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Histoire de La Littérature Française 2023

Le document présente l'évolution de la littérature française depuis le Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, en mettant en lumière les différents genres littéraires tels que l'hagiographie, l'épopée, la littérature courtoise, satirique et didactique. Il souligne l'impact de la Renaissance sur la littérature française au XVIe siècle, avec l'émergence de l'humanisme et de la Pléiade, ainsi que l'influence du baroque et du classicisme au XVIIe siècle. Enfin, il aborde les changements formels et thématiques qui ont marqué chaque période, reflétant les transformations sociopolitiques de la France.

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Histoire de La Littérature Française 2023

Le document présente l'évolution de la littérature française depuis le Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, en mettant en lumière les différents genres littéraires tels que l'hagiographie, l'épopée, la littérature courtoise, satirique et didactique. Il souligne l'impact de la Renaissance sur la littérature française au XVIe siècle, avec l'émergence de l'humanisme et de la Pléiade, ainsi que l'influence du baroque et du classicisme au XVIIe siècle. Enfin, il aborde les changements formels et thématiques qui ont marqué chaque période, reflétant les transformations sociopolitiques de la France.

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Histoire de la littérature française

Dr Jacques BARRO
Maître-assistant - Lettres modernes
(Littérature française)
Email : [email protected]

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Introduction

La littérature française, telle qu’on la connait aujourd’hui, est le fruit d’un


long processus de formation. Comme l’histoire de la langue française, elle a
évolué au gré de la vie politique française, prenant des variations thématiques,
formelles ou esthétiques considérables.

Le présent cours s’intéresse particulièrement à l’histoire littéraire française


depuis ses origines médiévales jusqu’à nos jours. À travers une lecture
diachronique, il étudiera l’évolution de cette littérature en termes de rupture ou
de similitudes d’une période à l’autre voire au sein d’une même époque au double
plan thématique et stylistique.

1. L’histoire littéraire française au Moyen-Âge

On appelle Moyen-Âge, la période historique qui s’étend du V e siècle à la


fin du XVe siècle. Cette période embrasse l’enfance et la jeunesse de la littérature
française alors en quête de maturité. Le visage que présente la littérature française
de cette période est assez diversifié. On note en effet la littérature hagiographique,
épique et courtoise avec des tendances satiriques, comiques et didactiques.

- La littérature hagiographique

Les premiers textes « littéraires » en français primitif sont des


hagiographies (des récits de vies de saints). En effet, l’activité d’écriture était à
l’époque le fait exclusif de gens d’Église. La plus ancienne de ces hagiographies
est la Cantilène (ou la Séquence) de sainte Eulalie, qu’on date des environs de
l’an 880. Cette Cantilène est un texte très court (29 vers). Il existe d’autres
exemples d’hagiographies, qui sont postérieures à celle-ci. C’est le cas de la Vie

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de saint Léger (240 octosyllabes) et la Vie de saint Alexis (625 vers
décasyllabiques), dont les médiévistes situent la composition au milieu du XI e
siècle. Le point commun entre ces hagiographies réside dans le fait qu’elles
mettent en scène des religieux modèles, des martyrs dévoués à la cause divine.
Ces textes avaient donc pour but de présenter des exemples ou modèles de vie
aux fidèles religieux afin d’être des fidèles pieux ou exemplaires.

- La littérature épique

L’épopée, née probablement au XIe siècle, se développa en France après


1100, sous la forme de poèmes appelés les chansons de geste. Ces poèmes qui
traitent d’aventures guerrières font revivre principalement des personnages de
l’époque carolingienne en leurs prêtant les sentiments des premiers croisés. Les
chansons de gestes ont été composés par des poètes appelés « trouvères », des
« jongleurs » les déclamaient ou les psalmodiaient. La plus ancienne est La
Chanson de Roland. Elles s’adressent à toutes les classes de la société, au bas
peuple comme au noble. Cette littérature assume quasiment le même rôle que la
littérature hagiographique. De fait, le chevalier y combat à la fois pour son
seigneur, mais aussi pour Dieu. D’un point de vue formel, les textes, assez longs,
sont divisés en laisses (strophes de longueur variable), où les vers – des
décasyllabes – ne riment pas.

