Production Du Vide
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Notations et symboles
C L/s conductance
K taux de compression
pa Pa pression à l’aspiration
p Pa pression limite
pr Pa pression de refoulement
qv m3/s débit-volume
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1. Rôle d’une pompe à vide Les pompes capables de refouler directement à la pression
atmosphérique sont appelées pompes primaires.
Certaines pompes ne peuvent fonctionner et refouler qu’à une
Une pompe à vide est, par définition (norme NF X 10-501), « un pression souvent très inférieure à la pression atmosphérique : on les
dispositif permettant de faire, d’améliorer ou de maintenir le vide ». appelle pompes secondaires. Elles ne peuvent être mises en œuvre
C’est donc une machine capable d’extraire des molécules gazeuses que prévidées par une pompe primaire que l’on appelle alors
d’un réservoir pour les évacuer soit dans l’air ambiant, soit dans un pompe préliminaire ou pompe de prévidage et qui refoule à la pres-
autre réservoir. sion atmosphérique. Dans certaines conditions, quelques pompes
La provenance et la nature de ces molécules peuvent être très peuvent être à la fois primaires et secondaires, c’est-à-dire fonction-
variables suivant les applications. ner de la pression atmosphérique au vide poussé. Il existe aussi des
pompes à vide qui peuvent refouler à une pression très nettement
En d’autres termes une pompe à vide doit être capable d’abaisser
supérieure à la pression atmosphérique (plusieurs bars).
la pression dans un réservoir puisque la pression est proportion-
nelle au nombre de molécules gazeuses présentes dans ce réservoir. Afin d’améliorer les performances en pression limite, il est cou-
Cette pression dépend aussi de la température et, suivant celle-ci, il rant de coupler en série plusieurs pompes du même type. Ce cou-
peut être nécessaire de prendre aussi en compte les liquides à forte plage est parfois réalisé à l’intérieur d’une même machine. On
tension de vapeur ainsi que les corps facilement sublimables. parlera alors de pompes monoétagées, biétagées, triétagées,...,
La pompe à vide doit être capable d’aspirer un certain flux, de le multiétagées. Les différents étages peuvent avoir des « cylindrées »
comprimer et de le refouler à une pression supérieure à la pression différentes afin de tenir compte de la quantité de gaz et de la pres-
d’aspiration (figure 1). sion relative dans chaque corps de compression.
Il est d’usage, en technique du vide, plutôt que de parler de flux Le lecteur pourra utilement se référer à l’article Compresseurs
aspiré, de définir la pompe par son débit-volume. Ce débit-volume volumétriques [1] de ce traité, les pompes à vide étant aussi, par
est exprimé en m3 · s−1 en unités légales et a pour symbole S. Il est définition, des compresseurs.
souvent dénommé vitesse de pompage sous l’influence anglo-
saxonne (speed). La quantité de gaz pompé (nombre de molécules) s’exprimera
suivant les utilisateurs soit en termes de débit massique (qm), soit
Cette unité n’étant pas toujours pratique on utilisera plutôt : en flux gazeux (qv). On parlera aussi de puissance d’aspiration Q ou
— le mètre cube par heure (m3/h) pour les pompes primaires ; qpv qui, suivant la norme NFX 10-501, est le flux gazeux qui s’écoule
— le litre (décimètre cube) par seconde (L/s) pour les pompes à travers l’admission de la pompe.
secondaires.
Certains parlent de capacité d’aspiration qui est un terme inadé-
Un gros effort de normalisation est en cours, mais les habitudes quat car il est plutôt réservé aux pompes à fixation et représente la
sont fortement ancrées aussi bien chez les constructeurs que chez quantité totale de gaz pouvant être fixée par la pompe.
les utilisateurs.
L’unité légale pour exprimer la puissance d’aspiration est le
Afin de faciliter les relations entre fournisseurs et utilisateurs, on
Pa · m3 · s−1 qui est équivalent au watt. On emploie plutôt mainte-
fractionne le vaste domaine des pressions couvert par les techni-
nant le symbole Q mais aussi qG puisque G = pV (quantité énergé-
ques du vide en sous-domaines ayant reçu chacun une appellation
tique d’un gaz). Ce flux est égal au produit du débit-volume à l’aspi-
spécifique mais dont les frontières ne sont nullement codifiées de
ration de la pompe par la pression p prise à cet endroit :
sorte qu’elles peuvent varier assez largement selon les auteurs.
On peut néanmoins distinguer : qG = pS ou Q = pS
— le vide grossier de 105 à 102 Pa ; Ce langage, issu des habitudes des « vidistes », n’est pas toujours
— le vide moyen de 102 à 10−1 Pa ; clair. Le débit-volume est un volume « géométrique » (cylindrée) ;
— le vide poussé de 10−1 à 10−5 Pa ; pour un gaz donné, à une température et sous une pression don-
— l’ultra-vide de 10−5 à 10−8 Pa ; nées, il correspond au débit massique si on multiplie sa valeur par
— le vide extrême de 10−8 à 10−12 Pa. la masse spécifique prise dans les mêmes conditions.
