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COURS D’INITIATION A LA PHILOSOPHIE 4ème Année des Humanités
O. INTRODUCTION GENERALE
Ce cours d’initiation à la Philosophie, consiste à apprendre quelques choses de
la philosophie et s’y exercer personnellement, et à se familiariser avec l’esprit de cette
discipline.
Il doit poursuivre trois objectifs principaux :
1. Aider les Finalistes à se familiariser avec le langage philosophique ;
2. A s’habituer à l’abstraction ;
3. Et à éveiller, en lui, un esprit critique.
Plus concrètement, il s’agit de lui donner une mémoire philosophique susceptible
de l’aider à tendre vers la sagesse ; à attirer en lui, la soif de la vérité et la conscience
de la responsabilité.
Ière partie : LA NATURE DE LA PHILOSOPHIE
Cette partie du cours doit nous aider à avoir une idée plus ou moins exacte sur la
philosophie, en interrogeant son sens courant, en parcourant quelques attitudes ou
doctrines philosophiques et en établissant ses rapports avec les autres sciences.
Chap. I : DEFINITION DE LA PHILOSOPHIE
1. Origine et Sens étymologique du mot
La Grèce antique avait de l’admiration pour les sages : c’étaient des hommes fort-
doués intellectuellement et qui se consacraient à connaître Dieu, l’origine et la cause
de tous les phénomènes. Ils étaient rares.
L’un d’eux est Pythagore de SAMOS, sage et mathématicien grec du sixième
siècle (570-490 Av. J-C). Il était conscient des limites intellectuelles et spirituelles de
l’homme. Pythagore estima donc que le mot « Sage » ne convenait qu’à Dieu, seul
Etre capable de posséder la Sagesse et la Vérité. C’est ainsi qu’il inventa pour
l’homme, le mot « Philosophia » qui signifie « Amour de la sagesse », à partir de 3
mots grecs « Philia-tès-sophia ».
Pythagore voulait ainsi marquer une différence entre l’homme et Dieu : Dieu
possède la sagesse, mais l’homme peut la rechercher ou s’approcher d’elle sans jamais
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la posséder. C’est pourquoi on dit que, dans son origine, le mot « Philosophie » a un
sens privatif ; il nie dès le départ la prétention de posséder la sagesse.
En créant ce mot, Pythagore invite tout Philosophe à un aveu d’humilité : Le
Philosophe n’est pas celui qui possède la sagesse ou la vérité, il est plutôt celui qui se
fait ami de la sagesse et de la vérité, et qui consacre sa vie à la rechercher.
2. Quelques définitions de la Philosophie
« La philosophie peut se définir non comme étant la science de tout, mais
comme la science du tout » (Thibaudet). Elle est une réflexion sur la totalité du
réel. C’est une réflexion sur tout et non une connaissance de tout.
« La philosophie est la réflexion sur l’expérience totale ». (René le Senne).
Cette définition fait ressortir clairement l’objet de la philosophie, qui est La
totalité du réel.
« La philosophie est la recherche passionnée de la vérité » (Karl JASPERS).
Cette recherche est le souci constant du philosophe.
« La philosophie est une science certaine qui porte sur les principes premiers et
les causes premières » (Aristote). Cette définition nous instruit sur deux
choses : dans son approche, le philosophe ne s’arrête pas aux aspects
superficiels (il va au fond des choses) ; bien plus, la vérité qu’il recherche doit
être certaine, c’est-à-dire vraiment fondée sur la raison.
3. Rôle et importance de la Philosophie
Nous pouvons affirmer que la philosophie est d’une réelle importance pour la vie
individuelle, aussi bien que pour la vie en société. Le philosophe est celui qui veille à
ce que la vérité soit connue, respectée et vécue. Heidegger, Philosophe allemand dit
que le Philosophe est le « Médecin de la civilisation, c’est-à-dire celui qui soigne le
raisonnement et l’agir des hommes pour un meilleur épanouissement de la société ».
Alors la bonne philosophie se soucie du Bien de l’homme et de la société ; elle
entraîne les hommes sur les chemins de la vérité et de la responsabilité. Elle développe
l’esprit critique et le goût de l’effort dans le discernement. Elle aide à apprécier chaque
chose à sa juste valeur.
CHAP. II : DOCTRINES PHILOSOPHIQUES
0. Introduction :
Au regard du monde, l’homme n’a cessé de se poser des questions sur l’énigme
de l’Univers. Les Philosophes « Présocratiques » (ceux qui ont précédé Socrate) ont
essayé de dépasser l’Anthropomorphisme des Théogonies mythiques, en ramenant à
l’Unité la multiplicité mouvante des phénomènes.
