Les fleurs contiennent les organes reproducteurs mâles et/ou femelles.
De l’extérieur vers
l’intérieur, on trouve plusieurs pièces florales :
Les sépales, qui protègent les organes reproducteurs lorsqu’ils sont encore immatures
;
Les pétales, qui attirent les insectes pollinisateurs ;
Les étamines, organes mâles composés d’un filet portant une anthère renflée où se
forment les grains de pollen contenant les gamètes mâles ;
Le pistil, organe femelle constitué du stigmate, d’un style, et d’un ovaire renfermant
les ovules.
Lorsque les grains de pollen atteignent le stigmate du pistil, ils s’y fixent. Ils forment alors
un tube qui descend jusqu’à l’ovaire. Une cellule mâle du grain de pollen voyage dans ce
tube pour rejoindre l’ovule, la cellule femelle, et ainsi se produit la fécondation.
Après la fécondation, la fleur subit des transformations : les sépales, pétales et étamines se
fanent, tandis que l’ovaire se transforme en fruit, contenant les ovules qui deviennent des
graines.
En butinant, les abeilles se couvrent de pollen. Elles le transportent de fleur en fleur.
La tomate est un fruit !
Réaliser la dissection florale proposée et / ou celle d’autres fleurs
Reproduction de la plante, entre vie fixée et mobilité
Une reproduction asexuée, sans gamète ni fécondation
La reproduction asexuée repose sur la totipotence des cellules végétales, c’est-à-dire leur
capacité à se dédifférencier et à se redifférencier, mais aussi sur les capacités de croissance
indéfinie des plantes. Ce mode de reproduction produit des clones, génétiquement
identiques à leur unique parent. Qu’elle mette en jeu ou non des organes spécialisés, la
reproduction asexuée permet à la plante de coloniser rapidement et à moindre coût
énergétique son environnement.
Ces propriétés sont exploitées par l’Homme dans ses pratiques culturales et les techniques
de clonage in vitro.
La fleur contient les organes de la reproduction sexuée
Chez les angiospermes, la fleur est organisée en enveloppes concentriques et comporte des
pièces stériles (sépales et pétales) et des pièces fertiles, étamines et carpelles constituant
le pistil, au sein desquels se forment par méiose les grains de pollen et les ovules,
renfermant les gamètes mâles et femelles.
La pollinisation, étape de mobilité nécessaire à la fécondation
Bien que la plupart des fleurs soient hermaphrodites, l’autofécondation est souvent
impossible, et les plantes, du fait de leur immobilité, doivent recourir au transport de leur
pollen afin de réaliser une fécondation croisée.
Cette pollinisation est assurée selon les espèces par le vent, l’eau ou les animaux
(principalement des insectes). Ces derniers sont attirés par divers signaux. La collaboration
plante – pollinisateur qui se construit grâce aux influences réciproques entre les deux
partenaires est le résultat d’une coévolution.
De la fleur au fruit
À la suite de la pollinisation, le grain de pollen déposé sur le stigmate germe et forme un
tube pollinique. Ce dernier s’enfonce dans le style en conduisant les gamètes mâles
jusqu’au gamète femelle où il y a fécondation. Après la fécondation, les ovules se
transforment en graines et l’ovaire se transforme en fruit.
les grains de pollen déposés sur le stigmate du pistil germent et amènent chacun un noyau
mâle au contact d’un noyau femelle contenu dans l’ovule. La fécondation peut se produire
et les ovules se transforment en graines contenues dans le fruit résultant de la
transformation du pistil.
La graine contient un embryon et des réserves organiques qui seront utilisées pour
développer, au moment de la germination, une nouvelle plante génétiquement différente
de ses parents.
La dispersion des graines, autre étape de mobilité
La dissémination des graines permet la conquête de nouveaux territoires, mais évite aussi
la compétition avec la plante mère. Les fruits et les graines présentent des adaptations en
relation avec leur mode de dissémination par des vecteurs différents, le vent, l’eau ou des
animaux. Dans ce cas, elle peut être le résultat d’une coévolution.
