillation sur la tension du bus DC et du courant batterie).
3.4.5.3 Test du SGE avec un SoC de référence supérieur au SoC des batteries
La figure 3.15 montre les résultats de la simulation pour une référence de tension du bus DC de
70 V et un SoC de référence SoC∗ = 80% > SoCinit .
— Observation
— Le suivi de consigne vb est correct avec une erreur moyenne de 0,29%
— Les batteries fournissent le courant de charge durant le temps de montée et descente du courant
PàC (figures 3.15 (c) et (d) à t=0, 10, 20, 40, 50 et 80 sec)
— La limitation de la pente de courant sur la PàC et l’électrolyseur est respectée (figure 3.15 (c))
— La PàC fournit le courant de charge batterie (figure 3.15 (c) et (d))
— Le courant batterie diminue jusqu’à un courant de décharge fixé par la eMPC du système H2
(figure 3.15 (c))
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
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75 2
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25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
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0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.16 – Expérimentation, SoC∗ (t) = 80% sans PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
— Analyse
Sur les courbes de la figure 3.15, nous pouvons observer que la tension du bus DC reste dans un
intervalle de −0.11% à +1, 24% de la référence, ce qui reste dans les conditions citées précédemment. Le
SoC de référence SoC∗ étant supérieur au SoC initial, le courant batterie diminue jusqu’à un courant de
charge de l’ordre de 2,7 A (figure 3.15 (d)). Ce courant est fourni par la PàC afin de ramener les batteries
au niveau de charge de référence. L’intérêt est le même que pour la décharge batterie.
Comme pour le cas précédent, les pics et l’écart constant sur la tension du bus DC sont observés. L’écart
constant est cette fois-ci positif, en raison du signe du courant des batteries. Le niveau de courant de la
PàC est plus élevé que lors de la simulation avec un SoC de référence égal au SoC mesuré, car c’est la
PàC qui recharge ici les batteries (SoC de référence supérieur au SoC mesuré).
Les tests expérimentaux confirment les résultats obtenus en simulation (cf. figures 3.16). Les phé-
nomènes supplémentaires observés lors du test avec un SoC de référence égal au SoC des batteries sont
aussi observés ici (oscillation sur la tension du bus DC et du courant batterie).
900 400
350
300
250
800 200
150
100
50
700 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.17 – (a) Irradiance, (b) Puissance produite par le système photovoltaïque
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
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0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.18 – Simulation, SoC∗ (t) = SoCinit avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
Les figures 3.17-3.18-3.20-3.22 montrent les résultats de la simulation avec le système PV pour
une référence de tension du bus DC de 70 V. Les tests réalisés sont les mêmes que pour le MR sans
PV (maintient de la charge batterie, charge et décharge batterie). Les figures 3.17 (a) et (b) montrent
la variation de l’irradiance G et de la puissance PV Ppv lors des simulations effectuées. Le profil de
l’irradiance est basé sur 100 sec d’une mesure échantillonnée à 1 sec de l’irradiance globale directe sur
le site du Moufia à l’université de La Réunion. L’inclinaison des PV n’est pas prise en compte lors des
simulations. Les variations de température étant très faibles sur 100 sec, elles sont considérées constantes
à 30˚C sur toute la durée de la simulation.
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
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25 1
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
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12 10
8 8
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-4 -8
-6 -10
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.19 – Expérimentation, SoC∗ (t) = SoCinit avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries,
(b) courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
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75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
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12 10
8 8
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.20 – Simulation, SoC∗ = 20% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant batteries
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
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12 10
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.21 – Expérimentation, SoC∗ (t) = 20% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
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75 2
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25 1
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
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12 10
8 8
4 6
0 4
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-6 -10
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.22 – Simulation, SoC∗ (t) = 80% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant
de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant batteries
— Observation
— Le suivi de consigne vb est correct avec une erreur moyenne de 0,019% lorsque les batteries
sont considérées comme chargées (SoC∗ = SoC), de -0,26% lorsque les batteries sont considérées
comme surchargées (SoC∗ = 20% < SoCinit ) et de 0,3% lorsque les batteries sont considérées
comme déchargées (SoC∗ = 80% > SoCinit )
— Le courant batterie est fonction du mode choisi (charge/décharge des batteries et maintien du
niveau de charge)
— La limitation de la pente de courant sur la PàC et l’électrolyseur est respectée
— La PàC alimente la charge et charge les batteries lorsque cela est nécessaire
— L’électrolyseur consomme l’excédent d’énergie PV et le courant de décharge des batteries
lorsque cela est nécessaire
— Analyse
Sur les courbes des figures 3.18-3.20-3.22, nous pouvons observer que la tension du bus DC reste
dans un intervalle de −0, 55% à +1, 6% de la référence, ce qui montre que la stratégie de commande est
capable de maintenir la tension du bus DC avec une précision acceptable en présence du système PV.
Le comportement du courant batteries reste identique à celui présenté précédemment (courant de charge
et de décharge à 2,7 A). Les PV permettent de produire de l’hydrogène lorsque l’énergie disponible est
suffisante (cf. figure 3.18 entre 0 et 40 sec et entre 50 et 100 sec), de recharger les batteries lorsque cela
est nécessaire (cf. figure 3.22) et d’alimenter la charge. Le temps de stabilisation du système PV/MPPT
est de l’ordre de 0,1sec pour les tests réalisés.
Les mêmes phénomènes observés précédemment sur la tension du bus DC sont présents avec l’in-
tégration du système PV. Le pic supplémentaire à 0 sec est dû à la connexion du système PV. Le niveau
de courant de la PàC est plus faible et celui de l’électrolyseur plus fort, car les eMPC des batteries et du
système H2 voient ici l’écart entre la production PV et la consommation de la charge.
Les résultats expérimentaux (cf. 3.19-3.21-3.23) ont permis de confirmer les résultats obtenus en
simulation. Les différences obtenus pour les tests sans le système sont retrouvées ici (oscillation sur la
tension du bus DC et du courant batterie). Il est cependant observé une augmentation de ces oscillations
lors de la charge et de la décharge des batteries. Ceci est dû à la variation du courant PV impactée par
les conditions météorologiques et aux différentes hypothèses faites durant la simulation du système PV.
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.23 – Expérimentation, SoC∗ (t) = 80% avec PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b)
courant de charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur et (d) courant
batteries
Afin de tester la résilience du SGE, la commande a été soumise à plusieurs tests en simulation lors
desquels certains éléments du système ont était déconnectés.
Lors du fonctionnement du système, la PàC et l’électrolyseur peuvent être soumis à des pannes,
pouvant résulter d’une mauvaise utilisation du système ou d’un problème sur les auxiliaires de contrôle
(affectant la température de la PàC, l’humidité de la membrane, etc.). De plus, la production PV est liée
aux conditions météorologiques. Dans le cas d’un masque (nuage ou autre élément) cachant partiellement
ou totalement le champ PV ou dans le cas d’une panne sur un ou plusieurs panneaux, c’est toute la
production PV qui est perdu.
Tous les tests sont réalisés avec les mêmes conditions météo (irradiance à 600 w/m2 et une tempé-
rature ambiante de 30˚C). La charge est quant à elle fixée à 0 A de 0 à 30 sec et de 70 à 100 sec, et à
5 A entre 30 et 70 sec. Le SoC de référence est fixé à sa valeur initiale et la référence de la tension du bus
DC est à 70 V afin de rester dans les conditions opératoires utilisées précédemment.
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
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75 2
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
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1
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.24 – Perte du système électrolyseur : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de
charge et courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur, (d) courant batteries et (e)
Disponibilité des éléments
— Observation
— Le suivi de consigne vb est maintenu malgré la perte de l’électrolyseur avec une erreur moyenne
de 0,11%
— Les batteries stabilisent le bus DC lors de la perte du système électrolyseur (figure 3.24 (a), (c),
(d) et (e) à t = 20 sec)
— La rampe de courant est respectée lors de la reconnexion du système électrolyseur (figure 3.24
(a), (c), (d) et (e) à t = 80 sec)
— Analyse
Lors de ce test, la production PV est supérieure à la consommation entre 0 et 30 sec et entre 70 et
100 sec, et inférieure à la consommation entre 30 et 70 sec. Entre 0 et 20 sec, le système est en fonction-
nement normal. Lorsque la production PV est supérieure à la consommation, l’électrolyseur consomme
progressivement l’excédent de production et les batteries réagissent aux fortes variations de la charge
et de la production PV. À 20 sec, l’électrolyseur est subitement déconnecté du système et son courant
chute à une valeur nulle (figure 3.24 (c) et (e)). Les batteries reprennent alors l’excédent de production
PV (figure 3.24 (d)). À 30 sec, la consommation de la charge devient supérieure à la production PV,
la PàC reprend alors progressivement le déficit de production (figure 3.24 (c)). À 70 sec, la production
PV devient supérieure à la consommation de la charge, le courant PàC converge alors vers 0 (figure 3.24
(c)) et les batteries consomme l’excédent de production (figure 3.24 (d)). À 80 sec, l’électrolyseur est de
nouveau connecté au système et reprend alors progressivement l’excédent de production (figure 3.24 (c)).
De même que pour les précédents tests, les pics de tension du bus DC sont retrouvés lors des
variations de la charge et de la production. De plus, l’écart entre la référence et la mesure de tension du
DC est aussi retrouvé lorsque les batteries sont en charge.