Bien entendu, quel que soit le domaine dans lequel on envisage Certains constructeurs parlent alors de débit nominal qui est le
de travailler, il reste indispensable de franchir tout le spectre des volume géométrique balayé par le mécanisme de la pompe. Ce
pressions, de la pression atmosphérique à la pression de travail. débit nominal sera fonction de la vitesse de rotation du moteur. On
trouve ainsi, dans les caractéristiques des notices techniques, la
valeur des débits-volumes pour les pompes entraînées par des
moteurs alimentés en 50 Hz et en 60 Hz. Il convient donc de faire
Canalisation attention. Les logiciels de calcul des installations de vide ne spéci-
de refoulement
fient pas toujours ce fait quand ils comportent des données enre-
gistrées sur les pompes.
Atmosphère
Réservoir Pompe Une pompe primaire (pompe volumétrique) de débit-volume
Canalisation 200 m3/h (55 L/s) à 1 hPa est capable de pomper à 0 °C un débit mas-
de liaison
Pression sique de 72 mg d’air par seconde.
pr
Une pompe secondaire (pompe à diffusion) de diamètre
pr 1 000 mm et de débit-volume 50 000 L/s (180 000 m3/h) à 10−4 hPa
p et à 0 °C aura un débit massique d’air de 7,5 mg/s.
pa
pa
Les machines en usage courant couvrent une gamme de débits-
volumes allant de quelques dizièmes de m3/h à 10 5 m3/h (figure 2).
La gamme des pressions mises en œuvre est très vaste de 105 Pa
p : pression dans le réservoir pr : pression au refoulement (1 000 hPa ou mbar) à 10−12 Pa (10−10 hPa ou mbar) (figure 3). Pour
pa : pression à l'aspiration les mesures de pression se reporter à la référence [2]. Certains
constructeurs utilisent encore la notion de pourcentage de vide. Une
Figure 1 – Schéma fondamental du pompage en technique du vide : pompe établissant 99 % de vide a, en fait, une pression limite de
évolution de la pression 10 hPa.
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Débit
(m3/h)
Ultravide Vide poussé Vide moyen Vide grossier
< 10–7 mbar 10–7 à 10–3 mbar 10–3 à 1 mbar 1 à 103 mbar
8 < 10–5 Pa 10–5 à 10–1 Pa 10–1 à 102 Pa 102 à 105 Pa
6
4
Multipalettes (MP) Pompes à vide à piston alternatif
Roots sans soupapes
2 + huile perdue Pompes à vide à membrane
piston oscillant (PO)
10 000
8
6
4 Anneau liquide (AL) Pompes à vide à anneau liquide
+ Roots
Anneau liquide (AL) Pompes à vide rotatives à palettes
2 + éjecteur
+ Roots
1 000 Piston
8 oscillant (PO) Pompes à vide multipalettes
6
4
Pompes à vide à plateau oscillant
Pompe à palettes
2 à 2 étages
Pompes à vide à piston oscillant
100
8
6
Pompes Roots multiétagées
4 Multipalettes (MP)
avec soupapes
Pompe à palettes huile recyclée Pompes à vis
2 (PP) à 1 étage
10 2 4 6 8 2 4 6 8 2 4 6 8 2 4 6 8 2 4 6 8 2 4 6 8 Pompes à spirales
10–3 10–2 10–1 1 10 100 1 000
(Pression (hPa)
Pompes à becs (claw)
Débit Débit
(m3/h) (m3/h)
Pompes à vide Roots
100 000 100 000
Boosters Turbopompes à vide
Éjecteurs AL + Roots Éjecteurs
Éjecteurs
Roots
Pompes à vide à anneau gazeux
10 000 10 000
Boosters Pompes moléculaires
Boosters Éjecteurs AL + Roots
Éjecteurs MP huile perdue
Éjecteurs Roots
PO + Roots MP + Roots MP + Roots AL Pompes turbomoléculaires
PO + Roots Éjecteurs
PP + Roots PO + Roots Dépresseurs Roots
PP + Roots PO (1 000 m3/h) Pompes à vide à jet de liquide
1 000
600
PO
PP + Roots PO ou PT + Roots MP huile recyclée MP huile perdue Pompes à vide à jet de vapeur
PO + Roots PP + Roots AL + éjecteurs MP huile recyclée
MP + Roots Éjecteurs AL Pompes à diffusion
Éjecteurs
100 100
PP 1 et 2 étages MP huile recyclée
Pompes à diffusion-éjecteur
PP 2 étages PP
AL + éjecteurs Pompes à adsorption
Éjecteurs
10
10
10–3 10–2 10–1 1 10 100 1 000 Pompes à sublimation
Pression (hPa)
Pompes ioniques à pulvérisation
Cryopompes
Figure 2 – Domaines d’utilisation des machines d’usage courant
Pompes à getter
2. Classification des pompes 10–11 10–10 10–9 10–8 10–7 10–6 10–5 10–4 10–3 10–2 10–1 1 10 102 103
Pression (hPa ou mbar)
à vide
Figure 3 – Gamme de pressions mises en œuvre dans les pompes
à vide