- La littérature courtoise

Au milieu du XIIe siècle, l’élite se détourne des épopées et accorde sa


faveur à des œuvres nouvelles par l’esprit et par la forme, spécialement
composées pour lui plaire : les poèmes lyriques destinées à être chantés et les
romans orientés vers la lecture. Cette littérature nouvelle (poésie courtoise et
roman courtois) qui atteindra très vite la cour royale est incarnée par un
personnage nouveau : le chevalier courtois. Celui-ci n’est pas seulement un
vaillant guerrier, comme le héros épique, il est aussi un galant homme. Il ne

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combat ni pour Dieu, ni pour son seigneur, mais pour sa « dame ». Le
dénominatif littérature courtoise s’explique par le fait qu’à l’origine, cette
catégorie de littérature s’adressait à un public de cour. Le terme « courtois »
désigne également la politesse exquise et le raffinement du goût qui furent le
propre de la société aristocratique de l’époque et qui revivent dans les œuvres
composées à son intention. Parmi les écrivains de cette tendance scripturale on
peut citer Chrétien de Troyes, Christine de Pisan entre autres. Ces textes qu’ils
soient hagiographique courtois prennent des orientations fondamentalement
satirique ou comique.

- La littérature satirique et comique

Au XIIIe siècle naquit une littérature soumise à des conventions moins


strictes et destinée à un public plus large que la littérature courtoise. Renonçant
aux raffinements, elle cultive une gaieté franche et exalte une foi simple. Elle est
illustrée dans sa diversité :

- par des œuvres narratives comme les fabliaux et Le Roman de Renart,


- par des drames sacrés comme le Jeu d’Adam (anonyme),
- par la comédie d’Adam de la Halle, à savoir le Jeu de la Feuillée,
- par des pièces lyriques comme les poésies de Rutebeuf ou de Jean Bodel.

Cette littérature se veut une parodie de la littérature courtoise. En effet,


dans Le Roman de Renart par exemple, Renart utilise la religion quand il en a
besoin, puis l’abandonne et renie ses serments. Il bafoue le code l’amour courtois
en abusant des femmes d’Isengrin et de Noble. Il fait une satire des mœurs de
l’époque et peint avec réalisme la vie et les sentiments du poète.

- La littérature didactique

Le XIIIe siècle, en plus d’être un siècle de rayonnement de l’art


« gothique » fut un siècle de réflexion et d’étude au niveau philosophique ou

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scientifique. Ces réflexions s’inviteront d’une certaine manière dans les lettres à
travers notamment Le roman de la Rose (écrit en octosyllabe). La première partie
de ce roman a été écrite par Guillaume de Lorris et la deuxième par Jean de
Meung. L’œuvre, dans son ensemble, se veut une codification de l’amour et une
véritable encyclopédie du savoir médiéval.

- Eustache Deschamps et le divorce poésie/musique au Moyen-Âge

Eustache Deschamps (1346- env. 1406) fut un poète particulièrement


prolifique. Il a laissé une œuvre considérable, estimée à 82 000 vers, où dominent
pour l’essentiel les genres à forme fixe, comme les ballades ou les rondeaux.
Eustache Deschamps a composé plus de mille ballades. La ballade répondait à
l’époque à des critères formels très stricts : trois strophes, terminées par le même
vers (le refrain), que suit un envoi, ou une dédicace (souvent à un prince), lequel
envoi reprend aussi le refrain et compte la moitié des vers d’une strophe.

Dans le cas d’une ballade, l’idéal pour un poète était de proposer des
strophes « carrées », c’est- à- dire de faire correspondre le nombre de vers d’une
strophe et le nombre de syllabes de chaque vers : ainsi trois dizains de
décasyllabes, suivis par un « quintil » (l’envoi). Le genre de la ballade sera
pratiqué encore au début du XVIe siècle, par les poètes de la génération de
Clément Marot, avant d’être banni par les poètes de la Pléiade, regroupés autour
de Ronsard et de Du Bellay.

Dans les termes mêmes de « ballade » (bal) et de « rondeau » (ronde) se


voit inscrit le souvenir des origines musicales de la poésie française. Or, sur ce
point, Eustache Deschamps va introduire un changement majeur. En 1393, il
rédige un « Art poétique » où se trouvent insérées des considérations sur la
distinction à opérer entre la musique du vers (ou musique naturelle), d’une part,
et de l’autre la musique de la voix ou des instruments (ou musique artificielle).
Deschamps définit la poésie comme une « musique » pouvant exister sans le

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concours du chant ou des instruments. Ainsi, à la fin du XIVe siècle, la poésie
lyrique se sépare de la musique et laisse la prédominance au texte, qui subsistera
dès lors seul – les poètes renonçant à voir leurs vers chantés. Ce divorce, capital
dans l’histoire de la poésie, ne sera remis en question, timidement, qu’à partir du
XIXe siècle.

Remarques :

À partir du XIIIe siècle, la forme devient plus savante : la rime est pratiquée
(essentiellement des rimes masculines d’abord) ; on adopte, au lieu du vers
décasyllabe, l’alexandrin. Les laisses sont abandonnées. Le système
d’alternances rimes masculines/rimes féminines se mettra en place
progressivement, et sera préconisé à partir du XVe siècle dans les traités de
versification, avant de s’imposer au XVIIe siècle, sous l’autorité de Malherbe.