Les fleurs permettent la reproduction sexuée
Les fleurs, de la production de gamètes à la fécondation
D'une grande variété de formes, de dimensions ou de couleurs, les fleurs renferment les
organes reproducteurs mâles et/ou femelles. Elles comportent classiquement, de l’extérieur
vers l’intérieur, des pièces florales organisées en cercles concentriques :
–Les sépales, souvent verts, protègent les organes repro-
ducteurs tant qu'ils sont immatures (fleur « en bouton »).
–Les pétales, de forme et de couleur très variables. Lorsqu’ils sont larges et vivement
colorés, ils attirent les insectes pollinisateurs.
–Les étamines, pièces florales mâles formées d’une partie filamenteuse, le filet, supportant
une partie renflée, l’anthère, dans laquelle se forment les grains de pollen, contenant les
gamètes mâles.
–Le pistil, pièce florale femelle constituée d’un ou plusieurs carpelles. Chaque carpelle
comporte un stigmate, sur lequel peut se déposer le pollen, ainsi qu’une pièce intermédiaire,
le style, et un ovaire creux renfermant les ovules, contenant les gamètes femelles.
Les grains de pollen déposés sur le stigmate du pistil d’une fleur de la même espèce
absorbent la solution sucrée produite par celui-ci, germent et forment chacun un tube
pollinique qui s’insinue dans les tissus du style et amène un noyau mâle jusqu’à un ovule,
situé dans l’ovaire.
Quand la fleur est hermaphrodite (possédant pistil et étamines) ou que la plante porte des
fleurs mâles et des fleurs femelles (plante monoïque), l’autofécondation est parfois possible.
Cependant, la plupart des angiospermes ont recours à une fécondation croisée qui présente
l’avantage de produire une descendance génétiquement plus diversifiée. Elle est favorisée
par diverses adaptations : fleurs mâles et femelles sur des plantes différentes (espèces
dioïques), décalage temporel dans la maturation des gamètes mâles et femelles, existence de
barrières physiques entre les organes reproducteurs, incompatibilité d’ordre génétique entre
pollen et stigmate.
La pollinisation, étape préalable à la rencontre des gamètes et à la fécondation
La fécondation croisée impose le transport du pollen. Certaines espèces sont pollinisées
grâce au vent (anémogamie). Leurs fleurs présentent de nombreuses adaptations à ce mode
de transport aléatoire : généralement discrètes, sans nectar ni odeur, aux étamines et pistils
longs, bien exposés au vent, elles produisent en abondance du pollen de petite taille, sans
ornementation,
avec parfois des structures portantes (ballonnets).
D’autres sont pollinisées par des animaux (zoogamie)qui assurent un transport du pollen
plus ciblé. Elles sont dotées de fleurs généralement de grande taille, colorées, aux étamines
courtes et stigmates massifs, et qui produisent de gros grains de pollen ornementés.
Pour attirer les pollinisateurs, ces fleurs émettent des signaux variés. Il peut s’agir de signaux
visuels (couleurs, guides, formes…), de signaux chimiques (odeurs, phéromones attractives)
et de signaux trophiques (nectar sucré, pollen). Parallèlement, les animaux pollinisateurs
(surtout des insectes, parfois des oiseaux comme les colibris ou des mammifères comme les
chauves-souris) ont développé des organes adaptés à la récolte du nectar, et au transport du
pollen. On a donc ainsi une coévolution de chacun des partenaires (plante et pollinisateur).
De la fleur au fruit
Après la fécondation, la fleur subit des transformations : les sépales, pétales et étamines
fanent. L’ovaire se transforme en fruit, à l’intérieur duquel les ovules se transforment en
graines. La paroi du fruit peut être charnue et gorgée de réserves (cerise, pêche, framboise,
myrtille…), soit sèche et dure (noisette, colza, érable, pissenlit…) en relation avec le mode de
dispersion des graines. Celles-ci subissent une maturation (déshydratation, stockage de
réserves fournies par l’organisme parental et entrée en vie ralentie).
Formation d’une gousse de petits pois à partir d’une fleur fécondée.