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Parmi les grandes écoles ou orientations qui ont marqué cette période qui va du
ème
VIII au VIème siècle avant notre ère, on peut citer :
1. L’école de Milet qui a pour grandes figures : Thalès, Anaximandre et
Anaximène ; ils sont se préoccupent tous de déterminer l’unique matière dont
sont sorties toutes choses. Pour Thalès, la matière originelle c’est l’Eau ; pour
Anaximandre c’est l’Infini et pour Anaximène c’est l’Air.
2. A cette école succède l’important mouvement du Pythagorisme qui eut pour
centre la grande Grèce. Selon Pythagore de Samos, Chef de file du mouvement,
c’est le Nombre qui explique tout dans l’univers.
3. Vient après Héraclite d’Ephèse avec son école. Ce philosophe est surtout connu
pour « sa loi du devenir », c’est-à-dire une conception selon laquelle « tout se
meut et se transforme ». Il créa alors une devise « Pantarhei » (selon laquelle :
Tout coule tout passe, rien ne demeure ».
4. Presque contemporain d’Héraclite, Parménide d’Elée fonde l’école des Eléates
pour réfuter la loi de devenir. Pour lui et ses disciples, tout est statique et le
mouvement n’est qu’apparent.
5. Plus proche de Socrate, la Sophistique ouvre la porte au Scepticisme intellectuel
et au Subjectivisme moral. Il a fallu attendre Socrate pour jeter les bases d’une
morale rationnelle, rompre avec le Dogmatisme des physiologues et l’Eristique
des Sophistes.
Avec Socrate, la philosophie cesse d’être l’étude de l’univers pour devenir la science
de l’homme et de son bonheur.
II.1. SOCRATE (469-399)
a. Vie et œuvres :
Fils de Sophronisque (Sculpteur) et de Phénarète (sage-femme), Socrate est un
citoyen d’Athènes. Avec Xanthippe, ils eurent trois enfants dont l’un s’appelait
Lamproclès. De son Père, Socrate a appris le métier de sculpteur pour gagner sa vie et
le travail de sa mère (Obstétrique) lui a inspiré une méthode pour sa philosophie.
Socrate est choqué par les malheurs qui frappent sa patrie, se décida de se consacrer à
la philosophie pour travailler à la conversion morale de ses concitoyens.
Condamné pour impiété (il ne croit pas à la religion de l’Etat et il introduit des
dieux nouveaux dans la cité) et corruption de la jeunesse, Socrate boit la Ciguë après
avoir passé ses dernières heures à disserter avec ses amis sur l’Immortalité de l’âme.
Sa pensé et son acceptation de la mort au nom de la loi, marqueront les esprits pendant
des siècles. Socrate n’a laissé aucun écrit et c’est par ses disciples (surtout Platon et
Xénophon), qu’on connait sa vie et sa doctrine ; ce qui pose problème sur
l’authenticité de sa doctrine.
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b. Doctrine :
Socrate est convaincu si l’homme commet le mal, c’est par ignorance. C’est
pourquoi il dira même: « Nul n’est méchant volontairement ». en effet, il assigne à sa
philosophie un double objectif : d’une part, aider les interlocuteurs à se libérer de la
servitude de l’ignorance ; et d’autre part, les aider à découvrir la vérité qui est en eux.
« Connais-toi, toi-même » est sa devise. Une devise que Socrate a rencontrée à
Delphes et qu’il intègre dans sa philosophie. Cette devise veut dire : « tout homme
possède un savoir inné des notions morales et il doit apprendre à rentrer en lui)-même
pour découvrir le bien qui est en lui, c’est-à-dire écouter la voix de sa conscience pour
connaître le bien. Sa philosophie est une morale rationnelle. Et sa doctrine est appelée
« Intellectualisme moral » parce que, pour lui il suffit de connaître le bien, pour le faire
nécessairement. Chez lui, la vertu n’a point d’égale : rechercher la vertu et faire son
devoir valent plus que tout. Socrate est appelé « Péripatéticien », pare qu’il enseignait
en parcourant les rues à pieds.
c. Méthodes socratiques :
L’Ironie et la Maïeutique sont deux méthodes socratiques. La méthode socratique
est un dialogue (une dialectique) en deux temps :
La première partie est appelée ‘’Ironie socratique’’ : c’est un dialogue
interrogatoire destiné à rendre consciente une ignorance qui s’ignore. C’est
la partie négative de la méthode (dialectique critique), parce que qu’elle
consiste à détruire le faux savoir ou le savoir apparent, qui cache
l’ignorance.
La deuxième partie est appelée « maïeutique ou dialogue interrogatoire »,
qui aide à accoucher la vérité ; c’est pourquoi tout le monde pense que cette
partie de sa méthode lui a été inspirée par le métier de sa mère
(l’obstétrique) qui aidait les femmes à accoucher. C’est la partie positive ou
constructive de la méthode socratique dialectique réflexive).