Après 1500, les œuvres du Moyen-Âge furent ignorées pendant plus de


deux cent cinquante ans. Ce mépris, dû essentiellement à certains
positionnements idéologiques, a été entretenu aussi bien par les écrivains de la
Pléiade que ceux du classicisme et des Lumières. Ces derniers considéraient le
Moyen-Âge non seulement comme une période de ténèbres, mais aussi comme
une période d’oppression politique et de fanatisme religieux. Cependant, nombre
de valeurs défendues par les écrivains des siècles suivants avaient déjà leurs
germes aux Moyen-Âge.

2. L’histoire littéraire française au XVIe siècle

Le XVIe siècle, encore appelé siècle de la Renaissance, est une période de


profonds changements tant sur le plan social que littéraire. Il faut noter que la
Renaissance littéraire française au XVIe siècle a été influencée par la
Renaissance italienne, découverte par les français grâce aux campagnes de leurs
rois que sont Charles VIII, Louis XII et François Ier. Éblouis par l’excellence
artistique italienne, les Français abandonneront peu à peu l’art gothique national
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au profit de celui de leur voisin romain. Ils s’intéresseront ainsi à La Divine
comédie de Dante, aux sonnets de Pétrarque et aux écrits politiques de
Machiavel. Par l’intermédiaire de l’Italie, l’Antiquité gréco-latine leur apparut
en pleine lumière. Ce siècle a été marqué en France par deux mouvements
littéraires qui ont révolutionné les lettres françaises : l’humanisme et la Pléiade.

- L’humanisme et la Pléiade

Au plan des valeurs, les écrivains pendant la Renaissance, vont défendre


les idées humanistes comme la justice, la raison, la connaissance, l’éducation, la
liberté, la vertu ou la tolérance en combattant les valeurs opposées. Les idées
nationalistes se développent également chez les écrivains de la Pléiade à travers
les thèmes de la nostalgie et du patriotisme dans des poèmes essentiellement
lyriques. Les œuvres romanesques de Rabelais (Gargantua et Pantagruel, 1532-
1534) et celles poétiques de Ronsard (Odes, 1553), Du Bellay (Regrets, 1558)
entre autres expriment les idées véhiculées par ces mouvements littéraires.

Au plan formel et du point de vue poétique, l’accent est mis sur de


nouvelles formes poétiques. Ainsi, la ballade est délaissée au profit de l’ode ou
de l’épopée et l’élégie préférée au lai. On assiste également au rejet du rondeau
pour mettre l’accent sur le sonnet. En versification, les rimes féminines et
masculines alternent quasi obligatoirement désormais avec une préférence
accordée à l’alexandrin.

Durant le XVIe siècle, les écrivains prennent position au milieu des


guerres de religion. Ainsi en est-il de Ronsard et Agrippa D’Aubigné
respectivement partisans anti-réforme et pro-réforme. Tout en dénonçant les
conflits fratricides sur fond religieux, ils laissent transparaître leur prise de
position en faveur de tel ou tel bord religieux. L’un des auteurs qui aura également
marqué ce siècle est sans doute Montaigne à travers ses Essais. Pascal, La

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Fontaine, Racine, La Rochefoucauld, La Bruyère ont tous une dette envers celui-
ci.

- Montaigne et ses Essais

Au XVIe siècle la découverte de l’Amérique et la redécouverte des auteurs


antiques vont inciter les humanistes à une remise en cause de l’ethnocentrisme ou
à une réflexion sur le relativisme culturel et des modes de vies. C’est ce
relativisme que Montaigne illustre à travers ses Essais. En effet, par de nombreux
aspects, Montaigne se rattache au courant humaniste du début du seizième siècle
: cherchant à promouvoir les valeurs essentielles de l’idéal humaniste, il attache
une importance toute particulière à la découverte de l’autre comme source
de tolérance, de sens critique, d’enrichissement de soi… Cette ouverture à
l’autre, peut se résumer par cette formule restée célèbre : « un honnête homme
c’est un homme mêlé ». En définitive si la Renaissance a permis de renouveler le
mode de pensée et d’écrire, le XVIIe siècle sera le moment d’une grande
formalisation des procédés d’écritures littéraires en France.