— Observation
— Le suivi de consigne vb est maintenu malgré la perte de la PàC avec une erreur moyenne de
-0,1%
— Les batteries stabilisent le bus DC lors de la perte du système PàC (figure 3.25 (a), (c), (d) et
(e) à t = 40 sec)
— La rampe de courant est respectée lors de la reconnexion du système PàC (figure 3.25 (a), (c),
(d) et (e) à t = 60 sec)
— Analyse
Ce test est réalisé avec le même profil de charge et de production PV que lors du précédent test de
déconnexion de l’électrolyseur. Entre 0 et 30 sec, le système fonctionne dans son état normal. Les batteries
absorbent les fortes variations de la charge et de la production, et le système PàC assure progressivement
l’alimentation de la charge lorsque cela est nécessaire (figures 3.25 (b) et (c) à t = 30 sec). À 40 sec, la
PàC est soudainement déconnectée du système et le courant PàC chute à 0 (figure 3.25 (c) et (e)). À
ce moment, les batteries reprennent l’alimentation de la charge jusqu’à la reconnexion du système PàC
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
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75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
0
-2
0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1
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0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.25 – Perte du système PàC : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de charge et
courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur, (d) courant batteries et (e) Disponibilité
des éléments
(figure 3.25 (b) et (d)). À 60 sec, le système PàC est reconnecté et le SGE reprend son fonctionnement
normal, la PàC reprend progressivement la charge et les batteries assurent l’alimentation lors des fortes
variations de la charge.
De même que pour les précédents tests, les pics de tension du bus DC sont retrouvés lors des
variations de la charge et de la production. De plus, l’écart entre la référence et la mesure de tension du
bus DC est aussi retrouvé lorsque les batteries sont en charge.
71.5
70.75 6
70
69.25 5
68.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 4
3
100
75 2
50
25 1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
16 14
12
12 10
8 8
4 6
0 4
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 2
0
-2
0 -4
-2 -6
-4 -8
-6 -10
-8 -12
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 -14
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Figure 3.26 – Perte du système PV : (a) tension du bus DC et SoC batteries, (b) courant de charge et
courant PV, (c) courant de la PàC et courant de l’électrolyseur, (d) courant batteries et (e) Disponibilité
des éléments
— Observation
— Le suivi de consigne vb est maintenu malgré la perte du système photovoltaïque avec une erreur
moyenne de 0,08%
— Les batteries stabilisent le bus DC lors de la perte du système PV (figure 3.26 (a), (b), (d) et
(e) à t = 20 sec)
— Les batteries alimentent l’électrolyseur lorsque celui-ci n’est plus alimenté par les PV (figure
3.24 (d) et (c) à t = 20 sec) afin de lui permettre d’atteindre un courant nul en respectant la
rampe de courant imposée.
— L’alimentation de l’électrolyseur est reprise lors de la reconnexion des PV (figure 3.26 (a), (b),
(d) et (e) à t = 80 sec)
— Analyse
Entre 0 et 20 sec, les batteries absorbent les fortes variations de la production PV et l’électrolyseur
consomme progressivement l’excédent de production (figure 3.26 (b), (c) et (d)). À 20 sec, les PV sont
déconnectés du système (figure 3.26 (b) et (e)), les batteries alimentent alors l’électrolyseur le temps que
son courant converge vers 0 (figure 3.26 (c) et (d)). Entre 20 et 80 sec, les batteries et la PàC assurent
l’alimentation de la charge (figure 3.26 (b), (c) et (d)). À 80 sec, le système PV est reconnecté et le
système reprend son fonctionnement normal. Les batteries absorbent les fortes variations de la production
PV et l’électrolyseur consomme progressivement l’excédent de production (figure 3.26 (b), (c), (d) et (e)).
De même que pour les précédents tests, les pics de tension du bus DC sont retrouvés lors des
variations de la charge et de la production.
Les différents tests de résilience du SGE ont permis de montrer la capacité de la couche réactive à
maintenir la stabilité du système lors de la déconnexion de certains éléments du système. Le SGE est donc
capable de maintenir le système stable tant que les batteries sont chargées et qu’elles sont connectées au
MR.
3.5 Conclusion
Dans ce chapitre, le développement des différentes couches de pilotage du SGE ont été abordées et
les tests en simulation de celui-ci analysés.
Dans un premier temps, le développement de la eMPC des batteries a été détaillé. Cette eMPC a
pour objectif d’assurer le suivi de la référence de tension du bus DC. Elle est basée sur un modèle moyen
de la dynamique de tension du bus DC et prend en compte les différentes contraintes de fonctionnement
des batteries.
Dans un quatrième temps, l’algorithme utilisé pour le pilotage des PV est abordé, ainsi que le
développement des régulateurs de type IP utilisés pour le pilotage des courants de chaque élément.
La présentation des différentes méthodes de test d’une commande sur différents types de plate-
formes (Simulation, RCP et HIL) montre l’intérêt de chacune de ces étapes afin de valider la commande
dans sa globalité avant déploiement sur un système réel. La plateforme de tests est alors présentée dans
sa globalité avec les différents éléments du banc, la programmation du banc de test et la communication
entre l’IHM, la MicroLabBox (dSPACE) et les différents capteurs et actionneurs du banc de test.
Les résultats de la simulation et des tests expérimentaux présentés à la fin de ce chapitre montrent
le fonctionnement du SGE ainsi que la stabilité du système en présence de celui-ci pour différents cas de
figure. La première phase de tests montre l’efficacité du SGE pour différent SoC de référence (batteries
chargées, en charge et en décharge) avec et sans PV. La deuxième phase de tests montre la capacité
du système à rester stable lors de panne ou de déconnexion d’un des éléments. Les résultats obtenus
ont démontré l’efficacité de la commande développée dans ces travaux à maintenir le bus DC proche
de sa référence et à respecter les différentes contraintes de fonctionnement imposé par les éléments du
système. La commande n’a cependant pas été validée sur une carte temps réel industrielle du type DSP
de Texas Instruments ou Microchip qui permettrait d’avoir une évaluation réaliste du temps de calcul et
des ressources matérielles nécessaires.
Chapitre 4
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
4.1 Introduction
Comme dit dans le chapitre 1 section 1.5.5, le SGE développé dans ces travaux comporte 3 couches
avec des fonctions spécifiques. Les résultats des tests des deux premières couches (locale et réactive) ont
été présentés dans le chapitres 3 de ce manuscrit. Ce chapitre porte sur le développement de la 3ème
couche appelée couche anticipative.
La couche anticipative a pour rôle de planifier l’utilisation des éléments dans le MR, en parti-
culier l’utilisation de la PàC et de l’électrolyseur afin de maximiser la part du vecteur hydrogène dans
l’alimentation de la charge. Certaines contraintes sont prises en compte dans le SGE afin de définir des
intervalles de temps correspondant aux plages de puissance de fonctionnement optimale pour la PàC
et pour l’électrolyseur. Afin que la PàC et l’électrolyseur fonctionnent principalement dans leur zone
de perte ohmique, ces plages de fonctionnement sont définies à partir de leur courbe de polarisation.
Ceci permet de limiter les fonctionnements à forte et faible puissance. De plus, des durées minimales de
fonctionnement et d’arrêt sont imposées afin de limiter les démarrages et arrêts successifs de ces éléments.
Cette couche est basée sur un problème d’optimisation qui prend en compte les différentes
contraintes du système pour définir des plages de fonctionnement pour la PàC et l’électrolyseur. Ces
plages de fonctionnement sont alors utilisées par la couche réactive afin de permettre ou non le fonc-
tionnement de la PàC et de l’électrolyseur. Cette optimisation, basée sur la prévision de la charge et la
production PV, est réalisée sur un horizon de prédiction prédéfini avec une période échantillonnage de
30min. Afin de mettre à jour le plan d’engagement en cas de changement dans le système, l’optimisation
est réalisée à tous les pas de temps Tsoptim .
Pour valider la méthode utilisée pour générer le plan d’engagement, une première étape consiste à
tester la couche anticipative avec des prévisions parfaites des conditions météorologiques et de la consom-
mation, ce qui permet de faciliter la résolution du problème d’optimisation. Deux cas d’étude ont été
réalisés. Le premier cas prend en compte les contraintes de temps de fonctionnement de la PàC et de
l’électrolyseur en priorisant l’utilisation du vecteur hydrogène. Le second cas, l’ajout d’une contrainte
sur l’état de charge des batteries permet d’assurer une réserve d’énergie dans le cas d’une erreur dans
l’optimisation du plan d’engagement.
La définition d’un plan d’engagement par planification permet d’organiser l’utilisation de certains
éléments du système hybride en fonction des besoins et des conditions d’utilisation. La couche réactive
développée précédemment permet de prendre en compte certaines contraintes de fonctionnement de la
PàC et de l’électrolyseur, comme la limitation de la dynamique de la puissance fournie par la PàC et de la
puissance d’alimentation pour l’électrolyseur. De plus, la puissance maximale de chaque élément est prise
en compte. Cependant, la PàC et l’électrolyseur sont soumis à d’autres contraintes de fonctionnement,
comme le nombre de démarrages et arrêts qui augmente les risques de dégradation. Pour limiter les
risques de dégradation, il peut être nécessaire de fixer une durée minimale pendant laquelle ces éléments
sont maintenus en fonctionnement ou en arrêt.
Un autre intérêt est de pouvoir fixer une puissance minimale de fonctionnement pour la PàC et
l’électrolyseur. Le plan d’engagement s’assure alors, en fonction de l’état de charge des batteries, que la
PàC ou l’électrolyseur peut continuer à fonctionner à son point de fonctionnement minimal. La durée de
fonctionnement de la PàC et de l’électrolyseur étant contrainte à une valeur minimale, lorsqu’un de ces
éléments est démarré, il doit être maintenu en fonctionnement même lorsque la condition de puissance
minimale n’est plus respectée. Lorsque la PàC est en fonctionnement et que la puissance nécessaire pour
l’alimentation de la charge (différence entre la puissance consommée par la charge et la puissance fournis
par les PV) devient inférieure à sa puissance minimale de fonctionnement, les batteries doivent être en
capacité d’absorber l’excédent d’énergie produit. De même, lorsque l’électrolyseur est en fonctionnement
et que l’excédent de puissance produite par les PV est inférieur à sa puissance minimale, les batteries
doivent être en capacité de fournir le déficit en puissance pour continuer son alimentation.
