DEUXIEME PARTIE : L’ANALYSE DES RISQUES TECHNIQUES ANALYSE
DES GARANTIES ET PRATIQUES
L’assurance des risques techniques est apparue après la deuxième guerre
mondiale. Elle comporte plusieurs branches et offrent une multitude de
polices.
On peut les classer en plusieurs groupes :
➢ La Tous Risques Chantiers/Tous risques montage [TRC/TRM] ;
➢ La Bris de Machine [BDM]
➢ Les Tous risques engins de chantier [TREC] ;
➢ La Tous Risque Informatique [TRI] ;
➢ Les autres risques techniques.
Dans le monde, les contrats TRC et TRM constituent 40% de la prime des
risques techniques.
Cette partie du cours se propose de mieux outiller les participants à la bonne
maitrise des risques techniques par une meilleure connaissance de la
branche TRC, TRM et RC Décennale
Chapitre I : ASSURANCES TOUS RISQUES CHANTIER ET TOUS RISQUES
MONTAGE.
A. GENERALITES
La construction d’une usine peut comporter la construction des bâtiments et
l’installation des machines, deux phases des travaux génératrices de risques
importants. Les assurances Tous Risques Chantier (TRC) et Tous Risques
Montage (TRM) ont pour but essentiel d’apporter une couverture financière
pour pallier les dommages qui peuvent survenir lors de la réalisation de tels
ouvrages.
Les assurances TRC et TRM peuvent être souscrites par des contrats
différents.
Si le marché porte principalement sur la construction d’un bâtiment avec
l’installation de quelques machines, il s’agira d’un contrat « TOUS RISQUES
CHANTIERS »
Dans le cas contraire, on parlera d’un « TOUS RISQUES MONTAGE ESSAIS »
Par rapport à la mise en oeuvre on a donc ;
TRC : La mise en oeuvre se fait sur place, sur le site du chantier
TRM : L’essentiel est fabriqué hors du site de montage. Le site de
construction devient simplement un site d’assemblage ou de montage.
B. ASSURANCE TOUS RISQUES CHANTIER
1- PERSONNES ASSUREES
Assuré : L’entrepreneur qui a obtenu le marché supporte l’entière
responsabilité des travaux depuis le début jusqu’à la réception de l’ouvrage.
En cas de dommages à l’ouvrage avant la réception, il doit les réparer à ses
frais. La situation se complique encore lorsque la responsabilité incombe à
un sous-traitant, a un ingénieur conseil…ce qui entraine une difficile
recherche du responsable.il y a intérêt pour le maitre d’ouvrage et les
différents participants au chantier a ce qu’un contrat d’assurance unique
garantisse les dommages à l’ouvrage, fournisse rapidement l’indemnité pour
la réparation des dommages, pour permettre la livraison de l’ouvrage dans le
délai prévu. La police TRC ‘’est une assurance collective pour compte
commun de tous les participants à un chantier de construction’’.
L’assureur conserve ses recours contre les entreprises qui ne sont pas
présente sur le chantier.
Mais à qui incombe l’obligation de souscription de cette assurance ?
La police peut être souscrite par : Le maitre d’ouvrage, le maitre d’œuvre,
l’entreprise principale, l’architecte et le bureau d’étude sont exclus.
2- DEFINITION DE LA GARANTIE
Evènements et biens couverts : Sont ouverts au titre du contrat TRC tous
les biens destines à faire partie intégrale de l’ouvrage définitif, à partir de
leur premier déchargement sur le site et a tous les stades d’incorporation
dans l’ouvrage.
La garantie couvre notamment les risques suivants : Effondrement, Incendie
ou explosion, Dégâts des eaux, Dégâts causés par les évènements tels que :
la Tempête, l’Ouragan et le Vol avec effraction.
Valeur d’assurance : C’est le montant total du marché représentant la
valeur totale de l’ouvrage (coût des matériaux et honoraires techniques)
Le souscripteur déclare la valeur prévisionnelle des travaux qui sert de base
au calcul de la prime. Si au cours des travaux ou de l’achèvement de ceux-ci
il s’avère que le montant prévisionnel est inférieur au montant réel, le
souscripteur supporte un ajustement proportionnel de prime.