Les pompes à vide ont été classées suivant leur principe physique
de fonctionnement. Ce classement (norme NFX 10-501 ou DIN
28400) reste valable malgré l’apparition sur le marché de nouvelles
pompes qui se classent dans les sous-rubriques. — les pompes volumétriques qui sont des pompes dans lesquel-
les un volume rempli de gaz est isolé cycliquement de l’admission,
La révision des normes est en cours (comité ISO, TC 112) (cf. [3]). ce gaz étant ensuite transféré vers un refoulement. Dans la plupart
des pompes de ce type, le gaz est comprimé avant son refoulement ;
■ On distingue deux grands groupes de pompes à vide (figure 4) : — les pompes cinétiques dans lesquelles une quantité de mouve-
— Les pompes qui, à travers un ou plusieurs étages de compres- ment est communiquée aux gaz ou aux molécules de façon telle que
sion, extraient les molécules de gaz ou de vapeur des réservoirs à le gaz soit transféré de l’admission vers le refoulement. On distin-
pomper et les refoulent à une pression supérieure. On les appelle gue les pompes cinétiques à fluide moteur et les pompes cinétiques
pompes de transfert ou pompes d’extraction ; à entraînement mécanique. Nombre de ces pompes ne peuvent
— les pompes qui fixent les molécules de gaz ou de vapeur sur fonctionner que reprises par une pompe primaire.
une paroi solide par la condensation ou la sorption de celles-ci ou
par procédé chimique dans des conditions telles que la réémission ■ Pompage par dilution
de la surface piégeante soit extrêmement faible. Ce sont les pompes Parmi les nombreux procédés industriels utilisant les techniques
à fixation. Certaines pompes récentes peuvent utiliser les deux phé- du vide, certains sont très spécifiques : on cherche non pas à faire le
nomènes (pompes turbo-cryo). vide mais à extraire d’un mélange gazeux (air par exemple) une
espèce chimique interdisant le fonctionnement.
Le premier groupe, de loin le plus important, se divise en deux
grands sous-groupes selon des principes physiques conduisant à La pression partielle d’un gaz actif dans l’air atmosphérique
des systèmes très différents : (dioxygène) peut être réduite à une valeur négligeable en utilisant la
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Pompe à bain
Pompe à spirale
Pompe à circuit
fermé
Condenseur
technique dite de pompage par dilution. Cette technique consiste à Pf pression à laquelle le réservoir est évacué de
évacuer le réservoir contenant le gaz actif (usuellement l’air) à une manière répétitive,
pression relativement basse, puis à le remplir d’un gaz inerte à une Pr pression à laquelle le réservoir est rempli avec le
pression moyenne et à pomper à nouveau ces gaz. En répétant gaz neutre,
l’opération plusieurs fois on élimine le gaz gênant. n nombre de cycles.
Par exemple, dans l’industrie des ampoules électriques, on utilise
cette technique pour évacuer le dioxygène et la vapeur d’eau de l’air
en les remplaçant par du diazote. On obtient une pression partielle
de dioxygène de 2 x 10−7 Pa après avoir pompé jusqu’à 1 hPa puis 3. Caractérisation
après avoir rempli l’ampoule sous 104 Pa de diazote et répété l’opé-
ration quatre fois. Cette application a amené la construction indus- des pompes à vide
trielle de pompes à vide spécifiques. On résout ainsi le problème
d’une très faible quantité de dioxygène dans l’ampoule en évitant
l’utilisation coûteuse et longue d’un pompage sous vide poussé. Toutes les pompes à vide peuvent être caractérisées par des gran-
deurs mesurables dont les principales sont :
En appelant Ppu la pression partielle ultime du gaz actif obtenue
après n dilutions, on obtient : — le débit-volume ou vitesse de pompage ;
— la pression limite d’aspiration ;
Pf n — le taux de compression maximale ;
P pu = P 1 -----
P — la pression critique de refoulement maximale ;
r — la pression de refoulement maximale.
avec P1 pression partielle du gaz actif après la première Ces caractéristiques ne sont pas totalement indépendantes les
évacuation, unes des autres (cf. § 3.3).