3. L’histoire littéraire française au XVIIe siècle

Sur le plan politique, le XVIIe siècle est marqué par la monarchie absolue
de Louis XIV avec plusieurs guerres. Sous son règne, il encouragera la fondation
de nombreuses académies pour veiller aux principes et aux usages admis de la
pensée et des arts (l'Académie française en 1635, l'Académie royale de peinture
et de sculpture en 1665, l'Académie des sciences en 1666). Au plan littéraire, le
siècle est influencé d’abord par le mouvement baroque. Plus tard s’ensuivra
l’esthétique classique. Les deux courants esthétiques cohabitent toutefois dans
certaines œuvres.

- Le baroque

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Le mot « baroque » désigne une perle de forme irrégulière. En littérature,
il renvoie à des œuvres non régulières. En tant que courant littéraire, le baroque
se situe entre 1580 et 1640. Il traduit la complexité politique, culturelle et
religieuse de l’époque. La première tendance en poésie se caractérise par un
militantisme religieux en rapport avec les guerres de religion. Puis le lyrisme
personnel où le jeu poético-amoureux domine prend la relève avec des auteurs
comme Théophile de Viau, Pierre de Marbeuf entre autres. Chez les écrivains
baroque la forme compte plus que le fond. Ils s’adressent à l’émotion du lecteur
et non à sa raison.

L’écriture baroque va donner naissance à deux autres formes d’expression


à savoir la préciosité et le burlesque. Toutes deux sont excessives. La préciosité
recherche le raffinement de l’esprit et du style en gommant toute forme de
grossièreté, le burlesque traite de façon comique, voire grossière, des choses
sérieuses. Ainsi, les écrivains burlesques s’attachent à faire rire par un parti pris
de vulgarité, comme les écrivains précieux s’attachent à séduire par un parti pris
de raffinement. La préciosité a imprimé une direction à la littérature française,
elle a encouragé les écrivains à composer avec finesse des œuvres psychologiques
et les a orientés vers l’idéalisme. Comme auteur on peut citer Honoré d’Urfé.
Le burlesque a, quant à lui permis aux écrivains de dénoncer subtilement certains
travers sociaux. Comme auteur, on peut citer Cyrano et Tristan l’Hermite.

- Le classicisme

Le XVIIe siècle est surtout connu pour être le siècle du classicisme.


Toutefois, le classicisme ne s’impose qu’entre 1660 et 1680 après avoir été
annoncé plus tôt par Malherbe. Ses auteurs partagent de façon générale le culte
de la raison et des Anciens, la clarté, la mesure, la simplicité et l’élégance du
style. Ils mettent également l’accent sur la vraisemblance, la bienséance et la
distinction des genres. Plaire et instruire étaient les deux principaux objectifs

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des écrivains classiques. Chez eux la forme et le fond sont tous importants dans
la rédaction des œuvres. La Fontaine, La Bruyère, Corneille, Racine, Molière et
Boileau sont entre autres auteurs de ce courant littéraire. Boileau en est le
législateur à travers son œuvre Art poétique publiée en 1674.

Après 1680, devant les difficultés économiques, le durcissement du régime


monarchique et la mainmise du parti dévot, les protestations se font entendre. Elle
prolonge le mouvement des libertins dont l’influence s’est fait sentir depuis le
début du siècle et annoncent les philosophes du XVIIIe siècle après la querelle
des Anciens et des Modernes.

4. L’histoire littéraire française au XVIIIe siècle

Si Copernic annonce la Renaissance et la Reforme au XVIe siècle, c’est


Newton qui ouvre le XVIIIe siècle encore appelé siècle des Lumières. À cette
période, la littérature suit le bouleversement de la société ; les genres se mêlent et
se diversifient. L’épopée, la tragédie, l’ode, l’élégie, la fable sont délaissées. La
comédie subsiste, mais, elle est larmoyante ou satirique. Le roman devient
confessions puis journal intime et demeure un genre représentatif du XVIIIe
siècle sous la plume de divers écrivains. Tandis que la littérature du XVIIe siècle
restait, pour ainsi dire, repliée sur elle-même, ignorante des peuples étrangers,
celle du XVIIIe siècle se plait dans le cosmopolitisme. Un cosmopolitisme
favorisé par les relations de plus en plus fréquentes entre savants ou écrivains de
pays différents.

Le XVIIIe siècle à la suite des XVIe et XVIIe siècles reconnait la


souveraineté de la raison et ne fait que tirer de nouvelles conclusions de ce
principe. Raison, tolérance, lutte contre l’obscurantisme, le fanatisme, l’injustice
sont les maîtres mots des écrivains de cette époque. Parmi les principaux auteurs
de ce courant philosophique et littéraire, il y a Montesquieu (Lettres persanes),
Voltaire (Candide, Micromégas, Zadig), Diderot (Jacques, le Fataliste, Le Neveu

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de Rameau), J. J. Rousseau (Emile ou de l’éducation, Confessions, Julie ou la
Nouvelle Héloïse), Beaumarchais (Le Mariage de Figaro), Marivaux (L’Île des
esclaves).