Les éléments pris en compte lors de la planification sont donc :
— L’état de charge des batteries
— L’état des stocks d’hydrogène et d’oxygène
— La puissance minimale et maximale de l’électrolyseur et de la PàC
— La durée minimale de fonctionnement et d’arrêt de la PàC et de l’électrolyseur
La définition du plan d’engagement peut être vue comme un problème d’optimisation sous
contraintes. On cherche ici à minimiser ou à maximiser un critère objectif. Dans cette étude, le problème
d’optimisation sous contraintes cherche à minimiser une fonction sur un horizon pré défini tout en
respectant les différentes contraintes imposées au système. Il prend la forme d’un problème MIQP, avec
contraintes linéaires et critère quadratique. Le bilan de puissance du système est utilisé afin d’écrire ce
problème d’optimisation et de minimiser l’utilisation des batteries dans le but de maximiser l’utilisation
du vecteur hydrogène dans le système.
Dans ce qui suit, la planification est basée sur l’équilibre production-consommation. Le problème
d’optimisation prend en compte le niveau de production et de consommation sur un horizon défini
afin d’assurer cet équilibre et de respecter les différentes contraintes du système. La production et la
consommation doivent donc être connues ou estimées avec des algorithmes de prévision sur tout l’horizon
d’optimisation. Afin d’améliorer les performances de la planification, les prévisions peuvent être réalisées
à des intervalles de temps prédéfini, et le plan d’engagement mise à jour lorsque de nouvelles prévisions
sont effectuées (cf. Fig. 4.1).
Dans un premier temps, l’approche proposée est validée avec des prévisions parfaites, sans erreur
et sans incertitude. L’intérêt est de valider le plan d’engagement défini. Dans un second temps, les
performances de l’approche doivent être évaluées en prenant en compte les erreurs de prévision. Dans un
troisième temps, l’objectif est d’intégrer de manière explicite au problème d’optimisation l’incertitude sur
les prévisions.
L’objectif de ce problème d’optimisation est de définir des intervalles de temps pendant lesquels
la PàC et l’électrolyseur peuvent être en fonctionnement sans déstabiliser l’équilibre production-
Valeur de consigne
Horizon de prévision
et d’optimisation
consommation. En effet, une puissance minimale de fonctionnement est imposée à la PàC et à l’électroly-
seur. Si la PàC est démarrée alors que la puissance nécessaire pour l’alimentation de la charge est inférieure
à la puissance minimale de fonctionnement de la PàC, alors l’excédent d’énergie est consommé par la bat-
terie. Or, un temps minimal de fonctionnement est imposé à la PàC. Si durant le temps de fonctionnement
de la PàC les batteries arrivent à un niveau de charge trop élevé, elles ne pourront plus consommer l’excé-
dent d’énergie et l’équilibre production et consommation ne sera plus assuré. La couche réactive agit alors
sur le système afin d’arrêter la PàC et de démarrer l’électrolyseur afin de décharger les batteries et rétablir
l’équilibre production et consommation. De plus, dans le cas d’un démarrage de l’électrolyseur alors que
la puissance produite par les PV n’est pas suffisante pour assurer son fonctionnement à sa puissance
minimale, les batteries fourniront le déficit en puissance. Si les batteries arrivent à un niveau de charge
trop faible lors de l’intervalle de temps de fonctionnement de l’électrolyseur alors elles ne pourront plus
assurer son alimentation et l’équilibre production et consommation ne sera plus assuré. La couche réactive
agit alors sur le système pour arrêter l’électrolyseur et démarrer la PàC afin de recharger les batteries
et de rétablir l’équilibre production et consommation. Le problème d’optimisation est alors écrit afin de
respecter l’équilibre production et consommation tout en maximisant l’utilisation du vecteur hydrogène
lorsque cela possible. Les différents paramètres du problème d’optimisation sont disponibles en annexe E.1
L’équation du bilan de puissance (eq. 2.22a) est discrétisée afin d’être utilisée dans le pro-
blème d’optimisation et on note Peq l’écart entre la production PV Ppv et la consommation Pch
(Peq,k = Pch,k − Ppv,k ).
L’évolution de l’état de charge des batteries (eq. 2.22b) et l’évolution des stocks d’hydrogène et
d’oxygène (eq. 2.14a et 2.14b respectivement) sont discrétisées afin d’être utilisées dans le problème d’op-
timisation. L’évolution des stocks d’hydrogène et d’oxygène est normalisée entre 0 et 1 avec leur valeur
maximale respective. La batterie étant considérée comme un élément qui fournit de l’énergie dans le bilan
de puissance (eq. 4.1), lorsque la puissance batterie est négative, la batterie est considérée en mode charge.
Dans le cas contraire, elle est considérée en mode décharge. L’équation de l’évolution de la charge des bat-
teries est alors paramétrée en convention récepteur. De même pour l’évolution des stocks de gaz, lorsque
l’électrolyseur est en fonctionnement, sa puissance est négative et il y a production de gaz. Lorsque la PàC
est en fonctionnement, sa puissance est positive et il y a consommation de gaz. L’équation de l’évolution
des stocks de gaz est alors en convention récepteur.
Pbat,k
SoCbat,k = SoCbat,k−1 − Ts (4.2a)
Cbat (W h) optim
nH2,k
StockH2,k = StockH2,k−1 − Ts (4.2b)
StockH2max optim
nO2,k
StockO2,k = StockO2,k−1 − Ts (4.2c)
StockO2max optim
Les premières contraintes prises en compte lors de l’optimisation du plan d’engagement sont les
niveaux de charge minimum et maximum des batteries (SoCbatmin et SoCbatmax dans les équations 4.3a)
et le volume maximal d’hydrogène et d’oxygène pouvant être stocké (StockH2min , StockH2max , StockO2min
et StockO2max dans les équations 4.3b et 4.3c) :
Les puissances de chaque élément du système doivent aussi être bornées. Deux variables booléennes
onoff sont introduites ici pour permettre de définir les intervalles de temps durant lesquels la PàC et l’élec-
trolyseur sont en fonctionnement ou à l’arrêt. Lorsque la PàC ou l’électrolyseur sont en fonctionnement,
une puissance minimale est imposée. Pour cela, les équations 4.4a et 4.4c contraignent la puissance de
la PàC et de l’électrolyseur a être bornés entre 0 et leur valeur maximale de fonctionnement (Pfcmax > 0
pour la PàC et Pelmin < 0 pour l’électrolyseur). Puis, les équations 4.4b et 4.4d imposent une puissance
minimale de fonctionnement lorsque l’un de ces appareils est démarré (Pfcmin pour la PàC et Pelmax
pour l’électrolyseur). Afin de ne pas produire de l’hydrogène en même temps que la charge des batteries
(contrainte imposée par les eMPC développées précédemment), la puissance minimale des batteries dé-
pend du démarrage de l’électrolyseur (eq. 4.4e). De même, afin d’éviter l’alimentation de la charge par
les batteries lorsque la PàC est démarrée, la puissance maximale des batteries dépend du démarrage de
la PàC (eq. 4.4e).
La fonction objectif est écrite de sorte à optimiser la puissance de chaque élément avec un ordre de
priorité. Par exemple, pour maximiser l’utilisation du vecteur hydrogène, l’ordre de priorité est défini en
paramétrant les poids de sorte à minimiser la puissance des batteries. Les puissances étant du même ordre
de grandeur, QPbat est supérieur à QPpac et à QPel (1er terme de la fonction objectif). En paramétrant
les poids Qsspac et Qssel , la valeur de chaque bit de démarrage, onoff(1) pour la PàC et onoff(2) pour
l’électrolyseur respectivement, est minimisée afin de ne pas les démarrer dès que le système le permet
(2eme terme de la fonction objectif). Enfin une référence du niveau de charge des batteries est fixée afin de
1000
500
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
40
30
20
10
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
définir un niveau de charge permettant un fonctionnement optimal du système dans le cas d’une erreur sur
la prévision de la charge et sur la prévision de la production PV (4eme terme de la fonction objectif). La
minimisation du SoC de référence dépend du poids Qsoc . Noptim est ici l’horizon sur lequel l’optimisation
et les prévisions des conditions météorologiques et de commande sont réalisées
T
Noptim Pbat Pbat
X h i h i
J (Pbat , Pfc , Pel ) = Pfc QPbat QPpac QPel Pfc + Qsspac Qssel onoff (4.6a)
k=0
Pel Pel
4.3.4.1 Procédure
La courbe P=f(I) de la PàC est tracée pour déterminer les puissances minimale et maximale de
fonctionnement de la PàC. Le point maximal de la courbe est alors recherché, puis les puissances minimale
et maximale sont fixées à 20% et 80% de ce point (cf. Fig. 4.2).
6000
4000
2000
0
0 20 40 60 80 100 120 140
40
35
30
25
0 20 40 60 80 100 120 140
10-5
1.8
1.6
1.4
1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000
Pour l’électrolyseur, c’est la courbe de polarisation qui est analysée afin de retrouver la partie linéaire
en calculant la pente de la courbe à chaque point. La limite de la zone de pertes ohmiques est définie au
point où la pente augmente significativement. Les puissances minimale et maximale de fonctionnement
sont fixées à 20% et à 80% de la puissance calculée avec les coordonnées courant et tension en ce point
(cf. Fig. 4.3).