Durée du contrat : Elle correspond à la durée des travaux, c’est-à-dire a
partir du déchargement des premiers matériaux sur le site jusqu’à la fin des
travaux dont la date est prévue au contrat. La date de fin des travaux
correspond généralement à la réception provisoire (date à laquelle
l’entrepreneur demande au maître d’œuvre de vérifier si les travaux ont été
effectués conformément au cahier de charge).
3- EXCLUSIONS DE GARANTIE
Sont généralement exclus : Les pertes et manquants, le vice de conception
ou de matière, ainsi que les travaux pour y remédier. Toutefois, les
conséquences sur les autres parties de l’ouvrage restent couvertes, les
dommages dus à l’usure, …
Les pannes mécaniques ou électriques affectant l’équipement du chantier,
Les dommages survenus aux véhicules admis à circuler sur la voie publique,
La guerre civile ou étrangère, les émeutes, la grève.
4- LES EXTENSIONS DE GARANTIE
La garantie peut être étendue aux évènements suivants :
5- La maintenance
C’est la période (12 à 24 mois) consécutive à la réception provisoire pendant
laquelle la garantie RC du maître d’œuvre couvrant les dommages subis par
l’ouvrage devenu propriété du maître de l’ouvrage sont prolongés sur ledit
ouvrage.
Trois types d’extensions existent lorsque l’objet principal du marché est la
construction d’un bâtiment :
➢ La maintenance visite ou maintenance simple,
➢ La maintenance limitée,
➢ La maintenance étendue.
La maintenance visite ou maintenance simple
Dans cette extension, ne sont garantis que les dommages accidentels causés
à l’ouvrage et imputables aux entreprises lorsqu’elles reviennent sur le site
pour l’accomplissement de leurs seules obligations contractuelle :
Visite de contrôle, Entretien, Réparations.
La maintenance limitée.
Elle couvre, en plus des dommages pris en charge au titre de la garantie
maintenance visite, les dommages accidentels causés à l’ouvrage résultant
d’une mise en œuvre défectueuse.
Le fait générateur doit être antérieur à la date de la réception provisoire et ne
doit pas avoir été décelé pendant la période des travaux (n’a pas fait l’objet
de réserves).
La maintenance étendue
Cette garantie couvre non seulement les dommages couverts au titre de la
maintenance limitée mais aussi les dommages accidentels causés à l’ouvrage
résultant d’un vice de matières premières et composants fabriqués ou des
matières premières mises en oeuvre par l’entrepreneur (comme par exemple
l’effondrement d’un immeuble cause par l’utilisation d’un béton mal dose).
Le fait générateur doit être antérieur à la date de réception provisoire, mais
ne doit pas avoir été décelé pendant la période des travaux.
A- La responsivité civile
Elle couvre les dommages subis par les tiers et imputables à l’exécution des
travaux.
Sont considérées comme assurés toutes les personnes intervenant sur le
chantier (entrepreneur, sous-traitant, etc.)
Cette responsabilité peut être étendue à la responsabilité civile croisée,
garantie par laquelle les assurés (sous-traitants par exemple) sont
considérés comme tiers entre eux pour les dommages corporels qu’ils
pourraient se causer.
Face aux tiers, le maitre d’ouvrage est en première ligne de tous les
problèmes causés par son opération.
➢ Dommages aux bâtiments avoisinants ;
➢ Trouble de jouissance mis en avant par les voisins ;
➢ Tous dommages causés aux tiers (voiture dégradée, un enfant qui se
blesse sur le chantier le week-end…)
➢ Atteinte à l’environnement.
Lorsque la responsabilité civile du maitre d’ouvrage est engagée, il doit
assumer les conséquences financières des dommages causés aux tiers.
Face donc à ses conséquences pécuniaires importantes il doit souscrire à la
garantie « Responsabilité civile du maitre d’ouvrage ».
Par cette garantie l’assureur couvre :
Les dommages corporels, matériels ou immatériels causés aux tiers du fait
de l’opération de construction ;
Le paiement des dommages matériels, immatériels consécutifs causés aux
avoisinants du fait de la réalisation de l’opération de construction ;
Le paiement des dommages corporels, matériels et immatériels causés aux
tiers au titre d’une atteinte à l’environnement.
Intervenant à l’acte de construire
Ils sont liés au maitre d’ouvrage par des contrats.
Ce sont ;
Le maitre d’ouvrage : Le maitre d’ouvrage est la personne physique ou
morale pour le compte de laquelle sont exécutés les travaux.