NB : En plus de ces genres fictionnels, les écrivains ont diffusé les idées
des Lumières dans des articles, des essais. C’est le cas de Voltaire (Traité sur la
tolérance, 1763, Dictionnaire philosophique 1764), de Montesquieu (De l’esprit
des lois, 1748), de Rousseau (Du Contrat social, 1762), Diderot et d’Alembert
(L’Encyclopédie, 1751-1772) pour ne citer qu’eux.

Les positionnements littéraires et idéologiques du XVIIe et du XVIIIe


siècles seront tantôt réaffirmés, tantôt rejetés par les écrivains au XIX.

5. L’histoire littéraire française au XIXe siècle

Le XIXe siècle a connu en France divers mouvements littéraires. Ces


mouvements ont beaucoup concerné la poésie, mais aussi le roman, la nouvelle
et le théâtre. Ce sont notamment le romantisme, le parnasse, le symbolisme, le
réalisme et le naturalisme.

- Le romantisme

Dans les années 1820, la poésie connaît une petite révolution. Les
romantiques, opposés à l’esthétique classique, imposent de plus en plus leurs
idées dans les domaines de l’art. En poésie, le recueil d’Alphonse de Lamartine,
Premières méditations (1820), suivi des premiers recueils de Victor Hugo (Odes
et Ballades,1826) et d’Alfred de Vigny (Poèmes antiques et modernes, 1826)
vont bouleverser l’image du poète et son rôle face à la collectivité.

Le romantisme va d’abord se caractériser par le lyrisme ou


l’omniprésence du « je » du poète. Le poète se raconte à la première personne,
relate son expérience subjective. Cette omniprésence du « je » favorise
l’émergence du registre lyrique dans la poésie romantique. Les poètes font part

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de leurs sentiments, de leurs déceptions amoureuses, de leur expérience du deuil.
Le ton de la confession intime devient élégiaque dans les poèmes qui évoquent le
passé. On regrette un temps passé qui a fui, on a recours à la nature pour mieux
décrire ses sentiments. Les poètes romantiques revisitent certains lieux communs,
déjà présents dans la littérature du XVIe siècle voire au-delà :

➢ la jeunesse qui a fui ;


➢ le regret ;
➢ la perte de la femme aimée ;
➢ l’appel du lointain.

Le romantisme se caractérise ensuite par son engagement dans la vie de


la Cité. L’écrivain porte un regard sur les événements historiques de son temps.
Le concept de poésie engagée naît donc dans la première moitié du XIXe siècle
et atteint son apogée avec la publication des Châtiments de Victor Hugo (1853),
recueil qui fustige la politique de Napoléon III. Dans ce recueil, qui intervient
après la révolution romantique, on retrouve cette idée fondamentale selon laquelle
le poète a pour rôle de dénoncer les abus de pouvoir, la tyrannie et l’injustice.

En général, l’idéal romantique recherche la liberté dans tous les domaines


surtout dans le domaine de la création littéraire ou artistique. Les romantiques
relèguent la raison au second plan et donne la suprématie à l’imagination et
à la sensibilité. Cette importance de la sensibilité dans la poésie romantique sera
dénoncée par les poètes parnassiens.

- Le parnasse

La poésie romantique, avec ses élans lyriques et ses hautes aspirations, va


susciter un certain nombre de réactions parmi les parnassiens à partir des années
1850. Pour ces derniers, assigner une mission à la poésie n’a pas vraiment de
sens. Les adeptes du parnasse vont ainsi réagir face à la poésie romantique, en

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appliquant à leurs œuvres le culte du Beau et les théories de l’art pour l’art.
La poésie qui suit la voie de l’art pour l’art cherche à se dégager des contingences
matérielles de la société et à se plonger dans l’admiration du Beau et dans la
recherche de la Beauté. Cette quête passe par une recherche formelle.

C’est dans cette perspective que les parnassiens ont fondé la revue Le
Parnasse contemporain, publiant la plupart de leurs œuvres chez l’éditeur
Lemerre, à Paris. Parmi les poètes qui collaborèrent au Parnasse contemporain,
on peut citer : Théophile Gautier (Émaux et Camées, 1852), Leconte de Lisle
(Poèmes antiques, 1852 ; Poèmes barbares, 1862), Théodore de Banville
(Odelettes, 1856 ; Odes funambulesques 1857). Les poètes parnassiens sont très
soucieux des contraintes de la poésie, de la rime à la versification. Ils respectent
les formes fixes et les règles de la poésie classique.