10-6
3
2.5
1.5
0.5
0
0 100 200 300 400 500 600 700
Dans ce problème d’optimisation, les débits d’hydrogène et d’oxygène doivent être déterminés
tout au long de l’horizon Noptim en fonction de la puissance délivrée par la PàC ou consommé par
l’électrolyseur. La méthode la plus courante pour déterminer les débits d’hydrogène et d’oxygène est
l’utilisation de la loi de Faraday qui associe ces débits aux courants de la PàC et de l’électrolyseur (cf.
eq. 2.15a et 2.15b). Le problème d’optimisation prenant en compte la puissance, il est nécessaire de lier
ces débits aux puissances des appareils avec une équation linéaire, condition sine qua non de l’écriture
MIQP.
Pour cela, les débits d’hydrogène et d’oxygène, ainsi que la puissance associée, sont calculés pour
chaque point de fonctionnement jusqu’au point de puissance maximale définie précédemment. La méthode
d’optimisation utilisée lors de la définition du plan d’engagement impose que les équations du système
soient linéaire. Une équation d’ordre 1 (afin d’obtenir une équation linéaire pour l’utilisation dans le
problème d’optimisation) est donc déterminée à l’aide de la fonction polyfitZero de Matlab. La fonction
polyfitZero est préférée à la fonction polyfit afin d’avoir une fonction linéaire passant par l’origine. Ceci
impose donc d’avoir un résultat de production ou de consommation d’hydrogène nul lorsque la PàC ou
l’électrolyseur ne sont pas en fonctionnement (courant à 0 A) (cf. Fig. 4.4 et 4.5). Cette méthode permet
d’avoir une approximation des débits d’hydrogène et d’oxygène. L’erreur moyenne sur le débit d’hydrogène
est de -5,3% pour l’électrolyseur et de 7,84% pour la PàC. Pour l’oxygène, l’erreur moyenne est identique,
-5,3% pour l’électrolyseur et de 7,84% pour la PàC. Cette approximation est ensuite injectée dans les
équations 4.2b et 4.2c.
1500
40
1000 35
30
500
25
0 20
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
40
1500
35
1000 30
500 25
0 20
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.7 – Semaine 2, début de semaine ensoleillé ainsi qu’une fin de semaine moins ensoleillée
Le débit total d’hydrogène et le débit total d’oxygène (cf. Eq. 4.7a et 4.7b) résultent de la somme
des débits en entrée de la PàC et en sortie de l’électrolyseur :
En somme, la couche anticipative définit les bits de démarrage pour la PàC et pour l’électrolyseur
qui doivent être pris en compte dans la couche réactive. Pour cela, les paramètres de la eMPC du système
H2 sont modifiés. Lorsque ces deux éléments ne sont pas en fonctionnement, le courant minimal et le
courant maximal pris en compte dans la eMPC du système H2 sont considérés comme étant nuls. Les
courants minimal et maximal de la PàC sont pris en compte dans le cas d’un démarrage de celle-ci. De
même, les courants minimal et maximal de l’électrolyser sont pris en compte dans le cas d’un démarrage
40
1500
35
1000 30
500 25
0 20
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.8 – Semaine 3, début de semaine avec peu d’ensoleillement et une fin de semaine ensoleillée
Pˆpv
Prévision de la charge
et de la puissance PV Pˆl
Système
PV à Pmax ibpv il
Cb vb
H2
ibf c
ibel
Système
Système
Pile à Combustible
d’électrolyse
ibbat
Système
Batteries
de celui-ci. Lorsque l’arrêt de la PàC ou de l’électrolyseur est demandé, le courant minimal et le courant
maximal pris en compte dans la eMPC du système H2 sont de nouveau fixés à 0 et le courant de référence
est progressivement ramené à 0 par une rampe respectant les pentes de courant définies pour la PàC
et pour l’électrolyseur. Dans tous les cas, la pente de courant prise en compte dépend quant à elle de
l’élément en cours d’utilisation.
Les différentes équations sont écrites sous l’environnement Matlab avec les toolbox Yalmip [62] et le
problème est résolu avec Gurobi Academic. Le contrôleur est ensuite généré par la fonction optimizer de
Yalmip et utilisé sous l’environnement Matlab/Simulink. Les paramètres de la simulation sont disponibles
en annexe E.1.
Pour les tests du cas d’étude suivants, la simulation est réalisée à partir de données enregistrées
sur le site du Moufia de l’université de La Réunion. Trois semaines différentes ont fait l’objet de tests,
avec des relevés de l’irradiance globale échantillonée à la seconde, de la température échantillonnée à la
seconde et de la consommation du restaurant universitaire échantillonnée toute les 10 mins. Le dimen-
sionnement de la surface PV est basé sur la surface disponible sur la toiture du restaurant universitaire
et le dimensionnement de la puissance de la PàC et de l’électrolyseur dépend de la puissance consommée
et de la puissance produite par les PV. Le dimensionnement des stocks d’énergie (batterie et H2) résulte
de tests effectués sur la couche anticipative seule. Les figures 4.6, 4.7 et 4.8 montrent l’irradiance et la
température pour les tests réalisés sur les semaines 1, 2 et 3 respectivement. La semaine 1 (S1) correspond
à une semaine globalement ensoleillée, la semaine 2 (S2) correspond à un début de semaine ensoleillé avec
une fin de semaine moins ensoleillée et la semaine 3 (S3) correspond à un début de semaine avec peu
d’ensoleillement et une fin de semaine ensoleillée. Tout d’abord, le système est testé sans mise à jour de la
planification. La planification est alors réalisée sur une journée correspondant à la première journée de la
semaine et cette planification est conservée toute la semaine. Les résultats suivants illustrent les tests avec
planification mise à jour toute les 30mins et en considérant des prévisions de la charge et de l’irradiance
parfaites sur un horizon d’optimisation de 6h. Ces deux tests ont été réalisés sans référence pour la charge
de la batterie, c’est à dire avec un SoC contraint entre 20% et 80% (le terme faisant apparaître le SoC
de référence dans la fonction objectif du programme d’optimisation n’est pas pris en compte) et avec
un SoC de référence de 50% afin d’assurer une quantité d’énergie restante dans le cas d’une erreur dans
l’optimisation. La figure 4.9 illustre le système simulé et le tableau 4.1 résume les différents cas d’étude.
Afin de permettre au système de continuer à fonctionner lorsque le SoC des batteries atteint
un niveau approchant les seuils haut et bas, une procédure de démarrage forcé de l’électrolyseur a été
intégrée à la couche réactive lorsque le niveau de charge des batteries atteints 75%. De même pour la
PàC, une procédure de démarrage forcé de celle-ci a été intégrée à la couche réactive lorsque le niveau de
charge des batteries atteints 25%.
Des indicateurs de performance, appelé KPI, sont déterminés afin de comparer les différentes simu-
lations réalisées. Les KPI sont :
105
104
6
10
5
4 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105
2 0
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
4
2 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
1
-2
0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.10 – Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et
des PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC
103 103
100 8 4
80 3.5
7
60
3
40 6
20 2.5
0 5 2
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.11 – Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock
d’hydrogène et d’oxygène à Patm
4.5.1.1 Test de la semaine 1, sans mise à jour de la planification et sans SoC de référence
Le plan d’engagement défini sur une journée ensoleillée montre (cf. Fig. 4.10) :
— que la PàC est utilisée lorsque que la puissance nécessaire pour alimenter la charge est supé-
rieure à sa puissance minimale de fonctionnement (durant la nuit, en début de journée et en fin
de journée),
— que l’électrolyseur est utilisé à sa puissance minimale lorsque la puissance produite par les PV
est suffisante (durant la journée).
Cependant, il est aussi observé que le niveau de charge des batteries fluctue entre 28 et 75% (cf.
figure 4.11 (a)), ce qui entraîne plusieurs démarrages forcés de l’électrolyseur (figure 4.10 (d) entre 72 et
84h, entre 132 et 144h et entre 156 et 168h). Avec un tel plan d’engagement, la consommation d’hydrogène
est de 2966,5 m3 (cf. figure 4.11 (b)) sur toute la semaine pour une utilisation de la PàC sur 6576min avec
41 démarrages, et une utilisation de l’électrolyseur sur 2398min avec 57 démarrages, dont 51 démarrages
forcés qui ont parfois provoqué un arrêt de la PàC (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents KPI
de chaque cas d’étude). Ce plan d’engagement n’est pas optimal pour cette semaine car il entraîne de
multiples démarrage forcés de la PàC et de l’électrolyseur, et ne permet pas de respecter la durée minimale
de fonctionnement de ces éléments.
4.5.1.2 Test de la semaine 2, sans mise à jour de la planification et sans SoC de référence
De même que pour le test précédent, le plan d’engagement défini sur une journée ensoleillée montre
(cf. Fig. 4.12) :
— que la PàC est utilisée lorsque que la puissance nécessaire pour alimenter la charge est supé-
rieure à sa puissance minimale de fonctionnement (durant la nuit, en début de journée et en fin
de journée),
— que l’électrolyseur est utilisé à sa puissance minimale lorsque la puissance produite par les PV
est suffisante (durant la journée).
Il est cependant observé que le niveau de charge des batteries fluctue entre 25 et 61% (cf. figure 4.13
(a)), ce qui entraîne plusieurs démarrages forcés de la PàC (figure 4.12), avec de multiples démarrages
forcés autour de 108h. Avec un tel plan d’engagement, la consommation d’hydrogène est de 734,65 m3 (cf.
105
10 105
2
8 1
6 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
4 105
0
2
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
5
0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
1
-5 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.12 – Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et
des PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC
figure 4.13 (b)) sur toute la semaine pour une utilisation de la PàC sur 6617min avec 175 démarrages, et 171
démarrages forcés qui ont parfois provoqué un arrêt de l’électrolyseur, et une utilisation de l’électrolyseur
sur 3258min avec 173 démarrages, dont 0 démarrage forcé (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents
KPI de chaque cas d’étude). De même que pour le test précédent, ce plan d’engagement n’est pas optimal
pour cette semaine car il entraîne de multiples démarrages forcés de la PàC et de l’électrolyseur, et ne
permet pas de respecter la durée minimale de fonctionnement de ces éléments.