Le maitre d’ouvrage délégué.
La maitrise d’ouvrage peut être déléguée à un professionnel sous forme de
mandat.
Le maitre d’œuvre
Personne physique ou morale chargée par le maitre d’ouvrage de concevoir
l’ouvrage, de diriger, de contrôler l’exécution des travaux. Souvent c’est un
architecte, une entreprise de pilotage, ou un bureau d’ingénieur.
L’architecte
Il conçoit le projet pour le maitre d’ouvrage.
L’ingénieur conseil
Lorsqu’il s’agit d’une construction à vocation industrielle, les ingénieurs
conseils conçoivent le projet, suivre le déroulement des travaux et répondent
de la bonne réalisation.
Le bureau d’étude
Il est constitué d’ingénieurs, d’architectes, de dessinateurs, etc. Ils effectuent
les calculs de structures et déterminent les caractéristiques précises de
l’ouvrage.
Le contractant général
Il est l’unique locataire d’ouvrage, titulaire du Marche de Maitrise d’œuvre et
de celui de l’ensemble des travaux. Sous-traitant partiellement ou en totalité,
la conception, le contrôle et la surveillance et/ou l’exécution des travaux.
L’entrepreneur
Personne physique ou morale chargée de l’exécution des ouvrages.
L’entrepreneur est sélectionné par le maitre d’œuvre et choisi par le maitre
d’ouvrage. Les entrepreneurs peuvent se repartir en trois catégories
principales : L’entreprise des gros œuvres , les entreprises de second œuvre
et l’entreprise générale.
La sous-traitance
La sous-traitance est l’opération par laquelle un entrepreneur confie par un
sous-traité et sous sa responsabilité a une autre personne appelée sous-
traitant, tout ou partie de l’exécution du contrat d’entreprise ou du marché
conclu avec le maitre de l’ouvrage.
Types d’ouvrage
Bâtiments
Construction élevée sur le sol à l’intérieur de laquelle l’homme est appelé à
se mouvoir et qui offre une protection au moins partielle contre les
agressions des éléments naturels extérieurs.
Génie civil
Génie civil industriel
Ces ouvrages comprennent les travaux effectués pour des investissements
productifs.
On peut citer :
Les socles de fondations pour machines, chaines industrielle ou unité de
stockage,
Les usines de traitement de résidus urbains, de déchets industriels ;
Les unités de stockage.
Ouvrage d’art
Il s’agit des barrages, des ponts, des tunnels routiers et ferroviaires, des
châteaux d’eaux, …
Routes et autoroutes
Ils regroupent tous les travaux relatifs à la réalisation des routes et
autoroutes ; terrassement, ouvrages d’art et équipements annexes. Ils
comprennent également les pistes d’aéroports et d’aérodromes.
Voies ferrées
Ils comprennent les branchements industriels et les équipements ferrés
internes d’usines…
Eaux, assainissement et canalisations
Ce sont :
Les travaux de canalisation, de station de pompage, de collecteurs d’eaux
usées et de pluie, de station d’épuration, d’irrigation et d’assèchement.
Équipements industriels
Chaine de montage, raffineries, complexes pétrochimiques, Centrales
électriques etc…
Chantier
C’est un lieu de construction ou de réparation :
Limité dans le temps, avec des délais d’exécution des opérations,
Impliquant la présence simultanée et la Co activité de nombreux operateurs
d’entreprises différentes,
L’existence d’engins, d’équipements, matériaux…d’espèces diverses,
La grande quantité des valeurs réunies dans un même lieu.
Le planning d’un projet se déroule selon les phases suivantes :
Conception, financement et commandes,
Approvisionnement et montage sur chantier,
Essais,
Réception provisoire,
Exploitation,
Réception définitive [12 à 24 mois après la réception provisoire]
Les dommages aux existants
Par cette garantie, l’assureur prend en charge les dommages matériels subis
par les biens appartenant au maître de l’ouvrage mais ne faisant pas l’objet
du marché, situés sur le chantier ou à proximité immédiate.
Cette garantie peut être accordée sous une forme d’un premier risque
absolu.
L’erreur de conception
Il Ya erreur de conception lorsque les plans, les calculs, les dessins, les
spécifications, les modes opératoires définis par un concepteur (architecte,
bureau d’étude, Enterprise) conduisent à la réalisation d’un ouvrage
défectueux.