Conclusion :
Avec Socrate, la philosophie connait un tournant décisif (une révélation) : elle
cesse d’être l’étude de l’univers (cosmologie), pour devenir la science de l’homme et
de son bonheur. Socrate a ainsi tracé une voie pour un type d’homme nouveau
(recherchant la vertu et la liberté du faux savoir) et pour une personnalité morale
autonome. Il est alors considéré comme le Père de la philosophie grecque.
Socrate a aussi le mérite d’être le premier martyr d’une pensé critique, libre et
responsable. On le reproche toutefois de son intellectualisme moral :en affirmant
« qu’il suffit de connaître le bien, pour le faire nécessairement » ; où il a exagéré le
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rôle de l’intelligence en négligeant la liberté et la volonté. Socrate a aussi eu tort de ne
pas écrire : sa doctrine nous est parvenue par ses disciples.
II.2. PLATON (427-347)
a. Vie et Œuvres
Disciple de Socrate, Platon est né à Athènes et est mort en 348. En 387, il
entreprend la réhabilitation de Socrate et fonde la toute première école philosophique
« Académie ». Les mathématiques y sont enseignées au même titre que la rhétorique.
Elle est ainsi nommée ‘’Académie’’, car les élèves étaient réunis au cœur du jardin
d’Académos, un héros mythique de la Grèce. Elle fut fermée en 529 par Justinien.
Parmi ses œuvres ou ouvrages, on peut citer :
o L’Apologie de Socrate : consacrée au procès et à la condamnation de
Socrate ;
o La République ou la Justice : consacrée à l’étude d’une cité idéale où règne
le justice ;
o Le Banquet ou le Traité de l’amour ;
o Le Menon : traité sur la vertu ;
o Le Phédon : traité sur l’âme ;
o Le Phèdre : traité sur le beau.
b. Doctrine :
Sa doctrine est un idéalisme dualiste : il considère qu’il y a deux mondes distincts
(un monde sensible et un monde intelligible). Il invite ses interlocuteurs à la
contemplation du monde des idées (intelligible), qui est le véritable monde, le monde
du « Bien », de la « Justice » et de la véritable « Beauté ».
Les grandes idées de sa doctrine sont :
C’est l’idée qui est à la fois l’être même et la connaissance vraie, c’est-à-dire
une réalité vraie, absolue, éternelle, existant en dehors et au-delà de nous ; les
objets visibles et les divers phénomènes ne sont que des reflets. Il recourt en
effet à un procédé pédagogique connu sous le nom de « Allégorie ou Mythe de
la caverne ». C’est pourquoi sa philosophie est appelée « Théorie des idées » ;
L’âme connait le monde véritable pour y avoir séjourné avant de chuter dans le
corps, et elle doit faire un effort pour se rappeler ce qu’elle avait contemplé
dans le monde des idées. C’est ce qu’on appelle « Théorie de la
réminiscence » ;
C’est l’âme qui constitue l’être profond de l’homme. Le corps est une
enveloppe ou une simple carapace matérielle qui empêche l’âme de s’élever
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vers le monde véritable. Il prône ainsi un dualisme anthropologique : l’homme
est composé de deux parties distinctes et indépendantes l’une de l’autre (le
corps et l’âme) ;
Le Bien suprême réside dans la contemplation du monde véritable, c’est-à-dire
le monde des idées.
c. Comparaison avec Socrate
Du point de vue de la ressemblance, nous pouvons retenir les points ci-après :
a) Tous deux sont contre la dégradation morale et l’attachement au monde qui
passe, ils invitent à rechercher la vertu et la véritable vie ;
b) Tous deux sont convaincus de la présence en l’homme des notions morales
capables de l’aider à tendre vers la vie véritable (en entrant en lui-même ou
en se rappelant) ;
c) Tous deux initient à la réflexion critique en vue d’une connaissance
véritable.
Parmi les points de divergence, on peut noter :
a) Pour Socrate, la vertu c’est la connaissance et la pratique du « Bien », tandis
que pour Platon, la vertu réside dans la contemplation de l’idée du Bien (idée
suprême) ;
b) La philosophie de Socrate est une science pratique (morale rationnelle), mais
celle de Platon est une véritable doctrine intelligible (métaphysique).
Conclusion :
Platon est le Père de l’idéalisme occidental et sa philosophie a influencé le
christianisme. La grande faiblesse de sa doctrine, c’est le fait de vouloir ignorer
complétement la réalité du monde sensible.
II.3. ARISTORE(384-322)
Né en 384 à Stagire en Macédoine, Aristote est fils d’un médecin du Roi
Philippe. Elève préféré de Platon à 18 ans ; mais à 20 ans après, Aristote est dissident
et forme sa propre école « Le Lycée », où il enseigne une doctrine radicalement
opposée à celle de son Maître.
Contre l’idéalisme platonicien (les idées comme réalités vraies), Aristote défend
le naturalisme (savoir rechercher les conditions de la vérité dans la nature et non dans
le monde des idées). Aristote commet ainsi ce qu’on a appelé un « Panicide » qui
signifie « Anéantissement par un disciple de la doctrine de son maître ». Les disciples
d’Aristote sont appelés « Péripatéticiens ».