4.5.1.3 Test de la semaine 3, sans mise à jour de la planification et sans SoC de référence
Dans cette configuration, le plan d’engagement défini sur une journée avec peu d’ensoleillement
montre (cf. Fig. 4.14) :
103 103
100 9 4.4
80 4.2
8.5
60 4
8
40 3.8
20 7.5
3.6
0 7 3.4
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.13 – Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock
d’hydrogène et d’oxygène à Patm
105
10 105
2
8 1
6 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
4 105
0
2
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
5
0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
1
-5 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.14 – Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et
des PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC
— que la PàC est utilisée lorsque que la puissance nécessaire pour alimenter la charge est supé-
rieure à sa puissance minimale de fonctionnement (durant la nuit, en début de journée et en fin
de journée),
— que l’électrolyseur n’est pas utilisé, car la puissance produite par les PV n’est pas suffisante
(durant la journée).
Ici le niveau de charge des batteries fluctue entre 39 et 76% (cf. figure 4.15 (a)), ce qui entraîne
plusieurs démarrages forcés de l’électrolyseur (figure 4.14), avec de multiples démarrages forcés durant la
103 103
100 8 4
80 3.5
7
60
3
40 6
20 2.5
5
0 2
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.15 – Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock
d’hydrogène et d’oxygène à Patm
105
105
6 2
1
4 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105
2 0
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
6
4
0
2 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
1
-2
-4 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.16 – Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt de
l’électrolyseur et de la PàC
journée à partir du deuxième jour. Avec un tel plan d’engagement, la consommation d’hydrogène est de
2743 m3 (cf. figure 4.15 (b)) sur toute la semaine, pour une utilisation de la PàC sur 6928min avec 179
démarrages, et 0 démarrage forcé, et une utilisation de l’électrolyseur sur 2568min avec 360 démarrages
dont 359 démarrages forcés, qui ont parfois provoqué un arrêt de la PàC (cf. tableau 4.2 pour le résumé
des différents KPI de chaque cas d’étude). Ce plan d’engagement n’est toujours pas optimal pour cette
semaine car il entraîne de multiples démarrages forcés de la PàC et de l’électrolyseur, et ne permet pas
de respecter la durée minimale de fonctionnement de ces éléments.
Suite aux différents tests effectués sur les différentes semaines sans mise à jour du plan d’enga-
gement et avec un SoC libre, il peut être conclu que cette stratégie n’est pas optimale car elle entraîne
des démarrages et des arrêts forcés de la PàC et de l’électrolyseur, ne permettant pas de respecter les
contraintes de durée de fonctionnement. Cette stratégie doit donc être améliorée.
Avec un SoC de référence de 50%, le plan d’engagement défini sur une journée ensoleillée montre
(cf. Fig. 4.17) :
— que la PàC est utilisée lorsque que la puissance nécessaire pour alimenter la charge est supé-
rieure à sa puissance minimale de fonctionnement (durant la nuit, en début de journée et en fin
de journée),
— que l’électrolyseur est utilisé à sa puissance minimale lorsque la puissance produite par les PV
est suffisante (durant la journée).
Il est observé ici que le niveau de charge des batteries fluctue entre 26 et 75% (cf. figure 4.17 (a)).
Ce plan d’engagement entraîne un démarrage forcé de l’électrolyseur (figure 4.17 entre 156 et 168h). Avec
un tel plan d’engagement, la consommation d’hydrogène est de 2972 m3 (cf. figure 4.17 (b)) sur toute
la semaine pour une utilisation de la PàC sur 6604min, avec 9 démarrages et 0 démarrage forcé, et une
utilisation de l’électrolyseur sur 2396min, avec 8 démarrages dont 1 démarrage forcé qui provoque un arrêt
de la PàC (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents KPI de chaque cas d’étude). Ce plan d’engagement
n’est toujours pas optimal pour cette semaine car il entraîne un démarrage forcé de l’électrolyseur. Le
plan d’engagement est donc amélioré mais pas encore totalement optimal.
Encore une fois, le plan d’engagement défini sur une journée ensoleillée montre (cf. Fig. 4.19) :
— que la PàC est utilisée lorsque que la puissance nécessaire pour alimenter la charge est supé-
rieure à sa puissance minimale de fonctionnement (durant la nuit, en début de journée et en fin
de journée),
— que l’électrolyseur est utilisé à sa puissance minimale lorsque la puissance produite par les PV
est suffisante (durant la journée).
103 103
100 8 4
80 3.5
7
60
3
40
6
20 2.5
0 5 2
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.17 – Semaine 1, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm
105
10 105
2
8 1
6 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
4 105
0
2
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
5
0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
1
-5 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.18 – Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt de
l’électrolyseur et de la PàC
Par ailleurs, le niveau de charge des batteries fluctue entre 25 et 72% (cf. figure 4.19 (a)). Ce plan
d’engagement entraîne plusieurs démarrages forcés de la PàC, afin de ramener le niveau de charge des
batteries à 50% (figure 4.19) lors des journées où l’irradiance est faible et que les batteries doivent alimenter
l’électrolyseur pour le maintenir en fonctionnement. Avec un tel plan d’engagement, la consommation
d’hydrogène est de 1131,4 m3 (cf. figure 4.19 (b)) sur toute la semaine, pour une utilisation de la PàC
sur 6129min, avec 14 démarrages et 7 démarrages forcés qui entraînent un arrêt de l’électrolyseur, et une
utilisation de l’électrolyseur sur 3530min, avec 12 démarrages dont 0 démarrage forcé (cf. tableau 4.2 pour
le résumé des différents KPI de chaque cas d’étude). Ce plan d’engagement n’est toujours pas optimal
pour cette semaine car il entraîne toujours des démarrages forcés de la PàC.
103 103
100 8.5 4.5
80
8
4
60
7.5
40
3.5
20 7
0 6.5 3
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.19 – Semaine 2, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm
105
10 105
2
8 1
6 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
4 105
0
2
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
6
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0
2 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
-2 1
-4
0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.20 – Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt de
l’électrolyseur et de la PàC
Sur une journée avec peu d’ensoleillement, le plan d’engagement défini avec un SoC de référence
de 50% montre (cf. Fig. 4.21) :
— que la PàC est utilisée lorsque que la puissance nécessaire pour alimenter la charge est supé-
rieure à sa puissance minimale de fonctionnement (durant la nuit, en début de journée et en fin
de journée),
103 103
100 8 4
80 7 3.5
60
6 3
40
20 5 2.5
0 4 2
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.21 – Semaine 3, test sans mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm
— que l’électrolyseur n’est pas utilisé car la puissance produite par les PV n’est pas suffisante
(durant la journée).
Le niveau de charge des batteries fluctue entre 25 et 76% (cf. figure 4.21 (a)). Ce plan d’engagement
entraîne plusieurs démarrages forcés de l’électrolyseur afin de ramener le niveau de charge des batteries
à 50% (figure 4.21). Avec un tel plan d’engagement, la consommation d’hydrogène est de 2701,4 m3 (cf.
figure 4.21 (b)) sur toute la semaine, pour une utilisation de la PàC sur 6103min avec 155 démarrages,
et une utilisation de l’électrolyseur sur 2054min avec 199 démarrages, dont 199 démarrages forcés qui
entraînent un arrêt de la PàC (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents KPI de chaque cas d’étude). Ce
plan d’engagement n’est toujours pas optimal pour cette semaine car il entraîne toujours des démarrages
forcés de l’électrolyseur.
Suite au différent tests effectués sans mise à jour du plan d’engagement, et avec un SoC de référence
de 50%, il peut être conclu que ce plan d’engagement n’est pas optimal (démarrages et des arrêts forcés
de la PàC et de l’électrolyseur). Ces démarrages et arrêts forcés sont dus à un mauvais plan d’engagement
toute au long de la semaine, qui amènent les batteries à un niveau de charge trop élevé ou trop faible en
dehors des limites de SoC.
Ces démarrages et arrêts forcés peuvent être évités par une mise à jour du plan d’engagement.
4.5.2.1 Test de la semaine 1, avec mise à jour de la planification toute les 30mins et sans
SoC de référence
Avec une mise à jour du plan d’engagement et sans SoC de référence, il est observé sur les figures
4.22 que le SoC de la batterie fluctue entre 25 et 76%, ce qui entraîne des démarrages forcés de la PàC
et de l’électrolyseur. La consommation d’hydrogène est de 2905,6 m3 (cf. figure 4.23 (b)) sur toute la
semaine, pour une utilisation de la PàC sur 6601min, avec 24 démarrages dont 1 démarrage forcé qui
provoque un arrêt de l’électrolyseur, et une utilisation de l’électrolyseur sur 2519min, avec 23 démarrages
dont 16 démarrages forcés qui entraîne un arrêt de la PàC (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents
KPI de chaque cas d’étude). La mise à jour du plan d’engagement permet donc de diminuer le nombre
de démarrages forcés de la PàC et de l’électrolyseur mais ceux-ci sont toujours présents.