Ce n’est pas l’erreur de conception en soi qui est couverte, mais les
dommages à l’ouvrage qui en résultent (lorsqu’il n’y a pas de dommage, la
garantie ne s’exerce pas).
La garantie peut aussi être étendue :
Aux dommages subis par les engins de chantier,
Aux frais de démolition et de déblai,
Au transport accélère et heures supplémentaires,
Aux honoraires d’experts.
V. TARIFICATION
La prime est fonction de l’étendue et du montant des garanties d’une part et
de la durée des travaux d’autre part.
Du fait du lien qui existe entre le montant du chantier et sa durée, la prime
globale couvrant la garantie de base et toutes les extensions se déterminent
par l’application d’un taux sur le montant du marché.
Une surprime sera cependant réclamée ultimement en cas de prolongation
de la durée des travaux.
Le taux de prime appliqué est fonction d’un certain nombre de facteurs :
Facteurs relatifs au type de travaux :
Nature des travaux,
Taille des ouvrages,
Techniques mises en œuvre.
Facteurs propres aux chantiers :
Compétences et renommées des entreprises,
Liste des assurés,
Garanties souscrites,
Planning des travaux. .
Facteurs d’environnement :
Inondations,
Rue voisine à fort trafic,
Facteurs géographiques :
Eloignement (difficultés de trouver une main d’oeuvre qualifiée),
Sensibilité aux phénomènes climatiques (exemple : sècheresse favorisant
l’incendie).
C. ASSURANCE TOUS RISQUES MONTAGE
PERSONNES ASSUREES
Le monteur,
Le superviseur,
Le constructeur,
Le maitre d’œuvre
Le maitre de l’ouvrage dans certains cas
1- DEFINITION ET ETENDUE DE LA GARANTIE
L’assurance tous risques montage essais est un contrat destiné à couvrir des
chantiers comportant à la fois la construction d’ouvrage de bâtiment et la
mise en œuvre d’équipements, de matériels techniques, d’installations et/ou
de machines qui nécessitent une phase de montage et d’essais, puis un délai
de mise en service lors de l’achèvement des travaux.
Les biens assurés
Sont garantis au titre du présent contrat aussi bien les bâtiments que le
matériel objet du marché destiné à devenir partie intégrale de l’ouvrage
définitif.
Evènements assurés
Sont garantis toutes pertes ou dommages non exclus survenant au court des
opérations de construction, montage et essai sur le chantier.
Capitaux assurés
Les capitaux à assurer doivent correspondre au montant du marché.
Toutefois, le sinistre maximum possible est souvent inferieur à ce montant
total. Il est donc possible de prévoir une limitation contractuelle d’indemnité
diminuant la prime.
La dure du contrat
La garantie prend effet après les premiers travaux et/ou après déchargement
des matériaux sur le chantier, et s’achève après la réception provisoire
(avant toute mise en service industriel), sous réserve de la garantie
maintenance.
EXCLUSION DE GARANTIES
Sont généralement exclus de la garantie :
L’usure normale et la corrosion,
Les parties consommables (huile, carburant) et /ou pièces non métalliques
(pneumatiques, produits réfractaires), sauf en cas d’incendie et d’explosion,
Dommages causés par les évènements naturels (inondation, tremblement de
terre, etc.),
Les frais engagés pour rechercher, réparer ou prévoir les défauts ou pour
rectifier les vices de plan, mais les dommages accidentels au reste du
matériel garanti qui en résultent sont couverts,
Les pénalités contractuelles en cas de retard ou de non obtention des
performances escomptées.
EXTENSION : LA GARANTIE MAINTENANCE
Elle a la même définition qu’en TRC. Il existe deux types de maintenances :
La maintenance monteur
La maintenance constructrice
La maintenance Monteur
Elle est réservée aux entreprises qui n’ont pas fabriques le matériel mais qui
ont procède à son montage ou à des travaux annexes tels que maçonnerie
du socle.
Elle peut se présenter sous forme de maintenance limitée ou maintenance
étendue.
La maintenance limitée garantit les dommages causés aux machines et
équipements résultant d’une mise en œuvre défectueuse ou dont le fait
générateur est antérieur à la date de réception provisoire, sans avoir été
décelé avant cette date.