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Des nombreux mérites lui reviennent. En effet, il est le fondateur de la logique
et le Père de la Métaphysique ; il a élaboré plusieurs théories qui inspirent bon nombre
des philosophes et savants (théories ‘’Actes et Puissance’’ ; théorie du ‘’Bonheur ou
théorie sur les vertus’’ ; théorie de ‘’ Quatre Causes ou principe de la causalité’’… Il
est aussi considéré comme le Fondateur de la Science Politique.
Pour lui, le bonheur n’est ni dans une vie de plaisir, ni dans la fortune, ni dans
les honneurs, ni dans la gloire ou la réputation, ni dans le savoir et la contemplation…
mais dans une vie bonne et sensée. Son fils est Nicomaque, avec qui, il s’exile dans
l’île d’Eubée et meurt en 322.
Parmi ses œuvres on peut citer :
- Organon
- Ethique à Nicomaque
- La Métaphysique…
II.4. RENE DESCARTES (1596-1650)
a. Vie et Œuvres
René DESCARTES est né en 1596 dans une famille noble de Touraine en France.
Il est mort d’une pneumonie le 11/02/1650 à Stockholm, en Suède où il s’est exilé,
parce qu’il a été accusé de détourner les jeunes de la visible et saine philosophie.
Quelques écrits de René Descartes :
Le discours de la Méthode (1637) qui est son chef-d’œuvre ;
Traité du monde (16291) ;
Dioptriques et Météores (1637) ;
Des Passions.
b. Doctrine (Cartésianisme):
Descartes est le Père du rationalisme moderne, il met au centre de sa philosophie le
‘’Cogito ergo sum’’ et la recherche de l’idée claire et distincte. Selon lui, la
philosophie est définie comme « la science de l’évidence ou de ce qui est clair et
distinct ; et l’homme comme une âme pensante ».Le Cartésianisme est alors, à la fois
un rationalisme, un idéalisme et un dualisme : l’homme est conçu comme composé de
deux substances distinctes (le corps et l’âme), mais ce qui fait réellement l’homme
chez Descartes, c’est son âme ; l’homme, c’est sa pensée.
Le cartésianisme est aussi un théisme et un innéisme : Dieu est non seulement une
idée claire et distincte innée dans l’homme, mais aussi la source de toutes les idées
claires et distinctes. Le doute reste le point de départ et l’âme même du cartésianisme
qui n’adhère qu’à ce qui résiste au doute.
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c. Méthode cartésienne
La méthode cartésienne se résume dans un doute méthodique, et qui comprend 5
étapes :
1. Le principe du doute : Descartes n’accepte pour vrai que ce qui résiste
même au moindre doute (ce qui est indiscutable). Son doute est méthodique
(un itinéraire pour conduire l’esprit d’une évidence à une autre), universel (il
doute de tout) et même hyperbolique (il doute même des évidences
mathématiques). Le mauvais génie peut s’infiltrer dans la pensée et nous
tromper dans ces ‘’évidences métaphysiques’’ ;
2. La première certitude : ‘évidence du sujet qui doute : « Cogito ergo sum »
(je pense donc je suis) ou par le fait que je pense, je dois exister. Le fait de
l’existence du sujet pensant (doutant) est une vérité indubitable, fruit non
d’une déduction mais bien d’une intuition profonde ;
3. Le principe de l’idée claire et distincte : Descartes décide de n’accepter
pour vrai que ce qu’on pense clairement et distinctement, ce qui est à l’abri
de tout doute ;
4. La véracité de Dieu : comme l’idée de Dieu (Etre parfait) se trouve en lui-
même et par ce fait même, Dieu doit exister. Descartes passe ainsi de l’idée
de Dieu à l’affirmation de son existence (preuve ontologique). L’existence
de Dieu s’impose comme deuxième certitude ou deuxième vérité
indubitable. Dieu est donc la source de toutes les idées claires et distinctes ;
son existence anéantit aussi l’hypothèse du mauvais génie, car Dieu ne peut
ni être trompé, ni se tromper, ni nous tromper. Avec cette deuxième
certitude, Descartes peut croire à la réalité du monde sensible en tant que
créature de Dieu.
5. Les règles de la méthode : Toute la méthode cartésienne est soutenue par
quatre règles. Il s’agit de :
La règle de l’évidence : ne rien accepter qui ne soit évident, c’est-à-dire
clair et distinct ;
La règle d’analyse : toujours examiner tous les aspects pour bien cerner
le problème ou la chose étudiée ;
La règle de la synthèse : avoir une vue synthétique ou globale, chercher
les liens entre les différentes parties (ou les différents aspects) ;
La règle du dénombrement : faire une révision générale ou un dernier
contrôle pour ne rien omettre.