105
104
6
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5
4 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
4
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
0
1
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-4 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.22 – Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et
des PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC
4.5.2.2 Test de la semaine 2, avec mise à jour de la planification toute les 30mins et sans
SoC de référence
Toujours avec une mise à jour du plan d’engagement et sans SoC de référence, il est observé sur les
figures 4.24 que le SoC de la batterie fluctue entre 31 et 75%. La mise à jour du plan d’engagement permet
de réagir et de ne pas forcer le démarrage de la PàC et de l’électrolyseur. La consommation d’hydrogène
est de 670,86 m3 (cf. figure 4.25 (b)) sur toute la semaine, pour une utilisation de la PàC sur 6690min,
avec 8 démarrages, et une utilisation de l’électrolyseur sur 2730min avec 7 démarrages (cf. tableau 4.2
pour le résumé des différents KPI de chaque cas d’étude). Dans le cas de cette semaine, la mise à jour du
plan d’engagement permet donc de stabiliser l’utilisation de la PàC et de l’électrolyseur.
103 103
100 8 4
80 3.5
7
60
3
40
6
20 2.5
0 5 2
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.23 – Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock
d’hydrogène et d’oxygène à Patm
105
10 104
10
8 5
6 0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
4 105
0
2
0 -5
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
105 1
5
0
0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.24 – Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et
des PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC
4.5.2.3 Test de la semaine 3, avec mise à jour de la planification toute les 30mins et sans
SoC de référence
Toujours avec une mise à jour du plan d’engagement et sans SoC de référence, il est observé sur
les figures 4.26 que le SoC de la batterie fluctue entre 26 et 51%. La mise à jour du plan d’engagement
permet encore de réagir et de ne pas forcer le démarrage de la PàC et de l’électrolyseur. La consommation
d’hydrogène est de 2678,3 m3 (cf. figure 4.27 (b)) sur toute la semaine, pour une utilisation de la PàC
sur 6690min, avec 8 démarrages, et une utilisation de l’électrolyseur sur 2610min, avec 6 démarrages
(cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents KPI de chaque cas d’étude). Dans le cas de cette semaine,
la mise à jour du plan d’engagement permet encore de stabiliser l’utilisation de la PàC et de l’électrolyseur.
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100 4.4
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.25 – Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock
d’hydrogène et d’oxygène à Patm
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Figure 4.26 – Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) Puissance de la Consommation et
des PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt
de l’électrolyseur et de la PàC
4.5.2.4 Test de la semaine 1, avec mise à jour de la planification toute les 30mins et avec
SoC de référence à 50%
Avec une mise à jour du plan d’engagement et un SoC de référence à 50%, il est observé sur les
figures 4.28 que le SoC de la batterie fluctue entre 40 et 58%. La mise à jour du plan d’engagement et
le SoC de référence permettent dans le cas de cette semaine de réagir et de ne pas forcer le démarrage
de la PàC et de l’électrolyseur. La consommation d’hydrogène est de 3018,4 m3 (cf. figure 4.29 (b)) sur
toute la semaine, pour une utilisation de la PàC sur 6690min, avec 8 démarrages, et une utilisation de
l’électrolyseur sur 2580min, avec 7 démarrages (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents KPI de
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Figure 4.27 – Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = SoC(1, k) : (a) SoC des batteries, (b) stock
d’hydrogène et d’oxygène à Patm
105
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6 2
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.28 – Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt de
l’électrolyseur et de la PàC
chaque cas d’étude). L’ajout d’un SoC de référence dans le problème d’optimisation a permis de stabili-
ser le plan d’engagement et de na pas forcer le démarrage de la PàC et de l’électrolyseur pour cette semaine.
4.5.2.5 Test de la semaine 2, avec mise à jour de la planification toute les 30mins et avec
SoC de référence à 50%
Avec une mise à jour du plan d’engagement et un SoC de référence à 50%, il est observé sur les
figures 4.30 que le SoC de la batterie fluctue entre 25 et 62%. Le plan d’engagement reste stable dans le
cas de cette semaine avec un SoC de référence à 50%. La consommation d’hydrogène est de 789,36 m3
(cf. figure 4.31 (b)) sur toute la semaine pour une utilisation de la PàC sur 6150min, avec 9 démarrages,
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.29 – Semaine 1, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.30 – Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt de
l’électrolyseur et de la PàC
et une utilisation de l’électrolyseur sur 2880min, avec 7 démarrages (cf. tableau 4.2 pour le résumé des
différents KPI de chaque cas d’étude). L’ajout d’un SoC de référence dans le problème d’optimisation n’a
pas considérablement augmenté la consommation d’hydrogène et le temps d’utilisation de la PàC et de
l’électrolyseur.
4.5.2.6 Test de la semaine 3, avec mise à jour de la planification toute les 30mins et avec
SoC de référence à 50%
Avec une mise à jour du plan d’engagement et un SoC de référence à 50%, il est observé sur les
figures 4.32 que le SoC de la batterie fluctue entre 44 et 58%. Le plan d’engagement reste stable dans
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100 4.4
8.5
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.31 – Semaine 2, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.32 – Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) Puissance de la Consommation et des
PV, (b) Puissance de l’électrolyseur et de la PàC, (c) Puissance des batteries et (d) démarrage/arrêt de
l’électrolyseur et de la PàC
le cas de cette semaine avec un SoC de référence à 50%. La consommation d’hydrogène est de 2905 m3
(cf. figure 4.33 (b)) sur toute la semaine, pour une utilisation de la PàC sur 6780min, avec 8 démarrages,
et une utilisation de l’électrolyseur sur 2610min, avec 6 démarrages (cf. tableau 4.2 pour le résumé des
différents KPI de chaque cas d’étude). De même que pour le test précédent, l’ajout d’un SoC de référence
dans le problème d’optimisation n’a pas considérablement augmenté la consommation d’hydrogène et le
temps d’utilisation de la PàC et de l’électrolyseur.
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100 8 4
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6 3
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0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168 0 12 24 36 48 60 72 84 96 108 120 132 144 156 168
Figure 4.33 – Semaine 3, test avec mise à jour SoC∗ = 50% : (a) SoC des batteries, (b) stock d’hydrogène
et d’oxygène à Patm
Sans mise à jour, horizon de planification : 24h, SoCref = 50% Cas 1 (C1)
Sans mise à jour, horizon de planification : 24h, SoCref = SoC Cas 2 (C2)
Avec mise à jour toutes les 30mins, horizon de planification : 6h, SoCref = 50% Cac 3 (C3)
Avec mise à jour toutes les 30mins, horizon de planification : 6h, SoCref = SoC Cas 4 (C4)
KPI1 KPI2 KPI3 KPI4 KPI5 KPI6 KPI7 KPI8 KPI9 KPI10
S1 -2972 26 75 50 6604 9 0 2396 8 1
S2 -1131 25 72 50 6129 14 7 3530 12 0
C1 S3 -2701 25 77 50 6103 155 0 2054 199 199
S1 -2967 29 75 74,8 6576 41 0 2398 57 51
S2 -735 25 53 25 6617 175 171 3258 173 0
C2 S3 -2743 39 77 74,8 6928 179 0 2568 360 359
S1 -3018 40 58 50 6690 8 0 2580 7 0
S2 -789 25 61 50 6150 9 0 2880 7 0
C3 S3 -2906 44 58 50 6780 8 0 2610 6 0
S1 -2906 25 76 37,3 6601 24 1 2519 23 16
S2 -671 31 75 45,6 6030 8 0 2730 7 0
C4 S3 -2678 26 51 26,17 6690 8 0 2610 6 0
4.5.3 Synthèse
Le tableau 4.2 résume les différents KPI de chaque cas d’étude. Pour rappel, les différents cas
d’étude sont disponibles dans le tableau 4.1 et les KPI sont les suivants :
— Consommation / Production d’hydrogène (m3) (KPI1)
— Seuil bas du niveau de charge des batteries (%) (KPI2)
— Seuil haut du niveau de charge des batteries (%) (KPI3)
— Niveau de charge des batteries en fin de semaine (KPI4)
— Durée de fonctionnement de la PàC (minute) (KPI5)
— Nombre de démarrages/arrêts de la PàC (KPI6)
— Nombre de démarrages/arrêts forcés de la PàC (KPI7)
— Durée de fonctionnement de l’électrolyseur (minute) (KPI8)
— Nombre de démarrages/arrêts de l’électrolyseur (KPI9)
— Nombre de démarrages/arrêts forcés de l’électrolyseur (KPI10)
La stratégie avec les SoC de référence à 50% et une mise à jour du plan d’engagement toutes les
30 min donne de meilleurs résultats. En effet, sur les trois types de semaines choisies, aucun démarrage
forcé de la PàC et de l’électrolyseur n’a été relevé et le SoC des batteries est maintenu jusque la fin
de semaine à 50%. La consommation d’hydrogène n’augmente pas avec cette stratégie. Les démarrages
forcés, donc non planifiés, entraînent un non respect des différentes conditions de fonctionnement citées
dans le chapitre 2, à savoir : durée de fonctionnement et nombre de démarrages arrêts, ce qui entraine le
vieillissement prématuré du système. De plus, maintenir les batteries à niveau de charge constant permet
d’éviter les décharges profondes et les niveaux trop élevés qui pourraient les détériorer.
L’absence de démarrage forcé et le maintien des batteries à un état de charge constant montre
donc l’efficacité de cette stratégie pour respecter les conditions opératoires du système, et pour éviter les
dégradations liées à une mauvaise utilisation de la PàC et de l’électrolyseur.
4.6 Conclusion
Ce chapitre porte sur le développement de la couche anticipative. Cette couche anticipative, basée
sur un problème d’optimisation MIQP, définit un plan d’engagement pour l’utilisation de la PàC et de
l’électrolyseur. Ce problème d’optimisation prend en compte les contraintes de fonctionnement de la
PàC et de l’électrolyseur, telles que les durées minimales d’arrêt et de fonctionnement et les puissances
minimale et maximale de ces éléments.