La maintenance étendue : c’est la garantie ci-dessus étendue aux vices des
matériaux ou des matières premières que le titulaire du marché de montage
ou d’entreprise aura à fournir pour réaliser ses travaux.
2. La maintenance constructrice
Cette garantie comprend non seulement les garanties couvertes au titre de la
garantie maintenance étendue mais elle couvre aussi les dommages
accidentels causés aux machines ou équipements résultant d’un vice de
matière, une erreur d’atelier d’un risque de montage, d’une erreur matérielle
de calcul de plan ou de dessin et éventuellement d’une erreur de conception.
1. Cette garantie ne peut être souscrite que si l’entreprise assurée est en
même temps le fabricant du matériel qu’il a monté.
A- ASSURANCES BRIS DE MACHINE ET TOUS RISQUES
INFORMATIQUE.
Cette assurance s’applique aux matériels ou machines susceptibles de subir
des dommages accidentels.
L’assurance TRI informatique est une particularité de l’assurance BDM.
A. ASSURANCE BRIS DE MACHINE
I. FACTEURS DE RISQUES
Les machines peuvent être exposées à quatre types de facteurs de risques :
Les facteurs humains : maladresse, malveillance, défaut de surveillance,
sabotage, vol, attentat, vandalisme, etc.
Les facteurs techniques d’exploitation : déréglage, survitesse, grippage,
échauffement ;
Facteurs extérieurs : chute, choc de corps étranger, effondrement des
bâtiments, incendie, dégâts des eaux, tempête, foudre, catastrophes
naturelles.
Facteurs internes : erreur de conception, vice de matière, défaut de
fabrication, incendie, dommages électriques.
II. DEFINITION DE LA GARANTIE
L’assurance Bris de machines des contrats Multirisques Professionnels est
une garantie indispensable pour les entreprises équipées de machines et
d’équipements techniques ou industriels. Les garanties de l’assurance Tous
Risques Informatiques couvrent tous les dommages matériels subis et
imprévus dus à un fait ou à un événement dommageable non explicitement
exclu. Le contrat tous risques informatiques permet à l’entreprise de
protéger son équipement informatique.
La garantie de base
En général, la police est de type « Tous Dommages Sauf » garantissant la
destruction, la disparition ou la dérogation imprévue du bien assuré en état
normal d’entretien et de fonctionnement, lorsqu’il se trouve au lieu
d’assurance, y compris pendant les opérations de montage, démontage ou
déplacement nécessitées par les travaux d’entretien ou de réparation.
Extension possible
La garantie peut être étendue :
Aux risques durant le transport,
A l’incendie ou à l’explosion d’origine externe,
Au transport de pièces en express
Aux pertes indirectes,
Aux pertes d’exploitation :
Apres dommages matériels
Apres interruption d’un service extérieur au bien (électricité)
Aux collisions ou au renversement (engins mobiles),
Aux honoraires d’experts,
Au montage essai.
EXCLUSION DE GARANTIE
Sont généralement exclus de la garantie :
Les dommages causés par les liquides ;
Le vol ;
L’usure normale, défaut d’entretien
L’usure normale, défaut d’entretien,
L’incendie d’origine externe.
La valeur d’assurance comprend la valeur à neuf catalogues au jour de la
souscription plus frais de transport plus frais de douane plus frais de
montage-essai.
Un ensemble de machines peut être assuré de deux manières :
Soit sur la base d’une liste de matériel indiquant les caractéristiques
(marque et type, numéro de série, puissance, année de construction), de
chaque machine ainsi que sa valeur.
Soit sur la base d’une désignation et une évaluation globale du matériel à
assurer (plus rare).
ASSURANCE TOUT RISQUE INFORMATIQUE
Les éléments garantis
Sont assures :
Les matériels de traitement informatique : Les unités centrales, y compris les
mémoires principales, canaux, unités de contrôle.
Les logiciels de base, c’est-à-dire les programmes fournis par le constructeur
indispensable au bon fonctionnement du matériel à l’exception de tous
logiciels et autres compléments de programmes utilitaires.
Les périphériques reliés à ces unités, c’est-à-dire les appareils de stockage et
de restitution des données informatiques.
Les supports informatiques : bandes, disques, disquettes, tambours ou
cassettes magnétiques, cartes, cartouches, etc., destinés aux unités et
appareils ci-dessus.
Les matériels d’alimentation générale du système de traitement tels que
l’alimentation électrique et climatisation.