La poésie parnassienne recherche l’impassibilité, l’impersonnalité. Le «je»


n’a donc plus la même signification chez les parnassiens et les romantiques. Pour
les parnassiens, la poésie ne doit pas laisser s’exprimer des sentiments ni les états
d’âme du poète. C’est pourquoi les ils tentent de mettre à distance tout excès de
sensibilité en choisissant des thèmes « impassibles » : l’exotisme, le monde
antique, les objets d’art, etc.

On peut dire que la poésie parnassienne possède un caractère élitiste dans


la mesure où elle semble s’adresser à un cercle d’initiés qui savent en apprécier
la beauté et les mystères. Leconte de Lisle se veut on ne peut plus claire : « L’art,
dont la poésie est l’expression éclatante, intense et complète, est un luxe
intellectuel, accessible à de très rares esprits ». Le mouvement s’étend sur toute
la seconde moitié du siècle, mais le groupe se dissout après 1876, laissant place
à des carrières originales comme celles de Verlaine ou de Mallarmé.

- Le symbolisme

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Les liens entre le parnasse et le symbolisme sont nombreux, même si l’on
considère que d’un point de vue chronologique, le symbolisme intervient après le
parnasse, à partir des années 1870. Comme le mot l’indique, la poésie symboliste
puise dans l’imaginaire des symboles pour construire ses œuvres. C’est un autre
mode de réaction au romantisme.

Le poème de Verlaine, « L’art poétique », publié en 1882, est considéré


comme le texte de référence de la poésie symbolique, dont il développe les
principaux enjeux et les principaux thèmes. Le symbolisme cherche à instaurer
une nouvelle harmonie entre les images et les sons, et accorde à la musique une
importance de premier ordre. Les sensations et les impressions sont favorisées
plutôt que les descriptions trop concrètes ou trop réalistes. C’est pourquoi la
poésie symboliste se plaît dans les symboles qui restent inaccessibles au non
initié. Grâce aux symboles, le poète cherche à atteindre une sensibilité et une
vérité supérieures.

Le travail poétique de la langue se ressent de cet objectif idéaliste et


ambitieux. On relève ainsi dans la poésie symboliste l’emploi de mots rares, de
métaphores raffinées et de vers impairs. Comme les parnassiens, les poètes
symbolistes sont des esthètes qui accordent un soin particulier au travail formel.
Ils privilégient la beauté et la musique du vers, refusant une quelconque visée
didactique ou politique à la poésie.

La poésie symboliste aime également à s’inspirer des mythes antiques et


bibliques qui lui fournissent des situations propices à l’expression d’une lecture
symbolique du monde. Parmi les principaux auteurs, on peut citer Stéphane
Mallarmé (Hérodiade, 1869 ; Poésies, 1887), Charles Baudelaire (Les Fleurs du
Mal, 1857), Paul Verlaine (Poèmes saturniens, 1866 ; Jadis et Naguère, 1884 ;
Romances sans paroles, 1874).

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2.2. Le réalisme

Le réalisme cherche, vers 1850, à analyser des faits matériels, et à étudier


l’homme concret dans son milieu véritable avec tous ses comportements. Les
écrivains réalistes sont entre autres Gustave Flaubert, le chef, avec Madame
Bovary (1857), Stendhal avec Le Rouge et le Noir (1830) et Balzac avec Le Père
Goriot (1834). Comme chez les Parnassiens, le style des écrivains réalistes est
impersonnel ou objectif. Il décrit la réalité telle qu’elle est.

- Le naturalisme

À partir de 1870, Emile Zola, qui faisait partie de l’école réaliste, va plus
loin en créant l’école naturaliste dont il sera le chef. Le naturalisme est un
réalisme avancé, approfondi. Il s’inspire des théories de Taine pour qui l’Homme
est conditionné par trois facteurs : la race (déterminisme biologique/hérédité), le
milieu et le moment (déterminisme social et historique). Le naturaliste se veut
aussi un expérimentateur à la manière de Claude Bernard (biologiste, fondateur
de médecine expérimentale) et non plus un simple observateur. Il se propose
d’imiter fidèlement la nature sous tous ses traits, sans considérations morales ou
esthétiques. Les œuvres de Zola, surtout L’Assommoir (1877), Nana (1880),
Germinal (1855), de Maupassant, Une Vie, (1883), Bel Ami (1885) entre autres,
illustrent bien la théorie de l’école naturaliste.

6. L’histoire littéraire française au XXe siècle

On peut noter entre autres mouvements littéraires, le surréalisme, l’absurde


et le Nouveau Roman qui ont grandement marqué le XX e siècle.