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Débit-volume S
Débit-volume
(m3/h)
S0 260 S2p2 S1p1
S4p4 S3p3
240 S5p5
S6p6
220
S 7 p7
200
180 S8 p8
0 160 S9p9
p lg pa
140
p pression limite pa pression à l'aspiration S10p10
120
Figure 6 – Caractéristiques d’une pompe d’extraction 100
80 S11p11
60 p12
40
Débit-volume S 10–3 10–2 10–1 10 101 102 103 104
Pression (hPa)
S0
Figure 8 – Exemple d’utilisation de la courbe débit-volume/pression
pour déterminer le temps de pompage d’un réservoir
0
p lg pa Tableau 1 – Calculs pour l’exemple de la figure 8 (1)
p pression limite pa pression à l'aspiration
Segment Débit-volume pn pn Temps
Figure 7 – Caractéristiques d’une pompe secondaire Pression -------------- lg --------------
pn + 1 pn + 1
(m3/h) (hPa) (h)
Ces courbes ont l’allure générale indiquée sur la figure 6 où l’on
distingue deux parties principales : S1 250 1 000/100 1 0,0920
— un palier sur lequel le débit-volume S est pratiquement cons- S2 245 100/10 1 0,0938
tant (pour les pompes à joint d’huile dont l’étanchéité interne est S3 242 10/2 0,7 0,0665
assurée) ;
S4 235 2/0,5 0,6 0,0587
— une partie décroissante dont la concavité est tournée vers le
bas pour atteindre une valeur nulle lorsque l’on atteint la pression S5 230 0,5/0,2 0,4 0,0400
limite.
S6 225 0,2/0,1 0,3 0,0306
Nous avons signalé précédemment qu’il y avait plusieurs façons
S7 185 0,1/0,05 0,3 0,0373
de mesurer la pression limite d’une pompe qui donnent des valeurs
très différentes les unes des autres. Cela a une incidence directe sur S8 158 0,05/0,03 0,22 0,0320
la courbe débit-volume/pression qui se décale par translation, dans
sa partie basse, avec la pression limite. S9 130 0,03/0,02 0,17 0,0300
Il faut noter aussi que la position du capteur pour la mesure du S10 80 0,02/0,01 0,3 0,0862
débit-volume n’est pas indifférente. Suivant la position utilisée (qui S11 55 0,01/0,008 0,097 0,0405
correspond d’ailleurs à des normes différentes), le débit-volume
peut varier de 60 %. Temps total ................................................................. 0,607 h soit
36,42 min
Les pompes secondaires ont une courbe un peu différente
(figure 7) dans la partie haute pression car il est nécessaire d’amor- (1) n varie de 1 à 11.
cer ces pompes pour les amener en régime d’écoulement molécu-
laire.
Exemple : soit la courbe débit-volume S d’une pompe de débit
■ Utilisation de la courbe débit-volume/pression pour déterminer nominal 250 m3/h en fonction de la pression P. Pour calculer le temps
le temps de pompage d’un réservoir que mettra la pompe à vidanger un réservoir de volume V (10m3), on
divise la courbe en segments et on la confond avec une succession de
Le temps de vidange d’un réservoir de volume V sans fuite est segments de droites pris entre deux points de pression p1, p2...
donné par la relation : À chaque segment correspond une valeur moyenne de débit-volume
S. Il suffit de calculer les temps pour chaque segment et les additionner
t = 2, 3 (V/S) lg p1/ p2 (cf. [4]) pour avoir le temps total pour passer de la pression pa (1 000 hPa) à la
pression p (dans ce cas 8 x 10−3 hPa).
Mais S n’étant pas constant, il faut déterminer sa valeur pour cha- Les résultats sont récapitulés dans le tableau 1.
que pression à l’aide de la courbe de la figure 8.
Ces calculs sont désormais effectués à l’aide de logiciels.
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S = S 0 1 – ------
K 1010
si K 0 >> 1
K 0
Cette formule n’est pas valable pour les pompes ayant un taux de
compression faible (dépresseurs Roots, par exemple). N2
En pratique on utilisera une formule équivalente dans laquelle
apparaît la pression d’utilisation p et la pression limite p . On a 108
donc alors :
p
S = S 0 1 – -----
p
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Flux
3.5 Pression de refoulement maximal
Débit- Débit-volume constant Pompage
volume constant (surcharge) mécanique
C’est la « pression à l’aspiration correspondant au débit maximal
de gaz que peut supporter la pompe en marche continue sans être
détériorée ».
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3.9.1 Étanchéité
Bâti
C’est un problème important car il met en jeu plusieurs paramè- Compartiment
tres liés au bon fonctionnement et à la fiabilité des pompes à vide. étanche (huile)
D’autres qualités peuvent être demandées aux pompes à vide sui- Figure 17 – Étanchéité d’arbre avec balayage de gaz neutre
vant les applications. C’est, en particulier, le silence de fonctionne- (doc. Alcatel)
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3.9.4 Corrosion
Pompe primaire
qG
S ( ou q v ) = ------
p
4. Mesures On réduit ensuite le débit par l’intermédiaire du robinet à fuite et
des caractéristiques l’on mesure la nouvelle pression.