Les évènements suivants sont couverts :
La Détérioration, la destruction ou le vol du matériel dans les locaux situés
au lieu d’assurance et, pour les seuls supports informatiques en cours de
transports dans le territoire du lieu d’assurance et dans les pays limitrophes.
Sont également couverts les dommages survenus au cours des opérations de
démontage, et ou déplacement et remontages des matériels dans les locaux
des sites assurés, nécessité par des travaux d’entretien ou de réparation.
LES EXCLUSIONS
Sont exclus de la garantie :
Les frais devant être normalement pris en charge par un contrat de
maintenance ou d’entretien.
L’usure, la détérioration ou la dépréciation normale et progressive des
matériels garantis, l’obsolescence.
Les dommages.
• Résultant de la sécheresse ou de l’humidité, d’un excès de température, de
la corrosion, de la présence de poussières, à moins que ces évènements ne
soient consécutifs à un dommage matériel subi par l’installation de la
climatisation. Les dommages limités aux seuls tubes électroniques.
• Les dommagesqui sont, en vertu d’un contrat ou de la législation en
vigueur, à la charge des fabricants, aux constructeurs, fournisseurs,
vendeurs, monteurs ou de bailleurs dans le cas de matériels donnés en
location ou en location-Bail ; toutefois, si ces personnes contestent leur
responsabilités, l’Assureur prend les dommages en charge et exerce lui-
même le recours s’il y a lieu.
Chapitre III : ASSURANCES RESPONSABILITE CIVILE DECENALE.
Il est difficile de construire un ouvrage sans faute, de manière parfaite.
En effet un nouveau projet est toujours un prototype.
Il est construit avec beaucoup d’intervenants indépendants.
La qualité réelle d’un immeuble se révèle dans le temps.
Les pays ont développé des législations pour définir la responsabilité des
constructeurs.
Les principes généraux de cette responsabilité sont que :
Les architectes et les constructeurs sont présumés responsables des erreurs
La responsabilité s’étend sur une période de dix [10] ans à compter de la
date de réception.
Certains pays ont rendu l’assurance de cette responsabilité obligatoire.
C’est notamment le cas du BURKINA FASO depuis le 20 décembre 2012.
RC Décennale
Assuré
Le Maitre d’ouvrage
Toutes personnes liées par un contrat de louage d’ouvrage avec le maitre
d’ouvrage, c’est-à-dire les entreprises et les entrepreneurs à la construction,
sauf le bureau de contrôle.
On peut citer :
Les architectes,
Les techniciens,
Les entrepreneurs,
Les promoteurs d’immeubles à construire,
Les mandataires accomplissant une mission assimilable à celle d’un locateur
d’ouvrage
Les constructeurs de maison individuelle.
Les fabricants d’éléments destinés à la construction ou à l’équipement sont
solidairement responsables du locataire d’ouvrage dont la responsabilité est
engagée.
Le rôle du bureau de contrôle
ll contribue à rendre l’aléa normal au sens de l’assureur.
La conception et la construction doivent être contrôlées par un bureau
d’études
Il est indépendant des intervenants a la construction. Il dépend du maitre
d’ouvrage, voire de l’assureur.
Il contrôle et rédige des rapports destinés au Maitre d’ouvrage et aux
assureurs.
Ces rapports permettent aux assureurs et réassureurs, d’étudier et de
tarifier la police.
Bénéficiaire
Le maitre d’ouvrage, et les propriétaires successifs
Biens assurables
Les immeubles,
Le génie civil industriel
Certains ouvrages de génie civil [ponts…]
Biens non assurables
Les ouvrages en mer, les ponts
Les routes, les pistes d’aéroport
Garanties
La garantie couvre :
Les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage construit, et dont
l’origine se situe dans le gros oeuvre [structures et fondations], y compris le
vice du sol.
Les dommages consécutifs.
Extensions possibles
Étanchéité des toitures
Étanchéité des façades
RC au tiers
Dommages immatériels consécutifs [privation de jouissance, perte de
bénéfice],
Dommages aux existants [les bâtiments voisins ne sont pas concernés].
Exclusions
Sont exclus systématiquement :
Maintenance [les éléments de l’usure normale, du défaut d’entretien], usage
anormal.