Conclusion :
Dans le domaine scientifique, Descartes est le Fondateur de la géométrie
analytique et il a jeté les balises (bases ou règles) pour toute recherche scientifique
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digne de ce nom. En philosophie, Descartes est le Père de Rationalisme moderne et il
est le premier à poser avec vigueur le problème de la valeur de notre connaissance. Sa
philosophie peut être considérée comme la première synthèse de la vie intellectuelle.
Comme Socrate, Platon et Aristote, Descartes initie à la réflexion critique et à la
culture du jugement ; il est contre la médiocrité intellectuelle. Chez lui, le Bien se
confond avec la vérité ou l’amour de la vérité : il faut aimer la vérité et la rechercher
de toutes ses forces.
On reproche toutefois à Descartes les points ci-après :
Son doute hyperbolique : douter, c’est bien et cela libère l’homme de
toute confiance aveugle ; mais, aller jusqu’à mettre en doute les vérités
mathématiques, cela est une exagération ;
Son hypothèse du mauvais génie :une telle hypothèse rend toute vérité
impossible, car le mauvais génie peut même nous tromper sur le fait de
notre propre existence. Descartes a eu tort de recourir à une telle
Chimère qui ébranle tous les fondements d’une science indubitable, et
qui conclut au scepticisme.
Sa preuve de l’existence de Dieu : il passe de l’idée de Dieu à
l’affirmation de son existence comme si tout ce à quoi on pense existe
nécessairement. Il fait de Dieu une pure pensée ou une réalité purement
abstraite ;
Sa conception de l’homme : comme Dieu, l’homme est aussi considéré
comme une pure pensée (une âme pensante) qui peut se passer du corps.
Descartes sépare ici ce qui doit être uni (le corps et l’âme) ; il semble
ignorer que la corporéité est une dimension essentielle de l’homme (un
homme sans corps n’est pas un homme).
Questionnaire :
- Parlez brièvement de l’importance historique de Descartes
- Définissez :
a. La philosophie selon Descartes
b. Preuve ontologique
- Le cartésianisme englobe beaucoup des doctrines à la fois. Lesquelles ?
- Le doute est le point de vue de départ et l’âme du cartésianisme. Expliquez
cela.
- Pourquoi :
a. Le doute cartésien est dit hyperbolique
b. L’hyperbole du mauvais génie est une mauvaise chimère ?
- Que peut-on reprocher à Descartes ?
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- En quoi cette philosophie nous concerne-t-elle aujourd’hui ? Quelles leçons
pouvons-nous en tirer ?
II.5. Emmanuel KANT (1724-1804)
Philosophe allemand, qu’on appelle encore ‘’le Copernic de la philosophie’’ :
de même que Copernic a prouvé que ce n’est pas le soleil qui tourne autour de la terre,
mais c’est la terre qui gravite autour du soleil ; ainsi KANT a prouvé ce n’est pas notre
intelligence qui règle sur les choses, mais que ce sont les choses qui se règlent sur
notre intelligence.
Comme pour Socrate, le but de la philosophie, selon Emmanuel KANT, n’est
pas d’étendre nos connaissances du monde (cosmologie), mais bien d’approfondir
notre connaissance de l’homme. Le Bien suprême pour lui, c’est une volonté bonne et
un agir conforme à la raison (il est contre la mauvaise foi et le fait d’agir par
sentiments). Pour ce philosophe, l’homme doit faire le Bien par devoir (impératif
catégorique), et il considère comme agir moral ce qui est conforme à la raison, au
devoir et à la loi universelle.
Comme Descartes, KANT est un rationaliste mais son rationalisme est trop
critique (criticisme) ; il insiste sur la critique de nos connaissances, de nos jugements
et même de notre agir. Sa philosophie est aussi une véritable culture de l’esprit et un
combat acharné contre la paresse, le mensonge ou la manipulation. Le kantisme reste
d’actualité, il a joué un grand rôle dans le projet d’une Société des Nations (S.D.N) et
dans la déclaration universelle des droits humains.
KANT estime que toutefois que la raison humaine est limitée et ne peut
prétendre connaître Dieu et l’essence des choses (agnosticisme). Parmi les œuvres qui
ont fait son renom, on peut citer :
o Critique de la raison pure en 1781
o Critique de la pratique en 1788
o Critique de la faculté de juger en 1790
Questionnaire :
1. En quoi consiste la révélation copernicienne en philosophie ?
2. Quel est le Bien suprême pour KANT ?
3. Expliquez l’impératif catégorique chez KANT
4. Comparez Kant à Descartes
5. D’après Kant, les faits ci-après sont-ils moralement bons ou mauvais ?
- Avorter
- Tricher en classe
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- Mentir pour gagner la confiance
- Se prostituer pour avoir l’argent à payer ses études
II.6. AUGUSTE COMTE (1798-1857)
Ce philosophe français se considérait comme le Grand prêtre d’une nouvelle
religion : la religion de l’Humanité ou le Positivisme ; c’est-à-dire, une doctrine qui
réduit la réalité à ce qui peut être vérifié par les sens (en dehors des sens, il n’y a rien).