On comprendra tout de suite, en considérant la formule précé-
d’une pompe à vide dente, que l’incertitude de la mesure sur le débit-volume S ou sur
qpv est fonction de l’incertitude sur la pression p. Or on sait que
l’incertitude des manomètres (surtout pour des pressions inférieu-
res à 10−3 hPa) est importante.
4.1 Mesure du débit-volume
On peut alors utiliser une méthode plus sophistiquée basée sur la
connaissance de la conductance d’un orifice en paroi mince
(figure 19). Dans ce cas nous avons :
La mesure des caractéristiques des différentes pompes à vide a
fait l’objet d’une codification précise de l’association Pneurop, asso-
p1
ciation des constructeurs de compresseurs, pompes à vide et outils S ( ou q v ) = C ------ – 1
à air comprimé formée par douze pays européens. Ces normes ont p2
été reprises par l’Association Française de Normalisation (AFNOR)
et sont à l’heure actuelle en cours de révision par l’International C est la conductance calculée en tenant compte des dimensions de
Organization for Standardization (ISO) (cf. [3] et [Doc. BM 4 270]). l’orifice et de la nature du gaz et peut s’exprimer par :
Le principe de la mesure des débits-volumes est à peu près tou- πRT 1
jours le même quel que soit le type de pompe. C = ------------ × ------------- d 2
32M 1
1 + ---
La pompe dont on veut mesurer le débit est coiffée d’un dôme de d
forme et de dimensions normalisées (figure 18) qui dépendra du
débit-volume à mesurer. avec M masse molaire du gaz,
On introduit un flux gazeux à pression atmosphérique au moyen R constante molaire des gaz,
d’un robinet à fuite réglable. Il est mesuré par un débitmètre qui
T température thermodynamique,
mesure un débit qG ; il se détend dans le dôme et on mesure la pres-
sion p en un point parfaitement défini par un manomètre. On écrit d diamètre de l’orifice.
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Dôme d'essai
Pression
Conductance (hPa)
103
Manomètre 102
p1
10
Spectromètre S 65 B
de masse S 40 B
1
D 65 B
Robinet à fuite D 40 B
réglable 10–1
Manomètre
10–2
p2 10–3
Manteau 0 1 2 3 4
d'étuvage Temps (min)
sans lest d'air avec lest d'air
S pompe monoétagée D pompe biétagée
Pompe à mesurer Réservoir de 100 L
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II n’en reste pas moins vrai que les rendements énergétiques des
L’utilisateur, désireux de réceptionner une installation de vide
pompes à vide seront toujours faibles.
n’aura pas, en général, à entreprendre la mesure d’autres caractéris-
tiques que celles évoquées ci-dessus.
La maîtrise de l’énergie ne passera donc pas, en général, par la
Toutes les normes Pneurop, AFNOR et DIN, précises et complètes, substitution d’un système par un autre thermodynamiquement plus
codifient les méthodes des mesures indiquées dans certains performant.
catalogues :
Au demeurant, la détermination d’un système de pompage,
— de l’absorption d’eau pour une pompe primaire ; dominée par des considérations techniques, ne laisse que rarement
— de la rétrodiffusion d’huile d’une pompe à jet de vapeur ; le choix entre plusieurs solutions.
— du taux de compression pour une pompe turbomoléculaire ;
— de la pression critique de refoulement. Tout effort pour maîtriser l’énergie serait-il dont exclu ? Nulle-
ment.
Bien que de telles mesures ne puissent pas être incluses dans les
essais de réception, il faut savoir que la quasi-totalité des construc- Que le rendement énergétique d’une pompe à vide soit mauvais,
teurs les ont adoptées et que les caractéristiques données dans les médiocre ou moyen, il reste que la puissance à lui fournir, qu’elle
notices techniques sont établies par ces méthodes, ce qui permet soit mécanique ou thermique, est sensiblement proportionnelle au
théoriquement une comparaison aisée. débit-volume de la pompe.
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II existe pourtant des moyens pour faire varier le débit-volume de détruire des déchets par incinération, peut fabriquer de Ia vapeur
des pompes en fonction du besoin et c’est ainsi qu’il faut procéder. à très bas prix).
Les pompes à anneau liquide permettent de s’adapter à une assez II est donc vain de vouloir établir des règles générales. Chaque
large gamme de vitesses, entre un maximum défini par les contrain- cas est un cas d’espèce. Il appartient à chacun de faire l’étude éco-
tes admissibles sur les aubages et une vitesse minimale définie par nomique avec ses données particulières.
le décrochage de l’anneau liquide. Cette étude est d’autant plus nécessaire que des économies
On peut faire varier leur débit-volume soit par variation électrique d’énergie considérables peuvent être faites par des substitutions
de la vitesse du moteur d’entraînement, soit par une transmission appropriées de systèmes de pompage.
par poulies et courroies appropriées.