- Le surréalisme

Le mot « surréalisme » apparaît pour la première fois sous la plume de


Guillaume Apollinaire. C’est un mouvement qui s’est développé au lendemain

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de la Première Guerre mondiale. Il va durablement influencer la poésie et les arts,
au-delà de la seconde Guerre mondiale.

Inspiré par les découvertes de la psychanalyse par Freud, le surréalisme explore


les zones de l’inconscient, tentant de faire émerger dans la poésie des images
insolites. Pour ce faire, les surréalistes auront souvent recours à l’hypnose, mais
aussi aux drogues pour accéder à un nouveau niveau de conscience et à de
nouvelles facultés poétiques.

L’une des applications de l’écriture automatique se manifeste dans les «


cadavres exquis » : il s’agit de jeux poétiques qui consistent à écrire des vers
composés par plusieurs personnes, sans que chacun sache ce que l’autre a écrit
précédemment. Sur le plan formel, les principes surréalistes ont les conséquences
suivantes :

➢ déstructuration du vers ;
➢ absence de rimes ;
➢ recours au vers libre ;
➢ images sans apparente logique ;
➢ thèmes du rêve, de l’inconscient, de la liberté, de la femme, de la guerre ;
➢ éclatement des formes fixes.

Les surréalistes les plus célèbres (Louis Aragon, Paul Éluard, Philippe
Soupault, Antonin Artaud, etc.), après avoir souscrit aux idées de Breton, s’en
éloigneront progressivement pour suivre une voie plus personnelle, qui renoue
parfois avec l’engagement et le lyrisme de la poésie romantique.

- L'absurde

Les horreurs de la guerre et du totalitarisme, le sentiment d'impuissance et


d'irrationalité nourrissent l'angoisse existentielle qu'exprime la littérature de
l'absurde. En tant que courant littéraire et philosophique, l’absurde est apparu en

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premier lieu dans les romans de Sartre (La Nausée, 1938) et de Camus,
(L’Étranger, 1942). Selon Le dictionnaire du littéraire (2002), il « (…) désigne
un sentiment né du divorce entre l’homme et le monde et du refus de toute
espérance ». Ce courant littéraire n’est pas exclusif au roman, il concerne
également le domaine théâtral avec des auteurs comme Beckett (En Attendant
Godot, 1953) ou Eugène Ionesco (Le Roi se meurt, 1962 ; La Cantatrice Chauve,
1950) entre autres. Quelques traits caractéristiques :

➢ la déconstruction du langage (les mots perdent leur sens, traduit par des
problèmes de communication) ;
➢ l'expression de l’angoisse, l’absurdité de la condition humaine, le malaise
existentiel ;
➢ les thèmes de l'aliénation, de l'ennui, de la solitude, du vide, de
l’anticonformisme, etc.

Au théâtre, on note le mélange des registres comiques et tragiques.

- Le Nouveau Roman

Le Nouveau Roman est un mouvement littéraire qui s’oppose au roman


traditionnel. Le roman traditionnel ou balzacien, en effet, se caractérise par une
intrigue claire, des personnages dotés d’état civil, avec une forte illusion
référentielle. Contrairement à ce dernier, le Nouveau Roman prône entre autres :

➢ l’effritement de la notion du personnage. Celui-ci sera désigné alors par


une simple initiale, par des pronoms (vous, il, elle) ou des noms instables
souvent attribués à plusieurs personnages ;
➢ l’autoreprésentation du texte. Ainsi le texte n’est plus « l’écriture d’une
aventure » mais « l’aventure d’une écriture » ;
➢ la description minutieuse et excessive ;
➢ le rejet des récits logiques ou chronologique.

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Les auteurs principaux sont : Nathalie Sarraute (Le Planétarium, 1959), Alain
Robbe-Grillet (Les Gommes, 1953 ; La Jalousie, 1957), Michel Butor (La
Modification, 1957), Jean-Marie Gustave Le Clézio (Le Procès-verbal, 1963)

7. L’histoire littéraire française au XXI siècle

La littérature française au XXIe siècle est une littérature marquée


présentement par un silence apparent de mouvements littéraires structurés. Cela
est dû sans doute au fait que les études littéraires n’ont pas suffisamment étudié
la période qui n’est qu’à ses premières heures d’une part, et, d’autre part, parce
qu’il faut disposer de recul suffisant pour relever des traits périodiques pertinents.
Qu’à cela ne tienne, on peut noter de façon non exhaustive, l’existence de
quelques mouvements littéraires notamment le slam et la littérature-monde en
français. Des mouvements qui remettent au goût du jour certains poncifs
littéraires dudit univers.