L’incendie/explosion, dégât des eaux
Guerre civile et étrangère, le vandalisme
Les catastrophes naturelles
Le fait intentionnel ou dol du souscripteur.
Conditions d’octroi de la police
La construction doit être contrôlée par un Bureau de contrôle agrée.
L’inobservation des règles de l’art entraine la déchéance de la garantie
Le contrat ne garantit que les dommages causés par l’assure dans le cadre
des activités déclarées à l’assureur.
Date de souscription du contrat
La RCD doit être souscrite avant l’ouverture du chantier. Elle prend effet, à
la réception provisoire des travaux.
Période de garantie
La prise d’effet des garanties intervient postérieurement a la réception
effectuée avec ou sans réserve pour les seuls dommages ne faisant pas
l’objet de réserve.
Les dommages objet de réserves à la réception restent non garantis tant que
les réserves n’ont pas été levées.
La garantie dure dix [10] ans après la réception provisoire, même si une
partie des ouvrages a fait l’objet de réserves qui ont été levées en cours de
garanties décennale.
Éléments de tarification
Taux : de l’ordre de 8 à 12 pour mille
Niveau de franchise : 1 du cout total de la construction, min 10 000 000
La RCD est complémentaire à la garantie Dommages ouvrages
La RCD est complémentaire de l’assurance Dommages ouvrages souscrite
par le maitre d’ouvrage qui a pour but de préfinancer les travaux nécessaires
à la réparation des dommages de nature décennale.
Dans ce cas, le recours est effectué par l’assureur ayant indemnise les
réparations.
Les informations nécessaires pour la souscription
Description architecturale
Les plans de masse et de situation, les vues en plan et par niveau, les
coupes et sections les élévations. Les plans façades
Le rapport du sol.
Le rapport du sol :
Permet de se faire une idée de la qualité du sol, indique le niveau d’eau dans
le sol,
Définit le type de fondement, la nature des dallages et les tassements
prévisibles.
Rapport des bureaux de contrôle
Ils ont pour but de renseigner l’assureur sur le risque qu’il peut être amené
à couvrir.
Que faire en cas de dommages
. En cas de dommages l’expert vérifie si le dommage est couvert
. Établit les causes possibles du sinistre
. Propose et évalue les méthodes de réparation
II – Analyse des risques
A –Les risques avant réception provisoire
Risques liés à l’activité du chantier
Accidents de manutention ;
Erreurs de montage, de mise en place ;
Incendie/explosion, quel que soit l’origine. Ce risque est très important en
fin de chantier.
Risques antérieurs au début des travaux
Vices de fabrication [vices de matière, erreur de montage en atelier] ;
Erreurs de conception [calcul de charges, mauvaise exploitation de l’étude
du sol, choix erroné du matériau].
B- Les risques après réception provisoire
Les risques du maitre d’ouvrage
Le maitre d’ouvrage a pris possession de l’ouvrage. Il assume les risques :
Liés à l’environnement [phénomènes naturels interventions humaines] ;
Liés à l’exploitation [incendie, explosion, pannes].
Les risques des entreprises
Les entreprises assument les risques liés à leurs prestations et à leurs
responsabilités contractuelles.
Retour de site ;
Réalisation de l’ouvrage sur le chantier ;
Conception et réalisation.
C Les risques matériels propres au chantier
Les matériaux et équipements destinés à constituer l’ouvrage définitif au
cours de leur stockage et de leur mise en oeuvre,
L’ouvrage en cours de réalisation ;
Les ouvrages provisoires ;
Les matériels de chantier.
D-Les risques externes au chantier
Dommages aux existants [propriété du maitre d’ouvrage] ;
Dommages aux avoisinants [propriété du tiers] ;
Biens appartenant à des tiers présents temporairement au voisinage du
chantier ;
Dommages corporels aux tiers ;
Dommages immatériels consécutifs.
LA GESTION DES SINISTRES
Si le matériel est endommagé en partie, c’est-à-dire que les frais de remise
en état sont inférieurs à la valeur d’indemnisation d’un matériel totalement
endommagé, l’Assureur prend en charge les frais de remise en état du
matériel, soit le coût des pièces de remplacement, des fournitures et les frais
annexes.