La dispersion des fruits et des graines à distance
Grâce à différentes modalités, les fruits et les graines sont disséminés à distance de la plante
mère, ce qui évite la compétition et permet la colonisation de nouveaux espaces. La
dispersion des graines peut s’effectuer par la plante elle-même grâce à des dispositifs actifs
de type catapulte, ou par des agents extérieurs comme le vent, l’eau ou les animaux. Les
fruits et les graines présentent des adaptations liées à la nature de l’agent disperseur :
– légèreté et structures portantes pour la dissémination par le vent ;
– légèreté et flottabilité en cas de transport par l’eau ;
– crochets ou surfaces collantes permettant le transport passif par les animaux.
– fruits pulpeux, colorés et nutritifs incitant à la consommation par les animaux.
Dans ce dernier cas, le transit des graines dans l’appareil digestif soumet les graines à l’action
des enzymes, ce qui altère leurs téguments et favorise la germination, après rejet dans les
excréments fertilisants. Ce type de dispersion repose sur une relation mutualiste entre
plante et animal.
Pollinisation et dispersion des fruits et des graines qu’ils contiennent constituent des étapes
de mobilité dans la reproduction des plantes, leur permettant de coloniser de vastes
territoires.
La germination ou le développement d’une nouvelle plantule
La graine contient un embryon issu du développement du zygote et des tissus contenant des
réserves (amidon, protéines, lipides) protégés par une enveloppe, le tégument. Une fois la
graine formée, l’embryon entre en vie ralentie. Lorsque les conditions sont favorables, la
graine s’imbibe d’eau, son activité métabolique redevient très active (fabrication d’enzymes,
respiration cellulaire…). L’embryon reprend son développement grâce à la mobilisation des
réserves de la graine. Bientôt, la première racine puis la première tige feuillée déchirent le
tégument : c’est la germination, à l’origine d’une nouvelle plantule.
D’où viennent les fruits ?
Les fleurs ont une organisation commune en verticilles. De l'extérieur vers l'intérieur, on
trouve le verti cille V1, ou calice, constitué par les sépales, le verticille V2, ou corolle,
constitué par les pétales, le (ou les) verticille(s) V3 constitué(s) par les étamines, le verticille
V4 constitué par le pistil.
Préciser les pièces florales impliquées dans la reproduction.
le pistil, organe femelle contenant les ovules, et les étamines, organes mâles, dont les
anthères contiennent les grains de pollen.
La mise en place des pièces florales s'effectue sous l'action de gènes du développement
classés en 3 groupes (A, B et C). La mutation de l'un de ces gènes entraine la formation d'une
fleur anormale. Par exemple, les fleurs du mutant pistillato de l'arabette des dames
contiennent uniquement des sépales et un très gros pistil.
Mise en place de la fleur
Genes du développement
Sépales
Pétales
Classe B
Classe C
Étamines
Pistil
Petale
Sepale-
Classe A
Diagramme floral
Etamine
Pistil
Lisianthus
Cerisier
Mise en place et organisation de la plante à fleur.
UNITÉ 2
De la fleur au fruit
Chez la plupart des fleurs, la pollinisation est croisée: les grains de pollen produits par une
fleur sont déposés sur le stigmate du pistil de fleurs d'autres individus de la même
Stigmate
Style
Petale
Anthere
UNITÉ
De la fleur au fruit
Chez la plupart des fleurs, la pollinisation est croisée: les grains de pollen produits par une
fleur sont déposés sur le stigmate du pistil de fleurs d'autres individus de la même espèce. Le
transport du pollen est réalisé par les insectes (plantes entomogames) ou par le vent (plantes
anémogames). La pollinisa tion croisée favorise le brassage génétique au sein de l'espèce.
Une fois les grains de pollen sur le stig-mate, un afflux d'eau leur permet de ger-mer: chaque
grain développe un tube pollinique qui croît dans le style jusqu'aux ovules. Le gaméte mäle
contenu dans le grain de pollen féconde alors le gamète femelle contenu dans chaque ovule.
Après la fécondation, la fleur se trans-forme en fruit: la paroi de l'ovaire forme généralement
la paroi du fruit et chaque ovule fécondé forme une graine.
De la fleur au fruit.
Stigmate
Pétale
Pistil
Style
Anthère
Ovaire
Ovule
Filet
Étamine
Sépale
Fleur en coupe longitudinale
Pollinisation puis fécondation
Trace du style
Graine
Restes de la corolle
Paroi du fruit
Restes du calice
Fruit en coupe longitudinale