Dans un premier temps, l’intérêt de la planification est présenté afin de comprendre le rôle de
la couche anticipative dans le SGE. Puis les méthodes et outils utilisés pour le développement de cette
couche sont présentés. Les équations du modèle utilisé dans le problème d’optimisation ainsi que les
contraintes imposées sont détaillées. Le choix de la fonction objectif minimisée lors de la résolution du
problème est développé et celle-ci est écrite.
Dans un second temps, les puissances minimales et maximales imposées à la PàC et à l’électrolyseur
sont déterminées afin de les intégrer au problème d’optimisation. De plus, pour pouvoir contraindre les
stocks d’hydrogène et d’oxygène, les débits d’hydrogène et d’oxygène sont déterminés en fonction de la
puissance à partir d’équations polynomiales d’ordre 1. Ces équations sont ensuite intégrées au problème
d’optimisation.
Dans un dernier temps, les résultats de la simulation des couches réactive et anticipative sont
présentés (cf. tableau 4.2 pour le résumé des différents KPI de chaque cas d’étude). Plusieurs tests ont
été effectués :
— sans mise à jour sur 3 semaines différentes, avec et sans SoC de référence
— avec mise à jour sur 3 semaines différentes, avec et sans SoC de référence
Ces différents tests ont montré que le problème d’optimisation permet d’obtenir un meilleur plan
d’engagement pour les différentes semaines lorsque celui-ci est mis à jour toutes les 30min, avec un horizon
d’optimisation et de prévision de 6h, et que le SoC de référence est fixé à 50%. En effet, lorsque le
plan d’engagement n’est pas mis à jour, cela entraîne de multiple démarrages forcés de la PàC et de
l’électrolyseur. De plus, lorsque la charge et la décharge des batteries sont laissées libres, et que le plan
d’engagement est mis à jour, le nombre de démarrages forcés de la PàC et de l’électrolyseur est diminué,
mais toujours présent dans certains cas. L’ajout d’un SoC de référence à 50 % permet de ne plus avoir de
démarrage forcé sur les 3 semaines testées. La stratégie avec SoC de référence à 50 % est donc retenue pour
sa capacité à éviter les démarrages et arrêts forcés de la PàC et de l’électrolyseur, ainsi que sa capacité à
maintenir les batteries à un niveau de charge permettant d’assurer un minimum d’énergie en stock.
Conclusion générale
Cette thèse a porté sur le développement d’un SGE pour un MR hybride, afin de favoriser l’intégra-
tion de l’énergie solaire par le biais d’un système de stockage utilisant le vecteur hydrogène. Prometteur
pour son utilisation dans les systèmes électriques, l’hydrogène peut être produit par électrolyse de l’eau,
avec des systèmes électrolyseurs alimentés par de l’énergie solaire. Stocké sous forme gazeuse, liquide ou
solide, sa conversion en énergie électrique repose sur des systèmes PàC.
Au terme d’un état de l’art sur les vecteurs d’énergie, les stratégies de gestion de l’énergie (SGE)
mises en œuvre dans la littérature et les commandes les plus utilisées, le premier chapitre a permis
de sélectionner les éléments composant le MR modélisé, les méthodes développées pour la gestion et
la structure du SGE. La source d’énergie choisie pour cette étude est l’énergie solaire, abondante sur
l’île de La Réunion 1 . La conversion photovoltaïque de la ressource solaire 2 est combinée à une chaîne
hydrogène et à des batteries. Constituée d’un électrolyseur pour la production d’hydrogène par conversion
électrochimique, d’un réservoir pour le stockage et d’une PàC pour la conversion chimique/électrique, la
chaîne hydrogène sert de stockage long terme. Les batteries sont quant à elle utilisées comme stockage
court terme, mais aussi comme élément limitant les variations de courant sur la PàC et l’électrolyseur.
L’association de ces quatre éléments de conversion et de stockage permet de gérer l’équilibre entre produc-
tion et consommation, en assurant l’alimentation de la charge lors des périodes de faible ensoleillement,
et le stockage de l’excédent de production lors des périodes de faible consommation.
Cependant, la fiabilité et la durée de vie des systèmes électrolyseurs et PàC dépendent des condi-
tions de fonctionnement, et leur performance dépend directement des temps de réponse des auxiliaires
(régulateurs de débit, de pression, etc.) qui assurent la gestion des débits de réactifs (hydrogène pour la
PàC et eau pure pour l’électrolyseur). De plus, un fonctionnement à forte puissance ou à faible puissance
durant des temps courts peuvent provoquer la dégradation des composants des systèmes électrolyseurs
et PàC, voire leur vieillissement prématuré. L’hybridation de systèmes électrolyseurs et PàC avec des
1. « La durée d’insolation est quasiment stable tout au long de l’année, variant de 6,9 h à 7,3 h en moyenne, pour
une durée maximale théorique variant de 10,9 h à 13,1 h. » - Atlas climatique de La Réunion
batteries permet de prendre en compte les différentes contraintes opératoires pour améliorer la fiabilité
et optimiser la durée de vie de l’ensemble de ces éléments.
C’est le SGE, composé de 3 couches à échelle de temps multiple, qui permet de respecter les
contraintes de fonctionnement de chaque élément. La première couche, appelée couche anticipative, est
utilisée pour établir un plan d’engagement des éléments de la chaîne H2, une planification de l’utilisation
qui se traduit par des consignes de marche-arrêt compatibles avec la durée minimum de fonctionnement
et la puissance minimale de fonctionnement de ces éléments. La couche intermédiaire, appelée couche
réactive, utilise une commande eMPC pour définir les consignes en courant des batteries, et une com-
mande eMPC pour définir les consignes en courant des éléments de la chaîne H2 dans les plages de
marche-arrêt. La couche inférieure, appelée couche locale, utilise un régulateur de type IP afin d’assurer
le suivi des consignes en courant définies par la couche intermédiaire. Les batteries ont pour principal rôle
de maintenir la tension du bus DC à sa référence. La chaîne H2 est utilisée pour maintenir la charge des
batteries proches de sa référence, en prenant en compte les contraintes de temps de réponse et de limite
en puissance de ces deux éléments. Le système PV est quant à lui piloté par un algorithme MPPT de type
Perturb & Observ. Le courant de charge étant un paramètre non mesuré du système, la différence entre
celui-ci et le courant PV injecté sur le bus DC est estimé par le biais d’un filtre de Kalman sous-optimal.
Pour le développement des stratégies de commande à base de modèles (couche réactive et couche
anticipative), le choix du niveau de modélisation a été fait en fonction de la précision requise et des
contraintes de linéarité imposées par la formulation du problème d’optimisation. Pour la couche réactive,
le choix s’est porté sur un modèle linéarisé de niveau 3 qui permet l’intégration des équations dans une
MPC linéaire. Pour la couche anticipative, le bilan de puissance du système est utilisé pour écrire un
problème d’optimisation sous contraintes.
Les tests en simulation de la stratégie de commande des couches locale et réactive ont permis de
montrer la capacité des commandes eMPC à maintenir la tension du bus DC à sa valeur de référence, tout
en respectant les différentes contraintes de chaque élément du système. Afin de montrer les performances
de ces deux couches pour différentes conditions opératoires, plusieurs tests ont été effectués : les batteries
en mode charge, les batteries en mode décharge et les batteries maintenues à un niveau de SoC constant,
avec et sans le système PV. Les tests en simulation ont été reproduits sur un banc d’essais de type
PHIL pour des tests en temps réel. Les résultats des tests en ligne sont conformes aux résultats obtenus
en simulation, ce qui permet de valider les performances de ces stratégies pour le pilotage de systèmes réels.
La dernière couche met en œuvre un problème d’optimisation qui prend la forme d’un MIQP
intégrant les contraintes du système. Les tests des couches anticipative et réactive réalisés en simulation
ont montré la capacité du SGE à définir un plan d’engagement pour le démarrage de la PàC et de l’élec-
trolyseur. En partant de l’hypothèse que les prévisions de la charge, de l’irradiance et de la température
ambiante sont parfaites, les tests du SGE sur 3 semaines différentes (une semaine avec des journées
identiques, une avec un début de semaine ensoleillé et une dernière avec une fin de semaine ensoleillée),
avec et sans mise à jour du plan d’engagement, ont permis de montrer l’importance de la mise à jour de
celui-ci. De plus, les mêmes tests ont été réalisés avec et sans SoC de référence. L’intérêt de maintenir un
niveau de charge constant des batteries est d’assurer une réserve d’énergie suffisante au maintien de la
stabilité du système en cas d’erreur dans le plan d’engagement. Il a été démontré à partir des différents
KPI choisis que la mise à jour du plan d’engagement et le maintien du niveau de charge des batteries
permettent d’éviter les démarrages forcés de la PàC et de l’électrolyseur par la stratégie de commande de
la couche réactive. Ce qui permet le respect des conditions opératoires des systèmes PàC et électrolyseurs.
Pour conclure, le SGE développé durant ces travaux de thèse a fait l’objet de validations en si-
mulation et en temps réel. Les résultats ont montré l’efficacité de l’utilisation de différentes couches de
commande avec des échelles de temps différentes pour le pilotage d’un MR hybride intégrant l’utilisation
du vecteur hydrogène. L’utilisation des couches réactive et locale permet une utilisation de la PàC et de
l’électrolyseur dans leurs conditions de fonctionnement prédéfinies. La définition d’un plan d’engagement
permet l’utilisation de la PàC et de l’électrolyseur avec des puissances de fonctionnement minimales et
des durées de fonctionnement prédéfinies.
Perspective
Bien que le SGE développé amène à des résultats satisfaisants pour la commande d’un MR hybride
intégrant le vecteur hydrogène, avec des prévisions de la charge et de la météo parfaites, certains points
doivent être améliorés afin d’approfondir les travaux de recherche.