Si le matériel est volé ou totalement endommagé, le mode d’indemnisation
variera en fonction de la nature du matériel concerné. Il faut deux catégories
:
Catégorie I : Les unités centrales, les logiciels de base, les mémoires
principales, les canaux, les appareils de saisie et de restitution des données
à l’exception des matériels énoncés au premier paragraphe II ci-après :
Pendant cinq (5) ans suivant la date de première mise en
fonctionnement, la valeur d’indemnisation est la valeur à neuf. (Les prix
baissent au fil du temps). La valeur de remplacement à neuf est la valeur de
remplacement, au jour du sinistre, d’un bien garantie par un matériel neuf
ou de performance identique si celui-ci n’est plus disponible sur le marché, y
compris les frais annexes.
Après cinq (5) ans suivant la date de première mise en fonctionnement, la
valeur d’indemnisation est la suivante :
Si le taux de vétuste est inférieur ou égale à 25% : la valeur de remplacement
à neuf.
Si le taux vétusté est supérieur à 25% : la valeur de remplacement est
diminuée de la vétusté et majorée de 25% de la valeur de remplacement à
neuf.
Le taux de vétusté est déterminé au jour du sinistré, à dire d’expert.
Catégorie II : Les machines à traitement de texte, photocomposition, table
traçante et imprimante, les supports informatiques, les installations de
climatisation et d’alimentation électrique. Quel que soit l’âge du matériel, la
valeur d’indemnisation est la suivante :
Si le taux de vétuste est inférieur ou égale à 25% : la valeur de remplacement
à neuf.
Si le taux vétusté est supérieur à 25% : la valeur de remplacement est
diminuée de la vétusté et majorée de 25% de la valeur de remplacement à
neuf.
LES CAS SPECIFIQUES
FRAIS DE RECONVERSION DES LOGICIELS DE BASE :
Lorsque le matériel sinistré n’est plus disponible ou que le logiciel de base
n’est plus compatible avec le nouveau matériel, l’Assureur prend en charge :
Le montant de reconversion pour rendre compatible le logiciel, ou, si cette
hypothèse est moins onéreuse,
Le coût d’un nouveau logiciel compatible de rendement et de performances
identiques.
INDISPONIBILITE D’UN ELEMENENT DU MATERIEL SINISTRE :
En cas d’indisponibilité d’un élément du matériel sinistré, l’Assureur prend
en charge :
Les frais engagés pour rendre opérationnel le matériel dans la limite de
l’indemnité qui aurait été déterminée si le matériel avait été complètement
détruit,
si le matériel n’est pas remis en état ; l’évaluation ; à dire d’expert, des coûts
de remplacement ou de réparation des éléments détruits sur la basée des
derniers « prix catalogue » connus au jour du sinistre.
NON REMPLACEMENT DU MATERIEL SINISTRE :
Si le remplacement n’est pas effectué dans un délai d’un an à compter du
sinistre, sauf cas de force majeure, la vétusté du matériel est déduite en
totalité.
5. FRANCHISE :
Quel que soit l’origine du sinistre, seule la franchise prévue au tableau des
garanties est déduit du montant de l’indemnité.
Conclusion
L’assurance a pour but la protection des patrimoines et des personnes, mais
joue également un rôle important dans l’économie :
En fiabilisant les relations commerciales
En jouant un rôle important d’investisseur de l’économie nationale
En favorisant l’investissement
L’assurance joue également un rôle social. Les prestations versées aux
assurés et aux bénéficiaires des contrats leur permettent :
de maintenir leurs revenus
de reconstituer leur patrimoine
de ne pas être à la charge de la collectivité publique pour les victimes
d’accidents
de sauvegarder des emplois, des compétences
de préserver le tissu économique.
Nous allons terminer ce cours en mentionnant la célèbre pensée de
l’industriel Américain Henri FORD qui disait à propos des assurances ceci :
« New York n’est pas la création des hommes, mais celle des assureurs. Sans
les assurances, il n’y aurait pas de gratte-ciel, car aucun ouvrier
n’accepterait de travailler à une pareille hauteur, en risquant de faire une
chute mortelle et de laisser sa famille dans la misère. Sans les assurances,
aucun capitaliste n’investirait des millions pour construire de pareils
buildings qu’un simple mégot de cigarette peut réduire en cendres. Sans les
assurances, personne ne circulerait en voiture à travers les rues. Un bon
chauffeur est conscient de ce qu’il court à chaque instant le risque de
renverser le piéton. »
Voici notre vision de l’assurance : un facilitateur de vie et de projet !