On peut aussi faire varier le débit d’eau de refroidissement. Un
débit moindre conduit à un réchauffement de la pompe, lequel dimi- 5.2.2 Associations de pompes
nue Ie débit engendré.
Le niveau de pression requis par Ie processus exige souvent de
Dans un éjecteur à vapeur, on jouera sur Ia pression de la vapeur
placer plusieurs pompes à vide en série ; même si ce n’est pas une
motrice, soit en disposant de buses de sections différentes en fonc-
nécessité, Ies associations de pompes sont souvent bénéfiques sur
tion du traitement, soit en disposant d’une buse à section variable.
le plan économique.
Une buse à débit variable permettra aussi d’ajuster le débit de
vapeur à la température du condenseur, laquelle peut varier dans de
notables proportions (de 10 °C à 25 °C) entre l’hiver et l’été.
5.2.3 Associations condenseur et pompe
d’extraction
5.2 Conception d’installations nouvelles La combinaison la plus fréquemment rencontrée est l’association
et réingénierie d’une pompe à vide d’extraction avec un condenseur, celui-ci
n’étant rien d’autre qu’une pompe à vide à fixation.
Dans les processus industriels, les flux pompés sont le plus sou-
Le choix d’un type de pompe à vide sera le plus généralement vent constitués de vapeurs saturantes (vapeur d’eau ou autres
déterminé par des considérations techniques lesquelles pré- vapeurs aisément condensables) et de gaz permanents.
vaudront toujours sur les conditions économiques.
II est toujours économiquement avantageux d’extraire le maxi-
Le tableau de la figure 2 donne une idée des solutions possibles mum de vapeurs condensables par condensation, Ia pompe
en fonction des deux variables essentielles que sont Ia pression d’extraction n’étant alors dimensionnée que pour extraire les gaz
opérationnelle et le débit-volume. permanents.
Dans l’immense domaine de la technique du vide, nous avons Si l’on fait un retour en arrière, on voit combien le débit de fuites
limité notre étude aux pressions supérieures à 1 hPa et aux débits- parasites peut être coûteux car il augmente Ia capacité installée de
volumes supérieurs à 70 dm3/s (partie droite du tableau) les problè- Ia seule pompe d’extraction qui sera une machine toujours plus oné-
mes posés dans le vide poussé (pompes secondaires) étant très dif- reuse qu’un condenseur.
férents.
Le débit-volume de Ia pompe d’extraction, calculé pour le seul
En dehors de ces frontières, les problèmes énergétiques sont flux permanent de gaz incondensables, conduit quelquefois à des
marginalisés, soit que les considérations techniques priment (c’est machines de capacité insuffisante pour abaisser Ia pression dans
le cas des pressions inférieures à 1 hPa), soit que les puissances l’enceinte au niveau souhaité en un temps raisonnable. II peut être
mises en jeu soient trop faibles pour justifier I’intérêt d’une étude alors bénéfique de prévoir deux groupes de pompage, I’un puissant
critique. utilisé pour la mise en route et l’autre de performances moindres
Rappelons que, si les deux variables évoquées ci-dessus sont pré- mais de fonctionnement plus économique pour le traitement.
pondérantes, ce ne sont pas forcément les seules conditions techni-
ques à prendre en considération.
5.2.4 Choix du type de pompes à vide en amont
La sélection technique une fois réalisée, il reste qu’on peut se du premier condenseur
trouver en présence de plusieurs solutions techniquement satisfai-
santes. La sélection se poursuivra alors sur des critères purement
économiques. La plus grande partie des vapeurs condensées ayant été retenue
dans le premier condenseur, le choix du groupe d’extraction, appelé
quelquefois groupe de désaérage, reste à faire.
5.2.1 Pompes à éjecteur (thermocompresseur) Ce groupe est de plus en plus rarement constitué par une chaîne
ou pompes mécaniques d’éjecteurs à vapeur [8]. Les éjecteurs sont en effet d’autant plus
gourmands en énergie qu’ils travaillent à pression élevée.
La combinaison Ia plus fréquemment rencontrée oppose les éjec- On préférera donc aujourd’hui des pompes mécaniques, telles
teurs (thermocompresseurs) et les compresseurs mécaniques que dépresseurs Roots, pompes à anneau liquide avec ou sans éjec-
(pompes volumétriques à anneau liquide, à bain d’huile ou pompes teur à jet d’eau, pompes sèches.