Un premier point est l’amélioration du problème d’optimisation pour la prise en compte, dans
le plan d’engagement, de l’incertitude et de l’erreur sur les prévisions de la charge et des variables
météorologiques. Considérées comme parfaites dans le cadre de ces travaux, ces prévisions présentent des
erreurs et un niveau d’incertitude qui ne peuvent être négligés.
Pour cela, le problème d’optimisation pourra être modifier afin de prendre en compte des contraintes
P = Ppv − Pcg
d’inégalité avec incertitude. Les valeurs de la puissance PV et de la charge ne seront donc plus fixes, mais
bornées entre une valeur maximale et une valeur minimale dépendantes de l’incertitude de la prévision
(cf. figure 4.34).
Les développeurs de la toolbox Yalmip proposent pour cela de déclarer une variable incertaine
du système et d’utiliser une contrainte d’inégalité pour prendre en compte le taux d’incertitude de la
prévision.
uncertain(P ) (4.8a)
Un second point est l’amélioration du dimensionnement et la mise à jour du SoC de référence. Il est
constaté sur les différents tests effectués sur la planification que le niveau de stock d’hydrogène a tendance
à décroitre tout au long de la semaine, même lors des semaines ensoleillés. Afin d’avoir un meilleur
approvisionnement en hydrogène, il serait nécessaire d’avoir une puissance photovoltaïque installé plus
élevé afin d’augmenter la production d’hydrogène. Cependant, cela risque d’impacter la variation du SoC
lorsque l’électrolyseur n’est pas démarré, qui amènerai à un SoC trop élevé. Il serait donc judicieux de
faire varier le SoC de référence en fonction de la production PV.
La piste d’un meilleur dimensionnement et d’un SoC de référence variable devra donc être étudier
afin d’améliorer la stratégie de gestion de l’énergie.
P Avant dégradation
Après un première dégradation
Figure 4.35 – Représentation de la puissance maximale de la PàC en fonction de son état de santé
Un troisième point est l’évaluation de la dégradation de chaque élément afin de ré évaluer les
valeurs minimales et maximales du courant et la puissance de chaque élément, et de les mettre à jour
dans la couche réactive et anticipative. Ceci permettrait de limiter les risques de l’occurrence ultérieure
de dégradations causées par une mauvaise utilisation du système.
Un exemple est la réévaluation de la puissance maximale de la PàC qui dépend de son état de
santé au moment ou elle est utilisée. Si un défaut apparait sur celle-ci durant son utilisation, la puissance
maximale pouvant être fournie peut diminuée fortement (cf. figure 4.35). Une non prise en compte de
cette diminution peut amener à une seconde dégradation et la puissance maximale diminuera une seconde
fois jusqu’à la panne de la PàC.
Dans [19], l’auteur propose une méthode d’estimation de la puissance de la PàC à partir de l’esti-
mation d’un paramètre α représentant l’état de santé de la PàC. Cette méthode peut donc être étudiée
et utilisée dans le cadre du SGE afin de mettre la puissance maximale de la PàC.
Une étude bibliographique devra être réalisée afin de déterminer les méthodes disponibles pour la
détermination de l’état de santé de l’électrolyseur et de la batterie.
Un quatrième point est l’intégration de l’évolution de la durée de vie des différents appareils en
fonction de la puissance délivrée dans le problème d’optimisation. En effet, la durée de vie des appareils
est un point important à prendre en compte pour assurer un fonctionnement du système sur de longues
périodes et optimiser la durée de vie globale du MR.
Pour cela, il est nécessaire d’estimer la durée de vie restante de chaque élément afin de la prendre
en compte dans le problème d’optimisation. Dans [19], l’auteur propose d’utiliser un paramètre β repré-
sentant la vitesse de dégradation d’une PàC pour estimer la durée de vie résiduelle (Remaining Useful
Life (RUL)) de celle-ci. Ce paramètre β pourrait donc être minimisé dans la fonction objectif du problème
d’optimisation afin de prendre en compte la durée de la PàC.
De même que précédemment, une étude bibliographique devra être réalisée afin de déterminer les
méthodes disponibles pour la détermination du RUL de l’électrolyseur et de la batterie.
El 1 El 2 El n
Micro réseau
Un cinquième point est de permettre à la couche anticipative de gérer plusieurs PàC et plusieurs
électrolyseurs (cf. figure 4.36) afin de permettre un fonctionnement de ces éléments, même à faible consom-
mation et à faible ensoleillement. Cela permet de diminuer la puissance de fonctionnement minimale de
la PàC et de l’électrolyseur, et donc d’augmenter la part de l’hydrogène dans le fonctionnement du MR.
Les batteries seraient donc moins sollicitées et la capacité de stockage installée diminuée.
Un sixième et dernier point important est d’améliorer la couche anticipative afin de permettre
l’intégration du réseau principal AC (cf. figure 4.37), et d’assurer une continuité de service même en cas
de manque au niveau du stock d’hydrogène. Le prix de l’énergie du point de vue du réseau principal et de
l’utilisation de chaque appareil doit donc être pris en compte afin de minimiser le coût global de l’énergie
dans le MR.
Hydrogène
αP aC
αbat
αel
Vbat VP aC Vel
Boost
Boost
DC DC DC
Buck
DC DC DC
b b
Ipv Ibat IPb aC Ielb
Vb
Cb
IDC
DC
AC
Residential Utility
Home Grid
Annexes
Annexe A
A.1 Évolution des réserves de barils de pétrole entre les années 1995 et 2015 . . . . . . . . 142
A.3 Évolution des réserves de gaz entre les années 1995 et 2015 . . . . . . . . . . . . . . . 143
A.5 Évolution des réserves de charbon entre les années 1995 et 2015 . . . . . . . . . . . . 144
A.7 Capacité nucléaire et besoin mondiale en uranium au 1er janvier 2015 . . . . . . . . . 145
A.1 Évolution des réserves de barils de pétrole entre les années 1995 et 2015
Évolution des réserves de barils de pétrole entre les années 1995 et 2015 [18]
a) b)
a) Production et b) consommation mondiale de pétrole (million de barils par jours) de 1990 à 2015 [18]
A.3 Évolution des réserves de gaz entre les années 1995 et 2015
Évolution des réserves de gaz naturel entre les années 1995 et 2015 [18]
a) b)
a) Production et b) consommation mondiale de gaz naturel (Billion de mètres cube) de 1990 à 2015 [18]
A.5 Évolution des réserves de charbon entre les années 1995 et 2015
Évolution des réserves de charbon entre les années 1995 et 2015 [18]
a) b)
a) b)
a) Capacité nucléaire mondiale installé (377,4 GW) et b) Besoin mondiale en uranium (56 585 tonnes) au
1er janvier 2015 [100]
Annexe B
B.5 Carte des installations de prise de recharge de voiture électrique (à jour du 14 mars
2018) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151
Carte des installations de prise de recharge de voiture électrique (à jour du 14 mars 2018) [16]
Annexe C
Annexe D
PV 1 PV 2 PV 3 PV 4 PV 5 PV 6
Figure D.6 – Convertisseur boost bidirection- Figure D.7 – Convertisseur boost des PV du
nel des batteries du banc PHIL banc PHIL
ipv ibat
PC hôte / IHM vpv Photovoltaı̈que Batteries vbat
P W Mpv P W Mbat
Carte d’acquisition
Génération des PWM Bus DC
vb
Signal de
commande
de l’alimentation Alimentation Charge
Programmable Programmable
Signal de
commande
de la charge
Batteries
Nb d’élement en parallèle 23 Nb d’élement en série 10
Capacité nominale 800 mAh Courant max de charge 0,65 A
Tension nominale 3,7 V Courant max de décharge 0,65 A
SoCbatmin 20% SoCbatmax 80%
Convertisseur DC/DC
Lfc 100 mH Lel 100 mH
Lbat 1 mH Lpv 1 mH
Cpv 4 µF
Bus DC
Cb 19,8 mF DC bus voltage reference 70 V
Régulateur IP
Kpibat 1,2566 Kpifc 125,6637
Kiibat 394,7842 Kiifc 39478
Kpiel 125,6637 Kiiel 39478
TsIP 500 µs
MPC
Tsbat 500 µs QrH2 15x105
TsH2 2 ms QyH2 5x104
Nbat 5 Qrbat 50
NH2 3
Batteries
Nb d’élement en parallèle 1 Nb d’élement en série 3
Capacité nominale 18 Ah Courant max de charge 15 A
Tension nominale 12 V Courant max de décharge 15 A
SoCbatmin 20% SoCbatmax 80%
Convertisseur DC/DC
Lfc 100 mH Lel 100 mH
Lbat 1 mH Lpv 1 mH
Bus DC
Cb 19,8 mF DC bus voltage reference 70 V
Régulateur IP
Kpibat 6,8 Kpifc 125,6637
Kiibat 5760 Kiifc 39478
Kpiel 125,6637 Kiiel 39478
TsIP 500 µs TsIP e xpe 50 µs
MPC
Tsbat 500 µs QrH2 15x105
TsH2 2 ms QyH2 5x104
Nbat 5 Qrbat 50
NH2 3
Annexe E
Batteries
Nb d’élement en parallèle 4000 Nb d’élement en série 55
Capacité nominale 800 mAh Courant max de charge 0,8 A
Tension nominale 3,7 V Courant max de décharge 1,6 A
SoCbatmin 20% SoCbatmax 80%
Bus DC
Cb 0,15 F DC bus voltage reference 400 V
MPC
Tsbat 500 µs QrH2 300x1012
TsH2 2 ms QyH2 1, 5x103
Nbat 5 Qrbat 30000
NH2 3
Planification
Horizon 6h Pas de temps 30min
QPbat 1x10−6 Qsspac 1
QPpac 1x10−13 Qssel 1
QPel 1x10−11 QSoC 1x106
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POLE RECHERCHE
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