C’est donc une réplique contre l’idéalisme et le rationalisme.
La philosophie d’Auguste COMTE vise une réforme de la société, mais qui va
de pair avec une réforme intellectuelle. Pour lui, l’aspect humain passe par trois stades
successifs, et chaque stade coïncide avec un type de société : c’est ce qu’il a appelé
« La Loi de trois états ».
Il distingue l’état théologique qui correspond à la société primitive où tout
s’explique par les puissances mystérieuses (Dieu, Ancêtres, sorcellerie…). L’état
métaphysique qui correspond au ‘’modernisme’’ où les choses sont expliquées à partir
des principes abstraits ; et enfin l’état positif où tout s’explique par les lois
scientifiques.
C’est donc une philosophie qui insiste sur l’importance de l’instruction et de la
science dans l’évolution de tout homme et de toute société. Mais une telle doctrine
peut aussi influencer la stratification sociale et inspirer des attitudes négatives
(colonisation, mépris, orgueil, violence…). Et parmi les grands péchés du positivisme,
il faut noter :
- Le fait qu’il tombe dans le scientisme ;
- Le fait que sa religion de l’humanité est un catholicisme défiguré ;
Ses écrits :
- Discours sur le Positivisme en 1848
- Le Catéchisme positiviste en 1852
Questions
1. Définissez :
- Le positivisme
- La loi de trois états
2. Appréciez positivement et négativement le positivisme comtien
3. Comparez Auguste COMTE à Descartes.
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II.7. Jean-Paul SARTRE (1905-1980)
1. Vie et Œuvres
Né en 1905 à Paris et décédé le 15/04/1980, dans la même ville, SARTRE est
l’un des philosophes les plus connus de l’époque contemporaine. A la suite de la mort
prématurée de son Père (1907), il fut élevé par la famille de sa mère dans un milieu
bourgeois où l’autorité de son grand-père l’a plus que traumatisé.
Intellectuellement très brillant, il devient professeur d’université à l’âge de 24
ans. Proclamé « Prix Nobel » de littérature en 1964, il refuse ce privilège pour ne pas
appartenir à une classe bourgeoise dont il garde un mauvais souvenir à partir de son
grand-père (comme classe d’autoritarisme et d’oppression). Il a laissé des écrits dans
tous les domaines de la littérature : une revue « Les temps modernes » fondée avec
Simone de Beauvoir (sa compagne de vie).
Ses œuvres
- La Nausée en 1943
- Le mur en 1939
- L’imaginaire en 1940
- L’être et le Néant en 1943
- Les chemins de la liberté en 1945
- Les mains sales en 1948
- Huit-clos.
2. Sa doctrine
Jean-Paul SARTRE résume sa pensée dans cette phrase célèbre : « l’existence
précède l’essence ». Pour lui, l’homme existe, mais ne se donne une essence que par
ses actes. Et à ses yeux, l’homme apparait comme « un pour-soi », c’est-à-dire une
conscience capable de réduire à rien ; « l’en-soi » un être libre et d’une liberté totale ;
un être qui n’a pas d’essence préétablie à qui il appartient de donner sens à sa vie ; un
être de trop dans un univers qui n’est pas parfait pour lui.
Toute sa philosophie se résume en un « Evangile de la liberté », où il se propose
de montrer à l’homme embourbé dans l’existence, les chemins de la liberté, c’est donc
un humanisme parce qu’elle dénonce toute oppression et toute chosification de
l’homme.
Le Salaud pour SARTRE, c’est tout celui qui est de mauvaise foi et qui réduit
les autres à des choses utilisables ou des « fonctions ». Tout celui qui transforme autrui
en chose inférieure pour se poser en essence supérieure nie tout à la fois sa liberté et
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celle del’autre. C’est le cas du colon, du dictateur, de l’homme qui chosifie ou opprime
la femme, du patron qui maltraite ou réduit ses ouvriers en esclaves.
La morale de SARTRE est une morale altruiste :il prêche une liberté héroïque,
c’est-à-dire celle qui s’engage pour la cause des opprimés. Pour lui,il faut vouloir en
même temps sa liberté et celle des autres.
Conclusion :
Jean-Paul SARTRE est parmi les rares penseurs à avoir mis réellement leurs
idées en pratique. Sa philosophie est une philosophie de la vie et de l’engagement. Il
nous instruit sur les expériences les plus essentielles et notre condition humaine : la
mauvaise foi, l’angoisse, la mort, la liberté, le mensonge et l’illusion. Il nous invite
aussi à ne pas faire partie du monde des salauds et à combattre toute servitude.