Roots). Elle donne lieu à des affrontements sans fin entre les tenants
de l’une ou de l’autre formule. Sur le plan purement thermodynami-
que, Ia question est tranchée facilement, Ia supériorité des pompes 5.2.5 Consommation d’eau.
mécaniques sur les pompes à injecteurs n’étant pas contestable. Usage des échangeurs-condenseurs
Mais cette considération ne règle en rien le problème économi-
que, pour lequel il faut faire intervenir le coût de toutes les énergies La plupart des pompes à vide industriel nécessitent une circula-
mises en œuvre : électricité, eau, vapeur. tion d’eau de refroidissement. Pour certaines d’entre elles (pompes
Or, les prix de revient de ces différents fluides peuvent être extrê- à anneau liquide), l’eau est un élément fonctionnel.
mement différents selon les situations locales (l’utilisateur dispo- On peut alimenter la pompe soit en eau perdue, soit avec récupé-
sant d’un puits peut se fournir en eau à bon compte ou celui obIigé ration partielle de l’eau, soit en circuit totalement fermé.
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Dans ce dernier cas, le refroidissement du liquide peut se faire par C’est un fait d’expérience que, dans une chaîne de pompes, la cor-
échangeur eau-eau ou aéroréfrigérant. rosion se produit toujours dans la pompe qui refoule à pression
Un bilan économique de ces trois solutions montre que l’une ou atmosphérique.
l’autre d’entre elles peut se montrer plus avantageuse selon les
coûts de l’eau, de l’électricité et le taux d’utilisation de Ia machine.
Encore une fois, on ne peut pas ici donner de règle générale. Il 6.1 Propriétés des huiles de pompes
s’agit de cas d’espèce et le calcul est à faire pour chaque cas particu- à vide
lier.
Mais il mérite cependant d’être fait, surtout quand il conduit à des
résultats a priori un peu paradoxaux. N’est-il pas surprenant de Examinons donc les propriétés spécifiques demandées aux huiles
constater, par exemple, qu’il peut être plus économique de refroidir de pompes à vide et spécialement à celles qui doivent être utilisées
une pompe par un échangeur eau-eau que de Ia refroidir directe- en milieu industriel, où l’on a souvent affaire à des gaz ou à des
ment en eau perdue ? vapeurs corrosives.
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Tableau 2 – Pression limite obtenue dans une pompe à palettes à deux étages avec différentes huiles
Pression de vapeur à 60 °C Pression limite de la pompe
Type d’huile
(hPa) (hPa)
Huile minérale raffinée à base paraffinique 2 x 10−3 2 x 10−3
Huile minérale distillée sous vide 3x 10−5 1 x 10−3
Huile synthétique perfluoropolyéther 3x 10−5 2 x 10−3
Huile synthétique chlorocarbonée 3x 10−4 5 x 10−3
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des locaux non chauffés. Des dispositifs de préchauffage existent Ces huiles sont malheureusement sensibles aux produits corro-
pour les cas exceptionnels. sifs (composés chlorés et fluorés, acides minéraux ou organiques et
Par contre, à chaud, une viscosité trop faible peut entraîner des dioxygène, lorsque sa concentration dépasse notablement les 20 %
instabilités de vitesse de pompage, le joint d’huile qui donne à la de sa teneur dans l’air).
pompe ses performances ne se formant pas convenablement. Historiquement, le problème s’est posé pour la première fois en
Il y a quand même des différences assez sensibles dans les carac- termes industriels dans les années 50 pour la séparation isotopique
téristiques de viscosité des huiles conseillées par les différents de l’uranium et du trifluorure de chlore.
constructeurs et il est recommandé de suivre sur ce point les ins- Les pompes à joint d’huile de par leurs possibilités antérieures
tructions fournies. étaient souvent considérées comme des outils de laboratoire aux
Les pompes à piston oscillant, par exemple, ont besoin d’une performances remarquables certes mais impropres à un usage
huile plus visqueuse que les pompes à palettes. industriel.
Les progrès de ces dernières années remettent fondamentale-
6.1.4 Pouvoir de désémulsion ment en cause cette façon de voir.
On trouve aujourd’hui sur le marché toute une gamme d’huiles
On a vu que les vapeurs condensables, l’eau en particulier, pou- synthétiques résistant bien aux agents chimiques et adaptées à dif-
vaient se transformer en liquide au cours du cycle de compression. férents usages qui ouvrent très largement le domaine d’utilisation
des pompes à joint d’huile.
Bien que les pompes à joint d’huile possèdent toutes un dispositif
dit « lest d’air » qui évite cette transformation dans la chambre de
compression, on ne peut empêcher, dans ces machines, de mettre
en contact l’huile avec les liquides condensés.
6.2 Différentes huiles utilisables dans
En général, ces liquides sont peu miscibles à l’huile et ils se
décantent facilement ; il existe cependant des huiles antiémulsion
les pompes à vide
qui facilitent cette séparation.