- Le slam

L’existence de la poésie écrite français au XXIe siècle n’est pas connue


sous la forme de courants structurés comme ce fut le cas aux siècles précédents.
Toutefois, le slam s’est imposé dans le paysage littéraire français comme un
véritable mouvement et une véritable création poétique. Le slam est une poésie
déclamée sur fond musical, ou non. Art d’expression orale populaire, il se
pratique généralement dans des lieux publics, sous forme de scènes ouvertes et
de tournois. Les slameurs – ou poètes – déclament, scandent, chantent, jouent des
textes sur des thèmes libres ou imposés. Nouvelle forme de poésie, le slam allie
écriture, oralité et expression scénique.

Focalisée sur le verbe et l’expression brute, elle se caractérise notamment


par une grande économie de moyens. Sur scène, simplement le verbe, et l’art
déclamatoire. Un moyen de rendre la poésie plus vivante et de l’inscrire – ou de
la réinscrire – dans le présent.
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Pour illustrer l’esprit et la lettre du mouvement en France, on peut citer
deux grandes voix qui font vivre le slam français : Il s’agit de Pilote Le Hot et
Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade. Ainsi le slam apparaît-il comme une
mise en cause du divorce entre poésie et musique intervenu à la faveur d’Eustache
Deschamps entre le XIVe et le XVe siècle.

- La littérature monde en français

Le XXIe siècle c’est aussi la naissance du mouvement littéraire dénommé


« littérature monde » en français. Le mouvement qui s’est annoncé depuis la fin
du XXe siècle s’est poursuivi jusqu’au XXIe siècle. Selon les défenseurs de ce
mouvement, la littérature-monde s’explique par l’existence d’une multiplicité de
littératures de langue françaises de par le monde, formant un vaste ensemble dont
les ramifications enlacent plusieurs continents. Pour les signataires du manifeste
du mouvement, la littérature monde se veut à la fois un dépassement du
Nouveau Roman et de l’impérialisme culturel en littérature. Il s’agit, en
réalité, pour les partisans de la littérature mondiale, de donner à l’écrivain « un
champ illimité de réflexion en français sans considération d’une identité nationale
rigide, de libérer la langue de son pacte exclusif avec la nation, libre de tout
pouvoir et qu’elle n’ait de frontière que celle de l’esprit ». Il ambitionne de
parvenir à une fusion entre littérature française et littérature francophone en plus
des visées humaniste et réaliste. Entre autres auteurs dont l’écriture obéit à cette
directive, on peut citer, Jean-Marie Gustave Le Clézio, (Révolutions, 2004), Jean-
Claude Derey (Les Anges cannibales, 2004 ; Le Quart d’heure coloniale, 2009)

Conclusion

La littérature française du Moyen-Age à nos jours révèle une évolution


progressive aussi bien dans son contenu que dans sa forme. De la littérature
Hagiographique, chevaleresque et courtoise au Moyen-Age, elle prendra des
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élans de reformes véritables avec l’humanisme doublé de la Pléiade au XVIe
siècle et le Classicisme essentiellement au XVIIe siècle.

Cet élan de changement se poursuivra à des degrés variables du XVIII à


nos jours avec respectivement des mouvements comme les Lumières, le
romantisme, le parnasse, le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, le
surréalisme, le Nouveau Roman, l’absurde, le slam ou la littérature monde en
français. De façon générale, les mouvements sont nés en réaction les uns contre
les autres à travers l’accentuation de telle ou telle dimension littéraire non
privilégiée par tel ou tel mouvement. Mais il reste que chaque période garde de
celle qui l’a précédée des dettes soit esthétiques, soit idéologiques. Pour preuves,
les poncifs littéraires antique et lyrique sont présents à toutes les périodes de
l’histoire littéraire française.

Bibliographie sélective

BARRO, Jacques. Pragmatique et communication littéraire : l’hétérogénéité


énonciative chez Le Clézio. Thèse de doctorat, Lettres, Ouagadougou, 2016.
BARRO, Jacques. « Diachronie du narratif religieux dans le roman français du
Moyen Âge au XVIIIe siècle », in Revue Ziglôbitha, 2022.
CASTEX, Pierre-Georges et al. Histoire de la littérature française. Paris,
Hachette, 1974.
LIGNY, Cécile de ; ROUSSELOT, Manuela. La littérature française. Paris,
Nathan, 2002.
ARON, Paul et al. Le dictionnaire du littéraire. Paris, Puf, 2002.
MITTERAND, Henri. Littérature française. Textes et documents. Paris :
Nathan, 1986, 1987, 1989.
GUTLEBEN, Muriel. Les grandes œuvres de la littérature française. Paris :
édition Ellipses, 2008.

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D’ORMESSON, Jean. Une autre histoire de la littérature française, tomes I et
II. Paris : Gallimard, 1998.

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