SARTRE a cependant eu tort d’opposer l’homme à Dieu et de condamner
l’homme à un destin aveugle (un monde sans Dieu et sans signification). SARTRE a
aussi eu tort d’affirmer pour l’homme une liberté totale et absolue, qui s’incline vers
l’anarchie et le libertinage.
II.8. Gabriel MARCEL (1889-197
1. Vie et Œuvres
Compatriote de SARTRE, ils partagent ensemble les grandes idées du
mouvement existentialiste. Mais, contrairement à SARTRE qui représente
l’existentialisme athée, Gabriel MARCEL est l’un des ténors de l’existentialisme
chrétien. Il a laissé une œuvre abondante. Quelques-unes de ses œuvres :
Journal Métaphysique en 1921
Un Monde cassé en 1933
Etre et Avoir en 1935
Un homme de Dieu (Théâtre en 1933)
Homo Viator en 1945
Le Mystère de l’être en 1951
2. Sa Doctrine
Au lieu de décrire l’existence humaine (phénoménologie ontologique comme
SARTRE), Gabriel MARCEL cherche à saisir l’être même de l’homme et sa
philosophie débouche sur le mystère ontologique. L’être de l’homme se révèle ainsi
comme un mystère, car il est quelque chose où je suis moi-même impliqué ; il ne
relève pas de la pensée rationnelle et objective, mais d’une intuition qui s’apparente à
la foi et au recueillement.
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Il s’agit d’une philosophie qui cherche en tout premier lieu, à restituer à
l’expérience humaine son poids ontologique, c’est-à-dire à restaurer un monde plus
humain. C’est pour atteindre ce but, que Gabriel MARCEL développe une philosophie
de la relation : où il distingue les relations de passions et d’objectivations « relation
d’avoir », avec « les relations d’être ».
Les premières (relations d’avoir), sont des relations « Je-Cela »(sujet-objet)
qu’on entretient avec les « réalités-problèmes » ; et les « relations de l’être » sont des
relations « Je-Tu », qu’on entretient avec soi-même, autrui et Dieu. Les ‘’réalités-
problèmes’’ ou ‘’problèmes’’ tout court, sont les réalités qui se posent devant moi, que
je peux analyser ou soumettre à une vérification expérimentale ; ce sont des choses ou
des objets qu’on peut posséder, aliéner, diviser, etc.
Les réalités-mystères ou ‘’Mystères’’ tout court, ce sont des sujets qu’on ne
peut ni objectiver, ni posséder, ni adhérer ; il s’agit des êtres dont l’être profond nous
échappe, c’est-à-dire demeure un Mystère. Dans la « relation d’être», il y a
enrichissement et respect mutuels. C’est pourquoi on dit que la philosophie de Gabriel
MARCEL est « une philosophie qui insiste sur la dimension de la communication ».
Comme SARTRE et tous les autres Existentialistes, Gabriel MARCEL pense
que l’existence précède l’essence, et que la vie est absurde. Gabriel MARCEL affirme
que : « l’homme n’est pas, mais il devient ». Qui le définirait ? Mais cela n’autorise
pas Gabriel MARCEL à nier l’existence de Dieu ; pour lui : « la relation à Dieu est ce
qui aide l’homme à se réaliser pleinement et à donner sens à sa vie. C’est la fin de
tout, mais comme une brisure et une naissance, une séparation et une entrée dans la
plénitude de la vie ».
Et lorsque Gabriel MARCEL affirme l’absurdité de la vie, il ne cède pas à la
nausée ni au découragement. On l’appelle « Philosophe de l’Espérance », parce qu’il
ne cède pas au découragement devant l’absurdité de la vie ou de la mort, mais il invite
à les accueillir (vie et mort) comme l’effet d’un amour mystérieux.
3. Conclusion :
Philosophie de la relation et du mystère de l’être, la philosophie de Gabriel
MARCEL est un humanisme chrétien, c’est-à-dire une conception chrétienne de
l’homme et de ses différentes relations ; c’est une philosophie fondée sur les valeurs de
l’évangile et qui vise à restaurer la dignité de l’homme dans un « monde
cassé »(méfaits de l’industrialisation).
Cette philosophie est encore d’une grande importance dans notre monde, où on
continue à confondre les relations d’être avec celle de l’Avoir. Elle nous avertit sur la
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vanité de toute possession, et nous aide aussi à prendre conscience du fait que l’autre
est un mystère.
En bref, l’existentialisme est une réaction contre l’oubli de l’homme et de sa vie
concrète. Il se fonde essentiellement sur la thèse selon laquelle « l’existence précède
l’essence », c’est-à-dire « la croyance à l’autonomie et à la liberté de l’homme dans
son projet de réalisation ». C’est le Philosophe danois Sorën KIERKEGAARD qui est
considéré comme le Père Fondateur du mouvement « Existentialisme ».
Questionnaire :
1. Quel est le but de la philosophie marcellienne ?
2.