Ces huiles ont en général une moins bonne pression de vapeur, Le tableau 3 donne une vue synthétique des huiles utilisées
mais cette perte de caractéristiques est assez faible et, en milieu aujourd’hui dans les pompes à joint d’huile.
industriel, peut être négligée eu égard aux avantages qu’elles
apportent. On voit qu’à côté des huiles d’usage général qui restent encore les
plus utilisées, on a le choix entre différentes huiles de propriétés
spécifiques. Nous avons fait figurer dans la dernière colonne du
6.1.5 Résistance à la température tableau, les prix relatifs et approximatifs de ces différentes qualités
d’huile. L’éventail des prix, comme on le constatera, est extrême-
ment ouvert et il ne serait pas convenable de choisir systématique-
Les pompes à vide mécaniques travaillent normalement à des
ment le fluide le plus performant.
températures comprises entre 60 et 100 °C, la limite supérieure
étant plutôt exceptionnelle. Exemple : les huiles minérales doublement distillées ne compren-
La plupart des huiles supportent ces températures sans dom- nent plus que des composés hydrocarbonés à chaînes longues qui sont
mage. Cependant la température moyenne de l’huile de la pompe plus résistants aux attaques chimiques que les composés à chaînes
peut ne pas être significative de la température maximale atteinte courtes. Ces huiles, dont le prix est sensiblement inférieur à celui des
par l’huile à certains points chauds localisés. En particulier, l’huile huiles perfluoropolyéther de synthèse, beaucoup plus résistantes, peu-
qui passe du compartiment haute pression au compartiment basse vent souvent rivaliser avec elles. Nous reviendrons plus en détails sur
pression du point de contact rotor-stator est fortement laminée et sa ces questions économiques.
température s’élève localement à une valeur très supérieure à la
température moyenne.
Il est donc prudent, pour éviter une détérioration trop rapide de 6.3 Vieillissement de l’huile
l’huile lorsque la pompe travaille à des régimes pour lesquels la
puissance de compression est grande, d’utiliser une huile particuliè-
rement résistante à la température. Ce type d’huile a une pression
L’action de la température, l’émulsion avec l’eau ou les solvants,
de vapeur moins bonne que les huiles standards utilisées mais,
l’attaque par les gaz corrosifs font perdre à l’huile ses qualités initia-
dans cette application, cela n’a aucune importance. La puissance de
les de lubrification (sa pression de vapeur augmente ainsi que sa
compression dans une pompe à vide mécanique refoulant à pres-
viscosité).
sion atmosphérique est nulle dans les deux cas limites où la pres-
sion d’aspiration est soit très faible (< 1 hPa), soit voisine de la La vitesse de dégradation est extrêmement variable en fonction
pression atmosphérique. Elle passe par un maximum situé aux de l’usage qui est fait de la pompe. Il est impossible comme le font
environs de 400 hPa. Cette puissance de compression vient s’ajou- les constructeurs d’automobiles de donner des consignes d’entre-
ter à la puissance perdue par frottements visqueux qui est sensible- tien basées sur un temps de fonctionnement.
ment constante en fonction de la pression...
Une pompe travaillant en permanence au vide limite sur un circuit
propre peut fonctionner un an sans révision. Ce temps peut être
6.1.6 Inertie vis-à-vis des produits chimiques réduit à une semaine ou moins, si la pompe doit absorber des gaz
corrosifs. Il serait donc de la première importance de pouvoir
contrôler le vieillissement de l’huile par une mesure quantitative. Il
Pendant des décennies, les pompes à vide à joint d’huile n’ont été n’existe malheureusement pas à l’heure actuelle de méthode rigou-
utilisées que pour pomper de l’air sec, de la vapeur d’eau ou le reuse permettant ce contrôle. Dans la majorité des cas, on conseille
mélange des deux. à l’utilisateur d’examiner la couleur, l’odeur et la viscosité de l’huile
Pour ces applications les fluides dont sont chargés les pompes et de se constituer sa propre expérience. On conviendra que ces
sont des huiles qu’on peut qualifier d’usage général. Ce sont des directives sont extrêmement sommaires. Pour ne pas être totale-
huiles minérales, raffinées, de base paraffinique, donnant de bon- ment négatif, on peut conseiller de compléter l’examen visuel par
nes pressions limites. une mesure du pH de l’huile ou d’indice de neutralisation [9].
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Tableau 3 – Principales huiles utilisables dans les pompes à vide (doc. Alcatel)
Propriétés
Constitution Applications Prix relatif
favorables défavorables
Huile minérale raffinée de base paraffinique Bonne pression limite Combustible Usage général 1
Huile minérale raffinée de base paraffinique Pompage vapeur d’eau,
avec additifs antiémulsion, antirouille, Combustible séchage sous vide, lyophi- 1
dopage basique, etc. lisation, pompage vapeur
faiblement acide
Utilisable simultanément
Très basse pression de dans les pompes mécaniques
Huile minérale de base paraffinique vapeur, résistante Combustible et à jet de vapeur 5à8
doublement distillée à la corrosion Recommandée pour la lubrifi-
cation des engrenages
de pompes Roots
Résistante Pompage à pression élevée
Huile synthétique hydrocarbonée à la température Combustible (100 hPa) 1,5
Vannes d'isolement
de la pompe
6.4 Régénération de l’huile
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