- Quel sens Gabriel MARCEL donne-t-il à la mort ?
- Pourquoi l’appelle-t-on philosophe de l’espérance ?
3. En quoi consiste la philosophie de Gabriel MARCEL ? Est-elle encore
importante aujourd’hui ? Appuyez cela avec des exemples
4. Comparez Gabriel MARCEL à SARTRE
5. Citez deux ou Trois œuvres de Gabriel MARCEL
II.9. Henri BERGSON (1859-1941)
1. Vie et Œuvres
Né à Paris en 1859, Henri BERGSON est contemporain de Gabriel MARCEL
et d’Emmanuel MOUNIER. Prix Nobel de littérature en 1927, BERGSON reste un
penseur du vivant et il a développé une nouvelle conception de la conscience et du
temps.
Reprochant à la philosophie de ne pas être assez précise et de se perdre dans de
faux problèmes, il reformula de nombreuses questions. Parmi ses œuvres, on peut
citer :
- Les données immédiates en de la conscience en 1889
- Le rire en 1900
- L’évolution créatrice en 1907
- L’énergie spirituelle en 1920
- Les deux sources de la morale et de la religion en 1932
2. Sa Doctrine
La philosophie de BERGSON est saluée comme une purification et une
libération : au lieu d’expliquer tout par les lois scientifiques (scientisme,
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déterminisme…) ou par les lois logiques (intellectualisme, rationalisme…), il
propose de se transporter à l’intérieur de l’objet pour mieux le connaître.
Pour lui, notre entendement reste rivé à la trompeuse superficialité des choses,
alors que l’essence intime et véritable de l’être se révèle à nous immédiatement, c’est-
à-dire par intuition.
Il définit l’intuition comme une espèce de sympathie intellectuelle par laquelle
on se transporte à l’intérieur de l’objet, pour coïncider avec ce qu’elle a d’unique et
d’inexprimable. Sa doctrine c’est donc un intuitionalisme spiritualiste. Mais son
intuitionalisme reste critique et se distingue ainsi du mysticisme.
3. Conclusion
Pour BERGSON, « la philosophie n’est qu’un retour conscient et réfléchi aux
données de l’intuition ». Cette doctrine a arraché le mouvement de la pensée des
ornières du déterminisme scientifique, de l’intellectualisme et du positivisme pour
l’orienter vers une métaphysique spirituelle. D’une réputation universelle, BERGSON
reste parmi les rares philosophes que la gloire ait visité : après sa mort, il a été
couronné ‘’Philosophe Officiel de la France’’.
Questionnaire :
1. - Faites une représentation spatio-temporelle de GERGSON
- Citez au moins deux œuvres de BERGSON.
2. En quoi consiste l’importance historique du bergsonisme ?
3. Comment l’auteur définit-il l’intuition ?
4. Quelle différence établit-il entre l’intelligence et l’instinct ?
II.10. Emmanuel MOUNIER (1905-1950)
1. Vie et Œuvres
Né le 01/04/1905 dans une famille modeste de Grenoble (France), MOUNIER a
vécu une vie protégée et réduite. Encore enfant, il sera touché au vif de sa chair ; deux
accidents l’affecteront d’une surdité partielle et d’une vue affaiblie.
Il rencontre Paulette LECLERCQ (Bruxelloise) avec laquelle il fonde un foyer en
1935 ; leur relation d’amour sera, pour lui, à l fois l’apprentissage et le modèle de la
communauté. La vie d’Emmanuel MOUNIER fut tout entière un acte de présence aux
hommes et aux événements. Le 22/03/1950, en plein sommet, MOUNIER est mort
d’un arrêt d cœur à l’âge de 45 ans.
Parmi ses œuvres, nous pouvons retenir :
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Révolution personnaliste et communautaire en 1935
L’affrontement chrétien en 1944
L’éveil de l’Afrique noire en 1948
Le Personnalisme en 1949
L’espoir des désespérés en 1953
2. Sa Doctrine
La philosophie de MOUNIER est une synthèse des idées positives rencontrées dans
plusieurs courants : rationalisme, marxisme, existentialisme et spiritualisme.
Sa pensée va naître organiquement d’une action, d’un combat et d’un engagement
contre le désordre établi (capitalisme et fascisme) : sa philosophie est toujours une
philosophie qui combat et qui se bat en faveur d’un ordre plus humain.
Sa doctrine « Personnalisme communautaire » est un humanisme qui met au centre
la personne humaine comme un être qui s’épanouit et se réalise pleinement dans une
communauté, c’est-à-dire en s’ouvrant aux autres et à l’univers. La cité personnaliste
communautaire se caractérise par le respect de la dignité de la personne humaine,
l’amour fraternel et l’entraide.
Sa philosophie est aussi appelée « Révolution personnaliste », parce qu’elle combat
tout ce qui opprime et dévalorise la personne humaine.
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